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Partie 2 :

1) Le PIB français, entre 1950 et 2008, a été multiplié par 7 (7,024 précisément), et la
consommation des ménages, quant à elle, a été multiplié par 6,90 (6,89). On peut en
conclure que ces deux agrégats sont étroitement liés car les valeurs sont étroitement proches.
Ce constat peut s'observer au cas par cas, car on voit que quelque soit l'année pris en
référence dans le tableau, le PIB et la consommation des ménages sont souvent très proches
(en volume).

2) Les taux d'épargne des ménages français et américain, sur longue durée, restent relativement
stables et stagnants. En effet, tout d'abord pour les ménages français, on peut observer que le
taux d'épargne se situe généralement aux alentours de 18% (entre 15 et 21%), outre dans les
années 80 où cet épargne a chuté. Ce phénomène se retrouve également chez les ménages
américains, mais dans une moindre mesure, car eux, leur taux d'épargne se situe plus aux
alentours de 9% (entre 8 et 12%), outre à partir des années 90, où leur taux d'épargne
dégringole.
Pour le cas français, on peut en déduire qu'ils restent relativement épargnants, puisqu'ils y
consacrent quand même une relative part de leur revenu disponible brut, peut-être dans le but de se
prémunir des risques éventuels (aussi bien de la vie courante que d'un conflit).
La baisse du taux d'épargne des ménages français dans les années 80 s'explique par le fait qu'il y a
eu une politique économique de relance ainsi qu'une politique de rigueur mise en place par le
gouvernement socialiste. Cette politique de rigueur passe notamment par une politique budgétaire
qui offre plus de ressources aux ménages, ce qui va donc augmenter par la suite la consommation de
ces derniers et réduire, par conséquent, l'épargne des ménages.
Le taux d'épargne actuel des ménages français et américains est tout à fait différent. Tout d'abord,
celui des français reste relativement dans la moyenne par rapport aux années précédentes (établi aux
alentours de 15%) ce qui signifie que même si nous sommes actuellement dans une période de crise,
les ménages français gardent toujours une part assez importante de leur revenu pour épargner (peut-
être pour prévenir d'une éventuelle dégradation de la conjoncture économique). Les ménages
américains, quant à eux, on peut observer que leur taux d'épargne est proche de 0% (si ce n'est 0%)
ce qui montre qu'ils n'épargnent plus du tout, et que le moindre revenu est directement utilisé pour
consommer. (Ce taux pourrait même être inférieur à 0% car le fait d'emprunter pour consommer
dans la vie courante aux États-Unis est tout à fait commun.).

3) Le taux d'investissement des sociétés non-financières françaises depuis 1970 reste plutôt
stable. En effet, on peut voir que ce taux d'investissement reste souvent aux alentours de
19% (entre 17 et 21%), à part sur la période 1970-73 où il était légèrement supérieur (23%).
La corrélation de l'investissement des sociétés non-financières avec les cycles de la conjoncture de
l'économie française est tout à fait plausible. En effet, l'investissement des sociétés non-financières
a une place indéniable dans la conjoncture de l'économie française puis qu'il est l'un des moteurs de
la croissance (avec la consommation des ménages et les exportations), il y a donc une relation
possible entre cet investissement des SNF et les cycles de conjoncture économique.

4) Les taux d'importations et d'exportations françaises ne sont eux, au contraire de


l'investissement des SNF et de l'épargne des ménages, pas du tout stables/stagnants. En
observant le graphique, on peut voir que ces taux ont variés de 12-15% dans les années
1950-1970, et qu'ensuite il y a une hausse de ces taux sur la période restante, atteignant
progressivement plus de 25% (pratiquement 30% et outre de légères fluctuations sur la
période 1985-95).
L'augmentation des taux d'importations dès le milieu des années 60 va surtout s'expliquer plus tard,
avec la hausse de l'inflation, en effet, alors qu'elle se situait en dessous de 5% avant 1970, elle va
rapidement doubler (9,3% en 1971), voire tripler (16% en 1974) et même plus (plus de 20% en
1975). Le choc pétrolier de 1973 est un des facteurs explicatifs. Cet inflation provoque une hausse
des importations car les produits sont moins chers (et augmente par le même temps la dépendance
vis-à-vis de l'extérieur). Cette hausse des importations s'explique aussi par le sous-investissement
des entreprises françaises dans les années 70 : elles n'ont pas été en mesure de répondre
suffisamment à l'accroissement de la demande intérieur suscité par la relance de la consommation.

5) Les taux de chômage français et américains depuis les années 1970 sont pratiquement
identiques : ils ont connu tous les deux dès les années 70, une croissance du taux de
chômage passant de 4, 5% avec des pics de ehômage en 1983 et 1994 à 9, 10%. La seule
différence réside dans le fait que les États-Unis ont connu un pic de chômage en 1975-76
que n'a pas connu la France. La principale différence est que même si ils ont connu tous les
deux, à la fois une croissance dès les années 1970 et des pics de chômage identiques, on voit
que le chômage français, après ces pics, stagne au environ de 8, 9% , alors que le chômage
américain redescend toujours autour de 5% de chômage. (peut-être car les politiques
américaines sont plus efficaces que les politiques françaises).
La crise des subprimes a eu une incidence égale que ce soit en France ou aux États-Unis. Si l'on
observe les deux graphiques à la période 2008, on voit bien qu'il y a une progression du chômage
aussi bien américain que français, et que le taux de chômage des deux arrive aux alentours de 9,
10%. De manière général, on peut donc dire que la crise des subprimes a eu pour incidence
d'augmenter considérablement le chômage (et c'est toujours le cas aujourd'hui)