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« Le sujet »

Etymologie et Uchronie.
Avec l’uchronie on s’inscrit dans un temps logique. (Au contraire de
chronologique)
Anticipation et rétroaction.
Ce n’est plus un temps objectif et exact, mais subjectif.

Il peut paraitre plus ou moins long par rapport au sujet.

Anticipation : Un sujet A fonctionne comme une anticipation du sujet B. C’est


un élément constitutif.
Rétroaction : Ce que l’on sait à telle période de l’histoire rétroagit sur l’histoire
et permet d’envisager le passé autrement.

L’uchronie introduit dans la chronologie des déplacements, un « brouillage » de


cette chronologie. C’est la porte ouverte aux anachronismes, permis car on est
dans une conception du temps non scientifique.

Subjectus, ce qui est soumis (assujetti) qui se tient dessous. « Sub-Jeté ».


Manipuler l’étymologie est égale à faire de l’uchronie.

Structuralisme
Psychanalyse
Sociologie

Le sujet est soumis aux structures auxquelles il appartient.


Il y a des gestes et attitudes dictées par la structure, la culture et la civilisation
(Sociologie) ou dans l’inconscient (Psychanalyse) qui est symbolique.
Durkheim : habitus causalité occulte (même terme que Freud, pour l’inconscient)

« Sujet » réunit deux significations contraires : être assujetti à un pouvoir (du


père, de la communauté, de l’ethnie, de la cité, du Roi…)

Ou une autonomie, dans le sujet de Droit, qui est fondé et garanti par le droit.
L’individu se situe dans un niveau universel : il constitue une fin en soi, il possède
une dignité. Le sujet devient personne. Tout homme a droit à la dignité car il
constitue une personne humaine.  Kant
Métaphysique des mœurs.

« Les êtres raisonnables sont appelés des personnes parce que leur nature les
désigne déjà comme des personnes en soi, qui ne peuvent être utilisés
seulement comme moyen. »
L’homme a le pouvoir de se poser des objectifs, il y a projection dans l’avenir, et
donc aussi dans le passé. Il y a déconnection du présent, ce dont l’animal est
incapable.
Chez l’animal l’instinct est un savoir absolu, il ne doute donc jamais. Mais c’est
un savoir limité car il n’est pas souple comme le savoir humain qui est relatif et
illimité. Le fait que nous puissions nous tromper atteste que nous sommes libre,
l’animal fait toujours le bon choix : il n’est pas libre.

Le sujet est une personne qui peut fixer ses propres buts, il ne reçoit pas ses
choix de l’extérieur il choisit.  Autonomie.
Prescription, impératif de la raison. La « voix d’airain » de Kant. La raison nous
ordonne ce qui est juste et convenable, elle prend la forme d’un commandement
et permet au sujet de distinguer le bien et le mal et de se diriger dans le réel.
Il n’existe donc pas de méchanceté absolue : vouloir le mal pour le mal. Si un
homme est sourd à l’impératif de la raison, de sa conscience, mais jamais rien ne
pourras pervertir la voix de la raison.

En Droit l’individu sujet est « la personne morale », physique désigne la société,


la collectivité et l’Etat. Il est sous entendu que l‘individu est nécessairement
inscrit dans une totalité civile, sociale, étatique. Cette théorie joue un rôle dans le
contrat social. (Rousseau, Hobbes, Spinoza) La société est un tout où les
individus sont interdépendants.
Le sujet s’engage dans le contrat social, au contraire du sujet hors la loi, qui
transgresse le contrat social. Individualisme. L’individu précède toujours la
société, il doit primer. C’est une dégénérescence du système, si les individus
cessent de se reconnaitre dans le contrat.

Anarchisme : Remise en cause de toutes les institutions, souveraineté du seul


individu.
Stirner
Le capitalisme a produit un individualisme très intense, un néo anarchisme ? Le
libéralisme nécessitait un contrat.

L’individualisme comme pensée 1840 « De la démocratie en Amérique »


Tocqueville.
« C’est une expression récente (individualisme) qu’une idée nouvelle a fait naitre.
Nos pères ne connaissaient que l’égoïsme »
Pour un grec l’individu ne peut préexister à la société, la cité forme les citoyens
et les hommes, un homme ne peut vivre en dehors de celle-ci, ou alors il n’est
pas pleinement humain sans les unions, les liens sociaux de la famille, du village,
de la communauté.

Aristote, théoricien du Jusnaturalisme (droit naturel classique) pose que pour


l’homme il n’y a de salut et de viabilité, donc de sujet que par la cité. (
Hollisme)
L’autarcie est le propre des bêtes, des Dieux, mais pas de l’homme.

Modernité : fin du 16ème et début du 17ème début des théoriciens du droit naturel
moderne.
Fondation de la société politique sur un pacte passé entre les individus toujours
auto-suffisants (autarcie rejetée par aristote) chaque individu étant un foyer de
force physique et d’intérêts et de besoins vitaux, normatif, un sujet naturel de
droit… Ficht, Hobbes, on part de l’individu et il est l’origine de la cité, il peut donc
primer sur la société car il en est le moteur.
Hobbes invente le libéralisme politique.

Droit de résistance contre l’Etat et la société si elle devient despotique. Il a le


droit de défendre ses biens et de « persévérer dans son être » Spinoza/Hobbes.
Transfert de leur puissance et droit naturel à la forme juridique et globale de la
communauté. Si on s’associe c’est par calcul et intérêt car par ce transfert ces
individus sortent de l’Etat de nature pour entre dans la culture et le politique.
Hobbes affirme donc que la politique et la culture, l’Etat civil, sont des lieux de
d’humanisation.