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RÉPUBLIQUE DU BÉNIN ¤¤¤¤¤¤¤¤¤ MINISTÈRE DE L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤ UNIVERSITÉ D’ABOMEY-CALAVI
RÉPUBLIQUE DU BÉNIN
¤¤¤¤¤¤¤¤¤
MINISTÈRE DE L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR ET DE LA
RECHERCHE SCIENTIFIQUE
¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤
UNIVERSITÉ D’ABOMEY-CALAVI
¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤
FACULTE DES SCIENCES ECONOMIQUES ET DE GESTION
(FASEG)
¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤
MEMOIRE DE MAITRISE
ES-SCIENCES ECONOMIQUES
Option : SCIENCES DE GESTION
Filière : MANAGEMENT DES ORGANISATIONS
THEME
ANALYSE FINANCIERE DE LA RENTABILITE
D’UNE INSTITUTION BANCAIRE :
CAS DE LA BOA-BENIN
Présenté et Soutenu par :
Edouard SOSSA
&
François BOCOVO
Sous la Direction de :
Thomas C. YEBA
Victor HOUNSOSSOU
&
Professeur Assistant à la
FASEG et à l’ENEAM
Assistant de recherche à la
FASEG
Décembre 2009
La faculté des Sciences Economiques et de Gestion (FASEG) n’entend donner aucune approbation ni improbation aux
La faculté des Sciences
Economiques et de Gestion
(FASEG) n’entend donner aucune
approbation ni improbation aux
opinions émises dans ce mémoire.
Ces opinions doivent être
considérées comme propres à leurs
auteurs.
La faculté des Sciences Economiques et de Gestion (FASEG) n’entend donner aucune approbation ni improbation aux

Analyse financière de la rentabilité d’une institution bancaire: Cas de la BOA-Bénin

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin DEDICACES A

DEDICACES

  • A DIEU le tout puissant, tout miséricordieux, l’unique pour m’avoir permis de finaliser ce mémoire. Puisse ta lumière illuminer le reste de ma vie et de mon parcours terrestre ;

  • A mon père Célestin SOSSA qui n’a ménagé aucun effort pour assurer mon éducation, malgré les vicissitudes, les affres et les supplices encourues. Recevez avec beaucoup de satisfaction et d’engouement ce travail comme heureux aboutissement de nombreux sacrifices acceptés depuis tant d’années. C’est également pour moi, l’occasion de vous témoigner toute ma profonde gratitude. Recevez ici, l’expression de mon attachement et de mon profond respect ;

  • A ma mère Jeanne TOSSOU pour vo tre amour et votre soutien inébranlable et indéfectible ;

  • A mes sœurs pour votre attachement fraternel ;

  • A tous mes amis et tous ceux qu i m’ont connu, aimé et aidé.

Edouard SOSSA

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Analyse financière de la rentabilité d’une institution bancaire: Cas de la BOA-Bénin

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin DEDICACES Je

DEDICACES

Je dédie ce travail à :

  • Ma mère Rosalie AZONWAKIN pour m’avoir mis les pieds à l’étrier de la vie et pour m’avoir enseigné que la comp assion et le courage comptent autant que la compétence et la réussite ;

  • Mon père Claude BOCOVO pour son soutien ;

  • Tous mes frères et sœurs en particulier M. Géoffroy BOCOVO, M. Romain BOCOVO et M. Fiacre GUENDEHOU dont le soutien ne m’a jamais été marchandé tout au long de ces années d’études supérieures ;

  • Vous, Mesdames Sébastienne AVOHA et Irène DOSSA pour vos soutiens et affections ;

François BOCOVO

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin DEDICACES Je

Analyse financière de la rentabilité d’une institution bancaire: Cas de la BOA-Bénin

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin REMERCIEMENTS Nous

REMERCIEMENTS

Nous voulons témoigner notre reconnaissance à tous ceux qui de près ou de loin, ont contribué à la rédaction du présent mémoire :

A Monsieur Thomas C. YEBA, qui a le grand mérite d’accepter avec promptitude de diriger ce travail avec abnégation et perspicacité malgré ses multiples occupations. Nous vous en sommes infiniment reconnaissants ; A Monsieur Victor HOUNSOSSOU, pour avoir accepté d’encadrer ce travail avec rigueur et pour ses précieux conseils ; A Monsieur Donatien TCHIDE-HOUNSA pour son soutien et ses remarques ; A Monsieur Modeste DEDEHOUANOU pour ses remarques ; Aux honorables membres de jury, pour leurs contributions fondamentales dans l’amélioration de ce mémoire ; A Monsieur le Directeur Général de la BOA-Bénin ; A tout le personnel de la BOA-Bénin ; A Monsieur Fulbert G. AMOUSSOUGA, Doyen de la FASEG pour ses multiples efforts ; A tous les professeurs de la FASEG pour avoir contribué à notre formation universitaire ;

A nos amis Armel, Bertille, Christian, Élie, Juliette, Loukouman, Marc,

Marius, Moutiatou, Nouhma, Narcisse et Saliou ;

Enfin, que tous ceux qui ont contribué de près ou de loin à la réalisation de ce mémoire, trouvent ici nos sentiments de très profonde gratitude.

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin REMERCIEMENTS Nous

Analyse financière de la rentabilité d’une institution bancaire: Cas de la BOA-Bénin

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin LISTE DES

LISTE DES SIGLES

AFH

: African Financial Holding

AIB

: African Investment Bank

AT

: Actif Total

BAB

: Banque Atlantique Bénin

BBD

: Banque Béninoise de Développement

BCB

: Banque Commerciale du Bénin

BCEAO

: Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest

BHB

: Banque de l’Habitat du Bénin

BIBE

: Banque Internationale du Bénin

BOA

: Banque Of Africa

BOAD

: Banque Ouest Africaine de Développement

BRS

: Banque Régionale de Solidarité

BRVM

: Bourse Régionale des Valeurs Mobilières

BSIC

: Banque Sahélo Sahélienne pour l’Investissement et le Commerce

CA

: Chiffre d’Affaire

CBB

: Continental Bank Bénin

CBE

: Coefficient Brut d’Exploitation

CNCA

: Caisse Nationale de Crédit Agricole

CNE

: Coefficient Net d’Exploitation

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin LISTE DES

Réalisé par Edouard SOSSA & François BOCOVO

iv

Analyse financière de la rentabilité d’une institution bancaire: Cas de la BOA-Bénin

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin CP :

CP

: Capitaux Propres

DBB

: Diamond Bank Bénin

EB

: Ecobank Bénin

EBE

: Excédent Brut d’Exploitation

FAGACE

: Fonds Africain de Garantie et de Coopération Economique

FBB

: Financial Bank Bénin

FSA

: Fonds de Solidarité Africaine

GARI

: Fonds de Garantie des Investissements

PGE

: Produit Global d’Exploitation

PN

: Position Nette de la clientèle

PNB

: Produit Net Bancaire

PROPARCO : Promotion et Participation pour la Coopération

RBE

: Résultat Brut d’Exploitation

RCCM

: Registre du Commerce et du Crédit Mobilier

RE

: Résultat d’Exploitation

ROA

: Return On Assets

ROE

: Return On Equity

SFI

: Société Financière Internationale

SGBBE

: Société Générale de Banque du Bénin

UEMOA

: Union Economique et Monétaire Ouest Africaine

UMOA

: Union Monétaire Ouest Africain

VA

: Valeur Ajouté

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin CP :

Analyse financière de la rentabilité d’une institution bancaire: Cas de la BOA-Bénin

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin LISTE DES

LISTE DES TABLEAUX

Tableau 1 : Evolution du capital Tableau 2 : Répartition du capital social en pourcentage Tableau 3 : Evolution du personnel de 2000 à 2008 Tableau 4 : Evolution du total bilan de la BOA-Bénin (en million de francs) Tableau 5 : Evolution des masses bilancielles actifs (en million de francs) Tableau 6 : Evolution des masses bilancielles passifs (en million de francs) Tableau 7 : Evolution des charges de la BOA-Bénin sur la période d’étude Tableau 8 : Evolution des produits de la BOA-Bénin sur la période d’étude Tableau 9 : Evolution des résultats de la BOA-Bénin sur la période d’étude Tableau 10 : Evolution du produit net bancaire Tableau 11 : Evolution du résultat d’exploitation Tableau 12 : Evolution des crédits à la clientèle Tableau 13 : Evolution des engagements par signature Tableau 14 : Poids des crédits à la clientèle Tableau 15 : Evolution de la position nette de la clientèle Tableau 16 : Importance des encours clients Tableau 17 : Evolution du taux de couverture du risque Tableau 18 : Evolution du coefficient de rendement Tableau 19 : Evolution du coefficient de rentabilité Tableau 20 : Evolution du coefficient brut d’exploitation (CBE) Tableau 21 : Evolution du coefficient net d’exploitation (CNE) Tableau 22 : Solde intermédiaires de gestion Tableau 23 : Hors bilan de la BOA-Bénin Tableau 24 : Bilan de la BOA-Bénin Tableau 25 : Hors bilan de la BOA-Bénin Tableau 26 : Bilan de la BOA-Bénin

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin LISTE DES

Analyse financière de la rentabilité d’une institution bancaire: Cas de la BOA-Bénin

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin LISTE DES

LISTE DES GRAPHIQUES

Graphique 1 : Evolution du total bilan de la BOA-Bénin de 2004 à 2008

Graphique 2 : Evolution des masses bilancielles actifs

Graphique 3 : Evolution des masses bilancielles passifs

Graphique 4 : Evolution des charges, produits et résultat de la BOA-Bénin

Graphique 5 : Evolution du produit net bancaire sur la période d’étude

Graphique 6 : Evolution du résultat brut d’exploitation sur la période d’étude

Graphique 7 : Evolution du résultat d’exploitation sur la période d’étude

Graphique 8 : Evolution des crédits à la clientèle sur la période d’étude

Graphique 9 : Evolution des engagements par signature

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin LISTE DES

Analyse financière de la rentabilité d’une institution bancaire: Cas de la BOA-Bénin

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin SOMMAIRE Introduction

SOMMAIRE

Introduction

1

CHAPITRE 1 : CADRE THEORIQUE DE

3

Section 1 : Problématique, objectifs, hypothèses de recherche et intérêt de

3

Section 2 : Revue de littérature et méthodologie de recherche

7

CHAPITRE 2 : PRESENTATION DE LA BOA-BENIN

27

Section 1 : Généralités sur la BOA-Bénin

27

Section 2 : ORGANISATION ET FONCTIONNEMENT DE LA BOA- Bénin

40

CHAPITRE 3 : CADRE EMPIRIQUE DE L’ETUDE

45

Section 1 : Analyse du bilan et du compte de résultat

45

Section 2 : Evaluation et gestion du risque de crédit

54

Section 3 : Analyse de la rentabilité

57

59

CONCLUSION

63

BIBLIOGRAPHIE

64

ANNEXES

68

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin SOMMAIRE Introduction

Analyse financière de la rentabilité d’une institution bancaire: Cas de la BOA-Bénin

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin Introduction générale

Introduction générale

Le Bénin à l’instar des autres pays de l’Afrique, a connu dans les années 80, les répercussions de la crise économique qui ont mis en difficulté un nombre important d’institutions financières en général et plus spécifiquement bancaires à savoir la CNCA, la BBD, la BCB etc. C’est alors qu’avec le renouveau démocratique, le Bénin a opté pour le libéralisme économique en mettant en place les conditions de pérennisation du système bancaire grâce à la loi n° 90-018 du 27 Juillet 1990 dont l’article trois (03) stipule que sont considérées comme banques « les entreprises qui font profession habituelle de recevoir du public des fonds dont il peut être disposé par chèque ou virement et de crédits ou de placements ». Ce qui a engendré un nouveau souffle pour la profession bancaire. De par leur mission, les banques se trouvent au carrefour de collecte de l’épargne et d’octroi de crédits. Ainsi, l’évolution de l’environnement politique, économique ou sociale crée de ce fait un contexte nouveau qui confronte les banques à de nouveaux défis à relever, suffisamment tôt sous peine de disparaître, avec des conséquences dommageables pour l’économie. L’instabilité inévitable de l’environnement macroéconomique d’une part et la forte sensibilité des banques à cette instabilité d’autre part, posent le problème du diagnostic régulier de ces institutions. Le but de ce diagnostic est de détecter d’éventuels déséquilibres et de les corriger en vue de leur assurer une bonne santé financière et ainsi que leur pérennité. Ceci est d’autant plus important que l’état de santé de toute une économie, est le reflet de celui de son système bancaire et vice versa comme le souligne Charles Kona Banny (2003) :

« Un système bancaire sain suppose une économie saine et réciproquement une économie saine présuppose un système bancaire adéquat ». L’état de santé financière de ces institutions particulières permettrait de prendre le pouls de l’économie considérée. C’est pourquoi, tout système bancaire, efficace est doté d’une institution de suivi et de contrôle qui a pour rôle de définir le cadre

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin Introduction générale

Analyse financière de la rentabilité d’une institution bancaire: Cas de la BOA-Bénin

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin d’exercice de

d’exercice de l’activité bancaire, d’établir les normes et de veiller à leur application effective en vue de prémunir le système contre le risque de faillite. Parallèlement à ce suivi, chaque institution doit pouvoir s’évaluer individuellement, identifier ses facteurs clés de succès en vue de faire

efficacement face à la concurrence et choisir les créneaux porteurs. Elle s’intéressera de même à son profil de risque afin de se doter des fonds propres adéquats et inspirer ainsi confiance aux tiers. C’est dans ce contexte que s’inscrit notre étude qui porte sur l’une des plus importantes banques béninoises, membre du système bancaire de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA) : la BOA-Bénin. En vingt ans d’activité, la BOA-Bénin peut faire état d’un palmarès impressionnant dans tous les compartiments de l’économie nationale, y compris les secteurs les plus difficiles et les plus risqués comme le prêt accordé aux ménages démunis d’une garantie conséquente. En dépit de son essor économique et de son expansion, la BOA-Bénin se trouve confronter à des difficultés. Au nombre de ces difficultés, nous pouvons citer :

  • - le faible taux du ratio de structure du portefeuille ;

  • - l’absence d’une mise à jour régulier de la situation comptable des

engagements hors bilan ;

  • - et le retard dans l’élaboration du livre journal et du livre de l’employeur. Pour répondre à ces difficultés, nous nous proposons de structurer notre étude en trois chapitres. Le premier présentera le cadre théorique et méthodologique de l’étude. Ensuite, le deuxième chapitre portera sur le cadre institutionnel et enfin le troisième chapitre s’appesantira sur le cadre empirique pour déboucher finalement sur les recommandations et suggestions susceptibles d’intéresser tous les acteurs concernés.

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin d’exercice de

Analyse financière de la rentabilité d’une institution bancaire: Cas de la BOA-Bénin

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin CHAPITRE 1

CHAPITRE 1 : CADRE THEORIQUE DE L’ETUDE

Le

présent

chapitre

s’articulera

autour

de

la

problématique,

des

objectifs, des hypothèses de recherche et de l’intérêt de l’étude.

Section 1 : Problématique, objectifs, hypothèses de recherche et intérêt de L’étude Paragraphe 1 : Problématique

Au lendemain de la 2 nde guerre mondiale, la reconstruction de l’Europe a nécessité la mise en place du plan MARSHALL 1 dont la mise en application a entraîné la création de certaines institutions majeures telles que : la banque mondiale et le fonds monétaire international. Les actions menées par ses institutions n’ont pas empêché l’avènement d’autres crises économiques. Au nombre de ces crises, nous pouvons citer celles des années 80 caractérisées par la mauvaise gestion administrative et financière des banques due à l’ingérence poussée de l’Etat dans les activités de ces dernières d’une part et l’accumulation des créances irrécouvrables ainsi que l’insuffisance du contrôle prudentiel d’autre part. De même, pour Soglo (1996), cette crise est due au seuil critique qu’avait atteint l’endettement public à l’égard de ces banques au sein de la plupart des pays de l’Afrique. C’est pour éviter que de pareilles situations se reproduisent que la commission bancaire monétaire Ouest africaine avait instauré un dispositif prudentiel qui vise essentiellement à assurer une protection accrue des déposants et à favoriser une mobilisation efficiente des ressources. Ce dispositif tient compte des risques induits par les innovations financières et prend en considération l’évolution des normes internationales en matière de la supervision bancaire ainsi que les spécificités de la zone UEMOA (Charles

1 C’est un plan instauré par l’américain Georges MARSHALL et qui vise la reconstruction de l’Europe suite à la seconde guère mondiale.

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin CHAPITRE 1

Analyse financière de la rentabilité d’une institution bancaire: Cas de la BOA-Bénin

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin Konan Banny

Konan Banny 2003 ). Malgré ce dispositif prudentiel, ces pays n’arrivent pas à résister aux effets des crises externes comme celle d’Août 2007 qui tire son essence des subprimes 2 , des prêts hypothécaires consentis à la classe moyenne américaine avec une certaine liberté inhabituelle et préjudiciable à toute activité bancaire 3 . Cette crise s’est rapidement répandue vers d’autres continents notamment l’Europe du fait de la titrisation qui a consisté pour les banquiers américains à transformer ces emprunts en titre sur les marchés boursiers. N’ayant point mesuré tout le danger qu’elles courent, les banques Européennes et autres ont acquis massivement ces titres. Or, à partir du moment où celui qui doit rembourser l’emprunt pour l’achat de sa maison ne peut plus payer, le titre n’a plus aucune valeur. Toutes ces différentes montagnes financières complexes ont engendré la chute de la bourse, laquelle a des effets sur la rentabilité de ces institutions bancaires. Les banques privées, du fait de leur caractère commercial sont plus que jamais préoccupées de la rentabilité de leur structure. Comme toutes les activités d’une entreprise se traduisent en flux financiers, leur bonne gestion est une nécessité si non, elle se prête à la liquidation. Ainsi, leur bonne gestion s’impose pour la survie de l’organisation. L’analyse financière reste un instrument d’évaluation et de contrôle de gestion qui permet aux dirigeants de l’organisation de prendre des décisions au moment opportun. La rentabilité donne une indication sur la capacité bénéficiaire de l’entreprise. La rentabilité des institutions bancaires garantit un environnement économique apaisé et impulse le développement d’une nation. Pour identifier les critères de sa performance et de permettre aux banques de s’inspirer de sa réussite en vue d’assurer leur propre stabilité et de se

2 Ce sont des crédits immobiliers accordés par les banques à des ménages qui disposent en majorité de faibles revenus. 3 fr.wikipedia.org/wiki/crise_financiére de 2007 à 2009

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin Konan Banny

Analyse financière de la rentabilité d’une institution bancaire: Cas de la BOA-Bénin

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin prémunir contre

prémunir contre les éventuels bouleversements socio-économiques. A cet effet quelques questions suscitent notre attention à savoir :

Comment se forme le produit net bancaire ?

Comment se gère le risque de crédit au sein de la BOA-Bénin ?

Les opérations faites par la BOA- Bénin sont-elles toujours rentables du point de vue économique et financier ? C’est dans le souci de répondre à ces interrogations que nous avons trouvé opportun de mener notre réflexion sur le thème : « Analyse financière de la rentabilité d’une institution bancaire : cas de la BOA-Bénin ».

Paragraphe 2 : Objectifs, hypothèses de re cherche et intérêt de l’étude

2.1 Objectifs de l’étude 2.1.1 Objectif général

L’objectif général de notre étude est d’examiner la gestion financière de la

BOA-Bénin.

2.1.2 Objectifs spécifiques

Les objectifs spécifiques poursuivis dans le cadre de cette étude se

résument comme suit :

  • - étudier la formation du produit net bancaire de la BOA-Bénin ;

  • - analyser le système de gestion du risque de crédit par la BOA-Bénin ;

  • - analyser la rentabilité économique et financière de la BOA-Bénin.

2.2 Hypothèses H1 : Le poids des opérations avec la clientèle a une influence positive dans l’obtention du produit net bancaire de la BOA-Bénin.

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin prémunir contre

Analyse financière de la rentabilité d’une institution bancaire: Cas de la BOA-Bénin

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin H2 :

H2 : La pérennité de la BOA-Bénin est due à l’efficacité de son système de gestion du risque de crédit. H3 : L’évolution du résultat a un impact positif sur la rentabilité de la BOA- Bénin.

2.3 Intérêt de l’étude

La présente étude intitulée «Analyse financière de la rentabilité d’une

institution bancaire : cas de la BOA-Bénin » vise a suscité un vif intérêt chez un grand nombre d’agents économiques dont principalement :

  • - les responsables de la BOA-Bénin : cette étude leur permettra d’apprécier

leur effort de gestion, de connaître leurs facteurs clés de succès, de mieux

orienter leur stratégie de développement et de cerner leur aptitude à gérer efficacement les risques encourus.

  • - les actionnaires potentiels : cette étude leur permettra de connaître les facteurs explicatifs de la rentabilité et la contribution réelle des différentes

activités de la banque à la formation des résultats publiés.

  • - pour les décideurs politico-économiques : cette étude les amènera à

prendre conscience de l’importance des unités bancaires dans le développement des activités économiques en vue de soutenir l’effort des responsables des

banques pour une mise en œuvre correcte de la réglementation bancaire au Bénin.

  • - pour les autres banques de la place : cette étude leur rappellera l’importance du diagnostic de leur situation financière ce qui réduira l’asymétrie d’information dans les opérations interbancaires.

    • - pour la communauté scientifique : ce travail contribuera, dans une mesure

aussi moindre soit-elle à relever les grands défis actuels en matière de recherche dans le domaine bancaire et à mieux se familiariser à l’utilisation des outils et techniques de l’analyse financière au domaine bancaire.

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin H2 :

Analyse financière de la rentabilité d’une institution bancaire: Cas de la BOA-Bénin

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin Section 2

Section 2 : Revue de littérature et méthodologie de recherche Paragraphe 1 : Revue de littérature 1.1 Analyse financière : définition, objectif et importance

La théorie financière d’une entreprise utilise conjointement le concept d’analyse et de diagnostic financier. L’analyse devient alors un ensemble de travaux qui permet d’étudier la situation de l’entreprise, d’interpréter les résultats et d’y prendre les décisions qui impliquent des flux monétaires. Son but, est de porter un jugement destiné à éclairer les actionnaires, les dirigeants, les salariés et les tiers sur l’état de fonctionnement d’une firme, face aux risques auxquels elle est exposée en se servant d’information et des sources externes. Ainsi, l’analyse financière se définit comme un ensemble de méthodes permettant de se faire, de l’extérieur en général, une opinion de l’entreprise (Alfonsin et Granjean, 1984). Les actions de l’analyse financière englobent la collecte des données significatives et leur interprétation afin de tirer des conclusions sur la santé financière d’une entreprise, sa politique d’endettement et de refinancement. C’est ce que justifie (LAVAUD, 1986) quand il disait que : « L'analyse financière a pour objectif de rechercher les conditions de l’équilibre financier de l’entreprise et de mesurer la rentabilité des capitaux investis ». D’autres auteurs ont essayé de définir l’analyse financière. Ainsi, pour (E. COHEN, 1997) l’analyse financière est : « un ensemble de concept de méthodes et d’instruments qui permettent de formuler une appréciation relative à la situation d’une entreprise, aux risques qui l’affectent au niveau et à la qualité de ses performances ». Quant à (Jean-Pierre LAHILLE, 2001), il définit l’analyse financière comme : « une démarche qui s’appuie sur l’examen critique de l’information comptable et financière fournie par une entreprise à destination des tiers ».

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin Section 2

Analyse financière de la rentabilité d’une institution bancaire: Cas de la BOA-Bénin

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin Dans l’ouvrage

Dans l’ouvrage de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (BCEAO), intitulé méthodologie d’analyse financière centrale des bilans de l’année 2004, l’analyse financière est définit comme : « une étude méthodologique des informations contenues dans les états financiers qui utilisent les instruments et les moyens appropriés. Sa finalité est de porter un jugement sur les risques encourus par l’entreprise et résultant de sa situation financière, de ses performances ainsi que de son équilibre financier. Elle contribue ainsi à éclairer les dirigeants, les partenaires de l’entreprise dans leur prise de décision ». L’analyse financière est différemment menée selon qu’elle est pratiquée par un responsable des services financiers internes ou par les tiers. Mais, quel que soit le statut de l’analyste financier, les méthodes restent les mêmes, seuls les objectifs peuvent être différents. Pour certains, c’est la valeur de l’entreprise qui importe alors que pour d’autres c’est la rentabilité. Somme toute, l’analyse financière apparaît comme un ensemble de démarches et d’outils spécialisés qui apportent une contribution décisive au diagnostic de l’entreprise.

1.2 Banques : origine, rôles et missions

3000 ans avant Jésus christ, on trouve des traces d’activités bancaires en Mésopotamie. Jadis, c’est le temple qui joue le rôle de banque et les prêteurs et prêteuses celui de banquiers en acceptant des dépôts d’argent aux souverains

puis aux marchands 4 . Chaque citée grecque était indépendante frappait sa propre monnaie, les changeurs de monnaie étaient donc indispensables au bon développement du commerce. Sans eux, les grecques n’auraient jamais pu développer le commerce

4 www.teteamodeler.com/culture/argent/info/banque.asp

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin Dans l’ouvrage

Analyse financière de la rentabilité d’une institution bancaire: Cas de la BOA-Bénin

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin dans les

dans les citées. C’est au XIe siècle que les lombards introduisent de nouvelles techniques financières et marquent l’histoire de la banque. Dès le XVII siècle, la naissance du papier monnaie révolutionne le monde de la banque et de la finance. Les banques centrales comme la banque d’Angleterre font leur apparition pour financier les Etats et pour contrôler l’émission d’argent. L’âge d’or des banques est le XIX siècle, c’est en ce moment que la monnaie scripturale et la monnaie fiduciaire voient le jour. Après la guerre de 1914, l’histoire de la banque est conditionnée par le développement de l’économie et l’organisation des systèmes bancaires. Les Etats jouent un rôle de plus en plus important dans le système bancaire. C’est ainsi que l’article 3 de la loi n° 90-018 du 27 Juillet 1990 portant réglementation bancaire en République du Bénin dispose : « sont considérés comme banques, les entreprises qui font profession habituelle de recevoir du public des fonds dont elles peuvent disposer par chèque ou par virement et qu’elles emploient pour leur propre compte ou pour le compte d’autrui en opération de crédit ou de placement ». Autrement dit, elles sont des entreprises qui collectent des dépôts sous forme d’épargne qu’elles gèrent et offrent en contrepartie des prêts et services financiers. Aujourd’hui, les banques jouent un rôle économique très important puisse qu’elles canalisent les ressources des agents excédentaires vers les unités déficitaires. Elles sont ainsi les intermédiaires financiers que ( Gurley et Shaw, 1987) définissent comme « une unité qui emprunte des fonds prêtables aux unités excédentaires (prêteurs) et achètent des actifs primaires auprès des unités déficitaires (emprunteurs). Actuellement, le rôle des banques s’est largement diversifié et étoffé. Selon leur rôle, on distingue la banque de gros et la banque de détail. La banque de gros : elle est intéressée par toutes les opérations financières de grandes envergures, qu’elles soient effectuées pour son propre compte ou pour celui d’un tiers. Elle joue des rôles comme :

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin dans les

Analyse financière de la rentabilité d’une institution bancaire: Cas de la BOA-Bénin

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin - lawww.businesspme.com/article/finances/122/ le rôle des banques Réalisé par Edouard SOSSA & François BOCOVO 10 " id="pdf-obj-19-6" src="pdf-obj-19-6.jpg">
  • - la gestion des titres côtés en bourse en tenant compte de toutes les opérations administratives liées à l’achat, la conservation et la vente ;

  • - le conseil d’assistance de grande entreprise pour la réalisation de différentes opérations financières ;

    • - l’investissement en octroyant des crédits pour le financement des

grands projets ou la participation dans le capital des entreprises. Quant aux rôles joués par les banques de détails, on peut citer :

  • - la collecte des dépôts : pour des besoins de financement, les banques mobilisent une quantité importante d’épargne auprès du public. Ces dépôts

s’effectuent sous différentes formes à savoir : les dépôts à vue et les dépôts à terme ;

  • - les crédits aux particuliers : la banque fait fructifier l’argent déposé par

ses clients en accordant des crédits aux particuliers. Les formes de crédit les

plus répandues sont : le crédit à la consommation, le crédit immobilier, le crédit revolving ou le crédit permanent et le crédit-bail etc.

  • - la gestion des moyens de paiement : elle englobe les chéquiers, les

cartes de crédits, les virements interbancaires, les distributeurs de billets et les coffres-forts. En définitive, les banques jouent un rôle économique très important. Elles ont un grand rôle dans la sélection des projets en fonction de leur perspective économique. Leur rôle peut être comparé à celui du cœur dans un corps humain qui distribue le sang riche en oxygène vers les autres organes qui en ont besoin 5 .

1-2 Différents types de risques bancaires

Elément primordial et prépondérant de l’économie d’un pays, les banques dans l’exercice de leurs rôles sont exposées aux risques variés qui sont

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Analyse financière de la rentabilité d’une institution bancaire: Cas de la BOA-Bénin

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin aujourd’hui acuminés,

aujourd’hui acuminés, en raison des mutations que connaît l’économie financière :

Concurrence accrue dans de très nombre ux secteurs ; Ouverture croissante sur l’extérieur ; Sophi stication incessante des produits ; Innovations financières et technologiques, et forte volatilité des variables de marché. D’une manière générale, il n’y a pas d’activité financière, ni économique sans prise de risques. La n otion du risque recouvre donc tout événement susceptible d’empêcher un établissement de réaliser ses objectifs ou encore de maximiser ses performa nces. Dans le cadre des activités du secteur financier, on distingue trois (03) grandes catégories de risques :

le risque de marché : c’est le risque de perte qui peut résulter des fluctuations des prix des instruments financiers qui compensent un portefeuille. Il peut porter sur les cours des actions, les taux d’intérêt, les taux de change, les cours de matières premières, etc. Par extension, c’est le risque des activités économ iques directement ou indirectement liées à un tel marché par exemple, un exportateur est soumis au taux de change, un constructeur automobile au prix de l’acier. le risque op érationnel : c’est le risque de perte direct ou indirect due à une inadéquation ou à une défaillance des procédures, du personnel et des systèmes internes. le ris que crédit : c’est le risque qui résulte de l’incertitude quant à la possib ilité ou la volonté des entreprises ou des clients de remplir leurs obligations. De tous les risques précédemment cités, c’est le risque crédit qui retiendra notre attention puisqu’il est le plus ancien et constitue un risque majeur dans le dispositif du «Risk Managment» dans une banque. Ainsi, il apparaît comme le

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin aujourd’hui acuminés,

Analyse financière de la rentabilité d’une institution bancaire: Cas de la BOA-Bénin

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin risque de

risque de pertes consécutives au défaut d’un emprunteur face à ses obligations, ou à la détérioration de sa solidité financière ou de sa situation économique au point d’évaluer la créance que l’établissement de crédit détient sur lui. De façon explicite, il existe donc deux (02) types de risques de crédit :

un risque de défaut : c’est le risque qu’un emprunteur ne soit pas en mesure de faire face à ses engagements de paiement. un risque de d épréciation de la qualité de crédit : il est dû à la détérioration de la solidité financière de la contrepartie et par conséquent à la qualité de la signature. Il ressort de cette explication que nous avons deux (02) catégories de débiteurs dont les risques associés à eux sont le risque émetteur et le risque de contrepartie. Comme émetteurs de crédit, nous pouvons citer les entreprises, les établissements de crédit, les comp agnies d’assurances, les Etats souverains. Et comme contrepartie, une tierce personne susce ptible de rembourser le crédit en cas de défaillance du contractant. En somme, le risque de crédit se compose du :

risque de défaut encore désigné sous l’appellation de «default Risk» par les Anglo-saxons ; risque de recouvrement dont le taux est fixé à l’avance et qui permet de calculer le montant récupéré sur l’actif de référence à l’issue de la défaillance. risque de dégradation de la qualité du crédit par le marché qui se traduit par la hausse de la prime de risque appelé la marge de crédit (crédit spread).La marge de crédit correspond à l’écart entre le rendement (The yield) exigé par le créancier et le taux sans risque. Plus l’emprunteur est risqué, plus la marge est élevée, moins les instruments de dette de l’emprunteur ont de la valeur. Elle peut être également illustrée par le changement de note (rating) de l’emprunteur de la part d’une agence de notation telle que Moody’s et Standard & Poor’s. Le risque de crédit est présent dans toutes les transactions qui ne sont pas réglées à 100%. Parmi les produits dérivés, les dérivés de crédit s’utilisent sur une

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin risque de

Analyse financière de la rentabilité d’une institution bancaire: Cas de la BOA-Bénin

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin gamme plus

gamme plus large que les dérivés de taux d’intérêt ou les dérivés sur actions dans la mesure où ils concernent la gestion du risque associé aux dettes bancaires et obligataires des entreprises. Pour un prêt bancaire, l’exposition au risque de crédit est égale au montant utilisé (out standing) par l’emprunteur majoré par les intérêts courus. Pour les produits dérivés, l’exposition au risque de crédit dépend de la valeur de marché de la position (mark-too-market), ce risque désigne le coût de remplacement du contrat dans les conditions du marché au moment de l’évaluation. Si la valeur du contrat est positive, elle correspond au risque de crédit. Cependant, pour avoir le

risque total de la position, il faut lui ajouter un coefficient de majoration (add- on) qui mesure la dérive positive en fonction de l’évolution du marché. Dans le

cas contraire, l’exposition, se calcule avec d evienne positive avant l’échéance du contrat.

la probabilité que cette valeur

1.3 Rentabilité

La rentabilité, de façon générale peut être définie comme : « l’aptitude de l’entreprise à secréter un résultat exprimé en unité monétaire » (COLAI SE B. ; 1993) . La rentabilité est donc un critère de ce qui est rentable.

Etudier la rentabilité d’une entreprise, revient à apprécier le résultat dégagé à chacun des niveaux reconnus comme significatifs. Il est ainsi possible de porter un jugement sur l’efficacité de la gestion courante par les dirigeants de

l’entreprise et de prévoir le montant des capitaux propres auxquels pourra avoir recours pour son fonctionnement et son développement.

la société

Ainsi, la rentabilité s’appréhende à trois (03) niveaux selon les objectifs

de l’analyse : « il s’agit de la rentabilité commerciale, de

la rentabilité

économique et de la rentabilité financière » (SOLNIK B. ; 2001) La rentabilité commerciale : elle a trait à la politique de prix de l’entreprise et à l a marge brute qu’elle prélève sur le prix de revient des produits vendus.

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin gamme plus

Analyse financière de la rentabilité d’une institution bancaire: Cas de la BOA-Bénin

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin Rentabilité commerciale

Rentabilité commerciale = Excèdent Brut d’Exploitation / Chiffre d’Affaire

La rentabilité économique : elle a trait à l’ensemble des mesures mis en œuvre par l’entreprise pour gérer les bénéfices à partir de ses actifs .

Rentabilité économique = Résultat Net / Actif Total

  • - La rentabilité financière : elle a trait à l’ensemble des mesures mis e n œ uvre par l’entreprise en vue d’assurer une bonne rémunération des apports.

Rentabilité financière = Résultat Net / Capitaux Propres

Outre ces 3 ni veaux de rentabilité, nous avons la rentabilité sociale et la rentab ilité bancaire. La rentabilité sociale : elle a trait à la répartition de la valeur ajoutée entre les différents partenaires sociaux. Son r atio est intéressant à connaître quel que s oit le contexte dans lequel on se situe.

Rentabilité sociale = (Charges salariales / Valeur Ajoutée) x 100

La rentabilité bancaire : elle représente l’aptitude d’une banque à dégager de son exploitation des gains suffisants, après déduction des coûts nécessaires à cette exploitation, pour poursuivre durablem ent son activité. Elle se calcule de divers es manières selon l’objectif poursuivi. Pour les actionnaires, le rapport du RN aux Fonds Propres (coefficient de rentabilité ou Return On Equity ROE) met en évidence le rendement de leur investissement. Cette évidence peut s’accommoder d’une sous capitalisation structurelle des établissements, un bon co efficient de rentabilité pouvant provenir d’un faible niveau de fonds propres.

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin Rentabilité commerciale

Analyse financière de la rentabilité d’une institution bancaire: Cas de la BOA-Bénin

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin Les analystes

Les analystes externes, notamment les contreparties des établissements de crédits, prennent également en compte les autres aspects de la structure financière et en particulier, le coefficient de rendement ou Return on Assets (ROA). L’inconvénient de cette approche est qu’elle place tous les actifs sur un même plan, alors que leurs risques sont différents et qu’elle néglige les activités de hors bilan qui se sont développées au cours de ces dernières années. Pour apprécier la rentabilité bancaire, plusieurs instruments d’analyses sont utilisés par les autorités prudentielles. Parmi ces instruments, on peut citer :

les soldes intermédiaires de gestion L’équilibre rentabilité / risque ne peut pas être toujours apprécié par le seul examen du résultat net, qui est un solde intégrant parfois des produits ou charges non récurrents qui peuvent masquer la structure de la rentabilité des établissements. C’est pourquoi, l’analyse de celle-ci passe par la mise en évidence des soldes intermédiaires de gestion qui permettent d’identifier les éléments ayant concouru à l’obtention du résultat final. Le produit net bancaire (PNB) est calculé par différence entre les produits et les charges bancaires. Il mesure la contribution spécifique des banques à l’augmentation de la richesse nationale et peut en cela être rapprochée à la valeur ajoutée dégagée par les entreprises non financières. Depuis 1993, le calcul du PNB intègre les dotations ou reprises des provisions sur titres de placement. En revanche, les intérêts sur les créances douteuses sont désormais déduits.

ou

PNB = Intérêts + Commissions nette

ou

PNB = Marge sur intérêts + Net des commissions PNB = Produits d’exploitation – Charges d’exploitation

Le produit global d’exploitation (PGE) calculé depuis 1993 est un solde intermédiaire qui ajoute au PNB, les produits accessoires et divers, les plus values nettes de cession sur immobilisations corporelles ou incorporelles, les

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin Les analystes

Analyse financière de la rentabilité d’une institution bancaire: Cas de la BOA-Bénin

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin plus values

plus values nettes de cession sur immobilisations financières et les dotations nettes aux provisions sur immobilisations financières. Le résultat brut d’exploitation (RBE) s’obtient en retranchant du PNB, majoré des produits accessoires, le volume des frais généraux et des dotations aux amortissements. il permet d’apprécier la capacité d’un établissement bancaire à générer une marge après imputation du coût des ressources et des charges de fonctionnement.

RBE = PNB - Charges générales d’exploitation

  • - Dotations aux amortissements

  • - Dotations aux provisions

Le résultat d’exploitation (RE) correspond au RBE diminué des dotations nettes aux provisions d’exploitation. C’est à ce niveau que la notion de risque est prise en compte. Depuis 1993, ce solde a été remplacé par le résultat courant avant impôt.

RE = Résultat Brut d’Exploitation – Coût du Risque

Le résultat net (RN) intègre outre le RE, les autres produits et charges de caractère le plus souvent exceptionnel, les dotations aux fonds pour risques

bancaires généraux et l’impôt sur les sociétés.

RN = RE + Gains sur actifs immobilisés

  • - Pertes sur actifs immobilisés

  • - Impôts sur sociétés

+ / - Résultat exceptionnel + / - Dotations / Reprises de FRBG

et Provisions Réglementées

les coûts, rendements et marges. L’évaluation de la rentabilité est le fruit des variations de taux et de volume qu’il importe de pouvoir dissocier dans l’appréciation de la situation d’un établissement bancaire. La mesure de l’effet prix et de l’effet volume passe

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin plus values

Analyse financière de la rentabilité d’une institution bancaire: Cas de la BOA-Bénin

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin par l’analyse

par l’analyse des coûts et des rendements obtenus en rapprochant le montant des intérêts perçus et versés sur celui des prêts et des emprunts correspondants. Un calcul de marge peut dès lors être réalisé sur les différentes activités d’intermédiation et donner lieu en définitive à une évaluation de la marge

globale d’intermédiation. Depuis 1993, ce ratio a fait place à celui de marge bancaire globale dont la création a été motivée, d’une part, par la nécessité d’avoir un ratio prenant en compte l’ensemble de l’activité bancaire, y compris les activités de services et de hors bilan, et, d’autre part, le souci de calculer un indicateur simple facilement utilisable dans les comparaisons internationales. Elle résulte du rapport du PGE sur le total du bilan et "l’équivalent crédit sur instruments financiers à terme". Compte tenu du fort développement des opérations bancaires hors intermédiation, il est souhaitable de tenir compte dans l’analyse des produits et charges qu’elles génèrent et de rapporter l’ensemble des gains nets ainsi obtenus au total des fonds utilisés, qui sont constitués des fonds empruntés et des capitaux propres. Le taux ainsi calculé est un indicateur du rendement global d’un établissement bancaire. Cet indicateur est resté inchangé par la réforme de

1993.

Les ratios d’exploitation Plusieurs ratios peuvent être calculés afin de mettre en évidence les structures d’exploitation. Les plus utilisés sont :

  • - Le coefficient global d’exploitation : rapport des frais généraux au

PGE. Il montre de façon synthétique la part des gains réalisés qui est abordé par les coûts fixes.

  • - Le coefficient brut d’exploitation (CBE) : il mesure le rapport entre les

dépenses d’exploitation et les recettes d’exploitation. Il indique la capacité d’une banque à couvrir l’ensemble de ses dépenses d’exploitation par des revenus de

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin par l’analyse

Analyse financière de la rentabilité d’une institution bancaire: Cas de la BOA-Bénin

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin même nature.

même nature. Souvent, on lui préfère le coefficient net d’exploitation pour mettre en évidence l’effet des seuls frais de structure sur le produit net bancaire.

CBE = Dépenses d’Exploitation / Recettes d’Exploitation

  • - Le coefficient net d’exploitation (CNE) : il est le rapport entre les frais

de structure et le produit net bancaire. Ce coefficient indique la part de richesse

produite qui est absorbée par l’ensemble des frais de structure qu’il a fallu engager pour produire cette richesse. Symétriquement, le ratio résultat brut d’exploitation sur PNB indique quelle est la part de richesse produite qui reste à la disposition de l’entreprise après paiement des frais de structure, pour provisionner les risques de crédit et rémunérer les actionnaires.

CNE = Frais de Structure / Produit Net Bancaire

  • - Le coefficient de rentabilité : rapport du RN aux Fonds Propres,

autrement appelé Return On Equity (ROE)

  • - Le coefficient de rendement : rapport du RN au total du bilan,

autrement dit Return On Assets (ROA). Toutefois, la notion de rentabilité ne doit pas être confondue à celle de la marge qui est le rapport du résultat au volume d’affaire traité. Ainsi, pour qu’une entreprise obtienne une forte rentabilité, elle doit avoir une faible marge et un fort taux de rotation du capital.

1.4 Etude empirique

Ce paragraphe s’évertuera à exposer brièvement le point des travaux antérieurs dans le domaine de notre étude et montrera en quoi cette étude contribue plus spécifiquement à l’appréciation de la rentabilité des banques. Des études antérieures ont été menées par plusieurs chercheurs sur la rentabilité des entreprises et particulièrement sur celle des banques.

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin même nature.

Analyse financière de la rentabilité d’une institution bancaire: Cas de la BOA-Bénin

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin Des études

Des études empiriques conduites par (Meyer et Pifer, 1970) sur les faillites bancaires aux Etats Unis, leur ont permis de conclure que les faillites bancaires sont positivement corrélées à la variation du taux d’intérêt sur les dépôts à terme et à la croissance des dettes. D’autres auteurs attribuent la survenance des faillites bancaires à l’augmentation des prêts commerciaux, des dépenses de fonctionnement et à l’accroissement du taux de détention des actifs risqués (Sinkey, 1975 ; Martin, 1977). Des auteurs tels que (Arshadi et Lawrence, 1987) ont analysé sur la base des données empiriques le comportement de la performance de nouvelles banques installées aux Etats Unis. Ils sont parvenus à la conclusion selon laquelle le coût des opérations bancaires, la taille des banques et la structure des crédits bancaires sont des variables qui expliquent mieux la performance des banques. Pour apprécier les facteurs qui influencent la performances des banques commerciales en Europe, en Amérique du Nord et en Australie, (BOUKE, 1989) a utilisé le concept de la valeur ajoutée et est parvenu à la conclusion selon laquelle, le ratio de liquidité et le ratio de la concentration pour chaque pays étaient significatifs dans la détermination de la profitabilité des banques commerciales. Une méthodologie identique à celle de BOUKE, a été utilisée par (MOLYNEUX et THORNTON, 1992) pour déterminer la profitabilité des banques. Les résultats obtenus leurs ont permis de conclure que plus le marché bancaire est concentré, plus la banque est performante. Pour évaluer la fragilité bancaire au sein de l’Europe, (Goyeau et Terazi, 1992) ont montré que les défaillances bancaires sont positivement corrélées à une forte exposition aux risques de portefeuilles et à une diminution du degré de couverture. Même si ces résultats peuvent encore se vérifier dans une certaine mesure dans le cadre de nos banques africaines, ces études ne répondent pas toujours aux attentes du contexte africain. C’est pour remédier à ces insuffisances que

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin Des études

Analyse financière de la rentabilité d’une institution bancaire: Cas de la BOA-Bénin

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin certains auteurs

certains auteurs de la sous région ont mené des études de recherche portant sur les institutions bancaires de leur pays. Au nombre de ces études nous pouvons citer :

Après avoir étudié le processus de privatisation du système bancaire en république du Bénin (QUENUM, 1987) a recommandé aux banques, à l’image de toute autre entreprise, de recher cher la rentabilité et le profit. La commission bancaire de l’UMOA (1988), a montré que la capacité d’adaptation des établissements de crédits est subordonnée à l’existence d’une gestion fine de la rentabilité permettant des analyses multidimensionnelles et prévisionnelles de ces institutions. Après une étude portant sur un échantillon de 69 pays, (Caprio et Klingebiel, 1996), découvrent que les crises bancaires au Bénin, au Togo, en Côte-d’Ivoire et au Sénégal sont principalement la détérioration des termes de l’échange, les prêts bancaires aux entreprises parapubliques, le manque de discipline fiscale et l’appréciation du taux de change. Quant à (POWO, 1997), ces travaux de recherche dans l’UEMOA ont montré que la principale cause de faillite bancaire dans les pays membres est la mauvaise gestion du risque de portefeuille. Prince ADJEVI (2000), a montré que l’analyse du résultat est un outil précieux pour le maintien et l’accroissement de la compétitivité d’une entreprise. Elle doit demeurer une préoccupation pour toute entreprise. L’auteur a souligné que pour bien orienter son action et la rendre plus efficace, le banquier doit se référer aux calculs des soldes intermédiaires de gestion. Cette approche analytique globale conduit forcément à des conclusions qui ne sont pas toujours opérationnelles pour chaque banque prise individuellement. En effet, chaque institution est spécifique en ce qu’elle a ses propres problèmes qui ne sont pas nécessairement partagés par les autres. Pour pallier à cette limite, les chercheurs suivants se sont consacrés à l’étude d’une

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin certains auteurs

Analyse financière de la rentabilité d’une institution bancaire: Cas de la BOA-Bénin

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin institution spécifique

institution spécifique en vue de proposer des solutions immédiatement opérationnelles. C’est dans ce cadre que s’inscrit la recherche de (Nassirou NOUROU et Abdou Machoudi WAYIDI, 2004) qui ont étudié à base des outils de l’analyse financière, la performance de la Banque Islamique de Développement (BID). Ils ont constaté que les difficultés liées à la rentabilité ont pour impact les résultats nets excédentaires mais, faibles durant les cinq années d’étude. Cette situation est principalement due au taux d’intérêt nul relatif à l’approche conceptuel islamique et au choix des charges administratives comme un taux forfaitaire sur les prêts financés. Pour répondre à ces difficultés, ils ont préconisé la mise en place des programmes de micro finances aux pauvres ; l’application d’un taux d’intérêt moins élevé sur des prêts que de prélever un taux forfaitaire de charges administratives ; la diversification de ses ressources financières et enfin favorisé l’accessibilité du système d’information. AGBO-DJAGLI et AKPODJI (2005) ont étudié méthodiquement à l’aide des outils de l’analyse financière et sur la base des états financiers de la banque, la rentabilité de la Financial Bank Bénin (FBB). Ils ont constaté que les activités de la banque ne dégagent pas assez de revenus pour couvrir ses charges. En d’autre termes, les charges d’exploitations sont mal maîtrisées et il n’existe pas une véritable politique de gestion des charges de structure ce qui rendait pour la plupart du temps le résultat net négatif. Ils sont arrivés à un ensemble de propositions dont l’application, selon ces auteurs, devrait permettre d’améliorer la rentabilité de la banque.

Paragraphe 2 : Méthodologie de la recherche

Il s’agit, comme le souligne Grawitz (1986), d’un ensemble concerté d’opérations mises en œuvre pour atteindre un ou plusieurs objectifs, un corps

de principe qui préside à toutes recherches organisées, un ensemble de normes

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin institution spécifique

Analyse financière de la rentabilité d’une institution bancaire: Cas de la BOA-Bénin

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin permettant de

permettant de sélectionner et de coordonner les techniques. La méthodologie constitue de façon plus ou moins précise un plan de travail en fonction d’un but.

Dans

le cadre

de

notre étude, elle

va consister à choisir

l’unité de

recherche, la période d’étude, les outils de collecte et d’analyse des données.

2.1 Choix de l’unité de recherche

Compte tenu des objectifs de notre étude, nous avons circonscrit le

champ de notre étude à la BOA-Bénin. L’objectif général de notre étude étant une contribution modeste pour faciliter aux banques de financer les activités économiques avec moins de difficultés. Cependant certaines restrictions s’imposent à nous.

Le choix de la BOA Bénin comme unité de recherche se justifie par des raisons majeures suivantes :

  • - Elle est une banque qui a une couverture prépondérante du territoire

béninois ;

  • - Elle a reçu plusieurs reconnaissances de la revue : The Banker comme banque de l’année ;

  • - Elle a, à travers sa forte capacité d’adaptation à son environnement et son ancienneté capitalisée un certain nombre d’expériences en matière de

méthode de gestion surtout technologique et informatique ;

  • - Elle est cotée à la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières.

  • 2.2 Choix de la période d’étude

L’analyse empirique de notre étude s’étend de 2004 à 2008 qui

constituent les cinq derniers exercices de la BOA-Bénin.

  • 2.3 Outils et collecte des données.

Afin d’obtenir les données complètes et pertinentes pour notre étude, nous

avons utilisé la recherche documentaire et les entrevues comme techniques d’investigations.

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin permettant de

Analyse financière de la rentabilité d’une institution bancaire: Cas de la BOA-Bénin

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin 2.3.1 Recherche
  • 2.3.1 Recherche documentaire

Elle consiste à recueillir des informations ou des données secondaires aussi bien qualitatives que quantitatives à partir des sources appropriées. Elle a été possible grâce à la collecte d’ouvrage d’articles, de revues de mémoires, de rapports officiels publiés et grâce à la consultation de sites web. Cette démarche nous a permis, non seulement de sélectionner les documents pouvant nous être utiles, mais, de cerner les contours du terme de recherche et

de mieux structurer l’arrière plan théorique de notre étude au su de l’existant. Notre documentation s’est axée sur les articles, les revues, les rapports de la BOA Bénin et des ouvrages spécialisés sur l’analyse financière et la rentabilité. Des travaux académiques ont été aussi consultés à la bibliothèque de la FASEG, de la BCEAO et de l’ENEAM. Outre les éléments sus cités, nous avons utilisé les états financiers de la BOA qui constituent un véritable sous bassement de notre étude.

  • 2.3.2 Entrevues

Dans l’optique d’obtenir des renseignements fiables, nous avons choisi une entrevue à questions ouvertes avec le chef service comptabilité, le chef service recouvrement et trésorerie et enfin avec le directeur administratif et financier. Ces questions portent essentiellement sur la gestion de la structure financière ainsi que sur la rentabilité de l’institution.

2.4 Outils d’analyse des données

L’approche utilisée est la méthode comparative et l’analyse se fait suivant le modèle financier. Toutes les données recueillies ont été présentées à l’aide des éléments de la statistique descriptive notamment les tableaux et les graphes qui décrivent l’évolution des indicateurs financiers.

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin 2.3.1 Recherche

Analyse financière de la rentabilité d’une institution bancaire: Cas de la BOA-Bénin

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin Hormis les

Hormis les éléments de la statistique descriptive, certains ratios seront calculés dont notamment le ROA et ROE.

2.5 Cadre opératoire

A ce niveau, il s’agit pour nous de décrire le contexte de validation de nos

hypothèses de recherche. Le cadre opératoire apparaît donc comme un creuset qui fixe les conditions de confirmation ou d’infirmation des hypothèses.

2.5.1 Condition de vérification de l’Hypothèse 1

La validation de H1 intitulée : «Le poids des opérations avec la clientèle a une influence positive dans l’obtention du produit net bancaire de la BOA- Bénin» passe par l’étude du bilan et du compte de résultat. Le bilan en ce sens qu’il permet de dégager le résultat net d’une période donnée, qui n’est que le résidu du produit net bancaire. Quant au compte de résultat, il est un véritable outil d’analyse de la rentabilité. Primo, nous reclasserons tous les éléments du bilan suivant les différentes lignes de métiers. Ensuite, nous dégagerons la contribution de chaque ligne de métier au total bilan en nous intéressant particulièrement à la contribution des opérations avec la clientèle au total du bilan et dans le temps. Lorsque la contribution moyenne des opérations avec la clientèle, tant à l’actif qu’au passif, par rapport au total bilan sera strictement supérieure à

quarante pour cent (40%) du total bilan sur la période de notre étude, l’hypothèse 1, sera dite partiellement confirmée. Elle sera infirmée dans le cas contraire. Secondo, nous étudierons la contribution des différentes lignes de métier à la formation du produit net bancaire (PNB) tout en suivant dans son évolution la contribution des opérations avec la clientèle. Si les opérations avec la clientèle contribuent à elles seules en moyenne au moins à soixante pour cent (60%) au PNB, l’hypothèse H1 sera dite partiellement confirmée.

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin Hormis les

Analyse financière de la rentabilité d’une institution bancaire: Cas de la BOA-Bénin

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin Dans le

Dans le cas où les deux conditions seront vérifiées, c’est-à-dire que d’une part les opérations avec la clientèle contribueraient moyennement sur les années de notre étude au total bilan à au moins 40% et que de l’autre part, elles contribuent moyennement à plus de 60% au produit net bancaire, l’hypothèse H 1 sera dite confirmée. Elle sera infirmée dans le cas où aucune des deux conditions ne serait vérifiée.

  • 2.5.2 Conditions de vérification de l’hypothèse2

La validation de l’hypothèse H2 intitulée : «La pérennité de la BOA- Bénin est due à l’efficacité de son système de gestion du risque de crédit» passe par l’étude des agrégats de créance à savoir : les créances clients, la position nette de la clientèle, l’encours des créances clients, le taux de couverture de ces encours. L’hypothèse sera confirmée lorsque les encours de créance sont faibles et que le taux de couverture est élevé. Dans le cas contraire, elle est infirmée.

  • 2.5.3 Conditions de vérification de l’hypothèse 3

L’hypothèse H3 est intitulée «L’évolution du résultat a un impact positif sur la rentabilité de la BOA-Bénin». Pour vérifier cette hypothèse, nous nous intéresserons d’abord à l’évolution des produits et charges en vue de mieux apprécier les conditions de formation des résultats nets. Ensuite, nous nous intéressons à l’évolution et à la contribution des soldes intermédiaires de gestion, ce qui nous permettra de porter un jugement adéquat sur la rentabilité de

la banque. Enfin, certains ratios de rentabilité et d’exploitation seront calculés à partir du bilan et du compte de résultat, ce qui nous permettra d’évaluer correctement la rentabilité. Ce n’est qu’après tout ceci que nous conclurons que les activités de la banque sont rentables confirmant ainsi l’hypothèse H3 ou dans le cas contraire, l’infirmant.

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin Dans le

Analyse financière de la rentabilité d’une institution bancaire: Cas de la BOA-Bénin

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin 2.6 Difficultés

2.6 Difficultés et limites du travail

La réalisation de ce travail de recherche s’est confrontée à des difficultés de deux ordres :

La première est liée à l’indisponibilité des personnes ressources en raison de leurs préoccupations professionnelles. La seconde tient au secret bancaire qui fait partir intégrante du quotidien des banquiers. Malgré l’accord de notre stage en vue de la rédaction du mémoire

par la Direction Générale, la réticence enregistrée à réduire nos outils aux seuls états financiers publiables.

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin 2.6 Difficultés

Analyse financière de la rentabilité d’une institution bancaire: Cas de la BOA-Bénin

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin CHAPITRE 2

CHAPITRE 2 : PRESENTATION DE LA BOA-BENIN

Une étude fiable ne peut se faire sans une connaissance parfaite du milieu de l’étude. Cette connaissance théorique que ce soit, constitue le point de départ irremplaçable pour décider de la façon dont-elle devrait fonctionner. En effet, on ne pourra connaître objectivement une entreprise si l’on ne remonte pas à ses débuts pour connaître son histoire, ses attributions, son organisation ainsi que ses performances dans le temps et dans l’espace.

Section 1 : Généralités sur la BOA-Bénin

Paragraphe 1 : Historique et missions de la BOA

1.1 Historique

Après la crise socio-économique des années 80, l’environnement bancaire Béninois s’est profondément métamorphosé pour faciliter la collecte de l’épargne et le financement de l’économie grâce à l’avènement des nouvelles banques commerciales au nombre desquelles figure la BOA. Initiée par la société Africain Financial Holding (AFH), la BOA-Bénin deuxième expérience après celle du Mali, a été créée le 29 juin 1989 sous forme d’une société anonyme dont la fiche si gnalétique se présente comme suit :

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin CHAPITRE 2

Analyse financière de la rentabilité d’une institution bancaire: Cas de la BOA-Bénin

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin FICHE SIGNALETIQUE

FICHE SIGNALETIQUE

RAISON SOCIALE :

BANK OF AFRICA.

SIGLE :

BOA-Bénin

FORME JURIDIQUE :

Société Anonyme à conseil d’administration

NATIONALITE :

BENINOISE

DATE ET LIEU DE NAISSANCE :

29 juin 1989 à Cotonou

 

°

N

D’IMMATRICULATION AU RCCM : 15053B

 

CODE BANCAIRE AU BENIN :

B0061F

CODE SWIFT :

AFRI

BJ

BJ

N° D’AUTORISATION D’EXERCICE : 219/MF / DGM / DMC / MTC / du 13 octobre 1989 ADRESSE DU SIEGE SOCIAL : Avenue Jean Paul II 08BP :0879 TRI-Postal Cotonou

Tél : (00229)

21 31 32 28

(00229)

21 31 31 17

Télex : 5079 E-mail: boa.dg@ firstnet.bj DATE D’OUVERTURE EFFECTIVE: 15 Janvier 1990

Elle

a

pour objet la pratique

de toutes

les opérations financières,

commerciales, mobilières, immobilières et des investissements productifs. Elle est une société anonyme dont le capital actuel est de huit (08)

milliards de FCFA à raison de 800.000 actions de nominale 10.000FCFA.Elle a

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin FICHE SIGNALETIQUE

Analyse financière de la rentabilité d’une institution bancaire: Cas de la BOA-Bénin

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin été cotée

été cotée à la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) depuis le 17 novembre 2000 avec un cours de trente mille (30.000F CFA) l’action. Pour faciliter le développement de l’économie béninoise et dans le but de mieux satisfaire les besoins de sa clientèle, la BOA-Bénin s’emploie à se rapprocher de ses clients par l’installation de plusieurs agences sur le territoire national. La devise «LA FORCE D’ UN GROUPE, LA PROXIMITE D’UN PARTENAIRE», se trouve de plus en plus concrétisée. Ainsi, nous comptons aujourd’hui dix-huit (18) agences à savoir dix (10) à Cotonou et huit (08) régionales. Avec ses implantations, la BOA-Bénin dispose du plus vaste réseau bancaire du pays. Il convient de préciser, qu’elle est une banque commerciale entièrement privée dont l’originalité réside essentiellement sur la triple composante de l’actionnariat :

  • - des actionnaires privés nationaux pour leur appui promotionnel au plan

local ;

  • - de la société African Financial Holding (AFH) comme partenaire technique fédérateur de la stratégie de groupe ;

  • - des organismes internationaux de promotion du secteur privé africain qui renforcent sa crédibilité. 1.1.1 Evolution et répartition du capital

Ayant démarré ses activités avec un capital de sept cent millions (700.000.000) F CFA, la BOA-Bénin, pour renforcer ses fonds propres et permettre le bon déroulement de ses activités, a aujourd’hui son capital dont l’évolution se présente comme suit :

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin été cotée

Analyse financière de la rentabilité d’une institution bancaire: Cas de la BOA-Bénin

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin Tableau N°1

Tableau N°1 : Evolution du capital

   

Montant

Capital

(en

Nombre

Montant

du

Dates

Opérations

Apportés (en

millions

d’actions

nominal

(en

millions FCFA)

FCFA)

FCFA)

29 /06/1989

Création de la banque

700

700

140.000

5000

29/09/1989

Apport en numéraire

300

 
  • 1000 5000

200.000

 

14/03/1992

Apport en numéraire

500

 
  • 1500 5000

300.000

 

11/03/1995

Incorporation des

750

 
  • 2250 5000

450.000

 

réserves

11/03/1995

Apport en numéraire

250

 
  • 2500 5000

500.000

 

11/05/1996

Incorporation de

500

 
  • 3000 5000

600.000

 

réserves

 

Incorporation de

       

13/06/1999

réserves +

600

  • 3600 10.000

360.000

Augmentation

16/08/2000

Offre publique de vente d’actions nouvelles

600

 
  • 4200 10.000

420.000

 

08/05/2002

Incorporation de

1260

 
  • 5460 10.000

546.000

 

réserves

14/08/2002

Offre publique de vente d’actions nouvelles

540

 
  • 6000 10.000

600.000

 

14/09/2004

Incorporation de

300

 
  • 6300 10.000

630.000

 

réserves

14/09/2004

Offre publique de vente d’actions nouvelles

700

 
  • 7000 10.000

700.000

 

31/12/2006

Incorporation de

500

 
  • 7500 10.000

750.000

 

réserves

31/12/2007

Incorporation de

500

 
  • 8000 10.000

800.000

 

réserves

Source : Rapport d’activité, Exercice 1990 à 2008

Depuis son introduction à la bourse, la répartition du capital social de la BOA-Bénin est détaillée comme suit :

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin Tableau N°1

Analyse financière de la rentabilité d’une institution bancaire: Cas de la BOA-Bénin

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin Tableau N°2

Tableau N°2 : Répartition du capital social en pourcentage

Années Actionnaires
Années
Actionnaires

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

2007

2008

Actionnaires Privés

52,36

51,89

51,76

51,60

52,58

52,00

49,82

47,65

46,43

AFH

30,65

34,01

34,28

36,40

36,28

38,50

41,23

43,96

45,19

BOA Côte-d’Ivoire

1,38

1,38

1,38

1,4

1,38

1,40

1,38

1,30

1,30

BOA-Burkina

0

0

1

1

1,08

1,40

1,08

1,01

1,01

BOAD

4,24

4,24

3,86

3,8

3,47

3,50

3,24

3,04

3,03

PROPARCO

7,13

4,24

3,86

1,90

3,47

3,50

3,24

3,04

3,04

Société Financière Internationale (SFI)

4,24

4,24

3,86

3,9

1,74

0

0

0

0

Source : Rapport d’activité exercice 2000 à 2008

1.1.2-Ressources humaines de la BOA-Bénin

Depuis sa création, la BOA-Bénin a joué un rôle déterminant en employant une main d’œuvre considérable. Ainsi, dans le cadre de ses activités,

elle emploie du personnel composé de permanents et des occasionnels dont le tableau suivant retrace l’évolution dans le temps. Tableau N°3 : Evolution du personnel de 2000 à 2008

Années Eléments
Années
Eléments

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

2007

2008

Permanents

186

197

190

194

199

241

260

265

306

Occasionnels

21

08

21

19

27

13

12

8

6

Total

207

205

211

213

226

254

272

273

312

Source : Résultat de nos investigations

A la lecture de ce tableau, nous constatons que l’effectif du personnel de la banque connaît chaque année une augmentation. De 2000 à 2008, l’effectif de la banque est passé de 207 à 312 soit une augmentation de 50,72%.

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin Tableau N°2

Analyse financière de la rentabilité d’une institution bancaire: Cas de la BOA-Bénin

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin 1.2 Missions

1.2 Missions de la BOA-Bénin

La BOA-Bénin comme toute banque commerciale, a pour activité la collecte de l’épargne, l’octroi de crédits et le financement de certains projets. Elle a pour mission essentiel de participer au développement économique et social du Bénin en intervenant dans plusieurs secteurs vitaux où elle octroie des crédits à court, moyen et long terme aux agents économiques à besoin de financement, et de stimuler la croissance économique qui devrait conduire à la réduction de la pauvreté et du chômage. Ainsi, elle participe au financement de la filière coton, principal produit d’exportation du Bénin ; le financement de deux (02) huileries, celui d’une maïserie et d’une cimenterie, à la construction d’une usine d’égrainage et à appuyer la libération du secteur de transit et de la manutention. Outre le financement, elle offre d’autres services tels que : les conseils en ingénierie financière pour le compte de la clientèle en intervenant dans le montage et le placement d’emprunts obligataires et les prises de participation en capital. Pour satisfaire les besoins sans cesse croissants de sa clientèle surtout des entreprises, la BOA-Bénin a institué :

une société de crédit-bail en octobre 1995 dénommée EQUIBAIL- Bénin qui accompagne les entreprises dans leur développement quel que soit leur statut ou leur domaine d’activité ; une société de gestion et d’intermédiation ACTI BOURSE qui assure tous les services financiers aux émetteurs et investisseurs dans l’UEMOA ; le lancement des cartes de retrait (SESAME et VISA) et la mise en activité des distributeurs automatiques de billets qui libèrent la clientèle de l’attente aux guichets et de leur permettre de subvenir à leurs besoins de dépenses courantes ou imprévisibles ;

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin 1.2 Missions

Analyse financière de la rentabilité d’une institution bancaire: Cas de la BOA-Bénin

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin un partenariat

un partenariat avec les sociétés telles que : Western Union et Colina pour le transfert d’argent à l’étranger et d’assurance (passeport colina) qui constitue une épargne complémentaire de retraite ; l’ouverture de l’agence ELITE, réservée au traitement personnalisé de toutes les opérations de la clientèle privilégiée ; un nouveau canal de distribution par l’Internet : B-WEB ; une société de financement de l’habitat dénommée Banque de l’Habitat du Bénin (BHB) crée en juillet 2003.

1-3 Activités de la BOA-Bénin

Les activités de la BOA-Bénin découlent de ses objectifs. Ces principales

activités peuvent être regroupées en quatre (04) catégories à savoir :

  • - Les produits aux particuliers ;

  • - Les produits aux entreprises ;

  • - B-web et ;

  • - Les autres produits. 1-3-1 Produits aux particuliers Ces types de produits comprennent :

Le compte de chèque : c’est un compte à vue pouvant bénéficié d’un chéquier ou d’une carte de retrait. C’est un compte disponible à tout moment sur lequel les mouvements se font par caisse, par virement, par chèque, effet ou carte bancaire. Ce type de compte s’adresse à une clientèle composée de personnes

physiques, de fonctionnaires, de salariés du secteur privé, cadre, chef d’entreprises commerçants pour des opérations privés non commerciales et les institutions associations et les coopératives. Il a pour avantage, de faire domicilier le salaire de l’employé par données informatisées rapidement disponible, d’offrir des prêts à court ou moyen terme ,

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin un partenariat

Analyse financière de la rentabilité d’une institution bancaire: Cas de la BOA-Bénin

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin notamment pour

notamment pour les salariés , de même que des prêts amortissables à court , moyen ou long terme , rechargeable à tout moment . Les comptes d’épargnes : ce sont des comptes qui permettent de garantir un avenir radieux à soi et à ses proches. Il s’adresse aux personnes physiques notamment, les salariés, les propriétaires de maisons, etc. Son avantage réside dans la possibilité de constituer une retraite complémentaire remboursable à tout moment et de bénéficier d’une assurance vie avec un plafond de quatre (04) milli ons de francs CFA en cas d’accident. Les prêts personnels : ce sont des prêts qui permettent aux bénéficiaires 6 d’améliorer leur cadre de vie et de réaliser certains projets comme : l’achat de voiture et de meubles ; Les prêts à l’habitat : ce sont des prêts qui permettent aux bénéficiaires de devenir propriétaire ou d’améliorer leur habitat. Il comprend le crédit sur plan d’épargne et le crédit promoteur. Les prêts scolarités : ce sont des prêts qui permettent aux salariés du secteur public ou privé et les retraités bénéficiant d’une pension régulière d’assurer la scolarité de leurs enfants. Les prêts événements familiaux : ce sont des prêts qui permettent aux salariés du secteur privé et les fonctionnaires ayant leur compte domicilié à la BOA-Bénin depuis un mois de subvenir aux dépenses occasionnées par un évènement familial 7 . La carte sésame : c’est une carte bancaire à puce qui permet de retirer, en coupure de 5000 et de 10.000 dans la limite du solde disponible 24h/24 ; 7j/7 sans attente aux guichets. C’est une carte strictement personnelle et liée à un code secret connu du seul titulaire. Avec la carte Sésame, la situation du compte est accessible à tout moment.

  • 6 Les salariés et les fonctionnaires ayant une ancienneté de trois (03) mois.

  • 7 Naissance, mariage, exhumation, baptême etc.

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin notamment pour

Analyse financière de la rentabilité d’une institution bancaire: Cas de la BOA-Bénin

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin • La

La carte de payement VISA encore appelée carte VISA Electron PROXIMA, est une carte à puce avec un code confidentiel de quatre chiffres garantissant aux clients comme aux commerçants une sécurité optimale par simple signature électronique. Plus sûre que l’argent liquide et plus pratique que le chèque, elle permet de régler les achats chez tous les commerçants affichant le logo VISA. Elle permet de voyager en toute sécurité et de retirer de l’argent dans la monnaie du pays visité.

1-3-2 Produits aux entreprises

A ce niveau, on distingue :

Le compte courant : c’est un compte à vue à usage commercial destiné uniquement à enregistrer les transactions commerciales. Son solde peut être alternativement débiteur ou créditeur sur autorisation de la banque. Il s’adresse à toute personne physique exerçant une activité commerciale ou industrielle ou profession libérale. Il offre la possibilité d’ouverture de crédit adapté à l’activité du titulaire du compte et facilite les opérations de retrait dans toutes les agences ; Appui au PME : ce sont des produits et service adaptés, souples et personnalisés permettant une orientation stratégique et commerciale des PME. Ces services sont souvent offerts sous forme de caution à savoir : caution d’avance, caution de retenu de garantie, etc. Financement des PME : c’est un produit qui assure la réalisation des projets des PME ayant un compte ouvert à la BOA après étude des dossiers. Ces services sont souvent offerts sous la forme de crédit d’exploitation, crédit d’investissement, de mobilisation de créance et mobilisation de stock. Crédit bail : c’est une technique de financement par lequel EQUIBBAIL-Bénin qui est une filiale de la BOA-Bénin, achète un bien d’équipement en vue de le louer aux entreprises de tous les secteurs d’activité quel que soit leur taille et qui disposent d’une option d’achat en fin de contrat.

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin • La

Analyse financière de la rentabilité d’une institution bancaire: Cas de la BOA-Bénin

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin Le crédit

Le crédit bail s’applique aux biens d’équipements de toute nature y compris les véhicules. Le choix du matériel est fait par l’entreprise locataire elle-même. La durée de la location peut aller jusqu’à 60 mois. Il a pour avantage de stimuler l’accroissement et la modernisation des équipements. Il apporte une solution en matière de garantie par le fait que le matériel financé reste la propriété d’EQUIPBAIL-Bénin jusqu’à l’échéance du contrat de location de longue durée, avec option d’achat. Les loyers sont comptabilisés en charge d’exploitation et sont par conséquent fiscalement déductibles. La TVA facturée sur les loyers est récupérable quelque soit la nature du bien loué. Les fonds de garantie : c’est un service qui s’adresse aux entreprises privées, existantes ou en cours de constitution dans l’un des secteurs suivants :

industrie manufacturière, industrie agro-alimentaire, agriculture, pêche, tourisme, hôtellerie, bâtiment et travaux publics, pour leur permettre de créer une nouvelle entreprise, de développer ou d’améliorer leur capacité de production, de renforcer leur structure financière et de consolider leur fonds de roulement. Les fonds de garantie sont aux nombres de quatre à savoir :

GARI : Fonds de Garantie des investissements ;

FAGACE :

Fonds Africain de Garantie et de Coopération

Economique;

FSA : Fonds de Solidarité Africaine ;

FOBAPE : Fonds de Bonification et d’Assistance aux PME.

Ces fonds de garantie partagent avec la banque le risque des opérations de financement pour faciliter l’accès au crédit.

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin Le crédit

Analyse financière de la rentabilité d’une institution bancaire: Cas de la BOA-Bénin

• B-WEB en ligne : c’est un outil adapté aux besoins de gestion
B-WEB
en
ligne :
c’est
un
outil
adapté
aux
besoins
de
gestion

administrative et financière dans un environnement d’échange hautement sécurisé. Disponible 7j/7, 24h/24, il répond aux besoins de relation rapide avec

la banque. Quant aux autres produits nous pouvons citer :

  • - épargne retraite ;

  • - assurance invalidité / décès ;

  • - crédits automobiles ;

  • - crédits rechargeables ;

  • - prêts mutuels ;

  • - dépôts à terme ;

  • - transfert.

Paragraphe 2 : L’environnement de la BOA-Bénin et la dimension du groupe

2.1 Environnement de la BOA-Bénin

L’environnement dans lequel la BOA-Bénin évolue est très concurrentiel.

Parmi ses concurrents, nous pouvons citer :

Ecobank-Bénin (EB)

Continental-Bank Bénin (CBB)

Financial Bank Bénin (FBB)

Société Générale de Banque du Bénin (SGBBE)

Banque Sahelo-Sahelienne pour l’Investissement et le Commerce (BSIC)

Banque Atlantique-Bénin (BAB)

Diamond-Bank Bénin (DBB)

Banque Internationale du Bénin (BIBE)

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin • B-WEB

Analyse financière de la rentabilité d’une institution bancaire: Cas de la BOA-Bénin

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin African Investment

African Investment Bank (AIB)

Banque Régionale de solidarité (BRS).

Malgré cet environnement, la BOA-Bénin arrive à se maintenir à la première place avec une part de marché d’environ 33% et un total de fonds propres de plus de vingt-cinq (25) milliards de FCFA à la fin de 2007. Lesquels ont connu une augmentation en 2008.

2.2 Dimension du groupe

La BOA-Bénin fait partie d’un groupe bancaire qui gagne progressivement les pays Africains après la première expérience qui fut celle de la BOA Mali créée le 09 décembre 1982. Comme pays dans lesquels est présent le groupe BOA, nous avons :

Le Niger avec la BOA- Niger créée le 07 Avril 1994 ;

La

Côte d’Ivoire avec la

BOA - Côte d’Ivoire

  • 1996 ;

créée le 29 janvier

Le Burkina- Faso avec la BOA- Burkina créée le 12 Mars1997 ;

Le

Madagascar

avec la

BOA - Madagascar

créée

le 19 novembre

  • 1997 ;

Le Sénégal avec la BOA Sénégal créée le 25 Janvier 2001 ;

Le Kenya avec la BOA Kenya LTD créée en juillet 2003 ;

L’Ouganda avec la BOA Uganda créée le 1 er juillet 2004 ;

La Tanzanie avec la BOA Tanzanie créée en Octobre 2007 ;

Le Burundi avec la Banque de Crédit du Bujumbura (BCB) créée en

  • 1922 et qui intègre le groupe BOA le 1 er juin 2008.

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin African Investment

Analyse financière de la rentabilité d’une institution bancaire: Cas de la BOA-Bénin

En dehors de ses banques, le groupe BOA dispose de huit (08) filiales
En
dehors de ses
banques, le groupe BOA
dispose de huit (08) filiales

reparties comme suit :

  • - une banque de l’habitat

* Banque de l’Habitat du Bénin

  • - trois (03) sociétés de crédit bail

* EQUIBAIL Bénin

* EQUIBAIL Madagascar

* EQUIBAIL MALI

  • - une société de bourse

* ACTIBOURSE

  • - deux (02) sociétés d’investissement

* AGORA

* AÏSSA

  • - une filiale informatique

* ATTICA

Toutes ces institutions initiées par la société AFH dont l’actuelle dénomination est BOA-GROUPE, sont en collaboration et travaillent dans le même esprit en ce qui concerne la formation du personnel, les développements informatiques, les politiques commerciales et les nouveaux produits.

Afin de mieux servir sa clientèle et atteindre ses objectifs, la BOA-Bénin repose sur une organisation dynamique qui se charge de son fonctionnement.

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin En dehors

Analyse financière de la rentabilité d’une institution bancaire: Cas de la BOA-Bénin

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin Section 2

Section 2 : ORGANISATION ET FONCTIONNEMENT DE LA BOA- Bénin

2-1-ORGANISATION

La BOA-Bénin dispose de huit (08) directions techniques constituées de directions fonctionnelles et de directions opérationnelles pour mener à bien la mission qui est la sienne : satisfaire la clientèle et assurer sa rentabilité.

2-1-1 Directions fonctionnelles

  • - La Direction Compliance ;

  • - La Direction du Contrôle Général ;

  • - La Direction des Affaires Juridique et Contentieuses ;

  • - La Direction des Risques ;

  • - La Direction des Ressources Humaines ;

  • - La Direction Administrative et Financière.

Créée tout récemment, la Direction Compliance s’occupe du contrôle en amont de toutes les opérations de la banque afin de limiter au mieux les risques. Elle est aussi chargée de proposer de nouvelles procédures au cas où elle constaterait des failles dans la procédure utilisée.

La Direction du Contrôle Général se charge de vérifier l’exactitude et la conformité de toutes les opérations de la banque, veille à la qualité de l’information comptable et financière. Elle est dirigée par un contrôleur Général, garant du patrimoine de la banque par le contrôle du strict respect des procédures et de la réglementation bancaire.

La Direction des Affaires Juridiques et Contentieuses s’occupe de la prise de garantie pour les financements accordés, de la réalisation des garanties en cas

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin Section 2

Analyse financière de la rentabilité d’une institution bancaire: Cas de la BOA-Bénin

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin de mauvais

de mauvais dénouement du crédit et de toutes les questions juridiques qui engagent la banque.

La Direction des Risques quant à elle prend en charge les questions ayant rapport aux financements et aux engagements de la banque. Elle s’occupe du :

Département Etudes : chargé essentiellement de l’étude des dossiers de financement ;

Département Réalisation Crédit : chargé de la mise en place des plans de financement aux particuliers et aux entreprises ;

Département Contrôle des Engagements : chargé du contrôle des crédits octroyés.

La Direction des Ressources Humaines se charge de la gestion de la carrière du personnel, de la rémunération de celui - ci et de toutes les questions le concernant.

La Direction Administrative et Financière est chargée des questions administratives et financières concernant la banque .elle est composée du :

Département Comptable et Financier qui se charge de la comptabilité de la banque et des questions financières relatives à la banque ; Service des Moyens Généraux qui est chargé de la gestion des immobilisations, de l’approvisionnement général de la banque en biens et équipements et de toutes les dépenses du fonctionnement ; Service Informatique et Télécommunication qui gère le réseau informatique de la banque et se charge aussi de tout ce qui concerne le domaine informatique.

2.1.2- Directions opérationnelles

Elles sont au nombre de deux (02) à savoir :

La Direction de l’Exploitation

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin de mauvais

Analyse financière de la rentabilité d’une institution bancaire: Cas de la BOA-Bénin

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin • La

La Direction des Opérations

La Direction de l’Exploitation a pour fonction la coordination des activités de l’agence centrale. En d’autres termes, elle s’occupe de différents départements au nombre desquels on peut citer :

Le Département Clientèle Professionnelle : qui se charge de la clientèle des entreprises. Il coiffe l’agence entreprise où les entreprises ont la possibilité de faire toutes les opérations (versement, retrait, certification, de chèques, remises de chèque, Western Union, ouverture de compte) ; Le Département Clientèle Privée et Institutionnelle qui a pour fonction de gérer les comptes des gros clients et des institutions. Il a en son sein des services qui permettent à cette clientèle particulière de faire les opérations classiques de dépôt, de retrait, de remise de chèque ; Le Département Retail et Réseau qui est chargé de la gestion et du suivi de toutes les agences et bureaux qui composent le réseau de la BOA. Il intervient également dans le règlement des difficultés que rencontrent ceux-ci. Il a en son sein le service marketing et communication. Celui-ci, s’occupe de la mise en œuvre des politiques de promotion des produits et de la communication au public de toutes les informations essentielles à la bonne connaissance de la BOA-Bénin. La Direction des Opérations quant à elle, prend en charge toutes les opérations effectuées par la banque. Elle est composée du :

Service des Opérations Domestiques qui s’occupe de la remise des chèques, de la certification des chèques, des virements de comptes et des rejets de chèques ; Services des Opérations Internationales et de la Trésorerie qui se charge des transferts à l’étranger, des virements reçus à l’étranger, des rapatriements de fonds, des crédits documentaires, des avals de traite et de la trésorerie ;

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin • La

Analyse financière de la rentabilité d’une institution bancaire: Cas de la BOA-Bénin

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin Service Back

Service Back Office Monétaire qui s’occupe de la gestion des moyens de paiement par carte téléphonique (monétique). Il gère les distributeurs automatiques de billets, les terminaux de paiement électrique, les transactions par la carte VISA et les conflits (opposition sur compte, vol, perte, renouvellement) résultant de l’utilisation des cartes de paiement.

2.2 Fonctionnement

La BOA-Bénin dispose pour son fonctionnement de trois (03) organes qui lui permettent d’assurer une gestion efficace de ses ressources.

2.2.1 Organe d’Administration

Il est composé du conseil d’Administration et du Bureau des sages. Le Conseil d’Administration est l’organe suprême qui assure la gestion, la représentation de la société et définit la politique générale. Il est actuellement composé de douze (12) membres élus en assemblée générale et a à sa tête un président et un vice président. Considéré comme une innovation et une particularité de la BOA-Bénin, le Bureau des Sages est un organe consultatif et d’arbitrage sur des questions de politiques générales de la banque. Il est instauré depuis 1991 par l’assemblée générale des actionnaires, conformément aux statuts .Il est composé de sept (07) membres élus pour une durée statutaire de trois (03) ans renouvelables. Il a pour but d’assister le Conseil d’Administration dans la gestion de la banque.

2.2.2 Organe d’Exécution

C’est l’organe de direction et de conduite de la politique générale adoptée par le Conseil d’Administration. Il a à sa tête un Directeur Général (DG), nommé sur proposition du Conseil d’Administration ayant pour rôle, de définir les attributions des différents services et d’assurer la gestion quotidienne de la banque. Le DG peut être déchu de ses fonctions à tout moment par le Conseil

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Analyse financière de la rentabilité d’une institution bancaire: Cas de la BOA-Bénin

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin d’Administration. Il

d’Administration. Il est investi des pouvoirs les plus étendus pour agir en toutes circonstances au nom de la banque. Il est assisté d’un adjoint.

2.2.3 Organe de contrôle

Il est chargé du contrôle de toutes les structures de la BOA Bénin. Il se

compose des commissaires aux comptes et des auditeurs externes. Les commissaires aux comptes constituent une structure externe de la banque et ont pour rôle la vérification de la conformité des comptes avec les pratiques réglementaires en vigueur. Ils sont chargés de certifier la régularité et la sincérité des comptes et doivent, dénoncer les délits constatés au cours de leurs travaux. Les auditeurs externes assurent le contrôle de la gestion, le respect scrupuleux des procédures mises en place. Cette activité est essentiellement exercée par la cellule d’inspection de la BOA Groupe.

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin d’Administration. Il

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Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin CHAPITRE 3

CHAPITRE 3 : CADRE EMPIRIQUE DE L’ETUDE

Ce chapitre sera consacré d’une part à la présentation des données et leurs

analyses, et d’autre part à la vérifi cation des hypothèses et aux suggestions.

Section 1 : Analyse du bilan et du compte de résultat

Paragrahpe1 : Analyse du bilan

1-1.1 Total bilan L’analyse du tableau n°4 révèle une évolution en dent de scie du total bilan de 2004 à 2008, ce qui permet de dégager une croissance annuelle moyenne de 11,40%. Il est à noter que les totaux bilan ont connu une augmentation de 6,94% ; 36,73% et 22,74% respectivement en 2005, 2007 et 2008 et une chute de 09,39% en 2006. Le graphique suivant illustre cette évolution du total bilan de la BOA- Bénin sur la période allant de 2004 à 2008. Graphique N°1 : Evolution du total bilan de la BOA-Bénin de 2004 à 2008

450000 400000 350000 300000 250000 200000 150000 100000 50000 0 Total bilan 2007 2004 2006 2008
450000
400000
350000
300000
250000
200000
150000
100000
50000
0
Total bilan
2007
2004
2006
2008
2005

Années

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Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin L’évolution en

L’évolution en dent de scie observée au niveau du total bilan au cours de la période d’étude est due principalement aux fluctuations des opérations interbancaires, des opérations avec la clientèle et des opérations sur titres.

1-2- Masses bilancielles

Graphique N°2 : Evolution des masses bilancielles actifs de 2004 à 2008

000 2005 2006 2007 2008 2004 Masses bilancielles 0 Eléments de fonds propres 50 000 Opérations
000
2005
2006
2007
2008
2004
Masses bilancielles
0
Eléments de fonds
propres
50 000
Opérations diverses
250
100
Opérations sur titres
000
150
Opérations avec la
clientèle
000
200
interbancaires
Opérations
000

Années

En 2004, les opérations interbancaires à l’actif se sont élevées à 82.328 millions de francs soit 31,25% du total bilan. Dans le même temps, les emplois en opérations avec la clientèle se sont montés à 124.654 millions de francs soit 47,32%. Quant aux opérations sur titres ou de marché, les opérations diverses et les éléments de fonds propre, ils se sont élevés respectivement à 35.525 ; 16.342 et 6.573 millions soient environ 12,75% ; 6,20% et 2,51% du total bilan. En 2005, les opérations interbancaires se sont élevées à 99.684 millions de francs soit 35,38% du total bilan. Les opérations avec la clientèle ont affiché un montant de 119.320 millions de francs soit 42,36% du bilan total tandis que les opérations sur titres, les opérations diverses et les éléments de fonds propres

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin L’évolution en

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Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin se sont

se sont élevés respectivement à 35.378 ; 20.916 et 6.416 millions de francs soient environ 12,56% ; 7,42% et 2,28% du total bilan. En 2006, les opérations interbancaires affichent un montant de 81.031 millions de francs soit 31,74% du total bilan. Les opérations avec la clientèle, opérations sur titres, les opérations diverses et les éléments de fonds propre s’élèvent respectivement à 120.725 ; 34.525 ; 10.645 et 8.331 millions de francs soient 47,30% ; 13,52% ; 4,17% et 3,27% du total bilan. En 2007, le poids des opérations interbancaires dans le total actif du bilan est d’environ 26,71% pour un volume total de 93.219 millions de francs. Pour la même année, les opérations avec la clientèle ont affiché un volume total de 173.905 millions de francs soit 49,83% du total bilan. Les opérations de marchés, les opérations diverses et les éléments de fonds propres quant à eux, se sont élevés respectivement à 65.467 ; 7.490 et 8.939 millions de francs soient 18,76% ; 2,14% et 2,56% du total bilan. En 2008, le poids des opérations interbancaires dans le total actif du bilan est d’environ 23,33% pour un volume total de 99.970 millions de francs. Pour la même année, les opérations avec la clientèle ont affiché un volume total de 200.554 millions de francs soit 46,81% du total bilan. Les opérations de marchés, les opérations diverses et les éléments de fonds propres quant à eux, se sont élevés respectivement à 109.345 ; 9.541 et 8.989 millions de francs soient 25,52% ; 2,23% et 2,11% du total bilan.

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin se sont

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Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin Graphique N°3

Graphique N°3 : Evolution des masses bilancielles passif de 2004 à 2008

  • Opérations interbancaires

50000 2005 2007 2008 2006 2004 Masses bilantielles Eléments de fonds propres 0 350000 Opérations diverses
50000
2005
2007
2008
2006
2004
Masses bilantielles
Eléments de fonds propres
0
350000
Opérations diverses
100000
150000
200000
Opérations sur titres
250000
300000
opérations avec clientèle

Années

En 2004, les opérations interbancaires au passif se sont montées à 20.464 millions de francs soit 7,77% du total bilan. Dans le même temps, les ressources en opérations avec la clientèle se sont montées à 207.326 millions de francs soit 78,70%. Quant aux opérations sur titres, les opérations diverses et les éléments de fonds propres, ils se sont élevés respectivement à 2.909 ; 7.605 et 25.118 millions de francs soient respectivement 1,1% ; 2,89% et 9,54% du total bilan. En 2005, les opérations interbancaires se sont élevées à 31.509 millions de francs soit 11,18% du total bilan. Les opérations avec la clientèle ont affiché un montant de 212.630 millions de francs soit 75,48% du total bilan tandis que les opérations sur titres, les opérations diverses et les éléments de fonds propres se sont élevés respectivement à 2.209 ; 8.960 et 26.407 millions de francs soient environ 0,78% ; 3,18% et 9,38% du total bilan. En 2006, les Opérations interbancaires affichent un montant de 18.287 millions de francs soit 7,16% du total bilan. Les opérations avec la clientèle, les opérations sur titres, les opérations diverses et les éléments de fonds propres

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin Graphique N°3

Analyse financière de la rentabilité d’une institution bancaire: Cas de la BOA-Bénin

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin s’élèvent respectivement

s’élèvent respectivement à 202.880 ; 1.508 ; 5.180 et 27.403 millions de francs soient 79,48% ; 0,6% ; 2,03% et 10,73% du total bilan. En 2007, le poids des Opérations interbancaires dans le total passif du bilan est d’environ 15,52% pour un volume total de 54.148 millions de francs.

Pour la même année, les opérations avec la clientèle ont affiché un volume de

  • 255.622 millions de francs soit 73,24% du total bilan. Les opérations de

marchés, les opérations diverses et les éléments de fonds propres quant à eux se

sont élevés respectivement à 807 ; 7.877 et 30.566 millions de francs soient 0,23% ; 2,26% et 8,75% du total bilan. En 2008, le poids des Opérations interbancaires dans le total passif du bilan est d’environ 21,20% pour un volume total de 90.807 millions de francs.

Pour la même année, les opérations avec la clientèle ont affiché un volume de

  • 286.192 millions de francs soit 66.81% du total bilan. Les opérations de

marchés, les opérations diverses et les éléments de fonds propres quant à eux se sont élevés respectivement à 6.020 ; 7.457 et 37.923 millions de francs soient 1,41% ; 1,74% et 8,84% du total bilan.

A la lumière de l’analyse des masses bilancielles de l’actif et du passif, il ressort que les opérations avec la clientèle constituent à elles seules l’essentiel du total bilan avec près de 50% à l’actif et près de 70% au passif. Il résulte clairement que l’activité principale de la BOA-Bénin est constituée des opérations d’intermédiations avec la clientèle puisqu’elles sont très fortes.

Paragraphe 2 : Analyse du compte de résultat

L’objectif visé par toute entreprise est la réalisation d’un bon résultat. Ainsi, pour MOISSON (1962) le résultat est : « ce qui reste à l’entreprise lorsque les produits sont vendus et que sont payées les charges de fabrications, de vente, de gestion, de structure et de l’impôt sur les sociétés ». Dans le but d’apprécier la rentabilité de la BOA-Bénin nous étudierons ses comptes de

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin s’élèvent respectivement

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Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin résultat par

résultat par la méthode arithmétique et celle des soldes caractéristiques de gestion.

2-1 : Analyse du compte de résultat par la méthode arithmétique

2-1.1 Evolution des charges de la BOA-Bénin

A l’analyse du tableau n°7, il apparaît que le total des charges s’est accru de plus de 59,44% 8 sur toute la période d’étude. Quant aux pourcentages de variation, on remarque une évolution en dent de scie sur toute la période d’étude.

2.1.2 Evolution des produits de la BOA-Bénin

A l’analyse du tableau n°8, il apparaît que le total des produits s’est accru de plus de 70% sur toute la période d’étude. Quant aux pourcentages de variation, on remarque une évolution en dent de scie de 2004 à 2007 et une légère augmentation en 2008.

2.1.3 Evolution des résultats de la BOA-Bénin

A l’analyse du tableau n°9, on constate une baisse du résultat net de 3,14% en 2005 et une chute de l’ordre de 75% en 2006 par rapport à 2005. Mais l’exercice de 2007 a enregistré une hausse de 4,87% par rapport à 2006. En 2008, le résultat net est presque le double de celui de 2007 soit une augmentation de 86,92%. Sur toute la période d’étude, nous notons une augmentation de 165,78% du résultat net.

8 [(30265-18982)/18982]*100

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin résultat par

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Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin Graphique N°4

Graphique N°4 : Evolution des charges, produits et résultats de la BOA-Bénin

 
 

40000

40000
 

charges produits

  • Total des

30000

charges

resultats

  • Total des

20000

produits

10000

  • Résultat

net

 

0

 

2004 2005 2006 2007 2008

Années

Sur toute la période d’étude, il existe un grand écart entre produits et charges sauf l’exercice 2006 dont l’écart est de 2,41% 9 . Ce faible écart s’explique par l’augmentation considérable des dotations aux amortissements et aux provisions sur immobilisations ainsi que les soldes en pertes des corrections de valeurs sur créances et du hors bilan.

2.2

Analyse

du

compte

de

résultat par la méthode des soldes

intermédiaires de gestion

2.2.1 Appréciation du produit net bancaire

Le

PNB de

la BOA-Bénin a

régulièrement cru sur toute la période

d’étude. De 13.106 millions de francs en 2004, le PNB s’est élevé en 2008 à 22.191 millions de francs soit une croissance globale de 69,32%.

9 (1-charge/produit)*100

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin Graphique N°4

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Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin Graphique N°5

Graphique N°5 : Evolution du produit net bancaire sur la période d’étude.

25000000000 20000000000 15000000000 10000000000 5000000000 0 Produit net bancaire 2007 2004 2006 2008 2005
25000000000
20000000000
15000000000
10000000000
5000000000
0
Produit net bancaire
2007
2004
2006
2008
2005

Années

Cependant, le PNB étant un solde composite, l’examen de ces différentes composantes permettra de mieu x expliquer cette évolution. L’analyse de la première partie du tableau des soldes intermédiaires de gestion, montre la prépondérance de l’apport des opérations avec la clientèle au PNB. Ces opérations contribuent à elles seules au PNB à un taux moyen de plus de 60% alors que toutes les autres activités apportent moyennement moins de 40% à la formation du PNB. Il ressort de ce qui précède que les opérations avec la clientèle constituent la principale source de formation du PNB, preuve qu’il s’agit là de l’activité principale de la BOA-Bénin. Ces opérations englobent les intérêts et les diverses commissions perçus sur la clientèle, les agios nets des taxes payés etc.

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin Graphique N°5

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Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin 2.2.2 Appréciation

2.2.2 Appréciation du résultat brut d’exploitation Graphique N°6: Evolution du Résultat Brut d’Exploitation sur la période d’étude.

14000000000 12000000000 10000000000 8000000000 6000000000 4000000000 2000000000 0 résultat brut d'exploitation 2007 2004 2006 2008 2005
14000000000
12000000000
10000000000
8000000000
6000000000
4000000000
2000000000
0
résultat brut d'exploitation
2007
2004
2006
2008
2005

Années

Le RBE obtenu à partir du PNB après déduction des frais généraux et des dotations aux amortissements et provision d’exploitation, s’est élevé en 2004 à 6.119 millions de francs. Il est passé respectivement de 2005 à 2008 à 6515 ; 5983 ; 9474 et 12.385 millions de francs. Ce qui représente un taux de croissance moyen annuel de 102.40% sur toute la période d’étude. Toutefois, les frais généraux et les dotations aux amortissements et aux provisions d’exploitation ont une influence majeure sur le PNB ce qui réduit considérablement le RBE. En effet, ces deux éléments amputent au PNB une partie substantielle de sorte que le niveau de solde qui s’en dégage dépend de la plus ou moins bonne maîtrise de ces charges.

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin 2.2.2 Appréciation

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Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin 2.2.3 Appréciation

2.2.3 Appréciation du résultat d’exploitation Graphique N°7 : Evolution du Résultat d’Exploitation sur la période d’étude

8000 7000 6000 5000 4000 3000 2000 1000 0 résultat d'exploitation 2004 2006 2008 2007 2005
8000
7000
6000
5000
4000
3000
2000
1000
0
résultat d'exploitation
2004
2006
2008
2007
2005

Années

Le Résultat d’Exploitation qui est de 3868 millions de francs en 2004 est passé à 1187 millions de francs en 2006 soit une diminution de 69,31%. En 2007, le résultat d’exploitation a connu une hausse de 4984 millions de francs soit un pourcentage de 419,88% par rapport à 2006. La baisse du Résultat d’Exploitation enregistrée de 2004 à 2006 est due à l’augmentation du solde en perte des corrections de valeurs sur créances et du hors bilan. Par contre, l’augmentation du Résultat d’Exploitation en 2007 est due à la diminution de près de la moitié du solde en perte des corrections de valeurs sur créances et du hors bilan.

Section 2 : Evaluation et gestion du risque de crédit

Paragraphe1 : Importance du crédit et des engagements par signature

1.1-Importance du crédit à la clientèle. De 2004 à 2005, les crédits accordés à la clientèle ont connu une baisse de l’ordre de 4,28%. De 2006 à 2008, les crédits à la clientèle ont connu une augmentation. Cependant, cette augmentation est de 1,18% en 2006 par rapport

Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin 2.2.3 Appréciation

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Analyse financière de la re ntabilité d’une institution ba ncaire: Cas de la BOA-Bénin à 2005.

à 2005. De façon générale, les crédits accordés à la clientèle ont connu une augmentation moyenne de 11,25%. Graphique N°8 : Evolution des crédits à la clientèle sur la période d’étude.

250 000 000 000 200 000 000 000 150 000 000 000 000 000 000 100
250
000 000 000
200
000 000 000
150
000 000 000
000 000 000
100
50 000 000 000
0
créance à la clientèle
2004
2006
2008
2007
2005

Années

Ce graphique montre que le faible niveau des crédits accordés par la banque à ses clients est observé en 2005. Mais à parti 2006, le niveau des crédits accordés a augmenté jusqu'à devenir 200.554 millions de francs en 2008.

1.2- Importance des engagements par signature

Les engagements par signature ont connu une augmentation continue sur toute la période d’étude. Graphique N°9 : Evolution des engagements par signature

120000 100000 80000 60000 40000 20000 0 engagements par signature 2004 2006 2008 2007 2005
120000
100000
80000
60000
40000
20000
0
engagements par signature
2004
2006
2008
2007
2005

Années