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,iiiii:iI ‘-roll*_” Avec Françoise MARTEL, Infirmière Cénérak* LA RECHERCHE EN SOINS INFIRMIERS, STRATEGIE
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Avec

Françoise

MARTEL,

Infirmière

Cénérak*
Cénérak*

LA RECHERCHE EN SOINS INFIRMIERS, STRATEGIE SCIENTI[IQUE,ET,POLITIQUE DE L’INFIRMIERE GENERALE

SCIENTI[IQUE,ET,POLITIQUE DE L’INFIRMIERE GENERALE SOMMAIRE INTRODUCTION INTRODUCTION LA RECHERCHE ET LES
SOMMAIRE INTRODUCTION INTRODUCTION LA RECHERCHE ET LES MISSIONS DE L’INFIRMIER(E) GÉNÉRAL(E) Le rôle
SOMMAIRE
INTRODUCTION
INTRODUCTION
LA RECHERCHE ET LES MISSIONS DE L’INFIRMIER(E)
GÉNÉRAL(E)
Le rôle scientifique du D.S.S.I.
L’1.C. et la politique du S.S.I.
La recherche en soins infirmiers
« Vingt ans après » répondant aux exigences de I’évo-
lution sociale et à des besoins et demandes de santé
plus spécifiques, est édictée une nouvelle loi portant
réforme hospitalière. Cette loi (n” 91-748) du 31 juil-
let 1991 transforme les hôpitaux en << Etablissements
Publics de Santé » et leur impose des obligations et
des missions élargies, la référence à des projets
concertés, une évaluation continue.
DES DIFFICULTÉS A CONCILIER LES RÔLES
SCIENTIFIQUE
ET
POLITIQUE
DE
L’IG.
Absence
de
recherche
et
gestion
des
soins
Par ce texte, il est également « créé, dans chaque Eta-
blissement, un Service de Soins Infirmiers dont la Di-
rection est confiée à IfInfirmier Général(e) » (art.
L 714-26) qui préside aussi une Commission consul-
téesur:

Faute de recherche, l’administration du S.S.I.

- l’organisation générale des soins,

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,i
POUR UNE POLITIQUE SCIENTIFIQUE DU SERVICE DE SOINS INFIRMIERS - leur évaluation, Projet des S.S.I.
POUR
UNE
POLITIQUE
SCIENTIFIQUE
DU
SERVICE
DE
SOINS
INFIRMIERS
-
leur évaluation,
Projet des S.S.I.
- l’élaboration d’une politique de formation,
Vers un management de la recherche
- le projet d’établissement.
CONCLUSION
!l
BIBLIOGRAPHIE
* Directrice de I’Ecole des Cadrer de Midi-Pyrénées, Membre de la
Délégation a la Recherche Clinique du C.H.U. de Toulouse.
,b
i
II
II
Dans cette situation vaste et complexe, une question se pose : comment « le responsable

Dans cette situation vaste et complexe, une question se pose : comment « le responsable du Service Infir- mier » (1) peut-il, tout à la fois, coordonner, d sous l’autorité du Chef d’Etablissement », l’organisation et la mise en oeuvre de soins infirmiers efficients et de qualité, et défendre une politique de soins qui parti- cipe de la politique d’Etablissement ? Autrement dit, comment le « Directeur du Service de Soins Infir- miers 1) (2) peut-il concilier sa mission scientifique de soignant et son rôle de politique au sein d’un Etablis- sement de Santé !

de politique au sein d’un Etablis- sement de Santé ! Nous nous trouvons ici dans une
de politique au sein d’un Etablis- sement de Santé ! Nous nous trouvons ici dans une
de politique au sein d’un Etablis- sement de Santé ! Nous nous trouvons ici dans une
de politique au sein d’un Etablis- sement de Santé ! Nous nous trouvons ici dans une
de politique au sein d’un Etablis- sement de Santé ! Nous nous trouvons ici dans une

Nous nous trouvons ici dans une double problémati- que :

- celle de la compléxité,

une double problémati- que : - celle de la compléxité, - et celle de la dualité.

- et celle de la dualité.

Dualité de la mission et complexité des fonctions.

Dualité de la mission et complexité des fonctions. La dualité inhérente à la mission de I’lnfirmier(e)

La dualité inhérente à la mission de I’lnfirmier(e) Gé- néral(e) se traduit par le paradoxe de la coexistence du savoir et du pouvoir, coexistence nécessaire à l’exercice de la Direction du Service de Soins Infir- miers.

Quant à la complexité de ses fonctions, elle se double de la complexité du savoir dont il lui faut disposer pour :

-

créer un Service de Soins structuré, organisé, qui puisse générer une transformation profonde de la pen- sée et de la pratique infirmière ;

-

engager ce service à participer à la mise en oeuvre de la Loi et des grandes orientations de la politique de santé ;

-

lui permettre, ainsi qu’à ses clients, de. trouver l’autonomie et la responsabilité qu’il réclame, afin de participer, en partenaire responsable, à l’évolution du Service Public Hospitalier. En un mot, tout le savoir nécessaire pour développer une politique sanitaire de qualité globale et créer les conditions d’une nouvelle dynamique qui permette d’offrir à la société de vérita- bles « Etablissements de Santé ».

de vérita- bles « Etablissements de Santé ». comme les deux pôles complémentaires à la mission
de vérita- bles « Etablissements de Santé ». comme les deux pôles complémentaires à la mission

comme les deux pôles complémentaires à la mission de I’lnfirmier(e) Général(e) : la gestion et I’administra-

tion du Service de Soins Infirmiers. Deux pôles complémentaires car la gestion des soins, qui néces- site une approche d’expertise et de créativité, traduit cette fonction en un rôle scientifique, cependant que l’administration du Service de Soins Infirmiers révèle l’importance du rôle politique de son Directeur, rôle politique qui peut être compris comme la capacité à faire les choix nécessaires pour assurer la compé- tence, l’efficacité, l’avenir et la reconnaissance des soins et des soignants.

l’avenir et la reconnaissance des soins et des soignants. Au coeur de cette complexité, /‘information. C’est
l’avenir et la reconnaissance des soins et des soignants. Au coeur de cette complexité, /‘information. C’est

Au coeur de cette complexité, /‘information. C’est elle qur permet de « mieux connaître pour mieux choisir et diriger ». Encore faut-il la trouver, la comprendre, l’évaluer, l’utiliser et la diffuser. Encore faut-il vouloir la rechercher. La recherche en Soins Infirmiers permet de conjuguer l’esprit d’aventure et la rigueur néces- saires à cette découverte. Elle permet au Directeur du Service de Soins Infirmiers de disposer du tryptique savoir-vouloir-pouvoir qui peut l’aider à concilier plus facilement ses missions, à assumer ses fonctions et à jouer pleinement son rôle. Toute cette problématique nous amène à poser cette hypothèse : s’il ne dispose pas de l’outil performant qu’est la Recherche en Soins Infirmiers, afin de découvrir, analyser et valider les informations nécessaires à l’exercice de ses missions, un Directeur du Service de Soins Infirmiers ne peut, ni développer totalement, ni mettre en accord, ses fonc- tions scientifique et politique.

mettre en accord, ses fonc- tions scientifique et politique. Avant de tenter de valider cette hypothèse,
mettre en accord, ses fonc- tions scientifique et politique. Avant de tenter de valider cette hypothèse,
mettre en accord, ses fonc- tions scientifique et politique. Avant de tenter de valider cette hypothèse,

Avant de tenter de valider cette hypothèse, il est né- cessaire de situer le cadre de cette réflexion. D’abord en décrivant le domaine premier de la recherche, c’est-à-dire le domaine scientifique et en posant la question de la scientificité des SoEns. Ensuite, en dé- terminant le champ politique de I’lnfirmier(e) Céné- ml(e) et sa capacité à faire participer le S.S.I. (3) à l’évolution des Etablissements de Santé. Enfin, en dé- terminant précisément ce qu’est la R.S.I. (4) et en sou- lignant les enjeux de sa pratique.

la R.S.I. (4) et en sou- lignant les enjeux de sa pratique. Ces références permettront de
la R.S.I. (4) et en sou- lignant les enjeux de sa pratique. Ces références permettront de

Ces références permettront de vérifier l’hypothèse envisagée, mais aussi de déterminer des pistes de

réflexion, afin ‘de mettre en place la R.S.I. et d’en

Ces fonctions, ainsi que l’activité de formation qui les

faire

un

des

outils

privilégiés

de

la

Direction

du

complète et les enrichit, doivent être abordées

S.S.I.

complète et les enrichit, doivent être abordées S.S.I. Lire partout : (3) Sewice (4) Recherche de

Lire partout :

(3) Sewice (4)
(3)
Sewice
(4)

Recherche

de Soins Infirmiers

Soins

en

Infirmiers

LA RECHERCHE ET LES,M!SSIONS DE L’INFIRMIER(E) GENERAL(E) « ~a clef de toute science est, sans
LA RECHERCHE ET LES,M!SSIONS DE L’INFIRMIER(E) GENERAL(E) « ~a clef de toute science est, sans

LA RECHERCHE ET LES,M!SSIONS DE L’INFIRMIER(E) GENERAL(E)

LA RECHERCHE ET LES,M!SSIONS DE L’INFIRMIER(E) GENERAL(E) « ~a clef de toute science est, sans contredit
LA RECHERCHE ET LES,M!SSIONS DE L’INFIRMIER(E) GENERAL(E) « ~a clef de toute science est, sans contredit

« ~a clef de toute science est, sans contredit le point d’interrogation ; nous devons /a plupart des grandes découvertes au « comment ? » et /a sagesse, dans la vie, consiste peut-être, à se demander, à tout propos,

vie, consiste peut-être, à se demander, à tout propos, « pourquoi ? » BALZAC La peau
vie, consiste peut-être, à se demander, à tout propos, « pourquoi ? » BALZAC La peau
vie, consiste peut-être, à se demander, à tout propos, « pourquoi ? » BALZAC La peau
vie, consiste peut-être, à se demander, à tout propos, « pourquoi ? » BALZAC La peau

« pourquoi ? »

à se demander, à tout propos, « pourquoi ? » BALZAC La peau de chagrin Actuellement,

BALZAC La peau de chagrin

Actuellement, la santé semble progresser, nous assis- tons à des avancées prodigieuses en matière de pro- grès biomédical et nous visons une meilleure adéqua- tion entre les demandes de santé et les services offerts. Pourtant, la situation économique se détériore encore du fait du ralentissement de la croissance. Nous devrons nous interroger sur des problèmes comme ceux de l’utilisation des ressources dans le développement des systèmes de santé, des relations de l’homme et son environnement ou de l’inégalité des accès aux soins.

doivent

s’équiper, être gérés au mieux et s’entourer de per-

sonnes compétentes, c’est-à-dire qu’ils doivent mobi- liser toutes les ressources dont ils disposent en tenant compte des priorités et des moyens disponibles. Ils doivent s’inspirer de grands principes directeurs que

Pour

être

efficaces,

les

services

de

santé

directeurs que Pour être efficaces, les services de santé rappelle I’0.M.S. - améliorer constamment

rappelle I’0.M.S.

- améliorer constamment I’efficience et l’efficacité

des interventions de soins,

respecter les droits de l’homme et l’intégrité de l’individu,

- rechercher une compatibilité entre le niveau de

soins et le système socio-économique.

L’hôpital doit être considéré comme un soutien de cette organisation et doit s’ouvrir sur l’extérieur pour analyser de façon adéquate les besoins et demandes de santé et pour participer au développement de la qualité de la vie. Ces objectifs politiques de santé mettent la science au service de l’homme dans une approche multidimensionnelle qui doit conduire à la réflexion. Cette complexité évidente des soins et des sciences humaines « fait partie de la problématique générale de la connaissance scientifique » (3, mais approcher cette complexité, c’est aussi un défi : celui d’accepter le hasard comme la nécessité, de refuser

-

d’accepter le hasard comme la nécessité, de refuser - : d’éliminer la singularité, la localité, la

:

d’accepter le hasard comme la nécessité, de refuser - : d’éliminer la singularité, la localité, la
d’accepter le hasard comme la nécessité, de refuser - : d’éliminer la singularité, la localité, la
d’accepter le hasard comme la nécessité, de refuser - : d’éliminer la singularité, la localité, la
d’accepter le hasard comme la nécessité, de refuser - : d’éliminer la singularité, la localité, la

d’éliminer la singularité, la localité, la temporalité, celui de reconnaître la complication, d’admettre le désordre complémentaire de l’ordre.

II faut accepter que tout travail sur l’homme soit du domaine de la complexité et faire du savoir et de la

science une ouverture. Mais alors la complexité

stratégie, « l’art d’utiliser les informations qui

surviennent dans l’action, de les intégrer, de formuler soudain des schémas d’action et d’être apte à rassem- bler le maximum de certitudes pour affronter I’incer- tain » (6). La direction des soins se situe dans ce contexte et nécessite de penser ensemble les réalités humaines et de les faire dialoguer. C’est là que se si-

ap-
ap-
pelkla
pelkla
et de les faire dialoguer. C’est là que se si- ap- pelkla tuent la difficulté et
et de les faire dialoguer. C’est là que se si- ap- pelkla tuent la difficulté et
et de les faire dialoguer. C’est là que se si- ap- pelkla tuent la difficulté et

tuent la difficulté et la force de la mission de I’lnfir-

Général(e), ses rôles scientifique et politique.la difficulté et la force de la mission de I’lnfir- I”:i Le rôle scientifique du directeur

I”:i
I”:i

Le

rôle

scientifique

du

directeur

du

S.S.I.
S.S.I.

Le rôle scientifique de

être compris comme la traduction, dans la pratique, d’une de ses fonctions, la gestion des soins. Gérer les soins, c’est les supporter, les porter à un niveau de qualité qui permette :

Général(e) peut

I’lnfirmier(e)
I’lnfirmier(e)

-

de ne pas nuire,

de répondre aux besoins et demandes de la clien- tèle,

-

-

d’en faire un service libéral -au sens où

La Bruyère ; la libéralité consistant

-au sens où La Bruyère ; la libéralité consistant I’enten- « moins à dait donner beaucoup
-au sens où La Bruyère ; la libéralité consistant I’enten- « moins à dait donner beaucoup
-au sens où La Bruyère ; la libéralité consistant I’enten- « moins à dait donner beaucoup
-au sens où La Bruyère ; la libéralité consistant I’enten- « moins à dait donner beaucoup
I’enten- « moins à
I’enten-
«
moins
à

dait

donner beaucoup qu’à propos ».

Gérer les soins, dans ce but de qualité totale, c’est leur apporter efficacité, intelllgtblllte , et crédibilité, c’est-à-dire leur conférer un caractère opératoire « et c’est en définitive ce caractère qui confère à la science son caractère distinctif » (7). Rendre le service infirmier plus scientifique conduit donc à offrir un ser- vice de haute qualité et plus libéral.

Mais qu’est-ce que la Science et en quoi consiste le rôle scientifique de I’lnfirmier(e) Général(e) ! Peut-on d’ailleurs poser la question sous cette forme ? N’y a-t-il pas plutôt des sciences comme il y a des disci- plines, comme II y a la science médicale ou comme pourrait se singulariser la science infirmière ? Disons plutôt qu’il y a des sciences et une démarche scientifi- que.

Disons plutôt qu’il y a des sciences et une démarche scientifi- que. Recherche en soins infirmiers
Disons plutôt qu’il y a des sciences et une démarche scientifi- que. Recherche en soins infirmiers
II n’y a pas de définition scientifique de la science et, pour la décrire, il

II n’y a pas de définition scientifique de la science et, pour la décrire, il est peut-être plus facile de voir d’abord ce qu’elle n’est pas. Elle n’est ni un savoir- faire, ni une technologie, ni un corps de techniques, pourtant indissociables du principe de scientificité. Elle n’est pas non plus un objet de savoir et, en aucun cas, une certitude ou une expertise : un scientifique est sûrement expérimenté, jamais un expert,

Alors, qu’est-ce qu’une science ? Avant tout, une affi-

tude : celle de l’aventure et cela ne se fait, ni sans dé- : celle de l’aventure et cela ne se fait, ni sans dé-

fi,

est une quête, une démarche pour habiliter le vrai; d’ailleurs, « le propre de la scientificité n’est pas de refléter le réel, mais de le traduire en théories chan-

refléter le réel, mais de le traduire en théories chan- ni sans lutte et parfois même,
refléter le réel, mais de le traduire en théories chan- ni sans lutte et parfois même,

ni

sans lutte et parfois même, combat. Une science

chan- ni sans lutte et parfois même, combat. Une science geantes et réfutables » (8). L’esprit

geantes et réfutables » (8). L’esprit scientifique contri- bue à éclairer : c’est l’art de découvrir, de compren-

dre et de savoir utiliser. Son domaine est celui

vérités complexes, jamais démontrées, postulées, va- lables jusqu’à leur réfutation. Ainsi, la science consiste à découvrir constamment des problèmes nouveaux et à soumettre les réponses à des tests re- nouvelés et de plus en plus affinés. « Elle contribue à une oeuvre de clarté » (9). BACHELARD note d’ail- leurs qu’une science se constitue sur un ensemble d’erreurs rectifiées : elle progresse par conjectures et réfutations avec :

: elle progresse par conjectures et réfutations avec : des - un savoir référent toujours augmenté,

des

: elle progresse par conjectures et réfutations avec : des - un savoir référent toujours augmenté,
: elle progresse par conjectures et réfutations avec : des - un savoir référent toujours augmenté,

- un savoir référent toujours augmenté,

-

- une

des procédures strictes de vérification et de criti- que.

C’est une discipline, difficile, faite d’un ensemble de connaissances uniques et destinée à :

démarche

rigoureuse,

-

-

-

-

formaliser

approfondir

vérifier

restructurer

le savoir

- - formaliser approfondir vérifier restructurer le savoir Alors posons-nous la question de /a scientificité des

Alors posons-nous la question de /a scientificité des soins infirmiers : sont-ils dispensés scientifiquement et quels seraient les enjeux d’une science infirmière ? C’est dans une problématique d’efficacité, l’efficacité du service rendu par les soignants, que se posent ces

du service rendu par les soignants, que se posent ces (81 MORIN (E.1, Science avec conscience,

(81 MORIN

(E.1,
(E.1,

Science avec

soignants, que se posent ces (81 MORIN (E.1, Science avec conscience, Fayard, Paris, 1990, p. 21.

conscience, Fayard, Paris, 1990,

p. 21. (9) WEBER (M.), Le savant et le politique, V.C.E., Paris, 1959, p. 111.

savant et le politique, V.C.E., Paris, 1959, p. 111. questions. II existe un savoir infirmier, qui
savant et le politique, V.C.E., Paris, 1959, p. 111. questions. II existe un savoir infirmier, qui

questions. II existe un savoir infirmier, qui analyse les demandes de santé des Patients, essaie d’y répondre pertinemment, qui s’appuie sur une démarche intel- lectuelle et qui vise à offrir des soins cohérents et adaptés. Mais visant encore plus, toujours plus, d’effi- cacité, donc de qualité :

« serait scientifique tout savoir qui aurait réussi à ins- crire ses pratiques constructives, déductives, expéri- mentales, évolutives, voire fondationnelles, dans le cadre d’un jeu réglé d’opérations, c’est-à-dire de transformations réglées par des schémas for- mels » (10).

donc

réglées par des schémas for- mels » (10). donc Les enjeux de la scientificité des soins

Les

enjeux

de

la

scientificité

des

soins

se

situent

aux niveaux :

-

du développement de leur

qualité, c’est-à-dire en

degré de conformité à des normes fixées profession-

nellement. La recherche de normes pertinentes vise

un

usagers

doivent aussi être associés à l’élaboration des nonnes de qualité du S.S.I. ;

de l’acquisition et de l’entretien constant du Sa-

voir Infirmier, afin qu’il demeure pertinent et rigou- reux. La Science doit être, avant tout, une activité co- gnitive mais aussi élucidante et enrichissante. Il faut donc accumuler, mais aussi rechercher de nouvelles connaissances dans tous les domaines des sciences humaines ;

-

autres

haut niveau de qualité et leur validité doit être

constamment

testée.

Les

services

et

les

doit être constamment testée. Les services et les - du développement du raisonnement expérimental. Soigner

-

du développement du

raisonnement expérimental.

Soigner c’est aussi faire les liens entre les réalités observées et être capable de transformer les observa- tions en hypothèses de travail. C’est ainsi que peut se concrétiser quotidiennement la créativité des soi- gnants. « L’ordre logique du raisonnement expérimen- tal est bien le suivant : le fait ; l’observation qui sug- gère l’idée sur l’hypothèse qui dirige l’expérience, laquelle juge l’idée » (11) ;

dirige l’expérience, laquelle juge l’idée » (11) ; - et de l’orientation de la pratique soignante

- et de l’orientation de la pratique soignante dans le but d’un progrès permanent car le scientifique est avant tout homme de terrain et, par pratique, nous n’entendons pas seulement les actes effectués, mais bien ces actions logiques qui découlent d’une analyse

de ce qu’il est nécessaire de faire dans une situation donnée. Rendre les soins scientifiques, c’est enrichir leur pratique et permettre la précision dans l’action.

leur pratique et permettre la précision dans l’action. (10) Enclyclop&ia Universalis, Opus citatum, p. 555.

(10) Enclyclop&ia Universalis, Opus citatum, p. 555.

R.s.~., ni 20, mars 1990,
R.s.~., ni
20,
mars
1990,

Il) FOURASTIE (J.), cité par M.C. SOULACNET-BASCOU : « Les

caractéristiques de l’esprit scientifique n in (p. 40.

C’est aussi renoncer à la querelle sans fondement en- tre savoirs pratique et théorique Les

C’est aussi renoncer à la querelle sans fondement en- tre savoirs pratique et théorique

Les enjeux de la scientificité des soins infirmiers sont simples : il s’agit de les approfondir, de les formaliser, de les vérifier, de les restructurer, pour aller vers le progrès en santé et quel est le progrès que peut appor- ter une science 1 « C’est que les erreurs soient élimi- nées, éliminées, éliminées >, (12).

élimi- nées, éliminées, éliminées >, (12). Afin de permettre la correction des erreurs profession-

Afin de permettre la correction des erreurs profession- nelles et pour échapper à l’influence de doctrines soi- gnantes enfermantes, quel peut être le rôle scientifi- que d’un(e) Infirmier(e) Général(e) ?

scientifi- que d’un(e) Infirmier(e) Général(e) ? - II est d’abord de lutter contre les discours appa-

-

II est d’abord de lutter contre les discours appa-

remment savants, très dangereux, et d’apporter plus d’objectivité aux soins. Le progrès doit comporter une part d’autocritique et c’est au Directeur du S.S.I. de la susciter.

-

et le savoir

nécessaires aux soins, c’est-à-dire leur apporter une

la

connaissance ne se réduit pas à des informations ; la connaissance a besoin de structures théoriques pour pouvoir donner sens aux informations » (13). Dans ce but, un(e) Infirmier(e) Général(e) doit aider le S.S.I. à :

vision plus dynamique du service à rendre. Mais

II est, ensuite, de gérer /‘information

«

rendre. Mais II est, ensuite, de gérer /‘information « construire ses références et faire évoluer ses
rendre. Mais II est, ensuite, de gérer /‘information « construire ses références et faire évoluer ses

construire ses références et faire évoluer ses théo- ;ies,

ses références et faire évoluer ses théo- ;ies, maîtriser sa pratique en une démarche scientifique,

maîtriser sa pratique en une démarche scientifique,

autoévaluer ses compétences, ses compétences,

corriger et améliorer ses prestations en acceptant

que -
que
-

tout conflit d’idées soit productif.

Il consiste à aider le S.S.I. à se doter d’outils per-

formants, prolongement de la pensée et de la main des soignants. Sans outil spécifique, les soins se résu- ment à l’exécution d’une série d’actes.

-
-

II vise, en résumé, à développer /a professionnali-

- II vise, en résumé, à développer /a professionnali- sation des soignants, c’est-à-dire à leur réserver

sation des soignants, c’est-à-dire à leur réserver le contrôle, à la fois, de la définition des besoins de leurs clients et de la manière de les satisfaire. Là est la source de la crédibilité et de la reconnaissance du S.S.I.

L’esprit scientifique des soins, dont est garant le Di- recteur du S.S.I., n’est donc, ni rigide, ni enfermant, et il s’agit moins d’accroître, sans cesse, le savoir infir-

s’agit moins d’accroître, sans cesse, le savoir infir- (12) MORIN CE.), Opur citatum, p, 53. (13)
s’agit moins d’accroître, sans cesse, le savoir infir- (12) MORIN CE.), Opur citatum, p, 53. (13)

(12) MORIN CE.), Opur citatum, p, 53. (13) MORIN CE.), Opus citatum, p. 92.

p, 53. (13) MORIN CE.), Opus citatum, p. 92. mier, que de l’approcher à travers ses
p, 53. (13) MORIN CE.), Opus citatum, p. 92. mier, que de l’approcher à travers ses
p, 53. (13) MORIN CE.), Opus citatum, p. 92. mier, que de l’approcher à travers ses

mier, que de l’approcher à travers ses paradoxes, ses modifications, ses faiblesses. La science infirmière peut être une quête, pratiquée dans les règles de l’art, visant plus d’objectivité, c’est-à-dire de cohérence et acceptant que les faits puissent être soumis à des tests. La fonction scientifique de I’lnfirmier(e) Général(e)

La fonction scientifique de I’lnfirmier(e) Général(e) consiste donc à aider le S.S./. à vivre /a

consiste donc à aider le S.S./. à vivre /a complexité en

étant moins soumis à l’urgence de l’action et en pou- vant prendre des décisions dans un climat d’incerti- tude. Les soins peuvent s’affirmer comme science s’ils sont ancrés dans une philosophie humaniste, régis par des lois partagées, aidés par une méthodologie créa- trice, guidés par l’esprit de la recherche.

Mais la Science a ses limites

sanitaire et guidée par un esprit humaniste, la connaissance scientifique, pourtant, « peut servir à or- ganiser plutôt qu’à ordonner, communiquer plutôt

qu’à manipuler, animer plutôt qu’à diriger

pourrait même se révéler une voie possible pour sortir

Dans une perspective

» (14).

Elle

le

Service

de

Soins Infirmiers de ses difficultés

actuelles.

[!:I L’hfirmier(e)
[!:I
L’hfirmier(e)

Général(e)

et

la

politique

du

S.S.I.

Dans une société en constante mouvante et en conti- nuelle mutation qui soulève de façon permanente des problèmes de santé, mais aussi d’avenir pour le S.S.I. comme pour I’Hôpital, comment affronter /a

le S.S.I. comme pour I’Hôpital, comment affronter /a complexité, le futur et l’incertitude ? Comment faire
le S.S.I. comme pour I’Hôpital, comment affronter /a complexité, le futur et l’incertitude ? Comment faire
le S.S.I. comme pour I’Hôpital, comment affronter /a complexité, le futur et l’incertitude ? Comment faire

complexité, le futur et l’incertitude ? Comment faire

vivre une nouvelle réforme hospitalika ? Pour ac- compagner I’evolution du système de santé, pour vi-

vre la concurrence, pour lutter contre l’épuisement professionnel, pour aborder l’avenir, un art, celui de /a professionnel, pour aborder l’avenir, un art, celui de politique. Quoiqu’en pensent certains, l’avenir n’est politique. Quoiqu’en pensent certains, l’avenir n’est jamais totalement prédéterminé : il demeure ou-

présenter

vert à plusieurs futurs

comme un espace de liberté. L’espace de liberté du S.S.I., nous l’avons dit, c’est sa professionnalisation et

celle-ci

et

axes

doit

donc

se

sa professionnalisation et celle-ci et axes doit donc se : repose sur quatre - la qualité

:

repose

sur

quatre

-

la qualité

-

la

productivité

- la communication

- l’administration

des

soins

(14) MORIN CE.), s pensées à venir » in Le Nouvel Observateur, 14

des soins (14) MORIN CE.), s pensées à venir » in Le Nouvel Observateur, 14 au

au 20 décembre 198’3,

p. 17.
p.
17.
des soins (14) MORIN CE.), s pensées à venir » in Le Nouvel Observateur, 14 au
Quatre axes qui doivent se traduire par un abord scientifique, par le faire-savoir, par l’esprit

Quatre axes qui doivent se traduire par un abord scientifique, par le faire-savoir, par l’esprit d’en- treprise et par l’anticipation, ces fonctions partici- pant elles-mêmes du rôle politique du Directeur du S.S.I.

Mais si le S.S.I. se cantonne dans l’urgence et le systé- matique, tout choix et toute liberté s’effacent car, comme le soulignait TALLEYRAND : « quand il est UT- gent, c’est déjà trop tard ». Politiquement, il faut donc concilier présent et futur, expertise et prospective, ur-

gence et recherche

Peut-être qu’en effet, la politi-

que, comme la définissait P. SEGUIN, « est l’art de

concilier le souhaitable et le possible

« est l’art de concilier le souhaitable et le possible ». Plus précisément, l’objet de /a
« est l’art de concilier le souhaitable et le possible ». Plus précisément, l’objet de /a
« est l’art de concilier le souhaitable et le possible ». Plus précisément, l’objet de /a
« est l’art de concilier le souhaitable et le possible ». Plus précisément, l’objet de /a
« est l’art de concilier le souhaitable et le possible ». Plus précisément, l’objet de /a
« est l’art de concilier le souhaitable et le possible ». Plus précisément, l’objet de /a
« est l’art de concilier le souhaitable et le possible ». Plus précisément, l’objet de /a
« est l’art de concilier le souhaitable et le possible ». Plus précisément, l’objet de /a
».
».

Plus précisément, l’objet de /a politique est le pouvoir et nous entendons ici la capacité à agir après avoir fait des choix. Le pouvoir n’est donc ni bon, ni mau-

vais

êtres et aux choses. Les sources du pouvoir ont été bien souvent décrites : la force, la richesse, mais aus- si, et nous nous y arrêterons surtout, l’information et le savoir comme la compétence, celle-ci pouvant être comprise comme l’amalgame du savoir entretenu, de la motivation, de la délégation, de l’évaluation et de l’innovation.

Mais tout pouvoir n’est pas pouvoir politique. Le poli- tique prend des décisions quant à des actions collec- tives et règle une société ou un service. A ce titre, il n’y a pas de groupe social sans pouvoir politique pour décider, commander, régler, sanctionner, c’est-à-dire aussi pour choisir, normaliser, organiser, évaluer et faire réajuster.

L’enjeu de la politique est de se rendre autonome et donc responsable et professionnel (pour ce qui est du S.S.I.) ; en effet, elle vise à intéresser un groupe à :

S.S.I.) ; en effet, elle vise à intéresser un groupe à : il est essentiellement un

il est essentiellement un mode de relation aux

-

ce qu’il vit,

-

-

ce qu’il fait,

ce qu’il fera,

ceci en luttant contre :

- l’incompréhension,

-

-

l’imprévisible,

l’indifférence.

Tout l’art politique repose donc sur le fait d’oser dans la complexité, l’incertitude et l’ambiguïté. C’est en partie ce que C. Berger a étudié sous le terme de prospective, cette « attitude adossée au passé, ancrée dans le présent et tournée vers l’avenir » que résume

le présent et tournée vers l’avenir » que résume A T a Te& le schéma ci-dessus
le présent et tournée vers l’avenir » que résume A T a Te& le schéma ci-dessus
A
A
le présent et tournée vers l’avenir » que résume A T a Te& le schéma ci-dessus

Ta

Te&
Te&

le schéma ci-dessus de P. BOISANGER où nous si- tuons l’impact de la recherche (15).

Rechercher le souhaitable, c’est donc :

-

recherche (15). Rechercher le souhaitable, c’est donc : - prévoir des scénarii futurs possibles, pour s’armer

prévoir des scénarii

futurs

possibles,

pour s’armer face à plusieurs

- adapter

des

stratégies,

-

développer la prévention.

Ceci

d’innover, c’est-à-dire d’ancrer des idées nouvelles dans la pratique. La recherche permet de restaurer son unité, l’unité de la science et du pouvoir de choisir.

et

requiert

l’information

qui

permettra

d’agir

C’est encore dans le domaine de la complexité que prend son sens et sa valeur la politique du S.S./. Complexité du système de santé, des mutations hospi- talières nécessaires, des exigences sociales, écono- miques et sanitaires, de l’évolution de la profession

soignante, de la multiplication de ses fonctions, de la responsabilité du S.S.I., etc., complexité d’où a émer- gé la crise infirmière et d’où sont nés les objectifs de

la crise infirmière et d’où sont nés les objectifs de la dernière loi de réforme hospitalière.

la dernière loi de réforme hospitalière.

Quel peut être, dans ce cadre, le sens de la politique du S.S.I. ? Ce sens politique vise, ici comme ailleurs, le «bien-agir », c’est-à-dire toute action qui vise le progrès en rapprochant les professionnels entr’eux et en donnant un sens à leur pratique. Ce sens-là doit

être valorisé plus que l’intelligence car il sous-tend la

valorisé plus que l’intelligence car il sous-tend la richesse sociale et professionnelle du service rendu. II
valorisé plus que l’intelligence car il sous-tend la richesse sociale et professionnelle du service rendu. II

richesse

sociale

et

professionnelle

du

service

rendu.

II organise aussi la pratique des acteurs de santé,

c’est-à-dire qu’il permet d’administrer le S.S.I., lui

fournissant les moyens d’assurer la satisfaction des

(15) BOISANCER (PJ, Foturibles, nD
(15) BOISANCER
(PJ,
Foturibles,
nD

« Réduire

p.
p.

62.

l’imprévu

119, mars 1988,

à l’imprévisible

des (15) BOISANCER (PJ, Foturibles, nD « Réduire p. 62. l’imprévu 119, mars 1988, à l’imprévisible

in

clients, d’accroître sa rentabilité et de développer des relations stimulantes. Pour atteindre ce but, la

clients, d’accroître sa rentabilité et de développer des relations stimulantes.

Pour atteindre ce but, la politique du S.S.I. doit s’an- crer dans trois grands principes :

- le poids de la parole. Le

pouvoir « dire » les soins, leur spécificité, leurs limites,

leurs normes,

doit savoir ce qu’il dit et comment le

Directeur du S.S.I. doit

savoir ce qu’il dit et comment le Directeur du S.S.I. doit dire et surtout avoir le

dire et surtout avoir le même discours, quelles que soient les circonstances. L’abord scientifique des

soins, dans cette acception, est fondamentale ;

/a cohérence du discours et des actes : elle seule peut apporter la crédibilité et la reconnaissance d’un service. Agir, avec intelligence et réflexion, sur des bases scientifiques, permet de s’imposer, autant dans l’innovation que dans la correction d’erreurs. Le vrai sens politique ne souffre pas le mensonge et « le men- songe vient de reculer devant l’essai » (16) ;

/a reconnaissance d’autrui : là se trouve la signifi- cation et la valeur de la notion reconnaissance d’autrui : là se trouve la signifi- cation et la valeur de la notion de clientèle et de celle de ressources humaines, comme celle de reconnais- sance professionnelle.

La politique du S.S.I. consiste donc à maintenir avec sagesse, réalisme et prudence, une dynamique de qualité du service rendu. Pour cela, des normes doi-

vent être déterminées et

trouver son fondement dans les besoins du client ; c’est une garantie de cohérence » (17) pour lui don- ner les moyens et la force d’atteindre l’excellence et le progrès. La R.S.I. peut aider à valider ces normes et à organiser les tâches indispensables pour satisfaire le client ; la politique du S.S.I. consiste donc en /‘utilisa- tion productive de son savoir et, à ce titre, exige tou- jours une mise à jour ininterrompue des connais- sances et de leur approfondissement. Pour affirmer son sens politique, le S.S.I. doit aller de la théorie à la pratique et utiliser son savoir pour que ses compé- tences servent la qualité du service qu’il rend.

Pour administrer le S.S.I. et le promouvoir, donc exer- cer son rôle politique, quelles sont les fonctions que doit exercer I’lnfirmierk) Général(e) ?

-
-
que doit exercer I’lnfirmierk) Général(e) ? - << une norme de qualité doit - D’abord,
que doit exercer I’lnfirmierk) Général(e) ? - << une norme de qualité doit - D’abord,
<<
<<

une

norme de qualité doit

Général(e) ? - << une norme de qualité doit - D’abord, développer la conscience du service
Général(e) ? - << une norme de qualité doit - D’abord, développer la conscience du service

-

D’abord, développer la conscience du service à

doit - D’abord, développer la conscience du service à rendre par les soignants, c’est-à-dire viser sa

rendre par les soignants, c’est-à-dire viser sa profes- sionnalisation et sa scientificité afin de lui permettre

sionnalisation et sa scientificité afin de lui permettre d’affronter les les problèmes. situations complexes et

d’affronter

les

les

problèmes.

situations

complexes

et

d’en

résoudre

les les problèmes. situations complexes et d’en résoudre - C’est changer les mentalités soignantes, c’est pro-

-

C’est changer les mentalités soignantes, c’est pro-

mouvoir les soins, c’est admettre la nécessité d’un changement dans les modes d’action et les habitudes.

La promotion du S.S.I. apparaît comme une politique de médiation entre ce service, ses clients, leur envi- ronnement, espérant la synthèse entre les choix indi- viduels et la responsabilité du S.S.I. dans le domaine des Soins et de la Santé :

du S.S.I. dans le domaine des Soins et de la Santé : Etablir des politiques visant

Etablir des politiques visant la promotion du S.S.I.

: Etablir des politiques visant la promotion du S.S.I. Administration et Promotion du SM. : savoir
: Etablir des politiques visant la promotion du S.S.I. Administration et Promotion du SM. : savoir

Administration et Promotion du SM. :

savoir anticiper, pouvoir entreprendre

Mais administrer le S.S.I., c’est aussi motiver ses ac- teurs. La motivation se fabrique au travers de la recherche et de la gestion des ressources humaines. La recherche peut lui apporter :

- une pensée commune,

- plus de participation,

- un esprit d’aventure.

La gestion des ressources humaines vise à entretenir :

La gestion des ressources humaines vise à entretenir : - la collaboration, - la présence, -

- la collaboration,

- la présence,

- l’utilisation des ressources de chacun.

Promouvoir et motiver doivent se traduire en un Projet pour le S.S.I., « fédérant autour d’objectifs mo-

chacun. Promouvoir et motiver doivent se traduire en un Projet pour le S.S.I., « fédérant autour
chacun. Promouvoir et motiver doivent se traduire en un Projet pour le S.S.I., « fédérant autour
bilisateurs, rendus explicites à l’issue d’une réflexion gnants. L’examen des forces et des faiblesses de
bilisateurs, rendus explicites à l’issue d’une réflexion
gnants. L’examen des forces et des faiblesses de la
cokctive,
les imaginations et les énergies » (18). La
discipline soignante peut sûrement aider à définir les
R.S.I. peut aider à faire émerger ce projet en appor-
tant des éléments nécessaires pour bâtir ses objectifs,
définir les stratégies, choisir des organisations et éva-
luer les réalisations.
rôles
et
fonctions
des
infirmières,
pour
tout
dire,
à
cer-
Exercer son rôle politique, c’est encore, pour I’lnfir-
mier(e) Général(e), aider le S.S.I. à se procurer, à utili-
ner leui identité. Mais cette identité, toujours mal
connue est peut-être mise en doute par les infirmières
elles-mêmes. Les soins manquent-ils de cette base
théorique qui les rendrait scientifiquement valables,
qui leur permettrait d’être reconnus, au même titre
que d’autres sciences !
ser et à faire évoluer des outils de gestion des soins :
ses concepts, une démarche scientifique, des diag-
nostics réalisés, des méthodes d’organisation et d’éva-
luation, la formation,
la recherche.
Nous l’avons décrite ainsi : la science est avant tout
une aventure et toute aventure sous-entend un esprit
de recherche, mais sous-entend aussi et surtout la pra-
Ces outils, partagés au sein de l’établissement avec
d’autres services fonctionnels, pourront affirmer
I’au-
tonomie du S.S.I. et lui permettre de participer, en
toute responsabilité, à /a politique de /‘étab/i&ment,
au travers notamment de la Commission du S.S.I.
tique de la recherche. La R.S.I. se développe depuis
quelques années. Cependant, des soignants restent
sceptiques ou ignorants de sa spécificité par rapport à
la recherche médicale. Prenons garde à la réaction in-
verse : pour d’autres, la tentation première consiste
souvent à tout appeler recherche, même une simple
analyk
. Enfin, jouer son rôle politique, c’est pour le Direc-
de problème. La recherche scientifique, et
teur du S.S.I.,
grâce encore à la recherche,
et
avec un
esprit large de collaboration, faire évoluer les soins et
participer à l’enseignement, dans les écoles, en for-
mation continue et continuée, par l’éducation aux pa-
tients, par des écrits, des échanges, par la circulation
du savoir, par la recherche aussi de futurs leaders
pour les soins.
c’est d’elle dont nous parlons, va plus loin : elle
comprend tous les travaux et activités intellectuelles
qui terident à acquérir des connaissances nouvelles, à
repousser les limites du savoir, à prendre conscience
de réalités ignorées. Un deuxième axe, toujours en
lien avec la pratique, vise à apporter des solutions à
des problèmes concrets. Mais toujours recherche et
pratique s’influencent et se complètent.
Le rôle politique du Directeur du S.S.I. consiste donc
à choisir, sous la responsabilité du Directeur Général
et en collaboration avec les autres services hospita-
liers, les voies que doivent emprunter les soignants
pour garantir la qualité des soins, leur autonomie
dans l’institution et la satisfaction des clients autant
que la leur. La politique, c’est penser le souhaitable,
mais avoir foi aussi dans le possible. L’esprit d’aven-
tufe que peut apporter la R.S.I. affirmera ce possible,
au travers même du souhaitable car « il est parfaite-
ment exact de dire, et toute l’expérience historique le
confirme, que l’on n’aurait jamais pu atteindre le pos-
sible si, dans le monde, on ne s’était pas toujours et
sans cesse attaqué à l’impossible » (19).
La recherche, qui peut et doit conduire à la décou-
verte,
repose
sur
un
certain
nombre
de
postulats
:
- D’abord, le processus de recherche se reproduit
volontairement : c’est la méthodologie ; elle se com-
pose
:
d’une phase logique avec :
- un recueil de données,
- un diagnostic,
- une hypothèse ;
d’une phase intuitive avec :
- prise de distance,
- et de maturation ;
La recherche en soins infirmiers
enfin, d’une phase critique avec :
- l’action, c’est-à-dire l’enquête,
Nous avons noté la situation de crise que vivent ac-
tuellement
les
institutions
sanitaires
autant
que
les
soi-
- l’évaluation ou vérification de l’hypothèse,
la mise au point.
- Ensuite, quelle que soit la science pour laquelle
b,z, Circulaire du 23/02/1989
relative au renouveau
du Service Pu-
s’exerce
la
démarche
de
recherche,
le
processus
est
le
(19) WEBER (M.1, Opus citatum, p. 185.
même.
- On sait aussi qu’il faut, pour cela, libérer l’in- conscient de ses

-

On

sait

aussi

qu’il

faut,

pour

cela,

libérer

l’in-

conscient

de

ses

inhibitions

:

les

tabous,

préjugés,

ha-

bitudes,

idées

toutes

faites,

etc.,

c’est-à-dire

oser.

-

La découverte suppose donc un climat de « pas-

oser. - La découverte suppose donc un climat de « pas- sion )), en tout cas,

sion )), en tout cas, de plaisir professionnel accompa- gné d’un peu de « naïveté )).

La découverte ne se fait donc pas grâce aux ex-

-

perts, mais plutôt grâce aux chercheurs, car en recherche, il faut faire appel moins à l’expérience qu’à l’imagination.

- A ce titre, seul un groupe pluridisciplinaire peut

former une unité opérationnelle de recherche, ce qui, d’ailleurs, abolit l’intérêt de l’expertise. Des logiques différentes seules permettent l’affrontement (au sens pédagogique du terme) donc le dialogue.

Toutes ces caractéristiques font déjà apparaître claire- ment l’importance de disposer, dans le cadre d’une discipline qui se veut scientifique, d’une équipe de chercheurs mais aussi d’apprendre à chacun la remise en cause permanente des solutions déjà trouvées. Pour cela, deux approches sont envisageables. On peut ainsi induire une généralisation, une loi (certes temporaire, nous l’avons dit) à partir du vécu, de la perception que l’on a des <c choses mêmes ». C’est l’approche inductive. Mais de grands principes géné- raux peuvent aussi éclairer des situations particulières à travers la démarche déductive.,Dans l’un et l’autre cas, « tout l’univers de la science est construit sur le monde vécu et, si nous voulons penser la science elle-même avec rigueur, en apprécier exactement le sens et la portée, il nous faut réveiller d’abord cette expérience du monde dont elle est l’expression se- conde » (20).

du monde dont elle est l’expression se- conde » (20). La R.S.I. : une définition Ainsi,
du monde dont elle est l’expression se- conde » (20). La R.S.I. : une définition Ainsi,
du monde dont elle est l’expression se- conde » (20). La R.S.I. : une définition Ainsi,

La

R.S.I.

:

une définition

Ainsi, la recherche scientifique se justifie tout à fait comme approche des soins infirmiers et dans son do- maine essentiel, la pratique soignante. La recherche

Elle est

as-

surer leur qualité, en faire un service rendu par des

professionnels compétents qui

y a réellement place pour la

Recherche en Soins Infirmiers.

La R.S.I. doit donc se définir comme la recherche scientifique appliquée aux soins, à leur pratique et ayant sur elle une triple influence :

nécessaire pour adapter les soins,

n’est pas un sujet de discussion à la mode

tion leur exercice.

II

osent

les

faire

remettre

évoluer,

en

ques-

exercice. II osent les faire remettre évoluer, en ques- - elle aide à résoudre ses problèmes,

-

elle

aide

à

résoudre

ses

problèmes,

-

elle permet d’avoir, sur elle, un

autre point de

vue,

 

elle développe, envers elle, un réel esprit critique et donc l’aide à devenir un savoir, au sens large du terme.

-

Une des fonctions du S.S.I.

Ces effets sont clairement recherchés et ces objectifs affirmés au travers de la Loi du 3l‘juillet 1991 qui dé- finit les missions des établissements de santé ainsi que

« les moyens adéquats pour dispenser des soins de qualité ». L’obligation << d’analyser l’activité » et

<< d’analyser l’activité » et « d’évaluer les pratiques professionnelles » y est
<< d’analyser l’activité » et « d’évaluer les pratiques professionnelles » y est
<< d’analyser l’activité » et « d’évaluer les pratiques professionnelles » y est
<< d’analyser l’activité » et « d’évaluer les pratiques professionnelles » y est

« d’évaluer les pratiques professionnelles » y est clairement exprimée ainsi que celle de « mettre en oeuvre des systèmes d’information >>, toutes ces exi- gences « concourant à une prise en charge globale du malade >b.

concourant à une prise en charge globale du malade >b. pour « prévoir et susciter les
concourant à une prise en charge globale du malade >b. pour « prévoir et susciter les
concourant à une prise en charge globale du malade >b. pour « prévoir et susciter les

pour « prévoir et susciter les évolutions nécessaires de l’offre de soins, en vue de satisfaire de manière opti- male la demande santé », pour participer à toute action de collaboration, pour s’impliquer dans I’admi- nistration hospitalière, au travers notamment des di- verses Commissions d’établissement et des conseils de service, pour participer à l’élaboration de projets, le s.s.I., comme les autres services hospitaliers, sera consulté et devra avoir recours à « la recherche dans le domaine des Soins Infirmiers et à l’évaluation de ces Soins » (21).

La fonction de recherche du S.S.I. est là clairement exprimée dans la Loi, aux côtés de celle de formation et de gestion de l’information, afin, non seulement, de garantir la meilleure qualité possible de ses presta- tions, mais aussi, de bénéficier du « droit à I’expres- sion directe et collective » sur le contenu, les condi- tions d’exercice et l’organisation » de son travail.

La R.S.I. est donc une conséquence logique de l’im- portance grandissante des fonctions autonomes infir- mières. Elle doit aborder l’ensemble des situations de santé ainsi que l’exercice des soins et sa promotion dans tous les domaines de leur compétence, de la ré- habilitation à la prévention. La R.S.I. aborde donc l’analyse des besoins et demandes des patients, de la qualité du service rendu, de son coût, de la dotation des services en personnel, des conditions de travail, de la pédagogie sanitaire, etc. Elle est aussi spécifique que l’est la science infirmière, « amalgame unique

de la pédagogie sanitaire, etc. Elle est aussi spécifique que l’est la science infirmière, « amalgame
de la pédagogie sanitaire, etc. Elle est aussi spécifique que l’est la science infirmière, « amalgame
de la pédagogie sanitaire, etc. Elle est aussi spécifique que l’est la science infirmière, « amalgame
de la pédagogie sanitaire, etc. Elle est aussi spécifique que l’est la science infirmière, « amalgame
de la pédagogie sanitaire, etc. Elle est aussi spécifique que l’est la science infirmière, « amalgame
de la pédagogie sanitaire, etc. Elle est aussi spécifique que l’est la science infirmière, « amalgame
de la pédagogie sanitaire, etc. Elle est aussi spécifique que l’est la science infirmière, « amalgame
de la pédagogie sanitaire, etc. Elle est aussi spécifique que l’est la science infirmière, « amalgame
de la pédagogie sanitaire, etc. Elle est aussi spécifique que l’est la science infirmière, « amalgame
de la pédagogie sanitaire, etc. Elle est aussi spécifique que l’est la science infirmière, « amalgame
de la pédagogie sanitaire, etc. Elle est aussi spécifique que l’est la science infirmière, « amalgame
d’autres sciences » (22). Si les soignants l’ignorent, des soins peuvent être donnés et même
d’autres sciences » (22). Si les soignants l’ignorent, des soins peuvent être donnés et même

d’autres sciences » (22). Si les soignants l’ignorent, des soins peuvent être donnés et même être « consi- dérés comme efficaces », mais ce n’est que grâce à elle, que le S.S.I. affirmera la haute qualité de sa prati- que.

que le S.S.I. affirmera la haute qualité de sa prati- que. La R.S.I. : un état
que le S.S.I. affirmera la haute qualité de sa prati- que. La R.S.I. : un état

La R.S.I. : un état d’esprit

En effet, la recherche scientifique est avant tout un état d’esprit issu du questionnement, de l’intuition, mais aussi de la rigueur qui permet la construction ex- périmentale. Sans elle, les soignants ne peuvent avoir qu’une perception de la réalité des soins et que I’illu- sion d’un savoir infirmier. Et s’il est vrai <q de dire qu’il n’y a pas de science qui ne s’enracine dans le ter- rain » il ne peut y avoir de pratique scientifique sans recherche d’où émanent lois et théories » (23).

sans recherche d’où émanent lois et théories » (23). La R.S.I. : un mode d’action Elle
sans recherche d’où émanent lois et théories » (23). La R.S.I. : un mode d’action Elle
sans recherche d’où émanent lois et théories » (23). La R.S.I. : un mode d’action Elle
sans recherche d’où émanent lois et théories » (23). La R.S.I. : un mode d’action Elle

La R.S.I. : un mode d’action

Elle n’est cependant pas qu’une démarche de pensée :

elle est aussi un mode d’action au quotidien, qui ap- profondit, vérifie et restructure une pratique soi- gnante, souvent livrée à des conditions de travail diffi- ciles. Peut-être d’ailleurs est-ce à travers la recherche que les infirmières développeront leur pouvoir sur leur propre exercice professionnel et pourront en pro- mouvoir la qualité. « Le savoir infirmier existe : il est étendu, performant, mais il manque de certification scientifique » (24).

mais il manque de certification scientifique » (24). La RAI. : un outil de soins «
mais il manque de certification scientifique » (24). La RAI. : un outil de soins «
mais il manque de certification scientifique » (24). La RAI. : un outil de soins «

La RAI. : un outil de soins

scientifique » (24). La RAI. : un outil de soins « Un corps professionnel est responsable

« Un corps professionnel est responsable de son cor- pus de connaissance, de sa dynamique et de sa pro-

gression. » La recherche est un des outils nécessaires

Pour acquérir l’esprit de li-

bre entreprise, les infirmières ont besoin de s’appro- prier des outils et, qui plus est, d’outils de qualité. Les outils du S.S.I. sont le prolongement de la pensée et

de la pratique soignante.

sans eux, le Service Infirmier ne peut exister et la

à la professionnalisation.

Infirmier ne peut exister et la à la professionnalisation. Ce sont des moyens d’action ; R.S.I.

Ce sont

des moyens d’action ;

R.S.I. est l’un d’entr’eux.

des moyens d’action ; R.S.I. est l’un d’entr’eux. (22) SCOTT-WRIGHT VA), « La Recherche, base de

(22) SCOTT-WRIGHT VA), « La Recherche, base de l’exercice de la profession d’infirmière » in Krankenpflege, mai 1975, p. 167. (23) FORMARIER (M.1 et POIRIER-COUTANSAIS (C.), Initiation d /a R-W., Paris, Lamarre-Painat, 1988, p. 21. (24) FORMARIER (M.1 et POIRIER-COUTANSAIS (C.), Opus cita- tum, p, 21.

(M.1 et POIRIER-COUTANSAIS (C.), Opus cita- tum, p, 21. La R.S.I.~ : ses enjeux Posséder cet

La

et POIRIER-COUTANSAIS (C.), Opus cita- tum, p, 21. La R.S.I.~ : ses enjeux Posséder cet outil

R.S.I.~ :

ses enjeux

Posséder cet outil fondamental qu’est la recherche peut permettre aux soins de gagner les enjeux de leur scientificité recherche peut permettre aux soins de gagner les enjeux de leur et de se structurer en et de se structurer en un service auto- nome qui puisse :

-

répondre de manière plus adaptée, plus personna- yr, rsee et plus qualifiée aux demandes et besoins de la clientèle,

-

aider à développer l’autonomie et le bien-être des patients,

- ouvrir des voies nouvelles dans les soins,

- créer de nouveaux outils pour soigner,

développer la motivation et la formation des soi- gnants.

En résumé, se positionner comme partenaire efficace

et

Tout ceci en affirmant son professionnalisme au tra- vers d’un savoir unifié, d’écrits argumentés, d’actions concertées, de créations, c’est-à-dire au travers d’une politique efficace, vécue en une démarche participa- tive.

politique efficace, vécue en une démarche participa- tive. - poser un regard nouveau sur la santé,

-

poser un regard nouveau sur la santé,

participa- tive. - poser un regard nouveau sur la santé, responsable au coeur des établissements de

responsable au coeur des établissements de santé.

responsable au coeur des établissements de santé. Méthodologie de la Recherche Pour pouvoir s’engager
responsable au coeur des établissements de santé. Méthodologie de la Recherche Pour pouvoir s’engager

Méthodologie de la Recherche

Pour pouvoir s’engager dans cette démarche de quali- té, mais aussi pour s’en donner les moyens humains

et

financiers, les soignants ont besoin de la recherche

et

la recherche a besoin d’être pratiquée avec métho-

dologie (nous l’avons vue), c’est-à-dire avec << un corps de méthodes, de procédures, de concepts opé- ratoires, de règles, de postulats employés par une science, un art ou une discipline » (25).

A ce titre, le premier outil méthodologique est celui

qui donne un sens à la recherche, c’est-à-dire le cadre

conceptuel. Après avoir identifié un problème de soin, les infirmières pourront, grâce à lui, enclencher un processus de recherche ; ce cadre l’éclairera grâce aux références documentaires qu’il procure.

grâce aux références documentaires qu’il procure. Il clarifie aussi la problématique. II pées Mais il faut

Il clarifie aussi la problématique.

II

pées

Mais il faut encore construire un plan de recherche.

permet

à

de

formuler

des

hypothèses,

réponses

antici-

la question.

CL51 ENCYCLOPEDIA UNIVERSALIS, Volume 6, Edition 1980, p. 370.
CL51
ENCYCLOPEDIA
UNIVERSALIS,
Volume 6,
Edition
1980,
p.
370.

e Méthodologie

u,
u,
Recueillir les informations. Les exploiter, les traiter. Evaluer les résultats et valider ou infirmer les

Recueillir les informations.

Les exploiter, les traiter.

Evaluer les résultats et valider ou infirmer les hypo- thèses.

Bien sûr, cette méthodologie nécessite, pour être ap- pliquée, des outils d’enquête fiables et valides, désor-

mais

les questionnaires, les entretiens, l’observation, tous associés à des outils d’analyse bien connus eux-aussi et parfois empruntés à d’autres sciences : l’analyse de contenu, les échelles d’attitude, les statistiques, les grilles de dépendance, etc.

Tous ces outils permettent aux soignants d’aborder plusieurs types de recherche :

-

acquis

dans

les

écoles

en

soins

:

les

sondages,

les recherches descriptives, simples mais qui met-

tent en évidence des relations de causalité, et qui vont plus loin que l’enquête ou la description. Elles sont les plus utilisées dans les soins infirmiers. La recherche descriptive peut aussi aborder les compa- raisons qualitative ou quantitative, dans l’espace ou le temps et permet aisément une analyse sociologique des soins. La recherche historique procède de la même démarche mais ici, le lien causal est souligné par la notion de continuité. La recherche génétique est toujours descriptive, mais centrée sur la genèse des événements, tandis que la dialectique révèle les contradictions des systèmes, etc. ;

/a recherche expérimentale ou quasi-expérimen- recherche expérimentale ou quasi-expérimen-

tale. Peu pratiquée, elle est plus difficile à aborder, re- pose sur le jeu de variables de recherche et repose aussi sur un strict respect des règles éthiques ;

/a recherche action : l’action est ici le support recherche action : l’action est ici le support

même de la recherche. Son but premier est de faire évoluer et d’améliorer la qualité de la pratique soi- gnante. « La recherche de la maîtrise des savoir-faire, l’optimisation des moyens, l’appréhension des situa-

tions de changement sont exploitables en recherche- action » (26).

« Tout ne peut être fait en même temps, sans examen

et étude préalables, éventuellement Sand expérimenta-

et étude préalables, éventuellement Sand expérimenta- » tion et, naturellement, sans concertation La R.S.I. est
et étude préalables, éventuellement Sand expérimenta- » tion et, naturellement, sans concertation La R.S.I. est
»
»

tion et, naturellement, sans concertation

La R.S.I. est un des outils privilégié de I’lnfirmier(e) Général(e) et lui permet, en découvrant, analysant, validant l’information, de mieux cerner la Direction

(27).

(26) FORMARIER CM.1 et POIRIER-COUTANSAIS (C.), Opus cita- tum, p. 34.
(26) FORMARIER CM.1 et POIRIER-COUTANSAIS (C.), Opus cita-
tum, p. 34.

du S.S.I. et d’exercer ses rôles scientifique et politi- que, tout en visant l’excellence, l’innovation et le par- tenariat. Annie ALTSCHUL, ancienne Doyenne de la Faculté de Soins Infirmiers de l’université d’Edim- bourg va plus loin et affirme :

II ne devrait pas y avoir d’infirmière-chercheur quil’université d’Edim- bourg va plus loin et affirme : n’a pas de pratique ni d’infirmière-praticienne ne

n’a pas de pratique ni d’infirmière-praticienne ne fai- sant pas de recherche ; tout enseignant en Soins Infir- miers et tout administrateur en Soins Infirmiers devrait disposer de temps pour faire de la recherche afin

d’appuyer son enseignement ou ses décisions admi-

nistratives sur des résultats de recherche

décisions admi- nistratives sur des résultats de recherche » DJS DIFFICULTÉS A CONCILIER LES ROLES
décisions admi- nistratives sur des résultats de recherche » DJS DIFFICULTÉS A CONCILIER LES ROLES
décisions admi- nistratives sur des résultats de recherche » DJS DIFFICULTÉS A CONCILIER LES ROLES
»
»

DJS DIFFICULTÉS A CONCILIER LES ROLES SCIENTIFIQUE,ET,POLITIQUE DE L’INFIRMIER(E) GENERAL(E)

SCIENTIFIQUE,ET,POLITIQUE DE L’INFIRMIER(E) GENERAL(E) « Ayez le culte de /‘esprit critique » PASTEUR Afin
SCIENTIFIQUE,ET,POLITIQUE DE L’INFIRMIER(E) GENERAL(E) « Ayez le culte de /‘esprit critique » PASTEUR Afin
SCIENTIFIQUE,ET,POLITIQUE DE L’INFIRMIER(E) GENERAL(E) « Ayez le culte de /‘esprit critique » PASTEUR Afin

« Ayez le culte de /‘esprit critique »

GENERAL(E) « Ayez le culte de /‘esprit critique » PASTEUR Afin de vérifier l’hypothèse de l’intérêt
GENERAL(E) « Ayez le culte de /‘esprit critique » PASTEUR Afin de vérifier l’hypothèse de l’intérêt

PASTEUR

Afin de vérifier l’hypothèse de l’intérêt que peut avoir la R.S.I. dans l’exercice des missions scientifique et politique d’un Directeur du Service de Soins Infir-

miers,

les

méthodes

classiques de recherche convien-

nent

mal

et

se révèlent peu pratiques dans le contexte

actuel de la gestion des soins. En effet, peu d’hôpitaux français (pour ne pas dire aucun) utilisent systémati- quement cet axe de développement du service soi- gnant. Les dysfonctionnements observés dans I’admi- nistration des soins ne sont donc pas uniquement révélateurs de l’existence d’un esprit et d’une struc- turc de recherche au sein du service infirmier. Les problèmes peuvent avoir d’autres causes, souvent dé- crites ou restant à découvrir et à étudier. Cependant,

pensée comme un des outils du

Service de Soins, peut avoir des impacts non négli- geables et nous avons donc, pour le démontrer, choisi d’utiliser une approche philosophique de recherche, l’approche phénoménologique et qualitative.

Celle-ci a pour but de faire émerger de nouveaux axes de réflexion afin de mieux comprendre certains phé- nomènes qui peuvent faire progresser la pratique soi- gnante. Comme l’a décrite MERLEAU-PONTY (28), cette approche s’appuie sur la compréhension globale d’un phénomène et sur l’ébauche de nouveaux sa- voirs que l’on peut en tirer. Son but : comprendre les

sa- voirs que l’on peut en tirer. Son but : comprendre les l’absence de la R.S.I.,
sa- voirs que l’on peut en tirer. Son but : comprendre les l’absence de la R.S.I.,

l’absence de la R.S.I.,

en tirer. Son but : comprendre les l’absence de la R.S.I., (28) MERLEAU-PONTY CM.), Opus citatum,
en tirer. Son but : comprendre les l’absence de la R.S.I., (28) MERLEAU-PONTY CM.), Opus citatum,

(28) MERLEAU-PONTY

CM.),
CM.),

Opus

les l’absence de la R.S.I., (28) MERLEAU-PONTY CM.), Opus citatum, p. 9. Recherche en soins infirmiers

citatum, p. 9.

l’absence de la R.S.I., (28) MERLEAU-PONTY CM.), Opus citatum, p. 9. Recherche en soins infirmiers Ni

Recherche

en

soins

infirmiers

Ni
Ni

33

-Juin
-Juin

1993

expériences en retournant aux faits mêmes. Certes, il s’agit moins, en un premier temps, d’expliquer

expériences en retournant aux faits mêmes. Certes, il s’agit moins, en un premier temps, d’expliquer que de décrire le réel mais, dans ce sens, l’approche phéno- ménologique, basée sur une philosophie de I’expé-

vécue, peut permettre la découverteménologique, basée sur une philosophie de I’expé- des choses » grâce à la confrontation d’expérience

des choses » grâce à la confrontation d’expérience et au recoupement de données observables : la phéno- ménologie est aussi une approche scientifique qui vise, elle, à faire émerger le réel au-delà de I’appa- rente du vécu.

dti «.sens
dti «.sens
le réel au-delà de I’appa- rente du vécu. dti «.sens Reste le choix de la méthode
le réel au-delà de I’appa- rente du vécu. dti «.sens Reste le choix de la méthode
le réel au-delà de I’appa- rente du vécu. dti «.sens Reste le choix de la méthode

Reste le choix de la méthode de recherche. II paraît logique de le dire, mais encore faut-il le souligner :

une approche phénoménologique nécessite d’être as- sociée, en recherche, à la méthode descriptive, qui, elle, sert de fondement à toute science, grâce aux do- maines de la déduction et des relations causales. Cette méthode est fondamentale dans les soins comme dans toute science sociale. Mais décrire ne consiste pas à établir une simple suite d’observations

sans lien ou signification. MERLEAU-PONTY le sou- ligne encore : « la science n’a pas et n’aura jamais le même sens d’être que le monde perçu pour la simple raison qu’elle en est une détermination ou une expli-

cation

(29). En conclusion, et pour schématiser, on

peut résumer la méthode descriptive en trois grands points :

-

décrire, c’est-à-dire se familiariser avec un phéno-

- décrire, c’est-à-dire se familiariser avec un phéno- mène ou une situation, puis les imager riser

mène ou une situation, puis les imager riser ;

ou les caracté-

les typer, c’est-à-dire déterminer entr’eux les relations existantes ;

-

déterminer entr’eux les relations existantes ; - toutes enfin, vérifier la présence de causes explicatives.

toutes

enfin, vérifier la présence de causes explicatives. II en va également ainsi de toute réflexion qui d’abord aide à percevoir, puis à comprendre, enfin à expli- quer.

-

Bien sûr, l’outil privilégié de la recherche descriptive reste /'observation, associée à l’analyse explicative. Nous avons donc’observé, dans le cadre d’hôpitaux fréquentés lors de stages ou pendant notre carrière, les fonctionnements de leur Service de Soins Infir-

miers. L’exercice des missions scientifique et politique de leurs directeurs sera analysé à la lumière de la pratique ou de l’absence de pratique de la R.S.I. Et ceci grâce à une grille de lecture déjà validée

Et ceci grâce à une grille de lecture déjà validée puisqu’il s’agit de la description des
Et ceci grâce à une grille de lecture déjà validée puisqu’il s’agit de la description des

puisqu’il s’agit de la description des

lité pour la pratique des soins infirmiers » qui fait l’objet du Cuide du Service Infirmier no 12 paru au

« normes de qua-

du Service Infirmier no 12 paru au « normes de qua- (29) MERLEAU-PONTY (Ml, Opus citatum,

(29) MERLEAU-PONTY MERLEAU-PONTY

(Ml, Opus
(Ml, Opus

citatum, p. 9.

de qua- (29) MERLEAU-PONTY (Ml, Opus citatum, p. 9. B.O. n0 91-10 Bis. Nous synthétiserons simplement

B.O. n0 91-10 Bis. Nous synthétiserons simplement les trois axes décrits en deux approches :

de la gestion des soins infirmiers,simplement les trois axes décrits en deux approches : - et celle de leur administration, en

-

et celle de leur administration,

en y incluant la politique de formation et d’évaluation qui fait, dans ce guide, l’objet d’un paragraphe spéci- fique.

Au hasard de nos observations, nous prendrons donc l’exemple de trois centres hospitaliers généraux du Nord et du Sud-Ouest de la France. Leur histoire est ancienne et ils présentent les caractéristiques sui- vantes :

-

Ce sont des établissem&ts

sui- vantes : - Ce sont des établissem&ts de plus de mille lits dont au moins

de plus de

mille lits

dont au moins cinq cents lits actifs.

-

Ils ont taille humaine.

Ils sont proches du C.H.U. dont ils ne subissent cependant pas la concurrence.

-

On observe, à leur tête, une Direction Générale très présente, mais qui n’a pas encore validé une poli- tique et un projet d’établissement.

-

On note une reconnaissance certaine du corps médical.

-

-

Les établissements disposent d’un Service de Soins

Infirmiers, qui, sous l’impulsion d’un(e) seul(e) Infir-

mier(e) Général(e), cherche à se structurer mais à qui s’oppose encore un cloisonnement certain entre les unités de soins.

-

Ces services ont à leur disposition peu d’outils de

gestion et d’administration, rarement évalués. La R.S.I. n’y est pas pratiquée et peu ou mal connue des soi- gnants.

-

On note la présence d’un encadrement essentiel-

floues

lement

hiérarchique,

aux

fonctions

imprécises,

et parfois mal comprises des intéressées eux-mêmes.

On observe enfin des difficultés de recrutement de personnel soignant qualifié qui touche de plein fouet le corps infirmier, malgré la présence d’écoles profes- sionnelles au sein de ces centres hospitaliers.

-

Ii!] Absence de recherche et gestion du S.M. Le cadre des valeurs annoncées On n’observe,
Ii!] Absence de recherche et gestion du S.M. Le cadre des valeurs annoncées On n’observe,
Ii!] Absence de recherche et gestion du S.M. Le cadre des valeurs annoncées On n’observe,

Ii!] Absence de recherche et gestion du S.M.

Le

cadre

des

valeurs

annoncées

On n’observe, dans aucun de ces établissements, la connaissance par les soignants d’une politique du S.S.I. concertée, écrite, diffusée. Les Infirmiers(ères)

Généraux(ales) concertée, écrite, diffusée. Les Infirmiers(ères) anthropologique et sociologique notamment, qui leur

anthropologique et sociologique notamment, qui leur permettrait de connaître la population qui fréquente ces hôpitaux, leurs habitudes, leur culture et leurs be- soins de santé. Sans ces données, il leur est donc diffi- cile de conduire le S.S.I. vers une réflexion sur les soins pratiqués dans les unités, leurs spécificités, les concepts qui les sous-tendent et qui pourraient :

les concepts qui les sous-tendent et qui pourraient : ne disposent pas ici de la recherche,

ne disposent pas ici de la recherche,

En l’absence de recherche sur l’évaluation des soins, sur les besoins de la clientèle, sur les nouvelles tech- niques, sur l’évolution des mentalités, en l’absence d’évaluation de la qualité des soins et même de calcul des charges de travail, comment envisager des ré- ponses adaptées à des demandes non formulées ? Comment envisager des perspectives pour le S.S.I. ! Comment organiser les moyens nécessaires pour régir les actions futures ?

Dans ce cadre, les normes de qualité sont mal étu-

diées, rarement divulguées, peu utilisées et la seule référence commune se révèle être les textes juridi-

ques.

des soins sont rares et aucun projet ne voit jour dans un but de réajustement.

Dans

ces

conditions,

les

évaluations

qualitatives

- les éclairer,

La Recherche et les outils du S.S.I.

 

- les valider,

 

On observe,

dans

ces

trois

institutions,

que classique-

- les orienter,

ment,

des

outils

de

soins

ont

été

perpétués

(cahiers

de

- permettre leur évaluation.

Ainsi, la politique du S.S.I., couramment entendue

dans les unités,

se traduit

souvent

par

:

-
-

« II faut faire comme les autres

»

-
-

« II faut de la polyvalente

»
»
-
-

« II faut agir suivant le chef de service

» (30)

Sans références qui s’ancreraient dans une recherche des besoins de la clientèle, il est donc difficile aux Di- recteurs de ces S.S.I. d’affirmer le besoin d’un niveau de qualité référent et, par là-même, de développer, définir, exiger des normes qualitatives ou quantita-

tives de soins. Comment,

dans

ce

cas,

peuvent-ils

bâ-

tir, avec et pour

le S.S.I.,

un

projet

de

soins !
soins
!

Comment faire participer le S.S.I. au projet d’établis-

gement
gement

évaluer la qualité

des soins, les argumenter, faire valoir un savoir infir- mier ?

? Comment,

sans norme,

Le projet du S.S.I.

Aucun de ces établissements ne dispose d’un projet de service ou d’un projet du S.S.I. qui puisse souder un groupe professionnel ou structurer une organisa- tion.

un groupe professionnel ou structurer une organisa- tion. transmissions, par poste), ou imposés (par mimé- tisme),

transmissions, par poste), ou imposés (par mimé- tisme), mais peu interrogés, rarement évalués et ex- ceptionnkllement validés par les soignants :

et ex- ceptionnkllement validés par les soignants : - Ainsi, certains soignants pratiquent la « démarche
et ex- ceptionnkllement validés par les soignants : - Ainsi, certains soignants pratiquent la « démarche

-

Ainsi, certains soignants pratiquent la « démarche

: - Ainsi, certains soignants pratiquent la « démarche de soins » sans réel recueil de

de soins »

certains soignants pratiquent la « démarche de soins » sans réel recueil de données de santé.

sans réel recueil de données de santé.

« Cette démarche scientifique 3 Ah ! oui, ce qu’elles apprennent à l’école ? ! »

3 Ah ! oui, ce qu’elles apprennent à l’école ? ! » - Ainsi, le diagnostic
3 Ah ! oui, ce qu’elles apprennent à l’école ? ! » - Ainsi, le diagnostic

-

Ainsi, le diagnostic infirmier est inconnu des ser-

ne permet pas de bâtir des,, projets de soins in-

vices et

dividualisés

ou

collectifs

pour

les

patients.

Sans diagnostic infirmier validé, il est difficile égale- ment pour le Directeur du S.S.I. d’envisager la partici- pation des soins au P.M.U. et de faire reconnaître le coût des prestations soignantes

Ainsi, aucune analyse de contenu n’a permis de valider les dossiers de soins utilisés, de connaître leur réelle utilité, de vérifier leur intérêt dans le cadre d’une approche globale des soins : « Normalement, si les infirmières sont intelligentes, avec des cahiers, ça suffit. Les malades restent peu maintenant ; le dossier, ça ne vaut, ni le coup, ni la dépense. »

-

; le dossier, ça ne vaut, ni le coup, ni la dépense. » - Dans ces

Dans ces conditions, l’évaluation des prestations est difficile et l’argumentation de l’organisation des soins parfois impossible. Sans recherche évaluative, sans étude ergonomique ou des conditions de travail, un(e) Infirmier(e) Général(e) peut rarement exiger une lutte efficace contre les soins « oubliés », insuffisants ou contre la confusion et la dispersion des tâches.

-

», insuffisants ou contre la confusion et la dispersion des tâches. - Recherche en soins infirmiers
», insuffisants ou contre la confusion et la dispersion des tâches. - Recherche en soins infirmiers
- De même, il lui est difficile de faire participer le S.S.I. pour régler les

-

De même, il lui est difficile de faire participer le

S.S.I. pour régler les problèmes des attentes, de l’accueil, des heures supplémentaires, etc.

-

Pour ce qui est de la méthodologie des soins, au-

cune recherche-action, aucune évaluation, aucun test n’a pu permettre l’élaboration de protocoles visant, non seulement une meilleure qualité des soins, mais aussi leur cohérence ainsi qu’une harmonisation des outils.

- Enfin, à titre de dernier exemple, l’absence de

recherche descriptive et comparative, permet mal une participation active du S.S.I. et de son Directeur au

choix des matériels, à leur renouvellement, à leur ges- tion : « Moi, il y a du matériel stocké dans mon bu-

reau, je le distribue

On peut d’ailleurs observer le même phénomène pour ce qui est de l’administration des pools des prêt

B.
B.
ce qui est de l’administration des pools des prêt B. de matériel, des dotations en linge,

de matériel, des dotations en linge, de l’évacuation des déchets.

On remarque donc, dans ces trois S.S.I. concer- nés, un manque certain d’outils. Sans eux, I’lnfir- m&(e) Général(e) ne peut exercer pleinement son rôle de gestionnaire de soins, son rôle scienti- fique. Sans la R.S.I. qui apporterait les informa- tions validées nécessaires à sa fonction, il lui est difficile de gérer efficacement, économiquement, la production de soins, telle que décrite dans le Guide du Service Infirmier, relatif au fonctionne- ment du S.S.I. (31).

Infirmier, relatif au fonctionne- ment du S.S.I. (31). NOMBRED;PERSONNES SOIGNÉES ACTES MÉDICAUX +
Infirmier, relatif au fonctionne- ment du S.S.I. (31). NOMBRED;PERSONNES SOIGNÉES ACTES MÉDICAUX +
Infirmier, relatif au fonctionne- ment du S.S.I. (31). NOMBRED;PERSONNES SOIGNÉES ACTES MÉDICAUX +
NOMBRED;PERSONNES SOIGNÉES ACTES MÉDICAUX + PERSONNELS SOINS INFIRMIERS ETIOU PARA-MÉDICAUX + + i LES
NOMBRED;PERSONNES
SOIGNÉES
ACTES
MÉDICAUX
+
PERSONNELS
SOINS
INFIRMIERS
ETIOU
PARA-MÉDICAUX
+
+
i LES USAGERS
MATIÈRES
4 MOYENS
~
CONSOMMABLES ACTES MÉDICO-TECHNIQUES
RATIOS
DE LA PERSONNE A LA SORTIE INCIDENCE INDI”IDUELLE SOCIALE ÉCONOMIQUE
DE LA PERSONNE
A LA SORTIE
INCIDENCE
INDI”IDUELLE
SOCIALE
ÉCONOMIQUE

+

+ ÉQUIPEMENTS ACTIVITÉ HOTELIÈRE I + ACTIVITÉ Efficience technique \ Elficience s soignante et
+
ÉQUIPEMENTS
ACTIVITÉ HOTELIÈRE
I
+
ACTIVITÉ
Efficience technique
\
Elficience
s soignante et

ADMINISTRATIVE

ACCUEIL

ÉTUDE DE L’ËTAT DE SANTÉ

h m6dicale > \ \ 3 / / ‘. 1 I INDICATEURS DE QUALITÉ ’
h
m6dicale
>
\ \
3
/ /
‘.
1
I
INDICATEURS DE QUALITÉ ’

Gestion de la production des soins.

La complexité actuelle des situations de soins ne per- met plus l’utilisation d’outils empiriques. C’est

La complexité actuelle des situations de soins ne per- met plus l’utilisation d’outils empiriques. C’est le sa- voir infirmier tout entier qui doit être mobilisé, testé, validé pour créer les outils de son service : la fabrica- tion d’outils scientifiques demande toujours un im- mense et intense échange d’informations et d’explica- tions. Le permettre est un des rôles de la Direction d’un service et c’est aussi le domaine privilégié de la recherche.

et c’est aussi le domaine privilégié de la recherche. Eii Absence de recherche et rôle politique

Eii Absence de recherche et rôle politique iii; de IfInfirmier Général(e)

et rôle politique iii; de IfInfirmier Général(e) Nous abordons ici l’administration du S.S.I. : comment
et rôle politique iii; de IfInfirmier Général(e) Nous abordons ici l’administration du S.S.I. : comment

Nous abordons ici l’administration du S.S.I. :

comment est-elle envisagée dans les trois hôpitaux que nous suivons ! Nous avons défini ce rôle comme celui qui conduit au partenariat, qui responsabilise, qui se révèle être l’art de faire des choix.

D’abord, nous remarquons qu’aucune recherche

ne permet d’étudier, d’affirmer, d’utiliser un cadre éthique officiel ou des règles déontologiques qui puis-

éthique officiel ou des règles déontologiques qui puis- - sent responsabiliser tous les soignants et affirmer

-

sent responsabiliser tous les soignants et affirmer la valeur d’un service rendu.

- L’esprit d’appartenance au S.S.I., dans ces condi-

tions,

« le service de Soins Infirmiers, c’est I’LC. » et << Mé- fiance, il appartient à I’Administration ».

II est évident, dans ces conditions, que l’élaboration d’un projet de soins est difficile et lente à émerger et que, sans lui, la crédibilité du service de soins, au tra- vers de son Directeur, est souvent soumise à caution dans les instances participatives auxquelles assiste l’Infirmierte) Général(e) (deux établissements sur trois). Comment sera-t-elle reconnue au travers de la future Commission du S.S.I. ?

reconnue au travers de la future Commission du S.S.I. ? existe peu et pour beaucoup, -

existe

peu

et

travers de la future Commission du S.S.I. ? existe peu et pour beaucoup, - La R.S.I.

pour

beaucoup,

future Commission du S.S.I. ? existe peu et pour beaucoup, - La R.S.I. fait aussi défaut

-

La R.S.I. fait aussi défaut dans le domaine de la

gestion des ressources humaines. Aucun de ces trois établissements n’utilise la recherche pour pouvoir aborder la Gestion Prévisionnelle et Préventive des Emplois et des Carrières (pas de recherche systémati-

sée sur :

et des Carrières (pas de recherche systémati- sée sur : l’évolution des prestations, les besoins futurs

l’évolution des prestations,

les besoins futurs en personnel,

les remplacements à prévoir,

les adéquations qualificationlfonction tionfpostes).

les adéquations qualificationlfonction tionfpostes). ou qualifica- Ceci amène, dans deux cas sur trois, le

ou qualifica-

Ceci amène, dans deux cas sur trois, le Directeur du

S.S.I. à répondre aux besoins de personnels, au fur et à mesure des demandes, quand cela est possible et, sans profil de poste ou de fonction, à placer les soi- gnants là où le manque ((( si elle convient, je la

») s’en fait trop sentir, sans recherche d’adé- s’en fait trop sentir, sans recherche d’adé-

garde

quation entre leurs qualités personnelles et les at- tentes des unités.

L’accueil n’est alors pas toujours adéquat, certains conflits éclatent, et l’épuisement professionnel, dans ces établissements, est important autant que I’ahsen- téisme, bien qu’aucune recherche n’ait permis de l’évaluer quantitativement ou qualitativement ou même d’établir des relations de cause à effet avec une gestion insatisfaisante des effectifs, l’absence d’outils professionnels performants, des charges de travail im- portantes (encore que mal connues), un entretien ré- gulier du savoir, etc.

que mal connues), un entretien ré- gulier du savoir, etc. - Dans le cadre de son

- Dans le cadre de son rôle politique, la délégation est un outil fondamental pour le Directeur du S.S.I. Les Surveillantes-Chefs sont dans les trois hôpitaux

concernés, nombreuses, et devraient assurer, par dé- légation, certaines activités d’administration de I’lnfir- mie@) Général(e). Malheureusement, seules 30 % d’entr’elles ont suivi une formation Cadre. Des Mé- thodes de recherche auraient peut-être pu préciser les axes de leurs fonctions en relation avec les exigences institutionnelles, les demandes des soignants, les exi- gences des clients. Sans pouvoir les cerner, sans les connaître, la majorité des Cadres Supérieurs de Santé

envisagent leur rôle ainsi :

jours >> et on entend parfois : « je veux garder mon cô-

té I.D.E. ; je ne peux me passer des malades ». Qui alors, peut, en position fonctionnelle, et nous n’en avons rencontrées que 5 sur 47 postes de Surveil- lantes-chefs, exercer des fonctions d’administration des soins, basées sur des méthodes scientifiques, ai- dées par la R.S.I. ! Qui sera garant de l’évaluation qualitative, quantitative, économique des soins !

qualitative, quantitative, économique des soins ! « je contrôle tout, tou- Absence de recherche et autonomie
qualitative, quantitative, économique des soins ! « je contrôle tout, tou- Absence de recherche et autonomie
«
«

je contrôle tout, tou-

économique des soins ! « je contrôle tout, tou- Absence de recherche et autonomie du S.S.I.

Absence

de

recherche

et

autonomie

du

S.S.I.

L’absence de R.S.I., comme outil d’administration des

Général(e) a être

reconnu(e) comme seul interlocuteur de la Direction

Générale dans le cadre de la fonction autonome soi- gnante. Certes, dans les trois cas etudiés, sur I’organi-

le

Mais,

situe

gramme,

soins, ne conduit pas I’lnfirmierk)

Mais, situe gramme, soins, ne conduit pas I’lnfirmierk) tant que S.S.I. Directeur sa position côtés en

tant

que

S.S.I.

soins, ne conduit pas I’lnfirmierk) tant que S.S.I. Directeur sa position côtés en du aux d’autres

Directeur

sa

position

côtés

en

du

aux

d’autres

Directeurs

fonctionnels.

sa position côtés en du aux d’autres Directeurs fonctionnels. Recherche en soins infirmiers N’ 33 -Juin

Recherche

en

soins

infirmiers

N’

33

-Juin
-Juin

1993

sans recueil systématique d’informations pertinentes, on note que I’lnfirmier(e) Général(e) : n’est pas

sans recueil systématique d’informations pertinentes, on note que I’lnfirmier(e) Général(e) :

n’est pas toujours consulté(e) sur les problèmes de conditions de vie des équipes et des patients à~ I’hôpi- ta1 ;

de vie des équipes et des patients à~ I’hôpi- ta1 ; qu’il ne peut pas toujours
de vie des équipes et des patients à~ I’hôpi- ta1 ; qu’il ne peut pas toujours
de vie des équipes et des patients à~ I’hôpi- ta1 ; qu’il ne peut pas toujours

qu’il ne peut pas toujours intervenir comme média- teur entre Médecins et Administration ;

qu’il ne participe pas systématiquement à la prise

de décision dans

les

instances

il

siège.

Ainsi,

sans

l’aide

de

la

R.S.I.,

il

n’existe également au-

cun plan de formation continue qui définirait des be-

au- cun plan de formation continue qui définirait des be- soins et des objectifs pédagogiques pour

soins et des objectifs pédagogiques pour I’établisse-

ment et les demandes ne sont satisfaites par I’Administration ment et les demandes ne sont satisfaites par qu’au fur et à mesure de leur arrivée, qu’au fur et à mesure de leur arrivée,

jusqu’à

On ne note également aucun rapport d’activité fait

par le Directeur du S.S.I., faute de données recueil- lies, analysées pour informer, rendre compte, évaluer, souligner l’évolution, poser de nouveaux objectifs et faire reconnaître le S.S.I.

épuisement

du

budget.

-

-

On note encore qu’il n’a pas toujours de pouvoir

de décision dans les domaines qui lui sont propres, ceux de la fonction autonome infirmière. Ainsi, l’or- ganisation des soins, les méthodes de travail, I’admi- nistration des unités lui échappent parfois et dépen- dent généralement du corps médical : « c’est eux qui disent ce qu’ils veulent de nous ». « Ils préparent leurs gens et les imposent. »

nous ». « Ils préparent leurs gens et les imposent. » - On remarque enfin qu’il
nous ». « Ils préparent leurs gens et les imposent. » - On remarque enfin qu’il

-

On remarque enfin qu’il n’a pas toujours la possi-

bilité d’entreprendre les études nécessaires pour faire évoluer les soins et la profession, pour argumenter l’obtention de moyens nécessaires, pour prendre les initiatives concernant le S.S.I. : approche de soins nouvelles, techniques différentes, structures spécifi- ques, conditions de travail améliorées, etc.

L’absence de R.S.I. et la reconnaissance du S.S.I.

La difficile autonomie du S.S.I., que ne sert pas la Recherche, entraîne rarement une reconnaissance complète de ses prestations et de ses membres. Nous l’avons vu, la méconnaissance des besoins des pa- tients entraîne une définition floue du service rendu et, par là, un accueil limité et des admissions parfois mal gérées ainsi que l’impossibilité d’exercer pleine-

ment les rôles de prévention ou d’éducation inclus

dans

Sans recherche, le Directeur du S.S.I. peut diffici- lement évaluer la satisfaction de ses clients ou même simplement analyser le contenu des appréciations que laisse les patients. La difficulté d’évaluer ces presta- tions, donc de les réajuster en corrigeant les erreurs, ne fait pas, sur nos terrains d’étude, des soins, une discipline scientifique, pleinement reconnue par ses clients.

la

mission de soins.

-

-

De même, d’autres sciences, médicale, écono-

mique, sociologique, etc., d’autres services sanitaires reconnaisent parfois mal le S.S.I. comme un parte- naire performant. II suffit d’observer, dans ces établis- sements, l’attitude des autres services hospitaliers à leur égard : les services économiques, techniques, les écoles, les C.H.R., les centres de soins hospitaliers, etc. qui recherchent peu sa collaboration.

hospitaliers, etc. qui recherchent peu sa collaboration. Recherche et Pédagogie La R.S.I. permet enfin la

Recherche

et

Pédagogie

La R.S.I. permet enfin la collaboration et le partenariat dans le domaine de l’enseignement. Sans avoir re- cours à elle, les trois S.S.I. observés ont des difficultés, nous l’avons vu, à prendre en charge la formation continue, autre condition de scientificité, d’efficacité et de reconnaissance des soins.

Mais sans recherche pédagogique, on observe aussi des difficultés relationnelles avec les écoles hospita- lières : ainsi, dans un établissement, aucune I.D.E. n’est recrutée à l’école ; dans un autre, les travaux des élèves sont vécus comme des agressions envers les unités et, dans les trois, les relations entre Directeurs du S.S.I. et de l’école réduites à la civilité la plus ré- glementaire.

Sans échange de projets de service ou pédagogique, sans interrogation commune sur la pratique des soins, sans réel tutorat des élèves dans les services, sans banque de données de soins constamment enrichie, de bibliothéque, de fond documentaire, le S.S.I. re- nonce à un élément moteur de son évolution, la pé- dagogie. Sans R.S.I. dans le domaine de l’éducation

sanitaire, on peut entendre : « Ça ne manque pas, il y a peu de demandes » ou « c’est une perte de temps

y a peu de demandes » ou « c’est une perte de temps 8. pour les
y a peu de demandes » ou « c’est une perte de temps 8. pour les
y a peu de demandes » ou « c’est une perte de temps 8. pour les
8.
8.

pour les patrons

Nous observons donc, dans le cadre de cette situation de services infirmiers ne disposant pas de l’outil qu’est la R.S.I. que l’information nécessaire fait défaut

l’outil qu’est la R.S.I. que l’information nécessaire fait défaut Recherche en soins infirmiers Ni 33 luin

Recherche

en

soins

infirmiers

l’outil qu’est la R.S.I. que l’information nécessaire fait défaut Recherche en soins infirmiers Ni 33 luin

Ni 33

luin 1993
luin 1993
et que cette absence gêne le plein exercice de la mis- sion de I’lnfirmier(e) Général(e)

et que cette absence gêne le plein exercice de la mis- sion de I’lnfirmier(e) Général(e) :

de la mis- sion de I’lnfirmier(e) Général(e) : - au niveau scientifique, les connaissances, qui ne

-

au niveau scientifique,

les connaissances, qui ne se stockent pas, vieillis-

sent

et se perdent

;

les savoirs ne s’alimentent pas de nouvelles don-

nées

l’enseignement évolue peu ;

vers

la

compétence

et

l’efficacité

;

une vraie culture professionnelle

soignante

le sens critique est peu développé, ne s’appuie pas

ne vise pas l’évaluation, ne

promeut pas le S.S.I.

sur

rien

n’entretient

des

;

normes

partagées,

;

- dans une visée politique,

le hasard est peu utilisé et, dans ce cas, il est diffi- cile de développer des stratégies efficaces ;

car des qualités professionnelles restent enfouies : la créativité, l’imagination, l’originalité ;

car on perpétue un cloisonnement certain des uni-

tés de soins

car les professionnels sont peu mobilisés et I’émer-

d’un véritable service fonctionnel des soins est

;

d’un véritable service fonctionnel des soins est ; gence lente et devient aléatoire. comprendre et pour
gence
gence

lente et devient aléatoire.

comprendre et pour pouvoir agir. II permet, sans doute, à I’lnfirmier(e) Général(e) de choisir, pour lui, les directions à prendre et d’approfondir sa culture ; d’inventer, de développer les innovations et la forma- tion : toute recherche bien menée est formatrice ; c’est une école d’intelligence et de caractère qui dé- veloppe les compétences.

et de caractère qui dé- veloppe les compétences. Les décisions stratégiques requièrent toujours des

Les décisions stratégiques requièrent toujours des diagnostics professionnels basés sur un recueil d’in- formations fiables, analysées et critiquées. La R.S.I. peut donc aider à déterminer :

-

-

-

la pertinence

le coût

le niveau d’acceptabilité

- les ressources nécessaires à leur

mise

en place,

- et la légalité de la situation

des

C’est ainsi

place, - et la légalité de la situation des C’est ainsi que J.A. rythme décisionnel BURY

que J.A.

rythme

décisionnel

la situation des C’est ainsi que J.A. rythme décisionnel BURY situe sa place de tout programme

BURY situe sa place

de

tout

programme

de

actions,

BURY situe sa place de tout programme de actions, dans un algo- soins (32). La R.S.I.

dans un algo-

soins

(32).

La R.S.I. semble donc bien être l’outil nécessaire au SM. pour développer ses connaissances, pour
La R.S.I. semble donc bien être l’outil nécessaire au
SM. pour développer ses connaissances, pour mieux
(32) BURY U.-A.), Education pour /a Santé, De Baeck-Wesmael,
Bruxelles, 1988, p. 175.

Objectifs

Action

Recherche
Recherche

Révélation

du

problème

Recherche

Dab. W. et Abenhaim,

du problème Recherche Dab. W. et Abenhaim, L.L. e Connaissance scientifique et action en sante

L.L. e Connaissance scientifique et action en

sante publique : l’utilité de la
sante
publique : l’utilité
de
la

recherche dans l’élaboration d’un programme de santé a. Canadian Journal oiPublic Health, vo1

d’un programme de santé a. Canadian Journal oiPublic Health, vo1 75, septembreloctobre, 1984, p. 392.

75, septembreloctobre, 1984,

p. 392. 392.

l’algorithme décisionnel d’un programme de santé

C’est cette olace aui oermettra au Dirkteur du S.S.I. de faire des choix éclairés et
C’est cette olace aui oermettra au Dirkteur du S.S.I. de faire des choix éclairés et
C’est cette olace aui oermettra au Dirkteur du S.S.I. de faire des choix éclairés et
C’est cette olace aui oermettra au Dirkteur du S.S.I. de faire des choix éclairés et

C’est cette olace aui oermettra au Dirkteur du S.S.I. de faire des choix éclairés et de mobiliser les ressources en vue de faire accomplir les obiectifs fixés :

en vue de faire accomplir les obiectifs fixés : NiveauNiveau dede développementdéveloppement
NiveauNiveau dede développementdéveloppement (33)(33)

NiveauNiveau

dede

développementdéveloppement

(33)(33)
(33)(33)

Dans le même ordre d’idée, l’évaluation, comparai- son d’informations et d’une norme d’acceptabilité grâce à des critères adéquats, participe également au rôle politique de I’lnfirmier(e) Général(e) car « il ne peut y avoir ni autonomie sans responsabilité, ni responsabilité sans évaluation, ni évaluation sans conséquence » (34). L’évaluation est une recherche d’efficacité et de qualité autant qu’une estimation quantitative ; c’est une analyse permanente pour le S.S.I. et sa Direction.

une analyse permanente pour le S.S.I. et sa Direction. f Probkmes de POLITIQUE du S.S.,. ,ressources
une analyse permanente pour le S.S.I. et sa Direction. f Probkmes de POLITIQUE du S.S.,. ,ressources
une analyse permanente pour le S.S.I. et sa Direction. f Probkmes de POLITIQUE du S.S.,. ,ressources
f Probkmes
f
Probkmes
de POLITIQUE du S.S.,. ,ressources ?,
de
POLITIQUE
du S.S.,.
,ressources ?,

Demandes

Besoins

SERVICE

à rendre

Ces observations de terrain le montrent, le pouvoir ne s’acquiert pas uniquement par l’application de tech- niques. II dépend aussi d’attitudes psychologiques : la

(33) Ibid, p. 186. WI Circulaire du 23 février 1989, relative au renouveau du Ser- vice Public (1111, Michel ROCARD.

au renouveau du Ser- vice Public (1111, Michel ROCARD. communication, la capacité de choisir et d’intégrer
au renouveau du Ser- vice Public (1111, Michel ROCARD. communication, la capacité de choisir et d’intégrer

communication, la capacité de choisir et d’intégrer des réalités, attitudes fondamentales de la science et de la, wcherche. Ces attitudes peuvent aider I’lnfir- mier.(e) Général(e) à développer un rôle politique et à prendre, sous la responsabilité du Directeur Général et en collaboration avec les autres services concernés, les décisions nécessaires à l’épanouissement du S.S.I. :

décisions nécessaires à l’épanouissement du S.S.I. : - l’excellence du service rendu résolution des
décisions nécessaires à l’épanouissement du S.S.I. : - l’excellence du service rendu résolution des
-
-

l’excellence du service rendu

résolution des problèmes quotidiens,

correction des manques et erreurs,

satisfaction des clients,

expression des patients sur leurs besoins de santé,

car « il
car
«
il

convient

patients sur leurs besoins de santé, car « il convient d’associer les usagers à I’amé- lioration

d’associer les usagers à I’amé-

lioration des services publics » (35) ;

à I’amé- lioration des services publics » (35) ; - /a motivation des soignants acquisition d’un
-
-

/a motivation des soignants

acquisition d’un langage professionnel partagé au- tour d’une pensée globale,

développement de leur autonomie au travers de

i’argum&ation
i’argum&ation

et de l’évaluation,

meilleure gestion du temps de travail et de son or- ganisation,

amélioration des conditions de travail,

restauration

de

la

communication

et

ment,

décloisonne-
décloisonne-

diminution du poids hiérarchique car la recherche raccourcit la ligne hiérarchique,

épanouissement des rôles préventif et pédagogique

des

soignants,

adéquation et efficacité de la formation continue,

lutte contre l’épuisement professionnel ;

- le partenariat
- le partenariat

au coeur de /‘établissement

par l’application intelligente des textes juridiques, notamment la Loi du 31/07/1991,

des textes juridiques, notamment la Loi du 31/07/1991, par plus de cohérence autour du projet d’établisse-

par plus de cohérence autour du projet d’établisse- ment,

(35)
(35)

Circulaire du 23/02/1~9,

projet d’établisse- ment, (35) Circulaire du 23/02/1~9, opus citatum, I V, 4. Recherche en soins infirmiers

opus citatum, IV, 4.

,,.-----““““i;;;::::?iril”;::?iri?i;;;::::ZIZ:i:::irlL~r7S;::::ier-:::::r-::iir;~:r:o:rirr:::::j~Lrr~,
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“:(-ii~ji:i~:;::::iIIi;r::ln:oLLe?,
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STRATÉGIE SCIENTIFIQUE ET POLITIQUE DE L’INFIRMIÈRE GÉNÉRALE

par plus de participation à la vie de l’institution, no- tamment dans les différentes instances légales et bien-

tôt

par un travail sanitaire en plus étroite collaboration avec le corps médical.

La R.S.I. a sa place au coeur de la mission de I’lnfir- mie+) Général(e). Elle lui permet de mieux faire :

au travers

de

la Commission du S.S.I.,

de mieux faire : au travers de la Commission du S.S.I., - - - découvrir mettre
de mieux faire : au travers de la Commission du S.S.I., - - - découvrir mettre

-

-

-

découvrir

mettre

évaluer

en

place

les

moyens

de

réaliser

une prestation de qualité maximale, les soins, par une équipe pluridisciplinaire et compétente : le Service de Soins Infirmiers.

la politique, comme la science, sont véhiculées par des êtres humains qui ne doivent craindre, ni de se

tromper, ni d’oser. L’erreur est au coeur de l’esprit

scientifique. Pour pouvoir la corriger, accepter de la voir :

il faut d’abord

- sans peur,

- sans

relâche,

- en référence

à

des

valeurs

partagées,

confiant

- en

sa

correction,

- une

avec

méthodologie

adaptée,

celle

de

la

recherche

scientifique.

La R.S.I., comme les recherches en sciences hu- maines, constitue une réserve de compétence, de sa- voirs qu’une entreprise, telle qu’un établissement de santé, doit prendre au sérieux et s’approprier. Elle peut alimenter la motivation et être un des facteurs clefs de l’efficacité de l’épanouissement des individus au travail, autant que de progrès sanitaires, sociologi- ques, économiques, technologiques, etc.

C’est à tous ces niveaux qu’elle peut aider les soins à se structurer, en un long mais irréversible processus, en un service performant visant l’excellence et le par-

tenariat

:

AUTONOMIE -

visant l’excellence et le par- tenariat : AUTONOMIE - \ CO\MPÉTENCE OBLIGATIONS - RESPONSABILITE i’

\

CO\MPÉTENCE

OBLIGATIONS -

RESPONSABILITE i’ ÉVALUA;ION
RESPONSABILITE
i’
ÉVALUA;ION
-
-

POUR

UNE

POLITIQUE

SCIENTIFIQUE

DU SERVICE DE SOINS INFIRMIERS

« Quand l’éducation scientifique aura produit fous ses effets, /a politique elle-même sera transformée. L’une, comme /‘autre, deviendra, suivant un mot célèbre, ex- périmentale. »

Marcelin BERTHELOT

un mot célèbre, ex- périmentale. » Marcelin BERTHELOT Ce que visent les soins c’est avant tout
un mot célèbre, ex- périmentale. » Marcelin BERTHELOT Ce que visent les soins c’est avant tout
un mot célèbre, ex- périmentale. » Marcelin BERTHELOT Ce que visent les soins c’est avant tout
un mot célèbre, ex- périmentale. » Marcelin BERTHELOT Ce que visent les soins c’est avant tout

Ce que visent les soins c’est avant tout la QUALITÉ de la VIE. C’est là désormais une exigence sociale autant qu’une nécessité institutionnelle. Et c’est dans cette perspective que le progrès peut s’affirmer quand il rapproche les individus et donne un sens à leurs ac- tions.

Vouloir le progrès c’est à la fois le but de la science qui développe l’esprit critique et celui de la politique qui vise à faire les choix nécessaires. Mais, en amont de ces volontés, il faut au Service de Soins Infirmiers et à son Directeur, l’espoir qu’il existe des solutions. C’est aux soignants de les découvrir pour rendre le service qu’ils souhaitent offrir.

La Recherche en Soins Infirmiers est un peu la traduc- tion de cette espérance, un des moyens d’unifier et de

développer le S.S.I. autour d’un projet d’excellence et

» pour pour

diriger le S.S.I. « s’il est compris comme la recherche

permanente et généralisée vité » (36).

Le pouvoir qu’en tireront les soignants est acceptable puisqu’il vise un réel progrès sanitaire et hospitalier. Mais il est commandé par la faculté qu’aura le S.S.I. à se remettre en cause et à se positionner comme un partenaire performant. Réfléchir à cet avenir du S.S.I. implique donc de penser la politique des soins qu’il convient de promouvoir, ensemble.

Pour être capable d’exercer totalement ce rôle politi- que, c’est-à-dire de développer le pouvoir de suggé- rer, d’influencer et de conseiller du S.S.I., I’lnfir- mier(e) Général(e) doit exiger des soignants une pratique scientifique et donc de recherche à toutes les étapes des soins. Le S.S.I. est un immense réseau d’in- formations. Les rechercher et les valider, c’est mieux approcher les réalités et donc pouvoir choisir. Mais le risque est inhérent au choix ; pour s’adapter et bien

ce projet peut devenir « un puissant levier

est inhérent au choix ; pour s’adapter et bien ce projet peut devenir « un puissant
est inhérent au choix ; pour s’adapter et bien ce projet peut devenir « un puissant

du sens de chaque acti-

est inhérent au choix ; pour s’adapter et bien ce projet peut devenir « un puissant
est inhérent au choix ; pour s’adapter et bien ce projet peut devenir « un puissant
ques axes : choisir, il faut cher quelque certitude et donc disposer de données fiables.

ques

axes :

choisir, il faut

cher quelque certitude et donc disposer de données fiables. Développer l’esprit scientifique et la R.S.I., c’est se permettre de meilleurs choix.

recher-

« piloter

c’est se permettre de meilleurs choix. recher- « piloter n le S.S.I., c’est-à-dire - Enfin, si
n
n

le

S.S.I., c’est-à-dire

- Enfin, si toute infirmière doit avoir l’esprit de recherche, toutes ne doivent pas devenir chercheur. Le tableau ci-dessous (37), situant la participation des professionnels à la recherche, le précise claire- ment.

Pour tenter de pallier les difficultés que nous avons observées, exercer plus facilement sa mission et

nous avons observées, exercer plus facilement sa mission et concilier ses fonctions, I’lnfirmier(e) Général(e)

concilier ses fonctions, I’lnfirmier(e) Général(e) peut développer une stratégie (38) de soins plus scientifi-

et l’aborder simultanément par différents

un

effort

de

recherche

pour

baser

entreprendre

cette stratégie sur la prospective et la planification ;

viser la flexibilité de l’ouverture du S.S.I. ;

de

de

la

faire

des

recherche

soins

une

pour

faire

de

; de de la faire des recherche soins une pour faire de science, la recherche rechercher

science,

la

recherche

rechercher un équilibre dynamique entre les soi- gnants, les moyens du S.S.I. et la formation ;

viser une réelle éducation sanitaire pour le SU.

pour

Choisir

mieux agir en leur nom, c’est néanmoins éviter de

;

faire

Mais le pouvoir au Directeur du S.S.I. prend aussi sa source dans l’organisation des soins. La compétence donne, bien sûr, du pouvoir, mais le pouvoir, c’est aussi donner la compétence et oser les changements nécessaires. La question n’est donc plus de savoir si la R.S.I. est nécessaire, mais de savoir comment :

- la faire connaître,

- l’implanter,

- l’utiliser,

pour

faciliter

le

bénéfice

de

tout

le

S.S.I.

et

pour

l’exercice de la mission de son Directeur.

Pour cela, le S.S.I. dispose de quelques points forts :

D’abord, la R.S.I. bénéficie d’une reconnaissance juridique, affirmée dans le Décret du 17 juillet 1984 comme dans la Loi du 31 juillet 1991 ;

-

-

La formation des cadres soignants leur apporte la

méthodologie nécessaire à la pratique de la R.S.I. et peut les convaincre de la développer ;

La structuration d’un S.S.I. entraîne l’émergence

d’un véritable savoir dans lequel peut s’enraciner la recherche.

-

(38) STRATÉGIE : processus de dkision par lequel une organisa- tion choisit les demandes qu’elle
(38) STRATÉGIE : processus de dkision par lequel une organisa-
tion choisit les demandes qu’elle veut satisfaire et les affres de pro-
duction qu’elle veut mettre en ceuvre.

Participation

des

professionnelles

à

la

recherche

- Bibliographie - - Choix-

- Bibliographie - - Choix- - Choix- - Cadre conceptuel de la méthode du terrain

-

Choix-

- Cadre conceptuel de la méthode du terrain

- sur
-
sur

Vérification

le terrain

- Problème - - Dkision de - - Clarification - - faire Questionnement une de
- Problème
-
- Dkision de - - Clarification -
- faire
Questionnement
une
de
la
problématique
- recherche
Idée
- Formulation
-
D’en prévoir
des hypothéses
 

des outils

des populations -

Utilisation

 

du temps

des outils

 

les

moyens

4

J

L

$

1

J

J

-

Niveau

Professionnelles

4

-

Demandeur

(professionnelle,

-

Chercheur

Niveau

1-2
1-2

- Chercheur

- Niveau Professionnelles 4 - Demandeur (professionnelle, - Chercheur Niveau 1-2 - Chercheur Niveau 1-2

Niveau 1-2

- Chercheur - Chercheur - Observateur

Niveau 1

- Chercheur - Chercheur - Observateur Niveau 1 Niveau 1-2 - Enquêteur
- Chercheur - Chercheur - Observateur Niveau 1 Niveau 1-2 - Enquêteur

Niveau 1-2

- Enquêteur

 

association,

- Demandeur

 

(professionnelle

établissement,

HC.)
HC.)
niveau 3) - Personnes observ&s î
niveau
3)
- Personnes
observ&s
î

7

t

t

T

t

t

Utilisation

des résultats

t Maîtrise

t Maîtrise c Interprétation des résultats des r&ultats c Analyse des résultats