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L'Étendard révolutionnaire Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France
L'Étendard révolutionnaire Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

L'Étendard

révolutionnaire

Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

L'Étendard révolutionnaire. 1882/08/13. 1/ Les contenus accessibles sur le site Gallica sont pour la plupart

L'Étendard révolutionnaire. 1882/08/13.

L'Étendard révolutionnaire. 1882/08/13. 1/ Les contenus accessibles sur le site Gallica sont pour la plupart des

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- - - ---:.:.---/ Première

Année.

No 3.

LIBERTE.

- ÉGALITÉ.

-

JUSTICE.

Dimanche

13 Août

1882

LÉTENDARD

Le Numéro :

M O

c"mt'

nPA

RÉVOLUTIONNAIRE

A -NTTTI

A "NT A T?.Ç!TTTgtT'1!g

HEBDOMADAIRE

Le Numéro :

A Ti

O NNEMENT

S

Pour toute la France

Etranger:

Trois mois.

j
1

Six mois

6

Un an le port en sus.

fr.

1 fir. 50 8 fr.

»

»

5±,

ADMINISTRATION

rue

–-

olière,

& RÉDACTION «*-–-

âi

Lyon

BENBEIGNEMENT8

Pour toutes communications

s'adresser

aux bureaux.

51,

rue

Molière,

tous les jours,

de 8 à 10 heures du soir

51

Vu la situation

qui nous est faite par la

prions

Magistrature nous

fonds du journal

possible versenîentï ii8 ne veulent subir uneinterruption dans l'envoi de leur journal.

les détenteurs

de

tôt

leur

de nous 1rs expédierle plus

et nos abonnés de renouveler

L'ADMUiISTRATIO

I

«MnAflRRflflw

-–

Le parquet

complaisamment

timbré

« dont

fait

qui les feuilles le com4 est

distribuer

de

de papier

ete.»

si

vient

dans

d'en faire

les bureaux

tomber

une avalanche

de l'ÉTENDARD.

Les Compagnons

tin

Cour d'assises

Bonthoux

et Cres-

en

jour

sont poursuivis

de nouveau

le même

et pour

que

le DROIT

avoir

pour

SOCIAL

commis-le

16 courant

crime

af-

freuk

socialiste

prévu

de distribuer

dans'

et puni

une publication « délit

le»

une réunion

par

article*

L.

lep

liberté

de

la preise.

quand

direz,

fini

vous aurez nous commencerons.

»

vous noué

le

Telle de la Loitoléeparles lipublitainslibérani de1881

« Article

22.

Seront

passibles,

comme auteurs

nes qui constituent

crimes

voie

après,

et

des

principaux,

délits

des

la répression

commis

par

pei-

des

la

dans

l'ordre

ci-

de la presse, savoir :

1° Les

gérants

leur

ou éditeurs, profession 2° A leur

4° A défaut

»

quelles

ou

leur

les

les

que soient

dénomination; 3* A défaut

auteurs;

imprimeurs ; les vendeurs,

meurs,

ou afficheurs.

défaut,

des auteurs,

des impri-

distributeurs

A

quand

les lecteurs.

R. s. v. p.

sans doute,

sociale

avait pas alors de boyards

étaient boyards. Au commencement

mais où du moins l'inégalité

implacable.

ou plutôt

Il n'y

tous

du XVII* siècle on

était moins

voit apparaître

dans la poésie les Itaftluks

(les brigands)

(les boyards,

dits), tandis

les brigands

étant

menu peuple;

période, on commence

du « brigandage » ; femmes sont pour tour les brigands,

les ciokoïs, donnent toujours

butin aux pauvres.

au contraire,

luttant contre

les bourgeois

que dans l'époque

sont

les ciokoï

proprement

antérieure

œil, du mal au

dans

cette

vus d'un mauvais

faisaient

des gens

qui

à faire l'apologie

le peuple

et les

et à leur

les brigands

quand ils dépouillent

la moitié du

La haine

manifeste

des. Ainsi,

la mort du brigand

certain Léonti le Grec,

terre "englootisse

la police il dit encore :

contre la police

dans presque

du prince se

les balla- racontant tué par un « Que la parlant de

toutes

le barde populaire.

Codreanu

s'éciie:

! 9 Ailleurs,

« Puisse la mort la,-

eud

A

La haine

1 tIt-e&.,."

contre

les boyards

est

en

général le thème de beaucoup de chansons

populaires.

En voici quelques fragments:

Ah!

Si je pouvais t'attraper Dans le bois Je te rendrais meilleur

ah! fils du ciokoï

à coups de trique

Je

t'enlèverais

la peau ! !

Je voudrais

Et boire du sang du ciokoï.

Un autre

bien manger

du miel,

poète populaire,

Alexandri,

inspiré par le peuple, brigandage. Ecoutons

le décider

pour - Tu verras comment Me saluera,

chante également

le

ce brigand

qui dit à un moine

à le suivre :

le ciokoï

Comment

Comment

Le cheval

il tombera à genoux

il rabattra

est l'ami

de sa fierté. du brigand,

c'est

Je suis

las de

mener la charrue

payer

l'impôt,

et de manier

las de

la béche

j'ai assez du ciokoï !

J'ai

dit que

les brigands

après, avoir

tué les ciokoï, partagent

et les parasites. Dans la ballade de Groaza (la Terreur),

le héros

prince ;

avec les pauvres

par

les gens du

est mort

tué

son corps est mis sur une civière,

autour

et respectueux,

de lui le peuple s'amasse tremblant

comme devant

un géant

s'approche et lui met un sou dans la main,

vaincu. Alors un vieillard

cadavre

ressouvenir

maine,

enfers,

du

ro-

des

au

de

la vieille

mytologie

pour pouvoir payer le batelier

puis,

en pleurant,

il

dit

peuple :

« L'été

passé

le feu prit à ma chau- moi et toute

ma famille,

je n'avais'

cet

mière,

dénué

plus

homme, m'accostant, voilà.de

j'étais,

de moyens d'existence ;

qu'à mourir,

l'argent

c'est

alors

que me dit : console-toi, ta famille,

pour

pour

eàçhlâr

une maison et du pain,

depuis,

nqus sommes heureux

,.Jr"l.j&"U'--'-.IA;,;o ,uu.-., '-'â,

et mes

enfants

,

le., 'o"e1.

1

\,

écouvre

et tous

s écrient :

« Seigneur!

pardonnez-lui

La sympathie

gands apparaît

ses péchés ! » du peuple pour à tous propos :

les bri-

Voici un fait tout à fait récent,

il y a quelques

qui vient

tout

de se passer, près de Jassy. On ouvrait

mois,

une coupe Une douzaine de bûcherons daient la cabane du régisseur. C'était en plein jour.

dans un bois. armés

gar-

Soudain, trois individus s'approchent,

entrent

sur la caisse et, tout tranquillement,

dans la cabane,

mettent

la main

s'en

vont, passant

et disparaissent

taillis.

Les journaux

à travers

les paysans armés

du

disaient que

dans les profondeurs

bourgeois

les paysans avaient été frappés de stupeur.

Pas du tout! il est beaucoup

ble qu'ils

plus proba-

d'une

se souciaient

fort

peu

EN

ROUMANIE

Une correspondance

publiée

dans un

des derniers

que le peuple

rectionnel

numéros du Droit social disait

insur-

la poésie

Roumain, a un passé

s'est inspirée

dont

populaire.

lignes

Essayons de retracer à grandes

était commune.

Aujourd'hui

ce passé.

lutte

La

encore,

communisme

Vrancea; quelques

rarement,

vent

les pâturages sont propriété village.

Il y a des poèmes cet état de choses :

on retrouve

antique

les paysans

les vestiges

dans

de

ce

de

les monts

fois aussi,

mais plus

des plaines culti-

quelquefois

collective du

à

la terre

en commun;

qui font allusion

Que dis-tu ? Tu es fou.

La terre

Elle est

n'est ni à moi ni à toi.

à Dieu.

Ballade de Stajan

Ce

le prêtre.

sont

les

anciennes

ballades

qui

datent

d'une

époque de bien-être

relatif,

surtout bon sauveur.

On voulait pendre le brigand Codreanu;

Il s'échappe,

perdu ;

Alors,

il crie,

mais sans son cheval il est

Son cheval vient à lui tout prêt;

Il franchit

les murs

et Andréï,

le

prêtre-brigand,

tant ; Yole, mon coursier,

ennemis Et je jure que tu seras traité comme frère.

perd alors à son cheval :

un bras en combat-

il s'adresse

pour me sauver des

un

L'hiver,

plus

le brigand

de soleil,

est triste:

plus de

plus

forêt,

de ciokoï à tuer ! Il lui faut courber

plus d'argent,

sur

la tête sous le joug. à un corbeau :

la branche

en avant.

Alors il s'adresse Cher corbeau,

monte

désséchée et regarde toujours

Ne vois-tu pas un voyageur

pleine et le capuchon

encore

besoin

avec la bourse

il faut

aurons

sur la tête;

essayer d'argent cet hiver.

ce fusil car nous

Quelquefois

danses dans

aux cohzars,

le brigand

se mêle

aux

la hora ; il chante :

alors, s'adressant

caisse

venir.

Quant

dont pas un écu ne devait

au respect

leur

re-

de la légalité

et à la

foi en la justice des privilégiés, son populaire nous dit assez:

une chan-

Le chansonnier raconte toutes ses mésa-

ventures ;

il commence

puis monte,

prince;

que des coups de bâton.

il vent se plaindre

par

le petit

à la justice, fonctionnaire,

jusqu'au

monte toujours,

partout il ne reçoit comme justice

On ne le reçoit les gueux

ne

le prince si mal vê-

pas là-dedans.

des hommes

Il finit par rentrer

et toujours

chez lui, affamé,

avoir obtenu

sans

pas dans le palais du prince;

n'entrent

peut pas recevoir

tus

meurtri,

justice. Lors de la Révolution ple chantait :

de 1871,

le peu-

Seigneur,

battus,

fais

que les

ciokoïs

soient

Petit bourgen,

Absolument comme ils nous battent,

Petit bourgen, petit bourgen.

petit bourgen,

Ils nous mettent des bœufs, Petit bourgen,

sous

le joug

comme

petit bourgeo,

Ils nous tondent comme des moutons, Petit bourgen, petit bourgen, Etc., etc.

Détachons

une phrase de l'adresse

que

le peuple roumain

Porte,

envoya

lors de la Révolution

grecs)

à la Sublime

de 1821 :

nous pillent

avec les

de notre

« Ils (les princes les voleurs,

que

plus

boyards, seigneurs

glise;

tout notre bien, ils s'engi aissent sang, etc. » -

d'accord

laïques

et gens d'é-

enlèvent

ils nous volent,

ils nous

Une autre phrase

à

le

r en vain q'OD nous parle de loi à nous qui n'avons pas de terres.

encore

empruntée

la pétition

Droit social:

« C'est

des paysans,

pour

dont parlait

au cimetière,

terreI

1

agraire,

Dans cette toi, on nous réserve deux jours

de notre

par semaine

terre:

mètres

que nous a avons pas d'autre

la culture

Sans doute,

quelle terre ? nous avons

les trois

car

¡

Quelle ironie amère, que de vengeâmes accumulées dans ces mots!.

Quoique religieux, le paysan roumain.

,¡1tirôiiiè;troC,ttlôè àHV injÏÏfà

&L Voiir i'

*

'urr

uejouer

; (

u¡,

ii:

on. prêtre, Le brigand Codreanu

sur l'ordre

l'autorisation

mourir.

ne la laisse

point échapper:

avant

allait être pendu,

Il demande

du prince Sliach. de se confesser

de

On la lui donne.

« Prêtre, dit-il au confesseur,

délie ma

main droite,

signe de la croix. » Le prêtre obéit et Codreanu

pour

que je puisse faire le

s'enfuit.

Avec ce passé, avec son caractère,

avec

son indépendance

foi dans les diverses combinaisons

ques bourgeoises,

certainement

d'allures

et son peu de

politi-

est

les plus

le peuple roumain

des éléments

l'un

accessibles au socialisme.

Il ne faut que l'étincelle, jaillira.

notre

et l'incendie

position géo-

for-

et t'Au-

impossible

bien. En Au-

donc

Malheureusement,

graphique

midable:

triche,

chez nous, avant que ces deux monarchies

ne secouent le joug de la bourgeoisie.

Les nihilistes triche on travaille

que le tocsin sonnera bientôt.

nous écrase d'une manière

placés entre la Russie

une Révolution

est

travaillent

aussi. Espérons

«nnfifU\AAAA/V"»

OFFRES

D'EMPLOIS

On demande:

Un diplomate adroit ayant eu des relations avec les diverses fêtes couronnées.

Un bon chien de garde à l'intérieur.

(de

préférence race Boule-dogue). Un avocat en rupture de cause, connaissant très bien le maniement des balances à faux poids.

Un ancien instituteur,

de préférence

en

robe et sachant très bien distraire

les petites

filles. Un bon Pikpocket, si possible, un ancien

percepteur général, Il est indispensable qu'il

connaisse très bien

Bourse. Un garçon boucher. On prendrait de préfé-

les manipulations de

rence un ancien soldat ayant servi dans diver- ses boucheries populaires.

Un ancien

marin. On aimerait assez qu'il ait

appartenu ou même commandé les équipages

conduisant, en Nouvelle-Calédonie,les révolu- tionnaires de 1871.

Un ancien chef

ayant déjà pratiqué

de Postes

ou Télégraphes

l'interception des lettres et

dépêches. Un bon courtier pour vendre de la poudre

de phylloxéra.

Un ancien commerçant retiré après fortune, connaissant la falsification des denrées.

Bénéfice net 100 pour

100.

Pour tous renseignements,

l'Elysée,

à Paris.

Pas

timbres-postes

fabrique.

DERNIÈRE

Nous apprenons

pour la réponse,

nos gouvernants

de la

ministère

viennent

façon

Duclerc,

Président

s'adresser

à

besoin d'envoyer de

la Maison les

HEURE

au dernier moment

de constituer

que

leur

suivante :

du Conseil,

avec le

portefeuille des Affaires étrangères. à l'Intérieur.

à la Justice.

Fallières,

Devès, Duvau, it l'Instruction publique. Tirard, aux Finances. Billot, à la Guerre. à la Marine.

Jauréguiberry, Cochery, aux Postes et Télégraphes. De Mahy, à l'Agriculture. Legrand, au Commerce.

wu\AAAJVTlAAJWr

ÇA

NOUS

GENE

ENCORE

Aux vacances parlementaires

de Piiques,

dans une réunion

son Comité électoral, le grand sacrificateur en

second au Dieu Capital, le sou.-grand

ciel immolateur

humaine sur l'autel pompeux du VEAU D'oa,

c'est-à-dire, le MM-t-grand exécuteur des hautes

œuvres pour crimes contre

sous-grand

Capital. le sieur,

au

intime des gros bonnets de

et offi-

de de la liberté et de la dignité

le Capital et le pour attentat dit et nommé :

emprisonneur

autrement

Varambon, député

taire' d'Etat

au

du RI 'lie et Sous-Secré-

de la Justice,

ministère

disait

textuellement :

(nous le tenons d'un des audi-

teurs) « Avant la fin du mois d'Août

nous

« aurons INFAILLIBLEMENTune guerre avec la

c Prusse

« l'éviter,

« absolumrnt que

« son organe.

« paru ;

M GÑNE. »

et l'Italie,

aussi,

il est impossible

époque,

(sic)

de

avant cette

il faut

et

dis-

le parti révolutionnaire

Le Droit Social * aient

pour une semblable action, ÇA NOUS

Depuis ces paroles mémorables

d'éloge,

en

par une

qui, on le

de

reconnaît aujourd'hui

l'imbroglio extérieur et du brouaha Egyptien,

étaient dictées

face des faits

perspicacité

- puisque nous étions encore, il y a huit

-

-

digne -

jours

à peine,

à la veille de

conflagrations

générales

précisément

morables,

et que la situation du jour n'est pas

éclaircie ;

disons-nous,

depuis ces paroles mé- le Droit social a vu ses

n'a-

les premières

qu'une recrudes-

révolu-

de nombreux

dont

deuxièmes poursuites, vaient eu pour tout résultat

cence de l'activité et de la propagande

tionnaire, de là les secondes ;

socialistes ont été l'objet de poursuites

la

à l'avantage des poursuivis,

cière

pays

plupart,

il faut le reconnaître,

des ordres

sont tournées

la gentl poli- les socialistes de tous de quitter la France

est sur les dents ;

reçoivent

il est vrai qu'ils les éludent

le flot menaçant

Bordât,

Faure,

des

le nombre

grâce

actes

à la

de-

de

ont

connivence des prolétaires

puis ces paroles mémorables, l'arbitraire

leurs amis ;

les

oppression doublé d'intensité

tout,

après le Droit social,

naire,

nière,

autre !;

infini, et cependant après les journaux, réunions populaires, empoisonnés, etc.,

gouvernementale

et de nombre et malgré

n'a cessé de monter :

révolution-

après Four-

Crestin

et

cent

est bientôt

le flot monte

les placards,

la dynamite, les aiguilles

etc.,

victimes

toujours;

après

les

tout cela

et après

l'Etendard

après Dejoux. Bonthoux,

encore,

ment de plus en plus retentissants.

les cris

et du châti-

c'est

le courant

ah! c'est qu'il est dillicile de l'étouf-

de la vengeance

Ah!

qu'il

est difficile de le maitriser,

populaire ;

fer, le sentiment

est difficile de l'encllalncr,

humain;

prison no peut l'enfermer.

de la justice;

ah! c'est qu'il

la pensée du droit

elle vole et se propage,

et aucune

denti. Les cla- unanime-

meurs prolétariennes, aujourd'hui

ment internationales,

breux journaux révolutionnaires qui, de toute

part,

Allemagne,

Eh! nos gouvernants

en

Italie,

l'ont

travail,

besoins

qu'il paie,

il est forcé

de le

de subvenir

forcé

à tous

par les- impôts tous sur lui,

les

une transformation

vernementale

pour l'obtenir, pas du bourbier

qu'alors li propagande

dans ce sens, c'est que jusqu'alors fait croire aux travailleurs

la forme gouvernementale

dans

la machine

gou- à se bittre

ne sortait

que jus-

faite

que

on avait

société,

les poussait et si la révolution

et

politique,

c'est

ne s'était

les offraient ;

les nom-

car ils retombent est le seul à produire,

depuis

au bloc,

puisqu'il

la pâtée à tous les parasites

de fournir

de

de ville

par le

en Espagne,

en Suisse,

en

en

enfin,

plus

qui vivent

en Belgique, en Angleterre,

en Afrique, de chaque jour

toute part

de plus

en

ouvertement

ses dépouilles, qui le fourre

juge qui

fusille

jusqu'au

le sergent en passant et le soldat

Amérique,

surgissent

accentués, les correspondances journalières

qui s'échangent yeux, à lettres ouvertes,

puisque la poste ne se

gêne guère

de plus en plus nombreux et énergiques dans leurs réclamations, le courage, l'abnégation individuelle toujours croissante des soldats de

la révolte, tout cela et plus encore les terrifie ; ils n'osent plus ouvrir les grandes boucheries

Sur le point de couvrir

qu'en changeant

et en y mettant

celà

les améliora-

c'est

univer-

afin

que

de

la

le condamne

qui le

et sous leurs

en temps

de grève

ou de révolution,

la

loi qu'on

que pour mé-

qui n'est

que le

la sacro-

de

fasse

qui le

com-

Or,

il fau-

à suppri-

bud-

les

des hommes

des hommes

suffisait

pour

tiohs

dévoués à leurs intérêts,

que

toutes

député qui fabrique nous ne parlerons

exécutif

pour y mettre le nez; les congrès

ils refusent

le monde

ils arrê-

le signal du,

que l'arme de l'obéissance

passive

du capital,

les seuls

captivés par une action

ne seraient

plus pour retenir

du peuple

applique,

moire du pouvoir

et

encore où les partisans

sel cherchent

continuer

bourgeoisie

d'hui l'expérience nous a prouvé

que soient

tales.

change

si la propriété nous avons soit

empire,

nous avons vu et nous voyons encore,

lui viennent

en abondance

du

suffrage

entraîner,

mannequin

sainte liberté.

chargé de représenter

il faut

à nous

à leur aise l'exploitation

nous fait subir ;

les institutions

A part cette

tous ordres,

encore

loge,

merçant

armée de fonctionnaires

que le travailleur

au propriétaire

qui l'exploite,

au

mais aujour-

que quelles

gouvernemen-

celà ne

d'hommes.

Parce

des rentes

au patron

améliorer

de.s cadavres du peuple enrégimenté,

tent leurs préparalil, carnage, et pourquoi ?

quels que soient

les hommes,

qui le vole et l'empoisonne.

une telle

situation

en arrivent

rien dans la situation

individuelle

vu

du travailleur

reste intacte;

qu'il

république,

qu'il

c'est-à-dire

des

patrons

exploi-

au olus

bas

que

tant

toujours faites

des faibles,

l'argent de justice les lois ont contre

le

sans le

pour

drait

mer

gétivorcs

députés),

du capital

propriété individuelle ;

sement qu'une telle transformation

s'opérer

bourgeoisie

se laisserait

sans regimber,

voyant

elle

donc, les fusillades

sont là derrière son intérêt

quand

travailleurs

engagée,

parce que les gardiens gardiens du pouvoir,

absorbante,

un instant encore dans le servage de l'oppres-

criant:

occupée,

parce que la gent d'arme

que les députés

les impôts

qui

qu'ils

sur

qu'un gouvernement, monarchie

ou

et par conséquent les

en vivent

suppriment

le travail

(y compris

l'exploitation

ist toujours le gouvernement,

le maître, par conséquent l'adversaire

gouvernés ;

n'en continuaient

ter

prix possible,

existait

respecter,

en abolissant or, croit-on sérieu-

la

croit-on

puisse

que

la

du pouvoir

ses privilèges

à terme,

allons

pour prouver

elle, est ce

sion bourgeoise, t'atuc liberté et vengeance !

Parce

nous avons vu que les

pas moins à nous

faire travailler

nous avons

étaient

vu

que le cercle de fer et de feu, dont

peu-

et à nous

se composent

ple,

ainsi passage

raient

ils ont une saine conscience

leurs fautes,

peuvent les atteindre 1

les serres qui étreignent le

pacifiquemelt. est maîtresse

qui

dépouiller

de

croit-on

se préparer

arriver

nous

rompu par l'action étrangère

à la justice

Oui, voilà pourquoi,

et i, l'ant

qu'il

des lois et une force pour les faire

populaire, les livre-

et

de l'étendue

aussi des peines qui et les images qu'ils en

de

enfin au châtiment qu'ils méritent,

et même

seulement

que une majorité socialiste

qu'elles

pour

comme dans la société actuelle c'est

qui

comme en tout, il s'ensuit

toujours

travailleur

se trouve

les forts

au détriment

en matière

¡lue

et appliquées

la laisserait

de Juin 48 et Mai 71

que

la vie des

fait la force,

été faites

qui

conçoivent ne sont pas précisément rassuran-

tes!

est en jeu

il y a huit jours, l'as-

en chefs français

voilà pour-

les ministres

du

entraînés

immoler encore

du veau d'or des légions

lui faire un nouvel

humain, se soni'!tebrés

ob ils

tout, la foule

et

monte, qu'ils ont fait taire

oui,

c'est parce que

qu'ils éteignent

monte,

si parmi

mains

les

c'est

ne lui coùte

semblée de nos oppresseurs

arrêtait le branle déjà commencé ;

quoi les grands-prêtres, capitalisme qui voulaient,

guère. la loi contre

toujours

On invoquera

sou.

i Aussi, en concluons-nous

que nous

n'a-

vons que faire de nous préoccuper

prétendue

nous n'avons

entrer

laisse chaque individu

faire

froisse

nnns« r»o» à ceux qui nous aussi

députés fabricants

\t,

pi,4 la

du moment

de cette

opprime,

et à

qui

légalité,

la loi

nous

qu'à violer

veut,

liberté

dominent,

n'avons

la loi légale

hardiment

ce qu'il

que

dans la loi naturelle

libre

de

CTi

de dire et de

qu'il son voisin, sans

ne

Jgiuuuic uu ituu mais il s'ensuit

à

faire

de

nom

nous

pas de lois, car alors

ne tendrions

nateurs

rien moins qu'à devenir

à notre tour.

domi-

Tout à l'heure

nous avons

dit

que

la ré-

volution

nous avons déjà données,

c'est d'abord

taux,

grande industr

rejette dans

petits patrons et industriels,

qui, permettant

était inévitable.

Aux raisons

que

qui

en voici d'autres:

la concentration

ne laisse

de

place que

des

capi-

pour

la

e et le grand le prolétariat

commerce,

foule

concentration

une

et -

de

de produire

en

grand;

cloue l'ouvrier

ce qui l'amène

à

pro-

ce qui

joint au travail

des

décuple

la production 1

se

Anisi.

livrer dont les travail-

nos exploiteurs

effrénée, les seuls à subir

les conséquen-

à

produira

le marché

le

plus

vite et à

ce

de frais,

est inondé de s'ils

dépas-

sans que l'on s'occupe

les besoins

de la consommation,

qui

laissant

les chômages

si fréquents

de la débâcle

géné-

une masse

énorme

de

sans ouvrage,

les poussera

amène la division du travail,

dans une spécialité,

duire davantage,

machines,

voyons-nous

une concurrence

leurs sont

c'est

à qui

ces;

moins

produits

sent

qui occasionne

déjà, sans préjudice

rale,

travailleurs

inévitablement

cherchons,

propagande

lution politique

passera traînée de eadavres

à cette révolution

que nous

que

la

révo-

alors

large

ame-

sera

du

la

nivel-

dispa-

révolution

aura

qui, selon

sera une

toute de réformes, et

été faite,

en laissant derrière

la

seule

elle une

sans

ou

bien

des nÕtre,

qui,

ner aucune amélioration,

sociale,

capital

classe ouvrière,

qui la retiennent

tion de

en s'emparant

permettra

de

à

et de la propriété,

non seulement

briser

sous la domina-

les liens

la bourgeoisie,

mais encore

en faisant

lera

raître toute espèce

tion.

la société

nouvelle

de classe

ou de distinc-

(A suivre.)

qu'elle

que c'est

l'applique ;

fiction,

attraper

LOI n'est

n'est pas maîtresse

elle qui l'a faite,

d'ailleurs,

une affreuse blague

les imbéciles, que le droit

de la loi puis-

c'est

elle qui

qu'ils

étaient par les besoins de leur Dieu le capital

la loi n'est qu'une

inventée

car en définitive

pour

la

du plus fort et tous

succédé

besoin

en

de

iuutuci : t t

par

toujours affamé de victimes

qui voulaient

sur l'autel sanglant

entières

immense holocauste

honteux et furieux de l'impuissance

les gouvernements

France

qui se sont

Bépublique

n'ont eu aucunement

<

it» JI,

>ient de tirer.enco £ a-Wr çlaive homicide.

Oui, c'est parce que malgré

la houle grondante

• I.

- j.

AoUteUqua

en a

et

flfeUgeries 101S,

la

dans le stock

lés législations

par

des moins oppressives

autrement?

ce que de chose établi,

aura pour conséquence

qui leur

défuntes

été laissé

celles laissées

ne sont

pas

en être

qu'est-

le bronze prêt

le Droit social n'a fait que se métamorphoser,

plus vivante, n'a fait

que prendre

leurs torches dévastatrices alhunées; oui, c'est

parce qu'ils

qu'ils

eux personne

rênes de

du service du capitalisme

qu'ils se disent: Ça nousgênait ! mais ça nous gène plus encore

l'indomptable populace, ni se charge

à tonner ;

première

Non, la loi ?

et que son âme, toujours

tremblent,

et peut-il

un autre corps,

savent que

car en définitive

la consécration

d'un ordre

qui

de.

la

la Révolution

or. toute amélioration la destruction

avec cette

alors

des travailleurs,

le fait, ils font

en

en passant,

qui, en se servant

se servant

vouloir

supputer

pour arriver

un

courte,

dans

et s'ils se taisent, en

ne veut prendre

cet ordre

en antagonisme loi peut se trouver

progrès,

manence,

de choses,

c'est

à moins

sera, par conséquent,

loi. Si donc,

inamovible,

en antagonisme

la révolution

avec le

en per-

pourtant

qu'elle

par.

la loi doi