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Rêgles de typographie

Majuscule et minuscule Généralités

Bas de casse

En typographie, la casse est une boîte plate divisée en compartiments et servant à ranger les caractères. Le bas de cette boîte contenait les caractères minuscules tandis que dans la partie supérieure étaient rangés les caractères majuscules. Cet emplacement a servi, dans la profession, à désigner les divers types de caractères. Par "bas de casse" ou "bas-de-casse" il faut entendre les minuscules.

Capitale

Capitale et position du mot

Le mot qui commence une phrase s'écrit avec une majuscule. Lorsque c'est possible (selon le clavier) les majuscules doivent être accentuées. Je suis inquiet de n'avoir pas de vos nouvelles. Écrivez-moi, je vous en prie instamment. Une citation qui ne s'inscrit pas dans le cours du texte commence par une majuscule. Cette règle est valable même si la citation n'est pas précédée par un deux-points, et même si elle n'est pas entre guillemets. Il hurlait : "Vive la Sociale!". Il hurlait : Vive la Sociale! Il poussa le cri révolutionnaire Vive la Sociale! Si la citation s'inscrit dans le cours du texte elle ne prend pas de majuscule. On entendait partout des "vive la Sociale" retentissants. On place, traditionnellement dans la poésie, une majuscule à la première lettre de chaque vers, même si la ponctuation ne l'exige pas.

À quinze ans, un jeun' de mon âge

Vint me dire un jour : Aime-moi!

Ce fut là tout notre mariage

À peu près comme dans les bois.

Les énumérations ne commencent pas nécessairement par une majuscule même après un retour à ligne.

Chaque dossier comporte :

- une carte géographique;

- une feuille d'explications;

- une chemise contenant;

- les autorisations,

- un badge personnel;

- les titres de transport.

Notez : si un point seul est toujours suivi d'une majuscule, il n'en va pas de même pour les autres ponctuations

fortes que sont le point d'interrogation et le point d'exclamation.

Capitale, noms propres et allégories

La majuscule caractérise le nom propre, tous les noms propres doivent s'écrire avec une majuscule. Mais à côté des noms propres qui ne posent aucun problème on trouve parfois des noms communs qui deviennent nom propre par occasion. Un des phénomènes les plus productifs est l'allégorie (expression d'une idée par un signe, une image, un objet doté d'attributs symboliques). Les noms communs employés comme allégorie, symbole ou personnification s'écrivent avec une majuscule. la Justice poursuivant le Crime la Liberté éclairant le monde le tombeau du Soldat inconnu etc. Il en est de même pour les noms d'animaux, de plantes, d'objets, etc., lorsqu'ils sont personnifiés dans les fables ou les contes.

le Chêne et le Roseau la Cigale et la Fourmi le Loup et l'Agneau etc. Les symboles contenus dans les devises doivent s'écrire, eux aussi, en majuscules (Sa devise était : Liberté, Égalité, Fraternité.).

Capitale et noms d'institutions

Les noms des organismes et institutions d'État à caractère unique (dont la compétence s'étend à tout le pays) sont des noms propres. Le premier nom du libellé s'écrit en majuscule ainsi que l'adjectif s'il le précède. les Archives nationales la Chambre des communes le Conseil d'État le Conseil des ministres la Cour de cassation l'Institut Pasteur (de Paris) le Quai d'Orsay etc. Si les organismes n'ont pas un caractère unique, national - si un certain nombre du même type existent dans la nation -, ils s'écrivent avec une minuscule. les archives municipales (comparez avec les Archives nationales) la caisse régionale de sécurité sociale le conseil général le conseil régional la mairie de Toulouse etc.

Capitale et termes historiques et géographiques

La majuscule et les noms propres géographiques forment un sujet complexe aux nombreuses exceptions. Les règles et conventions ci-dessous ne considèrent que les cas les plus fréquents.

1. Nom géographique seul : majuscule (qu'il soit nom propre par nature ou par occasion : la France, les

Détroits).

2. Nom commun géographique (baie, cap, golfe, etc.) précisé par un adjectif ou un nom propre : le nom

commun est en minuscule l'adjectif ou le nom propre en majuscule (la baie des Anges, le cap Vert, le golfe du

Lion). Exceptions : le Bassin parisien, le Massif central.

3. Nom commun géographique composé avec un nom propre ou un adjectif : s'ils servent de dénomination à

un autre nom commun ils prennent tous deux la majuscule (les îles du Cap-Vert mais le cap Vert. Le massif du Mont-Blanc mais le mont Blanc).

4. Nom propre accompagné d'un adjectif qui précise et distingue son acception (topographie, langue,

orientation, etc.) : l'adjectif s'écrit en minuscule (l'Asie centrale, la Gaule cisalpine, etc.).

5. Nom propre accompagné d'un adjectif qui définit une région, une contrée ou un ensemble (physique,

économique ou humain) : les deux mots s'écrivent en majuscule. Ils sont souvent liés par un trait d'union. (Comparez : la basse Seine = le cours inférieur du fleuve, la Basse-Seine = le complexe économique. Les termes historiques obéissent à des règles, a priori plus simples :

On écrit avec une majuscule les noms de certaines époques historiques qui évoquent un ensemble, un contenu déterminé d'histoire ou de civilisation. le Tertiaire, la Renaissance, le Néolithique, l'Antiquité, l'Occupation, le Moyen Age, la Belle Époque, le Siècle d'Or, etc. Mais on écrit en minuscule les dénominations qui situent une époque. l'âge d'or, l'âge du bronze, l'âge de la pierre polie, taillée, l'ère quaternaire, l'ère chrétienne, les grandes invasions, l'époque hellénistique, etc.

Capitale et noms de peuples et de pays

Les noms de pays sont des noms propres et s'écrivent avec une majuscule (la France, l'Espagne). Il peut y avoir hésitation pour des dénominations qui ne comportent pas le nom propre (la confédération helvétique ou la Confédération helvétique) ou pour des mots composés (le royaume-uni ou le Royaume-Uni).

Lorsque la dénomination comporte les mots "empire, union, confédération, république, royaume,

principauté

nom propre (la république du Mexique), ils s'écrivent avec une majuscule s'ils sont précisés par un adjectif de nationalité :

la République mexicaine l'Empire britannique mais l'empire des Indes la République centrafricaine la République française etc. Remarque : l'usage fait une exception pour "les États-Unis, la République fédérale d'Allemagne, le Royaume- Uni". Les noms de peuples employés substantivement prennent une majuscule :

les Français, les Américains, les Chinois, les Russes, les Espagnols, un Toulousain, un Parisien, etc. Dans cet emploi substantivé les noms de peuples composés prennent une majuscule à tous leurs composants :

les Nord-Africains, les Anglo-Saxons, etc. Il ne faut pas confondre avec les noms précisés par un adjectif, ou un nom de peuple utilisé comme adjectif :

les Basques espagnols, les Canadiens français, les Noirs sénégalais, les Indiens sioux, etc. Les noms de peuples s'écrivent avec une minuscule lorsqu'ils s'appliquent à la langue, au costume, à la coutume, au mobilier, etc. (Un Allemand parlant bien le français). Ils s'écrivent avec une minuscule s'ils ont valeur d'adjectif (le style français) mais on met habituellement une majuscule pour les attributs (les Français sont des Européens).

",

l'usage applique la règle suivante : ces mots s'écrivent en minuscule s'ils sont précisés par un

Capitale, monuments et lieux

Le mot "église" s'écrit avec une minuscule lorsqu'il désigne un lieu de culte ou un monument. l'église Notre-Dame de Lourdes les chants d'église l'église paroissiale fréquenter l'église etc. Les points cardinaux "nord, sud, est, ouest" et les mots décrivant des directions, des orientations géographiques ou des régions "midi, centre, occident, couchant, levant, etc.", s'écrivent avec une majuscule lorsque, employés sans complément de lieu, ils désignent une région, un pays ou, par métonymie, leurs habitants :

le Nord de la France le Sud Algérien la côte du Levant les départements de l'Ouest etc. Il en va de même, bien évidemment, pour ceux qui ont une fonction de nom propre (la mer du Nord, la gare de l'Est). Lorsqu'ils sont employés en tant que nom mais qu'ils désignent une direction, une orientation (la plupart du temps en position de complément), ils s'écrivent en minuscule. le vent d'est avancer vers le sud l'aube à l'orient en direction du nord-est etc. Ils s'écrivent également en minuscule lorsqu'ils ont un emploi adjectival (à l'exception des noms ayant une fonction de nom propre : le pôle Nord, le pôle Sud). l'axe nord-sud le pacifique sud l'union centrale la frontière nord etc. Les noms communs d'espèce tels "rue, boulevard, place, avenue, pont, etc." s'écrivent en minuscule. Les verbes, les adjectifs ou les noms qui suivent (qui individualisent telle rue, telle place, etc.) prennent une majuscule.

la rue Blanche la rue Plongeante l'avenue de la Porte l'avenue de la Gare l'avenue La Motte-Picquet (ici le mot "La" fait intégralement parti du nom propre) l'impasse de l'adjudant-Merlin la rue du Général-Foix le lycée Blaise-Pascal Comme on peut l'observer sur les derniers exemples ci-dessus tous les éléments, sauf l'article et la préposition, sont liés par des traits d'union. C'est un usage qui vient directement de l'administration des postes et qui tend à se généraliser. On ne met pas la préposition "de" immédiatement devant un nom propre de personne (l'avenue La Motte- Picquet). Lorsque le nom commun (rue, place, parc, jardin, etc.) désigne le lieu à lui seul, il prend la majuscule. Les Boulevards Le Jardin des plantes le Bois de Boulogne etc.

Capitale, arts, sciences et techniques

Les noms de sociétés, de compagnies, de clubs, de firmes, d'associations (commerciales, industrielles, sportives, etc.) s'écrivent avec une majuscule au premier nom de la raison sociale ou du titre, aux adjectifs s'ils sont placés avant, et aux noms propres intégrés à la dénomination. la Compagnie Air France la Société des Gens de lettres la Fédération française de rugby l'Ordre des médecins l'Automobile Club de France etc. Les noms des sociétés ou d'organismes étrangers suivent les mêmes règles Banco di Roma le Foreign Office l'United Press etc.

Les noms des fonctions, charges, titres civils, administratifs ou religieux s'écrivent, normalement, sans majuscule. le cardinal, le député, le doyen, l'empereur, le ministre (mais le Premier ministre), le chancelier, le directeur, le sénateur, le président de la République (on trouve parfois dans les textes officiels "le Président de la République), le prince, le roi, le préfet, le recteur, le souverain pontife, etc. Lorsque, dans un texte particulier, le titre prend la place du nom du personnage qui le portait et sert à désigner, sans confusion possible, le personnage historique, on peut alors l'écrire avec une majuscule. l'Empereur = Napoléon Ier le Cardinal = Richelieu etc. Certains titres qui ne s'appliquent qu'à un seul individu sont assimilables à des noms propres et s'écrivent habituellement avec une majuscule. le Führer le Duce le Caudillo Les noms des dynasties prennent une majuscule et seuls les noms français ou francisés prennent la marque du pluriel (Les Capétiens mais Les Romanov). Lorsque les noms dynastiques sont employés adjectivement l'usage est flottant. Parfois en majuscule s'ils sont précédés d'un nom de peuple (Les Francs Mérovingiens) parfois en minuscule (Les Perses sassanides). Dans l'emploi ordinaire d'adjectif ils s'écrivent avec une minuscule (Les rois mérovingiens, l'empire carolingien). Dans les dénominations des styles artistiques le qualificatif prend une majuscule lorsqu'il désigne une époque

:

une chaise Directoire un buffet Empire une lampe Art nouveau Il ne prend pas de majuscule lorsqu'il représente une école artistique :

une église baroque une cathédrale gothique une chapelle romane un salon rococo

Initiale

Capitale et position du mot

Le mot qui commence une phrase s'écrit avec une majuscule. Lorsque c'est possible (selon le clavier) les majuscules doivent être accentuées. Je suis inquiet de n'avoir pas de vos nouvelles. Écrivez-moi, je vous en prie instamment.

Une citation qui ne s'inscrit pas dans le cours du texte commence par une majuscule. Cette règle est valable même si la citation n'est pas précédée par un deux-points, et même si elle n'est pas entre guillemets. Il hurlait : "Vive la Sociale!". Il hurlait : Vive la Sociale! Il poussa le cri révolutionnaire Vive la Sociale! Si la citation s'inscrit dans le cours du texte elle ne prend pas de majuscule. On entendait partout des "vive la Sociale" retentissants. On place, traditionnellement dans la poésie, une majuscule à la première lettre de chaque vers, même si la ponctuation ne l'exige pas.

À quinze ans, un jeun' de mon âge

Vint me dire un jour : Aime-moi!

Ce fut là tout notre mariage

À peu près comme dans les bois.

Les énumérations ne commencent pas nécessairement par une majuscule même après un retour à ligne.

Chaque dossier comporte :

- une carte géographique;

- une feuille d'explications;

- une chemise contenant;

- les autorisations,

- un badge personnel;

- les titres de transport.

Notez : si un point seul est toujours suivi d'une majuscule, il n'en va pas de même pour les autres ponctuations

fortes que sont le point d'interrogation et le point d'exclamation.

SOCIETE CIVILE

Nom de firme, de société, de club et d'association

Les noms de sociétés, de compagnies, de clubs, de firmes, d'associations (commerciales, industrielles, sportives, etc.), s'écrivent avec une majuscule au premier nom de la raison sociale ou du titre, aux adjectifs s'ils sont placés avant, et aux noms propres intégrés à la dénomination :

- la Compagnie Air France;

- la Société des Gens de lettres;

- la Fédération française de rugby;

- l'Ordre des médecins;

- l'Automobile Club de France;

- etc.

Les noms des sociétés ou d'organismes étrangers suivent les mêmes règles :

- Banco di Roma;

- le Foreign Office;

- l'United Press;

- etc.

Enseigne commerciale

Si la dénomination est reproduite intégralement, le premier mot, les noms et les adjectifs importants des

enseignes commerciales s'écrivent avec une majuscule. Le tout est habituellement écrit en italique. L'auberge Au Cheval Blanc.

Les grands magasins Au Bon Marché. Etc.

Si la dénomination n'est reproduite que partiellement, l'enseigne s'écrit dans le style du texte et les mots

conservés sont reliés par des traits d'union.

Je vais au Bon-Marché.

L'auberge du Cheval-Blanc. Etc.

Si l'enseigne comporte un nom commun (paix, voyageur

de typographie recommandent la seconde méthode. Le café de la Paix. L'hôtel des Voyageurs.

Le café Américain. Etc.

),

les deux méthodes sont possibles mais les traités

Marque déposée

De nombreux produits ou appareils tirent leurs noms de marques choisies par l'inventeur et légalement déposées. (Frigidaire en lieu et place de réfrigérateur.) Les marques déposées restent, en principe, invariables et prennent une majuscule.

Il faut donc, normalement, écrire :

deux Rustine des fermetures Éclair trois Frigidaire etc. La même règle s'applique aux types et séries de fabrication :

trois Espace des Mirage III E etc. De nombreux noms qui à l'origine étaient des marques déposées sont passés dans l'usage courant (comme des noms communs), ils s'écrivent sans majuscule et prennent, si nécessaire, la marque du pluriel : des camemberts, des diesels, du nylon, etc. Ces noms communs retrouvent leur valeur de noms propres s'ils sont précédés du nom d'espèce : des moteurs Diesel, de la fibre Nylon, etc.

Titre ou Dénomination

Noms de véhicules et de navires

L'usage typographique, en ce qui concerne les noms propres des véhicules (bateaux, train, avion, etc.), se rapproche des titres d'œuvres ou de journaux. L'usage marque par un changement de style, souvent l'italique, l'exacte dénomination du véhicule. On écrit en majuscule :

- le premier mot seulement des noms en forme de proposition formant phrase (Le Tigre des mers, Le Vent nous

pousse) ;

- l'article si celui-ci fait partie de l'appellation et n'est pas traduit (La Belle Poule mais la Ville d'Oran) ;

- les principaux noms et les adjectifs placés avant (le Vieux Charles, le Joyeux Luron, Le Mousse triste).

Lorsque l'article ne fait pas partie de l'appellation, les circulaires ministérielles recommandent d'accorder celui-

ci avec le genre du nom français (la Ville d'Alger, la France, la Normandie). Il faut toutefois admettre

l'appellation usuelle pour des navires célèbres : le France, le Normandie. En cas de doute (noms étrangers et noms de villes) on emploiera de préférence l'article masculin (le Toulouse, le Lusitania, le Pourquoi pas ?).

Doctrines et écoles de pensée

Les noms des doctrines et des écoles doivent normalement s'écrire avec une minuscule. Religion : l'animisme, le bouddhisme, le catholicisme, l'hindouisme, le luthéranisme, les anglicans, les israélites, les musulmans, etc. Philosophie : le cartésianisme, l'existentialisme, le matérialisme, le positivisme, le structuralisme, etc. Politique : le communisme, le fascisme, le gaullisme, l'anarchisme, le marxisme, les trotskistes, etc. Littérature : le réalisme, le naturalisme, le symbolisme, les romantiques, les surréalistes, les parnassiens, etc. Art : le cubisme, l’expressionnisme, le classicisme, les dadaïstes, le fauvisme, les impressionnistes, etc. Toutefois, certains groupes s'écrivent avec une majuscule car ils correspondent à de véritables noms propres :

"le Bauhaus, la Pléiade, l'Encyclopédie, le Cénacle, les Nabis", etc. Il en va de même pour les partis politiques dont on donne l'appellation exacte. (Le Parti communiste français. Le Rassemblement pour la République.)

Noms de pays

Les noms de pays sont des noms propres et s'écrivent avec une majuscule (la France, l'Espagne). Il peut y avoir hésitation pour des dénominations qui ne comportent pas le nom propre (la confédération helvétique ou la Confédération helvétique) ou pour des mots composés (le royaume-uni ou le Royaume-Uni). Lorsque la dénomination comporte les mots "empire, union, confédération, république, royaume,

principauté

nom propre (la république du Mexique), ils s'écrivent avec une majuscule s'ils sont précisés par un adjectif de nationalité :

la République mexicaine l'Empire britannique (mais l'empire des Indes) la République centrafricaine la République française etc. L'usage fait une exception pour : les États-Unis, la République fédérale d'Allemagne, le Royaume-Uni.

",

l'usage applique la règle suivante : ces mots s'écrivent en minuscule s'ils sont précisés par un

Titres d'œuvres

Les titres réels, c'est-à-dire la dénomination complète choisie par l'auteur ou le fondateur, s'écrivent, en principe, dans un style différent du corps du texte (il lit Les Chants de Maldoror). On place une majuscule au moins au premier mot du titre. L'article ne se met en majuscule et en italique que s'il fait partie du titre (le journal Le Monde). On ne met pas la majuscule aux articles traduits, même si dans la langue d'origine ils font partie intégrante du titre, (le journal le Times). Les titres en forme de proposition - formant phrase (Autant en emporte le vent. Les dieux ont soif. À la recherche du temps perdu) - ne prennent une majuscule qu'à leur premier mot, quel qu'il soit (article, nom, "préposition, etc.). Les noms propres, bien entendu, conservent leur majuscule. Les titres formés sur le procédé de la symétrie termes en opposition ou en parallèle (La Belle et la Bête. Le Rouge et le Noir. Paul et ses Amis.) s'écrivent avec une majuscule au mot initial et aux termes en comparaison. Dans les autres formes de titres, on écrit en majuscule l'article initial, le premier substantif et les adjectifs qui le précèdent (Les Liaisons dangereuses, Le Petit Chaperon rouge). On ne met pas de majuscule :

- aux substantifs en apposition (Voltaire philosophe, André Breton, l'homme et l'œuvre) ; - aux substantifs dans une locution de type adverbial (La Vie quotidienne au temps d'Henri IV. La paix à l'ombre des missiles). On écrit traditionnellement en style normal et article en minuscule : les noms des codes (le Code civil, le Code Napoléon), les noms des livres sacrés (la Bible, le Coran, l'Évangile), les conventions, lois et décrets, les thèmes artistiques lorsqu'ils ne constituent pas des titres réels (la Descente de croix, l'Adoration, la Crucifixion).

Institutions

État, institutions et organismes

Les noms des organismes et institutions d'État à caractère unique (dont la compétence s'étend à tout le pays) sont des noms propres. Le premier nom du libellé s'écrit en majuscule, ainsi que l'adjectif, s'il précède :

- les Archives nationales ;

- la Chambre des communes ;

- le Conseil d'État ;

- le Conseil des ministres ;

- la Cour de cassation ;

- l'Institut Pasteur (de Paris) ;

- le Quai d'Orsay ;

- etc.

Si les organismes n'ont pas un caractère unique, national - si un certain nombre du même type existent dans la nation - ils s'écrivent avec une minuscule :

- les archives municipales (comparez avec les Archives nationales) ;

- la caisse régionale de sécurité sociale ;

- le conseil général ;

- le conseil régional ;

- la mairie de Toulouse ;

Noms de fêtes

Traditionnellement, les noms des fêtes chrétiennes prenaient la majuscule alors qu'on la refusait aux autres (civiles, antiques, ou appartenant à une autre religion). Par analogie, aujourd'hui, les fêtes autres que chrétiennes prennent souvent la majuscule. (L'Académie écrit : le Jour de l'An.) L'usage est flottant, et on trouve des noms de fêtes sans majuscules. L'Académie elle-même écrit : "rompre le carême". Le code typographique conseille d'écrire les noms de fêtes avec une majuscule au nom caractéristique et à l'adjectif qui, éventuellement, le précède :

la fête des Mères; la fête du Travail; le Jour de l'An; le Nouvel An; le Premier de l'An; le jour des Morts; le Mardi gras; le mercredi des Cendres; la Mi-Carême; la Noël; le 11 Novembre; la Pentecôte; le 1er Mai; le 14 Juillet; la Saint-Jean; la Saint-Valentin; le Vendredi saint; l'Ascension; la Toussaint; le jour des Rois; l'Épiphanie; etc.

Unités militaires

Les mots "armée, division, régiment

s'écrivent en chiffres arabes, mais on peut, s'il existe un risque de confusion, les écrire avec l'ordinal romain. Dans les ouvrages spécialisés et les catalogues, les noms d'unité sont souvent abrégés.

Lorsque les unités sont individualisées par une dénomination propre, on écrit avec une majuscule les noms et les adjectifs qui précèdent les nom (la Division Leclerc. L'Armée rouge. La Vieille Garde). Mais on écrit, traditionnellement, sans majuscules la garde impériale et la garde nationale.

"

s'écrivent sans majuscule et en toutes lettres. Les numéros d'unité

Figure littéraire

Allégories et symboles

Les noms communs employés comme allégorie, symbole ou personnification s'écrivent en majuscule. La Justice poursuivant le Crime. La Liberté éclairant le monde. Le tombeau du Soldat inconnu. Il en est de même pour les noms d'animaux, de plantes, d'objets, etc., lorsqu'ils sont personnifiés dans les fables ou les contes. Le Chêne et le Roseau. La Cigale et la Fourmi. Le Loup et l'Agneau. Les symboles contenus dans les devises doivent s'écrire, eux aussi, en majuscules. (Sa devise était : Liberté, Égalité, Fraternité.)

Style artistique

Le qualificatif de style artistique prend une majuscule lorsqu'il désigne une époque :

une chaise Directoire un buffet Empire une lampe Art nouveau Il ne prend pas de majuscule lorsqu'il représente une école artistique :

une église baroque une cathédrale gothique une chapelle romane un salon rococo

Dieux et divinités

Le mot "dieu" est un nom commun et il s'écrit avec une minuscule quand il s'applique à une divinité païenne ou qu'il est utilisé en dehors de l'invocation. (Les dieux du stade. Le profit est son dieu.) Lorsqu'il désigne le Dieu unique dans le monothéisme, il prend une majuscule. Les noms singuliers des divinités et des dieux prennent une majuscule lorsqu'ils désignent la divinité elle- même ou sa représentation directe. Apollon. Un Christ du XIIe siècle. Jéhovah. Le Bon Dieu. Le Christ Roi. Vishnou. Odin. Le Tout-Puissant, etc. Lorsque ces noms n'indiquent plus la divinité elle-même ils s'écrivent en minuscule. Le dieu de la chance. Les noms pluriels des divinités s'écrivent aussi en majuscule (les Muses, les Amazones, les Grâces, etc.), mais ils gardent la minuscule s'ils font partie d'une catégorie non dénombrable d'êtres mythologiques ou légendaires (les centaures, les sirènes, les farfadets, etc.).

Doctrines et écoles de pensée

Les noms des doctrines et des écoles doivent normalement s'écrire avec une minuscule. Religion : l'animisme, le bouddhisme, le catholicisme, l'hindouisme, le luthéranisme, les anglicans, les israélites, les musulmans, etc. Philosophie : le cartésianisme, l'existentialisme, le matérialisme, le positivisme, le structuralisme, etc. Politique : le communisme, le fascisme, le gaullisme, l'anarchisme, le marxisme, les trotskistes, etc. Littérature : le réalisme, le naturalisme, le symbolisme, les romantiques, les surréalistes, les parnassiens, etc. Art : le cubisme, l’expressionnisme, le classicisme, les dadaïstes, le fauvisme, les impressionnistes, etc. Toutefois, certains groupes s'écrivent avec une majuscule car ils correspondent à de véritables noms propres :

"le Bauhaus, la Pléiade, l'Encyclopédie, le Cénacle, les Nabis", etc. Il en va de même pour les partis politiques dont on donne l'appellation exacte. (Le Parti communiste français. Le Rassemblement pour la République.)

SIGNES DE PONCTUATION

Majuscule et "âge"

Lorsqu'ils expriment une durée totale de vie, les nombres s'appliquant à des années s'écrivent en chiffres arabes. (Il mourut à l'âge de 92 ans.)

Mais on écrit généralement en toutes lettres dans les autres cas. (Il venait d'atteindre sa quinzième année.) Le mot "âge", lorsqu'il s'applique à l'une des quatre périodes mythologiques (l'âge d'or, l'âge d'argent, l'âge d'airain, l'âge de fer), ou à une époque historique (l'âge de la pierre, l'âge du bronze, l'âge du fer), s'écrit en minuscule. Il y a de l'hésitation pour l'expression "moyen âge", selon l'Académie, et "Moyen Âge" selon les règles typographiques. On met une majuscule aux noms de certaines époques historiques qui évoquent une période spécifique de civilisation. L'Antiquité, le Siècle de Périclès, le Moyen Âge (voir ci-dessus), la Renaissance, le Siècle d'Or, etc.

Astres, constellations et planètes

Les noms de constellations, d'étoiles et de planètes prennent une majuscule. L'adjectif ne prend de majuscule que s'il précède le nom. La Grande Ourse. La Voie lactée. Les mots "soleil, terre, lune" s'écrivent avec une majuscule lorsqu'ils désignent l'astre, la planète, ou le satellite lui-même. Les Américains ont marché sur la Lune. La distance moyenne de la Terre au Soleil est voisine de 150 millions de kilomètres. Ils s'écrivent avec une minuscule dans les autres cas :

C'est un beau clair de lune. Il contemple le coucher du soleil.

Époques historiques

On écrit avec une majuscule les noms de certaines époques historiques qui évoquent un ensemble, un contenu déterminé d'histoire ou de civilisation :

le Tertiaire; la Renaissance; le Néolithique; l'Antiquité; l'Occupation; le Moyen Age; la Belle Époque; le Siècle d'Or; etc. Mais on écrit en minuscule les dénominations qui situent une époque :

l'âge d'or; l'âge du bronze; l'âge de la pierre polie; l'ère quaternaire; l'ère chrétienne; les grandes invasions; l'époque hellénistique; etc.

Noms géographiques

Le chapitre de la majuscule et des noms propres géographiques forme un sujet complexe avec de nombreuses exceptions. Les règles et conventions ci-dessous ne considèrent que les cas les plus fréquents.

1. Nom géographique seul : majuscule. Qu'il soit nom propre par nature ou par occasion. (la France, les

Détroits)

2. Nom commun géographique (baie, cap, golfe, etc.) précisé par un adjectif ou un nom propre : le nom

commun est en minuscule, l'adjectif ou le nom propre en majuscule. (la baie des Anges, le cap Vert, le golfe du Lion) Exceptions : le Bassin parisien, le Massif central.

3. Nom commun géographique composé avec un nom propre ou un adjectif : s'ils servent de dénomination à

un autre nom commun, ils prennent tous deux la majuscule. (les îles du Cap-Vert mais le cap Vert. Le massif du

Mont-Blanc mais le mont Blanc.)

4. Nom propre accompagné d'un adjectif qui précise et distingue son acception (topographie, langue,

orientation, etc.) : L'adjectif s'écrit en minuscule. (l'Asie centrale, la Gaule cisalpine)

5. Nom propre accompagné d'un adjectif qui définit une région, une contrée ou un ensemble (physique,

économique ou humain) : les deux mots s'écrivent en majuscule et sont souvent liés par un trait d'union. (Comparez : la basse Seine = le cours inférieur du fleuve; la Basse-Seine = le complexe économique).

Points cardinaux

Les points cardinaux "nord, sud, est, ouest" et les mots décrivant des directions, des orientations géographiques ou des régions "midi, centre, occident, couchant, levant, etc." s'écrivent avec une majuscule lorsque, employés sans complément de lieu, ils désignent des régions, des pays ou, par métonymie, leurs habitants :

le Nord de la France le Sud Algérien la côte du Levant les départements de l'Ouest etc. Il en va de même, bien évidemment, pour ceux qui ont une fonction de nom propre. (La mer du Nord. La gare de l'Est) Lorsqu'ils sont employés en tant que noms mais qu'ils désignent une direction, une orientation (la plupart du temps comme compléments), ils s'écrivent en minuscule:

le vent d'est avancer vers le sud l'aube à l'orient en direction du nord-est etc. Ils s'écrivent également avec des minuscules lorsqu'ils ont un emploi adjectival (à l'exception des noms ayant une fonction de nom propre le pôle Nord, le pôle Sud). l'axe nord-sud le pacifique sud l'union centrale la frontière nord etc.

Noms de rues

Les noms communs d'espèce, tels : rue, boulevard, place, avenue, pont, etc. s'écrivent en minuscule. Les verbes, les adjectifs ou les noms qui suivent (qui individualisent telle rue, telle place, etc.) prennent une majuscule. la rue Blanche la rue Plongeante l'avenue de la Porte l'avenue de la Gare l'avenue La Motte-Picquet (ici le mot "La" fait intégralement parti du nom propre) l'avenue du Général-Merlin la rue du Général-Foix le lycée Blaise-Pascal Comme on peut l'observer sur les derniers exemples ci-dessus tous les éléments, sauf l'article et la préposition, sont liés par des traits d'union. C'est un usage qui vient directement de l'administration des postes et qui tend à se généraliser. On ne met pas la préposition "de" immédiatement devant un nom propre de personne. (l'avenue La Motte- Picquet) Lorsque le nom commun (rue, place, parc, jardin, etc.) désigne le lieu à lui seul il prend la majuscule :

Les Boulevards Le Jardin des plantes le Bois de Boulogne etc.

SIGNES DE PONTUATION

Apostrophe

L'apostrophe est le signe de l'élision. Il marque la chute d'une voyelle finale devant une voyelle ou un "h" muet. Voir Élision. Il faut noter les graphies suivantes :

- presqu'île;

- aujourd'hui.

L'Académie écrit "entr'" dans cinq verbes :

- s'entr'aimer;

- s'entr'apercevoir;

- s'entr'appeler;

- s'entr'avertir;

- s'entr'égorger.

De nombreux autres cas qui s'écrivaient avec apostrophe s'écrivent aujourd'hui avec un trait d'union : grand- père, grand-mère, grand-oncle, etc.

Astérisque

Ce signe représentant une étoile *, indique généralement un renvoi. On l'utilise souvent comme appel de note dans les titres. Le signe sert aussi de "masque" pour éviter de citer un personnage. Le nom propre que l'on désire taire ou dont on ne désire indiquer que l'initiale est remplacé par trois astérisques :

J'ai vu, derrière la maison, la voiture de Mme L***. La plupart des traités de typographie recommandent de ne pas remplacer les astérisques de discrétion par des

"X" majuscules. (

L'astérisque sert aussi pour signaler un "h" aspiré et rappeler que l'article ne s'élide pas. Enfin, rappelons que

l'astérisque est aussi un symbole mathématique (multiplication).CROCHETS

la

voiture de Mme XXX.)

Usage des crochets

Les crochets se présentent comme des parenthèses dont les extrémités sont recourbées en équerre [ ]. En principe, l'usage des crochets est réservé à la personne qui commente ou présente un texte dont elle n'est pas l'auteur. (Il [le Premier ministre] est considéré comme le pire candidat par une partie de la droite.) L'auteur peut se servir des crochets pour : indiquer un sous-titre, mettre un texte en réserve (commentaire

d'un dialogue de théâtre, par exemple), signaler un vers qui ne tient pas sur toute la ligne. Les crochets servent d'autre part à isoler la notation phonétique des mots (hiatus [jatys]), et à encadrer les

références d'un texte officiel. Ils signalent, lorsqu'ils encadrent trois points de suspension [

dans le texte ou une partie manquante. Parfois, les crochets servent à isoler une partie de texte lui-même placé entre parenthèses, mais il vaut mieux, dans ce cas, utiliser les tirets. Souvenez-vous que les crochets sont surtout utilisés pour signaler au lecteur tout ce qui n'est pas de l'auteur lui-même.

Crochets et ponctuation Les crochets peuvent encadrer un fragment de phrase ou une phrase entière.

1. Fragment de phrase : les crochets ne sont jamais précédés de la virgule, du point-virgule ou du deux-points.

Ils peuvent par contre être précédés par un point d'interrogation ou d'exclamation, par des points de suspension et par le point abréviatif. Ceux-ci peuvent être inclus dans les crochets sans exclure la ponctuation

qui vient immédiatement après. Il travaille à son dernier livre [il faut l'espérer!].

2. Phrase entière : si le contenu entre crochets forme une phrase entière on met une majuscule à la première

lettre et la ponctuation finale se place à l'intérieur des crochets, sans redoublement. Dans ce cas, si la phrase entre crochets vient après une phrase complète celle-ci garde sa ponctuation finale avant le crochet ouvrant.

] une coupure

Espace et crochets :

espace obligatoire - crochet ouvrant - pas d'espace pas d'espace - crochet fermant - espace obligatoire.

Deux Points

Usage des deux-points

Le deux-points marque les parties d'un discours rapporté (citation, explication, réflexion de l'auteur, etc.). C'est un signe d'énonciation. Il est souvent suivi de guillemets ouvrants. Dans ce cas, il marque le début d'un discours direct. (Il a dit : "Non") Le deux-points peut être le signe d'une conjonction ; il peut alors avantageusement remplacer des formules figées comme "nous dirions, pour préciser, disons, etc.". (Une femme : une vraie femme) Le deux-points peut exprimer la synthèse de ce qui précède. Il a la valeur d'une explication ou d'une cause. (Il tourna la tête brusquement : la lumière de la lampe était trop forte.) Le deux-points est souvent assez explicite pour éviter la formulation de la relation, il dispense avantageusement des liens (donc, parce que, disons, par conséquent, etc.).

Deux-points et énumération

Les deux-points peuvent annoncer une énumération. Cette énumération peut être en ligne ou en colonne. En principe, chaque élément de l'énumération doit être séparé par un point-virgule, le dernier se terminant par un point. Chaque dossier comporte :

- une carte géographique;

- une feuille d'explications;

- une chemise contenant;

- les autorisations,

- un badge personnel;

- les titres de transport.

Il faut noter que, malgré les retours à la ligne, les initiales ne sont pas en majuscules. Si un élément de l'énumération se subdivise à son tour, chaque sous-élément se termine par une virgule, sauf le dernier qui reprend le point-virgule. Si la phrase se poursuit après l'énumération, le dernier élément de celle-ci s’achèvera sur une virgule et non

sur un point-virgule.

Deux-points et autres signes de ponctuation

Les deux-points peuvent être suivis de guillemets ouvrants. Ils marquent alors le début d'un discours direct et ce discours, aussi court soit-il, doit commencer par une majuscule. (Il dit : "Non".) Les deux-points peuvent être suivis d'un tiret qui annonce lui aussi le style direct, donc majuscule. L'homme se mit à rire et dit :

- Croyez-vous que je ne sois venu que pour cela?

Il n'y a pas de majuscule après un simple deux-points (sans autre signe) sauf, bien entendu, si la partie entre les deux-points prend elle-même la majuscule (maxime, allégorie, nom d'institution, etc.). Voici sa devise : Liberté, Égalité, Fraternité. Il ne faut pas inclure un deux-points dans une séquence qui est introduite elle-même par un deux-points, sauf s'il s'agit d'une citation (guillemets) comportant elle aussi des deux-points. Espace et deux-points :

espace - deux-points - espace.

Point d'exclamation

Usage du point d'exclamation.

Le point d'exclamation exprime la surprise, la joie, la crainte, l'émerveillement, la colère, l'ordre, etc. Il a une valeur affective que n'ont pas les autres signes de ponctuation, et son emploi est souvent facultatif : il dépend avant tout de la volonté de l'auteur. Le point d'exclamation souligne, régulièrement, les interjections (Ah ! le théâtre, il m'a nourri toute ma vie.) et les phrases exclamatives (Ne bougez plus !). En présence d'une locution interjective on prendra garde à ponctuer à la fin de la locution. Ne pas confondre :

Eh bien ! c'est décidé et Eh ! bien, bien, je ne m'attendais pas à ça. Il faut également distinguer l'interjection "oh !" de l'introducteur particulier à l'apostrophe "ô" (surtout littéraire). Il ne faut pas de point d'exclamation après "ô". Le point d'exclamation souligne aussi l'injure, l'impératif qui a valeur d'apostrophe, la prière, l'acclamation, le cri.

Point d'exclamation, espace, majuscule.

On ne met pas normalement de majuscule après les interjections "oh" et "ah" (Ah! si vous m'aviez écouté!),

mais il faut avouer que cette règle n'est pas toujours suivie. Par contre, après l'introducteur littéraire "ô" l'usage ne place ni point d'exclamation ni majuscule (le point d'exclamation se place soit après le mot en

apostrophe (Ô muse! n'abandonne pas

méchante action!). Le point d'exclamation ne marque pas nécessairement la fin de la phrase. Il peut être placé au milieu d'une phrase et n'est pas alors suivi d'une majuscule. (Mais non, regardez! c'est bien votre ami.). Lorsqu'une phrase est constituée d'une suite d'exclamations le signe peut avoir la valeur d'une virgule expressive (il n'est pas alors suivi d'une majuscule), ou d'une véritable fin de phrase (majuscule). Comparez les deux exemples suivants:

Courez ! plus vite, courez ! courez donc ! Mon pauvre ami ! Quelle chute ! Quel déshonneur ! Quand le point d'exclamation termine une citation, on ne peut le faire suivre que de points de suspension.

),

soit à la fin de la phrase (Ô le malheureux d'avoir fait une si

Usage du point d'interrogation

Le point d'interrogation est la marque d'une interrogation directe (Partirez-vous ?). On n'utilise pas le point d'interrogation dans une interrogation indirecte (sauf bien entendu si cette interrogation fait elle-même partie d'une phrase interrogative. (Lui a-t-il demandé si elle vous accompagnait ?). L'interrogation indirecte est introduite par une proposition (demander, penser, etc.). Elle peut être tournée en interrogation directe par l'inversion verbe sujet ou par l'introducteur "est-ce que" :

Il vous demande si vous nous accompagnez. (pas de point d'interrogation). Il vous demande : "Nous accompagnez-vous ?" Il vous demande : "Est-ce que vous nous accompagnez ?" Il ne faut pas coordonner les interrogations directes et les interrogations indirectes, cette rupture de construction est préjudiciable à la compréhension. On marque d'un point d'interrogation chaque question qui exige une réponse particulière. (Partirez-vous ? seul ?) Le point d'interrogation dépend du sens de la phrase et non de sa forme :

Vous voulez me voir ? Demande un point d'interrogation. Venait-il me voir, je le recevais avec plaisir. N'en demande pas.

Guillements

Usage des guillemets

Les guillemets, du nom de l'imprimeur (Guillaume) qui les inventa, servent surtout à isoler une partie du texte ou à signaler une citation. Ils sont parfois utilisés pour signaler le début d'un dialogue en colonnes mais cette pratique est de plus en plus délaissée. Ils isolent une partie du texte, fréquemment un seul mot, et, ce faisant, signalent une rupture (mot approximatif, métonymie "poussée", etc.), ils appartiennent, dans ce cas, entièrement à l'auteur. Ils sont parfois repris par l'expression "entre guillemets" qui se place alors entre parenthèses. (Il a bu, hier soir, deux bouteilles à lui tout seul. Après cet "exploit" (entre guillemets), il a dormi du sommeil du juste).

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Guillemets, espace et ponctuation

Lorsque les guillemets signalent une citation, on ouvre les guillemets avant le premier mot de la citation, on les referme après le dernier mot. Si la citation poursuit le fil du texte de l'auteur, si elle est "fondue" dans la phrase, les guillemets interviennent sans autre ponctuation et n'encadrent que les mots cités. La ponctuation de la phrase globale garde tous ces droits. (Il passe pour "un gros buveur", de l'aveu même de ses proches.) Si la citation n'est pas fondue dans la phrase les guillemets sont précédés d'un deux-points et le premier mot de la citation prend une majuscule : (Son ami lui cria : "Souviens-toi de la femme de Loth."). Si la citation termine la phrase la ponctuation se place avant les guillemets. Dans le cas, absolument nécessaire, ou une citation doit contenir une autre citation, il est possible d'utiliser les guillemets français « », conjointement aux guillemets anglais "". (On peut lire dans le journal de ce matin : « les chômeurs sont désabusés, Pierre, trente-cinq ans, avoue "je n'espère plus rien". ») Il faut, à la fin de la citation, fermer autant de guillemets qu'on en a ouverts.

Guillemets anglais et français

Il existe deux séries de signes pour les guillemets. Les guillemets français « et », et les guillemets anglais “ et ”. Sur le clavier de l'ordinateur, comme sur les machines à écrire, les guillemets anglais n'ont pas de sens d'ouverture ou de fermeture, ils sont donc moins précis (" et "). La série de signes représentant les guillemets permet de résoudre le problème des guillemets emboîtés. Dans le cas, absolument nécessaire, où une citation doit contenir une autre citation, il est possible d'utiliser les guillemets français conjointement aux guillemets anglais. (On peut lire dans le journal de ce matin : "les chômeurs sont désabusés, Pierre, trente-cinq ans, avoue « je n'espère plus rien. »") Il faut, à la fin de la citation, fermer autant de guillemets qu'on en a ouverts.

Parenthèses

Usage des parenthèses

Les parenthèses ( ) permettent de placer dans le cours du texte un commentaire, une réflexion, une analyse, etc. Il avait oublié ce moment de sa jeunesse (l'habitude émousse la mémoire!). Les parenthèses apportent une information, une précision, une explication. Dans les pièces de théâtre ou les scénarios ce processus est poussé à l'extrême avec les indications scéniques (TITUS : (il se tourne vers ses compagnons, il crie) Avancez! Vous avez peur d'une ombre (Il avance d'un air décidé). Les parenthèses isolent des mots précis tels que "bis, ter, sic, etc.". Elles signalent parfois une variante, en particulier, sur le genre ou le nombre (le (ou les) élèves(s)). Elles reprennent en toutes lettres les indications de nombre données en chiffres 3800 F (trois mille huit cents

francs). On se sert parfois d'une parenthèse fermante pour noter les membres d'une énumération 1), 2)

a),

b). Certains auteurs se servent des parenthèses à la place de guillemets pour signaler une citation ou un discours direct.

Parenthèses et ponctuation

Un membre de phrase entre parenthèses ne doit pas être précédé de la virgule, du point-virgule ou du deux- points. On n'écrira pas :

Le maire, (un homme jeune et entreprenant) proche de ses administrés, a fait un beau discours.

mais :

Le maire (un homme jeune et entreprenant), proche de ses administrés, a fait un beau discours. Il peut être, au contraire, précédé par un point d'interrogation, d'exclamation, d'abréviation, ou des point de

suspension. Il se plongea dans une méditation profonde, la tête penchée

Le point d'exclamation, le point abréviatif, les points de suspension peuvent être inclus dans la parenthèse et n'excluent pas alors la ponctuation hors parenthèse Vous aurez besoin de divers objets (chaussures, vestes

chaudes, pantalons imperméables, etc.). Si la parenthèse forme une phrase complète on met une majuscule et la ponctuation se place à l'intérieur de la parenthèse. Parenthèses et espace espace - parenthèse ouvrante - pas d'espace pas d'espace - parenthèse fermante - espace

(un long silence)

Points de suspension

Les points de suspension marquent une interruption de la phrase, cette interruption peut même avoir lieu au

milieu d'un mot (Vous avez vraiment vu un fantô

l'hésitation, le respect des convenances, la réticence, etc. Les points de suspension peuvent marquer, souvent

en fin de texte, un inachèvement qui sollicite l'imagination du lecteur. (Des fleuves indolents, des horizons

tranquilles, des nuages d'argent

Les points de suspension vont toujours par trois. Ils se confondent avec le point final et le point abréviatif. Ils

, d'interrogation (Il faut espérer qu'il en tire un profit, sinon ?

ponctuation avant ou après les points de suspension. Avant s'ils terminent la phrase, après si la suspension est pensée comme pouvant se prolonger. On ne met jamais de points de suspension après etc. Les points de suspension ne forcent la majuscule que s'ils se confondent avec une ponctuation de fin de phrase.

peuvent accompagner la virgule (Il ne sait rien

il ne voit rien

).

Elle peut être très riche en nuances : l'indécision,

)

),

le point-virgule, le point d'exclamation ou

).

Selon le sens, on place ses divers signes de

Point final

L'emploi le plus fréquent du point est de marquer la fin d'une phrase. Il correspond à une pause forte qui délimite un ensemble syntaxiquement cohérent. Dans la langue imagée les expressions "un point c'est tout" ou "point à la ligne" illustrent parfaitement le rôle dévolu au point. Une phrase s'achève toujours sur un point (dans une quelconque de ses formes point d'interrogation, d'exclamation, etc.). Après un point simple la phrase suivante commence toujours par une majuscule. On ne met habituellement pas de point après le titre d'une œuvre, après l'énoncé d'un chapitre, ou après le nom de l'auteur. On n'utilise pas de point pour séparer les tranches de trois chiffres, un espace suffit (10 256). Le point sert parfois à séparer les éléments d'une date lorsque celle-ci est écrite entièrement en chiffres (le 29.9.1994). Notez que l'année n'est pas suivie d'un point si la date est entre parenthèses ou si elle se trouve dans la continuité de la phrase.

Point virgule

Usage du point-virgule

Le point-virgule marque une pause de moyenne durée. Le point-virgule se place, en principe, entre des propositions indépendantes mais reliées par une même action et faisant partie d'une même idée (parfois contradictoire). (Il est beau, gracieux, sublime ; il ne sera jamais touchant.) Le point-virgule se place entre des propositions indépendantes mais associées dans un même contexte. (Il tombe et se débat ; le fauve se jette sur lui ; la corde se détend et arrête son bond.) Mais il peut se placer entre les diverses subordonnées, dépendant d'une même principale (Je suis content que tu sois venue ; que ton sourire illumine ce moment ; que ton rire nous fasse oublier nos soucis.) Ceci dit, l'emploi du point-virgule se rapproche souvent de celui d'une simple virgule. (Ce n'était pas une île déserte ; pourtant je me sentais seul.) Tout est affaire de sensibilité, certains auteurs pensent même que c'est un signe superflu. Le point-virgule sépare habituellement les membres d'une énumération.

Point-virgule, espace et ponctuation

Le point-virgule suivant une partie de phrase dans un style autre que le corps du texte (italique, gras, etc.), ne s'écrit lui-même dans ce style que s'il fait intégralement partie du tronçon. Point-virgule et espace : "au choix" indique que vous avez le choix entre un espace ou pas d'espace. au choix - point-virgule - espace obligatoire

Tiret

Usage du tiret

Il ne faut pas confondre le trait d'union, ou césure ( - ), et le tiret ( ). Ce dernier peut être obtenu en maintenant la touche ALT enfoncée et en tapant 0150 sur le pavé numérique. Le tiret sert à distinguer les personnages dans un dialogue, ou à séparer les parties d'une énumération. Il est également utilisé dans un titre ou un classement, entre le numéro ou la lettre et le titre lui-même. Les tirets servent à encadrer une incise. Ils peuvent dans cet emploi réaliser une pause à l'intérieur même d'une parenthèse. Le tiret, lorsqu'il interrompt ainsi le cours de la phrase, peut permettre de longs développements, plus longs et plus libres que ne le permet la parenthèse. Le passage entre tirets a sa ponctuation propre. Je vais vous montrer dit-il en s'adressant à ses visiteurs le cadeau que j'ai offert hier à ma femme.

Tiret, espace et ponctuations

Lorsque le tiret introduit la réplique d'un personnage (dialogues de théâtre, scénarios

du personnage ou de l'indication scénique par un point :

JULIEN. Voulez-vous vraiment partir ? MICHEL, pensif. Je ne sais plus Lorsque les tirets marquent une proposition incise, le second tiret ne se répète pas en fin de phrase. Le rapport fait état des difficultés auxquelles se heurte le projet conflits entre personnes, manque de moyens. Le tiret peut suivre n'importe quel signe de ponctuation selon la recherche de clarté ou d'expressivité de l'auteur (Je suis le ténébreux, le veuf, l'inconsolé). Si, à l'endroit où se place le tiret, la phrase demande une virgule, celle-ci doit se placer après le second tiret. (Comme c'est un dimanche ainsi le veut la coutume , l'ouvrier se repose.) Espace et tiret :

espace tiret espace

),

il est séparé du nom

Trait d'union et noms

La fonction principale du trait d'union est de constituer une unité à partir d'un groupe de mots (unité lexicale, avec les mots). Il sert à créer un nouveau nom (substantif) à partir de mots n'appartenant pas à la même catégorie grammaticale (le pousse-café, un porte-bannière, l'après-midi, un sous-main). Il permet de distinguer les homonymes (peut-être et peut être, après-demain et après demain). Il s'utilise avec les "mots préfixes" (non, quasi, pré, pseudo, hyper, extra, ex, etc). Parmi la quarantaine de préfixes usuels quelques-uns s'écrivent habituellement avec un trait d'union, d'autres sans trait d'union. Le correcteur gère tous ces préfixes et vous propose dans le paramétrage grammatical des fonctions spécifiques. Le trait d'union entre en composition avec des mots figés (ci-joint, ci-gît, ci-après, vis-à-vis, mort-né, dernier- né), certaines locutions adverbiales (au-dessus, au-dedans, par-devant, par-dehors), les cardinaux plus petits que cent et, suivant l'usage de l'administration des postes, avec les noms de rues. (Avenue du Maréchal-Foch) Certains composés anglais, passés dans l'usage du français, s'écrivent avec un trait d'union (week-end, boy- scout). Enfin, il sert à former régulièrement des appositions de deuxième niveau (l'axe Paris-Bonn, la trilogie insécurité- immigration-chômage), et chez certains auteurs des descriptions ironiques :

(la petite-femme-du-bout-de-la-rue-qui-nourrit-les-chats) ou, plus sérieusement, des illustrations étymologiques (la co-naissance).

Trait d'union et groupe verbal

La fonction principale du trait d'union est de constituer une unité à partir d'un groupe de mots (unité grammaticale, avec le verbe). On place un trait d'union entre le verbe et les PRONOMS conjoints qui le suivent lorsque ceux-ci forment avec

lui un seul groupe phonétique (dit-il, irai-je). S'il existe un "t" analogique, celui-ci se place entre des traits d'union (va-t-on, ira-t-il, convainc-t-elle). Les PRONOMS personnels compléments se rattachent à l'impératif si celui-ci n'est pas négatif (crois-moi, allez- vous-en, prends-le, dites-le-moi). Lorsque l'impératif est suivi d'un infinitif il faut prendre garde à ne pas rattacher le pronom si celui-ci se rapporte à l'infinitif (Ose le dire = il ose le dire = dire le) On considère comme un seul mot phonétique, par conséquent uni par un trait d'union :

- le pronom personnel et l'adjectif "même" : lui-même, nous-mêmes mais ceux mêmes, ici même.

- le pronom démonstratif ou un nom lui-même précédé d'un démonstratif et les adverbes "ci" et "" : celle-là, celui-ci, ces hommes-là, cette voiture-ci

Virgule

Usage de la virgule

La virgule représente une courte pause ou une séparation légère entre des éléments. On met une virgule à :

- l'apostrophe ou vocatif : Pierre, tu te plains tout le temps.

- l'apposition et l'épithète détachée : Le lion, roi des forêts

- une relative non déterminative : comparez "L'homme qui est venu hier (pas de virgule) et L'homme, qui attendait son train, lisait.

- certaines propositions adverbiales : Il le fera, puisque vous l'exigez.

- l'incise : Je vous adresse, lui dit-il, les compliments de

- la subordonnée placée avant la principale : Après avoir ouvert la porte, il entra.

La virgule s'emploie obligatoirement entre les mots, les syntagmes et les propositions qui sont coordonnées

sans conjonction (mais, or, et, etc.). On parle alors de juxtaposition.

- On monte, on descend, on crie, on s'agite en tous sens.

- Rien ne les retiendra, ils courent, ils courent, ils courent !

- Il regarde les maisons, les passants, les arbres, les voitures et ne reconnaît rien.

On ne met pas de virgule si les coordonnées sont simples. (Il ne put ni s'expliquer ni se défendre.) On place généralement une virgule entre les éléments coordonnés par une autre conjonction que "et, ou, ni". (Je me suis arrêté de fumer, car ma santé en pâtissait.) On place parfois une virgule avant "et, ou, ni" si les éléments coordonnés ont un sujet différent (Le tigre bondit,

et sa patte fouette l'air), ou si la conjonction est répétée. (Il était riche, et beau, et généreux. On pouvait parfois voir une lumière, ou une ombre vague, ou une forme de montagne.) On place habituellement une virgule devant ",etc.". On ne met pas de virgule :

- entre le sujet et le verbe : Pierre mange.

Lorsque les sujets forment une énumération on peut placer une virgule après le dernier terme si ce dernier terme ne vient pas "remplacer" les autres. Comparez :

La pluie, le vent, le verglas, devenaient ses ennemis. Un souffle, une ombre, un rien donnait des craintes au fuyard. La virgule se colle à la dernière lettre du mot précédant et est séparée du suivant par une espace.

Virgule et sens

La virgule peut signifier une conjonction (et, ou). Il faut courir, nager, respirer, vivre. Il n'aime pas le chocolat, le café, les gâteaux. Elle peut aussi signifier une disjonction (mais, en revanche, au contraire). Il te parle, tu n'écoutes pas. La virgule peut signifier la relation logique et elle équivaut alors au deux-points. Il ne voulait pas sortir, je l'ai jeté dehors. La virgule égale "ou", elle introduit une relation d'équivalence (signe =). Le week-end, fin de semaine, en bon français, La virgule peut avoir un effet de soustraction. Elle encadre une partie de phrase qui pourrait être supprimée sans nuire au sens. Il m'a dit, mon cher ami, de vous prévenir. Le thym, comme le romarin, pousse en Provence.

Virgule et autres signes de ponctuation

La virgule se colle à la dernière lettre du mot précédant et est séparée du suivant par un espace. En début et en fin de phrase, une des virgules qui peuvent encadrer un membre de phrase disparaît :

Il m'a dit, mon cher ami, de vous prévenir. Mon cher ami, il m'a dit de vous prévenir. Il m'a dit de vous prévenir, mon cher ami. Dans une incise, une des virgules peut être absorbée par un signe plus fort. Le travail éloigne de nous trois grands maux, disait Voltaire : l'ennui, le vice et le besoin.

La virgule se place souvent après des guillemets marquant une citation si celle-ci ne se termine pas par un point d'exclamation ou d'interrogation. Il me dit : "Je ne vous oublierai pas", et s'éloigna sans un geste.

La virgule peut se placer juste avant ou juste après les points de suspension, selon le sens. C'est elle qui

, m'a

obligé. C'est elle,

qui m'a obligé.

Gestion des espaces

Espace typographique

En typographie, espace est un mot féminin. Les espaces dont dispose la typographie sont de deux sortes.

Les espaces-mots à valeur variable, ou espaces fortes, dont l'expansion permet la justification à la ligne. Les espaces à valeur fixe qui sont toujours insécables. Les espaces à valeur fixes se divisent en trois :

1. le cadratin, blanc dont la largeur égale la force de corps du caractère utilisé ;

2. le demi-cadratin ;

3. le quart de cadratin, encore appelé espace fine.

La plupart du temps, le clavier ne permet pas une telle finesse et le choix se résume à pas d'espace ou espace.

Lorsque la règle typographique voudrait un quart de cadratin (avant le point-virgule, par exemple), il est possible de coller le signe à la fin du mot ou de le séparer par une espace. Le paramétrage typographique permet ce choix.

Alinéa

Une composition est dite en alinéa lorsque la première ligne du paragraphe avance d'un ou plusieurs espaces par rapport aux autres lignes. (Voir le début du paragraphe ci-dessous). Les textes sont généralement composés pour former des lignes justifiées, d'égale longueur, la dernière ligne d'un alinéa formant le plus souvent une "ligne creuse" (n'occupant pas toute la justification). (Lexique des règles typographiques en usage à l'Imprimerie nationale. Troisième édition. Imprimerie Nationale, novembre

1990).

Cadratin

En composition typographique, le cadratin désigne une valeur d'espace. En typographie espace est un mot féminin. Les espaces sont de deux sortes :

- les espaces-mots à valeur variable, ou espaces fortes, dont l'expansion permet la justification à la ligne. - les espaces à valeur fixe, qui sont toujours insécables et qui se divisent ainsi :

le cadratin, blanc dont la largeur égale la force de corps du caractère utilisé; le demi-cadratin; le quart de cadratin, parfois appelé espace fine.

Espace et ponctuation

La liste ci-dessous résume les règles de disposition des espaces avant ou après les signes de ponctuation. "au choix" indique que vous avez le choix entre un espace ou pas d'espace. pas d'espace - virgule - espace pas d'espace - point - espace au choix - point-virgule - espace au choix - point d'exclamation - espace au choix - point d'interrogation - espace espace - deux-points - espace pas d'espace - trait d'union - pas d'espace espace - parenthèse ouvrante - pas d'espace pas d'espace - parenthèse fermante - espace espace - crochet ouvrant - pas d'espace pas d'espace - crochet fermant - espace pas d'espace - apostrophe - pas d'espace espace - tiret - espace espace - guillemets ouvrants - au choix au choix - guillemets fermants - espace

Titre honorifique / civilité

Décorations

Les noms des décorations ne s'abrègent jamais. Ils peuvent être remplacés par des symboles mais c'est un procédé réservé à la typographie. Le grade dans l'ordre qui précède la décoration peut être indiqué par ses seules initiales. Officier = O. Commandeur = C. Grand officier = G. O. Grand-croix = G. C. La décoration suit immédiatement le nom de son titulaire et précède tout autre titre ou fonction.

Dynasties

Les noms des dynasties prennent une majuscule et seuls les noms français ou francisés prennent la marque du pluriel. (Les Capétiens mais Les Romanov.) Les numéros d'ordre des dynasties s'écrivent en chiffres romains. Lorsque les noms dynastiques sont employés adjectivement, l'usage est flottant. Parfois en majuscule s'ils sont précédés d'un nom de peuple (Les Francs Mérovingiens) parfois en minuscule. (Les Perses sassanides.) Dans l'emploi ordinaire d'adjectif, ils s'écrivent avec une minuscule. (Les rois mérovingiens. L'empire carolingien.)

Fonctions et titres

Les noms des fonctions, charges, titres civils, administratifs ou religieux s'écrivent normalement sans majuscule

:

le cardinal; le député; le doyen; l'empereur; le ministre (mais le Premier ministre); le chancelier; le directeur; le

sénateur; le président de la République (on trouve parfois dans les textes officiels "le Président de la République"); le prince; le roi; le préfet; le recteur; le souverain pontife; etc. Lorsque, dans un texte particulier, le titre prend la place du nom du personnage qui le portait et sert à désigner, sans confusion possible, le personnage historique, on peut alors l'écrire avec une majuscule. l'Empereur = Napoléon Ier le Cardinal = Richelieu etc. Certains titres qui ne s'appliquent qu'à un seul individu sont assimilables à des noms propres et s'écrivent habituellement avec une majuscule :

le Führer

le Duce

le Caudillo.

Grades militaires

Les grades et fonctions militaires s'écrivent avec une minuscule : lieutenant, capitaine, amiral, colonel, maréchal, etc. Notez que le trait d'union n'est pas constant dans les mots composés :

avec trait d'union : adjudant-chef, brigadier-chef, caporal-chef, contre-amiral, lieutenant-colonel, quartier- maître, sergent-chef, sergent-major, sous-lieutenant, vice-amiral. sans trait d'union : commissaire général, ingénieur général, maître principal, maréchal des logis, médecin général, premier maître, second maître.

Madame, Mademoiselle, Monsieur

Ces trois termes suivent des règles d'emploi identiques. Les abréviations correspondantes sont les suivantes :

Monsieur = M. Messieurs = MM. Madame = Mme Mesdames = Mmes Mademoiselle = Mlle Mesdemoiselles = Mlles Ils ne s'abrègent que devant le nom, le prénom ou le titre des personnes. (M. Dupin. M. le préfet. MM. les conseillers. Mme Dupin. Mlle Louise.) Ils s'écrivent en entier et sans majuscule :

1. Lorsqu'ils sont employés seuls. (Je ne connais pas monsieur.)

2. Lorsqu'on s'adresse directement à la personne. (Je vous écoute madame. À vous monsieur le maire.)

Ils s'écrivent en entier avec une majuscule :

1. Lorsqu'ils constituent un titre honorifique historique. (Monsieur, frère du roi. La Grande Mademoiselle.

Madame mère.)

2. lorsqu'ils constituent le premier mot d'un ouvrage (Madame Bovary. Mademoiselle de Maupin.)

Particule nobiliaire

La particule nobiliaire "de" est une préposition marquant l'origine et s'écrit en minuscule. (Henri de Calmont) Cette règle ne s'applique pas lorsque, dans les intitulés commerciaux, il peut y avoir confusion avec la préposition (la société De la Souche). On ne conserve pas toujours la particule nobiliaire (c'est un Guize pour un de Guize). Mais on la conserve ordinairement avec les noms d'une syllabe, les noms de deux syllabes lorsque la seconde est muette, et les noms commençant par une voyelle ou un "h" muet. (La vie de de Gaulle. Le personnage de de Thou.) Les particules étrangères s'écrivent, elles aussi, en minuscule. (Otto von Bismarck. Rembrandt van Rijn.)

Saint

Le mot saint s'écrit avec une minuscule :

1. quand il désigne le personnage lui-même : un grand saint, le saint, saint Nicolas, saint Pierre, saint Jacques;

2. quand il est employé en tant qu'adjectif : la sainte Bible, la sainte table, la sainte messe, le saint sacrement,

le Vendredi saint;

3. quand il fait partie des noms communs composés : du saint-paulin, un saint-émilion, des saint-honoré, des

saint-bernard; Le mot saint s'écrit avec une majuscule :

1. lorsqu'il constitue avec le nom qui le suit un nom propre composé attribué à la personne, à la fête, au

monument, au lieu, etc. l'église Saint-Louis la rue Saint-Jacques la fête de la Saint-Jean l'hôpital Saint-Antoine

2. dans certaines expressions historiques ou religieuses : la Sainte-Alliance, le Saint-Siège, le Saint-Esprit, le

Saint-Office, le Saint-Empire, etc. Attention aux graphies suivantes la Sainte Vierge, le saint-père.

Surnoms

Le surnom, le nom qui s'est imposé comme remplaçant le nom propre, s'écrit avec une majuscule. Prennent la majuscule les noms (substantifs) et les adjectifs qui composent le surnom :

Pierrot le Fou le Prince Noir le Prince Charmant le Vert Galant le Tigre le Roi-Soleil l'Asie Mineure la Côte d'Azur la Ville Éternelle etc. Il ne faut pas considérer comme surnoms les dénominations poétiques et les périphrases :

le roi des oiseaux le vainqueur de Rocroi etc.

Chiffres et nombres

Chiffres arabes

On écrit généralement en chiffres arabes :

- les numéros des articles des codes, lois, statuts, etc. (alinéa 12 de l'article 35

- la date (25 septembre 1995);

- le degré de température (il fait 18 degrés);

- la distance (ils sont à plus de 30 km);

- la durée (il a 3 minutes 12 secondes d'avance);

- l'échelle (on trouve maintenant des cartes au 1/25 000);

- l'heure (ils se lèvent à 9 heures);

- le format d'un livre (in-16);

- la longitude et la latitude (45° de latitude sud et 28°16' de longitude ouest);

- la mesure d'angle (un angle de 60 degrés);

- les nombres des opérations ou des comparaisons (il faut déduire les 12 abstentions);

- les numéros des corps militaires (la 2e division);

- le prix (ce livre coûte 28 euros);

- les numéros d'immeubles;

- les renseignements statistiques (3 hommes sur 10);

- les vitesses (200 kilomètres à l'heure);

- la puissance des machines (135 CV);

- les pourcentages, les alliages et les calibres des armes.

);

Chiffres romains

On écrit généralement en chiffres romains :

- les fascicules (les fascicules XX à XXIV

- les parties d'un volume (livres) (le livre XII

- les parties et les sections d'un ouvrage;

- les pièces justificatives et les documents;

- les planches (illustration);

- les appendices joints à un ouvrage;

- les évangiles;

- les tomes ou les volumes;

- les actes et scènes des pièces de théâtre;

- les années dans le calendrier républicain;

- les arrondissements d'une ville;

- les conciles;

- les dynasties et les régimes (la XXe dynastie. La IIIe république);

- les millénaires;

- les numéraux après un nom propre (Louis XIV);

- les siècles;

- les couplets, chants, et chapitres;

- les sonnets, les stances et les strophes.

);

);

Date

Le quantième du mois et l'année s'écrivent en chiffres arabes. Le mois en toutes lettres. (le 27 septembre 1994) Dans le calendrier républicain le quantième du mois s'écrit en chiffres arabes, le mois en lettres, et l'année en chiffres romains. (le 3 Vendémiaire an II) Les événements historiques indiqués par la date prennent une majuscule (Le 14 Juillet). Si la date n'a pas ce rôle historique, le mois s'écrit en minuscule. (Le 14 juillet dernier). Il ne faut pas abréger les noms des mois, sauf par manque évident de place (tableaux, petite justification Lorsque cette abréviation est utilisée, elle peut prendre deux formes (le 10 déc. 1994 ou le 10.12.94). Dans le second cas, les typographes conseillent de séparer les chiffres par des points. On n'abrège les millésimes que si cette abréviation est consacrée par l'usage. (La guerre de 70. Les principes de

89 ).

On conseille d'écrire en toutes lettres les expressions décrivant des époques. (La mode revient aux années

soixante.)

).

Séparation décimale

On se sert habituellement de la virgule pour séparer la partie décimale des unités. (2 658 257,891 23) Lorsqu'un nombre comportant des décimales s'applique à un symbole ou à un nom, il doit être écrit au complet et le symbole se place à la fin. Il est alors séparé du nombre par un espace. La virgule est le signe de la division décimale. Il ne faut pas l'utiliser dans les divisions non décimales (heures et minutes, degrés). On écrira dans ce cas, les divisions en toutes lettres ou en se servant des abréviations usuelles. (Deux heures quinze minutes ou 2 h 15 mn. 28 degrés 12 minutes 8 secondes ou 28°12'8’’ ).

Fractions

Les fractions doivent normalement s'écrire sur deux lignes et êtres séparées par un trait :

1

3

Mais les règles typographiques autorisent l'écriture des chiffres sur une seule ligne. Ils sont alors séparés par

une barre oblique :

1/3, 3/5, 22/7, 1/25 000 Il ne faut pas faire suivre les fractions par les lettres abréviatives (e, me, ème). En dehors des mathématiques ou de la comptabilité, il faut écrire les fractions en toutes lettres, dès que leur taille le permet :

Nous avons attendu trois quarts d'heure. Et non : Nous avons attendu 3/4 d'heure.

3

5

22

7

Numérotage

Il ne faut pas séparer les tranches de trois chiffres dans les millésimes, les matricules, le code postal, les articles de code, de lois, etc. Pour séparer la partie décimale des unités, on se sert, en principe, de la virgule.

Ordinal

L'ordinal marque le rang (le second carrefour). Mais dans certains cas, l'usage remplace l'ordinal par le cardinal en chiffres romains. Louis XI pour Louis le onzième. Livre III pour livre troisième. L'ordinal premier est rarement remplacé. On l'écrit en toutes lettres quand il qualifie, dans un titre, les termes "acte, article, chant, chapitre, livre, scène, section, titre, volume", etc.". Chapitre premier. Première section. On l'écrit, habituellement, en chiffres, lorsque le tout est cité en référence. (Vous trouverez l'information au chapitre I er ) Notez bien qu'on ne dit pas Philippe I (Philippe un), comme on dirait Philippe II (Philippe deux), mais Philippe I er , et il faut bien prendre garde à maintenir l'abréviation.

Abréviations et symboles

Abréviations

Il faut distinguer deux types d'abréviations : les abréviations conventionnelles et les abréviations de circonstance.

1. abréviations conventionnelles : elles sont fixées par l'usage et ne doivent pas être modifiées. Font partie des

abréviations conventionnelles : les chiffres, (1 re , 2 e , 3 e ); les symboles, qui sont l'objet de prescriptions légales (AFNOR) ; les abréviations courantes (Acad. = Académie, adj. = adjectif, av. = avant, etc.). CORDIAL possède un dictionnaire spécifique pour ce type d'abréviations.

2. abréviations de circonstance : elles sont utilisées pour simplifier l'écriture. Ces abréviations doivent obéir à

la règle de fabrication des abréviations. L'abréviation peut se faire de deux manières : par retranchement des lettres finales que l'on remplace par un point ("astron." = astronomie, "circ." = circulaire); par retranchement des lettres du milieu, la fin du mot s'écrivant dans un caractère plus petit (ou dans un même caractère), sans point abréviatif (M e = maître, D r = docteur M lle = mademoiselle, etc.). NOTEZ : Le point abréviatif n'exclut pas l'emploi des signes de ponctuations mais il se confond avec le point final ou les points de suspension. Après des guillemets fermants ou après une parenthèse fermante, le point final de la phrase doit reprendre ses droits, car les guillemets ou la parenthèse l'ont séparé du point abréviatif.

AFNOR

L'Association française de normalisation est un organisme placé sous le contrôle de l'État. Cet organisme détermine les normes applicables aux techniques, aux sciences et au commerce. Cette normalisation se fait en accord avec l'Organisation internationale de normalisation (ISO). Les normes sont classées ainsi :

- NF : Norme française;

- NF/EN : Norme française reproduisant intégralement une norme européenne;

- NF/ISO : norme française reproduisant intégralement une norme internationale.

Bibliographie

Les normes AFNOR préconisent l'ordre des éléments signalétiques d'une bibliographie.

1. Auteur : Nom, prénom, qualité, titres professionnels ou universitaires. Majuscules pour le nom, et prénom

entre parenthèses.

2. Œuvre : titre (la plupart du temps en italiques); Noms de l'auteur de la préface, traducteur, illustrateur, etc.; indication de l'édition.

3. Éditeur : nom ou raison sociale, lieu et date de publication. On indiquera l'absence d'informations sur ce

sujet par les abréviations s.l. (sans lieu), s.d. (sans date) ou s.l.n.d. (sans lieu ni date).

4. Description : in-plano, in-4°, in-8°, etc. Nombre de pages, reliure, illustrations, cartes, etc.

5. Mentions annexes : prix, numéro de catalogue, rubrique, etc.

6. Commentaire, analyse, critique, etc.

Degrés et températures

Les degrés servent de notation à de nombreuses mesures scientifiques (angle, latitude, température, densité Toutes ces mesures s'expriment en chiffres arabes. Un angle de 28°. Lisbonne se trouve à 38°43' de latitude Nord et 9°8' de longitude Ouest. Une température de 12°. Lorsque le nombre est un ordinal, le mot "degré" doit être écrit en toutes lettres. Le 40e degré de latitude Sud. Les températures peuvent se noter d'après plusieurs échelles. Il faut donc préciser l'échelle considérée. On notera, par exemple :

La température est de 0°C (glace fondante dans l'échelle Celsius). La température est de 32°F (glace fondante dans l'échelle Fahrenheit). La température est de 80°R (ébullition de l'eau dans l'échelle Réaumur).

)

Heure, minute et seconde

On écrit, habituellement, les heures, en chiffres. Les mots "heure, minute, seconde" doivent être, ou écrits en toutes lettres, ou abrégés (il faut, bien entendu, unifier l'écriture) :

Il prendra le train de 23 heures 38 minutes ou

minute est supprimé. On écrit les heures en toutes lettres si les indications sont suivies des mots "quart, demi, trois quarts, midi, minuit". Il arrivera entre onze heures et midi. Il partira à onze heures et quart. Il était trois heures et demie. etc.

le

train de 23 h 38 mn ou encore

le

train de 23 h 38. Si le mot

Point abréviatif

Le point abréviatif marque la coupure à l'intérieur d'une abréviation. Le point ne s'utilise que si l'abréviation ne se termine pas sur la dernière lettre du mot. Monsieur = M. et cetera = etc. exemple = ex. mais manuscrits = mss Saint = St Monseigneur = Mgr faubourg = fg Le point abréviatif en fin de phrase se confond avec le point final et les points de suspension. Il a acheté un V.T.T.

Il y avait des vélos de course, des vélos de ville, des V.T.T

(Notez bien, trois points seulement).

Le point abréviatif n'exclut pas les autres ponctuations point d'exclamation, deux-points, etc. (un V.T.T. ! ou un V.T.T. :) sont des notations habituelles. De même après des guillemets, on place habituellement la ponctuation

normale de la phrase

très joli V.T.T.".

Sigles

Les sigles sont des abréviations constituées d'initiales. Ils forment des abréviations particulières car les sigles sont traités comme des mots. Il existe deux types de sigles, selon que l'on donne aux lettres leur nom : une H.L.M., ou selon qu'on leur donne leur valeur normale l'OTAN. Dans ce dernier cas on parle d'acronymes. On construit parfois des acronymes en ne prenant que quelques lettres à la dénomination d'origine pour composer un mot aisément prononçable : le Benelux = Belgique, Nederland, Luxembourg. En principe, lorsque les lettres gardent leur nom, on devrait écrire les sigles avec des majuscules et faire suivre chaque lettre d'un point abréviatif (H.L.M., S.O.S., U.R.S.S.). Lorsqu'il s'agit d'acronymes, on supprime d'ordinaire les points. Si le sigle équivaut à un nom propre on ne garde souvent la capitale qu'à la première lettre (l'Otan). Si le sigle équivaut à un nom commun, il est parfois traité comme tel : minuscules et marque du pluriel (des ovnis). L'usage actuel tend à traiter tous les sigles comme des acronymes.

Unités de mesure et symboles d'unités de mesure

On écrit en toutes lettres les unités de mesure non précédées d'un nombre (Il restait des tonnes de tomates). Si le nombre qui les précède est écrit en toutes lettres, les unités s'écrivent elles aussi en toutes lettres (Il a marché plus de cent kilomètres). Les noms d'unités provenant de noms propres s'écrivent en minuscule (l'ampère, le joule). Les symboles s'écrivent dans le caractère du texte et sans point final (vingt ampères = 20 A). Ils s'écrivent en majuscule quand le nom vient d'un nom propre (20 A mais 20 kg). Les symboles ne prennent jamais la marque du pluriel. Le symbole se place à la droite du nombre et il ne doit pas être séparé par une ponctuation (même règle pour les sous-multiples : 9 h 18 mn 45 s, pas de ponctuation).

Autres règles

Accents

Le français comporte six voyelles. Les accents enrichissent ses six voyelles de douze phonèmes supplémentaires. La lettre accentuée a sa valeur propre et toute confusion ou omission d'accent peut avoir des conséquences insolites. L'EXAMEN DE L'INTERNE pourrait bien être L'EXAMEN DE L'INTERNÉ. Le PALAIS DES CONGRES est-il une poissonnerie ? Le clavier de l'ordinateur permet d'accentuer certaines majuscules (À, É, Ç) mais l'habitude semble s'installer de ne pas utiliser cette possibilité. Peu à peu, les majuscules accentuées sont abandonnées même dans certaines éditions (sans parler des mémoires et thèses). L'Académie Française dit : « En français, l'accent a pleine valeur orthographique ; son absence peut même induire en erreur ». Elle est suivie par tous les dictionnaires, par tous les livres scolaires, tous les spécialistes de la langue. Le Lexique des Règles Typographiques de l'Imprimerie Nationale ([Typographie]) précise qu'en écriture majuscule les voyelles doivent être accentuées si elles le sont en écriture minuscule. Tous les textes (de qualité) imprimés le sont en suivant cette règle. Synapse Développement recommande vivement de suivre ces RÈGLES afin d'éviter toutes confusions sur les termes écrits en MAJUSCULES.

Appel de note

L'appel de note marque l'emplacement d'une note, d'un commentaire, d'une citation, etc., situé en dehors du texte (fin de page, fin de chapitre, fin de volume).

Les signes normalement utilisés pour l'appel de notes sont les suivants :

- l'astérisque * : c'est le plus esthétique mais il est difficile de l'utiliser au-delà de trois. Il ne faut pas le placer entre parenthèses;

- les chiffres en exposants 1 ou (1): il vaut mieux ne pas utiliser de parenthèses, en tout cas, jamais de

parenthèses sur la ligne (1);

- les chiffres de même hauteur (1) : très lisibles mais pouvant se confondre avec des formules mathématiques;

- les lettres en exposant a : signalent souvent, dans les travaux d'érudition, les variantes du texte;

- les lettres italiques entre parenthèses (a) : souvent employées dans les colonnes de chiffres des tableaux.

Césure des mots

La césure d'un mot se marque avec un tiret. Les mots simples sont coupés syllabe par syllabe (ta-ble, mai-son). Pour les mots complexes, il faut tenir compte de l'étymologie (atmo-sphère). Il faut éviter :

- des coupures sur plus de trois lignes successives;

- les coupures isolant une seule lettre;

- de couper le dernier mot d'une page impaire;

- de couper les sigles;

- de couper un appel de note. On ne césure jamais sur :

- les abréviations et les titres;

- les initiales des prénoms et les particules;

- les nombres décimaux;

- après l' apostrophe.

Citations

Il existe plusieurs moyens de marquer une citation : les caractères plus petits, l'italique, les guillemets. Le plus utilisé est l'encadrement de toute la partie citée par des guillemets. Si une citation est fondue dans la phrase, les guillemets encadrent le ou les mots qui appartiennent à la citation. Si la citation finit la phrase, le point final est placé à l'extérieur des guillemets. Lorsque la citation possède un signe de fin différent de celui de la phrase qui la contient, il faut choisir entre les deux ponctuations, et selon le sens, placer la ponctuation choisie à l'intérieur ou à l'extérieur des guillemets. Lorsque la citation est une phrase complète (elle est, la plupart du temps, introduite par un deux-points), il faut une majuscule. (Cet aphorisme : "Si tu veux que la chaîne tienne, mords-la", Julien le répétait dès son plus jeune âge.).

Dialogues

En principe les dialogues doivent s'ouvrir par des guillemets et les changements de personnages doivent se marquer par un tiret.

En règle générale, on fait débuter le dialogue en alinéa et on renvoie en alinéa précédé d'un tiret, chaque réplique. "Comment va la baronne ? lui dis-je.

- La petite baronne ? Je n'en sais rien.

- Comment donc?

- Je l'ai vu hier pour la dernière fois."

Lorsque les répliques sont très courtes, elles sont parfois écrites à la suite (sur la même ligne). Les guillemets et

le tiret restent obligatoires : "Partons! - Jamais!". Les pièces de théâtre, les livres entièrement constitués de dialogues, ou les scénarios, utilisent un procédé différent. Le nom du personnage est centré, souvent en majuscule, et les répliques se passent alors du tiret.

Énumération

Les énumérations commencent, en principe, par un deux-points. Une énumération peut être en ligne ou en colonne. Habituellement, chaque élément de l'énumération (signalé ou non par un tiret, introduit ou non par un chiffre ou une lettre), doit être séparé par un point-virgule, le dernier se terminant par un point. Chaque dossier comporte :

- une carte géographique;

- une feuille d'explications;

- une chemise contenant;

- les autorisations,

- un badge personnel;

- les titres de transport.

Il faut noter que, malgré les retours à la ligne, les initiales ne sont pas en majuscules. Si un élément de l'énumération se subdivise à son tour, chaque sous-élément se termine par une virgule sauf le dernier qui reprend le point-virgule. Si la phrase se poursuit après l'énumération, le dernier élément de celle-ci s'achèvera sur une virgule et non sur un point-virgule.

Mots étrangers

En principe, il faut écrire en italique les mots, les expressions ou les citations d'une langue étrangère. Si ce mot ou ces expressions sont traduits, il convient de les écrire en caractère normal mais entre parenthèses ou entre guillemets. Les guillemets sont obligatoires si l'expression en langue étrangère forme une citation. De très nombreux termes étrangers sont passés dans l'usage français et ne s'écrivent pas en italique :

conquistador, condottiere, match, etc. Les noms de sociétés et organismes étrangers ne s'écrivent pas en italique.

Pluriel des noms propres

Les noms propres représentent des personnes, des lieux géographiques, des marques déposées ou des titres d'œuvres. L'invariabilité est la règle (des Picasso, les Bossuet, etc.), mais ils prennent le pluriel dans des cas bien précis.

1. les noms de personnes qui prennent la marque du pluriel :

- les noms de familles royales, français ou francisés; (les Bourbons. Les Capets. Les Stuarts, etc.)

- les noms propres employés "génériquement" à la place d'un nom commun (antonomase); (Ce sont des Harpagons = Harpagons pour avares.)

- les noms propres qui désignent des œuvres d'art. (Des Cupidons.)

2. les noms géographiques qui prennent la marque du pluriel :

- les noms désignant plusieurs pays, fleuves, etc. de même nom; (Les Guyanes. Les Amériques. Les Espagnes, etc.)

- les noms employés "génériquement" à la place d'un nom commun (antonomase). (De modernes Babylones.)

En dehors de ces cas particuliers tous les autres noms propres sont invariables : titres d'œuvres ou de journaux, marques déposées, noms de famille non francisés (les Romanov), noms composés homonymes (Il

existe plusieurs Saint-Sauveur).