DEFENSE EXHIBIT #1 Introduced by A.

Ferran 29 April 1997 in Cross Examination of Witness "I"

J

K~YISHEMA. Jene,sais passxcesdeux balles lesonttués. Moi-m~me, jesuis tombé de I peur.

C.. A«)’~.d

you. I know they Were hitby KAYISHEMA’s bullets. I do notknow if thetwobull¢ts killed filent. I personally fol down infear.
13al/K96 U-anslated from the Fren~ ¯

Witness Statements Produced. Déclarations detémoins transmise.

Witness Name: Nom du Témoin:

"S6.r’

Pseudonuym To Be UsedIn Tribunal Proceedings: Pseudonyme quisera utilisé dans lesprocédures duTribunal:

WITNESS

P6re:BIHENE-

9)

Etat civil: veuf Nomde l’épouse: Nombre d’enfants: 17enfants, dont 15 sont morts durant laguerre

10) Langues parlées et comprises: Kinyarwanda
i’

11) Langues écrites etIues:

Kinyarwanda

extérieure au Rwandadans le pas~ ° 12) Résidence Période etdate : 4 mois en1994 Lieu: Zaire Raison: Réfugié 13) Membre d’une association sociale oud’un parti politique: Néant
Nom:

Fonction: Période: et adrësse d’un ami, d’un parent oud’une relation 14) Nom Nom: Louis RUTAGAN]RA Adresse: Relation: ami etconseiller dusecteur Bwishyura/gitesi

J’aifais pourPris notele Tribunalde vos nomsintemational.et fonctions, et vous affirme que c’est la première déclaration que je I Jemetrouvais à Kibuye lors delachute del’avion duPrésident, que j’ai apprise le7 avril 1994 parlaradio Rwanda.

lebourmestre de

Stade J’ai pris OEesque toute mafamille (mes femmes et8 demesenfants) etjesuis allé depuis maison deGasura (secteur) auStade. Nous avons passé 3 jours au Stade pendant lesquels on nesortait )asmais oùpersonne ne nous attaquait. Onne mangeait pas, on nebuvait les gens réfugiés à l’église avaient été tous tués.On a entendu dire quelesgens réfugiés à t’école deNyamishaba/Gitesi avaient également été

tués. z-,«,~-~lp~~ 1. :~
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3 jours, vers 14h., jepense entre uneposition m peusurélevée parrapport au Stade.Je vous cequejedis~ à l’endroit précis que jevous connaissms s bien tePréfet quiavait étémonpatron à l’Hôpital oùj’étais travailleur de janvier à mai 1992, date ’de maretraite. Enplus c’était presque mon voisin depar son père qui habitait lacellule Nyarusazi, voisine denotre secteur.Je suis sûr que c’était lui. a ensuite pris lefusil d’un encore, j’ai des gens peux mentionner notamment nom de

:nuit ’Jepeuxmêmevooe quelqu’un a sifflé montrer lamaison.C’est là, juste enface del’Hôpital. C’est uncabaret. J’ai vuça. Jen’étais Ildéphose par Toute mafamille a été tué. J’ai vucertains mourir (: petite Niyonsaba par balles) Bisesero m a remarqué quepersonne ne nous , laroute duMont Karongi. r ona pris i pour aller à

Enchemin, ily a eudesmorts parlesInterahamwe(d’autres queceux duStade), quinous attaqués. Ona rejoint les autres Tutsi qui étaient déjà à Karongi etBisesero. Là, nous a,¢ons été attaqués 2 jours après notre arrivée par desInterahamwe etdes militaires. C’était sur la colline deKarugaju/Bisesero. C’était peut-être fin-avril, mais çaa continué jusqu’au mois de ieunes gens essayaient desedéfendre.

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L

changait decolline augrédes venaient : cmmons de l’usine à théconduits pardeschauffeurs de RUZINDANA(je lesais par ceux qui parvenaient à s’en approcher), etcernaient les collines. RUZINDANA Jel’ai vupersonnellement une fois à Mutiti/coUine deBisesero, vers lecôté deRushishi dans lacommune deGisovu. C’était audébut dumois demai, vers 10h lematin. Jeleconnaissais, demême que sonpère. Jepourrais facilement lereconnaître. Ilamenait des Interahamwe avec iun camion Benz decouleur bleue del’Usine à thé. Jemetrouvais dans une brousse, à peu près à 200 mètres delui. Ceux qui étaient avec moil’ont aussi reconnu. Après avoir débarqué ces Interahamwe, ilest parti. Les gens disaient qu’il avait unfusil, jenem’en souviens pas. Il criait « Tuez les Tutsi, car cesont des Inkontauyi! ».Par lasuite, lemême jour, nous avons quitté notre brousse etjenel’ai plus revu. :

lu~ily venait:de temps entemps. Les gens disaient que KAYISHEMA perso~ës quid~geaiënt lësfugitifs à Bisesero qui était tailleur à Gitesi etBigirimana Jean, qui était agronome à 2 cadavres etles

MIKKA

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Jeleconnaissais parce que que l’on avait fait l’école ensemble chez les Adventistes à Gishyita. Jelereconnaîtrais très facilement. Jeleconnaissais aussi comme conseiller. J’ai vuMIKKA une seule fois à Mutiti/coIline deBisesero. C’était aumois d’avril. Ildirigeait tm~attaque. J’étais à 300 mètres delui. Jenemerappelle plus s’il avait unfusil. Jevoyais bL, qu’il dirigeait l’attaque car ilcriait des ordres. Enplus les réfugiés disaient aussi qu’il dirigeait l’attaque. t,¢ Pourle reste, je ne connais pasMUSEMA ni SIKUB~¢ABO. Je ne peuxdonc pasvous dire s’ils étaient à Bisi~ero. .~,

Dr Charles TWAGIRA C’est lui qui était ledirecteur delarégion sanitaire deKibuye. Jeleconnaissais bien, car ilfut mon patron quand jetravaillais à l’Hôpital deKibuy$.c0mme travailleur. Jel’ai vuquand ilpartait, puis quand ilrevenait..~’Nyamishaba, oùilavait été dirigé des ,attaques contre les Tutsi. Jelesais car les Interahamwe qui étaient à bord delacamionnette Dayhatsu bleue qu’il dirigeait avec sonchauffeur etquiavait été volée à uncommerçant de nomdeBosco Bongo (toujours envie, actuellement à Kigali) étaient armés delances, épées,
m~~h,~tt~~ ~t m~~~u~~T~ n’~i n~~ ",m l~nr~ m~.rtr~~nrnm~m~nt dit mni~ ~’~tAit~vidc.qtnO1Jff

to~t lemonde, car les fl~5~n.~s___ q~’ils transportaient à plusieurs reprises ledisaient à tout lemonde, m~ç

C’était aumois d’avril, entre le15etle20. Jevoyait lacamionnette bleue avec TWAGIRA et lesInterahamwe passer depuis lesgradins duStade, oùjevous aiexpliqué etmontré queje metrouvais. Jepeux encore dire quej’ai vuTWAGIRA accueillir lesmeurs quiétaient allés avec luià Nyamishaba, etleur offrir delabière chez Mugoyi Christophore à Gitesi, juste enface de l’Hôpital. Jevoyais çadepuis les gradins duStade. A cette occasion, ilétait avec Mihigo, qui était Président duTribunal dePremière Instance à Kibuye. Ilétait aussi avec Gahima Vincent, assistant-bougrnestre delaCommune deGitesi. Ilssecomportaient comme lespersonnes qui dirigeaient les expeditions à Nyamishaba. J’ai encore vuTWAGIRA dire auxInterahamwe d’aller tuer lesmalades oulesblessés Tutsi de l’Hôpital. En fait je nel’ai pasentendu directement, mais ce sont lestueurs queje rencontrais à l’Hôpital lorsque j’allais meravitailler eneau avec depetits Jerrycans qui mele di."~mt (etquine mefaisaient pasdemalcarjelesconnaissais presque tous pour avoir travaillé avec eux. Jesais quec’est bizarre, mais c’était comme ça). Cesont lesautres survivants duStade quim’envoyaient chercher del’eau pour laramener Stade enmedisant « Toi tuastravaillé avec eux ettules connais. Enplus, tun’as pas lenez très pointu ». Jesais encore queTWAGIRA a envoyé 2 travailleurs vers lafin dumois d’avril pour tuer une femme Tutsi médecin à l’Hôpital etses enfants (etdont lemari s’appelait Camille Karibwende etquiestactuellement encore médecin à Kabgayi). C’est l’assistant médical Tharcisse (actuellement é~diant à l’Université nationale duRwanda à Butare, originaire deGikongoro) qui meI a dit. C est une personne qui a toute maconfiance.

Quelques rescapés duStade -KAYIRANGA Jean, Kigali. Travaille pour lesSuisses. -~ _3AGWIRA, Caritas-Kigali tout près du bureau communal de Nyarugenge. Jesuis prêt à répéter ceque j’ai dit enTribunal, même sijedevais aller à Arusha. ICYEMEZO CY’UMUGABO

Iyi nyandiko-nvugo bayinsomeye muKinyarwanda. Ni ukuli kandi iruzuye nk’ttko nyizi kandi nyibuka. Nayitanze ku bushake bwanjye ntae~anyemereye, ntagahato. Nziko ishobora kuzakoreshwa mu mitimo ijyanye n’amategeko imbere y’uruldko nshinja-byaha mpuzamahanga rwashyiriweho u Rwanda kandiko nshobora kuzahamagarwa gutanga ubuhamya mu ruhame imbere y’urugereko rwa mbere rw’iremezo rw’Urukiko eyangwa mu rugereko rwarwo rw’ubujurire. Nzikandi ko ubuhamya ubwo aribwobwose butaribwo bushobora gutuma nkurikiranwa mu nzira zemewen’amate~ekon’urworukiko. ’~d}-,.Lzm. Ç~’~’~’: ï/.,[%~ ...7( ’~I~~’~~Ç’%~9 : ~ ’ " "~inan’Umukono:

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