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1014 LUXEMBOURG
BOITE POSTALE 1476
JEUNESSE ATLANTIQUE LUXEMBOURGEOISE 1014 LUXEMBOURG 37. rue Glesener BoTTE POSTALE 1476 1 26 29 ::::
JEUNESSE ATLANTIQUE LUXEMBOURGEOISE
1014 LUXEMBOURG
37. rue Glesener
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CCP 56317-57
1 EDITORIAL DES CHANGEMENTS ??? Depuis l'arrivée au pouvoir de M.Gorbatchev, les soviétiques et leurs
1
EDITORIAL
DES
CHANGEMENTS
???
Depuis
l'arrivée
au pouvoir de M.Gorbatchev,
les
soviétiques et
leurs alliés communistes ont vo~lu nous faire croire que c'est un person-
nage modé~é, dynamique, moderDe•• (bref le p~us beau,
le
plus intelligent,
1
l'unique). 'Passons sur le fait qu'ils ont déjà raconté la m~me chose con-
cernant Andropov et Cliernenko. Et il est vrai que le. changements faits
jusqu'ici étaient superficiels. Meilleure couverture publicitaire, ac-
compagnement de
sa ~emme (au moins sur ce point,
il existe un équilibre
Il
entre les superpuissances), déclarations de paix (alors que le génocide
continue en Afghanistan), déplacement de l'exil des Sakharo~ à Moscou
(alors que des gens meurent dans des camps, le dernier connu étant Mart-
chenko), voyages personnels autour du monde (alors qu'on abat d'une balle
dans le dos ceux qui veulent fuir ce régime totalitaire).
Mais
les
réformes du régimes électoral,
comparées
à l'inertie
trad-
itionnelle,
sont quasi "révolutionnaires"
(voir article
plus loin).
Ces
changements
peuvent aussi
faire
office de bombe à retardement,
car ils
risquent de
s'attaquer aux bases stab' .les
d'une
bomne
partie
de
la Nomen-
klatura. Et avec ses Mpurges"(qUOique pacifiques, ce sont les plus grandes
depuis Staline)
Gorbatchev s'est
certainement déjà créé assez
D'autres problèmes suiv.ront:
avoir plusieurs
candidats,
avoir plusieurs versions d'un m~me programme qui vont ~tre présentées.
Combien de temps durera-t-il avant que les gens se demanderont si on ne
pourrait pas avoir plusieurs programmes, c.à.d plusieurs parti, 8? A cela
s'ajoute une certaine liberté d'expression pour les candidats, ils ne vont
certainement pas lire tous le m~me discourso Mais que feront les maîtres
du Kremlin si la population soviétique revendique la m~me liberté pour
elle-m~me. Nouvelle répression du KGB?
Rappelons
dans
ce
contexte une
phrase
se
trouvant
dans
"Mikail Gorbatchevo
Rapport
poli tique
au Comité
central,'
du
la brochure
PCUS au XXVII
2 Congrès du Parti (p.75) :"Le parti continuera de veiller (souli~né nous) à ce que
2
Congrès du Parti
(p.75)
:"Le
parti
continuera de veiller
(souli~né
nous)
à
ce
que
les
députés
soient élus parmi les
gens
les
par
plus dignes,
capables de mener les
affaires
de
l'§tat
avec
une
grande
c.ompétenceo
"
En d'autres
termes,
c'est encore et toujours le
parti qui décidera qui va
gouverner le
pays et
pas la
popu1at'on.
Rappelons enoore que oes ohange-
ments ne s'appliquent ni aux instaces dirigeantes, ni au comit~ oentra1,
ni au bureau politique ou au secrétaire général. Cetre, lib~ralisation
"révolutionnaire", mais la démocratie ne se
trouve
pas encore au bout du
tunnel.
Les émeutes à
dans l'hiérarohie
a voulu ohanger le
Alma-Ata,
En Kazahkstan,
ont montré que les
ohangements
du parti
ne
sont
pas sans danger.
Ihroutvhev lui aussi
système é1eotoral et
l'encadrewent du parti,
on oonnait
la suite.
De
même
les
essais -de
libéralisation
de Den«
Xiaoping ont
con-
duit aux démonstrations étudiantes.
Certes,
le monde oommuniste doit
sortir de sa solérose s'il ne veut perdre le
terrain faoe à un monde en
pleine évolution
teohnique.
Mais
o'est
en même
temps,
on s'attaque
à
la
base du povoir du parti.
Gorbatchev a maintenant
Bon épée de
Damoolès,
tout dépendra dorénavant de l'épaisseur du fil.
Affaire à
suivre!!1
Jean-Claude Meyer
administrateur Infojal

1

3

-~­ .~

OTAN-VISAGES INCONNUS"

(1 )

1

Le Traité de l'Atlantique Nord

Washington D.C, 4 avril 1949 1

I.e, r:tal~ Parties au présent Traité. Réaffïrrnantleur foi dans les buts et les principes de la Charte des Nations 1Inies et leur Oésir de vivre en paÎx avec tous les peuples et lous les gouvernements. Déterminés à sauvegarder la liberté de leurs peuples, leur hernage wmmun et leur civilisation, fondés sur les prÎncipes de la démocratie, les libertés individuelles et le règne du droit. Soucieux de favoriser dans la région de l'Atlantique Nord le bien- êlre ct la stabilité. Résolus à unir leurs efforts pour leur défense collective et pour la préservation de la paix et de la sécurité. Se sont mis d'accord sur le présent Traité de l'Atlantique Nord.

ARTICU

1

Les Parties s'engagent. ainsi qu'il est stipulé dans la Charte des Nations Unies, à régler par des moyens pacifiques tous différends internationaux dans lesquels elles pourraient être impliquées, de telle manière que la paix et la sécurité internationales, ainsi ~ue la justice, ne soient pas mises en danger, el à s'abstenir dans leurs relations interniltionales de recourir à la menace ou à l'emploi de la force de !outc' manièn.: incompatible avec les buts des Nations Unies.

ARTICl.F. 2

Lcs Parties contrihueronl au développement de relations internatio- nales pacifillues et amicales en renforçant leurs libres institutions, en assurant une meilleure compréhension des principes sur lesquels ces IIlstitutions sont fondées et en développant les conditions propres à assurer la stabilité ct le hien-être. Elles s'efforceront d'éliminer toute opposition dans leurs politiques économiques internationales et encourageront la collaboration économique entre chacune d'entre elles ou entre toutes.

ARTICLE 3

Afin d'assurer de façon plus efficace la réalisation des b';lt~ du présent Traité, les Parties, agissant individuellem~ntet conJomte- ment d'une manière continue et effective, par le developpement de leurs' propres moyens.et en se maintiendront et accrottront leur capacite mdlVlduelle et collective de résistance à une attaque armée.

prêta~t.'!1ut~~lIementassista~ce

ARTICLE 4

Les parties se consulteront chaque fois que, de l'avis de l'une d'elles, l'integrité territoriale, l'indépendance politique ou la sécurité de ('une des Parties sera menacee.

ARTICLE 5

Les Parties conviennent qu'une attaque armée contre l'une ou plusieurs d'entre elles survenant en Europe ou en Amérique du N?rd sera considérée comme une attaque dirigée contre toutes les Parties, et en conséquence, elles conv!enne~t que, si. une ~el.l~ atta9ue se produit, chacune d'elles, dans 1exerCIce du droIt de legItlme defense,

1 Le Trailé est entré en vigueur le 24 aoùt 1949 après le dépôt des ratilicalions de tous les Etats signataires.

individuelle ou collective, reconnu par l'Article SI de la Charte des Nations Unies, assistera la Partie ou les Parties ainsi attaquées en prenant aussitôt, individuel1ement et d'accord avec les autres

Parties, telle action qu 'elle jugera nécessaire, y compris l'emploi de la force armée, pour rétablir et assurer la sécurité dans la région de

. Toute attaque armée de cette nature et toute mesure prise en

conséquence seront immédiatement portées à la connaissance du ConseIl de Sécurité. Ces mesures prendront fin quand le Conseil de Sécurité aura pris les mesures nécessaires pour retablir et maintenir

la paix et la securité intemationales.

l'Atlantique Nord.

ARTICLE 6 2

Pour l'applitation de l'article 5, est considérée comme une attaque armée contre une ou plusieurs des Parties, une attaque armée:

- contre le territoire de l'une d'elles en Europe ou en Amérique du Nord, contre les départements français d'Algérie 3, contre le territoire de la Turquie ou contre les Iles placées sous la juridiction . de l'une des Parties dans la région de l'Atlantique Nord au nord gu Tropique du Cancer;

- contre les forces, navires ou aéronefs de l'une des Parties se trouvant sur ces territoires ainsi qu'en toute autre région de l'Europe dans laquelle les forces d'occupation de l'une des Parties étaient stationnées à la date à laquelle le Traité est entré en vigueur, ou se trouvant sur la mer Méditerranée ou dans la région de l'Atlantique Nord du Tropique du Cancer, ou au-dessus de ceux-ci.

ARTICLE 7

Le présent Traité n'affecte pas et ne sera pas interprété comme affectant en aucune façon les droits et obligations découlant de la Charte pour les Parties qui sont membres des Nations Unies ou la responsabilité primordiale du Conseil de Sécurité dans le maintien

de la paix et

de la sécurité internationales.

ARTICLE 8

Chacune des Parties déclare qu'aucun des engagements internatio- naux actuellement en vigueur entre Etats n'est en contradiction av les dispositions du présent Traité et assume l'obligation de ne souscrire aucun engagement international en contradiction avec le Traité.

ARTICLE 9

Les Parties établissent par la présente disposition un Conseil, aU9ue chacune d'elles sera représentée pour examiner les quesIJ on relatives à l'application du Traité. Le Conseil sera organisé de fa~o à pouvoir se reunir rapidement et à tout moment. Il constituer~ organismes subsidiaires qui pourraient être nécessaires; en partlCU lier il établira immédiatement un comité de défense qui recomm~ dera les mesures à prendre pour l'application des Articl.es 3 et '.

3 Le 16 janvier 1963, le Représentant français a fail,. ge~ Conseil de l'OTAN, une déclaration relative aux inClden

l'accession de l'Algérie à l'indépendance sur certains asp,ee.

Traité de l'Atlantique Nord,

dispositions de ce Traité qui concernent les anciens d~~ français d'Algérie sont devenues sans objet à dater du 3 JUIllet

Le Conseil a eonstaté q~e toU

2 Rédaction nouvelle résultant de l'article 2 du Protocole d'A:

sion au Traité de l'Atlantique Nord de la Grèce et de la Tu

ARTICLE 10 Les Parties peuvent, par accord unaniml<, inviter à accéder au Traité tout autre
ARTICLE 10
Les Parties peuvent, par accord unaniml<, inviter à accéder au Traité
tout autre Etat européen susceptible de favoriser le développement
des principes du p~ésent Traite et de contr!bu.e~ à .l~ sécurité de l.a
région de l'Atlantique Nord. Tout Etat aInSI IDvlte peut devemr
Partie au Traité en déposant son instrument d'accession auprès du
Gouvernement des Etats-Unis d'Amérique. Celui-ci informera
chacune des Parties du dépôt de chaque instrument d'accession.
ARTICLE Il
C.e Traité sera r~tifié e~ ses dis~ositions ~ro~t appliquées pa~ les
Parties conformement a leurs regles constltuttonnelles respectives.
Les instruments de ratification seront déposés aussitôt que possible
auprès du gouvernement des Etats-Unis d'Amérique, qui informera
tous les autres signataires du dépôt de chaque instrument de
ratification. Le Traité entrera en vigueur entre les Etats qui l'ont
ratifié dès que les ratifications de la majorité des signataires, y
compris celles de la Belgique, du Canada, des Etats-Unis, de la
France, du Luxembourg, des Pays-Bas et du Royaume-Uni, auront
été déposées et entrera en app'lication à l'égard des autres signataires
le jour du dépôt de leur ratification.
Pour atteindre ces objectifs, ils souscrivent à un certain
nombre d'engagements dans différents domaines. Ils con-
viennent, par exemple, de régler les différends internationaux
par des moyens pacifiques afin de ne pas mettre en danger la
paix, la sécurité et la justice internationales. Ils s'engagent
également à ne pas recourir à la menace et à l'emploi de la
force de toute manière incompatible avec les buts des
Nations Unies. Ils s'engagent à éliminer toute opposition
dans leurs politiques économiques internationales et à
encourager la col1aboration économique entre eux.
Aux termes de ce Traité, les pays membres adoptent donc
une politique de sécurité fondée sur les droits naturels de
légitime défense individuelle et collective reconnus par
l'Article 51 de la Charte des Nations Unies tout en affirmant
l'importance de la coopération entre eux dans d'autres
domaines.
Le Traité se compose de quatorze articles précédés par un
préambule qui souligne que l'Alliance a été créée dans. le
cadre des Nations Unies et qui en expose les principaux
objectifs.
L'article 1er définit les principes de base auxquels les Etats
membres doivent se conformer dans leurs relations interna-
tionales afin de ne pas mettre en danger la paix et la sécurité
dans le monde.
ARTICLE 12
Après que le Traité aura été en vigueur pendant dix ans ou à toute
date ultérieure, les Parties se consulteront, à la demande de l'une
d'elles, en vue de réviser le Traité, en prenant en considération les
facteurs affectant à ce moment la paix et la sécurité dans la région de
l'Atlantique Nord, y compris le développement des arrangements
tant universels que régionaux conclus conformément à la Charte des
Nations Unies pour le maintien de la paix et de la sécurité
internationales.
ARTICLE 13
Apr~ que le Traité aura été t:n. vigueur ~ndant vingt ans toute
Partie pourra mettre fm au Tnute en ce qw la concerne un an après
avoir avisé de sa dénonciation le Gouvernement des Etats-Unis
~:~érique,qui informera les Gouvernements des autres Parties du
,epotde chaque instrument d~ dénonciati(ln.
ARTICLE 14
~~ Tr~ité> dont les textes français et anglais font également foi, sera
epose dans les archives du Gouvernement des Etats-Unis
d'~r:né.rique.Des copies certifiées conformes seront transmises par
ce UI-C1 aux Gouvernements des autres Etats signataires.
Analyse du Traité
défi' Le Traité d
l'A 1
.
L'article 2 expose les buts que poursuivront les pays
membres dans leurs relations internationales et les obliga-
tions qu'ils s'imposent à cet effet.
L'article 3 dispose que les pays signataires maintiendront
et développeront leur capacité individuelle et collective de
résistance à une attaque année.
L'article 4 envisage une menace contre l'intégrité territo-
riale, l'indépendance politique ou la sécurité de l'un des pays
membres de l'Alliance et prévoit que ces pays se consulteront
chaque fois que l'un d'eux estimera que cette menace existe
En pratique, cette consultation aura lieu au sein du Conseil
de l'Atlantique Nord et de ses comités subordonnés.
L'article 5 est le plus important du Traité. [1 stipule que les
pays membres conviennent de considérer une attaque annl?L'
contre l'un d'eux, de part et d'autre de l'Atlantique. comme
une attaque dirigée contre tous. \Iles engage à prendre b
mesures nécessaires pour s'entraider en cas d'attaque armée.
Bien qu'il laisse chaque pays signataire libre de prendre
telle action qu'il jugera appropriée, cet article stipule que le,
pays membres devront prendre, individuellement et collecti-
vement. les mesures nécessaires pour rétablir et assurer la
paix el la sécurité. L'action commune se justitie par l'exercice
du droit naturel de légitime défense, individuelle ou
collective. dans les conditions posées par "article 51 de la
Charte des Nations Unies. Mais il est convenu que ccs
mesures prendrontlïn quand le Conseil Je sécurité aura pris
les mesures nécessaires pour rétablir el maintenir la paix dia
sécurité internationales.
L'article 6 définit la zone dans laquelle prendraient clTctles
dispositions de l'article 5. Ceci n'implique pas toutefois que
les événements se produisant en dehors de ces zones nt:
'I
e
t antique Nord est le cadre d'une al1iance
elIee~slY~CO.!1ç~epour prévenir l'agression ou la repousser si
eons~~al~avoir heu. Il prévoit aussi une coopération et une
éGonom~tlO.npermanentes dans les domaines politique et
de dUré I<J,-ued~td~ns d'autres domaines non militaires. Il est
e ln efime.
Les pays sig
t'
avec to
1 na aires proclament leur désir de vivre en paix
us
eSpe
1
Réaffirma t 1
up es
et
avec
tous
les
gouvernements.
ruissent faire l'objet de consultations au sein de l'AlIiancc (lU
d'une action concertée prise individuellement par les ra) s
membres dans cette zone. La situation internationale dans
son ensemble est susceptible d'affecter le maintien de la rai,x
et de la sécurité dans la zone considérée et c'est ù l'examen Je
cette situation que le Conseil doit donc consacrer norlllak-
ment ses travaux.
~engagent eUr f~1d~nsles principes des Nations Unies, ils
Internation e~ par~lc?her à maintenir la paix et la sécurité
Zone de ~~~leta .developper la stabilité et le bien-être dans
antJque Nord.
Dans
les
articles
7
et
X,
les
ra ys
membres
décl<lrent
5 qu'aucun de leurs engagements internationaux existants n'est en contradiction avec les dispositions du Traité
5
qu'aucun de leurs engagements internationaux existants
n'est en contradiction avec les dispositions du Traité et qu'ils
ne souscriront à l'avenir aucun engagement de cette nature.
Ils affirment en particulier que le Traité n'affecte pas les
droits et obligations découlant de la Charte pour les parties
qUI sont membres des Nations Unies ni la responsabilité'
primordiale du Conseil de Sécurité dans le maintien de la
paix et de la sécurité internationales.
L'article 9 dispose que les parties au Traité établiront un
Conseil auquel chacune d'elle sera représentée et qui devra
pouvoir se réunir sans délai à tout moment. Le Conseil est
chargé d.e son .côté de créer .Ies organismes subsidiaires qui
seront necessalres pour apphquer les dispositions du Traité.
Cest sur cette base que l'Organisation du Traité de
l'Atlantique Nord s'est progressivement développée.
L'article 10 prévoit la possibilité d'accéder au Traité pour
tout autre Etat européen susceptible de promouvoir les
principes du Traité. La Grèçe et la Turquie en 1952, la
République Fédérale d'Allemagne en 1955 et l'Espagne cn
1982 ont accédé au Traité aux termes de cet article.
L'article Il définit le processus de ratification du Traité
conformément aux règles constitutionnelles de ses signatai.
l'es et la façon dont le Traité entrera en vigueur.
Les articles 12 et 13 traitent des possibilités de révision du
Traité après une période de dix ans et de dénonciation par
toute partie désirant y mellre fin en ce qui la concerne aprè~
vingt ans. Ces dispositions n'ont jamais été invoquées.
L'article 14 stipule que les textes anglais et français du
Traité font également foi et prévoit leur dépôt dans les
archives du gouvernement des Etats-Unis d'Amérique a
Washington. L'Anglais et le Français restent les deux
langues officielles de rOTA N,
URSS • • LE SENS DES RÉFORMES
E n légalisant en 'partie le travail individuel
privé en URSS, la direction soviétique
vient, une nouvelle fois, de frapper l'ima-
garages clandestins ou tout simplement en reven-
dant des produits massivement détournés des
usines.
gination occidentale. « Libéralisation du ré-
gime »,
« retour à la NEP », ont soudain
neuri
dans nos journaux et dans la bouche des commen-
tateurs. Et si certains analystes ont remarqué que
cette mesure était fOrt limitée et ne risquait pas de
déboucher sur un changement de la nature même
du régime, c'est avec une prudence infinie que
leur réserve s'est exprimée, généralement en quel-
ques lignes à la fin d'articles par ailleurs pleins
d'espoir.
Pendant toute la période brejnévienne, ces
activités se sont multipliées dans une relative tran-
Quillité. A partir de 1982, la lutte contre la cor-
ruption engagée massivement par Andropov, puis
reprise par Gorbatchev, a progressivement changé
les choses.
,
1
Très peu ont remarqué l'essentiel ; la nou-
velle loi n'est Qu'une retombée de la lutte contre
la corruption et les conduites asociales. En effet,
le petit artisanat et le petit commerce existaient en
URSS avant l'adoption de la nouvelle loi, le 19
novembre.
Les spéculateurs et les trafiquants du travail
au noir ont, dans un premier temps, perdu leurs
complices de l'administration, puis ont été eux-
mêmes visés par les campagnes de moralisation
des activités économiques.
~'
('
Des artisans individuels pouvaient déjà passer
des contrats de production avec des entreprises ou
des collectivités. Offrir leurs services directement
au public comme le font les paysans kolkhoziens,
qui peuvent en toute légalité vendre les produits
de leur lopin personnel au marché dans les villes,
leur était cependant interdit. Les activités artisa-
Non seulement les lois qui réprimaient sévère-
ment ces activités illicites ont été remises en appli-
cation, mais elles ont été généralisées et complé-
tées. Une loi récente interdit toüt revenu parallèle
provenant de ce genre d'activités. Le particulier
qui arrondit ses fins de mois en faisant de la
plomberie ou en retapant des appartements pen-
dant ses 1veek-ends, ou tout simplement revend à
son voisin une paire de chaussures en majorant le
prix légal (pour simplement tenir compte du
temps perdu à faire la queue et du dérangement
subi), tombe sous le coup de la loi.
nales ou commerciales,
comme la vente « au
noir» de produits de consommation introuvables
autrement, ou l'exécution de divers travaux de ré-
paration,
comme la
plomberie ou
la
réfection
d'appartements,
bien
qu'illégales,
étaient
large-
ment tolérées, car dans une grande mesure néces-
saires à la vie de la population.
Les activités illicites débouchaient parfois sur
le marché noir à grande échelle, organisé par des
trafiquants Qui parvenaient à amasser des fortu-
nes assez considérables, ell créant par exemple des
Puisque les circuits normaux de distribution
de biens de consommation sont toujours aussi clé-
ficients et que les services publics d'après-vente e
de réparations diverses demeurent inexistants, la
contre-partie de cette loi devait nécessairem e
être de légaliser ce qu'il était impossible d'emp.
cher.
D'autant qu'en légalisant, on
contrôle.

l.'illiliati\'\.' prin?è \.'n mJlièrè J'artisanal èl dl' ~L'niL'L'~ IlL' pr~SL'IlI\.' pas IL' nh)indr.: Jangl'r pour II.'

ci part i l' li u nllHlIl'Ilt où ".:n 1 r.:prl'nl'ur Sl'

Irl~U\(~ dans l'illlpl)ssihilité d'élargir Sl'S activités l'n ca~ d.: sUl'L'ès (1'\.'lllhaud](' d\.' salariés est inter-

dild cl ljU\1I1 "L'lllpèdll' de s'enrichir excessive- 1llL'l1t par tks barèmes d'imposilion soigneusement "';lkuks.

L'iliëoll)gic soviétique s'accommodera de "'L'llt' kgère enlorse au dogme, comme elle s'ac- cOIllIlw(k (kpuis longtl.'mps du lopin des kolkho- zÏl'ns l1U des conlrats de production passés par les entreprises ;l\'eC des artisans indépendants.

On I.'SI loin d'une NEP, mème si la loi parait représenter une timide ouverture. L'espoir d'une é\'olUlion du régime soviétique est cependant tel que ce petit geste apparalt pour beaucoup comme le signe J\'anl-Coureur d'un futur changement qui ne maIlquera pas de se produire si l'Occident laisse le temps à Gorbatchev.

r~~i 111 l'

Il faut LOmprendre le dilemme du commenta- teur. Mikhaïl Gorbatchev est présenté, depuis sa nomination, comme un .pragmatique, un « réfor- mateur libéral» dont le but serait de sortir « la Russie» de la situation déplorable où ses prédé- cesseurs moins éclairés, Brejnev et Tchernenko, l'ont laissée, quille s'il le faut à prendre à contre- pied l'idéologie. Grâce à lui, le désarmement de- vient possible, le risque de guerre peut être jugulé .: et le commerce redevenir, comme à l'époque de la détente brejnévienne, le trait d'union privilégié entre l'Est et l'Ouest.

Comme dans le pari de Pascal, il peut paral- tre que l'on ait tout à gagner et rien à perdre en faisant confiance à Gorbatchev.

Le piège est là. Car si Gorbatchev n'est pas ce que la propagande fait de lui, si l'on estime q~'en Union soviétique un homme, fut-il le secré- taire général du parti, n'a pas le pouvoir de chan- ~e~ l'~rdre des choses (le régime), ou le sens de 1 histOire (1a pratique idéologique) ; que si d'aven- ture et avec les meilleures intentions du monde,

c0!TIme Nikita Khrouchtchev, il tente de le faire, il ~~t. en péril et son propre pouvoir, et celui de 1en~e~blede la classe dirigeante qui n'est pas dis- ~osee a se laisser dépouiller de ses prérogatives, ni

future d'instauration du

ne peut que

~,~nclure,au caractère inévitable de la tension entre

de st raté-

cam mUlllsme . sur la planète,

toute possibilité

on

st et 1 Ouest. L'URSS ne change pas gH~, seulement de tactique.

P

raison

'

On se trouve dès lors dans le cas de figure in-

ascal. Si l'on fait confiance à

on ne gagne que

eJa, c'est-a-dire . la prospérité et aussi

le risque est de

~eor ~tch~v et que l'on a

to:talx'dMais si l'on se trompe,

en

se

ma'

,IS

l'affronte-

n nsque de perdre du temps et de l'argent

1 es acqUIs " SI

se trompe

preparant '

,

a

on preserve .

l',

6

C'L:st CL:tlc brandit' de l'alternative quc le pré- sidenl Reagan semble avoir adoptée, d'où son refus ù'abandonner l'IDS. L:e but du Kremlin semble être au contraire de forcer les Occidentaux à parier sur Gorbatchev.

Les Soviétiques nous ont habitués, avec Brej- nev, Andropov et même Tchernenko, aux offensi- ves de propagande visant à faire du secrétaire gé- nérai une « colombe» et de l'URSS, une puissance pacifique dont la restructuration écono- mique serait le seul but. Depuis l'arrivée de Gorbatchev au pouvoir, en mars 1985, une telle offensive s'est développée, notamment à partir des propositions répétées du nouveau secrétaire général sur le désarmement. Cependant, de nouvelles techniques paraissent avoir été mises en application.

La politique de « transparence », qui est sim- p[ement une intensification de la lutte contre les conduites antisociales par [a critique, s'est trans- formée, grâce à la catastrophe de Tchernoby[, en un moyen de véhiculer une nouvelle image « libé- l'ale» vers l'étranger. L'impression en Occident est que si l'on parle des problèmes, c'est que le ré- gime évolue. En réalité, on parle des problèmes pour récupérer le potentiel de mécoritentement , qu'ils provoquent au bénéfice du système. Un journaliste compétent est allé jusqu'à opposer la

« transparence» à la « langue de bois» alors que

la première utilise en permanence la seconde .

Les journalistes soviétiques à l'étranger, les porte-parole des ministères de la Défense et des Affaires étrangères, soudain convertis à la mode de la conférence de presse, et les responsables so- viétiques, plus disposés à sacrifier au rite de l'in- terview que par le passé, ont crédibilisé cette ap- parente nouvelle liberté de ton.

Dans le même temps, une nouvelle pratique de propagande que, faute d'un terme plus appro-

«désinformation structu-

prié

nous

appellerons

relle », a vu le jour. Elle s'inspire en partie de la légende des « faucons» et des « colombes» qui

fonctionne très bien avec les Occidentaux depuis Staline. Dernier exemple en date: l'utilisation du maréchal Ogarkov comme « faucon en chef» pour crédibiliser les propositions de désarmement soviétiques (en le limogeant) tout en faisant planer la menace de son, retour si les Occidentaux ne se dépêchent pas suffisamment de saisir les mains tendues (cf. la précédente livraison d'Est &

Ouest) .

L'observation des méthodes de travail des so- viétologues qui déterminent les « ouvertures» ou les « fermetures » du régime en fonction de la personnalité des titulaires de certains postes, sem- ble avoir donné aux spécialistes des départements international et de la propagande du comité cen- traI l'idée de crédibiliser [es thèmes de la propa- gande en procédant à des nominations et des li- mogeages adéquats. Les changements de personnel à la tête de l'appareil culturel en fournissent un excellent exemple.

7 Si l'on en croit la propagande, le libéralisme d'un dirigeant soviétique, on l'a vu
7
Si l'on en croit la propagande, le libéralisme
d'un dirigeant soviétique, on l'a vu avec Andro-
pov, se mesure à sa capacité d'apprécier la musi-
que de jazz et les arts non-conformistes. Une atti-
tude ouverte face à l'Art serait donc le signe
d'une plus grande volonté de lutter contre les rigi-
dités dogmatiques. Selon la rumeur, Gorbatchev
est, comme il se doit, un dirigeant cultivé et sa
femme, Raïssa, voue une véritable passion à l'art
et aux artistes. Elle vient d'ailleurs d'être nommée
~embre"du f~nds soviétique pour la culture qui
VIent d'etre creé.
la
politique culturelle soviétique,
non
les trois
autres.
Le nouveau chef du département de la propa-
gande, louri Skliarov, est un apparatchik de 61
ans qui s'est illustré comme rédacteur en chef très
orthodoxe de la revue communiste internationale
« Problèmes de la paix et du socialisme ». Basée à
Prague, elle est la dernière survivance du Komin-
form. Son passé ne semble pas le prédisposer à
l'ouverture idéologique.
Quant
au
nouveau
ministre
de
la
Culture
Vassili Zakharov (il remplace Piotr Demitchev:
Après le XXVII" congrès du parti, en mars
dernier, l'un des tests ('~ la «libéralisation» en
1
matière artistique a été la tenue des congrès des
unions des écrivains et des cinéastes. Premier
signe d'un changement, les deux premiers secrétai-
res de ces unions, Kouladjanov pour les cinéastes
et Markov pour les écrivains, en poste depuis
l'époque de Brejnev et qui passaient pour conser-
vateurs et timorés, ont été remplacés respective-
ment par un cinéaste moins conformiste, E. Kli-
mov, et
par le rédacteur en chef de la
revue
( Noviï Mir », V. Karpov.
« Noviï Mir» est un peu la revue phare de la
littérature soviétique. C'est dans ses pages que,
sous Khrouchtchev, Soljénitsyne publia sa « Jour-
membre suppléant du Bureau politique, nommé
1 er 'vice-président du Soviet suprême en juin der-
nier), c'est également un apparatchik. Docteur en
sciences économiques, âgé de cinquante-deux ans,
il a enseigné pendant quelques années avant d'en-
trer au département de l'agit-prop du comité du
parti de la région de Léningrad. En 1983, il suivit
Grigori Romanov à Moscou, dans l'appareil du
Comité central, au département de la propagande
que dirige aujourd'hui Skliarov. II y était 1 er chef-
adjoint lorsqu'il fut nommé, en janvier 1986,
deuxième secrétaire de la ville de Moscou. II occu-
pait ce poste au moment de sa nomination au mi-
nistère de la Culture, où ses compétences idéologi-
ques seront activement employées.
née d'Ivan Denissovitch ». Cette publication fut
considérée à l'étranger comme la preuve que quel-
que chose changeait en URSS. La revue est de-
meurée dans l'esprit des Occidentaux un peu
comme le point de passage obligé d'une réforme
en matière culturelle. S'il se passait avec « Noviï
Mir» quelque chose d'équivalent à la publication
de Soljénitsyne, ce serait la preuve de l'évolution
du régime.
Le rideau de fumée fait par la nomination à
des postes secondaires de personnalités artistiques
connues en Occident a dissimulé la continuité
idéologique aux postes dirigeants.
Plus important, c'est l'interprétation donnée
à ces mouvements par les analystes occidentaux
eux-mêmes qui a constitué la désinformation.
Sans que les Soviétiques aient à ajouter le moin-
dre commentaire.
Dans ce sens, la nomination d'un écrivain ru-
Pierre LORRAIN
rali~te qui n~est même pas membre du parti, Ser-
guei Zalygume,
comme rédacteur en chef de la
EsT
& OVEST
OfffM6Rf
i6
revue, n'est pas innocente. Peintre des problèmes
de l'agriculture soviétique et de la collectivisation
(<< Au bord de l'Irtych », Gallimard 1970), Zaly-
guine s'est également plongé dans l'étude de
mœurs avec un roman sur les problèmes des cou-
ples et les relations extra-conjugales. Même s'il a
été un secrétaire de l'union des écrivains parfaite-
ment conformiste.
Oruckfehler
Ces nominations, si l'on en croit la rumeur
née des habituels « milieux bien informés» de la
ca~itale soviétique, auraient été imposées par
Ralssa Gorbatcheva. Cependant, malgré l'impor-
tance que l'on peut prêter en Occident aux unions
artistiques ou à « Noviï Mir », la véritable politi-
que culturelle soviétique se décide dans l'appareil
du comité central et au ministère de la culture.
Wenn Sie einen Drucldehler fir:tden, bitte
bedenken Sie, daB er beabsichtigt war.
Unsere Zeitschrift will rur jaden etwas bringen.
und es gibt immer Leute, die nach Fehlem
suchen.
Or, quelques semaines après l'entrée en fonc-
tion de Klimov, Karpov et Zalyguine, un nouveau
ministre de la culture, puis un nouveau chef du
département de la propagande du comité central
étaient nommés. L'entrée en fonction de ceux-ci
donna lieu en Occident à moins de commentaires.
Pourtant, ce sont eux qui vont orienter réellement
8 " , .~~,;:0" ',l, ,.,' • ' -II~''''C; 'l'
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1
Wir sind eine Gruppe junger Leute im
Alter von 16-26 Jahren, die sich teils
aus Studenten, teils aus Berufstatigen
zusammensetzt.
Wir wehren uns gegen jede Organisa-
tion und Bewegung, die Jugendliche,
welche sich tlicht genug mit Politik be-
schaftigen, einseitig informieren und
sie somit für ihre Zwecke einspannen
konnen.
Unsere Hauptaufgabe war und bleibt
eine genaue, schonungslos objektive
Aufklarung der Jugend.
Wir müssen den Mut aufbringen, uns
den verschiedensten Problemen zu
stellen, ln unserer Zeit ist die Vogel-
strausspolitik nicht mehr angebracht.
Wir müssen uns entscheiden bevor
andere für uns entscheiden.
Dazu bekennt sich auch die J.A.L., die
sich durch ihr Streben nach gemein-
samen Idealen wie Frieden, Freiheit und
Demokratie auszeichnet, ohne ein
NATO-Fan-Club zu sein, Wir wollen
nicht nur über militarische Aspekte des
Atlantischen Bündnisses aufklaren,
sondern vor allem über:
') Menschenrechte
2) Jugendprobleme
3) Freundschaft zwischen den
Volkern
4) Nationale und weltpolitische
Themen,
WIE?
Um diese Ideen zu verbreiten:
- organisieren
wlr
Informationsver-
sammlungen
WESHALB?
,
- errichten wir Informationsstande
Aus der Vergangenheit haben wir ge-
lemt, daB es einem Land allein unmog-
lich ist, sich gegen auBere Bedrohung-
en zu schützen; dies gilt insbesondere
für kleine Staaten.
- geben wir eine eigene Zeitung heraus,
den "INFOJAL"
- organisieren wir Vortrage
Ausserdem treffen wir uns zu'
Aus diesem Grunde haben sich die
westlichen Demokratien in der NATO
zusammengeschlossen. Sie haben er-
kannt, daB nureine gemeinsame Vertei-
- Besichtigungen und Ausflügen im In-
und Ausland
digungspolitik
unseren
Frieden' ge-
- Kino- und Theaterbesuchen
wahrleisten kann.
. Partys, usw.
NAME •••• '•••
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VORN A MF. •••••••• ' ••••••••••••••••
r,EBlJH']'nDA'l'lJM .••
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••
ADRESSE ••
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TEL. :
• ••
luxembourgeojsC:'
Mochte die .JAL kennenlernen 0
Mochte Mitglied werden CJ
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und
einsenden
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U ne étape dans l'évolution du régime &oviétique

U ne étape dans l'évolution du régime &oviétique M. Gorbatchev engage une profonde réforme du mode

M. Gorbatchev engage une profonde réforme du mode de sélection des responsables

une profonde réforme du mode de sélection des responsables Le comité central du PC sovIetIque poursuivait
une profonde réforme du mode de sélection des responsables Le comité central du PC sovIetIque poursuivait
une profonde réforme du mode de sélection des responsables Le comité central du PC sovIetIque poursuivait

Le comité central du PC sovIetIque poursuivait ses travaux en séance plénière, ce mercredi 28 janvier. Il avait entendu la veille un long discours de M. Mikhail Gorbatchev, qui a annoncé la çonvocation en 1988 d'une conférence fédérale du parti. Le secrétaire général a, d'autre part,

engagé une profonde réforme du mode de sélection des responsables en «propo- sant» que les cadres régionaux et locaux du PC, ainsi que ceux des administrations et des entreprises soient élus au scrutin secret, et que plusieurs candidats soient en concurrence.

MOSCOU de notre corrBspondant

Qu'cst-ce au juste que cette c démocratisation JO que M. Gor- batchev entend imposer d'en haut à un parti plutôt réticent et à un pays profondément indifférent ? La réponse définitive à celte ques- tion sera peut-être fovrnie en

c conférence

1988,

lors

de

la

nationale JO du PC soviétique, la

première depuis février 1941 et dont le secrétaire général a annoncé la convocation.

On peut, en attendant cette éc~éancesans doute capitale pour l'avenir du régime, faire quelques remarques sur les mesures annon· cées mardi 27 janvier par M. Gor- batchev, au premier jour d'une réunion plénière du comité cen- tral consacrée aux cadres. Il faut tout d'abord lever une équivoque.

La pluralité des candidatures aux élections, aussi bien dans le parti qu'aux organes du pouvoir d'Etat, ne signifie pas un rapprochement avec la conception «occidentale JO de la démocratie. Les mots ici recou- vrent une autre réalité. M. Gorbatchev propose certes qu'il y ait désormais plusieurs candi- dats à chaque échelon de la hiérar- chie du parti. Il y aura ainsi plu- sieurs candidats au poste de premier secrétaire d'arrondissement, de région, de république. Mais ce seront obligatoirement - faut-il le préciser ? - des communistes soumi> à une discipline que le secré- taire général a tenu à réaffirmer. Le pouvoir réel n'est donc pas près d'échapper au parti. Le choix s'opé- rera entre des personnalités, des tempéraments et, éventuellement, des compétences, mais non entre des lignes politiques différentes, cette éventualité étant par définition exclue. Dans l'expression «centra-

lisme démocratique c. c'est le pre-

mier terme qui compte

On constate ensuite que la possi- bilité de choix ne s'étend pas aux instances dirigeantes puisque ni le comité central, ni le bureau politi- que, ni, à plus forte raison, le secré- taire général lui-même ne seront élus de cette façon. En ce qui les concerne, la candidature unique reste la règle.

Pluralité

des candidatures

L'instauration du vote à bulletins secrets pour toutes les élections au sein du parti, à l'exclusion, là encore, du sommet de la pyramide,

est sans doute plus lourde de consé- quences. Ce pourrait être l'occasion

de

manifester

vis-à-vis des décisions prises • en

Mais on peut faire confiance

aux organes de sécurité pour qu'ils mettent le holà à toute véritable ten-

tative

haut,

impunément sa grogne

de

vider

des

querelles,

voire

de

fronde

d'une

région

ou

d'une république. La pluralité des candidatures pré. sente enfin quelque avantage pou~ le

secrétaire général. C'est aussi une manière élégante et moins brutale qu'un simple limogeage de se débar- rasser des cadres qui ne procèdent plus avec suffisamment de zèle à la « refonte JO souhaitée par le numéro un dans tous les domaines. La situation est plus floue en ce qui concerne le pouvoir d'Etat. «1/

faut.

dant les réunions tenues par les col- lectifs de travailleurs ou sur les lieux d'habitation. les électeurs examinent plusieurs candidatures à la fois et que les circonscriptions soient agrandies de façon qu'e//es aient plusieurs députés.,. Il y a

actuellement mille cinq cents députés du Soviet suprême. Il y aura donc moins de circonscriptions et plusieurs personnes, y compris des sans-pal1.i, pourront faire un tour de piste dans les usines et les quartiers lors de la phase préparatoire, mais y aura-t-il au bout du compte plus de candidats que de sièges à pourvoir? Cela n'est affirmé nulle part. Là

dit M. Gorbatchev, que pen-

encore, le projet est renvoyé à l'exa- men de la conférence· nationale de

1988.

Le but de M. Gorbatchev est

d'» assurer une participation plus efficace et plus concrète des élec- teurs à toutes les étapes du pro-

cessus libéral l'. Autant dire que ce n'é.tait pas le cas jusqu'à! pré5c:nt, ce qUI est un euphémismlt. Les élec- tions aux soviets locaux et au Soviet suprême constituent octuellemenl- tous les cinq ans une sorte de ker- messe périodique qui n'a rien à voir avec ce qu'on entend en Occ;Jent par «élections,. puisq,ve tous les candid.ats sont choisis à 'l'avance par le partI. Est~e que cett.: pratique va réellement changer?

« Corrosion

sociale ,.

L'aveu que les citoyens ne « parti- cipent ,. guère au prooessus électoral est en tout cas de t.aille, d'autant qu'il s'accompagne d'un constat accablant de l'état de la société soviétique. M. Gorbatchev considère qu'on «sous~stime" généralement

« la complexité de la situation dans

laqu~//e se trouve le pays l'. Bref,

le

malaise est plus profond qu'on ne le

pense. Deux figures du passé sont au banc des accusés. Staline d'abord. M. Gorbatchev ne prononce pas son

nom mais évoque. les circonstances

que l'on sait,. au c-Ours desquelles

« les appréciations et les jugements autoritaires étaien.t devenus des vérités indubitables qu'il s'agissait uniquement de commenter,

Brejnev ensuite, pas davantage désigné nommément mais facile- ment identifiable à sa conception figée,. de l'économie, à son laxisme face à la corruption et à son

goût pour les «distributions de récompenses, titres et décorations", .

Il semble bien que Khrouchtchev en prenne lui aussj pour son grade lorsque sont dénœcés le "volonta-

risme,. et certaines " vues erronées sur le communisme l'.

son grade lorsque sont dénœcés le "volonta- risme,. et certaines " vues erronées sur le communisme
10 Le résultat est une situation ouvertement pl:ésentée comme désastreuse. M. Gorbatchev parle de «corrosion
10
Le résultat est une situation
ouvertement pl:ésentée comme
désastreuse. M. Gorbatchev parle de
«corrosion sociale », aux dépens
des «hautes valt:urs morales [du)
peuple [soviétiqu(;" de) la c?nviction
idéologique [de) 'enthousIasme au
travail, [du) patriotisme ». Le
secrétaire
général
détecte
"une
baisse d'intérêt pour les affaires
publiques ainsi que des manifesta-
tions d'indiffére.ru:e et de scepti-
cisme ». Il y a, $clon lui, " de plus en
plus de gens, y compris parmi les
jeunes, qui consJdèrent que le bien-
être matériel et le gain par tous les
moyens constitlrent la seule base
On notera la brièveté, pour ne pas
dire plus, .des propos consacrés. aux
forces armées et au KGB. Les diplo-
mates du MID, le ministère des
affaires étrangères, reçoivent, quant
à eux, un coup de griffe! qui pour-
rait bien viser leur ancien patron
devenu chef de'l'Etat, M. Gromyko.
Il faudrait en effet, selon M. Gor-
batchev, que l'activité de ces der-
niers diplomates " corresponde plus
entièrement à l'énergie déployée par
le parti et l'Etat soviétique dans
l'arène internationale ». On peut
ritarisme stalinien, d'improvi sations
khrouchtchéviennes et' d'immobi-
lisme brejnévien pour renouer avec
le léninisme, présenté comme la
seule valeur authentique du pays.
Cela situe les limites de la «démo-
cratisation» annoncée. Il demandc
en même temps qu'on établisse des
garde-fous pour que des situations
semblables à celles du passé ne se
reproduisent plus, notamment celles
qui visent le vieillissement et l'assou-
plissement du bureau politique du
comité central dans les années 70.
dans la vie (
).
Cette attitude cyni-
que a engendré une vague de parasi-
tisme, la diffusion de l'alcool et de
la drogue, et l'pc.croissement de la
criminalité ».
encore mentionner un projet destiné
à permettre aux citoyens de se po~r­
voir en justice lorsque leurs drOits
sont lésés par l'administrati?n. l!ne
c première» dans la législation
soviétiquc,
LacquestiOD
Certes, M. Gorbatchev consacre
également de longs développements
aati~»
au " climat moral nouveau qui s'est
M. Gorbatchev évoque enfin lon-
installé », selon lui, dans le pays
depuis son arrivée au pouvoir, en
mars 1985 Le taux de délinquance
aurait diminllé de pr~ de 25 %
grâce à.sa campagne contre .1'alcoo-
Iisme les coogr~ des "umons de
guement la " question nationale» à
n s'agit, comme on le voit, d'un
vaste programmc. M. Gorbatchcv
ne manque pas d'énergie. Il avance
plus prudemment qu'il ne parle,
comme le prouve l'absence, dans ses
propos, de toute critique à l'égard de
l'Ukraine et de son c vieux brejn6-
vien» de patron, M. Vladimir
Chtcherbitsky, dont la chute n'est
peut~trepas aussi imminente qu'on
le disait et qui a pria la parole au
plénum. Le secrétaire général a de
toute façon un adversaire autrement
plus coriace que M. Chtcherbitsky :
créat~urs» (Dotamment c~éastes)
la vie intellectuelle
propos des émeutes des 17 et
18 décembre dernier à Alma-Ata, la
capitale du ~khstan" u':le des
républiques SOVIétiques d AsIC cen-
trale de tradition musulmane. Sa
position est des plus clasSiques. Il ne
faut pas, selon lui, ~nfondre le sen-
timent national, qUI est " une excel-
la force d'inertie des Soviétiques,
qui ont déjà entendu pas mal de dis-
cours se voulant aussi mobilisateurs
que celui de mardi.
auraient manifesté la vigueur
retrouvée
de
DOMINIQUE DHOMBRES.
undis que l'applicati,?n des Ctformes
de gestion et la pratique croissante
de "l'élection à certains .PQStcs de
dikction dans les entreprises témoi-
lente chose et le nationalisme, qui
est le plus
grand des ma~ -. Le
LE MONDE
21-11"'91
secrétaire général reconnalt
que
ine~!!nt'des p~emierslIuceas de. la
tef<inte ». Il n en ~~
\l8S
i:!OlDS
. que le tableau d'ensemble est so!D-
c des erreurs ont été commises dans
ce domaine », qui ont eu "les consé-
quences négatives auxquelles nous
sommes confrontés aujo~rd'hui
bre apr~ soixante-dix ans de socia-
lisme. Le secrétaire général a des
accents presque pathétiques quand
Mais
il
n'est
pas question
pour
autant
d'instaurer
un système
de
îI s'écrie: "Nous ne pouvons pas
reculer. Nous n'avons pas d'endroit
quotas qui "répartirait mécanique-
ment les pastes et les fonction4 en
proportion des nationalités •.
où reculer! » La crainte d'un retard
définitif de l'URSS en matière de
M.
Gor~tchev invite en défini-
recherche
scientifique
est claire-
ment exprimée.
tive ses concitoyens à sautcr par-
dessus plus d'un demi-siècle d'au~
l,
Il
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flAATll.
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'"' ~--_I Centre d'I,.~otmatiorl et de dceumenta~i()n Ci D Infornlatio MOYeJ'j Orgent Av.
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~--_I
Centre
d'I,.~otmatiorl
et
de
dceumenta~i()n
Ci D Infornlatio
MOYeJ'j
Orgent
Av. Brugmann ,345. bte 1.
1180 Bruxelles
Périodique mef1!>uel n° 71 - Octobre 1986
Tél. 02/344.5352
,
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LP
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KHOMEIN1
ASSAD
Après les attentats qui ont ensanglanté l'Europe, il a arait claire·
ment que des liens étroits unissent les diverses composantes de la
nébuleuse terroriste où se trouve partout présen! le terrorisme
palestinien, tand8s que toutes les pistes mènent à Damas et à
Téhéran.
LA FlliERE TERRORISTE
Le 30/09/86, je Président syrien Hafez el-Ass
Il f'Jxiste des liens étroits entre les FARL (Fractions
armées révolutionnaires libanaises) de Georges Ibra-
him Abdallah, l'Action directe de France, une des
composantes de l'OLP, le FPLP de Georges Habaclle,
la gauche pro-palestinienne à laquelle appartient
Prédérich Oriach, et les Hezbollahs (Fous de Dieu). Ce
sont ces filières terroristes qui ont fourni le sUPPOl1
nécessaire à la réalisation des attentats.
affirmait à des journalistes jordaniens "que la .p,
sence syrienne au Liban résultait d'une décIs,
arabe qui avait obligé la Syrie à agir afin de sauve
Liban de ses ennemis et de la lutte inter-commun
taire".
Personnage clé de la
stratégie syrienne : I~ !;lé né
• lES SERVICES SeCRETS SYRIENS
Mohammed el-I<houli, chef des services spec'a~r
Damas, éminence grise de Halez el-Assad, le
dent syrien.
TOlls les chemins dl/! l'enquête mènen'} il Damas.
Les servi :;es secrets syriens, encadrés par des spé"
ciallstes .tu KGB, t!rent les ficelles du terrorhime pour
mssus( :~r leur reve de Grande Syrie. Dans cette
perspf'
:'IF~,le!>Svriens 'jisent à éliminer tous ceux qui
La déci.sion de lancer les attaques terroristeSg
prise au début du mois d'août, lors d'une renC
tenue au Liban à laquelle participaient le gédn~~
Khouli, Mohen Rafik OO'Jst d'Iran et Ahma
s'opr
,or l')
t
1
".
r- ~:
j 1
l'"
12 • LA HAINE VISCERALE D'ISRAEL Toutel les composantes du terrorisme actuel ont en commun
12 • LA HAINE VISCERALE D'ISRAEL Toutel les composantes du terrorisme actuel ont en commun
12
• LA HAINE VISCERALE D'ISRAEL
Toutel les composantes du terrorisme actuel ont
en commun leur haine viscérale d'Israël.
" le but qu'ils poursuivent, c'est la disparition
même de l'Etat d'Israël
Les partisans du camp du
Refus, les mouvements islamiques, la Libye, la Syrie,
une partie des Palestiniens, et en particulier les frac-
tions dissidentes et chrétiennes de l'OLP avec les-
quelles les fréresAbdallah ont des liens, tous considè-
rent l'éventualité d'une paix avec Israël comme l'abo-
mination de la désolation". (Jean Daniel,
L'entrée en scène de Mgr. Capucci confirme les
liens existants entre les terroristes et l'OlP qui s'atta-
quent au monde libre. Passeur d'armes au profit de
l'OLP, il fut condamné en 1974, par la justice israé-
lienne, à douze ans de prison pour détention illégale
d'un véritable arsenal de Kalashnikovs, d'explosifs et
de grenades.
Proclamé «héros de la cause palestinienne», Ca-
pucci a été soupçonné d'avoir fourni aux terroristes de
l'OLP les armes qui, le 16/ 0417 4, ont servi à l'assassi-
nat, d'un chauffeur de taxi israélien, Zion Albergil.
le Nouvel Observateur, 19-25 septembre 1986).
Et Frédérich Oriach, marxiste-léniniste, militant de
la cause palestinienne, «agent syrien", solidaire des
FARL d'affirmer:
Outre ses liens étroits avec J'OLP 1 (il est membre du
Conseil National Palestinien), Cappucl est connu
pour ses relations privilégiées avec le Président
Assad de Syrie.
" je maintiens qu'il faut détruire Israël en tant qu 'E-
tat, en tant que sj'stéme». ,
il n 'y a pas de peuple juif.
• ARAFAT ET L'alP CONTRE LA PAIX
Comment parler d'un peuple qui réunit des Polonais.
des Américains, des Français, des Ethiopiens fala-
Arafat prétend se présenter comme un partenaire
valable pour de futures négociations de paix.
chas ?" (Nouvel Observateur, 03-09 octobre 1986).
En outre, des liens entre le FARL et les Hezbollahs
pro-iraniens ont été observés depuis quelques mois.
Ils passent, eux aussi, en partie par la Syrie.
Selon des services de renseignements occiden-
taux, les gardiens de la révolution iraniens. qui \i:en-
nent entraîner les hezbollahs (<<Fous de Dieu:) du ~!
Liban, transitent tous par la Syrie
Or, la lecture d'une interview qu'II vient d'accorder
à Asharq al-Awsat (29/09/86) permet de douter très
sérieusement de sa volonté de négocier, car Il y
confirme son refus de reconnaitre Israël, ainsi que
l'existence de relations étroites entre l'OLP et les ler-
vices secrets syriens.
Id
Sur les ondes de TF1, le 02/10/86, les Hezbollahs
lTlanifestant dans les rues de Beyrouth scandaient:
"Je dis en toute franchise que nous n'avons JamaIs
affirmé que nous étions prêts à accepter la Résolutior
242 sans une mofication qui accorderait au peuple
palestinien son droit à l'autodétermination".
"A mort Israël», "L 'odeut du sang est notre parfum".
Etau cours d'une interview du chef de la branche dure
du Hezbollah, à Baalbek, au Liban sous contrôle
syrien:
En outre, l'OLP n'a jamais renoncé au terrorisme
*
" Nous ne devons pas lutter seulement pour que
les Israéliens partent du Sud-Liban, mais les chasser
de Palestine. Nous refusons depuis toujours l'exis-
tence d'Israël. Les Israéliens doivent partir dans le
,"-onde, trouver une autre place en Europe, Afrique ou
ailleurs".
Le 22/ 08 - 4 terroristes ont été arrêtés au Maroc
1 Palestinien, 2 Tunisiens, 1 Libanais. Les 4 hommes
avaient introduit des explosifs au Maroc; ils s'apprê·
taient à les déposer dans des lieux publics. Les 4
terroristes avaient pour mission d'assassiner quel-
ques personnalités juives marocaines, l'objectif étant
de saboter les efforts de conciliation entrepris par ie
roi du
Maroc après sa rencontre avec Shimon Pères.
*
(le Droit de Vivre n° 520 aoûtl septembre 1986).
• CAPUCel = UN TRAFICANT D'ARMES,
. AMI D'ASSAD ET D'ARAFAT
Le 27/09 - Assassinat à Gaza d'un citoyen israe-
lien, Haim Azran. Cet assassinat, commis par un Pales··
tinien, a été revendiqué par le haut commandement
militaire de l'OlP, puis par l'organisation «Force 17",la
garde * personnelle d'Arafat.
l'
Le New- York
Times du 28 septembre a, en outre,
'1
annoncé que les services de sécurité marocains
aV21ent arrêté un commando de terroristes palesti
niens qui préparait un attentat contre la synagogue de
Casablanca pour Je jour du Nouvel An juif. Le com-
mando possédait des explosifs et le plan d'une syna-
gogue de Casablanca.
'.'--. -
• .••
·1
la SYRIE, l'IRAN et l'OLP sont donc les chefs d'or- ,
chestre du terrorisme aveugle qui vise à déstablll- i
.
ser le monde libre
Moyen-Orient.
et
à
empêcher la paix au i
>
1
«le te:rrorisme vise les partisans de la paix de com- 1
promis
dire que le terrorisme est lié à la question 1
palestinienne
revient à dire que les efforts en vue ,
d'une paix de compromis sont criminels et qu'II vaut 1
mieux rayer de la carte l'Etat d'Israël». 1
Jean Daniel, i
le Nouvel Observateur, 03-09/10/86 1
1
L-
_
.
'
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19-21. route d'Arlon

13

V/\I.UIH~;

/\CTIIELLI':S

AFFAIRES ETRANGERES
AFFAIRES ETRANGERES
13 V/\I.UIH~; /\CTIIELLI':S AFFAIRES ETRANGERES KGB «Lu HUA. Un e)r.~lIIple pour les pays de l'Est mais

KGB

«Lu HUA. Un e)r.~lIIple pour les pays de l'Est mais aussi de l'Ouest

" Le IIIl1r de 1\(~r1ina Hé construit pour clllpêclu:r une Invasion de la nUA par

les Américains"; "Solidarité et Wa- It'sa travaillent pour la CIA et le Vatican.; "L'affaire du Boclng co-

récn. Une prqvocatiun délibérée de la Cl A pour espionner les Soviétiques.

CClI.It-ci· avaient dès

d'abattre l'appareil Dès sa paru lion. • Etllnos. pas- sionne le correspondant Il Athènes du • Daily TeI('~ruph- et <lu. New York Times ", Paul Anastasl, journnll5te chypriote. l'our lui, 1(' fin:lnt'l'IIH'nt

lors le droit

;

Opération « Ethnos )

Comment'e KGB 8 créé ot financé un quotldion

dans un paye membre de l'Oton.

L'exomple de 4C Ethno

en Gréco.

méritent la ml •• al Jour.

Le procédure et le. flllérea

la ml •• al Jour. Le procédure et le. flllérea Aîhènes.- avril 1975. L'appartement parait six

Aîhènes.- avril 1975. L'appartement

parait six ans plus tard, RU mois de septembre 1981. Il se veut quotidien populaire: nomLreuses illustrations, faits divers, tourisme, sports, feuil-

leton

La rédaction du nouveau journal s'engage très nettement du côté de la gauche grecque et du Pasok. le parti socialiste dl' M. Andr<'as Papandréou. Un mois plus tard, cdui-ci gagne les élections et devient premier ministre. En politique étrangère, « Ethnos

a

des airs de la " Pravda

Voici quel-

ques tllèmes développés par ce quoti- dien (dont le tirage atteint 180000 . exemplaires) d'un pays membre de l'Otan et de la CEE depuis trois ans ~

ç Yanllis ""'~ulllikos, l'd~teur, ,ancien

I(,rnbre de 1Armée de hlJérallOn na- ionale grecque (Elas), militant corn- lUniste. t\ ses côtés, Vassili Sitnikov, icc-pr.ésic!en! de l'agence soviétique cs droil~ d auteur, la V AAP. Une cou~ertllre.Vassili SitniKov est en réa- lité un officier du KGIl Il en com- mande L-a section «Désinformation dans les V"YS de l'Otan •. Al'ordre du jour, le lancement d'un qllotidie~~ grand lirafe. Titre retenu:

• Ethnos. (La Nation. Objectif: f(lire passer dallS le puLlic grec les th~lIIes He propag~nde de l'Union soviétique. presmier numéro de • Ethnos •

est une nécessité

"

Et politique.

Boris Pankin (:1 gal/che) et E~'gu{'riChistiakov. Tous deux o{[jciers du KGn. Ci-dessous la filière" Ethnos -. Comment Jargent du KGn cst-il parvenu à J'éditeur grec de" Ethnos-1 Par /'intennédiairc de la société GFPV, étiJbJie au Luxcmbourg. La Créce et le Luxcmbourg sont membres de la ,Çommun.Buté. Libt:-rté Je circulation des capitaux. Sans Jel/quête d'un journaliste, personne ne saurait que les capita~ IUlIt'mbourgeois en question sonl autre chose que de l'argent communaulaire, mais de l'argent« blancld 1. L 'a~'('IIlurede" Etlllll.ls " peut arriver Jans tout autre pa)'s Que la Grèce. La transparence de J'origine des capitaux

,1lJsvlue.

.-tl/cl/lle instal/cc de ta Comnllllwulé Il 'est aujourd'hui en mesure de l'établir.

---r--------l

POlOONf/flOA,

ThlochMltoa

PC OllC.

CHYPIU,

.

vient du KGB. Il commence une en- quête. Celle-ci va durer deux ans et aboutit à un livre de 317 pages paru en Grèce sous le titre • Prenez la nation dans vos mains •. Titre è. double sens :

en grec « nation" se dit • ethnos ". La publication de cette enquête donne lieu ~ l'un des plus graves scandales de la presse occidentale. Et· provoque une série de procès que devrait clore la prochaine comparu- tion devant la Cour suprême grecque de Paul Anastasi et des dirigeants de o Ethnos •. L. corr••pond.nt du • Daily Tele- graph" a déjà été condamné à deux ans de prison. Non pour son livre mais. pour avoir accusé l'un des directeurs du quotidien, Georges Dobolas, d'être « un agent d'influence du KGn". En mal dernier, sa peine a ét~ ramenée en appel Aune amende de 1 200 dollars, Dès le déllut des années soi!t3ntc, on avait pu constater l'émergcl\(.'e I~nte mais certaine d'un mOUVefllf'lIt (Il, fond dans 1t:S milieux h\tcllfclUcls grecs dOllt la double caract~mlique était un anti-amérlcanlsme virul,.n' ,.t un socialisme tiers-mondiste, >>>

eommunlat. grec IprOlOv,i1tIQue).

U Typo.kdoUkl : .ocoo\,. ~'''lC' ch r "'v.n. du PCG • R.dIC.1 •

rllÇu .n IOp •• mb,. 1982 d<l GfPV

A _ pt" d. 2.3 mo/lions d. doCl."

'embou, ,alti

IUt' 25 en1.

AH ••, ••• t,.no',••

Chef d. "'vtt:. :

Dtnoe T•••o'

coU.bou"",

ch r 'V.nc. Ich6que

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ETATa-UNIS.

C

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PC am6ncoln

llANOE-.'\UAON

HeninOll t'tI.CI.ut" en ch"

du • M",""'ll S••r .:

OIo.ne du PC

.,

Chrllt

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Aklo'_,', de 1 H., .ItOi "

"

OIIl.ne d<l PC

ChyP<Io: :."::.c'_~

14

AFFAlnES ETRANGERES

L~ W S4'diOl~ Ju-'I\CB, rr~p(lIl~;lhl('

sur (es com"ils dcs So\'i{'1 iqllf's, JH('lId

société soviétique

Jbwocxport "sont.

d('5 op('latillll' l'II CfI\(,1' albil kllter

t'olllaL'! avec 1111 11Ilnlllll' d'aflaires

d 'Ill' il' liter ('II 5:1 fa n'u r Irs • 1I0U vl'Iles - itlc:-rs gH'('(llIrs.

gl(T, Ceorges Bol,olas. tfl\S lie:, ('Olll- IIIcrcialcltH.'nt aIl.' pays de l'Est.

C'est

I~ qlJ'illtl'rvicnt

Y:lIlllis Yall-

L'opération csl c1airr: 1'1IHSS si-

nikos.

Eu

1%0,

il

a

cOllllllcllcé

à

f.lH'ra avec Yanllikos ('\ Bobolas des

diffuser

):1

littérature so\·jNiquc.

coutrats eOIllIll<'n'ÎaUX dont les profils

Modestemc.:nt a U départ: « Il istni re de la Grèce antique ", dc Serguit'\'. Puis, il édite Ics dou7.c volumcs de « L'ency- c10péJie mondiale des jeunes ", En

pcrmettront de financer une noU\'cllc maison d'l'dition, Akadymos. Le. transactions avcc la VAAP ct la

1967, coup d'Etat des colollels: mili- tant communiste, Yallliis Yannikos est condamné à srpt mois de prison. A sa libératillO, il reprelld toutefois son tra- vail, scs contacts avec Moscou ct ob- tient les droits de traduction des douze tomes de l'encyclopédie thématique soviétique, Coup dur: la défection en 1971 en Grande-Bretagne d'Oleg Lioualin,' haut responsable du KGn, Ses révéla- tions sur le réseau d'espionnage et de désinformat.ion soviétique en Occi- dent entraînent le rappel précipité à

confirmées par deux télex du 29 sep- tembre et du 1·' no\'embre 1977. En outrc~ la clause numéro 3 de l'accord de principe du Il mars 1978 stipule «que des gains des actes commer- ciaux, le pourcentage de 30 % sera· partagé entre MM. Bobolas ct Yanni- kos et le reste de 70 % sera destiné au financement d'Akadymos ". Un proto- cole final est signé en juill 19ï8 i\ Moscou, En 1974, sous le gouvernement « centriste" de M, Caramanlis, la Grèce se retire du commandement

de M, Caramanlis, la Grèce se retire du commandement Moscou de plusieurs. diplomates" en poste en

Moscou de plusieurs. diplomates" en poste en Europe de rOuest. Parmi eux, Leonid Lidvak, le représentant du Kremlin à Athènes, Malgré cc contretemps, les relations

entre Yannis Yannikos et Moscou s'in- tensifient :l. partir de 1974, année de la chute du régime des colonels; de 1974 à 1978, Yallnikos séjourne cinq fois en URSS. Outre son «officier traitant" du Ken, \'as.~i1iSitnikov, il rencontre le présidellt de l'agence soviétique des

droits d'auteur

<·hef du départcment «Désinforma- tion du KGB w. Depuis' 1982, Boris Pallkin est ambassadeur d'lJHSS en SlIl\Je, Son arrivée ~ StoekllOlm a co\'ncidé avec (-l'Ile dcs sOlls-lilarins rllsses au brge de l'ile de Karlskrona, Pankiu cl Sitllikov d<'lIlulld('f1t à

Yannikos de lancer une ~HIIIJCmaison d'l:dition et un journ:>1 populaire. L'éditcur cOlllllluniste ace('pte et,

(V AAP), fioris l'ankiIl,

intégré de l'Otan. Désireux d'accen- tuer tout antiaméricanisme et de con- taminer l'Alliance atlautique de l'inté- rieur, les Soviétiques poussent Georges I3obolas à lancer ce • grand quotidien indépendant et démocratique" qui devra se faire l'écho du Kremlin tout en soutenant activement le Pasok,:

Ses antécédent. de militant com- muniste rendent vite Yannis Yannikos par trop gênant. Et Pankin incite Georges llobolas à prendre le contrôle tota 1d 'AkadYlllos rt mêllle,à créer une nouvelle société écran pour financer le futur «Ethnos -. Celte société pren- dra le nom de Nikol0IX'ulos-Kyriasis. Le joufllal est donc lancé un mois avant l'arrivée au pouvoir de M, Pa- pandréou, L'origine cOlllllluniste de S('5 directeurs et' de beaucoup de ses journalistes n<" fait aucun doute, Aux côtés de Yannikos et B(}Lolas, figllfe il la direction Maria Beikou, la veuve

d'un hallt dirigeant du l'C gre<

('II lIHSS. EII<~ est, dit-on, l'c Moscou.

L'éditori:lliste

dll

journal,

Grorgioll, signe sous le norn de laou dans «Hadical ", l'orgal PCG. Le rcspolls<lblc du servic(

faires l:trallgèrcs H, Dillos Tsako travaillé pour l'agence tchèque press. Le correspondant d'« Et aux Etats-Unis, Carl Mar7~'l11 membre du PC américain. Le ( pondant à Londres, Stanley Har était jusqu'en 1981 le rédacte chd dll «Mollling Star ", orga PC britannique. Les correspond Moscou sont bien entendu soviét Les liens financiers elltre « Et et Moscou sont évidemment visibles. Au conrs du procès en matioll qu'il a intenté co!.tre Anastasi, Georges Bobo/as a fait que la société éditrice de son jo la Nikopoulos-Kyriasis, était s ment fin:lIlcée par des fonds n aucun lien avec des transactiôn:

PC

l'Est. Mais Yannis Yannikos, le naire malheureux de B.obolas (1 viétlques ont rapidement· préf, capitaliste au militant commun certifié dans deux lettres, rUI\e novembre 1980, l'autre du' J8·f 1981, que cette société fai~ait'e lité douhlc emploi avec J\kady Il e;st \Tai qu'à l'époque Yal avait déIh)sé une plainte contre las pour alms de biens sociaux. 11 qu'il a retirée après un versern près de :3,5 millions de francs, Il semble bien toutefois que G~ Bobolas entretienne également d lations suivies avec les dirigea parti communiste grec, Il aur tammellt «blanchi" un prçt millions de dollars attribué à la Typoekdotiki, la société éditrit

c Radical",

Ic

journal

du

pour rachat d'une imprimerie moderne. La transaction se sera par l'intermédiaire d'une soda:

~iaire luxembourgeoise~la 'Jea

_Or et 0", Or cette socl~é a.' ,

dans' J'immeuble de la 'SOCi'éf!'d

~Cesellschaft fUr die Fordé Pr~ und ·Verlagswesen li, président n'est aidl"e·· qu"un' Karl Raab, tr&orier occulte du PC est-allemand, _

Contre toutes ces accusatio las se défend Cil arguant qu~e pas de sa faute si les sod! lesquelles il est en relation.s on ées par des fonctionnaires du n'a donc pas, semble-t-il. étrange b présence, lors d,e

Lreux (,lItretiens commt'rc,I!l 1

gllcri Chistiakov, Cet attaché près l'alllbassade d'UHSS 1\ été expulSé en juillet 1980, r. tenté de sc procurer des (

ET VASSILIS S

15 SOVIET ACTIVE MEASURES 1986 THE YEAR IN REVIEW : 1 ~i1 V As the
15
SOVIET ACTIVE MEASURES
1986
THE
YEAR
IN REVIEW
:
1
~i1
V
As
the Editors look back over
working for his government's
downfall.
for Peace in most of the world's
major languages.
N
the events of
1986,
they note a
C
arked change in the t,echniq~es
cl to implement Soviet h h Active '
• The anti-SDI campaign featured
a new emphasis on one-to-one
nI'
l' Measures, se but not muc
c ange ln
Mr
Gorbachev's
new
ln co' ntent
,
,
• After the disaster at Chernobyl,
the Soviets moved quickly to
shift the focus from Soviet nuclear
safety practices to nuclear safety
in general and the threat of
nuclear war.
dialogues, especially in scientific/
intellectual circ1es, and the
increased availability of Soviet
spokesmen to Western media.
'r
'
nlO
r
team, headed by Anatohy Dobry-
and Aleksandr Yakovlev,
appears to have insti tuted several
changes in the me,thods adopted
by Soviet
Active
Measures
Qfficers: for example, the asser-
1 ~ive deployment of sophisticated
spokesmen in public gathe~mgs,
the increased use of forgenes, a
reconsideration
of
the
role
of
• Working through the Sandinista
Govemrnent, Moscow continues
to portray Nicaragua as the victim
of its superpower neighbour to the
north, in a campaign addressed
primarily to Latin America and
the domestic Nicaraguan market,
where the Sandinistas have
recently lost ground
front
groups,
and
the
increased
• While admitting sorne economic
difficulties, the Kremlin is n,m-
ning a campaign to encourage the
West to overlook the faults ùf the
Soviet economy and focus on the
stability of the government when
considering the USSR's mooted
entry into GATT and IMF,
bilateral trade and joint com-
mercial ventures.
use
of
direct
dialogue
between
'Sovi(:t and Western groups and
, in~ividuals.
The Soviets enjoyed only mixed
success in their short- and long-
tenn Active Measures campaigns
this year. While they seized the
initiative on such topics as arms
control ,and AIDS, they lost
co~sidefableground in trying to
manipulate such events as the faIl
of Ferdinand Marcos and the
International Year of Peace.
Major Soviet ~hort-term cam-
paigns, launched to deflect criti-
cism or to take advantage of
meetings and events, included the
following:
• Moscow made a major effort to
influence the decisions and
statements made at the Non-
Aligned Summit in Harare, using
forgeries, agents of influence and a
propaganda
• The World Peace Congress, m-
tended as the crowning event of
the International Year of Peace,
was
an
em.barrassing
failure.
It
• The Soviets have stepped up
their efforts to win influence in
Africa and the South Pacifie, ln
the Pacifie, the issues have pri-
marily been fishing rights aIld US
neglect; in Africa, the Soviets
have used invasion scares, dis~­
formation on AIDS, and 'state
terrorism', backed by forgeries, to
encourage f(:at of Western 'neQ-
colonialism '.
had a smaller and less politically
• India continues to be a major
diverse attendance than had been
predicted, and was probably ~he
year's least successful ActIve
Measure.
target
for
Soviet
Active
--
~ ----~
Many
of
what
appear
to be
• 'Scare' campaigns forecasting
im~ÎI).entmilitary invasions by
the USA/Israel/South Africa were
launched in Haiti, Nicaragua, ,
:ozambique, Libya and Syria.
Mo scow alleged that the faIl in
oil pric.es was the resul t of a
plot by the developed nations to
!orce pnces" down in order to
short-term campaigns are, in fact,
a local variation on tppics of con·
tinuing interest to Moscow. These
Soviet long-term Active Measures
campaigns include the following
"---.
Me~ures, especially as Moscow
fears that Prime Minister Rajiv
Gandhi may move the country
into a doser relationship with the
West.
themes pursued in' 1986:
• As weB as maintaining its
çxploit the resources of the Third
WQrld.
• Responding to increased US
pr~ssure on the Soviet Mission
UN
M
cxisting ploys to decrease its
vulnerability on human rights
issues, the Kremlin has expelled or
allowed the emigration of pro-
minent human rights leaders while
running a campaign to discourage
others from dissenting or applying
to emigrate.
• In addition to their attacks on
the West for 'state terrorism',
the Soviets have accused the West
of complicity in various acts of
terrorism, even against itself. The
Soviets have tried to implicate the
USA and the West German autho-
rities in' the La Belle Disco
bombing, the French secret ser-
vices in various Paris bombings,
and the Israelis and South Afric-
cans in almost every terrorist act
in the world.
to the
.
c
,oscow launched a
OUnter-atta k
h
,
th'
on
t
e question ' of
• Although
the
momentum
has
e
nghts
of c
'
d'
'd'
1
;fnd
_I~ ,I~I ua
missions
slowed,
the
campaign
to por-
U try, e respons'lbIllties of the host
uring e the ' Ph'l' 1 Ippme , elec tions,
,SOViets
mounted
a
cam-
::ID
SUFlP0rt
'of
Fer'dinand
accUsing
the
US
of
tray Mikhail Gorbachev as a
cultured, progressive leader has
continued with publicity for his
encounters with ordinary citizens
in' the streets of the USSR and the
publication of his book A Time
• The campaign· on AIDS, begun
as a short-term attack on the
US military as the 'creator' of the
disease, was so successful that it
has become a major theme in
itself, overshadowing the on-going
campaign to accuse the US of
using chemical/biologïcal weapons
on citizens. of the Third World.

• Moscow continues to tI)' to improve its media image on the issue of Afghanistan by publicising

a .token withdrawal of troops, blaming the West for the Muja- hidin insurgency, and declaring a willingness to negotiate a political settlement. .• The Soviets continue to tI)' to implicate the US in assassi-

COV1lTE1tPoI NT

16

nations and attempted assassina- tions, specificaIly of Rajiv Gandhi, Indira Gandhi, and Olof Palme. In addition, they have tried to implicate Israel and South Africa in the same crimes. • The Soviet. 'peace' campaign mainülÏned pressure on Western governments, with Mr Gorbachev's

proposaIs for a moratoril

(

hazards of war in the ligh t Chernobyl disaster, and th( campaign surrounding Sovi, posaIs at the Reykjavik m The emphasis this year was Gorbachev's demonùratiol 'good faith' in contrast to ( Western cynicism and susi

nuclear . tests,

publicity

Originalton

DDR

Warum es. in der DDR keine Opp~sition gibt:

Warum gibt es in der DDR keine Opposi- tion? Auf diese Frage einer Leserin gibt Jo- . aclüm Hemnann, damais Chefredakteur der FDJ-Zeitu·ng Junge Weil, heute Mit-

aJied des SED-Politbüros, Antwort:

UebeKarinl StdI' Dir bitte einmal vor, Du hlttest eine

und

wOrdcst jetzt in den ·Wahlkampf ziehen.

ZIiDlchst .nüBtest .J)u. ei~ Programm ver- ktlDden. denn· die W~ geben sich mit Delner sympathiscbcn Erscheinung allein lÜcbt zufrieden. Sie wUrden von Dir und Deinei- Partei vielmehr wissen wol1ert, war-

Du bist

und· wogegen, wie Du denltst und was Du tun willst. Was kOnntest Du fordern, wenn Du mit dem Programm der Parteien und Oiganisationen bei uns, also mit dem Pro- gramm der Nationalen Front, nicht einver- standen warst? Du kOlintest beispielsweise fordern, die Gleichberechtigung der Frau solI wieder ab- geschafft werden. Die Volkskammer soli das Gesetz zum Schutz der Mutter auBer Kraft setzen. Die Sauglingsheime, Kinder- gllrten und Schulhorte werden geschlossen. Die Frauen werden wieder schlechter ent- lohot ais die Manner. Oder: Die Sludenten erhalten keine Stipendien mehr vom Staat, und die Schulgeldpflicht wird ",ieder einge- füh", damit, wie vor 1945 und wie heute noch in Westdeutschland, nur die Kinder

IOICbe· :Oppositionspartei· gegründet

Wo· Du Opposition machst, wofür

der Reichen eine hôhere Bildung erwerben kOnnen. Oberhaupt - weg mit den ganzen MaBnahmen und Gcsc~ zur FOrderung der Jugend! Und da Du weiBt, daB ail das, wogegen Du Front machst, von der Arbei~ ter-und-Bauern-Macht geschaffen wurde, niü6est Du ais konsequente Oppositions- fUhrerin natUrlich fordern, daO diese Macht beseitigt wird, daO es keine voikSei- . genen 8etriebe mehr gibt und die Bauem ihr Land den lunkern zurUckgeben. Das aber heiBt: alles wird"Wie früher. Die gro-. Ben Kapitalisten herrschen Wieder. Und wo die herrschen, da werden auch die Arbeiter wieder ausgebeutet, die Bauern entrechtet und die Handwerker und kleinen Gewerbe· treibenden ruiniert. Wo die Kapitalisten herrsehen, da gehOrt der Krieg zum groBen Geschaft. A1so' mUBte Deine Forderung Jauten: Her mit der Wehrpflicht, rein in die NATO, her mit' den Atom- und Wasser- stoffbomben! Du willst das alles natürlich nichl. Aber nicht nur Du - keiner will das. Und weil keiner so irrsinnige Gedanken hat, wie wir sie eben ausgesponnen haben - deshalb gibt es bd uns keine Oppositionspart-ei. Deshalb gibt es bei uns stall desse·n die ein· heitliche Liste der Nationalen Front, der aile Parteien und Organisationen angeho- ren, die Kandidaten zur Wahl stellen. Bis zum nllchslen Mal alles Gute! Joachim Herrma.oo •

17 W ca 1 CHINE plus vif yu';I COmIllCI1et: la périude de,pré- paration du XII'
17
W
ca
1 CHINE
plus vif yu';I COmIllCI1et: la périude de,pré-
paration du XII' congrès du PCC, prévu
,: OZ
1
1 Démocratie : la petite voie
-=0
Enjeu de l'affrontement conselVateurs-réformateurs : le mouvement étudiant.
.L e Q~o~idien du peuple brûlé en p.u~lic
l'effort
des
(, quatre
modernisations"
à Pekm. Des cordons de policiers
bousculés par des manifestants sur la
(agriculture, industrie. science et défen~e)
place Tien Anmen. Des slogans en faveur
4ui doivent faire de la Chine une grande
puissance au tournant du siècle.
pour octobre. Ce congrès <.lait fixer la li- l' ~
gn<: que suivra le parti jusqu'à la fin du
siècle et mettra en place les hommes char-
gës de l'appliquer. Deng Xiaoping.
82 ans, a fait du renouvellement de la di·
rection une de ses dernières tâches. Dans '
cc contexte, le mouvement étudiant, s'il
n'a pas été directement encouragé par
telle ou telle faction, est devenu un enjeu
majeur de l'affrontement entre (1 conser-
vateurs
et
« réformateurs
II. Les pre-
1)
de la liberté et de la démocratie scandés La nature. l'ampleur et le rythme des
miers, qui souhaitent limiter les réformes.
sous les murs de Zhongnanhai, nouvelle
réformes politiques qu'il convient d'entre-
Cité interdite, siège de l'Etat chinois. Des prendre sont devenus l'enjeu principal
dazibaos (affiches) dénonçant le régime
Ir desporique li. La contestation estudian-
tine,.qui avait enflammé les campus d'une
douzaine de villes en décembre. a célébré
la nouvelle année en jetant un défi spec-
taculaire au cœur même du régime
chinois.
. Tout aU long de la crise, celui-ci a fait
preuve d'une passivité étonnante devant
la poursuite de manifestations qu'il avait
pourtant fonnelleinent interdites. Les
principaux dirigeants du pays ont gardé
le silence, la police a laissé faire, et les
rares étudiants interpellés ont été très vite
relâchés (une dizaine de « non-étudiants »
ont, en revanche, été arrêtés pour leur
participation aux manifestations). Seuls
les. médias ont déclenché une violente
campagne de propagande contre un mou-
vement composé, selon eux, d'étudiants·
« naifs )i, manipulés par divers éléments
(1 anlisocialistes ), allant de Voice of Ame-
rica aux services secrets taiwanais
, Les autorités ont paru surtout préoccu-
péës d'éviter que la contestation des cam-
pus ne serve de catalyseur au mécontente-
. ment des citadins, provoqué par la len-
des luttes de factions au sein du Parti
communiste. L'affrontement est d'autant
y trouvent l'occasion d'en dénoncer les
effets dangereux. Les seconds peuvent au '
contraire invoquer la fièvre actuelle
des campus pour aller de l'avant afin
~II.,;t~e\!,rde
l'amélioration du niveau de vie, la
h~usse~esprix; l'aggravation des inégali-
tes SOCiales et les inquiétudes suscitées
chez .les ouvriers par les réformes abolis-
Chine-Vietnam:
s,lUl: t
l~« bol
de
riz en fer l) , c'est-à-dire
1emploi garanti par l'Etal. La presse a
duel à la frontière
donc çensuré toutes les informations
con~rQant le mouvement, ne rompant
son stlen~ que pour accuser les étudiants
de ,you10i! replonger le pays dans le chaos
'
~u ll
av~t
R eprise des combats à ·Ia frontièr
sino-vietnamienne la semaine der
.
tng~tet~Jla majorité silencieuse
ult~elle.
connu pendant la Révolution
.Thème évidemment propre à
cahon~ des étudiants
bl; attllu~e~esautorités reflétait proba-
,ment 1eXistence de dissensions jus-
qu .au SOmmet de l'appareil. Les revendi-
-
qui exigeaient
nière. Ce sont les plus violents depu'
1979; Le Vietnam soutient que plus d
500 soldats chinois ont été tués par
troupes à Vi Xuyen, sur la frontière d
deux pays. Qualifiant ces informations d
« pures vantardises ), Pékin affirme qu
d'éviter d'autres explosions populaires.
Fidèle à sa politique d'équilibre et de
compromis. Deng Xiaoping paraît avoir
misé Sur l'isolement des étudiants et l'ap-
proche des examens, qui sont suivis des
longues vacances de la Fête du printemps
(nouvel an lunaire). Une répression bru-
tàle et immédiate eût été désastreuse pour
l'image internationale du régime, et l'au-
rait coupé des futures élit.es que sont les
étudiants. Il est probable qu'une fois la
fièvre retombée sur. les campus une ré-
pression sélective discrète s'y abattra, en
même temps qu'une reprise en main dans
les domaines idéologique et culturel afin
t une democ
1
.
ra t··· IsatlOn p us rapide et sur-
S
les Vietnamiens ont eu 200 victimes dan
la région de Laoshan.
d'étouffer ce que Le Quotidien du peuple a
O~t pl~s.substantielle du régime - fai-
dénoncé le 6 janvier comme des (1 tendan·
d!!Jls llIent f" echo à
d
.
.
e~ cour~nts qUi
eXistent .
Malgré .Ies
propositions
de
négocia
ces libérales bourgeoises) à l'œuvre dans
PlIrti
;;ntellig~ntsla et ,Jusqu'au sein du
le pays. Mais
la politique
de « réformes 1)
venu 1 mmumste. « Democratie » est de-
qUe le enmot. clé pour l'année
ping, a ~ero ~n du. régime,
1987 depuis
Deng Xiao-
formes.
r9. nce la nuse en œuvre de (1 ré-
indisp/o ~lqueSi). Celles-ci sont jugées
nomiqu~~a d ~~ pour 9 ue les réformes éco-
fflCàces, ~t eJà apphq.u~es, puissent être
ur
se poursuivra sans doute à pas comptés,
et dans les limites étroites du système
communiste, en dépit des réticences des
conservateurs comme des illusions de
ceux qui ont le tort de rêver de ce que le
dissident Wei Jingsheng (condamné pour
cela à quinze ans de prison en 1979) avait
-
en partic:
Imo~ihser la population
appelé (1 la cinquième modernisation ) : la
1er" es lTltellectuels -
dans
tions émanant ces derniers mois de Ha-
noi, le gouvernement chinois a toujour
.refusé de discuter avant l'évacuation du
Cambodge par les troupes vietnamiennes
qui ont chassé le régime des Khmers rou-
ges de Pol Pot en 1979 et occupent depuis
ce pays. Cette tension contrecarre les sou
haits de Moscou, qui plaidait récemmen
pour une normalisation des relations en
tre la Chine et le Vietnam. • . M.-A. D.
démocratie. •
PATRICK SABATIER
51
18 Monde «Une Suisse sans armée»: favoris - les périodes en unifor par monts et
18
Monde
«Une Suisse sans armée»:
favoris - les périodes en unifor
par monts et par vaux
- on se s
Guillaume Tell au chômage?
d'une autre spécialité suisse, à.
voir les initiatives populaires 1
sont à la base du plus vieux systèl
démocratique de notre contineni
Mirabeau disait de la Prusse ~
(de notre envoyé spécial en Suisse Henryk KURTA)
Avec le service militaire le plus long au monde - on le fait
pendant trente ans, par brèves périodes il est vrai mais tout
de même - avec la tradition et le règlement qui veulent que
chaque milicien garde sous son toit son arme parfaitement
entretenue; avec les exercices de tir qui ont peut-être don-
né naissance à la légende de Guillaume Tell, la Suisse a tou-
jours été considérée comme le pays où l'armée vivait en
symbiose parfaite avec la société.
Depuis quelques mois, depuis que plus de cent mille signa-
tures ont été recueillies au bas d'une «initiative populaire»,
le doute plane.
A ux yeux de nombreux Hel-
vètes, le fait d'avoir simple-
ment eu l'idée d'imaginer
«Une Suisse sans armée» - c'est le
titre de l'initiative - constitue un
sacrilège, une entreprise icono-
claste.
PenseE donc, dans ses articles,
l'initiative populaire, qui a pour but
de réviser la Constitution, stipule
carré'rnent: «La Suisse n'a pas d'ar-
mée.
»Interdiétion est faite à la Confé-
dération, aux cantons, aux com-
munes, aux personnes et groupes
privés de former et d'entretenir des
ce n'était pas «un Etat qui dis~
d'une armée mais une armée 1
dispose d'un Etat ».
Chez les Helvètes, on est conv
cu depuis toujours que la Nation
l'Armée constituent un tout.
Une fois pour toutes.
Ou plutôt jusqu'au mois de s
tembre 1982 où quelques je
échevelés - dans le sens pre
du terme - et barbus, de surer
eurent l'idée d'une initiative
quatre ans plus tard, se prévalai
plus de cent mille signatures. ,
En Suisse, les statistiques son
pour le prouver, malgré la préser
d'une arme dans presque chac
foyer, jamais un hold-up n'a
commis à l'aide d'un fusil d'assa
Et on dit que rares sont les crin
passionnels accomplis avec
armes de guerre.
forces
de
combat (
J.
»Aucune autre disposition de la
Constitution ne pourra être invo-
quée pour justifier l'existence de
l'armée. »
Pour un Suisse, c'est dur à avaler.
D'autant plus que pour remettre
en question un des sports nationaux
Bien qu'ayant une arme sou
main, un mari jaloux n'aurait 1
"
l'idée de tirer sur l'ami de la mail
s'exerçant au parcours du corn
tant dans le lit conjugal bafo
L'armée et tout ce qui touch
l'uniforme sont traditionnellem
sacrés. Et pourtant
.
11
-)
f20
54
19 Monde On manœuvre, même les jours de fête Speaker en uniforme: une provocation 2.
19
Monde
On manœuvre, même les jours de fête
Speaker en uniforme: une provocation
2. rance afin de voir disparaître les
pro~tituées des trottoirs (1983), le
retour à la peine de mort pour les
trafiquants de drogue (même an-
née). La liste est longue et hétéro-
dite·puisqu'il y a même une initia-
tive contre les crottes de chien dans
les rues mais à part quelques-unes
la Suisse dispose du réseau le plus
efficace de défense antiatomique
grâce à un système d'abris unique
au monde, on oublie que pendant
la dernière guerre, Hitler n'osa pas
envahir le pays par crainte d'y enli-
ser une bonne-· douzaine de divi-
sions plus utiles à l'Est. Il l'aurait
certainement fait après la chute de
Moscou et Londres puisqu'il propo-
sait à Degrelle de prendre la tête
d'une Grande Bourgogn~ compre-
nant la Suisse francophone.
Par contre, on souligne que l'en-
tretien d'une armée coûte cher -
l'équivalent de 200 milliards de
francs belges par an - et que cet
argent permettrait de venir en aide
efficacement au tiers monde. On y
va à l'occasion du mensonge classi-
que en écrivant dans les tracts que
chaque minute, cent personnes
meurent de faim dans les pays sous- '
développés, alors qu'on dépense en
Suisse «des milliards pour les chars
mais pas un sou -pour le tiers
monde ». Nous pouvons fournir aux
auteurs de ces propos
la preuve,de
- sûr les mises au casino et l'ab-
sinthe - la majorité des initiatives
n'~boutissent pas, ce qui permet à
la constitution de la Confédération
de garder son sérieux.
leur «erreur de calcul) : cent per-
sonnes à la minute, cela fait exatte-
ment 52.560.000 individus par ·an-
née. Selon les statistiques de
l'D.N.U., il y a, bon an mal an, 131
millions de naissances par année et
la population du globe progresse
annuellement de 76 millions d'uni-
tés, ce qui donne 55 millions de dé-
cès. Autrement dit, selon les experts
suisses de J'initiative, il n'y aurait
que 2 millions et demi de morts na·
turels
Allons, restons sérieux.
Mais comment se fait-il, dans ce
cas, que l'initiative ait reçu autant
de signatures?
Tout d'abord, il faut constater que
dans les milieux de gauche -
cela
existe en Suisse aussi - l'initiative.
,-
(-,
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rP- 0
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••
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Monde

INITIATIVES

ille est née dans l'esprit de jeunes

vcialistes qui, à l'occasion, vou- laient, semble-t-il, renouer avec la tradition. ·En septembre 1982, ils eurent l'intention de se réunir à Kiental pour définir et démarrer leur· action en faveur d'une Suisse démilitarisée. Le choix de Kiental n'était pas du tout fortuit - en 1916, en pleine guerre mondiale numéro un, les socialistes suisses y avaient organisé une réunion se- crète des partis frères engagés dans

'

4

le conflit afin d'établir Illl plan d'ac- tion pour mettre fin à la boucherie. C'est là que .Lénine présenta son manifeste contre la guerre et décla- ra que si son parti prenait le pou- voir en Russie, il mettrait immédia- tement fin à sa participation au conflit. C'est dès ce moment que le haut état-major du Kaiser s'intéres- sa à ce personnage et lui proposa de mettre à sa disposition un wagon

pour pouvoir rentrer en

Russie. De cela, les auteurs de l'initiative ne parlent pas dans les textes large- ment diffusés. Par contre, certains de leurs propos ont des tournures fort orientées, pour ne pas dire orientales. Dans une de leurs bro- chures, on peut lire: «La Suisse n'est pas (encore) aujourd'hui le pionnier du désarmement et de la détente mais bien plus une groupie des fau- teurs de guerre U.S. sous l'appa- rence d'une entremetteuse interna- tionale en matière de bons offices ». Les choses devenant claires, le pa- tron du bistrot «Die Baren» à Kien- tal refusa de les accueillir, ce qui fit que la première réunion des auteurs de la future initiative se dé- roula à S()leure. Si le parti socialiste

plombé

20

ouvrier (trotskiste) soutint d'emblée l'entreprise, les autres organisations de gauche se bornèrent à «saluer» l'initiative, laissant ainsi entendre qu'elles considéraient ses chances comme minces. De plus, on se sou- vient dans le monde politique suisse que depuis la première initia- tive populaire datant de 1893, celles qui suivirent n'eurent pas tel- lement de succès. Mais il est vrai qu'en général, ces initiatives ne sont pas toujours l'expression du bon sens ou de problèmes de pre- mière grandeur. Ainsi, parmi les initiatives popu- laires au suj~t desquelles leurs auteurs demandaient aux Suisses de se prononcer, on trouve l'interdic- tion de boire de l'absinthe (en 1908), de consommer de l'eau-de- vie sous toutes ses formes (1929), de jouer pour de l'argent (1920), de porter des décorations étrangères

(1928), de miser plus de deux francs

(suisses) dans les casinos (1928), d'appartenir à une société maçonni- que (1937), après la guerre, on de- manda l'interdiction du «bang» des avions supersoniques (1971), la sup- pression de l'heure d'été (1982), le rétablissement des maisons.~e tolé-

2 ;,; -:;> ri
2
;,;
-:;> ri

textes

3 a été perçue comme une première tentative de transformation de la

publiés

n'écrit-il pas: «Un service civil, un

référendum sur l'armement ou un

service pour la paix ne remettent pas le moins du monde en cause l'armée en tant qu'institution. Or, le

côté perfide de l'armée, c'est juste- ment que l'état d'esprit qui émane d'elle pénètre tout notre être et nos pensées». Donc, «à bas l'armée» en tant que premier pas vers la mise à mort de l'Etat. Max Frisch, le romancier zuri- chois, déclare de son côté, ap- puyant l'initiative: «Il est bon que cette initiative arrive. L'armée doit

consentir à être discutée

triotisme clérical doit être aboli ».

des

société.

Un

Ce pa-

D'autres, comme Jean Ziegler, le so- ciologue genevois, voient dans l'ar- mée l'expression sublimée des

structures

sociales en remarquant

qu'un directeur de banque est d'of- fice colonel et un colonel d'active deviendra après sa retraite direc- teur de banque ou d'une multinatio-

Y

nale. Plus de cent mille signatures

aurait-il, en Suisse, autant de

co~testataires, d'anars, de gau-

chIstes ? Certes non. Alors? Il ~m­ blerait que l'initiative a eu pour conséquence de mobiliser égale- ment les Suisses favorableS' à l'ar- mée. C'est dans la mouvance de ce courant que les autorités ont pris la décision de faire apparaître des journalistes en uniforme à la télévi- sion, dans le cadre des manœuvres

de novembre dernier. Pour

c'était bien la preuve qu'el

conflit, l'armée s'occuperait qu'elle était donc utile. f autres, ce «remake» de ce entrepris cinq ans auparava zelski en Pologne confirm l'armée en Suisse était, ava une force de répression au du pouvoir en place. Mais le pal dans cette opération, c', tout le monde a parlé de l'an la «grande muette» qui nE plus pendant quelques jours, la télé. Max Frisch, déjà cité, est r Il est d'avis que l'initiative po sera un fiasco pour ses autei plébiscite triomphal pour l'; D'après les sondages, il n'y a grand maximum qu'à peine 2 «oui» pour «une Suisse sa mée ». Cela explique le noml signataires qui ont eu le mér sonnement et ont dû se qu'après un tel plébiscite. pel en Suisse n'osera remettre en tion le rôle des descendants dl laume Tell. Henryk KUR

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22059)
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433699)
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(Tél:
4BIB57)
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433201)
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Konfer~nzen an Filmfirféierungen.
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* Bulletin
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* SD l
F lugblatt
* Südafrika Broschüre
* Ubersicht über den Afghanistankrieg
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&) d'Virgeschicht zur SDI
&) Debatten iwert SDI
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ABM-Forschung
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Technologie
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DIE
SOVIETUNION
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23
1
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JEUNESSE ATLANTIQUE LUXEMBOURGEOISE
1014 LUXEMBOURG
/
Groupe
Information
/
BOITE POSTALE 1476
1
Dossiers
du
Groupe
Information
pouvant
être
consultés
par
les
membres
de
la
JAL.
No
classeur:
Contenu:
1
Groupe
Information
2
Infojal ; Informationen zur politischen Bildung
3
IAP
Dienst
4
~ATO: Revue
de
Presse
(1)
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NATO:
Revue
de
Presse
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6
NATO:
Revue
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Presse
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7
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Service
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Presse
8
Informationsmaterial
Nicaragua
Infopost
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Bundeswehr
9
Bulletin
de
documentation
10
Criticon
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12
Politische
Zeitung
13
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14
Deutschlandmagazin
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Revue
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20
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Atlantique
21
Menschenrechte
/
Amnesty
International
22
Cahiers
du
Samizdat
La
contre
réforme
catholique
23
Documentation
et
statistiques
24
Divers
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24

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Infojal

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21

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contre

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Cahiers

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Documentation

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Samizdat

réforme

et

catholique

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pré'sident
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un~' conférenc~ ayant pour sujet~
"Union
soviétique-problèmes
polit~ques, économiques
et
s,o·ciau
"'C".
Mai
le
15
la JAL vistait la synagogue de Luxembourg,
par M. l.e· Grand rabbin.
I.e
2:3
la JAL :iIrvitai-t, e-n coopérat~on avec le Comité
Atlantique Luxembourgeoise" le'· s'énateur be·lge.'
Robe'rt CLose, général en retrai te, qui
donnait
à
l
Fondation Pescatore une conférence sur le thèm@:,
"Défense de' 1:. "Europe, i
llusion
ou
réa.!i té?;' •
Après:
la
conférence,
1
a
JAL avait organisé une-
s'oirée
pour
ses
membres.
Juïn
I.e
14
la JAL recevait la visit~ du couple Diemann d'
anc~ens habitants de la RDA. On commencait par la
projection d8's films "Einzelhaf't" e·t "ZuchthallS
Kothburg"'" Puis la discussion se portait surtout
sur les condit~ons de détention ainsi que La v±e
.
"
,
,
en
RDA.
4 Ju:i.1:1 e1: le' 12 e-t 1J le' 19 Aot1t .~e 02 au 0-8 Août
4
Ju:i.1:1 e1:
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Septembre
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I.e-
04
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07
1:œ 16
le
Zo
au
21
'le
27
Octobre
le
8
le
2R
1:œ 16 le Zo au 21 'le 27 Octobre le 8 le 2R 27 se Dans:
27
27

se

Dans:

déroulait

I

a

le

soirée:

Remembrance

du

12,

La

JAL

Day

86

était

à

prés'ente;

Ettelbrticlc.

lors

du conc~rt, avec un stand d'inÎo~ation.

Le 1J, elle était présente' par un stand d'inÎormation sur I.e t~r~ain d'exposition. ParallèLement, ~a JAL avai t organis·é une' projection continue· du f"î.lm nAlfa.c.:!t'· ainsi que 2 exposi tions traitant l 'Afghanis.tan ~t les événement en ffongrie 1956. Las visiteurs avaient

la

possibilité

de.

participer

à

un

concours.

citai t

de

la

organisée. ~IIe porte

JAL

'puverte

dans

les

locaux

un· groupe' de Jalïstes prenait des vacances dans le o'ord de I. 'Hollande (Frais portés par les participants):

s'e dérouIai t à Mandelieu-Ia-Napoule-, près. de Canne, re 5eminairel annuel de 1:'A350ciation Française pour la Communauté Atl:anti.que, ayant. pour sujet:.: "Les ~mpIications politiques et stratégiques des

r.:ouvell.es te-chno'logies militaires lt

représentée· par un de- s·e.·s membres. (Frais portés

par Le participant)

La J'AL, étaï.t

se déroulaït dans Les 1:oca~~ de la JAL, la remise~

des

Day.

un groupe~ de Jalistes s'était rendu à. Ke.!mstedt, à ~a front±èra entre ~es deux ALlemagnes. Par des ~sites guidées, ils avaient pu s'informer sur l~ mur de:- la aont&. (Frais portés: par le"s participants) ~a J'AL avait organisé un stand d'~orrnation au If Hi ch:e:rmaari: .f '.

pr:ix

du

COIIcours

organ:is'é

lors

du

Remembrance,

se déroulait à B~~~lLes un calLoqu~ international, organisé par le Ce-rc:le Champ de' Mars, avec comme

suj el=:: "Les· Jeunes, 1. 'Europe et la s.:écuri té· II La

JAL

était

présente' Ie

2'0;

par

plusieurs

membres.

(Frais· portés' par les:. participants)

la

était

organisée

projection

de's:

films'

"B'arrïères" ,

"'Awacs'"

et

"Hïgh: Journ:ey'~ dans

 

les

loca~~ de la

JAL.

plusieurs

membres

participaient

à

une

soirée

organisée

par

la

Miami

University

et

l'ALS

manifestation

en

faveur

de

la

liberté

des

pays

baltiques.

l

28

Novembre

le

20

manifestat.ion

en

faveur

de

la

liQerté

r.e

la

Lithuanie

Décembre

 

le

19

conférence publique au Cercle M1Jnicipal à Luxembourg S11r le résistance afghane en colla~oration de

 

Mé2ecins

 

Frontières,

CS]

]nL

et

ALA

le

22

visite

au

Centre

d'Instruction

Militaire

de

l'Armée

 

luxembourgeoise

au

Herrenberg

 

Au

cours

de

l'année

1986

on

comptait

28

réunions

du

comité

2

paritions

du

Infojal,

ainsi

que

la

publication

de

17

articles

de

presse.

 

Dans

ce

rapport

ne

sont

pas

considérés

les

distributions

de

tracts

ainsi

que

les

réunions

de

travail

des

différents

groupes

d'action

ou

de

réflexion.

que les réunions de travail des différents groupes d'action ou de réflexion.
que les réunions de travail des différents groupes d'action ou de réflexion.
que les réunions de travail des différents groupes d'action ou de réflexion.
l' J.A.L. l N TER N ==================== Unsere Aktivitaten seit Marz 1986 waren folgende: -
l'
J.A.L.
l
N TER
N
====================
Unsere Aktivitaten
seit Marz 1986 waren folgende:
-
Vortrag
in
unserem
Lokal
über
die
Sowjetunion
-
einem Mitglied
politische,
ekonomische
und
soziale
Probleme,der von
der
JAL
abgehalten
wurde.
-
Besuch
der
Synagoge
von
Luxemburg.
Die
notigen
Erleuterungen
erhielten
wir von Oberrabiner Dr.
E.
Bulz.
-
Am
23.
Mai
organisierten
wir gemeinsam mit
dem Comité
Atlantique
Luxembourgeois
eine
Konferenz
mit
dem belgischen
Senator und
General
im
Ruhestand,
Robert Close
in
der Fondation
Pescatore.
Thema
dieser
Konferenz
war:
Défense
de
l'Europe,
illusion
ou
réalité.
,
l'
Nach
der Konferenz gab
es
ein kleines
Buffet
für
unsere Mitglieder
-
Ende Juni hatten wir das Ehepaar Diemann, ehemalige DDR Bürge4
in unser Lokal eingeladen. Beide waren politische Gefangene in
der DDR und wurden von der BRD freigekauft.
Zuerst zeigten sie uns die Filme "Einzelhaft" und "Zuchthaus
Kothburg", danach wurde diskutiert über die Gründe der Inhaftie-
rung, Haftbedingungen sowie ganz allgemein über das Leben in der
DDR.
-
Auch
dieses
Jahr
waren
wir
wieder mit
einem
Informationsstand auf
dem
Remembrance
Day
in
Ettelbrück
vertreten.
Wir zeigten
den
Film
"Sky Watch",worin
die
neuen
NATO-Aufklarungs-
flugzeuge
'Awacs'
vorgestellt werden.
Gleichzeitig
hatten
wir
eine
Austellung
über Afghanistan und
die
Ereignisse
in
Ungarn
1956.
Ausserdem konnten
die
Besucher an unserem
Quiz
teilnehmen bei
dem
es
2
x
1/2
Ferkel
zu
gewinnen
gab.
l
'
Die
Preisüberreichung
fand
am
4.
September
in
unserem Lokal
statt.
Seminar
in
Mandelieu-la-Napoule,
das
alljahrlich
von
der
Association
Française
pour
la
Communauté
Atlantique
organisiert
wird,
bei dem auch
die
JAL
vertreten
war.
-
5-ï.
September:Besichtigung
der
"Hauer"
in
Helmstedt
Wir
fuhren
in Begleitung
eines Beamten des Bundesgrenzschutzes
mehrere
Kilometer
an
der DDR Grenze
entlang
und konnten
uns
an
Ort und
Stelle
über
den
Mauerbau
informieren
insbesondere
über
des
Uberwachungssystem
der
DDR,
die Fluchtversuche
sowie
die Kontrollen an
den Grenzübergangen.
'1·,1 1

30

30 Ende September nahmen mehrere Mitglieder an einem internatior Seminar in Brussel teil der vorn Cercle

Ende

September

nahmen

mehrere

Mitglieder an einem internatior

Seminar

in

Brussel

teil

der vorn Cercle Champ de Mars organisieJ

wurde.

Er

stand

unter

dem

Titel:

Les

jeunes,

l'Europe et la sée

- Vorführung

der Filme:

"Barrières",

"Sky

Watch"

sowie

"High