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14 SION RÉGION

LE NOUVELLISTE JEUDI 17 AVRIL 2014

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14 SION RÉGION LE NOUVELLISTE JEUDI 17 AVRIL 2014 xd - nv SPECTACLE Son «Tribute To

SPECTACLE Son «Tribute To Alain Morisod» joué au Théâtre de Valère, un Comedy Club récemment installé au Grand-Pont, l’humoriste prend ses quartiers en vieille ville de Sion. Interview.

L’humour se décline en capitale

PROPOS RECUEILLIS PAR JEAN-FRANÇOIS ALBELDA VIGLINO, MENTO, MORISOD Depuis l’émergence furieuse et subversive du
PROPOS RECUEILLIS PAR
JEAN-FRANÇOIS ALBELDA
VIGLINO, MENTO, MORISOD
Depuis l’émergence furieuse et
subversive du duo Los Dos (Fred
Mudry et Frédéric Recrosio) à
l’orée de l’an 2000, les terres sé-
dunoises ont assez peu été culti-
vées par l’humour, qu’il soit va-
che, potache ou tendre. Mais
tout change, et depuis deux se-
maines, un Comedy Club anime
les «afterwork» de la capitale
tous les jeudis soir, entre les
murs du Point 11, nouvelle salle
de spectacle ayant succédé au
Carnotzetdes artistes. LeViglino
Comedy Club sera, jusqu’au 29
mai en tout cas, un nouveau cen-
tre névralgique de l’humour ro-
mand, dédié à l’art du «stand
up». Et comme une bonne nou-
velle ne vient jamais seule, l’hu-
moriste et musicienne joue son
«Tribute To AlainMorisod» avec
son acolyte Franco Mento le 24
avril prochain au Théâtre de
Valère, salle mythique s’il en est.
Un duo atypique qui fonctionne
à merveille sur scène. DR
Sandrine Viglino, que vous
évoque le fait de jouer dans
cette vénérable salle qu’est le
Théâtre de Valère?
C’est un lieu assez magique,
c’est certain. J’y ai vu beaucoup
de spectacles magnifiques. La
configuration de la salle, son at-
mosphère C’est un vrai bon-
heur que d’y jouer. Qui plus est
pour y jouer du Alain Morisod
Sandrine Viglino sur la scène du Point 11, là où se joue son Comedy Club tous les jeudis entre 19 et 20 heures. LOUIS DASSELBORNE
Tout ça tient en équilibre. Et je
trouvais qu’il était plus intéres-
sant de prendre le contre-pied
et de montrer à quel point il est
génial. Il y a une critique parfois
en arrière-fond, mais surtout
beaucoup d’amour au premier
plan.
se passe. Nous continuerons cer-
tainement après la fin mai.
Justement votre spectacle
tourne depuis le début de
l’année. Quels sont les re-
tours jusqu’ici?
Ils sont très bons. C’est drôle,
on constate que le public est très
divers. Certains viennent pour
Franco ¬ qui est un musicien
électro très pointu dans la
«vraie» vie ¬, d’autres pour moi,
et d’autres enfin pour Alain
Morisod. Les gens ne savent pas
trop ce que je vais faire, si je vais
me moquer ou rendre hom-
mage C’est un vrai hommage,
plein de tendresse et de bonne
humeur, qui pique un peu.
Qu’on aime Morisod ou pas, on
ne va pas changer de point de
vue, mais on se sentira proche et
complice des autres membres
du public, et on ressentira de la
sympathie pour le personnage.
Alain Morisod a-t-il vu le spec-
tacle?
Pas encore, mais il m’a dit qu’il
me ferait la surprise de venir un
jour. Peut-être qu’il sera là à
Sion, qui sait?
Oui,onamontéçaavecunami,
Vincent Barraud, programma-
teur à l’Avalanche Festival. Là, le
but est de partager la scène avec
de jeunes talents, comme j’ai eu
l’occasion de faire mes armes
avec Yann Lambiel. Je voulais
faire découvrir des artistes pro-
metteurs que j’aime bien. Ce cô-
té scène ouverte manquait peut-
être en Valais et à Sion. L’équipe
du Point 11 est très sympathique
et a été ouverte à l’idée. On fonc-
tionne au chapeau eton resteou-
verts à toute forme de sponso-
ring (rires). On s’est laissé deux
mois pour voir si ça allait plaire
aux Sédunois, et on est vraiment
très contents de la façon dont ça
Les deux premières éditions
ont donc bien marché
Très. Nous avons eu beaucoup
de monde, et les gens étaient
plutôt étonnés de découvrir de
jeunes talents du canton ou
d’ailleurs, dont ils n’ont jamais
entendu parler et qui tiennent
très bien la route. Ilfaut dire que
le Valais est une terre très fertile
pour l’humour. C’est bien de
mettre un tellieu àladisposition
de la relève et de lui permettre
de jouer devant un public. Ça
n’est que là qu’on voit si ce qu’on
fait fonctionne.
«Il a vendu 20 millions d’albums,
joue dans le monde entier et après
chaque gala, il peut passer trois
heures à dédicacer pour ses fans »
On sent dans les mots de Sandrine
Viglino une vraie tendresse pour le
personnage d’Alain Morisod, pour
sa générosité, pour son amour as-
sumé des airs populaires. «Je viens
moi-même du bal», rappelle-t-elle.
Avec ce «Tribute To Alain Morisod»,
l’humoriste et le musicien électro
Franco Mento décryptent ce «phé-
nomène» national, kitschissime, at-
tachant, urticant, touchant, en usant
du contre-pied et du contrepoint. Et
en se basant sur des éléments bien
réels, issus de la biographie du
chanteur «La vie c’est comme une
boîte de chocolat». Au final, un
spectacle de rassemblement, qui
n’a d’autre ambition que celle du
plaisir partagé. JFA
A-t-il été difficile de trouver
l’équilibre entre la tendresse
et l’ironie?
C’est là que la mise en scène
de Sylvia Fardel a été précieuse.
Comme l’habillage musical de
Franco Mento et les projections
vidéo de Maxime Gianinetti.
INFO+
D’ailleurs, avec votre Comedy
Club, vous devenez encore un
peu plus Sédunoise
«Tribute To Alain Morisod» au Théâtre
de Valère, jeudi 24 avril à 20 h 30.
Réservations: www.ticketcorner.ch
Viglino Comedy Club, les jeudis soir
entre 19 et 20 heures au Point 11,
rue du Grand-Pont 11, Sion.
www.sandrineviglino.ch

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DOCUMENTAIRE Des musiciens congolais se préparent pour la fête nationale.

Un orchestre symphonique ordinaire

Le ciné-club regards d’etiks propose ce soir la projection du film «Kinshasa Symphony». Un documentaire sur l’histoire de Congolais ordinaires pas- sionnés de musique classique. «Il nous a beaucoup touchées. Ce documentaire montre que des gens sont prêts à bien des sacrifi- ces pour la musique», explique Emilie Barde, une des fondatri- ces du ciné-club. Les images font le portrait du Congo d’au- jourd’hui, des habitants de Kin- shasa et de l’amour de la musi- que. «Le spectateur découvre au fur et à mesure du film que ces musiciens sont totalement habi- tés par leur passion. Ils construi- sent leurs instruments eux-mê- mes et en inventent de nouveaux avec un rien. Ils répètent souvent dans des conditions rudimentai- res. Et tout cela pour atteindre un seul objectif: le concert de la fête nationale qui leur tient vrai- ment à cœur.»

Les musiciens de l’orchestre symphonique de Kinshasa sont si passionnés qu’ils s’entraînent régulièrement en

Les musiciens de l’orchestre symphonique de Kinshasa sont si passionnés qu’ils s’entraînent régulièrement en pleine rue. DR

Succès au rendez-vous

C’est le quatrième documen- taire projeté par le ciné-club de- puis sa création en janvier der- nier. «Nous avons eu une bonne fréquentationlors destrois premiè- res, la salle était pleine, et notre concept plaît», explique Sophie Michaud, autre cofondatrice du ciné-club. Les films sont tou- jours suivis d’une discussion avec unprotagonisteou uneper- sonne enlien avecla thématique abordée. «Nous choisissons les do- cumentaires pour qu’ils suscitent de l’intérêt chez les spectateurs, et qu’un véritable dialogue s’instaure avec l’invité.» Le film «Kinshasa Symphony» seraprojetéce soirà19 h 30dans la salle de l’association Alpagai à Sion. Avant la séance, un trio de violoncelles de la haute école de musique de Tibor Varga jouera quelques morceaux. SJ

Le documentaire tient aussi à montrer une musique clas- sique qui n’est pas réservée qu’à une élite. «Les musiciens de l’Orchestre symphonique de Kinshasa sont des gens ordi- naires.» Pour en parler à la fin de la projection, Carine Tripet

sera l’invitée de la semaine. Cette professeure de pédagogie à l’école Tibor Varga est ana- lyste en système éducatif dans les pays en voie de développe- ment. Elle se questionne égale- ment sur l’élitisme dans l’ensei- gnement musical.

Informations sur www.etiks.ch

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