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Le Ramadhân et ce qui touche les péchés

pendant et en dehors de ce mois


SHeikh ’Abdel-’Azîz Ibn BâZ

- Le jeudi 30 octobre 2003, par Ibn Abdel-Hâdî

BismiLLehi ar-Rahmâni ar-Rahîm

« Quiconque viendra avec le bien aura dix fois autant ; et quiconque viendra
avec le mal ne sera rétribué que par son équivalent. Et on ne leur fera aucune
injustice. »

Ce qui est établi concernant le musulman pendant, et en dehors du Ramadhân, est


de lutter contre son nafs qui l’incite au mal [ses propres passions, âme charnelle], au
contraire, il faut que le musulman exhorte son âme, et l’incite à faire du bien afin
qu’elle s’apaise. Cependant, il est obligatoire pour le musulman de lutter contre
l’ennemi d’Allâh [’adoû Allâh], « Iblîs », afin de se débarrasser de son mal et de ses
mauvaises inspirations. Le musulman ici-bas, mène une lutte [djihâd] continuelle
contre son « nafs », sa passion [al-hawa] et Satan [shaytân]. Et il doit souvent se
repentir [tawbah] et demander pardon [istighfâr] en toute heure et tout temps.
Cependant, un moment peut se différencier d’un autre. Ainsi, le mois de Ramadhân
est le meilleur des mois de l’année ; il est le mois du pardon et de la miséricorde
[rahma], ainsi que de l’affranchissement de l’enfer [an-nâr]. Si le mérite lié au
contexte s’ajoute au mérite du mois, les bonnes actions accomplies dans ces
circonstances sont augmentées et les mauvaises aggravées. Un mauvais acte
commis pendant Ramadhân entraîne un péché plus grave que celui commis en
dehors de ce mois. De même, un acte d’obéissance accompli pendant Ramadhân
entraîne une récompense divine plus importante que celui accompli en dehors de ce
mois.

Le Ramadhân représente cela, et l’obéissance [dans ce mois] est un mérite immense


ainsi que la cause d’une récompense abondamment augmentée ; et les actes de
désobéissance [al-ma’âsî] commis [en ce mois] constituent des désobéissances plus
graves que ceux commis en dehors de ce mois. Voilà pourquoi le musulman doit
profiter de ce mois béni [chahr al-mubârak] pour accomplir de bonnes œuvres [a’mal
as-sâlihât] et s’éloigner des mauvaises actions dans l’espoir qu’Allâh -’Azza Wa Djal -
agrée son action et le soutienne dans l’attachement à la vérité [haqq].

Ceci dit, la mauvaise action sera sanctionnée en conséquence. Elle ne sera pas
multipliée, ni pendant Ramadhân, ni en dehors de ce mois. Quant à la bonne action,
elle sera multipliée par dix, si ce n’est plus encore, et ceci telle la parole d’Allâh -
’Azza Wa Djal - dans la sourate « al-An’âm » :

« Quiconque viendra avec le bien aura dix fois autant ; et quiconque viendra
avec le mal ne sera rétribué que par son équivalent.

Et on ne leur fera aucune injustice. »

[1]

Beaucoup de verset [dans le qor’ân] vont dans ce sens. Le lieu louable, tels les Deux
nobles sanctuaires [al-haramayn ash-sharîfîn], représente le moyen de multiplication,
en nombre et en qualité, des bonnes actions. Quant aux mauvaises actions, elles ne
font l’objet d’aucune augmentation quantitative, mais leur augmentation reste d’ordre
lié à la qualité comme nous l’avons déjà mentionné. Wa Allâhi waliya at-Tawfîq. [2].

Notes

[1] Coran, 6/160

[2] Madjmu’ Fatâwa du SHeikh Ibn BâZ, vol-15 p.446