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Les exigences linguistiques sur le marché du travail et les connaissances linguistiques des demandeurs d’emploi bruxellois

Observatoire bruxellois de l’Emploi – 2011

De par sa position de capitale de la Belgique et son rôle international, Bruxelles concentre un grand nombre de professions pour lesquelles les exigences linguistiques sont élevées. De nombreuses entreprises belges ont en outre leur siège social établi en Région bruxelloise. Par ailleurs, la Région est bilingue. Tous ces éléments ont un impact sur les exigences linguistiques et l’utilisation des langues sur le marché du travail bruxellois. La connaissance des deux langues nationales (la combinaison du français et du néerlandais) est l’exigence la plus fréquente.

Dans cette note, deux parties sont distinguées avec, d’une part, les exigences linguistiques sur le marché du travail bruxellois et, d’autre part, le s connaissances linguistiques des demandeurs d’emploi inscrits chez Actiris.

La partie 1 traitera des exigences linguistiques sur le marché du travail bruxellois sur la base des offres d’emploi reçues par Actiris au cours de l’année 2010. Dans un premier temps, on vérifiera quelles langues sont le pl us souvent demandées dans les offres d’emploi. On examinera ensuite les exigences linguistiques selon un certain nombre de variables comme le domaine professionnel et le niveau d’études renseigné dans l’offre d’emploi. Enfin, les exigences linguistiques seront considérées sous l’angle du secteur d’activité et de la taille de l’entreprise des employeurs qui ont introduit les offres d’emploi chez Actiris.

La partie 2 analysera les connaissances linguistiques des demandeurs d’emploi inscrits chez Actiris. Leur niveau de connaissance des deux langues nationales sera examiné à partir d’une série de caractéristiques, comme le niveau d’études et l’âge, et à partir du domaine professionnel des demandeurs d’emploi. On véri fiera, au moyen d’une analyse longitudinale, le lien entre les connaissances linguistiques et les probabilités de sortir du chômage. On examinera ensuite les différentes langues pour lesquelles les demandeurs d’emploi possèdent de bonnes connaissances orales. Finalement, on abordera la question des demandeurs d’emploi ne possédant qu’une connaissance élémentaire de la langue nationale utilisée dans leur dossier.

1. Exigences linguistiques spécifiées dans les offres d’emploi

Dans cette partie, les exigences linguistiques sont examinées du côté de la demande sur le marché du travail bruxellois, sur la base des offres d’emploi reçues par Actiris.

Avant d’examiner plus en détail les exigences linguistiques, il convient de noter que l’employeur ne spécifie pas toujours dans l’offre d’emploi les connaissances linguistiques requises. Il arrive aussi parfois que les exigences linguistiques figurent dans la zone libre du texte. C’est la raison pour laquelle ces données doivent être interprétées avec la circonspection nécessaire.

En 2010, de s exigences linguistiques étaient spécifiées explicitement dans 48,0% des offres d’emploi reçues par Actiris. Dans le cas des offres d’emploi relatives aux fonctions critiques, ce chiffre passe à 61,2% (43,6% pour les fonctions non critiques).

Si les offres d’emploi reçues requièrent des connaissances linguistiques, il s’agit principalement de la connaissance des deux langues nationales (français/néerlandais). Près de 90% des offres d’emploi requérant des connaissances linguistiques, exigent une connaissance des deux langues nationales (français/néerlandais). Ce constat confirme le rapport d’étude 1 du TIBEM qui spécifiait également que l’exigence la plus fréquente en Région bruxelloise est la combinaison du français et du néerlandais. Dans 30% des offres d’emploi comprenant des exigences linguistiques, une connaissance de l’anglais est requise, généralement en combinaison avec le néerlandais et le français. Dans seulement 4% des cas, la connaissance d’une autre langue est demandée. Il s’agit ici principalement de la connaissance de l’allemand et en deuxième lieu de l’espagnol. L’italien, l’arabe et le turc reviennent aussi sporadiquement dans les offres d’emploi.

GRAPHIQUE 1 : R EPARTITION DES OFFRES D EMPLOI EN FONCTION DES EXIGENCES LINGUISTIQUES

Pas d'exigences

linguistiques

52,0%

LINGUISTIQUES Pas d'exigences linguistiques 52,0% Source : Actiris, calculs Observatoire bruxellois de

Source : Actiris, calculs Observatoire bruxellois de l’Emploi

Exigences linguistiques 48,0%
Exigences
linguistiques
48,0%
bruxellois de l’Emploi Exigences linguistiques 48,0% Français & néerlandais 65,6% Français &
bruxellois de l’Emploi Exigences linguistiques 48,0% Français & néerlandais 65,6% Français &
bruxellois de l’Emploi Exigences linguistiques 48,0% Français & néerlandais 65,6% Français &

Français & néerlandais

65,6%Exigences linguistiques 48,0% Français & néerlandais Français & néerlandais + anglais 21,1% Anglais 9,1%

Français & néerlandais + anglais linguistiques 48,0% Français & néerlandais 65,6% 21,1% Anglais 9,1% Autres 4,1% 1 Tweetaligheid in

21,1%

Anglais

9,1%65,6% Français & néerlandais + anglais 21,1% Anglais Autres 4,1% 1 Tweetaligheid in Beweging, Bilinguisme en

AutresFrançais & néerlandais + anglais 21,1% Anglais 9,1% 4,1% 1 Tweetaligheid in Beweging, Bilinguisme en

4,1%

1 Tweetaligheid in Beweging, Bilinguisme en Mouvement, pour plus d’informations, consulter le rapport d’enquête « Entreprises bruxelloises et langues étrangères : pratiques et coût d’une maind’œuvre ne maîtrisant pas les langues étrangères » via www.tibem.be.

1.1

Offres d’emploi et domaine professionnel

Les connaissances linguistiques exigées, tant en ce qui concerne la nature (oral/écrit) qu’en ce qui concerne le niveau, peuvent varier considérablement selon la fonction stipulée dans l’offre d’emploi. Ainsi, par exemple, il est demandé d’être parfaitement bilingue dans certains cas, tandis qu’une connaissance élémentaire des de ux langues nationales suffit dans d’autres cas.

En outre, les exigences linguistiques diffèrent considérablement d’une profession à l’autre et selon le domaine professionnel. Les exigences sont surtout plus importantes pour les professions nécessitant des contacts avec des personnes externes. De même, elles sont plus importantes dans certains domaines professionnels, comme l’indique le graphique suivant qui propose un aperçu de s exigences linguistiques par domaine professionnel.

Au vu des données de ce graphique, les exigences linguistiques sont ainsi surtout élevées dans les domaines suivants : ingéniorat, informatique, gestion et économie/finances/droit. Dans plus des trois quarts des offres d’emploi reçues par Actiris pour des postes d’ingénieur et d’informaticien, les employeurs pose nt des exigences linguistiques explicites. Le domaine professionnel « gestion » regroupe les professions de directeur ainsi que de responsable d’entreprise et de projet. Plus de 70% de ces offres d’emploi spécifient des connaissances linguistiques. L’enseignement, la construction ainsi que la sécurité et le nettoyage, par contre, sont des domaines où les exigences linguistiques sont relativement faibles.

GRAPHIQUE 2 : O FFRES D EMPLOI ET EXIGENCES LINGUISTIQUES SELON LE DOMAINE PROFESSIONNEL

INGENIORAT INFORMATIQUE GESTION ECONOMIE, FINANCES, DROIT ADMINISTRATION SCIENCES COMMERCE INDUSTRIE TRANSPORT
INGENIORAT
INFORMATIQUE
GESTION
ECONOMIE, FINANCES, DROIT
ADMINISTRATION
SCIENCES
COMMERCE
INDUSTRIE
TRANSPORT
TOTAL
PSYCHO-SOCIAL, CULTURE
HORECA, ALIMENTATION
MEDICAL
SECURITE, NETTOYAGE
CONSTRUCTION
ENSEIGNEMENT
0%
20%
40%
60%
80%
100%
Exigences linguistiques
Pas d'exigences linguistiques

Source : Actiris, calculs Observatoire bruxellois de l’Emploi

1.2

Offres d’emploi et niveau d’études

Le graphique suivant donne la répartition des offres d’emploi en fonction des exigences linguistiques et du niveau d’études. Il indique que les exigences linguistiques sont proportionnelles au niveau d’études. Lorsqu’il est demandé dans les offres d’emploi un faible 2 niveau d’études, des exigences linguistiques explicites sont posées dans trois offres sur dix. Si par contre, un diplôme plus élevé (universitaire ou non) est exigé, de telles exigences sont mentionnées explicitement dans une offre d’emploi sur deux.

GRAPHIQUE 3 : O FFRES D EMPLOI ET EXIGENCES LINGUISTIQUES SELON LE NIVEAU D ETUDES

Faible 30,1% 69,9% Moyen 44,6% 55,4% Supérieur 49,8% 50,2% Non précisé 56,6% 43,4% 0% 20%
Faible
30,1%
69,9%
Moyen
44,6%
55,4%
Supérieur
49,8%
50,2%
Non précisé
56,6%
43,4%
0%
20%
40%
60%
80%
100%
Exigences linguistiques
Pas d'exigences linguistiques

Source : Actiris, calculs Observatoire bruxellois de l’Emploi Remarques : le niveau d’études n’est pas toujours explicitement spécifié dans les offres d’emploi, soit que le niveau d’études soit implicitement lié à la profession recherchée (par exemple : ingénieur, médecin…), soit que l’employeur n’ait pas jugé utile de le préciser dans la mesur e où l’attention sera porté principalement sur certaines aptitudes ou compétences des candidats (par exemple : vendeur).

2 Un diplôme de l’enseignement primaire ou tout au plus de l’enseignement secondaire inférieur.

1.3

Offres d’emploi selon le secteur d’activité

Lorsque l’on considère les offres d’emploi spécifiant des exigences linguistiques en fonction du secteur d’activité de l’entreprise, il apparaît que les institutions financières, les services aux entreprises et le commerce sont les secteurs ayant les exigences linguistiques les plus élevées. Dans ces secteurs, le contact avec le client est généralement primordial. Inversement, les exigences linguistiques sont les plus faibles au sein des secteurs de l’éducation et de la construction. À l’exception du secteur de la construction, tous les secteurs d’activité dont les exigences linguistiques se situent en dessous de la moyenne relèvent du secteur non marchand. On consta te donc que les exigences linguistiques sont globalement plus importantes dans le secteur privé que dans le secteur non marchand au sens large (administration, santé et action sociale, éducation). Sachant qu’Actiris reçoit proportionnellement plus d’offres d’emploi du secteur non marchand que du secteur privé, on peut donc en déduire que les exigences linguistiques au niveau global de la Région bruxelloise sont logiquement plus élevées que celles enregistrées au niveau des offres d’emploi reçues par Actiris (48%).

GRAPHIQUE 4 : O FFRES D EMPLOI ET EXIGENCES LINGUISTIQUES SELON LE SECTEUR D ACTIVITE

ACTIVITÉS FINANCIÈRES SERVICES AUX ENTREPRISES COMMERCE TRANSPORTS ET COMMUNICATIONS INDUSTRIE HÔTELS ET
ACTIVITÉS FINANCIÈRES
SERVICES AUX ENTREPRISES
COMMERCE
TRANSPORTS ET COMMUNICATIONS
INDUSTRIE
HÔTELS ET RESTAURANTS
TOTAL
SERVICES COLL., SOCIAUX ET PERS.
ADMINISTRATION PUBLIQUE
SANTÉ ET ACTION SOCIALE
CONSTRUCTION
ÉDUCATION
0%
20%
40%
60%
80%
100%
Exigences linguistiques
Pas d'exigences linguistiques

Source : Actiris, calculs Observatoire bruxellois de l’Emploi

1.4

Offres d’emploi selon la taille de l’entreprise

Y a t il un lien entre les exigences linguistiques spécifiées dans les offres d’emploi et la taille de l’entreprise ? Sur la base des offres d’emploi reçues par Actiris, il est difficile de tirer une conclusion univoque au vu des variations observées selon la classe de taille. Les données reprises dans le graphique suivant indiquent toutefois que, malgré les oscillations, les petites et moyennes entreprises (PME) ont des exigences linguistiques un peu plus faibles que les entreprises occupant au moins 50 travailleurs. Ces dernières spécifient ainsi des exigences linguistiques dans plus de la moitié de leurs offres d’emploi.

Par ailleurs, il ressort de l’analyse du TIBEM que les PME et les plus gr osses entreprises ont les mêmes besoins en langues à Bruxelles. À la différence près que les grosses entreprises disposent de plus de personnel ainsi que de moyens financiers et organisationnels pour pallier le manque de connaissances linguistiques de leur personnel.

GRAPHIQUE 5 : O FFRES D EMPLOI ET EXIGENCES LINGUISTIQUES SELON LA TAILLE DE L ENTREPRISE

< 20 travailleurs 45,5% 54,5% 20-49 travailleurs 39,5% 60,5% 50-199 travailleurs 55,4% 44,6% > 200
< 20 travailleurs
45,5%
54,5%
20-49 travailleurs
39,5%
60,5%
50-199 travailleurs
55,4%
44,6%
> 200 travailleurs
51,2%
48,8%
0%
20%
40%
60%
80%
100%
Exigences linguistiques
Pas d'exigences linguistiques

Source : Actiris, calculs Observatoire bruxellois de l’Emploi

2.

Compétences linguistiques des demandeurs d’emploi

Pour les travailleurs en Région bruxelloise, la connaissance de plusieurs langues a une valeur ajoutée élevée. Il est également très important pour les demandeurs d’emploi de connaître plusieurs langues pour trouver un emploi. Les employeurs bruxellois exigent le plus souvent la connaissance du français et du néerlandais, et ce quel que soit le type de travail, le secteur d’activité ou la taille de l’entreprise (voir première partie de cette note).

Dans cette partie, les connaissances linguistiques des demandeurs d’emploi 3 sont analysées sur la base de leurs connaissances orales . Ce choix repose sur le fait que les offres d’emploi requièrent surtout des compétences orales et communicatives. La part de demandeurs d’emploi déclarant disposer au minimum d’une connaissance moyenne (orale) de la deuxième langue nationale s’élève à 22,7%. Cette proportion passe à 8, 6% si l’on considère uniquement les demandeurs d’emploi qui affirment disposer d’une bonne connaissance de l’autre langue nationale. Par contre, 31,9% des demandeurs d’emploi déclarent disposer au minimum d’une connaissance moyenne de l’anglais (16,9% disent avoir une bonne connaissance).

On constate donc que les demandeurs d’emploi affirment avoir une meilleure connaissance de l’anglais que de la deuxième langue nationale. Il convient toutefois de noter que le niveau est principalement attribué sur la base des déclarations des demandeurs d’emploi. Ces chiffres doivent dès lors être interprétés avec la circonspection nécessaire.

2.1 Connaissances linguistiques selon les caractéristiques des demandeurs d’emploi

De manière générale, on constate que les connaissances linguistiques des demandeurs d’emploi augmentent en fonction du niveau d’études. Ce constat est clairement mis en avant dans le graphique suivant.

Plus spécifiquement, la proportion de demandeurs d’emploi ayant au minimum une connaissance moyenne de la deuxième langue nationale est fortement reliée au niveau d’études. Ainsi, 52,8% d’universitaires inscrits comme demandeur d’emploi déclarent posséder au minimum une connaissance moyenne de l’autre langue nationale, alors que cette proportion tombe à 35,5% pour les demandeurs d’emploi possédant un diplôme du secondaire supérieur. Seuls 18,6% des demandeurs d’emploi ayant tout au plus un diplôme de l’enseignement primaire affirment avoir au moins une connaissance moyenne de la deuxième langue nationale.

On constate également pour les demandeurs d’emploi ayant une bonne connaissance de la deuxième langue nationale une progression avec le niveau d’études, néanmoins les écarts entre les faiblement et le s fortement qualifiés sont moins marqués.

Il est enfin à relever que dans la catégorie « autres études », 6,9% des demandeurs d’emploi à peine ont au minimum un niveau moyen de connaissance de la deuxième langue nationale (1,9% seulement a une bonne connaissance de l’autre langue nationale). Cette catégorie

3 Demandeurs d’emploi inoccupés inscrits chez ACTIRIS au 31 janvier 2011.

comprend principalement des demandeurs d’emploi qui ont fait leurs études à l’étranger. À noter qu’il s’agit ici d’un groupe considérable en Région bruxelloise. En effet, plus d’un tiers des demandeurs d’emploi bruxellois sont inscrits dans cette catégorie.

GRAPHIQUE 6 : P ART DES DEMANDEURS D EMPLOI SELON LES CONNAISSANCES LINGUISTIQUES EN FR/NL ET LE NIVEAU D ETUDES

60,0% 52,8% 50,0% 45,3% 40,0% 35,5% 30,0% 25,3% 21,7% 18,6% 20,0% 17,6% 12,3% 10,1% 9,5%
60,0%
52,8%
50,0%
45,3%
40,0%
35,5%
30,0%
25,3%
21,7%
18,6%
20,0%
17,6%
12,3%
10,1%
9,5%
10,0%
6,9%
1,9%
0,0%
Primaire
Secondaire
Secondaire
Sup. non univ.
Universitaire
Autres études
inférieur
supérieur
Connaissance moyenne FR/NL
Bonne connaissance FR/NL
Source : Actiris, calculs Observatoire bruxellois de l’Emploi

La différence concernant les connaissances linguistiques selon le niveau d’études est encore plus prononcée chez les demandeurs d’emploi ayant au minimum une connaissance moyenne et une bonne connaissance de l’anglais.

Chez les demandeurs d’emploi infrascolarisés (disposant tout au plus un diplôme de l’enseignement secondaire inférieur), la connaissance de l’anglais est inférieure à la connaissance des deux langues nationales. Inversement, les demandeurs d’emploi moyennement et hautement qualifiés ont une meilleure connaissance de l’anglais que de la deuxième langue nationale.

Dans la catégorie « autres études », presque un quart des demandeurs d’emploi ont au moins une connaissance moyenne de l’anglais et 14% une bonne connaissance, chiffre également nettement plus élevé que pour leurs connaissances de la deuxième langue nationale.

GRAPHIQUE 7 : P ART DES DEMANDEURS D EMPLOI SELON LES CONNAISSANCES LINGUISTIQUES EN ANGLAIS ET LE NIVEAU D ETUDES

100,0% 87,0% 90,0% 80,0% 73,4% 70,0% 58,9% 60,0% 50,0% 40,1% 40,7% 40,0% 30,0% 23,8% 20,9%
100,0%
87,0%
90,0%
80,0%
73,4%
70,0%
58,9%
60,0%
50,0%
40,1%
40,7%
40,0%
30,0%
23,8%
20,9%
17,5%
20,0%
13,7%
9,8%
8,5%
10,0%
3,8%
0,0%
Primaire
Secondaire
Secondaire
Sup. non univ.
Universitaire
Autres études
inférieur
supérieur
Connaissance moyenne anglais
Bonne connaissance anglais
Source : Actiris, calculs Observatoire bruxellois de l’Emploi

En ce qui concerne les compétences linguistiques des demandeurs d’emploi selon l’âge, les jeunes de moins de 25 ans sont relativement plus nombreux à avoir au moins une connaissance moyenne de la deuxième langue nationale. Près de 30% des jeunes demandeurs d’emploi bruxellois déclarent ainsi posséder au moins une connaissance moyenne de la deuxième langue nationale.

On constate que le s demandeurs d’emploi ayant une connaissance au minimum moyenne de l’autre langue nationale diminue avec l’âge. Par contre, pour les demandeurs d’emploi ayant une bonne connaissance des deux langues nationales, il y a peu de différences selon l’âge. À noter toutefois que la proportion de bons bilingues (français néerlandais) est légèrement plus importante chez les plus de 50 ans. Parmi ceux ci, 12,6% des demandeurs d’emploi déclarent disposer d’une bonne connaissance de l’autre langue nationale.

GRAPHIQUE 8 : P ART DES DEMANDEURS D EMPLOI SELON LES CONNAISSANCES LINGUISTIQUES FR/NL ET LA CLASSE D AGE

35,0% 28,4% 30,0% 27,0% 25,0% 21,5% 20,6% 19,3% 20,0% 15,0% 12,6% 9,2% 10,0% 7,9% 7,4%
35,0%
28,4%
30,0%
27,0%
25,0%
21,5%
20,6%
19,3%
20,0%
15,0%
12,6%
9,2%
10,0%
7,9%
7,4%
7,2%
5,0%
0,0%
< 25
25-29
30-39
40-49
> 50
Connaissance moyenne FR/NL
Bonne connaissance FR/NL
Source : Actiris, calcul Observatoire bruxellois de l’Emploi

Tout comme les exigences linguistiques peuvent sensiblement différer dans les offres d’emploi en fonction du domaine professionnel , les compétences linguistiques des demandeurs d’emploi varient de manière notable selon les professions auxquelles ils aspirent. La part de demandeurs d’emploi déclarant être au minimum moyennement bilingues (français/néerlandais), varient de 49,2% à 7,2%. Pour les demandeurs d’ emploi ayant une bonne connaissance de la deuxième langue, le pourcentage oscille entre 24,4% et

2,8%.

Tout comme pour les offres d’emploi, les connaissances linguistiques (FR/NL) des demandeurs d’emploi sont plus élevés dans les domaines professionnels la communication et les contacts jouent un rôle important.

GRAPHIQUE 10 : P ART DES DEMANDEURS D EMPLOI SELON LES CONNAISSANCES LINGUISTIQUES FR/NL ET LE DOMAINE PROFESSIONNEL

24,4% 49,2% 14,8% 46,4% 15,0% 42,7% 14,3% 39,1% 11,0% 34,4% 11,0% 33,6% 10,3% 27,5% 10,0%
24,4%
49,2%
14,8%
46,4%
15,0%
42,7%
14,3%
39,1%
11,0%
34,4%
11,0%
33,6%
10,3%
27,5%
10,0%
27,2%
9,5%
25,8%
8,6%
22,7%
5,9%
18,5%
6,7%
16,8%
6,6%
16,7%
5,2%
14,0%
4,3%
10,9%
2,8%
7,2%
5,0%
10,0%
15,0%
20,0%
25,0%
30,0%
35,0%
40,0%
45,0%
50,0%
55,0%

0,0%

60,0%

GESTION

ECONOMIE, FINANCES, DROIT

INGENIORAT

ADMINISTRATION

INFORMATIQUE

PSYCHO-SOCIAL, CULTURE

SCIENCES

COMMERCE

ENSEIGNEMENT

TOTAL

MEDICAL

TRANSPORT

INDUSTRIE

HORECA, ALIMENTATION

CONSTRUCTION

SECURITE, NETTOYAGE

HORECA, ALIMENTATION CONSTRUCTION SECURITE, NETTOYAGE Connaissance moyenne FR/NL Source : Actiris, calculs

Connaissance moyenne FR/NL

Source : Actiris, calculs Observatoire bruxellois de l’Emploi

moyenne FR/NL Source : Actiris, calculs Observatoire bruxellois de l’Emploi Bonne connaissance FR/NL 11

Bonne connaissance FR/NL

2.1.1

Analyse longitudinale des demandeurs d’emploi selon les connaissances linguistiques

L’Observatoire bruxellois de l’Emploi a réalisé une analyse longitudinale des demandeurs d’emploi inscrits en janvier 2010 pour vérifier le lien entre les connaissances linguistiques et les probabilités de sortir du chômage. Cette population a été suivie pendant une période de 12 mois, selon qu’elle sortait ou non du chômage.

À cette fi n, l’Observatoire a comparé les flux de sortie de deux groupes de demandeurs d’emploi (cohortes) 4 :

les demandeurs d’emploi ayant une bonne connaissance ou une connaissance moyenne de la deuxième langue nationale ( groupe 1) ;

les demandeurs d’emploi n’ayant aucune connaissance ou ayant moins qu’une connaissance moyenne de la deuxième langue nationale ( groupe 2).

Ces deux groupes ont donc été suivis pendant une période de 12 mois afin de vérifier dans quelle mesure la connaissance de la deuxième langue nationale avait un impact sur la sortie du chômage. En ce qui concerne le taux de sortie , les demandeurs d’emploi peuvent ne plus être inscrits pour diverses raisons : travail mais aussi radiation suite à une absence à une convocation, maladie (mutuelle), entrée en formation, (pré)pension, déménagement vers une autre région…

Dans le cadre de cette analyse, l’Observatoire a également comparé l’écart observé au niveau des probabilités de trouver un emploi selon que les demandeurs d’emploi aient ou non une connaissance au moins m oyenne de l’autre langue nationale. En ce qui concerne le taux de sortie vers l’emploi, seul le flux de sortie vers un emploi est pris en considération.

Ces deux cohortes ont été réparties en fonction de la durée d’inactivité et du niveau d’études. Il s’agit de deux facteurs qui ont un impact important sur les chances de sortie des demandeurs d’emploi.

4 Fin janvier 2010, on dénombrait 104.552 DEI inscrits chez ACTIRIS. Le groupe 1 est constitué de demandeurs d’emploi ayant au moins une connaissance moyenne de l’autre langue nationale et compte 17.839 personnes. Le groupe 2 est constitué des demandeurs d’emploi n’ayant aucune connaissance ou ayant moins qu’une connaissance moyenne de l’autre langue nationale et compte 86.713 personnes.

T ABLEAU 1 :

T AUX DE SORTIE DU CHÔMAGE ET DIFFÉRENCE ENTRE LES TAUX DE SORTIES VERS L EMPLOI SELON LA DURÉE D INACTIVITÉ ET LE NIVEAU D ÉTUDES

   

Taux de sortie du chômage (situation après 1 an)

 
 

Durée

d’inactivité

Niveau

d’études

 

Groupe 1

Connaissance

Groupe 2 Pas ou faible connaissance de l’autre langue nationale

Différence en % entre les taux de sortie vers l’emploi

 

DEI

moyenne de

l’autre langue

nationale

 
 

Faible

63,8

65,5

63,5

9,1

- de 6 mois

Moyen

70,2

71,5

69,9

10,4

Élevé

78,1

76,6

78,6

0,0

 

Autres études

65,0

66,3

65,0

23,2

Total - de 6 mois

 

67,8

71,0

67,3

20,8

 

Faible

57,0

57,7

56,8

8,9

6

mois à 1 an

Moyen

63,1

63,9

62,9

6,5

Élevé

74,3

73,1

74,9

0,2

 

Autres études

57,6

60,5

57,5

22,9

Total 6 mois à 1 an

 

61,1

64,6

60,4

19,6

 

Faible

37,9

39,4

37,6

8,4

1

an et +

Moyen

45,6

46,2

45,3

4,9

Élevé

     
   

58,9

56,8

60,4

-8,5

Autres études

36,6

42,5

36,3

26,2

Total 1 an et +

 

41,6

46,3

40,5

22,7

TOTAL

 

51,3

53,4

50,8

16,1

Source : Actiris, calculs Observatoire bruxellois de l’Emploi

Si l’on examine par exemple la situation des demandeurs d’emploi ayant une durée d’inactivité de moins de 6 mois et un niveau d’études moyen, à savoir tout au plus un diplôme de l’enseignement secondaire supérieur, il ressort du tableau ci dessus qu’ils ont un taux de sortie général de 70,2%, quel que soit le niveau de connaissance de la de uxième langue nationale. Lorsque ces demandeurs d’emploi ont au minimum une connaissance moyenne de la deuxième langue nationale, le taux de sortie s’élève alors à 71,5% (groupe 1) contre 69,9% quand ils n’ont aucune connaissance ou quand ils ont moins qu’une connaissance moyenne de la deuxième langue nationale (groupe 2). Considérant uniquement le flux de sortie vers un emploi, il ressort par ailleurs que le groupe 1 a 10,4% de chances supplémentaires de trouver un emploi par rapport au groupe 2.

Au vu des données, on constate ainsi que, de manière globale, les demandeurs d’emploi ayant une connaissance moyenne de la deuxième langue nationale (groupe 1) affichent un taux de sortie plus élevé (53,4%) que l’autre groupe (50,8%). Il existe donc une relation positive entre les connaissances linguistiques et la probabilité de sortir du chômage.

Outre la relation entre les connaissances linguistiques et les probabilités de sortir du chômage, on remarquera que ces dernières diminuent par ailleurs à mesure que la durée d’inactivité augmente tandis qu’elles sont plus importantes au fur et à mesure que le niveau d’études progresse.

Seules les personnes hautement qualifiées (quelle que soit leur durée d’inactivité) ne sont pas concernées par une relation positive entre le taux de sortie et la connaissance de la deuxième langue nationale.

En outre, les demandeurs d’emploi qui ont au moins une connaissance moyenne de la deuxième langue nationale (groupe 1) ont davantage de chances de trouver un emploi. Parmi eux, ceux qui ont une durée d’inactivité de moins de 6 mois ont ainsi 20,8% de chances supplémentaires de trouver un emploi par rapport aux demandeurs d’emploi qui ont moins qu’une connaissance moyenne. Pour les demandeurs d’emploi ayant une durée d’inactivité de plus d’un an, l’écart entre le s taux de sortie vers l’emploi s’établit même à

22,7%.

La connaissance de la deuxième langue nationale constitue un atout pour trouver un emploi, en particulier pour les demandeurs d’emploi ayant effectué leurs études à l’étranger. Pour ceux ci en effet, les connaissances linguistiques revêtent une importante plus value. Pour les demandeurs d’emploi présentant un niveau d’études faible ou moyen, la connaissance d’une deuxième langue nationale revêt aussi une plus value explicite. Par contre, en ce qui concerne les personnes hautement qualifiées, c’est avant tout le diplôme qui prime sur le marché du travail.

2.2

Les différentes langues maîtrisées par les demandeurs d’emploi

Le caractère international et multiculturel de la Région bruxelloise est un fait. On constate que les demandeurs d’emploi bruxellois parlent souvent d’autres langues que le français ou le néerlandais. Sur la base de leur déclaration, on a examiné la langue ou les langues (à l’exception du français et du néerlandais) pour laquelle ou lesquelles le demandeur d’emploi avait une bonne connaissance orale .

Le tableau qui suit indique que près de six demandeurs d’emploi sur dix parlent correctement une autre langue, quelle que soit leur connaissance du français et du néerlandais. La majorité d’entre eux, soit 80%, a une bonne connaissance orale d’au moins une autre langue, 16% connaissent deux autres langues et 3% déclarent avoir une bonne connaissance de trois autres langues au moins.

T ABLEAU 2 :

DEMANDEURS D EMPLOI AYANT UNE BONNE CONNAISSANCE ORALE DUNE AUTRE LANGUE (A LEXCLUSION DU FRANÇAIS ET DU NEERLANDAIS ) – JANVIER 2011

 

DEI

%

Parlent bien une autre langue (à l’exclusion du français et du néerlandais)

59.281

55,9

- dont 1 langue

 

47.617

80,3

- dont 2 langues

 

9.692

16,3

- dont 3 ou plusieurs langues

1.972

3,3

TOTAL DEI

106.039

100,0

Source : Actiris, calculs Observatoire bruxellois de l’Emploi

Afin de vérifier quelles langues maîtrisent effectivement les demandeurs d’emploi, une distinction a été opérée entre les langues de l’Union européenne et les langues extra communautaires. Le top 5 des langues européennes maîtrisées principalement par les demandeurs d’emploi reprend en première place l’anglais, suivi (dans une mesure nettement moindre) par l’espagnol, l’italien, le portugais et l’allemand. Les langues extra communautaires principales dont les demandeurs d’emploi déclarent avoir une bonne connaissance orale sont l’arabe et le turc. Vient largement plus loin la connaissance du russe. Il est à noter que la connaissance des autres langues non européennes est fortement diversifiée. En effet, les dossiers des demandeurs d’emploi reprennent une quarantaine de langues différentes (hors UE), dont les demandeurs d’emploi ont une bonne connaissance orale.

Ajoutons au ssi ici que les demandeurs d’emploi sont plutôt tentés de renseigner dans leur dossier des langues qui sont considérées comme pertinentes sur le marché du travail comme le néerlandais, le français, l’anglais, l’espagnol, l’italien et l’allemand. Les connaissances des autres langues, considérées de moindre importance pour une intégration sur le marché du travail, sont indiquées de manière moins systématique par les demandeurs d’emploi dans leur dossier.

Le tableau suivant donne la répartition des demandeurs d’emploi déclarant bien maîtriser une autre langue (en dehors du français et du néerlandais), de nouveau selon le niveau d’études. Sur la base de ces données, un certain nombre de constats intéressants peuvent être tirées.

Ainsi, plus le niveau d’études est élevé, plus le nom bre de demandeurs d’emploi parlant une autre langue augmente. Alors que la part de demandeurs d’emploi parlant une autre langue est de 39% lorsqu’ils ont terminé leurs études primaires, elle s’élève à 70% parmi ceux qui ont un diplôme universitaire. Notons cette dernière proportion se retrouveaussi chez les demandeurs d’emploiqui relèvent de la catégorie « autres études ». Il est à ce propos intéressant de faire une distinction entre ceux qui parlent une langue de l’Union européenne et ceux qui parlent une langue extracommunautaire.

La proportion de demandeurs d’emploi ayant une bonne connaissance orale d’une langue européenne (entendez de l’anglais principalement) est plus significative chez les personnes hautement qualifiées. Chez le s universitaires surtout, 65% des demandeurs d’emploi déclarent parler une autre langue. Chez les non universitaires, la proportion s’établit à près de la moitié des demandeurs d’emploi. On constate la situation inverse chez les demandeurs d’emploi qui ont une bonne connaissance orale d’une langue extra communautaire. Ici, la proportion de personnes hautement qualifiées est inférieure à celle d’infrascolarisés. Notons toutefois que la proportion de personnes ayant une bonne connaissance orale d’une langue non européenne est plus élevée avant tout parmi les demandeurs d’emploi qui relèvent de la catégorie « autres études ». En effet, la moitié des demandeurs d’emploi de cette catégorie pa rle correctement une langue extra communautaire. Pour rappel, la catégorie « autres études » comprend principalement des demandeurs d’emploi qui ont effectué leurs études à l’étranger.

T ABLEAU 3 :

DEMANDEURS D EMPLOI AYANT UNE BONNE CONNAISSANCE ORALE DUNE AUTRE LANGUE (A LEXCLUSION DU

FRANÇAIS ET DU NEERLANDAIS ) SELON LE NIVEAU D ETUDES JANVIER 2011

   

%

%

%

DEI

CE avec bonnes connaissances

CE avec bonnes connaissances orales d’une langue UE*

CE avec bonnes connaissances

orales d’une

orales d’une langue non UE

autre langue*

Enseignement primaire

 

14.224

39,3

13,0

27,8

Secondaire inférieur

 

17.356

44,6

16,8

30,1

 

21.829

47,9

25,2

26,2

Secondaire supérieur Supérieur non universitaire

8.684

54,8

46,9

12,2

   

5.154

70,1

65,0

10,9

Universitaire Autres études

 

38.792

69,9

29,1

49,9

TOTAL

106.039

55,9

27,3

33,8

* À l’exclusion du français et du néerlandais Source : Actiris, calculs Observatoire bruxellois de l’Emploi

2.3

Connaissances linguistiques élémentaires des demandeurs d’emploi

Dans cette partie, les connaissances linguistiques des demandeurs d’emploi sont analysées à partir d’un angle d’approche différent. Nous nous attardons ici sur les connaissances élémentaires de la langue du dossier des demandeurs d’emploi. Autrement dit, cette analyse étudie, d’une part, les connaissances élémentaires en français des demandeurs d’emploi ayant un dossier francophone et, d’autre part, les connaissances élémentaires en néerlandais des demandeurs d’emploi ayant un dossier néerlandophone. Cette manière d’aborder les connaissances linguistiques permet de définir la proportion de demandeurs d’emploi qui n’ont qu’une connaissance élémentaire de la langue dans laquelle le dossier a été établi. À cet égard, ce n’est plus la connaissance orale qui est étudiée, mais la connaissance écrite qui est examinée.

Le tableau suivant reprend la proportion de demandeurs d’emploi qui n’ont qu’une connaissance (écrite) élémentaire de la langue de leur dossier, selon le niveau d’études. La répartition des demandeurs d’emploi de moins de 30 ans y est également proposée. Insistons préalablement sur le fait que ces données doivent être interprétées avec la circonspection nécessaire. Le niveau des connaissances linguistiques est en effet attribué sur la base des déclarations du demandeur d’emploi.

T ABLEAU 4 :

DEMANDEURS D EMPLOI SELON LE NIVEAU D ETUDES ET CONNAISSANCES ELEMENTAIRES DE LA LANGUE DE LEUR DOSSIER (JANVIER 2011)

       

%

%

Connaissances

DEI < 30 ans

Connaissances linguistiques élémentaires (DEI < 30 ans)

DEI

linguistiques

élémentaires

 

Enseignement primaire

 

14.224

5,8

4.749

3,4

Secondaire inférieur

 

17.356

2,2

7.522

2,1

 

21.829

1,8

9.820

2,3

Secondaire supérieur Supérieur non universitaire

8.684

1,5

2.631

2,6

   

5.154

2,7

1.694

3,8

Universitaire Autres études

 

38.792

23,2

6.153

19,1

TOTAL

106.039

10,2

32.569

5,7

Source : Actiris, calcul Observatoire bruxellois de l’Emploi

La part de demandeurs d’emploi ne possédant qu’une connaissance élémentaire de la langue nationale utilisée dans leur dossier s’élève à 10,2%. Elle est de 5,7% chez les demandeurs d’emploi de moins de 30 ans. Cela signifie que les jeunes (< 30 ans) en général ont une meilleure connaissance de la langue de le ur dossier, soit le français soit le néerlandais.

On a vu précédemment que les demandeurs d’emploi qui avaient fait leurs études à l’étranger avaient une connaissance très faible de l’autre langue nationale (6,9% déclarent avoir au minimum une connaissance moyenne, voir graphique 6). En outre, il ressort du tableau ci dessus qu’une part considérable d’entre eux ne maîtrise aucune des deux langues nationales. Près d’un quart de tous les demandeurs d’emploi qui ont fait leurs études à l’étranger affirment disposer d’une connaissance écrite élémentaire de la langue dans

laquelle ils se sont inscrits. Chez les jeunes demandeurs d’emploi (< 30 ans), cette proportion est approximativement d’un cinquième.

Ne pas maîtriser au moins une des langues nationales constitue souvent un obstacle dans la recherche d’un emploi. Il ressort d’une enquête 5 du SPF Économie sur les migrants en Belgique que plus de 30% de ceux ci trouvent que leurs connaissances d’au moins une des langues du pays d’accueil doit être améliorée pour trouver un travail.

Le tableau 5 propose un aperçu des demandeurs d’emploi ayant une connaissance élémentaire de la langue de le ur dossier selon la classe d’âge. La répartition des demandeurs d’emploi de la catégorie « autres études » y est également proposée.

T ABLEAU 5 :

DEMANDEURS D EMPLOI SELON LA CLASSE D AGE ET CONNAISSANCE ELEMENTAIRE DE LA LANGUE DE LEUR DOSSIER

(JANVIER 2011)

       

%

%

Connaissances

DEI

Connaissances

DEI « Autres études »

linguistiques

linguistiques

élémentaires (DEI « Autres études »)

 

élémentaires

 

< 25 ans

15.368

4,8

1.806

20,2

25

à 29 ans

17.201

6,4

4.347

18,7

30

à 39 ans

30.962

9,8

12.568

21,0

40

à 49 ans

23.337

13,4

11.208

24,0

50

ans et plus

19.171

14,9

8.863

28,0

TOTAL

106.039

10,2