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Dossier 3 : Le rôle des

administrations publiques dans


l’économie française

Questions portant sur les textes 1 et 2 du dossier :

• Les trois principaux facteurs permettant de justifier l’intervention


économique de l’Etat sont :

 L’allocation des ressources ; l’Etat se doit d’assurer la


production des biens publics, de sensibiliser les acteurs
privés à agir pour le bien de la société et de surveiller le
marché afin de permettre la concurrence.

 La redistribution des richesses ; l’Etat se doit d’assurer une


répartition la plus égalitaire possible des richesses et revenus
grâce à la mise en place d’impôts progressifs par exemple.

 La stabilisation de l’économie ; l’Etat pour éviter une


économie sitôt récessive ou une inflation sitôt excessive se
doit de réguler le marché avec des politiques de relances de
la demande ou politiques budgétaires.

• Les politiques de régulations conjoncturelles et le développement de l’Etat-


Providence furent critiqués notablement à trois reprises :

 Tout d’abord par les économistes de l’Ecole des choix publics qui
soulignaient que les intérêts des agents publics passaient avant
l’intérêt général dans les décisions prises par l’Etat.

 Ensuite en 1973 en pleine crise pétrolière, l’efficacité de l’Etat en


tant qu’acteur économique a été sévèrement remise en question à
cause du ralentissement de la croissance et de la mauvaise gestion
des entreprises publiques faces auxquels l’Etat était impuissant.

 Et finalement avec l’essor de la mondialisation, le rôle de l’Etat est


critiqué car il s’avère inadapté aux nouvelles structures
économiques basées sur l’échange extérieur et des institutions
supranationales remplacent rapidement l’Etat dans ces domaines
comme la BCE ou encore le FMI et l’OMC.
• Tout d’abord la politique conjoncturelle de l’Etat est un plan à court terme
visant à améliorer l’économie du pays. En effet il s’agit plutôt d’une
réaction à un évènement économique qu’à un plan sur le long terme. Par
exemple, en cas de récession l’Etat peut mener une politique
conjoncturelle visant à relancer l’économie en décidant de mener une
politique budgétaire, donc de réaliser un déficit budgétaire afin de relancer
la demande globale et la consommation des ménages. A contrario, une
politique structurelle est un plan à long terme effectué par l’Etat afin de
changer les structures économiques dans le but d’augmenter la croissance
sur le long terme. Par exemple les politiques de Recherche et
Développement ou encore les dépenses pour l’aménagement de biens
publics comme les égouts ou les transports sont issues de politique
structurelle et n’auront d’impacts que dans le futur à long terme.

• Ces deux types de politiques économiques sont indissociables dans l’action


des pays industrialisés. Cependant la crise actuelle a favoriser la politique
conjoncturelle car mettre en place une politique structurelle demande du
temps tandis que la politique conjoncturelle sert de réaction face à la crise
et permet de mettre en place des plans de relances . Cependant le revers
de la médaille est que cette dernière favorise sur le long terme des déficits
et dettes publiques énormes et ne peut donc remplacer une politique
structurelle prévue pour le long terme.

Questions sur les textes 3 et 4 du dossier :

• La crise actuelle a pour conséquence la hausse significative des dettes et


déficits publiques autant en France où le déficit public s’élève à près de
130 milliards d’euros. Pareil pour les Etats-Unis qui même malgré une
baisse des déficits pour l’année 2009 connaîtra une hausse importante de
ses dettes et déficits publics pour les années à venir.

En 2008, le déficit public français représente 3.4% du PIB, et la dette


publique française représente 68.1% du PIB pour la même année.

• Les facteurs qui expliquent la baisse du taux de prélèvements obligatoires


sont avant tout l’allègement de la charge fiscale des contribuables. En
effet, la loi TEPA votée le 1er Aout 2007 a pour objectif d’alléger les charges
sociales sur les heures supplémentaires et de favoriser l’investissement
des PME en allégeant leurs taxes a eu pour effet direct cette baisse
notable des charges fiscales des contribuables et donc a engendré la
baisse du taux de prélèvements obligatoires.

En ce qui concerne la progression des dépenses de l’Etat, les facteurs qui


peuvent expliquer ce fait sont déjà avant tout la baisse des prélèvements
obligatoires évoquée ci-dessus et enfin le ralentissement général de
l’activité économique a provoqué une baisse des recettes de la TVA et de
toutes taxes liées à la production ce qui engendre peu de recettes et
beaucoup de dépenses à l’Etat.

Questions sur les tableaux de la partie 5 du dossier :

• Entre 1980 et 2008 le taux de prélèvements obligatoires en France a


augmenté avec 40.1% en 1980 et 42.8% en 2008.

Cependant entre 2000 et 2008 on constate une baisse des taux de


prélèvements obligatoires qui connaît son point d’orgue en 2000 avec
44.1% et qui plonge jusqu'à atteindre 42.8% en 2008.

Cette baisse du taux de prélèvements obligatoires depuis 2000 s’explique


par une baisse notable des prélèvements effectués par les administrations
publiques centrales dont et surtout les impôts qui en 2000 représentent
16.2% des prélèvements et en 2008 seulement 13.3% de ces derniers.

• Les administrations publiques centrales sont les seules a avoir eu un rôle


dégressif sur les taux de prélèvements obligatoires en France tandis que
les prélèvements réalisés par les administrations locales ou la sécurité
sociale n’ont cessé de croître depuis le début de la décennie. On peut
expliquer la hausse des prélèvements de sécurité sociale par
l’augmentation et l’apparition de nouveaux risques par exemple tels que le
chômage ou la réapparition d’anciens risques comme la pauvreté, tout
cela nécessitant plus de fonds à la sécurité sociale.

• Depuis 1960 les déficits publics sont en hausse en France : c’est en 1980
qu’il n’y a plus d’excédant public, certes depuis 1960 l’excédant baissait
mais à partir de 1980 il y a vraiment déficit et celui-ci s’agrandit sans
cesse depuis 1980 jusqu’à aujourd’hui.

La dette publique elle ne cesse de croître depuis 1980 à aujourd’hui, elle


représentait environ 92.2 milliards d’euros en 1980 et en 2008 elle
s’élevait à 1327.1 milliards d’euros soit environ 14 fois plus élevée en
moins de 30ans.

Par rapport à la moyenne des dettes publiques des pays de l’Union


Européenne le niveau de la France est plus élevé avec 68.1% du PIB en
2008 face à 61.5% du PIB pour les pays de l’UE à 27.

• Les principales recettes fiscales des pouvoirs publics en 2008 sont avant
tout les impôts sur la production et la TVA qui représentent près de un
quart du total des impôts français suivis des impôts sur les revenus et les
contributions sociales généralisées qui s’élèvent à environ 130milliards
d’euros de recettes fiscales.
Parmi les impôts indirectes payés par les ménages le plus notable et
« rentable » pour l’Etat est la TVA car elle se mélange dans le prix des
produits, on parle d’impôts indolores. Et comme la TVA représente à elle
seule 26% des impôts soit 136.8milliards d’euros de recettes fiscales, on
peut dire que les impôts indirectes pèsent davantage que les impôts
directs des ménages comme l’impôts sur les revenus qui ne représentent
que 9.7% des impôts globaux.

• Les principaux postes de dépenses des APU sont les diverses prestations
sociales avec 425milliards d’euros de dépense soit 41.4% des dépenses
totales des administrations publiques avec en têtes les retraites.. Les
autres dépenses importantes réalisées par les APU sont les dépenses liées
à la santé et à l’éducation.