Vous êtes sur la page 1sur 358

CHIMIE DES EAUX

Mme F. Dermouche

INTRODUCTION

"L'eau pourrait bientôt être plus convoitée que le pétrole"

Ce constat d'un expert de l'Unesco sonne comme une mise en garde. Car l'accès à l'eau douce menace d'être le problème majeur du XXIe siècle. Aujourd'hui, une personne sur cinq, soit plus d'un milliard d'êtres humains, n'a pas accès à l'eau potable. Un manque croissant est déjà source de conflit. L'ONU recense environ 300 zones potentielles de conflits pour le contrôle de l'eau dans le monde. Pourtant la "planète bleue" ne manque pas de ressources. L'eau couvre les trois quarts de la surface de notre planète. Il s'agit essentiellement d'eau de mer (97,5%) et des glaces des pôles. L'eau douce liquide ne représente que 0,03% des réserves. L'eau ne disparaît pas mais elle ne se crée pas non plus et la demande d'eau ne fait qu'augmenter sur tous les continents. Le cycle de l'eau passe toujours par les mêmes phases (voir schéma):

Répartition des eaux douces & salées

Répartition des eaux douces & salées

Quatre grands réservoirs d’eau de l’hydrosphère

les mers et océans,

les eaux continentales (superficielles et souterraines),

l’atmosphère,

la biosphère,

L’échange d’eau est permanent et forme le cycle externe de l’eau.

Le moteur de ce cycle

et forme le cycle externe de l’eau. Le moteur de ce cycle le soleil Grâce à

le soleil

Grâce à l’énergie thermique qu’il rayonne, il active et maintient constamment les masses d’eau en mouvement. Ce cycle se divise en deux parties intimement liées :

- une partie atmosphérique: circulation de l’eau dans l’atmosphère, sous forme de vapeur d’eau essentiellement, - une partie terrestre: écoulement de l’eau sur les continents, superficiel ou souterrain.

La dynamique du cycle de l’eau:

En moyenne sur l’année et sur l’ensemble du globe terrestre, 65% des précipitations arrivent à terre s’évaporent, 24% ruissellent et 11% s’infiltrent.

Cycle de l’eau stationnaire:

Des échanges d’eau se produisent également entre l’hydrosphère et le manteau terrestre. Dans la haute atmosphère, des molécules d’eau sont constamment décomposées par les rayons ultraviolets solaires et l’ hydrogène ainsi créé, trop léger pour être retenu par la gravité, s’échappe dans l’univers. Mais ces phénomènes restent suffisamment négligeables pour que globalement la quantité totale d’eau dans l’hydrosphère reste constante : l’analyse des sédiments marins a en particulier révélé que le volume des eaux océaniques avait très peu varié depuis un milliard d’années.

On peut donc considérer que le cycle de l’eau est stationnaire.

Toute perte d’eau par l’une ou l’autre de ses parties, atmosphérique

ou terrestre, est compensée par un gain d’eau par l’autre partie.

Le cycle naturel

1. L'évaporation : l'eau des océans, des rivières et des lacs s'évapore et

monte dans l'atmosphère.

2. La condensation : dans l'atmosphère, la vapeur d'eau se condense en

minuscules gouttelettes formant des nuages.

3. Les précipitations : les nuages déversent leur contenu sous forme de pluie,

neige ou grêle. La majeure partie de l'eau tombe directement dans les

océans.

4. Le ruissellement et l’infiltration: l’eau qui tombe sur les continents rejoint les

torrents et rivières qui se jettent à leur tour dans les océans ou s’infiltre dans

le sols et alimente les nappes phréatiques qui donneront naissance à des sources Et le cycle recommence… L’intervention humaine

a. Les prélèvements : les activités humaines prélèvent l’eau dans les rivières

ou dans les nappes et la traitent avant usage.

b. Les usages : l’homme utilise l’eau pour des activités domestiques et

industrielles.

c. L’épuration : après usage, l’eau subit une épuration.

d. Le rejet dans le milieu naturel : après épuration, l’eau retrouve le milieu

naturel.

4 Phénomènes naturels entretiennent le cycle de l’eau

4 Phénomènes naturels entretiennent le cycle de l’eau

L’eau se retrouve partout sur la Terre, elle peut se présenter sous différentes formes et chacune de ses formes correspond à un état physique de l’eau :

État solide : glace, neige, verglas La neige est bien un état solide de l'eau, car elle est constituée de petits fragments solides de glace.

État liquide : Mers, lacs, rivières, pluie, nuages, brouillard Les nuages correspondent à un état liquide de l'eau, car ils sont constitués de fines gouttelettes d'eau qui sont en suspension.

État gazeux : vapeur d’eau.

qui sont en suspension. • État gazeux : vapeur d’eau. Chutes d'eau Iceberg Nuages LIQUIDE SOLIDE
qui sont en suspension. • État gazeux : vapeur d’eau. Chutes d'eau Iceberg Nuages LIQUIDE SOLIDE
qui sont en suspension. • État gazeux : vapeur d’eau. Chutes d'eau Iceberg Nuages LIQUIDE SOLIDE

Chutes d'eau

Iceberg

Nuages

LIQUIDE

SOLIDE

VAPEUR

L’eau potable : son cheminement jusqu’à la maison

L’eau potable : son cheminement jusqu’à la maison

L’eau usée : son cheminement quittant la maison

L’eau usée : son cheminement quittant la maison Dans les grandes villes, l'eau utilisée par la

Dans les grandes villes, l'eau utilisée par la famille chaque jour s'écoule dans les tuyaux d'évacuation des eaux usées . Ces tuyaux aboutissent à une canalisation plus grosse, elle-même reliée, à l'extérieur de la maison, à un système de collecte d’égouts. Celui-ci dessert toute la communauté et collecte l'ensemble des eaux usées des habitations. À leur sortie des maisons, les eaux impropres sont dirigées vers une station d'épuration où elles sont traitées avant d'être rejetées dans l’environnement (rivières, lacs, mers, etc.) Cette situation idéale ne concerne cependant qu'une faible partie de la population.

Eau saine Eaux usées Deux habitations sur trois ne sont pas raccordées à des systèmes

Eau saineEaux usées Deux habitations sur trois ne sont pas raccordées à des systèmes d’égouts, où

Eaux uséesEau saine Deux habitations sur trois ne sont pas raccordées à des systèmes d’égouts, où celles-ci

Deux habitations sur trois ne sont pas raccordées à des systèmes d’égouts, où celles-ci sont déversées directement dans une rivière ou en nature. Dans les petites municipalités, la solution au problème de la pollution par les eaux usées est l'assainissement de ces eaux par l’utilisation de fosses septiques familiales.

UTILISATION DE L’EAU

Utilisation des propriétés thermodynamiques :

•Fluide caloporteur : apport ou extraction d'énergie thermique des locaux, des process, •Production d'électricité par turbinage de vapeur.

Utilisation des propriétés chimiques :

•Milieu réactionnel : traitements de surface, teinturerie, •Solvant : lavage de récipients, de matières premières, de produits finis, de gaz/fumées

Utilisation de l'énergie mécanique :

•Entraînement de machines : turbinage •Transport ou déplacement de matières : pâtes à papier, déchets, récupération de pétrole •Découpe hyperbare, décalaminage, grenaillage,

Utilisation en tant que matière première :

•réponse aux besoins hydriques : arrosage, irrigation, boisson, •fabrications de jus, boissons, conserves, •humidification de l'air, •préparation de solutés en pharmacie, cosmétologie,

et aussi les loisirs piscines, complexes nautiques, bains,

Principales utilisations industrielles de l’eau et sources disponibles

Principales utilisations industrielles de l’eau et sources disponibles

Eaux de process

Eau de process c’est l'eau brute prélevée dans la nature et destinée aux besoins d'une usine pour :

- sa production de vapeur

- ses circuits de réfrigération

- son procédé de fabrication

d'une usine pour : - sa production de vapeur - ses circuits de réfrigération - son

Alimentation des chaudières

Une chaudière a besoin d’eau pour produire de la vapeur. L’eau d’alimentation de la chaudière est constituée d’eau d’appoint, qui sert à compenser les pertes, et des retours éventuels des condensats de vapeur.

Pour garantir un fonctionnement optimisé de la chaudière, la qualité des eaux condensées et d’appoint doit être optimisée. En effet les condensats contiennent des impuretés provenant du primage de la chaudière, des produits de corrosion présents dans les tuyauteries de retour, des fuites éventuelles des échangeurs calorifiques. La qualité de l’eau d’appoint est dépendante de la pression de fonctionnement de la chaudière.

Schéma du circuit de l’eau dans une chaudière

Schéma du circuit de l’eau dans une chaudière

L'eau brute provient de sources variées telles que:

- une rivière,

- un lac,

- une nappe phréatique,

- la mer,

- un réseau urbain.

de sources variées telles que: - une rivière, - un lac, - une nappe phréatique, -

Les principales causes d'ennuis dans les trois postes ci-dessus peuvent se résumer comme suit:

CHAUDIERES

Variations des caractéristiques de l'eau utilisée Mauvais fonctionnement du matériel d'épuration Dosage incorrect des produits de conditionnement Contrôles d'eaux erronés ou insuffisants

Ceci a généralement pour conséquences:

L'entartrage des surfaces de chauffe des chaudières et l'encrassement par des dépôts divers La corrosion en chaudière et sur les lignes de vapeur condensée La dégradation du matériel ( chaudière et lignes de condensats) L'arrêt de production si la chaudière doit être arrêtée pour réparation.

CIRCUITS DE REFROIDISSEMENT

Variations des caractéristiques de l'eau utilisée Mauvais fonctionnement du pré-traitement d'eau d'appoint Problèmes d'injection des produits dans l'eau recirculée Problèmes de déconcentration de l'eau recirculée Développements bactériens importants Contrôles d'eaux erronés ou insuffisants

Ceci a généralement pour conséquences:

L'entartrage ou la corrosion de certains organes du circuit Les encrassements, en particulier au niveau des échangeurs Mauvais rendements d'échange, d'où perte de production Arrêts pour nettoyages ou remises en état du matériel.

EAUX RESIDUAIRES

Changement de caractéristiques de l'eau à traiter avant rejet Augmentation du débit des rejets Nouvelles normes de qualité d'effluent Contrôles d'eaux erronés ou insuffisants

Ceci a généralement pour conséquences:

Non conformité des eaux de rejet Sous dimensionnement des ouvrages de la station de traitement Surconsommation des additifs chimiques ( coagulants,…)

Les eaux, toujours minéralisées, et parfois polluées biologiquement ( par nature ou par apport extérieur) contiennent souvent des impuretés qui peuvent conduire logiquement à trois principaux types de problèmes:

- la corrosion

- l’entartrage

- les proliférations organiques

L'eau de rivière contient souvent beaucoup plus de solides en suspension que l'eau stagnante.

L'eau de lac favorise les développements d'algues.

L'eau de nappes souterraines contient généralement de grandes quantités de matières en suspension.

Le degré de traitement dépend de l'usage final qui en est fait.

GENERATEURS DE VAPEUR

Les qualités demandées par les constructeurs sont très variables en fonction du timbre de la chaudière : la qualité devra augmenter avec le timbre. On devra aussi veiller au cahier des charges de l'utilisateur : la vapeur doit pour certains usages, être d'une qualité irréprochable sur le plan chimique ou physique (cas des industries agro-alimentaires par exemple).

Caractéristiques des eaux pour les chaudières à tubes de fumée jusqu'à 25 bars

Pression de service

<10bar

10-15 bar

15-25 bar

 

Eau d'alimentation conditionnée (eau d'appoint épurée + retours)

 
 

pH

   

> 8,5

> 8,5

 

> 8,5

 

TH (°F)

<

0,5

<

0,5

<

0,2

 

0

2

Élimination physique de l'oxygène dissous par dégazage thermique et/ou utilisation de réactifs réducteurs ou inhibiteurs de corrosion.

Matières huileuses

 

absence

 
 

Eau de chaudière

 
 

TAC (°F)

 

<120

<100

 

<80

 

TA (°F)

TA~0,7.TAC

TA~0,7.TAC

TA~0,7.TAC

SiO 2 en mg.l -1

<

200

< 200

<

200

SiO

2

[1]

 

<2,5

< 2,5

 

<2

TAC

 

Salinité totale en mg.l -1

<5000

<4000

<3000

 

Cl-

 

<1000

<800

 

<600

PhosphatesPO 4 3- (mg.l -1 )

30 à 100

30 à 100

30 à 100

 

pH

 

10,5 à 12

10,5 à 12

10,5 à 12

[1] Ce rapport doit être équivalent à celui de l'eau d'alimentation

Caractéristiques des eaux pour une chaudière à tubes de fumée (Steambloc Junior 100 kW, timbre de 10 bars)

 

Eau d'alimentation

pH

8,5<pH<9,5

Dureté totale TH (°F)

0<TH< 0,5

Teneur en huile

Néant

Teneur en silice

La plus faible possible

0

2

<0,10 mg.l -1

 

Eau de chaudière

Dureté totale TH (°F)

0

TAC (°F)

40<TAC<120

TA (°F)

TA>0,7.TAC

SiO 2 en mg.l -1

< 100

Salinité totale en mg.l -1

<3500

Cl - en mg.l -1

<700

PhosphatesPO 4 3- (mg.l -1 )

Entre 15 & 30

Pathologies : vues générales

Non adéquation de la qualité de l'eau et du métal utilisé, Hétérogénéités, Mauvaise conception, réalisation ou maintenance.

Corrosions

Dégradation des matériaux

Autres dégradations

pH trop élevé pour certains élastomères, eau agressive avec béton.

Développement

d'organismes

Apports de nutriments, Température et pH, Stagnation, Luminosité.

Modification de l'équilibre calcocarbonique par :

- élévation de température, - modification des pressions partielles - ajout d'alcalins Dépassement du produit de solubilité par :

- évaporation/concentration, - modification de la température, Sédimentation déshydratation de boues

Incrustations

Embouage

Présence de sédiments qui peuvent provenir :

- de la ressource, - de mauvaises conditions de réalisations ou de mise en service.

Accumulation de matières

Présence de gaz qui peuvent provenir :

- de la ressource et de modifications de la pression et/ou de la température, - de réactions au sein de l'eau.

Accumulation de gaz

- de réactions au sein de l'eau. Accumulation de gaz Dégradation de la qualité Dysfonctionnement des

Dégradation de la qualité

Dysfonctionnement des utilisations

Pathologies : entartrages.

Précipitation des sels minéraux par dépassement du produit de solubilité.

Dépôts incrustants :

tartres

Dépôts
Dépôts

Dépôts non incrustants :

boues

Réduction des sections de passage

Isolation

thermique

Diminution des débits si maintien de la pression.

Augmentation des pertes de charge si maintien du débit.

Augmentation des températures locales

Diminution de la puissance transférée.

Augmentation de la puissance consommée pour le maintien en température.

Chute de la puissance transférée.

Augmentation des températures locales

Augmentation de la puissance consommée par les pompes.

Augmentation du niveau acoustique.

Dilatation différentielles des dépôts

Fatigue du métal

Pathologies : cas de la vapeur.

Présence d'oxygène dissous, pH trop faible ou trop élevé, présence de métaux (cuivre) dans les condensats.

Présence de CO 2 dans le réseau.

Présence d'alcalino-terreux (calcium, magnésium), dépôts des boues.

Présence de boues qui peuvent être issues

:

-

de la séquestration des alcalino-terreux,

- de produits de corrosions, de pollution des condensats.

Variations de charge brutales, présence de matières en suspension, présence de tensio-actifs, concentration en sels trop élevée, TAC trop élevé.

Présence de gaz qui peuvent provenir de :

- la dissolution des gaz atmosphériques,

- la décomposition du CO 2 en chaudière.

- la décomposition du CO 2 en chaudière. Corrosions Incrustations Embouage Primage Accumulation de

Corrosions

Incrustations

Embouage

Primage

Accumulation de gaz

Incrustations Embouage Primage Accumulation de gaz Dégradation, destruction des équipements.

Dégradation, destruction des équipements. Dysfonctionneme nt des utilisations

CHIMIE DE L’EAU

Introduction à la chimie de l'eau

Qu'est-ce que l'eau

Unités de mesure

Polluants et impuretés

Eau:

EAU

H2O + polluants

Caractéristiques remarquables:

Densité plus faible à l'état solide Tension de surface élevée Solvant universel Chaleur de vaporisation élevée Tension de surface élevée

La molécule d'eau

La molécule d'eau

L'eau, solvant universel

L'eau, solvant universel

Classes d'impuretés

Classes d'impuretés

Les composants peuvent changer

Au contact avec l'air: Oxygène, CO 2 , acidité/alcalinité, Radon, Fer

Par activité biologique: composants organiques sont dégradés en CO 2 , CH 4 , NO 2 - , NO 3 - , NH 3 , H 2 S, avec ou sans consommation d'oxygène

Dans le sol: dissolution de rochers

La mesure des polluants

Turbidité Coloration SDI pH Potentiel redox Conductivité Dureté Concentrations (ppm, mg/l)

Évaluation du contenu en calcaire: points de repère

De l'eau en provenance de régions avec des roches calcaires est saturée en calcaire, donc pas corrosive, mais précipite facilement du calcaire L'eau de pluie, ou de l'eau adoucie, déminéralisée ou additionnée d'acide n'est pas saturée en calcaire, donc corrosive. Utiliser de l'acier inoxydable ou des matières plastiques pour la tuyauterie. Ne précipite pas facilement du calcaire. Si une eau non saturée est chauffée ou concentrée, un calcul devient nécessaire pour déterminer si elle est saturée après.

Principales analyses chimiques effectuées sur les eaux industrielles

 

Définition

Remarques

pH

Notions d'acidité et d'alcalinité de l'eau

Mesure nécessitant un matériel de contrôle en parfait état et étalonné.

Conducti

État de charge ionique de l'eau

Donne une idée de la salinité totale d'une eau

vité

TH

Dureté totale de l'eau

Total des sels de calcium et de magnésium d'une eau

Ca

Teneur en ions calcium

 

Mg

Teneur en ions magnésium

 

TA

Titre alcalimétrique

mesure OH- + 1/2 CO 3 -- + 1/3 PO 4

---

TAC

Titre alcalimétrique complet

mesure OH - + CO 3 -- + 2/3 PO 4 + CO 3 H -

---

TaOH

Titre basique

= 2 TA - TAC

Cl

Teneur en ions chlorures

 

SO 4

Teneur en ions sulfates

 

SiO 2

Silice

Mesure importante pour les eaux déminéralisées et de chaudières.

PO 4

Phosphates

Mesure faite sur circuits de refroidissement et chaudières

Fe

Fer

Permet de suivre la corrosion de l'acier

MO

Matières organiques

S'exprime en mg/l d'oxygène consommé .

MES

Matières en suspension

Mesure importante sur les eaux avant osmose inverse ou tout traitement sur membranes.

La précision des analyses est le point le plus important. Des solutions titrées fraîchement préparées et des appareils de contrôle étalonnés régulièrement avec des solutions étalon d'excellente qualité sont des impératifs à respecter. Mais pas de crédibilité concernant les analyses d'eaux que si les prélèvements ont été effectués correctement.

Exemple: analyses des eaux des chaudières:

Le schéma de prélèvement des différentes eaux est le suivant:

. Exemple: analyses des eaux des chaudières : Le schéma de prélèvement des différentes eaux est

Valeurs types de l'indice de colmatage

Type d'eau

Eau souterraine ou eau d'un puits de plage

Eau de surface

Eau du robinet (venant d'eau de surface)

Eau d'alimentation d'un module spiralé

Eau d'alimentation d'un module de fibres creuses (fines)

Valeurs

< 2

>6

souvent > 5

< 3 à 5

<2 à 3

Ces systèmes doivent être traités pour éviter la corrosion et les dépôts, qui provoquent des pertes de chaleur et des réparations ainsi que des pertes de production.

et les dépôts , qui provoquent des pertes de chaleur et des réparations ainsi que des

Les impuretés qui provoquent la corrosion sont:

- les acides

- les bicarbonates

- le dioxyde de carbone

- les chlorures

- l'oxygène

- l'hydrogène sulfuré

Les encrassements sont le fruit:

- du Calcium

- du Magnésium

- de la Silice

- du Fer

- du Manganèse

Ces phénomènes sont généralement simultanés.

Puisque les circuits de refroidissement ont pour mission de "refroidir" des "produits" ou des unités de process par l'intermédiaire d'échangeurs de chaleur, l'on conçoit que le rendement d'échange soit un point important au niveau du rendement global des unités, donc de la production.

Ainsi, tout phénomène ou processus capable de diminuer ce rendement doit être maîtrisé: c'est le cas de l'entartrage et des proliférations organiques.

Ainsi également, toute action de l'eau susceptible de dégrader les matériaux constitutifs des installations, c'est à dire essentiellement les échangeurs de chaleur, doit être également maîtrisée : c'est le cas de la corrosion chimique ou bactérienne.

L'EAU : "H2O" +

matières en suspension

matières en émulsion

matières colloïdales

matières organiques dissoutes

matières minérales dissoutes

gaz dissous

organismes vivants

(*) : les virus ne sont pas classables dans cette catégorie.

sables argiles débris végétaux débris animaux

graisses

huiles

hydrocarbures

goudrons

argiles silice composés organiques

débris végétaux et animaux décomposés produits de synthèse pesticides fongicides herbicides

roches solubilisées apports liés à l'activité humaine gaz atmosphériques naturels gaz liés à l'activité humaine

vers insectes et larves algues champignons bactéries virus (*)

Dimensions des particules et techniques séparatives utilisables.

Microscope Microscope Visibilité à l'œil nu électronique optique 0,1 nm 1 nm 10 nm 100
Microscope
Microscope
Visibilité à l'œil nu
électronique
optique
0,1 nm
1 nm
10 nm
100 nm
1 mm
10 mm
100 mm
1 mm
1 cm
Ions
Molécules
Etat dissous
Etat colloïdal
Solides décantables
Silice colloïdale
Sables fins
Sables
moyens
Argiles
Limons
Charbon actif
Virus
Bactéries
Algues
Résin
es
Pyrogènes
Globules
Cheveux
rouges
Sucre
Fumée de tabac
Pollens
s
Colorants
Pigments de peinture
Poussière de
charbon
Fumées
Brouillards
Pluie
OSMOSE
ULTRAFILTRA
MICROFILTRATIO
CLARIFICATION
EXTRACTI
INVERSE
TION
N
ON
Techniques séparatives sur membranes
Filtration : Tamisage, dégrillage
Dialyse
Filtration sur cartouche
Filtration sur lit
Echange d'ions
Coagulation & floculation
Décantation

ANALYSE DES EAUX: SIGNIFICATION DES TITRES CHIMIQUES pH, TH,TA et TAC,Conductivité, DBO et DCO

Le pH (potentiel hydrogène) :

C'est une échelle logarithmique qui varie de 0 à 14 et qui traduit l'acidité ou l'alcalinité d'une solution, la neutralité étant à pH 7.

- Le pH des eaux naturelles varie entre 6,5 et 8,2 en moyenne

- Les solutions de bases faibles comme l'ammoniaque ont un pH variant entre 9 et 12.

- Les solutions de bases fortes comme la soude ont un pH variant entre 12 (à 0,4 g/l) et 14 (à 40 g/l) voire plus.

- Les sels d'acide fort et de base forte comme le chlorure de sodium (sel de table) ou le sulfate de calcium n'ont pas d'influence sur le pH.

- Les sels d'acide faible et de base forte comme le carbonate de soude se comportent comme des bases faibles.

Le pH est un des paramètres importants influençant la tendance entartrante ou agressive d'une eau naturelle: d'une manière générale une baisse du pH favorisera la tendance agressive et une élévation du pH, le caractère entartrant.

Le TH (Titre Hydrotimétrique) ou dureté de l'eau

Le TH indique la teneur globale en sel de calcium et de magnésium qui sont responsables de la dureté de l'eau, dans la plupart des eaux naturelles, le calcium contribue au TH dans la proportion de 70 à 90 % .

L'unité de mesure du TH est le degré français ( °f)

1°f =

4 mg/ l de calcium ou

= 2,4 mg/l de magnésium,

= 10 mg/l de Ca CO 3 (carbonate de calcium ou "tartre" )

Pour fixer les idées on considère que :

- de 0

à

5 °f

eau très douce.

- de 5

à

15 °f

eau douce.

- de 15 à

25 °f

eau moyennement dure.

- de 25 à

35 °f

eau dure.

- à plus de 35 °f

eau très dure.

On distingue :

TH total : Totalité des sels de calcium et magnésium = dureté

TH calcique :

Totalité des sels de calcium.

TH magnésien : Totalité des sels de magnésium.

TH temporaire : Ou dureté carbonatée correspond aux carbonates et

bicarbonates de calcium susceptibles de précipiter par ébullition,

TH permanent : Ou dureté non carbonaté correspond au sulfate et au chlorure de calcium stables, il est égal à la différence entre le TH et le TAC.

Nota: il est également utilisé le degré anglais, le degré américain et le degré allemand ou °dH.

1° français = 0.7° anglais = 0,58° américain = 0,56° allemand 1° anglais = 1.44° français = 0,83° américain = 0,8° allemand 1° américain = 1,72° français = 1.20° anglais = 0,96° allemand 1° allemand = 1,79° français = 1.25° anglais = 1,04° américain

Le degré français valant 10 mg /l de CaCO 3 est donc l'unité la plus petite et la plus précise,

De plus par une heureuse coïncidence, le calcium bivalent ayant une masse molaire de 40 g , on abouti à la relation simple de:

1 °f = 0.2 meq/l

( milli-équivalent / litre, qui est l'unité internationale ) relation plus aisé à retenir que dans les autres unités.

le TA et le TAC (Titre alcalimétrique et titre alcalimétrique complet) :

Ces deux valeurs permettent de connaître les concentrations en bicarbonates, carbonates et éventuellement en hydroxydes (bases fortes) contenues dans l'eau:

TA

=

TAC =

OH -

OH -

+ 1/2 CO 3

+

CO 3 -

-

+

HCO 3

Le TA et le TAC s'expriment généralement en degré français (°f).

- 1°f = 3,4 mg/l OH - (hydroxyde)

- 1°f = 6,0 mg/l

- 1°f = 12,2 mg/l

CO 3 -- (carbonate)

HCO 3 - (bicarbonate)

-

Le TA dose la totalité des hydroxydes et la moitié des carbonates qui sont alors
Le TA dose la totalité des hydroxydes et la moitié des carbonates qui sont alors

Le TA dose la totalité des hydroxydes et la moitié des carbonates qui sont alors entièrement transformés en bicarbonates à un pH de 8,3. Le TAC correspond à la totalité des bicarbonates et des carbonates.

L'alcalinité se mesure à l'aide d'une solution étalon d'acide fort en présence d'indicateurs colorés de pH :

- La phénolphtaleine pour le TA, virant du rouge à l'incolore à un pH de 8,3.

Répartition de ces trois familles en fonctions des valeurs respectives du TA et du TAC

 

Hydroxyde

Carbonate

Bicarbonate

TA = 0

0

0

TAC

TA <TAC/2

0

2TA

TAC - 2TA

TA = TAC/2

0

2TA

0

TA >TAC/2

2TA - TAC

2 (TAC - TA)

0

TA = TAC

TA

0

0

Remarque : On ne peut avoir à la fois présence d'hydroxydes et de bicarbonates, la réaction des deux formant des carbonates. Le tableau ci-dessus est applicable pour des eaux de composition courante.

La conductivité :

Elle dépend de la concentration en sels dissous conducteurs, sa mesure qui est simple et rapide est très utile pour le suivi dans le temps d'une même eau car elle permet de déceler immédiatement une variation de sa composition, par exemple :

- Baisse de conductivité de l'eau d'un réseau de chauffage due à l'entartrage.

- Réglage de la purge d'une chaudière ou d'un circuit de refroidissement pour limiter la concentration des sels dissous.

- Contrôle de la production d'une chaîne de déminéralisation.

Il est indispensable de préciser la température de référence à laquelle se rapporte la mesure, la conductivité augmentant avec la température.

La conductivité est généralement mesurée en micro-Siemens par cm (µS/cm), approximativement la valeur en µS/cm correspond à la salinité en mg/l. On utilise également la résistivité, inverse de la conductivité, mesurée en ohms.cm :

Résistivité (ohms.cm) = 1 000 000 / conductivité (en µS/cm)

DCO et DBO:

La DCO, Demande Chimique en Oxygène, représente la quantité de dioxygène nécessaire à l'oxydation de l'ensemble des matières organiques et minérales contenues dans l'eau, par oxydoréduction. Cette donnée est représentative de la pollution organique et chimique.

La DBO, Demande Biochimique en Oxygène, représente le besoin en dioxygène d'une eau pour assurer la dégradation biochimique des matières organiques. Si la DBO est trop élevée, cela peut aboutir à une désoxygénation de l'eau.

Toutes les eaux sont vulnérables à la pollution par des micro-organismes.

Les bactéries et les virus:

Les bactéries qui sont des indicateurs de la pollution fécale sont introduit dans l'environnement par le déversement des eaux usées municipales qui ont ou non été traitées au préalable.

La croissance des germes peut être à l'origine de nombreux problèmes dans le système de distribution : consommation d'oxygène dissout, corrosion, mauvais goût de l'eau.

Les phytoplanctons et les zooplanctons

L'eau de surface contient de nombreux organismes tels que les Phytoplanctons et les Zooplanctons. Certains de ces organismes comme les Actinomycètes et les Cyanophycée secrètent des composés qui donne à l'eau un mauvais goût et une mauvaise odeur. D'autres sont pathogène pour l'homme.

La présence d'algues et de micro organismes dans le système d'alimentation en eau est déplaisant pour la consommation et leur croissance peut s'accompagner de perturbations du milieu naturel.

En plus, lors de leur mort ou lors de leur croissance, certains microorganismes secrètent des métabolites toxiques pour les animaux.

Turbidité:

Avec la couleur, la turbidité de l'eau c'est à dire sa transparence est un facteur prépondérant pour la consommation de l'eau. La turbidité doit être contrôlée:

- pour permettre une désinfection efficace de l'eau

- pour enlever tous les polluants adsorbés par les solides en suspensions tels que les métaux lourds.

- pour lutter contre la sédimentation dans le système de distribution.

Couleur:

Les couleurs de l'eau peuvent résulter de la présence d'impuretés minérales ou organiques. On doit enlever ces particules dans le but de rendre l'eau plus agréable à la consommation. Enlever des couleurs indésirables d'eau revient à enlever des particules organiques indésirables.

Minéralisation:

L‘alcalinité de l'eau et sa dureté contribue au même titre que le pH et les acides carboniques dissous à l'équilibre carbonate de l'eau. Une tentative est faite pour atteindre cet équilibre de manière à éviter la formation de calcaire et de corrosion. Si la quantité de sulfate présente dans l'eau est trop importante cela a des conséquences sur le goût et le caractère laxatif de l'eau. Pour une quantité de chlorure trop importante en plus du goût l'eau devient corrosive.

pollution minérale

Certains métaux:

Le fer et le manganèse peuvent colorer l'eau et être à l'origine d'un phénomène de sédimentation dans l'eau. cela peut aboutir à un phénomène de corrosion. Qui plus est, ces métaux affectent les qualité organoleptiques de l'eau comme d'autres métaux tels que le cuivre, l'aluminium et le zinc pour ne citer qu'eux.

Gaz dissout:

La présence d' H 2 S dans l'eau est un indicateur de conditions anaérobiques et montre que le potentiel d'oxydo-réduction de l'eau est trop faible ce qui provoque la formation de mauvaises odeurs et contribue à rendre l'eau plus corrosive. H 2 S doit être enlever de l'eau.

Ions ammonium (NH 4 +):

Les ions ammoniums n'ont pas de conséquences sanitaires importantes sur la santé du consommateur mais leur présence dans l'eau est un indicateur de pollution de cette eau. Les ions ammoniums doivent être enlevés de l'eau car ils constituent un nutriment pour la croissance de certaines bactéries.

Impuretés affectant la santé du consommateur:

· Métaux: En particulier le cadmium, le chrome, le plomb, le mercure, l'arsenic

et le sélénium doivent être enlevés de l'eau. Généralement ils sont adsorber dans des solides en suspension et il suffit d'enlever ces solides en suspension pour enlever ces métaux. On a également recours à des traitements chimiques

pour détruire les complexes qui peuvent être formés par ses métaux.

· Dureté: Même si une eau trop dure n'est très nocive pour la santé il ne faut pas perdre de vue que cela peut être synonyme d'absorption par le corps humain d'une grande quantité de sodium et de risque d'hypertension.

· Fluor: Trop de Fluor n'est pas bon pour les os. dans certain cas il est

important de réduire la concentration en fluor de l'eau avant consommation.

Impuretés organiques

De nombreuses impuretés organiques se retrouvent dans l'eau souterraine et de surface. Ces impuretés organiques sont classées en 6 catégories: · Acides humiques ·

Acides hydrophiles ·

Acides carboxyliques ·

Amino - acides ·

Hydrocarbures ·

Carbones hydratés

Concentration totale en Carbone Organique: COT

LES POLLUANTS DES EAUX RESIDUAIRES

La pollution de l'eau provient essentiellement des villes, de l'industrie et de l'agriculture. La pollution générée par les deux premières est localisée (pollution "ponctuelle"), et peut être partiellement traitée, tandis que l'agriculture provoque une pollution "diffuse", dispersée dans les champs, qui atteint les nappes souterraines et les rivières progressivement.

La pollution vient des villes, de l'industrie et de l'agriculture.

et les rivières progressivement. La pollution vient des villes, de l'industrie et de l'agriculture.

Les principales familles de polluants

Les matières en suspension (plancton, débris végétaux fins, minéraux, matières organiques et minérales )

La pollution organique (polluants biodégradables: DCO et DBO)

La pollution micro biologique (virus, bactéries, parasites) limite les usages de l’eau (baignade élevage de coquillages).

Les matières fertilisantes( azote et phosphore entraînant la prolifératio d’algues qui diminuent la luminosité et consomment l’oxygène dissous dans l’eau d’où eutrophisation)

Les polluants métalliques et chimiques persistants (pesticides, résistant à la dégradation chimique, biologique et par la lumière. Avec les métaux lourds ils forment une famille de polluants très dangereux : s'accumulant et se concentrant tout au long de la chaîne alimentaire Les sels minéraux (chlorures ou sulfates de calcium, de magnésium, de sodium ou de potassium) peuvent voir leur concentration s'élever à la suite de rejets industriels.

Types de pollution

La contamination des eaux est principalement provoqué par :

les polluants chimiques les polluants organiques (matières organiques fermentescibles, micro-organismes) les polluants thermiques et radioactifs Plus grave que la pollution des eaux superficielles : la pollution des nappes souterraines par infiltration de contaminants car l'auto-épuration n'y est pas possible(absence d'oxygène)

Pratiquement, on peut par ailleurs distinguer trois formes de pollutions :

celles qui amènent des désagréments (goût, odeur, bruit) celles qui occasionnent des dangers immédiats et graves celles qui peuvent présenter des dangers à long terme (effets cumulatifs) Les effets directs et indirects des pollutions. Celles-ci peuvent induire des changements de pH de l'eau et amener des dépôts de substances toxiques et également provoquer une dystrophisation de l'eau.

NATURE

PARAMETRES

SYMB.

EFFETS

ORIGINE

MECANIQUE

Matière en suspension Turbidité

MES

Colmatage du lit de la rivière, des zones de reproduction des poissons (frayères).

Érosion des sols (orages), travaux en rivière, vidanges de retenues

ORGANIQUE

Oxygène dissous

O2

Diminution de la photosynthèse Consommation d'oxygène dissous au détriment des poissons

Rejets domestiques et industriels

dissous

Demande biochimique en oxygène Demande chimique en oxygène

DBO5

Élevages intensifs

DCO

THERMIQUE

Température

Diminution de l'oxygène dissous Perturbe les poissons

Eau de refroidissement des grosses usines

AZOTE

Azote organique

N-org

Perturbe la production d'eau potable Toxique pour les poissons Toxique pour les poissons Perturbe la production d'eau potable si fortes concentrations Contribue à l'eutrophisation

Rejets domestiques et industriels

Ammoniaque

NH4

Élevages intensifs

Nitrites

NO2

excès d'engrais, rejets domestiques

Nitrates

NO3

PHOSPHORE

 

P

Augmente les risques

 

Phosphore total Phosphates

PO4

d'eutrophisation = asphyxie de la rivière par prolifération d'algues

Rejets domestiques essentiellement Élevages et excès d'engrais

TOXIQUES

Cyanures

CN

Inhibiteur de la vie aquatique

Rejets d'industries :

& MICRO-

- traiteurs de surfaces

POLLUANTS

 

- utilisateurs de solvants divers

Métaux lourds :

Cd, Hg,

Compromettent la fabrication d'eau potable si normes réglementaires dépass ées

cadmium, mercure, chrome, plomb,

Cr, Pb

métaux

Solvants et divers :

P-OH, F

 

phénols, fluor, solvants chlorés

Micro polluants organiques : organo- halogénés (ex : chloroforme)

Risque de toxicité immédiate et/ou de toxicité différée par accumulation dans les chaînes

AOx

alimentaires

Résultat de l'action du chlore sur les matières organiques

Pesticides (atrazine,

Risques d'effets mutagènes et cancérogènes

lindane,

)

Rejets diffus provenant du traitement des cultures, des abords des routes et voies de chemin de fer.

(La mesure des toxiques se fait parfois par des tests biologiques globaux (ex : test daphnie))

équitox

 

RADIOACTIVI

 

Bq

   

TE

Activité globale Analyses spécifiques

Risques mutagènes et cancérogènes

Rejets des hôpitaux, activités nucléaires

BACTERIO-

Analyses micro biologiques :

MES

Turbidité Contamination qui nécessite une stérilisation de l'eau potable Limite l'usage de la baignade

Rejets domestiques Elevages intensifs

LOGIQUE

- Bactéries

 

- Virus

L’INDUSTRIE PETROLIERE

Les activités de l’industrie pétrolière et gazière comprennent:

l’exploration l’exploitation le transport Le pétrole et le gaz, dont la gestion exige tout un réseau d’installations et de distribution, sont transformés en produits intermédiaires et finis dans les raffineries et distribués aux acheteurs consommateurs.

Les activités du secteur pétrolier ont de nombreuses répercussions sur l'environnement.

Raffinage du pétrole

Le pétrole brut est un mélange de nombreux hydrocarbures. Les deux principaux constituants du pétrole sont:

le carbone (84-87 %) l'hydrogène (1114 %)

et, à des niveaux moindres,

le soufre (0-3 %), l'oxygène (0-2 %), l'azote (0-1 %). Le pétrole brut peut aussi contenir certains métaux lourds à l'état de trace.

L'objectif premier d'une raffinerie est de fractionner le pétrole brut, qu'il soit de provenance naturelle (formation géologique) ou dit synthétique (sable bitumineux) et de le convertir en différents produits de consommation tels les essences, le carburant diesel, les mazouts légers et lourds, les bitumes, le kérosène ou des produits intermédiaires alimentant l'industrie pétrochimique (naphta, distillat).

Les procédés unitaires du secteur du raffinage du pétrole sont nombreux. Les principaux sont:

le dessalage, la distillation atmosphérique, la distillation sous vide, le craquage et le reformage catalytique, et l'hydrotraitement.

On peut définir le raffinage du pétrole comme la séparation physique, thermique et chimique du pétrole brut en composantes majeures de distillation ou fractions.

Ces fractions de distillation peuvent à leur tour être transformées ou valorisées en produits pétroliers finis.

La raffinerie de pétrole est l’installation où se déroule ce processus. Les installations de raffinage distillent ou séparent le pétrole brut en plus petites fractions (ou groupes de molécules) pour fabriquer plus de 2 500 produits différents que nous utilisons dans nos véhicules, nos maisons et nos industries.

On peut répartir ces produits entre trois grandes catégories:

carburants (comme l’essence automobile, le carburant diesel, le carburant aviation, le mazout léger et lourd) produits hors combustibles (comme les huiles et les graisses lubrifiantes, l’asphalte) matières premières pour l’industrie chimique

Étapes des processus des industries pétrolières

Étapes des processus des industries pétrolières

La première étape obligatoire dans le traitement du pétrole est le dessalage qui consiste à préchauffer le pétrole brut et à le mélanger avec de l'eau. Différents additifs sont ajoutés afin de dissoudre les sels minéraux présents.

L'eau contaminée est dirigée vers le système de traitement des eaux résiduaires huileuses.

Tout le pétrole brut dessalé est ensuite chauffé et dirigé dans la colonne à distillation atmosphérique. Il est ensuite séparé, par distillation et épuisement à la vapeur, en diverses fractions de plages d'ébullition différentes; les fractions sont retirées en continu de la colonne et dirigées vers d'autres unités pour un traitement ultérieur.

Le résidu en provenance de la colonne de distillation atmosphérique (environ 30 % du brut) est acheminé dans une colonne à distillation sous vide pour produire des gazoles légers et lourds et du brai (asphalte).

Les gazoles lourds (environ 25 % de l'alimentation) provenant de la colonne de distillation sous vide subissent une conversion par craquage catalytique pour produire des essences de meilleure qualité. Les gazoles sont alimentés en pied de colonne et se vaporisent au contact du catalyseur chaud dans un lit fluidisé. Les vapeurs sont séparées du catalyseur et les produits sont récupérés dans une colonne de fractionnement.

L'hydrotraitement (désulfurisation), dont la capacité représente environ 30 % de la distillation, est un procédé catalytique par hydrogénation utilisé pour la purification du naphta, du distillat et des gazoles. Il permet de convertir les oléfines en paraffines en les saturant avec l'hydrogène et de purifier les produits pétroliers en réduisant approximativement 90 % des sulfures et 80-90 % des composés azotés. Il permet, de plus, de réduire les composés oxygénés ainsi que les halogénures et les métaux traces. Ce procédé convient parfaitement à la production de carburant diesel et de mazout domestique à faible teneur en soufre.

Le reformage catalytique est le procédé de réarrangement le plus utilisé (environ 15 à 30 % de la capacité totale de raffinage) et sert à augmenter l'indice d'octane de l'essence extraite du pétrole brut. La réaction prédominante est la déshydrogénation des naphtènes, tandis que l'isomérisation et la déshydrocyclisation des paraffines sont aussi d'importantes réactions secondaires. Le catalyseur utilisé dans la réaction doit être remplacé périodiquement ou régénéré. Les raffineries choisissent cependant, de plus en plus, de régénérer le catalyseur en continu afin d'éviter les arrêts de production.

Nature des effluents

Le pétrole brut est un mélange complexe constitué d'hydrocarbures et d'impuretés tels des composés azotés, sulfurés et oxygénés, des sels inorganiques et des traces de métaux; ces contaminants se trouvent à l'effluent en plus ou moins grande concentration. Les produits utiles à la raffinerie et les bruts sont stockés avant d’être utilisés. Durant le stockage des bruts, l’eau se sépare de l’huile et il en résulte une eau résiduaire contenant de l’huile libre et de l’huile émulsionnée, des matières en suspension et des boues de fond.

Les principaux procédés de la raffinerie tels que le dessalage et la distillation du brut ainsi que les unités de craquage et d'hydrotraitement contribuent à la contamination des eaux; on y trouve des débits importants d'eaux usées de même que des concentrations élevées de contaminants. De plus, les eaux de ballast qui servent à la stabilité des navires constituent une charge importante au système de traitement des eaux, principalement en huiles, en phénols, en matières en suspension et en solides dissous.

Il existe beaucoup d'autres sources de contamination des eaux dans une raffinerie de pétrole, mais elles sont de moindre importance:

eaux pluviales qui ruissellent sur les terrains de la raffinerie, eaux usées domestiques, eaux de service (purge des chaudières, purge de l’eau d’alimentation, eaux de refroidissement et purge des tours de refroidissement indirect); nombreux produits chimiques utilisés dans les procédés tels la soude caustique, les acides, les solvants, les inhibiteurs de corrosion, les détergents, etc. peuvent contribuer aussi à contaminer l'effluent à la suite d'un déversement, lors des purges ou des nettoyages d'équipements.

Ainsi, les paramètres les plus représentatifs pour assurer une surveillance adéquate d'un effluent d'une raffinerie de pétrole sont:

•les huiles et graisses (H&G), •les phénols, •les sulfures, •l’azote ammoniacal (NH 3 -N) •les matières en suspension (MES). •Le pH doit aussi être mesuré en continu.

Émissions atmosphériques des raffineries de pétrole

Le processus de raffinage du pétrole entraîne le rejet de plusieurs polluants atmosphériques, dont les oxydes de soufre, les oxydes d’azote, les composés organiques volatils, les particules, le monoxyde de carbone et le benzène, de même que de nombreux gaz à effet de serre (GES).

L’industrie du raffinage est à l’origine d’une émission de polluants en raison de ses besoins propres en énergie thermique et des émissions spécifiques dues aux processus de traitement ou de fabrication employés. En quantités variables, selon les unités considérées, elle est émettrice de monoxyde et de dioxyde de carbone, de dioxyde de soufre, d’oxydes d’azote, de poussières, de composés organiques volatils (COV), etc.

Différents types de déchets générés par les industries pétrolières:

Pollution

Système de refroidissement

Quantité approximatives

3.5-5 m 3 de déchets par tonne de brut

Eau résiduaires polluées

DCO 300-600 mg/l phénol 20-200 mg/l huile-pétrole 100-300 mg/l (eau sans sels) huile-pétrole 5000 mg/l benzène 1-100 mg/l métaux lourds 0.1-100 mg/l

Déchets solides et boues

de 3 à 5 kg par tonne de brut (80 % doit être considéré comme produits dangereux en raison de la présence de métaux lourds et des produits toxiques).

de 0.5 à 6 kg/tonne de brut

BTX (Benzène, Toluène et Xylène) de 0.75 à 6 g/tonne de brut Oxydes de soufre 0.2-0.6 kg/tonne de brut Oxydes d'azote 0.006-0.5 kg/tonne de brut

Émissions de COV

Autres émissions

Les industries pétrochimique doivent faire face à plusieurs problèmes

pétrochimique doivent faire face à plusieurs problèmes Sels dans les réservoirs d'alimentation (problèmes de

Sels dans les réservoirs d'alimentation (problèmes de corrosion et de bouchage ) et présence d'aromatiques (source de COV):

Les raffineries de pétrole font tout pour éviter la présence de sels dans les réservoirs d'alimentation en raison des problèmes de corrosion et de bouchage. La première étape du raffinage est le dessalage où une eau chaude extrait les sels. De manière générale il est assez commun d'utiliser un anti-rouille ou un anti-corrosion dans le fuel. Si les réservoirs d'alimentation contiennent des aromatiques ayant une bonne solubilité tels que le Benzène ou le Toluène ils peuvent se retrouver dans l'effluent dessalés ce qui constitue une source majeur de production de composé organique volatil (COV).

Enlever les aromatiques, le pétrole, les graisses et les composés organiques

Un traitement direct des eaux résiduaires avec du charbon actif permet de réduire la concentration en aromatiques jusqu'à des limites plus acceptables. De plus, le charbon actif capture aussi les huiles, graisses et les autres matières organiques. Le charbon actif est aussi utilisé pour enlever les hydrocarbures et les courants de gaz organiques de la raffinerie. Une autre application du charbon actif est d'améliorer les boues activées de la raffinerie en leur ajoutant du charbon actif en poudre

Enlever le Phénol et l'azote ammoniacal avec un traitement biologique

Dans le but d'éliminer le phénol et l'azote, la meilleure solution est d'utiliser un traitement biologique à l'aide de peroxyde d'hydrogène. En utilisant un catalyseur en combinaison avec H 2 O 2 il est possible d'éliminer ou diminuer la DCO, DBO 5 et la toxicité de l'eau résiduaire. De plus, les phénols sont transformés en composés moins dégradables qui peuvent être éliminés par coagulation ou précipitation.

Les contaminants organiques et inorganiques des eaux résiduaires des raffineries:

Un procédé d'élimination des produits organiques et inorganiques solubles ou insolubles des courants d'eaux résiduaire des raffineries met en oeuvre les procédés d'ultrafiltration et d'osmose inverse. Avant l'étape d'ultrafiltration l'eau résiduaire doit être passée dans un système adoucisseur pour enlever les cations métalliques divalents et trivalents de manière à prévenir tous phénomène de bouchage lors de l'osmose inverse.

Séparation de l’eau et du pétrole

Un problème principal de l'industrie pétrochimique est l'élimination des résidus et sous produits du pétrole des eaux résiduaires. Cette situation apparaît par exemple lors d'une fuite dans le réseau de distribution de brut. Dans le but de réaliser cette séparation il est possible d'utiliser une séparation par membrane. Lors du nettoyage alcalin des réservoirs le niveau de pollution des émulsifiants peut être très élevés. Il est alors important de réaliser une correction du pH et il peut être nécessaire d'utiliser un coagulant minéral par exemple.

Eau de pluie chargées en dérivés du pétroles

Le pétrole et les matières grasses sont éliminés par filtration ou flottation tout dépend de DBO 5 et des concentrations en phénol. L'eau peut être biologiquement purifiée. Après cela un traitement tertiaire peut être utiliser pour enlever les solides en suspension et les phénols résiduels.

Eau de processus

Cette eau a une concentration plus importante en matière émulsifiante et peut contenir une pollution à base de sulfure S 2-

Deux procédés sont largement utilisés:

- purification physico-chimique

Cette technique combine une filtration rapide des eaux résiduaires et une flottation aidée.

- recyclage

Le recyclage utilise un traitement biologique à deux étapes.

Les raffineries et les métaux lourds

Les métaux lourds sont présent dans tous les types d'eau des raffineries: processus, eaux résiduaires, Le tableau ci-dessous montre quels sont les métaux lourds les plus présents:

Cd

Cr

Cu

Hg

Pb

Ni

Sn

Zn

++

++

+

 

++

+

 

++

Rejets d'eau dans le milieu naturel

Rejets d'eau dans le milieu naturel * Le chiffre de 2000 a été révisé à la

* Le chiffre de 2000 a été révisé à la baisse car dans la passé les volumes d'eau réinjectés dans les puits étaient comptabilisés, ce qui n'a pas lieu d'être. ** Contrairement à la Chimie, les rejets d'eau dans le milieu naturel du Raffinage n'incluent pas les eaux utilisées en circuit ouvert.

Rejets de matières en suspension (MES)

Rejets de matières en suspension (MES)

Rejets d'hydrocarbures

Rejets d'hydrocarbures
Rejets d'hydrocarbures

Rejets de demande chimique en oxygène (DCO)

Rejets de demande chimique en oxygène (DCO) * Les chiffres de 2000 et 2001 ont été

* Les chiffres de 2000 et 2001 ont été révisés à la baisse car ils comprenaient les rejets de DCO de l'usine de Crosby (Etats-Unis) alors que ceux-ci sont réinjectés en totalité en puits profonds.

L'évolution des rejets industriels en Provence-Alpes-Côte d'Azur (France)

L'évolution des rejets industriels en Provence-Alpes-Côte d'Azur (France)

Principales activités pétrochimiques:

Vapocraquage de naphta ou de gazole avec les productions d’éthylène, propylène, butadiène, styrène, puis de polymères et de caoutchoucs, etc.

Reformage catalytique de naphta vers la production d’aromatiques, puis de phénols, Nylons, détergents anioniques, etc

Ces activités sont situées en dérivation de l’industrie du raffinage d’où la similitude dans les caractéristiques des rejets, mais, dans ses productions diverses et nombreuses, la pétrochimie présente souvent des rejets spécifiques dont il faut citer les originalités et donner des schémas applicables de traitement.

1. Originalités des effluents de la pétrochimie

Analogie entre effluents du raffinage et de la pétrochimie

Pollution principalement organique avec des HC sous leurs trois états de dispersion dans l’eau

Présence, moins fréquente, de phénols, de sulfures ou de produits intermédiaires d’oxydation de ceux-ci.

Des paramètres particuliers interviennent, susceptibles de modifier la traitabilité des effluents et d’exiger des pré traitements spécifiques autres que ceux du raffinage ou un schéma d’organisation du traitement différent.

Paramètres particuliers de la pétrochimie

Irrégularité d’émission dans le temps de rejets provenant de productions, par campagnes relativement courtes, ce qui peut soumettre une masse bactérienne de BA à des aléas d’accoutumance.

Absence de nutriments N et surtout P dans les effluents, sauf productions telles qu’urée et acrylonitrile ou de réactions mettant en œuvre des amines ou NH 4 + (alkylation par exemple)

Débits plus élevés qu’en raffinage, dû à la taille importante des complexes qu’à la diversité des productions, car de fortes compressions des consommations d’eau ont déjà été réussies en pétrochimie.

Salinités fortes, fréquentes, liées à certains procédés ( alkylations, copolymérisation de latex, procédé à la chlorhydrine, etc…) et pouvant évoluer entre 5 et 25 g.l -1 de sel à base de NaCl ou CaCl 2 , plus rarement NH 4 Cl. Ces salinités seront affaiblies si on les mélangent avec 50% d’eaux de purges de réfrigération (salinité de 0.6 à 3 g.l -1 ) qui peuvent participer à l’épuration biologique générale.

Présence de composés chlorés lors de certaines synthèses (PVC, acétone, acétaldéhyde).

Températures élevées (40 à 60 °C) qui exigent le refroidissement de l’eau avant l’épuration biologique, sinon avant la FAD

Grandeur du rapport DCO/ DBO 5 , mesuré après épuration physico-chimique et ne caractérisant que la pollution organique dissoute.

Pollution dissoute faible et chargée de MES et d’HC surtout dans les effluents de production de polymères, au contraire, lorsque interviennent dans les procédés des solvants ou des alcools ou la fabrication de produits fins et d’additifs destinés à l’industrie pharmaceutiques, la DBO 5 dissoute devient la fraction principale et peut atteindre 500 à 1500 mg.l -1 .

•Volatilité des polluants à prendre en compte afin d’éviter un transfert de pollution à l’atmosphère lors d’une épuration biologique.

Étapes de Traitement des Eaux Résiduaires

Traitement des rejets

L’objectif du traitement des eaux résiduaires est l’obtention d’une eau épurée qui satisfait aux normes de rejet édictées par la législation et pouvant par suite être évacuée sans danger dans le milieu naturel ou bien être utilisée dans le cadre des mesures nécessaires à une bonne gestion de l’eau (recyclage), plus particulièrement en milieu industriel.

Des analyses technico-économiques adaptées à la nature des besoins

en matière de traitement des eaux usées industrielles permettent à l’industriel d’apporter des réponses optimisées dont :

· la mise en conformité des rejets en milieu urbain ou naturel

· le recyclage vers les eaux de process

Une combinaison d’équipements modulaires est la base des divers traitements correspondant aux différentes exigences de qualité :

Le choix d'un traitement d'eau n'est pas une opération évidente.

Il faut distinguer 3 types de traitement d'eau:

- Épuration d'eau ( Filtration, déminéralisation, osmose inverse

etc.)

- Traitement chimique de l'eau ( antitartre, anticorrosion, etc.)

- Traitement des eaux résiduaires.

L'eau étant un fluide utilisé pour la transmission de calories ou de frigories, il convient, pour l'étude du traitement d'avoir préalablement des réponses précises à certaines questions, dont notamment:

- De quelle qualité d'eau ai-je besoin ?

- Qu'ai-je comme qualité d'eau disponible et en quelle quantité ?

- Quel peut être le traitement physique ou chimique le mieux adapté techniquement et économiquement à mon problème ?

Sur les deux premières interrogations, il y a une pré-étude à effectuer dans les domaines suivants:

- Définition exacte de la qualité de l'eau nécessaire ( caractéristiques physiques, chimiques et bactériologiques)

- Étude et bilan de l'eau disponible ; campagne d'échantillonnage durant une période qui est fonction de l'origine de l'eau ( surface ou nappe)

- Étude des variations des caractéristiques dans le temps et des interférences climatiques ou autres.

Concernant la troisième interrogation, il s'agit de l'affaire du traiteur d'eau qui doit théoriquement ne pas avoir de mal à concevoir un matériel ou un traitement chimique performants, puisque la technique à mettre en œuvre est directement fonction des différences entre l'eau à traiter et l'eau dont a besoin.

En ce qui concerne les eaux résiduaires, il y a également une approche systématique et essentielle des points suivants:

- Définition de la pollution et de ses variations dans le temps.

- Éventuelle intégration des modifications qui seront apportées par des projets d'extension.

- Standards des rejets (Normes).

- Possibilités des recyclages.

Traitement des eaux : l’épuration des eaux usées

Traitement des eaux : l’épuration des eaux usées

L'eau recueillie par les égouts doit être traitée, c'est-à-dire purifiée avant d'être rejetée dans le milieu naturel. Le traitement des eaux est un procédé complexe qui nécessite plusieurs opérations et se fait à une station d'épuration.

Les eaux usées traversent d'abord des grilles (l): Dégrillage, qui

retiennent les objets flottants (papiers, gros déchets

dans un grand bassin: Décanteur primaire (2) au fond duquel se déposent les boues.

).

Elle s'écoule ensuite

L'eau débarrassée des matières épaisses est encore impropre à l’environnement. L’eau passe dans un bassin d'aération (3): Boues activées où des bactéries dégradent la matière organique en décontaminant l’eau.

L'eau passe ensuite dans un décanteur secondaire (4): Décanteur secondaire dont le rôle est de permettre aux micro-organismes de se déposer. L'eau épurée reste en surface et elle est rejetée à la rivière (5):

Rejet où le travail d’épuration se continue.

Eaux Dégrillage grossier, Relèvement des eaux brutes, Dégrillage fin, Dessablage-déshuilage, Traitement biologique en 2 étapes :

1ère étape réacteur biologique associé à une décantation lamellaire 2ème étape filtration biologique Traitement de finition

Boues Épaississement, Digestion anaérobie, Déshydratation mécanique par centrifugation.

Traitement de l'air Ventilation et extraction de l'air vidé, Traitement physico-chimique.

Pré Traitements :

•dégrillage,

•dessablage,

•déshuilage.

Traitement primaire •décantation

Traitement secondaire, le plus souvent biologique par :

•boues activées, •lits bactériens, •bio disques, •lagunage (comprenant une décantation) ;

Traitement tertiaire :

•biologique d'élimination de l'azote et du phosphore, •chimique de précipitation et de décantation du phosphore, •physico - chimique de désinfection.

Bâche d'arrivée/dégrillages.

Bâche d'arrivée - Dégrillage grossier :

Les eaux usées arrivent gravitairement à la station par un collecteur, les

effluents traversent un dégrilleur grossier qui les débarrasse des matières

volumineuses (cartons, plastiques, chiffons, etc l'efficacité du traitement en aval.

)

qui pourraient nuire à

Relèvement - dégrillage fin :

Les eaux usées sont relevées par 4 pompes immergées. L'effluent passe au travers d'un dégrilleur fin qui retient les matières en suspension flottantes ou semi-flottantes.

Dessablage - Déshuilage. Les eaux sont introduites dans un dessableur - déshuileur, qui sépare les huiles et les graisses préalablement émulsionnées par insufflation d'air, des sables et graviers par simple sédimentation physique.

Traitement des refus :

Les déchets provenant du dégrillage et du déshuilage sont compactés puis évacués dans des bennes. Les sables sont lavés, essorés et transportés en décharge. Matières de vidange :

Une cuve de stockage des matières de vidange d'une capacité de 150 m3 reçoit les produits des fosses d'aisance des particuliers.

des matières de vidange d'une capacité de 150 m3 reçoit les produits des fosses d'aisance des

Prétraitements

Les traitements physiques comprennent :

Dégrillage Tamisage ou micro-tamisage Débourbage Dessablage

Rappelons qu'il existe une limite supérieure de la teneur en matières en suspension, généralement de 1 à 5g/l, au-delà de laquelle il est indispensable de prévoir en amont de l'étape de clarification, un étage de débourbage ou de dessablage (suivant la taille des particules à éliminer et variable suivant le modèle de décanteurs, ).

Dégrillage. Le dégrillage est la première étape d'une filière de traitement, qui consiste à retenir tous les gros déchets (branches d'arbres, bouteilles, ). Pour ce faire, on met en place un système de grilles, dont l'espacement est d'environ 50 mm.

de grilles, dont l'espacement est d'environ 50 mm. Dés que les grilles sont encombré s par

Dés que les grilles sont encombrés par les déchets, un racleur (râteau) monte le long des grilles et fait tomber ces déchets dans un benne (pleine > décharge).

Dégrilleur courbe statique

Dégrilleur courbe statique Le pré traitement par séparation physique (dégrilleur, décanteur, débourbeur,

Le pré traitement par séparation physique (dégrilleur, décanteur, débourbeur, flottation simple)

Tamisage:

Après une éventuelle étape de dégrillage, l'eau traverse un tamis constitué de mailles fines, qui permettent d'arrêter les petits déchets. Lorsque celui-ci est bouché, il est nettoyé à l'eau sous-pression (manuellement ou automatiquement). Puis les déchets (refus) sont envoyés en décharge.

à l'eau sous-pression (manuellement ou automatiquement). Puis les déchets (refus) sont envoyés en décharge.

Il existe plusieurs types de tamis :

Tamis statique, (principe de fonctionnement) Un système de réglage permet d'orienter le produit au déversement sur une grille. Une filtration gravitaire s'effectue et une séparation du produit solide et du produit liquide est alors réalisée.

Tamis rotatif, Après avoir traversé un caisson de répartition, le liquide arrive sur un déversoir sur le quart supérieur d'un tambour. En traversant la grille, les solides se déposent, puis dans un réservoir externe, par l'intermédiaire d'un grattoir. Le liquide filtré traverse le tambour à contre-courant et assure le nettoyage du filtre. Un déflecteur interne permet d'éviter la projection du liquide sur les parties solides.

Nota :

Les vis convoyeuses et compacteurs sont utilisés pour les applications suivantes :

Transport de refus de dégrillage,

Transport de boues déshydratées par filtres à bandes, centrifugeuses, filtres à plateaux,

Toute application de convoyage de matières solides

Débourbage / Déssablage. Lorsque la ressource est très fortement chargée en M.E.S (matières en suspensions) et/ou matières décantables, tels que boues et/ou sables par exemple, il doit être procédé à un pré-traitement pour éliminer (avant la phase de clarification) ces charges importantes.

Les débourbeurs, comme leurs nom l'indiquent, permettent d'enlever les boues, en laissant dans les eaux traitées une charge en M.E.S de l'ordre de 100 à 1000 g/l selon les cas.

Les dessableurs, dont la fonction est de retenir les sables entraînés avec l'eau, permettent d'éliminer spécifiquement ceux-ci. Il est possible également de procéder à un lavage et une classification de ces sables.

Schéma général d’une station de traitement des eaux

Schéma général d’une station de traitement des eaux

Les techniques suivantes peuvent être utilisées :

- Traitement physico-chimique

- Traitement aérobie / anaérobie

- Filtration à disque et à tambour

- Filtration par membrane (osmose inverse)

- Systèmes d’oxydation avancée

Elles permettent:

- Réduction de la Demande Chimique en Oxygène (DCO), de la Demande Biologique en Oxygène (DBO)

- Dégraissage des eaux résiduaires

-Déminéralisation

- Suppression des pesticides

- Décoloration

- Assèchement des boues

- Nitrification et dénitrification.

Traitements physiques

But

Méthodes

Débarrasser l'eau des matières insolubles

Décantation, Filtration sur sable ou D + F

Déminéraliser partiellement l'eau

Décarbonatation partielle de l'eau ( à la chaux car procédé économique) Décarbonatation par vaccination acide.

Traitements chimiques

But

Méthodes

Alimenter le circuit en eau brute et travailler en pH libre

Conditionnement mixte antitartre et anticorrosion

Alimenter le circuit en eau brute avec pH contrôlé

Conditionnement mixte AT et AC.

Alimenter en eau volontairement incrustante

Conditionnement antitartre

Alimenter en eau volontairement agressive

Conditionnement anticorrosion

Le traitement bactériologique a pour but de débarrasser l'eau des bactéries responsables du processus de corrosion de certains métaux et également responsables de dépôts organiques importants dans les circuits ( slimes en pétrochimie).

Les principes d'un traitement bactériologique sont les suivants:

1. Définir qualitativement les biocides actifs sur les bactéries du milieu infecté par réalisation d'antibiogrammes sur site ( travail d'un spécialiste).

2. Définir les dosages optimaux.

3. Le traitement s'effectue toujours selon le principe suivant:

- Injection d'un dispersant dans l'eau du circuit - Après 2 ou 3 heures ( selon volume en eau du circuit et débit recirculé), faire une injection choc d'un bactéricide - après 24 ou 48 heures, faire une injection d'un autre bactéricide en alternance.

L'injection de bactéricide en continu est vivement déconseillée car elle crée le phénomène de bactériorésistance des germes que l'on souhaite détruire.

Rappel de quelques notions de chimie de l'eau

Eau agressive: L'agressivité d'une eau est sa tendance à dissoudre du carbonate de calcium. Une eau agressive est généralement corrosive mais l'inverse n'est pas vrai.

Corrosivité: La corrosivité d'une eau est définie par rapport à un métal; entre l'eau ( électrolyte) et le métal se produit un processus électrochimique qui conduit à la dissolution du métal et sa transformation en oxydes insolubles ( dans le cas de l'acier, c'est la "rouille"). Il ne faut donc pas confondre agressivité et corrosivité d'une eau.

Eau incrustante: C'est la tendance qu'a une eau de déposer des sels alcalinoterreux, en général des sels de calcium. Le "tartre" commun est le carbonate de calcium; toutefois il existe d'autres tartres, lesquels sont les sels de calcium insolubles.

SELS INSTABLES DE L'EAU

L'eau contient des sels stables et instables et les difficultés essentielles, en particulier au niveau de l'entartrage proviennent des sels instables. En résumant, l'on peut schématiser la répartition des sels comme suit:

Sels stables: Chlorures, sulfates, nitrates. Sels instables: Bicarbonates, carbonates. Dans une eau, la répartition des sels instables est quantifiée par les valeurs ( relatives ) des TA et TAC TA = Titre alcali métrique TAC = Titre alcali métrique complet Les valeurs des TA et TAC sont les suivantes:

et TAC TA = Titre alcali métrique TAC = Titre alcali métrique complet Les valeurs des

Traitement physico-chimique:

Les traitements physico-chimiques lors du traitement des eaux usées et résiduaires ont pour objectif la séparation des particules solides, des huiles, des acides gras

Les techniques suivantes peuvent être utilisées :

Filtres

Coagulation et Floculation

Flottation

Centrifugation

Précipitation

Décantation

Oxydation

Désinfection

Neutralisation

Électrolyse

Le traitement physico-chimique de l'eau est souvent une étape intermédiaire, suivie la plupart du temps par un traitement biologique.

Le traitement physico-chimique qui associe un traitement chimique par réactifs à une séparation physique sur

Le traitement physico-chimique qui associe un traitement chimique par réactifs à une séparation physique sur filtre, décanteur ou flottateur

Coagulation-Floculation

Les composants de l'eau sont divisés en trois catégories:

solides en suspension,

particules colloïdales (moins de 1 micron)

substances dissoutes (taille inférieure au millimètre).

Le processus de coagulation-floculation facilite l'élimination des solides en suspension et des particules colloïdales. On l'utilise dans l'étape d'une séparation solide-liquide :