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Le journal indépendant de l’Université d’Ottawa

Édition du 9 novembre – Volume LXXVII No 10

ARTS ET CULTURE

LES ÉTUDIANTS
DANS LA RUE

Photo Mathieu Girard

Théâtre
Talent local reconnu
SPORTS

Photo Jessica Rose

Natation
Excellent départ
le 9 novembre 2009

Ariane Marcotte
Isabelle Larose
actualites@larotonde.ca

MANIFESTATION « À BAS LES FRAIS »


Actualités
Moins de 1000 personnes dans les rues selon la police
Isabelle Larose taires se sont alliés à l’Association
des professeurs et à d’autres re-

P
eut-être refroidis par les pre- groupements de l’Université pour
miers flocons de neige, les démontrer leur solidarité envers la
manifestants ont été moins communauté étudiante. Éloi Proulx
nombreux que prévu à descendre de l’Association communautaire
dans les rues pour dénoncer les frais pour la réforme maintenant te-
de scolarité le 5 novembre dernier. nait à marcher aux côtés des étu-
Alors que la Fédération étudiante diants : « Je suis ici pour éliminer
estimait le nombre de participants à la pauvreté et protéger les acquis
3000, le service de police d’Ottawa sociaux. Ça n’a aucun bon sens que
était beaucoup moins généreux et les étudiants sortent de l’école avec
parlait d’à peine 600 participants. des dettes qu’ils ne pourront rem-
À pareille date l’an dernier, la bourser avant 25 ans. Ce n’est pas
FÉUO estimait que 4000 personnes la situation financière qui devrait
avaient pris part à la marche dans primer sur l’accès à l’éducation,
les rues d’Ottawa, alors que Radio- mais bien la qualité des étudiants.
Canada avait établi ce chiffre à 1000 Je veux que mon médecin soit bon,
personnes. pas seulement qu’il ait un père qui
ait pu payer ses études. »
Chiffre incertain C’est toutefois le discours de
Wayne Samuelson, président de la
Interrogé au terme du rassemble- Fédération du travail de l’Ontario,
ment, Seamus Wolfe, président de la qui a suscité le plus de réactions
Fédération étudiante, estimait per- dans la foule en scandant que les
sonnellement la foule à 3000 per- enjeux étudiants étaient partagés
sonnes et considérait l’événement par les travailleurs. « Nous sommes
comme un succès : « On a réussi à tous des frères et des sœurs. Nous
faire entendre notre message. On a n’avons pas à vivre dans la pauvreté.
eu le soutien des syndicats, des tra- Quand Wall Street était dans l’eau
vailleurs et des citoyens de l’Onta- chaude, les gouvernements ont agi.
rio. » Julie Séguin, vice-présidente Nous avons aussi le droit d’avoir
aux communications, abondait en de l’aide et des emplois décents »,
ce sens en mentionnant que la cam- s’est-il exclamé alors que les mani-
pagne de cette année avait réussi à festations criaient pour démontrer
aller au-delà des étudiants : « On a leur appui. Il a été longuement ap-
réussi à élargir la campagne et à at- plaudi à la suite de son discours.
tirer l’attention du public. Les gens
nous regardaient de leur fenêtre Congé de cours « Ça vaut la peine de manquer des cours. Peut-être que le fait d’être ici va influencer le
et les automobilistes klaxonnaient
dans les rues. J’ai même entendu L’amnistie académique approu- montant des frais que je vais payer pour les deux prochaines années. »
dire que quatre professeurs avaient vée par le Sénat de l’Université - Kayla Neelin
annulé leur cours pour la manifesta- semble avoir plu aux étudiants qui,
tion. Les années dernières, ce genre pour la plupart, ont manqué des
de situation n’arrivait pas. » cours pour participer à l’événement.
« Ça vaut la peine d’être debout ici
Rassemblement ottavien pour montrer que cette lutte est im-
portante pour nous », mentionnait
Les étudiants de l’Université Emmanuelle M. Marchand, étu-
de Carleton et de la Cité collégiale diante. « La moitié de mon salaire
s’étaient joints à ceux de l’Univer- passe dans mes frais de scolarité », a
sité d’Ottawa pour dénoncer le lancé Jacob Demers pour expliquer
fardeau financier des étudiants. À sa présence à la manifestation. Éga-
grands cris de « So, so, so, solida- lement manifestante, Kayla Neelin
rité » et de « À bas les frais! », les avait bon espoir que sa participa-
étudiants ont déambulé calmement tion puisse faire une différence :
sur les rues Laurier, Elgin et Wel- « Ça vaut la peine de manquer des
lington avant de terminer leur mar- cours. Peut-être que le fait d’être ici
che devant le monument aux Droits va influencer le montant des frais
de la personne, toujours sous le re- que je vais payer pour les deux pro-
gard des policiers. Plusieurs repré- chaines années. » Brandissant une
sentants étudiants ont alors pris la pancarte où il était inscrit « Trois
parole et tous n’ont pas manqué ans déjà, presque rendu à la banque
de mentionner que l’Ontario était alimentaire », Chris Ramey était un
maintenant la province canadienne peu moins optimiste : « Je ne sais
avec les frais de scolarité les plus pas si ça fait vraiment une diffé-
élevés au pays. Chaque fois, les ma- rence. Pour l’instant, la seule chose
nifestants prenaient plaisir à huer que je peux faire est de crier et de
leur gouvernement à grands coups faire du bruit », laisse-t-il tomber
de “Shame!” (« honte »). Quelques en riant avant de lancer un “Drop Photos Mathieu Langlois
groupes syndicaux et communau- fees!” bien senti. Des centaines d’étudiants sont descendus dans les rues d’Ottawa réclamant une baisse des frais de scolarité.

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le 9 novembre 2009 Actualités
LANGUES OFFICIELLES
Le syndicat étudiant accusé de compromettre le bilinguisme
L’assemblée perd le quorum, Ariane Marcotte

Le mercredi 4 novembre dernier,


été étudiées longuement dans le but
de satisfaire les deux côtés dans le
débat sur le bilinguisme. Il ajoute
minimales dans la langue seconde
afin de soustraire l’individu à la
compréhension orale de ladite

le vote est reporté. le syndicat des assistants à l’ensei-


gnement et à la recherche, tuteurs,
correcteurs, surveillants d’examens,
que « les membres avaient plu-
sieurs chances d’exprimer leurs in-
quiétudes et ont présenté des points
langue », précise Marc-André
Gagnon, représentant du départe-
ment d’Histoire.
moniteurs de laboratoire, démons- de vue très distincts sur le juste rôle « Ma position personnelle, de
trateurs et sauveteurs de l’Univer- des exigences linguistiques pour les même que celle de plusieurs étu-
sité d’Ottawa a soumis une série de officiers élus ». diants, était de ramener les an-
révisions constitutionnelles pour De son côté, Sean Kelly, président ciennes exigences linguistiques et
l’approbation de ses membres. du Syndicat canadien de la fonction d’avoir dans la langue seconde un
Plusieurs des révisions, particu- publique 2626, déclare « qu’une minimum de compréhension. Il ne
lièrement celles qui visent la dimi- chose est certaine : chaque membre fait nul doute que d’abaisser ces cri-
nution des exigences linguistiques a la responsabilité d’être présent à tères est une tentative grossière de
de bilinguisme de certains membres cette assemblée et de voter. Le vote de désavantager les étudiants franco-
de l’exécutif, ont déjà été sujets de chacun compte et un syndicat ne peut phones quant à la prestation de ser-
controverse. Il y a division sur la bien représenter ses membres que si vices, la réalité faisant en sorte qu’il
question, et ce même parmi les di- ceux-ci prennent un rôle actif. » y a probablement plus d’étudiants
rigeants du syndicat. unilingues anglophones que franco-
Éric Mallette, un exécutant, ex- Le vote n’a jamais eu lieu phones. »
plique que « la communauté fran-
cophone du campus a déjà beau- Mercredi lors de l’assemblée, plu- Le français comme un boulet
coup de difficulté à faire respecter sieurs membres ont demandé des
ses droits linguistiques et se sent amendements sur les propositions, si Gagnon invoque que durant le
souvent marginalisée dans cette bien que les débats et les votes se sont débat « certains participants ont
institution, qui était un campus uni- parfois éternisés. Le point concernant avancé l’argument comme quoi le
quement francophone il n’y pas si le bilinguisme de l’exécutif étant pré- fait de conserver les exigences lin-
longtemps. Les buts et les effets des vu en fin de séance, l’impatience s’est guistiques actuelles était un frein à
changements proposés ne sont pas fait ressentir. Au moment de passer la démocratie et priverait des étu-
clairs. » au vote, on a recompté les personnes diants unilingues d’accéder à l'exé-
Behnam Shadravan, un autre présentes dans l’auditorium à la de- cutif. » Ce dernier s’oppose à cette
exécutant, s’exprime ainsi : « C’est mande de Sean Kelly. mesure parce qu’elle équivaudrait
une question d’équité et d’accès Avec moins de 50 membres dans selon lui à « mettre sur la voie de
aux postes de pouvoir pour tous la salle, il n’y avait plus quorum. Le garage » le principe de responsa-
nos membres, peu importe leurs point a donc conservé le statu quo. bilité de l’exécutant. « Je trouve
origines linguistiques. Nous ne Une assemblée spéciale devrait dommage que les gens se bornent à
pouvons pas continuer d’empê- donc avoir lieu ultérieurement. voir l’exigence linguistique comme
cher la majorité de nos membres « Il est important de souligner un frein aux individus à se présen-
— qui n’est pas bilingue — d’accé- qu’il y avait plusieurs propositions ter, alors que cela constitue une
der à des postes de pouvoir. Nos à l’ordre du jour et que ces der- occasion extraordinaire pour ces
membres perdent intérêt parce nières, à l’exception des modifica- derniers d’accroître leurs compé-
qu’ils trouvent que le syndicat ne tions aux exigences linguistiques, tences linguistiques » renchérit-il.
leur profite pas s’ils ne sont pas re- ont été largement approuvées. Le Le représentant du département
présentés. » nœud du problème se trouve donc d’Histoire conclue toutefois qu’en
Jordan Birenbaum, qui préside le au cœur de ces nouvelles exigen- débattant sur de telles questions, le
Photo Mathieu Langlois Comité des révisions constitution- ces. La proposition était d’abais- syndicat met de côté la défense des
Sean Kelly discutant lors de l’assemblée. nelles, note que les propositions ont ser les exigences linguistiques intérêts des membres.

ÉTUDES SUPÉRIEURES

Un nombre record de diplômés, mais à quel prix?


Ariane Marcotte universitaire au Canada, accueille supérieurs en Ontario a augmenté la GSAÉD. rent en maintenant et en créant des
cet automne plus de 5300 étudiants de 33 %, mais le nombre de Bourses Selon Beaulière « certaines facul- postes de professeur à temps plein.
Alors que l’Université d’Ottawa diplômés, un record. d’études supérieures de l’Ontario tés pensent à réduire de 75 000 $ […] C'est pour occuper ces emplois
s’adonne aux cérémonies de remise Au cours des prochaines années, (BÉSO) a stagné. Nous sommes d’avis l’argent versé aux étudiants sous que la vaste majorité des étudiants
de diplômes pendant l’automne, la l’Université entend poursuivre le que le nombre de bourses BÉSO de- forme d’assistanat, par exemple. poursuivent des études de doctorat.
faculté des Études supérieures et développement des études supé- vrait être significativement bonifié et Cela se traduira par moins d’oppor- Leur permettre d'occuper ces em-
postdoctorales célèbre les dernières rieures en créant de nouveaux pro- qu’il devrait augmenter proportion- tunités d’emplois pour un nombre
statistiques sur ses diplômés. Dans
la dernière décennie, le nombre de
grammes de doctorat. nellement au nombre d’inscriptions
aux cycles supérieurs à l’avenir »,
grandissant d’étudiants. »
Le taux de placement des finis-
« Si l’on promeut la
maîtrises et de doctorats décernés
annuellement a augmenté de plus
Le revers de la médaille ajoute Beaulière.
Ce point a d’ailleurs été abordé par
sants au doctorat a d’ailleurs di-
minué, au Canada, au cours des
recherche et les études
de 50 %, ce qui place l’Université
d’Ottawa parmi les plus performan-
« Cette nouvelle est à la fois prévi-
sible et préoccupante », affirme d’em-
Roxanne Dubois, vice-présidente aux
finances de la Fédération étudiante
dernières années. Le taux de chô-
mage des détenteurs de doctorat est
supérieures comme le fait
tes de la province.
Pour Gary Slater, doyen de la Fa-
blée Gaétan-Philippe Beaulière, com-
missaire à l’externe de l’Association
de l’Université d’Ottawa (FÉUO),
dans les nombreux discours pronon-
aujourd’hui plus élevé que celui des
bacheliers.
l’Université, il faut être
culté, cette augmentation reflète les
efforts déployés par les facultés ces
des étudiants diplômés (GSAÉD).
« Prévisible, parce qu’en Ontario
cés sur la place publique à l’occasion
de la manifestation « À bas les frais »,
« Toujours selon ce “plan d’optimi-
sation des ressources,” il est probable
cohérent en maintenant
dernières années. « La création de
nouveaux programmes a permis à
et dans le reste du Canada, au cours
des dernières années, le nombre
le jeudi 5 novembre dernier.
« À l’Université d’Ottawa, cette
qu’un gel d’embauche soit instauré
dans plusieurs facultés. Bien souvent,
et en créant des postes de
l’Université de développer l’offre de
programmes d’études supérieures,
d’étudiants des cycles supérieurs
a connu une forte hausse. Préoc-
augmentation s’accompagne égale-
ment d’un lot de problèmes. À bien
les étudiants au doctorat ont pourtant
déjà beaucoup de difficulté à se trou-
professeur à temps plein. »
attirant ainsi de meilleurs étudiants cupante, parce que les ressources des égards, le processus d’“optimi- ver un emploi, tout particulièrement - Gaétan-Philippe Beaulière
et de brillants chercheurs », a-t-il font défaut, ce qui place plusieurs sation des ressources” mis en place ceux qui sont issus des sciences socia-
déclaré le 26 octobre dernier. étudiants dans une situation pré- par l’administration centrale d’Allan les et des humanités. » plois est généralement la meilleure
L’Université d’Ottawa, huitième caire », nuance-t-il. Rock n’est pas de bon augure pour « Si l'on promeut la recherche façon de mettre à contribution le sa-
institution sur 50 d’après les der- « Au cours des quatre dernières an- les étudiants des cycles supérieurs », et les études supérieures comme le voir qu'ils ont patiemment acquis »,
nières statistiques sur la recherche nées, le nombre d’étudiants des cycles continue le commissaire externe de fait l'Université, il faut être cohé- conclut Gaétan-Philippe Beaulière.

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Actualités le 9 novembre 2009

ÉTUDE SUR LA RECHERCHE

L’Université d’Ottawa classée parmi les meilleures au Canada


Ariane Marcotte universités offrant des program- obtenus suite à des processus très La GSAÉD et le Syndicat sont trop souvent vulnérables aux
mes de médecine et de doctorat, compétitifs (demandez à vos pro- apportent des nuances représailles et dépourvus de re-
Deux semaines après avoir obtenu l’Université d’Ottawa occupe éga- fesseurs!), ces montants sont une cours » expose-t-il.
les résultats d’une piètre perfor- lement la troisième position au indication des efforts de recher- « C’est une très bonne nouvelle « L’Université d’Ottawa a vu
mance au palmarès du Globe and pays en ce qui a trait à la crois- che des universités et du succès de pour les étudiants des cycles su- une augmentation rapide des
Mail, l’Université fait l’objet d’un sance du volume de ses publica- leurs programmes de recherche. Il périeurs et nous l’accueillons fa- fonds de recherche et du nombre
nouveau sondage. Heureusement tions de recherche. faut noter qu’année après année, vorablement », exprime Gaétan- d’étudiants des cycles supérieurs
pour l’institution scolaire, l’étude « Je suis fière de notre commu- notre université se classe parmi les
sur la recherche menée par Re-
search Infosource Inc. classe l’Uni-
versité parmi les dix meilleures au
nauté de recherche et je tiens à
féliciter nos professeurs, nos étu-
diants ainsi que notre personnel
10 premières universités du pays à
ce chapitre », explique Christian
Detellier vice-recteur associé à la
« C’est une très bonne nouvelle pour les
pays. Terminant huitième au clas-
sement sur plus de 50 universités
canadiennes, la nouvelle a de quoi
de soutien. Leur créativité ainsi
que leurs découvertes contribuent
à assurer notre prospérité, à bâtir
recherche.
« Il existe aussi un classement
qui ne prend pas seulement en
étudiants des cycles supérieurs et nous
réjouir l’administration Rock et re-
dorer le blason de l’Université. En
Ontario, l’Université figure au troi-
un avenir meilleur et à former la
relève de demain », déclarait Mona
Nemer, vice-rectrice à la recherche
compte les revenus financiers, mais
résulte d’un équilibre entre ces re-
venus, la production et l’impact de
l’accueillons favorablement. »
sième rang, derrière l’Université de
Toronto, première au classement,
de l’Université d’Ottawa, dans un
communiqué émis le 29 octobre
la recherche. Ainsi, non seulement
l’aspect monétaire, mais aussi les
- Gaétan-Philippe Beaulière
et McMaster University au sixième dernier. aspects reliés à la qualité de la re-
rang. « Plusieurs classements des 50 cherche sont pris en compte. À ce Philippe Beaulière, commissaire dans les dernières années »,
L’Université d’Ottawa a réussi à universités canadiennes les plus classement, l’Université d’Ottawa à l’externe de la GSAÉD. « Toute- ajoute Sean Kelly, président de
monter de deux rangs au classe- actives en recherche sont présen- se place septième, juste derrière fois, l’augmentation des revenus la section 2626 du Syndicat ca-
ment général, passant de la dixiè- tés chaque automne, fondés entre l’Université de Montréal, et juste de recherche rend urgente l’adop- nadien de la fonction publique.
me à la huitième position, grâce, autres sur des données de Sta- devant Queen’s University. Nous tion d’une politique de protection « Nos assistants de recherche
entre autres, à une augmentation tistique Canada. Le classement étions huitième en 2008 », précise des whistleblowers, ou dénon- travaillent très fort pour accom-
significative des revenus alloués principal prend en compte les M. Detellier. ciateurs, à l’Université d’Ottawa. plir une part très importante de
à la recherche (245 millions $ revenus totaux en matière de re- « Nous pouvons en effet être Plusieurs universités ontarien- cette mission. Souvent, sans eux,
en 2008 comparativement à 229 cherche des universités. Puisque fiers de notre communauté de re- nes, comme Queen’s, travaillent les professeurs ne pourraient pas
millions $ en 2007). Parmi les ces revenus sont en grande partie cherche, qui inclut un grand nom- présentement à l’adoption d’une accomplir leurs travaux si loua-
bre d’étudiants de deuxième et politique de ce genre. Dans un bles. De l’autre côté, l’Université

Top 10 des universités canadiennes troisième cycles, et de chercheurs


postdoctoraux, sans oublier le
travail de recherche effectué par
contexte de commercialisation
accrue de la recherche, il est cru-
cial que les étudiants-chercheurs
admet avoir manqué de planifica-
tion pour l’espace pour accueillir
l’augmentation des effectifs. Cela

les mieux cotées dans l’étude sur les étudiants de premier cycle tra-
vaillant l’été sur des projets de re-
cherche, ou effectuant un mémoire
soient protégés s’ils décident de
dénoncer des pratiques allant à
l’encontre de l’éthique et/ou de
s’est traduit par un entassement
extrême des étudiants et des as-
sistants de recherche. On espère

la recherche par la firme Research de fin d’études. Ce succès est aussi


le leur! » ajoute le vice-recteur,
visiblement fier de cet accomplis-
l’intérêt public. Or, plusieurs cas
survenus récemment dans certai-
nes universités ontariennes ont
alors que l’Université va faire de
cette question une priorité, afin
de ne pas handicaper l’effort de

Infosource Inc. sement. démontré que ces dénonciateurs recherche futur. »

1- UNIVERSITÉ DE TORONTO Université d’Ottawa


2- UNIVERSITÉ DE L’ALBERTA
3- UNIVERSITÉ DE LA COLOMBIE-BRITANNIQUE

Votre opinion
4- UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL, QUÉBEC
5- UNIVERSITÉ MCGILL

compte!
6- UNIVERSITÉ MCMASTER
7- UNIVERSITÉ LAVAL, QUÉBEC
8- UNIVERSITÉ D’OTTAWA
9- UNIVERSITÉ DE CALGARY Vous serez peut-être invité à participer au sondage annuel de
10- UNIVERSITÉ WESTERN ONTARIO l’Université sur les Services alimentaires, du 9 au 20 novembre 2009.
Cela nous permettra de mieux connaître votre niveau de satisfaction
Cinq dernières au classement concernant l’ensemble des services disponibles sur le campus.

45- COLLÈGE AGRICOLE Merci de votre collaboration.


DE LA NOUVELLE-ÉCOSSE Plusieurs prix à gagner!
46- UNIVERSITÉ DE MONCTON
47- UNIVERSITÉ WILFRID-LAURIER
48- UNIVERSITÉ ACADIA
49- UNIVERSITÉ DU QUÉBEC EN OUTAOUAIS
www.servicesalimentaires.uOttawa.ca
50- UNIVERSITÉ DE L’INSTITUT ONTARIEN
DE LA TECHNOLOGIE

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le 9 novembre 2009 Actualités
PALMARÈS SCOLAIRES BRÈVES

Améliorations et avertissements Consultation publique du RÉFO


Après la déception du palmarès du Globe and Mail, l’U d’O L
e mercredi 4 novembre dernier en soirée s’est tenu au
Café Alternatif de l’Université, une consultation publi-
que au sujet de la Politique d’aménagement linguistique au
postsecondaire (PALP) de l’Ontario. Plus d’une vingtaine

1 Université McGill se reprend dans celui du Maclean’s. d’étudiants francophones et francophiles se sont déplacés
pour participer à l’activité organisée par le Regroupement
étudiant franco-ontarien (RÉFO).
2 Université de Toronto Philippe Teisceira-Lessard aux bourses et autres formes d’aide La PALP sera lancée au printemps 2010 par le ministère
de la Formation, des Collèges et des Universités de l’Onta-
3 Université Queen’s financière. L’U d’O coiffe ainsi
rio. Elle sera appliquée dans des institutions postsecondaires
Malgré une performance encore Queen’s et McGill, ses deux plus
4 Université de la C.-B. moyenne, l’Université d’Ottawa proches rivales, avec 11,1 % de son francophones et bilingues de la province. C’est pourquoi le
présente des améliorations nota- budget d’opération consacré à ces RÉFO a tenu à consulter les principales personnes concer-
5 Université de l’Alberta bles dans une nouvelle étude com- dépenses. L’autre première posi- nées pour connaître leurs besoins et leur position vis-à-vis
de cette politique.
6 Université McMaster parative. C’est le magazine Ma- tion est accordée pour l’acquisition
Les recommandations de ceux qui ont participé à la consul-
clean’s et le palmarès des 50 plus de nouveaux livres, avec 55,5 % du
7 Université de Calgary grandes universités de recherche budget de la bibliothèque destiné à tation seront compilées dans un rapport lundi. La Rotonde
publiera alors un article complet sur celles-ci. Pour plus de
7 Université Dalhousie qui lui donnent l’occasion de se ré-
jouir.
cette fin.
Le lecteur de Maclean’s sera renseignements, veuillez communiquer avec info@refo.ca.
9 Université d’Ottawa
Classement global

Dans la dernière publication aussi amené à se pencher sur deux

9 Université de Saskatchewan
du magazine torontois distribué
à environ 350 000 exemplaires
résultats beaucoup moins impres-
sionnants. En effet, l’Université
« Rapatrions Omar Khadr »
9 Université de Western Ontario
E
à travers le Canada, l’Université arrive dernière pour le critère de la nfant soldat détenu et torturé à Guantanamo depuis 2002,
d’Ottawa se classe neuvième de sa taille des classes. Avec un ratio de Omar Khadr est le dernier ressortissant d’une puissance oc-
12 Université Laval catégorie. Elle est ainsi à peine sous 26,7 étudiants par classe, l’Univer- cidentale encore à Guantanamo. C’est pour cette raison que son
la moyenne, à égalité avec l’Uni- sité a fait une chute inexpliquée de rapatriement est exigé. Le 13 novembre 2009, l’affaire Khadr c.
13 Université de Montréal versité de la Saskatchewan. Les la dixième position qu’elle occupait Harper sera entendue par la Cour suprême à Ottawa. Le groupe
13 Université de Sherbrooke journalistes de Maclean’s ont di-
visé les universités canadiennes en
l’an dernier. Il est aussi intéressant
de constater que l’Université d’Ot-
Amnistie internationale de l’Université a organisé deux activi-
tés pour l’occasion.
15 Université du Manitoba trois groupes : universités globales tawa a un ratio étudiants/profes- Une conférence sur Omar Khadr sera donnée par les pro-
(beaucoup d’étudiants de premier seur plus de deux fois supérieur fesseurs Charles-Maxime Panaccio et Mona Paré le jeudi 12
et de deuxième cycles), universités à celui de l’Université Dalhousie, novembre à midi, au local 121 du pavillon Lamoureux. Le len-
1 Université d’Ottawa principalement de premier cycle arrivée en première place. Par demain, une manifestation sous le thème « Rapatrions Omar
Proportion du budget allant aux bourses

et universités proposant des étu- ailleurs, l’Université arrive aussi Khadr » aura lieu de 10 h à midi sur la colline parlementaire.
2 Université Queen’s des supérieures en médecine (avec avant-dernière pour le critère de la Le groupe Amnistie internationale de l’Université d’Ottawa
une forte proportion d’étudiants réputation.
3 Université McGill de deuxième cycle). L’Université L’Université d’Ottawa fait partie
invite les étudiants à participer en grand nombre et à porter
des vêtements orange pour l’occasion, afin de symboliser
4 Université Dalhousie d’Ottawa est dans cette dernière d’un large groupe d’institutions qui l’uniforme des détenus de Guantanamo. Affiches et slogans
Classement Maclean’s

catégorie, compétitionnant avec ne collaborent plus avec le magazi- sont plus que bienvenus! Pour plus d’information, écrivez un
5 Université de Western Ontario les grandes universités canadien- ne Maclean’s dans l’élaboration de courriel à : amnesty.uo@hotmail.com.
6 Université de Toronto nes que sont McGill, l’Université de
Toronto ou encore l’Université de
ce palmarès, arguant qu’il n’est pas
représentatif de la réalité. Cela n’a
Ariane Marcotte

7 Université de l’Alberta Montréal. pas empêché l’institution d’émettre


Parmi les éléments qui ressor- vendredi un communiqué de pres-
8 Université McMaster tent de cette étude, on retrouve les se au ton victorieux soulignant que
9 Université Laval deux premières places de l’Uni-
versité. L’une est accordée pour
le palmarès très critiqué par l’ad-
ministration était une occasion de
10 Université de la C.-B. la proportion du budget assignée « réaliser son énorme potentiel ».

11 Université de Calgary Classement global de l’Université d’Ottawa selon Maclean’s


12 Université de Montréal
13 Université de Saskatchewan
14 Université du Manitoba 8e
15 Université de Sherbrooke
9e 9e
1 Université Dalhousie
2 Université de Calgary 10e
3 Université de Saskatchewan
4 Université de la C.-B. 11e
5 Université McGill
6 Université de Sherbrooke
12e
Ratio étudiants/professeur

7 Université du Manitoba
8 Université McMaster
9 Université Laval
10 Université de Western Ontario
11 Université Queen’s
12 Université de l’Alberta
13 Université de Montréal
2002
2003
2004
2005
2006
2007
2008
2009

14 Université de Toronto
Photo Mathieu Langlois
15 Université d’Ottawa Des étudiants francophones se rassemblent au Café Alternatif.

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Actualités le 9 novembre 2009

MÉDIAS SEMAINE THÉMATIQUE

Crédibles, mais… Les Semaines vertes continuent de germer


Les gens toujours méfiants envers les sources d’information Ariane Marcotte la fierté gay, la Semaine de la fran- sité d’Ottawa au Centre Bronson.
cophonie, la Semaine internatio- « Cette année, nous avons dé-
Isabelle Larose des guerres. Ça a laissé des marques
Devenue une véritable tradition nale… On évite ainsi la compétition cidé que deux semaines nous don-
profondes dans la perception des
pour la Fédération étudiante de avec les autres activités », explique neront suffisamment de temps et
Les Québécois trouvent que les médias chez les Français qui, encore
l’Université d’Ottawa (FÉUO) et Michèle Lamarche, vice-présidente d’espace pour parler des enjeux du
journalistes sont crédibles, mais ils aujourd’hui, demeurent méfiants »,
pour le Bureau du développement aux affaires étudiantes. développement durable sur notre
remettent en question leur indé- explique Bernier. Toutefois, nos
durable, les Semaines vertes ont campus. L’un des enjeux en vedette
pendance face à des pressions po- voisins du sud douteraient encore
repris vie le 2 novembre dernier et Diversité au menu cette année est le droit à l’eau. Ce
litiques ou économiques. C’est ce davantage de la crédibilité de leurs
elles se poursuivront jusqu’au 14 dossier est une campagne contre la
que conclut un sondage effectué par médias. Une enquête effectuée en
novembre prochain. Une dernière Tables d’information, concours, privatisation et la commercialisa-
la Chaire de recherche en éthique septembre 2009 par le Pew Re-
activité spéciale aura lieu le 23 no- conférences-débats, activités socia- tion de l’eau potable. Qui a le droit
journalistique (CREJ) de l’Univer- search Center démontre que seule-
vembre. Il y a deux ans, les Semai- les et bien plus sont organisés pour de s’approprier l’eau? L’eau potable
sité d’Ottawa. ment 29 % des Américains croient
nes vertes se déroulaient en janvier. l’occasion. Sensibiliser et engager les est nécessaire à la survie et devrait
L’enquête, baptisée « Baromè- que les médias rapportent correcte-
« La raison pour laquelle on a étudiants, leur donner les moyens être gratuite. Aussi, l’industrie de
tre des médias », avait pour but de ment les faits.
déplacé l’événement à l’automne d’agir pour rendre le campus, la l’eau embouteillée cause quantité
mesurer la confiance de la popula- À la question « Quels médias fran-
encore cette année c’est parce qu’il ville, voire le pays, plus écologique de pollution, on en discutera cer-
tion québécoise envers les médias. cophones offrent la meilleure infor-
fait encore assez beau dehors et et durable, font partie des objectifs tainement. Il n’y a pas beaucoup de
Un millier de personnes ont été mation? », 39 % des répondants
qu’on peut avoir des activités ou des des Semaines vertes. ressources en français sur le sujet,
rejointes par téléphone entre le 15 ont opté pour la société Radio-Ca-
démonstrations à l’extérieur si le co- Le 23 novembre prochain, David en ce moment, et nous sommes en
et le 25 octobre, une période parti- nada. Les médias de Quebecor (le
mité le souhaite. Aussi, la majorité Suzuki, généticien canadien célèbre train de mettre à jour le site Inter-
culièrement effervescente dans le Journal de Montréal, le Journal
des services de la FÉUO organisent pour sa promotion des sciences et net consacré aux Semaines vertes :
domaine du journalisme, au Qué- de Québec, etc.) suivent avec 27 %,
leurs propres semaines thématiques son activisme écologique, viendra www.vert.feuo.ca », ajoute la vice-
bec, alors que plusieurs scandales puis les journaux du groupe Gesca
en hiver, par exemple la Semaine de s’adresser aux étudiants de l’Univer- présidente aux affaires étudiantes.

Il faut revenir à un journalisme tourné davantage vers l’intérêt


public que vers les intérêts monétaires d’une compagnie »
- Marc-François Bernier
de corruption dans le monde muni- (dont La Presse et Le Soleil) avec
cipal étaient dévoilés au grand jour 12 %. Le Devoir n’a été le choix que
dans les médias. « Il est probable de 7 % des répondants, alors que les
que des répondants aient été in- chaînes V et Télé-Québec ferment la
fluencés positivement. C’était l’état marche avec 2 %.
d’esprit qu’il y avait à ce moment-là.
Il faudra répéter cet exercice pen- L’appât du gain
dant plusieurs années pour vérifier
l’évolution des choses, pour voir si Toutefois, la moitié de la popu-
les gens sont réellement sensibles lation croit que les journalistes ne
à ce genre d’événement », explique sont pas indépendants et qu’ils ne
Marc-François Bernier, titulaire de résistent ni aux pressions politiques,
la CREJ. ni aux pressions économiques. Ces
Pour mesurer la crédibilité que résultats peuvent être comparés avec
les citoyens accordent aux différents ceux d’un sondage effectué en 2002
médias, la CREJ a repris les mêmes pour le compte de la Fédération
questions qui sont posées aux Fran- professionnelle des journalistes du
çais depuis 1987 dans le cadre d’une Québec. Les Québécois étaient alors
enquête commanditée pour le jour- majoritairement (67 %) d’avis que les
nal La Croix. Les sondeurs ont donc annonceurs avaient une influence sur
demandé aux Québécois si, selon le travail des journalistes. De même,
eux, la médiatisation d’un fait était seulement 26 % des Québécois
fidèle à la façon dont un événement croyaient que les journalistes étaient Photo Mathieu Langlois
s’était réellement déroulé. La télé- avant tout au service du public, contre Les activités écologiques se poursuivent cette semaine.
vision se démarque avec un résul- 39 % qui les croyaient surtout au ser-
tat favorable à 82 % (les choses se vice de leur entreprise et 29 % au ser-
sont passées vraiment ou à peu près vice de leurs propres intérêts.
BRÈVE
comme le raconte le média), alors
que ce taux de crédibilité descend
Marc-François Bernier résume les
conclusions du sondage de la CREJ Grippe A : La situation sur le campus
D
à 75 % pour le journal et 74 % pour ainsi : « Les gens croient les jour- epuis quelques semaines, des date d’ici la fin de la semaine », in- coup sur la bonne foi des étudiants.
la radio. On constate aussi que pour nalistes lorsqu’ils leur parlent d’un centres de vaccination ont été dique Michael J. Histed, directeur « Le système d’auto-déclaration
les nouvelles lues sur l’Internet, le sujet, mais ils sont conscients que ouverts à certaines catégories ju- du Bureau de la gestion du risque de se base sur un système d’honneur.
jugement favorable chute à 56 %. ce sujet peut avoir été abordé pour gées prioritaires de la population : l’Université d’Ottawa (la date exacte Puisqu’il n’est pas nécessaire de pré-
des raisons précises. » Pour illustrer les travailleurs de la santé, les fem- n’a pas pu être obtenue avant de senter un certificat médical lors d’une
Des Américains ses propos, il donne l’exemple des mes enceintes, les jeunes enfants, mettre sous presse). absence, nous devons agir comme si
et des Français méfiants journalistes de Quebecor, qui n’ont les personnes âgées et les person- Selon le BGRESST, le taux d’ab- vous étiez vraiment malade. Il y aura
d’autre choix que de parler en bien nes atteintes de maladie chroni- sentéisme lié à la grippe A et à ses sûrement des étudiants qui abuseront
Ces résultats sont nettement des artistes de Star Académie. que (asthme, maladies cardiaques, symptômes est présentement sous
supérieurs à ceux obtenus par les
médias français, où le taux favora-
Selon Bernier, la crédibilité et l’in-
tégrité sont probablement les valeurs
etc.), par exemple. le seuil de 1 % de la population étu- « Le système d’auto-
Cependant, malgré toute l’infor- diante. Un seul cas de H1N1 aurait
ble depuis 1987 n’a jamais dépassé professionnelles qui permettront aux mation véhiculée au sujet de ces été confirmé sur le campus. Il s’agis- déclaration se base sur un
66 %, un chiffre obtenu par la radio. journalistes d’offrir un contenu avec centres de vaccination, de nom- sait d’ailleurs d’une journaliste de
« En France, il y a beaucoup de sus- une valeur ajoutée qui se démarque breux étudiants se questionnent à La Rotonde. système d’honneur. »
picion face aux médias. La tradition de tout ce qui peut être écrit sur des
du journalisme français est beau- blogues, par exemple. « Les journa-
propos de la disponibilité du vaccin Quant au fameux système d’auto- - Michael J. Histed
sur le campus quand le temps sera déclaration de la grippe A, beaucoup
coup plus partisane, c’est davan- listes professionnels ont intérêt à venu et de la situation en matière se questionnent sur sa viabilité. En de ce système ou qui sont incertains
tage une presse d’opinion. Aussi, avoir patte blanche et à être trans- d’épidémie. fait, le concept est de motiver soi-mê- de leurs symptômes. Par contre, nous
historiquement, la presse française parents. Il faut revenir à un journa- « Nous sommes maintenant en me sa propre absence à un cours ou à anticipons que ces gens seront la mi-
a souvent été corrompue ou alliée lisme tourné davantage vers l’intérêt communication avec la Ville d’Ot- un examen, un peu comme écrire un norité », affirme Histed.
avec l’ennemi, comme les Russes et public que vers les intérêts monétai- tawa pour obtenir une clinique sur billet de médecin par Internet dans le
les Allemands, lors des deux gran- res d’une compagnie », conclut-il. le campus. Nous devrions avoir une confort de son foyer. On compte beau- Ariane Marcotte

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le 9 novembre 2009 Actualités
GRIPPE A

Une professeure invitée par l’Organisation mondiale de la santé


émergents et d’information continue viendrez, le congrès s’est déroulé une politique et un programme de
respectant l’évolution des connais- lors de la première vague de H1N1 communication des risques pour
sances et adaptée aux différents au Mexique, et j’ai dû improviser la santé, qui intègrent à la fois les
groupes de populations », dé- des interventions par vidéoconfé- différences entre pays ou grou-
clarait la professeure Lemyre rence via le logiciel vidéo Skype (!), pes de populations, l’évolution des
dans un communiqué. pour lui et une chercheuse mexi- connaissances sur les risques ou sur
Au cours des prochai- caine, docteure Lopez. Nous avons les interventions, leur adaptation au
nes semaines et des pro- alors constaté que nous partagions contexte local, et qui laissent place
chains mois, le Canada des liens de travail avec l’Agence de à l’implication des communautés,
et d’autres pays devront santé publique du Canada, avec qui notamment dans une perspective
déployer des efforts sou- je réalise des travaux de recherche de prévention » explique Louise Le-
tenus pour limiter les sur des thèmes très pertinents qui myre.
dommages causés par le intéressent aussi l’OMS. » En septembre dernier, Lemyre
virus H1N1. Le Canada et Louise Lemyre dirige également avait participé, avec six autres spé-
l’Agence de santé publi- l’unité de recherche GAP-Santé, cialistes de l’Université d’Ottawa,
que du Canada (ASPC) axée sur l’étude psychosociale de au panel d’experts sur les enjeux
sont des partenaires im- la santé. Ses travaux portent sur et les défis liés à la pandémie de
portants de l’OMS en ma- les facteurs contextuels et subjec- grippe H1N1.
tière de stratégie mondiale tifs impliqués dans l’anticipation, la
de communication des ris- perception et la prévention des ris- Et le vaccin, dans tout ça?
ques pour la santé. ques et liés au stress social, environ-
« Pour ce groupe de travail, nemental ou organisationnel et à la « Je participe à plusieurs pa-
c’est l’OMS qui m’a invitée par santé des populations. nels d’experts, organisationnels
courriel, à cause de mon champ Évidemment, participer à un et communautaires. Je pense que
d’intérêt interdisciplinaire et de groupe de discussion de l’OMS en je comprends bien les enjeux, et
mon expérience intersectorielle France n’est pas à la portée de tout oui, quand mon tour dans la sé-
dans le domaine des aspects psy- le monde. Louise Lemyre nous ex- quence des priorités viendra, je
chosociaux des risques. Les liens de plique quel était le processus de sé- veillerai à me faire vacciner ainsi
collaboration et d’intérêts communs lection de l’organisation. que mes enfants. Il s’agit d’une
Ariane Marcotte réunira des experts du domaine du avec ce groupe sur la communication « Plusieurs facteurs sont pris en protection et d’une prévention
1er au 3 décembre prochains à Lyon, des risques se sont développés suite considération, j’imagine. D’une part, tant pour soi que pour les autres
Louise Lemyre, professeure titulaire en France. au congrès de l’Association cana- il y a la spécialité. D’autre part, je suis autour de nous, très sécuritaire,
à l’École de psychologie de l’Univer- L’objectif de l’OMS est d’y établir dienne francophone du savoir (AC- titulaire de la Chaire de recherche efficace, et relativement facile.
sité d’Ottawa et titulaire de la Chai- une stratégie mondiale de formation FAS), en mai dernier, à l’Université McLaughlin sur l’évaluation du risque Cela ne garantit pas d’éviter
re de recherche McLaughlin sur les et d’évaluation dans le cadre d’une d’Ottawa. Dans le contexte du collo- en santé des populations de l’Univer- complètement la grippe, mais
aspects psychosociaux du risque et politique internationale de commu- que “Le risque en santé des popula- sité d’Ottawa, qui est un centre colla- en réduit les complications sé-
de la santé, participera à un groupe nication des risques pour la santé. tions : perception, communication, borateur accrédité par l’OMS.» vères. J’y vois une responsabilité
de travail international sur la com- « Il est important de situer la gestion,” j’avais invité, grâce à une sociale, une solidarité organisa-
munication des risques et le H1N1 communication sur le H1N1 dans subvention interne, John Rainford Rôle à l’OMS tionnelle et sociétale, ainsi que
créé par l’Organisation mondiale de le cadre d’une stratégie globale de l’OMS, que je ne connaissais pas ma contribution pour diminuer
la santé (OMS). Le groupe de travail de communication sur les risques alors. Or, comme vous vous en sou- « Il s’agit de mettre en action l’engorgement des hôpitaux. »

est branchée!

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Actualités le 9 novembre 2009

Point d’ordre
Ariane Marcotte, Chef de pupitre Actualités

Étudiants au bout du rouleau


La tourmente étudiante de ces derniers jours sur les L’art de l’organisation
frais de scolarité, le fait que nous étudions dans la pro-
vince où ces frais sont les plus élevés et parce que le taux Dans un article paru en 2008, Christian Bégin, psycho-
de chômage étudiant n’a jamais été aussi élevé que l’été logue et professeur au département d’éducation et de pé-
dernier m’ont ouvert les yeux. En effet, l’accumulation dagogie de l’Université du Québec à Montréal, affirmait
de ces choses m’a permis de me pencher sur une réalité que « les étudiants qui travaillent à temps partiel struc-
qu’on néglige souvent : la conciliation travail-études. turent leur horaire de façon fixe et deviennent plus per-
Je m’explique. L’augmentation des frais et, par formants dans les périodes où c’est nécessaire. Ceux qui
conséquent, du coût de la vie étudiante ne va pas sans ne travaillent pas à l’extérieur ont quant à eux tendance à
l’accroissement du nombre d’étudiants qui doivent tra- ne participer à aucune autre activité ou à participer à une
vailler en dehors des heures de cours pour subvenir à multitude d’autres activités qui n’offrent pas un horaire
leurs besoins. Suite à mes recherches, j’en arrive à la fixe. Dans les deux cas, les étudiants ont l’impression
conclusion suivante : l’époque où les étudiants pou- d’avoir beaucoup de temps devant eux, ce qui les incite
vaient se concentrer uniquement sur leurs études sem- souvent à repousser leurs échéanciers. Ils se retrouvent
ble bel et bien révolue. donc souvent à faire des travaux à la dernière minute. »
Les étudiants travailleurs développeraient donc un
Des chiffres qui en disent long meilleur sens de l’organisation, mais à quel prix? Un
stress important. Les étudiants ont un emploi du temps
En 2008, selon Le Conseil régional de prévention rempli, ils sont toujours dans l’attente d’un appel de
de l'abandon scolaire (CRÉPAS) près de 85 % des étu- leur patron pour aller travailler, à se demander quand
diants occupaient un emploi rémunéré, alors qu’en ils auront deux minutes pour faire leurs lectures, un tra-
1994, ce taux était de 60 %. Il y a presque neuf ans, vail long ou tout simplement s’accorder un loisir.
en 2001, un étudiant à temps plein de niveau univer- J’en déduis que la réalité d’un étudiant de 2009 est
sitaire consacrait en moyenne 17 heures par semaine non seulement de courir après l’argent, mais aussi après
à son employeur. Suivant la logique, de nos jours, ce le temps.
nombre doit facilement atteindre les 2o heures par se- Même si les Normes du travail, ont mentionné dans
maine, selon mes estimations. À l’Université du Qué- un rapport que des activités de sensibilisation auraient
bec à Chicoutimi, pas moins de 70 % des étudiants intérêt à être menées auprès des employeurs, je reste
affirment travailler par nécessité, pour payer les frais sur l’impression que ces derniers peuvent facilement
de scolarité, de transport, de logement et de subsis- oublier les répercussions de trop longues heures de tra-
tance, et jugent leur revenu d’emploi indispensable à vail sur les études de leurs employés.
la poursuite de leurs études. Le travail rémunéré de- Je réalise qu’on ne parle pas assez de ce problème et
vient alors une condition essentielle pour accéder aux j’ai bien peur qu’on devienne une société de surmenage,
études et les poursuivre. alors que le taux de prescription d’anti-dépresseurs n’a
Pour avoir personnellement étudié trois ans au Sa- jamais été aussi élevé, et ce, à un âge de plus en plus
guenay, je peux affirmer que le logement coûte facile- précoce, mais ça c’est une autre histoire…
ment le double à Ottawa que dans cette région, ce qui En terminant, je vous rappelle qu’il existe le centre de
me laisse imaginer que le pourcentage d’étudiants qui mentorat mis sur pied par l’Université, si vous êtes de
dépendent directement du travail rémunéré doit être ceux et celles qui ont de la difficulté sur le plan organisa-
encore plus important sur notre campus. tionnel. Bonne fin de session à tous et à toutes.

Revue de presse universitaire


Mathieu Gohier

Shanks, l’Université a reçu jusqu’à d’anciens professeurs du cégep.


maintenant cinq dons provenant
de testaments, variant de 5000 à Un groupe d’étudiants
500 000 $. défend la burka à l’Université
de Victoria - The Martlet
Politicien et étudiant –
Montréal Campus L’association des étudiants mu-
sulmans de l’Université de Vic-
Julien Verville donne un nou- toria, en Colombie-Britannique,
veau au sens au terme « politicien avance que des idées « extrêmes »
étudiant ». Cet étudiant en droit sont derrière les appels au ban-
Une dernière volonté pour de l’Université du Québec à Mon- nissement de la burka au Canada.
Ryerson – The Eyeopener tréal était candidat aux dernières Plus tôt ce mois-ci, le Congrès
élections municipales québécoises musulman canadien avait appelé
L’Université Ryerson a trouvé un dans sa ville natale de Drummond- à l’interdiction de la burka, un vê-
moyen original de garnir ses cof- ville. « Ces deux derniers mois, je tement couvrant intégralement le
fres en élargissant les possibilités vivais deux jours à Montréal, cinq visage et le corps. Mohamed Gi-
de dons. En effet, l’université on- à Drummondville, indique Ver- lan, président de l’association des
tarienne a lancé cet automne une ville. Pendant la semaine, je faisais étudiants musulman de l’U de V y
nouvelle campagne encourageant du porte à porte de 16 h à 20 h. Sa- va cependant d’une interprétation
les anciens étudiants ainsi que medi et dimanche, c’était à partir différente : « Couvrir le visage est
le personnel à planifier des dons de 11 h. » La plateforme du jeune une question d’opinion », avance-
destinés à l’institution dans leur candidat était en partie fondée sur t-il avant d’ajouter que « c’est le
testament. Pamela Shanks, direc- le principe d’« équité intergénéra- choix libre d’une femme, surtout au
trice exécutive du développement tionnelle », c’est-à-dire la repré- Canada. Il n’y a pas de coercition.
à Ryerson, affirme que 44 person- sentation de chaque génération Interdire aux femmes musulmanes
nes ont inclu l’Université dans leur dans les différentes strates poli- de choisir des vêtements tradition-
testament et que cinq autres ont tiques. Pour mener sa campagne, nels serait comme interdire à une
prévu des dispositions en faveur de le candidat a pu compter sur une sœur catholique de porter son uni-
l’institution d’enseignement dans équipe de 26 bénévoles composée forme ou à un sikh de porter son
leur police d’assurance-vie. Selon d’amis, d’étudiants, mais aussi turban. »

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Arts et Culture
le 9 novembre 2009

culture@larotonde.ca

THÉÂTRE FRANCOPHONE

Une pépinière à l’Université d’Ottawa


Le talent du campus trouve écho dans
les productions professionnelles.
Iain Campbell a été assez particulier. Elle a fait un

L
an de théâtre à l’Université d’Ot-
a communauté théâtrale tawa, après quoi elle a été acceptée à
francophone régionale et le l’École supérieure de ballet contem-
département de Théâtre de porain. Selon elle, cela lui a été un
l’Université d’Ottawa sont grand atout, car plusieurs de ses rô-
intimement liés. Au bout du monde, les ont eu des volets physiques exi-
la plus récente pièce du théâtre du geants. C’était également le cas pour
Trillium, démontre à quel point ses rôles multiples dans Au bout du
l’Université semble être une pépi- monde, qui a été à l’affiche du 21 au
nière pour les comédiens profes- 31 octobre au théâtre de la Nouvelle
sionnels de la région. Trois des cinq Scène. Le metteur en scène Anne-
comédiens de la distribution pro- Marie White a intégré beaucoup
viennent du département de Théâ- d’improvisation corporelle au pro-
tre de l’Université. L’une d’entre cessus de création.
eux, Emmanuelle Lussier-Martinez, Toutefois, cela ne veut pas dire
est encore étudiante, malgré le fait pour autant que Lussier-Martinez
qu’elle travaille déjà de façon pro- n’a pas bénéficié de son passage à
fessionnelle dans le milieu. En en- l’Université. Le programme sans
trevue avec La Rotonde, elle a parlé critère d’audition pour l’admission
de la place de l’Université d’Ottawa lui a donné l’opportunité de dé-
sur la scène théâtrale de la région. couvrir sa passion pour le métier.
Selon la jeune comédienne, il y a « J’ai commencé mes études ici et
deux avenues principales à une car- je ne soupçonnais pas l’ampleur de
rière de comédien de langue fran- ma passion pour le jeu. Je ne savais
çaise dans la région. Premièrement, pas que j’aimais y prendre part. »
il y a l’Université d’Ottawa, qui est La comédienne ne nie toutefois pas
une option populaire : « Une grande que le programme pourrait être
partie des comédiens qui sortent de amélioré. « Au niveau de la théorie,
l’Université font du réseautage du- je crois qu’on est bien formé. Nous
rant leur séjour au Département et avons des cours d’histoire, d’analyse
finissent par se faire embaucher. » dramaturgique, le programme nous
L’autre option, qui est peut-être force à toucher à tout. Par contre,
plus largement acceptée, est le Qué- du côté du jeu… sans dire que ce soit
bec : « Ceux qui fuient Ottawa pour faible, ce n’est pas suffisant. Ce que
aller aux conservatoires du Québec j’ai appris, j’y tiens, mais nous man-
et qui reviennent éventuellement. » quons de cours, de profs et, surtout,
Il existe une perception négative de diversité. »
de certains aspects de la formation Selon elle, le problème est que
théâtrale offerte par l’Université. l’institution doit mieux définir son

« Ce que j’ai appris, j’y tiens, mais nous manquons de


cours, de profs et, surtout, de diversité. »
- Emmanuelle Lussier-Martinez
« Plusieurs croient qu’ils ne peuvent mandat. Le programme offre une
pas y acquérir une véritable forma- panoplie de cours, mais pas de
tion professionnelle. Selon eux, il ne concentration exhaustive dans des
suffit pas d’étudier ici. » Toutefois, domaines spécifiques du théâtre.
l’option des conservatoires n’est pas Il semble y avoir un manque de ri-
accessible à la grande partie des co- gueur dans la formation pratique
médiens professionnels francopho- nécessaire au métier. Malgré les la-
nes de la région. Les gens d’ici qui cunes du programme, Lussier-Mar-
atteignent ce niveau de formation tinez croit que le Département joue
tentent plutôt leurs chances dans un rôle important dans la région et
des centres artistiques plus gros que sans cette institution, l’exode
qu’Ottawa. du talent local serait encore plus
marqué qu’il ne l’est déjà.
Parcourt distinct Emmanuelle Lussier-Martinez
figure aussi dans la télésérie Moitié Photo Mathieu Girard
Le cheminement d’Emmanuelle moitié sur les ondes de TFO. Les comédiens de l’Université d’Ottawa trouvent des rôles dans les productions locales.

culture@larotonde.ca www.larotonde.ca • 9
Arts et Culture le 9 novembre 2009

EXPOSITION

Animalia à la galerie 115


Audrey Labrie la photographie. Son engouement
pour la relation qu’entretient l’hu-
Le 3 novembre dernier, à la Galerie main avec la nature se reflète ici
115, se tenait le vernissage de trois dans un milieu plus près de nous,
étudiants en quatrième année du c’est-à-dire le domicile. À travers
baccalauréat en arts visuels. Ani- les animaux de compagnie et les
malia réunit ces trois amoureux du plantes d’intérieur, l’artiste revoit
règne animal et expose leurs visions cette relation dans un contexte non
différentes du rapport entre humain conventionnel. Smith expose une
et faune. série de photographies sans titre,
Norah Taylor présente une série regroupées sous le thème “Cat Se-
de cinq tableaux peints à l’acrylique, ries.” Ses “puzzling images,” comme
inspirés d’images qu’elle s’amuse il les appelle, nous mettent devant
à tourner et à retourner afin de des natures mortes qui, en fait, ne
changer notre perception et notre le sont pas totalement. L’une d’en-
réflexion. Au premier regard, cha- tre elles représente un vase conte-
que toile représente un animal qui nant des fleurs séchées qui sont en
semble reposer dans une position fait des fragments de fourrure de
difficile. Contorsionnés ou dislo- chat. On peut également aperce-
voir la queue du félin dépasser de
Ce clin d’œil à la commercialisation des vêtements ferait sourire l’arrière du vase. Chaque photogra-
phie est comme un jeu de « cherche
n’importe quel insensible à la nature, mais on peut y donner et trouve » face à la réalité. Smith
présente des images ludiques et
sa propre interprétation… amusantes qui remettent en ques-
tion notre conception des animaux
qués, une girafe, un loup, un renard, de compagnie.
une mouette et une baleine parais- Cette exposition nous aura sans
sent sereins ou inconfortables. En Photo Jessica Rose aucun doute activé l’esprit sur no-
Trois étudiants en Arts visuels exposent leurs oeuvres sous le thème des animaux.
s’approchant, on comprend que les tre position dans un univers que
animaux tiendraient peut-être dans Motivée par les effets du ré- l’idée des changements climatiques ternelle est affublée d’une étiquette nous devons partager avec d’autres
des verres ou des vases. Peut-être chauffement planétaire et l’impact et rend également l’animal d’une « XL » sur le dos et ses oursons espèces vivantes. Les trois artistes
reposent-ils dans un formol servant des humains sur la nature, Sophie beauté inaccessible. Sa deuxième portent un « S » en guise de petite et leurs visions uniques de ce grand
à l’étude, ou alors c’est une simple Levasseur présente deux œuvres œuvre, également peinte à l’acryli- taille. Ce clin d’œil à la commercia- thème nous ont offert des œuvres
utilité décorative qu’en a fait l’hom- grand format pour de grands thè- que, nous plonge au cœur d’un pay- lisation des vêtements ferait sou- sans clichés ni exagérations qui
me pour son plaisir. En exploitant mes. La première est peinte avec un sage nordique. Les empâtements rire n’importe quel insensible à la sont au contraire présentées de
des images de façon à leur donner fond très sombre d’où émane le re- épais et la texture générale de tons nature, mais on peut y donner sa façon originale. Nous vous rappel-
plusieurs sens, on peut comprendre lief à peine esquissé d’un cheval. Ce pâles donnent des frissons à celui propre interprétation… lons que la Galerie 115 présente de
les préoccupations de l’artiste pour dernier est composé de tons plus qui le regarde tant la neige semble Keith Smith, quant à lui, se nouvelles expositions chaque se-
un sujet tel que la survie d’espèces clairs, en contraste chaud et froid. réelle. Au premier plan, trois ours consacre principalement à la pein- maine, donc amateurs d’art, venez
en voie d’extinction. Ce paradoxe de couleurs rappelle polaires se suivent. La figure ma- ture, mais s’intéresse également à encourager la relève!

NOUVEAUX MÉDIAS

Journalisme académie
Prenez un téléphone cellulaire, ajoutez-y un appareil photo et branchez le tout à une connexion Internet. Et voilà! Avec ces trois
ingrédients, vous détenez la recette pour démarrer une carrière de journaliste étoile. Oubliez les écoles de journalisme. Grâce à
YouTube, Twitter et à la blogosphère, vous êtes à un clic de pouvoir transmettre de l’information et atteindre un public à l’échelle
planétaire. Rachèle Robert zoome sur les répercussions des médias numériques.
Roger Dubois a du métier dans le des hamsters qui jouent du piano violentes entre l’armée et la po- nération, qui ont une attention de place pour l’analyse et la réflexion
corps. Au service de Radio-Canada à des histoires très sérieuses! », pulation ont utilisé leur téléphone très courte durée, alors c’est sûr », tranche le journaliste.
depuis 32 ans, il est passé de ca- lance-t-il un peu blagueur. Chaque cellulaire pour filmer des images- qu’il n’y a plus de place pour ap- Pour Cohen, plus il y a d’informa-
méraman à vidéojournaliste. Il se minute, le célèbre site reçoit plus de chocs, puis ils se sont rendus à la profondir les sujets. » Même son tion, d’histoires, de vidéos, plus il
souvient qu’à ses débuts, il avait 20 heures de vidéo. Les habitués de frontière du pays afin de capter un de cloche du côté d’Andrew Cohen, devient difficile de faire la part des
jusqu’à 17 h, chaque jour, pour cette page web ont donc de quoi se signal Internet et d’envoyer le tout journaliste émérite, professeur et choses et de trouver la « vérité ».
filmer son topo. Le montage se mettre sous la dent. sur YouTube. président de l’institut Historica- « Qui a le jugement suffisamment
faisait manuellement, en coupant YouTube est une plate-forme Bien que cet exemple soit frap- Dominion, un organisme voué à la aiguisé? », se demande-t-il. D’un
chaque séquence de ruban avec ouverte à tous qui fait la promo- pant, Althia Raj, jeune journaliste promotion de l’histoire, de l’iden- autre côté, Scott Rubin, de You-
une lame. « Maintenant, tu peux tion de la liberté d’expression. Des Tube, ajoute qu’on a toujours la
tout envoyer par cellulaire, c’est
donc dire que tout le monde peut
exemples? Rubin en a plein la tête.
En 2007, le Myanmar est touché
« YouTube n’est pas une entreprise de presse, mais c’est possibilité de répondre à une fausse
information.
être journaliste. Mais peut-on se
contenter de ça? » se demande ce
par des manifestations monstres
dues à une augmentation brutale
une destination populaire pour partager des vidéos. Ça En cette ère numérique, « la solu-
tion passe par l’éducation populaire
professionnel.
Plus d’information, c’est certaine-
du prix de l’essence. Le pays est
coupé du monde. Les lignes télé-
passe des hamsters qui jouent du piano à des histoires très et par l’instauration de standards et
de normes plus élevés », exprime
ment mieux que moins d’informa- phoniques sont inaccessibles et
sérieuses! » Andrew Cohen. Si ce dernier souhai-
tion, pense Scott Rubin, directeur
du service politique des communi-
les journalistes, réprimés. Si les
médias traditionnels n’étaient pas
- Scott Rubin te que les gens prennent davantage
conscience de ce qu’ils lisent et re-
cations chez YouTube. « YouTube en mesure de rapporter ces évé- pour Sun Media, trouve que l’in- tité et de la citoyenneté au Canada. gardent, l’usager de YouTube ne par-
n’est pas une entreprise de presse, nements au reste du globe, des formation est rapportée trop ra- Il craint que YouTube et l’Internet tage pas nécessairement ce point de
mais c’est une destination populaire citoyens s’en sont chargés. Cer- pidement. « Les médias tentent en général mènent le public vers vue. L’arrivée massive de nouveaux
pour partager des vidéos. Ça passe tains témoins des manifestations de rejoindre les gens de notre gé- la désinformation. « Il n’y pas de vidéos chaque minute en témoigne.

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le 9 novembre 2009 Arts et Culture
FILM

Un dernier hommage au roi de la pop


This Is It, le film sur Michael Jackson, est en salle jusqu’au mercredi 11 novembre 2009.
Nedggy Mauricin star présents s’amusaient et savou- La musique tégrante de Michael Jackson. Au le ballet. Il est aussi connu pour
raient chaque moment. Pendant début film, on peut voir la sélection le moonwalk et ses mouvements
Énergie, danse, arts, culture, pop, le film, on apercevait un Michael La musique occupe une énorme des danseurs, qui expriment ensuite d’épaules. On pouvait également
mouvements et précision sont les Jackson déterminé, concentré, per- partie de ce film. Qui n’a jamais leur joie à la caméra, soit en pleu- le voir pratiquer et recevoir des di-
mots qui décrivent le film qu’on sévérant et aimant ce qu’il faisait entendu “Billie Jean“ ou “Black or rant, en riant ou en expliquant com- rectives du directeur et producteur
peut qualifier de documentaire sur le plus, c’est-à-dire partager son White”? Ces chansons ont eu une in- ment le roi de la pop a eu une grande du spectacle Kenny Ortega, qui est
le regretté roi de la pop : Michael amour et sa passion pour la danse fluence importante sur l’industrie de influence sur leur vie de danseurs. aussi le producteur de High Scho-
Jackson. Ce film montre les derniers et la musique. De plus, le film dé- la musique. La plupart des paroles Par exemple, pour la chanson “Th- ol Musical. Jackson écoutait ses
moments du chanteur, lorsqu’il peint Jackson comme quelqu’un de ses pièces musicales sont axées riller,” l’idée était d’ajouter des élé- conseils attentivement et faisait ce
se pratiquait pour son grand re- de serein, calme, qui aime les per- sur l’environnement, la paix dans ments à l’original pour les projeter qu’on lui demandait, tout en ajou-
tour sur scène. Le retour qui était sonnes qui l’entourent et prend le le monde et l’égalité. De plus, on sur les écrans dans la salle de spec- tant son grain de sel.
attendu par de nombreux fans n’a temps de le leur faire savoir. En peut voir Michael Jackson à l’œuvre tacle. On voyait comment se confec- Ce n’est pas la musique et la
cependant jamais eu lieu, car Mi- outre, on le voyait prendre part à lorsqu’il pratique ses chansons avec tionnait l’idée, car il y a avait plein danse qui manquent à ce film. C’est
chael Jackson est décédé le 25 juin tous les aspects de son spectacle, ses musiciens. À quelques reprises, de costumes, tous originaux, et les un beau cadeau pour les fans de
2009, quelques semaines avant sa de la musique à la conception des on pouvait le voir arrêter ceux-ci danseurs devaient incarner un per- Michael Jackson, car il illustre tous
première prestation à l’aréna O2 à costumes en passant par la choré- pour donner son commentaire : il sonnage, par exemple un zombie. les aspects techniques et musicaux
Londres, où il était censé donner graphie. Lorsqu’il est sur scène, cherchait la précision et voulait que Cela a fait comprendre qu’il a fallu du spectacle. De plus, il démontre
une série de spectacles. c’est comme s’il se transformait tout soit parfait. Il connaissait cha- énormément de travail pour arriver que Jackson était un passionné de
Ce film en a réjoui plusieurs et en une autre personne, en un alter que note, tempo et parole de cha- à mettre en place cette idée. la musique et des arts.
même fait chanter des personnes ego, car la façon dont le film mon- cune des chansons. Michael Jackson danse avec pré- Enfin, This Is It démontre vrai-
dans la salle de cinéma. On pou- tre sa prestance sur scène transpa- On ne peut pas oublier la danse, cision, il sait mélanger les styles, ment que Michael Jackson est le
vait percevoir que les fans de la rait bien à l’écran. un autre élément qui fait partie in- comme la danse contemporaine et roi de la pop!

THÉÂTRE Calendrier culturel du 9 au 15 novembre


Le Malade imaginaire présenté au Théâtre de l’Île ARTS VISUELS

Performance dans le cadre de Roadside Attractions


Le classique de Molière à la sauce québécoise. Quand? Le 11 novembre de 19 h 30 à 21 h
Où? Studio de Daïmon, 80, rue Hanson, Gatineau (secteur Hull)

Roger Crait : Qui a peur du rouge?


Quand? Jusqu’au 28 novembre
Où? Galerie 101, 1-301½, rue Bank, Ottawa

Naked in the Capital


Quand? Jusqu’au 29 novembre
Où? Galerie photo arts & architecture, 1181, rue Bank, Ottawa

THÉÂTRE
Beaucoup de bruit pour rien : Shakespeare
Photo Mathieu Girard
Molière réinventé ! Quand? Les 13 et 14 novembre
Sonia Noreau tions, lavements, consultations et roux? Cette dernière a confectionné
Où? Maison de la culture de Gatineau, 855, boulevard de la Gappe, Gatineau
prescriptions. Son docteur, M. Dé- des murs d’énormes « bouliers-
Une nouvelle pièce a assiégé le Théâ- foirus, profite bien de la paranoïa de compteurs » avec une multitude de Le Malade imaginaire
tre de l’Île pour le plus grand bon- son patient et lui fait débourser des petites boîtes de médicaments. L’ef- Quand? Du 4 novembre au 12 décembre 2009
heur des gens de l’Outaouais : Le sommes faramineuses. Alban craint fet produit était très impression- Où? Théâtre de l’Île, 1, rue Wellington, Gatineau (secteur Hull)
Malade Imaginaire, montée par Isa- tant pour sa santé qu’il souhaite ma- nant : écrasé sous la matérialisation
belle Bélisle et adaptée par Marcus rier sa fille à Thomas Défoirus, le fils de l’immensité de l’hypocondrie MUSIQUE
Carbonneau. Ce grand classique de de son médecin, afin de toujours avoir d’Alban, l’œil du spectateur entre
Molière, qui fut présenté le 10 février un docteur à ses côtés. Toutefois, An- dans l’imaginaire du « malade » au Manou Gallo
1673 au théâtre du Palais-Royal, l’est gelle, sa fille, n’a que faire de Thomas premier regard. Quand? Le 13 novembre à 20 h
maintenant du 4 novembre au 12 dé- Défoirus, un esprit aussi lent que Enfin, l’adaptation québécoise du Où? La Basoche, 120, rue Principale, Gatineau (secteur Aylmer)
cembre au Théâtre de l’Île, situé au lourd. Elle n’a d’yeux que pour le beau Malade imaginaire présentée au
1, rue Wellington, à Gatineau. Pres- Clément et est prête à tout pour évi- Théâtre de l’Île est une excellente Les Païens
que « traduits » en québécois, les ter d’épouser l’homme que son père pièce. La québécisation du texte ori- Quand? Le 13 novembre à 18 h
dialogues de la pièce sont truffés de lui a choisi. Ermine, sa belle-mère, la ginale ajoute énormément à son ori- Où? La Nouvelle Scène, 333, avenue King-Edward, Ottawa
régionalismes québécois de bon aloi femme d’Alban, qui encourage celui- ginalité et à son succès. Les acteurs
ainsi que d’expressions qui auraient ci dans son hypocondrie, n’est peut- Jean-Yves Mathé (Alban), Nancy DIVERS
probablement laissé Molière per- être pas aussi éprise de son mari qu’il Beaulieu (Paulette), Véronique Pi-
plexe. Si un puriste aurait pu crier à le pense et manigance pour toucher geon (Angelle), Ginette Fournier Deuxième Bénévotemps d’Ottawa – Ventes aux enchères d’œuvres d’art
la profanation, La Rotonde, elle, doit au pactole le plus tôt possible. Elle est (Ermine), Ghislain Dufour (M. Bon- Quand? Le 14 novembre de 19 h à 23 h
se dire charmée par cette adaptation bien sûre insensible aux problèmes nefoi, le notaire), Frédéric Jobin Où? Musée canadien de la guerre, 1, place Vimy, Ottawa
de Marcus Carbonneau. La beauté d’Angelle, qu’elle aimerait bien priver (Gérald), Alexandre-David Gagnon
du français ayant fait place à la beau- de son héritage en l’envoyant au cou- (Clément), Alexandre Gauthier Les Grands explorateurs – Malte, Sicile et Sardaigne
té des spécificités québécoises, les vent. Paulette, la servante, et Gérald, (Thomas Défoirus) et Joëlle Dufour, Quand? Le 15 novembre à 13 h 30, 16 h et 19 h 30
spectateurs étaient alors en mesure le frère d’Alban, s’allient afin de dé- Marianne Lynch et Léa Psenak (qui Où? Maison de la culture, 855, boulevard de la Gappe, Gatineau
d’apprécier ce classique de Molière jouer les plans de l’avare belle-mère interprètent tour à tour le rôle de
dans les mots qu’ils utilisent tous les et de permettre à Angelle d’épouser Louison, la deuxième fille d’Alban)
jours. l’homme qu’elle aime. se sont tous montrés à la hauteur du SUR LE CAMPUS
défi. Nous faisant rire puis compa-
L’histoire Le décor tir, parfois condamner, espérer puis Soirée Ciné-franco : Le confessionnal
réfléchir, la distribution du Malade Quand? Le 10 novembre à 19 h
Alban, un grand hypocondriaque, Comment ne pas mentionner le imaginaire a offert une excellente Où? Auditorium des anciens, Centre universitaire
dépense des sommes folles en po- décor fort imaginatif de Julie Gi- performance. Véronique Strasbourg

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Arts et Culture le 9 novembre 2009

RESTAURATION

Options sans viande à découvrir toute simple au cœur d’un quartier


résidentiel, le Govinda’s n’a rien d’un
grand restaurant. La salle à manger
est en fait un ancien salon qu’on a réa-
des, de soupes et d’entrées. Le plat
principal est un mets à base de riz
brun ou de patates auquel est ajou-
tée une garniture au choix, tels légu-

Les restaurants végétariens : subtils, mais présents autour du campus. ménagé et redécoré pour en faire un
restaurant ouvert au public. Comme
mes, pois chiches, pesto ou tofu. Un
étudiant peut facilement y manger à
s’il s’agissait de sa propre maison, le sa faim pour dix dollars.
client doit enlever ses chaussures en
entrant. Il se sert lui-même son repas Le Café Nostalgica :
et rapporte sa vaisselle à l’employé le meilleur des deux mondes
quand il a terminé. Un peu intimidant,
donc, pour les nouveaux clients qui ne Situé au cœur du campus, dans
connaissent pas le fonctionnement un petit immeuble au décor coloré
plutôt inhabituel de ce restaurant. et à l’ambiance chaleureuse, le Café
Les mets indiens préparés par le Nostalgica offre aussi diverses op-
cuisinier sont tous végétariens ou tions végétariennes dans son menu.
végétaliens. On sert des salades, du Il faut, par exemple, payer une som-
riz, des légumes, de la soupe aux me additionnelle pour incorporer
lentilles et un dessert pour complé- du poulet à sa quesadilla ou à ses
ter le tout. Le choix des aliments nachos. Le café est d’ailleurs réputé
est plutôt restreint pour un buffet. pour ses hambourgeois aux garnitu-
Cependant, le client en a pour son res variées. Un étudiant végétarien
argent : un nombre illimité de plats meurt d’envie d’y goûter? Le Café
coûte cinq dollars. Il s’agit ici d’une Nostalgica a pensé à tout, puisque le
excellente aubaine pour un étudiant client peut sélectionner l’option vé-
au réfrigérateur et au ventre vides. gétarienne au lieu du hambourgeois
typique, à base de viande.
Perfection Satisfaction L’endroit est idéal pour les grou-
Promise pes d’amis n’ayant pas les mêmes
habitudes alimentaires. Les végéta-
Le restaurant Perfection Satisfac- riens, les non-végétariens et les in-
tion Promise, sur la rue Laurier, est différents peuvent tous y trouver un
une solution de rechange « santé » mets à leurs goûts.
aux frites et aux nachos du Royal
Oak, son voisin. En entrant dans le Être végétarien
petit demi-sous-sol, on est rapide- sur le campus : c’est possible
Photo Julie-Anne Lapointe ment emporté par l’odeur d’encens,
Perfection Satisfaction Promise est l’une des options végétariennes les mieux connues du campus.
la musique douce et les objets déco- La disponibilité des mets végéta-
Julie-Anne Lapointe font aussi partie du paysage. Ils sont oublier l’absence de viande. ratifs d’origine indienne qui créent riens ne se limite pas à ces trois res-
d’ailleurs une bonne option pour une atmosphère de détente n’ayant taurants. En fait, le campus de l’Uni-
Les environs du campus de l’Univer- les étudiants désireux de bien s’ali- Buffet végétarien Govinda’s rien à voir avec celle du Royal Oak. versité d’Ottawa est plutôt bien nanti
sité d’Ottawa regorgent de restau- menter ou d’essayer quelque chose Perfection Satisfaction Promise en termes d’options végétariennes.
rants aux prix modestes et aux mets de nouveau, tout simplement. Trois Le restaurant Govinda’s, de style s’inspire de la cuisine indienne et de Choisir une assiette de riz aux légumes
spécialement adaptés à une popula- restaurants situés dans les limites buffet, offre des repas végétariens aux la dimension spirituelle du végéta- et pois chiches plutôt qu’une grande
tion étudiante. Même si on les oublie du campus offrent une variété de saveurs indiennes. Situé au 212, rue risme et de la bonne nutrition. On pointe de pizza au pepperoni est donc
souvent, les restaurants végétariens mets savoureux, allant jusqu’à faire Somerset Est, dans une petite maison trouve au menu une variété de sala- plus que possible sur le campus.

Le coin du gl
Eric Ricou
outon
Confus par la fusion culinaires dans un seul mets. Les
saveurs originales seraient-elles
préservées dans leur authenticité?
pad thaï ou un wrap au tofu et aux
champignons shiitake (12 $ chacun)
témoignent d’influences variées.
afin de pouvoir me consacrer au dé-
licieux cône de frites, faites à partir
de pommes de terre et de patates
Ne perdraient-elles pas de leur dis- Est-ce pour autant de la fusion? J’y sucrées. Parfaitement assaisonnées,
tinction, ainsi entremêlées? Très reviendrai. légèrement croustillantes et succu-
souvent, oui. À l’entrée, on choisit les crevettes lentes à l’intérieur, elles se sont ré-
Cependant, parce que je suis au cari et à la noix de coco (10 $). vélées de parfaites complices pour
ouvert d’esprit, j’ai mis de côté Les crevettes tigres sont d’une belle l’aïoli à la lime, riche et acide, qui
ces idées préconçues et j’ai osé me taille et bien cuites, mais manquent les accompagnait.
rendre au Savana Café pour dîner. de cette subtilité sucrée qui dénote Parce que c’est toujours difficile
Clarifions donc ce qu’ils entendent la fraîcheur. La sauce tente d’y re- de résister quand la faim nous as-
par « fusion tropicale ». Le slogan médier, sucrée par la noix de coco, saille, on a aussi commandé le ham-
“Where East meets West” implique forte par le cari, mais n’adhérant burger. Présenté ici avec fromage à
une combinaison des styles culi- que très mal aux crevettes. À la fin, la crème aux jalapeños et à l’ananas,
naires des Caraïbes et de l’Asie du on se retrouve malheureusement bacon double fumé et tomates ceri-
sud-est, cuisines que j’adore séparé- avec un beau fond de sauce dans ses, le choix fut judicieux. Le bacon
ment. Voyons ce qu’il en est de leur son assiette. J’ai écarté les miettes épais, salé et riche livrait une déli-
amalgame. de tempura qui recouvraient le tout, cieuse lutte au fromage à la crème,
Le thème tropical se manifeste celles-ci s’apparentant davantage à piquant, sucré et fort. Interpréta-
d’abord dans le décor. À l’intérieur des miettes de pain sec. tion inusitée qui, néanmoins, fut un
de cette jolie vieille maison, de celles Des moules-frites agrémentées de succès (surtout avec les frites!).
qui parsèment les beaux quartiers chorizo, de maïs, de saké et d’herbes Bref, j’ai apprécié le repas. Ce-
ottaviens, le décor est très coloré et fraîches (12 $) semblent s’éloigner pendant, je suis encore cynique à
Photo Eric Ricou un peu surchargé. Le charme de cet- du thème du restaurant. N’étant pas l’égard de toute cette question de
Mon éternelle recherche de nou- son égard, il y avait, dans la manière te maison est édulcoré par la décora- connaisseur en matière de moules, « fusion ». Malgré les influences
veaux horizons gastronomiques à dont le resto se qualifiait, quelque tion qui, selon moi, donne un air plus je ne peux pas trop discuter de leur diverses présentes dans le menu,
parcourir m’a mené, cette semaine, chose qui me démangeait : « fu- juvénile à un restaurant qui cible évi- qualité, mais elles sont très satis- très rarement y voyait-on des plats
à un établissement dont j’avais déjà sion tropicale ». Pour plusieurs, le demment une clientèle mature. faisantes, le chorizo leur donnant où celles-ci fusionnaient. Oui, on
entendu parler, mais qui ne m’avait mot « fusion » provoque un certain Le menu (du midi, dans ce cas) un goût fumé, tandis que le maïs trouve des ingrédients soi-disant
jamais vraiment attiré. On parle ici dédain. En effet, on s’est méfié de maintenant devant mes yeux, j’éva- fournit un croquant contraste de « exotiques », mais pas de véritables
du Savana Café (431, rue Gilmour). ces établissements qui cherchent lue les choix offerts. Des croquet- texture. Bien qu’agréables, j’admets mélanges innovateurs. La fusion me
Malgré quelques éloges répandus à à rassembler différentes traditions tes de bacalhao, morue salée, un les avoir mangées très rapidement laisse toujours confus.

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Sports
le 9 novembre 2009

Maxime Goulet
sports@larotonde.ca

HOCKEY FÉMININ

Les Ravens et les Martlets s’envolent res périodes se sont très bien dé- chargée de refroidir leurs ardeurs
roulées. En troisième, nous avons en redonnant l’avance à son équi-
ralenti un peu et commis quelques pe avec un tir du poignet depuis
erreurs qu’on ne pouvait se permet- la ligne bleue. À partir de ce mo-
tre de faire, car McGill nous a fait ment, le Double G n’a plus jamais
payer à chaque fois », a souligné été dans le coup.
l’entraîneur-chef Miguel Filiatrault Avec un pointage de 3 à 1 en dé-
après la rencontre. but de troisième, les Martlets ont
Ainsi, le Gris et Grenat a entre- immédiatement cloué le cercueil
pris le match d’excellente façon en des Gee-Gees en marquant après
imposant son rythme aux visiteu- seulement 31 secondes de jeu. Puis,
ses. Dans une période qui a donné quelques minutes plus tard, elles
droit à du jeu très ouvert de chaque ont ajouté deux buts rapides pour
côté, le Double G a réussi à créer porter la marque à 6-1 en leur fa-
beaucoup d’offensives et de bonnes veur. Ottawa a tenté tant bien que
chances de marquer. Malgré cela, mal de réduire l’écart, mais la gar-
les joueuses d’Ottawa n’ont pas dienne des visiteuses n’a jamais
réussi à ouvrir la marque, même en bronché. Bref, McGill a simple-
bénéficiant d’un cinq contre trois de ment montré qu’elle était une bien
plus d’une minute. meilleure équipe que les Gee-Gees
Au début du deuxième engage- en conservant leur fiche parfaite,
ment, les Martlets sont sorties en y allant d’une sixième victoire en
force, appliquant une forte pres- autant de matchs.
sion sur la défensive des Gee-Gees Sur une note plus positive, la
et ouvrant la marque du même joueuse de première année Kayla
Photo Maxime Goulet coup. En effet, après une savante Hottot a connu un autre match fort
Les Gee-Gees se sont frottées à plus fortes qu’elles.
passe de Cathy Chartrand depuis en provoquant plusieurs chances
Sinisa Sindik en faveur de Carleton. Cependant, après la rencontre. la ligne bleue, Rebecca Martindale de marquer, mais sans toutefois

A
les Gee-Gees sont revenues de l’ar- Il faut aussi souligner la belle per-
près une belle victoire de
4-2 le week-end dernier, les
rière au troisième 20 avec l’aide
de Kayla Hottot (son quatrième
formance de la gardienne de troisiè-
me année Marie-Hélène Malenfant,
Au début du deuxième engagement, les Martlets sont sorties
joueuses de Miguel Filia-
trault étaient de retour sur
en deux matchs) et de Fannie Des-
forges, qui ont nivelé la marque et
qui a réalisé 32 arrêts devant la cage
du Double G.
en force, appliquant une forte pression sur la défensive des
la glace pour affronter leurs éter-
nelles rivales : les Ravens de Carle-
amené les deux équipes en prolon-
gation. Après une période supplé- Dimanche
Gee-Gees et ouvrant la marque du même coup.
ton. Même avec une superbe fin de mentaire sans maître, le Gris et n’a eu qu’à rediriger la rondelle concrétiser celles-ci. Questionné
match, les Gee-Gees se sont incli- Grenat a dû concéder la victoire Dimanche après-midi, au Com- dans une cage béante. Cependant, à son sujet, Filiatrault a déclaré :
nées 3 à 2 en tirs de barrage. aux Ravens en fusillade. « Nous plexe sportif de l’Université d’Ot- le Gris et Grenat n’a pas baissé les « Depuis trois ou quatre matchs,
avons eu une mauvaise deuxième tawa, les Gee-Gees (1-4) recevaient bras et a égalisé le score 36 se- c’est vraiment une de nos meneuses
Samedi période, ce qui leur [Carleton] a la visite des Martlets de l’Université condes plus tard par l’entremise en offensive. En fait, tout ce trio-là,
donné la chance de prendre une McGill (5-0). Malgré une excellente d’Érika Pouliot, qui a repris un composé également d’Érika Pouliot,
À la suite d’une première période avance de deux buts, mais nous première période pour les joueuses disque libre dans l’enclave avant est très productif pour nous ces der-
sans action, les Ravens ont sonné avons très bien joué en troisième locales, McGill a réussi, une fois de de le pousser derrière la gardienne niers temps. » Un autre gros défi at-
la charge en deuxième avec deux période. En général, nous sommes plus, à démontrer sa nette supré- de but Taylor Salisbury. Les Gee- tend les joueuses du Gris et Grenat
buts sans réplique. Les joueuses satisfaits de notre performance », a matie avec une victoire convain- Gees croyaient bien avoir repris le la semaine prochaine, quand elles
des deux équipes sont rentrées au déclaré Miguel Filiatrault, l’entraî- cante de 6 à 1. contrôle du match, mais la joueuse seront en visite à Montréal (5-1-1)
vestiaire avec un pointage de 2-0 neur-chef, au Service des sports « Je pense que nos deux premiè- de défense Cathy Chartrand s’est vendredi.

SURVOL GEE-GEES
Soccer féminin adversaires de York par la marque de
1-0, samedi en fin d’après-midi.
ottavienne et sur Mélissa Pesant,
leur gardienne de but. De plus, mal-
se sont bien reprises en l’empor-
tant contre les Golden Hawks de
avec une médaille au cou. Même s’il
devait être un peu déçu de la tour-
La défaite prends un goût particu- gré de bonnes initiatives offensives, l’Université Laurier. Le match s’est nure du match de la veille, Steve
Après avoir mis l’équipe de Lau-
lièrement amer pour les joueuses de le Gris et Grenat n’a jamais réussi à terminé en prolongation, puisque Jonhson, entraîneur de l’équipe,
rentienne hors jeu en première
l’Université d’Ottawa, qui ont réussi à imiter ses opposantes et à marquer. après 90 minutes, les deux équipes s’est dit satisfait de la saison. L’ins-
ronde des séries éliminatoires, les
tenir le fort tout au long de la première Néanmoins, les Gee-Gees devront avaient chacune marqué deux buts. tructeur ottavien avouait au Service
Gee-Gees ont réservé le même sort
demie. Malgré des assauts puissants vite se ressaisir et oublier ce revers Catherine Scott a inscrit le pre- des sports que « la chimie d’équipe
à Queen’s sur le terrain torontois.
et répétés, l’attaque du 11 yorkais n’a crève-cœur, qui leur ferme définiti- mier pour les siennes, tandis que était bonne et [que] les joueuses ont
Pour les Gris et Grenat, cette fin de
réussi à trouver le fond du filet qu’après vement la porte des championnats Tara Condos a réussi à niveler la bien réagi aux changements [qu’elles
semaine était la plus importante de
la mi-temps, à la 76e minute, par l’en- nationaux. Elles auront l’opportu- marque alors qu’il ne restait que ont] dû faire en raison de la maladie
la saison
tremise d’Ami Otaki et de Samantha nité de prouver leur valeur une nou- deux minutes à jouer en temps ré- et des blessures ».
Gauthier, son duo étoile cette saison. velle fois, cette fois face à Laurier glementaire. La joueuse de deuxiè- Au final, il s’agit d’une belle sai-
Samedi
De fait, dans la deuxième partie ou Queen’s, dans un match pour la me année a profité d’une superbe son pour le Gris et Grenat, avec un
du match, la troupe de Steve John- médaille de bronze. passe de Scott pour éviter de termi- total de 14 victoires, trois défaites et
Ce fut donc au tour de la délégation
son n’a vraisemblablement pas été Catherine Cimon ner au quatrième rang. trois matchs nuls. Il faut aussi félici-
ottavienne de repartir avec un billet
en mesure de résister aux assauts En fusillade, Laurel Fougere a ins- ter la gardienne Mélissa Pesant, qui,
de non retour pour le championnat
parfois agressifs de leurs rivales, Dimanche crit le but victorieux pour permettre à sa première année avec l’équipe, a
national. Les Gee-Gees se sont en effet
qui ont maintenu avec succès une aux Gee-Gees de terminer au troisiè- totalisé 12 blanchissages.
honorablement inclinées face à leurs
pression constante sur la défensive Le lendemain, les Ottaviennes me rang et de retourner à la maison Maxime Goulet

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Sports le 9 novembre 2009

NATATION

Les Gee-Gees éclaboussent la compétition

Photos Jessica Rose


Excellent début de saison pour les nageurs ottaviens.

Catherine Cimon dette dans leur épreuve de 200 mè- affirmé sa domination, vendredi, dos. Ainsi, les Kamenz avaient bien l’effectif ottavien pour que ses mem-
tres dos, les autres membres de la en terminant devant ses adversaires des raisons de célébrer après un bres deviennent plus unis et mobili-
Vendredi se tenait au pavillon Mont- délégation ottavienne se sont aussi lors du relais quatre fois 100 mètres tournoi couronné de succès! sés, non seulement en compétition,
petit la première compétition de nata- avérés de coriaces adversaires face libre. Par ailleurs, Bernard Joosten mais aussi en entraînement. Pour
tion à domicile des Gee-Gees. Les 22 à leurs opposants des universités a aussi réussi à étonner la foule en La méthode Schoof Derrick Schoof, la clé du succès est
nageurs et nageuses inscrits ont été à de Queen’s et de Carleton, qui n’ont finissant en tête au 200 et au 50 mè- simple : «Il s’agit de mettre la barre
la hauteur des attentes de leur nouvel pu soutenir le rythme imposé par tres libre. Si les nageurs du Gris et Grenat plus haute.»
entraîneur, l’ancien athlète Derrick leurs hôtes tout au long de la com- Pour les femmes, la soirée s’est ont épaté les spectateurs avec leurs Bref, les Gee-Gees seront à
Schoof. En effet, ils ont offert une per- pétition. tout aussi bien déroulée, notam- succès de vendredi à domicile, ils surveiller cette saison avec une
formance du tonnerre en récoltant de Ainsi, du côté des hommes, Ro- ment grâce aux sœurs Erika et Zoe peuvent remercier Derrick Schoof, équipe qui ne manquera certai-
nombreux podiums en plus d’inscrire bert Irvine, au 800 mètres style Kamenz. De fait, Zoe, la plus jeune leur nouvel entraîneur-chef, engagé nement pas de faire des remous.
deux de leurs athlètes masculins pour libre, a arraché la première posi- des Kamenz, a entamé la soirée par l’Université d’Ottawa en juillet Cette fin de semaine, les univer-
les championnats nationaux (Sport in- tion en arrêtant le chronomètre à avec une respectable troisième po- dernier. Depuis son arrivée, l’ex- sités Brock, Western, Waterloo,
teruniversitaire canadien) : Hans Frac- 8 minutes 47 secondes. Sean Daw- sition au 50 mètres libre qui a été athlète originaire de Kamloops a Laurier et Trent se mesureront à
ke, capitaine et vétéran de l’équipe, et la son, quant à lui, s’est assuré d’une suivie par une seconde place au apporté plusieurs changements au leur tour au Double G dans le ca-
recrue de première année Adam Best. deuxième place au 200 mètres libre 100 mètres libre, pour finalement sein de l’équipe, qui semblent, pour dre du championnat Enyon; une
derrière son capitaine Hans Fracke, remporter l’or au 50 mètres brasse. le moment, porter fruit. belle occasion pour nos nageurs
Des résultats en or qui a de nouveau enflammé la pisci- Sa grande sœur, Erika, est pour sa Effectivement, l’une des premiè- de démontrer une nouvelle fois
ne en terminant au premier rang. De part allée chercher le bronze au 50 res actions de Schoof a été de ré- leur savoir-faire à leurs adversai-
Si Best et Fracke ont volé la ve- plus, le Double G a définitivement mètres papillon et au 50 mètres duire considérablement la taille de res de division.

SURVOL GEE-GEES
Hockey masculin de remporter un deuxième match
consécutif que s’est présenté le Dou-
points. « Nous sommes encore
assez satisfaits de la manière dont
sources en fin de rencontre, pour
finalement s’incliner 4 à 3 et porter
élevé leur jeu d’un cran et ont mar-
qué trois buts sans riposte pour
Les hockeyeurs ottaviens ne ble G au domicile des Varsity Blues nous avons joué aujourd’hui », leur fiche cumulative à trois victoi- remporter ainsi leur quatrième
connaissent pas le meilleur début de Toronto. Malheureusement, le a déclaré l’entraîneur-chef Dave res, six défaites et une défaite en victoire de la campagne. « C’est
de saison de leur histoire. Bien Gris et Grenat a dû s’avouer vaincu Leger au Service des sports après prolongation. évidemment une défaite décevan-
qu’ils composent plus souvent au compte de 4 à 1 face à un ad- la rencontre. Matthieu Methot, capitaine de te, en partie parce que nous avons
qu’autrement avec des effectifs ré- versaire simplement plus opportu- L’équipe de Toronto a dominé au l’équipe, s’est chargé de l’attaque pris l’avance tôt dans le match »,
duits depuis le début de la saison, niste. chapitre des tirs 30 contre 25. C’est en première période, inscrivant déclarait l’entraîneur-chef Dave
le retour de Mathieu Méthot, ca- Après la première période de Riley Whitlock, encore une fois, qui deux buts en l’espace de deux mi- Leger au Service des sports.
pitaine de l’équipe, devrait aider jeu, les Gee-Gees tiraient de l’ar- était devant le filet du Double G. nutes. C’étaient là ses deux pre- Deux points positifs à retenir de
l’équipe à poursuivre sur sa lancée. rière par deux buts déjà. Au dé- miers filets de la saison, qui per- ce match pour les Gee-Gees : Mat-
En effet, le Double G avait renoué but du deuxième engagement, Samedi mettaient du même coup à son thieu Methot, qui a récolté trois
avec la victoire, samedi dernier, l’attaquant recrue Paul Forster équipe de rentrer au vestiaire avec points (deux buts et une passe)
dans un match enlevant qui s’était venait réduire la marque avec son Les hommes de Dave Leger ten- une belle avance. Tôt en début de et le brio de Riley Whitlock, qui
soldé par la marque de 6 à 4 contre premier but de l’année. Ce sera le taient de rebondir après leur dé- deuxième période, les Rams ont s’est encore surpassé avec 38 ar-
Ryerson. seul moment de réjouissance pour faite de 4-1 la veille. Cette fois, ils réduit l’écart à un seul but, avant rêts sur 42 tirs. Le prochain match
Ottawa, car les Varsity Blues vont faisaient face aux Rams de Ryerson de voir l’ailier droit Corey Thibau- du Double G aura lieu le samedi
Vendredi ajouter un but en deuxième et un à leur domicile. Malgré un excel- deau redonner une avance de deux 14 novembre face à l’Université
autre en début de troisième pé- lent début de match, les Gee-Gees au Gris et Grenat. Cependant, en Brock.
C’est avec la ferme intention riode pour se sauver avec les deux ont encore une fois manqué de res- troisième période, les Rams ont Sinisa Sindik

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le 9 novembre 2009 Sports
SURVOL GEE-GEES WATER-POLO
Basket-ball féminin Basket-ball masculin
Le Gris et Grenat a connu une excel- À l’instar de leurs homologues
Les dauphins viennent à
bout des anciens
lente pré-saison, remportant neuf féminines, les Ottaviens avaient
de leurs 14 affrontements. Toute- connu une pré-saison très respec-
fois, la troupe d’Andy Sparks avait table, remportant 10 de leurs 15
commencé la saison avec une dé- affrontements. Eux aussi rendaient
faite. Les athlètes devaient donc se visite à l’université Brock et à celle Maxime Goulet mes et les femmes forment un seul Samedi dernier, pour le dixième
ressaisir et tenter de faire tourner de Guelph ce week-end. club. Nécessairement, ils ont moins anniversaire du dernier champion-
le vent la fin de semaine dernière,
Un sport bien méconnu à l’Univer- de visibilité que les équipes interu- nat provincial remporté par l’équi-
alors qu’elle rendait visite à l’Uni- Vendredi sité et au Canada en général est cer- niversitaires. De façon générale, pe féminine, les anciennes (celles
versité Brock et à celle de Guelph.
tainement le water-polo. Pourtant, l’équipe féminine joue entre trois qui ont gagné le titre) affrontaient
Le temps a manqué aux Gee- depuis plusieurs années, l’équipe et cinq tournois par saison, dont le l’édition actuelle. Sans doute un
Vendredi Gees, qui ont finalement courbé nationale féminine est l’une des Carleton University Invitational et peu rouillées, les anciennes se
l’échine face aux Badgers de l’Uni- plus compétitives au monde. Dans le Back from the Break Tournament sont finalement inclinées devant
Malgré les cinq minutes de pro- versité Brock par le pointage de la même veine, l’équipe nationale à l’Université McMaster. Ils parti- les nouvelles. Il faut avouer que la
longation accordées, les Ottavien- 72 à 70. Leur première partie de masculine commence dernièrement cipent aussi quelquefois à d’autres fougue et l’énergie de la jeunesse
nes n’ont pu retenir les Badgers, la présente saison se sera donc à livrer des performances aussi tournois dans la Ligue provinciale a bien servi l’édition actuelle, qui
qui ont aisément remporté la partie soldée par une défaite, mais non compétitives que leurs homologues senior de water-polo de l’Ontario. semblait avoir plus d’énergie en fin
par le pointage de 93 à 80. Bien que moins serrée. féminines, eux qui se sont classés Bientôt, à la fin novembre, il y aura de partie. Il faut toutefois retenir la
l’équipe d’Ottawa ait limité ses op- Il s’agissait d’un duel à forces sixièmes lors d’un tournoi interna- la Dolphin Cup. Cette coupe oppo- camaraderie qui qualifiait l’atmos-
posantes à un maigre 11 points lors égales du premier au quatrième tional cet été. se de façon annuelle les équipes de phère lors de cette partie plus fes-
du quatrième quart, c’est une baisse quart, selon Dave DeAveiro, entraî- À l’Université d’Ottawa, les hom- Carleton et d’Ottawa. tive que compétitive.
de régime qui aura coulé l’équipe neur du Gris et Grenat. Les revire-
des visiteuses. ments ont finalement coulé l’équi-
La centre de troisième année pe ottavienne, tandis que l’équipe
Hannah Sunley-Paisley, de Toronto, locale a fait preuve d’opportunisme
a mené l’équipe avec une récolte de pour l’emporter.
22 points et 15 rebonds. La garde de Le résultat aurait été bien diffé-
troisième année Émilie Morasse, du rent, si ce n’avait été de l’échec du

Sparks était fier que son équipe se soit ressaisie


en défensive.
Québec, a contribué à sa façon avec lancer de deux points par le garde
19 points et neuf rebonds. La garde de cinquième année Josh Gib-
ottavienne de quatrième année Me- son-Bascombe, bien qu’il ait mené
lina Wishart, quant à elle, y est allée l’équipe avec 17 points. Son homo-
de 15 points et trois rebonds. logue Warren Ward (deuxième an-
L’entraîneur Andy Sparks a su née) a suivi avec 16 points et six re-
reconnaître la baisse de cadence bonds, alors que l’avant Louis Gau-
de son équipe, mais a constaté une thier (quatrième année) a ajouté 14
nette amélioration par rapport à la points et six rebonds à sa fiche.
défaite de mardi dernier contre les Fait à noter : l’équipe à la tête
Ravens de l’Université Carleton. Se- de cheval avait facilement vaincu
lon lui, les Gee-Gees sont sur le che- les Badgers de l’Université Brock
min de la victoire. 81 à 61 lors du duel printanier de
Les Gee-Gees tenteront de rem- la saison dernière. Les Gee-Gees
porter une première victoire intra- auront toutefois la chance de se re-
conférence demain, quand l’équipe prendre quand ils disputeront leur
affrontera les Gryphons (0-2 SUO) deuxième partie sur la route contre
de l’Université de Guelph. La joute les Gryphons de l’Université de
débutera à 18 h. Guelph (0-1 SUO).
Sacha Clément Sacha Clément

Samedi Samedi

Le lendemain, les Gee-Gees avaient À la recherche de leur première


la chance de remporter une première victoire de la saison, les hommes
victoire intra-conférence, alors qu’el- de DeAveiro avaient une belle op-
les affrontaient les Gryphons (0-2 portunité en affrontant Guelph,
SUO) de l’Université de Guelph. Les qui n’avait toujours pas de victoire
filles, qui avaient échappé une victoire à sa fiche. Le Double G a finale-
la veille, n’avaient pas l’intention de ment trouver le chemin de la vic-
subir le même sort le samedi suivant. toire quand il a imposé un revers
C’est donc grâce à un effort commun à son opposant, l’emportant par la
que le Double G a remporté le match marque de 80 à 53.
par la marque de 54 à 36. Josh Gibson-Bascombe, War-
Fidèle à ses habitudes, Hannah Su- ren Ward et Matt Riendeau se
nley-Paisley a encore mené les sien- sont tous les trois illustrés dans
nes au chapitre des points, récoltant la victoire des leurs en marquant
18 points et sept rebonds dans la vic- respectivement 18, 18 et 17 points.
toire. Sparks était fier que son équipe DeAveiro, le pilote de l’équipe,
se soit ressaisie en défensive. En effet, avouait au Service des sports que
sa troupe, qui avait la veille accordé c’est l’intensité qui avait fait la dif-
93 points contre Brock, a limité ses férence dans la rencontre. Espé-
rivales à seulement 36 points. La rons que son clan continuera sur
prochaine partie du Gris et Grenat, la sa lancée quand il jouera à domi-
première de la saison à domicile, aura cile vendredi prochain. Pour l’oc-
lieu vendredi prochain au gymnase casion, l’Université Western fera
Montpetit, quand les filles accueille- le voyage jusqu’à Ottawa. L’affron-
ront l’Université Western. tement aura lieu à 20 h. Photos Maxime Goulet
Maxime Goulet Maxime Goulet Les nouvelles joueuses remportent un match amical contre leurs prédécesseures.

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Sports le 9 novembre 2009

Tirs de barrage
Rencontre au sommet avec une des centres de l’équipe de volley-ball de l’Université d’Ottawa, Joanie Beauregard-Veillette,
qui en est à sa cinquième année au sein du Gris et Grenat. LR : Est-ce la fin de la “French JBV : J’ai eu une petite douleur!
Connection”? Néanmoins, il y a une division en-
JBV : Eh bien, je suis maintenant la tre les équipes qui s’entraînent à
seule Québécoise de l’équipe et il y a Montpetit et celles du stade; nous
seulement Stephanie McGuinty qui connaissons pour notre part beau-
parle français à part moi… coup mieux les équipes de basket-
ball que celles de soccer et de foot-
LR : Peux-tu décrire ton style de jeu ball.
en quelques mots?
JBV : Je suis la plus grande sur le LR : J’ai entendu dire que vous
terrain, je suis célèbre pour mes changiez de vêtements directement
deuxièmes passes et mes balles fa- sur le terrain. Est-ce pour attirer
ciles, que certains appellent même plus de partisans?
des « Joes ». J’essaie d’être la plus JBV : (Rires) C’est vrai qu’on fait ça,
complète possible! mais seulement dans les rencontres
non officielles. On va plutôt dans le
LR : Est-ce que ton rôle dans l’équi- corridor lorsque c’est officiel, sinon
pe a évolué au fil des ans? l’équipe adverse peut se plaindre à
JBV : Oh oui, c’est toujours diffé- l’arbitre et obtenir un point en par-
rent d’année en année, car plus on tant. Mais non, on ne le fait pas pour
vieillit, plus on a de responsabilités. nos supporteurs…
Par exemple, Kaely, Stephanie et
moi, on a beaucoup plus d’influence LR : Vas-tu aller manifester demain
sur le reste des joueuses. (jeudi) pour la baisse des frais de
scolarité?
LR : T’est-il déjà arrivé d’être à l’ori- JBV : Probablement pas. Je sup-
Photo Jessica Rose gine de blessures chez tes coéqui- porte la cause, mais je n’ai malheu-
pières, tes adversaires ou même le reusement pas le temps de m’im-
Catherine Cimon sées, alors quand on se tourne vers dont tu étais proche, sont parties public? pliquer. Pourtant, je devrais, car
le banc durant le match et qu’on voit outre-mer cette année. Est-ce que JBV : En fin de semaine passée, j’étudie en Droits de l’Homme et j’ai
La Rotonde : En tant que vétéran, juste deux filles, c’est épuisant! Par ça a changé quelque chose pour toi? dans une partie contre Queen’s, j’ai choisi de faire mes études en Onta-
comment décrirais-tu la sélection de contre, les recrues sont extraordi- JBV : Oui. Ariane joue mainte- bloqué la balle avec mon nez et elle rio, même si au Québec, ça m’aurait
cette année, les nouvelles recrues, naires, comme Karina Kruger, et on nant professionnel dans le sud a rebondi au plafond, ce qui a donné coûté beaucoup moins cher.
l’ambiance? ne dirait pas qu’elles en sont à leur de l’Allemagne. Mais je ne me un hors-jeu… On fait parfois des
Joanie Beauregard-Veillette : première année, donc on a un excel- sens pas trop vieille. Ce n’est pas blocages avec nos têtes, mais c’est LR : Enfin, pour te gâter, étant
Cette année, il y a beaucoup moins lent feeling d’équipe! si pire, mais c’est différent même plutôt difficile à contrôler! donné que tu viens de Rouyn-No-
de joueuses dans l’équipe (seule- s’il reste Kaely (Whillans) et Tess randa, c’est le cipaille de ta mère ou
ment 13) en plus de plusieurs bles- LR : Certaines de tes coéquipières, (Edwards). LR : Apparemment, Brad Sinopoli, le shawarma du coin?
le quart-arrière de l’équipe de foot- JBV : Euh, ni un ni l’autre… Je pré-
Prolongation ball, préférerait les joueuses de soc-
cer à celles de volley-ball. Qu’as-tu à
fère le chocolat ou bien les bleuets,
il y en a beaucoup chez nous
Maxime Goulet, Chef de pupitre Sports dire à cela? d’ailleurs!

Hommage à l’homme en noir et blanc


Savez-vous quelle est la différence n’auraient probablement gagné que non, ils ont une influence directe
entre un prisonnier et un arbitre? 23 coupes Stanley. sur le résultat. Plus le niveau de
Le sens des rayures? Pas tant que Lors du dernier match de football compétition est élevé, plus ils ont
ça! Ce sont plutôt les barreaux : l’un des Gee-Gees, certaines des puni- de la pression sur les épaules. Plus
est emprisonné derrière des tiges de tions infligées étaient discutables. ils arbitrent des matchs importants,
fers ou d’aciers, tandis que l’autre Au final, Le Double G a récolté 95 plus leur droiture et leur objectivité
est prisonnier des règlements. L’ar-
bitre n’est pas libre d’utiliser son
sifflet quand bon lui semble. C’est
verges de pénalité contre seulement
une vingtaine pour leurs rivaux.
Certaines de ces punitions sont sur-
est primordiale. Plus encore, plus
la joute est importante, plus cette
objectivité est scrutée, critiquée, fu-
vous appartient!
plutôt le règlement qui lui dicte de venues dans des moments cruciaux, sillée, et ce même quand celle-ci est
le faire crier ou pas. Quelque part, des moments où l’arbitre sentait que irréprochable.
pour les deux équipes, l’arbitre est le règlement devait être respecté. Il faut savoir que l’arbitre n’est
à la fois l’individu sur lequel elles L’arbitre n’est pas responsable de jamais gagnant au sens sportif du

Réunion
ont le moins de pouvoir et, en même la fin de la saison du Gris et Grenat, terme, mais qu’il est parfois per-
temps, celui qui peut changer l’allu- mais plusieurs ont pensé, après la dant. L’arbitre est le joueur le plus
re du match d’une seule expiration partie, que sa manière d’appliquer important de la plupart des événe-
bien placée. Les exemples abon- le règlement a nui aux Ottaviens. ments sportifs. Peut-être pas le plus
dent. spectaculaire, mais certainement le

des bénévoles
Au service du règlement plus important. Si le sport est une
Faits divers métaphore de la vie, l’arbitre est le
En effet, il y a toujours une part représentant de la justice. Plus pré-
En 1993, quelques instants avant de l’arbitre qui n’est pas complète- cisément, il serait à la fois le policier
la fin du match, Jacques Demers ment objective, qui est inspirée par et le juge.
mandate son capitaine, Guy Car- le moment, par les couleurs, par la
bonneau, pour aller voir l’arbitre. journée. Cela semble anodin, mais Arbitre de l’année
Quelques minutes plus tard, celui-ci à certains égards, l’arbitre influence
lève le bras et inflige deux minutes
de pénalité aux Kings, qui menaient
le règlements et il peut le faire de
la manière qu’il veut; du moment
Je terminerai cette apologie de
l’homme en noir et blanc par quel- Venez renconter l’équipe!
la partie 2 à 1 et la série finale de la que cette manière reste toujours ques questions : Pourquoi n’y a-t-il
coupe Stanley 1 à 0. Les Canadiens équitable pour les deux équipes et pas de statistiques d’arbitres? Pour- 12h, mardi le 17 novembre
remportent finalement la partie en constante au fil du temps. quoi les arbitres n’ont pas de coupe,
prolongation et égalent ainsi la sé-
rie 1 à 1. Dans cet épisode, l’arbitre
Une telle entreprise est un ex-
ploit. On parle souvent des athlè-
de médailles ou de récompenses
quelconques? Pourquoi l’arbitre ne
109 Osgoode
aurait pu juger que la demande du tes, mais les arbitres ont leur part peut-il pas être la première étoile du
capitaine était sans fondement. Si de mérite. Ils doivent connaître un match, même quand il fait un travail
cela avait été le cas, les Canadiens match sans faute à chaque fois. Si- exceptionnel?

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le 9 novembre 2009 Sports
CLASSEMENTS

Les trois étoiles de La Rotonde Équipe PJ


Volley-ball féminin – SUO Est
V D SG SP PTS
York 3 2 1 7 4 4
ADAM BEST

1
Queen’s 4 2 2 9 8 4
» NATATION Toronto 4 2 2 7 7 4
Ottawa 4 2 2 7 8 4
Le nageur a réussi plusieurs excellentes performances. En-
tre autres, il a contribué à la victoire de son équipe au 4 x Ryerson 3 1 2 3 7 2
100 mètres. Il a de surcroît atteint la plus haute marche du CMR 1 0 1 0 3 0
podium au 200 mètres dos ainsi qu’une deuxième position
Lakehead 3 0 3 2 9 0
au 200 mètres quatre nages.
Hockey féminin - Conférence québécoise
Équipe PJ V D DP BP BC +/- PTS
HANNAH SUNLEY-PAISLEY McGill 6 6 0 0 28 5 23 12

2
» BASKET-BALL Montréal 7 5 2 0 20 18 2 10
Carleton 6 3 3 0 12 12 0 6
Autant dans la défaite que dans la victoire des siennes,
l’athlète a été constante en marquant 22 points et en met- Concordia 6 1 5 0 13 22 -11 2
tant la main sur 15 rebonds, vendredi, et avec 18 points et Ottawa 7 1 6 0 13 29 -16 2
sept rebonds samedi. La basketteuse joue cette année le
rôle de véteran et montre l’exemple en menant son équipe Hockey masculin SUO Est – Division Est
au chapitre des points presque chaque partie.
Équipe PJ V D DP BP BC +/- PTS
UQTR 7 7 0 0 35 14 21 14

3
Nipissing 8 6 1 1 35 26 9 13
JOSH GIBSON-BASCOMBE Toronto 8 4 3 1 22 21 1 9
»BASKET-BALL McGill 4 4 0 0 25 6 19 8
Encore une fois cette semaine, le basketteur a démontré Carleton 7 4 3 0 26 20 6 8
son expérience et son leadership. Dans la défaite des siens,
le sportif a marqué 17 points. Le lendemain, alors que son Ottawa 8 3 4 1 23 26 -3 7
équipe l’emportait sans difficulté, il a compté un total de 18 Queen’s 6 3 3 0 20 33 -7 6
points.
CMR 6 2 3 1 13 22 -9 5
Ryerson 8 2 5 1 21 30 -9 5
Concordia 8 0 8 0 15 37 -22 0

Ont participé à cette édition:


Audrey Labrie
De toute l’équipe de La Rotonde,
Simon Banville
merci!
Iain Campbell Julie-Anne Lapointe Rachèle Robert
Catherine Cimon Nedggy Mauricin Sinisa Sindik
Sacha Clément Eric Ricou Véronique Strasbourg

IRCM
Affilié à l’Université de Montréal
L’excellence
en recherche et en formation
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sports@larotonde.ca www.larotonde.ca • 17
le 9 novembre 2009

Divertissements

Devinettes
Sudoku
Remplissez les cases vides
Qui suis-je ?
pour compléter le casse-tête. Quand je suis petit je suis grand, et plus je vieillis plus je deviens petit.
Chaque chiffre de 1 à 9 doit
Seul le vent peut m’empêcher de devenir petit.
être présent dans chaque
rangée horizontale et verticale, Quand je suis blanc, je suis sale et quand je suis noir, je suis propre.
ainsi que dans chaque section
de neuf cases.
Je commence par un «P» et je finis par un «e», je peux voler plus vite
qu’un avion et ne jamais dormir.
La Rotonde n’est aucunement
responsable de tout problème
de manque d’attention de ses
Qu’est-ce qui peut être une couleur ou une douleur ?
lecteurs en classe en raison
de ce Sudoku. Parfois je suis fort, parfois je suis faible. Je connais toutes les langues
sans jamais les avoir apprises.

Solutions: Une bougie; Le tableau; Personne; L’écho

NOUS VOULONS VOUS LIRE!! Opinions


La Rotonde est heureuse d’accueillir les analyses et
commentaires de ses lecteurs et lectrices. La Rotonde ne Une autre approche
S
s’engage ni à publier les lettres, ni à justifier leur non- i les membres du conseil deux groupes : l’augmentation des à cœur, les membres de la FÉUO
exécutif de la FÉUO veu- subventions gouvernementales. sauront mettre de côté leurs conflits
publication. Nous nous réservons la possibilité de réduire lent réellement faire bais- Il n’y a aucun doute qu’en fai- personnels et travailleront en équipe
la longueur des textes retenus. Pour nous faire parvenir ser nos frais de scolarité,
ils doivent changer radi-
sant équipe avec l’administration,
la pression sur le gouvernement
avec l’administration pour trouver
de meilleures façons de faire pres-
vos lettres, veuillez envoyer un courriel à Mathieu Gohier. calement d’approche. sera plus efficace; notre recteur, Al- sion sur les gouvernements fédéral
Par la nature même de leurs dis- lan Rock, a déjà été ministre et sait et provincial. Malheureusement, j’ai
cours et de leurs actions, ils font de donc ce que les politiciens trouvent l’impression que certains d’entre
l’administration de l’Université leur convaincant. De plus, en focalisant eux cherchent plus l’euphorie de la
redaction@larotonde.ca ennemie, alors qu’ils devraient en la campagne sur ce point, on pourra manif que des solutions durables.
faire leur amie. faire taire la seule et unique critique Comme le disent si bien les Cow-
Bien que les intérêts de l’adminis- à l’encontre de la campagne « À bas boys fringants : « À la manifestation,
tration et de la FÉUO peuvent à pre- les frais! » : qu’une baisse des frais c’est vrai qu’on n’a rien changé. On
mière vue présenter des divergences de scolarité risque de causer un a causé un bouchon d’circulation, ça
– l’administration veut plus d’ar- manque de fonds qui empêcherait fait toujours b’en ça d’gagné... »
gent, alors que les étudiants veulent l’Université de bien servir les étu-
payer moins –, il existe une solution diants. Daniel Wirz
qui fait converger les intérêts des S’ils ont vraiment nos intérêts Étudiant

18 • www.larotonde.ca redaction@larotonde.ca
le 9 novembre 2009

Éditorial
le 9 novembre 2009 • Vol. LXXVII No. 10

109, rue Osgoode


Ottawa (Ontario)
K1N 6S1
613 421 4686

RÉDACTION

Rédacteur en chef
Mathieu Gohier
redaction@larotonde.ca

Secrétaire de rédaction
Joanie Demers
revision@larotonde.ca

Adjointe à la secrétaire
de rédaction

Y’a quelque chose qui cloche


Axelle Perry

Actualités
Ariane Marcotte
(Chef de pupitre)

À
Isabelle Larose
propos des ravages du SIDA, le poète Claude Péloquin (Adjointe)
avait fait écrire sur une murale : « Vous êtes pas écoeu- actualites@larotonde.ca
rés de mourir, bande de caves? C’est assez. » Une question
Arts et Culture
semblable pourrait être posée aux étudiants de l’Univer- Vacant
sité d’Ottawa et de partout en Ontario : « Vous êtes pas écoeurés culture@larotonde.ca
de payer? » Quand on sait que l’Ontario remporte la palme peu en-
viable des frais de scolarité les plus élevés, que le chômage étudiant Sports
Maxime Goulet
a atteint des records cet été et que l’Université hausse les frais de sports@larotonde.ca
scolarité tout en « optimisant » les ressources, c’est à se demander
pourquoi la mobilisation étudiante semble si difficile dans ce dossier. Section Opinions
Mathieu Gohier
Il est difficile d’évaluer précisément le nombre de manifestants des- redaction@larotonde.ca
cendus dans les rues le 5 novembre dernier, mais les différentes ap-
proximations suivaient la même tangente : la baisse. Que faudra-t- il Web
de plus pour que les étudiants, et pas seulement ceux dans l’entou- Philippe Teisceira-Lessard
web@larotonde.ca
rage de la FÉUO, manifestent leur mécontentement? À quel montant
devront être fixés les frais de scolarité pour que l’étudiant moyen dise Direction artistique
« assez, c’est assez »? Production
Le silence de la majorité est inquiétant. La stratégie de communi- Mathieu Langlois
directart@larotonde.ca
cation doit être revue du côté de la FÉUO. On sait bien que la tradi- production@larotonde.ca
tion militante n’a jamais été l’apanage des étudiants de l’Université
d’Ottawa, mais sachant cela, il faut savoir mobiliser les étudiants Photographie
Jessica Rose
autrement. Envoyer des messages – au bilinguisme douteux, par
ailleurs – sur Facebook aux membres d’un tel ou tel groupe de la Photo de la couverture
FÉUO ne constitue pas un appel assez fort vu l’ampleur de la tâche. Mathieu Langlois
En ce sens, l’action médiatique pré-Halloween était un bon début,
ÉDITIONS ET VENTES
rappelant la manifestation à venir du 5 novembre. Mais encore là,
ce n’est pas aux médias qu’il faut rappeler en premier l’importance Directrice générale
de la campagne « À bas les frais! », mais bien aux étudiants. Tour- Céline Basto
direction@larotonde.ca
nées de classes, publicité maison, sensibilisation aux abords de la
bibliothèque ou de la cafétéria etc., c’est là que le travail devrait se Publicité
faire en premier lieu. Tant mieux si le bureau de Dalton McGuinty Edgar Donelle
est inondé de cartes postales dénonçant les frais de scolarité, mais Accès Média
info@accesmedia.com
cela reste plutôt anonyme et, surtout, méconnu du grand public. Il 514 524 1182
faut tout simplement plus d’étudiants et de gens solidaires à la cause 1 800 391 1182 (sans frais)
dans la rue. C’est le meilleur moyen d’envoyer un message clair à un
La Rotonde est le journal étudiant de
gouvernement qui ne semble pas mesurer toute l’importance d’une
l’Université d’Ottawa, publié chaque
éducation postsecondaire abordable.
lundi par Les Éditions de La Rotonde,
Du côté du gouvernement, on ne semble pas comprendre qu’une
et distribué à 4000 copies dans la région
économie viable et vigoureuse dépend largement de la scolarité de la
d’Ottawa-Gatineau. Il est financé en partie
population. C’est bien beau, vouloir venir en aide aux grandes entre-
par les membres de la FÉUO et ceux de
prises et tenter de conserver les emplois actuels, mais a-t-on pensé
l’Association des étudiants diplômés. La
aux proverbiaux « travailleurs de demain »? Qui est-ce qui va payer Rotonde est membre du Carrefour inter-
des impôts plus tard, hein? Ceux qui auront fait des études et ainsi pu national des presses universitaires franco-
se dégoter un bon boulot. Un jour ou l’autre, on va devoir compren-
Photo Mathieu Langlois

phones (CIPUF) et de la Presse universi-


dre que des décrocheurs ou des jeunes incapables de payer des frais taire canadienne (PUC).
de scolarité astronomiques, ça ne fait pas une province et encore
moins un pays fort. Mais bon, des mesures favorables aux étudiants, La Rotonde n’est pas responsable de
ce n’est pas très « sexy » dans un programme électoral et penser à l’emploi à des fins diffamatoires de ses ar-
long terme semble ardu. Si rien ne change, au bout du compte, tout ticles ou éléments graphiques, en totalité
le monde s’y trouvera perdant. ou en partie.

redaction@larotonde.ca www.larotonde.ca • 19
Université d’Ottawa

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your annual grippe H1N1
shot.

Pour les lieux et les horaires de


vaccination, consultez le
www.uOttawa.ca/grippe