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Ephémérides G.L.

– Semaine du 19 au 25 octobre 2009

RESUME : En RDC, une seule attaque des combattants FDLR a eu lieu


cette semaine dans la province du Nord Kivu, au sud de Butembo (RDC_6).
Un de leur bastion en territoire de Walikale a été repris par les FARDC
(RDC_7), ce qui ne signifie nullement, selon la ministre rwandaise des
Affaires Etrangères rwandaise, qu’il ne reste pas beaucoup à faire pour
leur neutralisation, son pays affirmant vouloir « travailler » avec le
gouvernement congolais (RWA_3). On signalera aussi que, dans cette
province, de plus en plus de convois humanitaires sont attaqués par les
belligérants (RDC_11). Au Sud Kivu, la situation sécuritaire reste
dégradée : la société civile de la province a écrit dans ce sens au président
congolais (RDC_8). Par ailleurs, des éléments des FARDC relevant de
l’opération Kimia 2 et basés en territoire de Kabare ont tiré des coups de
feu pendant plusieurs heures pour manifester leur mécontentement à
propos du non-paiement de leur solde (RDC_5). Par contre, du côté des
bandes Maï-Maï, le processus d’identification biométrique des ex-
combattants ont débuté au centre de Luberizi (RDC_10), tandis qu’une
poignée de combattants du groupe Maï-Maï Yakutumba a intégré les
FARDC après de nombreuses tergiversations (RDC_12) et que plusieurs
centaines d’armes et de munitions appartenant aux bandes Maï-Maï ont été
récupérées (RDC_13).

En Province Orientale, des tracasseries militaires ont entraîné la fuite de


plusieurs villages dans la région minière d’Opienge (RDC_14).

Toujours dans le domaine de la sécurité, le bataillon de force de réaction


rapide, formé par la Belgique, est désormais pleinement opérationnel
(RDC_1), tandis qu’une opération d’identification de la Police nationale a
débuté à Kinshasa (RDC_3). On mentionnera aussi l’arrestation du
commandant en second et de plusieurs officiers de la Garde républicaine
accusés de mauvaise gestion financière (RDC_4). Enfin, du côté de la
MONUC, Alan Doss et son adjoint, Ros Mountain, qui quittera
prochainement le Congo, se sont félicités du travail remarquable accompli
depuis dix ans par la mission des N.U. en RDC (RDC_2) (RDC_4_1), tandis
que l’ONU lance une nouvelle fois un cri d’alarme contre la poursuite des
viols commis par tous les belligérants dans l’est du pays (RDC_9).

Dans le domaine politique, l’Assemblée nationale va créer une commission


d’enquête pour voir clair dans l’exécution des projets et programmes de
financement extérieur (RDC_18). Par ailleurs, un groupe de députés de la
majorité comme de l’opposition s’apprête, après le rejet de la motion de
défiance contre le Premier ministre, à déposer une requête auprès de la
Cour suprême de justice dans le cadre de l’interprétation à donner à
certains articles de la constitution concernant les motions de défiance
(RDC_19). En province, le gouverneur de la Province Orientale a remanié
son gouvernement (RDC_15) dont le vice-gouverneur a démissionné pour
des raisons éthiques (RDC_20). En Equateur, la CEI a rendu publique la
liste provisoire des candidats admis à se présenter à l’élection pour le
gouvernorat (RDC_16). Enfin, au Nord Kivu, dans la foulée des accusations
de malversation figurant dans un rapport d’enquête remis à l’assemblée
provinciale, le gouverneur a lui aussi remanié son équipe pour bâtir un
« gouvernement de reconstruction » (RDC_17).

Dans le domaine de la justice et des droits humains, deux des responsables


de l’OGEFREM, arrêtés la semaine dernière, ont été provisoirement libérés
par les juges du tribunal de grande instance de la Gombe, avant d’être à
nouveau remis en prison avec les juges qui leur avaient octroyé la liberté
provisoire (RDC_22) (RDC_24). L’activiste des droits de l’homme et avocat
Firmin Yangambi, accusé de détention illégale d’armes de guerre, a été
présenté au tribunal militaire de la Gombe (RDC_23). Dans l’affaire de
l’assassinat d’Albert Prigogine, le témoin anonyme a mis en cause le
gouverneur du Nord-Kivu qui s’est défendu d’avoir été impliqué dans cet
assassinat (RDC_25). Enfin, le processus de recrutement d’un millier de
nouveaux magistrats civils et militaires a débuté : l’ASADHO craint le
favoritisme dans ce recrutement tandis que le syndicat des magistrats
estime le nombre de nouveaux recrutés insuffisant (RDC_21).

Dans le domaine économique, une ONG canadienne a publié un rapport sur


le processus de Kimberley, rapport dans lequel la RDC est considérée
comme le lieu où le système de blanchiment d’argent est le plus parfait
(RDC_27). Toujours dans le domaine des mines, la demande de la société
minière First Quantum d’abandonner les poursuites contre le
gouvernement congolais pour l’annulation de son contrat minier au
Katanga a été rejetée : First Quantum aurait l’intention de porter son
affaire devant une juridiction internationale (RDC_28). Enfin, un expert
américain de la commission de revisitation des contrats miniers a
démissionné : il met en cause un manque de proactivité tant des autorités
congolaises que des sociétés étrangères (RDC_26).

Dans le domaine des relations extérieures, de nouvelles incursions de


soldats angolais auraient eu lieu dans le Bas Congo, incursions dont le
gouvernement congolais n’a pas connaissance (RDC_30) (RDC_32). Dans le
nord de l’Angola, une crise humanitaire se profile suite à l’expulsion de
milliers d’Angolais de la RDC (RDC_29). Par ailleurs, le Premier ministre
du Zimbabwe a demandé l’implication de Joseph Kabila dans la crise que
traverse son pays (RDC_31). Enfin, on signalera que le Conseil des
ministres de la CEEAC s’est réuni à Kinshasa pour préparer le 14ème
sommet des Chefs d’Etat de cette organisation (REG_2). Au cours de ce
sommet qui, présidé pour un an par le président congolais, s’est tenu
samedi, il a été question de projets communs en matière de
télécommunication et d’infrastructure, tel que le projet (somptuaire) de
construction du pont rail-route Kinshasa-Brazzaville (REG_3).

Au Burundi, quatre partis d’opposition, dont le FRODEBU, dénoncent la


dégradation du climat politique orchestrée selon eux « par un système
corrompu et impuni » et accusent le parti de la majorité de torpiller les
élections de 2010 (BUR_2), élections pour lesquelles la Belgique a annoncé
qu’elle participerait à hauteur de deux millions d’euros (BUR_4). Par
ailleurs, le HCR condamne les violences commises par les réfugiés congolais
qui ont refusé leur transfert dans un autre camp (BUR_1). Enfin, les
autorités burundaises examinent le cas des 400 demandeurs d’asile hutu
rwandais qui s’opposent à leur expulsion au Rwanda (BUR_3).

En ce qui concerne le Rwanda, un médecin rwandais, condamné pour


génocide par un tribunal gacaca, résidant en Belgique mais travaillant en
France et recherché par Interpol, nie toutes les accusations contre lui et
affirme être victime d’une cabale du pouvoir rwandais (RWA_2). Par
ailleurs, un prêtre rwandais résidant en Toscane a été arrêté pour crime de
génocide (RWA_1)

On signalera enfin qu’un sommet de l’Union Africaine s’est tenu à


Kampala et a porté sur la question des déplacements forcés de populations
(REG_1).

REGION

(REG_1) Radio Okapi – 19/10

La capitale ougandaise abrite, depuis lundi, un sommet de l’Union africaine consacrée à la


question des déplacés internes, des réfugiés et des rapatriés. Ce sommet vise à répondre aux
causes profondes des déplacements forcés et à y trouver des solutions.

« L’Union africaine relève le défi du déplacement forcé en Afrique. » Tel est le thème retenu
pour ces assises axées sur les personnes déracinées intérieurement en Afrique. Les
participants devront identifier des moyens d'empêcher les déplacements forcés, d’améliorer la
protection des personnes déracinées de force ainsi que de répondre aux besoins spécifiques
des femmes et des enfants déplacés en Afrique.
Au regard de l’accroissement du nombre des déplacés dans ce continent, soit 11, 6 millions au
début 2009, les participants devront adopter une convention de l'Union africaine sur la
protection et l'assistance en faveur des déplacés internes. Il s’agit là d’un instrument juridique
international ayant force de loi sur les déplacés en Afrique.

Une quarantaine des chefs d'Etat et de gouvernement de tout le continent prennent part à ces
assises, qui devront se clôturer le 23 octobre. Le secrétaire général des Nations unies y est
représenté par le haut commissaire des Nations unies pour les réfugiés, António Guterres.

Ce rassemblement du genre, rappelle-t-on, intervient 40 ans après le tournant qu'a constitué la


Convention de I'OUA de 1969 régissant les aspects propres aux problèmes des réfugiés en
Afrique.

(REG_2) Radio Okapi – 20/10

Le conseil des ministres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique Centrale


(CEEAC) s’ouvre mercredi à Kinshasa, en prélude au 14ème sommet ordinaire de la CEEAC,
prévu pour le 24 octobre. Dix chefs d’Etat et de gouvernement sont attendus à Kinshasa pour
ce 14e rendez vous des dirigeants de l’Afrique centrale.

Les dirigeants du Burundi, du Cameroun, de la Centrafrique, du Gabon, d’Angola, du Congo


Brazzaville, du Congo-Kinshasa, du Sao Tome Principe et du Tchad vont analyser les
conséquences de la crise financière et économique internationale sur la sous-région. À cet
effet, les gouverneurs des banques centrales des pays membres de la CEEAC ainsi que la
Banque africaine de développement (BAD) sont associés à cette rencontre.

Une autre matière à traiter porte sur la redynamisation de la CEEAC. Beaucoup de membres,
en effet, ne sont pas du tout en ordre avec la Contribution communautaire d’intégration (CCI).
Les ministres vont également se pencher sur le changement climatique. Surtout que l’Afrique
centrale, la RDC en tête, regorge de la deuxième réserve forestière mondiale, poumon
important dans le changement climatique.

Une réunion préliminaire des experts de la CEEAC s’est déjà tenue samedi à Kinshasa pour
préparer cette 14e rencontre des chefs d’Etat et de gouvernement de la sous-région.

La 13ème conférence ordinaire des chefs d’Etats et de gouvernements de la CEEAC, rappelle-


t-on, tenue le 30 octobre 2008 à Brazzaville avait recommandé notamment l’accélération du
processus d’intégration de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale
(CEEAC) et de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale.

(REG_3) Radio Okapi – 24/10

La 14 session ordinaire de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale


(CEEAC) s’est ouverte ce samedi à Kinshasa, en présence de chefs d’Etat et de
gouvernement. Dans leurs allocutions de circonstance, le président Joseph Kabila, président
en exercice de la CEEAC, et le secrétaire général de cette organisation régionale, ont appelé
les Etats membres à contribuer financièrement, en vue de la réalisation des objectifs de la
Communauté.

Dans son discours d’ouverture des travaux, président Joseph Kabila a d’abord rappelé les
grandes objectifs prioritaires de la CEEAC, à savoir la paix et sécurité, la réalisation des
infrastructures, l’énergie et l’environnement. Il a ensuite épinglé quelques réalisations
enregistrées sous son mandat. Sur le plan sécuritaire, il a relevé entre autres, le sommet
extraordinaire de la CEEAC tenu à Kinshasa sur le Tchad et les initiatives prises pour venir en
aide au gouvernement légitime de ce pays.

Sur le plan de l’intégration économique régionale, le chef de l’Etat congolais a cité quelques
rencontres, sous son initiative, des experts et ministres des Etats membres. Il s’agit
notamment de la réunion ministérielle tenue en mars 2008 à Kinshasa. Réunion au cours de
laquelle le budget 2008 de la CEEAC a été élaboré et dont l’application par les Etats membres
est restée malheureusement faible, a reconnu le chef de l’Etat congolais. Concernant les
infrastructures et particulièrement les transports, une réunion d’évaluation s’est tenue en
février 2008 et des concertations entre experts ont eu lieu. À ce sujet, le président Kabila a
évoqué le projet pont rail-route Kinshasa-Brazzaville, et le prolongement du chemin de fer
Kinshasa-Ilebo. Une commission technique a été mise en place pour mettre en œuvre ce
projet, a encore a indiqué le président en exercice de la CEEAC.

D’autres secteurs tels que les télécommunications, avec les nouvelles technologies de la
communication et l’application technique de la fibre optique, l’énergie, la sécurité
alimentaire, l’environnement, la santé et l’éducation ne sont pas en reste. Le chef de l’Etat a
indiqué que durant son mandat à la tête de la CEEAC, des études ont été menées et des
réunions tenues, pour la mise en commun des idées, afin que la CEEAC adopte une position
commune à la conférence des Nations Unies sur les changements climatiques qui aura lieu en
décembre prochain à Copenhague au Danemark. Il s’agit surtout pour la CEEAC de parler
d’une seule voix sur la question du réchauffement climatique et de l’émission de gaz à effets
de serre.

Joseph Kabila a indiqué que son action a été conforme aux objectifs de la communauté. Mais
l’insuffisance de moyens financiers n’a pas permis leur mis en œuvre. Il a remercié ses
collègues pour le soutien dont il a bénéficié au cours de son mandat. Il a enfin exprimé sa
reconnaissance aux partenaires qui ont accompagné certaines réalisation de la communauté
économique des Etats de l’Afrique centrale.

Prennent part à ce sommet, les chefs d’Etat et de gouvernement du Congo Brazzaville, de la


République Centrafricaine, du Gabon, du Burundi, du Tchad, de Sao Tomé et Principe et de la
Guinée-Équatoriale.

BURUNDI

Armée, Sécurité…

(BUR_1) Communiqué du HCR – 18/10

L'UNHCR, conscient des tensions au niveau du camp de Bwagirisa à la suite des transferts
depuis le 30 septembre des réfugiés de Gihinga, condamne cependant les actes de violence
perpétrés par un groupe de réfugiés contre le personnel de l'ONG CNR (Conseil Norvégien
pour les Réfugiés), le chef du bureau de l'UNHCR de Ruyigi, la police déployée dans le camp
ainsi qu'un réfugié cette semaine dans le camp de Bwagirisa en province de Ruyigi.
« Comme il est de la responsabilité de l'UNHCR de s'assurer notamment que les réfugiés sont
protégés contre toute forme de violence et vivent dans un environnement qui remplit toutes
les conditions de sécurité, il est aussi de notre devoir de nous assurer que tout le personnel
humanitaire et tous ceux qui aident à la protection et l'assistance des réfugiés travaillent en
sécurité. C'est pourquoi nous condamnons vivement tous les actes de violence de ces derniers
jours. Nous appelons par conséquent tous les réfugiés au respect de la loi burundaise », a dit
Clémentine Nkweta-Salami, Représentante de l'UNHCR au Burundi.

Lire l’intégralité du communiqué sous :


http://www.reliefweb.int/rw/rwb.nsf/db900SID/MYAI-7WY2SZ?OpenDocument

Vie politique…

(BUR_2) AFP – 21/10

Les quatre principaux partis d'opposition du Burundi ont exprimé mercredi leur "vive
préoccupation" face à la "dégradation" du climat politique orchestrée selon eux "par un
système corrompu et impuni".

"Les (quatre) partis politiques expriment leur vive préoccupation face à la dégradation
continue du climat politique et sécuritaire orchestré par un système corrompu et impuni", dans
un communiqué transmis à l'AFP. Le texte est signé du Front pour la démocratie au Burundi
(Frodebu), de l'Union pour le progrès national (Uprona), de l'ex-rébellion des Forces
nationales de libération (FNL) et du Mouvement pour la paix et le développement (MSD). Il a
été publié à l'occasion de la visite lundi et mardi au Burundi du secrétaire général adjoint de
l'ONU chargé du département des Affaires politiques, Lynn Pascoe.

Le parti au pouvoir, le CNDD-FDD, veut "torpiller les élections de 2010" en usant notamment
de "l'intimidation et de la violence et de la persécution de citoyens (...)", affirment les quatre
partis d'opposition. Selon ce communiqué, le CNDD-FDD utilise "la restriction illégale des
activités politiques des autres formations politiques, l'instrumentalisation des services de
sécurité et de la justice, la distribution de cartes d'identité aux seuls membres du parti
présidentiel (...)".

L'opposition burundaise se dit par ailleurs "préoccupée par la création, la formation et


l'encadrement des milices « Imbonerakure » (ceux qui viennent de loin, en langue locale
kirundi), appartenant au CNDD-FDD, qui sèment la terreur et le désordre dans le pays sous
couvert des autorités administratives et politiques au pouvoir". Enfin, ces formations
politiques ont dénoncé ce qu'elles estiment être la main mise du parti présidentiel sur les
médias publics qui sont devenus aujourd'hui "une chasse gardée du pouvoir".

Relations extérieures

(BUR_3) AFP – 20/10

Le Burundi est en train d'examiner le cas de quelque 300 demandeurs d'asile Hutus rwandais
qui s'opposent à leur expulsion vers le Rwanda, a annoncé mardi le ministre burundais de
l'Intérieur, Edouard Nduwimana.

"Dans un premier temps, nous avions décidé que ces Rwandais devaient retourner chez eux
car (...) nos services étaient arrivés à la conclusion qu'ils n'étaient pas des réfugiés", a déclaré
M. Nduwimana au cours d'une conférence de presse. "Mais comme il y a eu certaines
résistances, nous avons dû encore réexaminer la question et nos services sont désormais sur
place pour voir si réellement il y a des gens qui peuvent être considérés comme des réfugiés",
a-t-il annoncé. "Aujourd'hui, il y a 300 rwandais environ dans le nord du Burundi (car) même
certains parmi ceux qui étaient rentrés (au Rwanda) sont revenus au Burundi, ce qui nous a
poussé à revoir la méthodologie employée jusqu'ici", a avoué Edouard Nduwimana, faisant
allusion à leur expulsion vers le Rwanda.

Vendredi, le Haut commissariat de l'Onu pour les réfugiés (HCR) s'était dit "contre le
refoulement de demandeurs d'asile", après la décision des autorités burundaises d'expulser
vers le Rwanda voisin plus de 400 Hutus rwandais ayant fui leur pays depuis près de deux
mois.

Affirmant fuir des violences politiques, ces Rwandais ont trouvé refuge dans la province
burundaise de Kirundo et ont d'abord été considérés par les autorités locales comme des
"immigrants illégaux".

Les autorités rwandaises assurent de leur côté qu'ils fuient la justice gacaca (tribunaux
populaires mis en place pour juger les exécutants présumés du génocide de 1994 au Rwanda).
Dans un premier temps, le gouvernement burundais avait assuré s'être basé sur un rapport du
HCR qui ne reconnaissait pas le statut de réfugiés à ces Rwandais pour les expulser, ce que
l'organisation internationale a démenti.

(BUR_4) RTL – 23/10

"La Belgique a proposé deux millions d'euros pour soutenir le processus électoral", a confié
M. Nkurunziza, actuellement en visite officielle en Belgique, lors d'une conférence de presse
à Bruxelles.

Reçu jeudi par le Roi et le Premier ministre, Herman Van Rompuy, le président burundais a
rencontré vendredi matin le ministre-président wallon, Rudy Demotte, avant de rencontrer des
hommes d'affaires à Bruxelles, puis prendre la direction de Bruges.

RDC

Sécurité, Armée…

(RDC_1) Radio Okapi – 18/10

Les éléments des Forces armées congolaises (FARDC) du 321e bataillon commando de la
force de réaction rapide qui étaient en formation à Kindu sont opérationnels depuis samedi.
Arrivés au terme de cette formation, ils ont reçu leurs brevets et divers prix au cours d’une
cérémonie qui s’est déroulée le même jour au camp Lwama, et présidée par le chef d’état-
major des forces terrestres, le général Gabriel Amisi.

La formation de ces éléments a été assurée par des instructeurs belges. C’est le colonel
Lawrence, l’un de ces instructeurs, qui a procédé officiellement à la remise du bataillon formé
aux FARDC. Il a affirmé qu’ils ont donné aux militaires congolais une formation de qualité
qui portait sur trois volets : physique, technique et moral.
Le chef d’état-major des forces terrestres des FARDC était entouré, à cette cérémonie, des
officiers chargés des opérations, de la logistique et du génie militaire, notamment. Il a
demandé aux lauréats d’obéir à leur commandant, et à celui-ci de commander ses troupes
suivant les lois du pays et le règlement militaire. Parmi les participants, un capitaine retraité,
89 ans, un des premiers adjudants congolais de la Force publique en 1959, a aussi appelé les
militaires du 321e bataillon à protéger les personnes et leurs biens.

Du côté belge, la délégation présente à la cérémonie comprenait, notamment, l’ambassadeur


du Royaume de Belgique en RDC et plusieurs officiers de ce pays.

(RDC_2) Radio Okapi – 19/10

Au mois de novembre prochain, la Monuc, Mission de l’Onu en RDC, aura accompli dix ans
de présence au Congo démocratique. Elle a commencé comme une petite mission
d’observation pour devenir la plus grande mission des Nations Unies dans le monde.
Vendredi dernier, à New York, devant le Conseil de sécurité, Alan Doss a fait le bilan de cette
mission, positif, d'après lui. Mais certains objectifs fondamentaux restent à atteindre.

Le représentant spécial du secrétaire général de l’Onu en RDC estime qu’en dix ans, la
Monuc a accompli un travail remarquable. Elle a, notamment, supervisé le cessez-le-feu et le
retrait des troupes étrangères, stabilisé la situation sécuritaire, accompagné le Dialogue entre
Congolais et la transition d’immobilisation des groupes armés en Ituri et ailleurs, facilité les
premières élections libres et transparentes depuis 40 ans, et aidé le gouvernement à gérer la
crise dans les Kivus et à mener les opérations contre les groupes armés. « Nous sommes fiers
d’avoir accompagné le pays à travers ce processus de paix », s’est félicité Alan Doss, relevant
ensuite « que certains objectifs fondamentaux de l’accord inclusif et global de Sun City qui
fondent la présence de la Monuc en RDC sont encore à atteindre. »

Ces objectifs, d’après le représentant spécial de Ban-ki-Moon en RDC, sont, la formation


d’une armée professionnelle et républicaine, la restauration de l’autorité de l’Etat partout, la
réconciliation ainsi que l’achèvement de la reconstruction effective du pays. « Je suis
convaincu que ces tâches concomitantes avec celles de la stabilisation et de pacification
doivent se poursuivre avec le soutien de la Monuc et votre soutien matériel et diplomatique »,
a conclu Alan Doss.

(RDC_3) Radio Okapi – 21/10

Combien d’éléments composent la Police nationale congolaise et qui sont-ils ? C’est à cette
question que tente de répondre l’opération d’identification pour la maîtrise des effectifs de la
PNC sur l’ensemble du territoire congolais qui a démarré lundi par Kinshasa. Selon le général
Patrick Sabiti, chargé de la sensibilisation et du recensement biométrique dans ce corps, cette
opération est une étape dans le processus de la réforme de la Police nationale.

La campagne lancée lundi dans la capitale consiste à collecter des données pour disposer
d'une base qualitative et quantitative des ressources humaines de ce corps d’Etat afin d’une
gestion prévisionnelle de ses effectifs, ses emplois et ses compétences. Elle va durer six mois
à Kinshasa avant de s’étendre au reste des provinces du pays.

Selon le général Sabiti, cette opération est une première étape de la réforme de la police
nationale congolaise (PNC). Et cela, dans tous les domaines : les infrastructures, la logistique,
les ressources humaines et même dans le domaine juridique.Pour ce dernier aspect, le général
Sabiti indique qu’un projet de loi sur la PNC est déjà déposé au Parlement. « Avant
d’entreprendre tous les autres domaines de cette réforme, il était question de commencer
d’abord par l’identification des effectifs, explique le général Patrick Sabiti. « Il faut chercher à
connaître, qui sont les policiers, combien sont-ils, et quels sont leurs problèmes ? », a-t-il
souligné.

En plus d’une gestion efficiente des ressources humaines et logistiques en amont, cette
opération aura des retombées positives sur les policiers eux-mêmes. À court terme, chacun
des éléments de la PNC disposera d’un dossier administratif fidèlement reconstitué, d’une
nouvelle carte de service infalsifiable ainsi que d’un nouveau numéro matricule. Ce qui
permettra la classification des uns et des autres dans des fonctions correspondant à leurs
compétences respectives.

À moyen terme, l’opération devra déboucher, selon le ministère de l’Intérieur et Sécurité, sur
l’amélioration des conditions sociales du policier congolais. Celui-ci pourra ainsi bénéficier
d’un salaire décent qui valorise sa profession ainsi que des droits et avantages attachés à cette
fonction, et jouir d’un statut autonome assurant lui assurant une gestion saine de sa carrière.

En gros, des enquêteurs sont déployés sur l’ensemble du territoire congolais, jusqu’au niveau
des commissariats. Chaque équipe est constituée d’un superviseur, d’enquê6teurs et
d’opérateurs biométriques. Chaque policier se présente devant cette équipe muni des
documents administratifs sous la direction du commandant de son unité. Et les enquêteurs se
chargent de la retranscription des données personnelles du policier sur les fiches de
renseignements individuels et de contrôler les documents apportés par le policier. Les
opérateurs biométriques quant à eux se chargent de la prise d’empreintes digitales et de la
photo d’identité. Et en dernier ressort, le superviseur se charge de la transmission du dossier à
Kinshasa pour analyse et traitement.

(RDC_4) Radio Okapi – 21/10

Le colonel Floribert Bofate Lihamba, commandant second de la Garde républicaine (GR), ex-
GSSP, a été mis aux arrêts à Lubumbashi le 12 octobre dernier avant son transfert le 14
octobre à Kinshasa. Selon des sources officielles citées par l’AFP, cet officier est accusé de
mauvaise gestion des finances au sein cette unité des FARDC.

D’autres officiers de la Garde Républicaine seraient aussi impliqués dans cette affaire de
mauvaise gestion des finances. Mais depuis que le colonel Bofate se trouve dans la capitale
congolaise, il n’aurait pas encore été présenté devant la justice.

Selon un communiqué de l’ONG de la défense des droits de l’homme la Voix des Sans Voix,
avant son transfert à Kinshasa, cet officier aurait plutôt été placé en résidence surveillée à
Lubumbashi. Le communiqué de l’ONG rendu public dimanche 18 octobre indique en plus
que le colonel Bofate serait poursuivi pour conspiration contre le régime en place.
Information non confirmée par des sources officielles du pays.

Entre-temps, sa résidence à Kinshasa aurait été fouillée par des éléments de la Garde
républicaine et une vingtaine d’appareils de communication ainsi que 3 ordinateurs auraient
été saisis à l’issue de cette fouille.
Le colonel Floribert Bofate est officier de la Garde républicaine depuis l’époque de Mzee
Kabila. Et c’est depuis près des six que son siège a été placé à Lubumbashi, au Katanga.

(RDC_4_1) Radio Okapi – 24/10

Le Représentant spécial adjoint du secrétaire général des Nations Unies en RDC s’en va. Son
mandat arrive à sa fin. « Je pars avec optimisme», a-t-il déclaré vendredi lors de ses adieux au
personnel de la Monuc à Goma. D’après Ross Mountain, le progrès est en train de se dessiner
et le Congo redresse progressivement la situation et ce, en dépit de différents troubles.

Après cinq années passées à la mission onusienne, le numéro deux de la Monuc a tenu à faire
ses adieux aux staffs nationaux et internationaux de la Monuc et aux autorités provinciales.
Ross Mountain dresse le bilan de sa mission en ces termes : « Le Congo est en train de se
redresser, en dépit de tout problème. Si on regarde en arrière, d’où l’on est venu, je crois que
c’est impressionnant le progrès qui se fait. Je suis maintenant en train de partir. C’est
important de voir le progrès que le pays a réalisé ». Ce progrès, renchérit-il, se fait avec
l’appui des Nations Unies et de la communauté internationale, même s’il est du peuple
congolais.
Ross Mountain rappelle qu’une des plus grandes opérations humanitaires a été montée à l’Est
de la RDC, avec pas mal de réussite. Toutefois, il reconnaît qu’il y a encore beaucoup de
déplacés qui ont besoin d’être soutenus tout comme il y a beaucoup de gens qui rentrent chez
eux. Pour reprendre une vie normale. Enfin, M. Mountain se dit fier du travail abattu par des
ONG partenaires et des agences humanitaires.

Ross Mountain a rencontré successivement vendredi le gouverneur de province et le président


de l’assemblée provinciale du Nord-Kivu. Julien Paluku a estimé pour sa part que Ross
Mountain sera l’interprète du peuple congolais auprès de la communauté internationale pour
consolider la paix longtemps recherchée en RDC.

- Kivu

(RDC_5) Radio Okapi – 18/10

Des coups de feu ont retenti dans la nuit de samedi et se sont poursuivis jusque dimanche
matin à Chivanga, dans le parc national de Kahuzi-Biega, en territoire de Kabare, au Sud-
Kivu. Des sources contactées ont rapporté qu’il s’agissait des soldats FARDC déployés dans
le cadre des opérations Kimia 2 qui manifestaient leur mécontentement pour une partie de la
solde qu’ils n’auraient pas perçue.

Le porte-parole des opérations au Sud-Kivu a confirmé l’information, en précisant que ces


coups de feu avaient été tirés en l’air, et sans causer de dégâts. Concernant la cause de la
mauvaise humeur des troupes, la même source a indiqué qu’il s’agissait d’une situation
administrative qui sera vite régularisée par la hiérarchie.

Dans l’entre-temps, la situation était redevenue calme à Chivanga, et le commandement des


opérations Kimia 2, a encore souligné cette source, a pris les choses en main. Mais la
population environnante est inquiète, selon les sources civiles.

(RDC_6) Radio Okapi – 19/10


Une attaque attribuée à une coalition des FDLR et Pareco contre le village Ruenda, à 66
kilomètres au sud de Butembo, s’est produite dimanche matin entre 4h et 9h locales. Selon
des ONG de la place qui livrent l’information, les assaillants ont pillé et emporté de la volaille
et du bétail dont des chèvres.

D’après Omer Kambale, coordonnateur de l’ONG « Bon Samaritain », les habitants de


Ruenda ont été réveillés par des coups de feu tirés en l’air. Les assaillants, identifiés comme
combattants FDRL et Maï-Maï du Pareco sont par la suite passés d’une maison à une autre,
emportant les biens de valeur de leurs victimes, dont de l’argent, des habits, des poules et des
chèvres. La même source ajoute que, déjà mardi de la semaine dernière, un groupe de cinq
combattants FDLR avaient fait une autre incursion dans le même village où ils avaient violé
trois filles et emporté une dizaine d’animaux de la basse-cour.

Le chef du groupement Mbulie, Hangi Kalivolo dont dépend administrativement le village


Ruenda confirme les faits. Il se dit inquiet face à la recrudescence de l’insécurité dans sa
juridiction, notamment à Kaviru, Ruenda et Kiali. Cette dernière localité est le quartier
général de la coalition FDLR-Pareco, précise-t-il. Hangi Kalivolo appelle ainsi les autorités
administratives et militaires de Lubero de renforcer la sécurité dans ces villages.

(RDC_7) Radio Okapi – 19/10

La localité de Ntoto, chef-lieu du groupement de Waloa-Uroba, située à une centaine de


Kilomètres au Nord-ouest de Goma, en territoire de Walikale, est désormais entièrement
contrôlée par les militaires des Forces armées de la RDC (FARDC), depuis samedi soir. Elle a
été récupérée à l’issue des affrontements entre les FARDC et les rebelles hutus rwandais des
Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR), rapportent des sources
militaires.

Avant sa reprise par les FARDC, la localité de Ntoto était devenue l’un des bastions des
combattants FDLR au Nord Kivu. Le bilan complet des affrontements de samedi n’est pas
connu, selon le porte-parole adjoint des opérations Kimia II au Nord Kivu, le Capitaine César
Alimasi. « Nos forces armées ont repris la localité de Ntoto. Il y a également Kinyumba et
tous ces secteurs de Nyabiondo qui ont été repris aux éléments réfractaires au brassage du
groupe armé APCLS. Plusieurs combattants FDLR ont été tués, d’autres capturés. D’autres
encore se sont volatilisés dans la nature. Nous allons vous donner le bilan en termes chiffrés
d’ici mardi parce qu’il faut comptabiliser tous les morts. Nous allons aussi vous donner le
bilan coté FARDC. Mais déjà, vous devez savoir que nous n’avons pas connu des pertes en
vies humaines, il y a seulement quelques blessés. Le commandant des opérations Kimia II au
Nord Kivu, Bobo Kakudji, appelle le chef de groupement de Waloa-Uroba de regagner son
fief. Nous demandons aussi à la population de Waloa-Uroba de regagner son territoire », a-t-il
déclaré.

Les combattants FDLR avaient pris possession du groupement de Waloa-Uroba depuis le


lancement des opérations militaires Kimia II au Nord Kivu. La population sur place indiquait
que les FDLR s’imposaient en maîtres dans les villages. Environ 50 % d’habitants de ce
groupement résistaient à leur façon dans leurs villages. Ils étaient encouragés par la présence,
à Ntoto, d’une base des casques bleus de la Monuc.

Devant cette présence très renforcée des militaires FARDC ces derniers temps, les habitants
craignaient pour leur sécurité en cas d’une offensive militaire dans leur zone. À l’approche
des combats de samedi, beaucoup d’entre eux avaient déjà déserté cette zone. Des attaques
ont été simultanément menées par les éléments FDLR dans quatre villages de ce groupement
Waloa Uroba, dans la nuit du 15 au septembre. Le bilan, établi par les FARDC, faisait état de
4 combattants tués. Le commandant des opérations Kimia II au Nord Kivu avait indiqué
qu’après leur forfait, les assaillants s’étaient retirés dans la forêt de Ntoto, à une centaine de
kilomètres de Kando. Avec le démantèlement de ce bastion des FDLR, les populations
espèrent pouvoir retourner à leurs activités quotidiennes.

(RDC_8) Radio Okapi – 19/10

La société du Sud Kivu a écrit au président Joseph Kabila en rapport avec la dégradation de la
situation sécuritaire de la province. Dans un mémorandum daté du 13 octobre, elle estime,
après analyses et observations des faits, que le contexte sociopolitique et sécuritaire demeure
nuageux et ne présage aucun avenir rassurant à court terme pour l’amélioration de la situation
sécuritaire et du bien-être de la population.

Faisant l’inventaire des cas d’insécurité enregistrés, rien que depuis le début du mois
d’octobre, la société civile du Sud-Kivu dresse un tableau sombre. Elle attribue tous ces
méfaits, entre autres, à l’échec du processus de désarmement et d’intégration des groupes
armés, l’ambiguïté sur les objectifs réels des opérations Kimia II, la problématique de la
configuration des unités impliquées dans ces opérations et leurs effets collatéraux.

Condamnant ce qu’elle appelle la « réinstallation du terrorisme dans la province dans un


contexte de démocratie postélectorale », la même source demande à Joseph Kabila, en tant
que commandant suprême des FARDC, de redéfinir rapidement les objectifs et les stratégies
opérationnelles de Kimia II au Sud-Kivu, de renforcer la présence des éléments de la police
nationale congolaise et des services de renseignements dans les espaces autrefois sous
contrôle des FDLR et de favoriser une forte collaboration entre les éléments commis aux
opérations Kimia II et ceux de la 10ème région militaire. Les activistes de la société civile de
cette province demandent aussi au chef de l’Etat de veiller scrupuleusement à l’application de
l’opération « tolérance zéro » au sein des FARDC ; afin d’y éradiquer notamment
l’indiscipline et les détournements de la solde des troupes combattantes.

L'inquiétude de cette société civile vient s'ajouter à celle de l'assemblée provinciale. Celle-ci a
interpellé à ce sujet, le 15 octobre, le ministre provincial de l'intérieur du Sud-Kivu, Georges
Shanyungu. Ce dernier a reconnu l’insécurité dans la ville de Bukavu et l’attribue aux bandits,
démobilisés et autres fumeurs de chanvre. « S’agissant du bilan des opérations Kimia II à
l’heure actuelle, nous nous abstenons de donner un bilan quelconque. Le gouvernement
provincial n’en est pas le commanditaire », s’est défendu M. Shanyungu. Ce qui a motivé la
décision de l'assemblée provinciale du Sud-Kivu d'envoyer une délégation des 7 députés à
Kinshasa pour y rencontrer les autorités nationales sur cette question d'insécurité.

(RDC_9) AFP – 20/10

L'ONU a lancé mardi un cri d'alarme face à la "folie" des viols commis par les belligérants en
RDC, dénonçant son utilisation comme "arme de guerre" dans le conflit.

"Encore une fois, nous dénonçons les violations des droits de l'homme par les parties
belligérantes au Congo, il semble que cette folie du viol continue", a expliqué lors d'un point
de presse la porte-parole du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU
(OCHA), Elisabeth Byrs.

Face à la recrudescence des violences, les Nations Unies ont appelé à arrêter l'utilisation du
viol comme une "arme de guerre", a ajouté Mme Byrs. "Nous demandons que les coupables
soient traduits en justice. Le 5 octobre, à Bunyakiri (Sud-Kivu, est de la RDC), cinq femmes
ont été violées par, on pense, des membres de l'armée nationale, et une femme a été tuée", a-t-
elle encore raconté.

Au moins 5.387 cas de viols de femmes ont été rapportés dans la province du Sud-Kivu au
cours des seuls six premiers mois de l'année, dont environ 90 % ont été supposément commis
par des groupes armés ou des forces régulières, selon l'ONU.

(RDC_10) Radio Okapi – 21/10

La Structure militaire d’intégration (SMI) procède au contrôle biométrique des éléments issus
des groupes armés au centre de Luberizi, dans le territoire d’Uvira. Commencée samedi sous
supervision et l'appui de l'Eusec, l'opération va durer une semaine.

1.735 éléments ex-combattants Mai-Mai que compte actuellement le centre de Luberizi, sont
concernés par cette identification biométrique. Depuis samedi, au moins deux cents éléments
sont identifiés chaque jour, a déclaré le colonel Claude François, chef de la délégation Eusec à
Luberizi. Et les éléments identifiés sont automatiquement considérés comme militaires des
Forces armées de la RDC (FARDC) après une formation d’au moins trois mois dans ce
centre, a affirmé pour sa part le colonel Mondonga, commandant du centre de Luberizi. Selon
un autre officier FARDC, la plupart des ex-combattants identifiés jusque-là portent des galons
d'officiers supérieurs. Il ne sera donc pas facile, d'après cet officier, pour la SMI (Structure
militaire d'intégration) de confirmer ou de rejeter ces galons.

La même opération d'identification d'éléments des ex-groupes armés du Sud-Kivu se déroule


également à Kingulube et à Lulimba, dans le territoire de Fizi. Une équipe de contrôleurs est
partie pour Bunyakiri, dans le territoire de Kalehe, plus au nord de la province, et une autre à
Kamituga, dans le territoire de Mwenga, à plus de 100 kilomètres de Bukavu, pour le même
contrôle biométrique dans la province du Sud-Kivu.

(RDC_11) Radio Okapi – 21/10

De plus en plus d’attaques contre les humanitaires sont signalées ces dernières semaines au
Nord Kivu, rendant encore plus difficile la distribution de l’aide nécessaire pour la survie des
nécessiteux. Cette situation a été dénoncée mardi dans un communiqué du Bureau de
coordination des affaires humanitaires des Nations unies, Ocha.

« En diminuant notre accès aux endroits touchés, ceux qui en sont responsables contribuent à
la souffrance des millions de personnes vulnérables. Malheureusement, ils ne sont presque
jamais traduits en justice », a déclaré John Holmes, secrétaire général adjoint aux affaires
humanitaires et coordonnateur des secours d’urgence.

Les attaques contre les humanitaires, tels que meurtres, enlèvements, ainsi que les vols de
véhicules et d’autres biens, ont augmenté drastiquement au Nord Kivu, indique le même
communiqué. De janvier 2009 à nos jours, un total de 108 attaques contre les humanitaires a
été enregistré dans la province, contre 105 attaques durant toute l’année 2008. La tendance a
augmenté ces dernières semaines, avec sept incidents signalés la semaine passée dans les
territoires de Lubero, Masisi, Rutshuru et Walikale, selon le même communiqué. La plupart
des attaques ont lieu sur les routes, loin des zones de combat, d’où la difficulté pour les
humanitaires de les éviter.

« Je conseille vivement aux autorités du Nord-Kivu de lancer de sérieuses enquêtes sur


chaque incident que nous signalons », a déclaré Dieudonné Bamouni, adjoint du chef du
bureau de Ocha en RDC. « L’impunité actuelle doit cesser », a-t-il ajouté.

Sur les 105 attaques contre les humanitaires signalées en 2008, moins de dix ont fait l’objet
d’enquêtes formelles de la police. Moins d’attaques encore ont abouti à des actions
judiciaires, précise le communiqué.

La province de Nord Kivu héberge actuellement près de 980 000 personnes déplacées
internes, plus que n’importe quelle autre province de la RDC. Malgré l’insécurité persistante
qui a conduit à la mort de sept humanitaires de janvier 2008 à ce jour, les agences des Nations
unies et plus de 70 organisations non gouvernementales opèrent dans cette province. Elles
distribuent de l’aide estimée à plus de 250 million$ US sur la base de besoins humanitaires.
On estime que les acteurs humanitaires opérant dans la province sont capables, à ce jour,
d’aider au moins 70% des bénéficiaires ciblés, souligne le communiqué d’Ocha.

(RDC_12) Radio Okapi – 21/10

Yakutumba, le chef de l’ex-groupe Mai-Mai portant son nom et ses hommes ont
effectivement et officiellement intégré l’armée nationale congolaise, les FARDC. Cette
intégration a eu lieu ce mercredi à Baraka, Sud-Kivu, où se trouve son fief.

La nouvelle a été annoncée par le porte-parole des opérations Kimia 2, le capitaine Olivier
Muhima, et confirmée par Joseph Assanda, le porte-parole de cet ex-groupe armé. Le colonel
Delphin Kahimbi, commandant des opérations Kimia 2 au Sud-Kivu s'est rendu sur les lieux
pour la circonstance. Par cette intégration au sein des FARDC, le groupe Yakutumba
s’engage de ce fait dans les opérations militaires contre les FDLR.

Cette évolution intervient après une longue période de tergiversations de ce mouvement,


tergiversations attribuées, selon Yakutumba lui-même, au non-respect, de la part du
gouvernement, des engagements pris dans le cadre de l'accord de paix signé à Goma le 23
janvier 2009. Pour l’ex-chef du groupe Yakutumba, son acte concrétise la matérialisation de
cet accord.

Toutefois, d'après lui, l’intégration de ce mercredi au sein des FARDC concerne une centaine
d’éléments qui sont avec lui à Baraka. Ceux-ci vont rejoindre le camp de regroupement dès ce
mercredi, cela en plus d’une brigade déjà intégrée les jours passés au camp de regroupement
de Wamaza dans le Maniema. Quant à lui-même, il a déclaré pouvoir attendre encore que tous
ses éléments se trouvant dans des milieux plus éloignés, comme Kilembwe, le Nord Katanga
et Kabambare dans le Maniema, soient tous intégrés. Et c’est alors qu’il clôturera le processus
avec son état-major.

Sur le poids réel de ce groupe Maï-Maï, lire sous :


http://congosiasa.blogspot.com/2009/10/major-general-yakutumba.html
(RDC_13) Radio Okapi – 22/10

La section DDR (Démobilisation, désarmement et réintégration) de la Monuc a récupéré


armes et munitions pendant les opérations du processus de désengagement des ex-combattants
Mai-Mai, dans la province du Sud-Kivu. La cérémonie de rétrocession de ces armes et
munitions aux FARDC a eu lieu mercredi à Sange, dans le territoire d'Uvira.

Cette cérémonie a marqué la clôture officielle de ces opérations qui avaient été lancées depuis
le 14 avril 2009. Bilan : 531 armes et 19 314 cartouches provenant de Kalehe, de Kabare,
d'Uvira, de Baraka, de Luberizi et de Fizi. Parmi les armes remises aux FARDC, 156 ont été
trouvées entre les mains des populations civiles dans la plaine de la Ruzizi par une patrouille
de la brigade militaire de la Monuc Sud Kivu.

Des officiels civils et militaires congolais du Sud-Kivu ainsi que ceux de la Monuc étaient
présents à la cérémonie. La DDR Monuc s'est dit satisfaite de l'opération. Son responsable,
Charles Fotso a exprimé sa joie : « Le désengagement et le désarmement ont été à un certain
moment de notre mandat le maître mot de notre opération au Congo. Et quand nous faisons ce
bilan, je pense qu’il y a lieu de s’en féliciter. A côté de ces armes que nous avons récupérées
aux ex-combattants Mai-Mai, il y a une autre catégorie d'armes récupérées auprès de groupes
armés étrangers qui opèrent sur le sol congolais. Cette dernière catégorie fera l’objet d’une
destruction, quelle qu’ en soit la nature. [...] Il convient de dire que la paix et la quiétude de la
population semblent le maître mot de toutes nos opérations. »

Il faut préciser que les opérations de désengagement et d'intégration des groupes armés ont
pris fin depuis le mois de juillet dernier. Au moment de la clôture officielle de ces opérations,
plus de 3 000 combattants sont passés par le processus d’intégration dans différents centres de
regroupement, à Kalehe, Luberizi, Baraka et Fizi.

- Province Orientale

(RDC_14) Radio Okapi – 21/10

Plus de cinq villages compris entre 13 et 48 kilomètres sur la route d'Opienge sont désertés de
leurs habitants depuis le mois de juin dernier. Le mouvement se poursuit, et selon des
témoignages, les habitants de la contrée craignent les tracasseries militaires.

Ces villages désertés sont, notamment, Maduluma, Anyendo, Bandiko, Bababaka,


Bafwakenge et Bakilisa. Leurs populations respectives se sont plaintes de nombreuses
exactions et tracasseries militaires dont elles sont l’objet. Selon des témoins, des soldats font
du trafic du riz et du gibier, et sur le parcours, ils réquisitionnent, de force, des habitants de
ces villages pour le transport de leurs colis. Ce qui est un calvaire pour ces derniers. En plus,
les mêmes militaires soumettent à ces habitants au paiement des taxes et leur arrachent poules
et chèvres, ajoutent les mêmes sources.

Contacté, les commandant du 908è bataillon de Bafwasende, le colonel Alain Ilunga confirme
les faits. Il promet de convoquer le commandant des opérations d’Opienge pour mettre fin à
cette situation qui n’honore pas la dignité des FARDC, a-t-il indiqué.

Vie politique…
(RDC_15) Radio Okapi – 19/10

Le gouverneur de la Province orientale, Médard Autsai Asenga, a publié, samedi à Kisangani,


sa nouvelle équipe gouvernementale. Comme la précédente, elle se compose de 10 ministres.
Parmi eux, cinq ministres ont cédé leurs postes. Cinq autres ont gardé les leurs. S’exprimant
au nom du gouverneur Autsai, le Vice- gouverneur Joseph Bangakya justifie ce remaniement
par le souci de relever les nombreux défis de la province et répondre aux multiples attentes de
la population.

La nomination du gouverneur a pris en compte notamment les propositions des partis


politiques majoritaires à l’assemblée provinciale et la représentation géographique de la
Province orientale. Ce remaniement intervient en peu plus de deux ans après l’installation du
précédent gouvernement.

Le district du Bas-Uelé avait deux postes. Ses deux anciens ministres ont été remplacés. Le
district du Haut-Uelé a perdu un poste sur les trois qu’il comptait. L'un des anciens ministres
est resté en fonction, deux autres ministres ont quitté le gouvernement.
Le district de la Tshopo qui comptait deux postes s’est vu ajouter un nouveau poste. Un
ministre est conservé, deux sont sortants et deux nouveaux ont rejoint le gouvernement.

Aucun changement n’affecte les trois postes ministériels de l’Ituri. En termes de


représentation politique, le PPRD, parti présidentiel, conserve ses cinq postes. Il en est de
même pour le Mouvement social pour le renouveau (MSR) qui garde ses deux représentants.
Polydor Latigo du MSR quitte le ministère des mines pour celui de l’enseignement primaire,
secondaire et professionnel. Le Rassemblement congolais pour la démocratie/Kisangani-
Mouvement de libération perd un de deux postes qu’il avait. Il conserve seulement le
ministère de la Fonction publique et de l’emploi. Vincent Okoyo, ancien vice-ministre
national de la Fonction publique est nommé ministre provincial de la Fonction publique et de
l’emploi. Au même moment, l’Alliance pour le renouveau du Congo a fait son entrée dans le
nouveau gouvernement, avec un représentant. Il s’agit d’Armand Kasumbu nommé ministre
du plan, économie, industrie et transport.

Parmi les nouvelles figures entrantes, Le député Faustin Lokinda se voit confier la charge du
ministère de l’Agriculture et du développement rural.

En termes de genre, une seule femme reste sur les deux que comptait le gouvernement
provincial. Dr Angèle Uvon Akumu est maintenue à la tête du ministère de la santé publique,
affaires sociales et solidarité humanitaire.

(RDC_16) Radio Okapi – 19/10

La commission électorale indépendante (CEI) a rendu public, lundi, la liste provisoire des
candidats à l’élection du gouverneur de l’Equateur.

Sur les cinq candidatures déclarées recevables, quatre sont des candidats indépendants : Jean
Claude Bahende (vice gouverneur sortant), Gabriel Bolenge Bopondo, Michel Bongongo
Ikoli Ndombo et José Ngbanda Mananga. Un seul candidat est issu d’un parti politique : le
député MLC Jean Lucien Busa. À partir de mardi, un délai de trois jours est accordé pour le
recours en contestation de cette liste devant la cour d’appel de Mbandaka. Et la liste définitive
sera publiée le 29 octobre, a indiqué le rapporteur de la CEI, Dieudonné Mirimo.

(RDC_17) Radio Okapi – 20/10

Julien Paluku, Gouverneur du Nord Kivu, a remanié son gouvernement. Ce remaniement est
intervenu lundi soir, mais l’arrêté du gouverneur est rendu public ce mardi matin sur la radio
officielle à Goma. Pour l’essentiel de l’arrêté, Julien Paluku nomme trois nouveaux ministres
provinciaux dont deux femmes.

À la lecture de l’arrêté du gouverneur, Mme Masika Ndemengi du PPRD-ville de Beni,


remplace Juvénal Ndabereye, un autre PPRD du territoire de Rutshuru, aux Mines et Energie
et Hydrocarbures.Une autre femme, Mme Adèle Bazizane Maheshe, du PPRD-territoire de
Nyiragongo et ville de Goma, remplace le PPRD-Beni, Charles Kasereka Kalwaghe à
l’Education et au Travail et Prévoyance sociale. Enfin, Jean Ruyange du PPRD-territoire de
Rutshuru, remplace Pierrot Kabanda du RCD, à l’Economie et Finances.
Avec ces nominations, le gouvernement provincial du Nord-Kivu compte désormais trois
femmes, soit 30 % de l’ensemble du gouvernement, qui compte 10 membres.
Selon l’esprit de l’arrêté, Julien Paluku vient de se doter d’un « gouvernement de
reconstruction », selon l’esprit de l’arrêté. Pour rappel, vendredi dernier, le gouvernement
sortant de Julien Paluku venait a échappé à une motion de censure de l’assemblée provinciale
du Nord-Kivu. L’organe délibérant l’accuse de mauvaise gestion, de malversations
financières et de détournement de deniers publics.

Selon des sources proches de l’assemblée provinciale, le rapport de la commission a servi de


déclic au remue-ménage opéré par Julien Paluku. Car, les membres de l’Exécutif, accusés de
mauvaise gestion dans ce rapport, ont payé les frais. C’est le cas principalement de l’ancien
ministre provincial de l’Economie et Finances Pierrot Kabanda qui cède son fauteuil à Jean
Ruyange du PPRD, bien qu’étant du RCD. Charles Kasereka aurait été jugé incompétent et
méritait d’être remplacé, signalent les mêmes sources.

En opérant ces changements, le gouverneur veut montrer qu’effectivement, il compte aller de


l’avant avec des hommes nouveaux et prêts à l’accompagner dans le chemin du
développement de la province. C’est également une façon de montrer à l’assemblée
provinciale qu’il a répondu aux desiderata des élus du Nord Kivu. Et d’après Kibomana
Célestin, conseiller en communication du gouverneur, la nouvelle équipe est appelée à
reconstruire la province, maintenant que la période de la guerre est en train de tourner la page.

(RDC_18) Radio Okapi – 22/10

Une commission d’enquête va être mise en place à l’Assemblée nationale pour voir clair dans
l’exécution des projets et programmes financés avec l’apport des partenaires extérieurs,
notamment dans le cadre du DSCRP (Document stratégique pour la croissance et la réduction
de la pauvreté).

À ce sujet, une question orale a été adressée mercredi au ministre du Plan, Olivier Kamitatu
sur la multiplicité et le piétinement du programme de la reconstruction nationale. Pour
l’initiateur de cette question orale à l’Assemblée nationale, le député Jean Bamanisa, les
résultats de l’application de tous ces programmes ne sont pas visibles.

D’après lui, le DSCRP, par exemple, est exécuté seulement à 10 ou 15 %. La commission


d’enquête à mettre en place devra, donc, indique-t-il, se pencher sur ce programme, et voir
comment tous les fonds alloués ont été utilisés. « On sait qu’il y a beaucoup de décaissements
qui sont inscrits, mais dont les fonds n’arrivent pas dans l’exécution de ces projets », a
souligné le député Bamanisa. La tâche ne sera pas facile et cette commission n’aura peut-être
pas les moyens d’aller dans tous les détails, a-t-il reconnu, soulignant que les programmes
phares de ces projets au moins, devront être passés au peigne fin. Jean Bamanisa a également
promis de revenir sur le rapport, encore confidentiel, de la Banque mondiale, sur la
transparence et la corruption concernant les projets dans lesquels cette institution financière
est impliquée.

Il sied de rappeler ici qu'en juin dernier, le gouvernement congolais avait organisé un forum
de haut niveau avec plusieurs donateurs sur l’efficacité de l’aide. L’objectif de ce forum était
d’améliorer l’apport des partenaires dans les projets de développement en RDC. Il s’était
avéré, selon le gouvernement congolais, que 80 % de ces apports se concentraient sur
l’humanitaire alors que le pays se trouvait dans une phase de reconstruction.

De leur côté, les donateurs avaient souhaité que les autorités congolaises améliorent la
coordination de l’aide extérieure, en allégeant notamment les procédures administratives dans
les ministères. Les partenaires de la RDC estimaient aussi que les dirigeants congolais
devaient s’investir de plus en plus dans la bonne gouvernance et la transparence pour éviter la
dissipation de l’aide au développement dans un pays encore fragile.

Par ailleurs, faisant le bilan des cinq du PNMLS dans la lutte contre le VIH/Sida, un membre
de la coordination de ce programme avait déploré que beaucoup de partenaires opérationnels
affectaient à autre chose des fonds alloués à cette lutte.

(RDC_19) Radio Okapi – 23/10

Un groupe de députés nationaux, aussi bien de la majorité que de l’opposition, se prépare à


déposer une requête à la Cour suprême de justice pour l’interprétation des articles 90, 146 et
147 de la Constitution concernant la motion de défiance. Cette démarche a été annoncée
mercredi dernier à l’Assemblée nationale par le député Albert Fabrice Puela dans une motion
d’information.

Lire l’article complet sous :


http://www.radiookapi.net/index.php?
i=53&l=0&c=0&a=25192&da=&hi=0&of=1&s=&m=2&k=0&r=all&sc=0&id_a=0&ar=0&b
r=qst

(RDC_20) Radio Okapi – 23/10

Joseph Bangakya, vice-gouverneur de la Province Orientale, a démissionné de son poste jeudi


soir. Dans une déclaration publiée ce vendredi par la RTNC/Kisangani, Joseph Bangakya
justifie son acte pour des raisons d’éthique, afin de ne pas souiller son honneur.

Mercredi, une motion de défiance contre Joseph Bangakya a été déposée au bureau de
l’assemblée provinciale. Cette motion de défiance était consécutive à sa réplique au terme de
l’interpellation d’un député provincial. Ce dernier lui reprochait d'avoir détourné des deniers
publics dans une affaire d’achat d’engins de génie civil au profit du gouvernement provincial.
Lire les explications de l’intéressé sous :
http://www.radiookapi.net/index.php?
i=53&l=0&c=0&a=25194&da=&hi=0&of=0&s=&m=2&k=0&r=all&sc=0&id_a=0&ar=0&b
r=qst

Justice, Droits de l’homme…

(RDC_21) Radio Okapi – 19/10

Le concours de recrutement des magistrats civils et militaires en RDC qui a démarré samedi
dernier se clôture ce lundi. Sur les 13 000 candidats qui y prennent part sur l'ensemble du
pays, seulement 1 000 seront embauchés par palier de 500 pour 2010 et 500 autres pour 2011.
Tout en saluant l'initiative et la prise en charge de ce concours par le gouvernement, des ONG
de défense des droits l'homme expriment leur crainte de voir ce concours être vicié par la
corruption et les pressions politiques au détriment des candidats plus méritants.

L'Association africaine de défense des droits de l’homme (ASADHO) est parmi ces
organisations qui apprécient la prise en charge de ce concours par le gouvernement. Mais en
même temps, elle craint que l’absence d’autres partenaires dans l’organisation de ce
recrutement ne puisse favoriser des cas de corruption et autre favoritisme. Jean-Claude
Katende responsable de cette organisation s’est exprimé en ces termes : « C’est une bonne
chose que le gouvernement puisse démontrer qu’il peut se passer de l’assistance des bailleurs
internationaux pour faire en sorte que le travail soit fait avec les moyens locaux. C’est
quelque chose qu’il faut encourager par ce que la magistrature fait partie de la souveraineté
d’un Etat. La deuxième chose c’est une inquiétude, on sait comment la sélection, le
recrutement des mandataires de l’Etat s’était passé. Aujourd’hui, par manque d’implication de
la société civile mais aussi par manque d’une certaine assistance des bailleurs, nous craignons
que les gens qui méritent ne puissent pas avoir la chance d’être retenus suite à la situation de
corruption et certaines recommandations. »

Emmanuel Umpula directeur exécutif de l’organisation Action contre l’impunité pour les
droits de l’homme (ACIDH), une autre ONG locale, exprime la même appréhension: : « En
collaboration avec nos partenaires, nous avons mené une enquête en 2006 sur le
fonctionnement de la justice en RDC. Parmi les causes du dysfonctionnement de la justice
figure le manque de magistrats à certain endroit dans notre pays. Ainsi nous pensons que
comme le, gouvernement vient d’organiser ce test pour répondre à ce besoin-là, on a souhaité
que ce test se passe dans une transparence de sorte que les magistrats qui seront retenus soient
à la hauteur de leur travail. »

Face à ces inquiétudes, le ministre de la Justice, Bambi Luzolo rassure et affirme que le
gouvernement veille à la transparence de ce concours, tout en mettant en garde les
récipiendaires contre la tricherie et la corruption au risque de se retrouver en prison dans le
cadre de la tolérance zéro. Le ministre de la Justice a aussi relevé que la volonté du
gouvernement est de promouvoir une magistrature indépendante. " Un magistrat ne peut pas
être indépendant s’il le devient par un concours qu’il a réussi par corruption, par le
favoritisme, par la fraude ou par les recommandations politiques essentiellement. Le
gouvernement a pris des mesures afin que le concours se déroule normalement et le
gouvernement veuille sur ça. Mille jeunes congolais seront embauchés dans le cadre de la
magistrature pour redresser le pays, car les dégâts causés par les antivaleurs sont énormes", a-
t-il souligné.
De son côté, l’Intersyndicale des magistrats du Congo pense que le nombre de magistrats
actuellement recrutés n’est pas suffisant vu l’étendue du pays. Il souhaite voir le
gouvernement disposer des moyens nécessaires pour la formation de plusieurs magistrats au
fur et à mesure. Le Conseil supérieur de la magistrature estime qu’il faut 2 500 magistrats.
D'après cette institution, les 1 000 magistrats qui seront embauchés à l'issue de ce concours ne
représenteront qu'environ 40 % des besoins.

(RDC_22) Radio Okapi – 21/10

Le tribunal de grande instance de la Gombe a accordé la liberté provisoire à Emile Ngoy


Kassongo, administrateur délégué général de l'Office de gestion du fret maritime,
(OGEFREM) et à Roger Andende, administrateur directeur technique de cette entreprise. La
décision est tombée mardi dans la soirée. Les démarches administratives vont se poursuivre ce
mercredi afin d'obtenir leur libération physique, d’après Me Freddy Mulamba, avocat de
l'OGEFREM.

(RDC_23) Radio Okapi – 21/10

Le président de l’ONG « Paix sur terre », Firmin Yangambi, et ses coaccusés ont été présentés
aux juges de la cour militaire de la Gombe, ce mercredi à Kinshasa. Ils sont poursuivis pour
détention illégale d’armes de guerre et de tentative de mouvement insurrectionnel. L’audience
a été remise à mercredi 28 octobre à la demande du ministère public. Les avocats des
prévenus ont exigé la liberté provisoire de leurs clients.

Quatre prévenus ont comparu devant la cour militaire de la Gombe. Il s'agit de Firmin
Yangambi, le colonel Elia Lokundu, Jean Olangi et Eric Kikunda. Dans leurs plaidoiries, les
avocats de ces 4 prévenus ont évoqué plusieurs préalables à l’audience. Il s’agit notamment
de la saisine de la cour militaire ou la décision de renvoi. Selon la défense, la requête faite par
l'auditorat supérieur militaire pour transférer les prévenus devant cette juridiction est entachée
d'irrégularité. Il s’agit d’un vice de procédure judiciaire. Une autre irrégularité relevée par la
défense est liée à la détention de Firmin Yangambi et ses coaccusés. A ce sujet, la défense a
dénoncé la non-assistance judiciaire des prévenus et les tortures qu’ils ont subies. Certains
d’entre eux ont même été mordus dans les locaux des services spéciaux de la police à
Kinshasa, ont révélé les avocats de la défense. Toujours d’après la défense, les procès-
verbaux d’audition établis pour les prévenus sont nuls parce qu’ils ne sont pas datés.
Confusions et obscurités parsèment le dossier, ont martelé les avocats.

« Comment expliquer que Firmin Yangambi, déjà entendu par l’officier du ministère public à
Kisangani, doit être encore entendu par un officier de police judiciaire à Kinshasa ? Où sont
passés les objets personnels des prévenus tels que téléphones cellulaires, montres et bijoux de
valeur qu’ils portaient sur eux au moment de leur arrestation? », autant des questions
soulevées par la défense. Par voie de conséquence, elle a demandé à la cour de se déclarer non
saisie de la cause et d’accorder, par le fait même, la liberté provisoire aux prévenus.
Le ministère public a demandé le report de l’audience au 28 octobre, pour s’imprégner des
préalables soulevés par la défense.

L’annonce de l’arrestation de Me Firmin Yangambi a été faite à la presse par le ministre de la


communication, Lambert Mende, le lundi 28 septembre à Kinshasa. Au cours d’une
conférence de presse, Lambert Mende annonçait que les services spéciaux de la police ont
interpellé Me Firmin Yangambi, le 23 septembre à Kisangani. Il convoyait alors une
cargaison d’armes achetées à Kinshasa pour lancer un mouvement insurrectionnel contre la
RDC à partir de Kisangani, d’après Lambert Mende. Mis aux arrêts le même jour de son
interpellation, Firmin Yangambi a été déféré devant la cour militaire de la Gombe le
dimanche 27 septembre à Kinshasa, toujours selon le ministre.

Cette version de faits est contestée par certains activistes de droits de l’homme qui évoquent
plutôt son enlèvement et son transfert à Kinshasa. C’est le cas du groupe Lotus, une ONG de
défense des droits de l’homme. Dans un communiqué publié le 2 octobre à Kisangani, le
groupe Lotus soutient que Firmin Yangambi a été interpellé à Kisangani le 27 septembre et
non pas le 23 septembre comme l’a avancé le ministre Mende.

Le même document indique que Firmin Yangambi, accompagné de son frère Blaise ont été
interpellés par des policiers à bord de deux jeeps, au niveau de la 7ème avenue, rond-point
Comboni, quartier plateau Boyoma, commune Makiso à Kisangani. Ils ont été conduits à la
direction provinciale de l’Agence nationale de renseignement où ils ont été gardés jusqu’à
l’annonce de l’arrestation et du transfert de Me Firmin Yangambi à Kinshasa par le ministre
de la Communication et des Medias, rapporte la même source. Blaise Yangambi, le frère de
l’accusé, a été libéré le 30 septembre à Kisangani, selon le communiqué du groupe Lotus. Le
même jour, les éléments de la justice militaire ont effectué une perquisition au domicile de
Firmin Yangambi. Aucune arme, aucun effet militaire n’ont été trouvés, précise le
communiqué.

(RDC_24) Radio Okapi – 22/10

Nouveau rebondissement dans l’Affaire Emile Ngoy, administrateur délégué général


l’OGEFREM. Au lendemain de l’ordonnance de mise en liberté provisoire rendue par les
juges du tribunal de grande instance de la Gombe, à Kinshasa, non seulement le prévenu et
son ADT Roger Andende restent toujours détenus à la prison de Makala, du moins jusque ce
matin, mais aussi les deux juges auteurs de l'ordonnance de mise en liberté provisoire les ont
rejoints à Makala. Ils sont écroués depuis mercredi.

Toutefois, jeudi à 15 heures (heure de Kinshasa), Emile Ngoy, et son collaborateur ont été
libérés sous caution. Cependant, les juges du tribunal de grande instance de la Gombe qui ont
ordonné cette mise en liberté provisoire restent en prison

Lire les articles complets à propos de cette affaire sous :


http://www.radiookapi.net/index.php?
i=53&l=0&c=0&a=25180&da=&hi=0&of=0&s=&m=2&k=0&r=all&sc=0&id_a=0&ar=0&b
r=qst
http://www.radiookapi.net/index.php?
i=53&l=0&c=0&a=25189&da=&hi=0&of=1&s=&m=2&k=0&r=all&sc=0&id_a=0&ar=0&b
r=qst

(RDC_25) Radio Okapi – 22/10

Les avocats de la famille Ngezayo ont cité des personnes impliquées dans ce dossier, lors
d’un point de presse tenu jeudi Kinshasa. L’avocat belge Bernard Maingain a notamment fait
entendre les propos d'un témoin direct qui a assisté à la planification de cet assassinat.
« Je voudrais faire l’état de l’avancement du dossier, montrer qu’à partir de maintenant nous
avons un certain nombre de témoins qui de façon constante et concordante révèlent les
conditions dans lesquelles cet assassinat a eu lieu » a déclaré l’avocat Maingain. Il a demandé
des enquêtes pouvant permettre de mener ce procès jusqu’à son terme. Et d’ajouter : « C’est
dans ces conditions que nous avons aussi à faire entendre le témoin Alex, nous l’avons appelé
"Alex" pour des raisons de sécurité, témoin direct qui a raconté le récit des conditions
d’organisation et de préparation de cet assassinat. » Selon lui, ce témoin a notamment exposé
dans quelles conditions des personnes sur place « liées à un homme d’affaires qui gère un
hôtel qui s’appelle M. Musangania avec son beau-frère un certain Mundos, ont commandité
l’ensemble cette opération. Il a été jusqu’à citer M. Paluku qui est le gouverneur de la
province du Nord Kivu.»

Pour sa part, le gouverneur Julien Paluku trouve très graves ces affirmations faites à partir de
Kinshasa. Il rappelle que c'est lui qui a institué une commission pour faire toute la lumière sur
l'assassinat d'Albert Prigogine. Au moment où cette commission, selon lui, cherche tous les
éléments nécessaires pour donner la lumière à ce sujet, « les avocats (de Prigogine) tombent
sur certains éléments. Nous pensons qu’il est bon que l’on puisse les verser au niveau de la
commission qui a été instituée. D’ailleurs, je voudrais révéler à l’opinion que nous sommes
tombé sur un militaire à Goma qui est en train d’être forcé par la famille de Ngezayo pour
qu’il puisse citer les noms des autorités. Nous demandons humblement à la famille Ngezayo,
si elle est tombée sur des éléments probants, de les verser au niveau de la commission qui
avait été instituée pour qu’on puisse instruire librement le dossier et qu’il puisse arriver à
bonne fin.»

L'électricité a été coupée dans la salle du Grand Hôtel Kinshasa où devait se tenir le point de
presse de la famille Ngezayo, signale-t-on. Le personnel de cet hôtel a même demandé aux
journalistes de quitter la salle sans autre forme d'explication.

Lire aussi sous :


http://congosiasa.blogspot.com/2009/10/goma-murder-mystery.html

Économie, Finances…

(RDC_26) BBC – 16/10

Columbia Law School professor Peter Rosenblum played a part in the Congo mining review,
but decided to resign from it.

Listen the interview under :


http://www.bbc.co.uk/worldservice/business/2009/10/091016_rosenblum_audio.shtml

(RDC_27) Reuters – 18/10

The diamond industry's Kimberley Process is failing due to a lack of accountability and
follow-up, paving the way for an illegal trade that could see a return of conflict stones to
world markets, campaigners said.

The report, published by Partnership Africa Canada (PAC) this week, highlights, among other
examples, the case of Democratic Republic of Congo, the world's second largest producer of
diamonds by volume. From 1998 to 2003, dozens of armed groups, rebel movements, and
armies from neighbouring countries fought over the vast central African nation, in a conflict
fuelled by the pillage of natural resources, including timber, gold, and diamonds.

The Congolese government is a member of the Kimberley Process, but, despite


recommendations to improve traceability, a lack of internal controls has created "the world's
most perfect system for laundering dirty diamonds," the report said. In 2008, Congo produced
more than 33 million carats, accounting for around 20 percent of the world diamond market.
However, the study found that nearly half of the country's exported stones were untraceable.

"The case of Congo is absolutely emblematic of the problems plaguing the Kimberley
Process," said Elly Harrowell, a campaigner with conflict resource watchdog group Global
Witness. "This has been going on for some time, and no action has been taken," she said.

Deputy Mines Minister Victor Kasongo said Congo remains in compliance with the
Kimberley Process. "If the issue is a big issue, all the members pressure other members. If the
system in place shows shortcomings, the peer countries must raise those issues," he said at the
weekend.

In Congo, where armed groups continue to finance themselves through more profitable tin
and gold trading, campaigners say that could potentially change, and the Kimberley Process is
ill-prepared to cope. "Diamonds could very quickly again be at the centre of a very major
problem," Ian Smillie, co-author of an annual review of the industry, said. "It's not impossible
to self-correct, and, until they feel enough heat, they won't do anything. But leaving it to
continue like this is a mockery.

Voir sur ce sujet le document ci-dessous :


http://www.reliefweb.int/rw/rwb.nsf/db900sid/KHII-7WY4G8?
OpenDocument&query=diamonds

(RDC_28) Reuters – 21/10

A court in Congo rejected on Wednesday a request by First Quantum Minerals to drop legal
action against the government and state agencies over the cancellation of one of its copper
and cobalt mining projects.

Democratic Republic of Congo cancelled the Canadian miner's $500 million Kingamyambo
Musonoi Tailings (KMT) project in August as part of a government review of 61 mining
deals. On Aug. 26 and Sept. 3, KMT and Congo Minerals Development (CMD), a wholly
owned subsidiary of First Quantum, filed three suits against Congo, state miner Gecamines
and the mining regulatory agency, CAMI. However, on Wednesday, lawyers for KMT and
CMD told a court in the capital Kinshasa that the companies no longer wished to pursue the
case but were being forced by the defendants to continue.

"They've insisted that KMT and CMD summon Congo, CAMI, and Gecamines. Why? In
whose interest? It's no longer in our interest. So why do they keep pushing this?" said Patrick
Moninga, a lawyer for the plaintiff company. Under Congolese law, both the plaintiff and
defendant must agree to drop a civil case. "When you come before the court, you come to
defend your request, not to run away from it," Nghenda Lukombe, a lawyer for Gecamines
and CAMI, told the court. "It's in our interest that the trial continues. We haven't come before
the court to play. We're here to defend ourselves, and we want to defend ourselves," he said.
Many analysts expect First Quantum to bring the case before international arbitration in order
to defend its investment, while Congo would prefer to have the matter decided in its own
court system.

"First Quantum are less inclined to pursue their chances in a Congolese court and will prefer
to go to international arbitration. But it remains to be seen what impact these Congolese court
wrangles will have on that prospect," said Gregory Mthembu-Salter, central Africa specialist
with the Economist Intelligence Unit.

Relations extérieures

(RDC_29) IRIN – 20/10

A burgeoning humanitarian crisis among the tens of thousands of people expelled by the
Democratic Republic of Congo (DRC) to neighbouring Angola is beginning to unfold.

"The fears of a humanitarian emergency and the needs of the people have been confirmed,"
said the UN Refugee Agency (UNHCR) representative, Bohdan Nahajlo, after an assessment
visit to the affected region in northern Angola. The most urgent needs of the expelled are
shelter, food, medicine and sanitation facilities.

Tit-for-tat expulsions since August 2009 by the governments of Angola and DRC have led to
more than 32,000 Angolans being repatriated to Angola, and about 18,800 Congolese
nationals being deported from Angola. Following talks on 13 October in the DRC capital,
Kinshasa, both countries agreed to "immediately stop the expulsions of citizens of their
respective states".

Read the entire article under :


http://www.irinnews.org/Report.aspx?ReportId=86659

(RDC_30) Radio Okapi – 21/10

Les villages Kata Kangu et Mbata Yema, dans le territoire de Tshela situé à plus de 200
Kilomètres à l’ouest de Matadi sont vidés de leurs habitants depuis le samedi 17 octobre
dernier. Ces villageois ont fui l’incursion des militaires de l’armée angolaise dans leur
contrée, selon un responsable de l’Union des associations paysannes pour le développement
endogène et communautaire, UNAPADEC.

La nouvelle de cette incursion est confirmée par l’administrateur du territoire de Tshela.Les


soldats angolais sont entrés dans le village Kata Kangu dans la nuit du 17 octobre en fouillant
toutes les habitations, a déclaré ce responsable de l’UNAPADEC a requis l’anonymat. Ces
militaires ont affirmé aux villageois qu’ils étaient à la recherche des maquisards du Front de
libération de l'enclave de Cabinda, FLEC, un mouvement rebelle angolais. Les soldats
angolais, estimés à une vingtaine, étaient lourdement armés, a-t-il poursuivi. N’ayant trouvé
aucun élément du FLEC, ces militaires se sont repliés dans la forêt environnant les villages de
Kata Kangu et Mbata Yema en territoire congolais, a indiqué la même source.D’après ce
responsable de l'UNAPADEC, ces militaires sont encore installés dans cette forêt. Prises de
panique, les populations des villages Kata Kangu et Mbata Yema se sont réfugiées dans les
forêts et villages les plus éloignés. L’administrateur du territoire de Tshela, Charles Ilowa, qui
a confirmé l'incursion des troupes angolaises, a indiqué avoir dépêché une équipe dans les
forêts où sont refugiés les villageois de Kata Kangu et Mbata Yema pour les tranquilliser.
Toutefois, il ne confirme pas l’information selon laquelle les militaires angolais sont encore
dans les forêts du territoire congolais. Un rapport a été envoyé au gouverneur du Bas Congo
pour solliciter un déploiement des éléments des Forces armées de la RDC dans les villages
concernés, a ajouté l’administrateur du territoire de Tshela.

La nouvelle de cette incursion tombe au moment où Kinshasa s’apprête à accueillir le 14è


sommet ordinaire de la CEEAC, la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale.
Le Président angolais Edouardo dos Santos ne fera pas le déplacement de Kinshasa ont
déclaré des sources proches de l’organisation de ce sommet, sans toutefois indiquer les motifs
de cette absence.

(RDC_31) Radio Okapi – 22/10

Le Premier ministre du Zimbabwe, Morgan Tsvangirai, a rencontré jeudi à Kinshasa Joseph


Kabila, président de la RDC et de la Communauté de développement d'Afrique australe
(SADC), pour "demander son implication" dans la crise politique de son pays, annonce une
dépêche de l’AFP.

« Morgan Tsvangirai est venu voir Joseph Kabila en tant que président de la SADC pour
l'informer de la situation qui prévaut au Zimbabwe et solliciter son implication pour une
solution adéquate », a affirmé l'Ambassadeur itinérant de Joseph Kabila, Séraphin Ngwej. Le
président congolais, selon Ngwej, à propos « de se rendre dans les tous prochains jours à
Harare, avec son homologue mozambicain », Armando Guebuza, qui préside l'organe de
sécurité de la SADC, sans préciser le jour. « Ils vont évaluer la situation sur place et trouver
des voies et moyens pour (juguler) la crise zimbabwéenne », a-t-il renchéri.

M. Tsvangirai a entamé une tournée en Afrique australe après avoir boycotté le gouvernement
d'union nationale pour de nombreuses discordes et gelé les relations avec le camp du
président Mugabe qu'il juge « indigne de confiance. » Mercredi, il a rencontré le président
sud-africain, Jacob Zuma, qui a exprimé son inquiétude de voir le Zimbabwe «retomber dans
l'instabilité.» Morgan Tsvangirai devrait poursuivre sa tournée en Angola, selon l’AFP.

(RDC_32) Radio Okapi – 23/10

Des hauts responsables du gouvernement congolais ont affirmé n’avoir pas reçu de rapport
sur une quelconque incursion des soldats angolais dans la province du Bas Congo, promettant
toutefois de vérifier cette information. « Il y a tellement des rumeurs qui circulent dans ce
pays. Nous devons d’abord vérifier les faits sur terrain », a notamment avancé l’un de ces
hauts responsables qui a souhaité ne pas être cités.
Pour rappel, les villages Kata Kangu et Mbata Yema, dans le territoire de Tshela situé à plus
de 200 Kilomètres à l’ouest de Matadi sont vidés de leurs habitants depuis le samedi 17
octobre dernier. Ces villageois ont fui l’incursion des militaires de l’armée angolaise dans leur
contrée, selon des témoignages recueillis sur place. Ces militaires ont affirmé aux villageois
qu’ils étaient à la recherche des maquisards du Front de libération de l'enclave de Cabinda,
FLEC, un mouvement rebelle angolais.

L’exploitation du pétrole aux larges de l’océan Atlantique constitue la pomme de discorde


entre la RDC et l’Angola, d’après des analystes politiques. L’Angola n’apprécie pas la
législation congolaise en matière de délimitation des espaces maritimes de la RDC,
soutiennent-ils. La mission permanente de l’Angola auprès des Nations unies l’a fait savoir à
cette structure. Cela, dans une correspondance adressée au Secrétaire général de l’Onu, Ban
Ki Moon, le 31 juillet 2009. Dans ce document, Le gouvernement angolais « rejetait cet acte
visant la délimitation unilatérale de toutes les zones maritimes, y compris le plateau
continental et demandait l’application des règles du droit international, et l’application de la
jurisprudence internationale en la matière ». Pour ces analystes, seules des discussions
franches et ouvertes sur cette question pourront éviter l’ouverture d’un nouveau front à l’ouest
entre la RDC et l’Angola.

RWANDA

Justice, Droits de l’homme…

(RWA_1) AFP – 21/10

Un prêtre rwandais d'origine hutu, accusé d'avoir participé en 1994 au génocide perpétré dans
son pays contre les Tutsis, a été arrêté mardi en Toscane, dans le centre de l'Italie, en vertu
d'un mandat d'arrêt international, a indiqué l'agence Ansa.

Don Emmanuel Uwayezu, 47 ans, ordonné prêtre en 1989 et vivant en Italie depuis plus de 15
ans, était l'adjoint du prêtre de Ponzano, dans la municipalité de Empoli, à une vingtaine de
kilomètres de Florence, selon la même source. Il a été arrêté par les carabiniers de Florence en
exécution d'un mandat d'arrêt émis par la justice rwandaise et transmis à Interpol, précise
Ansa.

Le prêtre catholique est accusé par l'ONG African Rights, basée à Londres, d'être impliqué
dans le massacre le 7 mai 1994 "de plus de 80 jeunes élèves, âgés de 12 à 20 ans" qui
étudiaient au groupe scolaire Marie merci de Kibeho dont il était le directeur.

Selon l'ONG, "un grand nombre de miliciens brandissant machettes et poignards ont encerclé
les étudiants, dont la plupart se trouvaient dans le réfectoire". "Le Père Uwayezu était là. Les
gendarmes qu'il avait postés là" pour assurer la sécurité des élèves "ont tiré en l'air au lieu de
disperser les attaquants. Le massacre a aussitôt commencé. Excepté une poignée de
survivants, la plupart des étudiants du collège périrent, tués par les fusils et les grenades des
gendarmes ou par les lances, les haches et machettes des miliciens", a accusé l'ONG.

Le prêtre s'est défendu affirmant "être le premier à vouloir l'ouverture d'un procès sur cette
affaire afin d'établir la réalité des faits", selon Ansa. "Je n'ai pris part à aucun génocide. Au
contraire, l'évêque et moi avons tenté, sans succès, de sauver les jeunes massacrés par les
miliciens", a-t-il dit, selon la même source.

Un autre prêtre catholique, qui exerçait sous un faux nom dans une paroisse de Florence,
l'abbé Athanase Seromba, a été condamné à la prison à vie par le Tribunal pénal international
pour le Rwanda (TPIR).

(RWA_2) – 24/10

Un médecin rwandais exerçant à l'hôpital de Maubeuge, mais résidant en Belgique et visé par
un avis de recherche d'Interpol pour son implication présumée dans le génocide des Tutsis en
1994, s'est dit victime d'une "cabale du pouvoir rwandais", dans un entretien samedi avec
l'AFP.

Eugène Rwamucyo, 50 ans, est notamment accusé d'avoir participé à des réunions de
responsables génocidaires à Butare (sud du Rwanda) en 1994, dont l'une sous l'égide du
Premier ministre de l'époque, Jean Kambanda, condamné à la perpétuité par le Tribunal pénal
international pour le Rwanda (TPIR). "C'est une cabale du pouvoir rwandais et du FPR (Front
patriotique rwandais au pouvoir, ndlr) qui est à mes trousses depuis quinze ans", a-t-il dit
samedi dans le cabinet de son avocat lillois, Me Emmanuel Riglaire.

Les accusations pesant à son encontre seraient dues à un "faux document" attribué au Haut
commissariat des Nations Unies aux droits de l'Homme. "On veut faire croire que tous les
Hutus de l'époque ne pensaient qu'à tuer du Tutsi, du moment qu'ils avaient quelque
responsabilité", a-t-il plaidé. Le médecin est également accusé d'avoir pris part, en tant que
responsable du service de la médecine du travail du centre universitaire de santé publique de
Butare, à une réunion en mai 1994 à la faculté de médecine de la ville au cours de laquelle il
aurait appelé les Hutus à "travailler pour gagner la guerre". "Travailler ne veut pas dire tuer.
Je continue à crier que je n'ai pas du tout participé aux réunions de génocidaires ni de
criminels, ou ceux qu'il (le pouvoir rwandais) voudrait définir comme tels", a-t-il martelé.

Selon des sources concordantes, M. Rwamucyo a été récemment condamné à la prison à


perpétuité par un tribunal populaire gacaca, chargé de juger les auteurs présumés du génocide.
"On ne connaît ni le lieu, ni la date de ce procès, on n'a même pas de preuves qu'il se soit
tenu. Et les tribunaux gacacas, qui ne sont reconnus par aucun pays européen (sauf la
Belgique, qui les finance, NDLR), ne peuvent pas juger les personnes de première catégorie
(visées par une notice rouge d'Interpol)", a réagi Me Riglaire.

Eugène Rwamucyo, entendu par un procureur du TPIR en 1995 à Abidjan, s'est dit disposé à
répondre aux magistrats dans le cadre de l'information judiciaire ouverte par le parquet de
Paris contre lui en février 2008. "Le magistrat instructeur n'a jamais jugé utile de me
convoquer. Il n'y a rien contre moi", a-t-il insisté.

Le médecin réside en Belgique avec son épouse et ses enfants de nationalité belge. La
Belgique lui a accordé un permis de séjour de cinq ans au nom du regroupement familial,
l'Office des étrangers estimant qu'"il n'y a là rien d'illégal". Les soupçons pesant sur lui ont été
rendus publics mi-octobre par une infirmière de l'hôpital de Maubeuge qui avait tapé son nom
sur internet après la formulation par le médecin "de remarques déplacées sur son
embonpoint". L'hôpital l'a suspendu depuis.

M. Rwamucyo a obtenu un permis de séjour en janvier 2006 avec l'appui du député UMP du
Nord Thierry Lazzaro, qui a reconnu des "interventions en haut lieu". Selon le site internet
Rue89.com, l'affaire serait remontée jusqu'à Claude Guéant, alors directeur du cabinet de
Nicolas Sarkozy au ministère de l'Intérieur. "Il y a un fantasme autour de ces prétendus
soutiens. Nous ignorons tout des requêtes engagées par M. Lazzaro", a affirmé Me Riglaire.

Relations extérieures

(RWA_3) Belga – 21/10

Le gouvernement rwandais a estimé mercredi, au lendemain d'une visite de la vice-secrétaire


générale de l'ONU, Rose Asha Migiro, qu'il y avait "encore beaucoup à faire" pour neutraliser
les rebelles hutus rwandais opérant dans l'est de la RDC.

Au cours de sa visite de trois jours à Kigali, Mme Migiro s'est entretenue avec le président
Paul Kagame et la ministre des Affaires étrangères, Rosemary Museminali, évoquant
notamment la présence des Forces démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR) en RDC.

"S'agissant de la paix et de la sécurité, Mme Museminali a apprécié le travail accompli par la


MONUC (Mission de l'ONU en RDC) mais a noté qu'il y a encore beaucoup à faire", indique
un communiqué officiel rwandais. La ministre a souligné "que la communauté internationale
devrait mettre en application les résolutions de l'ONU (concernant les groupes armées dans la
région) et que les FDLR devraient être privées de toutes sortes de possibilité de renforcement
de capacités en matière de logistique, d'entraînement", selon ce texte.

Le chef de la diplomatie rwandaise a enfin assuré que "le Rwanda est toujours disposé à
travailler avec le gouvernement de la RDC".