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2013

RÉPUBLIQUE

FRANÇAISE

MISSION

INTERMINISTÉRIELLE

 

PROJETS

ANNUELS

DE

PERFORMANCES

ANNEXE

AU

PROJET

DE

LOI

DE

FINANCES

POUR

ENSEIGNEMENT SCOLAIRE

ANNUELS DE PERFORMANCES ANNEXE AU PROJET DE LOI DE FINANCES POUR ENSEIGNEMENT SCOLAIRE

NOTE EXPLICATIVE

Cette annexe au projet de loi de finances est prévue par l’article 51-5° de la loi organique du 1 er août 2001 relative aux lois de finances (LOLF). Conformément aux dispositions de la loi organique, ce document développe l’ensemble des moyens regroupés au sein d’une mission et alloués à une politique publique. Il comprend les projets annuels de performances (PAP) des programmes qui lui sont associés.

Cette annexe par mission récapitule les crédits (y compris les fonds de concours et attributions de produits attendus) et les emplois demandés pour 2013 en les détaillant par programme, action, titre et catégorie.

Elle inclut une présentation de la programmation pluriannuelle des crédits de la mission, de leur évolution et des principales réformes sur la période 2013-2015.

Suite aux modifications apportées à la maquette missions/programmes/actions dans le cadre de la construction du projet de loi de finances pour 2013 et afin de permettre une analyse des écarts avec la loi de finances pour 2012, il a été décidé de retraiter, lorsque cela était nécessaire, les données de la loi de finances pour 2012 dans les documents budgétaires annexés au projet de loi de finances pour 2013.

Chaque programme constitutif de la mission est ensuite détaillé. Les parties relatives aux programmes comprennent les éléments suivants :

La présentation des crédits du programme et des dépenses fiscales associées Les crédits, constitués d’autorisations d’engagement (AE) et de crédits de paiement (CP), sont détaillés selon la nomenclature par destination (programmes et actions) et par nature (titres et catégories). L’évaluation des fonds de concours et attributions de produits attendus en 2013 est précisée. Le cas échéant, les dépenses fiscales rattachées au programme sont indiquées ainsi que leur évaluation (qui figure également dans le tome 2 de l’annexe Voies et moyens).

Le projet annuel de performances qui regroupe

– la présentation stratégique du programme ;

– la présentation des objectifs et des indicateurs de performance ;

– la justification au premier euro des crédits qui développe le contenu physique et financier du programme ainsi que les déterminants de la dépense et présente un échéancier des crédits de paiement associés aux autorisations d’engagement ;

– une présentation des principaux opérateurs et de leurs emplois ;

– la présentation des coûts associés à chaque action.

Sauf indication contraire, les montants de crédits figurant dans les tableaux du présent document sont exprimés en euros. Les crédits budgétaires sont présentés, selon l’article 8 de la LOLF, en autorisations d’engagement et en crédits de paiement.

Les emplois sont exprimés en équivalents temps plein travaillé (ETPT). On distingue les effectifs physiques qui correspondent aux agents rémunérés, quelle que soit leur quotité de travail et les ETPT (équivalents temps plein travaillé) correspondant aux effectifs physiques pondérés par la quotité de travail des agents. A titre d’exemple, un agent titulaire dont la quotité de travail est de 80 % sur toute l’année, correspond à 0,8 ETPT ou encore, un agent en CDD de 3 mois, travaillant à temps partiel à 80 % correspond à 0,8 x 3/12 ETPT.

L’ensemble

http://www.performance-publique.budget.gouv.fr

documents

des

budgétaires

ainsi

qu’un

guide

de

lecture

et

un

lexique

sont

disponibles

sur

le

Forum

de

la

performance :

TABLE DES MATIÈRES

Mission

ENSEIGNEMENT SCOLAIRE

7

Présentation de la programmation pluriannuelle

8

Récapitulation des crédits

14

Programme 140

ENSEIGNEMENT SCOLAIRE PUBLIC DU PREMIER DEGRÉ

19

Présentation stratégique du projet annuel de performances

20

Objectifs et indicateurs de performance

25

Présentation des crédits et des dépenses fiscales

36

Justification au premier euro

39

Analyse des coûts du programme et des actions

59

Programme 141

ENSEIGNEMENT SCOLAIRE PUBLIC DU SECOND DEGRÉ

63

Présentation stratégique du projet annuel de performances

64

Objectifs et indicateurs de performance

71

Présentation des crédits et des dépenses fiscales

92

Justification au premier euro

98

Analyse des coûts du programme et des actions

130

Programme 230

VIE DE L’ÉLÈVE

135

Présentation stratégique du projet annuel de performances

136

Objectifs et indicateurs de performance

138

Présentation des crédits et des dépenses fiscales

143

Justification au premier euro

147

Opérateurs

170

Analyse des coûts du programme et des actions

171

Programme 139

ENSEIGNEMENT PRIVÉ DU PREMIER ET DU SECOND DEGRÉS

173

Présentation stratégique du projet annuel de performances

174

Objectifs et indicateurs de performance

180

Présentation des crédits et des dépenses fiscales

196

Justification au premier euro

201

Opérateurs

226

Analyse des coûts du programme et des actions

227

Programme 214

SOUTIEN DE LA POLITIQUE DE L’ÉDUCATION NATIONALE

231

Présentation stratégique du projet annuel de performances

232

Objectifs et indicateurs de performance

236

Présentation des crédits et des dépenses fiscales

248

Justification au premier euro

251

Opérateurs

280

Analyse des coûts du programme et des actions

298

Programme 143

ENSEIGNEMENT TECHNIQUE AGRICOLE

301

Présentation stratégique du projet annuel de performances

302

Objectifs et indicateurs de performance

304

Présentation des crédits et des dépenses fiscales

310

Justification au premier euro

314

Opérateurs

333

Analyse des coûts du programme et des actions

334

MISSION

MISSION

Enseignement scolaire

ENSEIGNEMENT SCOLAIRE

Présentation de la programmation pluriannuelle

8

Récapitulation des crédits

14

8

PLF 2013

Enseignement scolaire

Mission

PRÉSENTATION DE LA PROGRAMMATION PLURIANNUELLE

PRÉSENTATION DE LA PR OGRAMMATION PLURIANNUELLE

PRÉSENTATION DE LA PROGRAMMATION PLURIANNUELLE

PRÉSENTATION DE LA PR OGRAMMATION PLURIANNUELLE
PRÉSENTATION DE LA PR OGRAMMATION PLURIANNUELLE

Vincent Peillon, Ministre de l’Éducation nationale

Stéphane Le Foll, Ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt

PRÉSENTATION STRATÉGIQUE DE LA MISSION

Le Président de la République a confié au ministre de l’éducation nationale et à la ministre déléguée à la réussite éducative une mission : refonder l’École de la République pour refonder la République par l’École.

Dès 2012, les premières pierres de cette refondation ont été posées. Un coup d’arrêt a été porté aux évolutions de notre système éducatif préjudiciables à la réussite de tous les élèves et des mesures de réparation ont été prises pour que la rentrée 2012 se passe dans les meilleures conditions possibles. Il s’agissait notamment de permettre la réouverture de classes, de renforcer l’encadrement éducatif des élèves, de garantir la pérennité du collège unique, de mettre en place un dispositif transitoire de formation pour les professeurs stagiaires ou encore de mieux accompagner les élèves en situation de handicap.

Ainsi, la création de 1 000 nouveaux emplois de professeurs des écoles a permis de conforter le potentiel de remplacement et de renforcer les dispositifs d’aide aux élèves en difficulté. 280 professeurs certifiés supplémentaires ont été recrutés dans le second degré qui a également bénéficié de moyens accrus pour garantir la sérénité de nos établissements (100 conseillers principaux d’éducation et 2 000 assistants d’éducation auxquels s’ajoutent 500 assistants chargés de prévention et de sécurité (APS) affectés dans les établissements les plus exposés).

Ces premières mesures s’inscrivent dans le cadre d’un projet cohérent répondant à des objectifs clairs et à une véritable ambition pour le système éducatif français. Sur l’ensemble du quinquennat, 60 000 emplois supplémentaires, dont 55 000 pour la mission interministérielle enseignement scolaire, seront ainsi mis au service de cette ambition.

Une ambition : la réussite de tous

L’école de la République est au service de la promotion de tous et de l'épanouissement de chacun. Elle doit permettre à chaque élève, à travers la maîtrise effective de connaissances et de compétences de trouver et de prendre le chemin de la réussite vers la poursuite d’études dans l’enseignement supérieur et/ou l’insertion professionnelle. Elle a également pour mission de les doter des outils indispensables au développement de leur personnalité et à l’exercice de leur citoyenneté.

La loi d’orientation de 1989 avait fixé deux grands objectifs : qu’aucun jeune ne sorte du système éducatif sans qualification reconnue et que 80 % d’une génération puisse accéder au niveau du baccalauréat. Cet objectif est prolongé par celui d’amener 50 % d’une génération à un diplôme d’enseignement supérieur. La loi de 2005 a complété cette ambition en faisant du « socle commun de connaissances et de compétences » le cadre de référence de la scolarité obligatoire.

Force est de constater que ces objectifs n’ont été que partiellement atteints.

A l’issue de leur scolarité à l’école primaire, 21 % des élèves ne maîtrisent pas la langue française et 29 % ne

maîtrisent pas les principaux éléments de mathématiques ou de culture scientifique et technologique (enquête DEPP standardisée relative aux acquis du socle commun en fin de CM2, 2011, indicateur 1.2 du programme 140).

Si en 2012, 85 % d’une génération a pour la première fois atteint le niveau du baccalauréat et si le taux d’accès au

diplôme (mesuré par l’indicateur 1.1 du programme 141) vient d’atteindre un record historique, avec 77,5 % de bacheliers dans une génération, cette progression doit beaucoup à la forte hausse du taux d’accès au baccalauréat professionnel, conséquence de l’achèvement de la réforme de cette voie.

PLF 2013

9

Enseignement scolaire

PRÉSENTATION DE LA PROGRAMMATION PLURIANNUELLE

Mission

Cette situation exceptionnelle ne doit pas masquer les progrès qui restent à accomplir pour ouvrir davantage l’accès au premier grade universitaire aux enfants issus des familles défavorisées et améliorer le pourcentage d’obtention d’un diplôme de niveau licence, qui n’atteint pas les 30 %, ni l’ampleur du décrochage. La proportion de jeunes âgés de 18 à 24 ans ne possédant ni CAP, ni BEP ni diplôme plus élevé et qui ne poursuivent ni études ni formation (indicateur 1.2 du programme 141) est ainsi de 11,9 % en France. Ce taux, certes inférieur à la moyenne de l’Union européenne (13,5 %), est supérieur, par exemple à celui de l’Allemagne (11,5 %). Surtout, il stagne depuis 2004 (12,1 %).

Il n’y a pas cependant de fatalité à l’échec scolaire. L'amélioration des acquis scolaires, l'égalité plus grande dans la réussite des élèves, la réduction des sorties sans qualification, une insertion professionnelle réussie et durable sont les grands enjeux pour l'avenir de l'École.

Priorité à l’école primaire

L’école primaire française a le plus faible taux d’encadrement des 34 pays de l’OCDE. Les résultats des élèves ne sont pas à la hauteur des attentes légitimes d’un grand pays développé et les écarts se creusent entre les élèves qui ont les meilleurs résultats et ceux, de plus en plus nombreux, qui obtiennent les résultats les plus faibles. L’école primaire est dès lors la priorité de la refondation de l’école et se traduira par le développement de l’accueil des enfants de moins de trois ans avec comme objectif la scolarisation de 30 % d’une classe d’âge, en priorité dans les zones de fragilité éducative ; la mise en œuvre de l’engagement présidentiel du « plus de maîtres que de classes », la transformation des méthodes pédagogiques ; la réforme des rythmes scolaires et leur articulation avec le temps éducatif ; la reconstruction de la formation des enseignants.

Consolidation du collège unique et réforme du lycée

Afin d’atteindre l’objectif de la maîtrise d’un socle commun repensé par tous les collégiens, le collège unique est consolidé. Le dispositif d’initiation aux métiers en alternance pour les jeunes âgés de moins de 15 ans (DIMA) a été ainsi suspendu. Des approches pédagogiques diversifiées sont encouragées, à condition que celles-ci ne masquent pas une présélection ou une pré-orientation des élèves.

La mise en œuvre de la réforme du lycée se poursuit à la rentrée 2012 selon les dispositions arrêtées en 2010. Les principaux enjeux et objectifs initiaux de la réforme – mieux accompagner chaque élève, mieux préparer à l’enseignement supérieur, permettre une fluidité des parcours – sont maintenus, mais les modalités de leur application pourront être modifiées ultérieurement. L’histoire-géographie sera réintroduite en terminale scientifique. Les corps d’inspection seront mobilisés pour accompagner les personnels de direction et les enseignants dans la mise en œuvre de l’ensemble des composantes de la réforme – accompagnement personnalisé, organisation des enseignements d’exploration, groupes de compétences en langues vivantes, stages passerelles et de remise à niveau, vie lycéenne –, et soutiendront les initiatives des équipes éducatives. La lutte contre le décrochage scolaire est plus que jamais une priorité. Elle repose sur une plus grande responsabilisation des acteurs, une attention plus personnalisée portée aux jeunes, sur le développement des actions de prévention au sein des établissements scolaires et sur la mise en œuvre des dispositifs d’appui aux décrocheurs. L’orientation, à travers un service public territorialisé, doit être pour les élèves d’abord un outil d’aide au choix, de meilleure insertion professionnelle et non un processus de sélection.

Mieux former et évaluer les enseignants

La reconstruction de la formation initiale et continue des professeurs est indispensable pour la réussite des élèves et la performance du système. En effet, la qualité des pratiques d’enseignement sur le terrain et les compétences des enseignants déterminent significativement les progrès et les résultats des élèves.

Pour répondre dès septembre 2012 à l’absence quasi-totale de formation pratique des jeunes enseignants résultant de la réforme menée par le précédent gouvernement, et avant la refondation d’une véritable formation initiale professionnalisée, un dispositif transitoire d’accueil, d’accompagnement et de formation des enseignants et des conseillers principaux d'éducation stagiaires a été mis en place, afin de leur permettre une entrée progressive dans le métier. Au-delà de ces mesures de réparation, les Écoles supérieures du professorat et de l’éducation assureront une formation, à compter de la rentrée 2013, équilibrant connaissances disciplinaires et didactiques, pédagogie et pratique. L’entrée progressive dans le métier sera rétablie.

10

PLF 2013

Enseignement scolaire

Mission

PRÉSENTATION DE LA PROGRAMMATION PLURIANNUELLE

La refonte de l’évaluation des personnels enseignants, nécessaire après l’abrogation du décret du 7 mai 2012 relatif à l'appréciation et à la reconnaissance de la valeur professionnelle de certains personnels enseignants, d'éducation et d'orientation fera également l’objet d’une large concertation avec l’ensemble des partenaires concernés.

Une école plus juste sur le territoire

Les destins scolaires des enfants français dépendent, plus qu’ailleurs, de leur origine sociale et territoriale, et notre système scolaire tend à reproduire et même à accentuer les inégalités sociales.

Dès lors, l’éducation prioritaire connaîtra une nouvelle étape de son développement et de son efficacité et sera au cœur des décisions qui seront prises dans le cadre de la concertation à venir. Son principe fondamental, qui présida à son déploiement il y a trente ans, demeure « donner plus à ceux qui ont le plus de besoins ». En conséquence, le dispositif ECLAIR a vocation à être repensé, les règles fixées pour la prochaine rentrée étant maintenues de façon à éviter toute désorganisation.

La réussite éducative pour tous les élèves

La réussite éducative ne se réduit pas à la seule transmission des savoirs, à la seule réussite scolaire. Il est indispensable d’agir sur l’ensemble des facteurs d’ordre économique, familial, social, culturel et de santé, qui peuvent constituer des freins à l’épanouissement des élèves ou à la mise en valeur de leurs atouts. La réussite éducative s’intéresse donc au temps de l’enfant et au temps de l’élève. Elle concerne tous les enfants et, bien évidemment, tout particulièrement les plus démunis, les plus en difficulté.

La concertation préalable à l’élaboration d’un projet de loi portant refondation de l’École place les élèves au cœur de cette refondation, et aborde l’ensemble de ces problématiques au moyen de cinq thématiques : des rythmes éducatifs adaptés, une école attentive à la santé des élèves, un accompagnement efficace pour les élèves en situation de handicap, un climat scolaire apaisé dans les écoles et les établissements, la vie scolaire et l’éducation à la citoyenneté.

Un pilotage rénové pour un système efficace

Le pilotage et la performance sont au cœur de la stratégie définie à Lisbonne en 2000 pour édifier une Europe de la connaissance.

L’amélioration globale de la performance du système éducatif passe par une définition plus précise du rôle et des responsabilités de chacun ; elle nécessite également un pilotage rénové et un dialogue renforcé entre l’administration centrale et les académies. L’autonomie laissée aux EPLE et aux académies doit rester en cohérence avec la politique éducative nationale. La réussite ou l’échec de l’élève se dessinant dans les établissements, l’action publique doit d’abord être pensée en fonction de ses effets attendus dans la classe, en relation étroite avec les responsabilités des différents acteurs, collectivité territoriales, associations ou parents d’élèves.

L’enseignement agricole, un réseau éducatif également en mutation

Profondément ancré au territoire, l’enseignement agricole est le deuxième réseau éducatif du pays.

En lien étroit avec le monde professionnel, acteur des grandes évolutions d’un monde rural en profonde mutation, il offre aux jeunes des parcours de formation adaptés à leurs besoins et ceux du monde socio-économique. Sa mission première est d’apporter à chaque apprenant un accompagnement pédagogique décloisonné, diversifié (par les voies scolaire, d’apprentissage et de formation continue, ainsi que les rythmes de temps plein ou d’alternance). La lutte contre le décrochage scolaire et la prévention des risques sont au cœur de ses actions.

Le pacte renouvelé pour l’enseignement agricole permet d’améliorer la gouvernance à tous les niveaux, au travers d’une charte de pilotage nationale et régionale portant notamment sur l’organisation de l’année scolaire et le projet régional de l‘enseignement agricole et, au niveau local, par une meilleure prise en compte des orientations stratégiques des établissements (dialogues de gestion, conseil de l’éducation et de la formation).

PLF 2013

11

Enseignement scolaire

PRÉSENTATION DE LA PROGRAMMATION PLURIANNUELLE

Mission

ÉVOLUTION DES CRÉDITS POUR 2013-2015

 

LFI 2012 au format 2013 (1)

PLF 2013

2014

2015

CP

CP

CP

CP

Plafond de la mission (hors contribution directe de l'État au CAS Pensions) (2)

45 403 160 151

45 696 596 585

46 097 126 674

46 577 616 784

(1) La LFI 2012 est présentée au format de la maquette budgétaire retenue pour la programmation 2013-2015 ; elle est par ailleurs retraitée des modifications de périmètre et de transferts impactant la mission en PLF 2013. (2) Conformément au projet de loi de programmation des finances publiques, les plafonds des missions du budget général sont présentés hors contribution directe de l'État au CAS Pensions.

Le budget 2013-2015 de la mission « Enseignement scolaire » reflète la priorité accordée à la jeunesse notamment à travers l’enseignement. Pour cette période, elle bénéficie donc d’un budget atteignant 45,70 milliards d’euros en crédits de paiement hors CAS pensions dès 2013 (+293 M€ soit +0,6 % par rapport à 2012), 46,09 milliards d’euros en 2014 (+400 M€ soit +1,0 % par rapport à 2013) et 46,58 milliards d’euros en 2015 (+480 M€ soit +1,0 % par rapport à 2014).

En tenant compte des crédits destinés au compte d’affectation spéciale des pensions, le budget de la mission s’élève à 64 milliards d’euros en crédits de paiement dès 2013 (+1,8 Md€ soit +2,9 % par rapport à 2012), 65 milliards d’euros en 2014 (+1 Md€ soit +1,5 % par rapport à 2013) et 66,5 milliards d’euros en 2015 (+1,5 Md€ soit 2,4 % par rapport à

2014).

La progression sur l’ensemble de la période atteint 1,17 milliards d’euros hors CAS pensions, soit 2,6 % par rapport à 2012. Compte tenu des crédits affectés au CAS pensions, cette progression s’élève à 4,3 milliards d’euros, soit près de 7 % par rapport à 2012.

Ces moyens vont permettre non seulement de remplacer tous les départs d’enseignants aux rentrées 2013, 2014 et 2015, mais aussi des créer des emplois pour restaurer l’année de formation initiale des enseignants à partir de la rentrée 2013 et augmenter le nombre des emplois d’enseignants, de personnels d’accompagnement et de suivi des élèves (auxiliaires de vie scolaire, personnels médico-sociaux) et de personnels administratifs.

En intégrant le remplacement de tous les départs d’enseignants et la création de ces emplois nouveaux, cela correspond à une augmentation très importante des recrutements par concours externe au total sur la période.

S’agissant des autres dépenses de la mission, elles progressent de 140 M€ de 2012 à 2013, soit +3,2 %. La mission contribue par ailleurs à l’effort collectif de maîtrise des finances publiques en stabilisant sur 2014 et 2015 les dépenses hors personnel au niveau prévu pour 2013. Pour préserver les dépenses d’action sociale et d’accompagnement des élèves en situation de handicap, tout comme la formation continue des maîtres et la dotation consacrée au numérique, les dépenses de fonctionnement courant sont soumises à des économies sur l’ensemble du triennal.

Sur 2013, la hausse de 140 M€ permet de financer notamment :

– la création des emplois d’avenir professeur,

– l’augmentation des taux de bourses de collège et de lycée,

– les augmentations du SMIC bénéficiant aux assistants d’éducation (y compris les 2 500 assistants recrutés à la rentrée 2012) et aux contrats aidés,

– la revalorisation triennale du forfait d’externat.

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PLF 2013

Enseignement scolaire

Mission

PRÉSENTATION DE LA PROGRAMMATION PLURIANNUELLE

INDICATEURS LES PLUS REPRÉSENTATIFS DE LA MISSION

OBJECTIF :

Conduire tous les élèves à la maîtrise des connaissances et compétences du socle commun exigibles au terme de la scolarité primaire

Indicateur 140-1.2 :

Proportion d’élèves maîtrisant en fin de CM2 les compétences du socle commun (palier 2)

Sous-indicateur

Unité

Prévision 2013

(voir le détail dans la présentation de l’objectif n° 1 du programme n° 140)

compétence 1 : "maîtrise de la langue française"

%

80,5

compétence 2 : "pratique d’une langue vivante étrangère"

%

64

compétence 3 : "principaux éléments de mathématiques et culture scientifique et technologique"

%

74

compétence 4 : "brevet informatique et internet école"

%

91

compétence 5 : "culture humaniste"

%

82

compétence 6 : "compétences sociales et civiques"

%

94,5

compétence 7 : "autonomie et initiative"

%

91,5

Indicateur 139-1.2 :

Proportion d’élèves maîtrisant, en fin de CM2, les compétences du socle commun (palier 2)

Sous-indicateur

Unité

Prévision 2013

(voir le détail dans la présentation de l’objectif n° 1 du programme n° 139)

compétence 1 : "maîtrise de la langue française"

%

86

compétence 2 : "pratique d’une langue vivante étrangère"

%

64

compétence 3 : "mathématiques et culture scientifique"

%

75

compétence 4 : "Brevet informatique et internet école"

%

91

compétence 5 : "culture humaniste"

%

82

compétence 6 : "compétences sociales et civiques"

%

94,5

compétence 7 : "autonomie et initiative"

%

91,5

OBJECTIF :

Conduire le maximum de jeunes aux niveaux de compétences attendues en fin de formation initiale et à l’obtention des diplômes correspondants

Indicateur 141-1.1 Indicateur 139-2.6 :

Taux d’accès au baccalauréat (champs public et privé)

Sous-indicateur

Unité

Prévision 2013

(voir le détail dans la présentation de l’objectif n° 1 du programme n° 141)

Total

%

72

Bac général

%

so

Bac technologique

%

so

Bac professionnel

%

so-

Taux d’accès au baccalauréat des filles

%

so

Taux d’accès au baccalauréat des garçons

%

so

PLF 2013

13

Enseignement scolaire

PRÉSENTATION DE LA PROGRAMMATION PLURIANNUELLE

Mission

Indicateur 141-1.2 Indicateur 139-2.5 :

Proportion de jeunes âgés de 18 à 24 ans ne possédant ni CAP, ni BEP, ni diplôme plus élevé et qui ne poursuivent ni études, ni formation (champs public et privé)

 

Sous-indicateur (voir le détail dans la présentation de l’objectif n° 1 du programme n° 141)

Unité

Prévision 2013

1.

France

 

% 11,4

2.

Union européenne

 

% nd

3.

Finlande

 

% nd

 

4. Suède

 

% nd

5. Royaume-Uni

 

% nd

6.

Allemagne

 

% nd

7.

Italie

 

% nd

8.

Espagne

 

% nd

9.

Pays-Bas

 

% nd

 

10. Irlande

 

% nd

Indicateur 141-1.3 Indicateur 139-2.3 :

Taux d’accès au brevet (champs public et privé)

Sous-indicateur (voir le détail dans la présentation de l’objectif n° 1 du programme n° 141)

Unité

Prévision 2013

Taux d’accès au brevet

%

81

OBJECTIF :

Assurer un enseignement général, technologique et professionnel conduisant à la réussite scolaire et à une bonne insertion sociale et professionnelle

Indicateur 143-1.2 :

Taux d’insertion professionnelle

Sous-indicateur (voir le détail dans la présentation de l’objectif n° 1 du programme n° 143)

Unité

Prévision 2013

Insertion à 7 mois BTSA

 

% 75,0

Insertion à 7 mois Bac Pro - BTA

 

% 68,0

Insertion à 7 mois CAPA

 

% 50,0

Insertion à 33 mois - BTSA

 

% 96,0

Insertion à 33 mois Bac Pro - BTA

 

% (*)

Insertion à 33 mois CAPA

 

% (*)

14

PLF 2013

Enseignement scolaire

Mission

RÉCAPITULATION DES CRÉDITS

RÉCAPITULATION DES CRÉDITS

RÉCAPITULATION DES CRÉDITS

RÉCAPITULATION DES CRÉDITS
RÉCAPITULATION DES CRÉDITS

RÉCAPITULATION DES CRÉDITS PAR PROGRAMME ET ACTION

 

Autorisations d’engagement

 

Crédits de paiement

 

Numéro et intitulé du programme et de l’action

Ouvertes en LFI pour 2012

Demandées

FDC et ADP attendus en 2013

Ouverts en LFI pour 2012

Demandés

FDC et ADP attendus en 2013

pour 2013

pour 2013

140

Enseignement scolaire public du premier degré

18

140

767 339

18

862

857 930

 

500

000

18

140

767 339

18

862

857 930

 

500

000

01

Enseignement pré-élémentaire

4

677

787 162

4

860

870 115

 

4

677

787 162

4

860

870 115

 

02

Enseignement élémentaire

8

944

722 601

9

291

202 121

 

8

944

722 601

9

291

202 121

 

03

Besoins éducatifs particuliers

1

643

318 380

1

707

611 453

 

1

643

318 380

1

707

611 453

 

04

Formation des personnels enseignants

 

294

753 585

 

322

190 447

   

294

753 585

 

322

190 447

 

05

Remplacement

1

527

658 636

1

587

549 009

 

1

527

658 636

1

587

549 009

 

06

Pilotage et encadrement pédagogique

 

980

126 092

1

018

195 495

 

500

000

 

980

126 092

1

018

195 495

 

500

000

07

Personnels en situations diverses

 

72

400 883

 

75

239 290

   

72

400 883

 

75

239 290

 

141

Enseignement scolaire public du second degré

29

640

758 360

30

402

199 019

 

380

000

29

640

758 360

30

402

199 019

 

380

000

01

Enseignement en collège

10

675

523 200

10

938

763 261

 

70 000

10

675

523 200

10

938

763 261

 

70 000

02

Enseignement général et technologique en lycée

6

706

020 439

6

874

966 249

 

6

706

020 439

6

874

966 249

 

03

Enseignement professionnel sous statut scolaire

4

083

686 411

4

183

588 285

 

310

000

4

083

686 411

4

183

588 285

 

310

000

04

Apprentissage

 

7 795 018

 

7 936 800

   

7 795 018

 

7 936 800

 

05

Enseignement post-baccalauréat en lycée

1

963

985 896

2

013

438 435

 

1

963

985 896

2

013

438 435

 

06

Besoins éducatifs particuliers

1

132

588 578

1

161

202 559

 

1

132

588 578

1

161

202 559

 

07

Aide à l’insertion professionnelle

 

52

848 168

 

54

046 415

   

52

848 168

 

54

046 415

 

08

Information et orientation

 

296

113 609

 

303

530 229

   

296

113 609

 

303

530 229

 

09

Formation continue des adultes et validation des acquis de l’expérience

 

115

934 157

 

118

683 274

   

115

934 157

 

118

683 274

 

10

Formation des personnels enseignants et d’orientation

 

117

417 884

 

142

453 790

   

117

417 884

 

142

453 790

 

11

Remplacement

1

356

704 658

1

391

154 239

 

1

356

704 658

1

391

154 239

 

12

Pilotage, administration et encadrement pédagogique

3

079

051 900

3

157

999 013

 

3

079

051 900

3

157

999 013

 

13

Personnels en situations diverses

 

53

088 442

 

54

436 470

   

53

088 442

 

54

436 470

 

230

Vie de l’élève

3

899

779 833

4

170

664 421

3

000 000

3

952

435 153

4

187

974 421

3

000 000

01

Vie scolaire et éducation à la responsabilité

2

191

997 575

2

295

862 144

 

2

191

997 575

2

295

862 144

 

02

Santé scolaire

 

443

140 333

 

454

573 013

   

443

140 333

 

454

573 013

 

03

Inclusion scolaire des élèves

 

473

591 557

 

578

890 788

   

473

591 557

 

578

890 788

 

handicapés

(libellé modifié)

       

04

Action sociale

 

708

121 269

 

727

815 648

3

000 000

 

708

121 269

 

727

815 648

3

000 000

05

Internats d’excellence et établissements à la charge de l’Etat

 

52

298 883

 

52

787 100

   

52

298 883

 

52

787 100

 

06

Actions éducatives

 

30

630 216

 

60

735 728

   

83

285 536

 

78

045 728

 

complémentaires aux

       

enseignements

 

PLF 2013

   

15

 

Enseignement scolaire

 

RÉCAPITULATION DES CRÉDITS

 

Mission

 

Autorisations d’engagement

 

Crédits de paiement

 

Numéro et intitulé du programme et de l’action

Ouvertes en LFI pour 2012

Demandées

FDC et ADP attendus en 2013

Ouverts en LFI pour 2012

Demandés

FDC et ADP attendus en 2013

 

pour 2013

pour 2013

139

Enseignement privé du premier et du second degrés

7 080

804 077

7 081

478 495

 

7 080

804 077

7 081

478 495

 

01

Enseignement pré-élémentaire

442

476 299

442

309 684

 

442

476 299

442

309 684

 

02

Enseignement élémentaire

1 167

468 342

1 167

021 732

 

1 167

468 342

1 167

021 732

 

03

Enseignement en collège

1 871

925 246

1 871

217 369

 

1 871

925 246

1 871

217 369

 

04

Enseignement général et technologique en lycée

1 199

454 854

1 199

003 197

 

1 199

454 854

1 199

003 197

 

05

Enseignement professionnel sous statut scolaire

758

789 508

758

503 784

 

758

789 508

758

503 784

 

06

Enseignement post-baccalauréat en lycée

258

966 347

258

868 833

 

258

966 347

258

868 833

 

07

Dispositifs spécifiques de scolarisation

149

705 488

149

649 116

 

149

705 488

149

649 116

 

08

Actions sociales en faveur des élèves

66

595 448

66

535 517

 

66

595 448

66

535 517

 

09

Fonctionnement des établissements

641

176 711

643

710 622

 

641

176 711

643

710 622

 

10

Formation initiale et continue des enseignants

60

922 419

66

478 880

 

60

922 419

66

478 880

 

11

Remplacement

167

211 371

167

148 407

 

167

211 371

167

148 407

 

12

Soutien

296

112 044

291

031 354

 

296

112 044

291

031 354

 

214

Soutien de la politique de l’éducation nationale

2 145

229 290

2 238

521 104

5

170

000

2 093

819 061

2 150

301 540

5

170

000

 

01

Pilotage et mise en oeuvre des politiques éducatives

361

081 265

372

625 444

 

361

081 265

372

625 444

 

02

Évaluation et contrôle

73

770 214

75

988 219

 

73

770 214

75

988 219

 

03

Communication

13

825 434

13

917 300

 

13

825 434

13

917 300

 

04

Expertise juridique

15

919 230

16

027 626

 

15

919 230

16

027 626

 

05

Action internationale

16

100 745

15

744 334

 

16

100 745

15

744 334

 

06

Politique des ressources humaines

641

485 481

639

088 169

5

060

000

641

485 481

638

392 771

5

060

000

07

Établissements d’appui de la politique éducative

201

487 528

202

957 119

 

201

487 528

202

957 119

 

08

Logistique, système d’information, immobilier

627

234 809

706

800 295

 

110

000

575

824 580

619

276 129

 

110

000

09

Certification

190

501 739

191

549 753

 

190

501 739

191

549 753

 

10

Transports scolaires

3

822 845

3

822 845

 

3

822 845

3

822 845

 

143

Enseignement technique agricole

1 315

842 599

1 324

768 743

 

1 303

098 934

1 324

768 743

   

01

Mise en oeuvre de l’enseignement dans les établissements publics

658

684 004

674

617 986

 

658

684 004

674

617 986

 

02

Mise en oeuvre des enseignements dans les établissements privés

567

322 522

558

060 507

 

554

578 857

558

060 507

 

03

Aide sociale aux élèves (enseignement public et privé)

80

676 765

82

817 000

 

80

676 765

82

817 000

 

04

Évolution des compétences et dynamique territoriale

3

808 382

3

681 825

 

3

808 382

3

681 825

 

05

Moyens communs à l’enseignement technique agricole, public et privé

5

350 926

5

591 425

 

5

350 926

5

591 425

 

16

PLF 2013

Enseignement scolaire

Mission

RÉCAPITULATION DES CRÉDITS

RÉCAPITULATION DES CRÉDITS PAR PROGRAMME ET TITRE

 

Autorisations d’engagement

 

Crédits de paiement

 
 

Numéro et intitulé du programme et du titre

Ouvertes en LFI pour 2012

Demandées

FDC et ADP attendus en 2013

Ouverts en LFI pour 2012

Demandés

FDC et ADP attendus en 2013

pour 2013

pour 2013

140

/ Enseignement scolaire public du

18

140

767 339

18

862

857 930

 

500

000

18

140

767 339

18

862

857 930

 

500

000

premier degré

           

Titre 2. Dépenses de personnel

18

100

175 220

18

826

335 378

 

18

100

175 220

18

826

335 378

 

Autres dépenses :

 

40

592 119

 

36

522 552

 

500

000

 

40

592 119

 

36

522 552

 

500

000

Titre 3. Dépenses de fonctionnement

 

36

547 623

 

28

766 116

 

500

000

 

36

547 623

 

28

766 116

 

500

000

Titre 6. Dépenses d’intervention

 

4

044 496

 

7

756 436

   

4

044 496

 

7

756 436

 

141

/ Enseignement scolaire public du

29

640

758 360

30

402

199 019

 

380

000

29

640

758 360

30

402

199 019

 

380

000

second degré

           

Titre 2. Dépenses de personnel

29

493

579 505

30

266

513 567

 

10 000

29

493

579 505

30

266

513 567

 

10 000

Autres dépenses :

 

147

178 855

 

135

685 452

 

370

000

 

147

178 855

 

135

685 452

 

370

000

Titre 3. Dépenses de fonctionnement

 

39

354 396

 

37

920 418

 

370

000

 

39

354 396

 

37

920 418

 

370

000

Titre 6. Dépenses d’intervention

 

107

824 459

 

97

765 034

   

107

824 459

 

97

765 034

 

230

/ Vie de l’élève

3

899 779 833

4 170 664 421

3

000 000

3 952 435 153

4 187 974 421

3

000 000

Titre 2. Dépenses de personnel

1 777 141 264

1 876 880 097

 

1 777 141 264

1 876 880 097

 

Autres dépenses :

2 122 638 569

2

293 784 324

3

000 000

2 175 293 889

2 311 094 324

3

000 000

Titre 3. Dépenses de fonctionnement

 

47

762 310

 

46

885 500

3

000 000

 

47

762 310

 

46

885 500

3

000 000

Titre 6. Dépenses d’intervention

2

074 876 259

2

246 898 824

 

2

127 531 579

2

264 208 824

 

139

/ Enseignement privé du premier et du

7

080 804 077

7

081 478 495

 

7

080 804 077

7

081 478 495

 

second degrés

       

Titre 2. Dépenses de personnel

6

326 954 440

6

325 302 722

 

6

326 954 440

6

325 302 722

 

Autres dépenses :

 

753

849 637

 

756

175 773

   

753

849 637

 

756

175 773

 

Titre 3. Dépenses de fonctionnement

 

6

927 539

 

5

531 354

   

6

927 539

 

5

531 354

 

Titre 6. Dépenses d’intervention

 

746

922 098

 

750

644 419

   

746

922 098

 

750

644 419

 

214

/ Soutien de la politique de l’éducation

2 145 229 290

2

238 521 104

5

170 000

2 093 819 061

2 150 301 540

5

170 000

nationale

     

Titre 2. Dépenses de personnel

1 367 074 424

1

414 138 313

 

200

000

1 367 074 424

1 414 138 313

 

200

000

Autres dépenses :

 

778

154 866

 

824

382 791

4

970 000

 

726

744 637

 

736

163 227

4

970 000

Titre 3. Dépenses de fonctionnement

 

646

199 038

 

737

833 984

4

970 000

 

626

288 809

 

634

914 420

4

970 000

Titre 5. Dépenses d’investissement

 

92

630 241

 

57

100 000

   

55

590 241

 

64

200 000

 

Titre 6. Dépenses d’intervention

 

39

325 587

 

29

448 807

   

44

865 587

 

37

048 807

 

143

/ Enseignement technique agricole

1

315 842 599

1

324 768 743

 

1

303 098 934

1

324 768 743

 

Titre 2. Dépenses de personnel

 

830

993 637

 

844

768 743

   

830

993 637

 

844

768 743

 

Autres dépenses :

 

484

848 962

 

480

000 000

   

472

105 297

 

480

000 000

 

Titre 3. Dépenses de fonctionnement

 

5

350 926

 

5

591 425

   

5

350 926

 

5

591 425

 

Titre 6. Dépenses d’intervention

 

479

498 036

 

474

408 575

   

466

754 371

 

474

408 575

 

Total pour la mission

62 223 181 498

64 080 489 712

9

050 000

62 211 682 924

64 009 580 148

9

050 000

Dont :

           

Titre 2. Dépenses de personnel

57

895

918 490

59

553

938 820

 

210

000

57

895

918 490

59

553

938 820

 

210

000

Autres dépenses :

4 327 263 008

4 526 550 892

8

840 000

4 315 764 434

4 455 641 328

8

840 000

Titre 3. Dépenses de fonctionnement

 

782

141 832

 

862

528 797

8

840 000

 

762

231 603

 

759

609 233

8

840 000

Titre 5. Dépenses d’investissement

 

92

630 241

 

57

100 000

   

55

590 241

 

64

200 000

 

PLF 2013

17

Enseignement scolaire

 

RÉCAPITULATION DES CRÉDITS

 

Mission

 

Autorisations d’engagement

 

Crédits de paiement

 

Numéro et intitulé du programme et du titre

Ouvertes en LFI pour 2012

Demandées

FDC et ADP attendus en 2013

Ouverts en LFI pour 2012

Demandés

FDC et ADP attendus en 2013

pour 2013

pour 2013

Titre 6. Dépenses d’intervention

3 452 490 935

3 606 922 095

 

3 497 942 590

3 631 832 095

 

PROGRAMME 140

Enseignement scolaire public du premier degré

PROGRAMME 140

ENSEIGNEMENT SCOLAIRE PUBLIC DU PREMIER DEGRÉ

MINISTRE CONCERNÉ : VINCENT PEILLON, MINISTRE DE L’ÉDUCATION NATIONALE

Présentation stratégique du projet annuel de performances

20

Objectifs et indicateurs de performance

25

Présentation des crédits et des dépenses fiscales

36

Justification au premier euro

39

Analyse des coûts du programme et des actions

59

20

PLF 2013

Enseignement scolaire public du premier degré

Programme n° 140

PROJET ANNUEL DE PERFORMANCES

PRÉSENTATION STRATÉGIQU E DU PROJET ANNUEL DE PERFORMANCES

PRÉSENTATION STRATÉGIQUE DU PROJET ANNUEL DE PERFORMANCES

PRÉSENTATION STRATÉGIQU E DU PROJET ANNUEL DE PERFORMANCES
PRÉSENTATION STRATÉGIQU E DU PROJET ANNUEL DE PERFORMANCES

Jean-Michel BLANQUER

Directeur général de l’enseignement scolaire

Responsable du programme n° 140 : Enseignement scolaire public du premier degré

L’école primaire est la priorité de la refondation de l’École. C’est l’école primaire qui transmet les premiers éléments d’une culture commune faite des savoirs fondamentaux, des valeurs et des compétences indispensables à une poursuite d’études réussie, à l’exercice de la citoyenneté et à la vie dans une société démocratique. C’est elle qui doit prévenir les difficultés et les traiter en apportant à tous les élèves une réponse adaptée à des besoins clairement identifiés.

Elle dispose pour cela d’atouts sur lesquels s’appuyer : des enseignants compétents et dévoués, un corps d’encadrement et une administration efficaces, un réseau d’écoles fortement implanté dans les territoires et un partenariat bien établi avec les élus locaux.

Pourtant, les diverses études internationales et nationales sur l’école en France effectuées dans les vingt dernières années convergent vers un double constat :

- les résultats des élèves ne sont pas à la hauteur des attentes légitimes d’un grand pays développé. Ainsi, à l’issue de leur scolarité à l’école primaire, 21 % de nos élèves ne maîtrisent pas la langue française et 29 % ne maîtrisent pas les principaux éléments de mathématiques et culture scientifique et technologique (enquête DEPP standardisée relative aux acquis du socle commun en fin de CM2, 2011, indicateur 1.2).

- les élèves en échec sont principalement issus des couches les plus modestes. On ne peut accepter que l’école de la République reproduise, voire aggrave les inégalités sociales de départ.

Notre école doit être à la fois plus efficace et plus juste. La formation et la qualification sont aujourd’hui les clés majeures dans la distribution des places dans la hiérarchie économique et sociale. La demande s’amplifiant vis-à-vis de l’école, les enfants d’origine modeste s’engagent dans la scolarité avec des difficultés plus importantes. Il n’y a pas de fatalité à l’échec scolaire, notre école doit permettre à tous les élèves de trouver et de prendre le chemin de la réussite.

Conduire tous les élèves à la maîtrise des connaissances et des compétences du socle commun constitue le premier objectif de l’école primaire.

Les difficultés devant être repérées le plus tôt possible et traitées dès les premières années d'apprentissage, une importance particulière doit être accordée à l'accueil des enfants de moins de trois ans qui doivent pouvoir être scolarisés, en particulier dans les zones qui rencontrent le plus de difficultés. Cet accueil est l'occasion d'établir des liens privilégiés avec les parents afin de bâtir avec eux les conditions de la réussite dans la durée.

C'est par une progression bien maîtrisée et par des réponses adaptées à des besoins clairement identifiés que l'école maternelle remplira au mieux sa mission, qui ne peut être une simple préparation à l'école élémentaire. L'école maternelle est celle des premiers apprentissages et de l'installation de la confiance en soi. Elle mérite de retrouver une attention particulière et spécifique pour que les élèves s'y inscrivent dans un parcours de la réussite.

L'acquisition des savoirs fondamentaux reste l'objectif intangible de l'école élémentaire. Dans tous les domaines d’enseignement, avec l’appui des corps d’inspection, chacun veillera à une progression cohérente et efficace des apprentissages. La pédagogie doit être attentive aux travaux de la recherche. Elle doit évoluer et favoriser l’épanouissement de l’élève, son activité, sa motivation et sa pleine implication dans les apprentissages. Le travail en équipe doit être encouragé et l’encadrement pédagogique doit accompagner les écoles dans cette ambition.

PLF 2013

21

Enseignement scolaire public du premier degré

PROJET ANNUEL DE PERFORMANCES

Programme n° 140

Le livret personnel de compétences qui permet aux enseignants d’enregistrer progressivement la validation des compétences du socle pour chaque élève, est trop complexe dans sa version actuelle. Il connaîtra rapidement des simplifications indispensables et des évolutions. A l’avenir, les programmes de l’école primaire devront être conçus, non plus de manière indépendante, mais en étroite relation avec la définition des contenus d’enseignement au collège dans le cadre d’un socle commun repensé dans sa conception et ses composantes.

Si les objectifs, la forme, le contenu et la date des évaluations nationales conduites depuis 2009 en fin de CE1 et de CM2 ont suscité des critiques et des réserves justifiées, le principe même d’un dispositif d’évaluation standardisé répond à des besoins évidents de l’école primaire qui ne dispose d’aucun outil de régulation. Pour l’avenir, la concertation traitera tant de la refondation de l’évaluation du système éducatif que des acquis des élèves. Pour les enseignants notamment, il s’agirait d’une évaluation permettant de les accompagner dans leur métier et de les aider, au moyen de la formation, à faire évoluer leurs pratiques pédagogiques en particulier dans le traitement de la difficulté scolaire.

L’école devant être au service de la promotion de tous, elle se doit d’accroître la réussite scolaire des élèves en zones difficiles et des élèves à besoins éducatifs particuliers.

L’objectif central de l’éducation prioritaire est l’acquisition par tous les élèves des connaissances et des compétences du socle commun, la réduction des écarts en matière de résultats scolaires, mais aussi le développement de l’excellence et de l’ambition scolaire pour tous. Près d’un élève sur cinq sera concerné par l’éducation prioritaire à la rentrée scolaire 2012. Des moyens importants, de l’ordre de 10 à 15 % plus élevés que dans les écoles hors éducation prioritaire, sont mobilisés : enseignants et assistants pédagogiques supplémentaires, mesures indemnitaires spécifiques, classes à effectifs allégés.

Le programme des Écoles, collèges et des lycées pour l’ambition, l’innovation et la réussite (ÉCLAIR