Vous êtes sur la page 1sur 3

Formules de Taylor

Exercice 1. Déterminant
1 f (a) f (a + h)
1
Soit f : R −→ R trois fois dérivable en a. Étudier lim 4 1 f (a + h) f (a + 2h) .
h→0 h
1 f (a + 2h) f (a + 3h)

Exercice 2. Dérivées nulles en 0


Soit f : R −→ R de classe C ∞ telle que :

∀ n ∈ N, f (n) (0) = 0,
∃ λ > 0 tq ∀ n ∈ N, sup f (n) 6 λn n!.

R

Montrer que f est nulle sur l’intervalle ] − λ1 , λ1 [, puis sur R.

Exercice 3. Fonctions absolument monotones


Soit f : R −→ R de classe C ∞ telle que pour tous n ∈ N et x ∈ R, on a f (n) (x) > 0.
f (x)
Montrer que pour tout entier n, xn −−−−−→ +∞.
x→+∞

Exercice 4. Fonction C ∞ à support compact


Soit f : R+ −→ R de classe
(n) C ∞ telle que f (0) = 1, et : ∀ x > 21 , f (x) = 0.
1) Montrer que sup f > 2n n!.
R+
2) Montrer que pour n > 1, sup f (n) > 2n n!.
R+

Exercice 5. Formule de Simpson


1) Soit f : R −→ R de classe C 5 , impaire, telle que f 0 (0) = 0 et : ∀ x ∈ R, |f (5) (x)| 6 M .
Montrer qu’il existe une constante λ telle que : ∀ x ∈ R, f (x) − x 0
3 f (x) 6 λM |x |.
5

2) Soit f : [a, b] −→ R de classe C 5 telle que :


 
0 0 0 a+b
f (a) = f (b) = f = 0, et ∀ x ∈ [a, b], |f (5) (x)| 6 M.
2

M (b − a)5
Montrer que f (b) − f (a) 6 2880 .
Exercice 6. f 0 (x) − (f (b) − f (a))/(b − a)
Soit f : [a, b] −→ R de classe C 2 . On note M = sup |f 00 | et on suppose M > 0.

f (b) − f (a)
<Mb− a
0
1) Montrer que : ∀ x ∈ ]a, b[, on a f (x) −

2 .
b−a

f (b) − f (a)
=Mb− a
0
2) Si f (a) −

2 , montrer que f est polynomiale de degré inférieur ou égal à 2.
b−a

Exercice 7. Matexo
Soit f : [−a, a] −→ R de classe C 2 . Montrer que :

1 a2 + x2
∀ x ∈ [−a, a], |f 0 (x)| 6 |f (a) − f (−a)| + sup |f 00 |.
2a 2a
Application. Montrer que si 0 6 x 6 π/2 on a sin x > x cos x − x2 .

taylor.tex mardi 20 février 2007


Exercice 8. Limite de θ
Soit f : R −→ R de classe C n+1 . Pour a fixé, on écrit la formule de Taylor-Lagrange :

hn−1 (n−1) hn (n)


f (a + h) = f (a) + . . . + f (a) + f (a + hθh ).
(n − 1)! n!

1 .
Montrer que si f (n+1) (a) 6= 0, alors pour h suffisament petit, θh est unique et θh −−−→ n +
h→0 1

Exercice 9. Différences finies


Soit f : R −→ R de classe C ∞ et h > 0. On pose :

f (x + h/2) − f (x − h/2)
∆h f (x) = et ∆ph = ∆h ◦ ∆h ◦ . . . ◦ ∆h .
h | {z }
p fois

f (x + h) − 2f (x) + f (x − h)
par exemple, ∆2h f (x) = .
h2  
1) a) Montrer que : ∀ x ∈ R, ∃ θ ∈ ] − 1, 1[ tq ∆h f (x) = f 0 x + θh 2 . 
2
θ0 h .

b) Montrer que : ∀ x ∈ R, ∃ θ0 ∈ ] − 1, 1[ tq ∆h f (x) = f 0 (x) + h
24 f (3)
x + 2
2) Montrer par récurrence sur p que :

ph2 (p+2)
 
θp h
∀ x ∈ R, ∃ θp ∈ ] − p, p[ tq ∆ph f (x) = f (p) (x) + f x+ .
24 2

Exercice 10. f et f 00 sont bornées


Soit f : R −→ R une fonction de classe C 2 . On suppose : ∀ x ∈ R, |f (x)| 6 α et |f 00 (x)| 6 β.

1) Montrer que : ∀ h > 0, ∀ x ∈ R, |f 0 (x)| 6 2α + 2 .
h
2) Pour quelle valeur de h obtient-on la meilleure inégalité ?

Exercice 11. Inégalité sur f 0


Soit f : R −→ R+ une fonction de classe C 2 . On suppose : ∀ x ∈ R, |f 00 (x)| 6 M .
y2
1) Montrer que : ∀ x, y ∈ R, f (x) + yf 0 (x) + 2 M > 0.
p
2) En déduire que : ∀ x ∈ R, |f 0 (x)| 6 p2M f (x).
3) On suppose que : ∀ x ∈ R, |f 0 (x)| = 2M f (x). Que pouvez-vous dire de f ?

Exercice 12. Majoration des dérivées de f


Soit f : R −→ R une fonction de classe C n telle que f et f (n) sont bornées sur R. On veut montrer que les dérivées
intermédiaires sont aussi bornées sur R.
1) Cas n = 2 : Utiliser la formule de Taylor-Lagrange à l’ordre 2.
2) Cas général : Utiliser l’exercice 9.

Exercice 13. f 00 (x) > − k2


x
Soit f : ]0, +∞[ −→ R de classe C 2 telle que f (x) −−−−→ ` ∈ R, et : ∀ x > 0, f 00 (x) > − k2 .
x→0+ x
Montrer que xf 0 (x) −−−−→ 0 (écrire la formule de Taylor-Lagrange à l’ordre 2 entre x et x + εx).
x→0+

Exercice 14. Ens PC∗ 2001


Soient P, Q deux polynômes à coefficients réels, non constants, de coefficients dominants positifs.
On note x1 < x2 < . . . < xp les racines de P 0 de multiplicités m1 , . . ., mp et y1 < y2 < . . . < yq celles de Q0 de
multiplicités n1 , . . ., nq . Montrer qu’il existe f , C 1 difféomorphisme croissant de R sur R, tel que P ◦ f = Q si et
seulement si :
p = q, ∀ i, P (xi ) = Q(yi ), ∀ i, mi = ni .

taylor.tex page 2
Solutions

Exercice 1.
f 0 (a)f 000 (a) − f 00 (a)2 .
Exercice 4.
1) Formule de Taylor Lagrange entre 12 et 0.
2) Sinon, la fonction g : x 7−→ f (x) − (1 − 2x)n est monotone sur [0, 12 ] et nulle en 0 et 1
2, donc identiquement
nulle. Impossible car g (n) ( 21 ) 6= 0.
Exercice 5.
1) Formule de Taylor pour f et f 0 =⇒ λ = 1/180.
Exercice 6.
1) Formule de Taylor pour calculer f (a) et f (b) à partir de f (x).
2) Étudier f (x) − f (a) − (x − a)f 0 (a) ± M (x − a)2 /2.
Exercice 7.
Appliquer la formule de Taylor à l’ordre 2 de x à a et de x à −a.
Exercice 8.
h f (n+1) (a + θ00 h).
f (n) (a + hθh ) = f (n) (a) + hθh f (n+1) (a + θ0 h) = f (n) (a) + n + 1
Exercice 10.
2 f (x + h) − f (x) h 00
1) f (x + h) = f (x) + hf 0 (x) + h2 f 00 (x + θh) =⇒ f 0 (x) = − 2 f (x + θh).
p √ h
0
2) h = 2 α/β =⇒ |f | 6 2 αβ.
Exercice 11.
y2
1) = f (x + y) + 2 (M − f 00 (z)).
2) ∆
√ 6 0.
3) f est affine.
Exercice 13.
2 2 f (x + εx) − f (x) εx2 00
Soit ε > 0 : f (x + εx) = f (x) + εxf 0 (x) + ε 2x f 00 (x + εθx) =⇒ xf 0 (x) = ε − 2 f (x + εθx).

Exercice 14.
Si Q = P ◦ f alors Q0 = f 0 × (P 0 ◦ f ) a autant de racines que P 0 d’où p = q, f (yi ) = xi et Q(yi ) = P (xi ). De plus,
au voisinage de yi :
λi (y − yi )ni ∼ Q0 (y) = f 0 (y) × P 0 (f (y)) ∼ f 0 (yi ) × µi (f (y) − xi )mi ∼ µi f 0 (yi )1+mi (y − yi )mi
d’où mi = ni .
Réciproquement, si p = q, P (xi ) = Q(yi ) et mi = ni alors en posant x0 = y0 = −∞ et xp+1 = yp+1 = +∞,
P induit un C 1 -difféomorphisme de ]xi , xi+1 [ sur P (]xi , xi+1 [) = Q(]xi , xi+1 [) (les limites de P et Q en +∞ sont
égales à +∞ vu les coefficients dominants de P et Q ; celles en −∞ s’en déduisent en comptant les changements
de signe pour P 0 ou pour Q0 et on trouve le même compte puisque mi = ni ). On note fi la fonction réciproque de
P|]xi ,xi+1 [ et f définie par f (y) = fi (Q(y)) si yi < y < yi+1 et f (yi ) = xi . f ainsi définie est strictement croissante,
de classe C 1 à dérivée non nulle sauf peut-être aux yi , et P ◦ f = Q. Reste à étudier le caractère C 1 en yi et à
vérifier que f 0 (yi ) 6= 0.
Au voisinage de yi , par intégration des DL de P et Q on a :
λi µi
(y − yi )1+mi ∼ Q(y) − Q(yi ) = P (f (y)) − P (f (yi )) ∼ (f (y) − f (yi ))1+mi
1 + mi 1 + mi
 1/(1+mi )
f (y) − f (yi ) λi
d’où y − yi −− −→ µi car les taux d’accroissement de f sont positifs. Ceci prouve que f est
y→yi
 1/(1+mi )
dérivable en yi et f 0 (yi ) = µ λi 6= 0. Enfin, on a :
i

Q0 (y) λi (y − yi )mi λi  λi −mi /(1+mi )  λi 1/(1+mi )


f 0 (y) = 0 ∼ mi −−−→ =
P (f (y)) µi (f (y) − f (yi )) y→yi µi µi µi
et donc f est C 1 en yi .

taylor.tex page 3