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Avis aux buralistes
LUNDI
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de nous le signaler en appelant
le superviseur :
NOVEMBRE 2009
0555 616 920
Quotidien national sportif N° 1026 Prix 20 DA
De nos envoyés spéciaux à Assouan et Florence
Des espions égyptiens
à Florence
Chawki Gharib
«On
Ziani tape dans le ballon
aura toutes les infos
sur les Algériens»
Meghni rejoue
Abd Rabbo out
pour le 14
YebdaYebdaYebdaYebdaYebdaYebda vavavavavava mieuxmieuxmieuxmieuxmieuxmieux
Yebda
Yebda
Yebda
Yebda
Yebda
Yebda
«Ma blessure
«Ma blessure
«Ma blessure
«Ma blessure
«Ma blessure
«Ma blessure
Saïfi
n’est pas
n’est pas
n’est pas
n’est pas
n’est pas
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méchante»
méchante»
méchante»
méchante»
méchante»
méchante»
«Les Egyptiens
auront notre
réponse sur
le terrain»
JSKJSKJSKJSKJSKJSK
Simondi pressenti
Simondi pressenti
Simondi pressenti
Simondi pressenti
Simondi pressenti
Simondi pressenti
«Je suis ouvert
MCA
Le Mouloudia veut être
«Je suis ouvert
«Je suis ouvert
«Je suis ouvert
«Je suis ouvert
«Je suis ouvert
à
à
à
à toute discussion»
à
à
toute discussion»
toute discussion»
toute discussion»
toute discussion»
toute discussion»
champion d’hiver
Coulibaly «Je partirai
au mercato si… »
Bedbouda «Après, on
visera le sacre final»

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Le Buteur n° 1026 Lundi 9 novembre 2009

Coup d’œil Équipe nationale

De nos envoyés spéciaux en Italie :

De nos envoyés spéciaux en Italie :

Nacym Djender , Redouane Bouhanika et Ahmed Lakrout

Les Verts reçus comme des empereurs à Rome !

S aâdane et les Verts se souviendront long- temps de l’accueil que les autorités italiennes leur ont réservé à leur arrivée à Rome. Un

traitement majestueux, digne des plus grandes équipes du monde et qui a fortement séduit joueurs et staff technique. Franchement, les Italiens ont été admirables par leur amabilité et leur dévouement à l’égard de Saâdane et de ses joueurs.

On sentait vraiment que les autori- tés italiennes avaient donné des consignes strictes pour que les Al- gériens se sentent comme chez eux, ou encore mieux. Et cela a duré du premier contact, à leur sortie de l’avion, jusqu’à leur départ par bus vers la ville de Florence.

Un bus pour la délégation algérienne sur le tarmac

Déjà dès leur descente de l’avion, les Verts ont été invités à prendre place dans un bus qui leur avait été destiné. Personne en dehors de la délégation de l’EN n’avait droit d’y mettre les pieds. Ce qui a ravi les Algériens qui s’étaient retrouvés seuls, entourés des représentants de l’ambassade, chargés de les accueil- lir comme il se doit. Ces derniers étaient aux petits soins et se fai- saient un plaisir de s’occuper de l’ar- rivée des idoles de l’Algérie. Et c’est dans le calme et la quiétude que le bus s’ébranla.

Accueil très chaleureux de l’ambassadeur et de la Polizia

Quelques secondes plus loin, les carabinieri locaux les invitaient à rejoindre une porte d’entrée affectée aux Algériens et derrière laquelle les attendait, en personne, son Ex- cellence l’ambassadeur d’Algérie en Italie, M. Rachid Marif. L’accueil s’est officialisé dès lors, tout en gar- dant cette chaleur humaine qui ca- ractérise les Algériens à l’étranger, surtout que le patron de la repré- sentation diplomatique algérienne en Italie est un fin connaisseur du football national pour avoir dirigé le MCA dont il fut aussi un prési- dent d’honneur influent.

Marif à l’accueil de Saâdane et ses joueurs

Les joueurs et le staff algériens défilaient les uns derrière les autres pour saluer son Excellence qui leur distillait des mots de reconnais- sance et d’encouragements. Et c’est bien évidemment avec Rabah Saâ- dane qu’il s’attardera un peu plus, histoire de lui dire qu’il ne man- quera de rien pendant son séjour en Italie. Le patron des Verts était tout ravi et cela se voyait manifestement sur son visage, un peu rougi par tant d’égards.

«Il est où Babouche ? Ramenez-le moi vite !»

M. Marif invitait par la suite ses hôtes à se diriger vers la police des frontières pour y remplir les forma- lités d’usage en un temps record. Mais avant cela, et tout en accom- pagnant Saâdane, l’ancien président d’honneur du MCA a demandé qu’on lui fasse venir Réda Babouche qui traînait loin derrière le groupe.

«Il faut être à la hauteur de ton statut d’international !»

Le Mouloudéen s’approcha de l’ambassadeur tout inquiet et l’air ti- mide pour écouter Marif lui dire :

«Mais qu’est-ce que tu nous as fait à Batna ? Qu’est-ce que ça t’a apporté de faire cela ? Tu es un international, ton comportement devrait être à la hauteur de ton statut. Tu n’as plus à refaire de telles choses, d’accord ?» Babouche en rigolait certes, mais il ne pouvait pas cacher sa gêne, bien que les remontrances étaient très paternelles.

Le fils de Marif supporter de l’ESS et la JSK !

Une fois passés par la PAF, les Al- gériens sont allés récupérer leurs bagages dans un espace où ils s’étaient mêlés à la foule. C’est là que les premières sollicitations com- mencèrent. Et c’est là qu’Adel Marif, le fils à son père, s’est joint aux joueurs pour immortaliser l’instant par des photos souvenirs. La com-

immortaliser l’instant par des photos souvenirs. La com- plicité entre le fils et le père était

plicité entre le fils et le père était to- tale. A tel point que son Excellence s’est laissé aller en nous dévoilant une étonnante confidence : «Parlez- lui de tout, sauf du Mouloudia !» En effet, le fils à Marif n’est pas un fan des Vert et Rouge. Et c’est lui-même qui nous a avoué son penchant pour… l’ESS et la JSK . C’est d’ail- leurs au milieu de Raho, Laïfaoui et Lemmouchia qu’il prenait le plus de photos.

Les carabinieri ne refusent rien aux Verts !

Pris par cet élan de jovialité et de bonne humeur qui régnait autour de l’EN, notre photographe de- mandera à un carabinieri de se joindre aux joueurs pour une photo souvenir, en vain. Ayant vu son subordonné s’excuser l’air gêné, le responsable italien chargé de la sé- curité des Verts a vite fait de don- ner l’ordre à cinq de ses éléments en tenue pour répondre à notre solli- citation. «On ne vous refusera rien aujourd’hui», nous a-t-il dit avec un large sourire.

«One, two, three, viva

l’Algérie !» résonnait à l’aéroport de Rome

Le vrai contact avec les nom- breux supporters algériens qui les attendaient dehors a eu lieu dès la sortie des Verts. «One, two, three, viva l’Algérie !» Le cri de guerre des

fans de l’EN résonnait dans tout le hall et les Italiens comprenaient de suite la ferveur de la foule compacte qui se dressait autour de Saâdane et ses joueurs. Le drapeau algérien or- nait chaque endroit de l’aéroport. La bousculade qui s’en suivit don- nait quelques inquiétudes à Saâ- dane que tout le monde voulait saluer et embrasser. On craignait le pire pour le Cheikh. Mais l’expé- rience et la souplesse des policiers italiens redressaient la situation aussitôt.

Rien à voir avec la police française qui s’affole tout de suite

Dans l’aéroport Leonardo Da Vinci de Rome, les policiers ont saisi l’importance de cet instant et l’engouement que suscitent les Verts au sein de la communauté algé- rienne établie en Italie. C’est pour cette raison qu’il n’y a eu aucune bousculade, aucun écart de la part des Carabinieri dans cette cohue. Mieux même, les policiers italiens géraient la foule avec le sourire ap- proprié, l’air très compréhensif. Ce qui nous change beaucoup du zèle de la police française qui s’affole au moindre attroupement d’un groupe de supporters algériens voulant ma- nifester leur bonheur de voir leurs idoles. A ce moment précis, l’envie nous prend de remercier vivement ceux qui avaient préféré l’Italie à la

France.

Rien à voir aussi avec la honte de Goussainville

L’envie nous prend aussi de nous remémorer cette époque où l’équipe nationale se cachait honteusement dans les banlieues françaises, sur ordre des autorités locales qui refu- saient d’accueillir les Algériens, de- venus indésirables, juste parce que la haine entre la police française et les jeunes Maghrébins ne trouvait pas de solution pour être apaisée.

Conquérir l’Egypte, comme César l’avait fait il y a quelques siècles

A Rome, les Verts ont été reçus comme de vrais empereurs, qu’on choie et qu’on dorlote, avant la grande conquête. Saâdane et ses joueurs ressemblaient à ces gladia- teurs romains qui s’apprêtent à mener la bataille de l’honneur et qui promettent à leur peuple de conquérir la grande Egypte, avec César au commandement des troupes. Les Algériens veulent sui- vre exactement le même parcours que les Romains au temps de Jules César, lui qui avait réussi, il y a quelques siècles de cela, à dompter les Egyptiens en s’offrant les faveurs de la belle… Cléopâtre. De Rome, Nacym Djender

Rafik Saïfi, le premier arrivé hier à Florence, reçu par Walid Sadi. Rafik Djebbour et
Rafik Saïfi, le premier arrivé hier à Florence, reçu par Walid Sadi. Rafik Djebbour et
Rafik Saïfi, le premier arrivé hier à Florence, reçu par Walid Sadi. Rafik Djebbour et

Rafik Saïfi, le premier arrivé hier à Florence, reçu par Walid Sadi.

Rafik Djebbour et Karim Matmour, fiers de poser avec le drapeau national.

Dès son arrivée au centre, Hassen Yebda a rassuré tout le monde sur sa blessure.

Le Buteur n° 1026 Lundi 09 novembre 2009

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Coup d’œil Équipe nationale

De nos envoyés spéciaux en Italie :

De nos envoyés spéciaux en Italie :

Nacym Djender , Redouane Bouhanika et Ahmed Lakrout

Ziani a retapé

dans un ballon

L e stage des Verts à

Florence a débuté

sous de bons aus-

pices. Le retour de Karim Ziani à l’entraîne- ment hier matin a fait

décrisper les visages des membres du staff tech- nique, tout heureux de

voir les choses aller dans

le sens souhaité. En effet,

le milieu de terrain du Vfl Wolfsburg s’est en- traîné hier matin avec le groupe des blessés au Coverciano. Un entraî- nement léger, certes, mais avec un ballon tout de même ! Un grand pas de franchi dans le pro- cessus de guérison du joueur qui n’a pas été au- torisé par le médecin du Vfl Wolfsburg à s’adon- ner jusqu’ici aux exer- cices avec ballon. Pour cette première, le lutin a préféré y aller mollo, sans doute par souci de ne pas brusquer le mus- cle, quelque peu amolli par le repos auquel était astreint le joueur depuis sa blessure. Reste que Ziani a envoyé des si-

gnaux positifs qui rassu- rent sur sa participation au prochain match face à l’Egypte. Si tous les cli- gnotants ne sont pas en- core au vert au Coverciano, il n’empêche que les choses évoluent progressivement pour les convalescents, aux- quels on a mis tous les moyens et les compé- tences avérées dans le but d’une guérison ra- pide. Ainsi, Karim Ziani

a été pris en charge par

un spécialiste français, connu pour être consulté par Frank Ribéry, le plus

Algérien des joueurs français ! Ce qui dénote si besoin est du plus

des joueurs français ! Ce qui dénote si besoin est du plus grand soin dont sont

grand soin dont sont en- tourés les Verts à

très tôt dans la journée

quelque 6 jours du très attendu Egypte-Algérie.

Le premier à Florence De la motivation, Karim Ziani en avait à en revendre. Pour preuve, le lutin était ar- rivé à Florence avant tout le monde. Seul Walid Sadi, le manager de l’EN, l’a précédé sur les lieux. C’était d’ailleurs lui qui était allé l’accueil-

de samedi en prove- nance de Frankfurt.

Décrassage à l’arrivée Karim Ziani n’a pas passé sa première jour- née au Coverciano à somnoler sur ses lau- riers, sachant que le stage ne commencera of- ficiellement que le lende- main (hier, ndlr). Le joueur de Wolfsburg (D1, Allemagne) s’est contenté d’un petit ra-

lir à l’aéroport de Flo- rence à sa descente d’avion. Karim Ziani a pris ses précautions pour arriver le plus tôt possi- ble au Coverciano en ral- liant la ville de Florence

biot de sommeil qui lui a permis de récupérer de son voyage, avant de re- chausser ses crampons pour une séance de dé- crassage de quelques mi- nutes. Le joueur s’est, en

effet, adonné à un foo- ting d’une vingtaine de minutes, accompagné d’exercices d’étirements, suivant ainsi à la lettre le programme que lui a concocté le kiné du Vfl Wolfsburg.

21h-23h : séance de soins chez le kiné de Ribéry Preuve de la grosse motivation qui anime Karim Ziani pour être prêt pour l’Egypte, les ef- forts qu’il est en train de consentir dans son pro- gramme de réhabilita- tion. En effet, samedi, le joueur avait pris rendez- vous très tard dans la soirée avec le kiné per- sonnel de Frank Ribéry pour des examens. Ac- compagné de Boughe- lali, le médecin de l’EN, Ziani est allé consulter l’éminent avis de ce spé- cialiste à la réputation reconnue dans le Vieux continent.

Il a pris part à l’entraînement d’hier Le milieu de terrain des Verts est ressorti deux heures après de chez ce spécialiste avec le sourire en banane. Et pour cause, il vient de recevoir le feu vert pour réintégrer le groupe. Ce qui fut fait, puisque Ziani a pris part avec le reste du groupe à l’en- traînement d’hier après- midi (15h30). Il serait peut-être un peu trop tôt pour se prononcer, mais sauf revirement de situa- tion, Karim Ziani devrait pouvoir être d’attaque d’ici à samedi. N. D.

Lemmouchia

«La pression est dans le camp adverse»

Le milieu de terrain de l’Entente et de l’EN, Khaled Lemmouchia, nous parle dans l’entretien qui suit de l’ambiance qui règne au Converciano lors du premier jour de ce stage. La discus- sion ne peut dévier, natu- rellement, du prochain Egypte-Algérie qui est sur toutes les lèvres.

Commencez-vous à ressentir la pression du match face à l’Egypte, maintenant que vous êtes en pleine prépara- tion ?

Ce match, nous y pensons depuis la fin du match face au Rwanda. A ce moment-là, on savait que la qualifi- cation allait se jouer en Egypte. Il y a de la pression, c’est vrai, mais pas au point de nous empêcher de dormir. Je pense qu’il faudra faire fi de tous les à-côtés de ce match et de ne se concentrer que sur notre prépara- tion. La pression doit être dans le camp adverse, sachant que c’est l’Egypte qui doit faire le jeu et cher- cher à attaquer. Nous, nous partons dans la peau d’un leader, il ne faut pas l’occulter.

Mais vous n’allez tout de même pas aller là-bas pour li- miter les dégâts ?

Jamais ! Ce que je dis, c’est que c’est à l’adversaire de chercher à faire le jeu. Mais cela ne veut nullement dire que nous allons hésiter à tuer le match, si cette occasion venait à se présenter.

Les nombreuses blessures re- censées au sein du groupe ces derniers jours ne vous inquiè- tent-elles pas ?

C’est vrai que ça fait grincer des dents. Ce n’est jamais rigolo d’enten- dre dire qu’un copain est blessé. Cela étant, je pense que nous allons récu- pérer tout le monde d’ici au 14.

que nous allons récu- pérer tout le monde d’ici au 14. Reste que dans l’absolu, on

Reste que dans l’absolu, on ne de- vrait pas s’inquiéter outre mesure, partant du principe que notre force a toujours été le groupe. Nous avons des joueurs à même de tenir leurs rôles, si besoin est.

Quel serait, selon vous, le meilleur scénario pour l’EN lors de ce match face à l’Egypte ?

Franchement, c’est un match qui peut se jouer sur un détail. Tous les scénarios sont envisageables. A nous de faire preuve de patience et savoir comment gérer les temps forts et les temps faibles de la rencontre. La pa- tience et la concentration joueront un rôle prépondérant, c’est clair…

Comment avez-vous trouvé l’état d’esprit du groupe ?

Très bon. Il y a beaucoup d’ambi- tion et de volonté de bien faire. Les garçons sont très sereins. Franche- ment, les conditions sont idéales pour effectuer une bonne prépara- tion. Il y a du cœur. Cela se sent. Pour des matches comme ça, c’est un gage de réussite, croyez-moi. Entretien réalisé par Redouane B.

L’un des kinés de Bochum a accompagné Yahia

Le défenseur central de Bochum (D1, Al- lemagne) et de l’EN, Anthar Yahia, a dé-

barqué hier au centre de regroupement des Verts à Florence, en compagnie du kiné de Bochum. Celui-ci s’est déplacé spécialement au Cover- ciano pour assurer le suivi médical du joueur, touché à un adducteur en fin de semaine der- nière. Ledit kiné travaillera en étroite collabora- tion avec le staff technique de l’EN.

Programme libre le matin

Le sélectionneur national, Rabah Saâdane, ne fait pas son gendarme. Il

a, en effet, décidé d’instaurer un pro- gramme libre le matin. N’ayant prévu qu’une seule séance d’entraînement tous les jours à 15h30, Saâdane a laissé le choix aux joueurs de faire la grasse matinée ou aller s’entraîner en solo les matins. Chacun est libre de s’organiser comme il l’entend sans pour autant enfreindre le règlement interne du groupe.

Les Verts n’iront pas voir Milan

La rumeur faisant état d’un déplacement des Verts de Florence à Milan pour assis-

ter au match Milan AC-Lazio de Rome à San Siro (2-1) a été démentie par un membre du staff technique de l’EN. «L’équipe est ici à Flo- rence pour se préparer en prévision d’un match

décisif, non pas pour faire du tourisme. Faire un aller-retour à Milan équivaut à 600 km de route, c’est insensé !», nous dira notre source. Ça coule de source !

Temps frisquet mais qui plaît !

Il faisait relativement frais à Florence lors des

deux premiers jours des Verts au Coverciano. Le thermo- mètre affichait les 16° hier après-midi. Un temps doux qui sem- ble convenir aux joueurs de l’EN. Yebda et Saïfi s’en ré- jouissent !

Djebbour accompagné par MM. Raouraoua et Marif sous lʼœil de lʼun de nos envoyés spéciaux.
Djebbour accompagné par MM. Raouraoua et Marif sous lʼœil de lʼun de nos envoyés spéciaux.
Djebbour accompagné par MM. Raouraoua et Marif sous lʼœil de lʼun de nos envoyés spéciaux.

Djebbour accompagné par MM. Raouraoua et Marif sous lʼœil de lʼun de nos envoyés spéciaux.

Saâdane ne manque de rien à Coverciano grâce à MM. Raouraoua et Marif.

Tout le monde semble satisfait des installations du centre Coverciano.

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Le Buteur n° 1026 Lundi 9 novembre 2009

Coup d’œil Équipe nationale

De nos envoyés spéciaux en Italie :

De nos envoyés spéciaux en Italie :

Nacym Djender , Redouane Bouhanika et Ahmed Lakrout

Yebda arrive en boitant, mais rassure

«Ma blessure n’est pas méchante»

H assan Yebda est arrivé, hier, à 12h30 à l’aéroport de Florence, en même temps que son coéqui- pier de Portsmouth, Nadir Bel- hadj, en provenance de Londres.

Ils avaient trouvé à l’accueil l’omniprésent Walid

Sadi qui les attendait avant de les conduire à bord de son spacieux véhicule jusqu’au centre Coverciano.

Saïfi, le premier arrivé à Florence

Les deux joueurs avaient été devancés par Rafik Saïfi qui avait transité par Paris avant de rejoindre l’Italie. L’ex-Merlu avait une mine joyeuse et rassurante. Il fallait l’approcher de plus près pour se rendre compte de la concen- tration dans laquelle il baigne déjà, avant même de rejoindre le stage de Coverciano. Quelques échanges amicaux avec le virtuose d’Al Khor nous renseignaient sur le rôle que va avoir Saïfi dans le groupe des Verts. En sa qualité de deuxième capitaine des Verts, Rafik nous a dit toute sa volonté et celle de ses camarades de mener l’Algérie au Mondial.

Saïfi : «Je ne veux parler que sur le terrain, pas dans les mé- dias !»

Pour ceux qui pouvaient encore en douter, Rafik a tenu à ne plus à faire la moindre décla- ration avant ce match «car il ne sert à rien de ra- conter n’importe quoi aux supporteurs, alors que le plus important se fera le jour du 14 novembre au Caïro-Stadium. Ce n’est pas à travers les mé- dias que va se jouer le billet pour la Coupe du monde. C’est pour cela que je voudrais rester concentré sur le match et uniquement sur ce match», a-t-il ajouté.

Yebda arrive en boitant

La discussion avec Saïfi était tellement pas- sionnante qu’elle a failli nous faire rater l’arrivée de Nadir Belhadj et Hassan Yebda, les deux Bri- tishs de Pompey. Le choc était terrible en voyant Yebda traîner la patte. On avait vraiment beau- coup de peine à voir Hassan boiter en se diri- geant vers le parking de l’aéroport. La scène avait des allures de tristesse, malgré le sourire qu’affichait l’enfant de Taourirt Aden.

le sourire qu’affichait l’enfant de Taourirt Aden. Chaque pas de Yebda était une douleur pour le

Chaque pas de Yebda était une douleur pour le regard

On s’est de suite convaincu qu’il sera out pour le match du 14 contre l’Egypte. Le cœur se ser- rait un peu plus à mesure qu’il posait doulou- reusement le pied sur ce sol italien. Chaque pas frappait à la fois notre regard et notre cœur tel un fouet. L’avalanche des blessures dans le camp des joueurs algériens nous sont revenues aussi- tôt en mémoire. Ziani, Bougherra, Meghni, Mansouri, Yahia et puis Yebda. Six dans les yeux de ces envieux qui veulent notre ruine !

«Franchement, ce n’est pas méchant»

On ne pouvait s’empêcher de demander à Hassan de nous décrire ce qu’il ressentait, comme pour lui soustraire cette douleur, mais surtout pour avoir une idée plus précise sur son mollet. Car à le voir boiter de la sorte, en se di- rigeant vers le véhicule, on avait du mal à croire que ce joueur aurait des chances de jouer dans une semaine. Ce n’est qu’après avoir compris notre inquiétude que Yebda nous dira : «Fran- chement, ce n’est pas méchant. Je vous assure que ce n’est pas grave. Je vais entamer les soins néces- saires et vous allez voir que tout va s’arranger d’ici peu.»

«Je boite juste par précaution»

Ensuite de nous rassurer un peu plus avec un large sourire : «Ne vous inquiétez pas, je boite juste par précaution. Je ne veux pas solliciter mon mollet avant de voir les médecins de l’EN. Sinon, ce n’est même pas douloureux. Je vous assure que ce n’est pas méchant. Je peux poser mon pied nor- malement, mais je ne veux pas m’aventurer, car il faut faire préserver le mollet au maximum, avant d’entamer les soins avec les médecins de l’EN. Je sais que ça va aller mieux dans un ou deux jours.»

Il a fini par marcher normale- ment pour rassurer les présents

Et pour que nos yeux ne pleurent plus comme au premier regard, Hassan a appuyé son pied en marchant dessus de manière très ordi- naire. Il a fait la trentaine de pas qui le sépa- raient du véhicule sans boiter. C’était le signe que tout le monde attendait de lui. Yebda n’avait pas menti donc. Il pouvait marcher comme avant, un guerrier qui veut se préserver avant de retourner à la grande bataille. Pour l’avoir vu faire ces pas sans souffrir, on peut vous assurer qu’il a dit toute la vérité sur son mollet. Nacym D.

Des taupes égyptiennes à Florence !

S elon des sources dignes de foi, des Egyptiens se trou- vent actuellement dans la

ville de Florence, lieu du stage de l’équipe nationale algérienne, dans le dessein de recueillir la moindre information concernant les Verts pour la transmettre à l’entraîneur des Pharaons, Hassan Shehata. Mais les responsables al- gériens ne comptent pas croiser les bras devant cette situation en prenant des mesures pour ne pas laisser filer la moindre nouvelle sur l’effectif de Saâdane ou le plan tactique qu’il compte adopter lors de la rencontre du 14 novembre.

Ils veulent des infor- mations à n’importe quel prix

Les mêmes sources ajoutent que ces taupes, qui ont pris leurs quartiers dans l’un des hôtels de Florence, veulent prendre attache avec les employés du centre de préparation où se trouvent les Verts pour la collecte d’informa- tions utiles au sélectionneur She- hata. Mieux, ces espions se sont dit prêts à payer de l’argent en contrepartie des informations, même banales. Bien qu’ils soient conscients de la difficulté de leur tâche, les Egyptiens vont utiliser tous les moyens pour dévoiler ce qui se prépare dans le stage de Florence devant la vigilance des responsables algériens.

Les Italiens ne sont pas des traîtres

Au cours de notre discussion avec plusieurs Italiens, notamment les employés du centre Coverciano, ces derniers nous ont affirmé que la relation qui existe entre l’Algé- rie et l’Italie ne permet pas de vendre des informations pour l’adversaire. Pour eux, l’Algérie se trouve dans son second pays et devra revenir du Caire avec la qualification dans ses bagages. Voilà qui est rassurant.

Le véhicule de l’ambassade au service de l’équipe ◗ C’est par petits groupes que les

Le véhicule de l’ambassade au service de l’équipe

C’est par petits groupes que les pros débarquaient hier à l’aéroport de Florence. Afin de faciliter leur ache-

minement au centre de regroupement de l’équipe au Coverciano, l’ambassade d’Al- gérie à Rome a mis à la disposition de l’EN sa voiture de service qui a fait la na- vette durant toute la journée d’hier entre l’aéroport et le centre de préparation.

Marif à l’accueil de Raouraoua à Florence

C’est son excellence l’ambassadeur d’Al- gérie à Rome, M. Rachid Marif, qui est venu accueillir M. Mohamed Raouraoua,

président de la Fédération algérienne de foot- ball, hier après-midi, à l’aéroport de Florence. Le président de la FAF a rallié la ville ita- lienne via Paris en compagnie de Matmour et Djebbour.

Yacine et Ammar pour l’amour des Verts !

Yacine et Ammar sont deux jeunes Algériens établis en Italie. Hier, par amour pour les Verts,

ils ont consenti de faire un voyage de 600 km, de Milan à Rome, pour voir l’EN. Une marque d’attachement qui a beaucoup fait plaisir aux coéquipiers de Gaouaoui.

Matmour : «Le match de l’Egypte vient de commencer»

◗ Détendu, mais concen- tré, déjà ! C’est ainsi que nous est apparu l’ailier droit
◗ Détendu, mais concen-
tré, déjà ! C’est ainsi
que nous est apparu
l’ailier droit de M’Gladbach
(D1, Allemagne) et de l’EN,
Karim Matmour. Ce dernier
nous a fait savoir ceci : «La
rencontre a déjà débuté pour
moi dès que j’ai posé le pied à
Florence. Il est très important
de rester concentré. Cette pé-
riode d’avant-match doit être
gérée comme il se doit. Per-
sonnellement, j’y pense beau-
coup.»

Bezzaz : «Le Caïro-Stadium ? J’ai hâte d’y être !»

L’enfer du Caïro-Stadium, comme aiment à l’appeler cer- tains, ne semble pas inquiéter outre mesure l’ailier du Ra- cing Strasbourg et de l’EN, Yacine Bezzaz. Ce dernier qui

a débarqué à l’aéroport de Florence hier en début d’après-midi s’est dit très impatient de goûter à l’ambiance du très attendu Egypte-Algérie. «Je suis tout naturellement content d’être ici. L’ambiance de l’EN, les copains, les matches, tout ça m’a beaucoup manqué, d’où justement cette impatience qui fait que je ne tenais plus en place depuis quelques jours (rires). Nous sommes ici pour préparer un match capital. Nous en sommes conscients. Person- nellement, tout ce qui se dit au sujet de ce match ne m’intéresse pas. Je risquerai de vous surprendre, mais j’ai hâte d’être au Caïro-Stadium et de me tremper dans l’ambiance de ce match», a-t-il rassuré. Et d’ajouter : «Personnellement, je me sens en pleine forme. Contrairement à ce qui a été dit à propos de mon état de santé, je pense que j’ai prouvé que j’avais la forme face à Istres . J’espère que cela durera jusqu’à ce match face à l’Egypte.»

prouvé que j’avais la forme face à Istres . J’espère que cela durera jusqu’à ce match

Le Buteur n° 1026 Lundi 9 novembre 2009

Coup d’œil Équipe nationale

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Shehata voit de l’Algérien partout

C’est fou ce que Hassan Shehata a une phobie de tout ce qui est algérien à l’approche du match. En effet, en ayant appris que des journalistes al- gériens étaient présents au stade d’Assouan En effet, en ayant appris que des journalistes al- gériens étaient présents au stade d’Assouan pour le match amical Egypte-Tanzanie, il a demandé à la police locale de faire des rondes autour du lieu de regroupement des Egyptiens afin de vérifier qu’il n’y a aucun Algérien qui y rôde.

Des talismans pharaoniques pour bles- ser les Verts ?

Est-ce donc le secret de la multiplication des blessures au sein de la sélection algérienne ? En tout cas, l’explication est avancée par le très sé- rieux journal égyptien Al Akhbar : des Egyptiens de la campagne, dans le Sud, ont utilisé des talis- mans, faits à base de produits pharaoniques, pui- sés dans des vestiges et ruines, pour jeter un sort aux joueurs algériens. Ils ont choisi les profes- sionnels d’entre eux et, surtout, ceux qu’ils pen- sent constituer la colonne vertébrale de l’équipe nationale. Entre le charlatanisme et la vérité, cela tient parfois à une amulette…Des talismans pharaoniques pour bles- ser les Verts ? s ’ e n p r e

sen prend à

IPP Média

la sélection tanzanienne

«C’est la Tanzanie qui était faible»

La presse tanzanienne n’a pas été tendre avec la sélection de son pays, suite à la lourde

Le journal

défaite concédée face à l’Egypte. local IPP Média na pas hésité à

dire que

l’équipe a été démolie à Assouan et que la piè-

tre prestation fournie par léquipe a brisé le cœur des amateurs du football en Tanzanie,

à une telle défaite. les Tanzaniens s’at-

car personne ne s’attendait Selon ce même quotidien,

tendaient, certes, à une défaite lors du match

qui se

amical, mais pas de cette ampleur, eux

Pour illus-

sont fait corriger par les Pharaons.

trer l’amertume de cette défaite, IPP Média a assimilé la prestation du onze tanzanien à l’époque où il n’y avait pas d’entraîneur com-

pétent pour former une bonne équipe capable de défendre dignement les couleurs de la Tan- zanie. L’entraîneur brésilien, Marcio Maximo,

de la presse qui

n’a pas échappé aux critiques

lui a reproché d’être très bien payé sans pour

autant réussir à mettre en place une équipe

ne s’attendaient

homogène. Les Tanzaniens

guère à voir léquipe de leur pays tenir la dra- gée haute, mais ce quils ont vu à travers leur petit écran les a fortement déçus. Raison pour laquelle les joueurs qualifiés de stars nont pas

Le journal

échappé à leur tour aux critiques.

IPP Média a surtout mis en évidence le manque de dynamisme qu’affiche l’équipe qui

D’ailleurs,

est loin du niveau international.

ont été contestés.

même les choix des joueurs

L’auteur de larticle se demandait même pour quelle raison lentraîneur a compté sur le gar-

qui n’a fait aucune

dien de but Ali Mustafa

apparition avec son club, le FC Simba, depuis

le début du championnat qui a pourtant dé-

l’auteur de

buté le 23 août dernier. Dailleurs,

l’article a conclu en écrivant que lentraîneur

la défaite

pourrait donner une explication à

qui ne saurait convaincre les fans de la sélec-

tion de Tanzanie. A travers cet article, l’on comprend que l’Egypte n’est pas un foudre de guerre au point de créer au scandale après cette lourde défaite 5-1.

L’avis

du spécialiste

L’avis du spécialiste

Saïd Haddouche

«Les joueurs égyptiens n’ont plus soif, les nôtres si»

«Les joueurs égyptiens n’ont plus soif, les nôtres si» Plusieurs techniciens, sollicités pour don- ner leurs

Plusieurs techniciens, sollicités pour don- ner leurs avis sur cet Egypte-Algérie, n’ont pas hésité à conseiller Saâdane sur la tac- tique qu’il doit mettre en place pour contrer les Egyptiens. Selon vous, quelle est la meilleure stratégie qu’on doit adop- ter pour un match aussi particulier ? Rabah Saâdane est mieux placé que moi pour choisir et mettre en place la tactique la mieux appropriée face à un adversaire aussi re- doutable que cette équipe d'Egypte. L'avantage qu'il a est «la proximité, la connaissance» de l'état physique et psychologique de chaque joueur, ce qui lui permettra de choisir l'homme qu'il faut à la place qu'il faut en tenant compte de l'objectif qu'il a défini, des qualités et des défauts de l'adversaire et ceux de son équipe .

Sur le plan du jeu, quels sont justement les points forts et les points faibles de l’Egypte ? Le téléspectateur algérien qui avait suivi la finale de la Coupe d'Afrique des nations Egypte-Côte d'Ivoire sur l'ENTV avait entendu les propos que je tenais sur cette équipe égyp- tienne. J'avais parlé de l'ossature de cette équipe et je disais que c'était Al Ahly qui allait rencontrer la Côte d'Ivoire et ceci pour parler de la cohérence du dispositif, de l'homogénéité du collectif, de l'interaction, de la collaboration entre les joueurs, de la facilité de se retrouver grâce à la connaissance de chacun d'eux, des actions et des comportements de l'autre parte- naire. De plus, le jeu des Egyptiens était orienté vers le but adverse. Mais ce qui était encore plus important à l'époque, la soif de gagner. On voyait sur le terrain des compétiteurs. Au-

jourd'hui, l'ossature de 2006 et les qualités de son collectif ne sont plus présentes. Et surtout cette flamme, cette rage qui habitait les joueurs égyptiens a été égarée avec cela l'efficacité et le rendement de son jeu. La question qui se pose est de savoir si on n’a pas réveillé cette équipe par notre comportement, nos festivités.

L’Egypte actuelle, par rapport à son po- tentiel offensif, est-elle capable de nous marquer trois buts ? L'Argentine a pris 6 buts, le Real et le Bayern aussi. Tout est possible en football et chaque match a ses vérités. Le score d'un match est un résultat et non une revendication.

José Manuel, l’ex-entraîneur d’Al Ahly, pense que c’est presque irréalisable. Un commentaire ? «Tout flatteur vit aux dépens de celui qui l'écoute.» L'irréalisable n'existe pas en foot- ball et ne doit pas exister dans la bouche d'un technicien qui se respecte. Il existe aussi des «techniciens-opportunistes» qui savent uti- liser le cirage et qui savent tromper leur monde. Le football aujourd'hui, c'est l'in- constance des résultats et la fragilité du col- lectif. Le plus important pour nous sera la capacité ou non de notre collectif (et non de nos joueurs) à résoudre les problèmes que nous posera l'adversaire.

Il estime aussi, compte tenu de sa parfaite connaissance des joueurs égyptiens, qu’hormis Aboutrika, les autres atta- quants sont loin de pouvoir inquiéter sé- rieusement notre défense… Lors de la Coupe des confédérations, cette

équipe a montré qu'elle avait encore «sous la chaussure».

Techniquement, quels sont les plus grands atouts des Verts ? Au niveau du mental, l'enthousiasme, l'en- gagement, un cœur gros et une volonté d'at- teindre un résultat. Au niveau du registre technique, nos joueurs n'ont rien à envier aux Egyptiens. Physiquement, nous pouvons nous opposer à nos frères égyptiens sans aucun pro- blème. Tactiquement, nos joueurs doivent opter pour une responsabilité collective et non individuelle sur chaque action (en possession de balle ou en perte), patience et conservation du ballon afin de priver l'adversaire de ce bal- lon, le faire courir afin de l'user, lui faire per- dre sa lucidité, ce qui peut engendrer des erreurs de placement ou de replacement et qui peuvent nous permettre d'exploiter les espaces laissés par notre opposant.

Selon vous, doit-on compter sur ces atouts pour aller contrer les Egyptiens, ou faut-il plutôt tenter de neutraliser les leurs ? Il faut partir avec un projet de jeu : quoi, qui, où et comment faire lorsque l'Egypte aura le ballon ?

Comment, qui et quoi faire lorsque notre équipe aura le ballon ? Un plan de fonctionnement (où chacun connaît son rôle et ses tâches et pas en ordre dispersé) et surtout un ou plusieurs objectifs :

marquer un but.

L’Algérie a choisi d’annuler son match amical qui était prévu avant le 14 novem- bre, alors que l’Egypte a préféré jouer contre la Tanzanie. Comment analysez- vous ces deux stratégies d’avant-match ? Chaque action doit être porteuse d'un sens et pour un objectif bien déterminé. Si notre staff technique a préféré l’annuler, c'est qu'il avait ses raisons.

Avez-vous suivi la confrontation Egypte- Tanzanie ? Non, je ne l'ai pas suivie.

Peut-on la considérer comme un match référence et quelle idée peut-on en tirer ? Même si je ne l’ai pas vue, je peux dire qu'un match amical est organisé comme une plate- forme de développement ou d'évaluation du travail qui a été développé. Donc, il intéresse plus le staff technique que les spectateurs ou les analystes. Un match amical ne peut jamais être une référence, car l'adversaire n'est pas le même et les problèmes posés autour et sur le terrain ne seront pas les mêmes. Entretien réalisé par M. S.

Même difficilement, on a réussi à «voler» une photo de lʼentraînement dʼhier. Rafik Djebbour toujours
Même difficilement, on a réussi à «voler» une photo de lʼentraînement dʼhier. Rafik Djebbour toujours
Même difficilement, on a réussi à «voler» une photo de lʼentraînement dʼhier. Rafik Djebbour toujours

Même difficilement, on a réussi à «voler» une photo de lʼentraînement dʼhier.

Rafik Djebbour toujours disponible lorsquʼil sʼagit des supporters des Verts.

MM. Raouraoua, Marif et Saâdane reçus par le responsable du Coverciano.

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Le Buteur n° 1026 Lundi 9 novembre 2009

Coup d’œil Équipe nationale

Nostalgie

Nostalgie

Nostalgie

Nostalgie

Nostalgie

Nostalgie

Nostalgie

Nostalgie Nostalgie Nostalgie Nostalgie Nostalgie Les confrontations algéro-égyptiennes depuis 1962
Nostalgie Nostalgie Nostalgie Nostalgie Nostalgie Les confrontations algéro-égyptiennes depuis 1962
Nostalgie Nostalgie Nostalgie Nostalgie Nostalgie Les confrontations algéro-égyptiennes depuis 1962
Nostalgie Nostalgie Nostalgie Nostalgie Nostalgie Les confrontations algéro-égyptiennes depuis 1962
Nostalgie Nostalgie Nostalgie Nostalgie Nostalgie Les confrontations algéro-égyptiennes depuis 1962

Les confrontations algéro-égyptiennes depuis 1962

Algérie 1 - Egypte 1 13.07.1978 Stade 5-Juillet (Alger) Jeux africains d’Alger Arbitre : Hamida
Algérie 1 - Egypte 1
13.07.1978
Stade 5-Juillet (Alger)
Jeux africains d’Alger
Arbitre : Hamida (Tun)
Buts : El Khatib (11') (Egypte)
Assad (17's.p.) (Algérie)
Algérie :
Cerbah, Kouici, Ali Mes-
saoud, Abdelmalek Hadefi,
Horr, Safsafi Abdelaziz, Assad
(Baris), Betrouni, Belke-
droussi, Bencheikh, Aouis
Entraîneur : Mekhloufi
Egypte :
El Batal, Bakr, Mansour, El
Kheïr, El Minauri, Beghit, Ali
Sayed, Abderrahmane, Ali
Mokhtar, El Khatib (Essayed),
Omar (Husseïn)
Entraîneur : Taha Ismail

CampDavidafaillifoirerlesjeux

E n 1978, le football algérien

était en pleine ascension.

Qu’on en juge : l’équipe avait

remporté en 1975 les Jeux médi- terranéens, une année plus tard le Mouloudia d’Alger avait remporté la Coupe d’Afrique des clubs champions contre les Guinéens du Hafia Conakry. Avant d’arriver en finale, le Doyen a battu les Egyp- tiens du Ahly en huitièmes de fi- nale, avec les meilleurs joueurs égyptiens de l’époque, comme El Khatib. Le match qui nous concerne s’est joué lors des Jeux africains de 78. Il y avait un Algé- rie-Egypte au menu de ces jeux. Ce match allait se dérouler dans un contexte assez particulier. Camp David. Sadate avait paraphé le traité de paix avec Israël, ce qui n’avait pas plu au monde arabe.

l’Egypte, qui avait
l’Egypte,
qui
avait

Cela soit dit en passant, même si on reste persuadé que la Palestine aura son Etat un jour, beaucoup de dirigeants arabes de l’époque ont sauté sur l’affaire pour faire dans la récupération. En un mot, l’Egypte était le pays banni du monde arabe. Ceci dit, le public du stade du 5-Juillet avait arrosé le onze de l’Egypte de tous les quolibets.

Fin de partie houleuse pour Libye-Egypte On ne peut pas parler de ces jeux sans parler de ce fameux match qui s’est joué entre la Libye et l’Egypte. Une partie qui n’est ja- mais allée à sa fin. Le public du 5- Juillet est venu ce jour-là en masse pour soutenir, bien évidemment, la Djamahiria. Une partie qui s’est transformée en pugilat. Et

menacé de se retirer, avait fini par rentrer à la maison. Mais ce n’est pas à par- tir de cette date que les rencontres entre l’Algérie et l’Egypte sont de-

venues des matchs à haute tension, mais bien avant. On avait rencon- tré Mohamed Soukane qui nous confiait que lorsqu’il avait quitté Le Havre, son club, pour répondre à la convocation de l’EN, il était blessé et fatigué. Le regretté Maouche, le prési- dent de la FAF à l’époque, avait proposé à Soukane de l’emmener à l’hôpital du Caire. «J’avais dit au D r Maouche : ‘‘Non, je n’irai pas dans un hôpital du Caire. Je craignais une mauvaise surprise’’.»

Boumediène n’aurait pas apprécié de perdre Tout le monde se souvient de l’anecdote entre Boumediène et Kouici. La presse en avait passé de larges extraits. Le président défunt avait invité les champions, l’Algé- rie venait de gagner les Jeux afri- cains. Boumediène avait fait remarquer qu’il n’aurait pas sou- haité perdre contre l’Egypte et voulait qu’on lui explique cette ren- contre qui avait commencé par une avance au score de l’Egypte. Kouici avait fait remarquer qu’il faisait chaud, et le Raïs de rétor- quer : «Je croyais que tu étais né à Mdoukel, pas au Pôle Nord.» Mouloud B.

Algérie 2 - Egypte 2 (a.p.) 19.03.1980 Nigeria (Ibadan) Phase finale de la Coupe d’Afrqiue
Algérie 2 - Egypte 2 (a.p.)
19.03.1980
Nigeria (Ibadan)
Phase finale de la Coupe
d’Afrqiue des nations
Arbitre : Lawsen (Togo)
Buts : Assad (54' s.p.), Benmi-
loudi (63') (Algérie) ;
Khatib (32'), Ramdane (47')
(Egypte)
Algérie :
Cerbah, Derouaz, Khedis,
Merzekane, Larbès, Slimani,
Madjer, Bensaoula, Belloumi,
Assad, Fergani
Entraîneurs : Khalef et Ray-
kov
Egypte :
Ikramy, Salah, Hamane, Bedir,
Mabrouk,
Shehata,
Chawki,
Abdou, Khatib, Mokhtar, Has-
san

Cela s’est passé ce jour-là

La qualification

commandait

la prudence

Au lendemain du match nul entre l’Algérie et l’Egypte, la presse titrait : «La qualification commandait la prudence.» Les Algériens ne voulaient pas pren- dre de risque dans ce match, sa- chant pertinemment qu’ils étaient qualifiés au prochain tour.

Le président gambien en visite en Algérie

 

Dawda Kairaba rendait visite

à

Chadli, c’était, on l’aura deviné,

en 1980. La presse parlait de Sir,

à l’époque, en parlant du prési- dent du minuscule pays afri- cain.

Houhou, président des Jeux, déclare les jeux ouverts

Houhou, président des Jeux, déclare les jeux ouverts Djamel Houhou, ministre de la Jeunesse et des

Djamel Houhou, ministre de la Jeunesse et des Sports à l’époque, annonçait aux côtés du président du CSSA, le Conseil supérieur du sport africain, l’ou- verture des jeux. Houhou était aussi «Monsieur football». C’est sous son égide que les Verts se sont qualifiés en Espagne et qu’il fut construit aussi les 48 stades OPOW.

Assad : «Mekhloufi m’avait choisi pour tirer le penalty»

Assad : «Mekhloufi m’avait choisi pour tirer le penalty» E n 78, Salah avait 20 ans,

E n 78, Salah avait 20 ans, il

avait la jeunesse et il était

en pleine confiance. Une

anecdote s’est déroulée lors de cette partie contre l’Egypte et qui s’est soldée par un score de parité de un but dans chaque camp. «Je me rappelle que lorsque l’arbitre avait sifflé un penalty, Omar Be- trouni s’était précipité sur le bal- lon pour pouvoir tirer le penalty, mais du banc de touche, Makh- loufi s’est levé et avait appelé feu Hadefi. Il a donné au défenseur comme consigne de me remettre le ballon. Rachid Makhloufi avait dit à Hadefi que j’étais plus dis- posé à tirer le penalty car le coach m’avait vu à l’entraînement com- ment j’étais à l’aise avant de tirer les penalties. J’avais pris le ballon et je me suis presque excusé au- près de Omar, avant de tirer et j’ai profité pour lui demander conseil sur la manière de frapper. Il faut se rappeler qu’à cette époque, Omar Betrouni frappait souvent les penalties dans son club. Ce

n’est pas facile à digérer quand on se fait rembrouer comme l’a été Omar.» «Je n’ai même pas pris d’élan» «J’étais tellement à l’aise dans les tirs de penalties que je me sou- viens n’avoir pas pris d’élan. Le gardien de but était parti d’un côté et le ballon de l’autre. On avait rencontré la grande équipe égyptienne avec les El Khatib et Shehata, le coach actuel de la sé- lection égyptienne. Je ne me sou- viens pas avoir rencontré des joueurs méchants, ils ne l’étaient pas, mais c’étaient de fins rou- blards. Ils endorment leur adver- saire surtout quand ils jouent à l’extérieur et profitent pour por- ter l’estocade.» «On est premiers et c’est à l’Egypte de faire le jeu» «Aujourd’hui, on est les pre- miers du groupe et c’est à l’Egypte de faire le jeu. A partir de là, le contre va être le moyen de contrer

cette équipe. Il sera facile de les avoir. L’Egypte va exercer un pres- sing. En plus, ils sont des spécia- listes dans la provocation, cela est de bonne guerre. Je me rappelle que lors de la CAN 80, on était plus forts que les Egyptiens, mais ils avaient réussi à nous endormir et avait marqué deux fois sur des erreurs.» «A Ibadan, ils ont réussi à nous endormir pendant une mi-temps» En parlant de roublardise des Egyptiens, Assad nous rappelle les fameuses demi-finales de la CAN 80 et le score qui était en faveur de l’Egypte avant que les Verts ne se réveillent. «A 0 à 2, on s’était dit que la rigolade était terminée et qu’il fallait se réveil- ler de notre torpeur. Ce qui s’était passé par la suite avec un retour au score et une qualification aux penalties. Mouloud B.

Le Buteur n° 1026 Lundi 9 novembre 2009

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Coup d’œil Équipe nationale

De nos envoyés spéciaux en Egypte :

De nos envoyés spéciaux en Egypte :

Farid Aït Saâda et Chouaïb Kahoul

en Egypte : Farid Aït Saâda et Chouaïb Kahoul Shawki Gharib Adjoint de Hassan Shehata, Shawki

Shawki Gharib

Adjoint de Hassan Shehata, Shawki Gharib est considéré comme le vrai entraîneur de la sélection d’Egypte. En effet, c’est celui qui suit et applique les exercices sur le terrain. C’est aussi lui le préféré des médias égyptiens pour sa disponibilité relative, en comparaison avec Hassan Shehata. Après la victoire sur la Tanzanie 5-1, il a accordé cet entretien à l’hebdomadaire

Nejm Al Jamahir dans son numéro d’hier, ainsi qu’au quotidien Al Goumhuria.

«Nous avons des espions pour superviser les Algériens en Italie»

des espions pour superviser les Algériens en Italie» joueurs le système de jeu à même de

joueurs le système de jeu à même de leur permettre de le battre et réaliser le rêve d’aller en Coupe du monde.

Certains ont demandé à calmer les esprits afin que le match face à l’Algérie se déroule sans aucun accroc. Etes-vous de ceux-là ? Je ne suis pas de ceux qui appellent à réduire la détermination de nos joueurs ou de nos supporters. Il faut que les gens soient conscients de l’im- portance de ce match et son impact dans la course à la Coupe du monde qui demeure le rêve de la génération actuelle de footballeurs ainsi que du staff technique, sans compter qu’une telle qualification rendrait heureux 80 millions d’Egyptiens. De notre côté, nous faisons le nécessaire afin de réaliser ce rêve et renouer avec cet événement, après

20 ans d’absence. Pensez-vous qu’il sera facile de battre l’Algé- rie ? La victoire ne

sera pas facile car l’adversaire cherchera, par tous les moyens, d’empêcher l’Egypte de ga- gner. Il usera peut-être de méthodes dont nous sommes au courant. Nous ferons en sorte de les empêcher d’exé- cuter leurs plans sur notre terrain.

Un conditionnement des foules et un battage médiatique font

émanent de l’adversaire ou des sup- porters algériens. Nous leur avons également recommandé d’accepter les décisions de l’arbitre et de se met- tre en tête que le match ne se termi- nera qu’au coup de sifflet final. Ce qui veut dire que la rencontre doit être jouée avec la même rigueur de la pre- mière à la dernière seconde. Y a-t-il des joueurs que vous au- riez aimé avoir dans le groupe et qui en sont éloignés en ce mo- ment ? Je pense que le groupe sélectionné est le meilleur à l’heure actuelle. Cer- tains joueurs n’ont pas été retenus pour diverses raisons, tels Chikabala, Mido et Sayyed Hamdi. Ils pourront jouer un rôle important lors de la prochaine étape, surtout qu’il s’agit de joueurs importants et utiles à l’équipe. La non sélection de Mido est-elle due à des considérations tech- niques ou à autre chose ? C’est un choix du staff technique. Nous aurons besoin de ce joueur dans une autre période où l’équipe pourra tirer profit de ses efforts et de son expérience. Pourquoi le retour de Abdelza- her Saqa en sélection ? Abdelzaher Saqa a un rendement régulier. Nous le suivons dans le championnat turc avec son club, Es- kisehirspor. Il compte une longue ex-

périence et le staff technique a jugé utile de le retenir, surtout que l’équipe enregistre l’absence de Wael Gomaâ. De plus, Saqa a dis-

puté plusieurs matches avec la sé- lection et a toujours eu un bon rende- ment, en témoigne

la CAN-2006 en Egypte. Son retour est un acquis pour la sélection d’Egypte. Il le mérite. Pourquoi le staff technique a-t-il convoqué Mohamed Shawki, alors que ce dernier ne joue pas beaucoup avec son club ? C’est un joueur titulaire et impor- tant chez nous. Son absence lors des matches de son club est indépen- dante de sa volonté. En tant que staff technique, nous connaissons parfai- tement son niveau et ce qu’il peut ap- porter à l’équipe.

Hosni Abderrabo a été blessé ré- cemment. Pourquoi n’avez-vous pas pensé à le remplacer ? Hosni Abderrabo sera remis sur pied dans un grand centre spécialisé de rééducation au Caire à son retour des Emirats arabes unis. Après des contacts entre Samir Zaher et cheikh Hamad Ben Salman, nous avons ap- pris qu’il pourrait prendre part au match suivant le pronostic du méde-

cin. C’est pour cela que nous préfé- rons compter sur lui pour cette ren- contre importante, car c’est un élément indispensable.

Si les chances de voir Hosni Ab- derrabo participer au match s’évaporent, qui le remplacerait au milieu du terrain ? Il y a plus d’une alternative, mais je préfère ne rien en dire afin de ne pas donner des renseignements dont l’adversaire pourrait tirer profit. L’absence de Wael Gomaâ risque- t-elle de peser dans ce match ? C’est un joueur très influent dans le compartiment défensif, mais nous pourrons compenser son absence. Nous nous sommes mis d’accord, au sein du staff, sur le joueur qui le rem- placera contre l’Algérie. Gagner du temps est une mé- thode usitée par les équipes de l’Afrique du Nord. Qu’avez-vous prévu pour y faire face ? Nous avons mis en place des solu- tions qui obligeront la sélection algé- rienne à ne pas recourir à cette méthode. Si

nous parve- nons à mar- quer un but au début du match, la ren- contre pren- drait une autre

tournure. Zidan a-t-il retenu la leçon en venant en sélection en ouvrant une nouvelle page ou bien persistera-t-il à dribbler dans son comportement avec le staff technique ? Zidan est parfaitement conscient de l’importance de ce match. Il connaît également la valeur du maillot que porte tout joueur égyp- tien. Je pense que le joueur a appris et tiré profit des erreurs qu’il a com- mises par le passé. Sa mise à l’écart a pris fin et j’espère qu’il aura un rôle influent lors du match du 14 novem- bre. Qu’en est-il du conflit supposé autour du brassard de capitaine d’équipe entre Ahmed Hassan et Abdelzaher Saqa ? La question a été réglée. C’est Ahmed Hassan qui est le capitaine d’équipe de la sélection. Même si Saqa est plus ancien, cela ne veut pas dire que le staff tiendra compte du critère de l’ancienneté. Tant que les choses marchent bien, il n’y a aucune raison de retirer le brassard à Ahmed Hassan pour le donner à Abdezaher Saqa. Nous sommes tous une seule famille. Evoquer maintenant la ques- tion du capitanat est un coup des amateurs de problèmes. Pourquoi avoir choisi la Tanza- nie pour le dernier match de pré- paration, avant d’affronter l’Algérie ? C’était le vœu du staff technique. Nous ne cherchions pas forcément une équipe faible. Il y avait un objec- tif particulier recherché par le staff technique à travers ce match. La Tan- zanie était une sélection parmi plu- sieurs autres proposées pour nous avant d’affronter l’Algérie, nonobstant sa force ou sa faiblesse.

Qu’est-il demandé aux suppor- ters égyptiens dans le ce match ? Il leur est demandé beaucoup :

soutenir l’équipe du début du match jusqu’à sa fin, ne pas s’impatienter, éviter tout conflit avec les supporters

adverses afin que les joueurs n’en soient pas perturbés sur le terrain, éviter toute nervosité ou tout propos qui pourraient déconcentrer les joueurs.

Que pensez-vous du changement du commissaire du match décidé par la FIFA ? C’est une décision de la FIFA et personne ne peut la discuter. Comme elle avait désigné le précédent duo d’officiels, elle a jugé utile de le chan- ger. C’est son droit et nous n’avons rien à dire là-dessus. L’Algérie est en train d’effectuer un stage en Italie. Qu’est-ce que cela vous inspire ? Ils préparent le match de leur côté. Nous essayerons de nous procurer le maximum d’informations sur eux. Nous avons des espions qui se char- geront de superviser le stage des Al- gériens en Italie. Etes-vous confiant de pouvoir réaliser le rêve lors du match du 14 novembre ou bien faudra-t-il recourir à un match d’appui pour ce faire ? Aller au Mondial est la

plus importante de nos ambitions. Inch’Allah, nous

trancherons notre qualifi- cation lors de cette journée, au Cairo Stadium. Le staff et les joueurs en ont fait le serment. Nous avons

confiance en eux. In Nejm Al Jamahir et Al Goumhuria

Nos supporters sont inquiets, mais nous nous qualifieront sans aller au match d’appui.

L’objectif du stage d’Assouan a-t- il été atteint ? El Hamdoullah, le stage a atteint tous ses objectifs en matière de concentration, de communion extra- ordinaire entre tous les joueurs, d’en- gagement et d’état d’esprit au sein du groupe, avant la confrontation déci- sive du 14 novembre. Qu’a-t-il manqué dans ce stage fermé ? Il ne manquait que la participation des joueurs professionnels. Or, la ré- glementation internationale nous a privés de leur présence. Leur non participation a-t-elle une influence négative sur le pro- gramme de préparation ? Non. Le stage n’a pâti

qu’à un léger degré de l’absence forcée des pro- fessionnels, ce qui n’in- flue pas sur le succès total du stage. Quels sont les fac- teurs qui ont favorisé

le succès de ce stage ? L’ambiance, l’engagement des joueurs, leur mise à l’écart des médias et des supporters… Ce sont autant d’éléments ayant favorisé le succès du stage, ce qui s’est répercuté positive- ment sur le niveau des joueurs. Les joueurs ont-ils été préparés psychologiquement pour le ren- dez-vous du 14 novembre ? Ils ont toujours été préparés et conditionnés pour ce match difficile. Ils sont également préparés par le vi- sionnage des précédents matches de l’adversaire en éliminatoires pour la Coupe d’Afrique des nations et l’ana- lyse du niveau de chaque joueur ad- verse et de la manière de le marquer. Ce sont autant de détails que le staff technique tient à entourer d’une grande confidentialité, afin d’assurer le succès de la mission. Pourquoi y a-t-il une certaine nervosité dans la rue égyptienne à l’approche du match ? C’est normal que les gens soient nerveux, car l’adversaire est une grande équipe qui aspire à réaliser le même objectif que nous. C’est ce qui constitue la difficulté du match. Ajoutez à cela que nous sommes tenus de gagner par trois buts d’écart afin de nous qualifier, ce qui fait que l’adversaire a plus d’une chance de se qualifier. Est-ce une source de pression supplémentaire sur vous, mem- bres du staff technique ? Cela nous met une responsabilité supplémentaire et nous incite à bien analyser le jeu de l’adversaire avant de l’affronter et à inculquer à nos

 

Le Buteur n’évoquera aucun détail technique sur les Verts

Une fois n’est pas coutume,

Le Buteur a décidé de gar-

der secrets tous les élé-

ments d’information qui pourraient profiter au staff tech- nique égyptien, le 14 novembre contre l’Algérie. Cette décision, nous l’avons prise avec tout le sens du devoir qui nous incombe en pareille circonstance. Nous avons préféré sciemment occul- ter les détails techniques liés à la préparation de l’équipe que nous suivons au pas, comme d’habi- tude. Nous ne dévoilerons au- cune combinaison tactique que va essayer Rabah Saâdane. Nos lecteurs seront les premiers à comprendre notre geste, eux qui nous accompagnent depuis des années et qui savent que rares

sont les moments où le onze ren- trant nous échappe, trois jours avant les matchs.

Jouons tous la symphonie du silence !

Cette fois donc, nous voulons protéger l’équipe nationale, car le match du 14 novembre est décisif pour la Coupe du monde. Nous en sommes conscients et nous jouerons tous la même «sympho- nie du silence !» chère à Moha- med Raouraoua. Mieux encore, nous surveillerons, où que nos journalistes se trouvent, les es- pions égyptiens pour les empê- cher de nuire à nos chers Verts. Nous en donnons notre parole d’honneur. Et vive l’Algérie !

Les Algériens nous provoqueront, mais nous nous sommes préparés en conséquence.

rage sur les chaînes satellitaires et les forums électroniques sur le Web. Ceci peut-il influer négati- vement sur le

match ? Certainement. Tout conditionnement ex- cessif, tout échange verbal et tout ce qui

ferait apparaître le match comme étant une guerre contribue à mettre de l’huile sur le feu et créer des tensions qui ne nous arrangent pas, car après tout, il ne s’agit que d’un match de football entre deux sélections arabes. De notre côté, nous ne voulons pas lais- ser échapper l’occasion d’abriter le match chez nous pour l’emporter avec le maximum de buts afin de nous racheter de notre défaite du match aller en Algérie et nous rap- procher de la Coupe du monde, une performance que la génération ac- tuelle n’a jamais encore réalisée. Que doivent faire les joueurs égyptiens afin de terminer le match à leur avantage ? En tant que staff technique, nous leur avons dit ce que nous attendons d’eux. La chose la plus importante est de toujours rester calmes et bien concentrés et de ne jamais répondre aux provocations extérieures, qu’elles

Abderrabo se soigne dans un centre spécialisé et il sera prêt

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Le Buteur n° 1026 Lundi 9 novembre 2009

Coup d’œil Équipe nationale

De nos envoyés spéciaux en Egypte :

De nos envoyés spéciaux en Egypte :

Farid Aït Saâda et Chouaïb Kahoul

Les Egyptiens rivalisent de slogans contre les Algériens

Dis-moi ce que tu chantes, je te dirai qui tu hais

L es Egyptiens se préparent à affronter les Algériens comme ils peuvent, même en préparant des… slo- gans. Connus pour leur

tradition «orale» qui fait qu’ils ont tou- jours été très forts dans la rhétorique et dans les dissertations théoriques, les habitants du pays des Pharaons veu- lent plus que jamais être fidèles à leur propension au verbiage en rivalisant de génie et d’ingéniosité pour trouver les slogans les plus succulents, les plus truculents et, surtout, les plus attenta- toires au moral des Algériens, tout en veillant à ce que l’habillage soit dé- pourvu de vulgarité (encore heureux !).

«Bitoul, bel aârdh ! Han’guib

Jazayer ardh !» n’a pris aucune ride A tout seigneur, tout honneur ! Le slogan maître reste celui utilisé depuis des années, voire des décennies déjà et qui n’a pris aucune ride depuis : «Bi- toul, bel aârdh ! Han’guib Jazayer ardh !» (en long et en large, nous mettrons l’Algérie à terre). C’était déjà le slogan longtemps scandé avant le fameux match d’il y a vingt ans entre l’Egypte et l’Algérie, avec également la qualifi- cation pour la Coupe du monde comme enjeu. Bien sûr, ce jour-là, au Cairo Stadium, c’était surtout le gar- dien de but El Hadi Larbi qui avait été mis à terre et la sélection algérienne dans son sillage. Comme il s’agit de l’Algérie, ce cri de guerre reste toujours valable.

Allusion pernicieuse au français Autre slogan nouvellement sorti en prévision du match du 14 novembre :

«Mesrawi aâref maânaha ! Ya Jazayri iwaâ tensaha !» (je sais ce que c’est que

d’être égyptien, ne l’oublie pas, toi l’Al- gérien). C’est surtout un slogan qui est apparu après les deux victoires inat- tendues et miraculeuses réalisées par l’Egypte successivement au Rwanda et en Zambie et qui l’ont remise en selle pour la qualification. Le sens de la «créativité» des Egyptiens a atteint un degré tel de perfidie qu’un slogan per- nicieux et sournois a également fait son apparition dans le hit-parade ces derniers jours : «Bel aârabi, bel faran- sawi ! Mountakhab masr ha yefdhal aâli !» (en arabe ou en français, la sé- lection d’Egypte restera au firma- ment). Inutile de préciser que l’allusion à la langue française est une manière d’indiquer que les Algériens sont plus français qu’arabes. Sans commentaire.

Saqa inspire les slogans, Saâdane aussi Alors que le onze qui va participer au match se précise, les slogans se font plus personnalisés. Ainsi, la perspec- tive de voir Abdelzaher Saqa prendre la place de Wael Gomaâ, suspendu contre l’Algérie, a inspiré un groupe de supporters qui a sorti : «Barakat wa Saqa wa Saïd ! Wal khamsa haterjaâ min jedid !» (Barakat, Saqa et Saïd, le quintuple va revenir de nouveau). C’est, bien sûr, une allusion aux cinq buts encaissés par l’Algérie en 2001 (5- 2), dont un inscrit par Saqa. Rabah Saâdane est également associé à un slogan : «Saâdane qoul al haq ! Masr ahaq walla la !» (Saâdane, dis la vérité : l’Egypte est plus méritante ou non). Dans la foulée des «gentillesses» en- vers l’Algérien, on peut citer également le fameux «Elaâb ya masri wa werrina ! Ma techmatch Al Jazayer fina !» (joue, toi l’Egyptien, et amuse-nous, ne laisse pas l’Algérie rire de nous).

et amuse-nous, ne laisse pas l’Algérie rire de nous). «Habba habba, tata tata ! Al Jazayer

«Habba habba, tata tata ! Al

Jazayer hatchil talata !» fait fureur Cependant, les slogans qui tiennent le top du hit-parade sont au nombre de deux. Le premier a été créé après la victoire de l’Algérie contre le Rwanda et les statistiques qui en ont découlé et qui ont montré que l’Egypte doit ga- gner par 3 à 0 pour se qualifier pour la Coupe du monde. «Habba habba, tata tata ! Al Jazayer hatchil talata !» (petit à petit, l’Algérie repartira avec trois buts) est le tube à la mode dans tous les stades égyptiens à l’occasion des matchs de championnat. De la côte méditerranéenne au fin fond du désert, de la Mer rouge au delta du Nil, les Egyptiens reprennent ce slogan à satiété, en faisant le leitmotiv absolu durant la soirée du 14 novembre pro- chain. C’est un peu le «et 1, et 2 et 3-0 !» des supporters français après la fi- nale du Mondial-98, mais à la sauce égyptienne où le piment n’est pas le moindre des ingrédients.

«Mesrawi mesrawi ! Aboutrika haydalaâ

Gaouaoui !» au top du hit-parade Le deuxième slogan à la mode est aussi personnalisé car mettant en op- position la star égyptienne, Mohamed Aboutrika, au gardien de but algérien, Lounès Gaouaoui : «Mesrawi mesrawi ! Aboutrika haydalaâ Gaouaoui !» (Egyptien, égyptien, Aboutrika va se jouer de Gaouaoui). Connaissant la place qu’occupe le meneur de jeu d’Al Ahly dans le cœur des Egyptiens et les craintes (au plan sportif) qu’il inspire aux supporters algériens, c’est le meil- leur épouvantail que les supporters égyptiens peuvent brandir pour ten- ter d’intimider les Algériens. Tout ceci n’est qu’une guerre de paroles sur un terrain où il n’y a ni arbitres ni délégué

de la FIFA. Dis-moi ce que tu chantes, je te dirai qui tu hais. Comme on dit chez nous, parler c’est gratuit. Quant au vrai discours qui paye, c’est sur le terrain.

F. A-S.

Tarek Essaïd

Auteur de deux réalisations lors de la rencontre de 2001

Musulmans

et coptes

unis derrière

les Pharaons

Il y a beau y avoir un clivage re- ligieux en Egypte entre les musul- mans et les coptes (chrétiens), tout s’efface lorsque l’intérêt de Misr oum eddounia est en jeu. Ainsi, les coptes ont profité d’une fête reli- gieuse qui concerne leur commu- nauté pour voir un de leurs leaders faire une prière en faveur d’une victoire et d’une qualification de l’Egypte pour la phase finale de la Coupe du monde de football. Selon des informations de la presse égyptienne non confirmées par une source officielle, les imams au- raient reçu une instruction pour adresser une prière vendredi pro- chain, lors de la grande prière, en faveur d’une victoire de l’Egypte sur l’Algérie. C’est dire que lorsqu’il s’agit de l’Algérie, c’est l’union sa- crée.

Un «douktour»

en psychologie

donne

des conseils

tactiques

Conscients que la bataille lors du match Egypte-Algérie sera avant tout psychologique, les Egyptiens ont recours aux conseils de nombreux «oustaz», «douk- tours» et autres «khabirs» pour dire ce que doivent faire les Pharaons. L’un d’eux, Hisham Adel, spécia- liste en psychologie, a envoyé une palette de conseils aux joueurs égyptiens. Ainsi, il a indiqué que le match aura trois clefs : ne pas se précipiter pour marquer, ne pas ré- pondre aux provocations adverses «car les Algériens sont très forts dans ce domaine» (sic) et garder son calme même en dehors des terrains en ne répondant pas aux provocations des médias. Le «douktour» a mis l’accent sur le rôle du gardien de but Essam El Hadary à qui il conseille de ne pas se laisser perturber par quelque événement qui soit. Il s’est même permis de donner des conseils tactiques en estimant que les Egyptiens devraient attaquer davantage à partir du flanc gauche parce que Sayyed Mouawad est connu pour être calme et très pa- tient.

«J’espère que le même scénario se reproduira le 14 novembre»

Si on vous demande de nous parler sur le match de 2001 entre l’Egypte et l’Algérie, que pourriez-vous nous dire ? Il s’agit du meilleur match pour moi dans ma carrière et l’un des meilleurs pour l’Egypte, puisqu’on a réalisé le score le plus lourd dans les confrontations entre les deux équipes. 5 à 2 est un score énorme dans un match énorme, et réussir un doublé est exceptionnel pour moi. Ne croyez-vous pas que le score ne reflétait pas la physionomie du match ? Non, c’était un score plutôt logique. Il est vrai qu’on a éprouvé quelques difficultés en première mi-temps, laquelle était équilibrée entre les deux équipes. A chaque fois qu’on marque, les Algé- riens nous rejoignent à la marque. Mais en se- conde période, excepté quelques tentatives des Algériens, on était supérieurs sur tous les plans et nous avons réussi à inscrire deux buts en fin de partie. Les joueurs algériens, qui ont participé à cette rencontre, affirment que le score ne reflétait pas la physionomie du match, que pensez-vous ? C’est leur avis, mais pour moi ce score était lo- gique. Nous avons repris l’avantage après la fin de la première mi-temps. En seconde période, l’équipe algérienne a jeté toutes ses forces dans la bataille et s’est découvert en arrière. Nous avons

profité de cette situation en utilisant notre arme fatale qui est les contre-attaques. Ce que nous avons réussi en marquant deux buts. A chaque rendez-vous des deux équipes, ce sont les images de ce match qu’on passe et repasse à la télévision ; que ressentez-vous, surtout lorsque vous voyez les deux buts que vous avez marqués ? Très fier naturellement, d’autant plus qu’il s’agit de deux buts dans les filets d’une grande équipe comme l’Algérie. Vous étiez présent lors de la rencontre retour à Annaba, sincèrement l’équipe égyptienne a-t-elle subi des dépassements ? C’était un match difficile, on aspirait à une vic- toire avec deux buts d’écart, voire trois pour as- surer une qualification au détriment du Sénégal. On croyait que l’Algérie allait nous faciliter la tâche puisqu’il s’agit d’un pays arabe et frère. Malheureusement, ce n’était pas le cas, on a fait match nul et c’est le Sénégal qui s’est qualifié à la fin. Oui, il y avait certains dépassements de la part du public, mais sur le terrain, il ne s’est rien passé entre les joueurs. Maintenant, c’est du passé, il faut l’oublier. Tenez-vous toujours rancune à l’équipe algérienne qui vous a privés d’une qualification en Coupe du monde ? Evidemment, j’étais fâché contre les Algériens

à l’époque, mais à présent, c’est du passé. Dieu merci, les choses se sont améliorées depuis. Les Egyptiens souhaitent refaire le même scénario de cette rencontre de 2001 lors du match du 14 novembre. Croyez-vous que c’est possible ? C’est ce que je souhaite. Vous le souhaitez ou vous le croyez ? Oui, je crois que c’est possible pour plusieurs rai- sons, car l’équipe égyptienne possède toutes les clefs de la réussite. Elle a été sacrée deux fois d’affi- lée championne d’Afrique, elle possède des joueurs de haut niveau et un staff technique formidable avec Shehata à sa tête, cela sans oublier les deux atouts majeurs, à savoir le terrain et le public. Pensez-vous que le niveau de la sélection algérienne actuelle est le même que celui de celle de 2001 ? Même en 2001, l’Algérie possédait des joueurs de talent, comme Djamel Belmadi et Ali Benarbia, mais la chance leur a tourné le dos. Que pensez-vous sincèrement des Algériens ? C’est un peuple généreux, mais il existe des franges fanatiques. Il est un peuple arabe comme nous. La fraternité et l’arabité doivent nous unir éternellement.

Entretien réalisé par Chouaïb K.

et l’arabité doivent nous unir é t e r n e l l e m e

Le Buteur n° 1026 Lundi 9 novembre 2009

9

Ils devront se rencontrer après le fameux 14 novembre

Entre Serrar et Simondi, c’est presque fait !

Alors que l’éventualité de voir le célèbre sélec- tionneur de la Zambie, le Français Renard, en- traîner l’Entente s’éloigner davantage, le président Serrar veut faire revenir l’autre Fran- çais Simondi qui est tout prêt à faire son come- back à Sétif dans les jours qui viennent. Il faut dire que les négociations entre les deux hommes ont presque abouti à un accord définitif.

Serrar a chargé un ami à Simondi de le convaincre de venir

Après avoir contacté personnellement par té- léphone le coach français vendredi dernier, le président sétifien a chargé un ami intime à Si- mondi à Sétif, un certain Nacir Benbaouche, de le convaincre de venir tout en restant en contact avec le probable futur entraîneur des équipiers de Ziaya.

Rendez-vous entre les hommes en Algérie ou en Tunisie

Même si Serrar a longuement discuté au télé- phone avec Simondi vendredi dernier, un ren- dez-vous a été programmé entre les deux hommes pour le 16 ou le 18 novembre pro- chains. Par ailleurs, il se pourrait qu’ils se ren- contrent à Sétif ou en Tunisie, car tout dépendrait de l’emploi du temps de Simondi.

Simondi veut quitter Khoriatiate

à l’amiable

Etant à la tête de la formation qatarie, l’entraî- neur Simondi ne devra pas continuer l’aventure, en espérant trouver un accord à l’amiable avec ses employeurs pour résilier son contrat et né- gocier ensuite son nouveau contrat avec le prési- dent Serrar.

Il en a marre de jouer les seconds rôles

Si le coach français ne manque de rien au Qatar, il souhaite changer de décor en prenant le risque de s’aventurer de nouveau avec le club sé- tifien. Ce qui lui permettrait de disputer la finale de la Coupe de la CAF, la compétition de l’UNAF et jouer également le titre de champion d’Algérie. Ce qui réjouirait Simondi d’entraîner un grand club très ambitieux, au lieu de se contenter de diriger une équipe qui joue unique- ment pour les seconds rôles.

La JSK le voulait aussi

En plus du souhait de la direction sétifienne de faire appel aux services de Simondi, l’entraî- neur français semble avoir la cote sur le marché algérien, puisque même le grand club kabyle, par le biais de son président Hannachi, l’a solli- cité pour succéder à l’entraîneur Lang, fraîche- ment licencié du club. Toutefois, les Canaris n’ont pas reçu de réponse.

Il devra entamer son travail

à l’Entente le 22 novembre prochain

Même si à l’heure actuelle, Simondi est tou- jours à la tête du club qatari, ce dernier devra prochainement résilier son contrat et rejoindre la ville de Sétif, afin d’entamer son travail à la tête de l’équipe première. Cela devrait intervenir lors de la dernière semaine du mois de novem- bre.

Le centre médical, la priorité de Simondi

Avant d’évoquer le volet financier avec le pré- sident Serrar, le coach français a exigé du prési- dent Serrar d’avoir un centre médical à la disposition du club, afin de ne pas revivre les problèmes qu’il a vécus lors de son premier pas- sage au club et les blessures à répétition des joueurs.

Apportera-t-il un changement dans les mentalités ?

Le président sétifien qui mise beaucoup sur l’arrivée de l’entraîneur français, en prévision de la finale de la Coupe de la CAF, même si les ré- sultats actuels plaident en faveur du coach ac- tuel, Mechiche. Il faut reconnaître que le coach de l’Entente est en train d’effectuer un bon tra- vail, mais qui devra laisser sa place au coach français.

Samir B.

Coup d’œil ESS

Serrar devra emprunter pas moins de milliards A fin de tenir sa pro- messe faite
Serrar devra emprunter pas
moins de
milliards
A fin de tenir sa pro-
messe faite aux co-
équipiers de
Le deuxième quota
de lots de terrain
déjà prêt
Laïfaoui, le prési-
dent Serrar a ren-

contré dans la journée du dimanche le dirigeant revenant Salhi, afin de discuter avec lui sur la situation actuelle de l’Entente et la nécessité d’em- prunter pas moins de 8 mil- liards d’ici la fin du mois de novembre pour payer l’intégra- lité de la première tranche de signature aux joueurs. Selon les

informations en notre posses- sion, il faudra pas moins de 14 milliards de centimes pour payer tout le monde.

C’est une nouvelle qui devra ré- jouir plusieurs éléments qui ont fait le bonheur des Sétifiens lors du sacre en Coupe arabe et qui ne défendent plus les couleurs de l’Entente. En effet, on a appris que ces joueurs recevront les actes des lots de terrain en guise de récompenses, avant la fin du mois de novembre. A noter que même le sélectionneur national, Rabah Saâdane et son adjoint Zo- heir Djeloul, figurent dans cette liste, en compagnie des Hadjaoui, Touil, Belhani, Bourahli et Maïza. Samir B.

Zoubiri

Les émigrés de retour demain

À l’instar de Francis qui a été autorisé à se rendre au Cameroun pour voir sa famille, les joueurs

émigrés de l’Entente ont profité de cette petite trêve,

pour partir faire un petit tour en France, avant de re- prendre les entraînements dans la journée de mardi.

Le Raja à Alger le 21 ou 22 novembre prochains

La direction de l’Entente vient de recevoir un fax de son homologue marocaine l’informant que la

délégation du Raja sera présente à Alger le 21 ou 22

novembre prochains, en prévision du match retour de demi-finale de la Coupe de l’UNAF.

La délégation du Stade Malien à Alger le 25 novembre

En plus du communiqué du club rajaoui, la di- rection de l’Entente devra programmer aussi l’ar-

rivée de la formation malienne qui viendra jouer le match aller de la finale de Coupe de la CAF. En effet, on a appris que les Maliens atterriront à Alger dans la journée du 25 novembre où ils passeront la nuit, avant de rallier la ville de Aïn Fouara le lendemain.

Samir B.

«J’ai bien montré que le coach pouvait compter sur moi»

On imagine votre bonheur après votre retour avec le gain de votre dernier match en
On imagine votre bonheur après votre
retour avec le gain de votre dernier
match en déplacement face à l’USMH ?
Effectivement, nous étions dans l’obliga-
tion absolue de nous ressaisir après notre
défaite face au CABBA. Nous avons su
deux reprises dans le
onze rentrant, mais
sans pour autant
aller au terme
du temps
de moi en attaque. Oui, j’ai le sentiment que
j’ai réussi ma mission.
régle-
jouer en bloc et faire le nécessaire
pour venir à bout d’une bonne
équipe de l’USMH qui nous a
posé pas mal de pro-
blèmes, mais nous
avons su tenir le
coup et sortir
vainqueurs de
notre duel.
men-
taire,
mais
Courte mais très précieuse victoire,
n’est-ce pas ?
Il faut bien le dire, nous n’avons pas
d’autre choix à l’heure actuelle que
d’enchaîner le maximum de victoires
suite à la série d’échecs que nous
avons essuyés en début de saison.
On a largement les moyens et le
potentiel pour rectifier le tir et ri-
valiser à terme pour le titre de
champion.
Vous avez disputé l’inté-
gralité de la rencontre ven-
dredi dernier. Une grande
première pour vous depuis
votre arrivée à l’Entente à la
veille de la saison ; un commen-
taire ?
J’ai déjà été incorporé à
cette fois, effec-
tivement, j’ai pu
jouer l’intégra-
lité de la rencon-
tre. Je ne vous
cache pas que j’at-
tendais ce moment
depuis un bon bout
de temps pour avoir
la chance d’évoluer
sur ma véritable va-
leur.
Est-ce difficile d’évoluer au sein d’un ef-
fectif comme celui de l’Entente avec un
statut d’émigré ?
C’est connu mondialement que chaque
nouveau joueur a besoin de temps pour s’ac-
climater avec un nouvel environnement. Je
remercie énormément mes équipiers qui
m’ont aidé à bien intégrer le groupe et
là je dois dire que je suis entièrement
prêt à aider mon club à revenir en
force en championnat, sans oublier
le privilège de disputer une finale de
Coupe de la CAF et une probable
qualification au tour final de la Coupe
de l’UNAF.
Sincèrement, êtes-vous
satisfait de votre rende-
ment personnel ?
Bien que j’aie été versé dans
un registre assez nouveau pour
moi, j’ai tenu convenablement
mon rôle sur le terrain. J’ai pu ap-
porter, je crois, le plus qu’on attendait
Après avoir tenu convenablement votre
rôle face à l’USMH, on imagine que
vous espérez plus de temps de jeu pour
exprimer davantage votre talent ?
Absolument. Si je suis venu dans un club
aussi prestigieux que l’Entente, c’est bien
pour enrichir mon palmarès avec des titres
et des consécrations, tout en espérant y
prendre part activement. Cela dit, même si
je n’ai pas eu assez d’occasions pour m’ex-
primer en début de saison, je pense avoir
marqué plusieurs points positifs aux yeux
du coach. Malgré la forte concurrence qui
prévaut au sein de l’effectif, vu sa richesse,
je crois bien que j’ai ma place dans l’équipe.
Entretien réalisé par
Samir B.

10 Le Buteur n° 1026 Lundi 9 novembre 2009

Karouf

«Hamiti, Meftah et Tedjar se sont libérés psychologiquement»

Meftah et Tedjar se sont libérés psychologiquement» Après avoir réalisé le premier objectif, l’en-

Après avoir réalisé le premier objectif, l’en- traîneur par intérim Mourad Karouf nous a fait savoir qu’un second objectif a été atteint au cours de la rencontre face au MSPB. C’est celui de libérer psychologiquement certains joueurs qui étaient quelque peu en manque de confiance. Il nous dira : «En plus de la vic- toire, je dirai qu’un autre objectif a été atteint. Certains éléments avaient un blocage au cours de ces dernières semaines. Face au MSPB, ils se sont complètement libérés sur le terrain. Je fais allusion à Hamiti qui a inscrit deux su- perbes buts, mais aussi à Tedjar et Meftah. Cela fait un bon bout de temps que ces deux joueurs ne se sont pas illustrés de cette façon. Je suis très content pour eux.»

«Pas de biquotidien au programme»

Interrogé pour savoir s’il comptait établir un programme spécifique pendant l’arrêt du championnat, Mourad Karouf nous a précisé la chose suivante : «Il n’y aura pas de biquo- tidien au menu, car les joueurs ont beaucoup travaillé la semaine dernière. On a eu au total six séances d’entraînement. C’est une raison qui nous a poussé à leur accorder deux jours de repos. On poursuivra normalement notre microcycle de préparation sans augmenter la charge de travail. Toutefois, deux matches amicaux sont au programme cette semaine.»

«Le match face à l’USMA n’est pas particulier»

Par la suite, Karouf s’est étalé sur la pro- chaine rencontre de championnat face à l’USMA. Même si l’adversaire est de renom, la JSK ne va pas effectuer une préparation spéciale pour ce match. A ce sujet, il nous dira : «Nous allons poursuivre notre prépara- tion pour la prochaine rencontre de cham- pionnat. Même s’il s’agit de l’USMA, cela reste une rencontre ordinaire pour nous. On va se préoccuper beaucoup plus de la forme de notre groupe que de l’adversaire.»

«En attendant la venue d’un nouvel entraîneur, Amrouche, Mahrez et moi mènerons la barque»

Afin de savoir si sa mission d’intérim tou- chait à sa fin, nous avons demandé à Karouf son avis concernant la venue du futur en- traîneur. «Pour nous, le staff, l’heure est à la préparation de la prochaine rencontre de championnat face à l’USMA. C’est ce qui compte le plus pour l’instant à mes yeux. Am- rouche, Mahrez et moi allons poursuivre notre mission à la tête du staff technique jusqu’à nouvel ordre. Dans le cas où un entraîneur se- rait mis en place cette semaine, ce serait tant mieux pour l’équipe. Dans le cas contraire, on mènera la barque sans le moindre souci», a déclaré Karouf en substance.

A. A.

Coup d’œil JSK

Simondi

pressenti

A près la victoire

de samedi

dernier face

au MSPB, le

président de la

JSK, Moh Chérif Hannachi, peut désormais se concen- trer sur la question du futur entraîneur de son équipe. Il faut dire que la mise au point du boss parue dans nos colonnes lors des pré- cédentes éditions a écarté

plusieurs pistes. Hannachi avait déclaré qu’il ne ramè- nerait pas un entraîneur qui aurait travaillé à la JSK par le passé. Du coup, les noms de Sandjak, Saïb, Aït Djoudi et Benzekri sont à écarter. Le premier respon- sable de la JSK privilégie la piste étrangère. A ce sujet, un nom circule du côté de la maison du club phare du Djurdjura en ce début de semaine. Il s’agit d’un tech- nicien français, Bernard Si- mondi, l’ex-entraîneur de

l’ESS. A noter que ce n’est pas la première fois qu’on parle de lui à la JSK, puisqu’il était pressenti la saison passée pour prendre la barre technique des Ca- naris, avant la venue de Lang. Simondi, qui était en négociations avec Hanna- chi, n’avait pas trouvé un accord sur le plan financier et il semblerait qu’il ne soit pas contre l’idée de driver la JSK cette saison. Il s’est dit ouvert à toute proposi- tion et Hannachi qui privi- légie la piste étrangère ne va certainement pas rater cette occasion. Surtout qu’il s’agit d’un entraîneur qui a une parfaite connaissance du football algérien et afri- cain. Reste à savoir si les deux hommes sont prêts à faire des concessions, cha- cun de son côté, pour par- venir à un terrain d’entente. A. A.

côté, pour par- venir à un terrain d’entente. A. A. «Je suis ouvert à toute proposition

«Je suis ouvert à toute proposition»

Certaines sources ont révélé que vous êtes pressenti à la barre technique de la JSK. Qu’en est-il au juste ? Pour l’instant, aucun contact officiel ne m’est parvenu. Les seuls contacts que j’ai eu sont des messages de sympathie sur ma boîte Facebook de la part des amoureux de la JSK. Ça m’a fait énormément plaisir qu’on ait pensé à moi, mais je ne peux évidement pas dire qu’il s’agisse de contacts concrets.

Dans le cas où vous aurez un contact officiel, seriez-vous prêt à négocier ? Bien évidement. Je suis ouvert à toute proposition. La JSK est un club que je

connais parfaitement bien. N’oubliez pas que j’étais pressenti la saison passée pour prendre les commandes du staff technique. De plus, je connais très bien le président Hannachi. Nous ne nous sommes pas en- tendus sur certains points la saison passée, mais cela arrive souvent lors de négocia- tions. Toutefois, cela ne m’a pas empêché de garder d’excellents rapports avec lui.

Mais connaître le président ne suffit pas… Exact, mais je connais le potentiel du club. J’ai la chance d’avoir travaillé à l’ESS. Cela m’a permis de connaître parfaitement le football algérien. En plus je suis réguliè-

rement l’actualité des clubs algériens. C’est dire que cela ne ma pose aucun problème de travailler à la JSK.

Le fait d’être toujours lié avec la forma- tion qatarie ne risque-t-il pas de com- promettre votre venue à la JSK ? Tout ce que j’ai à dire à ce sujet, c’est qu’il existe toujours une solution à tout. Si j’ai un contact officiel de la part de la direction ka- byle, je suis prêt à venir sans souci. J’attends juste du concret.

Entretien réalisé par Ali Hamouche

Deuxmatchesamicauxpour préparer l’USMA

P ari réussi pour Amrouche et Ka- rouf. Les Vert et Jaune ont réalisé une belle performance avant-hier face au MSPB (2-1). Même si les

camarades de Rabie Meftah ont connu un certain relâchement vers la fin de la ren- contre, le plus important reste la victoire. Il faut dire que les joueurs ont retrouvé le sourire à la fin de la rencontre, après la grande pression vécue au cours de la se- maine qui a précédé la rencontre. Les Ca- naris, qui n’avaient pas eu le temps de digérer la défaite concédée face au CRB, on dû s’adapter au changement au niveau

du staff technique après le limogeage de Lang. Ils sont donc à saluer après avoir réussi à poursuivre leur travail dans le calme, afin de dépasser cette mauvaise passe. C’est dire que la première étape fut un succès. Place maintenant à la seconde, celle de la préparation de la prochaine rencontre de championnat face à l’USMA, en attendant la venue d’un nouvel entraî- neur. D’après Karouf, le microcycle de pré- paration sera poursuivi et pour cela deux matchs amicaux seront programmés d’ici la fin de semaine. Cela servira à mettre en place la tactique adéquate face à l’USMA,

mais aussi à permettre aux joueurs rem- plaçants d’augmenter leur volume de jeu.

JSK- EN A’ ce jeudi à Rouiba

Concernant la première rencontre ami- cale, elle se tiendra ce jeudi à l’OPOW de Rouiba face à la sélection nationale des lo- caux conduite par Abdelhak Benchikha. Au moment où nous mettons sous presse, l’heure de la rencontre n’a pas été commu- niquée. Pour ce qui est de la seconde ren- contre, les dirigeants de la JSK sont actuellement à la recherche d’un sparring- partner.

A. A.

Aït Amir, un gardien qui promet

L natif d’Aït Boumahdi ne cesse de pro-

e

gresser. Depuis qu’il a été promu chez

le

groupe des seniors, du moins pour

s’entraîner, puisque l’effectif de la JSK compte trois gardiens de but déjà, Hadjaoui, Berre- fane et Mazari. Une situation qui ne lui faci- lite pas la tâche pour figurer un jour dans l’effectif de l’équipe A. Néanmoins, tout plaide en sa faveur pour qu’il arrache un jour une place parmi les A, au moment où, avec sa ca- tégorie juniors, il est en train de faire d’excel- lentes prestations. Aït Amir est le pur produit de cette JSK qui cette année a décidé d’orien- ter sa politique vers les jeunes du cru. Les

hautes instances du football ont, elles aussi, mis l’accent sur cette frange de footballeurs en

herbe. Ainsi donc, à la JSK, ils sont pas moins de quatre joueurs à se retrouver concernés par cette nouvelle loi : Benhocine, Flici, Lam- hène, Ziti. On notera également que le portier Aït Amir est lui aussi apte à prendre sa place parmi le onze. Ses qualités intrinsèques font de lui un gardien de but type et un élément qui pourra aspirer au moins à une place sur le banc avant de prétendre à une place dans le onze. En tout cas, Aït Amir est un nom à re- tenir, à moins que l’on ne veuille pas lui accor- der cette occasion et qu’il serait tenté par

d’autres cieux comme ça se passe souvent. Lui ne s’affole pas et il reste convaincu qu’il fera parler de lui dans un proche avenir : «Je tra- vaille avec les seniors et franchement j’apprends beaucoup de choses sous la coupe de Mahrez et les trois gardiens Hadjaoui, Berrefane et Ma- zari. Je suis encore jeune devant ces trois gar- diens, mais je sais une chose : je saisirai ma chance au moment voulu», nous a déclaré Aït Amir juste à la fin de la dernière rencontre qui a vu son équipe prendre le meilleur sur les Batnéns avec le même score que les se- niors (2-1).

L. A.

Le Buteur n° 1026 Lundi 9 novembre 2009

11

Braham-Chaouch

«Je m’imposerai tôt ou tard»

Il a acquis une expérience de taille à travers les différents clubs dont il a fait les beaux jours. Elle pourrait s’avérer bien utile pour ces jeunes en quête d’encadrement aussi bien sur le terrain qu’en dehors.

Un mot sur votre dernière sortie face au MSPB ? Je crois que nous avons réalisé le plus im- portant. Je parle du résultat, deux buts à un, ce qui nous permet de grimper au classement. Ce que je voudrais soulever en revanche, c’est cette réaction de l’adversaire qui n’a pas agi différemment des autres clubs qui viennent à Tizi Ouzou. Même si leur situation est déli- cate, ils font tout pour contrer la JSK. C’est déjà un bon paramètre puisque tout le monde veut se mesurer à nous.

Cela n’a pas été facile devant une équipe qui patine à la dernière loge du classe- ment… Tout à fait. C’est pour ça que je vous disais qu’il fallait faire mille calculs pour ce MSPB. Ça a été quand même difficile pour nous. Heureusement d’ailleurs ! On aurait pu ins- crire deux buts si on avait connu un tout autre scénario à la fin du match car leur but à la 89’ nous a vraiment coupé le souffle. Parlons de vous. Vous avez rejoint vos co- équipiers sur le terrain à une minute de la fin du temps réglementaire. A un cer- tain moment ,vous aviez refusé de faire votre entrée ; peut-on savoir pourquoi ? Je ne veux plus revenir sur cette action, mais

je vous dirai quand même ce que j’en pense.

En homme honnête, je ne cacherai pas ma dé- ception. Sincèrement, je ne voulais pas rentrer

à la 89’, d’autant plus que l’équipe avait déjà la

victoire en main. J’aimerais dire que je ne suis pas un débutant en football ou un junior pour qu’on ne me fasse entrer que pour quelques minutes. Je crois que j’ai un rôle à jouer dans cette équipe, je me sens encore utile pour don-

ner le maximum de moi-même et faire profi- ter tous ces jeunes. Reprochez-vous au staff technique de vous avoir mis sur le banc devant votre ancienne équipe ? Non, je ne reproche rien à quiconque, je sais que les deux entraîneurs qui étaient sur la main courante avaient comme seule mission de diriger l’équipe dans ce match. Donc, je ne

vais pas polémiquer sur le choix des joueurs. Tout ce que je souhaite, c’est que l’arrivée d’un nouvel entraîneur à la barre technique donne une bouffée d’oxygène à une équipe qui en a bien besoin. La saison est encore longue et on

a un bon coup à jouer. Il suffit juste de se re- mettre sérieusement au travail. C’est une importante sortie dans la capi- tale face à l’USMA qui vous attend juste à la reprise. Comment allez-vous préparer ce match ? Ce match face à l’USMA sera très difficile à négocier. Les Usmistes renferment des élé- ments chevronnés comme Dziri, Achiou et les autres, mais je ne pense pas que ce sera mis- sion impossible pour nous. A Bologhine, la JSK a toujours réalisé de grands matches face

à l’USMA. On tâchera de respecter la tradition

et d’aller inquiéter les Rouge et Noir chez eux.

Comment jugez-vous le parcours de la JSK après douze journées de champion- nat avec un match en moins face à l’ESS ? On n’est pas dans la zone rouge, mais je crois qu’il faudrait passer aux choses sérieuses à pré- sent, c'est-à-dire aller chercher des victoires en dehors de Tizi Ouzou. Lors de la précédente journée, plusieurs clubs ont pu le faire, alors pourquoi pas nous. Gagner à domicile et per- dre à l’extérieur n’est pas suffisant pour jouer le titre ou encore les premiers rôles. Le titre passe par des victoires à l’extérieur et je pense que nous pouvons bien le faire.

Entretien réalisé par Lyès A.

Coup sûr JSK

Coulibaly

«S’il y a du concret, je partirai au mercato»

du monde. Parlons de votre avenir à la JSK. On vous annonce partant lors de
du monde.
Parlons de votre avenir à la JSK. On
vous annonce partant lors de ce
mercato d’hiver. Qu’en est-il au
juste?
(Sourire) On ne sait jamais ce
que le destin nous réserve. Au
moment où je vous parle, rien
n’est encore officiel. Moi je ne
suis pas contre un départ au
mercato, mais pour une for-
mation ambitieuse en Europe.
Dans la vie, il faut être ambi-
tieux. Je souhaite pouvoir
m’épanouir dans le haut ni-
veau.
Sentez-vous le besoin
d’embrasser une carrière
professionnelle ?
Oui. Cela fait maintenant 3
ans que je suis à la JSK. Je n’y ai
connu que de bons moments
jusqu’à présent. Toutefois, il est
clair que je souhaite partir en
France. J’estime qu’il est venu le
temps de redonner une autre di-
mension à ma carrière. Mais pas à
n’importe quel prix. Si le président
Hannachi, à qui je fais énormément
confiance, me trouve un bon club en
Europe, je partirai au mercato. Dans le
cas contraire, je préfère rester à la JSK
jusqu’à la fin de la saison.
Ne pensez-vous pas que vous serez
indispensable pour l’équipe en prévi-
sion de la Ligue des champions ?
Je pense que nous avons besoin de l’en-
semble des joueurs en prévision de cette
compétition importante. De mon côté, j’ai
envie d’y prendre part. Avant de partir, je sou-
haite accéder aux phases des poules. Je ne dis
pas que ce sera chose facile, mais avec le tra-
vail et un entraîneur de haut niveau à notre
tête, il serait très possible pour nous d’at-
teindre cet objectif. Entretien réalisé par
Abdelatif Azibi

A l’approche du mercato hivernal, l’international malien, Idrissa Couli- baly, nous a livré ses impressions concernant son probable départ à cette période précise. Il sent le besoin de partir, mais pas pour n’importe quelle formation. Toutefois, Idrissa nous a révélé que sa préoccupation majeure était d’accéder aux phases des poules de la Ligue des champions avec la JSK.

Vous avez pu maintenir votre invincibilité à domicile en enregistrant une victoire face au MSPB. Un commentaire ? Exact. Je dirai que nous avions besoin des trois points, surtout après la semaine que nous avons passée. Ce résultat nous réconforte quelque peu. J’estime qu’aujourd’hui, nous avons prouvé que nous avons un groupe solide qui s’adapte à n’im- porte quelle situation. Avec le changement d’en- traîneur, nous sommes restés le plus concentrés possible sur notre tâche. C’est dire que c’est la vic- toire du cœur et rien d’autre. Avez-vous senti que la pression a baissé ? Oui, elle a nettement baissé. On se sent de plus en plus à l’aise. Moi personnellement, j’ai le sen- timent du devoir accompli. J’ai terminé la ren- contre avec beaucoup de satisfaction. Tout ce que je regrette, c’est l’absence du public. Nous n’avons pas pour habitude d’évoluer dans un stade prati- quement vide. C’est frustrant. Cela a donné un goût amer à cette victoire. Estimez-vous que votre public est en train de boycotter l’équipe ? Non, je ne le pense pas, pour la simple raison qu’il n’y a aucune raison pour que nos supporters

nous boycottent. Il est vrai que nous n’avons pas eu un début de saison exceptionnel, mais on ar- rive à s’imposer à domicile, contrairement à la

saison passée. Je pense que la retransmission de la rencontre en direct a poussé les supporters à rester à la maison. De plus, le prochain match dé- cisif de la sélection algérienne y est pour quelque chose. Les Algériens sont branchés beaucoup plus sur la sélection que sur le championnat. C’est tout à fait légitime. Vous allez connaître une trêve de quinze jours. Estimez-vous que la venue d’un nou- vel entraîneur s’impose afin de vous adapter à son travail ? Si la direction conclut avec un entraîneur, ce sera une excellente chose. Mais je dirai que nous aurons besoin de plus de 15 jours pour nous adapter à son travail. Dans le cas où la direction temporiserait, cela ne nous poserait aucun pro- blème. Pour l’instant, il y a deux entraîneurs en place qui font de l’excellent travail. On poursuivra notre préparation avec eux le plus normalement

Les supporters kabyles ont-ils déserté le 1 er -Novembre ?

A un quart d’heure du coup d’envoi du dernier match de la JSK face au

MSPB à Tizi Ouzou, les suppor- ters kabyles présents sur les gra- dins se comptaient sur les doigts

d’une seule main. On aurait

même pu penser que la JSK al- lait jouer à huis clos tant il est devenu ordinaire de se voir frappé d’une sanction pareille dans notre championnat. En fait, cette absence de public pousse à se poser des questions. Les Ka-

byles ont-ils boudé leur équipe suite aux mauvais résultats enre- gistrés à l’extérieur notamment ? Auraient-ils décidé de ne plus venir au stade avant que les Ca- naris ne revoient leur style de jeu ? Auraient-ils mal apprécié la manière dont l’entraîneur Lang a été limogé ? Et tant d’autres questions. Qu’à cela ne tienne, samedi dernier, les Canaris n’ont

Qu’à cela ne tienne, samedi dernier, les Canaris n’ont rien fait pour pousser leurs sup- porters

rien fait pour pousser leurs sup- porters à venir en masse La piè- tre prestation devant une équipe potentiellement relégable a creusé davantage le fossé entre les joueurs et leurs supporters, et la seule manière de les faire re- venir en force sera d’afficher l’in-

tention de rejoindre au plus vite la tête de classement.

Les Kabyles à l’écoute du Caire

Autre réalité qui pourrait jus- tifier l’absence des supporters dans les gradins du 1 er -Novem- bre, la grande attention que tout

le public algérien focalise sur le tout proche Egypte-Algérie dont l’issue déterminera qui de nous ou des Egyptiens ira au Mondial sud-africain. Les Kabyles de Tizi Ouzou, à l’instar de tous les sup- porters des Verts, sont moins orientés vers la compétition na- tionale tant le rendez-vous cru- cial qu’attendent plus de trente millions d’Algériens arrive à grands pas. Le même constat a été fait au stade du 5-Juillet à l’occasion de ce MCA-MCO joué devant des gradins quasi- ment vides alors que le Doyen jouait une place de leader qu’il a finalement réussi à arracher et en y mettant la manière en sus. Pas qu’à Alger, c’est dans tous les stades du pays que l’affluence a été minime, cela en rapport avec la journée qui a précédé seule- ment.

L. A.

12

Le Buteur n° 1026 Lundi 9 novembre 2009

Coup fort MCA

Bedbouda

«Nous sommes dans les meilleures conditions pour préparer le match de Béjaïa» Même si de
«Nous sommes dans les
meilleures conditions pour
préparer le match de Béjaïa»
Même si de retour de blessure, Brahim Bedbouda aura été, avant-hier soir, l’un
des tout meilleurs joueurs de son équipe sur le terrain. L’international espoirs
s’est même permis le luxe de débloquer la situation en inscrivant un doublé, de
la tête sur corner, à un certain Mezaïr, qui aura vécu une soirée
cauchemardesque.
Après un bon départ, votre
équipe a marqué le pas ces
derniers temps et maintenant
vous venez de renouer avec la
victoire en disposant aisément
du MC Oran. Peut-on savoir
ce que vous inspire ce joli suc-
cès ?
C’est sûr que cette victoire nous
fait énormément de bien après le
passage à vide que nous avons tra-
versé ces dernières semaines. Face
Racontez-nous les deux buts
que vous avez inscrits ?
C’est simple, j’ai essayé de me
placer idéalement afin d’être à la
réception du corner qui a été par-
faitement botté au second poteau
par Attafen. J’ai placé de toutes
mes forces une tête que Mezaïr n’a
pas réussi à détourner. En seconde
mi-temps, c’était la même chose
avec le corner de Bensalem qui m’a
permis de me mettre une nouvelle
au MCO, nous avons prouvé que
nous avons un bon groupe capable
fois en évidence. C’est vraiment
une soirée inoubliable pour moi,
de réaliser de très bons matchs. Ce
n’était qu’une question de réussite
qui nous a fait défaut face à l’ASK
surtout que cela faisait longtemps
que je n’avais pas joué.
C’est vraiment fou
ce que je vis en ce mo-
ment. C’est fabuleux de
compter déjà trois buts
dans son escarcelle sur-
tout pour un défenseur.
Cela prouve que notre
équipe a un esprit
tourné vers l’offensive.
J’espère avoir cette
même réussite lors
de nos prochains
rendez-vous.
Entretien réalisé
par
Tarek-Che
et au WAT.
Pour votre retour à la compéti-
tion, vous avez réussi un dou-
blé historique face à un certain
Mezaïr. Cela a dû être un mo-
ment inoubliable pour vous
C’est sûr que ce n’est pas tous les
jours qu’on marque un doublé lors
d’un match officiel, de surcroît à
Mezaïr qui est pour moi l’un des
meilleurs gardiens de notre cham-
pionnat. Il l’a prouvé d’ailleurs en
sauvant son équipe d’un score qui
aurait pu être nettement plus large.
Peut-on dire que cette victoire,
acquise avec la manière, est le
match référence pour votre
équipe ?
Il est clair que c’est notre meil-
leur match en termes de jeu depuis
celui que nous avons livré lors de
la première journée du champion-
nat face à Annaba.
Après cette victoire, vous avez
repris le fauteuil de leader avec
un match en moins. Vous êtes
dans les meilleures conditions
avant votre déplacement à Bé-
jaïa pour affronter le JSMB ?
On ne pouvait pas rêver d’un
meilleur scénario. Nous aurons
quelques jours de repos qui vont
nous permettre de récupérer des
efforts consentis durant cette se-
maine, ensuite nous allons nous
préparer pour ce déplacement
choc à Béjaïa. Nous avons désor-
mais toute la latitude pour prépa-
rer parfaitement cette affiche.
Cette victoire, face au MCO, a re-
tapé le moral des troupes. Nous
sommes passés par des moments
très difficiles suite au passage à
vide que nous avons traversé ces
dernières semaines.
Après cette large victoire obte-
nue face au MCO, est-ce que
vous pensez au titre ?
Il faut aller étape par étape. Es-
sayons d’abord de terminer cham-
pion d’hiver, ensuite on verra.
Auteur de trois buts depuis le
début du championnat, vous
êtes en train de réaliser une
saison exceptionnelle avec
votre équipe. Qu’en dites-vous
Il compte
trois buts à
son actif
◗ Avec le doublé
inscrit avant-
hier soir face au
MCO, Brahim Bed-
bouda a soigné ses sta-
tistiques. Désormais, le
latéral gauche des Vert
?
Il leur a déclaré au cours de la réunion technique
Michel : «Gagnez et vous aurez votre argent»
◗ Au cours de la réunion technique d’avant-match qui a eu lieu samedi à l’hôtel Emir de Chéraga, l’en-
traîneur du MCA, Alain Michel, a profité de cette occasion pour évoquer le problème financier qui
empoisonne la vie des joueurs malgré les bons résultats qu’ils sont en train d’enregistrer. «Je n’ai
et Rouge compte trois
unités à son actif. Les
deux buts d’avant-hier
sont venus s’ajouter à
la banderille, plantée
lors de la première
journée de champion-
nat, à Annaba, à Rouiba.
qu’une chose à vous dire : ne vous inquiétez pas pour votre argent. J’ai eu une discussion avec Gaceb et
Longar qui sont sur le point de revenir au sein de la direction du club. Ces derniers m’ont rassuré et
donné des garanties selon lesquelles les joueurs vont être régularisés dans
les plus brefs délais. Je vous demande donc de ne penser qu’à une seule
chose, battre le MCO», leur a dit en substance l’entraîneur mouloudéen.
Trois jours de repos pour les joueurs
H. R.
Meilleur buteur de l’équipe
avec 7 réalisations
◗ Les gars du Mouloudia ont bénéficié de trois jours de repos total
avant de se remettre au travail. Cela a permis à Zeddam, Bouguèche,
Besseghir, Ouamane, Boumechra et bien d’autres qui résident en de-
hors de la capitale de passer des moments avec leurs proches.
Reprise mercredi
Bouguèche sur les
traces de son record
de 2006
◗ C’est mercredi que la reprise des entraînements est program-
mée pour les gars du Mouloudia. C’est durant l’après-midi que
les partenaires de Bensalem vont se remettre au boulot à l’an-
nexe du 5-Juillet avec le souci de bien se préparer pour le périlleux
déplacement à Béjaïa.
U ne nouvelle fois, Hadj Bouguèche a
montré la voie à ses partenaires fai-
sant ainsi honneur à son statut de
capitaine. L’enfant d’Arzew, bien
unités, Hadj est sur le
point de battre sa pro-
pre performance avant
même la fin de la phase aller.
Cela démontre parfaitement la sai-
Brève apparition
de Amroune
qu’il ait raté plusieurs opportunités de scorer,
a été, avant-hier soir, l’auteur d’un doublé, à
l’instar de Bedbouda. Une performance qui
permet à «Hadj» de porter son total à 7 réali-
sations depuis le début du championnat. Inu-
tile de préciser que Bouguèche, grâce à son
sens inné du but, se retrouve seul en tête des
buteurs de son équipe. En maintenant ce cap,
Bouguèche pourra battre son propre record
qu’il avait établi lors de la saison 2005-2006,
lorsqu’il avait terminé avec 10 buts inscrits en
championnat et 16 toutes compétitions
confondues (Coupe d’Algérie, championnat,
Coupe arabe).
son de haut vol que l’ex-Koubéen est
en train de réaliser depuis le début de
la saison.
C’est finalement du banc de touche que Mohamed Amroune a suivi le
match d’avant-hier soir. Et ce n’est qu’à la 80’ que Mohamed a fait son entrée
sur le terrain à la place de Derrag. Durant le temps lui a été imparti, Am-
roune a essayé de retrouver le chemin des filets, mais en vain.
«Le titre passe
avant tous les records»
«Le plus important, c’était de renouer
avec la victoire»
Au sujet de sa non-titularisation, Amroune nous dira à sa sortie des ves-
Lorsque nous avons pris attache
avec le capitaine mouloudéen, celui-ci
nous entretiendra de la forme éblouis-
sante dans laquelle il se trouve actuelle-
ment. «Je me sens bien physiquement et
moralement et cela se voit sur le terrain. Le
fait d’avoir réagi de la sorte face au MCO
prouve que notre groupe a du caractère. Pour
ce qui est de mon doublé, qui me permet de
me rapprocher de mon record de 2006, le plus
important c’est de jouer le titre qui passe
avant tous les records», nous a confié
Hadj.
tiaires du stade olympique : «Qui ne veut pas jouer comme titulaire ? Le plus
important après tout ce que nous avons enduré ces derniers jours, c’était de re-
nouer avec la victoire. C’est chose faite avec ce succès contre le MCO, qui nous
fait énormément de bien.»
T. Che
Il emboîte le pas à Badji
Chaoui dépose son chèque auprès du tribunal
Il est à une seule marche de
sa performance de la saison
dernière
◗ Smaïl Chaoui a emprunté le pas à son ex-coéquipier Fayçal Badji
qui avait eu recours au tribunal pour percevoir son dû. L'actuel li-
béro du MC Saïda a déposé lui aussi son chèque auprès de la jus-
Meilleur buteur de son équipe, la saison pas-
sée, en compagnie de Jean-Marc Bénié, avec six
tice pour percevoir l’argent que le club lui doit. Autrement dit, l'étau
se resserre de plus en plus sur l'actuelle direction du Mouloudia.
T. Che

Le Buteur n° 1026 Lundi 9 novembre 2009

13

Coup réussi MCA

Les changements gagnants du coach

Michel

«Notre objectif dans l’immédiat est de terminer champions d’hiver»

Mouloudia gagnait sans convaincre. Face au MCO donc, les Mouloudéens ont épaté plus d'un. De
Mouloudia gagnait sans convaincre. Face
au MCO donc, les Mouloudéens ont épaté
plus d'un. De l’avis des observateurs, c'est
leur meilleur match depuis le début de la
saison. Au milieu du terrain, Alain Michel
S atisfait de la réaction de ses joueurs, qui ont été
impressionnants avant-hier soir face au Moulou-
a aligné quatre joueurs : Koudri, dans la ré-
dia d’Oran, le coach français du Doyen, Alain
cupération, Bensalem et Boumechra, sur
les côtés, alors que Billel Attafen a joué der-
Michel, nous dira à propos de cette large victoire
rière les deux attaquants Bouguèche et
Derrag. En somme, des changements ga-
gnants puisqu’ils ont porté leurs fruits, sur-
tout que Michel avait des solutions sur le
banc avec la présence de Amroune, Bel-
kheïr, Kabla et Khedis. Ce qui est de bon
augure pour l’avenir.
de son équipe : «On ne peut qu’être satisfaits de cette vic-
toire que nous avons obtenue avec la manière. On aurait
pu nous imposer sur un score plus large, si nous avions fait
preuve de plus de réussite devant le but adverse. A présent,
nous allons nous préparer pour nos deux prochains
matches face à la JSMB et l’USMH, qui seront décisifs pour
l’obtention du titre du champion d’hiver, qui est notre objec-
tif dans l’immédiat. Le fait de pouvoir compter sur l’ensem-
ble du groupe nous permet de préparer comme il se doit nos
prochaines échéances. »
Les objectif
seront fixés
incessamment
A présent, le Mouloudia occupe la pre-
mière place du classement avec un match
en moins, celui de l'USM Harrach, pro-
grammé à une date ultérieure. Même si
«Leader avec un
match en moins, ce
n’est pas mal pour
une équipe en
crise»
Alain Michel a déclaré qu'on se dirige sans
doute vers une finale MCA-ESS, pour le
titre de champion d'hiver, aucun objectif
n'a encore été fixé pour le moment et
le rôle que le Mouloudia devra jouer
L e Mouloudia a remporté son
septième succès de la saison
aux dépens du MCO sur le
score large de quatre buts à
un. Une victoire qui est
venue après un passage à
vide des Vert et Rouge, qui a duré trois
journées. L'équipe ne s’est pas s'imposée
depuis le match de Batna. Deux matchs
nuls concédés au stade du 5-Juillet face à
l'USM Alger et l'AS Khroub et une défaite
3, avec un effectif réduit ne s’y prête plus,
puisqu'il ne possède pas de doublures. C’est
pourquoi il a opté à l'occasion de ce MCA-
MCO pour le 4-4-2, sans pour autant
chambouler la défense, puisqu’elle est re-
devenu le maillon fort de l'équipe cette sai-
son. Les chiffres sont là pour attester que le
Mouloudia possède la meilleure défense du
championnat avec cinq buts seulement en-
caissés (à prendre en considération celui du
MCO). Un seul changement a eu lieu, celui
de Brahim Bedbouda à la place de Khedis,
à Tlemcen devant le WAT. D'ailleurs, après
cette saison. Une réunion entre la
direction du club et le staff tech-
nique devrait avoir lieu inces-
samment pour tracer les
nouveaux objectifs du club, sur-
tout après un bon début de sai-
son. En tout cas, le premier
responsable de barre technique
veut préserver son groupe et
l'éloigner de la pression des
supporters qui ne cessent de
parler du titre. Le fait de ne pas
fixer d’objectif va quelque peu
relégué sur le banc de touche. Au milieu et
ce dernier match l'entraîneur Alain Michel
en attaque, les changements opérés ont ap-
a prévu des changements au sein de
faire baisser la pression qui
pèse sur les joueurs.
l'équipe type. Il a constaté en effet que le
schéma tactique adopté par le passé, le 4-3-
porté un plus à l'équipe, comparativement
aux précédentes rencontres, lorsque le
H. R.
Et pour ce qui est du fau-
teuil de leader que le Moulou-
dia a repris à Annaba à la
faveur de sa victoire contre le
MCO, Michel a commenté
avec une certaine ironie la
situation actuelle du vieux
club algérois. «On ne
peut que se réjouir
d’être leaders avec un
match en moins. Ce
n’est d’ailleurs pas
mal pour une
équipe qui est soi-
disant en crise.
On ne va certai-
nement pas faire la
fine bouche alors qu’on est
encrés à cette première place
en championnat», nous a dé-
claré l’ex-technicien de Gre-
noble.
Amrous veut
récupérer Mokdad
et Bouabdallah
Besseghir : «Dorénavant, nous
serons encore plus performants»
L e président
Sadek Amrous
songe sérieuse-
ment à récupé-
rer les deux émigrés
Malek Mokdad et Madjid
Bouabdallah, mais cette
perspective n’a apparem-
ment que peu de chances
de se concrétiser en rai-
son de la crise financière
ont même poursuivi le
club auprès de la FIFA
pour ne pas avoir perçu
leur argent. Malgré cela,
Amrous ne désespère pas
et compte prendre at-
tache encore une fois
avec leur agent pour es-
pérer les convaincre.
Amine Besseghir a été
l’auteur d'une belle pres-
tation lors du match face
au MCO. L'arrière droit du
Mouloudia a alimenté les
attaquants par de nom-
breuses balles, dont celle
qui a ramené le quatrième
but de Bouguèche.
Coupe du monde (rires).
J'espère qu'on atteindra cet
objectif. On fera en sorte
d’être plus performants à
l'avenir. Il ne faut pas
oublier que les pro-
chains matchs se-
ront
plus
qui secoue le club. Autant
dire donc que c’est là un
dilemme que le boss
mouloudéen aura à se dé-
mener pour tenter de le
résoudre au moment où
l'entraîneur Alain Michel
Alain Michel
en France pour
les convaincre
difficiles. Il fau-
dra les gérer
un par un, puis
faire le calcul
des points ré-
colter.
Par ailleurs, même
Alain Michel s'est rendu
compte de l'évidence de
récupérer à tout prix les
Vos impressions Amine, après
cette éclatante victoire face au
MCO…
C'était une victoire très importante
pour nous. On a fourni une très belle
Il existe un
problème
d'argent ces
jours-ci au
deux émigrés, car le club
prestation face aux Oranais, on a do-
a demandé aux dirigeants
de renforcer l'équipe lors
du mercato. En plus de
cela, rien ne dit que les
deux joueurs en question
vont accepter de retour-
ner au Mouloudia après
avoir exprimé leur ras-
le-bol, suite à la non-ré-
risque de se retrouver
dans une situation embar-
rassante au mercato. Il se
peut même qu'il ne trouve
pas de bons joueurs lors
de cette période, sans ou-
blier aussi le problème fi-
nancier. Pour cela, Alain
Michel, qui se trouve de-
puis hier en France,
compte prendre attache
avec Mokdad et Bouab-
dellah ainsi que leur agent
club. Est-ce
que cela a in-
flué négative-
ment sur le
groupe ?
Pas
gularisation de leur situa-
tion financière. Pis,
Bouabdallah avait reçu sa
lettre de libération en
guise de garantie, mais il
miné la majeure partie du temps de
jeu, ce qui nous a permis de marquer
quatre buts. Ce succès est venu au
bon moment, c’est-à-dire après un
passage à vide. Ça fait longtemps
qu'on n'a pas gagné de match… de-
puis le déplacement à Batna.
Après ce passage à vide, avez-
vous douté ?
Jamais ! On a toujours fait ce qu'il
fallait, mais la chance nous tournait
le dos à chaque fois. Je peux vous dire
qu'après cette victoire face au MCO,
les choses sont rentrées dans l'ordre.
du tout. En
pour essayer de les per-
On a retrouvé le sourire, mais aussi la
a fini par quitter le club,
sans revenir. Alors que
Mokdad n'a pas voulu re-
venir. Les deux joueurs
suader de retourner au
Mouloudia.
effet, tous les joueurs
veulent être régularisés
puisque le football est
leur gagne-pain, c'est
humain. Toutefois, on
fait confiance à nos di-
rigeants, on a perçu nos
salaires et nos primes de
matchs. Pour la prime de
signature, on est confiants.
Entretien réalisé par
Hamza R.
H. R.
première place qu'on avait acquise
haut la main dès l'entame du cham-
pionnat.
Vous avez épaté tout le monde
face aux Oranais. Certains disent
que le Mouloudia a fourni son
meilleur match depuis le début
de la saison. Partagez-vous cet
avis ?
Je ne suis pas tout à fait d'accord
avec vous. On a réalisé quand même
des prestations de premier ordre face
à l'USMAn, l'USMA et même Chlef
et Batna. Ce n'est pas la première fois
qu'on épate. C’est vrai, on a fourni
une prestation remarquable. On a
failli l'emporter sur un score lourd,
grâce à la volonté des joueurs qui
étaient solidaires sur le terrain, mais
surtout décidés à se racheter après la
dernière défaite à Tlemcen. C'est
tout. On voulait tous gagner ce
match.
Il y avait aussi ce changement
tactique qui a porté ses fruits,
n'est-ce pas ?
C'est vrai. L'entraîneur a préféré
changer de stratégie. Je pense que cela
nous a permis de gagner par quatre
buts à un. Seulement, moi, je ne veux
pas aborder le sujet des schémas tac-
tiques. Ce n'est pas mon travail, c'est
celui du coach. C'est lui le premier
responsable du volet technique.
Après ce succès, vous avez re-
trouvé l'envie de gagner. L'entraî-
neur a comme objectif, le titre de
champion d'hiver. Peut-on
connaître votre avis ?
Ecoutez, moi je suis un joueur am-
bitieux. Moi, je veux même gagner la

14

Le Buteur n°1026 Lundi 9 novembre 2009

On attend

le messie

D epuis le début de la sai- son, on a pratiquement utilisé tous les atta-

quants que recèle l’effectif us- miste, et le moins que l’on puisse dire, statistiques à l’appui, c’est que le compartiment offensif des Rouge et Noir n’a pas été à la hau- teur. Un seul joueur seulement s’est montré plus ou moins effi- cace par rapport à son temps de jeu, celui qu’on attendait le moins peut-être, c’est Aït Tahar qui a marqué deux buts, mais le mal- heureux s’est blessé et il ne re- prendra pas de sitôt. Tous les autres n’ont pas encore eu le ren- dement escompté. Douze matches déjà disputés dans cette phase aller et le butin récolté par les sept attaquants qui ont été ali- gnés jusque-là reste maigre. Est- ce la poisse, le manque de réussite ou tout simplement le manque de métier ? C’est peut- être ce dernier paramètre qui freine l’attaque des Rouge et Noir, même si on ne peut pas dire que Daham manque de métier. Ce dernier a juste besoin de repren- dre tous ses moyens physiques car personne ne peut remettre son talent en question. Pendant ce temps-là, il n’y a apparemment aucune autre solution que d’at- tendre le retour du messie, Issaâd Bourahli, que personne ne peut remplacer, semble-t-il, même avec une seule jambe. Le talent, l’expérience, la ruse et le métier, il a tout, sauf ses jambes de vingt ans. «L’âge n’est pas un handicap pour moi et quand je vois le ni- veau du championnat, je me dis que ma retraite n’est pas pour de- main, pourvu que je sois épargné par les blessures», nous disait-il à l’orée de la saison, avant qu’il ne soit contraint de passer sur le bil- lard. Son retour ne saurait tarder.

B. M.

USMA - EN A’ en amical demain à Bologhine

Le championnat de Division 1 va observer une halte d’une dizaine de jours en raison du match décisif pour la qualification au Mondial 2010 que disputera notre équipe nationale face à l’Egypte ce 14 no- vembre au Caire. Il reprendra trois jours après, soit le mardi 17 no- vembre, avec au menu des Rouge et Noir la JS Kabylie. Et en prévision de ce rendez-vous, le staff tech- nique de l’USMA a répondu favo- rablement à la demande du sélectionneur national, Abdelhak Benchikha, d’organiser un match amical contre les A’. La rencontre aura lieu demain mardi au stade Omar-Hammadi et le coup d’envoi est prévu à 10 heures. Un adversaire de qualité et assez solide pour pou- voir déceler les lacunes de l’équipe avant la reprise du championnat, même si le principal problème de l’USMA est connu de tous, c’est son incroyable inefficacité en attaque. Même à Chlef, les joueurs étaient unanimes à dire qu’ils ont fait un autre très bon match, en produisant du jeu et en se créant des occasions, mais encore une fois, la réussite n’a pas été au rendez-vous. Quoi qu’il en soit, l’USMA se doit de trouver des solutions. En attendant qu’elle se maintienne au moins en vie en assurant à domicile, d’autant qu’elle n’aura pas la tâche facile face à une équipe de la JSK qui, même si elle aussi est loin d’être convaincante, reste difficile à manier.

B.

M.

Coup franc USMA

Daham ««CCeettttee ddééffaaiittee,, nnoouuss eenn ssoommmmeess ttoouuss rreessppoonnssaabblleess»» Avec un peu
Daham
««CCeettttee ddééffaaiittee,,
nnoouuss eenn ssoommmmeess
ttoouuss rreessppoonnssaabblleess»»
Avec un peu de recul, que pouvez-vous nous dire
sur la défaite que vous venez d’essuyer à Chlef ?
Que voulez-vous que je vous dise ? Je ne trouve pas
les mots pour exprimer ce que je ressens. Quand on
perd, on ressent toujours de l’amertume après le coup de
sifflet final. Ça fait toujours mal de perdre, surtout
lorsque vous l’entamez avec l’intention d’arracher un ré-
sultat positif. Pour revenir à cette rencontre, sachez
qu’elle était équilibrée. Le score ne reflète pas vraiment la
physionomie du match. Notre adversaire s’est montré
plus réaliste en première période. En seconde période,
on est revenus à la charge, mais sans que cela puisse
changer quoi que se soit. C’était déjà trop tard.
tout s’est très bien passé. Je n’ai à aucun mo-
ment ressenti des douleurs. C’est bon signe.
Je dois reprendre le travail avec le groupe
pour préparer nos prochains matches.
On sent que vous avez beaucoup de regrets. Est-ce
parce que vous avez fait une bonne seconde pé-
riode ?
J’ai des regrets parce que nous avons perdu. En plus, je
tiens à préciser que je préfère ne pas bien jouer et gagner
plutôt que de bien jouer et perdre à la fin.
Que pensez-vous des résultats de
votre équipe ?
Nous avons intérêt à bien profiter de la trêve
pour nous renforcer. Nous avons quelques
jours, on doit faire de notre mieux pour reve-
nir en force. Nous avons réalisé une bonne
série après notre victoire face à la JSMB. A
présent, nos résultats sont en dents de scie.
On doit faire de notre mieux pour remon-
ter la pente. Nous en avons les moyens. On
doit juste croire en nous et être plus soli-
daires lors de nos prochaines rencontres.
Que pensez-vous de la prestation de Ghoul ?
Il a fait son devoir. Ghoul n’est pas responsable, il n’a
rien à se reprocher car nous sommes tous responsables
de cette défaite. Quand on gagne, c’est toute l’équipe qui
gagne, et quand on perd, c’est aussi toute l’équipe qui
perd. Il ne faut pas oublier que c’est son premier match.
Personnellement, je pense qu’il n’est pas responsable sur
les deux buts. Le premier l’a été sur une balle arrêtée,
tandis que le second est intervenu suite à un malentendu
avec un coéquipier.
C’est à l’occasion de cette rencontre que vous avez
renoué avec la compétition ; comment ça s’est passé
pour vous ?
Le plus normalement du monde. J’ai remplacé Ouz-
nadji à six minutes de la pause. J’ai essayé d’apporter un
plus. J’ai tenté de déstabiliser la défense adverse. J’ai
donné tout ce que je pouvais. En ce qui concerne ma
cheville, l’endroit où je souffrais, je peux vous assurer que
Une dernière question. En tant qu’ex-in-
ternational, comment voyez-vous ce der-
nier match que l’Algérie s’apprête à livrer
face à l’Egypte dans le cadre des élimina-
toires pour la Coupe du monde ?
C’est sûr, ça va être difficile, mais franche-
ment, je sens que nos joueurs peuvent réaliser
un bon coup au Caire. On dispose d’un bon
groupe qui a son mot à dire. Comme tout le
peuple algérien, j’attends ce match avec im-
patience. Je suis sûr que notre EN va ar-
racher un billet pour l’Afrique du Sud à
condition que les joueurs se montrent
courageux et solidaires. Il est vrai que
la presse égyptienne, ainsi que les
échos parlent d’un accueil spécial,
mais je pense qu’au final, il n’y aura
rien. Le match se jouera sur le ter-
rain et pas ailleurs.
Entretien réalisé par
Adel Cheraki

Ghazi

«A Chlef, j’ai chômé en défense»

Un des cadres de l’équipe, Karim Ghazi en l’occurrence, ne pa- raît pas très inquiet de la situation actuelle de son équipe «dans la mesure où, estime-t-il, il n’y a aucun problème dans le groupe et qu’on joue bien en plus». Re- converti en latéral droit ces deux derniers matches, en raison de plusieurs défections dans l’équipe, particu- lièrement en défense, Ghazi aborde dans le même sens que son co- équipier Benaldjia en nous faisant savoir que la défaite face à l’ASO

ne s’explique pas forcé- ment par une mauvaise prestation de l’équipe. «Bien au contraire, et même si cela va vous paraître paradoxal, nous avons très bien joué face à l’ASO, et nous les avons

même dominés. Je vais même vous dire que j’ai chômé en deuxième mi-temps. Ils ne sont pas parvenus à dépasser la ligne mé-

diane, c’était carrément attaque-défense.

la ligne mé- diane, c’était carrément attaque-défense. Nous nous sommes contentés, Aouamri et moi, d’adresser

Nous nous sommes contentés, Aouamri et moi, d’adresser des cen- tres vers la surface et de faire le surnombre en at- taque tellement il n’y avait pas grand-chose à faire en défense. Eux, ils dégageaient comme ils pouvaient, même Gaouaoui a eu beaucoup de chance face à Mehdi Benaldjia. Notre seul tort, c’est que nous n’avons pas réussi à mar- quer par manque de chance peut-être, mais à part cela, on ne peut rien nous reprocher d’autre. Certes, l’ASO a marqué deux buts, un sur une

balle arrêtée et un autre qu’on ne sait pas encore comment il est ren- tré. A part cela, ils n’ont rien fait d’autre», explique-t-il, tout en restant optimiste pour la suite. «Je ne suis pas inquiet. Comme je viens de vous dire, on joue bien, et je suis sûr que notre attaque va bientôt

retrouver son efficacité», conclut-il B. M.

Benaldjia

«On joue mieux que nos adversaires, mais on perd»

Titularisé pour la deuxième fois cette saison, Billel Benaldjia a été une nouvelle fois à
Titularisé pour la
deuxième fois cette saison,
Billel Benaldjia a été une
nouvelle fois à la hauteur
des attentes avec un ren-
dement assez considérable
au milieu, à Chlef. Il n’ar-
rive pas, toutefois, à expli-
quer la défaite contre
l’ASO, «en dépit d’un très
bon match. Oui, je n’exa-
gère pas, nous avons fait
un très bon match, meil-
leur que celui de Annaba.
Mais encore une fois, nous
avons perdu, et je n’arrive
pas à comprendre pour-
quoi», s’interroge-t-il en-
core. «Croyez-moi, Chlef
n’a rien fait. Il y a eu ce
coup franc direct qui a ra-
mené le premier but, c’était
une balle arrêtée, et après
une balle des plus ano-
dines, sans aucun danger,
que Rial allait dégager,
mais qui est finalement
rentrée en trompant la vi-
gilance de Ghoul. C’est tout
ce qu’ils ont fait, contraire-
ment à nous qui avons
mieux joué et dominé
presque toute la partie,
avec beaucoup d’occasions
de but. Franchement, je
n’arrive pas à compren-
dre», nous a-t-il expliqué,
en espérant que les choses
vont s’arranger le plus tôt
possible.
B. M.

Le Buteur n° 1026 Lundi 9 novembre 2009

15
15

Iaïche en colère contre Henkouche

Après avoir pris connaissance des déclarations de Mohamed Henkouche qui s’est exprimé sur son ancienne équipe, à l’issue de la rencontre qui a opposé le CABBA au CRB, Abdelkader Iaïche était en colère. En effet, l’entraîneur du CRB n’a pas admis que ses choix fassent l’objet de critiques de la part de Hen- kouche, puisque ce dernier avait affirmé qu’il ne pouvait trouver aucune explication à ce que Saïbi et Younès soient sur le banc des remplaçants, tout en mettant l’ac- cent sur le fait que le CRB a perdu son football. Autrement dit, Henkouche, et sans vouloir minimiser de la valeur de son équipe, endosse une part de res- ponsabilité de l’échec du CRB à l’entraîneur. C’est pour cette rai- son que Iaïche s’est mis en colère et considère de telles déclarations comme étant une manière de s’immiscer dans ses affaires. Alors que lui a évité de s’exprimer sur son adversaire du jour, une équipe qu’il a entraînée durant toute une saison et avec laquelle il a réalisé un bon parcours.

Les deux hommes se sont pourtant salués avant le début de la rencontre

Il y a plus d’un mois de cela, l’entraîneur Mohamed Hen- kouche n’était pas allé avec le dos de la cuillère pour décrier Iaïche qu’il avait accusé de se préparer pour prendre l’équipe en main et ce, depuis le début de saison, mais Iaïche n’a pas voulu entrer dans une polémique qui aurait porté préjudice, dira-t-il, au club. Vendredi dernier, rien ne présa- geait une telle situation, car avant le début de la rencontre, les deux entraîneurs se sont salués. Main- tenant que Henkouche a de nou- veau formulé des critiques envers Iaïche, ce dernier s’interroge sur les raisons qui ont poussé l’en- traîneur du CABBA à s’en pren- dre à lui, alors qu’il n’a répondu qu’à l’offre du CRB et ce, après que Henkouche eut démissionné de son propre gré.

Les dirigeants

réconfortent Iaïche

Toutefois, les dirigeants du Chabab ont réconforté Iaïche, en défendant ses choix, à l’image du président Mahfoud Kerbadj qui a aussi minimisé l’ampleur de cette défaite. Le premier responsable du CRB a approuvé le fait que Iaïche ait laissé Saïbi et Younès sur le banc des remplaçants avant de les incorporer en seconde pé- riode de jeu. Une stratégie qui aurait pu permettre aux Belouiz- dadis de revenir avec un précieux point, n’était la chance qui leur a tourné le dos, à cinq minutes de la fin de la rencontre. Cependant, il faut dire que le CRB a sombré en deuxième mi-temps en subis- sant le jeu s’exposant ainsi aux as- sauts du CABBA qui a réussi à secouer les filets de Fellah en fin de rencontre.

K. M.

Coup d’œil CRB

Le CRB à quatre points du troisième relégable

CRB Le CRB à quatre points du troisième relégable L a dernière défaite concé- dée vendredi

L a dernière défaite concé- dée vendredi dernier à Bordj Bou-Arréridj a été celle de trop pour le

CRB qui n’a glané aucun point en déplacement depuis le match qui l’a opposé au MSPB. Suite à cette série de résultats mitigés enregis-

trée par les poulains de Iaïche, l’équipe se trouve actuellement à la treizième position, à quatre points seulement de la troisième équipe menacée par la relégation, qui n’est autre que l’ASK. Par conséquent, les Belouizdadis n’ont d’autre choix que de se remettre en cause pour le reste de cette phase aller, au risque de se re- trouver dans une situation très délicate. Car au rythme où vont les choses, les Belouizdadis ne sont pas loin de toute mauvaise

surprise, sachant qu’ils n’arrivent plus à développer leur jeu, et les deux victoires enregistrées face à l’USMB et la JSK n’ont convaincu personne. Une situation qui in- quiète beaucoup, puisque per- sonne ne s’attendait à un tel scénario.

L’attaque ne marque plus en déplacement

Il ne se passe pas un match sans voir la défense du CRB encaisser au moins un but et ce, depuis le début du championnat. Sur ce point, les Belouizdadis sont una- nimes à dire que le compartiment défensif est le maillon faible de l’équipe, mais la réaction de l’at- taque intrigue aussi, car l’équipe n’a pas inscrit le moindre but lors de ces trois derniers déplace-

ments. Voilà un autre problème qui se pose pour Iaïche qui est ap- pelé à trouver des solutions avant qu’il ne soit trop tard, lorsqu’on sait que l’équipe est soumise à une forte pression et que seule une série de bons résultat pourrait permettre à l’équipe de se créer une dynamique pour chasser dé- finitivement le doute qui s’est ins- tallé dans les rangs des camarades de Saïbi.

Les derbies pour sauver la mise

Même si la situation actuelle est presque alarmante, il n’en de- meure pas moins qu’au CRB, on reste optimiste, en misant sur les matchs derbies pour voir leur équipe augmenter son capital points et revenir au premier plan. Sur les cinq rencontres qui restent à jouer, les poulains de Iaïche vont jouer deux derbies d’affilée, res- pectivement face au NAHD et l’USMH, avant de jouer deux au- tres matchs au stade du 20-Août, et terminer par un autre derby face au MCA. Ainsi, les cama- rades de Saïbi pourraient rectifier le tir. Seulement, ils se doivent de puiser au fond de leurs ressources pour réussir ce pari. Iaïche, pour sa part, devra trouver la meilleure formule à même de mener son équipe à bon port.

K. M.

Maâziz : «On a les moyens de remonter la pente»

L’équipe a concédé une autre défaite vendredi dernier en championnat ; à quoi attri- buez-vous cet échec ? On s’est déplacés avec la ferme intention de revenir avec un bon résultat de Bordj Bou-Arréridj. Malheureusement, nous avons concédé un but dans les dernières minutes de la rencontre, alors qu’on était sur le point d’atteindre notre objectif. Je pense qu’on a manqué de chance. Sur l’ensem- ble de la rencontre, on méritait au moins de revenir avec un point de notre déplacement, car nous avons fourni une bonne partie.

Mais le fait de vous replier en défense en seconde période vous a joué un mauvais tour… On ne s’est pas repliés en dé- fense, on voulait préserver notre acquis et gérer la rencontre tout en essayant de surprendre notre adversaire, mais cela ne veut nul- lement dire qu’on s’est cantonnés en défense. Il faut reconnaître aussi que l’adversaire a essayé d’exercer une pression constante

l’adversaire a essayé d’exercer une pression constante sur nous. Pensez-vous que cette défaite risque de

sur nous.

Pensez-vous que cette défaite risque de compliquer la situa- tion de l’équipe qui se trouve à quatre points seulement de la première équipe relégable ? Il ne faut pas s’alarmer, car l’écart qui nous sépare des équipes du haut du tableau est minime. Et puis, ce n’est qu’à la fin de la phase aller qu’on pourra compter les points et évaluer notre parcours.

Justement, pour le reste de cette phase aller, vous allez

jouer trois derbies au stade du 5-Juillet et deux autres rencontres au 20-Août, serait- ce une bonne opportunité pour vous de remonter la pente ? Nous sommes dans l’obligation de glaner le maximum de points d’ici la fin de la phase aller. Nous avons les moyens de faire le plein et remonter la pente, car le CRB n’a rien à envier aux autres for- mations.

Sur le plan personnel, vous avez fourni une belle presta- tion face au CABBA, peut-on dire que vous êtes bien parti pour reprendre votre place dans l’équipe ? Je ne peux donner un jugement de valeur sur ma propre presta- tion, je laisse le soin au staff de le faire. Je travaille toujours d’ar- rache-pied pour gagner la confiance de l’entraîneur. En outre, je suis persuadé qu’au fil de la compétition, je vais avoir ma place dans l’équipe.

K. M.

Le déplacement à Sfax via Oued Souf

Le déplacement à Sfax via Oued Souf En prévision du match retour de la Coupe nord-africaine,

En prévision du match retour de la Coupe nord-africaine, le CRB a déjà tracé son itinéraire. C’est ainsi que les Belouizdadis s’envole- ront à destination de Oued Souf le 19 novembre, avant de rallier par route la ville de Sfax. Les dirigeants du Chabab ont veillé à faire dé- placer leur équipe 48 heures avant la rencontre, contrairement au CS Sfaxien qui n’a rallié Alger que la veille du match.

USMAn

Malgré le faite de céder le fauteuil de leader au Doyen

Les Annabis se réjouissent du point ramené de Blida

D ans l’obligation de se ressaisir après l’humiliante défaite concédée à Eulma face au

MCEE, le week-end dernier, les Rouge et Blanc n’ont pas pu revenir avec le gain complet de la rencontre, se contentant du point du match nul, et ce malgré une large domination au stade Mustapha-Tchaker face aux pro- tégés de Kamal Mouassa. Cela ne fait pas forcement les affaires de l’USMAn, qui donnent ainsi l’occasion aux Mou- loudéens de les détrôner du fauteuil de leader. Mais le staff technique, rassuré

par la réaction des équipiers de Adil Tebbal, en espère plus d’efficacité de- vant les bois adverses pour enchaîner les victoires d’ici la fin de la phase aller.

La bande de Amrani a raté de peu la victoire

Sans la moindre pression du public blidéen, à cause du huis clos, les pro- tégés de l’entraîneur Amrani ont rendu une copie correcte sur le plan défensif en préservant la cage vierge du portier Ouaddah, mais en ratant pas moins de trois occasions franches. Cela aurait permis aux Annabis de re- venir avec les trois points de la vic- toire, au lieu de se contenter uniquement du simple point du match nul.

L’attaque devra assumer sa responsabilité

Avec deux petits buts lors des qua- tre derniers matchs, l’attaque annabie est de nouveau pointé du doigt par ses supporteurs. Pour viser le titre de champion, Amrani devra revoir ses plans tactiques et donner plus de res- ponsabilités à ses attaquants, qui sont en panne d’inspiration depuis le début de saison.

Amrani songe à faire confiance aux jeunes

Conscient que son équipe a besoin de sang neuf, le coach Amrani devra faire plus confiance aux jeunes, comme ce fut le cas face à l’USMB, en alignant le jeune Guechi durant l’inté- gralité de la rencontre. A noter que la nouvelle réglementation de la FAF exige à chaque club de faire jouer au minimum deux jeunes joueurs, afin de comptabiliser à la fin de la phase aller, pas moins de 450 minutes dis- putées par les moins de 20 ans.

Les Annabis vexés par les propos d’Alain Michel

Si la plupart des observateurs cette saison sont unanimes à dire que les Rouge et Blanc sont en train de réali- ser un parcours extraordinaire depuis le début de saison, ce n’est pas l’avis du coach français du Mouloudia d’Alger. En effet, Alain Michel a déclaré ré- cemment que seul l’ESS pourra rivali- ser avec sa formation pour le titre de champion d’hiver, ce qui n’a pas été du goût des Annabis. L’équipe annabie veut gagner les prochains matchs, en espérant un faux pas du Doyen afin de récupérer la place du leader. Cela prouver au coach mouloudéen que l’USMAn est une grande équipe, qui lutte cette saison pour jouer les pre- miers rôles et pourquoi pas décrocher le titre de champion. Mehdi T.

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Le Buteur n° 1026 Lundi 9 novembre 2009

Mansour Hadj « On a offert le succès au MCA » T ous ceux qui
Mansour Hadj
« On a offert le
succès au MCA »
T ous ceux qui suivent l’actua-
lité de près du club d’El
Hamri savaient que l’équipe
L’entraîneur du Mouloudia,
visiblement abattu suite à cette
cinglante défaite, n’a pas voulu
empirer la situation en évitant,
comme à son habitude d’ail-
leurs, de polémiquer. « Je pense
qu’il n’y avait pas une équipe au
sens propre du terme. Mes
joueurs ont évolué sans âme. Il
faut reconnaître que le résultat
du match aurait pu être encore
plus lourd si le MCA s’était mon-
tré plus efficace. Je dirai que c’est
nous qui avons offert les buts de
la rencontre, et par là même le
succès à notre adversaire du jour.
J’ai constaté qu’on a laissé trop
d’espaces à cette équipe du
MCA », dira à la fin de la ren-
contre, le coach du Mouloudia
allait recevoir une correction du
côté du stade 5-Juillet. Le mieux
placé pour connaître la forme, ou la
méforme, de l’équipe n’est autre que
le dirigeant Abdennour. Son ab-
sence avant-hier au stade olym-
pique voulait tout dire. En effet, la
défaite des Rouge et Blanc s’est des-
sinée avant même le déplacement
de l’équipe à la capitale. L’entraîneur
palestinien du Mouloudia n’a pas
cessé ces derniers temps de lancer
des messages, que la plupart des in-
conditionnels oranais ont pu déco-
der. En évoquant des perturbations
aux entraînements, accusant même
certains joueurs d’absences exagé-
rées. Mansour Hadj voulait certai-
nement faire savoir, avant le
déplacement, que la mission de son
le visage fermé. « Le fait de me
priver du banc de touche m’a
aussi empêché d’apporter des cor-
rectifs sur place, mais cela ne
peut expliquer la lourde dé-
faite », ajoutera-t-il.
Il rentre chez
lui à Sétif
Si la délégation oranaise est
rentrée directement à Oran par
équipe est quasi impossible. Même
sans les déclarations codées de
Mansour Hadj où le retrait de Ab-
dennour, les problèmes que ren-
contrent les joueurs du Mouloudia
sont un secret de polichinelle. C’est
tout Oran qui parle de crise finan-
cière. Il n’y a pas un seul supporter
qui ignore que Ouasti, Sebbah, Me-
zouar, El Bahari, Bengorine, Chaïb
et Daoud ne sont pas payés. Des
éléments qui représentent tout de
à
bus, l’entraîneur du Mouloudia
même plus de la moitié de l’équipe.
a fait le chemin inverse en se
Le plus grave dans cette histoire
à
rendant chez lui à Sétif. En effet,
le Palestinien a préféré se res-
sourcer auprès de sa petite fa-
mille avant de préparer ce
match, très attendu, face au WA
Tlemcen.
c’est que les joueurs précités évo-
luent à côté de certains de leurs co-
équipiers qui ont touché des
sommes faramineuses. Résultats
des courses, deux clans que tout op-
pose se sont formés au sein de
l’équipe. C’est la raison principale
qui est à l’origine de cette défaite
Elimam
«L’argent, il faut
aussi le mériter»
Ouasti
Le président du Mouloudia
qualifie cette défaite de nau-
frage. « Ça peut arriver à n’im-
porte quelle équipe, mais je
dirai que nous avons fourni
l’une de nos plus mauvaises
prestations cette saison, comme
en témoigne le score », dira Eli-
mam avant d’ajouter : « On a
commis trop d’erreurs en dé-
fense, notamment dans l’axe. »
A la question de savoir si cette
défaite avait un rapport avec la
crise financière qui touche cer-
tains éléments, le premier et le
seul responsable du club a an-
noncé : « Les joueurs doivent
aussi prouver qu’ils méritent leur
argent en réalisant de grands
matches.» «Comment voulez-
vous que je fasse des sacrifices et
les payer grassement pour une
prestation pareille », s’indigne-
t-il.

Coup risqué MCO

Les Hamraoua

au bord du précipice !

t-il. Coup risqué MCO Les Hamraoua au bord du précipice ! nés, sans gloire, hors de

nés, sans gloire, hors de leurs bases. En somme, la situation demeure in- quiétante pour cette équipe du

Mouloudia lorsque l’on sait qu’il devra accueillir le WAT, l’ASK, se déplacer ensuite à Béjaïa, puis rece- voir l’ESS et enfin boucler la phase aller par un match à Bologhine, face à l’USM Alger… De quoi s’inquié- ter !

Que des problèmes à régler pour le président ! A son retour à Oran, le président du Mouloudia n’aura que des pro- blèmes à régler, à commencer par celui des finances. Certains joueurs ont révélé, en catimini, à leurs proches qu’ils n’hésiteront pas à

bouder le match du WA Tlemcen, si jamais ils ne touchent pas leur ar- gent. Ces dix jours d’arrêt suffiront- ils au président, qui devra faire des mains et des pieds pour dénicher l’argent nécessaire et payer ses joueurs ? Entre-temps, Elimam doit régler le cas Abdennour, qui n’a pas donné signe de vie, et penser aussi à la prochaine AG. Les membres de cette dernière l’attendent avec impatience, car une AG dans les conditions actuelles

En tout

demeure un problème

cas, ceux qui connaissent bien la bâtisse d’El Hamri n’aimeraient pas être à la place d’Elimam à l’heure actuelle.

A. L.

Les joueurs ont-

ils levé le pied

?

Les supporters du Mouloudia d’Oran, qui ont fait le déplace-

ment en force

au stade 5-Juillet

avec l’espoir de voir leur équipe

revenir avec un résultat

probant,

ont dû plier drapeaux

et bande-

roles juste après le

troisième but

de Badbouda, à la 54’. Les sup- porters, qui connaissent parfai-

tement

la bâtisse

d’El Hamri,

pensent dur comme fer que cer-

tains ont levé le pied en signe

de

mécontentement contre le prési-

dent qui tarde à dénicher l’argent nécessaire pour les payer. Il faut

dire que même

les incondition-

nels

du MCA

ont

approuvé la

synthèse des Oranais. jamais les supporters

En effet,

du Doyen

n’ont vu un MCO aussi faible

que samedi passé. Sans fond incapable d’aligner trois

celui de de jeu et

quatre

de suite,

ou

les cette

passes

ca-

marades

de

Berramla

n’ont

pas

donné

l’impression

d’être

équipe

faisait trembler le

qui

MCA dans son antre du

5-Juillet.

Même celle qui

a frôlé avec la

descente en 2006 avait gagné sur

cette même

pelouse, alors

que

celle qui a connu

le purgatoire

n’a perdu que sur un score

étri-

qué de 1-0

à Bologhine !

face au MCA et aussi lors des pré- cédents déplacements. Par contre à

Zabana tous les joueurs se donnent

fond face à leur galerie. Si les

joueurs payés veulent justifier les

sommes mirobolantes qu’ils ont touchées, les impayés veulent pour

leur part prouver qu’ils méritent au- tant que leurs coéquipiers. Si Eli- mam n’a pas trop de souci à se faire

domicile, où l’équipe arrive bon

gré mal gré à gagner, le problème se pose désormais à l’extérieur avec quatre défaites sèchent. Le MCO est la dernière équipe en matière de points ramenés de l’extérieur. Mis à part celui récolté à Tizi-Ouzou, grâce à la bénédiction de Mezaïr, les Oranais se sont à chaque fois incli-

«Non, on ne lʼa pas fait exprès»

que nous avons réalisé jusque-là.

Cela va-t-il remettre en cause la qualité de votre équipe ? Non pas du tout. Une défaite pareille pourra ar- river à n’importe quelle équipe du championnat. Les joueurs étaient dans un jour sans. On était ab- sent durant toute la ren- contre et sur tous les plans.

Peut-on dire que le problème financier a fini par vous découra- ger ? Ça fait longtemps que le problème financier a commencé à peser sur le moral des joueurs. Mais cela ne peut à aucun mo- ment être la cause de cette défaite. Il ne faut pas aussi accuser les joueurs d’avoir perdu exprès. Nous de- vons voir la vérité en face,

l’équipe n’était pas bien et nous avons perdu le plus logiquement du monde. On a perdu car on était mauvais. Un point c’est tout.

Cette défaite ne risque-t-elle pas de faire douter le groupe pour la suite du cham- pionnat ? Il est clair qu’une dé- faite n’est jamais bonne à prendre. J’avoue qu’on a pris un mauvais coup. Nous devons oublier cette défaite et essayer de nous rattraper dès le prochain match. Il ne faut pas dra- matiser les choses. Regar- dez le CRB, lui qui n’a pas de problème financier, il s’est incliné 5-0 face à Chlef. Donc, je ne crois pas que cette défaite est vraiment alarmante. Entretien réalisé par Amine L.

Le libero oranais conseille à ses coéquipiers d’oublier la défaite face au MCA pour ne penser qu’aux prochaines rencontres. C’est une dé- faite amère que vous venez de concéder face au MCA. Que s’est-il passé au juste ? Cette défaite était inattendue, et per- sonne ne pensait qu’on allait perdre sur un score aussi lourd. Que voulez-vous que je vous dise ? Il y a des jours comme ça où rien ne va. Je trouve que c’est le pire match

Le Buteur n° 1026 Lundi 9 novembre 2009

Coup gagnant JSMB

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Si Mohamed rejoint l’EN A’

Après avoir disputé la rencon- tre face au CAB vendredi dernier

à Batna, le gardien franco-algé-

rien de la JSMB Si Mohamed a rejoint l’EN A’ hier pour un re- groupement d’une semaine à Alger. Pour rappel, c’est la deuxième fois que Si Mohamed prend part à un stage de l’équipe nationale de locaux après un pre- mier regroupement au cours du mois dernier.

Plus de peur que de mal pour El Hadi Adel

L’attaquant El Hadi Adel a passé une échographie samedi dernier pour être fixé sur la na- ture de cette même douleur qui a été à l’origine de sa sortie préma- turée la veille face au CAB. Heu- reusement pour l’enfant des Zibans, les résultats n’ont rien ré- vélé de grave. Il pourra donc re- prendre dès demain avec le reste du groupe.

Un nul qui vaut 2 millions

Alors que la victoire pouvait

leur rapporter 4 millions, les co- équipiers de Messali auront droit

à une prime de 2 millions suite

au point du nul qu’ils ont ramené de leur déplacement batnéen. En principe, c’est cette semaine qu’ils toucheront leur récom- pense.

S. A.

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A près la dernière ren-

contre disputée face

au CAB à Batna et en

raison du report de la

treizième journée du

championnat, le staff technique béjaoui a accordé trois jours de repos à l’ensemble des joueurs. Ce repos leur permettra de souffler un peu après les efforts fournis dans les dernières rencontres dis- putées. Et aussi à ceux qui habitent en dehors de Béjaïa de se ressour-

cer auprès des leurs. «Ces quelques

jours nous permettront de récupé-

rer un peu afin de reprendre le tra- vail dans de très bonne conditions», estime le défenseur Messali. Tou- tefois, les Vert et Rouge repren- dront les entraînements demain matin au stade de l’Unité maghré-

bine pour la première séance de la semaine. Pour la journée de de- main, le coach Menad program- mera deux d’entraînements afin de bien préparer la prochaine ren- contre face au Mouloudia d’Alger à Béjaïa et surtout garder le même rythme que ce soit physiquement ou techniquement. Le biquotidien sera donc appliqué pendant toute la semaine avant que le staff ne baisse un peu la cadence durant la semaine qui suivra. Les protégés de Menad n’ont pas connu de dé- faite depuis plus de deux mois maintenant. «Notre dernière dé- faite remonte à la sixième journée face à l’USMAn. Par la suite, nous n’avons fait qu’enregistrer d’excel- lents résultats qui ont vite fait de nous propulser à la cinquième

place. On est sur la bonne voie et on tâchera de garder la même dyna- mique et le même état d’esprit», ajoute Messali.

Menad veut un programme spécial

Les protégés de Menad ont raté la victoire le week-end dernier face au CAB bien que la maîtrise du jeu était de leur côté. D’ailleurs, ils ont manqué de surprendre les coéqui- piers de Bourahli à maintes reprises n’était la vigilance du portier Ba- bouche et de ses défenseurs. Les at- taquants béjaouis n’auront pas donné satisfaction en ratant des oc- casions nettes, notamment en deuxième mi-temps, par excès de précipitation. Aussi, le coach bé- jaoui va devoir revoir ses plans lors

de cette mini-trêve en program- mant des matches amicaux pour permettre à sa troupe de garder le même niveau et de se rattraper quelque peu sur le double plan phy- sique et technique. L’arrêt du cham- pionnat sera donc une arme à double tranchant pour le staff tech- nique béjaoui qui va sans doute éta- blir un programme spécial pour ses poulains, et ce, pour donner une autre allure à cette formation qui s’apprête à disputer des matches très difficiles que ce soit à domicile ou à l’extérieur. A cet effet, Menad doit secouer ses attaquants afin de leur permettre d’être décisifs lors des prochaines rencontres, en com- mençant par celle du Mouloudia d’Alger à domicile.

S. A.

«Notre début de saison catastrophique nous a forgés»

Belakhdar

Avec ces dernières performances, on peut dire que votre équipe est en train de faire
Avec ces dernières performances, on peut dire que
votre équipe est en train de faire un bon parcours,
n’est-ce pas ?
Ce parcours, on le doit à notre fraîcheur physique et à
nos bonnes dispositions tactiques, mais je peux vous dire
aussi que notre source de motivation demeure ce démar-
rage catastrophique qui nous a fait très mal. Au-
jourd’hui, quand on entre sur un terrain, on se
remémore tous ces malheureux événements
et ces matches ratés au démar-
rage de la saison. Alors, pour ne
plus revivre une mésaventure pareille, on joue
avec cette motivation supplémentaire.
Quand vous dites que tactiquement et
physiquement, vous êtes bien, cela
veut-il dire que votre entraîneur a
du mérite dans ces résultats ?
Menad est un entraîneur qui
connaît parfaitement son mé-
tier. Bien que la préparation
qu’on a effectuée à Tunis ait
été un peu ratée, il a su
comment nous faire pro-
gresser physiquement à
travers des séances d’en-
traînement variées et sur-
tout bien étudiées. Par
ailleurs, cet entraîneur, j’ai
remarqué, n’est par le type
qui se prend la tête après un
bon résultat. Il nous met tou-
jours en garde et nous de-
mande de rester concentrés
sur le match suivant. La mo-
destie, c’est l’autre qualité
qui fait cet entraîneur à la
compétence reconnue.
Certains disent que vous avez raté une victoire
face à Batna ; partagez-vous cet avis ?
On a assisté à un match très serré. On n’a pas
cherché à fermer le jeu, mais le CAB a manifeste-
ment refusé de jouer. Cela nous a posé beaucoup
de problèmes pour développer notre jeu habituel.
Vers la fin de la rencontre, les Batnéens ont jeté
toute leur énergie dans la bataille. On aurait
pu avec un peu de chance marquer sur
un contre, mais hélas, on n’a pas réussi
à trouver la faille. Certes, avec un peu
plus de concentration, on serait reve-
nus avec les trois points, mais il faut
dire aussi que ramener un point de
Batna face à une équipe qui restait
sur une belle victoire à l’extérieur est
aussi un bon résultat.
Qu’est-ce qui vous a manqué au
juste ?
Je pense qu’on a fait le match qu’il fal-
lait devant une équipe très accrocheuse et
pas du tout facile à manier sur son ter