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Le marché des ‘circuits’ (restaurants

informels) dans la ville de Yaoundé.

I. CONTEXTE
Les restaurants du secteur informel, communément appelés « circuits » peuvent se
définir comme étant des restaurants sans enseigne, créés dans ou près des résidences
des individus. Ceux-ci proposent des menus traditionnels variés, à des prix abordables et
sont de plus en plus ancrés dans les mœurs camerounaises. En effet, crées pendant la
période de crise (1991-1992) par des veuves (veuves joyeuses), cette activité à une
dimension à la fois économique et sociale.
Fort de tous ces constats et compte tenu de la rentabilité potentielle de ce secteur
d’activité, de nombreux entrepreneurs à l’instar de « TEJE BIZZ» aimeraient y investir.
Dans cette optique Il a donc fallu réaliser une étude de marché. Pour se faire, une étude
exploratoire à été menée dans divers lieux.
SOURCES :

-sources secondaires : Internet, la documentation, la presse

-sources primaires : étude qualitative, entretien libre avec les consommateurs et vendeurs

-Les vendeurs dans les circuits

-Les clients des circuits

-Le ministère du commerce

-La Direction Générale des impôts

-Travail intellectuel de BEMA, étudiant en Licence Commerce et Distribution à


l’UCAC. (2005-2006)

II. PROBLEME
Il s’agit de comprendre les besoins des consommateurs des circuits dans leur ensemble.
Pour se faire, il faudra cerner le marché des circuits dans tous ses contours et sa
profondeur afin de faciliter la prise de décision de TEJE BIZZ.

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III. LES OBJECTIFS

Objectif principal
-déterminer le profil type des consommateurs de circuit dans la ville de Yaoundé en
octobre 2008

Sous-
Sous-objectifs
-déterminer les différents produits achetés dans les circuits

-identifier le profil sociodémographique des consommateurs potentiels, actuels et


fidèles

-évaluer l’intervalle de prix acceptable par les consommateurs

-déterminer les motivations des consommateurs

-connaitre les compléments de consommation

-déterminer les attentes des consommateurs.

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IV. BESOINS EN INFORMATIONS

Objectifs Sous objectifs Type Formes d’étude


d’information
Documentaire qualitative quantitative
s

I. Déterminer le 1-Déterminer les Quels sont les X


profil type des différents mets

consommateur régulièrement
produits achetés
s des circuits consommés?

dans la ville de
2-identifier le Age X X
Yaoundé en
profil socio
octobre 2008 Sexe
démographique X X

Niveau de revenu X

Catégorie X
socioprofessionne
lle

3-déterminer Prix minimal, prix X


l’intervalle de moyen, prix
maximal
prix pratiqués

4-Déterminer les Les préférences X


motivations

5-Identifier les Compléments X X


compléments avec lesquels les
repas sont
accompagnés

6-déceler les Avis sur la qualité X


attentes des des services

consommateurs

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JUSTIFICATION

Les objectifs étant fixés, les études documentaires, qualitative et quantitative


représentent le point incontournable pour la résolution du problème énoncé plus haut.
Ainsi dans l’analyse des résultats, on retrouvera les réponses aux objectifs
préalablement fixés, ceci à travers une étude minutieuse, scientifique, et professionnelle
des données collectées sur le terrain.

V. MÉTHODOLOGIE

1. Description du type de l’étude

Pour mener cette étude, on a procédé à la fois à une recherche documentaire (phase
exploratoire) d’une part et à une enquête qualitative sur le terrain (à travers des entretiens libres)
d’autre part. Tout ceci précédé d’une étude documentaire.

La recherche documentaire s’est fondée sur des études abordant l’informel en général :

-La presse écrite à travers l’article 225 du journal : Les Réalités du Pays, paru en 2008

-"L’approvisionnement et la distribution alimentaire au Cameroun" : marchés, filières,


commerçants et réseaux, thèse de doctorat à l’université de Paris I Panthéon Sorbonne,
discipline géographique rédigée par HATCHEU Emil en novembre 2003.

-De plus, dans le cadre de la recherche secondaire, nous avons parcouru Internet et collecter des
informations sur les différents partenaires du marché (Source : www.CAMEROON-INFO.NET/
les PAASI)

2. Echantillonnage :

METHODE :

-objectif de l’étude : déterminer le profil type des consommateurs des circuits dans la ville de
Yaoundé en Octobre 2008

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-population observée : les consommateurs des circuits dans la ville de Yaoundé

-unité de sondage : un consommateur des circuits de la ville de Yaoundé

-les unités de sondage sont-elles exhaustives ? : Non

Compte tenu de tout ce qui précède (absence d’une liste exhaustive, base de
sondage,…) la méthode raisonnée est celle qui s’avère adéquate.

VI. ECHANTILLON DEFINITIF ET REPARTITION :

Il est constitué d’une portion représentative de la population mère, en l’occurrence 150


personnes. Le choix de la taille de l’échantillon tient compte du budget (très limité) et du
délai imparti pour l’étude.

La répartition est donc effectuée sur la base de la méthode stratifiée qui consiste à
interroger tous les consommateurs d’un circuit choisi aléatoirement .Dès lors que les 150
consommateurs de l’échantillon représentatif auront été interviewés, nous arrêterons
l’interrogation.

VII. OUTILS DE COLLECTE DES DONNEES

Il s’agit d’un questionnaire qui est administré de manière indirecte c’est-à-dire que la
présence de l’enquêteur est obligatoire. Cette administration est faite environ sur une
période de cinq jours. Pour mieux définir et structurer les questions, voici le tableau en
informations et le type d’étude et même les données obtenues :

Information Modalité possible Question finale

Les mets régulièrement préparés Taro, ndolè, couscous, riz, Quels sont les mets que vous
koki, poulet, taro, mangez régulièrement ?

Critère de fixation des prix (1000-2500) ;(2500-4000),… A combien achetez- vous vos
repas ?

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L’augmentation des prix 200f, 300f, …,1000f,… A quelle augmentation
n’achèteriez- vous pas le repas ?

Différents compléments Bière, jus, eau, friandise, vin Avec quoi consommez-vous votre
repas ?

Motivations, raisons d’achat Ambiance, retour à la source, Quelles sont les raisons qui vous
la culture amènent à consommer la
nourriture cuisinée dans les
circuits ?

Attentes sur la qualité des circuits Propreté, confort, le prix. Quels sont les points que vous
aimeriez voir améliorés ?

Commentaire : les données de ce tableau ont été utiles pour l’établissement du questionnaire.

VIII. TIMING ET ORGANISATION


1. Rappel de l’équipe d’intervention

Il s’agit du cabinet GABY CONSEIL et les membres de l’équipe d’intervention


sont :

Gabriel CHASSEM, le chef de projet (CP) supervise l’ensemble du projet,


coordonne l’activité. Il est impliqué dans l’analyse des données collectées sous
l’assistance de Loïc WANSEK qui vérifie leur validité et prépare le rapport final en
collaboration avec ses autres collègues.

Yvan MEVOUNGOU, chef d’étude (CE), de l’élaboration du questionnaire et de


l’organisation du travail terrain, avec l’assistance de Viviane KAMMOGNE
procède aux analyses des données collectées et rédige le rapport sous la
supervision du responsable du projet.

Fabrice DEMANOU, chef terrain (CT) va s’occuper de l’organisation du travail sur


le terrain et de la supervision. Ceci, en collaboration avec Annette NGO ISSOCK
et Landry TENE.

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2. Déploiement sur le terrain

a) Sur le terrain

Le groupe fût scindé en trois sous-groupes qui sont :

• TENE et MEVOUNGOU sont allés dans les circuits de Mvog-ada,


Nsam

• WANSEK et CHASSEM sont allés dans un circuit de tsinga à côté


de « saveur »

• NGO ISSOCK, KAMMOGNE et DEMANOU sont allés dans un


circuit à mokolo situé en face de la station Texaco

b) Problèmes rencontrés

Les problèmes rencontrés sont les suivants :

• La réticence des répondants sur les questions concernant le


profil de la clientèle (âge, revenu mensuel,…)

• La méfiance des gérants et gérantes pour la raison que « nous


sommes des agents des impôts »

• La mauvaise appréciation des questionnaires par les répondants,


ce qui nous a contraints à modifier le questionnaire

• La mauvaise appréciation du questionnaire par un enquêteur qui


n’a pas su arrêter l’administration du questionnaire face à la
négation de certains enquêtés en ce qui concerne les questions
filtres. Ce qui a réduit la taille de notre échantillon

3. Rappel du chronogramme d’action

Les actions se sont effectuées sur une période de neuf(09) jours. Et ces neuf
jours se sont présentés ainsi qu’il suit :

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-Le premier jour a été consacré à l’établissement du brief (synthèse des problèmes
de l’entreprise)

-Les 2e, 3e et 4e jours, ont été consacrés à l’étude exploratoire, à la recherche


documentaire et aux entretiens

-Le 5e jour a été destiné à l’établissement du questionnaire et à la méthodologie


d’échantillonnage

-Les 4 derniers jours ont été destinés à la répartition de l’équipe d’intervention,


collecte des données, dépouillement, analyse, résultat, conclusion, recommandations et
rapport final.

4. Rappel de la logistique utilisée

Pour collecter les informations, nous avions utilisé des stylos d’encre bleue. Des
ordinateurs nécessaires pour la saisie des questionnaires, du dépouillement puis le
traitement des réponses obtenues par le logiciel sphinx. Nous avions emprunté des
taxis pour permettre nos déplacements et l’arrivée dans le circuit choisi de manière
aléatoire.

IX. PRINCIPALE CONCLUSION ET RESULTATS DE L’ETUDE

1) Résultats de l’étude documentaire

Document 1 :

Source: Thèse en vue de l’obtention du grade de Docteur de l’Université de Paris I


Panthéon Sorbonne, discipline Géographie, présentée et soutenue publiquement par
HATCHEU Emil TCHAWE

Synthèse:
Synthèse Ce document porte essentiellement sur l’approvisionnement et la distribution
alimentaire au Cameroun. Point important pour le ravitaillement des circuits.

Dans ce document, EMIL HATCHEU expose la situation alimentaire au Cameroun, l’évolution de


la demande alimentaire dans sa capitale économique, ainsi que les facteurs qui ont favorisé
l’émergence des «circuits », notamment la crise économique de 1992 et la situation économique
de certaines veuves (veuves joyeuses).Il pose un regard rétrospectif sur l’approvisionnement des
« circuits » à travers le maillon important qu’est le fournisseur.

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Document 2 :

SOURCE : www.CAMEROON-INFO.NET Piaasi Près de 2 milliards pour le secteur informel.htm

Synthèse
Synthèse:
hèse Ce second document traite également de la restauration informelle au Cameroun. Il
met en exergue le fait que malgré son caractère informel, les « circuits »n’ont pas que des
opposants, mais aussi des partenaires qui ont reconnus la portée sociale de l’activité. C’est le
cas de la « Piaasi » (Projet Intégré d'Appui aux Acteurs du Secteur Informel), qui distribue de
l'argent aux petits entrepreneurs. Environs 1200 acteurs sont concernés par ce programme.
Il comporte également des verbatimes recueillies auprès des acteurs de ce secteur,
concernant leur opinion par rapport à ce programme. Le principe de fonctionnement de ce
programme y est clairement détaillé.

Document 3 :

Source : journal « Les Réalités du Pays », article N° 225

Les résultats de cette étude proviennent essentiellement du journal les réalités du pays article n°225.

• Les travailleurs (fonctionnaires, commerçants)


Ils vont généralement à cause de la contrainte de temps car n’ayant pas assez de temps pour
rentrer chez eux pendant la pause. Ils préfèrent se restaurer dans un circuit pas loin de leur lieu
de travail.

• Les célibataires
Ils y vont généralement parce qu’’ils n’ont personne chez eux pour leur faire la cuisine.

C’est l’exemple de Rodrigue, un jeune homme de 22ans qui dit qu’’il se rend dans les circuits
car il est célibataire.

• Les individus qui y vont pour le plaisir


Certaines personnes aussi y vont pour pouvoir consommer des mets qu’’ils n’ont pas la
possibilité de prendre chez eux. C’est le cas de Raphaël qui dit : « je suis bamiléké, et chez
nous on n’a pas la possibilité de cuisiner l’okok, et je me rend quelque fois dans les circuits
pour pouvoir en manger »

• Les menus
Dans la majorité des circuits on y trouve : du koki, du bouillon, du poisson, du poulet, du taro, du
riz, du couscous et du ndolè. On remarque également que certains circuits sont spécialisés dans
les viandes de brousse et d’autres mets traditionnels.

• Les prix
En général, les prix des plats de nourriture varient entre 500f et 5000f

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2) Résultat de l’étude qualitative

i. Entretien n°1

Il s’agissait surtout d’avoir une idée plus précise de la réglementation des circuits. Et ce qu’on a
pu retenir de M. NDIFONGO chef des impôts du service chargée des petites entreprises est
que : toute activité a but lucratif est assujettie au paiement des impôts ainsi que des
personnes physiques, et dans le cas particulier des circuits où le chiffre d’affaire étant
relativement bas, ils sont assujettis à l’impôt synthétique qui est l’impôt sur le revenu et le
titre de la patente et qui relève du régime du forfait.

ii. Entretien n°2

Cet entretien est basé sur les différents gérants que nous avons rencontrés dans les circuits.

1-Circuit de Mokolo (vendredi 10 octobre 2008 à 12h)

Dans le cadre de l’étude qualitative, on s’est rendu au circuit de Mokolo situé en face de la station
Texaco. On a eu un entretien libre avec la gérante au cours duquel elle nous a expliqué le
fonctionnement de son circuit.

J’exerce mon
Depuis quand
activité depuis
exercez vous
12 ans et j’ai
une équipe

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Mon menu est standard, il est
constitué du taro, le
Quels mets ndolè, le riz, le poulet ;
constituent mais le plat phare est le
taro

Il n’y a pas de prix fixes,


les prix de mes plats
Quels sont les varient entre 900f et
différents prix de 5000f

Il convient également de noter que d’après elle, la propreté du circuit et la qualité des repas et du
service constitue la clé de réussite de son activité. Aussi, elle vend parallèlement de la boisson dans
son circuit ceci pour accompagner les différents plats et sa clientèle est majoritairement composée
de grands commerçants, cadres et fonctionnaires, l’âge variant entre 35 et 50 ans.

2-Le circuit de Tsinga (vendredi 10 octobre 2008 à 12h45)

On s’est ensuite rendu au circuit de Tsinga derrière la « saveur » ou on a eu un entretien avec la gérante
communément appelée « Hélène du Cameroun »
J’exerce mon
activité depuis
10 ans et j’ai un
personnel

Depuis quand exercez


vous votre activité ?

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Mon menu est standard
Quels mets constituent et essentiellement
votre menu ? composé de tripes
et de poulet-DG

Tous mes plats


Quels sont les prix de coûtent
vos plats ? 1500f

La qualité du
repas, la
propreté du
circuit et
Qu’est ce qui attire
la clientèle ?

Il faut noter entre autre qu’elle commercialise aussi de la boisson à savoir les jus, la bière, le vin.

3-Circuit de Nkomkana (vendredi 10 octobre 2008 à 13h15)

On s’est enfin rendu au circuit de Nkomkana où on a eu un entretien libre avec le gérant

Depuis combien de temps Ce circuit existe depuis 5


exercez-vous votre ans et je suis assisté de
activité ? 5 personnes

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On a un seul met : le taro
accompagné de la sauce
jaune
Quels sont les
différents
menus

Pouvez-vous nous Le plat coûte


dire le prix d’un 500f.
plat ?

Il s’agit en majorité
des
fonctionnaires ;
Quels sont les types des business
de clients qui
fréquentent

Il convient également de noter qu’il exerce la vente de la boisson surtout du vin car comme le gérant
nous l’a relevé le taro s’accompagne avec du vin.

D’après lui également, c’est l’accueil, la qualité du repas et la propreté du local qui attire la clientèle.

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3) Résultat de l’étude quantitative

a. Plan d’analyse

Toutes les analyses seront faites à base du logiciel SPHINX et imprimées sur WORD à partir
du logiciel PDF Creator

1. Les outils utilisés dans l’analyse des données

Pour l’exploitation de nos données, nous utiliserons essentiellement deux outils :


- Le tri à plat (19 tableaux correspondant aux 19 questions de notre questionnaire) qui nous
permettra d’utiliser l’indice de tendance: la fréquence
- Le tri croisé (8 groupes de croisements regroupés en 2 grandes parties) qui nous permettra
de faire ressortir les relations entre deux variables. Le khi-2 effectué à partir de ces tableaux
nous permettra de déterminer s’il existe un lien d’indépendance entre les deux variables
étudiées.
2. Les objectifs liés à nos analyses
L’objectif principal de notre analyse était de déterminer le profil type du consommateur c’est-à-
dire le consommateur par excellence des circuits. Il s’agissait surtout :
- De déterminer le profil socio démographique des consommateurs.
- De déterminer l’intervalle de prix pratiqués et enfin les motivations et attentes des
consommateurs.
3. Les objectifs par rapport à chaque type utilisé
- Le tri à plat effectué sur toutes les questions nous permettra de déterminer l’état du marché
pour chaque variable énoncée dans le questionnaire. Toutefois, nous retiendrons
uniquement les tris les plus pertinents en relation directe avec nos objectifs :
• Le tri à plat de la question 5(Quels mets consommez-vous généralement dans
les circuits ?) nous permettra de déterminer les préférences culinaires des
consommateurs.
• Le tri à plat de la question 10(Quel est votre niveau de satisfaction du circuit
par rapport aux restaurants du point de vue qualité du service ?) nous
permettra de déterminer le pourcentage de consommateurs satisfaits.
Les tris à plats de toutes les questions seront disponibles en annexe.
- Le tri croisé s’effectuera sur 8 croisements :

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 Le croisement de la question 10 (Quel est votre niveau de satisfaction du circuit par
rapport aux restaurants du point de vue qualité du service ?) avec les questions 17(sexe),
18(âge), 19(catégorie socioprofessionnelle), 20(niveau de revenu) qui sont des modalités
de la variable « profil », nous permettra de déterminer s’il existe une relation entre le
profil du consommateur et son degré de satisfaction.
 Le croisement de la question14 (Quels sont les raisons qui vous amènent à consommer la
nourriture cuisinée dans les circuits ?)avec les questions 17(sexe), 18(âge), 19(catégorie
socioprofessionnelle), 20(niveau de revenu), les mêmes modalités de la variable profil,
nous permettra de déterminer l’influence du profil sur les motivations des
consommateurs.

A l’aide du KHI-2 obtenu à partir des tableaux de tris croisés, nous approfondirons ces analyses ;
ainsi nous serons en mesure d’identifier la liaison existant entre les différentes variables
mises en relation.

b. Résultat de l’étude qualitative

 TRIS A PLATS
Tableau1

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COMMENTAIRE :
Au vu du tableau, il apparait clairement que du point de vue des attentes, un accent est
particulièrement mis sur la salubrité. Notons que la rapidité du service et la confection
de nouveaux menus sont également des priorités pour les consommateurs. Cependant
l’accueil ne révèle pas une véritable importance.

Tableau2

COMMENTAIRE :

Le tableau présenté ci-dessus, montre dans l’ensemble une certaine satisfaction


des consommateurs (par rapport aux restaurants de la place) en ce qui concerne
la qualité du service effectué dans les circuits.

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Tableau3

COMMENTAIRE :

Les statistiques présentées par ce tableau laissent entrevoir que les mobiles qui poussent les
consommateurs à aller dans les circuits sont principalement : La bonne ambiance , les mets
traditionnels et le prix .

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Tableau4

COMMENTAIRE :

Le tableau ci-dessus nous montre que la majorité des consommateurs des circuits s’y rendent
accompagnés de leurs amis ; ce qui converge avec l’idée émise précédemment (La bonne ambiance).

Tableau5

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COMMENTAIRE :

Le tableau laisse apparaitre que s’il ya augmentation des prix les consommateurs seraient toujours
prêts à acheter les plats dans les circuits.

Tableau6

COMMENTAIRE :

On voit ici que la majorité sera toujours prête à s’offrir un plât si son prix augmentait de [100-300]F
CFA. Par aileurs le nombre d’adhérant diminuerait au fur et à mesure que cet intervalle augmente.

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Tableau7

COMMENTAIRE :

La bière, le jus et l’eau s’imposent inéluctablement comme les compléments de consommation de


référence.

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Tableau8

COMMENTAIRE :

Le tableau ci-dessus présente les différents menus proposés par la plupart des circuits de
la ville de Yaoundé et leur taux de préférence sur un échantillon représentatif de la

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population mère (150 individus). Un regard panoramique de l’histogramme ci-dessus
révèle une préférence particulière pour les mets traditionnels tels que le « taro » et le
« ndolè »

 TRIS CROISES

Tableau1

COMMENTAIRE :

Quel que soit la catégorie socioprofessionnelle des consommateurs, un accent particulier est mis
sur la salubrité, la rapidité et de nouveaux menus consécutivement par ordre d’importance.

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Tableau2

COMMENTAIRE :

Dans l’ensemble, toutes les catégories socioprofessionnelles se trouvent satisfaites par les
circuits sur le plan de la qualité du service.

Cependant, certains consommateurs à l’instar des étudiants (40%) la trouve mauvaise.

Tableau3

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COMMENTAIRE :

Le tableau présenté ci-dessus montre les motivations qui incitent les consommateurs à se rendre
dans les circuits ,ceci parallellement à leurs catégories socioprofessionnelles ! On voit ainsi
les principales raisons pour lesquelles chaque client se rendent dans les circuits.26% des
commerçants s’y rendraient pour renouer avec la tradition à travers les différents mets
proposés.

Tableau4

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COMMENTAIRE :

Ce graphique nous présente les raisons de consommation par tranche d’âge des
consommateurs ! La bonne ambiance domine toujours.Ainsi chez les jeunes de [26-30] ,30%
se rendent dans les circuits pour l’atmosphère décontracté qui y règne .

Tableau5

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COMMENTAIRE :

Ce graphique nous présente( par tranche d’âge) accompagnés de qui les consommateurs se
rendent dans les circuits ! On observe une prédominance du facteur « AMIS » qui représente
70% des reponses obtenues après enquete.

Tableau6

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COMMENTAIRE :

Ce tableau fait apparaitre l’intervalle marginal dans lequel chaque consommateur serait toujours
prêt à s’offrir un plât de nourriture dans les circuits si son prix connaissait une
augmentation.A titre d’exemple, nous constatons d’après les données que 71% des
consommateurs dépourvus de revenu serait à mésure de s’offrir un plat si son prix
augmentait de[100-300].

Tableau7

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COMMENTAIRE :

Le tableau montre la consommation des différents menus proposés par catégorie


d’âge ! On observe une répartition plus ou moins équitable des différents menus ;
répartition toujours dominée par les principaux mets que sont le Taro et le Ndolè.
Ainsi, 52% des adultes de [36-45] se rendent dans les circuits pour consommer le
« taro » ou « le couscous ».

TABLEAU 8

COMMENTAIRE :
Le graphique ci-dessus présente le lien existant entre la fréquence de visite par
semaine des circuits et l’âge des consommateurs de ces derniers ; La plupart des
consommateurs s’y rendent entre 1 et 3 fois par semaine.

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TABLEAU 9

COMMENTAIRE :
Le tableau montre le lien entre la fréquence de visite par semaine et le sexe ! En
général les hommes s’y rendent plus que les femmes
X. ANALYSE DES DONNEES

i. Information n°1
On constate que la majorité des mets consommés dans les circuits dans la ville de Yaoundé sont :
taro, ndolè, couscous, riz, bouillon, koki, poulets, tripes, brochettes, et viandes de brousse. Mais les
plus prisés sont :
• Taro (40%)
• Ndolè (34,5%)
• Bouillon (20,7%)
Par ailleurs, en croisant la variable « mets consommés » avec la variable « âge », la valeur chi2 est de
52,66 ! La liaison n’est pas très significative mais une analyse plus approfondie montre que le taro, le
ndolè et le bouillon qui sont des mets propres à notre culture sont plus appréciés par les personnes

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de 26 à 45 ans tandis que les jeunes de 15 à 25 ans sont plus attirés par les autres mets tels que le
poulet.
ii. Information n°2
Le tableau n°1 des tris à plats fait clairement ressortir les attentes majeures des
consommateurs, les 3 principales étant :
- La salubrité (51,7%)
- La rapidité (35,9%)
- De nouveaux menus (24,8%)
Le croisement de cette variable (Quelles sont les améliorations et attentes que vous
proposez par rapport au circuit où vous mangez souvent ?) avec la variable catégorie
socioprofessionnelle nous donne un chi2 de 91,25 et son taux de fiabilité est de 99,98 ! Les 2
variables sont donc fortement liées. On remarque que les fonctionnaires, commerçants et
cadres insistent beaucoup plus sur la salubrité et la rapidité tandis que les étudiants insistent
davantage sur la présence de nouveaux menus.

iii. Information n° 3
Le tableau n°2 des tris à plats fait l’état de la satisfaction des consommateurs du point de vue
de la qualité du service : La tendance est relativement bonne :
- Bonne (80%)
- Mauvaise (16,6%)
En croisant cette variable de satisfaction avec la catégorie socioprofessionnelle on se rend
compte que la valeur du chi2 est de 28,11 et son taux de fiabilité est de 98,63 ; Ce qui traduit
une forte liaison entre ces 2 variables. De plus on constate que les commerçants, les
fonctionnaires et les cadres représentent 75% des clients satisfaits tandis que les étudiants
représentent 55% des clients mécontents ! On pourrait donc faire ressortir de ces
observations que dans les circuits, l’accent est mis sur les personnes d’une certaine catégorie
sociale (cadres, fonctionnaires…) et pas sur d’autres (étudiants) alors que ces derniers
représentent une part importante de ce marché.

iv. INFORMATION N°4


Le tableau n°3 des tris à plats donne les raisons de consommations des mets des circuits ;
les principales sont donc :
- La bonne ambiance (51%)
- Les mets traditionnels (42,1%)
- Le prix (31,5%)
D’une part le croisement de cette variable de motivation avec la catégorie
socioprofessionnelle, on obtient un chi2 de 53,57 et d’autre part, le croisement de cette
même variable avec l’âge nous donne plutôt un chi2 de 10 ,88. La variable de motivation
n’est pas forcément liée à ces deux autres variables mais on observe que la bonne ambiance
est revendiquée par toutes les catégories (des étudiants aux commerçants), les mets
traditionnels par les cadres et les commerçants et le prix par les étudiants ; Enfin, pour
appuyer cette dernière information, on peut remarquer que la bonne ambiance concerne les
personnes allant de 15 à 45 ans, tandis que les prix ne concernent que les jeunes de 15 à
25ans ! Il est donc clair que la présence de tous les consommateurs dans les circuits est
principalement due à la bonne ambiance qui y règne.

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v. INFORMATION N°5
Le croisement de l’intervalle d’acceptabilité des prix lors d’une augmentation avec le niveau
de revenu (tableau 6) donne un chi2 de 39,71% avec un taux de fiabilité de 96,88% ! Ces 2
variables sont fortement liées ; ON constate que les personnes ayant un faible revenu ne
supporteraient une augmentation de plus de 300 FCFA tandis que les personnes ayant un
revenu important pourront toujours supporter l’achat d’un plat ayant subit une
augmentation de plus de 1000 FCFA ; L’achat d’un plat de nourriture est donc fonction du
revenu de chaque client.

vi. INFORMATION N°6


Le tableau 8 du lien entre la fréquence de visite et l’âge donne un chi2 de 22,90 et un taux de
fiabilité de 91,37 ! Ces 2 variables sont plus ou moins fortement liées ; Il en ressort que les
tranches d’âge allant de 15 à 25 ans et de 46 à 55 ans sont les plus régulières dans les
circuits :
-[15-25] : 40%
-[46-55] :30%
Il en ressort que les services proposés dans les circuits sont beaucoup plus adaptés
à ces tranches d’âge.

vii. INFORMATION N°7


Le tableau 9 du lien entre la fréquence de visite et le sexe donne un chi2 de 6,82 et un taux
de fiabilité de 92,20. Ces 2 variables sont assez fortement liées ! De manière générale, les
hommes s’y rendent beaucoup plus que les femmes ! En effet 82,1% de la clientèle est
masculine et pratiquement aucune femme ne s’y rend plus de 3 fois par semaine ! Il en
découle que les hommes se sentent plus à leur aise dans les circuits que les femmes.

XI. RECOMMANDATIONS

1. Compte tenu du fait qu’un nombre important des consommateurs se plaignent de la lenteur
des services proposés dans les circuits (…), il serait pertinent de recruter un nombre suffisant
de servants afin d’augmenter la rapidité des services.
2. fort du constat qu’un grand nombre de consommateurs est principalement motivé à se
rendre dans les circuits à cause des mets traditionnels qu’on y trouve (…), il serait judicieux
de proposer des spécialités culinaires des différentes tribus camerounaises afin que chaque
consommateur puisse identifier sa culture.
3. Vu que le prix est un élément très sensible dans la balance commerciale, il convient de
respecter l’intervalle de prix souligner par la majorité des enquêtés (…).

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4. Ayant également constaté que la majorité des consommateurs sont motivés à se rendre dans
les circuits à cause de la bonne ambiance qui y règne (…), il serait primordial de cultiver une
atmosphère décontractée et conviviale dans le circuit.
5. Etendre un réseau efficace de distribution qui pourra couvrir les dix provinces.

XII. STRATEGIES ET PLANS D’ACTIONS


A. Stratégies

*stratégie liée au prix :

En général, lorsqu’un acheteur acquiert un produit, il échange une valeur(le prix) contre une
autre valeur(les avantages liés à l’utilisation du produit). Une tarification efficace nécessite
donc de déterminer le prix d’acceptabilité.

Conscient de cette nécessité, nous avons intégré de nombreuses questions relatives au prix
(questions 7, 8,9).l’analyse statistique (tri à plat et tri croisé) fait apparaitre 2 informations
importantes :

- 95,2% des consommateurs interrogés seraient toujours disposés à consommer dans les
circuits si les prix qui y sont pratiqués augmentent.
- Respectivement 39,3 % et 26,9% des répondants continueraient a consommer dans les
circuits si le prix augmentait de 30 à 50%.

Fort de ce constat, il serait plus bénéfique de pratiquer une stratégie d’écrémage. Dans un
premier temps seuls les clients qui peuvent se le permettre consommeront dans le circuit,
soit 95,2 % de la cible. Par la suite, les prix baisseront rapidement pour attirer de nouveaux
consommateurs. Cette stratégie présente l’avantage de permettre l’obtention d’une marge
unitaire maximale. Toutefois elle n’a de sens que sous certaines conditions. En effet, elle
suppose que le produit soit nouveau. Ainsi, la réalisation de cette stratégie sera consécutive
a l’enrichissement du menu proposé, afin de se différencier de la concurrence.

*stratégie liée à l’offre commerciale :

L’offre commerciale se doit d’apporter le maximum de valeur aux


consommateurs et d’être la plus complète possible. De nombreuses questions relatives à
l’offre commerciale ont été intégrées dans le questionnaire en vue de recueillir leur avis sur
le sujet.

L’analyse statistique de la question 16 par exemple (quelles sont les améliorations et


attentes que vous proposez par rapport au circuit où vous mangez souvent?) fait apparaitre
le fait que 24,8% des consommateurs interrogés suggèrent l’amélioration de la gamme de
repas proposés.

La mise en place d’une stratégie d’extension de gamme s’avère alors nécessaire.


Cette stratégie sera axée sur la gamme de produits proposés, et tiendra compte des

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préférences culinaires tels que recensées dans les tableaux de tris à plat résultants de
l’analyse statistique de la question 5.

Le produit constitue sans aucun doute l’élément clé de l’offre commerciale.


Cependant il conviendrait de compléter l’offre commerciale d’un service de valeur ajouté
davantage pertinent que celui de la concurrence. Compte tenue du fait que 35,9% des
consommateurs interrogés estiment que la rapidité du service proposé dans les circuits
devrait être améliorée, il serait judicieux de développer la valeur ajoutée de l’offre proposé
du point de vu de la rapidité.

*stratégie liée a la communication :

Compte tenu du caractère informel des circuits, une campagne de communication se


révélerait néfaste pour les commerçants concernés. Toutefois, une stratégie de fidélisation
des consommateurs actuels se révélerait bénéfique dans la mesure où elle permettrait de
fortifier le sentiment d’appartenance aux circuits chez la cible, d’intensifier les échanges avec
elle, et éventuellement de séduire de nouveaux clients (bouche à oreille).

B. Plan d’actions

M. le directeur général de TEJE-BIZZ, compte tenu du fait que les consommateurs


sont motivés à venir dans les circuits à cause des mets traditionnels, il faudrait :

• recruter un personnel qualifie dans la conception de ces mets (taro, ndolè,


couscous…etc.)

• Intégrer un circuit de distribution de matières premières efficace afin d’éviter les


pénuries. Etant donne qu’ il s’agit de produit alimentaire le nombre intermédiaires
doit être limite

• Adopter une politique de promotion pendant la période festive (mois de


décembre).on pourra par exemple réduire les prix des plats afin d’attirer plus de
clients et de faire connaître les circuits.
• Offrir des plats gratuits aux clients fidèles.

• Pratiquer une politique d’écrémage sur les nouveaux menus pas encore pratiqué par
la concurrence

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• Recruter un personnel qualifie afin d améliorer la qualité du service du point de vue
de la qualité et assurer une ambiance conviviale pour les clients.

• Diversifier les menus pour élargir l’éventail de choix afin de satisfaire les besoins de la
clientèle.

• Maintenir le style traditionnel des points de vente qui favorise la bonne ambiance
très apprécie des clients.

• Compléter la gamme de produits proposes avec d`autres produits complémentaires


tels que la boisson, la cigarette dans l`optique de rentabiliser le point de vente

XIII. LIMITES

 Beaucoup de consommateurs considéraient les études de marché positives et utiles. Ils


adoraient être interrogés et donner leur opinion. D’autres par contre se méfiaient des études
de marché surtout sur des questions donnant le profil de la clientèle (niveau de revenu,
catégorie socioprofessionnelle). Cette réticence a grandement freiné la phase de collecte de
données.
 Un autre facteur important qui a limité la fiabilité de notre étude est le budget. Le thème sur
lequel portait notre étude exigeait d’importantes ressources financières dans la mesure où
les circuits étaient éloignés de nos lieux d’habitation.
 Un autre facteur est le temps imparti pour mener à bien cette étude. A notre humble avis, ce
temps était insuffisantes et de ce fait, certaines données recueillies ont été biaisées et ont
par conséquent été annulées. Ce qui justifie également le non respect de la taille de notre
échantillon.

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XIV. SOURCES ET REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES

Dans le cadre de notre étude, nous avons consulté de nombreux documents. Il s’agit de :

- KOTLER ET DUBOIS
- Thèse en vue de l’obtention du grade de Docteur de l’Université de Paris I

Panthéon Sorbonne, discipline Géographie, présentée et soutenue

Publiquement par HATCHEU Emil TCHAWE

- Le journal réalités du pays, n*225


- Internet
- Le cours d’étude de marché dispensé par Mr Teje Gaëtan et Mr Lima Emmanuel
- Rapport d’étude de marché réalisé par des étudiants de LICOD, année académique
2006/2007 et portant sur les restaurants ambulants, les tourne-dos et les café restaurants.
- Le cours de statistique descriptive dispensé par Mr Samuel Nouetagni

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