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Wang Po-Heou. @ Sân tséu kîng. Tam tu kinh. Le Livre classique des trois caractères deici pour accéder aux tarifs et à la licence 2/ Les contenus de Gallica sont la propriété de la BnF au sens de l'article L.2112-1 du code général de la propriété des personnes publiques. 3/ Quelques contenus sont soumis à un régime de réutilisation particulier. Il s'agit : *des reproductions de documents protégés par un droit d'auteur appartenant à un tiers. Ces documents ne peuvent être réutilisés, sauf dans le cadre de la copie privée, sans l'autorisation préalable du titulaire des droits. *des reproductions de documents conservés dans les bibliothèques ou autres institutions partenaires. Ceux-ci sont signalés par la mention Source gallica.BnF.fr / Bibliothèque municipale de ... (ou autre partenaire). L'utilisateur est invité à s'informer auprès de ces bibliothèques de leurs conditions de réutilisation. 4/ Gallica constitue une base de données, dont la BnF est le producteur, protégée au sens des articles L341-1 et suivants du code de la propriété intellectuelle. 5/ Les présentes conditions d'utilisation des contenus de Gallica sont régies par la loi française. En cas de réutilisation prévue dans un autre pays, il appartient à chaque utilisateur de vérifier la conformité de son projet avec le droit de ce pays. 6/ L'utilisateur s'engage à respecter les présentes conditions d'utilisation ainsi que la législation en vigueur, notamment en matière de propriété intellectuelle. En cas de non respect de ces dispositions, il est notamment passible d'une amende prévue par la loi du 17 juillet 1978. 7/ Pour obtenir un document de Gallica en haute définition, contacter reutilisation@bnf.fr . " id="pdf-obj-0-2" src="pdf-obj-0-2.jpg">
Wang Po-Heou. @ Sân tséu kîng. Tam tu kinh. Le Livre classique des trois caractères deici pour accéder aux tarifs et à la licence 2/ Les contenus de Gallica sont la propriété de la BnF au sens de l'article L.2112-1 du code général de la propriété des personnes publiques. 3/ Quelques contenus sont soumis à un régime de réutilisation particulier. Il s'agit : *des reproductions de documents protégés par un droit d'auteur appartenant à un tiers. Ces documents ne peuvent être réutilisés, sauf dans le cadre de la copie privée, sans l'autorisation préalable du titulaire des droits. *des reproductions de documents conservés dans les bibliothèques ou autres institutions partenaires. Ceux-ci sont signalés par la mention Source gallica.BnF.fr / Bibliothèque municipale de ... (ou autre partenaire). L'utilisateur est invité à s'informer auprès de ces bibliothèques de leurs conditions de réutilisation. 4/ Gallica constitue une base de données, dont la BnF est le producteur, protégée au sens des articles L341-1 et suivants du code de la propriété intellectuelle. 5/ Les présentes conditions d'utilisation des contenus de Gallica sont régies par la loi française. En cas de réutilisation prévue dans un autre pays, il appartient à chaque utilisateur de vérifier la conformité de son projet avec le droit de ce pays. 6/ L'utilisateur s'engage à respecter les présentes conditions d'utilisation ainsi que la législation en vigueur, notamment en matière de propriété intellectuelle. En cas de non respect de ces dispositions, il est notamment passible d'une amende prévue par la loi du 17 juillet 1978. 7/ Pour obtenir un document de Gallica en haute définition, contacter reutilisation@bnf.fr . " id="pdf-obj-0-4" src="pdf-obj-0-4.jpg">

Wang Po-Heou. @ Sân tséu kîng. Tam tu kinh. Le Livre classique des trois caractères de Wâng Ph-heou en chinois et en français, accompagné de la traduction complète du

commentaire de Wâng Tsin-chîng, par G. Pauth

....

1873.

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7/ Pour obtenir un document de Gallica en haute définition, contacter reutilisation@bnf.fr.

LE

TROIS

LIV1E

CLASSIQUE

  • - DES

..

DE

CARACTÈRES

WANG

PËH-HÉOU

'.,

..

EN CHINOIS ET EN FRANÇAIS ACCOMPAGNÉ DE LA TRADUCTION COMPLÈTE DU COMMENTAIRE

DE WANG TÇIN-CHÎNG

PAR

G,

PAUTHIER

v

OUVRAGE TRADUIT ET PUBLIÉ A LA DEMANDE DE M. LE CONTRE-AMIRAL DUPRÊ GOUVERNEUR DE LA COCHINCHINE

*'_,

:::.,

'.,

CEALLAMEL

COMMISSIONNAIRE

PARIS

AÎNÉ,

LIBRAIRE-ÉDITEUR

POUR LA MARINE,

LES COLONIES

ET L'ORIENT

30, RUE DES BOULANGERS, ET 27, RUE DE BELLECHASSE

;i:;/

'

'

'.'.

\-

1873

TOUS,DROITS RÉSERVÉS

m

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PARIS* IMP. VICTOR GOUPY., RUE GARANCIÈRE, 5.

H-

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tséu

Tam

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kîng.

kinh.

^Qj^LIVRE

TROIS

CLASSIQUE

DES

CARACTÈRES

DE

WANG

PËH-HÉOU

EN CHINOIS ET EN FRANÇAIS ACCOMPAGNÉDE LA TRADUCTION COMPLÈTE DU COMMENTAIRE

DE WANG TÇIN-CHÎNG

PAR

G,

PAUTHIER

OUVRAGE TRADUIT ET PUBLIE

A LA ~ DEMANDE DE M. LE CONTRE-AMIRAL DUPRÉ

. GOUVERNEUR DE LA COCHINCHINE

CHALLAMEL

COMMISSIONNAIRE

PARIS

AÎNÉ,

LIBRAIRE-ÉDITEUR

POUR LA MARINE,

LES COLONIES ET L'ORIENT

30, -RUE DES BOULANGERS, ET 27, RUE DE BELLECHASSE

1873

TOUSDROITSRÉSERVÉS

INTRODUCTION

L'ouvrage

chinois

suivant

dont

j'ai

entrepris

la traduction

demande

qui

m'en

a été faite

de la

part

de M. le contre-amiral

Dupré,

gouverneur

de la Cochinchine,

est, avec son commentaire,

le livre

et que je publie

le plus

répandu

aujourd'hui,

dans

toutes

à la

les

écoles

primaires

et secondaires

de l'Empire

chinois;

c'est

aussi

celui

qui est généralement

mis le premier

entre

les mains

des jeunes

étudiants,

de trois

parce

que,

caractères

à cause

de la rédaction

(représentant

les

mots

de son texte

en phrases

chinois),

avec

rimes,

il

est le plus

laconique,

propre

n'est

par

à se graver

lui-même

dans

qu'une

leur

mémoire.

Ce texte,

sorte

de table mnémonique

très-

de

tout

ce qui doit faire

le sujet

du cercle

encyclopédique

de l'enseigne-

ment

au point

de vue chinois.

Mais le commentaire

qui l'accompagne,

quoique

vrage

peut-être

encore

des plus

intéressants

un peu

concis

lui-même,

et des plus

instructifs,

en fait

un

ou-

même

pour

nous

européens,

la civilisation

parce

qu'il

chinoise

fait connaître

et la grande

antiquité,

le gouvernement

de la jeunesse,

en prenant

chinois

l'enfant

et en le suivant

jusqu'à

son

âge

l'ensemble

de ce qui constitue

importance

que,

a toujours

attachée

dans

le sein

même

dès la haute

à l'éducation

de la mère,

adulte.

On peut

dire

qu'il

n'a

existé,

certains

ment

aussi

'

quatre

et qu'il

rapports

n'existe

encore

(comme

pour

aujourd'hui

la pratique

aucun

peuple

de la piété

filiale

qui,

sous

si forte-

recommandée

par le grand

loin

son système

d'éducation

mille

ans,

a coulé

comme

philosophe

Gonfucius1),

; système

qui,

depuis

dans

un moule

d'airain

ait porté

plus

toutes

de

les

1 Confucius

a écrit lui-même

un livre

spécial

sur ce sujet, intitulé

Kîng,

Treize

le « Livro de la piété

filiale », qui a été compris

Kîng,

publiée sous la dynastie

des Thâng.

dans l'édition

Hido

des

— VI

d'éduca-

Aussi

l'on

dire

que ce système

entre

contribué,

institutions

tion,

qui

du corps

nières

chinpises.

de la

peut

les membres

si bien

combinés

établit

social,

des rapports

depuis

le

der-

les

Prince

et ses ministres

peu

jusqu'aux

n'a pas

malgré

classes

population,

révolutions

et les conquêtes

que

la Chine

a subies

dans

le cours

des siècles,

à cette

stabilité

qu'on

lui reproche

injustement,

et qui,

par le développement

de sa civilisation

et la force

de ses

institu-

tions,

a su absorber

On

pourra

les souverains

se former

chinois

en elle-même

ses propres

une

ont

idée du soin que,

apporté

à l'éducation

vainqueurs.

dès les temps

du peuple,

anciens,

par

les

citations

suivantes,

tirées

du

Li kl :

« Yû-chf

(l'empereur

« tenait

les vieillards

Chûn,

de l'État

2,255-2,205

\ dans

l'asile

avant

notre

ou collège

ère) entre-

supérieur

« {chàng

« ordinaire

thsiâng),

dans

et il entretenait

l'asile

bu collège

« Les souverains

de la-dynastie

« le chef

» : 2,205-1,784

av. J.-G.)

les vieillards

de la population

inférieur

{hid thsiâng)

».

des Hia (dont

entretenaient

le « grand

Yû » fut

les vieillards

de

« l'État,

dans

« les vieillards

le grand

collège

de la population

oriental

[toûng siiï), et ils entretenaient

ordinaire

dans

le grand

collège

« occidental

{si siû2).

« Ceux de la dynastie

« les vieillards

de l'État

de Yin

(ou Châng,

dans

les «collèges

1783-1135)

de la droite

entretinrent

{yéou hiôh),

i Le Commentateur

Tchin-hao

dit que c'étaient

les vieillards

qui avaient été

revêtus

de hautes

dignités

: yèou

tsiôh,

ou qui possédaient

nentes : yèou tëh. — Il ajoute que les « vieillards

de l'État

des vertus

émi-

(Koûe

lâo) étaient

vénérables,

c'est pourquoi

ils étaient recueillis

et que les vieillards

de la population

ordinaire

dans le grand collège » [Ta hiôh) « étant d'une basse condition {pêï) »,

étaient,

par cela même,

recueillis

d'ans

l'établissement

{Siào hiôh).

Que les caractères

du texte : chàng

thsiâng,

des études

signifient

inférieures

le «grand

collège », situé dans le faubourg

occidental

(de la capitale),

et que le « petit

asile»4Jiia

thsiâng),

était la « petite maison d'étude

{siào hiôh) à l'Orient

du

palais de l'Empereur

2

». (Li-ki,

Le même commentateur

Chap. Wâng-tchi,

identifie

le caractère

k. 3, f°43).

siû, avec hiôh,

« école, col-

lège ». Il paraît évident

que l'entretien

des vieillards par l'État dans les Collèges

avait pour but de placer les élèves sous leur surveillance

et leur discipline,

d'en faire comme,des

tuteurs

ou précepteurs

des jeunes gens qui se rendaient

et

dans le même établissement.

— VII

« et ils entretenaient

les vieillards

de la population

ordinaire,

dans

« les « collèges

de la gauche

» {tsôh hiôhl).

« Les souverains

de la dynastie

« entretinrent

les vieillards

de l'État

des Tchêou

(1134-256

av. J.-C.)

dans

le collège

oriental

(toûng

« kiao* ), et les vieillards

de la population

ordinaire

dans

le petit

« collège

yû thsiâng

».

On lit dans

le même

livre

canonique,

au chapitre

Hiôh

kl, « Mé-

morial

des études

», des détails

plus

spéciaux

sur l'enseignement.

Je me borne,

pour

abréger,

du texte

et du commentaire.

à en extraire

les passages

suivants

tirés

L'enseignement

qui se pratiquait

dans l'antiquité

était

ainsi

orga-

nisé

: Vingt-cinq

familles

fermant

jeunes

par

gens

une

porte,

qui résidaient

formaient

un

à côté

de laquelle

groupe

était

d'habitations

une

école,

{liû)

où les

dans

leur

famille

se rendaient

matin

et

soir pour

y recevoir

l'instruction.

Cinq

cents

village

(tàng),

où les élèves

dont

l'école

des précédentes

se nommait

Écoles

« École

inférieures

familles

formaient

un

supérieure

» [thsiâng),

se rendaient

pour

y

recevoir

une

instruction

tion publique

qui devaient

ritoriales

de douze

mille

supérieure.

être placés

cinq

cents

Les établissements

d'instruc-

dans les circonscriptions

ter-

familles,

lesquelles

formaient

un arrondissement

(tcheôu),

étaient

dissement

» {Ll kl, k. 6 ch. 18).

nommés

Siâ « Collège

d'arron-

C'est au grand

avant

notre

ère),

philosophe

Khoûng-fou-tsèu

et à ses nombreux

disciples,

(Confucius,né

que la Chine

551 ans

est rede-

vable

Halde,

de ses meilleures

institutions

dans

la«

Vie deConfucius

politiques

» publiée

et morales.

Le P. Du

par lui 3, et rédigée

par

les missionnaires

« tendait

à redonner

français,

dit : « Toute

à la nature

humaine

la doctrine

ce premier

de ce philosophe

lustre,

et cette

  • 1 Le même commentateur

dit que le « collège de la droite » était le « grand

collège

» : ta hiôh, situé dans la banlieue

occidentale

; et le « collège de la

», le « petit collège » : siào hiôh,

situé à l'orient

du palais impérial.

du palais

gauche

2

Le a grand collège » (selon le commentateur)

était situé à l'orient

impérial;

et le yù thsiâng

était le « petit collège » {siào hiôh),

situé dans la

banlieue occidentale

  • 3 Description

de la

capitale.

de l'Empire

de la Chine,

etc., t. II, p. 386 ; édition de La

Haye,

1736.

— vm

et qui avait

été obs-

du vice.

du

du ciel,

beauté

avait

« première

« curcie

qu'elle

reçue

et par la contagion

d'obéir

par les ténèbres

pour

de l'ignorance

au Seigneur

« Il conseillait,

pouvoir

y parvenir,

« Ciel,

de l'honorer,

de le craindre,

« soi-même

(de ne pas faire

aux autres

d'aimer

son prochain

comme

ce que l'on ne voudrait

pas

« que l'on nous

 

fît), de vaincre

ses mauvais

penchants,

de ne prendre

« jamais

ses passions

pour

règle

de conduite,

de les soumettre

à la

« raison,

de

l'écouter

en toutes

choses,

de ne rien

faire,

de ne rien

« dire,

de ne rien

penser

même

qui lui fût contraire

»,

Cette belle

et pure

doctrine

qui se reflète

encore

aujourd'hui

dans

les écrits

publiés

en Chine

par l'innombrable

corporation

des

let-

trés,

et même

par

plusieurs

grands

souverains,

comme

les empe-

reurs

Khâng

M

et Khieh-loûng,

d'autres

doit commander

croient

le respect

à tous

seuls

la

ceux

qui,

professant

 

doctrines,

posséder

vérité.

Tel est du moins

 

l'avis

qu'un

éminent

sinologue

anglais,

Sir John

Francis

Davis,

n'a pas hésité

à exprimer,

dans

son livre

sur

la Chine

1, après

avoir

rapporté

un passage

du rév.

dr Milne,

traduc-

teur

du Ching

yû, ou « Édit

sacré»,

contenant

les « seize

maximes»

de l'empereur

Khâng

hî, développées

par son fils l'empereur

Young-

tching

; passage

 

dont voici

la traduction

:

« Pour

ma part,

comme

simple

individu,

je suis de l'opinion

que

« toute

vérité

et tout

bien

procèdent

originairement

 

de la même

« source;

aussi devons-nous

regarder

avec un certain

degré

de res-

«( pect ces fragments

 

de sentiments

 

justes

et de bons

principes

que

« nous

rencontrons

quelquefois

parmi

les payens

».

Sir John

Francis

Davis

fait là-dessus

les observations

suivantes:

« Il y a plus

« de Christianisme

de sens

commun

{aswellasmore

[more commonsensé),

Christianity)

dans

aussi

bien

ce passage

que

(cité)

« que dans

cet esprit

de détractation

étroit

et coupable

qui ne peut

« rien

voir de bon que ce qu'il

a chez

lui ; esprit

qui a quelquefois

« envahi

les écrits

de ceux qui ont entrepris

d'éclairer

les Chinois

2 ».

4 China.

A gênerai

Description

ofthat

édition de

1857,

t.

II, p.

118-119.

2 Un grand nombre de missionnaires

Empire,

catholiques

ce que dit le P. Intorcetta

à la fin de sa Confucii

and its inhabitants,

etc.

ont pensé de même.

Voici

vita, publiée à Goa en 1669 :

« Multo tamen

magis cavendum

nobis erit, ne verbo,

scriptove

damnemus,

IX

Nous

pensons

et du commentaire

donc

que la traduction

d'un

ouvrage

adopté

que nous

publions

du texte

dans

toutes

les Écoles

de la

Chine

et de la Cochinchine,

ne peut

être

que

très-utile

à MM. les

Inspecteurs

de ces dernières

Écoles,

qui

n'y

trouveront

contraire

à l'enseignement

donné

par

aux néophytes

Je ne terminerai

de notre

colonie.

pas cette Introduction

les missionnaires

sans solliciter

des lecteurs

pour

les erreurs

qu'ils

pourront

rencontrer

rien

de

français

l'indulgence

dans

mon

travail.

Ils s'apercevront

facilement

en le parcourant

que la tâche

que

toute

j'ai

entreprise

son étendue.

était

loin

d'être

aisée

Le texte seul

du Sân-tsèu

pour

kîng,

l'accomplir

ou

« Livre

dans

clas-

sique

sieurs

des phrases

langues

de trois

européennesd,

caractères

0

mais

», a été déjà

traduit

la seule

traduction

connaissance,

donne

des extraits

du Commentaire

chinois,

première

moitié

dans

son excellente

seulement,

est celle

de M. E. C. Bridgman,

Chrestomathie

Chinoise

2.

en plu-

qui,

à ma

pour

la

publiée

Toutes

donnent

tion privé

les

autres

n'ont

qu'une

valeur

des plus

médiocres

et ne

qu'un

Sommaire

des plus

décharnés

de son Commentaire,

comme

tous

de l'ouvrage

les lecteurs

en ques-

de ma tra-

duction

pourront

s'en convaincre.

Je n'ai

eu, pour

faire

cette

traduction,

ordinaire

du

texte

chinois,

de ceux

qui

illimité

défectueux

pour

les écoles

sous le rapport

petit

texte;

ce qui peut

chinoises.

Aussi

de l'impression

servir

à justifier

qu'un

exemplaire

très-

s'impriment

cet exemplaire

du Commentaire

les quelques

en nombre

est-il

assez

en plus

erreurs

que

j'aurais

pu commettre

dans

son interprétation.

*

aut laedamus

eum (Confucium),

quem tota gens tantoperè

suspicit,

ac vene-

« ratur,

ne huic odiosi reddamur,

non nos ipsi tantùm,

sed ipsemet,

« proedicamus,

Christus;

et dum forte conlemnimus

aut condemnamus

quem

eum,

« qui tam consentanea

rationi

docuit,

quique

vitam

ac mores

cum

doc-

« trina

conformare

1 M. A. Wylie,

(Shang-hae,

1867,

semper

studuit,

dans son Introduction

etc. »

à ses Notes on Chinese

literature

1 vol. in-4° de 260 pages),

énumère

sept traductions

du

texte du Sân-tsèu-kîng,

dont quatre

en anglais,

une en latin, une en allemand

et une en russe.

s A Chinese

Chrestomathy

in the Canton

Dialect.

(Macao,

1841,

1 vol.

in-i°.)

— X

Je ne veux

pas terminer

lieutenant

de vaisseau

Luro,

cette Introduction

pour les soins

sans

remercier

qu'il

a bien voulu

M. le

donner

aux transcriptions

dation

courante

annamites

en Cochinchine,

du texte

chinois,

où il a longtemps

d'après

la pronon*

résidé.

Cet offi-

cier a suivi

l'orthographe

adoptée

par

le savant

abbé

Legrand

de la

Liraye

dans

son dictionnaire

annamite-français.

G. PAUTHIER.

NOTE

Ce livre,

très-connu

en Cochinchine

sous

sera un

des livres

réglementaires

d'enseignement

tration

de Saigon.

Le gouverneur

de Cochinchine,

convaincu

le nom

de Tarn tû kinh,

à l'École

d'adminis-

qu'il

était indispensable

de confier

la traduction

de cet ouvrage

à un homme

possédant

à fond

l'histoire

et la littérature

chinoises,

s'était naturellement

adressé

à

M. Pauthier.

L'éminent

sinologue

était

l'amiral

les mains

par

ses travaux

de tous les marins

si remarquables,

qui fréquentent

tout

désigné

au choix

de

dont

une partie

est entre

les mers

de Chine.

Nous-même

avions

reçu l'ordre

ques mots qui sont la transcription

annamite

l'éditeur.

et,

surtout,

de surveiller

de fournir

des caractères

à M. Pauthier

les quel-

chinois

en mandarin-

l'exécution

de l'ouvrage

par

La préface

positeur

livre.

quand

et les dernières

feuilles

étaient

la mort

a enlevé

à la France

entre

les mains

du com-

le savant

auteur

de ce

A partir

M. Pauthier

exactement

de la page

U9,

; nous

nous

les épreuves

sommes

efforcé

possible

son manuscrit.

n'ont

plus

de faire

été corrigées

reproduire

par

le plus

E. L.

PRÉFACE

DE

WANG-TÇIN-CHING

COMMENTATEUR DU SAN-TSÈU-KING

« L'instituteur

Soûng

sique

(960-1122

des phrases

{siân sêng) Wang

Peh-héou,

lettré

de notre

ère)

composa

le Sân-tsèu-kîng,

de trois

caractères

», pour

l'instruction

de sa propre

école.

Ses

paroles

sont

concises

(kièn),

du temps

« Livre

des

clas-

des élèves

ses principes

d'une

ments

application

lucides

constante.

Son style

et faciles

à comprendre.

est

clair,

Il embrasse

net ; ses raisonne-

et combine

en-

semble

les trois

grandes

puissances

de la nature

{sân thsâï:

le Ciel,

la Terre

et l'homme,

ou les éléments

qui forment

le cercle

entier

de la connaissance)

et donne

les moyens

de pénétrer

dans

la con-

naissance

des Livres

canoniques

[Kîng] et des historiens

{szè). (Ce

livre)

est en réalité

1 es commencements

comme

un radeau

de leurs

études,

{fâh ou un esquif)

que,

dans

les jeunes

gens

qui cherchent

à s'instruire

peuvent

employer

pour

arriver

à atteindre

les sources

profondes

« Quant

de l'étude

à moi,

de l'antiquité.

sans

tenir

compte

du peu

de culture

de mon

intelligence,

rairement

du peu

entrepris

de développement

de mes

d'ajouter

un Commentaire

facultés,

(au texte

tion),

lequel

commentaire,

je ne puis

nullement

sur moi les critiques

des hommes

plus

éclairés.

en douter,

Toutefois,

il est

destiné

à aider

les jeunes

gens

dans

leurs

études,

j'ai témé-

en ques-

attirera

comme

et à leur

XII

inspirer

de bonnes

habitudes

dès leur

tendre

être reconnu

utile

à un certain

degré.

(Date) : année

ping où (du cycle de 60) sous

Khâng-hî(1726)».

enfance,

le règne

il sera

peut-

de l'empereur

L'édition

du Sân-tsèu-kîng

avec

le commentaire

chîng,

est celle

qui est la plus

recherchée,

la plus

de Wang

Tçin-

suivie.

Indépen-

damment

des milliers

d'exemplaires

qu'on

en imprime

annuelle-

ment

en Chine,

et Commentaire,

on en a fait plusieurs

d'une

traduction

éditions

mandchoue,

Mandchous.

On en a fait

aussi

Texte

et Commentaire,

de deux

une

édition,

traductions

accompagnées,

à l'usage

Texte

des jeunes'

accompagnée

aussi,

: l'une

en

mandchou,

et l'autre

nalités.

en mongol,

Ces diverses

l'on y professe

pour

mière

fois intégralement.

à l'usage

éditions,

l'ouvrage

des jeunes

faites

en Chine,

gens

de ces deux

prouvent

l'estime

natio-

que

que nous

avons

traduit

pour

la pre-

PRONONCIATION

MANDARINE-CHINOISE

:

San

MANDARINE-ANNAMITE

:

Taill

tséu

tÙ*

kîng.

lÙnll.

LE

PHRASES

LIVRE

DE

TROIS

CLASSIQUE

DES

CARACTÈRES.

1-16. Nature

de l'homme;

nécessité

de lui

donner

une bonne

éducation.

2.

Jîn

Nhcrn

tchî thsôu,

chi

sho,

sing

tinh

pèn

bon

che'n.

thiên.

tÉ

Sing

Tinh

n

siâng

tuong

àg

Idn,

cân,

m

m

sïh siâng

tâp tuo'ng

m.

youèn.

viën.

1.

ment

Le£ hommes,

bonne.

%. (Cette)

la pratique

nature

la fait

à leur

naissance,

ont une

nature

originaire-

est alors

grandement

à peu près

différer.

la même,

'

(mais

.

.

plus

tard)

?

Commentaire

chinois.

1. Ces (deux

membres

de phrase)

établissent

aussi l'exposition

L'être

le don que

1 ». S'attacher

le commencement

de la doctrine.

l'éducation)

Ciel a donné

de l'éducation,

par où commence

que la base (de

auquel

le

le

il est dit (dans

même

de

homme

le texte)

nhcm);

morale

C'est pourquoi

l'homme.

{jîn,

de la naissance

part

la vie, on l'appelle

Ciel lui a fait en naissant,

« nature

on l'appelle

fortement

aux

bonnes

inspirations

de sa « nature

morale

», de ce

principe

de la

gence,

à parler,

constant,

on appelle

vie de l'homme,

alors l'enfant

quand

reconnaît

cela

« vertu

il commence

». Dans

les premiers

temps

à développer

son intelli-

d'abord

sa mère;

quand

il commence

alors

il appelle

d'abord

ses père

et mère

{khî thsîn).

Meng-

tseù a dit

  • (K. 7, § 15) : « Les petits

« ne manquent

pas de reconnaître

enfants,

que l'on porte

leur père

et leur

mère,

sur léseras,

et de leur

« témoigner

leur amour.

Lorsqu'ils

ont atteint

;< ils ne

manquent

également

pas de témoigner

un

âge plus

de la déférence

« frère aîné. » Tchôu-tsèu

(Tchôu-hi)

a dit : « La « nature

avancé,

à leur

morale

»

« {sing) de l'homme,

dans

« eux-mêmes

ne sont-ils

tous,

est (primitivement)

pas tous bons?

»

bonne

; pourquoi

Com. 2. Ces (deux

dents

et les expliquent.

membres

de phrase)

se rapportent

aux

Khoûng-tsèu

(Confucius)

a dit {Lûn-yù,

ch. 17, | 2) : « Par leur nature

(sing),

les hommes

se rapprochent

précé-

K. IX,

les

« uns des autres;

par la pratique

[sîh), ils s'en éloignent

beaucoup

et

« diffèrent

grandement

2. » Cela veut

« de leur enfance

», l'homme

instruit,

dire que

l'ignorant,

pour

eux,

le sage,

qui les distingue

: tous

sont

doués

de cette

même

« nature

« au temps

n'ont

rien

3 ». Dans

l'origine,

« ils se rapprochent

kîn) et ne diffèrent

pas.

C'est

beaucoup

les uns

par

l'instruction,

des autres

le savoir,

» {siâng

que cette

même

« nature

» s'ouvre,

se développe.

Les

facultés

naturelles

{khi

1

Le terme

naturel,

nature,

f ££ sing

du texte

pourrait

dans le sens que lui donne

aussi

se traduire

par instinct

Massillon

: « Lumière

naturelle

« pour discerner

4

Sing

siâng

le bien du mal. »

kln yè; sîh siâng

youèn

yè. Le vers ci-dessus

2 n'en est

que

3

la

reproduction.

« Omnes veteresphilosophi,

maxime peripatetici,

âd incunabula

accedunt,

« qupd

in pueritia

facillime

se «rbittentur

« cere. » (Cic. De Fin. V. 20 )

naturae volontatem

posse cognos-

3 —

pin) sont

différentes

dans

chacun.

Celui

qui

développe

les facultés

qu'il

possède,

devient

instruit;

celui

dont l'intelligence

reste fermée,

obscurcie,

« droite

devient

stupide.

raison

1 », devient

Celui

qui

obéit,

qui

se confo