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E T AT DE S L IE UX ET IDE N TIFICAT ION DES

B ESOIN S DE PR OFE SSIONN AL ISAT ION DES


P OIN T S I NF OR MATION C ON SEIL D E B RE T AGNE

RAPPO RT FINAL

R EN NE S - O CT OBRE 2009
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GREF Bretagne
Technopole Atalante Champeaux
91, rue de Saint Brieuc
CS 64 347
35043 Rennes Cedex

Rennes, le 1er octobre 2009

Objet : Rapport définitif sur la réalisation d’un état des lieux visant à l’identification des besoins de
professionnalisation des Points Information Conseil (PIC) en Bretagne.

Pièces jointes : un rapport complet

Madame, Monsieur,

Nous vous remercions de trouver en pièce jointe, à la présente, notre rapport sur la réalisation d’un état des
lieux du réseau PIC / VAE en Bretagne.

Nous avons porté la plus grande attention à produire une partie préconisations pragmatique et détaillée pour
faciliter les décisions qui vous incombent. Bien sûr, pour des raisons évidentes de confidentialité et de
déontologie notre travail est resté dans un cadre générique ne se substituant pas à votre autorité de décision.

Veuillez recevoir, Madame, Monsieur, l’expression de nos salutations respectueuses.

Jean-Alain GOURRET
Coordinateur de l’action
Membre du réseau ad’missions

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Remerciemen ts

Notre travail à été possible grâce au soutien de la Mission VAE du GREF, nous tenons à remercier les
membres de cette équipe pour la gentillesse et la disponibilité qu’ils nous ont témoignées.

Nous renouvelons ici nos remerciements à l’ensemble des acteurs que nous avons rencontré, nous
avons été reçus en chaque endroit de Bretagne avec courtoisie et disponibilité, ce n’est pas rien, cela
nous a permis de prendre conscience de la contribution inestimable que constitue la bonne volonté de
chacun à la réussite de la VAE.

Nous adressons de plus nos remerciements spécifiques à :

 Madame Françoise FISELIER du GIP FAR Académie de Rennes


 Madame Margot QUETIER GRETA - EST Bretagne
 Monsieur HOYAUX de la structure "VAE Guide Pratique"
 Madame Mme LE HIR Déléguée régionale de l’APECITA
Chacun d’entre eux a répondu favorablement à nos sollicitations particulières. Leurs contributions
nous ont apporté un éclairage pointu et véritablement décisif pour mener à bien cette étude. Merci à
vous.

Merci enfin à Madame Françoise GAUDEL et aux membres du comité de pilotage qui ont su nous faire
confiance et pris le risque de soutenir une équipe « généraliste » pour réaliser ce travail. Nous
espérons que ce choix sera récompensé par la qualité et l’utilité de nos travaux.

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PLAN DU RAPPORT

Partie 1 : ETAT DES LIEUX

Chapitre 1 : Réalisation de l’état des lieux

Chapitre 2 : L’échantillon

Chapitre 3 : Description des pratiques observées

Chapitre 4 : Rencontre avec des candidats

Chapitre 5 : Le Benchmarking d’autres Régions

Partie 2 : PRECONISATIONS

Chapitre 1 : Approche globale et positionnement de nos


recommandations

Chapitre 2 : Plan détaillé d’actions proposées pouvant


constituer les bases d’un plan de professionnalisation

Chapitre 3 : Préconisations et conseils de mise en œuvre

Partie 3 : ANNEXES DOCUMENTAIRES

Annexe 1 : Extrait du rapport CATALYS Novembre 2008

Annexe 2 : Exemplaire du Questionnaire soumis aux


candidats VAE

Annexe 3 : Compte rendu d’échanges sur l’information


conseil avec le responsable du site leguidevae.com

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Partie 1 : Etat des lieux

Chapitre 1 : Réalisation de l’état des lieux

Chapitre 2 : L’échantillon

Chapitre 3 : Description des pratiques observées

Chapitre 4 : Rencontre avec des candidats

Chapitre 5 : Le Benchmarking d’autres Régions

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REALISATION DE L’ETAT DES LIEUX :

CARACTERISTIQUES DE REALISATION

1. LA CONSULTATION S ’EST REALISEE EN ETE

AVEC POUR CONSEQUENCES :

Un message tacite sur l’importance accordée à cet état des lieux

L'enquête de terrain au cours de l'été est passée presque inaperçue. Il a été nécessaire de réaliser une relance au
moment de la rentrée, chargée pour
Suivi des retours du questionnaire PIC
chacune des personnes rencontrées. Nos
90%
interlocuteurs ont souvent été surpris de
découvrir que l'enquête avait été lancée 80%

84%

au cours de l'été, plusieurs ont retourné le 70%

questionnaire en ne remplissant que leurs 60%

coordonnées (7 %), par manque de temps 50%

part

semble-t-il. 40%

30%

20%

Une faible disponibilité des


10%
acteurs sollicités 13%

0%
3%
juil-09 août-09 sept-09

Nombre de nos interlocuteurs nous ont


signifié la difficulté que revêtait la mobilisation de ressources durant une période ou elle se fait très rare. La
consultation était en soit une source de travail supplémentaire avec la complication d’être réalisée en été. La
qualité du matériau collecté sur le terrain aura sûrement pâti de cet aspect organisationnel, néanmoins nous
soulignons qu’une réelle bonne volonté de la part de nos interfaces nous a permis de travailler tout de même
dans de bonnes conditions.

Une forte déperdition sur les communications effectuées

L’ensemble des communications a été réalisé auprès de personnes partant en vacances, étant en vacances ou
rentrant de vacances. Dans ces conditions, bon nombre de nos communications n’ont pas été priorisées et se
sont trouvées relayées naturellement sur un second plan. Ainsi les relais ou les mécanismes de report qui
opèrent en période normale n’ont pas fonctionné en période de sous effectif.

Une programmation ardue des entretiens d’approfondissement

Les entretiens on été réalisés avec une double contrainte 1 le temps (déjà explicité) 2 l'identification du bon
interlocuteur. La base de données concernant les PIC VAE, fournie par le GREF, n'était pas actualisée. Pour

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pouvoir rencontrer le bon interlocuteur il nous a été nécessaire la plupart du temps de rappeler plusieurs fois et
de déplacer des premiers rendez-vous. Nous avons parfois été reçu « par défaut » ou en l’absence de » ce qui en
soit apporte une information utile dans la compréhension du dispositif et du rapport à la VAE.
Un faible effet de levier du bouche à oreille et des réseaux informels

C’est certainement cet aspect que nous regrettons le plus. La sollicitation des réseaux informels offre un
véritable levier de pertinence et de facilitation des démarches. Au-delà de n’avoir pas été facilitée, la démarche
de consultation s’est effectuée par conséquence sans disposer d’une bonne connaissance des interlocuteurs
« incontournables ». Cet aspect sera à prendre en compte dans la mise en œuvre des préconisations.

2. U N CONTACT DE TERRAIN DE QUALITE

Des entretiens auprès de personnes mobilisées sur le sujet VAE


Difficilement joignable au cours de l'été, la plupart de nos interlocuteurs s'est cependant rendue disponible pour
les entretiens individuels d'une heure au début du mois de septembre.

Un accueil préparé
La plupart des personnes rencontrées avait, en vue de l'entretien, rassemblé quelques données statistiques sur
les candidats VAE. Elles ont souvent proposé de compléter l'entretien par la visite de l'espace dédié au PIC VAE
ou la lecture de documents liés à la VAE.

Des considérations très hétérogènes


Si les représentants rencontrés ont en commun la volonté de maintenir le PIC VAE au sein de leur structure, leur
appréciation de l'outil VAE et leur implication pour son développement sont variables et fonction d'objectifs
multiples.

3. DES OUTILS DE CONSULTATIONS COMPLEMENTAIRES


1. L E QUESTIONNAI RE EN LI GNE

Un questionnaire a été proposé en ligne à l'ensemble des 168 structures PIC VAE, ave la possibilité de répondre
directement.

Ce questionnaire propose d'aborder trois grands thèmes liés au PIC VAE à travers 97 questions :

- le PIC VAE au sein de la structure,


o informations sur la structure
o le PIC : ressources PIC, activité et publics du PIC VAE
- la Charte PIC VAE
o Pratiques et capacité d'application des huit articles de la Charte
- le PIC VAE apprécié par l'interlocuteur
o PIC VAE et parcours professionnel
o Perceptions et perspectives du PIC VAE au sein de la structure

Invités à donner leur avis, 72 % des répondants considèrent que le questionnaire aborde l'ensemble des points
importants des situations de travail liées à l'activité PIC VAE. 10 % ne le pensent pas ; ils évoquent alors plutôt

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l'impossibilité de nuances (propre au questionnaire), la confusion de l'activité PIC avec le reste de leur mission, la
difficulté de répondre aux questions concernant les caractéristiques du public VAE, aussi la longueur du
questionnaire.

Relance du questionnaire en ligne.

Suite à une première vague de réponses au questionnaire mis en ligne pour les professionnels, nous avons
décidé d’effectuer une relance à la rentrée. Celle-ci a été un peu compliquée du fait d’inexactitudes dans la liste.
Environ 50% des informations contenues dans cette liste se sont révélées exactes. Or chacune des structures a
été appelée. Ce qui a requis de reprendre chacune des coordonnées pour vérifier le nom des interlocuteurs, ou
leur numéro de téléphone et mettre notre liste à jour.

La durée de mise à disposition du questionnaire pour les PIC a été prolongée, à la demande de certaines
personnes contactées. En effet, notre relance ayant lieu au moment de la rentrée, le temps à consacrer à
l’enquête n’était pas forcément perçu comme prioritaire. Nos interlocuteurs étaient toutefois très intéressés par
le fait de nous faire partager leur opinion sur leur travail en VAE. Nous avons donc reculé la date de fin de
disponibilité du vendredi 11 au mardi 15 septembre, pour optimiser nos chances de recueillir un maximum
d’informations. La période sur laquelle devait s’effectuer l’analyse des données à été reportée d’autant.

2. L ES ENTRETI ENS D ’ APPROFONDI SSEMENT

Des entretiens ont été réalisés auprès d'intervenants des PIC VAE. L'échantillon a été défini en fonction des
critères suivants :
- La diversité des types de structures PIC,
- la couverture géographique à partir des 21 pays, et de la localisation urbaine, périurbaine ou rurale des
structures PIC,
- le niveau de responsabilité de l'intervenant PIC (conseiller, chef d'équipe, responsable de structure)
- la situation professionnelle de l'intervenant PIC (ancienneté au poste et dans la structure).

Parmi les 55 structures retenues, nous avons rencontré les représentants de 27 structures.

Liste des personnes rencontrées dans le cadre des entretiens :


Nombre de Nombre de
Nom de la structure PIC VAE
structures personnes
AFPA SOP – CROP : responsable des équipes de l'Ille-et-Vilaine et des Côtes d'Armor /
1 3
responsable des équipes du Morbihan et du Finistère
APEL 22 : responsable opérationnel 1 1
CCI Brest : responsable formation tertiaire qualifiante. 1 1
CCI Lorient : chargé d'ingénierie de formation 1 1
CCI Saint-Brieuc : coordinatrice pédagogique et responsable de la mission Pic 1 1
CIBC Brest : responsable du site CIBC (centre inter institutionnel de bilan de
1 1
compétence) du Finistère.
CIBC de Lorient : consultant 1 1
CIDF Saint-Brieuc : conseiller emploi-formation / conseiller emploi-formation 1 2
CIO de Carhaix : directeur / conseiller / conseiller 1 3
CIO de Saint Brieuc : directeur 1 1
CIO de Saint-Malo : directeur / directeur 1 2
EREF Riantec : chargée d'insertion professionnelle 1 1
Espace Emploi Formation La Brise de Belle-Ile-en-Terre : responsable de l'accueil et du
1 1
conseil
Maison de l'emploi et du développement de CAP SIZUN : animatrice économique 1 1
Mission Locale District de Saint-Malo : directeur 1 1

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OHE PROMETHEE Carhaix, Brest : chargée de mission maintien dans l'emploi,


1 1
accompagnement de la vie au travail
PAE Montauban-de-Bretagne : responsable 1 1
Pôle Emploi : conseiller référent VAE 1 1
Pôle Emploi Brest : conseiller référent 1 1
Pôle Emploi Carhaix : conseiller, responsable VAE 1 1
Pôle Emploi de Vannes Armor : directeur du site 1 1
Pôle Emploi Quimper : conseiller 1 1
SOP AFPA Morlaix : responsable de la formation et de la VAE 1 1
SUIO : responsable du secteur Information Orientation 1 1
UDAPEL Quimper : responsable des APPEL du Finistère 1 1
PAE Betton : responsable, conseiller 1 2
APECITA : délégué régional 1 1
Total 27 34

3. U N BLOG LI BRE EXPRESSION OUVERT A TOUS MAI S QUI EST RESTE VIDE

Également un blog dédié à l’état des lieux,

http://pic-vae-bretagne.blogspot.com/

Vous y trouverez des messages " BOITE A IDEES "


classés par thèmes sur lesquels nous vous invitons à
réagir ou à apporter vos commentaires, critiques, conseils
et idées (juste en déposant un commentaire)

Le blog Etat des lieux VAE Bretagne a été consulté 252 fois avec un nombre de 653 pages visitées (CF analyse
détaillée en Annexe). Cette fréquentation est tout à fait logique compte tenu de la cible visée et du laps de
temps court.

Les enseignements que nous apporte cet outil sont de 2 ordres :

 Le sujet intéresse : il y a un comportement de consommation de l’information, de l’intérêt et de la


curiosité a été visiblement manifestée durant l’été.
 Une réticence à « s’exposer » : en effet, aucun message n’a été posté sur le blog, ni dans les boîtes à
idées, ni dans les demandes d’aide ou les FAQ.

Il n’est pas possible d’expliquer cette situation par un manque d’implication car le taux de participation aux
questionnaires tend à démontrer le contraire. Par ailleurs, la fréquentation régulière du forum dédié aux
professionnels des PIC autour de la démarche VAE indique que les outils participatifs (blog, forum, messagerie
etc.) sont bien intégrés.

Sur la base de ces observations, l’absence totale de message sur le blog met en évidence une réticence à
s’exposer lorsqu’il s’agit de donner une opinion sur les partenaires, les collègues voire la hiérarchie. Cette
réticence peut trouver de multiple source (ce n’est pas dans les habitudes, c’est un acte inutile voire
contreproductif, c’est s’exposer à un risque de retour négatif, etc.)

Nous ne pouvons pas expliquer ce point, nous le soulignons néanmoins car il constitue un levier potentiel de la
professionnalisation des acteurs.

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L'ECHANTILLON DE CONSULTATION

Nombre et répartition des structures

La Bretagne compte 92 structures PIC VAE certifiées, représentant 168 structures et antennes réparties sur
l'ensemble du territoire.

Ces structures sont très diverses de par :

 leurs statuts : organismes publics, structures privées, associations


 leurs dimensions : régionale, départementale, locale
 leurs publics : tout public, publics spécifiques, milieu spécifiques, métiers particuliers
 leurs domaines d'activité : l'emploi, la formation, l'insertion professionnelle, le parcours ou la
reconversion professionnelle, la création d'entreprise, les métiers, la vie professionnelle le
développement économique, l'insertion sociale, le droit, la santé
 leurs actions et services : accueil, information, conseil, orientation, accompagnement, placement,
aide au recrutement, indemnisation des demandeurs d'emploi, financement des formations

84 intervenants des PIC VAE ont répondu à notre enquête par questionnaire, soit la moitié des structures PIC
VAE. 78 questionnaires sont effectivement exploitables ; ils représentent 69 structures, soit 41 % des structures
PIC VAE bretonnes. (ce qui compte tenu des données fournies dénote un fort taux de réponse)

Aussi, on observe une bonne représentation de l'ensemble des structures PIC VAE bretonnes.

Enquête PIC
Part de ces structures
Nom des structures ayant répondu parmi les PIC VAE
bretons Nb. de structures Nb. de
Fréq.
représentées répondants

Point Accueil Emploi / Espace Emploi Formation 17,3 % 14 /27 14 17,9%


Centre d'Information et d'Orientation 13,7 % 10 /23 12 15,4%
Pôle Emploi 21,4 % 10 /36 10 12,8%
Mission Locale 7,1% 8 /12 8 10,3%
CIBC 3,6 % 4 /6 5 6,4%
CIDF 2,4 % 3 /4 4 5,1%
Cité des Métiers 0,6 % 1 /1 4 5,1%
SUIO-IP : service universitaire d'information, d'orientation et
1,8 % 3 /3 3 3,8%
d'insertion professionnelle
CCI 3,0 % 3 /5 3 3,8%
SOP AFPA 6,0 % 2 /10 3 3,8%
Chambre d'Agriculture 1,8 % 2 /3 2 2,6%
Point Région 2,4 % 2 /4 2 2,6%
Association personnes handicapées (Ohé Prométhée, ADIPH 35) 4,8 % 2 /7 2 2,6%
Espace Rural Emploi Formation 1,2 % 1 /2 1 1,3%

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LA TOULINE (métiers de la mer) 0,6 % 1 /1 1 1,3%


Maison de l'Emploi et du Développement 0,6 % 1 /1 1 1,3%
Association VAE (Antéus 22) 0,6 % 1 /1 1 1,3%
APECITA 0,6 % 1 /1 1 1,3%
Chambre des Métiers et de l'Artisanat 1,2 % 1 /2 1 1,3%
TOTAL OBS. 69 /168 78 100%

L'Espace Bilan de Rennes, la Faculté des Métiers, l'OPCAREG Bretagne et l'Union Professionnelle Artisanale ne
sont pas représentés.

Si aucun représentant de l'UDAPEL-SIF n'a répondu au questionnaire, l'un de ses représentants a été interrogé
dans le cadre d'un entretien. Aussi, la sous-représentation de certaines structures, comme les Pôles Emploi ou
les SOP-AFPA est comblée par les multiples entretiens au sein de ces structures.

Au total, ce sont 34 personnes qui ont été rencontrées dans le cadre des entretiens.

Les départements des Côtes d'Armor et du Finistère sont légèrement surreprésentés au détriment de l'Ille-et-
Vilaine et du Morbihan.

Département des structures PIC VAE Population totale Echantillon répondants


Nb. cit. Fréq. Nb. cit. Fréq.
Côtes d'Armor 30 17,86% 16 20,50%
Finistère 41 24,40% 23 29,50%
Ille-et-Vilaine 64 38,10% 26 33,30%
Morbihan 33 19,64% 13 16,70%
TOTAL CIT. 168 100,00% 78 100%

L'appartenance à un réseau pour la quasi-totalité de ces structures assure une bonne dispersion sur le territoire
régional. Seulement trois structures apparaissent, dans le cadre de l'enquête par questionnaire, n'appartenir à
aucun réseau (l'Espace Emploi Formation de Belle-Ile-en-Terre, La Touline et Antéus 22).

Néanmoins, les structures PIC VAE se concentrent dans les zones urbaines, puis à leur périphérie. Seuls 11 %
d'entre elles se trouvent dans les zones rurales. Notre enquête a pourtant intéressé ces dernières structures, qui
y ont toutes répondues. Là, l'espace périurbain y est, lui, sous-représenté.

Population totale Echantillon répondants


Répartition des structures PIC VAE par zone
Nb. cit. Fréq. Nb. cit. Fréq.
rurale 19 11,30% 19 24,40%
périurbaine 59 35,10% 18 23,10%
urbaine 86 51,20% 41 52,60%
N.C. 4 2,40%
TOTAL CIT. 168 100% 78 100%

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Les PAE, Missions Locales, et Pôles Emploi sont les structures PIC VAE que l'on trouve plus souvent dans des
zones rurales. Le CIO y apparait également bien représenté.

Répartition des structures PIC VAE en fonction de leur zone de localisation (en %) urbaine périurbaine rurale TOTAL

APECITA Bretagne 100 0,0 0,0 100


AGEFOS PME - Bretagne 100 0,0 0,0 100
CIDF 100 0,0 0,0 100
ESPACE BILAN RENNES 100 0,0 0,0 100
FONGECIF 100 0,0 0,0 100
LA TOULINE 100 0,0 0,0 100
POINT REGION 100 0,0 0,0 100
SUIO-IP 100 0,0 0,0 100
OPCAREG BRETAGNE 100 0,0 0,0 100
S.O.P (Service dOrientation Professionnelle de lAFPA) 90,0 0,0 10,0 100
insertion personnes handicapées (OHE PROMETHEE, ATLAS CAP EMPLOI, ADOPH 35) 87,5 12,5 0,0 100
CHAMBRE D'AGRICULTURE 66,7 33,3 0,0 100
CIBC 66,7 0,0 33,3 100
POLE EMPLOI 61,1 2,8 36,1 100
CHAMBRE DE COMMERCE ET D'INDUSTRIE 60,0 20,0 20,0 100
MISSION LOCALE 58,3 0,0 41,7 100
CHAMBRE DE METIERS 50,0 50,0 0,0 100
UDAPEL-SIF 50,0 50,0 0,0 100
CIO 47,8 0,0 52,2 100
CENTRE DE GESTION (personnel fonction publique) 0,0 100 0,0 100
ACTIF (Action Communale Travail Initiative Formation) 0,0 100 0,0 100
CITÉ DES MÉTIERS 0,0 100 0,0 100
UNION PROFESSIONNELLE ARTISANALE 0,0 100 0,0 100
EREF (espace rural emploi formation) 0,0 50,0 50,0 100
PAE / MAISON DE L'EMPLOI ET DU DEVELOPPEMENT 0,0 26,7 73,3 100
FACULTÉ DES MÉTIERS 0,0 0,0 100 100
ANTEUS 22 0,0 0,0 100 100
TOTAL 52,4 11,6 36,0 100

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Publics et missions des structures

Public principal Public spécifique Organismes PIC VAE

Tous publics S.O.P (Service d'Orientation Professionnelle de l'AFPA)


Tous publics CIBC
Tous publics POINT REGION
Tous publics ESPACE BILAN RENNES
Tous publics FACULTÉ DES MÉTIERS
Tous publics CITÉ DES MÉTIERS
Tous publics Professionnel de secteur CHAMBRE D'AGRICULTURE
Tous publics Professionnel de secteur EREF (espace rural emploi formation)
Tous publics Professionnel de secteur CHAMBRE DE METIERS
Tous publics Jeunes MISSION LOCALE
Demandeurs d'emploi POLE EMPLOI
Demandeurs d'emploi ACTIF (Action Communale Travail Initiative Formation)
Demandeurs d'emploi Tous publics PAE / Maison de l'Emploi et du Développement
Demandeurs d'emploi Professionnel de secteur LA TOULINE
Demandeurs d'emploi Professionnel de secteur APECITA Bretagne
Travailleurs en activité FONGECIF
Travailleurs en activité Professionnel de secteur CENTRE DE GESTION (personnel fonction publique)
Travailleurs en activité AGEFOS PME - Bretagne
Travailleurs en activité Union Professionnelle Artisanale
Etudiants SUIO-IP
Ecoliers CIO
Ecoliers UDAPEL-SIF
Femmes CIDF
insertion personnes handicapées (OHE PROMETHEE, ATLAS CAP EMPLOI,
Personnes Handicapées
ADOPH 35)
Retraités Retraités ANTEUS 22
Entreprises CHAMBRE DE COMMERCE ET D'INDUSTRIE
Entreprises OPCAREG BRETAGNE

96 % des personnes ayant répondu considèrent que leur structure accueille "tout public". 4 % ne citent que des
scolaires (il s'agit du représentant d'un CIO et celui d'un SUIO-IP, cependant d'autres personnes travaillant dans
ces mêmes structures répondent au-delà de ce public particulier).

Cependant, lorsqu'on les interroge sur la mission de leur structure, seuls les représentants de PAE, de CCI, de la
Cité des Métiers, du Service Emploi- Formation de la Chambre d'Agriculture, du CIO, de l'association EREF et du
CIBC parlent d'une ouverture "tout public". La plupart des répondants distingue un public spécifique, qui
apparaît prioritaire et plus nombreux.

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Les structures accueillent principalement des professionnels, en premier lieu, à la recherche d'un emploi, puis
des professionnels salariés en activité.

61 % des personnes interrogées considèrent que leur structure est généraliste auprès de ces différents publics,
présentés dans le tableau ci-contre. 15 % lui prêtent une spécialisation de métiers, par secteur d'activité. 14 %
disent qu'elle est spécialisée auprès des jeunes de moins de 26 ans, 5 % concernent le handicap. 5 % concernent
une autre spécialisation.

Répartition des répondants selon les types de publics accueillis par leur
Nb. cit. Fréq.
structure

scolaires 31 39,7%
professionnels en activité 57 73,1%
professionnels sans activité 69 88,5%
chefs d'entreprise, professions libérales, artisans 40 51,3%
autre 28 35,9%
non réponse 1 1,3%
TOTAL OBS. 78

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REPONSES COLLECTEES PAR LA CONSULTATION DES


PROFESSIONNELS DES PIC

Cette partie est dédiée à la présentation des réponses obtenues par la consultation des PIC autour des sujets liés
à la pratique de l’information et du conseil en matière de VAE.

PLAN du Chapitre

1) L'ACTIVITE PIC VAE AU SEIN DE LA STRUCTURE

2) LE PERSONNEL DEDIE AU PIC VAE

3) LA FORMATION DES INTERVENANTS PIC VAE

4) LA CHARTE PIC VAE

1) L'ACTIVITE PIC VAE AU SEIN DE LA STRUCTURE

U NE PRESTATION PIC VAE INTEGREE

U NE MI SSION DES STRUCTURES I NTEGRANT L 'IC

Décrivant la mission de leur structure, les répondants mettent en avant :


- L'information (pour les représentants des PAE / Espace Emploi Formation, des Pôles Emploi, des
Missions Locales, de la Cité des Métiers, du Service Emploi-Formation de la Chambre d'Agriculture, du
SUIO-IP, du CIO, du CIDF, de Antéus 22, de APECITA, du CIBC, du Point Région),
- Le conseil (pour les représentants des PAE/ Espace Emploi Formation, de la Cité des Métiers, du CIO, du
CIBC),
- L'orientation (pour les représentants des PAE/ Espace Emploi Formation, des Missions Locales, du SUIO-
IP, du CIO, du CIDF, de APECITA),
- L'accompagnement (pour les représentants des PAE/ Espace Emploi Formation, de la Maison de
l'Emploi et du Développement, de la Chambre des Métiers et de l'Artisanat, du SOP – AFPA, de Antéus
22 -accompagnement à la VAE-, du CIBC -accompagnement à la mobilité, à la VAE-).

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D'autres fonctions complètent ou rendent particulière la mission de certaines structures aux yeux de certains
répondants :
- L'accueil (pour les représentants des PAE/ Espace Emploi Formation, des Pôles Emploi, des Missions
Locales, de la Maison de l'Emploi et du Développement, du SUIO-IP, du CIO, du CIDF),
- Le placement (pour les représentants des Pôles Emploi, de APECITA),
- L'aide au recrutement (pour les représentants de APECITA),
- Le financement des formations (pour les représentants des Points Région),
- L'indemnisation des demandeurs d'emploi (pour les représentants des Pôles Emploi).

78 % des répondants rapportent une activité d’Information Conseil antérieure à la création du PIC. Elles datent
de plus de cinq ans pour 54 % d’entre eux.
Aussi, la plupart des répondants (53 %) considèrent que la mission PIC VAE est un complètement d'activité en
synergie avec la mission principale de la structure. Elle représente une perspective d'évolution pour 5 %.
Néanmoins, 32 % la considèrent comme
Répartition des répondants selon la représentation de l'activité
PIC dans la mission de la structure
Nb. cit. Fréq. une mission annexe, qui s'ajoute à son
métier et 10 % ne se prononcent pas.
un complément d'activité en synergie avec sa mission principale 41 52,6%
La synergie avec la mission de la structure
une mission annexe qui s'ajoute à son métier 25 32,1%
est plus souvent affirmée par les
une perspective d'évolution dans sa mission principale 4 5,1%
représentants des CIO et des SUIO-IP.
non réponse 8 10,3%
TOTAL OBS. 78 100%

U NE DISTI NCTI ON DES PIC VAE FONCTI ON DU CONSEI L AUPRES DU CANDI DAT

Nos interlocuteurs se rapportent facilement à l’ancienne appellation des Point Relais Conseil de niveau 1 et 2,
distinguant le niveau de conseil concernant la VAE, bien que, selon les résultats de l’enquête par questionnaire,
38 % des répondants ne connaissent pas l’ancienne appellation du PIC VAE de leur structure.
Un tiers des répondants appartient à des structures, ancien Point Relais Conseil de niveau 2. Parmi les différentes
structures représentées, les associations et les Chambres consulaires sont le plus souvent d’anciens PCR 1 ; les
CIO et les SUIO-IP se distinguent comme PRC 2. Les représentants de Pôle Emploi ou de PAE affichent plus
souvent que les autres une méconnaissance de l’ancienne appellation.

U NE DIFFICULTE A MESURER L'ACTIVITE SPECIFIQUE AU PIC VAE

L' ABSENCE D ' OBJECTI FS PARTI CULI ERS

Seuls 8 % des personnes enquêtées ont vent d'objectifs particuliers pour les collaborateurs de la structure dans
le cadre du PIC. Ces objectifs sont, en premier lieu, la réalisation de statistiques spécifiques, puis l'information sur
la VAE , avant la communication à partir d'ateliers ou de réunions.
Ces quelques structures sont toutes différentes ; il n'apparaît donc pas de mise en place d'objectifs particuliers à
un type de structure.

D ES I NDI CATEURS LI MI TES

61,5 % des répondants disent qu'ils disposent d'un outil d'évaluation de leur pratique d'IC VAE ; 26 % qu'ils n'en
ont pas. Le suivi statistique est le principal outil cité. Il représente 64 % des outils cités. Le tableau de bord
constitue 15,5 % des outils cités, le bilan périodique avec les responsables 4 %. Bien qu'aucune relation

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significative n'apparaisse entre le type d'outil utilisé et le type de structure (essentiellement du fait des faibles
effectifs), les outils utilisés semblent liés au fonctionnement général des structures concernant l'évaluation des
actions. En effet, les indicateurs de l'activité PIC VAE diffèrent peu de l'ensemble des indicateurs de l'activité de
la structure.

55 % des répondants ne citent aucun indicateur particulier à l'activité PIC VAE. Les autres parlent
principalement des données du recensement demandé par le GREF Bretagne. En interne, les indicateurs se
limitent la plupart du temps au comptage du nombre de personnes renseignées ou ayant demandé un
renseignement sur la VAE, la présence en atelier d'information sur la VAE est un autre élément, lorsque celui-ci
est proposé. Le nombre d'entretiens est aussi souvent considéré. Comme pour l'ensemble de l'activité de la
structure, des statistiques sont réalisées concernant les caractéristiques des personnes accueillies dans le cadre
du PIC VAE.
Seul l'Espace Rural Emploi Formation détaille le nombre de demande de livrets de recevabilité, ou le nombre de
recherche dans les répertoires de certification des ministères et les CIBC considèrent le nombre de personnes
accompagnées dans le cadre du dispositif VAE. Le "nombre d'accompagnement VAE" est cité par 2 représentants
des CIBC, 1 du CIO et 1 de Pôle Emploi.

Il n'y a pas de présentation d'indicateurs de résultats vers une démarche VAE. Une exception pourrait être "le
type de certification" relevé par 2 représentants de CIO, mais il n'est pas précisé si cet indicateur concerne la
demande du candidat potentiel à l'entrée ou à la sortie du PIC.

Aucun des répondants ne rapporte d'évaluation qualitative de l'activité.

U NE ACTI VI TE REGULI ERE DU PIC VAE AU SEI N DE LA STRUCTURE

La moitié des personnes ayant répondu au questionnaire considère que l'activité PIC VAE de leur structure est
régulière. Elle reste cependant peu importante en volume.
Il est évoqué une activité importante et régulière pour 6 structures ; où se distinguent le CIDF et le CIBC. Si un
représentant de CIO parle d'une activité principale de la structure, les autres répondants de ce même type de
structures considèrent plutôt une activité régulière ou d'une activité importante.
13 % des répondants parlent d'une activité extraordinaire de la structure ou ne se prononcent pas sur cette
question, cependant aucun type de structures PIC ne se distinguent en particulier.

Répartition des répondants selon la part estimée de l'activité PIC VAE au sein de la structure Nb. cit. Fréq.

activité extraordinaire pour la structure 2 2,6%


activité occasionnelle, marginale 21 26,9%
activité régulière mais peu importante en volume 39 50,0%
activité importante et régulière 7 9,0%
compte parmi les activités principales de la structure 1 1,3%
Non réponse 8 10,3%
TOTAL OBS. 78 100%

La part de l’activité PIC VAE dans la structure ne varie pas de façon particulière selon la localisation de la
structure ; le département ou la zone (urbaine, périurbaine ou rurale).

R AP PO R T : E ta t d es li e ux P o in ts I nf or m a t ion Co ns e i l (PI C) en Br e ta gn e.
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U N PUBLI C PIC VAE QUI SE DISTI NGUE PEU DU PUBLI C GENERALEMENT ACCUEI LLI PAR LA STRUCTURE

La difficulté pour la plupart des répondants à rapporter des données statistiques concernant les caractéristiques
des publics du PIC VAE témoigne de l'absence de distinction de cette activité au sein de la structure.

Au-delà, la plupart de nos interlocuteurs justifie cette difficulté par le fait que :
- ils n'aiment pas la statistique,
- les statistiques déconsidèrent l'essentiel du travail des conseillers qui se situe en amont de la
proposition de VAE,
- les objectifs des conseillers ne se lisent pas en termes de VAE, mais d'insertion professionnelle.

Cependant, quelques éléments caractéristiques apparaissent. Les publics accueillis dans le cadre du PIC VAE se
trouvent principalement dans la tranche des 31 à 44 ans (40 %), puis dans celle des 45 à 55 ans. Les écarts selon
les structures concernant l'âge du public sont peu ou pas significatifs. Etant donné le doute concernant les
données recueillies1, il est difficile ici d'aller au-delà de cette observation. Cependant, les entretiens réalisés
auprès des structures accueillant des publics spécifiques, jeunes, étudiants, scolaires, corroborent, concernant le
faible nombre de jeunes concernés par le dispositif VAE du fait de leur faible niveau d'expérience professionnelle
ou autre.

Répartition par âge du public VAE accueilli par leur structure selon Valeur Valeur Valeur
Part Effectif
les répondants moyenne2 minimum maximum
Moins de 26 ans 11,5 33 2,55 1 7
De 26 à 30 ans 17,7 41 3,15 1 5
De 31 à 44 ans 39,7 52 5,58 1 7
De 45 à 55 ans 26,3 45 4,27 1 7
55 ans et plus 4,8 22 1,59 1 4
Ensemble 100,0 3,78 1 7

La répartition des publics selon le niveau de qualification, la situation professionnelle ou la provenance montre
par contre une forte proximité des publics des PIC VAE avec les publics généralement accueillis par les
structures PIC VAE.

Pour ce qui est des niveaux de qualification, et bien que là encore les résultats doivent être envisagés avec
prudence1, la plupart du public des PIC VAE a un faible niveau de qualification ; le niveau 4 représenterait selon
l'ensemble des répondants 34 % du public, et le niveau 5, 30 %. Observant les réponses par type de structure, le
SUIO-IP et la Chambre des Métiers semblent se distinguer par l'importance de la part des niveaux 1 accueillis ; le
SUIO-IP, l'association La Touline (métiers de la mer), APECITA et le CIBC par ceux des niveaux 3.

Répartition par niveau de formation du public VAE Valeur Valeur Valeur


Part Effectif
accueilli par leur structure selon les répondants moyenne minimum maximum
niveau infra 5 12,1 36 2,75 1 7
niveau 5 29,7 53 4,57 1 7
niveau 4 33,6 78 3,51 1 7
niveau 3 14,6 38 3,13 1 6
niveau 2 6,5 25 2,12 1 5
niveau 1 3,6 22 1,32 1 3
Ensemble 100,0 3,24 1 7

1
Etant donné l'importance des non-réponses et des réponses aberrantes (total largement inférieur à 100 %) concernant la répartition du public selon l'âge, le niveau de qualification, la
situation d'activité ou la répartition géographique, les chiffres sont ici présentés à titre indicatifs, mais ne peuvent en aucun cas constituer le profil exact des publics des PIC.
2
Afin de considérer au-delà de la répartition du public, les différents répondants, pour chaque âge est précisé le pourcentage moyen exprimé, le plus bas et le plus haut, selon 7 tranches
de pourcentages (1 = non réponse ; 2 = moins de 5 %, 3 = de 5 % à 10 %, 4 = de 10 à 20 %, 5 = de 20 à 30 %, 6 = de 30 à 40 %, 7 = 50 % et plus).

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Selon l'ensemble des répondants, la plupart du public PIC VAE est constituée par des demandeurs d'emploi (39
%), puis, viennent les autres actifs, les personnes en CDI avant celle en CDD (avec respectivement 27 % et 19 %
du public).

Concernant les situations d'activité des publics accueillis, aucun type de structure ne se distingue parmi les
répondants. L'écart à la moyenne est cependant significatif concernant la situation de CDD pour l'association La
Touline, accueillant un public ciblé de la branche maritime, et le CIO, accueillant un public prioritaire, celui des
scolaires et des étudiants.

Répartition par situations professionnelles du public VAE accueilli Valeur Valeur Valeur
Part Effectif
par leur structure selon les répondants moyenne minimum maximum
CDI 27,3 42 4,48 1 7
CDD / contrats intermédiaires 19,2 39 3,38 1 7
Demandeurs d'emploi 38,8 53 5,04 1 7
Personnes en insertion, bénéficiaires des minima sociaux 6,5 18 2,50 1 7
Chefs d'entreprise, travailleurs indépendants, artisans, professions
4,4 18 1,67 1 5
libérales
Personne en formation 3,9 17 1,59 1 3
Ensemble 100,0 3,68 1 7

La plupart des PIC VAE travaille à l'échelle de la communauté de communes (34 %), puis c'est l'échelle
départementale qui est la plus souvent citée. Aucun type de structures ne se distingue à partir des réponses.

Répartition par provenance du public VAE accueilli par leur structure Valeur Valeur Valeur
Part Effectif
selon les répondants moyenne minimum maximum
Le quartier 2,5 6 1,33 1 3
La commune 14,3 11 4,09 1 7
La communauté de communes 33,8 18 5,89 1 7
Le pays 19,1 12 5,00 1 7
Le département 23,9 16 4,69 1 7
La région 6,4 8 2,50 1 7
Ensemble 100,0 4,42 1 7

DES OUTILS SPECIFIQUES AU PIC VAE

ADAPTATION OU MODI FI CATIONS SPECI FIQUES AU PIC VAE AU SEI N DE LA STRUCTURE

La plupart des répondants considèrent que leur structure n'a pas réalisé d'adaptation particulière en devenant
PIC VAE. 27 % des répondants à l’enquête par questionnaire considèrent que leur structure a réalisé certaines
modifications pour répondre à sa mission PIC VAE.

Répartition des répondants selon l'observation d'une adaptation particulière en devenant PIC VAE Nb. cit. Fréq.

oui 21 26,9%
non 45 57,7%
ne sait pas 4 5,1%
non réponse 8 10,3%
TOTAL OBS. 78 100%

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En fonction des répondants, se distinguent certains types de structures ; d'un côté, les PAE et l'Espace Emploi
Formation par l'importance de la part des répondants disant qu'il n'y a pas eu de modification du fait de devenir
PIC ; de l'autre, les CIBC et les Pôles Emploi, de la Chambre des métiers, de la Maison de l'Emploi et du
Développement, dans la réalisation d'adaptations particulières de ce fait.

Les modifications rapportées sont, pour la plupart, la formation d'une ou plusieurs personnes référents (c'est le
cas pour plusieurs Pôles Emploi et CIO), la mise en place d'une documentation spécifique, la mobilisation de
conseillers concernant l'information VAE (Cité des Métiers, Chambre des Métiers). Les personnes du CIBC
précisent une formation des consultations, la création d'outils internes (grilles d'entretien, classeur, base de
données,…) *ce dont dispose également des structures comme le CIO mais qui ne sont pas spécifiques à la VAE+.

U NE DOCUMENTATION SPECI FIQUE EN ACCES LI BRE

Pour 77 % des personnes ayant répondu, l'ouverture au public du PIC VAE correspond aux heures d'ouverture de
la structure au public. La plupart des structures n'ont pas un espace spécifique dédié à l'Information Conseil sur
la VAE. C'est ce que considèrent 47 % des répondants. Cependant, 38,5 % en ont un. Il n'apparaît de type de
structure particulière pour cette offre.

77 % des répondants observent que leur structure offre un accès libre à des documents d'information sur la
VAE. Le fait de ne pas en avoir est lié à la particularité d'une structure et non d'un type de PIC.

Le présentoir spécifique à la VAE est moins souvent présent, même si on le trouve pour 68 % des répondants
dans les structures où ils travaillent. Sur le terrain, on observe qu'il est souvent complété par le présentoir en
carton proposé dans le cadre de la promotion de la VAE.

L A PRESENCE D ' UNE PERSONNE REFERENTE PIC VAE AU SEI N DE LA STRUCTURE

54 % des répondants disent qu'une personne est, au sein de leur structure, désignée comme correspondant du
dispositif PIC VAE. 26 % précisent qu'il n'y en a pas.

Le référent ne se distingue pas par une fonction particulière au sein de la structure. Il est l'animateur ou le
conseiller du PAE, un conseiller pour le Pôle Emploi, un conseiller d'orientation psychologue pour les SUIO-IP ou
le CIO, un chargé de projet ou consultant en formation pour la CCI, le CIDF ou le CIBC, un responsable de
formation de vie professionnel pour la Mission Locale, un directeur de structures pour une association liée à un
public spécifique.
Ce référent intervient auprès d'une petite équipe ; il peut être seul ou travailler avec une à deux personnes en
dehors de quelques structures en milieu urbain où l'ensemble des conseillers est capable de répondre
concernant le dispositif VAE.

2) LE PERSONNEL DEDIE AU PIC VAE

LES COLLABORATEURS DU PIC AU SEIN DE LA STRUCTURE

Pour 68 % des répondants, tous les collaborateurs de leur structure sont habilités à répondre aux questions
ayant trait à l'information sur la VAE. Les chambres consulaires se distinguent ; leurs représentants répondent
que tous les collaborateurs de la structure ne sont pas habilités à répondre aux demandes d'information
concernant la VAE.

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Considérant le temps de travail de ces collaborateurs, l'information sur la VAE reste une activité marginale, pour
47 % des répondants. Si elle excède 5 % pour 28 %, seuls 5 % considèrent une activité importante et régulière.

Répartition des répondants selon le temps estimé consacré à l'information sur la VAE par les collaborateurs de
Nb. cit. Fréq.
la structure
moins de 1 %, activité exceptionnelle 9 11,5%
de 1 à 5 %, activité occasionnelle, marginale 37 47,4%
de 5 à 20 %, activité régulière mais peu volumineuse 18 23,1%
de 20 à 50 %, activité importante et régulière 4 5,1%
non réponse 10 12,8%
TOTAL CIT. 78 100%

La part des répondants considérant que tous les collaborateurs sont habilités à conseiller sur la VAE est
également importante, représentant 54 %. Aucune structure ne se distingue ici statistiquement ; cependant, les
représentants des chambres consulaires et les associations spécialisées par branche professionnelle disent
qu'aucun collaborateur de leur structure n'est habilité à conseiller sur la VAE. Si l'activité de conseil en VAE
semble la plupart du temps occasionnelle pour ces collaborateurs (pour 41 % des répondants), la part des
répondants considérant qu'elle est régulière pour l'ensemble des collaborateurs est supérieure à celle
concernant l'information.

Répartition des répondants selon le temps estimé consacré au conseil sur la VAE par les collaborateurs de la
Nb. cit. Fréq.
structure
moins de 1 %, activité exceptionnelle 14 17,9%
de 1 à 5 %, activité occasionnelle, marginale 32 41,0%
de 5 à 20 %, activité régulière mais peu volumineuse 20 25,6%
de 20 à 50 %, activité importante et régulière 1 1,3%
plus de 50 %, compte parmi leurs activités principales 1 1,3%
non réponse 10 12,8%
TOTAL CIT. 78 100%

LES INTERVENANTS PIC VAE IDENTIFIES

46 % des répondants citent plusieurs types d'intervenants. Bien qu'il n'apparaisse pas de particularité en fonction
des structures, le CIBC présente la plus grande diversité d'intervenants.

Les intitulés de poste des intervenants PIC VAE sont très variables, même si la plupart (45 %) sont conseillers. 14
% des intitulés de poste cités sont des conseillers d'orientation psychologue ou des psychologues du travail, 8 %
sont des responsables de structures et 3 % des assistants. Si 12 % apparaissent comme des intitulés spécifiques
(chargé de mission, ingénieur d'étude, chef de projet ou chef de service), 20 % ont trait à l'accueil ou à
l'information (animateur Emploi Formation chargé d'accueil, agent d'accueil, secrétaire, documentaliste).

Intitulés de postes cités par les répondants Nb. cit. Fréq.


conseiller 35 44,9%
COP / psychologue du travail 11 14,1%
responsable 6 7,7%
animateur EF 5 6,4%
agent ou chargé d'accueil 5 6,4%

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secrétaire 4 5,1%
chargé de mission 3 3,8%
chef de projet / ingénieur d'études 3 3,8%
chef de service 3 3,8%
documentaliste 2 2,6%
chargé d'atelier 2 2,6%
assistant 2 2,6%
consultant 1 1,3%
TOTAL OBS. 78

Il existe une corrélation entre le type de structures et les fonctions citées. Ainsi, le Conseiller d'Orientation
Psychologue est plus souvent cité par les CIO, le responsable par les PAE, le consultant par les CIBC, le chargé de
mission par la CCI ou les associations (de type Maison de l'Emploi et du Développement, l'Espace Rural Emploi
Formation, Antéus 22), les animateurs Emploi Formation par les Points Région, le chef de service ou l'assistant
par les chambres consulaires.

La fonction associée à l'intervenant PIC par les répondants évoque généralement le conseil, puis l'accueil avant
l'orientation. La VAE est précisée pour 3 % des fonctions citées.

Le nombre moyen d'intervenants par personne ayant répondu concernant sa structure est d'un peu plus de 3.
30 % des personnes ayant répondu ne citent qu'une personne parmi les intervenants PIC au sein de sa structure.
17 % ne répondent pas. 24 % en citent plus de 5 au sein d'une même structure.
Le nombre d'intervenants PIC distinguent certaines structures ; l'importance de la part des répondants de PAE ou
de l'Espace Emploi Formation ne comptant qu'une seule personne ; celle des répondants de CIO comptant 4 à 5
personnes; enfin celle des répondants de Pôles Emploi, de Missions Locales ou de SOP-AFPA comptant plus de 20
personnes. Les associations se trouvent plus souvent autour de 2 à 4 personnes.
Ainsi, le nombre d'intervenants PIC VAE au sein des structures est fonction de leur organisation globale et ne
distingue pas l'activité PIC VAE.

Répartition des répondants selon le nombre d'intervenants PIC cités pour leur structure Nb. cit. Fréq.
Un 23 29,5%
Deux 7 9,0%
Trois 8 10,3%
Quatre 8 10,3%
Cinq à dix 10 12,8%
Dix à quinze 4 5,1%
Vingt et plus 5 6,4%
non réponse 13 16,7%
TOTAL OBS. 78 100%

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Le temps moyen consacré par ces intervenants PIC à la VAE est de moins de 3 %. Il est de 20 % ou plus pour
seulement 9 % des personnes ayant répondu. La part du temps dédié à la VAE ne distingue pas un type de
structure en particulier.

Répartition des répondants selon la part du temps moyen des intervenants PIC consacré au PIC VAE Nb. cit. Fréq.
Moins de 1 % 13 16,7%
De 2 % à 5% 8 10,3%
De 5% à 10% 14 17,9%
De 10% à 20% 12 15,4%
20% et plus 7 9,0%
non réponse 24 30,8%
TOTAL OBS. 78 100%

LES PRATIQUES DE L' INTERVENANT PIC VAE

L' EXPERIENCE DE L'I NTERVENANT PIC VAE

54 % des intervenants ayant répondu à l'enquête par questionnaire ont 5 ans et plus d'expérience de
l'Information et/ou du Conseil. 19 % ont entre 2 et 5 ans d'expérience, 6 % ont moins de deux ans d'expérience.
Enfin 20 % ne répondent pas à cette question.

Les répondants sont plutôt spécialisés auprès des demandeurs d'emploi, puis des publics en insertion,
représentant respectivement 31 % et 19 % des publics auprès desquels ils ont le plus travaillé au cours de leur
carrière. 19 % sont également principalement intervenus auprès de professionnels en activité.

Les répondants se reconnaissent le plus de compétences dans le domaine de la formation continue, puis de
l'emploi, représentant respectivement 27 % et 26 % des compétences citées. L'insertion vient ensuite avec 18 %,
puis la formation initiale avec 13 %.

L ES TACHES DE L 'INTERVENANT PIC VAE

L'ensemble des tâches présentées dans le tableau ci-dessous font partie des tâches liées à la mission PIC.
"Renseigner sur les procédures VAE" est reconnue comme effective par le plus grand nombre des répondants (85
%), puis vient "orienter vers les bons interlocuteurs" (avec 80 %). Il est intéressant de noter que "cibler le champ
de certification" vient ensuite (avec 74 %).
Il apparaît que, dans la plupart des structures, les tâches observées s'arrêtent à l'orientation des candidats vers
un interlocuteur, généralement un centre de certification. Plus rarement, les intervenants rencontrés parlent
d'organismes financeurs.

L'aide pour remplir un dossier de recevabilité est relativement rare. Elle semble fonction de l'expérience de
l'intervenant, plus que du type de structure.

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Le suivi du candidat est rare, souvent informel ; non pas que les intervenants considèrent qu'il ne fasse pas parti
des tâches du PIC, mais faute de temps ou d'organisation d'un suivi.

L'action PIC n'est évalué que pour 39 % des répondants.

Part des répondants considérant que la réalisation de la tâche par leur structure Fréq.
Renseigner sur les procédures VAE 84,6 %
Cibler le champ de certification 74,4 %
Orienter vers les bons interlocuteurs 79,5 %
Aider à remplir un dossier de recevabilité 20,5 %
Suivre le candidat jusqu'à la recevabilité 19,2 %
Evaluer votre action de PIC 38,5 %
Ensemble 52,8 %

L ES OUTI LS UTI LI SES EN I NTERNE CI TES PAR LES I NTERVENANTS EN FONCTI ON DES TACHES

Les outils utilisés en interne pour "renseigner sur les procédures VAE" sont essentiellement des documents
papier, des classeurs constitués par la structure PIC. Internet est un outil interne pour les intervenants de PAE.
Le CIBC liste des grilles d'entretien, classeurs, que l'on retrouve dans d'autres types de structures. Au -delà, la
personne le représentant évoque ici une base de données.
Pour cette tâche, les outils externes cités sont Internet, plus rarement des plaquettes.
La personne ressource est le GREF, puis le référent VAE au sein de la structure, enfin le FONGECIF est cité par 2
CIO. La Mission Locale semble se tourner aussi facilement vers le CIDJ.

Afin de "cibler le champ de certification", les supports des outils internes cités sont relativement identiques. Il
s'agit de documents papier, du classeur VAE, et de Internet. Les autres outils sont accessibles par Internet, sur le
site du GREF, le RNCP est aussi utilisé par le CIO, le CIBC. Un représentant de la Chambre des Métiers et de
l'Artisanat évoque des fiches CIDJ, au-delà du site du GREF.
La personne ressource est ici aussi le référent ou le conseiller ou psychologue en charge de l'entretien avec le
futur candidat.

"L'orientation vers les bons interlocuteurs" se fait, en interne, plus souvent à partir de documents papier,
Internet étant cité en interne principalement par les PAE. Les autres outils sont Internet essentiellement. La
personne ressource citée reste le référent.

Pour "aider à remplir le dossier de recevabilité", les deux seules personnes (du CIBC et de la Chambre des
Métiers et de l'Artisanat) ayant cité des outils parlent de documents ou de dossiers internes.

Aucun outil n'est précisé concernant "le suivi du candidat jusqu'à la recevabilité".

Concernant "l'évaluation de l'action PIC de l'intervenant", les représentants de CIO parlent de fiches internes
VAE permettant l'établissement de statistiques. Un représentant d'un PAE considère cette évaluation dans le
cadre général du bilan.

L E NI VEAU DE DIFFI CULTE OBSERVE PAR RAPPO RT AUX TACHES CORRELE A L ' UTI LISATI ON D 'OUTI LS

Parmi les tâches les plus souvent effectuées par la structure, "cibler le champ de certification" apparaît comme
relativement difficile par rapport au renseignement ou à l'orientation des candidats potentiels. Les interlocuteurs

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qui présentent ici le plus grand niveau de difficulté sont des intervenants de PAE, puis de la Cité des Métiers. On
distingue les mêmes structures dans les difficultés à "orienter vers les bons interlocuteurs". La facilité
d'orientation distingue les CIO et SUIO-IP.
Les difficultés, plus rares, exprimées pour la réalisation du renseignement n'apparaissent pas liée à un type de
structure.

Considérant "l'aide pour remplir un dossier de recevabilité", les structures ne se distinguent pas les unes des
autres selon le niveau de difficulté perçu de cette tâche.
Par contre, il apparaît, à partir des réponses à cette question, que les associations liées à l'insertion
professionnelle ou à l'insertion de publics spécifiques ont plus de facilité dans le "suivi du candidat jusqu'à sa
recevabilité".

"Evaluer votre action PIC" est considérée par la tâche la plus difficile par la plus grande part des répondants. Le
faible nombre de répondants concernant cette tâche (41 %) ne distingue pas un type de structure en matière
d'évaluation.

Répartition des répondants selon le niveau de difficulté perçu par tâche des
0 1 2 3 4 TOTAL
structures PIC VAE (en %) (0 = facile ; 4 = difficile)
Renseigner sur les procédures VAE 16,9 44,1 25,4 11,9 1,7 100
Cibler le champ de certification 7,4 24,1 27,8 25,9 14,8 100
Orienter vers les bons interlocuteurs 17,2 27,6 29,3 19,0 6,9 100
Aider à remplir un dossier de recevabilité 18,2 22,7 18,2 18,2 22,7 100
Suivre le candidat jusqu'à la recevabilité 5,0 35,0 25,0 20,0 15,0 100
Evaluer votre action de PIC 16,0 24,0 16,0 16,0 28,0 100
Ensemble 13,9 30,7 25,2 18,5 11,8 100

L E CONTEXTE DE L ' EVOCATI ON DE LA VAE PAR L'I NTERVENANT

L'initiative de la proposition de démarche VAE par l'intervenant reste occasionnelle, même s'il apparaît des
situations variables selon le type de structures. Ainsi, les représentants de CIO ou de Pôle Emploi disent plus
souvent que la moyenne proposer fréquemment la démarche VAE à leur interlocuteur. Les personnes qui parlent
de pratiques très fréquentes travaillent au SUIO-IP, au CIDF ou à Antéus 22 (associations en charge de métiers ou
de publics spécifiques). Ces personnes représente cependant peu leur structure.

Répartition des répondants selon la fréquence de leur initiative à proposer une démarche VAE Nb. cit. Fréq.
très fréquemment (presque toujours) 6 7,7%
fréquemment 24 30,8%
occasionnellement (plutôt rarement) 28 35,9%
quasiment jamais 4 5,1%
non réponse 16 20,5%
TOTAL CIT. 78 100%

Considérant le contexte de l'évocation de la VAE, nous avons demandé aux intervenants PIC de préciser dans
quelles situations il leur arrive le plus souvent d'évoquer la VAE avec le public (nous avons proposé une gradation
de la fréquence d'apparition des différentes situations où 1= très fréquent ; 6= peu fréquent).
Concernant cette question, la part des non-réponses varie de 23 % à 45 %. Aussi, nous les considérons, pensant
qu'elles pourraient représenter des personnes qui ne se trouvent jamais dans ces situations.

R AP PO R T : E ta t d es li e ux P o in ts I nf or m a t ion Co ns e i l (PI C) en Br e ta gn e.
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A mon initiative, A mon initiative, suite A mon initiative, suite


Répartition des répondants selon la A la demande, A la demande pour
suite à l'analyse du à une demande de à une demande de
fréquence d'apparition de ces pour répondre à répondre à une
parcours de formation d'un formation d'une
différents contextes d'évocation de un individu entreprise
l'individu individu entreprise
la VAE avec le public
Nb. cit. Fréq. Nb. cit. Fréq. Nb. cit. Fréq. Nb. cit. Fréq. Nb. cit. Fréq.

1 44 56,4% 21 26,9% 14 17,9% 2 2,6% 4 5,1%

2 9 11,5% 14 17,9% 20 25,6% 2 2,6% 1 1,3%

3 6 7,7% 17 21,8% 17 21,8% 5 6,4% 1 1,3%

4 0 0,0 % 1 1,3% 1 1,3% 4 5,1% 7 9,0%

5 1 1,3% 1 1,3% 3 3,8% 13 16,7% 3 3,8%

6 0 0,0 % 3 3,8% 3 3,8% 17 21,8% 28 35,9%

non réponse 18 23,1% 21 26,9% 20 25,6% 35 44,9% 34 43,6%

TOTAL CIT. 78 100% 78 100% 78 100% 78 100% 78 100%

Moyenne = 1,42 Moyenne = 2,23 Moyenne = 2,45 Moyenne = 4,74 Moyenne = 5,00
Ecart-type = 0,81 Ecart-type = 1,31 Ecart-type = 1,31 Ecart-type = 1,45 Ecart-type = 1,61

Lorsqu'ils évoquent la VAE avec le public, les intervenants PIC disent qu'il s'agit le plus souvent de répondre à la
demande d'un individu. 56 % considèrent que cette situation est très fréquente. Les pourcentages selon la
fréquence ne varient pas de façon significative selon le type de structure. Cependant, le CIDF est la seule
structure pour laquelle cette première situation peut être peu fréquente.

Ensuite, ils parlent le plus souvent de la VAE à la suite de l'analyse du parcours de l'individu. Cependant, ceux
qui le font très fréquemment ne sont que 27 %. Les réponses se situent dans une fréquence moyenne de 2,23
(contre 1,42 pour la réponse à un individu).
Les structures spécialisées par branches professionnelles ou par métiers et les structures associatives interface
entre la demande et l'offre d'emploi semblent moins souvent prendre l'initiative de proposer une démarche VAE
suite à un entretien. Les Pôles Emploi ou les CIO semblent, d'après les réponses des intervenants, plus souvent
que les autres types de structures répondre fréquemment dans ce sens.

La demande de formation d'un individu n'oriente pas l'évocation d'une démarche VAE par l'intervenant PIC.

L'évocation de la démarche VAE auprès d'une entreprise, que ce soit à sa demande ou pas est peu fréquente.
Aucun type de structure ne se distingue ici à partir des réponses obtenues.

L E CADRE DE L 'EVOCATI ON DE LA VAE PAR L'INTERVENANT

Interrogés sur l'organisation de séances d'information collective à propos de la VAE, 28 % des répondants disent
en organiser ; 51 % n'en font pas.

Cette pratique diffère selon le type de structures. Les représentants du Pôle Emploi, de la Cité des Métiers, de la
Chambre des Métiers, des associations spécifiques à des branches de métiers, de l'EREF, et du CIBC semblent en
organiser plus que les autres. Les répondants de Mission Locale, de la Maison de l'Emploi et du Développement
n'en organisent pas.

R AP PO R T : E ta t d es li e ux P o in ts I nf or m a t ion Co ns e i l (PI C) en Br e ta gn e.
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49 % des répondants réalisent des entretiens Conseils spécifiques sur la VAE. Ils sont 28 % à ne pas en faire. La
pratique de l'entretien conseil est également particulière à des types de structures. Aussi, les réponses des
intervenants interrogés distinguent concernant cette pratique les CIO, les CIBC. Pour ceux qui ne les pratiquent
pas, la Chambre d'Agriculture, le Point Région, les associations liées à des publics spécifiques.

Pour 63 % des répondants réalisant des entretiens Conseils, leur nombre n'excède pas deux par mois. Un peu
plus de 26 % disent en réaliser à peu près un par semaine. Seuls 10 % considèrent qu'ils en font plus.

Les entretiens réalisés durent la plupart du temps entre une heure à une heure et demi, pour 37 % des
répondants en réalisant. Néanmoins 35 % d'entre eux considèrent que l'entretien dure moins de 40 minutes. Ces
entretiens se réduisent à un seul en moyenne par individu pour 65 % des intervenants. Si 31 % considèrent que,
pour répondre à la demande, ils en font deux, rares sont ceux qui vont au-delà (4 %).

Répartition des répondants selon la durée moyenne des entretiens Conseil qu'ils réalisent Nb. cit. Fréq.
moins de 20 minutes 5 10,2%
moins de 40 minutes 12 24,5%
moins de 1h 13 26,5%
entre 1h et 1h30 18 36,7%
plus d'1h30 1 2,0%
TOTAL CIT. 49 100%

3) LA FORMATION DES INTERVENANTS PIC VAE

L A FORMATI ON DES INTERVENANTS SUR LA VAE

La plupart des répondants disent qu'une partie ou que l'ensemble des intervenants en VAE ont reçu une
formation spécifique au conseil VAE (23 % précisent qu'il s'agit de l'ensemble des intervenants, 26 % d'une
partie). Considérant les non-réponses (14 %), la part des structures pour lesquels les intervenants PIC VAE n'ont
reçu aucune formation spécifique serait tout juste supérieure à la moitié.
Là encore, aucun type de structure ne se distingue.

Cette formation se résume pour près de 43 % à l'auto-formation, à partir de guides sur l'Information Conseil VAE.
25 % se passe en interne ; 22,5 % par l'intermédiaire du GREF. Aucun type de structure ne se distingue ici.

Dans le cadre de l’enquête par questionnaire, une personne décrit l’auto-formation, à partir des sources
d’information disponibles (du GREF, des certificateurs, des accompagnateurs) et des échanges avec d’autres
conseillers VAE. L'auto-formation ressort également des entretiens avec les intervenants PIC VAE, qui parlent
plus souvent d'une auto-formation ou d'une information lorsqu'on évoque une formation spécifique à la VAE.

L E BESOIN DE FORMATI ON DES I NTERVENANTS PIC VAE

28 % des personnes enquêtées par le questionnaire disent avoir suivi une formation spécifique à l'Information
Conseil en VAE. Cette formation ne distingue pas un type de structure.

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Aussi seulement 32 % des répondants considèrent être suffisamment formés à l'Information et au Conseil VAE.
54 % estiment ne pas l'être. Là se distingue les personnes des CIO par le sentiment d'être suffisamment formé,
contrairement aux personnes des PAE qui se considèrent plus que la moyenne ne pas être suffisamment formé.

Quelque soit ce sentiment, 78 % des personnes souhaitent se voir proposer un appui particulier sur le sujet.

L'I NFORMATI ON C ONSEI L EN V AE DANS LA CARRIERE PROFESSI ONNELLE DES


I NTERVENANTS

Interrogés sur leur carrière professionnelle, les répondants considèrent que l'Information Conseil en VAE
constitue un enrichissement (pour 69 %), plutôt qu'une opportunité (qui ne représente que 8 % des réponses).

Répartition des répondants selon la vision de la pratique de l'Information Conseil en VAE pour la
Nb. cit. Fréq.
carrière professionnelle
une opportunité 6 7,7%
un enrichissement 54 69,2%
une limite 1 1,3%
Non réponse 17 21,8%
TOTAL CIT. 78 100%

C ONNAI SSANCE D ' UNE FORMATI ON SPECIFI QUE A L 'INFORMATI ON C ONSEI L SUR LA VAE

68 % des répondants ne connaisse aucune formation spécifique à l'information Conseil sur la VAE. Y ajoutant
les 14 % de non répondants, il apparaît que seulement 18 % en connaissent. Aucun type de structure ne se
distingue en fonction des répondants.

Parmi les personnes ayant connaissance de formations spécifiques, 36 % parlent de la formation du GREF. Les
autres citent la formation AFPA (Info VAE PIC 35), des formations universitaires (un L3 à Aix, un DU de Tours), la
formation de 5 jours proposées par le Pôle Emploi, une journée de professionnalisation du réseau des PIC
organisée par la Maison de l’Emploi et de la Formation Professionnelle. Il existe également des formations
internes : l’APCM (formation Conseiller VAE pour les titres la Chambre des Métiers et de l’Artisanat), une
formation pour les conseillers VAE pour les titres desservis par la DRJS, la formation d’accompagnateur VAE de
l’Association Régionales des CIBC Bretons).
Il existe des groupes de travail VAE dans certaines structures.

L ES SOURCES ET SUPPORTS D'I NFORMATI ON SUR LA VAE

46 % des personnes ayant répondu ont le sentiment d'être bien informé sur la VAE pour réaliser leur mission
d'Information Conseil. 40 % estiment le contraire, alors que 14 % ne se prononcent pas. Si la dépendance n'est
pas significative, la part des personnes répondant positivement à la question de l'information est un peu plus
importante parmi les intervenants de CIO.

Le GREF est la première source d'information citée, par près de 80 % des personnes ayant répondu. Viennent
ensuite les certificateurs, cités par 59 % d'entre eux. L'interne est aussi une source d'information pour 54 % des

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répondants. Près de 21 % évoquent une autre source d'information. Ces derniers évoquent les accompagnateurs
(AFPA, AREP, GRETA), le FONGECIF, l'OPACIF, l'UNIFAF, la Maison de la Formation Professionnelle, la DRTEFP, le
CIDJ ou la Région Bretagne, à partir de documents, de référentiels (RNCP, RNQ), de contacts téléphoniques
directs ou de réunions de travail communes.

Aucune structure ne se distingue par rapport à une source d'information particulière.

Internet est le premier support cité, par 81 % des répondants. Les documents papier le sont par 65 % d'entre
eux. 45 % citent aussi les réunions d'une formation ou de travail. 11 personnes ne citent aucun support
d'information sur la VAE. Les supports d'information ne distinguent pas de structure particulière.
Les autres supports d'information cités sont le contact, l'information directe auprès des certificateurs ou des
partenaires, comme le FONGECIF, la Région Bretagne. Le RNCP est parfois cité comme un support particulier.
Les personnes citant d'autres supports font partie de CIBC, de Pôle Emploi ou de PAE.

Part des répondants par type de support d'information utilisés Nb. cit. Fréq.
documentation papier 51 65,4%
sites Internet 63 80,8%
réunions d'information ou de travail 35 44,9%
autre 5 6,4%
non réponse 11 14,1%
TOTAL OBS. 78

Le GREF est la première source évoquée par Internet (cité par 73 % des répondants, avant les certificateurs cités
par 35 % ou l'interne cité par 24 %). Si le GREF reste la première source d'information papier, les écarts entre les
trois sources d'information sont moindres (les pourcentages sont de 41 % pour le GREF, 29 % pour l'interne et 27
% pour le certificateur). Là, l'information interne est plus importante que celle des certificateurs. Ces derniers
prédominent en termes d'information par les réunions (avec 32 % contre 26 % en interne ou par le GREF).
Si aucun type de structure ne se distingue parmi les supports d'information, les réunions ne sont citées par
aucune des structures se trouvant en zone rurale.

Répartition des répondants selon le type de supports et la source de certificate


en interne GREF autre TOTAL
l'information utilisée ur
source support papier 29,4 27,1 37,6 5,9 100
source Internet 17,0 24,1 50,9 8,0 100
source réunions 26,0 32,0 26,0 16,0 100
source autre 16,7 16,7 33,3 33,3 100
Ensemble 22,9 26,5 41,1 9,5 100

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4) LA CHARTE PIC VAE

ADEQUATION PERÇUE ENTRE LA CHARTE ET LES PRATIQUES D'INFORMATION CONSEIL POUR LA VAE

74 % des personnes enquêtées disent que leur structure est signataire de la Charte, 25 % l'ignorent (parmi
lesquels se distinguent les personnels de Pôle Emploi). Une personne dit qu'elle ne l'est pas (Point Région).

55 % des personnes interrogés disent avoir lu la Charte, 22 % l'ont parcouru et 23 % ne l'ont pas lu ou ne
répondent pas à la question concernant la connaissance de son contenu. Là, les personnes ayant répondu de
Pôle Emploi, du SOP AFPA et des associations liées à l'insertion des personnes handicapées sont relativement
plus nombreuses à ne pas l'avoir lu ou parcouru.

58 % des répondants considèrent que la Charte est en adéquation avec leurs pratiques d'information conseil
pour la VAE. 4 personnes (soit 5 %) estiment le contraire, elles travaillent dans un PAE, un SUIO-IP ou à l'APECITA.
Il est à noter l'importance de la part des non-répondants, 37 %, parmi lesquels le Pôle Emploi à nouveau se
distingue.

LES PRATIQUES ET APPRECIATIONS DES ELEMENTS DE LA CHARTE PIC VAE

Nous avons proposé à travers le questionnaire d'évoquer chacun des 8 articles de la Charte PIC VAE. Il s'agissait
de considérer chacun des éléments de mise en œuvre de l'Information Conseil dans les PIC VAE à partir de la
fréquence de leur application par l'intervenant répondant, puis du niveau de difficulté perçu à l'application de ce
point. Une part importante des répondants ne se sont pas exprimés concernant cette deuxième question. Cela
peut être dû à la combinaison des deux questions (contrainte par le questionnaire en ligne) qui pouvaient laisser
croire à une seule question avec 6 modalités de réponses ou à la position de ces questions à la fin d'un
questionnaire qui en comprenait près de 100.

L' ARTI CLE 1 CONCERNE LE PUBLI C VI SE .


Le PIC est ouvert à tout le monde, à tout demandeur d'une certification et à toute entreprise souhaitant
développer la VAE pour ses salariés. Il assure une information au plus près des zones de résidence ou d'emploi.

Etre ouvert à tout le Demandeurs d'une Egalement aux Au plus près du


Répartition des répondants selon la fréquence monde certification entreprises public
d'application des points de la Charte
Nb. cit. Fréq. Nb. cit. Fréq. Nb. cit. Fréq. Nb. cit. Fréq.
Je le fais Totalement ou Toujours 62 79,5% 60 76,9% 18 23,1% 45 57,7%
Je le fais A PEU PRÈS ou PARFOIS 1 1,3% 2 2,6% 10 12,8% 8 10,3%
Je ne le fais PAS ou Jamais 0 0,0 % 0 0,0 % 30 38,5% 7 9,0%
Non réponse 15 19,2% 16 20,5% 20 25,6% 18 23,1%
TOTAL CIT. 78 100% 78 100% 78 100% 78 100%

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Considérant l'ouverture des structures PIC VAE, près de 80 % des répondants considèrent que être totalement
ouvert à toute personne, quelque soit son âge, son statut, son niveau d'études, de qualification, son
appartenance à une catégorie professionnelle ou géographique.

77 % des répondants estiment que le PIC est ouvert à toute personne souhaitant bénéficier d'une information,
d'un conseil, en vue de faire valider son expérience pour l'obtention d'un diplôme, d'un titre professionnel ou
d'un certificat de qualification.

L'accès aux entreprises est par contre limité ou spécialisé. 38,5 % ne s'adressent jamais à elles, 23 % le font. Les
réponses ne distinguent pas un type de structures.

L'information et le conseil des personnes au plus près des zones de résidence ou d'emploi n'est assuré que par
58 % des répondants. Malgré un maillage de proximité des 168 PIC VAE existants, il semble que la proximité
fasse encore défaut pour les autres répondants.

Répartition des répondants selon le niveau de Etre ouvert à tout Demandeurs d'une Egalement aux Au plus près du
difficulté perçu d'application des points de la le monde certification entreprises public
Charte Nb. cit. Fréq. Nb. cit. Fréq. Nb. cit. Fréq. Nb. cit. Fréq.
Appliquer ce point est ou serait FACILE 21 26,9% 22 28,2% 12 15,4% 15 19,2%
Appliquer ce point est ou serait DIFFICILE 4 5,1% 2 2,6% 14 17,9% 7 9,0%
Appliquer ce point est ou serait IMPOSSIBLE 1 1,3% 1 1,3% 3 3,8% 3 3,8%
Non réponse 52 66,7% 53 67,9% 49 62,8% 53 67,9%
TOTAL CIT. 78 100% 78 100% 78 100% 78 100%

L'application de ces deux derniers points semblent moins facile. Que le PIC VAE s'adresse aux entreprises paraît
même difficile pour 18 % des répondants.

Certains répondants observent que les entreprises sollicitent peu ou pas les structures PIC VAE. Des échanges
autour de petits-déjeuners d'entreprises organisées par des OPCA ont été l'occasion pour les intervenants de
présenter et de promouvoir la démarche de VAE.

Concernant la proximité du public, certains répondants font remarquer l'existence de réseau interne ou le
déplacement de leurs intervenants qui permet de largement couvrir le territoire.

L' ARTI CLE 2 CONCERNE LA SPECIFI CI TE DE L ' ACTI VI TE DU PIC VAE AU SEI N DE LA STRUCTURE .
Il s'agit de promouvoir l'information VAE et de distinguer l'activité PIC des autres prestations délivrées par la
structure.

Promouvoir l'information Etre une activité


Répartition des répondants selon le niveau de difficulté perçu d'application des VAE spécifique
points de la Charte
Nb. cit. Fréq. Nb. cit. Fréq.
Je le fais Totalement ou Toujours 32 41,0% 31 39,7%
Je le fais A PEU PRÈS ou PARFOIS 28 35,9% 21 26,9%
Je ne le fais PAS ou Jamais 3 3,8% 9 11,5%
Non réponse 15 19,2% 17 21,8%
TOTAL CIT. 78 100% 78 100%

La distinction comme la promotion de l'information VAE n'apparaissent pas comme des éléments acquis. Si 41 %
disent promouvoir l'information VAE, 40 % le font à peu près ou pas. Seuls 40 % des répondants considèrent

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l'activité PIC comme une activité spécifique au sein de la structure. L'application de ces points apparaît comme
difficile à la plupart des 25 % des répondants qui se prononcent sur ces points.

Les remarques concernant cet article ont trait au fait que l'activité PIC s'inscrit dans la mission de la structure et
donc s'en distingue difficilement. La promotion est faite par l'information, par les conseillers ou sur les supports
d'information des structures, papiers ou Internet. Pour les petites structures en particulier, il est difficile de
distinguer cette activité comme spécifique.

L' ARTI CLE 3 CONCERNE L ' IDENTIFI CATION DES DEMANDEURS .


Il s'agit de centrer l'activité sur la demande des personnes, de s'engager à fournir une information et un conseil
adapté au cas de chacun.

Une action
Répartition des répondants selon le niveau de difficulté perçu d'application des points de Une écoute du public individualisée
la Charte
Nb. cit. Fréq. Nb. cit. Fréq.
Je le fais Totalement ou Toujours 57 73,1% 56 71,8%
Je le fais A PEU PRÈS ou PARFOIS 6 7,7% 7 9,0%
Je ne le fais PAS ou Jamais 0 0,0 % 0 0,0 %
Non réponse 15 19,2% 15 19,2%
TOTAL CIT. 78 100% 78 100%

L'écoute du public et l'action individualisée font partie du métier des intervenants PIC. Aussi, la plupart
considère qu'ils mettent en œuvre ces éléments dans le cadre du PIC VAE. La grande majorité des répondants
ayant exprimé un niveau de difficulté dit qu'il est facile d'appliquer ce point. Si le nombre limité de réponses ne
permet pas de faire ressortir des types de structures considérant que ça ne l'est pas, les répondants dans ce sens
travaillent à la Maison de l'Emploi et du Développement, de la Chambre des Métiers et de l'Artisanat ou au sein
d'un SUIO-IP.

L' ARTI CLE 4 CONCERNE LA PERSONNALI SATION DU SERVI CE .


l s'agit de l'objectif d'aider la personne à construire son parcours ver la qualification.

Répartition des répondants selon le niveau de difficulté perçu d'application des points de la Aider à échafauder un parcours
Charte Nb. cit. Fréq.
Je le fais Totalement ou Toujours 41 21,8 %
Je le fais A PEU PRÈS ou PARFOIS 13 52,6 %
Je ne le fais PAS ou Jamais 7 16,7 %
Non réponse 17 9,0 %
TOTAL CIT. 78 100 %

La majorité des répondants le font à peu près. Cette situation semble liée à la difficulté perçue par la plupart des
répondants s'exprimant d'appliquer ce point.

Certaines remarques considèrent la difficulté à être dans cette identification alors qu'on découvre au cours de
l'unique entretien les certifications existantes, en même temps que le candidat. D'autres estiment que l'on
déborde ici sur l'accompagnement.

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L' ARTI CLE 5 CONCERNE LA CONFI DENTI ALI TE .


Il s'agit de garantir la confidentialité totale des informations transmises par le public accueilli. Près de 80 % des
répondants s'assurent toujours de cet élément. Les répondants considèrent qu'il est facile de l'appliquer, la
difficulté étant essentiellement liée à l'existence de locaux exigus.

Certains remarquent qu'elle fait partie du secret professionnel.

Répartition des répondants selon le niveau de difficulté perçu d'application des points de la Assurer la confidentialité
Charte Nb. cit. Fréq.
Je le fais Totalement ou Toujours 62 79,5%
Je le fais A PEU PRÈS ou PARFOIS 2 2,6%
Je ne le fais PAS ou Jamais 0 0,0 %
Non réponse 14 17,9%
TOTAL CIT. 78 100%

L' ARTI CLE 6 CONCERNE LA QUALI TE DE L ' I NFORMATI ON .


Il s'agit de fournir une information constamment actualisée, de s'engager à travailler en réseau avec les autres
PIC, y compris ceux n'appartenant pas à sa structure, et à s'adresser à la Mission VAE du GREF, afin d'être en lien
avec l'ensemble des organismes valideurs. Enfin, l'article dit que le PIC peut s'appuyer dans sa pratique sur les
outils mis en place par le GREF Bretagne.

Répartition des répondants selon Etre à jour sur Collaborer en Collaborer avec S'adresser au Etre en lien avec
Utiliser les outils
le niveau de difficulté perçu son information réseau l'extérieur GREF les certificateurs
d'application des points de la
Charte Nb. cit. Fréq. Nb. cit. Fréq. Nb. cit. Fréq. Nb. cit. Fréq. Nb. cit. Fréq. Nb. cit. Fréq.

Je le fais Totalement ou Toujours 30 38,5% 20 25,6% 21 26,9% 19 24,4% 17 21,8% 47 60,3%


Je le fais A PEU PRÈS ou PARFOIS 29 37,2% 25 32,1% 28 35,9% 32 41,0% 36 46,2% 16 20,5%
Je ne le fais PAS ou Jamais 3 3,8% 13 16,7% 11 14,1% 10 12,8% 6 7,7% 1 1,3%
Non réponse 16 20,5% 20 25,6% 18 23,1% 17 21,8% 19 24,4% 14 17,9%
TOTAL CIT. 78 100% 78 100% 78 100% 78 100% 78 100% 78 100%

La qualité de l'information apparaît, avec l'évaluation de l'activité, comme l'article sur lequel les répondants ont
le plus de difficulté.

L'actualisation de l'information est peu ou pas appliquée pour 41 % des répondants. Elle leur semblerait
pourtant facile à mettre en en œuvre.

L'engagement à travailler en réseau avec les autres PIC, du même ou d'un autre réseau, n'est tenu que pour 26
% des répondants. Même si le sentiment de facilité à l'application de ce point domine, l'écart avec la part des
répondants estimant qu'il serait difficile à appliquer est faible.

41 % des répondants disent qu'ils s'adressent parfois au GREF, 24 % le font toujours. Cette application semble
facile.

Le fait d'être en lien avec les certificateurs est moins fréquent. Seuls 22 % des répondants le font toujours, 46 %
disent le faire parfois. Ce dernier élément apparaît comme difficile à appliquer.

Contrairement à l'utilisation des outils mis en place toujours faite par 60 % des répondants et considérer comme
facile à appliquer pour la plupart des répondants s'exprimant.

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Répartition des répondants selon le Etre à jour sur Collaborer en Collaborer avec S'adresser au Etre en lien avec
Utiliser les outils
niveau de difficulté perçu son information réseau l'extérieur GREF les certificateurs
d'application des points de la Charte Nb. cit. Fréq. Nb. cit. Fréq. Nb. cit. Fréq. Nb. cit. Fréq. Nb. cit. Fréq. Nb. cit. Fréq.
Appliquer ce point est ou serait
14 17,9% 11 14,1% 12 15,4% 14 17,9% 7 9,0% 15 17,9%
FACILE
Appliquer ce point est ou serait
7 9,0% 9 11,5% 8 10,3% 4 5,1% 14 17,9% 3 3,6%
DIFFICILE
Appliquer ce point est ou serait
1 1,3% 0 0,0 % 1 1,3% 0 0,0 % 0 0,0 % 0 0,0 %
IMPOSSIBLE
Non réponse 56 71,8% 58 74,4% 57 73,1% 60 76,9% 57 73,1% 66 78,6%
TOTAL CIT. 78 100% 78 100% 78 100% 78 100% 78 100% 84 100%

Les remarques ont trait à l'actualisation des données disponibles sur Internet qui n'est pas toujours garantie.

L' ARTI CLE 7 CONCERNE LA DEONTOLOGI E .


Il s'agit d'informer et de conseiller sans anticiper, l'intervention du PIC s'arrêtant où comment la démarche de
recevabilité auprès d'un certificateur, de donner une vision globale en information sur les possibles en matière
de VAE, et sans réduire le conseil à une seule certification, d'agir en amont de la procédure de validation, sans
accompagner le candidat dans la procédure de validation (ce qui relève d'un autre organisme), sans préférence
en fournissant une information indépendante de l'offre de formation et de certification de la structure à laquelle
il appartient, enfin de façon équitable, sans faire de publicité sélective sur leur institution.

Informer et Informer et
Répartition des répondants selon le Donner une De façon
conseiller sans Agir en amont conseiller mais Sans préférence
niveau de difficulté perçu vision globale équitable
anticiper pas accompagner
d'application des points de la Charte
Nb. cit. Fréq. Nb. cit. Fréq. Nb. cit. Fréq. Nb. cit. Fréq. Nb. cit. Fréq. Nb. cit. Fréq.
Je le fais TOTALEMENT ou TOUJOURS 54 69,2% 50 64,1% 57 73,1% 54 69,2% 59 75,6% 57 73,1%
Je le fais A PEU PRÈS ou PARFOIS 6 7,7% 11 14,1% 4 5,1% 5 6,4% 1 1,3% 3 3,8%
Je ne le fais PAS ou JAMAIS 2 2,6% 2 2,6% 2 2,6% 3 3,8% 2 2,6% 78 100%
Non réponse 16 20,5% 15 19,2% 15 19,2% 16 20,5% 16 20,5% 18 23,1%
TOTAL CIT. 78 100% 78 100% 78 100% 78 100% 78 100%

Les engagements déontologiques sont tenus pour plus de deux tiers des répondants. Leur application facile à la
plupart des répondants s'exprimant.

Les limites de la mission PIC VAE semblent connues et appliquées, qu'il s'agisse de ne pas anticiper sur la
démarche de recevabilité ou de ne pas confondre l'information et le conseil avec l'accompagnement ; de façon
permanente pour 69 % des répondants. Ces applications sont, selon les répondants s'exprimant, faciles.

Si 76 % des répondants disent toujours fournir une information indépendante de l'offre de formation et de
certification de la structure à laquelle ils appartiennent et 73 % ne pas faire de publicité sélective sur leur
institution, le sentiment de toujours donner une vision globale des possibles en matière de VAE, au-delà d'une
seule certification est moindre, avec 64 % des répondants estimant qu'ils le font toujours. Ces applications sont,
selon les répondants s'exprimant, faciles.

Les remarques ont, concernant cet article, trait à la difficulté d'avoir une vision globale des possibles et au
fonctionnement du dispositif VAE qui envoie les candidats vers les réunions d'information collective des
accompagnateurs, souvent certificateurs.

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L' ARTI CLE 8 CONCERNE L ' EVALUATION .


Il s'agit réaliser une fois par an un chiffrage et de rendre compte auprès de la mission régionale de l'activité PIC
VAE.

Répartition des répondants selon le niveau de difficulté perçu d'application des points de la Réaliser un bilan Rendre compte
Charte Nb. cit. Fréq. Nb. cit. Fréq.
Je le fais Totalement ou Toujours 19 24,4% 21 26,9%
Je le fais A PEU PRÈS ou PARFOIS 19 24,4% 18 23,1%
Je ne le fais PAS ou Jamais 20 25,6% 20 25,6%
Non réponse 20 25,6% 19 24,4%
TOTAL CIT. 78 100% 78 100%

L'évaluation constitue l'un des engagements le moins tenu au vu des réponses. Les répondants sont
équitablement partagés entre les différentes réponses possibles concernant la production d'un bilan de l'activité
PIC VAE. S'agissant de rendre compte auprès de la mission régionale, le partage est légèrement favorable à ceux
qui le font toujours, même si la plupart ne le font que parfois ou jamais. Les répondants s'exprimant sur le niveau
de difficulté de l'application de ces deux points sont partagés.

Les remarques évoquent le fait que l'activité PIC est limitée et s'intègre généralement à un bilan globale de
l'activité de la structure. Des représentants des structures liées au fonctionnement de l'Education Nationale
rapportent que les demandes en juillet ne sont pas traitées. Certains considèrent que l'absence de financement
justifie de ne pas avoir de compte à rendre.

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APPRECIATIONS PAR LES PIC DU DISPOSITIF VAE:

1) LES ELEMENTS PERÇUS COMME MOTEURS (PERCEPTION DES PROFESSIONNELS)

P ERMETTRE UNE I NFORMATION PRATI QUE ET REGULI ERE SUR LA VAE A DESTI NATION DES
CONSEI LLERS
- Présentation de la procédure, des documents VAE, conseils, liens, réponses en ligne (le site du GREF,
Ligne de Vie)
- Les fiches métiers avec les diplômes ou titres existants (type fiches CIDJ)
- Les organismes certificateurs et les validations possibles
- Faciliter l'accès aux référentiels
- Développer l'information en ligne, mais aussi la ligne directe
"Voilà huit ans que je travaille dans
l'insertion. J'ai eu une ou une demi
journée il y a au moins cinq ans sur
F ORMER DES CONSEI LLERS
la VAE, par le Gref et 1h30, en 2007
- Réunions d'information ou 2008, d'apports d'éléments sur la
- Formation de référents VAE (pas nécessaire internes aux structures) VAE. ça me semble très léger pour
- Des rencontres, échanges entre PIC, entre les PIC et les certificateurs renseigner, informer voire conseiller
les personnes dans leur parcours."

D EDI ER UN TEMPS SPECI FI QUE AU PIC VAE


- temps d'information auprès du public,
- temps d'information et d'échange interne, entre professionnels

D EVELOPPER UNE COMMUNI CATION I NTERNE AU RESEAU :


- clarification des rôles de chacun
- connaissance du réseau et de son actualité, concernant les financeurs, les accompagnateurs, les
certificateurs
- veille pour une information commune, limitée et pratique concernant les certifications, les
financements, les accompagnements,
- offrir un recul sur les actions VAE engagées : données statistiques concernant la VAE, notamment les
réussites VAE

C OMMUNI QUER AUPRES DES CANDIDATS : DEMANDEURS D ' EMPLOI OU SALARI ES


- un affichage externe des PIC
- une documentation
- les réunions collectives
- l'information sur la démarche et les procédures
- des témoignages de parcours VAE
- la lisibilité des certifications possibles
- une distinction de la VAE de l'insertion professionnelle, un rapprochement de l'expérience et du projet
professionnels

I NFORMER LES ENTREPRI SES

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2) LES FREINS POUR LE DISPOSITIF PIC VAE (PERCEPTION DES PROFESSIONNELS)

L A CERTI FI CATION VAE


Un manque d'information du public sur la VAE
- Nécessité de susciter la demande
- Absence de campagne d'information du public
Complexité de la procédure de certification :
- temps
- constitution du dossier nécessitant une aisance d'expression et d'analyse
- délais
- complexité de l'information sur les certifications et variété de fonctionnement selon les
certificateurs

Un parcours qui ne garantit pas la certification :


- quelle gestion du refus de la recevabilité ?
- difficulté d'obtention de la certification,
- problèmes liés à une validation partielle (le temps de la formation)

Des diplômes et titres encore inaccessibles par la certification VAE


- des expériences limitées et méconnues

L A MULTI PLICATI ON DES ACTIONS AU SEI N DES STRUCTURES


Multiplication des missions sur des types de publics très différents
- Une IC VAE sur demande du public
- Une activité non prioritaire : absence de financement pour le PIC VAE, peu ou pas de temps
spécifique dédié au PIC VAE
- Une activité marginale au sein des PIC : image d'un faible nombre de candidats et de certifications
- Méconnaissance en interne de la VAE, notamment des chargés d'accueil qui ne sont pas informés
- Communication au public par voie d'affichage des réunions d'informations collectives des structures
chargée de l'accompagnement, mais ces dernières offrent une lisibilité partielle des certifications
possibles (du fait d'une information non individualisée)

Difficulté de maîtrise du conseil ou de l'orientation


- Difficulté à obtenir l'information : évolution rapide de l'offre, complexe, et manque de temps pour
en chercher
- Peu de veille informative qui fragilise le conseiller dans ces propositions d'orientation
- Pas de temps pour l'actualisation des connaissances (une connaissance qui se fait par l'expérience)
- Manque de disponibilité d'un conseiller VAE au sein de la structure (traitement différé, nécessité de
rendez-vous, difficulté d'aller au-delà d'un entretien par manque de temps dédié, face à la diversité
des demandes)

L ES FAI BLESSES DU RESEAU


- Imposition de la Charte aux conseillers
- Peu de communication des acteurs VAE vers les PIC
- Des PIC de moins en moins sollicités (échange d'information, évaluation de l'action)
- Actualisation de l'information (évolution des pratiques, des procédures, des coûts, etc.)
- La confusion des rôles et manque de neutralité en matière d'orientation de PIC liés à certains
certificateurs
- La concurrence entre accompagnateurs VAE
- La méconnaissance des certificateurs, de leurs pratiques et appréciations de la VAE (information sur les
certifications, sur les conditions d'obtention des certifications par la VAE, sur les pratiques d'attributions
des certifications)

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3) LES ELEMENTS D 'APPUI POUR AMELIORER L 'IC VAE (PERCEPTION DES PROFESSIONNELS)

L E RESEAU DES STRUCTURES PIC :


- Un potentiel de candidats : demandeurs d'emploi, salariés, personnes en insertion, entreprises
- Les réseaux de partenariats existants
- Les Maison de la Formation Professionnelle des pays bretons

Une identification des compétences des structures et, en leur sein, des interlocuteurs en matière
d'information ou d'orientation

D ES OUTI LS PRATI QUES COMMUNS


- Promotion de la VAE : information individuelle, collective,
- Communication sur des parcours VAE
- Identification : grille d'entretien spécifique
- Orientation : logiciel spécifique à la VAE, proposant les certifications possibles à partir des compétences
de la personne

L E SUPPORT I NTERNET
- Actualité des informations
- Partage et capitalisation des expériences
- Mutualisation des données d'information sur un même site VAE (référentiels, organismes)

D ES RENCONTRES REGULI ERES


- Tables rondes, forum, rencontres, formations
- Partage d'expériences, études de cas, mise en situation (en particulier pour des métiers manuels ou
techniques)
- Lisibilité du parcours de certification pour les conseillers et pour le public

U N REFERENT VAE :
- Une mobilité de l'information au plus près du public (permanence au sein des PIC ou identification d'une
structure ressource à l'échelle du territoire)
- Une nécessaire sensibilisation auprès des entreprises

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SYNTHESE DE L'ETAT DES LIEUX

1) L' ACTIVITE PIC AU SEIN DE LA STRUCTURE


L'Information Conseil préexistait à l'activité PIC au sein des structures. Cette dernière est souvent considérée
plutôt comme un dispositif supplémentaire, susceptible d'être proposé au public accueilli par la structure, plutôt
qu'une activité à part entière.

Aucun objectif, ni indicateur particulier n'est défini pour le PIC VAE.


"Vu le volume, et vu le métier, Mesurée à partir de l'identification de candidats potentiels, demandeurs ou
chaque conseiller est en capacité orientés vers un certificateur, elle apparaît marginale, malgré sa régularité.
de parler avec un adulte de son Ce cadre restreint, déconsidérant le travail d'écoute et d'aide à la
activité et de chercher avec lui les formulation du projet, n'incite pas les intervenants à compléter une fiche
titres, diplômes ou certifications qui, par ailleurs, s'ajoute à d'autres statistiques Une fiche VAE spécifique,
correspondant à l’activité qu’il a souvent demandée par la Région, apparaît redondante à un suivi
réalisée et à ses cibles" statistique globale de l'activité de la structure, où l'activité PIC VAE est
également renseignée (pas toujours à partir des mêmes indicateurs).

Certains rappellent la précédente dénomination de PRC 1 et PRC 2 pour distinguer leur structure au sein des PIC
par un niveau de conseil supérieur, souvent lié à une connaissance particulière, en matière de formation ou de
filière professionnelle. D'autres en parlent, regrettant que le passage du PRC au PIC VAE se soit fait sans regard
sur les savoirs-faires effectifs. Ainsi, la multiplication du nombre de structures se serait fait en minimisant la
compétence de conseil, en mettant en avant le rôle d'information et de promotion de la VAE au détriment de
l'accueil et de l'analyse du parcours avec le candidat potentiel.

Si les personnes rencontrées au cours de l'enquête évoquent une activité PIC VAE limitée au sein de leur
structure, la description du public généralement accueilli dans ce cadre montre qu'il correspond aux publics
généralement accueillis par les structures. La tranche d'âge ne varie pas du fait de la nécessaire expérience pour
la certification ; par contre, ces structures PIC touchent des niveaux de qualification faibles et des demandeurs
d'emploi en particulier, à une échelle de proximité, celle de la communauté de communes.

L'adaptation des structures à l'activité PIC est réduite. La plupart du temps, Les gens ont pu voir une affiche,
il s'agit de la présence d'un référent VAE lorsqu'il y a une équipe. Au-delà, ou lire un article sur la VAE, et ils
la lisibilité pour le public de l'activité PIC est faible ; dans l'espace viennent prendre un peu plus
documentaire des locaux, un classeur et/ ou un présentoir, distribué par la
d’informations.
Région, y sont dédiés, ils sont peu visibles et approvisionnés en fonction de
variable, l'affiche VAE, lorsqu'elle est présente se confond avec les autres
affiches. Il y a, par contre, généralement un lien VAE sur les sites Internet des structures. L'importance de ces
supports est relative pour des intervenants qui observent que les personnes qui viennent se renseigner sur la
VAE en ont entendu parler à l'extérieur ou qui considèrent que la proposition de VAE est conditionnée par le
parcours et le projet du candidat.
Cependant, la plupart des intervenants VAE rencontrés souhaite une communication plus large auprès du public
concernant le dispositif VAE.

2) LE PERSONNEL DEDIE AU PIC VAE

Le référent VAE est celui qui, au sein de la structure, a une meilleure connaissance des référentiels de métiers
puis des acteurs du dispositif VAE. Il se distingue également par une compétence en matière de conseil dans des
structures où, majoritairement, l'ensemble des collaborateurs sont habilités à répondre à des demandes
d'information ou de conseils sur la VAE. Aussi, l'importance relative du nombre d'intervenants PIC VAE marque
surtout la polyvalence du personnel de la structure sur cette activité. D'ailleurs, le temps consacré à cette
mission est pour chacun d'eux très limité.

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3) LES PRATIQUES DE L' INTERVENANT PIC VAE

Les intervenants VAE que nous avons rencontré ou qui ont répondu à l'enquête par questionnaire ont une bonne
expérience de l'Information Conseil, qu'ils soient conseillers, directeur ou non. Ils sont plutôt spécialisés auprès
de demandeurs d'emploi ou de publics en insertion, et leurs principales compétences sont liées au domaine de la
formation continue ou de l'emploi.
A partir du moment où on fait quelque
Les tâches des intervenants PIC VAE chose de manière très ponctuelle, on
ne va pas développer des outils plus
"Renseigner et d'orienter le candidat vers le bon interlocuteur" que de raison. Si ça devenait un vrai
apparaît comme aisé. Les outils cette tâche sont pour la plupart des enjeu… Mais ce n’est pas le cas, on a
documents ou des papiers internes à la structure ou fournis par le deux ou trois demandes par an.
GREF. Les personnes rencontrées insistent, avant le renseignement, sur
la nécessaire écoute et l'analyse avec la personne de son parcours et de son projet, que la personne ait une
demande ou non de VAE. Cette demande apparaît comme un prétexte dans une première étape, en amont de la
démarche de VAE, qui est celle de l'identification du besoin.
"Cibler le champ de certification" est moins évident pour certains. Les intervenants ont, en général, une
connaissance particulière d'un domaine de certification, liée à la spécialisation de la structure ou à l'expérience
en matière de formation. Ils reconnaissent ne pas avoir une vision globale des possibles. Si la recherche est
inhérente au travail des intervenants, la complexité du système de la certification, de par le nombre et
l'évolution des diplômes, mais aussi de par la variété des modalités et des conditions de certification, est
difficilement appréhendée dans le temps limité dont dispose l'intervenant avec le candidat potentiel. Aussi,
lorsqu'il est présent dans la structure, les intervenants se tournent vers le référent VA E. Cela peut rendre inégale
la qualité du conseil dans un fonctionnement qui ne permet pas à ces référents d'être de façon permanente dans
la structure (du fait de permanences dans d'autres structures du réseau ou de travail à temps partiel par
exemple).

Face à cette complexité du système de certification, certains intervenants


" Etre conseiller c’est sérieux, mettent en avant leur spécialisation, en termes de formation ou de métiers,
on doit connaitre les choses sur pour justifier d'une qualité de ciblage et du choix des personnes de venir
lesquelles on conseille." dans leur structure. Ils observent que, souvent, les personnes ayant une
demande de VAE se sont déjà renseignées sur les certifications possibles
qu'elles souhaitent voir ici valider. Les intervenants ne sollicitent que très
peu le réseau des PIC, plus souvent le réseau interne, même si cela reste rare en matière de VAE. Utilisant
Internet, certains intervenants s'inquiètent de l'actualisation des données,
d'autres utilisent facilement le téléphone pour y remédier. Presque tous "C’est une grande démarche
utilisent le site du GREF, et apprécient la présentation des nouvelles intellectuelle de s’engager en
certifications VAE. VAE. Il faut passer par l’écrit,
expliquer ce qu’on fait. Il y a un
En dehors des structures intervenant auprès d'un public spécifiques ou qui rapport à l’intellect très
ont également en charge l'accompagnement des candidats VAE, les PIC important. Peut-être pas pour
s'impliquent peu pour ce qui est de "la recevabilité du candidat". Les les métiers techniques, mais ça
intervenants considèrent que leur travail se situe en amont de la demande un effort particulier."
constitution du dossier, dans l'identification de la capacité du candidat
potentiel à mettre en forme son expérience. Considérant la démarche de
VAE comme une démarche longue et lourde, l'intervenant s'attache également ici à déterminer la motivation du
candidat, à considérer sa situation professionnelle et personnelle, et à mesurer l'adéquation de la démarche avec
son projet.

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Les intervenants s'inquiètent également du financement de la VAE et oriente le candidat potentiel en la matière

Les intervenants PIC font peu ou pas de suivi du candidat, même


"On manque de retour sur comment est si la plupart souhaite, et souvent demande, un retour de la part
effectué l’accompagnement par les réseaux du candidat sur sa démarche. Il n'existe pas d'outils de suivi en
(GRETA, AFPA, et autres). Ca, c’est pas bien ! interne, ni, ce qui serait plus intéressant selon les personnes
Il y a probablement des choses à faire rencontrées, de suivi du parcours des candidats par les
redescendre. C’est un peu étanche. On a un structures qui vont l'accueillir. Plutôt des statistiques par
peu l’impression qu’une fois que l’organisme structure, détaillant les caractéristiques pour de faibles effectifs,
de formation a capté le public, il devient il serait intéressant d'avoir une vision plus globale, une
client C’est ça, avec une rémunération pour observation locale, à l'échelle des territoires, du dispositif VAE.
un accompagnement."
Si les intervenants rapportent une difficulté commune
d'évaluation de l'activité PIC quelque soit le type de structures,
pour les autres tâches évoquées, des particularités apparaissent selon les structures. Aussi, "orienter vers le bon
interlocuteur" ou "cibler le champ de certification" parait plus difficile les intervenants de PAE qui se trouvent un
peu isolé, amenés à rencontrer des publics ayant des demandes très diverses et n'ayant pas de référent VAE (ni
de temps pour se consacrer spécifiquement à cette activité). Spécialisé dans l'orientation, les conseillers
d'orientation Psychologues des CIO et des SUIO-IP recherchent et orientent facilement des demandeurs, même
s'ils considèrent que la recherche, en dehors du champ de certification qu'ils connaissent (celui de l'Education
Nationale ou de l'Université) leur demande un temps important. Enfin, le suivi des candidats semble plus facile
pour les associations d'insertion professionnelles ou de publics spécifiques qui le pratiquent de façon générale.

Le contexte d'évocation de la VAE

La proposition d'une démarche de VAE est plutôt occasionnelle,


Une vraie démarche VAE, c’est les
même si elle peut être plus fréquente pour les structures
salariés, c’est très net. *...+ des salariés
accueillant un large public (CIO, Pôle Emploi). Le plus souvent, il
qui ont besoin de passer par la VAE pour
s'agit de répondre à la demande spécifique d'un individu. Celle-ci
évoluer dans le cadre de leur fonction.
est souvent mûrie par le candidat potentiel, qui est déjà informé de
la démarche et parfois même du diplôme qu'il souhaite obtenir.
Aussi, souvent, il s'agit, pour le conseiller face à une demande d'information pour confirmer un choix, de creuser
cette demande pour offrir une prestation de conseil.
Plus rarement, le conseiller aura l'initiative, à la suite de l'analyse du parcours de l'individu, de proposer la VAE.
Les intervenants rencontrés semblent plus facilement proposer une formation, courte, moins lourde en termes
d'investissement personnel et qui offre un cadre pour une personne souvent en
Ça lui a pris un temps fou, situation de fragilisation ou de rupture professionnelle. On distingue ici des
un an juste pour le livret 2. structures les plus familières de ce cadre de travail (comme le Pôle Emploi, le CIO),
Elle a eu son titre, mais elle ou des structures d'insertion de publics spécifiques fragilisés qui semblent plus
n’avait pas imaginé un tel souvent prendre l'initiative de cette proposition. Les intervenants de ces structures
investissement, surtout de considèrent souvent que la VAE est un outil d'insertion professionnelle ; elle met
production écrite. Elle disait en action la personne dans l'analyse de son parcours et de son projet, et elle
qu’elle ne l’aurait pas fait si valorise, à travers la certification, leur expérience professionnelle et extra-
elle l’avait su avant. professionnelle auprès des employeurs potentiels.

Plus que la mise en situation de promotion


Compte tenu du contexte
professionnelle, la finalité de la VAE est, pour les intervenants rencontrés,
actuel… Je pense qu’il y aurait
l'employabilité de la personne. Aussi, la plupart s'interroge sur la
beaucoup de gens qui auraient
correspondance entre la certification par la VAE et l'insertion ou la
intérêt, finalement, à valider
promotion professionnelle, dont ils n'ont pas la vision. Elle estime qu'il y a un
leur expérience, parce que
risque à proposer la VAE, plutôt qu'un autre dispositif ; un risque que l'on
l’avenir est peut-être incertain.
prend avec la personne.

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Le cadre de l'évocation privilégié de la VAE pour le conseiller est l'entretien. Il est néanmoins difficile d'y
consacrer suffisamment un temps étant donné les priorités de publics et d'objectifs liées aux missions des
structures, où les demandes de VAE ne sont pas prioritaires. Généralement non spécifiés comme étant un
entretien VAE, ces entretiens durent 1h à 1h30 et l'intervenant ne rencontre qu'une seule fois le demandeur. Les
représentants des CIO, des CIBC, en particulier, soulignent l'importance de réaliser avec le candidat potentiel un
entretien spécifique.
Au-delà des entretiens, et pour une première information sur la VAE, certaines structures PIC, plus souvent celles
intervenant dans le placement ou spécialisées par branche de métiers, proposent une réunion d'information
collective. Au cours de ces réunions, est expliquée la démarche de VAE. Une personne décrit que les publics qui
tentent de se projeter professionnellement sont souvent déçu lorsqu'on leur précise qu'il s'agit de valider un
acquis "professionnel". Les personnes sont aussi informées des réunions d'informations collectives (ou elles y
sont simplement renvoyés lorsqu'elle n'est pas proposée par la structure). Cependant, certains intervenants
rencontrés mettent en garde par rapport ces réunions, proposées par des accompagnateurs ou des
certificateurs, qui limitent l'orientation du candidat vers un seul axe de certification.

Aussi, les intervenants des PIC VAE précisent que ce cadre est peu propice à une analyse approfondie et
individualisée des champs de certifications possibles.

4) La formation des intervenants

Peu d'intervenants ont suivi une formation spécifique à l'activité de PIC VAE. S'ils ont, pour la plupart, rencontré
le GREF et se serve aisément des outils qu'il propose, ou s'ils parlent d'une formation en interne, ils considèrent
le plus souvent s'être formé tout seul. Les intervenants référent VAE ont pour cela mis en œuvre leur maîtrise de
la recherche d'information et, souvent construit leurs propres outils. Les autres considèrent qu'ils ne sont pas
suffisamment formés à l'Information Conseil. Disposant de peu ou pas de temps pour cela, l'ensemble des types
d'intervenants rencontré souhaite avoir un appui particulier sur ce sujet et un temps de travail spécifique
partagé avec d'autres intervenants du dispositif VAE, des structures PIC ou des autres structures,
accompagnateurs, certificateurs ou financeurs.

S'agissant de l'information, les représentants des PIC VAE


On est noyé d’infos, les institutions ont fait le choix
ont le sentiment d'être bien informé, d'avoir des sources
d’internet, mais ce n’est pas une plus-value pour
multiples d'information (avec le GREF en premier lieu),
nous. On a autre chose à faire que passer notre vie
Internet étant leur principal support d'information.
à lire de la doc pour hypothétiquement remplir une
Si cette information est précieuse et utilisée, les
mission qu’on a à gérer très très ponctuellement.
intervenants souhaitent également avoir une information
et des échanges à une échelle plus locale, attachées à leur
territoire d'intervention.

Des assises VAE,, ce qu’on va qualifier de Si les intervenants ont une demande de formation,
grands messes [...]On se fait bien plaisir [...] les l'intervention dans le domaine de l'IC VAE leur apparaît
actions de véritable formation des acteurs, aujourd'hui être un enrichissement plus souvent qu'une
c’est pas comme ça dans un grand amphi, ça opportunité professionnelle.
devrait être quelque chose de plus ciblé. Là, je
pense qu’il y a peut-être matière à faire
quelque chose.

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5) La Charte

Les personnes enquêtées rapportent, en général, qu’elles connaissent la Charte des PIC VAE. Néanmoins, lors
des entretiens, certains avouent avoir découvert qu’ils en étaient signataires en préparant notre rencontre. En
effet, la Charte peut être signée par l’instance représentative du réseau à l’échelle régionale ou départementale.
Plusieurs personnes rencontrées précisent qu’informer de la Charte en « Je ne suis même pas sûr que
amont de sa signature, elles s’étaient inquiétées auprès de leur hiérarchie les conseillers se soient aperçus
des moyens qu’ils avaient pour répondre à l’engagement qu’elle implique. de la labellisation, la Charte
Les représentants d’autres structures, conscients de ne pouvoir répondre à étant été signée au niveau du
cet engagement, ont signé la Charte afin d’être identifié et reconnu au sein réseau. »
du réseau de l’emploi et de la formation.

Observant une tendance à la multiplication des conventions, une personne considère une redondance avec la
Mission de la Maison de la Formation Professionnelle, qui travaille également de façon partenariale sur la VAE.

Si les intervenants ayant répondu au questionnaire considèrent majoritairement que leurs pratiques
d’Information Conseil sur la VAE sont en adéquation avec la Charte, on observe des points de
dysfonctionnements.

L’élargissement de l’ouverture aux différents publics, quelque


« Le chef d’entreprise, il peut se dire : « ma
soit la structure, permet aujourd’hui de répondre à
collaboratrice ,qui est assistante de direction
l’engagement d’ouverture « tout public ». Cependant, on
depuis 15 ans, qui a un Bac, qui a un BTS, est-
observe souvent des publics prioritaires de par la mission ce qu’elle va pas me demander plus au niveau
principale de la structure. La relation avec les entreprises est salaire ? Est-ce qu’elle va pas envisager de
limitée ou inexistante ; cette situation correspond à la mission partir à l’extérieur ? Je ne sais pas, peut-être
des intervenants, mais elle est aussi le reflet du manque de qu’il y a aussi des freins du côté entreprise… »
lisibilité pour les intervenants de l’intérêt des entreprises pour
la démarche de VAE qui, associée à une volonté individuelle de promotion ou de reconversion (souhaitée ou
subie) professionnelle, seraient considérée comme extérieure à l’entreprise. Enfin, si la proximité est reconnue
par la plupart des intervenants, le plus faible pourcentage de réponses positives marque la méconnaissance du
maillage local pour un certain nombre d’intervenants.

Comme nous l’avons vu plus haut, la spécification du PIC VAE est difficile au sein de structures où l'activité PIC
VAE est
limitée et « Nous on est service public, donc à moyens constants, ça va. Mais on n’a pas de professionnalisation sur un
intégrée à projet particulier. On peut pas investir sur ce genre de mission, c’est pas crédible, on a le reste qui nous
rattrape. Ce qui nous attend au tournant, c’est le public, derrière, la demande est forte pour le reste. On ne va
la mission
pas s’engouffrer sur des choses qui n’ont pas de demande, ça n’a pas de sens. »
globale.

Concernant l'identification des demandeurs, la réponse adaptée fait partie du métier de l'intervenant PIC ;
cependant, aider à échafauder un parcours paraît difficile face à une connaissance limitée des certifications
possibles. La déontologie et la confidentialité font partie également du métier selon les intervenants rencontrés.

R AP PO R T : E ta t d es li e ux P o in ts I nf or m a t ion Co ns e i l (PI C) en Br e ta gn e.
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Par contre, si les représentants des structures PIC, spécialisés par branche ou dans un domaine de formation,
considèrent qu’ils donnent une information de qualité lorsqu’elle informe sur leur domaine de connaissances,
ces premiers et les représentants de structures plus généralistes émettent leurs doutes concernant la qualité de
l’information. En effet, ils estiment ne pas une vision globale, ne pas avoir le temps de s’inquiéter de l’actualité
ou l’actualisation de leurs données. Ils travaillent peu en réseau, même en interne, sur les questions liées à
l’activité PIC VAE. Si le GREF est un interlocuteur principal, il n'est pas toujours sollicité.

Les intervenants rencontrés utilisent et apprécient les outils mis à leur disposition notamment par le GREF dans
leur travail quotidien.

Conscients de la complexité du système de la certification, et du peu de temps dont ils disposent aujourd’hui
pour l’activité de PIC VAE, des intervenants posent la question
Connaître le maillage du réseau, et puis
d’une approche territoriale du dispositif, et plus largement de la
pouvoir peut-être faire une communication
formation et de l’insertion professionnelle, telle que la considère
territoriale qui soit davantage renforcée, avec
le public, les entreprises, et puis les aujourd’hui les Maisons de la Formation Professionnelle ou les
organismes de formation. Maisons de l’Emploi et du Développement, à l’échelle des
communautés de communes.

S’ils ont conscience des limites de leur mission, plusieurs personnes font part de la nécessaire communication
du rôle de chacun, auprès des différents acteurs du dispositif, du public au certificateur.

Considérant la neutralité du PIC VAE, certaines personnes s’inquiètent d’un dispositif qui oriente très
rapidement le candidat vers une certification en particulier, à partir des informations collectives notamment
proposées par des organismes accompagnateurs et/ou certificateurs.

Nous l’avons vu plus haut, l’évaluation de l’activité PIC VAE est


« J’aimerais bien savoir les retombées de la
difficile ; du fait d’une activité limitée au sein de chaque VAE dans les pratiques professionnelles des
structure, et parce qu’elle est intégrée à la mission et à l’activité gens et des entreprises, dans l’emploi. Si on
de cette dernière. communiquait là-dessus, disant que les gens
trouvent du boulot grâce à ça, il y aurait
Nos interlocuteurs posent la question de l’évaluation sûrement plus de monde ! »
quantitative de l’activité PIC VAE, où le comptage ne prend pas
en compte la qualité du travail qui est fait en amont avec le
candidat autour de l’analyse de son parcours et de son projet, qui peut aboutir ou pas à la proposition d’une
démarche de VAE. Des personnes observent qu’il n’y a pas de suivi plus large du parcours du candidat au sein
du dispositif (considérant son entrée, son cheminement et sa sortie). Certains demandent dans quelle mesure ne
faut-il pas évaluer la VAE en considérant l’objectif de l’emploi.

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RENCONTRES AVEC DES CANDIDATS PARTICIPANTS AUX


INFORMATIONS COLLECTIVES
A l’occasion de deux informations collectives organisées début septembre une à Rennes et l’autre à Vitré par
l’académie de Rennes, nous avons pu consulter un ensemble de 38 candidats à la VAE. Cette démarche dirigée
vers les candidats n’était pas demandée dans le cahier des charges, néanmoins avec l’amicale collaboration de
Françoise FISELIER de la DAFPIC, nous avons réussi à programmer ces deux interventions.
L’effectif de 38 candidats est trop réduit pour mettre en évidence des tendances de fond. Pour autant cela offre
l‘occasion de rappeler combien le candidat est au centre des préoccupations du dispositif PIC et que son
organisation ne peut être appréciée sans prendre en compte les comportements et les attentes du public.

En cela, nous avons décidé de porter à votre connaissance les verbatim et les statistiques de ces deux
consultations sans y apporter d’analyse qui puisse être considérée comme indiscutable, néanmoins cela aide à
comprendre.

L' OPI NION DES CANDIDATS A LA VAE


Antériorité de la réflexion concernant une démarche de VAE :

La plupart des personnes rencontrée dans le cadre des réunions d'information collective réfléchissent à cette
démarche depuis plus de 3 mois.

Depuis combien de temps réfléchissez-vous à l'idée de réaliser une démarche VAE ? Nb. cit. %.
Moins d'un mois 3 7,9
De un à trois mois 10 26,3
De quatre à dix-huit mois 15 39,5
dix-huit mois et plus 10 26,3
TOTAL OBS. 38 100

Internet est la première source d'information utilisée par les candidats interrogés pour se renseigner sur la VAE.
C'est ensuite auprès du réseau de relations personnelles que l'on s'informe. Le Point Information Conseil n'est
cité que par 18 % des candidats rencontrés. Parmi les autres sources d'information, l'ONISEP est plusieurs fois
citée, puis un contact dans le réseau de la formation initiale ou de l'insertion professionnelle (Education
Nationale, Contrat Avenir, CTP).

Quelle a été votre première démarche d'information sur la VAE ? Nb. cit. %
Me rendre dans un PIC 7 18,4
Me rendre sur un site Internet 16 42,1
M'informer auprès de mes relations personnelles (amis, parents, collègues, etc.) 11 28,9
Autres 4 10,5
TOTAL OBS. 38 100

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Plus globalement interrogés sur les moyens d'information sur la VAE utilisés jusqu'à présent, 63 % des candidats
rencontrés ne se sont adressés à aucun des points d'information conseil listés.

 Pôle Emploi  FONGECIF  Chambre des Métiers


 CIO  OPCA  UDAPEL
 Mission Locale  CCI  EREF
 Point Accueil Emploi  Chambre de l'Agriculture  CIBC
 SUIO  AFPA 

Le point d'information conseil le plus cité est le Pôle Emploi, utilisé par 16 % des candidats rencontrés.

Point d'information conseil utilisés par les candidats interrogés Nb.cit. %


Pôle Emploi 6 15,8
AFPA 3 7,9
CIO 2 5,3
FONGECIF 2 2,6
PAE 2 5,3
CCI 1 2,6
Chambre des Métiers 1 5,3
GRETA 1 2,6
Mission Locale 1 2,6
autre 16 42,1
non réponse 9 23,7
TOTAL OBS. 44

Considérant les sites Internet, 29 % des candidats n'en ont pas cité. Les sites les plus visités apparaissent être des
sites nationaux : le site de la vae et celui de l'éducation nationale. Plus d'un tiers des candidats ont visité chacun
de ces deux sites. Parmi les autres sites, il y a l'académie de Rennes et le site intranet d'une entreprise.

Sites Internet d'information sur la VAE cités par les candidats


Nb.cit. %
interrogés
www.bretagne.123vae.com 9 23,7
www.vae.gouv.fr 13 34,2
www.education.gouv.fr 13 34,2
www.vaeguidepratique.fr 2 5,3
autre 4 10,5
38

Les candidats présents à l'information collective semblent s'y être directement rendus après une première
information sur la VAE, sans approfondir leur recherche. 60 % d'entre eux répondent dans ce sens lorsqu'on les
interroge sur un approfondissement éventuel de leurs recherches. 8 % ne répondent pas. Parmi les 32 % qui les
ont approfondies, un tiers s'est limité à un seul autre moyen, la plupart mobilisant plusieurs moyens.

Si les faibles effectifs ne nous permettent pas de mesurer des relations statistiquement significatives, il apparaît
que les personnes engagées depuis plus de temps dans la démarche sont celles qui disent avoir approfondi leur
recherche, en multipliant les moyens d'information sur la VAE.

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La majorité des candidats interrogés estiment que leurs actions d'information ont été faciles à réaliser. Ces
personnes sont toutes engagées dans une réflexion concernant une démarche de VAE depuis plus de trois mois.
Cependant le lien entre le temps de la réflexion et la facilité des recherches n'est pas significatif. En effet, les
personnes évoquant le plus de difficulté sont aussi engagées dans cette réflexion depuis plus de trois mois. La
perception d'une difficulté semble même croître avec l'antériorité de la réflexion.

Niveau de difficulté des actions d'information réalisées selon les


Nb. cit. %
candidats interrogés
Très facile 3 7,9
Facile 21 55,3
Difficile 7 18,4
Très difficile 2 5,3
Non réponse 5 13,2
TOTAL OBS. 38 100

Amenés à apprécier différents aspects de leur recherche, les candidats rencontrés considèrent plutôt de façon
positive les différents moyens qu'ils ont pu mobiliser. Le support Internet est le plus souvent cité comme
efficace, par 58 % des répondants. Les relations personnelles, puis la documentation sont presque autant citées,
par près de la moitié des candidats interrogés. L'entretien avec un conseiller n'est cité que par 37 % comme
efficace. La dispersion est moins marquée lorsqu'on considère les aspects négatifs de la recherche. La moitié
concerne la recherche Internet qui apparaît inefficace à 16 % des répondants. L'entretien avec un conseil n'est
perçu comme inefficace que pour 5 % des personnes ayant répondu.

Jugements par les candidats rencontrés concernant Positif ou efficace Négatif ou inefficace
différents aspects de la recherche Nb. cit. % Nb. cit. %

Le ou les entretiens avec un conseiller 14 36,8% 2 5,3%

La recherche sur Internet 22 57,9% 6 15,8%

La lecture de la documentation (papier ou fiches


18 47,4% 3 7,9%
pratiques)
Les personnes de mon entourage, mes relations
18 50,0% 1 2,6%
personnelles

autres 4 10,5% 0,0%

TOTAL CIT. 77 12
3 non réponses concernant les aspects positifs ou efficaces, et 28 non réponses concernant les
aspects négatifs ou inefficaces.

Les autres aspects évoqués par 4 candidats sont des contacts professionnels, des organismes de formation ou de
bilan de compétences.

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Interrogés sur ce qui leur a manqué au cours de leur démarche, 74 % ne répondent rien.

Les 10 candidats restants se répartissent presqu'équitablement entre une information sur un diplôme particulier,
une information sur l'organisation de l'information VAE, et une information plus globale sur les certifications
accessibles par la VAE, un interlocuteur ayant une bonne connaissance de la VAE, enfin un aboutissement (i.e.
trouver une VAE adaptée à son projet professionnel).

 Ce qui vous a le plus marqué


«
Trouver une VAE adaptée à mes acquis pour réaliser mon projet pro
Le manque d’information
Un contact maîtrisant le dossier et des conseils spécifiques.
Pas encore d’opinion
L’information, les dates de réunion info, les conseils.
La liste des BTS sur le 35
Manque d’infos de la part de certain hiérarchique
Rien pour le moment
Les renseignements sur le diplôme à valider
RAS
La liste des diplômes à valider
Pas d’opinion pour l’instant puisque je participe à ma 1ère réunion d’information, ma démarche
étant personnelle suite à une consultation sur internet.
Pas assez d’information
Un avis téléphonique sur quelle VAE je dois faire »

68 % ne répondent rien concernant ce qui les aurait déçus dans leur démarche. Là encore, les autres réponses
sont citées par une, deux ou trois personnes. Les déceptions sont liées à la lourdeur de la démarche VAE
(dossiers à remplir, temps long), le manque de clarté de l'information (des référentiels, des différentes sources
d'information, du livret 2), la difficulté de trouver une certification adaptée, la faiblesse de l'aide proposée par
certains organismes, enfin, cités par une seule personne, l'incertitude concernant la validation au terme de la
démarche, des horaires d'information inadaptés à des situations de travail, et l'incertitude concernant la
reconnaissance professionnelle de la VAE.

 Ce qui vous a le plus déçu


«
Manque d’info claire,, difficulté pour trouver un diplôme correspondant à mon niveau.
Difficile de trouver une VAE niveau II, est-ce que ça existe ? (je crois que oui)
Certains organismes ne m’aident pas forcément.
Beaucoup de dossiers à remplir avant de savoir si le dossier sera validé ou non.
Trop de sites d’infos, d’organismes traitant de la VAE, ce qui entraîne un manque de clarté.
Les réunions d’info à 16h30, lorsque l’on travaille !
La même chose (VAE, OK, mais pas forcément reconnu par la suite)
Manque d’accès facile à un référentiel précis des diplômes pouvant être validés.
Rien pour le moment
RAS
RAS
Pas assez de détails sur le livret 2 : l’élaboration du contenu et le contenu en lui-même.
J’ai participé depuis février 2009 à 3 réunions VAE (avec contrat avenir), on nous disait toujours
la même chose.
Je viens prendre des renseignements sur la procédure à suivre et le financement.
L’acquisition est trop longue.
Très long pour peut-être obtenir le diplôme »

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71 % ne répondent pas concernant ce qui leur aurait plu dans leur démarche. Un peu plus de 10 % parle de
l'accessibilité de l'information, puis les autres réponses sont citées par deux personnes à chaque fois ;
l'information collective, un site Internet en particulier (www.bretagne.123vae.com et www.vae.gouv.fr) et
l'encouragement de l'entourage professionnel. Enfin une personne répond simplement le principe de la
certification de son expérience professionnelle.

 Ce qui vous le plus plu


«
L’accueil au GRETA par rapport à d’autres organismes et de plus la compétence à pouvoir répondre
à mes questions.
Les encouragements de ma DRH.
La rapidité sur la réunion d’information
Efficacité et lisibilité
La rapidité des renseignements sur le site.
Avoir la possibilité de valider par un niveau son expérience professionnelle.
Le site VAE Bretagne répond à beaucoup de nos interrogations.
L’entretien avec le conseiller Fongecif
La simplicité des informations.
J’ai adressé un mail à la Région et le jour même j’ai reçu un appel téléphonique.
Accueil téléphonique du CIO de Rennes, infos claires sur les sites internet consultés.
Commençant ma démarche j’attends beaucoup de cette information collective.
Ma relation avec mes collègues sur le sujet
La rapidité du Ministère de l’éducation nationale ainsi que celle de l’Elysée. »

R AP PO R T : E ta t d es li e ux P o in ts I nf or m a t ion Co ns e i l (PI C) en Br e ta gn e.
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LE BENCHMARKING DES PRATIQUES D’ANIMATION


AUPRES D’AUTRES REGIONS DE FRANCE

Déroulement :

Dans le but d’éclairer la situation du dispositif PIC VAE de Bretagne, nous avons réalisé un « tour d’horizon
rapide » des situations vécues dans 10 autres régions de France.

Les régions ont été :

1. Bourgogne 2. Picardie
3. Centre 4. Poitou
5. Pays de la Loire 6. PACA :
7. Limousin 8. Aquitaine
9. Champagne 10. Midi-Pyrénées

Entre le 21 et le 23 septembre 2009, nous avons entretenus par téléphone 10 responsables de Mission VAE de
ces différentes régions lors d’échanges d’une durée de 20 à 30 minutes, soit dès le premier contact, soit après
prise de rendez-vous.

LES QUESTIONS POSEES ETAIENT :

Si les organismes certificateurs peuvent être PIC, quels rôle et limites de l’action PIC de ceux-ci ?
PIC : - Combien ? Quelle couverture du territoire ? Fonction ? Définition du rôle ? Charte ? Cahier des
charges (sous-traitance ?) ? Quels problèmes à régler ?
- Formation des acteurs (Volontaires ? Parcours ?...)
- Mesure des résultats : comment ? Quels outils ? Résultats réels ?
- Quelle collaboration entre PIC et CARIF ? PIC et certificateurs ? PIC et accompagnateurs ?
Quelle place pour le web ? Candidats indépendants ?
Comment savez-vous qui ne vient pas à la VAE par le dispositif, en général ?
Conclusion : par rapport à tout ça, comment pensez-vous évoluer pour dépasser les limites restantes ?

R AP PO R T : E ta t d es li e ux P o in ts I nf or m a t ion Co ns e i l (PI C) en Br e ta gn e.
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V OICI LES TRAITS REMARQUABLES DES REPONSES QUI NOUS ONT ETE FAITES :

Bourgogne

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Certificateurs PIC Professionnalisation Web
PIC résultats indépendants
-Plan confié au
-8 structures, CARIF
Pas important de
-homogène, -Réunions de travail
penser la VAE
Certificateurs ne -convention suite à +comptes-rendus
Quantitatif par Site VAE tous comme une
peuvent pas être analyse des -mise à dispo d’un
Excel publics déperdition de
PIC pratiques 2005- espace collaboratif
personnes en cours
2006 -Etude universitaire
de route.
« Quels freins et
leviers… »
Quelle évolution ? Rien en particulier.

Centre

Organisation réseau Mesure des Candidats


Certificateurs PIC Professionnalisation Web
PIC résultats indépendants
-25 PRC, 70
conseillers
-Cahier des charges
remplace charte
-Accueil, infocol, Conseillers
Oui, Fongecif Site du GIP, VAE Métiers très
conseil, suivi, répertoriés + Logiciel « réseau
support qui porte le grand public avec identifiés, mais
projets d’action programme de VAE »
lot. vidéos témoignages souvent=échec.
collective professionnalisation
-Problème de
financement
-Besoin de créer
des coopérations

Objectifs 2010 : -campagne de communication différente, en région


Quelle évolution ? -Soutenir projets collectifs -Groupes de travail PIC+accompagnateurs+certificateurs
Besoin de plus de suivi, pas de plus de prestations.

Pays de la Loire

Organisation réseau Mesure des Candidats


Certificateurs PIC Professionnalisation Web
PIC résultats indépendants

-Points Info (~500),


Suivi statistique
sans
-PR : 4 cessions de commence chez PR,
label+Personnes
formation/an qui saisit toutes les
Ressources (21) qui
Tout le monde doit organisées par infos (obligation Portail VAE prévu
signent le cahier Aucune idée.
tout proposer Conseil Régional, pour paiement). pour 2010.
des charges
PI : info plus que Certificateurs
-Charte en cours
formation. réticents à remplir
-Financement par
suivi.
région

-Plan de développement en cours,


Quelle évolution ?
-approche entreprises.

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Limousin

Organisation réseau Mesure des Candidats


Certificateurs PIC Professionnalisation Web
PIC résultats indépendants
Pas de procédure.
-6 structures 1 formation/an, Majorité vont
Logiciel « Réseau
-Principaux bassins échanges, 2 comités directement sur les
Certificateurs ne VAE », mais Site en refonte
d’emploi. certificateurs, sites de
sont pas PRC. résultats sont les (passage en GIP)
-Financement par réunions de travail, certificateurs car
mêmes depuis qq
Région et FSE conférence… com’ importante.
années.
Quelle évolution ? Amélioration de la com’.

Champagne - Ardennes

Organisation réseau Mesure des Candidats


Certificateurs PIC Professionnalisation Web
PIC résultats indépendants
-11 structures
PIC+CIC, Logiciel « Réseau
-homogène VAE » pour stat +
Site très utilisé +
-Phases d’entretien CRIS forme et prend outils papier pr
Non « Allô VAE » + NSP
« chronométrées » en charge certif, incomplets.
agenda partagé VAE
-Prestataires -Prévoit : système
définissent tarifs, mail + suivi à 6 mois
financé par Région
-Travailler plus avec OPCA & OPACIF
Quelle évolution ? -Mise en place de parcours intensifs (Fongecif, OPCALIA)
-Former tuteurs VAE en entreprises, déjà en contact
Picardie

Organisation réseau Mesure des Candidats


Certificateurs PIC Professionnalisation Web
PIC résultats indépendants
-
Professionnalisation
magistrale avec
tous certifs (3jours)
-38, dans 64 lieux
-réunions,
-couverture max
échanges,
-Cahier des charges Relevés de stat XL
Non -réunions Site grand public Aucune idée
commun 1fois/mois
thématiques
-Pas de
-groupes de travail
rémunération
pour mutualisation
des pratiques
-création espace en
ligne
Quelle évolution ? Accent mis sur animation et professionnalisation.

PACA

Organisation réseau Mesure des Candidats


Certificateurs PIC Professionnalisation Web
PIC résultats indépendants

-37 structures
-homogène Plan, mais manque
Pas de service = pas Aucun élément de
-Pas de cahier des une étape pour Pas d’infos
de financement mesure
charges réussir
-Info conseil.

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Qualifier par ingénierie complète


-« Comment une structure en amont peut rendre service à la personne pour que les bas qualifiés puissent
Quelle évolution ?
évoluer dans la certification ? »
-AIDE A LA PREUVE

Aquitaine (Etat des lieux en cours)

Organisation réseau Mesure des Candidats


Certificateurs PIC Professionnalisation Web
PIC résultats indépendants
-Sessions annuelles
-programme
régional
-1 -interventions VAE
CIBC/département, -Formation Pas de résultats
Condition pour être
44 points d’accueil obligatoire réels = pas de Web en stand-by,
PIC = aucun lien Pas de retour
-assez homogène - CIBC rétribués visibilité de projet de portail
avec certificateur
-Info, conseil + aide selon estimation du parcours poursuivis
post VAE nombre d’heures
d’info col &
entretiens
individuels
-Nouvel appel d’offre = règles du jeu pré-formatées ?
Quelle évolution ?
-Plateforme téléphonique pour harmoniser mode de recours aux services.

Midi-Pyrénées

Organisation réseau Mesure des Candidats


Certificateurs PIC Professionnalisation Web
PIC résultats indépendants
-21 pilotes + 50
associés
-Financement par
Intervention des
Région + FSE = 53
certificateurs pour Logiciel « Réseau
millions € pour Portail = outil très
Non expliquer offre aux VAE » + autre outil Chiffres sur site
2007-2013 important
PRC, + selon pour certificateurs
-Conventionnement
demande.
+ cahier des
charges, en
révision.
Se baser sur l’évaluation
Quelle évolution ? -Groupe de travail pour refont cahier des charges
-2010 : appel d’offre, vers achat de prestation.

Poitou

Organisation réseau Mesure des Candidats


Certificateurs PIC Professionnalisation Web
PIC résultats indépendants
-10 PIC, 100 -Journées
conseillers recrutés consacrées à la
dans réseau AIOC formation,
-Conseil renforcé uniquement pour
Pas de mesure
jusqu’à recevabilité, conseillers, Logiciel « Réseau
(problème
Certificateurs ne instruction des obligatoires ! VAE » + suivi 6 & 18
Site en travaux avec récurrent à l’échelle
peuvent pas être dossiers -Echanges (réunions mois (autorisation
portail VAE nationale) = outil
PIC -Charte avec régionales) CNIL pour conserver
commun pour suivi
obligation de -Tous les mois, données)
parcours ?
professionnalisation réunions d’équipe
-150€/personne dans chaque PRC
reçue pour la pour échange de
structure pratiques
- Pourquoi les gens abandonnent ?
Multiplicité des acteurs, candidats sautent d’un organisme à l’autre
Quelle évolution ?
-Pourquoi ne pas faire faire l’accompagnement par les PIC ? = 1 seule personne référent jusqu’au jury.
-Echanges de pratiques pour enrichissement global.

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E NSEIGNEMENTS DU BENCHMARKING EN RESUME :

I L EXISTE UN REVERS A CHAQUE TACTI QUE D ’ ORGANISATION

Les Régions entreprennent depuis quelques temps les actions visant à corriger les effets indésirables induits
par leurs choix tactiques en termes d’organisation :

 Densifier le réseau / Maitrise d’un nombre d’acteurs restreint


 Homogénéiser les pratiques / une couverture par de nombreux PIC
 Recouvrir les territoires / concentration sur peu de PIC
 Evaluer plus finement les performances / maitrise du processus et non des sorties
 Accentuer les efforts de communication / délégation des contacts et des messages
 Ajuster les dispositifs aux cibles spécifiques (fracture numérique, basse qualification, ruraux,
etc…)

La Bretagne peut s’inspirer de ces expériences, notamment pour atteindre son objectif, mais ne pas perdre de
vue que quelque soit sa tactique elle en subira les effets induits.

POINT DE VIGILANCE :

Il serait dangereux de croire que profiter des expériences des autres régions consisterait à s’interroger sur le
point suivant :

Comment pouvons nous mettre en œuvre les meilleures pratiques observées et comment
échapper aux effets induits ?

En effet, les pratiques se choisissent en fonction de leur capacité à nous donner satisfaction : ainsi pour profiter
au mieux de l’expérience des autres régions il convient d’approcher le problème de la façon suivante :

Quelles pratiques sont les plus à même de nous conduire à produire 10 000 VAE en 2010 et par
conséquences quels sont les effets indésirables auxquels nous seront exposés ?

De cette façon la recherche de solution reste directement orientée sur le résultat recherché (produire 10 000
VAE) et non sur le moyen à envisager (optimiser le dispositif PIC) c’est avec cette ligne de conduite que sont
présentées nos préconisations dans la seconde partie de ce rapport.

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Remarques en guise de conclusion à la partie « Etat des lieux » :

Bien que l es personnes consultées aient fait preuve de pragmatisme et de bon sens, il est
souhaitable d’exploiter l eur apport en l e pondérant d’autres angles d’analyses (Autres Régions,
Certificateurs, candidats, accompagnateurs, comité de pilotage). Aussi légitime qu’ell e soit,
l’expression des professionnels des PIC ne peut définir à elle seule la tactique de
professionnalisation du dispositif. Il est certain que la Bretagne dispose, au travers de ce réseau,
d’un potentiel humain très riche et pour sa plus grande part mobilisé , qui lui permettra , à n’en pas
douter, de relever les challenges de la montée en puissance de la VAE.

Pour autant, nous avons développé un ensemble de préconisations qui vise à permettre au dispositif
d’atteindre l’objectif qui lui a été assigné de 10 000 VAE engagées d’ici fin 2010. Aussi il est probable
que l’ensemble des attentes exprimées par les professionn els des PIC ne seront pas satisfaites et
inversement toutes les potentialités et les capacités réelles du dispositif actuel ne seront pas
exploitées.

Enfin, il convient de souligner que l’état des lieux n’a pas été mené dans un esprit d’identification
des faiblesses ou des lacunes, bien au contraire, nous avons été au plus prêt qu’il nous a été
possibles des acteurs de terrain car ce sont eux qui détiennent le métier. Aussi il est important de
d’appréhender la partie préconisations qui suit comme une propo sition d’activation des ressources.

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Partie 2 : PRECONISATIONS

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APPROCHE GLOBALE ET POSITIONNEMENT DE NOS


RECOMMANDATIONS

Cette partie « Approche globale et positionnement » est un préambule pour apporter une vision
schématique et partagée de la situation à piloter, nous y explicitons les éléments structurants que
nous mettons en évidence sont autant de repères pour :

La collaboration autour du dispositif PIC : (GREF, réseaux partenaires, COM Etat Région ; Certificateurs).
L’identification de la tactique et conséquemment des priorités d’actions.
La prise de décision selon un plan d’action.

Nous avons fait le choix d’opposer à la complexité du dispositif VAE une démarche fortement pédagogique, il ne
s’agit pas de donner une leçon de pilotage mais de proposer une méthode robuste qui pourra soutenir les
épreuves qui ne manqueront pas de survenir.

AVERTISSEMENT :
Les éléments structurants que nous proposons sont issus de notre observation terrain, ils ont pour objectifs de
faciliter l’appréhension du dispositif et de soutenir la prise de décision dans le cadre d’un objectif annoncé de
10 000 VAE d’ici fin 2010.

Pour d’autres objectifs d’autres repères auraient pu être mis en évidence.

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ELEMENTS STRUCTURANTS POUR ORGANISER L’ACTION

1) D ISTINGUER ET S ’INTERESSER A LA FONCTION DES PIC : INFORMER ET CONSEILLER

Nous avons pu observer une perception claire de la démarche globale exprimée de façon symbolique au travers
de l’accroche 1,2,3 VAE ; Dont le 1 représenterait la phase l’étape d’information et de recueil de conseil.

Pour autant, cette démarche en trois temps s’adresse au candidat et non au professionnel du PIC, comment ce
phasage en 3 étapes s’inscrit-il dans les problématiques managériales des acteurs locaux ?

La mission d’un PIC est spécifique, il convient de la traiter de façon spécifique, le sujet trait é est l’information et
le conseil, ces deux productions sont réalisées par des professionnels de l’AIOA et non pas par des professionnels
de la VAE. Cette distinction est utile pour délimiter ce qu’est le champ des attendus et des responsabilités d’un
PIC, mais également pour mettre en évidence que nous abordons un problème d’information et de conseil plus
qu’un problème de VAE.

DISTINGUER

D’une part : Le management et le


pilotage d’un dispositif qui produit de
l’information et du conseil

D’autre part : les interactions et la


contribution du dispositif PIC à l’ensemble
de la chaîne VAE

2) « CATEGORISER » LES ACTEURS POUR PRIORISER LES ACTIONS

Le dispositif PIC interagit principalement avec 3 groupes d’acteurs :

Les certificateurs
Les accompagnateurs
Les candidats

Pour chacun de ces 3 groupes d’acteurs ; il est possible d’établir des catégories en vue de mettre en place des
actions spécifiques :

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LES CERTIFICATEURS :
Proposition de critères pertinents pour créer des catégories et mettre en œuvre des actions spécifiques :

 Le volume de certifications réalisé : loi de Pareto des 20 / 80 : qui sont les 20 % de


certificateurs qui produisent 80 % des certifications.

 Le degré d’interaction ou d’ouverture avec le dispositif VAE dans sa globalité

 L’intégration des services au sein de l’organisation certificatrice (PIC, Accompagnateur, certification suivi
post certification) ex : Education Nationale / Ministère de la défense

LES ACCOMPAGNATEURS

Le traitement par catégories des accompagnateurs ne nous est pas apparu utile au regard de l’objectif de cette
étude.

LES CANDIDATS

Par candidat nous entendons personne ayant entrepris une recherche d’information / en opposition au public ou
prospect qui reste passif vis-à-vis du dispositif d’information sur la VAE.

Deux groupes sont à distinguer :

Les utilisateurs des PIC et les autres (indépendants)

Les candidats utilisateurs des PIC sont la cible sur laquelle les professionnels ont une influence. C’est sur ce
volume de personne que la professionnalisation des pratiques aura un effet.

Augmentation du nombre de personnes informées


Amélioration de la qualité information Augmentation des personnes
Meilleur ciblage des personnes informées. réalisant une démarche VAE

Les candidats sont le groupe d’acteur offrant le plus grand potentiel d’action, c’est pourquoi nous avons proposé
au moins une première typologie bien que l’étude des candidats n’ait pas fait partie de l’état des lieux.

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3) CATEGORISER LES PIC EUX-MEMES

Les PIC forment un ensemble de structures aux missions et aux pratiques professionnelles très hétérogènes. La
Mission VAE du GREF favorise les synergies, anime les connaissances et les outils à disposition. Pour le faire,
compte tenu de l’existence d’autorités fonctionnelles, territoriales, tutelles qui se croisent, la
professionnalisation du dispositif passe par l’utilisation des capacités et de la volonté de chaque structure et non
par l’énonciation d’une règle commune qui s’imposerait de fait. L’exemple de la charte montre combien il peut-
être contre-productif de croire qu’une simple incantation de la règle suffise à mettre en cohérence un ensemble
d’acteurs même mu des meilleures volontés.

Par conséquent nous préconisons d’utiliser une catégorisation pragmatique propice à mettre en œuvre les
actions de professionnalisation.

L’identification concrète des PIC appartenant aux différentes catégories ne peut incomber à notre équipe. En
effet, si nous avons puisé cette classification sur la base des éléments recueillis sur le terrain, nous l’avons
néanmoins fait dans le cadre d’une consultation confidentielle.

Les deux axes retenus permettent de mettre en évidence des familles de PIC qui selon leur positionnement
peuvent être sollicité très distinctement dans le plan de professionnalisation :

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Les 3 catégories proposées :

Les PIC moteur


Les PIC à soutenir
Les PIC « quels choix »

sont adaptées à la problématique managériale de pilotage de dispositif. Nous avons volontairement choisi de ne
pas retenir de critères tels que le statut juridique de la structure, le ministère d’appartenance ou encore le
niveau de qualification des employés. Ces critères par trop techniques sont paralysant et peu favorable à la
dynamisation du dispositif.

LES TERRITOIRES

Les territoires sont inégalement dotés en termes de PIC, alors que certains territoires urbains et périurbains
voient se côtoyer un nombre important de PIC, les territoires ruraux semblent eux moins bien loti (notamment
sur le critère du taux de fréquentation). Aussi est-il souhaitable dans le travail de structuration d’une vision
partagée du dispositif de prendre cette dimension de territoriale.

Pour cibler les actions et pour définir les priorités, le GREF pourra distinguer les territoires.

Zone à soutenir

Zone à clarifier

Zone sans enjeu fort

Là encore il s’agit de répondre à une problématique de pilotage et de management de dispositif. Les critères
d’ordre administratif ne sont pas forcément les mieux adaptés.

Pour répartir les territoires entre ces 3 catégories il est possible d’utiliser deux indicateurs :

Taux de couverture : par le croisement des données démographiques et la répartition


géographique des PIC.

Taux de fréquentation : par le croisement des données démographiques et le taux d’accueil par PIC
sur la Zone

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4) LE ROLE DE LA CHARTE

La charte pose la question de la légitimité à contraindre ou à diriger le dispositif des PIC et plus particulièrement
soulève la question du rapport établi entre les acteurs.

En effet, la charte dispose d’articles qui donnent un cadre d’exercice de l’activité Information Conseil en VAE en
Bretagne. Néanmoins ce cadre relativement exigeant n’est accompagné d’aucune mesure concrète de contrôle,
de contrainte ou de financement. Aussi, la charte apparait affubler d’une mission qu’elle ne peut matériellement
pas jouer et inversement la charte ne joue pas le rôle qu’elle pourrait très positivement jouer dans l’animation
du dispositif.

Pour illustrer notre préconisation nous opposons deux « visions » de ce que peut-être une charte et les univers
sémantiques auxquelles chaque vision se réfère :

Sémantique de référence
Autorité Obligations Contrainte
Limites Contrôle Droit
Périmètre Devoir Etc…

Sémantique de référence
Collaboration Possibilités Leviers
Repères Assistance Etc…
Champ des possibles Objectif

La charte pourrait devenir un outil de « pilotage » de la professionnalisation pour peu qu’elle soit proposée
comme un ensemble de repères partagé et reconnu par les PIC. Il convient alors d’estomper, voire d’effacer la
notion d’engagement et la substituer à la notion d’implication et d’auto-évaluation.

5) LES PRECONISATIONS DU CABINET CATALYS

En 2008, sur la demande du GREF le cabinet CATALYS a mené une étude du dispositif global de la VAE. Pour tenir
compte de ce premier travail nous avons bien sûr recherché à exploiter au mieux les enseignements apportés sur
ce rapport. Concernant le dispositif PIC VAE de Bretagne, les préconisations du cabinet CATALYS s’inscrivaient
dans un ensemble plus vaste couvrant également les domaines de l’accompagnement de la certification. Dans
notre plan d’action, nous reprenons certaines de ces préconisations, nous avons travaillé à les rendre peut-être
plus opérationnelles et à leur apporter des éléments de concrétude.

L ISTE DES PRECONISATIONS ETABLIES PAR CATALYS QUE NOUS REPRENONS


 Elaborer une fiche fonction/compétences du conseiller en information/conseil VAE

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 Elaborer et mettre en œuvre un plan de professionnalisation des conseillers des PIC


 Développer et formaliser les échanges d’informations avec les certificateurs
 Expérimenter sur quelques territoires, des ateliers d’information/conseil VAE
 Expérimenter sur quelques territoires, la mise en place d’un référent de proximité garant du bon
déroulement du parcours jusqu’à l’obtention intégrale de la certification

(Détail des écrits de Catalys en annexe de ce rapport)

Ainsi, nous avons inscrit en annexe de ce rapport la partie du rapport rédigé par Catalys, car nous souhaitons
reprendre en partie les préconisations établies alors. En effets, elles nous sont apparues bien fondées et
empruntes de bon sens, bien que par trop « théorique ».

6) ENSEIGNEMENTS DU BENCHMARKING

Comme nous l’avons vu en première partie de ce rapport, Il serait dangereux de croire que profiter des
expériences des autres régions consisterait à s’interroger sur le point suivant :

Comment pouvons nous mettre en œuvre les meilleures pratiques observées et comment
échapper aux effets induits ?

En effet, les pratiques se choisissent en fonction de leur capacité à nous donner satisfaction : ainsi pour profiter
au mieux de l’expérience des autres régions il convient d’approcher le problème de la façon suivante :

Quelles pratiques sont les plus à même de nous conduire à produire 10 000 VAE en 2010 et par
conséquences quels sont les effets indésirables auxquels nous seront exposés ?

De cette façon la recherche de solution reste directement orientée sur le résultat recherché (produire 10 000
VAE) et non sur le moyen à envisager (optimiser le dispositif PIC) c’est avec cette ligne de conduite que sont
présentées nos préconisations dans la seconde partie de ce rapport.

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POSITIONNER LES ACTIONS SUR UN PLAN D’ACTION (OU


TRAME D’ACTION):

1. P LAN STRUCTURE
Pour organiser le plan de professionnalisation avec efficacité nous proposons de structurer un plan, qui quelque
soit la tactique retenue par le GREF sera opérationnel dans son principe de mise en œuvre.

U NE TRAME EN 3 VOLETS

1 Agir sur la MISSION DES PIC

2 Agir sur l’ANIMATION DU DISPOSITIF

3 Agir sur LE RESEAU

CHAQUE VOLET EST ORGANISE EN PLAN D ’ACTION

Un Objectif

Un ordre d’action et des priorités

Un planning, des échéances, un rétro planning

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Pour chaque volet :

UN OBJECTIF : définir une organisation cible ou un format cible :

Doit être SMART

 Spécifique : décrit précisément la situation à atteindre et les résultats à atteindre. L'objectif est
précis et sans équivoque.
 Mesurable : par des indicateurs nécessaires et suffisants. En répondant à des questions simples,
on peut savoir si l'objectif est atteint ou non.
 Ambitieux : implique un effort, un engagement. Un objectif qui n'incite pas au changement ou à
l’évolution des pratiques n'est pas un objectif.
 Réaliste : prend en compte les moyens, les compétences disponibles et le contexte.
 Temporel : défini dans le Temps avec une durée, une date buttoir, des étapes...etc.

UN PLANNING : définir une programmation des actions dans le temps avec les
échéances et les durées etc.

La notion de planning induira celle de rétro planning .


10 000
VAE
?
?
?
?
Aujourd’hui Fin 2009 Début 2010 Mi 2010 Fin 2010

? Pour atteindre l’objectif de 10 000 VAE pour la fin de 2010 quelles actions doivent-être
menées mi 2010, début 2010, fin 2009 ? Que dois-je faire aujourd’hui ?

UN ORDRE D’ACTION : Qui définit pour chaque volet les priorités d’action (acteurs,
territoire, PIC etc…) pour mettre en œuvre la tactique retenue.

Car il n’y a pas de vent favorable à celui qui ne sait où il va , nous


insistons sur l’interdépendance entre plan d’action et choix tactiques.

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2. LE ROLE DE LA MISSION VAE DU GREF

Pour mettre en place un plan d’action structuré et dirigé vers un objectif précis de « 10 000 VAE d’ici fin 2010 », il
convient d’apporter une feuille de route au moins aussi précise à l’équipe qui sera en charge d’animer et de
manager le dispositif de production.

L’état des lieux que nous avons mené nous conduit à constater que le rôle de la mission VAE est multiple et ne se
limite pas à l’animation du dispositif PIC. Les frontières, les passerelles, les interdépendances avec les autres
missions semblent nombreuses, denses et difficiles à délimiter.

D’un point de vue opérationnel et pour mettre en cohérence l’objectif et les moyens, nous préconisons avant
toute autre action de mettre en place une feuille de route claire qui apporte à la mission VAE du GREF la
possibilité d’activer pertinemment les actions en leur attribuant les degrés de priorité et les ressources en
conformité avec les attendus exprimés dans la feuille de route.

Cette phase du pilotage doit être initiée en même temps que seront décidées la tactique de développement de
professionnalisation et l’allocation des ressources financières associées.

De la même façon, un travail de réflexion autour de la congruence des différentes fonctions de la Mission VAE du
GREF sera envisageable pour éviter un cloisonnement contre-productif.

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PLAN DETAILLE D’ACTIONS POUVANT CONSTITUER LES


BASES D’UN PLAN DE PROFESSIONNALISATION.
Lors du comité de pilotage nous avons proposé une tactique opérationnelle qui se décline en 3 Points :

Agir sur la MISSION DES PIC

Agir sur l’ANIMATION DU DISPOSITIF


Agir sur LE RESEAU

Le plan d’action est orienté sur une activation rapide des ressources existantes.

L’ensemble des actions sont convergentes vers des objectifs simples identifiés lors de l’état des lieux.
M OINS ISOLE

PLUS IMPLIQUE

Avec la constitution d’une « task force » experte en charge de décliner localement la mise en œuvre de la
feuille de route conduite par le GREF :

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AGIR SUR LA MISSION DES PIC ARBORESCENCE DES ACTIONS

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AGIR SUR LA MISSION DES PIC S PECIFICATION DES ACTIONS

Un Objectif :
Prendre en compte les besoins exprimés : sur mesure ; individualisé ET en permanent renouvellement

Ordre d’action Créer un parcours gradué de formation/qualification


et priorités
Mettre en place une formation inter organismes qui soit reconnu des certificateurs, et offre de la visibilité dans le
dispositif VAE.
Développer « l’autonomie » des professionnels des PIC
Planning,
échéances,

ACTION Délais Levier PIC concernés Territoires Public visés

Les outils Web, vecteurs de renouveau et de Professionnels des


6 mois Outils & Animation PIC en demande
dynamisation PIC
Professionnels des
Fixer des objectifs de fréquentation aux outils Immédiat Animation Tous Tous
PIC

Apporter des nouveaux services « même superficiels » 3 mois Outils

Diversifier les modalités de services,


12 mois
développer le "push"

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Développer l'auto-formation 6 mois Outils / Formation

S'appuyer sur les formations déjà existantes (pôle emploi)


Immédiat
pour apporter une première base
Solliciter les PIC Moteurs pour créer des ateliers pratiques
de conseil et d’information 3 mois

Développer des services supports mobilisables à


6 mois
n’importe quel type de public

développer l’auto évaluation. Immédiat

Renverser le sens, partir du PIC :


qu'est ce que signifie pour vous informer ?
3 mois
quels sont vos difficultés ? et non pas : voici nos solutions
...
Mobiliser autour d’un objectif partagé (par territoire, par
Immédiat
réseau, etc…)
Apporter une description et une formulation des attendus
en matière d'Information et de conseil. Fiche pratique,
témoignages, repères de performance.

Reprendre la charte comme outil de management

Rompre l’isolement /une relation aux autres et à la


mission PIC pas nécessairement à la VAE en elle-même.

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AGIR SUR LA MISSION DES PIC E NGAGEMENT DE MOYENS

ACTION Moyens envisageables Modalités d’engagement

Organisation de séance de travail (brainstorming,


Les outils Web, vecteurs de renouveau et de Soit organisé par Mission VAE du GREF,
benchmarking, appel à idées)
dynamisation possiblement avec assistance AMOA
Appui logistique d’un webmaster
Travail avec d’autres régions, voire avec d’autres En interne Mission VAE, et/ou avec l’assistance d’un
Fixer des objectifs de fréquentation aux outils
sites web comparables. conseil informatique spécialisé
En interne Mission VAE, et/ou avec l’assistance d’un
Apporter des nouveaux services « même superficiels » Web mastering partenariat avec d’autres sites
conseil informatique spécialisé
Atelier d’expert pour apporter de nouvelle logique
Diversifier les modalités de services, En interne Mission VAE, et/ou avec l’assistance d’un
de service vers les Professionnels des PIC
développer le "push" conseil informatique spécialisé
(personnaliser : diversifier)
Soit organisé par Mission VAE du GREF,
En partenariat avec les PIC Moteurs, voire avec des
Développer l'auto-formation possiblement avec assistance AMOA
organismes extérieurs.
Mise en ligne via Web master
S'appuyer sur les formations déjà existantes (pôle Délégation de personnel, recrutement, partenariat
D’abord sur un pilote puis envisager déploiement
emploi) pour apporter une première base avec organismes partenaires
Sous responsabilité du GREF VAE, avec partenaires
Solliciter les PIC Moteurs pour créer des ateliers pratiques
Apporter en soutien l’animation des ateliers
de conseil et d’information
(AMOA)
Développer des services supports mobilisables par Décliner l’existant selon des axes (plus expert, plus
Edition de supports papiers ou de supports web
n’importe quel type de public novice, plus pour les jeunes, plus pour le BTP etc….)
En partenariat avec les PIC Moteurs, voire avec des Soit organisé par Mission VAE du GREF,
développer l’auto évaluation.
organismes extérieurs. possiblement avec assistance AMOA

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Mise en ligne via Web master

Renverser le sens, partir du PIC :


Développer l’assistance permanente (disponibilité
qu'est ce que signifie pour vous informer ?
accrue) ne pas être en apport de solution mais en Equipe expert, éventuellement une hot line type
quels sont vos difficultés ? et non pas : voici nos solutions
réception de problème.
...
Mobiliser autour d’un objectif partagé (par territoire, par Accroitre les actions de management spécifique PIC,
Equipe expert, plus AMOA pour faciliter l’amorce
réseau, etc…) Décliner les objectifs opérationnels en local
Apporter une description et une formulation des
attendus en matière d'Information et de conseil. Fiche Mission VAE, en collaboration avec certificateurs
pratique, témoignages, repères de performance.
Support web et support print ; support utile pour
Développer l’auto-évaluation, soit par ateliers de
Reprendre la charte comme outil de management auto-évaluation et outils de management sur les
travail locaux, soit par web, AMOA conseillée
axes de progrès
Développer la rubrique « je pratique l’IC » coin
Rompre l’isolement /une relation aux autres et à la Webmastering et déclinaison locale par l’équipe
partage et outils, une lettre, développer la
mission PIC pas nécessairement à la VAE en elle-même. experte.
traçabilité du conseil.

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AGIR SUR L’ANIMATION DU DISPOSITIF ARBORESCENCES DES ACTIONS

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AGIR SUR L’ANIMATION DU DISPOSITIF S PECIFICATION DES ACTIONS

Un Objectif : Piloter les actions clés en renforçant la fonction animation des PIC

Ordre d’action Maitrise la montée en puissance en anticipant le résultat attendu :


et priorités
 L’orientation des flux (depuis quels PIC vers quels certificateurs)
 Cahier des charges de la fonction PIC
 Les RH, la Communication, l’animation
 Volumes de VAE par certificateurs ; conditions de succès
Pour chacun de ces points être en capacité de déterminer les résultats attendus fin 2010
Planning, Travail en amont du plan de professionnalisation pour la partie tactique et élaboration de la feuille de route,
échéances,

ACTION Délais Levier PIC concernés Territoires Public visés

Prospects qui ne
Créer une task force experte (un expert par territoire) 6 mois Dispositif Tous Tous
viennent pas
Formation et GREF VAE et PIC à Professionnels des
Renforcer la capacité à animer RH, Web, Processus IC 3 mois Tous
AMOA soutenir pics
Faire une analyse des risques
et 3 mois AMOA Dispositif GREF VAE TOUS
Identifier les enjeux clés de succès

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AMOA / Feuille de GREF VAE / PIC


Formaliser les objectifs en volumes par phase et par
3 mois route et comité de Moteurs et PIC à Tous
échéance.et les indicateurs de contrôles
pilotage soutenir
AMOA / Feuille de GREF VAE / PIC
Identifier les cibles prioritaires et se mettre en conformité
3 mois route et comité de Moteurs et PIC à Tous
avec la feuille de route.
pilotage soutenir
Se défaire de la fonction "ressource experte" en la Equipe expert,
délocalisant et s'approprier les leviers de pilotages de la 6 mois management du Tous Tous
montée en puissance. dispositif
Apporter de la lisibilité aux acteurs en apportant des AMOA Outils et Moteurs et
3 mois
repères spécifique aux PIC Formation soutenir
Cartographier le dispositif en catégorie de PIC et en Zone
3 mois AMOA
de territoires.
Distinguer les messages et les rôles à tenir selon les Communication,
6 mois Tous
situations. équipe expert
Apporter au Comité de pilotage les clés de lecture vis à
AMOA, Feuille de
vis de l'objectif Global / mettre en place un reporting 3 mois GREF VAE
route / Comité
projet spécifique PIC
Développer la fonction Promotion terrain de la VAE
AMOA / Equipe
Développer le savoir "vendre" la VAE (cibles entreprises 6 mois GREF VAE Moteurs
Expert
et publics prospects).

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AGIR SUR L’ANIMATION DU DISPOSITIF E NGAGEMENT DES MOYENS

ACTION Moyens envisageables Modalités d’engagement

4 personnes / 4 profils complémentaires, (pas Dans l’ordre préconisé : Recrutement directe ;


Créer une task force experte (un expert par territoire) identiques) en capacité de réaliser de l’animation, conseil indépendant ; mise à disposition de réseau
du conseil et de l’apport en méthodologie outils. partenaire
Formation stage, accompagnement et conseil de la
Renforcer la capacité à animer RH, Web, Processus IC Formation et AMOA de la mission VAE du GREF
mission
Faire une analyse des risques
et Outils méthodologiques simples et gratuits, AMOA souhaitable
Identifier les enjeux clés de succès
Formaliser les objectifs en volumes par phase et par
Outils méthodologiques simples et gratuits, AMOA souhaitable
échéance.et les indicateurs de contrôles
Identifier les cibles prioritaires et se mettre en conformité
Outils méthodologiques simples et gratuit, AMOA souhaitable
avec la feuille de route.
Se défaire de la fonction "ressource experte" en la
Organisation de l’équipe, intégration des experts,
délocalisant et s'approprier les leviers de pilotages de la AMOA souhaitable
déclinaison méthodo
montée en puissance.
Apporter de la lisibilité aux acteurs en apportant des
Outils méthodologiques simples et gratuit, AMOA souhaitable
repères spécifique aux PIC
Cartographier le dispositif en catégorie de PIC et en Zone
Outils méthodologiques simples et gratuit, AMOA souhaitable
de territoires.
Distinguer les messages et les rôles à tenir selon les
Outils méthodologiques simples et gratuit, AMOA souhaitable
situations.
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Apporter au Comité de pilotage les clés de lecture vis à


vis de l'objectif Global / mettre en place un reporting Atelier et réunion de travail AMOA souhaitable
projet spécifique PIC
Matériels de promotion participation à des salons,
Développer la fonction Promotion terrain de la VAE Engagement d’action de promotion
lobbying
Développer le savoir "vendre" la VAE (cibles entreprises
Formation de l’équipe experte
et publics prospects.

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Agir sur LE RESEAU ARBORESCENCES DES ACTIONS

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AGIR SUR LE RESEAU S PECIFICATION DES ACTIONS

Un Objectif :
Activer un réseau déjà efficace de PIC et produire de l’apprentissage par le traitement

Ordre d’action
et priorités Augmenter les volumes de production d’information et de conseil des PIC qui fonctionnent bien

Planning, Aujourd’hui ; Démultiplier ce qui marche, s’appuyer sur l’existant, ne viser que l’objectif de volume dans une
échéances, qualité déjà établie comme acceptable.
Dans 6 mois : Etablir les standards Informations et Conseil, évaluer la performance du dispositif et évaluer la
modification des rythmes et taux de transformation

ACTION Délais Levier PIC concernés Territoires Public visés

Co-définir avec chaque PIC des objectifs quantifiés en volume Dispositif


6 mois Tous Tous
d’information et de conseil animation
Evaluer les capacités d’accueil et les marges de progrès
6 mois
existant pour les PIC Moteurs
Décliner l’objectif de 10 000 VAE en objectif PIC fin 2009, avril
3 mois
2010, etc.
Identifier les PIC moteurs capables rapidement (-6 mois) de
3 mois Animation GREF
mener des actions spécifiques d’information et de conseil.

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Activer les capacités immédiates disponibles des PIC à Outils et


6 mois
soutenir en organisant un « mini » appel à projet Animation
Solliciter les Certificateurs sur une séance d’analyse des
erreurs les plus fréquemment rencontrée et les corrections 3 mois Animation
possibles
Donner à voir ce qui se passe après, rencontrer sur les lieux Outils Web,
6 mois
de travail des certificateurs Animation
Identifier les compétences disponibles en Conseil, les
professionnels qui soient mobiles et qui puissent venir en
3 mois Animation
renfort sur d’autre PIC moins « technique » sur la partie
Conseil.
Organiser des actions de communication renforcées sur la
6 mois Animation
VAE là ou ça marche déjà bien.
Provoquer l’intérêt (stand spécifique, force mobile d’appoint,
accroitre le contact publics cibles) là où sont les publics 3 mois Animation ; Outils
potentiels.

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P a g e | 81

AGIR SUR LE RESEAU ENGAGEMENT DES MOYENS

ACTION Moyens envisageables Modalités d’engagement


Co-définir avec chaque PIC des objectifs quantifiés en Mission VAE du GREF : Action de terrain : 15 jours de
A l’initiative de la mission VAE
volume d’information et de conseil travail répartis sur 3 mois
Evaluer les capacités d’accueil et les marges de progrès Mission VAE du GREF : réunions de travail animées:
A l’initiative de la mission VAE
existant pour les PIC Moteurs 6 jours de travail sur 3mois
Décliner l’objectif de 10 000 VAE en objectif PIC fin 2009, Mission VAE du GREF : Travail de réflexion et
A l’initiative du Comité de pilotage : Feuille de Route
avril 2010, etc. d’échanges avec les partenaires. 15 jours de travail
Identifier les PIC moteurs capables rapidement (-6 mois) Mission VAE du GREF : Pour identification 6 jours de
A l’initiative du Comité de pilotage, convention de
de mener des actions spécifiques d’information et de travail sur 3 mois. Prévoir budget pour produire les
partenariat.
conseil. supports et les inscriptions spécifiques
Mission VAE du GREF : Production du cahier des
Activer les capacités immédiates disponibles des PIC à Budget « action exceptionnelle » et soutien à
charges. Campagne de promotion de l’appel à
soutenir en organisant un « mini » appel à projet l’expérimentation.
projet innovant.
Solliciter les Certificateurs sur une séance d’analyse des Mission du GREF : pour exploitation des résultats
A l’initiative de la mission VAE mais achat d’une
erreurs les plus fréquemment rencontrée et les Prestataire pour Animation de l’atelier et production
animation.
corrections possibles des synthèses.
Donner à voir ce qui se passe après, rencontrer sur les Temps Certificateur et invitation distribuée vers les A l’initiative du Comité de pilotage, convention de
lieux de travail des certificateurs PIC partenariat.
Identifier les compétences disponibles en Conseil, les
professionnels qui soient mobiles et qui puissent venir en A l’initiative de chaque PIC sur la base de l’appel à
Appel à volontariat lancé par le GREF
renfort sur d’autre PIC moins « technique » sur la partie volontariat.
Conseil.
Organiser des actions de communication renforcées sur la
Mission VAE du GREF : Plan COM ; diffusion web et print
VAE là ou ça marche déjà bien.
Provoquer l’intérêt (stand spécifique, force mobile
PLAN COM actions terrain, développer des outils
d’appoint, accroitre le contact publics cibles) là où sont les Actions de com ; animation
« salons et événement »
publics potentiels.

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Confidentiel : version intermédiaire

L ES ACTIONS PRECONISEES AU REGARD DES 8 ARTICLES DE LA C HARTE

ARTICLE n° 1 : PUBLIC VISE

Le point information conseil est ouvert à toute personne - quel que soit son âge, statut, niveau d’études,
qualification, appartenance à une catégorie professionnelle ou géographique
Le point information conseil est ouvert à toute personne souhaitant bénéficier d’une information, d’un
conseil, en vue de faire valider son expérience pour l’obtention d’un diplôme, d’un titre professionnel ou
d’un certificat de qualification.
Il peut également s’adresser aux entreprises qui souhaitent développer la VAE pour leurs salariés.
Agir sur la
MISSION IC
Agir sur
L’ANIMATION
Agir sur le
RESEAU
ARTICLE n° 2 : ACCESSIBILITE - PROXIMITE

Le point information conseil s’engage à assurer l’information et le conseil des personnes au plus près des
zones de résidence ou d’emploi. Le choix des lieux relais doit permettre un maillage de proximité.
Agir sur la
MISSION IC
Agir sur
Créer une équipe experte (un expert par territoire)
L’ANIMATION
Agir sur le
RESEAU
ARTICLE n° 3 : IDENTIFICATION

Le point information conseil utilise les moyens adéquats pour faire connaître la spécificité du service
d’information et de conseil en VAE, en le distinguant, le cas échéant, des autres prestations délivrées par
la structure à laquelle il appartient.
Agir sur la
MISSION IC

Agir sur Apporter au Comité de pilotage les clés de lecture vis à vis de l'objectif Global
L’ANIMATION Provoquer l’intérêt (stand spécifique, force mobile d’appoint, accroitre le
contact publics cibles) là où sont les publics potentiels.
Agir sur le
Organiser des actions de communication renforcées sur la VAE là ou ça marche
RESEAU
déjà bien

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Confidentiel : version intermédiaire

ARTICLE n° 4 : PERSONNALISATION DU SERVICE

Le point information conseil centre son activité sur la demande des personnes. Il s’engage à fournir une
information et un conseil adapté au cas de chacun. Le point information conseil a pour objectif d’aider la
personne à construire son parcours vers la qualification.
Agir sur la Apporter une description et une formulation des attendus en matière
MISSION IC d'Information et de conseil. Fiche pratique, témoignages, repères de
performance.
Agir sur
Distinguer les messages et les rôles à tenir selon les situations.
L’ANIMATION
Agir sur le
RESEAU
ARTICLE n° 5 : CONFIDENTIALITE

Le point information conseil s'engage à garantir une confidentialité totale des informations transmises
par le public accueilli.
Agir sur la
MISSION IC
Agir sur
L’ANIMATION
Agir sur le
RESEAU
ARTICLE n° 6 : QUALITE DE L’INFORMATION

Le point information conseil fournit une information constamment actualisée


et, pour ce faire, s’engage à travailler en réseau avec les autres PIC, y compris ceux n’appartenant pas à
sa structure, et à s’adresser à la Mission VAE du GREF Bretagne,
afin d’être en lien avec l’ensemble des organismes valideurs Il peut s’appuyer dans sa pratique sur les
outils mis en place par le GREF Bretagne
site des PIC - site de la certification VAE en Bretagne – plaquettes - guides et procédures
Agir sur la Développer l'auto-formation
MISSION IC S'appuyer sur les formations déjà existantes (pôle emploi) pour apporter une
première base
Solliciter les PIC Moteurs pour créer des ateliers pratiques de conseil et
d’information
Développer des services supports mobilisables à n’importe quel type de public

Rompre l’isolement /une relation aux autres et à la mission PIC pas


nécessairement à la VAE en elle-même.
Agir sur Les outils Web, vecteurs de renouveau et de dynamisation
L’ANIMATION Apporter de la lisibilité aux acteurs en apportant des repères spécifique aux PIC
Identifier les cibles prioritaires et se mettre en conformité avec la feuille de
route.
Agir sur le Solliciter les Certificateurs sur une séance d’analyse des erreurs les plus fréquemment
RESEAU rencontrée et les corrections possibles
Donner à voir ce qui se passe après, rencontrer sur les lieux de travail des certificateurs

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Confidentiel : version intermédiaire

ARTICLE n°7 : DEONTOLOGIE

L’intervention du point information conseil s’arrête là où commence la démarche de recevabilité auprès


d’un certificateur.
Le point information conseil informe sur les possibles en matière de VAE, mais ne réduit en aucun cas son
conseil à une seule certification.
Son intervention se situe en amont de la procédure de validation.
L’information et le conseil délivrés par le point information conseil ne se confondent pas avec
l’accompagnement du candidat dans la procédure de validation, réalisé par l’organisme choisi par le
candidat qu’il s’agisse ou non d’une structure dépendant d’un certificateur.
Le point information conseil s'engage à fournir une information indépendante de l’offre de formation et
de certification de la structure à laquelle il appartient, et à orienter, au besoin, la personne vers une
autre institution.
Les différents professionnels œuvrant au point information conseil s’engagent à ne pas faire de publicité
sélective sur leur institution.
Agir sur la
MISSION IC
Agir sur Faire une analyse des risques
L’ANIMATION et
Identifier les enjeux clés de succès
Agir sur le
RESEAU
ARTICLE n°8 : EVALUATION

Le point information conseil s’engage à transmettre pour consolidation par la Mission régionale, les
données figurant en annexe 1, selon la périodicité suivante :
- au plus tard le 30 juillet au titre de l’activité du 1er semestre ;
- au plus tard le 30 janvier de l’année n+1 au titre de l’activité de l’année n
Agir sur la
MISSION IC
Agir sur mettre en place un reporting projet spécifique PIC Développer la fonction
L’ANIMATION Promotion terrain de la VAE

Agir sur le Co-définir avec chaque PIC des objectifs quantifiés en volume d’information et de
RESEAU conseil - Décliner l’objectif de 10 000 VAE en objectif PIC fin 2009, avril 2010, etc.

Evaluer les capacités d’accueil et les marges de progrès existant pour les PIC Moteurs

Ce positionnement des actions selon la charte présente un sous ensemble du


déploiement préconisé, le plan de professionnalisation n’ayant pas pour objectif de faire
appliquer la charte mais de réussir à utiliser ses repères pour produire une Information
Conseil de qualité et de quantité conforment au COM.

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Confidentiel : version intermédiaire

ANNEXE TECH NIQ UE

 QUOI : FICHE
D EFINITION DE L ’ACTION : ACTION

POSITIONNEMENT DE L ’ACTION DANS LE PLAN DE PROFESSIONNALISATION :

 POURQUOI
OBJECTIF AUQUEL CONTRIBUE CETTE ACTION

C HANGEMENT CONCRET ATTENDU

 COMMENT :
L EVIERS D ’ACTION :

Formation

Outils

Proces / Dispositif

P ERIMETRE DE L ’ACTION

 QUAND
D EROULEMENT ENVISAGEABLE

P ERIODE DE REALISATIO N

POINTS DE VIGILANCES :

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Confidentiel : version intermédiaire

CONSEILS DE MISE EN ŒUVRE DU PLAN D’ACTION DE


PROFESSIONNALISATION

Notre travail n’est pas exhaustif loin s’en faut, d’ailleurs le pourrait-il ?

C’est sur un champ de rationalité limité que se déploiera le plan de professionnalisation, il représente un
alignement entre ambition et moyens, « un changement de braquet ». L’ensemble des actions possible est vaste
et hétérogène, il laisse au centre du plan de professionnalisation l’enjeu crucial de la prise de décision qui
incombe au comité de pilotage. Pour autant, quelque soit les choix qui seront faits, il est indispensable de
prendre en compte la dimension « pilotage de projet » de ce plan.

6) LES ENJEUX CLES DE LA MISE EN ŒUVRE SONT :

Le choix tactique qui doit présider à la déclinaison opérationnelle

La connaissance pour la mission VAE du GREF d’une feuille de route claire

La capacité à décliner l’objectif de 10 000 VAE en objectifs intermédiaires concrets pour chaque PIC

La capacité à mettre en phase actions et ressources à disposition

Nous recommandons à la mission VAE du GREF de s’assurer d’une assistance à maîtrise d’ouvrage (AMOA) ceci
pour des raisons techniques comme pour des raisons tactiques.

Il est souhaitable de faire endosser à un conseil tiers la responsabilité d’animation de la transition, ceci
évite d’instaurer des conflits ou des cristallisations durables entre les acteurs permanents du dispositif.
« le conseil sert de fusible »

Nombre de décision ou de situation demanderons une prise de recul, il s’agira souvent pour de situation
ou les acteurs seront à la fois juges et partie, un conseil tiers aide à déjouer la subjectivité et à légitimer
les choix.

D’autre part les délais sont courts et le travail recouvre de nombreuses facettes, l’AMOA apporte un
degré de sécurité (prise de recule, activation de compétences multiples)

Utiliser les outils et méthodes de pilotage de projet ainsi que les appuis dans l’accompagnement du changement
sont vivement recommandés.

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Confidentiel : version intermédiaire

PARTIE 3 : Annexes

Annexe 1 : Extrait du rapport CATALYS Novembre 2008


Annexe 2 : Exemplaire du Questionnaire soumis aux candidats VAE
Annexe 3 : Compte rendu d’échanges sur l’information conseil avec le responsable
du site leguidevae.com

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ANNEXE 1 : EXTRAIT DU RAPPORT CATALYS NOVEMBRE 2008

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Confidentiel : version intermédiaire

EXTRAITS DU RAPPORT FINAL DU CABINET CATALYS

«
De l’information/conseil à la recevabilité

Réaliser un diagnostic exhaustif des pratiques des Points Information Conseil

Si l’on se réfère à la charte des PIC3 établie en Région Bretagne, il est stipulé que :
 « La mission des PIC sera d'informer, d'orienter et de conseiller les personnes en fonction de leurs
parcours expérientiels, de la qualification qu’elles visent, en tenant compte des systèmes de validation
(types de certifications, référentiels utilisés, modalités de VAE, durée de l’expérience prise en compte). »
 « Le point information conseil est ouvert à toute personne - quel que soit son âge, statut, niveau d’études,
qualification, appartenance à une catégorie professionnelle ou géographique - souhaitant bénéficier
d’une information, d’un conseil, en vue de faire valider son expérience pour l’obtention d’un diplôme, d’un
titre professionnel ou d’un certificat de qualification. Il peut également s’adresser aux entreprises qui
souhaitent développer la VAE pour leurs salariés. »

Les quelques auditions des Points Information Conseils réalisées, pour rappel cela n’a concerné que 12,5%
d’entre eux à l’échelle de la Région, nous ont révélé que les missions qui leur incombaient étaient très peu
effectives en terme de conseil, voire pour certains d’entre eux en terme d’information.

Il conviendrait donc de réaliser un diagnostic le plus exhaustif possible pour infirmer ou confirmer ces constats.

Elaborer une fiche fonction/compétences du conseiller en information/conseil VAE

La fiche fonction/compétences du conseiller en information/conseil VAE sera à construire en référence à la


charte des Points Information Conseil qui précise les missions confiées aux structures dispensant cette
prestation. Elle aurait pour objet de déterminer les compétences attendues du conseiller pour exercer sa mission
d’information/conseil en VAE. Cette fiche constitue un préalable indispensable à l’élaboration d’un plan de
professionnalisation.

Elaborer et mettre en œuvre un plan de professionnalisation des conseillers des PIC

Contrairement à d’autres Régions et surtout celles qui par le choix de leur organisation ont spécialisé des
professionnels de l’Accueil, Information, Orientation, Accompagnement pour occuper la fonction de conseiller en
information/conseil VAE, il n’existe pas, en Bretagne, de plan de professionnalisation des conseillers PIC VAE.

La VAE depuis sa mise en place nécessite pour les acteurs du champ de l’Accueil, Information, Orientation,
Accompagnement de réinterroger leurs pratiques professionnelles. Le développement de la VAE est un
révélateur et accélérateur de la mise en œuvre de la Formation Tout au Long de la Vie au service de la
construction et de la sécurisation des parcours professionnels. Un nouveau métier émerge, son intitulé pourrait
d’ailleurs être « Conseiller en orientation et en Formation Tout au Long de la Vie », nécessitant de mobiliser des
compétences croisées.

Le programme de professionnalisation serait construit à partir de la fiche fonction/compétences élaborée.


Chaque conseiller se positionnerait par rapport à ce référentiel. Ce positionnement pourrait constituer une
entrée de l’entretien professionnel annuel. Les besoins de formation pourraient être remontés au niveau

3 Voir annexe 2

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Confidentiel : version intermédiaire

régional pour la mise en place d’un plan pluriannuel de formation. L’objectif étant d’apporter les compétences
attendues pour exercer au mieux les missions dévolues au conseiller PIC VAE.

Développer et formaliser les échanges d’informations avec les certificateurs

Dans la chaîne de la VAE, la phase information/conseil prend une place particulière. C’est lors de cette phase que
le candidat qui s’informe sur la VAE et de sa faisabilité va entrevoir le parcours qui sera le sien. Auquel cas, il est
indispensable que les conseillers des Points Information Conseil soient en capacité, en fonction de la (ou les)
certification(s) repérée(s), de communiquer au mieux sur les procédures, les délais d’instruction et de
notification de la recevabilité, les dates de session des jurys,…

Cette étape de la recevabilité incombe aux certificateurs mais l’insuffisance d’information contribue à rendre
plus aléatoires les démarches effectuées par les candidats les moins « outillés ».
Le développement d’un Extranet hébergé sur le site portail VAE du GREF Bretagne permettrait d’y remédier. Les
certificateurs communiqueraient par ce canal les éléments d’information cités ci-dessus auprès des PIC. Si
besoin, via cet Extranet, les conseillers des PIC VAE auraient la possibilité de solliciter tel ou tel renseignement
auprès des certificateurs qui détermineraient un interlocuteur identifié.

Pour informer et conseiller au mieux le public, les certificateurs se doivent de communiquer de manière
systématique tous les documents qu’ils produisent sur la thématique - tout du moins ceux communicables - et
qui alimentent la pratique professionnelle des conseillers des PIC VAE. Par exemple, nous nous sommes procurés
un document de qualité produit par le réseau VAE des 4 universités bretonnes l’intitulé « Interface
compétences ». Il décline leurs diplômes en compétences. Cependant, il n’a pas été adressé aux Points
Informations Conseil VAE qui sont pourtant les services de proximité du public.

Expérimenter sur quelques territoires, des ateliers d’information/conseil VAE

A titre expérimental, sur quelques Pays, des ateliers dont l’intitulé pourrait être « Objectif VAE » seraient
intéressants à initier. Ils seraient proposés à des personnes ayant participé à une réunion d’information collective
généraliste VAE au préalable ou ayant déjà recueilli par leurs propres moyens un premier niveau d’information
sur la thématique.

D’une durée d’une demi-journée, accueillant dix personnes tout au plus, ils permettraient à toute personne
intéressée par la VAE de :
 Valider son projet - ou de l’invalider -
 Réfléchir sur le bien-fondé ou non d’une démarche VAE,
 Faire le point sur ses expériences,
 Sérier la (ou les) certification(s) qu’elle pourrait viser,
 D’être sensibilisée sur les différentes étapes qu’elle aura à enchaîner et les obstacles qu’elle pourra
rencontrer…

Les objectifs attendus dans cet atelier figureraient dans un cahier des charges à produire à cet effet. La
constitution d’un groupe de travail spécifique - co-animé par la Mission Régionale VAE, le Conseil Régional et les
services de l’Etat - se chargerait de cette tâche.
Pour une animation de ces ateliers par des professionnels avertis, il conviendra d’allouer des moyens financiers
adéquats.

Expérimenter sur quelques territoires, la mise en place d’un référent de proximité garant du
bon déroulement du parcours jusqu’à l’obtention intégrale de la certification

Les personnes les plus en difficulté (salariés peu qualifiés ou pas qualifiés, salariés en reconversion
professionnelle, personnes éloignées de l’emploi…) ont besoin d’une prestation de conseil en VAE allant au-delà
des services rendus par les Points Information Conseil. L’objectif est de les aider à élaborer un projet
professionnel qui intègre de façon cohérente et fiable le recours à la VAE comme élément constitutif de leur
parcours et de les accompagner tout au long du processus jusqu’à l’obtention finale de la certification.

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Confidentiel : version intermédiaire

Pour cela, il serait opportun de développer avec les Points Information Conseil une démarche d’expérimentation
d’une modalité de conseil renforcé, dont le cahier des charges à produire à cet effet devrait être élaboré dans le
cadre d’un groupe de travail spécifique animé par la Mission Régionale VAE. Ce cahier des charges mettrait
l’accent tant sur une première exploration des expériences et compétences des publics cibles que sur la question
de la détermination de la « stratégie » VAE au service du parcours.

Par ailleurs, il spécifierait les attendus de la référence de proximité pour minorer les abandons une fois le
parcours VAE engagé (aide si besoin à la constitution du dossier de recevabilité, à la demande de financement
pour la prestation d’accompagnement, à la mise en œuvre des préconisations du jury en cas de validation
partielle dont notamment la recherche de l’organisme de formation, au financement de la formation,…).
Réduire le délai d’instruction et de notification de la recevabilité et
veiller à assurer une continuité du service tout au long de l’année

Les certificateurs ont consenti des efforts et il convient de les encourager à les poursuive en ce sens afin de
réduire encore davantage les délais, tout en veillant qu’il n’y ait pas d’interruption de service liée aux congés.

Il a été vérifié que les démarches collectives VAE visant une certification identique - ou pour des certifications
délivrées par le même certificateur - participent à la réduction du temps d’instruction et la notification de la
recevabilité. L’organisation adoptée et déployée contribue à la qualité des dossiers de recevabilité déposés et il
paraît plus aisé pour les services instructeurs de les traiter ensuite en vue de notifier la recevabilité dans les plus
brefs délais.

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Confidentiel : version intermédiaire

ANNEXE 2 : EXEMPLAIRE DU QUESTIONNAIRE SOUMIS AUX CANDIDATS VAE

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Confidentiel : version intermédiaire

L’OPINIONS DES CANDI DATS A LA VAE :


M E R C I DE R EP ON DR E A C E QU E S TI ON N AI R E , V OS R EP ON S E S N OU S AI DER ON S A
AM E LI OR E R LE DI S P OSI TI F D ’ I N FOR MATI ON E T DE C O N S E I L S UR LA V ALI DATI ON
DE S A C QU I S DE L ’E X P E R I E N C E E T D ’ E N FAI R E P R OFI TE R LE S FU TU R S C AN DI DATS .

 Votre démarche d’information sur la VAE

 Les points positifs et les points négatifs

 Ce qui vous a le plus marqué

COCHEZ LA CASE QUI VOUS CORRESPOND


CE QUESTIONNAIRE EST ANONYME
3 MINUTES SUFFISENT

 Votre démarche d’information sur la VAE

Depuis combien de temps réfléchissez-vous { l’idée de réaliser une démarche VAE ?


 Quelques jours (moins d’un mois)
 Quelques semaines (moins de 3 mois)
 Quelques mois (moins de 18 mois)
 Plus

Quelle a été votre première démarche d’information sur la VAE ?


 Me rendre dans un point information conseil
 Me rendre sur un site internet
 Par mes relations personnelles (amis, famille, collègues etc.)
 Autre ? précisez__________________________________________________

En tout, quels moyens d’information sur la VAE avez-vous utilisé ?


 Un point d’information conseil ?
Si OUI, lequel ?
o Pole-emploi o FONGECIF o Chambre des Métiers
o CIO o OPCA o UDAPEL
o Mission Locale o CCI o EREF
o Point Accueil Emploi o Chambre de l’agriculture o CIBC

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Confidentiel : version intermédiaire

o SUIO o AFPA o Autre

 Un ou des site(s) internet :


Si OUI, le(s)quel(s) ?

 www.bretagne.123vae.com

 www.vae.gouv.fr

 www.education.gouv.fr

 www.vaeguidepratique.fr

Lequel ?

 Autre __________________________

Par la suite avez-vous approfondi vos recherches ?


 Oui, en utilisant plusieurs moyens
 Oui, avec un seul moyen
 Non, je n’ai pas approfondi mes recherche, j’ai tout de suite été informé sur
l’information collective et je m’y suis rendu

Que diriez-vous des actions d’information que vous avez réalisées ?

 Elles étaient très faciles à réaliser  Elles étaient difficiles à réaliser


 Elles étaient faciles à réaliser  Elles étaient très difficiles à réaliser

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 Les points positifs et les points négatifs

Durant vos recherches quels aspects vous ont paru positifs ou efficaces ?

Positifs Négatifs

 Le ou les entretien(s) avec un conseiller 


 La recherche sur internet 
 La lecture des documentations papier ou des fiches pratiques 
 Les personnes de mon entourage ; mes relations personnelles 
 Autre précisez__________________________________________________ 

 Ce qui vous a le plus marqué. Dans votre démarche indiquez-nous :

_______________________________________________________________________________________
Ce qui vous a _______________________________________________________________________________________
manqué _______________________________________________________________________________________

_______________________________________________________________________________________

Ce qui vous a _______________________________________________________________________________________

déçu _______________________________________________________________________________________

_______________________________________________________________________________________
Ce qui vous a _______________________________________________________________________________________
plu _______________________________________________________________________________________

Nous vous souhaitons tout le succès possible dans


votre démarche !
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ANNEXE 3 : L'ENTRETIEN AVEC MONSIEUR HOYAUX DE LA STRUCTURE "VAE


G UIDE PRATIQUE ".

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R ESUME DE L 'ENTRETIEN DU VENDREDI 21 AOUT 2009 AVEC MONSIEUR HOYAUX DE LA


STRUCTURE "VAE GUIDE P RATIQUE".

VAE Guide Pratique est un site web qui s'adresse aux personnes souhaitant bénéficier d'un appui concernant leur
démarche VAE, notamment au niveau de la rédaction du dossier et la préparation à l'oral.

Ces prestations sont produites dans une recherche de moindre coût pour le client afin d'être le plus accessibles
possible, les entretiens et les relectures sont néanmoins réalisés avec le plus grand souci de la qualité et du
professionnalisme de la production de ces prestations. Le site offre également de façon gratuite un guide
pratique organisé en liens hypertextes, qui permet aux personnes disposant d'une connexion internet de
bénéficier d'un ensemble d'informations pratiques, mais également un questionnement (sous forme d'un
protocole guidant l’auto-questionnement du candidat) utilement exploitable pour l'explicitation et l’analyse de
leurs expériences.

Les collaborateurs de VAE Guide Pratique sont des conseillers séniors qui ont une expérience concrète de la
réalisation d'une procédure de VAE et ont réalisé une partie de leur carrière dans différents secteurs d'activités.
Cette initiative est partie du constat que l'accompagnement et l'information disponibles pour les candidats
étaient insuffisants et par ailleurs modélisables ; VAE Guide Pratique est donc le résultat de cette modélisation.

Les personnes bénéficiant de ces prestations sont principalement des personnes désireuses d'accéder à des
certifications des niveaux 3, 2 et 1; les niveaux 4 et 5 étant peu représentés, cela pouvant être induit par un
ensemble de facteurs (accès à internet, conceptualisation, dispositifs d'accompagnement existant chez les
certificateurs).

Par ailleurs, il est à noter que VAE Guide Pratique est utilisé par quelques professionnels de l'accompagnement
VAE comme une source d’inspiration et de mise à jour des connaissances sur la VAE. Cette reconnaissance se
traduit par une forte fréquentation du site et est le résultat d'une politique ouverte de VAE Guide Pratique
notamment soucieux d’être en cohérence avec la philosophie de la démarche VAE : être probant.

CONCERNANT L' ORIENTATION ET L'INFORMATION SUR LA VAE


VAE Guide Pratique ne participe aux phases amont de conseil et d'information des personnes qu’a la demande
des candidats. Quotidiennement, VAE Guide Pratique aide à choisir une certification adaptée à leur parcours
d’expérience, et oriente vers les organismes certificateurs, conseille pour trouver un financement et organise des
entretiens méthodologiques qui eux sont facturés. Le point de vue est de coïncider avec les besoins et attentes de
services spécifiques des candidats. Il s'exprime à partir de l'expérience et des tendances observées dans la
pratique et non sur une mesure (ou méthodologie préétablie qui selon VAE Guide Pratique, est souvent trop
faiblement efficiente pour le candidat) objective ou statistique.

Cependant, la motivation première de VAE Guide Pratique est de se positionner en aval de la démarche c’est-à-
dire aux moments déterminants pour la réussite des candidats : la relecture du dossier de validation et la
préparation à l’entretien oral de validation. Les éléments suivants sont une perception notamment influencée
par la nature des publics accompagnés (Niveau de certification et accès à internet)

La question du choix du diplôme est posée afin de disposer d'une première indication sur la capacité à
rechercher du candidat : pourquoi avez-vous choisi ce diplôme ?

Sur ce point, il est remarquable de voir les candidats des niveaux bac à bac+2 s'orienter de façon préférentielle
vers les diplômes de l'éducation nationale, (Au partir de bac+3 et au-delà, c’est l’université qui est

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systématiquement visée. A juste titre, le CNAM, semble débordé et les Ecoles et Grandes Ecoles (souvent chères)
ne font guère la promotion de leur offre d’accessibilité par VAE à leurs certifications. L’absence de visibilité des
certifications et de leur référentiel associé à ce niveau est un handicap très important pour ces candidats, bien
plus sévère que pour les niveaux bac à bac+2. VAE Guide Pratique observe que 75% des demandes de
renseignements sont relatives à des recherches sur des certifications de niveau bac+3 à bac+5) ce qui n'est pas
forcément toujours le meilleur choix, dans 20 % des cas environ une alternative est envisageable voire
préférable.

Ce genre de problématique existe moins pour les certifications du secteur social et sanitaire. Le site internet du
CNASEA (organisme centralisateur des demandes de ce secteur) est relativement clair.
http://vae.cnasea.fr/vaenat/index.html. Même remarque pour les certifications placées sous la responsabilité du
Ministère des Sports et du Ministère de la Culture.

La procédure d'information et d'orientation impacte fortement la VAE et si les candidats n’ont pas accès à
internet, trouver l’information s’apparente alors au parcours du combattant. La place des certificateurs est dans
ce cas (pas seulement dans ce cas, mais à toutes les étapes du parcours) "juge et partie" puisqu'ils sont en
mesure de se prescrire eux-mêmes.

E XISTE- IL DURANT LE PARCOURS DES PHASES CLES ?


Il existe un phénomène de lassitude de la part des candidats, qui est observable par la diminution de la qualité
entre le début et la fin des rédactions des dossiers de validation.

Un dossier de validation est un exercice de communication écrit et oral difficile qui consiste à traduire en mots
toutes les composantes de ses savoirs en acte (savoir autonome), puis à les faire coïncider avec un référentiel
diplôme. Passez du faire au dire n'est pas inné, dès qu'il s'agit de rendre conscient les parties implicites de ses
activités.
Un grand professionnel qui explore mal toutes les composantes et valeurs (souvent inconscientes) contenues dans
ces pratiques, aura moins de chance de réussite qu'un de ces confrères moins expérimentés, mais sachant décrire
et analyser ses activités.

C’est la raison pour laquelle VAE Guide Pratique insiste sur la nécessité pour un accompagnateur de maitriser les
techniques des entretiens d'explicitation (Groupe de recherche sur l’Explicitation : http://www.expliciter.fr/ ).
Sont distinguées, la posture descriptive (les questions : QQCOC) et la posture analytique réflexive, terme un peu
moins psychanalytique (pourquoi).

Licence SHS Formation des professionnels de la VAE Université de Provence Aix-Marseille 1

CELA RELEVE DES PERCEPTIONS ET SUJETIONS DE CHACUN


La VAE est une démarche sur la preuve. La principale problématique pour le jury VAE est de repérer si le
candidat est dans l’évocation réelle de ses compétences ou dans une reconstruction.

Deux types de preuve sont à distinguer


- Les preuves directes, c’est-à-dire tous les justificatifs possibles
- les preuves indirectes qui émergent lors de la rédaction du dossier de validation et à l’oral face au jury.
(consultez : http://www.vaeguidepratique.fr/vae-etapvalidation.htm#explore )
La précision des descriptions, la rigueur et la finesse des analyses et la cohérence de l’ensemble du dossier sont
des indicateurs d’authenticité. Un bon accompagnateur pense en termes de compétences, de valeurs. A chaque
phrase du candidat, il repère les compétences explicites et surtout implicites et le niveau associé. Il l’aide ensuite à
verbaliser de façon ordonnée.

R AP PO R T : E ta t d es li e ux P o in ts I nf or m a t ion Co ns e i l (PI C) en Br e ta gn e.
P a g e | 99

Nous observons que le moteur de recherche du RNCP est incomplet et offre parfois des référentiels trop succincts
au regard des besoins des candidats pour effectuer leur choix. Apporter une information la plus explicite possible
dès le départ est un levier favorable de succès pour le candidat. Sur ce sujet des référentiels, les candidats
expriment régulièrement des difficultés, soit qu'ils ne les trouvent pas soit qu'ils y accèdent par des
intermédiaires qui font payer le service.

A l'inverse, il est possible de considérer l'existence d'une information très abondante sur le sujet de la procédure
VAE sur le web notamment (beaucoup de sites dédiés ne sont que des copier/coller du portail national de la VAE),
il existe un réel surplus d'information qui peut effectivement nuire à une perception claire de la VAE.

Internet n’est pas la seule source d’information. Une importante littérature, (de qualité variable) est publiée à ce
sujet. Je cite « Valider ses acquis » d’Olivier Zeller (L’Express) et « Réussir se démarche de VAE » de Cécile Josse
(Dunod)

Enfin, considérant que les candidats sont très majoritairement à la recherche d'une validation complète et non
partielle, il pourrait être constructif ou facilitant de considérer cet aspect des motivations

« Attention, selon notre expérience beaucoup de jurys sont tentés d’évaluer les compétences du candidat non
plus en étudiant son parcours passé, mais en les rapportant à ses motivations (le futur). Nous conseillons à nos
candidats de contrôler toutes les informations relatives à leur motivation avant de les transmettre au jury »

Par ailleurs, en clarifiant les possibilités de validation "complète et partielle" (c’est déjà fait dans beaucoup
d’universités) dès l'amont de la démarche, cela pourrait limiter le sentiment d'aléatoire de la sanction par le jury,
en effet, étant composé pour l'essentiel de personnes de l'enseignement, il pourrait être en situation d'être juge
et partie. (C’est souvent un fait ; Les délibérations des jurys ne sont pas homogènes dans toutes les régions de
France (TOM-DOM compris)).

La prestation d'accompagnement et la formation des candidats sont des services marchands pour tous les
acteurs de la VAE. Une libre et loyale concurrence doit s’organiser dans l’intérêt du candidat.

FIN RÉSUME

R AP PO R T : E ta t d es li e ux P o in ts I nf or m a t ion Co ns e i l (PI C) en Br e ta gn e.
P a g e | 100

E T AT DE S L IE UX ET IDEN TIFICAT ION DE S


B ESOIN S DE PR OFE SSIONN AL ISAT ION DES
P OIN T S I NF OR MATION C ON SEIL DE B RE T AGNE

RAPPO RT FINAL

R EN NE S - O CT OBRE 2009

R AP PO R T : E ta t d es li e ux P o in ts I nf or m a t ion Co ns e i l (PI C) en Br e ta gn e.

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