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Le Soir

d’Algérie

Culture

Vend. 28 - Sam. 29 mars 2014 - PAGE 10

d’Algérie Culture Vend. 28 - Sam. 29 mars 2014 - PAGE 10 lesoirculture@ lesoirdalgerie.com LE COUP
d’Algérie Culture Vend. 28 - Sam. 29 mars 2014 - PAGE 10 lesoirculture@ lesoirdalgerie.com LE COUP

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LE COUP DE BILL’ART DU SOIR

Ne cherchez pas à comprendre !

Par Kader Bakou

Djeha n’aime pas la politique. Mais les gens insistaient pour avoir son avis et son analyse sur la vie politique dans le pays. Ils sont allés le voir chez lui et lui ont demandé d’éclairer leurs lanternes. «Vous avez compris ?», leur demande Djeha. «Non, nous n’avons rien com- pris», répondent les villageois. «Quand vous allez comprendre, revenez me voir», leur lance Djeha, avant de refermer prestement la porte de sa maison. Les villageois se concertent. Le lendemain, ils retournent frapper à la porte de Djeha. «Nous avons tout compris», lui lancent-ils en chœur. «Puisque vous avez tout compris, pourquoi êtes- vous venus me voir ?», leur dit Djeha, avent de refermer la porte de sa maison. Les villageois se concertent encore une fois. Le lendemain, ils reviennent à la charge, croyant avoir cette fois trouvé le moyen de faire parler Djeha. «Certains d’entre nous ont compris d’autres non», lui disent-ils. «Elli fahmou yfehmou elli ma fahmouche» (Que ceux qui ont compris expliquent à ceux qui n’ont pas compris), leur répond Djeha.

K. B.

bakoukader@yahoo.fr

Tébessa

Prochaine restauration du théâtre romain

U n projet portant sur la restauration du théâtre romain de l’antique cité de Thévest (Tébessa) sera lancé «incessamment», a indiqué dernière-

ment, le directeur de la culture, M. Mohamed-Tayeb sehar. Un appel d’offres a déjà été lancé pour la réali- sation de cette opération prise en charge par les pro- grammes sectoriels décentralisés (PsD), afin de redonner tout son lustre à ce théâtre, le plus important fondé en afrique du Nord par les Romains, a fait savoir le responsable. La capacité d’accueil de ce théâtre romain de forme circulaire est de plus de 7 000 places, a souligné M. sehar, rappelant, que l’opération envisagée inclura également la rénovation de la clôture de cet édifice. Par ailleurs, une autre opération est également rete- nue pour le secteur, portant sur la réhabilitation de la basilique romaine, dans le but de l’exploiter à l’avenir pour des galas artistiques et autres manifestations à caractère culturel, a encore indiqué la même source. Le directeur de la culture a également fait état de la réalisation, à l’horizon 2015, d’une Maison de l’artiste, d’un musée d’archéologie, d’un théâtre régional, d’un conservatoire de musique et d’une annexe des beaux- arts. Il est également question, selon le responsable, de la relance du Festival euro-méditerranéen du ciné- ma, suspendu depuis sa sixième édition en 2001. La wilaya de Tébessa possède un potentiel archéologique inestimable, illustré par quelque 500 sites et vestiges, dont nombre datent de la préhistoire. Une trentaine d’entre eux sont classés au patrimoine national, à l’image de la muraille byzantine, de l'arc de triomphe de Caracalla, du temple de Minerve et de l’huilerie romaine d’el-Houidjebet.

SID-AHMED SERRI, LE CHANT DU ROSSIGNOL De HaMID TaHRI

La voix et la voie d’un grand maître

«J’appelle à des Andalousies toujours recommencées dont nous portons en nous à la fois, les décombres et l’intarissable espérance», c’est par cette citation de Jacques Berque que Hamid Tahri ouvre son livre Sid-Ahmed Serri, le chant du ros- signol, sur le maître de la musique andalouse.

C e beau livre, paru aux édi- tions Quipos, est une bio- graphie de serri que Tahri a

écrit manifestement avec le même plaisir que l’écoute d’un beau morceau de musique anda- louse, sanaâ ou autres. «Un par- cours que celui de sid ahmed où se mêlent plusieurs rôles en un seul personnage. et le suivre pas à pas, à près de soixante ans dans la musique andalouse est un véritable régal.  Car sid- ahmed est un homme qui a tra- versé le siècle», écrit l’auteur. sid-ahmed serri est né le 3 novembre 1926 à alger. La mai- son de la famille serri était située au 14, rue des Dattes à la Cas- bah. elle était souvent «le théâtre de fêtes familiales. Hadj M’rizek et el anka y avaient même fait un passage». Kad- dour, le grand-père de sid- ahmed, était mokkadem (chef) des aïssaoua. a l’époque, les aïssaou se déplaçaient à travers le pays et présentaient partout leurs cérémonies. ainsi dès l’en- fance, sid-ahmed faisait connaissance avec le mode artistique algérien, dans sa diver-

sité. Mais il allait attendre un déclic. «Mon grand-père Kad-

dour, qui était malade, était assis au seuil de la porte surveillant toutes nos sorties. J’ai esquivé son attention et je me suis retrouvé dehors explorant les ruelles de la Casbah. Quelques minutes plus tard, j’étais dans une maison où il y avait une fête familiale. alors que toute ma famille était à ma recherche, j’étais assis en retrait attendant el alli.  Lorsque mon père me retrouva, grâce à une personne qui m’avait aperçu, il m’inscrivit le lendemain à l’école coranique pour occuper mon temps. J’étais à peine âgé de 5 ans. Cette fugue de quelques heures a été le tournant de ma vie», se sou- vient sid- ahmed serri. a la mos- quée Djamaâ safir, le maître Hazzab bachir el bouziri, ensei- gnait aux élèves les premières sourates du Coran ainsi que des quacidate légères, exécutés sur des airs andalous. a l’âge de 10- 11 ans, sid-ahmed allait presque chaque soir à la rue de la Lyre, passait devant le bar de sassi, juste pour entendre la musique que jouait sassi ou d’autres chanteurs et musiciens. «J’ai toujours aimé la musique malgré les reticences de mon père»,

aimé la musique malgré les reticences de mon père», avoue-t-il. en janvier 1943, il rejoint le

avoue-t-il. en janvier 1943, il rejoint le monde du travail, tout en pensant à celui de la musique. «C’est en entrant devant le café el Hilal face au lycée bugeaud (emir-abdelka- der aujourd’hui), à bab-el-Oued que sid- ahmed entra de plain- pied dans la musique. Dans la rue, il entendit un air musical pro- venant de ce café mythique et y pénétra. Des juifs jouaient de la musique andalouse» (page 73). Ces musiciens juifs avaient repris l’association el andalous- sia créée en 1929 qui était tenue par un musicien juif, M. Krief. serri alla voir M. Krief pour lui signifier son envie d’apprendre la musique andalouse. Krief lui vend une mandoline. C’est le vrai départ. Le jeune musicien rejoindra l’association el Hayat puis l’association el Djazaïria. sid-ahmed fut officiellement inté- gré à l’association le 5 Juillet

1946 dans la classe de abderrezak Fakhardji. «Ma chance unique a

été de l’avoir comme professeur et ce, jusqu’à la fin de mon cursus, je lui dois beaucoup», rappelle recon- naissant l’actuel maître de la musique andalouse.

Le 14 avril 1992, sid-ahmed serri reçoit la médaille du Mérite. Il est le premier artiste algérien à recevoir cette distinction. «J’ai pensé que cette médaille, je ne la méritais pas réellement et qu’elle aurait dû revenir en premier à mon professeur abderrazak Fakhardji, décédé en 1984.»  Ceci résume la modestie du grand artiste, un des plus grands artistes de l’histoire de l’algérie. Le livre sid-ahmed serri, Le chant du rossignol, 329 page,s a été publié avec le soutien du ministère de la Culture à l’occa- sion du 50 e anniversaire de l’Indé- pendance nationale.

Kader B.

e anniversaire de l’Indé- pendance nationale. Kader B. GALERIE DES ATELIERS BOUFFÉE D’ART (RÉSIDENCE
e anniversaire de l’Indé- pendance nationale. Kader B. GALERIE DES ATELIERS BOUFFÉE D’ART (RÉSIDENCE
GALERIE DES ATELIERS BOUFFÉE D’ART (RÉSIDENCE SAHRAOUI, LES DEUX BASSINS, BLOC 7C, BEN-AKNOUN, ALGER) Jusqu’au
GALERIE DES ATELIERS
BOUFFÉE D’ART (RÉSIDENCE
SAHRAOUI, LES DEUX BASSINS,
BLOC 7C, BEN-AKNOUN, ALGER)
Jusqu’au 15 avril : exposition col-
lective de peintre par les artistes
souhila belbahar, Djahida Houadef,
Valentina Ghanem, bourdine, Mimi el
Mokhfi, Dahel Djanet, Chegrane,
Guita, safia Zoulid, benyaa, Hcissen,
barra, Hioun, Hassina Zaâf, Hafiane
et sellal
KORICHE (ALGER)
Jeudi 3 avril à 20h : soirée chaâbi,
animée par les artistes Mehdi
Tamache et Hakim el ankis.
cine, culture générale
MUSÉE NATIONAL D’ART
MODERNE ET CONTEMPORAIN
D’ALGER (RUE LARBI-BEN-M’HI-
DI, ALGER)
Jusqu’au 5 juillet : exposition de
photographies «el moudjahidate, nos
héroïnes», par les jeunes photo-
graphes Nadja Makhlouf et benyou-
cef Chérif, accompagnée de textes
de l'historienne Malika el-Korso.
jadj Houria, bouzid el Hadj, Rassine
M'hamed, Tadjer M'hamed et cheikh
Chiguer, orchestre dirigé par bey
bekkaï. Les invitations sont dispo-
nibles au : bureau de l'Onda, 52 b d
Mohammed V alger. Direction géné-
rale de l'Onda, 49 rue abderazak-
Hamla, bologhine.
CENTRE COMMERCIAL & DE LOI-
SIRS DE BAB EZZOUAR (ALGER)
Jusqu’au 30 mars :
- exposition de peinture «Les portes
de l’univers» de Hassiba Hafiz.
- exposition variées de saïda Mekai-
deche.
LIBRAIRIE INTERNATIONALE
AURASSI OMÉGA (HÔTEL EL
AURASSI, ALGER)
Samedi 5 avril de 14h30 à 18h :
BIBLIOTHÈQUE MOULOUD-
FERAOUN (RUE DES FRÈRES
SI-BACHIR, TÉLEMLY, ALGER)
Samedi 29 mars à 14h : L’Office de
promotion culturelle et artistique d’al-
ger-Centre organise, en collaboration
avec l’ambassade du Japon, une
«démonstration de la technique de
l’origami».
GALERIE D’ART AÏCHA-HADDAD
(RUE DIDOUCHE-MOURAD,
ALGER)
Jusqu’au 2 avril : exposition de
peinture de l’artiste abderrahmane
bekhti.
séance de vente-dédicace avec
l’écrivaine Leila Hamoutène, autour
de son livre Le châle de Zeineb,
paru aux editions Casbah.
CENTRE CULTUREL MUSTAPHA-
KATEB (5 RUE DIDOUCHE-MOU-
RAD, ALGER)
Jusqu’au 31 mars : exposition de
peinture «Passerelles entre tradition
et modernité » de l’artiste Dalal
Halou.
LIBRAIRIE EL-IJTIHAD (9, RUE
HAMANI, ALGER)
Samedi 29 mars à 14h30 : Daho
Djerbal présentera le n°31 de la
revue Naqd.
LIBRAIRIE LA RENAISSANCE
NIVEAU 112, RIADH EL-FETH
(EL-MADANIA, ALGER)
Jusqu’au 5 avril : en collaboration
avec l’Office Riadh el Feth, la librai-
rie la Renaissance organise une
foire du livre durant les vacances du
printemps tous les jours de 9h à 20h
au niveau 104. Cette foire vise un
large public et sera enrichie par les
livres pour enfants (contes, livres
d’activité et d’apprentissage, livres
parascolaires du primaire au secon-
daire), littérature, dictionnaire, méde-
SALLE IBN-ZEYDOUN DE RIADH-
EL-FETH (EL-MADANIA, ALGER) :
Samedi 29 mars à 18h : L’Onda
organise une cérémonie dédiée à la
chanson bedouie oranaise. Un hom-
mage sera rendu aux artistes Khaled
Mihoubi et bouknine Miloud.
Concerts de Khaldi abdelkader, Had-
GALERIE MARCHANDE DE L’HÔ-
TEL EL-AURASSI, ALGER)
Samedi 29 mars de 14h30 à 18h : La
librairie internationale aurassi Omega
organise des lectures poétiques uni-
verselles des textes des auteurs sui-
vants : annie steiner, anna Greki,
sapho, Rachid boudjedra, aragon,
Maïakovski, Darwich, Kebbani, Neru-
da, Omar Khayyam, Nazim Hikmet,
saadi, bachir Hadj ali.
GALERIE BAYA DU PALAIS
DE LA CULTURE MOUFDI-ZAKA-
RIA (KOUBA, ALGER)
Jusqu’au 30 mars : exposition col-
lective de peinture en hommage à
aïcha Haddad. avec Djohar baoudj,
Chafika bendali, Nariman Ghlamal-
lah, ahlam Kourdoughli, Houria
Menaa, sabrina Nehab, Karima sah-
raoui et Hassina Zehaf.
CENTRE CULTUREL OUED
GALERIE EZZOU’ART DU
SALLE EL-MOUGGAR
(ALGER-CENTRE)
Jusqu’au 31 mars : Film L’Andalou
de Mohamed Chouikh (algérie, Tuni-
sie, espagne, 2014). avec Mohamed
benbekrit, Malika belbey, bahia
Rachedi, Hacène Kechache, Jean-
Louis andugar, Pedro Delvas et
Marie Delvas. Trois séances quoti-
diennes à partir de 14 h.