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LES MEDICAMENTS DE LA RUE DANS LA VILLE DE YAOUNDE

RAPPORT D’ETUDE

CONTEXTE

Au Cameroun comme ailleurs en Afrique, la crise économique a enfoncé le pays dans la


récession et ainsi a installé un désordre dans l’activité économique. Le secteur
pharmaceutique n’a pas été en reste et nous avons assisté à la multiplication des pharmacies
de rue dans toutes les villes et notamment Yaoundé.

A nos jours, le phénomène s’est émancipé et peut constituer des opportunités pour certains
acteurs économiques. Notamment "le circuit de vente de produits pharmaceutiques dans la rue
représente, depuis le début des années 90, 20 à 25% du marché du médicament au Cameroun"
affirme le quotidien Mutations dans son numéro du 11 Juin 2008.

La distribution de produits pharmaceutiques est assurée par quatre entreprises dans la


ville de Yaoundé, LABOREX, PHARCAM, PHARMACAM S.A. et UC PHARM S.A. Cette
dernière est une multinationale belge engagée dans la profession depuis 1995. Le manque
d’offreur dans ce secteur entraînant une forte concurrence pousse cette entreprise à
comprendre le fonctionnement des pharmacies de rue -phénomène très poussé dans la ville de
Yaoundé- pour évaluer la rentabilité de ce canal car le succès dans ce secteur passe par
l’exploitation de ce réseau.

A cet effet, après présentation de son brief, elle nous contacte pour mener une étude sur
les médicaments de la rue. Ainsi avant toutes actions, nous avons mené une étude pilote
auprès de quelques intervenants dans ce secteur; cela afin d’appréhender leurs avis sur le
phénomène. À la sortie de cette pré-étude qui nous a permis d’anticiper sur une étude
documentaire et une étude qualitative, nous sommes convenues à réaliser une enquête sur les
consommateurs. Laquelle auront un intérêt général axé vers la consommation et ses
déterminants; aussi plus loin la recherche s’attardera sur la nature et la qualité des produits et
les caractéristiques des points de vente.

Ainsi cette étude a donc pour thème principal : « les médicaments de la rue dans la ville
de Yaoundé », nous aurons donc à évaluer la faisabilité de pénétration d’UC PHARM S.A.
dans la distribution des produits aux pharmacies de la rue à Yaoundé.

LE PROBLEME

Le problème de l’entreprise est comme nous l’avons rappelé dans le contexte, si celui-ci
est de comprendre le fonctionnement de la commerciabilité des médicaments de la rue et
ultérieurement après notre recherche, juger d’un possible accès dans ce canal dans cette étude
nous essayerons de comprendre les comportements des consommateurs et leurs motivations
par rapport aux pharmacies de la rue.
LES OBJECTIFS

1- Détermination du profil type des usagers des pharmacies de la rue.

• Profil sociodémographique
• Raisons et motivations

2- Evaluation de l’impact de certains facteurs environnementaux sur la décision d’achat


du consommateur.

• Caractéristiques des points de vente intéressant le consommateur


• Risques liés à l’utilisation des médicaments de la rue par les consommateurs

LE BESOIN EN INFORMATION

Afin d’atteindre les objectifs suscités, il important est pour nous d’obtenir des
informations auprès de nos cibles.

Types d´études de marchés

Sous Docume Qualitat Quantit


Objectifs Informations
objectifs ntaire ive ative
Profil Age 
Détermination du sociodémograp Sexe 
profil type des hique Profession 
consommateurs de Prix 
produits Quantité 
Raisons et
pharmaceutiques de Perspectives  
motivations
la rue Degré de
 
satisfaction
Nature   
Caractéristique Position
 
s des points de géographique
Evaluation de vente Taille du point
 
l’impact certains intéressant le de vente
facteurs de consommateur Nature du
 
l’environnement sur vendeur
la décision d’achat Prix 
du consommateur Quantité
Modalités 
achetée
d’achat
Mode de
 
paiement
Effets
Risques liés à secondaires,
l’utilisation des maladies,   
médicaments avaries,
contrefaçons

LA METHODOLOGIE

1- Description de l’étude

Notre travail est orienté vers les usagers des médicaments de la rue. Il est subdivisé en
trois volets:
 Une étude documentaire qui va consiste à l’exploitation de bibliographies et
webliographies existants et relatifs à notre étude.
 Une étude qualitative qui nous permettra de comprendre et d’identifier les
comportements et motivations ou encore les risques des décisions de notre
cible dans leur environnement.
 Une étude quantitative qui elle, permettra de collecter des données, procéder à
leur analyse, afin d’obtenir les informations chiffrés sur la cible.

Au bout de ce processus, nous présenterons nos résultats, dont l’analyse définitive


permettra d’orienter UC PHARM S.A. à travers des recommandations, plans d’actions et
stratégies.

2- Echantillonnage

Dans l’incapacité de couvrir la totalité de la population, la préférence pour nous est


de s’intéresser à un échantillon que nous définirons par une méthode raisonnée et ceux pour
cause d’absence de base de sondage due au manque de résultats du dernier recensement de la
population de la ville.

 Faiblesses du coût de la recherche

 Durée du délai d’étude

 Nécessité d’obtenir un maximum d’informations

 Nombre d’enquêteurs

Pour les raisons suscitées, nous convenons la méthode des quotas comme celle la
mieux adaptée à notre objet.
Aussi grâce à l’information obtenue auprès de la communauté urbaine de Yaoundé
à savoir le taux de croissance annuel estimé à 6,8%, nous avons pu actualiser les données du
recensement datant de l’an 2000.

La population mère de notre étude est constituée par l’ensemble des ménages de la
ville de Yaoundé et le critère choisi est le niveau de standing par arrondissement ; ce critère
fera référence du niveau social de la population mère.

La ville de Yaoundé compte à nos jours 7 arrondissements, mais nous aurons à


dérouler notre recherche dans 6 arrondissements car les résultats recueillis auprès du C.U.Y.
ont été obtenues sur 6 arrondissements (référence à la date de leur étude). Nous noterons ceci
comme un biais lors des limites de notre étude.

PRESENTATION DE LA POUPULATION SUIVANT L’ARRONDISSEMENT ET LE NIVEAU DE


STANGING

ARRONDISSEMENTS NIVEAU
NBRE DE
DE YAOUNDE POURCENTAGE ECHANTILLON DE
MENAGES
STANDING

ARRONDISSEMENT 1 77 426 17.2% 69 Moyen

ARRONDISSEMENT 2 94 954 21.1% 84 Bas

ARRONDISSEMENT 3 79 023 17.6% 70 Bas

ARRONDISSEMENT 4 86 569 19.2% 77 Bas

ARRONDISSEMENT 5 51 237 11.4% 46 Moyen

ARRONDISSEMENT 6 60 969 13.5% 54 Haut

TOTAL 450 178 100% 400

Sources : Communauté urbaine de YAOUNDE ; YVO START CONSEIL

3- Unité d’échantillonnage

Notre unité d’échantillonnage est constituée des ménages au niveau des arrondissements, dans
laquelle nous interrogerons la personne effectuant les achats de médicaments et selon le cas
les consommateurs directs. A cet effet, nous avons retenus comme lieu d’enquête:
 Les marchés: ils sont significatifs car c’est le lieu d’achat et nous pourrons obtenir des
informations en situation réelle.
 La rue: l’avis des personnes dans la rue est pertinent car ceux-ci sont la cible des vendeurs
ambulants.
 Les habitations: ici, nous pourrions rencontrer les consommateurs directs comme les
malades.

CHRONOGRAMME D’ACTIONS

Jour 1 Jour 2 Jour 3 Jour 4 Jour 5 Jour 6 Jour 7 Jour 8


Brief 
Rédaction du 
questionnaire,
test validation
Méthodologie, 
échantillonnage
Répartition, 
équipes
d’intervention
Collecte de   
données
Analyse  
conclusions 
Rédaction du 
rapport et
recommandation
Aléas 

Source : YVO START CONSEIL

Nous avons planifié notre travail sur 8 jours et nous avons prévu un jour pour les
aléas, compte tenu des imprévus qui pourraient dans une certaine mesure retarder la phase
d’intervention.
INFORMATIONS MODALITES QUESTIONS FINALES
L’appartenance à la ville Oui-non Êtes-vous de la ville de
Yaoundé ?
Evaluation de la notoriété Satisfaction, moins cher, efficacité, contrefaçon, Quel est le premier mot
spontanée mauvaise qualité, danger qui vous vient à l’esprit
lorsque vous entendez
parler des médicaments

vii. STRUCTURE DES OUTILS DE COLLECTE DE L’INFORMATION


de rue ?
La détermination du Oui – non Vous-est-il déjà arrivé
consommateur potentiel d’acheter les
médicaments dans la
rue ?
Détermination des 1) Nature : Quels types de
caractères physiques des Antibiotiques Antalgiques Antiparasitaires médicaments achetez-
médicaments Anti-inflammatoires vous dans la rue ?
Antipaludiques
Analgésiques Sous quelles formes se
présentent les
2) Forme : médicaments que vous
Capsules, Gélules, Ampoules, ovules, Comprimés, achetez dans la rue ?
Sirops, Gouttes, Solutions injectables, Suppositoires-
autres
Détermination des -Place (marché, boutique, caisse, abord de la route, Où achetez-vous les
caractéristiques des points kiosque, autre) médicaments dans la
de vente -salubrité (propre, pas propre, rangé, pas rangé) rue ?
Que pensez-vous de la
salubrité du point de
vente ?
Estimation du taux de 1 fois, 2 fois, 3 fois, 4fois, 5 fois, au besoin, autre Combien de fois en
fréquentation moyenne achetez-vous
les médicaments de la
rue par mois? (semaine,
jour)

Détermination de la Accident-maladie-prévention-autre Quand ressentez –vous le


motivation besoin d’acheter les
médicaments de la rue ?

Sources : YVO START CONSEIL

Notre unité d’échantillonnage est constituée des ménages au niveau des arrondissements,
dans laquelle nous interrogerons la personne effectuant les achats de médicaments et selon le
cas les consommateurs directs. A cet effet, nous avons retenus comme lieu d’enquête:

 Les marchés: ils sont significatifs car c’est le lieu d’achat et nous pourrons obtenir des
informations en situation réelle.
 La rue: l’avis des personnes dans la rue est pertinent car ceux-ci sont la cible des
vendeurs ambulants.
 Les habitations: ici, nous pourrions rencontrer les consommateurs directs comme les
malades.
RAPPORT DE L’ETUDE
DOCUMENTAIRE

RAPPORT D’ETUDE DOCUMENTAIRE

INTRODUCTION
Afin d’appréhender notre milieu d’étude, important est de connaitre la documentation et
surtout la réglementation du secteur pharmaceutique, dans l’objectif de se situer dans
l’environnement. Pour arriver à nos fins, l’emploi de plusieurs sources ont été nécessaires :
l’internet, des journaux et des cartographies.

1-Présentation des documents

 Document 1: Article de Francis Ampère Simo, rédigé le 22/09/2007,


Intitulé : Médicaments de rue - Quand on achète la mort pour se soigner.

Source:www.camerooninfo.net

 Document 2: Article du Cameroun tribune Cameroun publié le 02/06/2005 et dont


l’auteur est Alain Tchakounté.
Titre : Médicaments de la rue : les réseaux de la résistance.
Source:www.essentialdrugs.org

 Document 3: Carte présentant une répartition partielle de la ville de Yaoundé mettant


en exergue les principaux arrondissements dans lesquels se situent les plus grands
point de vente.
Source : Plan guide Yaoundé, INC Yaoundé 1998

 Document 4: Arrêté du ministère du développement industriel et commercial et du


ministère de la santé publique portant les modalités pratiques de lutte contre la vente
illicite de médicament et produit pharmaceutique. Il présente les articles juridiques vu
sous plusieurs aspects :
- Selon la constitution camerounaise
- La loi no90/035 du 10 août 1990 portant réglementation de l’exercice de la
profession de pharmacien au Cameroun.
- La loi 90/31 du10 août 90 régissant l’activité commerciale au Cameroun
- Le décret no92/245 du26 novembre 1992
- Le décret no94 /141 du 21 juillet 1990
Source : Centre Nationale d’Approvisionnement de Médicaments

2- Analyse documentaire

 DOCUMENT 1 :
Le document présente les pharmacies de rue comme un phénomène prenant de
l’ampleur à travers le territoire camerounais et notamment dans la ville de Yaoundé. On note
le marché Mokolo, le marché central et la zone Bata-Nlongkak comme étant les principaux
foyers de vente. Certains « dokta » comme dit dans le texte se déclarent impuissant face à la
poussière et bien d’autres intempéries et donc, il est évident de noter que le conditionnement
des produits dans ce milieu est un problème majeur. Aussi plus loin, l’inexpérience des
vendeurs et l’embarras des consommateurs sont citées. Pour conclure, l’auteur affirme que
l’usage des médicaments de la rue n’apporte rien aux malades et au contraire crée des
résistances dans leur organisme. Il relève ici les risques liés à l’utilisation de ses médicaments,
mais ajoute que malgré cela les consommateurs se livrent à l’achat de leur mort pour se
soigner.

 DOCUMENT 2 :
Les pharmacies de rue s’approvisionnent grâce à des réseaux organisés avec des
structures du milieu formel, les vendeurs citent notamment Laborex, Pharmacam et le
CENAME, mais ils disent aussi être approvisionné par des laboratoires indiens et par des
voyageurs qui viennent de l’occident. Ils revendiquent donc avoir les mêmes produits qu’en
pharmacies classiques ce qui installe une vive concurrence entre le secteur formel et
l’informel. Un vendeur affirme : « nous demandons au gouvernement de construire des
hangars ou nous pourrons conserver nos médicaments, car une bonne partie de la population
désœuvrée vient se ravitailler ici » ; notons ici leur volonté de s’intégrer et le souci du bien-
être de leur consommateur. En autre le document parle de l’ignorance des pharmaciens de la
rue à travers leur niveau d’étude et leur manque d’information car comme le dit Alain
Tchakounté, la plupart ignore la liste des médicaments interdits par l’administration. Ailleurs,
il constate que les consommateurs se défendent avec comme justificatifs leur situation
économique.

 DOCUMENT 3 :
La carte donne une représentation partielle de la ville de Yaoundé selon ses
arrondissements, mais l’auteur spécifie deux arrondissements à savoir Yaoundé 1 et Yaoundé
2 ; à l’intérieur desquels, il encadre ses zones d’études notamment Mokolo et le centre
commercial, communément appelé marché central. Il met aussi en évidence les routes et cours
d’eau dans le souci de montrer l’accès facile à ses zones. Notons que le document 1 cite lui
aussi ces deux secteurs géographiques de la ville de Yaoundé. En conséquence, avec le
manque de commentaires de l’auteur de la cartographie et la citation du document 1, il serait
possible de penser que ces deux zones présentent les deux points de vente les plus compétitifs.

 DOCUMENT 4 :
La vente des médicaments et autre produit pharmaceutique est faite par les
pharmaciens et les établissements hospitaliers remplissant les conditions prévues par les textes
en vigueur ; notamment la loi n° 90/035 du 10 octobre 1990 régissant la profession de
pharmacien. Toute vente clandestine de médicaments et produits pharmaceutiques dans les
établissements hospitaliers est prohibée sur toute l’étendue du territoire nationale. De même
l’approvisionnement des revendeurs et associations ainsi que les dépôts de médicaments par
les grossistes et pharmaciens. Il est tout de même important de résumer :

 Prohibition de l’activité clandestine.


 Interdiction dans les marchés, les rues et à la sauvette.
 Exclusivité de vente, d’importation aux pharmaciens.
 Interdictions d’approvisionnement et de dépôt pour les revendeurs et associations.
 Saisi et destruction des médicaments rencontrés en violation.
 Sanction des contrevenants à la loi.
 Application de la décision par administrateurs et tous acteurs du secteur formel.

CONCLUSION

En définitive, il est recensé les principaux lieux d’achat, l’avis des usagers du
secteur sur les risques de leur activité, et aussi la réglementation qui réprimande cette activité.
Tous les acteurs défendent leur position, mais le consommateur reste au centre du problème et
afin de mieux percevoir sa situation, une étude qualitative devra être produite.
RAPPORT DE L’ETUDE
QUALITATIVE

RAPPORT D’ETUDE QUALITATIVE


INTRODUCTION

Après l’étude précédente, les informations obtenues s’avèrent incomplètes d’où la nécessité
d’approfondir la recherche par une étude qualitative. Ainsi une étude pilote a été faite et au
cours de celle-ci, des avis d’experts et de vendeurs du milieu pharmaceutiques ont été
collectés grâce à des entretiens semi-directifs sous forme manuelle et sous forme
d’enregistrement audio. Dans le but de comprendre comment les usagers de ce secteur
perçoivent le phénomène des médicaments de la rue, il a été établi comme objectifs de cette
étude de :

 Déterminer les facteurs qui poussent à la naissance du phénomène


 Déterminer les facteurs d’achat des consommateurs ainsi que le nuage des prix des
produits dans lequel ils se trouvent
 Connaitre comment les médicaments se retrouvent dans la rue et quel est leur
conditionnement
 Evaluer les risques liés à cette activité

1-Facteurs influençant la naissance de ce fléau

« La grande crise économique qui a sévit dans notre pays au milieu des années 80-90, a
conduit à la dévaluation de la monnaie ceci entrainant la pauvreté. Dans le but de survivre à
cette situation économique, certaines activités illicites sont nées et notamment les pharmacies
de rue » Dr Louis Raoul Bias Massing, sous-directeur de la section pharmacie au
MINSANTE. Ces propos disent clairement de ceux qui est de la genèse du phénomène mais
la survie de la population continue de justifier la pérennité des pharmacies de rue.

Après le témoignage recueilli auprès d’un vendeur anonyme, il en résulte que celui-ci
exerce ce métier à cause des contraintes de la vie. « Je maitrise ce milieu avec ses rouages vu
que je fais ce métier depuis 20 ans, ma spécialité c’est le matériel médical vu que je suis à
proximité de l’hôpital central ». Par ailleurs nous avons pu obtenir de lui un entretien
enregistré sur support audio (Annexe ?) malgré que la plupart des vendeurs sont retissant,
méfiant et cachotier pensant que l’étude est faite dans le but de les exposer dans des médias.

2-Les facteurs d’achat / Nuage de prix

Ayant tout d’abord comme cible les gens de classe moyenne et les pauvres
(majoritaires), les prix des médicaments sont dérisoires dans la rue et c’est ce facteur qui
s’avère capital car étant dans un pays sous développé tout le monde n’a pas les moyens d’aller
à la pharmacie. Sans oublier que certaines zones sont dépourvues de pharmacie, la proximité
des vendeurs de rue apparait donc comme un avantage pour ceux qui sont éloignés car ils
économisent non seulement du temps mais aussi de l’argent. Cette cible dit aussi être
recommandé par des prescripteurs, ceux-ci leur conseillent de se tourner vers la rue vu que
les produits sont moins chers et qu’on peut les avoir au détail près. Chacun connaissant sa
situation économique débourse une somme plus ou moins dérisoire en fonction de la maladie
qu’il veut soigner, c’est un fait partagé par la majorité de la population.
Dans nos différents entretiens, nous nous sommes aussi intéressés aux intervalles de prix
lors des achats ceci afin d’avoir le montant psychologique de leur dépense. Il en ressort donc
que les dépenses varient en fonction du traitement de leur maux. Ainsi pour des
antipaludiques, les dépenses se situent entre 500f et 1000f pour la plupart et pour des anti
inflammatoires ils peuvent dépenser entre 300f et 800f. A La comparaison à une pharmacie
ordinaire ou un seul antipaludique coute plus de 3000f (le paquet) et un anti inflammatoire
coute plus de 2500f (le paquet), le médicament de la rue semble très avantageux mais il faut
aussi prendre du recul pour constater qu’ils s’y trouvent des risques à ne pas négliger et la
provenance des produits.

3-Approvisionnement en médicament

C’est l’Etat qui détient le monopole en ce qui concerne la distribution des médicaments,
mais comment se retrouvent ils dans la rue ? Malgré la difficile collaboration des vendeurs de
rue, certains d’entre eux et surtout le Dr Louis Raoul Bias Massing donnent des
pistes d’approvisionnement :

 Les stocks pharmaceutiques non écoulés ceci par le biais des médecins,
pharmaciens ou encore des infirmier(e)s.
 Les frontières voisines qui s’avèrent dangereuse car les médicaments ne sont
pas contrôlés et ils peuvent provenir de la contrefaçon.
 Le retour de médicaments inutilisés par les consommateurs.
 Les achats auprès des firmes de distribution par ce biais les revendeurs utilisent
de faux papiers.

Savoir quelle est la voie la plus fréquentée est pénible car les avis divergent dans les points
de vente; mais notons tout de même encore que la loi s’oppose à ce type
d’approvisionnement.

A l’observation, l’utilisation de sachets plastiques ordinaires, d’étalages en bois et parfois


en cartons et surtout le fait du détail influence fortement le conditionnement. Les usagers se
défendent en affirmant n’avoir guère le choix car ils manquent cruellement les moyens et
réclament leur intégration dans le secteur formel pour palier ce manque.

4-Risques liées à cette activité

La loi 90/035 du 10/08/90 portant sur l’organisation de la profession du pharmacien


explique clairement que ce secteur est assez particulier car pour en faire partie, il faut non
seulement avoir fait des études en médecine ou en pharmacie mais aussi connaitre la
déontologie de ce secteur. Or, après l’étude pilote, le constat suivant en ressort que les
pharmaciens de rue n’ont pas de formation et pratiquent en quelque sorte de
« l’automédication ». Ils prescrivent des posologies, non seulement inadaptés mais aussi ne
maitrisent pas les dosages ce qui peut entrainer des effets indésirables chez le consommateur
pouvant conduire à la mort.

Au vue de l’actualité présente, les autorités administratives sont à la poursuite de ces


vendeurs qui « prescrivent la mort », leurs marchandises sont confisquées et brulées. Ils
mettent non seulement leur sécurité civile en jeu car ils sont exposés aux arrestations, mais
aussi mettent la vie des consommateurs en péril.

L’ensemble des usagers reconnaissent des risques à ce phénomène; maladies, effets


secondaires, mort, des mots comme ceux-ci ont été prononcés et pour se justifier la phrase l’a
plus énoncée : « on va faire comment ? » comme cet homme rencontré au marché de Mvog-
bi. Il en ressort que la pauvreté des populations tend à faire vivre les pharmacies de rue.

CONCLUSION

Le gouvernement prend des initiatives de lutte contre le phénomène, les pharmaciens de


rue réclament leur intégration dans le milieu formel et les consommateurs disent n’avoir pas
d’autres choix au regard de leur portefeuille. Nul doute, la majorité de la population est cible
de cette lutte et par conséquent ce phénomène ; mais disons le, ce serait un tord d’affirmer que
ce secteur constitue pour une entreprise, une voie de succès ; d’où la nécessité d’effectuer une
étude quantitative.
RAPPORT DE L’ETUDE
QUANTITATIVE

RAPPORT DU DEPLOIEMENT TERRAIN

1. Objectif
Afin de pouvoir atteindre nos objectifs qui étaient de déterminer le profil type des
consommateurs et d’évaluer l’impact des facteurs de l’environnement sur l’achat, nous avons
mené une étude terrain qui consistait à interviewer les personnes en administration indirecte
en vue d’obtenir des données exploitables dans le cadre de notre étude.

2. Déploiement terrain

La population mère de notre étude est constituée par l’ensemble des ménages de la ville de
Yaoundé et l’unité d’échantillonnage, les personnes établissant la liste des achats liés aux
médicaments pour le compte du ménage en question.

Certains facteurs ont influencé la taille de notre échantillon (200 personnes) et la méthode
d’échantillonnage choisie (méthode raisonnée) notamment :

• absence de base de sondage ;


• faiblesse du cout de la recherche ;
• courtée du délai d’étude (04 jours de collecte) ;
• nécessité d’obtenir un maximum d’informations ;
• insuffisance des ressources humaines (8 enquêteurs) ;

L’équipe d’enquêteurs s’est déployée comme suit :

 arrondissement I (Etoudi, Bastos): DZEGO NGASSAM Line Falonne ;


 arrondissement II (Mokolo, Nkomkana) : TESSE NGATCHA Ursule Laura ;
 arrondissement III (Mvan, Ahala, Mvolyé) : NOMO NDZANA Yves ;
 arrondissement IV (Ekounou ; Odza) : DONFACK Cédric ;
 arrondissement V (Essos, Ngousso) : AMBIANA EMBOLO Francis, MBASSI
NYA’A Fabrice ;
 arrondissement VI (Biyem-Assi, Mendong, Obili) : NGO NYEMB Régine Vanessa,
MIAMDJO Sonia ;

3. Difficultés rencontrées sur le terrain

En vue d’une meilleure restitution des informations, nous avons procédé par un questionnaire
s’adressant aux consommateurs dans le souci de connaître leurs avis respectifs. Les difficultés
rencontrées pendant cette opération furent :

 la brièveté du délai imparti (04 jours consacrés à l’enquête sur le terrain) associé à
l’exigence d’interroger au moins 90% de notre échantillon (180 personnes) en vue de
garantir la fiabilité de nos résultats ;
 la désobligeance de certains prospects desservant l’exécution de notre travail ;
 l’indisponibilité de certains répondants due à leurs occupations professionnelles et
scolaire ;
 la crainte éprouvée par les consommateurs face à l’éradication de leur principale
source d’approvisionnement (répression des vendeurs de médicaments de la rue par
l’Etat) ;
 l’hostilité des conditions atmosphériques ;

PLAN D’ANALYSE

1-Les outils utilisés

Tout au long de cette analyse, la base de deux outils sera utile à savoir :

 SPHINX : afin d’entrer nos données obtenues lors du déploiement terrain.

 PDF CREATOR : afin de pouvoir saisir nos différents tableaux explicatifs dans le
logiciel Word.

 WORD : afin de saisir nos commentaires numériquement.

D’autres outils d’analyses serviront à traiter les données pour obtenir des informations :

 Tri à plat : pour la détermination des fréquences, afin d’avoir un aperçu de la situation
du marché ce qui nous donnera un total de 27 tableaux.
 Tri croisé : pour la détermination des corrélations qui existent entre les différentes
variables considérées dans notre étude.

2- Objectifs liés à notre analyse.

1-Détermination du profil type des usagers des pharmacies de la rue

• Profil sociodémographique
• Raisons et motivations
2- Evaluation de l’impact de certains facteurs environnementaux sur la
décision d’achat du consommateur.
• Caractéristiques des points de vente intéressant le consommateur
• Risques liés à l’utilisation des médicaments de la rue par les consommateurs

3- Objectifs par rapport à chaque outil.

L’usage du tri à plat afin d’obtenir des effectifs sur :


 Les points de vente les plus prisés et les moins prisés.
 Les types de médicaments rentables.
 les quantités à conditionner.
 Les différents risques liés à l’utilisation des produits provenant des pharmacies de
la rue.
L’usage du tri croisé afin d’en résulter :
 La répartition de la profession en fonction des besoins qui poussent le
consommateur à l’achat qui nous permettra d’avoir le profil du consommateur par
rapport au niveau de standing.
 La répartition du revenu mensuel en fonction de la quantité de médicaments
achetés car la science commerciale nous apprend que la quantité achetée
s’effectue en fonction du revenu.
 La répartition du sexe en fonction des raisons qui poussent le consommateur à
l’achat pour obtenir les raisons d’achat des hommes par rapport à ceux des
femmes.
 La répartition de la localisation en fonction de la salubrité ceci pour maitriser
l’idée du consommateur par rapport à l’hygiène des points de vente et sa zone
d’habitation.
 La répartition du revenu mensuel en fonction du montant d’achat des produits
pour déterminer la relation qui existe entre le salaire du consommateur et la
somme investie dans ce secteur d’activité.

 La répartition de la tranche d’âge en fonction des attentes du consommateur pour


évaluer la variation des attentes par rapport à l’âge du consommateur.

 La répartition de la localisation en fonction des raisons qui poussent le


consommateur à l’achat afin d’appréhender dans quelle mesure le lieu d’habitation
influence ou constitue les raisons et motivations d’achat du consommateur.

 La répartition du sexe en fonction du type de point de vente qui nous permettra


d’avoir la préférence des points de vente des hommes par rapport aux femmes

 La répartition de la profession en fonction des risques liés à la consommation des


médicaments de la rue pour déterminer la relation entre le risque perçu et la
profession.

ANALYSE DES RESULTATS

SEXE ET RAISONS D’ACHAT


Analyse : Le constat est que l’achat des médicaments de la rue dépend de plusieurs raisons,
notamment : - Prix bas (72,3%)

- Proximité du point de vente (37,3%)

- Prescripteurs (12,0%)

- Liens familiaux

Par ailleurs en croisant la variable raison à celle du sexe, la valeur du khi-2 est de 12,63.
Avec un taux de fiabilité de 75,52%, le lien existant entre le sexe de l’acheteur et les raisons
de son achat n’est pas significatif. Ainsi, les hommes autant que les femmes achètent les
médicaments pour la plupart à cause du prix bas. Les raisons et les motivations de
fréquentation des pharmacies de rue n’ont pas de rapport au sexe, mais essentiellement à la
bassesse des prix et quelque peu pour la proximité des points de vente dans ce secteur.

PROFESSION ET RISQUES

Analyse : -Les données peuvent laisser penser que les commerçants (34%) sont plus exposés
aux effets secondaires car ceux-ci sont proches des pharmaciens de la rue. Appuyons cette
idée par la présence d’un commerçant (call-box) lors de l’entretien semi-directif à l’hôpital
central avec un vendeur anonyme lors de l’étude pilote en vue de l’étude qualitative. A
l’écoute de l’entretien, fort est de remarquer que ce commerçant se laisse parfois le loisir de
répondre aux questions posées aux vendeurs de médicaments, d’où le forte influence du
vendeur de médicaments.

-Pour le cas des étudiants/élèves, l’explication du taux de risques à la suite de la


consommation (13% pour la maladie et 28% pour les effets secondaires) est qu’il représente
le pourcentage le plus élevé d’enquêté (27,1%) et les conditions de vie de ceux-ci sont
sembles des plus précaires parmi l’ensemble de l’échantillon.

La dépendance est forte entre les risques et la profession; à dire que les risques liées à la
consommation des médicaments dans la rue sont influencés par la profession du
consommateur qui porte des caractéristiques qui touchent à sa santé à savoir la durée du
travail, la pénibilité et bien d’autre

REVENU ET QUANTITES

Analyse : Le tableau ci-dessus présente la liaison pouvant exister entre le revenu des
répondants et la quantité de médicament procuré lors de chaque achat. sur 166 enquêtés, on
constate que 55 personnes ont un revenu variant entre [25000 ; 50000]. Parmi ces 55
répondants, la majorité (31) effectue des achats dont la quantité varie entre 1 à 5
médicaments. 42 répondants quant-à eux ont un salaire inferieur à 25000. Parmi ces derniers,
28 personnes ont l’habitude d’acheter 1 à 5 produit et les autres bien que négligeable
acquièrent néanmoins entre 5 à 10 médicament. D’autre part, la valeur du khi-2 (14.97) et la
fiabilité (75,72%) n’étant pas significative, il en ressort que les deux critères ne sont par
conséquent pas liés. Ainsi, le revenu n’a pas une influence déterminante sur les quantités
enregistrées lors de l’achat. La vente des médicaments est donc un secteur qui non
seulement touchent toutes les classes sociales, attire pauvres et riche, mais leur permet aussi
de ce procurer des médicaments en détails suivant diverses quantité. Cet état des choses peut
se vérifier en effet grâce à l’étude qualitative, qui précisait déjà précédemment que les
conditions précaires du pays et plus précisément de la ville de Yaoundé amenait la population
à être friande des pharmacies de rue parce que « il n’y a pas les même contraintes qu’a la
pharmacie » selon les répondants. En d’autre terme, le détail semble être un « live motive »
pour les consommateurs des médicaments de la rue qui recherche cette liberté dans leur achat.

PROFESSION ET BESOINS

Analyse : Sous un autre aspect le croisement de la variable Profession avec la variable


Besoin(Cf. tableau X ) a permis d’obtenir un Khi-2=28,33 avec un taux de fiabilité égal à
44,73% ( Cf. tableau X ) ce qui veut dire que ces deux variables ne sont pas liées et sont de ce
fait indépendantes l’une par rapport à l’autre : le fait qu’un consommateur décide d’acheter
ou ressente le besoin d’acheter les médicaments de la rue ne dépend pas de sa profession

Ce tableau représente la répartition de la profession des consommateurs en fonction des


besoins qui les poussent à réaliser les achats : la majorité des consommateurs achètent les
médicaments pour des raisons de maladie (132 sur 212) ; les classes d’étudiants / élèves et
commerçants sont celles qui réalisent le plus d’achat des médicaments de la rue
respectivement 53 sur 212 et 55 sur 212.

REVENU ET MONTANT A DEBOURSER

Analyse : La plupart des consommateurs (55 sur 166) sont prêts à débourser une somme
comprise entre 100 et 500 pour l’achat d’un médicament dans la rue néanmoins d’autres (38
sur 166 ) sont prêts à débourser une somme comprise entre 1000 et 2000 et le reste ( 29 sur
166 ) 2000 et 5000. En croisant la variable revenu mensuel avec et le montant que le
consommateur serait prêt à débourser pour un achat on obtient un Khi-2 égal à 15,42 avec un
taux de fiabilité de 24,78%, ce qui traduit une indépendance entre les deux variables.

Cependant lors de l’étude qualitative il a été constaté une forte liaison entre le
revenu mensuel des répondants et leur capacité à débourser une certaine somme pour
un achat de médicament de la rue. De même les résultats obtenus révèlent que la quantité
de médicaments achetés par les consommateurs dépend de leur revenu ; « Cela dépend de ma
poche » déclare un répondant (Jean de dieu) et ainsi vu la situation économique épouvantable
et la santé chère des hôpitaux, les consommateurs sont contraints de faire recours vers les
médicaments de la rue.

AGE ET ATTENTES
Analyse : Pour les consommateurs de médicaments de la rue les attentes les plus fréquentes
sont l’amélioration de la conservation des médicaments de la rue et le contrôle sanitaire de ces
médicaments.

Toutefois les répondants âgés entre 25 et 30 ans sont les plus préoccupés par cette
amélioration et les répondants âgés entre 18 et 25 ans par le contrôle sanitaire. La dépendance
entre ces deux variables est donc significative étant donné que le khi-2 est égal à 17,76 avec
un taux de fiabilité égal à 96,19%.La tranche d’âge joue ainsi un rôle important dans les
attentes des consommateurs par rapport à ce secteur informel. Ainsi les attentes des
consommateurs varient en fonction de leur âge et sont plus orientées vers l’amélioration
de la conservation des médicaments.

SEXE ET TYPE DE POINT DE VENTE

Analyse : On constate que les lieux les plus fréquentés sont les boutiques (60 répondants), les
kiosques (57 répondants) et les marchés (51 répondants).Les deux sexes achètent dans tous les
points de vente sans préférence à priori.

Le nombre de personnes par sexe est élevé dans les différents points de vente, les hommes en
étant majoritaires. Les femmes quant à elles sont plus élevées dans les boutiques (35) et les
kiosques (31).Ce qui explique leur souci d’esthétique du point de vente. Au vu des résultats
du tableau, on remarque que le khi-2 = 5,1 ; le sexe et le lieu d’achat ne sont donc pas liés. En
d’autres termes il n’existe pas de liaison entre ces deux variables étant donné que la fiabilité
de confiance est de 78 ,95% .D’après l’étude documentaire et qualitative, il en ressort qu’il y a
des facteurs qui peuvent influencer le consommateur à fréquenter un point de vente précis,
mais à la suite de l’étude quantitative menée et des résultats obtenus, on conclut que les
hommes et les femmes achètent les médicaments dans la rue indépendamment du lieu
d’achat .
RECOMMANDATIONS, PLANS
D’ACTIONS ET STRATEGIES

RECOMMANDATIONS
Monsieur le directeur général, face aux problèmes qui ont été posés et les résultats
obtenus tout au long de nos études documentaires, qualitatives et surtout quantitatives, il
faudrait :

- Offrir une formation en sciences pharmaceutiques aux vendeurs, ceci


permettra une meilleure confiance des consommateurs envers les médicaments de
l’entreprise UC Pharm.
- Mettre à la disposition des vendeurs formés, du matériel adapté à une
meilleure conservation des médicaments par exemple des frigos pour les solutions
injectables.
- Aménager par la suite des hangars qui permettront la nuit une
conservation des médicaments et des produits pharmaceutiques dans une atmosphère
idéale.
- Distribuer essentiellement des médicaments génériques adaptés aux
conditions de vente de rue. En d’autres termes, les prix de ces médicaments doivent
être abordables mais non moins efficaces.

Créer de multiples points de vente dans l’arrondissement de Yaoundé VI plus


particulièrement, qui enregistre le plus grand nombre de consommateurs.

PLAN D’ACTIONS

Pour obtenir de meilleurs résultats, il serait judicieux de :

 Organiser des séminaires et forums de formation des vendeurs tous les deux mois, afin
de s’assurer de la bonne application des consignes
 Faire des annonces publicitaires afin de recruter les vendeurs, ceci permettant de
mener une stratégie PUSH dans la mesure où UC Pharm. S.A. pourra rendre ses
produits disponibles à une majorité de vendeurs.
 Organiser des journées porte-ouvertes pour la présentation des produits et services à la
cible concernée (consommateurs et vendeurs).
 Pénétrer dans le marché avec un prix psychologique pour être leader face aux
distributeurs concurrents.
 Mettre sur pied un syndicat de consommateurs des produits de UC Pharm. S.A. qui
sera à même de donner un certain nombre d’informations sur les réactions après la
vente ou l’usage ses produits.
 Récompenser les meilleurs vendeurs en fin d’année en leurs accordant des bons
d’achat et autres cadeaux.

STRATEGIES

Pour atteindre les objectifs préalablement fixés, il faudrait :

 Mettre sur pied un programme de fidélisation des vendeurs à travers des services après
vente, des cartes de fidélisation, des rabais sur achat.
 Stimuler les ventes en fournissant aux vendeurs des produits supplémentaires (des
stylos, casquettes, t-shirts UC Pharm. S.A).
 Favoriser un circuit de distribution court pour faciliter l’accessibilité des produits.
 Pratiquer une distribution intensive pour couvrir une grande partie de la ville de
Yaoundé.
 Elaborer une campagne institutionnelle de lancement pour prévenir les consommateurs
pour annoncer son intégration dans le secteur informel afin de toucher toutes les
couches sociales.
LIMITES

LIMITES

Au cours de l’étude, les difficultés ne permettant pas d’obtenir des résultats d’une fiabilité
irréprochable furent diverses ; entre autre :
 Le manque de matériel informatique (ordinateurs portables) apportant des freins au
travail dans la meure où l’emprunt des machines auprès des étudiants de la faculté
s’avéra obligatoire.
 La brièveté du délai imparti à l’étude empêchant la collecte d’un maximum de données
escomptées sur le terrain.
 La convalescence de deux des huit enquêteurs lors de la collecte des données sur le
terrain.
 Le refus d’implication de certains enquêtés lors de l’interview. En effet, ceux-ci
refusaient de répondre sous prétexte qu’après l’étude il n’existerait plus de pharmacie
de rue.
 Les ressources financières qui ont restreints le champ d’action des enquêtes.
 Les limites liées à la méthodologie, l’absence de bases de sondages.
 Les doutes sur la fiabilité des données d’identification délivrées par les enquêtés (âge,
revenu mensuel, profession).
 Le déploiement terrain a été effectué sur six arrondissements, hors la ville de Yaoundé
compte sept arrondissements. Le justificatif en est les résultats retenus auprès de la
communauté urbaine de Yaoundé, lesquels ont été obtenus sur six arrondissements
pendant l’année 2000.

ANNEXES
 ANNEXES DE L ETUDE DOCUMENTAIRE

 DOCUMENT 1 : Article de Francis Ampère Simo, rédigé le 22/09/2007,


Intitulé : Médicaments de rue - Quand on achète la mort pour se soigner.

Source:www.camerooninfo.net

 DOCUMENT 2 : Article de Cameroun tribune Cameroun publié le 02/06/2005 et


dont l’auteur est Alain Tchakounté.
Titre : Médicaments de la rue : les réseaux de la résistance.
Source:www.essentialdrugs.org

 DOCUMENT 3 : Carte présentant une répartition partielle de la ville de Yaoundé


mettant en exergue les principaux arrondissements dans lesquels se situent les plus
grands point de vente.
Source : Plan guide Yaoundé, INC Yaoundé 1998

 DOCUMENT 4 : Arrêté du ministère du développement industriel et commercial et du


ministère de la santé publique portant les modalités pratiques de lutte contre la vente
illicite de médicament et produit pharmaceutique. Il présente les articles juridiques vu
sous plusieurs aspects :
- Selon la constitution camerounaise
- La loi no90/035 du 10 août 1990 portant réglementation de l’exercice de la
profession de pharmacien au Cameroun.
- La loi 90/31 du10 août 90 régissant l’activité commerciale au Cameroun
- Le décret no92/245 du26 novembre 1992
- Le décret no94 /141 du 21 juillet 1990
Source : Centre Nationale d’Approvisionnement de Médicaments
 ANNEXES DE L ETUDE QUALITATIVE

 Guide d entretien
 Enregistrement de l entretien sur support CD audio

 ANNEXES DE L ETUDE QUATITATIVE


 Questionnaires
 Tableaux à plat
 Tableaux croises
RESUME MANAGERIAL
SOURCES ET REFERENCES
BIBLIOGRAPHIES
 Cours théorique de Mr TEJE GAETAN et Mr EMMANUEL LIMA

 Mercator (7e édition)

 Kotler et Dubois (9e édition)

 Communauté Urbaine de Yaoundé

 OCEAC (Organisation pour la lutte contre les endémies en Afrique centrale)

 CENAME (Centre National d’Approvisionnement des Médicaments)

 LANACOME (Laboratoire National de Contrôle des Médicaments et d’Expertise)