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MAQUETTE PECHEversion5 1/02/08 13:24 Page 1Rapport Analyse de la filière pêche au Burkina Faso

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Rapport Analyse de la filière pêche au Burkina Faso
Rapport
Analyse de la filière pêche au
Burkina Faso
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©2007 – Ministère de l’Agriculture,
de l’Hydraulique et des Ressources
Halieutiques du Burkina Faso
Editing: Désiré Bakyono, Consultant, Éditeur
Tél. : +226 78 86 66 46 / 70 24 23 23

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ANALYSE DE LA FILIERE PECHE AU BURKINA FASO

ANALYSE DE LA FILIERE PECHE AU BURKINA FASO
ANALYSE DE LA FILIERE PECHE AU BURKINA FASO

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CONTEXTE DE

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ANALYSE

TABLE DES MATIÈRES

LA FILIÈRE

FONCTIONNELLE

Contexte national

Fonctionnement du mar- ché relatif à la filière

Identification des agents de la filière et de leur pro- fil socio-économique

Délimitation des contours de la filière

Identification de la nature et quantification des flux physiques inter-agents

Graphe de la filière

INTRODUCTION

L a pêche joue un rôle important dans

l’économie des pays en développe-

ment. Elle contribue à des degrés

divers aux PIB nationaux selon le

niveau de développement de la pêche

de capture, de la transformation des produits de pêche, du commerce des produits de pêche, de l’industrie de pêche. La contribution significative des produits de la pêche dans la sécurité alimentaire et dans la lutte contre la pauvreté a amené les acteurs politiques à exempter certains de ces produits de droits de douane dans les accords régionaux. Le conseil des ministres européens tenu en novembre 2001 dont l’objectif global était de tendre vers des ‘’accords de pêche plus équitables’’, a même dans les résolutions adopté ‘’ la pêche et la lutte contre la pauvreté’’ comme thème de réflexion.

Pays sahélien sans façade maritime, le Burkina Faso n’est pas naturellement nanti en ressources en eaux de surface. En effet, son réseau hydrographique originel (fleuves, rivières, mares) est constitué pour l’essentiel de cours d’eau dont la plupart est intermit- tente.

A cause de ce contexte défavorable, la pêche est restée pendant longtemps une activité peu développée chez les populations burkinabé avant de connaître progressivement un carac- tère spéculatif à partir surtout de la seconde moitié des années 70 ; ceci a été facilité par la mise en place d'une politique sectorielle favo- risée par la nécessité d'intensifier et de diver- sifier les productions agricoles dans le cadre de la réalisation de l'autosuffisance alimen- taire devenue l'objectif stratégique prioritaire au lendemain de la grande sécheresse des

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alimen- taire devenue l'objectif stratégique prioritaire au lendemain de la grande sécheresse des 4
alimen- taire devenue l'objectif stratégique prioritaire au lendemain de la grande sécheresse des 4

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ANALYSE

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SIMULATION DE LA MESURE DE POLITIQUE

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ANALYSE ÉCO- NOMIQUE DE LA FILIÈRE

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RECOMMAND

FINANCIÈRE

ATIONS/AMÉ-

     

LIORATIONS

ATIONS/AMÉ-       LIORATIONS Comptes individuels des agents Analyse des soldes essen-

Comptes individuels des agents

Analyse des soldes essen- tiels (RBE, RNE, VA)

Identification des flux moné- taires inter -agents

Graphe de la filière avec les flux monétaires

Compte consolidé de la filière filière

Analyse de la création de la valeur ajoutée dans la filière

Analyse de la distribution des revenus dans la filière

Cadre juridique et politi- que de la mesure simulée

Définition de la mesure (objectifs et actions)

Simulation de la mesure (avantages et coûts)

Analyse des impacts socio-économiques au niveau des agents

Analyse institutionnelle de la mesure de politique

Calcul des prix économi- ques de la filière

Analyse des comptes individuels avec prix éco- nomiques

Analyse du compte consolidé de la filière avec prix économiques

Réalisation de la PAM

Calcul et analyse des indi- cateurs de la PAM

de la PAM Calcul et analyse des indi- cateurs de la PAM années 73-74. L'application de

années 73-74.

L'application de cette politique, qui a été pen- dant plusieurs années centrée sur la maximi- sation de la production à travers une stratégie de développement technologique, a permis de faire de la pêche un des secteurs d'activité qui forment aujourd'hui la base des moyens de subsistance des populations riveraines des cours et plans d’eau. Elle a aussi hélas produit des effets pervers. En effet, des signes de surexploitation de certaines espèces sont constatés au niveau de la quasi-totalité des pêcheries du pays.

La nécessité d'inverser cette tendance obser- vée au niveau du secteur des ressources halieutiques a conduit à l’élaboration de plu- sieurs stratégies dont la dernière date de juin 2003. Elle tient compte des grandes orientations actuelles de développement du

pays et cadre bien avec, entre autres, le Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté et la Stratégie Nationale de Sécurité Alimentaire ainsi que la Stratégie de Développement Rural.

Cependant, quels impacts cette stratégie est à même d’apporter réellement en terme de diversité biologique, de création de richesse au niveau de l’économie nationale, d’amélio- ration des revenus et de sécurité alimentaire dans le monde rural ?

C’est pour aider les différentes parties pre- nantes de préparation des politiques à mesu- rer les impacts que le projet de la FAO « Appui technique et renforcement des capacités pour l’analyse d’impact des politiques de dévelop- pement agricole et rural sur la sécurité ali- mentaire et la pauvreté» a apporté un appui technique et financier.

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pement agricole et rural sur la sécurité ali- mentaire et la pauvreté» a apporté un appui

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ANALYSE DE LA FILIERE PECHE AU BURKINA FASO

Il convient de rappeler que les objectifs géné- raux du projet consistent d’une part, à renfor- cer les capacités des ministères responsables du développement agricole et rural et de cer- tains acteurs de la société civile dans la pré- paration de politiques bien fondées sur le plan analytique; et d’autre part à renforcer le dialo- gue entre les acteurs principaux du dévelop- pement, par le biais d’un langage commun.

De manière spécifique, il s’agit de :

1. Fournir un soutien technique aux ministè-

res responsables du développement agricole et rural pour analyser les impacts socio-éco- nomiques de certaines mesures contenues dans la Stratégie de Développement Rural (SDR) et/ou le Plan d’Action Prioritaire (PAP) ou qui en feront l’objet ;

2. Renforcer les capacités des ministères sur les

cadres analytiques des filières économiques, les Matrices de Comptabilité Sociale (MCSs) et les Modèles d’Equilibre Général Calculables (MEGCs) ;

3. Renforcer les capacités des Organisations

Paysannes (OP) à identifier, analyser et négocier (entre eux et avec leur partenaires) les options de politiques,

4. Contribuer à la consolidation des relations de tra-

vail dans l’analyse des impacts des politiques entre les ministères et les organisations paysannes;

5. Créer, par le biais des événements de formation,

la mise en réseau et le soutien technique, un milieu favorable à la constitution d’un réseau inter- minis- tériel d’analyse de politique

Pour la conduite de l’analyse des impacts écono- miques de la filière pêche, le groupe de travail a adopté la méthodologie suivante :

- La revue documentaire sur la filière suivie de la

détermination du contour et des agents de la filière;

- L’élaboration des comptes de chaque agent éco- nomique de la filière ;

- La collecte de données complémentaires pour

renseigner les comptes de chaque agent économi- que de la filière et la formulation des hypothèses de travail ;

- La saisie des données dans le logiciel CCA et éta-

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blissement des comptes;

- La simulation des impacts des mesures de politi- que ;

- L’analyse des résultats obtenus et la rédaction du rapport.

Les travaux se sont déroulés en ateliers regroupant tous les membres et en groupes restreints compo- sés des membres présents à Ouagadougou.

Le présent rapport est le fruit d’efforts conjugués du groupe de travail commis à cette tâche et de l'équipe de support technique (EST) de la Cellule d’Analyse des Politiques de la Direction des Statistiques Agricoles/DGPSA composée de :

- Monsieur HEBIE Mamadou,

- Monsieur PALE Remy

- Monsieur OUATTARA Adama et

- Monsieur NABYOURE Serge.

Lors des deux ateliers de formation le groupe a bénéficié de l'appui des représentants de la division technique du projet basé à Rome (Italie), notam- ment:

- Monsieur Lorenzo Giovanni BELLU et

- Mademoiselle Nathalie GUILBERT.

La facilitation de tout le processus de formation a été assurée par Monsieur Moussa KABORE, Directeur des Statistiques Agricoles et Monsieur Mahama ZOUNGRANA, Directeur Général des Prévisions et des Statistiques Agricoles (DGPSA).

l’équipe du projet de la DGPSA et de la FAO. Il est bâtit autour des points ci-dessous:

- Contexte de la filière ;

- Analyse fonctionnelle de la filière ;

- Analyse financière de la situation de base ;

- Analyse économique de la filière ;

- Simulation de mesure de politique ;

- Recommandations.

de la situation de base ; - Analyse économique de la filière ; - Simulation de
de la situation de base ; - Analyse économique de la filière ; - Simulation de

MAQUETTE PECHEversion5 1/02/08 13:24 Page 7RESUME POLITIQUES SIMULEES Le présent rapport est le résultat de plusieurs mois de travail sur

MAQUETTE PECHEversion5 1/02/08 13:24 Page 7 RESUME POLITIQUES SIMULEES Le présent rapport est le résultat de

RESUME

POLITIQUES SIMULEES

Le présent rapport est le résultat de plusieurs mois de travail sur l’analyse d’impacts des politiques au niveau de la filière pêche de capture au Burkina Faso. Ces politiques visent la réduction de la pau- vreté et de l’insécurité alimentaire. Les options de politiques analysées sont définies dans le Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté (CSLP), et plus spécifiquement pour la mise en œuvre du Plan d’Actions Prioritaires (PAP).

DES

DES

ANALYSES

D’IMPACTS

Dans le CSLP, la filière pêche est particulièrement essentielle car elle fournit à la fois des revenus aux populations rurales et pauvres, et elle contribue à une meilleure nutrition de par la forte contenance en protéines du produit.

A partir des données disponibles de 2006, une ana-

lyse complète de la filière pêche a été réalisée. Les principaux agents de la filière ont été distingués :

pêcheur, transformatrice, petits et gros commer- çants de poisson frais, petit commerçant de pois- son frais, commerçant de poisson fumé. L’analyse

a mis en exergue les relations de pouvoir entre les

acteurs de la filière, les maillons créateurs de richesse et ceux qui au contraire en détruisent, les activités qui optimisent l’utilisation des ressources, les agents les plus démunis de la filière sur le plan de la rémunération de leur activité.

L’activité de capture est celle qui crée le plus de valeur ajoutée dans la filière (63,6%). Elle est plus bénéfique à la collectivité qu’à l’agent pêcheur qui est sous-rémunéré (103 282 FCFA par an).

Les gros commerçants de poisson frais sont les agents les plus aisés de la filière avec une valeur ajoutée de 18,7% pour un profit individuel et annuel de l’ordre de 8 711 957 FCFA.

Les petits commerçants de poisson frais sont les deuxièmes bénéficiaires de la filière. Ils contribuent

à la création de la valeur ajoutée de la filière de l’or- dre de 12,6%. L’agent réalise un profit annuel indi- viduel de 1 341 088 FCFA.

L’activité de transformation n’est pas financière- ment porteuse. L’agent « transformatrice des pro- duits de pêche» a un revenu annuel d’environ 36 925 FCFA. Ces transformatrices contribuent à la création de la valeur ajoutée de l’ordre de 3,7%.

à la création de la valeur ajoutée de l’ordre de 3,7%. RAPPORT TECHNIQUE Ramener à une

RAPPORT TECHNIQUE

Ramener à une analyse économique, cette activité est destructrice de la richesse.

Les commerçants de poisson fumé créent une valeur ajoutée de l’ordre de 1,5% pour un revenu individuel de 144 285 FCFA par an.

Dans le cadre de cette étude, a été simulée la mesure d’amplification des pêcheries, avec pour objectif produire 700 tonnes supplémentaires de poissons par an. Les conséquences seraient un accroissement de la valeur ajoutée brute de la filière pêche de 9 086 222 000 à 9 775 911 000 de francs CFA, soit une progression de 7%

Le calcul des coefficients de protection (CPN, CPE) et d’avantage comparatif (CRD) montre de façon générale que la filière pêche est protégée et qu’il existe une grande distorsion des prix conduisant à un gain relativement exagéré de certains acteurs de la filière à l’image des gros commerçants. Les indicateurs de l’avantage comparatif révèlent que la filière est globalement compétitive. Cependant certains agents (transformatrices, petits commer- çants) méritent encore d’être beaucoup soutenus au regard du caractère social de leur activité et en vue d’améliorer leur contribution dans le système économique du Burkina Faso.

Les analyses fonctionnelle, financière et économi- que de la filière (avec ou sans la mesure de politi- que) ont permis d’apprécier les activités des diffé- rents agents. Elles ont également permis d’évaluer les atouts et faiblesses de la filière, et surtout les inégalités de répartition de revenu entre les agents de la filière et leur contribution à la création de la valeur ajoutée.

Dans l’optique d’une viabilisation et d’un renforce- ment de la filière, des recommandations ont été formulées.

Le présent rapport est le résultat de plusieurs mois de travail sur l’analyse d’impacts des politiques au niveau de la filière pêche de capture au Burkina Faso. Ces politiques visent la réduction de la pau- vreté et de l’insécurité alimentaire. Les options de politiques analysées sont définies dans le Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté (CSLP), et plus spécifiquement pour la mise en œuvre du Plan d’Actions Prioritaires (PAP).

Dans le CSLP, la filière pêche est particulièrement

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pour la mise en œuvre du Plan d’Actions Prioritaires (PAP). Dans le CSLP, la filière pêche
pour la mise en œuvre du Plan d’Actions Prioritaires (PAP). Dans le CSLP, la filière pêche
pour la mise en œuvre du Plan d’Actions Prioritaires (PAP). Dans le CSLP, la filière pêche

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ANALYSE DE LA FILIERE PECHE AU BURKINA FASO

essentielle car elle fournit à la fois des revenus aux populations rurales et pauvres, et elle contribue à une meilleure nutrition de par la forte contenance en protéines du produit.

A partir des données disponibles de 2006, une ana-

lyse complète de la filière pêche a été réalisée. Les principaux agents de la filière ont été distingués :

pêcheur, transformatrice, gros commerçant de poisson frais, petit commerçant de poisson frais, commerçant de poisson fumé. L’analyse a mis en exergue les relations de pouvoir entre les acteurs de la filière, les maillons créateurs de richesse et ceux qui au contraire en détruisent, les activités qui

optimisent l’utilisation des ressources, les agents les plus démunis de la filière sur le plan de la rému- nération de leur activité.

L’activité de capture est celle qui crée le plus de valeur ajoutée dans la filière (63,6%). Elle est plus bénéfique à la collectivité qu’à l’agent pêcheur qui est sous-rémunéré (103 282 FCFA par an).

Les gros commerçants de poisson frais sont les agents les plus aisés de la filière avec une valeur ajoutée de 18,7% pour un profit individuel et annuel de l’ordre de 8 711 957 FCFA.

Les petits commerçants de poisson frais sont les deuxièmes bénéficiaires de la filière. Ils contribuent

à la création de la valeur ajoutée de la filière de l’or- dre de 12,6%. L’agent réalise un profit annuel indi- viduel de 1 341 088 FCFA.

L’activité de transformation n’est pas financière- ment porteuse. L’agent « transformatrice des pro- duits de pêche» a un revenu annuel d’environ 36 925 FCFA. Ces transformatrices contribuent à la création de la valeur ajoutée de l’ordre de 3,7%. Ramener à une analyse économique, cette activité est destructrice de la richesse.

Les commerçants de poisson fumé créent une valeur ajoutée de l’ordre 1,5% pour un revenu indi- viduel de 144 285 FCFA par an.

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de poisson fumé créent une valeur ajoutée de l’ordre 1,5% pour un revenu indi- viduel de
de poisson fumé créent une valeur ajoutée de l’ordre 1,5% pour un revenu indi- viduel de
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MAQUETTE PECHEversion5 1/02/08 13:24 Page 11I. CONTEXTE DE LA FILIERE 1.1. CONTEXTE NATIONAL DE LA FILIÈRE Politiques et stratégies de

I. CONTEXTE DE LA FILIERE

1.1. CONTEXTE NATIONAL DE LA FILIÈRE

Politiques et stratégies de développement

DE LA FILIÈRE Politiques et stratégies de développement Le Burkina Faso a élaboré et a adopté

Le Burkina Faso a élaboré et a adopté en 2003 un document de stratégie nationale dans lequel sont décrits cinq programmes prioritaires de développe- ment et de gestion des ressources halieutiques. Pour la période 2004-2008, les cinq programmes prioritaires identifiés sont les suivants :

Le programme « Accroissement de la production de la pêche de capture »;

Le programme « Promotion de l'aquaculture et de diversification des productions halieutiques » ;

Le programme « Valorisation halieutiques »;

Le programme « Gestion participative et responsa- ble des ressources halieutiques » ;

Le programme « Renforcement des capacités des acteurs de la filière ».

La présente stratégie a pour objectif de redynami-

ser le secteur de la pêche afin de mieux contribuer à la sécurité alimentaire et à la réduction de la pau- vreté par une exploitation optimale et durable des ressources halieutiques. Elle vise spécifiquement à

:

Accroître durablement la production de la pêche de capture de l’ordre de 15% à l’horizon 2010 ;

Promouvoir l’aquaculture ;

Contribuer à la conservation et à la restauration des écosystèmes aquatiques;

Promouvoir la qualité et l’utilisation optimale des productions halieutiques ;

Générer des emplois et des revenus stables en milieu rural.

Cadre institutionnel et réglementaire

La politique sectorielle dans le domaine des res- sources halieutiques a été conduite pendant un quart de siècle par le ministère chargé de l'environ- nement. Le souci d'assurer la nécessaire synergie d'actions entre tous les secteurs productifs du monde rural principalement liés à l'eau pour rele- ver au mieux le double défi de réduction de la pau- vreté et de sécurité alimentaire, a conduit à la créa- tion d’un département ministériel en juin 2002 ayant en charge à la fois l'agriculture, l'hydraulique

productions

des

la fois l'agriculture, l'hydraulique productions des RAPPORT TECHNIQUE et les ressources halieutiques. Le Code

RAPPORT TECHNIQUE

et les ressources halieutiques.

Le Code Forestier voté sous la loi n° 006/97/ADP du 30 janvier 1997 est la législation de base qui régit la gestion des ressources halieutiques. Il fixe confor- mément à la Politique Forestière Nationale, les principes fondamentaux pour la conservation et la protection des ressources halieutiques. Toutefois, d'autres instruments juridiques et directives inter- nationales influencent la gestion de ces ressources parmi lesquels on peut citer: la Constitution du 2 juin 1991, le Code de l'Environnement, la Réorganisation Agraire et Foncière (RAF), la loi d’orientation relative à la gestion de l’eau, le Code de Conduite pour une Pêche Responsable (CCPR), et dans une moindre mesure d’autres codes régle- mentant le secteur de la pêche.

La loi n° 2004-055/AN du 21 décembre 2004 portant Code Général des Collectivités Territoriales, orga- nise le pays en régions et communes. En outre, elle stipule, au titre de l’environnement et de la gestion des ressources naturelles, que la région a des com- pétences spécifiques dans le domaine des ressour- ces halieutiques à savoir:

la participation à la protection des cours d’eau ;

la protection de la faune et des ressources halieuti- ques d’intérêt régional ;

la participation à la gestion et à l’exploitation des périmètres aquacoles d’intérêts économiques (PAIE).

Atouts et contraintes

1.1.3.1 Potentialités

L’état des lieux établit par la stratégie montre que le secteur présente des atouts et opportunités pour son développement, parmi lesquels on peut citer:

* Une demande importante de poisson;

* La volonté politique actuelle de développer tous les secteurs d'activités du monde rural ;

* Le potentiel relativement important de dévelop-

pement aussi bien de la pêche de capture que de l'aquaculture : plus de 200 000 hectares d’eau de surface répartis entre les fleuves, rivières, mares, et

1450 lacs de barrages et retenues d’eau exploita- bles pour la pêche et la production halieutique de façon générale. Les principaux supports de la pro- duction de poisson de nos jours sont :

les barrages de Bagré (21 000 à 25.000 ha), de Kompienga (16 000 à 20.000 ha), du Sourou (10.000

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de nos jours sont : les barrages de Bagré (21 000 à 25.000 ha), de Kompienga
de nos jours sont : les barrages de Bagré (21 000 à 25.000 ha), de Kompienga
de nos jours sont : les barrages de Bagré (21 000 à 25.000 ha), de Kompienga

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ANALYSE DE LA FILIERE PECHE AU BURKINA FASO

ha), de Dourou / Toécé (8.000 ha) et de Ziga (7.000

à 10 000 ha)

les cours d’eau : Mouhoun, Nakambé, Nazinon, Pendjari, Comoé, Léraba, Béli, Faga, Goroual, Sirba et Tapoa.

* Le Potentiel de production de poisson est estimé à 13 000 tonnes par an pour une productivité moyenne de 65 kg/ha/an. Ce potentiel peut être amélioré en apportant des aménagements adé- quats. Cette production exploitable serait compo- sée par plus de 100 espèces réparties dans environ 24 familles et 59 genres. Neuf (9) familles sont prin-

;

cipalement exploitées: Cichlidae, Centropomidae, Mochokidae, Clariidae, Bagridae, Claroteidae, Characidae, Mormyridae, Osteoglossidae.

* Le potentiel de création d’emploi : le secteur des ressources halieutiques procure de nos jours des emplois directs et des revenus à près de 12.000 per- sonnes dont 8500 pêcheurs et 3500 commerçants et transformatrices des produits de pêche (Stratégie nationale). Ces acteurs sont organisés dans environ 300 groupements ou associations, six unions pro- vinciales, une union régionale et une fédération nationale des acteurs de la filière pêche.

Tableau 1 : Caractéristiques physiques des principales pêcheries du Burkina

Source: M.C Breuil (FAO)
Source: M.C Breuil (FAO)
principales pêcheries du Burkina Source: M.C Breuil (FAO) 12 1.1.3.2 Contraintes au développement du secteur Le

12

1.1.3.2 Contraintes au développement du secteur

Le secteur de la pêche fait face à des contraintes qu'il convient de lever pour mieux valoriser ces atouts et opportunités dont notamment :

la tendance de plus en plus marquée à la surex - ploitation des ressources halieutiques et à la dégra- dation de leurs habitats liée en partie à la baisse du contrôle avec le flottement constaté suite au chan- gement institutionnel depuis juin 2002 rattachant

les ressources halieutiques à l'agriculture et non à l'environnement;

la baisse de la productivité liée entre autres aux nombreux barrages sur un même bassin versant sans y prévoir des passes ou échelles à poissons et l'utilisation de plus en plus de pesticides dans l'agriculture, qui, lessivés, détruisent les fraies (ale- vins) et une partie de la chaîne alimentaire des poissons (Ceci est une externalité négative de pro- duction de l'agriculture sur la pêche).

chaîne alimentaire des poissons (Ceci est une externalité négative de pro- duction de l'agriculture sur la

MAQUETTE PECHEversion5 1/02/08 13:24 Page 13Les faibles capacités techniques et organisationnel- les des acteurs surtout à la base; la faible

Les faibles capacités techniques et organisationnel- les des acteurs surtout à la base;

la faible production aquacole ;

- la quasi inexistence de statistiques actualisées et fiables sur la filière.

1.1.4

Contribution de la filière à l'économie natio-

nale

1.1.4.1 Production

Eu égard à ses potentialités, le secteur des ressour- ces halieutiques au Burkina Faso contribue de

des ressour- ces halieutiques au Burkina Faso contribue de RAPPORT TECHNIQUE façon non négligeable à la

RAPPORT TECHNIQUE

façon non négligeable à la réalisation de la sécurité alimentaire et à la lutte contre la pauvreté de par sa création de revenu rural et sa contribution à une meilleure nutrition de la population (par la forte contenance en protéines du produit). En effet, ce secteur d'activité fournit annuellement environ 9500 tonnes de poisson dont la quasi-totalité est consommée à l'intérieur du pays contribuant ainsi à l'amélioration du niveau nutritionnel des popula- tions.

L'apport nutritionnel de la consommation annuelle de poisson par habitant peut être résumé comme suit :

Tableau 2 : Apport du poisson dans l'alimentation au Burkina Faso

: Apport du poisson dans l'alimentation au Burkina Faso Source: Bilan alimentaire 2006, DGRH Les produits
: Apport du poisson dans l'alimentation au Burkina Faso Source: Bilan alimentaire 2006, DGRH Les produits

Source: Bilan alimentaire 2006, DGRH

Les produits halieutiques, de par leur disponibilité et leur accessibilité par les populations au niveau local, occupent effectivement une part importante dans le régime alimentaire des familles riveraines des cours et plans d'eau.au Burkina Faso Source: Bilan alimentaire 2006, DGRH La figure ci-dessous représente l'évolution de la

La figure ci-dessous représente l'évolution de la production de la pêche de 1994 à 2006. On remarque que depuis une dizaine d'année cette production évolue entre 8.000 et 10.000 tonnes.

Graphe 1: Evolution des captures de la peche de 1994-2006

cette production évolue entre 8.000 et 10.000 tonnes. Graphe 1: Evolution des captures de la peche

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MAQUETTE PECHEversion5 1/02/08 13:24 Page 14 ANALYSE DE LA FILIERE PECHE AU BURKINA FASO 1.1.4.2 Contribution

ANALYSE DE LA FILIERE PECHE AU BURKINA FASO

1.1.4.2 Contribution de la pêche à la

lutte contre la pauvreté

Une étude économique de la filière pêche réalisée sous l'égide de la FAO en 1997 dans les deux plus grandes pêcheries du pays, à savoir Kompienga et Bagré a permis de mesurer les revenus nets men- suels des différents acteurs de la filière. Ces der- niers sont présentés dans le tableau 3 ci-dessous.

santé et l'éducation des membres des familles, mais aussi à acheter des intrants pour les activités agricoles. L'évaluation du chiffre d'affaire au niveau des pêcheurs est de 6 milliards de FCFA (600FCFA/Kg). Au niveau des commerçants de pois- son, ce chiffre peut atteindre 12 milliards de francs CFA (1500 FCFA/Kg). Le secteur emploie directe- ment 12.000 personnes auxquelles s'ajoutent des emplois connexes dans les secteurs de soutien à la

Tableau 3 : Revenus nets mensuels par tête des acteurs de la filière

: Revenus nets mensuels par tête des acteurs de la filière 14 Source: DGRH, 1997 L'étude

14

Source: DGRH, 1997

L'étude montre également que la quasi-totalité des pêcheurs burkinabé sont avant tout des agricul- teurs. Il est reconnu que l'activité pêche procure facilement des revenus sans de gros investisse- ments au départ. D'autres études réalisées à Bagré (Boulgou et Zoudwéogo), Kompienga et Moussodougou (Comoé) ont révélé que le revenu annuel par pêcheur fluctue entre 36.000 et 948.000 FCFA avec une moyenne annuelle de 400.000 FCFA pour ceux qui pratiquent quotidiennement la pêche.

Des enquêtes ont révélé qu'une partie des revenus de la pêche est réinvestie dans l'agriculture et l'éle- vage.

De ces résultats, on peut donc affirmer qu'une part importante des acteurs (pêcheurs, transformatrices et mareyeurs) a un revenu annuel supérieur à 82.672 F CFA (seuil absolu de pauvreté en 2003). Cependant il convient de noter que cette position cache une réalité sociale liée au nombre de per- sonne par famille. Comme les pêcheurs sont à la fois des agriculteurs, les revenus issus de la pêche servent non seulement à payer des produits de pre- mière nécessité et de besoins sociaux tels que la

production, à la distribution du poisson et à la com- mercialisation des intrants. Là où elles existent, les ressources halieutiques contribuent de façon appréciable à la lutte contre la pauvreté dans les zones rurales.

Le niveau moyen de consommation de poisson au Burkina Faso est faible, soit 2,2 kg/an/hab., bien qu'étant nettement plus élevé dans les grands cen- tres urbains en raison du pouvoir d'achat plus élevé. L'autoconsommation est nettement plus éle- vée dans les communautés de pêche ; elle est esti- mée à près de 5% pour l'ensemble des agents de la filière (Direction des pêches) avec un niveau moyen de consommation de 45 kg/an par ménage pour cette catégorie socio-professionnelle.

D'une manière générale, la pêche génère des reve- nus considérables pendant 2 à 3 mois de l'année, comparés aux revenus du maraîchage. Les pêcheurs de certaines pêcheries semblent apparte- nir à la couche privilégiée de la population villa- geoise. C'est le cas par exemple dans les pêcheries de Kokologho. Cependant, le secteur de la pêche est peu développé au Burkina Faso pour de nom- breuses raisons. D'une part il est longtemps resté

de la pêche est peu développé au Burkina Faso pour de nom- breuses raisons. D'une part
de la pêche est peu développé au Burkina Faso pour de nom- breuses raisons. D'une part

MAQUETTE PECHEversion5 1/02/08 13:24 Page 15peu attractif aux politiques de développement et d'autre part les ressources en eau, qui constituent

peu attractif aux politiques de développement et d'autre part les ressources en eau, qui constituent le support pour le développement de la pêche, étaient peu abondantes. Ce n'est qu'à partir des années 80, avec la réalisation de grands barrages hydro électriques que les activités de pêche ont commencé à connaître un essor. La contribution de la pêche à la formation du PIB national serait de l'ordre de 3% selon les résultats d'une étude effec- tuée en 2005 sur la contribution du sous secteur à l'économie nationale ; cette part se répartirait entre les contributions directes de l'ordre de 1% et cel- les indirectes d'environ 2%.

1.1.4.3 Offre, demande et prix du poisson

L'offre annuelle totale de poisson au Burkina en 2006, se chiffrerait à 30.500 tonnes selon les statis- tiques. Cette offre comprend la production natio- nale estimée à 9500 tonnes par an et les importa- tions de poisson estimées à 21.000 tonnes. S'agissant des importations, les principaux fournis-

seurs sont le Sénégal, la Côte d'Ivoire et la Mauritanie. La population étant estimée à 13.730.258 habitants (INSD, 2007), la consomma- tion moyenne de poisson à l'échelle du pays serait donc 2,2 kg/pers/an contre 15 kg en Côte d'Ivoire, 7 kg au Mali et 12 donc 2,2 kg/pers/an contre 15 kg en Côte d'Ivoire, 7 kg au Mali et 12 kg au Sénégal.

Des études ont montré que pour satisfaire la demande potentielle de façon avantageuse, il fau- dra accroître la production nationale notamment par le développement de l'aquaculture .

Le marché des produits de pêche au Burkina Faso se caractérise par un disponible insuffisant pour satisfaire le besoin en poisson des consommateurs qui se résignent à se contenter de l'offre actuelle. Les produits sont issus de la pêche artisanale réali- sée dans les eaux intérieures et des importations qui se composent essentiellement de poissons fumés ou congelés. Le marché de produits frais est entretenu par des acteurs nationaux à plus de 80% et 9.500 tonnes de produits sont échangées sur ces marchés. Les prix se forment à partir des charges et sont influencés par la demande et le lieu où le poisson est offert. Ces prix vont en augmentant depuis les sites de production aux points de vente

depuis les sites de production aux points de vente RAPPORT TECHNIQUE des détaillants en passant par

RAPPORT TECHNIQUE

des détaillants en passant par les dépôts des mareyeurs.

En résumé, les facteurs qui influencent la fixation des prix sont:

- L'offre par rapport à la demande ;

- Le lieu ;

- La provenance des produits ;

- La qualité du produit ;

- La taille du produit.

Au-delà de ces facteurs, les prix sont souvent fixés par les pêcheurs de concert avec les commerçants de poisson. Ils sont uniformes sur un système de pêche et varient au niveau des pêcheries entre 300 et 1500 FCFA suivant la qualité du produit.

Dans les grands centres urbains, les prix vont de

750 à 3000 FCFA le kg; alors que le poisson frais

importé est accessible à Ouagadougou à partir de

600 FCFA le kg.

2 1

CONTEXTE INTERNATIONAL DE LA FILIERE

de 600 FCFA le kg. 2 1 CONTEXTE INTERNATIONAL DE LA FILIERE En 2004, la production

En 2004, la production mondiale de la pêche tous

types de captures et de produits confondus était de

140 millions de tonnes contre 130 millions en 2000

(FAO, 2006).

La pêche de capture aurait atteint 95 millions de tonnes dont 86 millions de tonnes pour la pêche maritime et 9 millions de tonnes pour la pêche continentale depuis plusieurs années.

On constate une pression de plus en plus impor- tante exercée sur les stocks pour répondre à la

demande. Les zones traditionnelles de forte pro- duction se situent majoritairement en Asie avec 42,8 millions de tonnes (Chine, Japon etc.) en

2001.

Au niveau de l'UEMOA, deux pays dominent le sec- teur de la pêche. La Côte d'Ivoire et le Sénégal. Avec un potentiel annuel de l'ordre de 500.000 ton- nes, le Sénégal figure parmi les principaux pays de pêche maritime de l'Afrique inter tropicale. Les autres pays côtiers ne contribuent que pour une

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pays de pêche maritime de l'Afrique inter tropicale. Les autres pays côtiers ne contribuent que pour

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MAQUETTE PECHEversion5 1/02/08 13:24 Page 16 ANALYSE DE LA FILIERE PECHE AU BURKINA FASO faible part

ANALYSE DE LA FILIERE PECHE AU BURKINA FASO

faible part à la production halieutique maritime régionale. En 2001, la production maritime des cinq pays de l'UEMOA (Sénégal, Côte d'Ivoire, Bénin, Guinée Bissau, Togo) s'élevait à 480.000 tonnes.

La transformation des produits de pêche se fait de façon artisanale ou industrielle.

Au Bénin, la transformation artisanale est la plus utilisée ; 25% de la production est concernée par cette transformation.

En Guinée Bissau, la seule unité de transformation pour la production des filets de poisson est aban- donnée.

Au Sénégal, le secteur artisanal fournit essentielle- ment les marchés locaux et régionaux notamment ceux de l'Afrique centrale. La transformation artisa- nale absorbe 30 à 40% des débarquements de la pêche artisanale auxquels s'ajoutent les invendus de la pêche industrielle.

Au Bénin, les produits transformés concernent exclusivement les crustacés congelés.

En Guinée Bissau il s'agit surtout des poissons démersaux congelés. En Côte d'Ivoire, 99% de la production transformée concerne les conserves et le reste des produits est sec ou fumé.

Le secteur des pêches dans l'UEMOA génère envi- ron 500 milliards de FCFA de chiffre d'affaire, soit 5,4% de l'espace UEMOA. Au Sénégal par exem- ple, l'économie halieutique maritime contribue pour 12% au PIB du secteur primaire et 2,5 % au PIB national.

Les principaux exportateurs de l'UEMOA sont le Sénégal et la Côte d'Ivoire. Les pays de l'UEMOA bénéficient d'avantages tarifaires d'accès aux mar- chés européens.

1.3. FONCTIONNEMENT DU MARCHE RELATIF A LA FILIERE

Depuis l'ouverture de la pêche sur la Kompienga, les habitudes alimentaires en milieu urbain ont évolué vers une consommation accrue de produits frais, en raison de leur plus grande disponibilité sur les marchés.

16

La réalité sociale se traduit par le fait que le secteur des pêches bénéficie aujourd'hui d'une demande excédentaire en poissons frais produits locale- ment.

Dans les grands centres urbains, les prix du pois- son sont relativement élevés, comparés à ceux de la viande. Le prix du filet de boeuf ou de petit rumi- nant se situe entre 2250 et 2500 F CFA/kg. Pour la même fourchette, on retrouve les espèces comme les silures.

Le capitaine est vendu à environ 2 500 FCFA/kg, ce qui est sensiblement proche du prix du filet de viande. Le poisson importé, est en moyenne 2,5 fois moins cher que la viande de boucherie et est accessible aux couches les moins aisées de la population.

moyenne 2,5 fois moins cher que la viande de boucherie et est accessible aux couches les
moyenne 2,5 fois moins cher que la viande de boucherie et est accessible aux couches les
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MAQUETTE PECHEversion5 1/02/08 13:24 Page 19 RAPPORT TECHNIQUE II. ANALYSE FONCTIONNELLE 2.1. IDENTIFICATION DES AGENTS DE

RAPPORT TECHNIQUE

II. ANALYSE FONCTIONNELLE

2.1. IDENTIFICATION DES AGENTS DE LA FILIERE ET DE LEUR PROFIL SOCIO-ECONOMIQUE

2.1.1. Acteurs directs

Les acteurs directs de la filière pêche sont représentés par les pêcheurs, les transformatrices, les commerçants et les consommateurs. Le tableau 4 reprend les activités et les fonctions de chaque acteur.

sont assurés quasi exclusivement grâce à la capture et à la vente de poissons. Au Burkina, sur les 2500 pêcheurs professionnels, seulement 1000 sont de nationalité burki- nabè. Les autres sont pour la plupart des maliens, des nigériens et des nigérians. Les acteurs appartenant à cette catégorie ne possèdent pas souvent de terres. Les migrations de ces pêcheurs revêtent un caractère saison- nier; ils se déplacent entre les pêcheries selon les pério- des réputées pour l'abondance des captures.

Tableau 4 : Acteurs directs de la filière

des captures. Tableau 4 : Acteurs directs de la filière Source groupe de travail analyse de
des captures. Tableau 4 : Acteurs directs de la filière Source groupe de travail analyse de

Source groupe de travail analyse de la filière pêche, 2007

2.1.1.1. Pêcheurs

Les pêcheurs au Burkina Faso sont estimés à environ 8.500 personnes de nationalités différentes : des burki- nabé, des maliens, des nigériens, des nigérians, des togo- lais, des béninois et des ghanéens. Ils sont répartis en trois catégories; ainsi, on distingue:

- Les pêcheurs professionnels;

- Les pêcheurs semi-professionnels;

- Les pêcheurs occasionnels.

Le pêcheur moyen est considéré comme base de calcul pour le présent exercice.

Les professionnels, au nombre de 2500 regroupent la catégorie de pêcheurs qui s'adonnent à la pêche en prio- rité sur toute autre activité, et dont les revenus financiers

Les pêcheurs semi-professionnels au nombre de 4000 sont ceux pour qui l'activité de pêche est une activité complémentaire à l'agriculture et/ou à l'élevage. Ils se consacrent régulièrement à cette activité, parfois pour plus de 50 % de leur temps, mais pas de façon perma- nente. Ils ont souvent acquis une réelle maîtrise des tech- niques habituelles de pêche. Contrairement au profes- sionnel, le semi-professionnel quitte peu son terroir et ne se déplace pas vers d'autres plans d'eau. La grande majo- rité des pêcheurs du Burkina Faso relève de cette catégo- rie, pour la plupart sédentaires et pratiquant l'agriculture comme activité principale. 70 % possèdent des pirogues sur les grandes retenues d'eau.

Les pêcheurs occasionnels estimés à 2000 pratiquent la pêche de façon sporadique et leur savoir-faire (manie- ment et entretien de l'équipement, connaissance du pois- son) est encore rudimentaire. Ce sont généralement des

19

ment et entretien de l'équipement, connaissance du pois - son) est encore rudimentaire. Ce sont généralement

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MAQUETTE PECHEversion5 1/02/08 13:24 Page 20 ANALYSE DE LA FILIERE PECHE AU BURKINA FASO jeunes désœuvrés

ANALYSE DE LA FILIERE PECHE AU BURKINA FASO

jeunes désœuvrés pour la plupart qui tentent ainsi d'améliorer leurs revenus et leur alimentation. Il est difficile de quantifier avec exactitude l'importance des pêches dites occasionnelles ou de subsistance sur les plans ou cours d'eau.

2.1.1.2. Transformatrices et commerçants des pro- duits de pêche

La commercialisation du poisson est assurée par environ 1000 revendeurs/commerçants (es) dont 100 gros commerçants de poisson frais (avec des véhicules à 4 roues), 540 petits commerçants de poisson frais (avec des véhicules à 2 roues), 320 commerçants de poissons fumés/séchés et 40 importateurs des produits de pêche.

La transformation est essentiellement assurée par 2500 femmes ; mais il y a des hommes en minorité qui exercent dans ce domaine.

La commercialisation vers les grands centres urbains est assurée majoritairement par les hom- mes.

Les produits de pêche sont commercialisés sous deux formes à savoir : transformé et non trans- formé (état frais).

En zones urbaines, le poisson est essentiellement mis en marché à l'état frais.

Le plus souvent, les mareyeurs ou les transforma- teurs (rices) sont également des revendeurs. Les femmes représentent un maillon important dans la transformation et la distribution des produits de pêche. Elles contribuent à réduire les pertes après captures par les différents procédés de transforma- tion (fumage, séchage, friture…).

De façon générale, les femmes constituent la che- ville ouvrière dans la valorisation des captures, et particulièrement dans la transformation du pois- son. Cependant, elles restent confrontées à l'insuf- fisance de moyens de transformation.

Les technologies utilisées pour la transformation du poisson, sont moins rentables (utilisation de fours traditionnels à forte consommation de bois de chauffe).

traditionnels à forte consommation de bois de chauffe). Source groupe de travail analyse de la filière

Source groupe de travail analyse de la filière pêche, 2007

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traditionnels à forte consommation de bois de chauffe). Source groupe de travail analyse de la filière

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RAPPORT TECHNIQUE

PECHEversion5 1/02/08 13:24 Page 21 RAPPORT TECHNIQUE 2.1.2. Acteurs indirects 2.1.2.1. Etat (DGRH/MAHRH,

2.1.2. Acteurs indirects

2.1.2.1. Etat (DGRH/MAHRH, DGCN/MECV, INERA, MCA, …)

L'Etat à travers les ministères en charge de la filière assure l'encadrement des acteurs directs, le contrôle et la réglementation relative aux activités de production et de commercialisation. Ensuite il est chargé des activités de recherche-développe- ment et de contrôle des activités de la filière.

2.1.2.2. Institutions sous régionales, régiona- les et internationales (UEMOA, CEDEAO, NEPAD, OMC, UE, …)

Les institutions sous régionales, régionales et inter- nationales s'occupent des questions d'harmonisa- tion de politique et de législation en matière de pêche. Parmi elles, c'est l'UEMOA qui a le plus d'in- fluence au niveau de chaque pays de la sous- région.

2.1.2.3. Partenaires techniques et financiers (FAO, PNUD, bailleurs de fonds, institutions financières.)

Les partenaires techniques et financiers viennent en appui à la filière soit sous forme d'appuis finan- ciers directs à travers des projets de développe- ment, soit sous forme d'accompagnement techni- que. Dans un contexte de rareté des ressources, ces partenaires jouent un rôle important dans le développement de la filière.

2.1.3.

Organisations professionnelles des

acteurs

Il existe une fédération nationale des acteurs de la filière pêche regroupant des associations et grou- pements de base de pêcheurs, de femmes transfor- matrices et de commerçants des produits de pêche. L'opérationnalité de cette fédération sur le terrain reste à démontrer.

2.2. DELIMITATION DES CONTOURS DE LA FILIERE

Tableau 5 : Analyse fonctionnelle de la filière pêche

Tableau 5 : Analyse fonctionnelle de la filière pêche Source groupe de travail analyse de la

Source groupe de travail analyse de la filière pêche, 2007

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Tableau 5 : Analyse fonctionnelle de la filière pêche Source groupe de travail analyse de la
Tableau 5 : Analyse fonctionnelle de la filière pêche Source groupe de travail analyse de la
Tableau 5 : Analyse fonctionnelle de la filière pêche Source groupe de travail analyse de la

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MAQUETTE PECHEversion5 1/02/08 13:24 Page 22 ANALYSE DE LA FILIERE PECHE AU BURKINA FASO 2.3. IDENTIFICATION

ANALYSE DE LA FILIERE PECHE AU BURKINA FASO

2.3.

IDENTIFICATION DE

LA NATURE ET

QUANTIFICATION

DES

FLUX PHYSIQUES

INTER-AGENTS.

L'analyse se base sur les statistiques 2006 :

de l'année

- Production nationale de poisson (tonnes) : 9500

8500 dont 5500 natio-

naux et 3000 étrangers

- Nombre transformateurs/trices de poisson :

2500

- Nombre de gros commerçants nationaux de poisson frais : 100

- Nombre de petits commerçants nationaux de poisson frais : 540

- Nombre de commerçants nationaux de poisson

fumé :

- Nombre de commerçants importateurs de pro- duits frais et fumé : 40

- Nombre de pêcheurs :

320

tion de ces différents acteurs est la suivante:

- Transformateurs / trices : 15 % de la production nationale de poisson frais ;

- Commerçants poisson frais : 85% de la produc- tion nationale ;

- Gros commerçants de poisson frais : 40 % de la production destinée aux commerçants;

- Petits commerçants de poisson frais : 60 % de la production destinée aux commerçants ;

Par ailleurs des taux d'autoconsommation et de pertes ont été estimés au niveau de chaque agent. Ils sont consignés dans le tableau ci-des- sous:

Les données qui ont servi à l’étude sont issus des rapports de la Direction générale des ressources Halieutiques, ainsi que d’autres rapports et enfin des estimations du groupe de travail sur la base de leurs différentes expériences.

La répartition de la production nationale en fonc- Tableau 6 : Taux d'autoconsommation et de
La répartition de la production nationale en fonc-
Tableau 6 : Taux d'autoconsommation et de pertes des agents de la filière
et de pertes des agents de la filière 22 Source groupe de travail analyse de la

22

Source groupe de travail analyse de la filière pêche, 2007

et de pertes des agents de la filière 22 Source groupe de travail analyse de la

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MAQUETTE PECHEversion5 1/02/08 13:24 Page 23 RAPPORT TECHNIQUE SCHEMA DE LA F FILIERE Schema 2: Illustration
MAQUETTE PECHEversion5 1/02/08 13:24 Page 23 RAPPORT TECHNIQUE SCHEMA DE LA F FILIERE Schema 2: Illustration

RAPPORT TECHNIQUE

SCHEMA DE LA F FILIERE

13:24 Page 23 RAPPORT TECHNIQUE SCHEMA DE LA F FILIERE Schema 2: Illustration des flux entre

Schema 2: Illustration des flux entre les différents agents de la filière

des flux entre les différents agents de la filière Source groupe de travail analyse de la

Source groupe de travail analyse de la filière pêche, 2007

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des flux entre les différents agents de la filière Source groupe de travail analyse de la
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MAQUETTE PECHEversion5 1/02/08 13:24 Page 25RAPPORT TECHNIQUE III. ANALYSE FINANCIERE (SITUATION DE REFERENCE) 3.1. COMPTES INDIVIDUELS DES AGENTS 3.1.1. Démarche

MAQUETTE PECHEversion5 1/02/08 13:24 Page 25 RAPPORT TECHNIQUE III. ANALYSE FINANCIERE (SITUATION DE REFERENCE) 3.1.

RAPPORT TECHNIQUE

III. ANALYSE FINANCIERE (SITUATION DE REFERENCE)

3.1. COMPTES INDIVIDUELS DES AGENTS

3.1.1. Démarche méthodologique

Les agents directs de la filière pêche au niveau national sont les pêcheurs, les transformateurs, les gros et petits commerçants de poisson frais et les commerçants de poisson fumé. A ceux-là s'ajou-

tent, les commerçants importateurs et exportateurs de produits de pêche et les pêcheurs étrangers.

Mais pour le présent exercice, seuls les agents sui- vants ont été pris en compte : pêcheurs, transfor- mateurs, gros commerçants et petits commerçants de poisson frais et les commerçants de poisson fumé.

Tableau 7: Données de base pour l’analyse de la filière

Tableau 7: Données de base pour l’analyse de la filière Source groupe de travail analyse de

Source groupe de travail analyse de la filière pêche, 2007

3.1.2. Compte de production et d'exploitation

Les comptes de production et d'exploitation sont les composantes du tableau ressources emplois aussi appelé compte de production - exploitation, compte tenu du fait qu'il scinde en un tableau le compte de production et le compte d'exploitation. On réalise en général ce compte par agent, c'est-à- dire un compte pour les pêcheurs, un pour les transformateurs, un pour les commerçants.

Les données chiffrées utilisées dans l'évaluation des différents soldes essentiels proviennent princi- palement de la douane (taxes et impôts), des prix

observés sur le marché local. Le groupe a égale- ment exploité les divers rapports et études sur les quantités, les activités et leur contribution à l'éco- nomie nationale (Cf. bibliographie).

En consolidant le compte de production-exploita- tion des pêcheurs avec ceux des transformateurs et des commerçants, on réalise le compte consolidé de la filière.

3.2. ANALYSE DES SOLDES ESSENTIELS (RBE, RNE, VA)

L'analyse financière s'est limitée à cinq (5) agents

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3.2. ANALYSE DES SOLDES ESSENTIELS (RBE, RNE, VA) L'analyse financière s'est limitée à cinq (5) agents
3.2. ANALYSE DES SOLDES ESSENTIELS (RBE, RNE, VA) L'analyse financière s'est limitée à cinq (5) agents
3.2. ANALYSE DES SOLDES ESSENTIELS (RBE, RNE, VA) L'analyse financière s'est limitée à cinq (5) agents

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MAQUETTE PECHEversion5 1/02/08 13:24 Page 26 ANALYSE DE LA FILIERE PECHE AU BURKINA FASO de la

ANALYSE DE LA FILIERE PECHE AU BURKINA FASO

de la filière à savoir :

- les pêcheurs;

- les

pêche;

- les gros commerçants de poisson frais;

- les

frais;

- les commerçants de poisson fumé.

3.2.1. Compte du pêcheur CCA (cf. détails dans annexe 1)

Pour les besoins de l'analyse, les pêcheurs natio- naux et étrangers ont été regroupés pour donner un effectif homogène de 8500 acteurs. En réalité, les étrangers sont pour la plus part des profession- nels, ils maîtrisent mieux les différentes techniques de pêche donc possèdent des rendements plus éle- vés que ceux des nationaux. Pour rappel, des don- nées complémentaires que l'équipe n'a pas pris en compte pourraient être utilisées dans un futur pro- che pour affiner l'analyse de la filière pêche.

poisson

de

transformatrices

petits

des

produits

de

commerçants

Tableau 8 : Compte de production et d'exploitation du pêcheur

L'analyse des revenus au niveau de l'agent pêcheur montre que ce dernier présente un résultat net

En y ajou-

tant l'autoconsommation annuelle (83 850 F CFA en valeur) et le salaire annuel (359 998,3 F CFA/ an), un pêcheur a un revenu annuel moyen de 545 047,9 F

CFA/an. Ce revenu lui permet de subvenir à ses besoins et à couvrir certaines dépenses comme les dépenses de santé et les dépenses d'éducation des enfants.

Mais en tenant compte de la taille moyenne des ménages des pêcheurs (10 personnes), on se rend compte que ce revenu par tête (54 505 F CFA) est nettement en dessous du seuil de pauvreté qui est établi à 82 672 F CFA (CSLP révisé 2003). Comme les ménages ont souvent plusieurs sources de revenu, ils se procurent probablement des revenus complémentaires en dehors de la pêche.

d'exploitation de 101 199,6 F CFA par an

Tableau 8: Compte de production et d’exploitation du pêcheur
Tableau 8: Compte de production et d’exploitation du pêcheur
8: Compte de production et d’exploitation du pêcheur 26 Source groupe de travail analyse de la

26

Source groupe de travail analyse de la filière pêche, 2007

La structure quotidienne des revenus du pêcheur fait qu'également il rencontre des difficultés à épar- gner. Il en résulte une forte vulnérabilité, accentuée par la fluctuation des périodes de captures entre les bonnes, les moyennes et les mauvaises au cours de l'année et d'une année à l'autre.

Sur le plan alimentaire, les 10% (112 kg de poisson) destinés à l'autoconsommation du pêcheur appor- tent des protéines dans l'alimentation de la famille contribuant ainsi à la sécurité alimentaire et à lutter contre la malnutrition surtout chez les enfants. La valeur ajoutée est également élevée et l'activité a une bonne capacité rémunératrice.

chez les enfants. La valeur ajoutée est également élevée et l'activité a une bonne capacité rémunératrice.

MAQUETTE PECHEversion5 1/02/08 13:24 Page 273.2.2. Compte de la transformatrice CCA (cf. détails en annexe 1) Tableau 9 : Compte

MAQUETTE PECHEversion5 1/02/08 13:24 Page 27 3.2.2. Compte de la transformatrice CCA (cf. détails en annexe

3.2.2. Compte de la transformatrice CCA (cf. détails en annexe 1)

Tableau 9 : Compte de production et d'exploitation de la transformatrice

RAPPORT TECHNIQUE

d'exploitation de la transformatrice RAPPORT TECHNIQUE Source groupe de travail analyse de la filière pêche, 2007
d'exploitation de la transformatrice RAPPORT TECHNIQUE Source groupe de travail analyse de la filière pêche, 2007

Source groupe de travail analyse de la filière pêche, 2007

Source groupe de travail analyse de la filière pêche, 2007 Le résultat net d'exploitation d'une

Le résultat net d'exploitation d'une transformatrice

est de 36 427 F CFA par an. En valorisant son auto-

consommation (5 979,8 F CFA) et en y ajoutant sa

main d'œuvre (79 998,6 F CFA), le revenu de la transformatrice s'élève à 122 405,4 F CFA par an

soit un revenu mensuel de 10200,45 F CFA. Suivant

le type de poison à fumer (espèce, taille…), son uti- lisation future et le temps de conservation sou- haité, le processus de fumage peut prendre une heure à trois (3) jours.

Pour les sardines par exemple, il faut compter trois à six heures pour un produit de très bon goût et d'utilisation multiple, mais de conservation limitée d’une à deux semaines. Pour les mêmes poissons bien fumés et de longue conservation, il faut huit à

dix huit heures de fumage.

Cette dernière méthode est largement pratiquée parce que la distribution à l'intérieur du pays prend souvent beaucoup de temps. Comparé au seuil de pauvreté révisé de 2003, la transformatrice demeure pauvre.

La faiblesse du revenu des transformatrices s'expli- que par le fait que:

Les quantités transformées sont faibles, 15%

- de la production nationale de poisson d'où la

transformation ne peut se faire toute l'année par manque de matière première. En plus sur certai- nes pêcheries, les femmes éprouvent des diffi- cultés d'accès au poisson.

- Le prix de vente actuel du poisson fumé n'est

pas assez rémunérateur pour les femmes trans- formatrices. En effet en tenant compte du prétrai- tement du produit (écaillage, éviscération) et de

la déshydratation, donc des pertes de poids dues au fumage d'une part et d'autre part aux différen- tes charges, le prix de vente du poisson fumé devrait être supérieur à ceux pratiqués actuelle- ment sur le marché compte tenue de la qualité du produit (25% teneur en eau). Mais la faiblesse du pouvoir d'achat fait que les femmes transfor- matrices sont limitées dans la fixation des prix.

La transformation apporte tout de même des reve- nus non négligeables aux femmes et contribue ainsi à améliorer leur situation économique. La part de l'autoconsommation (3,4 kg de poisson fumé) aide à relever la qualité nutritionnelle de l'alimenta- tion des familles.

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(3,4 kg de poisson fumé) aide à relever la qualité nutritionnelle de l'alimenta- tion des familles.
(3,4 kg de poisson fumé) aide à relever la qualité nutritionnelle de l'alimenta- tion des familles.

MAQUETTE PECHEversion5 1/02/08 13:24 Page 28ANALYSE DE LA FILIERE PECHE AU BURKINA FASO 3.2.3. Compte du Gros Commerçant CCA (cf.

MAQUETTE PECHEversion5 1/02/08 13:24 Page 28 ANALYSE DE LA FILIERE PECHE AU BURKINA FASO 3.2.3. Compte

ANALYSE DE LA FILIERE PECHE AU BURKINA FASO

3.2.3. Compte du Gros Commerçant CCA (cf. détails en annexe 1)

Les petits commerçants ont des résultats nets d'ex- ploitation très importants estimés à 1 215 619 F CFA

Tableau 10 : Compte de production et d'exploitation du Gros commerçant en FCFA

production et d'exploitation du Gros commerçant en FCFA Tableau 11 : Compte de production et d'exploitation

Tableau 11 : Compte de production et d'exploitation du Petit commerçant

de production et d'exploitation du Petit commerçant Source groupe de travail analyse de la filière pêche,

Source groupe de travail analyse de la filière pêche, 2007

Les commerçants de poisson frais sont les agents qui réalisent le plus de marge dans la filière.

Le gros commerçant réalise un résultat net d'ex- ploitation de 13 334 090 F CFA par an et bénéficie d'un salaire annuel de 600.000,5 FCFA. En tenant compte de la taille moyenne des ménages des gros commerçants (15 personnes environ), on se rend compte que leur revenu annuel par tête s'élève à 1 001 790 F CFA.

par an ; ils s'octroient un salaire annuel de 479 872,8 FCFA.

Ramené à la taille moyenne de leurs ménages d'en- viron 15 personnes, leur revenu par tête est de 116 378,5 FCFA. Ce qui est nettement au dessus du seuil de pauvreté qui est établi à 82 672 F CFA (CSLP révisé 2003). Les petits commerçants jouent un grand rôle dans la distribution des produits de pêche au niveau rural.

2003). Les petits commerçants jouent un grand rôle dans la distribution des produits de pêche au
2003). Les petits commerçants jouent un grand rôle dans la distribution des produits de pêche au

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2003). Les petits commerçants jouent un grand rôle dans la distribution des produits de pêche au

MAQUETTE PECHEversion5 1/02/08 13:24 Page 29RAPPORT TECHNIQUE Tableau 12 : Compte de production et d'exploitation du commerçant de poisson fumé

MAQUETTE PECHEversion5 1/02/08 13:24 Page 29 RAPPORT TECHNIQUE Tableau 12 : Compte de production et d'exploitation

RAPPORT TECHNIQUE

Tableau 12 : Compte

de production et d'exploitation du commerçant de poisson fumé

et d'exploitation du commerçant de poisson fumé Source groupe de travail analyse de la filière pêche,
et d'exploitation du commerçant de poisson fumé Source groupe de travail analyse de la filière pêche,

Source groupe de travail analyse de la filière pêche, 2007

Le commerçant de poisson fumé a un résultat net d'exploitation de151 825,3 F CFA. En plus de son salaire (240 011,8 FCFA/an) et de l'autoconsommation (5 800,5 F CFA), on remarque que, pour une famille moyenne de 10 personnes, son revenu qui est de 39 763,7 le place nettement en dessous du seuil de pauvreté. Cependant la part de l'autoconsommation aide à relever la qualité nutritionnelle de l'alimentation de la famille.

3.3. IDENTIFICATION DES FLUX MONETAIRES DE PRODUIT INTER-AGENTS

Schéma 3 : Répartition des flux monétaires entre les agents de la filière (FCFA) en situation de référence

Schéma 3 : Répartition des flux monétaires entre les agents de la filière (FCFA) en situation

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MAQUETTE PECHEversion5 1/02/08 13:24 Page 30ANALYSE DE LA FILIERE PECHE AU BURKINA FASO 3.4. COMPTE CONSOLIDE DE LA FILIERE (CF.

MAQUETTE PECHEversion5 1/02/08 13:24 Page 30 ANALYSE DE LA FILIERE PECHE AU BURKINA FASO 3.4. COMPTE

ANALYSE DE LA FILIERE PECHE AU BURKINA FASO

3.4. COMPTE CONSOLIDE DE LA FILIERE (CF. DETAILS EN ANNEXE 1)

Le compte consolidé représente un compte spécifi- que de l'ensemble des agents de la filière. Il regroupe les charges et produits de chaque agent de la filière.

Tableau 13 : COMPTE CONSOLIDE DE LA FILIERE

de la filière. Tableau 13 : COMPTE CONSOLIDE DE LA FILIERE Source groupe de travail analyse

Source groupe de travail analyse de la filière pêche, 2007

3.5. ANALYSE DE LA CREATION DE LA VALEUR AJOUTEE DANS LA FILIERE

Graphe 2: Création de la valeur ajoutée de la filière par agent : Situation de référence

de la filière par agent : Situation de référence La consolidation des comptes permet de faire

La consolidation des comptes permet de faire res- sortir la valeur ajoutée de l'ensemble de la filière. Cette valeur est estimée à plus de 9 milliards de F CFA soit 1% du PIB agricole de 2005.

Les pêcheurs sont les agents qui créent le plus de valeur (2/3 de la valeur ajoutée de l'ensemble de la filière) ; ensuite viennent les gros commerçants, les petits commerçants, les femmes transformatrices et les commerçants de poisson fumé.

30

3.6. ANALYSE DE LA DISTRIBUTION DES REVENUS DANS LA FILIERE

Etat

Le minimum d'imposition dans la filière pêche est estimé à 480 821 200 F CFA par an. Ce minimum ne prend pas en compte la différence d'impôts et taxes que les pêcheurs non nationaux payent ainsi que les commerçants de poisson fumé et les importa- teurs. Cette situation serait améliorée d'au moins 7% si les moyens de mise en œuvre de la stratégie avaient été mobilisés.

En plus de ces sommes qui renflouent les caisses de l'Etat, la filière crée des emplois et améliore à la fois les revenus et la sécurité alimentaire de la population surtout en milieu rural.

En terme de prix, le poisson produit au Burkina Faso est relativement plus cher que le poisson importé des autres pays de l'UEMOA notamment en ce qui concerne le chinchard, l'espèce domi- nante de ces importations.

Ce qui pourrait présenter une menace pour le déve- loppement de la filière à l'échelle nationale. Néanmoins, le poisson d'eau douce qui constitue la production locale possède une qualité propre appréciée par les consommateurs d'où l'impor- tance de sa place sur le marché.

possède une qualité propre appréciée par les consommateurs d'où l'impor- tance de sa place sur le
possède une qualité propre appréciée par les consommateurs d'où l'impor- tance de sa place sur le
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MAQUETTE PECHEversion5 1/02/08 13:24 Page 33 I V. SIMULATION DES MESURES DE POLITI- QUE 4.1. DESCRIPTION

IV. SIMULATION DES MESURES DE POLITI- QUE

4.1. DESCRIPTION ET CADRE JURIDIQUE DE LA MESURE DE POLITIQUE

Dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie nationale, le Gouvernement Burkinabé a affirmé sa volonté de lutter contre la pauvreté et l'insécurité alimentaire par la définition d'une politique volon- taire visant à accroître durablement la production de la pêche de capture.

C'est conformément à cette politique qu'a été éla- boré le programme «Accroissement de la produc- tion de la pêche de capture» dont l'un des objectifs affichés est d'atteindre une production annuelle de 700 tonnes par an.

Pour ce faire, plusieurs mesures sont prises à savoir :

- L'amplification des pêcheries dans les petits réservoirs ;

- La création de centres régionaux d'équipement, d'information et de formation ;

- La reconstitution des écosystèmes aquatiques.

Parmi ces mesures, l'amplification des pêcheries dans les petits réservoirs est retenue dans le cadre de ce travail. Cette mesure vise à augmenter de 700 tonnes la production de poisson par an. Elle se fera par le biais de l'empoissonnement d'une cinquan- taine de petits plans d'eau répartie dans les 13 régions du pays et la formation des pêcheurs afin de renforcer leurs capacités techniques. Il convient de noter que le Burkina Faso compte environ 1 450 plans d'eau. La multiplication de cette mesure de politique demeure une alternative de création d'emplois, d'amélioration des revenus de la popu- lation riveraine et la forte réduction de l'importation de poisson.

Dans le Programme d'Actions Prioritaires (PAP), l'aquaculture, encore embryonnaire, a été privilé- giée. Le groupe de travail a fait l'analyse de la filière pêche de capture qui regroupe actuellement la quasi-totalité des acteurs du secteur de la pêche et de l'aquaculture et fournit actuellement environ 98 % de la production nationale.

4.2 Simulation des impacts des mesures

4.2.1. Objectifs de la mesure

La mise en œuvre de la mesure devrait permettre de :

mesure La mise en œuvre de la mesure devrait permettre de : RAPPORT TECHNIQUE - Optimiser

RAPPORT TECHNIQUE

- Optimiser l'exploitation des plans d'eau exis- tants;

- Protéger les emplois ;

- Améliorer de manière significative les revenus des acteurs de la filière ;

- Contribuer à la lutte contre l'insécurité alimen-

taire en favorisant l'accès à des produits dont les

qualités nutritives sont élevées ;

- Stabiliser voire réduire les importations ;

- Valoriser les ressources humaines de la filière ;

- Diffuser le savoir-faire ;

- Tendre vers une meilleure satisfaction de la demande des consommateurs.

4.2.2. Hypothèses retenues pour la simulation

- La situation de la filière dans l'année 2006 a été

choisie comme situation de référence. Un scénario avec la mesure de politique a été bâti et comparé avec la situation de référence pour mettre en exer- gue les impacts socio-économiques (analyse contrefactuelle)

- La production nationale de poisson est de 9500

tonnes en 2006. La production estimée dans le scé- nario avec politique serait alors de 10 200 tonnes.

- Le nombre des agents de la filière est supposé

constant car la mesure de politique (amplification) consiste à améliorer la productivité piscicole des plans d'eau et le renforcement des capacités tech- niques et opérationnelles des acteurs déjà présents sur ces pêcheries. La mesure de politique vise une amélioration du revenu des agents de la filière et la lutte contre l'insécurité alimentaire

- La clé de répartition de la production entre les

différents agents de la filière est la même que celle de la Situation de référence.

La répartition de la production nationale en fonc- tion de ces différents acteurs demeure la même et est la suivante :

- Transformateurs / trices : 15 % de la production nationale de poisson frais ;

- Commerçants poisson frais : 85% de la produc- tion nationale ;

- Gros commerçants de poisson frais : 40 % de la production destinée aux commerçants;

- Petits commerçants de poisson frais : 60 % de la

33

poisson frais : 40 % de la production destinée aux commerçants; - Petits commerçants de poisson
poisson frais : 40 % de la production destinée aux commerçants; - Petits commerçants de poisson
poisson frais : 40 % de la production destinée aux commerçants; - Petits commerçants de poisson

MAQUETTE PECHEversion5 1/02/08 13:24 Page 34ANALYSE DE LA FILIERE PECHE AU BURKINA FASO production destinée aux commerçants. Cette répartition est

MAQUETTE PECHEversion5 1/02/08 13:24 Page 34 ANALYSE DE LA FILIERE PECHE AU BURKINA FASO production destinée

ANALYSE DE LA FILIERE PECHE AU BURKINA FASO

production destinée aux commerçants.

Cette répartition est liée en partie à la taille et aux espèces capturées. En effet, les poissons de

mesure de politique

Le coût total de ces activités et donc de la mesure d'accroissement de la production est de l'ordre de

Tableau 14 : Données de base de la simulation

de Tableau 14 : Données de base de la simulation Source: Groupe de travail analyse de

Source: Groupe de travail analyse de la filière pêche, 2006

moyenne et grande taille sont généralement desti- nés à l'état frais aux gros et petits commerçants. Ces espèces sont dominées par les « carpes » (Tilapia), les capitaines (Lates), les poissons cheval (Gymnarchus), les machoirons (Chrysichthys, Auchenoglanis, Bagrus). Les espèces de petite taille et les silures d'une manière générale sont destinés aux transformatrices.

Par ailleurs des taux d'autoconsommation et de pertes ont été estimés au niveau de chaque agent. Ce sont les mêmes que ceux consignés dans le tableau 6.

4.2.3. Coût de la mesure

L'évaluation des coûts de la mesure s'est faite à partir des programmes prioritaires de la stratégie. Pour calculer les coûts de la mesure, toutes les acti- vités pouvant contribuer à l'augmentation de la production ont été prises en compte.

Tableau 15 : Coût des activités prévues par la

51 millions de F CFA. Ce montant est couvert par une institution de taxe de 5 FCFA par kg prélevé chez les commerçants de poisson frais et chez les importateurs de produits halieutiques. Les importa- tions de poisson s'élèvent à environ 21000 tonnes par an (ONAC, 2005). Ce qui procurerait environ 105 millions FCFA par an soit deux fois le coût de réalisation de la mesure. Il convient de noter que ces prélèvements servent aussi à financer d'autres mesures de la stratégie.

4.2.4. Résultats des simulations

La mesure de politique vise une augmentation annuelle de la production de poisson de 700 ton- nes. Elle permettrait une amélioration des revenus des différents agents (en moyenne 8,20%) ainsi qu'une contribution à la création de la richesse au niveau de la filière (en moyenne 7,33%).

de la richesse au niveau de la filière (en moyenne 7,33%). Tableau 15: Couts des activités

Tableau 15: Couts des activités prévues par la mesure de politique

34

Couts des activités prévues par la mesure de politique 34 Source: Groupe de travail analyse de

Source: Groupe de travail analyse de la filière pêche, 2006

Couts des activités prévues par la mesure de politique 34 Source: Groupe de travail analyse de

MAQUETTE PECHEversion5 1/02/08 13:24 Page 35RAPPORT TECHNIQUE niveau de la filière (en moyenne 7,33%). Ci-dessous sont présentés sous forme de

MAQUETTE PECHEversion5 1/02/08 13:24 Page 35 RAPPORT TECHNIQUE niveau de la filière (en moyenne 7,33%). Ci-dessous

RAPPORT TECHNIQUE

PECHEversion5 1/02/08 13:24 Page 35 RAPPORT TECHNIQUE niveau de la filière (en moyenne 7,33%). Ci-dessous sont

niveau de la filière (en moyenne 7,33%).

Ci-dessous sont présentés sous forme de tableaux les principaux agrégats calculés par agent, pour la situa- tion de référence et pour le scénario avec la mesure de politique, ceci faciliterait la comparaison.

Tableau 16 : Agrégats de la simulation chez le pêcheur

Tableau 16 : Agrégats de la simulation chez le pêcheur Tableau 17 : Agrégats de la

Tableau 17 : Agrégats de la simulation chez la transformatrice

17 : Agrégats de la simulation chez la transformatrice Tableau 18 : Agrégats de la simulation
17 : Agrégats de la simulation chez la transformatrice Tableau 18 : Agrégats de la simulation

Tableau 18 : Agrégats de la simulation chez le gros commercant

18 : Agrégats de la simulation chez le gros commercant Source: Groupe de travail analyse de

Source: Groupe de travail analyse de la filière pêche, 2006

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18 : Agrégats de la simulation chez le gros commercant Source: Groupe de travail analyse de

MAQUETTE PECHEversion5 1/02/08 13:24 Page 36ANALYSE DE LA FILIERE PECHE AU BURKINA FASO Tableau 19: Aggregats de la simulation chez

ANALYSE DE LA FILIERE PECHE AU BURKINA FASO

13:24 Page 36 ANALYSE DE LA FILIERE PECHE AU BURKINA FASO Tableau 19: Aggregats de la

Tableau 19: Aggregats de la simulation chez le petit commercant

19: Aggregats de la simulation chez le petit commercant Tableau 20: Aggregats de la simulation chez

Tableau 20: Aggregats de la simulation chez le commercant de poisson fumé

de la simulation chez le commercant de poisson fumé Tableau 21 : Agrégats de la simulation

Tableau 21 : Agrégats de la simulation pour la filière

Tableau 21 : Agrégats de la simulation pour la filière 36 Source: Groupe de travail analyse
Tableau 21 : Agrégats de la simulation pour la filière 36 Source: Groupe de travail analyse

36

Source: Groupe de travail analyse de la filière pêche, 2006

Tableau 21 : Agrégats de la simulation pour la filière 36 Source: Groupe de travail analyse

MAQUETTE PECHEversion5 1/02/08 13:24 Page 37RAPPORT TECHNIQUE Schéma 4 : Répartition des flux monétaires entre les agents de la filière

MAQUETTE PECHEversion5 1/02/08 13:24 Page 37 RAPPORT TECHNIQUE Schéma 4 : Répartition des flux monétaires entre

RAPPORT TECHNIQUE

PECHEversion5 1/02/08 13:24 Page 37 RAPPORT TECHNIQUE Schéma 4 : Répartition des flux monétaires entre les

Schéma 4 : Répartition des flux monétaires entre les agents de la filière (FCFA) avec mesure de politique

TECHNIQUE Schéma 4 : Répartition des flux monétaires entre les agents de la filière (FCFA) avec

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MAQUETTE PECHEversion5 1/02/08 13:24 Page 38ANALYSE DE LA FILIERE PECHE AU BURKINA FASO L es schémas ci-dessus illustrent les flux

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ANALYSE DE LA FILIERE PECHE AU BURKINA FASO

Les schémas ci-dessus illustrent les flux monétaires au sein de la filière. L'hypothèse de base de travail sous-tend que les quantités totales de poisson offertes par l'ensemble des agents en amonts cor- respondent à celles reprises par l'ensemble des agents en aval.

Les différences de valeurs observées à certains niveaux le long de la chaîne sont dues d'une part, aux pertes enregistrées par chaque agent et d'autre part, aux ajustements réalisés lors de l'analyse des quantités.

La répartition de la valeur ajoutée au sein de la filière en scénario avec mesure est identique à celle de la situation de référence. Cela s'explique d'une part par le fait que la mesure de politique simulée

n'apporte pas de modification structurelle au niveau des différentes activités et d'autre part, par le fait que l'augmentation supplémentaire de la production (700 tonnes) est répartie proportionnel- lement entre les différents agents en fonction des anciennes clés de répartition.

4.3. Analyse institutionnelle de la mesure de politique

Après identification des intérêts suite à une analyse des rapports entre agents, des conflits potentielle- ment générés par la mesure et les options alterna- tives sont résumés dans le tableau suivant :

Tableau 22 : Analyse des rapports entre agents

suivant : Tableau 22 : Analyse des rapports entre agents Source: Groupe de travail analyse de
suivant : Tableau 22 : Analyse des rapports entre agents Source: Groupe de travail analyse de

Source: Groupe de travail analyse de la filière pêche, 2006

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suivant : Tableau 22 : Analyse des rapports entre agents Source: Groupe de travail analyse de

MAQUETTE PECHEversion5 1/02/08 13:24 Page 39Schéma 5 : La carte des rapports inter-agents RAPPORT TECHNIQUE Source: Groupe de travail analyse

MAQUETTE PECHEversion5 1/02/08 13:24 Page 39 Schéma 5 : La carte des rapports inter-agents RAPPORT TECHNIQUE

Schéma 5 : La carte des rapports inter-agents

RAPPORT TECHNIQUE

5 : La carte des rapports inter-agents RAPPORT TECHNIQUE Source: Groupe de travail analyse de la

Source: Groupe de travail analyse de la filière pêche, 2006

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5 : La carte des rapports inter-agents RAPPORT TECHNIQUE Source: Groupe de travail analyse de la
5 : La carte des rapports inter-agents RAPPORT TECHNIQUE Source: Groupe de travail analyse de la
5 : La carte des rapports inter-agents RAPPORT TECHNIQUE Source: Groupe de travail analyse de la

MAQUETTE PECHEversion5 1/02/08 13:24 Page 40ANALYSE DE LA FILIERE PECHE AU BURKINA FASO 40 L'analyse des rapports de forces entre

MAQUETTE PECHEversion5 1/02/08 13:24 Page 40 ANALYSE DE LA FILIERE PECHE AU BURKINA FASO 40 L'analyse

ANALYSE DE LA FILIERE PECHE AU BURKINA FASO

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L'analyse des rapports de forces entre les agents de la filière et les agents hors filière montre que tous les agents partagent des intérêts communs comme l'augmentation de la production qui génère un accroissement des revenus pour tous les agents de la filière et une amélioration de la sécurité ali- mentaire au niveau national.

Cependant quelques points de divergences liés aux intérêts personnels et aux types d'activités peuvent être énumérés :

- Le conflit déjà existant et qui serait probable-

ment accentué avec la mesure de politique demeure le prix de cession des produits en parti- culier entre les pêcheurs et les gros commer- çants. Ces derniers, plus influents, usent de leur pouvoir financier et de négociation pour ajuster les prix vers le bas ;

- La difficulté d'accès aux produits par les trans- formatrices pourrait être atténuée avec l'aug- mentation de la production à travers l'amplifica- tion des pêcheries ;

- La prise de mesure contraignante (contrôle de

l'utilisation des pesticides et le respect des pistes à bétail) de la part des pêcheurs pour la protec- tion de leur patrimoine pourrait modifier les rela- tions avec les autres utilisateurs (éleveurs et agri- culteurs) voire même engendrer des conflits.

Négociations nécessaires pour la mise en œuvre de la mesure

Tableau 23 : Négociations

Une meilleure organisation et une solidarité entre les pêcheurs seraient une alternative pour rééquili- brer le prix de cession entre les pêcheurs et les gros commerçants dans l'optique d'améliorer le revenu des pêcheurs.

En ce qui concerne la concurrence entre les pêcheurs, les éleveurs et les agriculteurs, une orga- nisation pourrait être mise en place autour des plans d'eaux pour permettre à chacun des agents de mener à bien son activité.

Par exemple la création des pistes à bétail et le res- pect de la distance de 100 m pour toute activité agricole autour du plan d'eau. Cette alternative incombe aux comités de gestion des pêcheries mais cette pratique n'est pas encore généralisée.

Afin de ne pas annuler les efforts entrepris par la mesure d'intensification de la production des pêcheries, il peut s'avérer nécessaire d'organiser des rencontres et des négociations entre les diffé- rents acteurs du milieu rural.

Par ailleurs, la mise en place de mesures parallèles (comme la création de points d'eau pastoraux et maraîchers) afin de satisfaire l'ensemble des caté- gories d'acteurs serait le moyen d'éviter les frustra- tions ou conflits.

de satisfaire l'ensemble des caté- gories d'acteurs serait le moyen d'éviter les frustra- tions ou conflits.
de satisfaire l'ensemble des caté- gories d'acteurs serait le moyen d'éviter les frustra- tions ou conflits.
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MAQUETTE PECHEversion5 1/02/08 13:24 Page 43 tV. ANALYSE ECONOMIQUE DE LA FILIERE 5.1. Du prix financier

tV. ANALYSE ECONOMIQUE DE LA FILIERE

5.1. Du prix financier au prix économique

Le prix financier est le prix réel et effectif payé et reçu par chaque agent (acteur économique privé) pour l'obtention d'un bien. Les prix économiques sont des valeurs qui remplacent les prix de marché dans des calculs de rentabilité d'une mesure de politique du point de vue de la société dans son ensemble ; l'objectif étant de vérifier si la mesure améliore les conditions de vie de la société. Le cal- cul « à prix économique » se fait lorsque l'on consi- dère que les prix du marché ne représentent pas la «vraie» valeur économique pour la société des biens ou services utilisés et/ou générés par la mesure.

Le prix économique, à la différence du prix finan- cier qui est un prix observé, se calcule en déduisant ou en ajoutant des différentes charges, telles que les externalités, certaines taxes et impôts.

Dans le cas spécifique, il s'agira pour la filière pêche de:

Ne pas considérer dans les coûts les permis de pêche, les licences de commercialisation, les taxes d'aménagement, les taxes de pesée et les taxes de développement des ressources halieutiques;cas spécifique, il s'agira pour la filière pêche de: déduire les taxes et les impôts sur

déduire les taxes et les impôts sur les différents produits, biens et services (poisson, transport, filets, pirogues, fumoirs, véhicules, congélateurs, motos, glacières, …) ;

- défalquer la subvention de certains matériels et engins de pêche.

NB : Les taxes d'aménagement et les taxes de développement des ressources halieutiques pour - raient correspondre probablement à une consom - mation réelle de biens (coûts des aménagements) qui génère des avantages réels pour les pêcheurs.

Si on enlève les taxes d'aménagement il faut ajou - ter les coûts «réels» des aménagements qui per - mettent aux pêcheurs de mener leur activité. La valeur ajoutée produite par les pêcheurs est sous- estimée dans cette logique de calcul de prix écono - mique.

La démarche méthodologique utilisée par l'équipe pour estimer les prix économiques utilise la grille de calcul du logiciel FAO CCA fourni au groupe dans le cadre du projet FAO/FNOP/INT/109/NOR (cf. annexe 3). Pour cet exercice, ont été utilisées des données provenant de la douane, du Ministère de l'économie et des finances et des résultats d'une

l'économie et des finances et des résultats d'une RAPPORT TECHNIQUE enquête menée par le groupe de

RAPPORT TECHNIQUE

enquête menée par le groupe de travail analyse filière pêche en mars-avril 2007. Dans ce calcul, les prix internationaux ont été considérés comme point de départ pour les calculs des prix économi - ques de parité.

5.1.1 Prix à la frontière

Le prix à la frontière d'un bien ou d'un service est le prix de ce bien au point d'entrée (CAF pour les importations, ex. consommations intermédiaires ou produits de substitution d'importation) ou de sortie (FOB pour exportation) du pays, exprimé en monnaie locale par le biais du taux de change. Il est donc une fonction de trois paramètres à savoir : les variations des prix mondiaux, le taux de change, et le poids de l'économie nationale dans le marché mondial des filières étudiées.

5.1.2 Taux de change de référence (TCR)

La conversion du prix frontière en monnaie locale demande l'utilisation d'un taux de change appro- prié appelé taux de change de référence. Ce dernier est supposé représenter le coût d'opportunité de l'unité de la monnaie étrangère. Le taux de change de référence permet de corriger le taux de change officiel (TCO) afin d'éviter une sur-estimation ou une sous-estimation de la monnaie nationale. Il permet d'exprimer en équivalent prix-frontière tou- tes les valeurs mesurées en prix international.

5.1.3 Prix de parité

Le prix de parité à l'importation d'un produit est égal à son prix frontière auquel on ajoute les coûts d'acheminement (y compris les transformations éventuelles) correspondant à toutes les dépenses (hors taxes et subventions) intervenant entre le point d'entrée et le marché sur lequel le produit est traité. Le prix de parité à l'exportation d'un produit est égal à son prix frontière auquel on soustrait les coûts d'acheminement (y compris les transforma- tions éventuelles) correspondant à toutes les dépenses (hors taxes et subventions) intervenant entre le lieu de production et le point de sortie.

5.1.4 Décomposition des biens

Le calcul des indicateurs de protection requiert la décomposition des intrants en biens échangeables et en biens non échangeables.

Les biens échangeables sont des biens qui peuvent être théoriquement importés ou exportés et éva- lués aux prix de marché international.

Il existe aussi des biens qui ne font pas directement l'objet d'échanges internationaux. Leur valeur est

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Il existe aussi des biens qui ne font pas directement l'objet d'échanges internationaux. Leur valeur est
Il existe aussi des biens qui ne font pas directement l'objet d'échanges internationaux. Leur valeur est
Il existe aussi des biens qui ne font pas directement l'objet d'échanges internationaux. Leur valeur est

MAQUETTE PECHEversion5 1/02/08 13:24 Page 44ANALYSE DE LA FILIERE PECHE AU BURKINA FASO décomposée selon leur compte de production exploitation

MAQUETTE PECHEversion5 1/02/08 13:24 Page 44 ANALYSE DE LA FILIERE PECHE AU BURKINA FASO décomposée selon

ANALYSE DE LA FILIERE PECHE AU BURKINA FASO

décomposée selon leur compte de production exploitation en éléments échangeables (comme des intrants importés qui rentrent dans la création/transformation du bien) et non échangea- bles (tel que la main d'œuvre).

Les biens et services non échangeables, aussi

appelés facteurs domestiques sont des biens qui ne sont pas commercialisables sur le marché inter- national (tels que la terre). Ils sont évalués selon leur valeur marginale de production s'il s'agit de facteurs de production, et selon le critère de la «dis- position à payer» des consommateurs s'il s'agit de biens et services finaux.

Encadré 1 : procédure du calcul des prix économiques du poisson

Le groupe de travail a rencontré des difficultés pour le calcul des prix économiques des produits importés (poisson frais et poisson fumé). En effet, le poisson frais importé est exclusivement un produit de mer alors que ces espèces n'existent pas en eau douce au Burkina.

Comment comparer le poisson produit au Burkina en eau douce avec celui provenant de la mer ? Aidé par les facilitateurs, le groupe a procédé à des ajustements après une enquête sommaire sur ce que le consommateur est prêt à concéder en poisson de mer pour un kg de tilapia (appelé cou- ramment carpe), l'espèce dominante dans les captures au Burkina et bien appréciée par les consommateurs.

Pour le poisson fumé, le groupe a bâti ses calculs sur le silure importé du Mali. Le chinchard, espèce dominante dans les importations et d'un coût relativement bas, a été comparé au poisson de qualité inférieure achetée par les transformatrices des produits de pêche.

Cet ensemble de prix a permis d'établir les comptes à prix économique des principaux agents de la filière (pêcheurs, transformatrices, petits commerçants, gros commerçants et commerçants de poisson fumé), représentés dans les tableaux ci-dessous (n°24 à 28).

44

5.2. Analyse des comptes individuels à prix économique

Comparativement aux résultats de l'analyse à prix financiers, les résultats des calculs à prix économi- que (tableau 50 en annexe 2) montrent que les pêcheurs créent plus de richesses à prix économi- que soit une différence en valeur relative de plus de 27%. Le revenu net augmente également de 210%.

Le gros commerçant, à prix économique crée peu de richesse par rapport aux prix financiers. Cette diminution de richesse est d'environ 75% et s'expli- que par le fait que le commerçant ne fait qu'ache- ter le poisson et ajouter sa marge. En effet en dehors de la main d'œuvre et de l'acquisition de quelques biens (téléphone, électricité, location poissonnerie, etc.) il n'a pas d'apport significatif.

Cette distorsion du marché, ce pouvoir commercial dont jouissent les commerçants mais qui n'est pas justifiable est mise en avant dans l'analyse écono- mique. Ainsi la marge qu'ils touchent par la vente du poisson (dédommagement d'un service rendu, d'une position privilégiée dans la filière) disparaît dans l'analyse économique.

La valeur du poisson acheté par le commerçant est sous-estimée à prix financier alors que celle du

poisson vendu par le commerçant est surestimée. L'analyse économique cherchant à retrouver la valeur « véritable » du poisson, la marge qui résulte de la vente du poisson par le commerçant diminue de manière importante.

La transformatrice et le petit commerçant, aux prix économiques, détruisent plus de richesse qu'ils n'en créent (tableaux 51 et 53 en annexe 2). Les rai- sons de cette situation pour les petits commerçants sont similaires à celles du gros commerçant. En effet les petits commerçants sont obligés d'acheter les poissons au même prix que les gros commer- çants alors que leur capacité d'écoulement demeure limitée. Son gain financier est supporté par la société.

L'agent transformateur présente des résultats bruts d'exploitation négatifs. En effet, l'activité transfor- matrice est un canal de la filière pêche qui coûte beaucoup à la société. Cette dernière doit suppor- ter la dégradation de l'environnement due à la forte demande en bois de feu pour le fumage du poisson sans oublier les odeurs des déchets de nettoyage de poisson frais.

Au delà de ses charges fixes de la transformation qui sont relativement élevées, la valorisation du

de poisson frais. Au delà de ses charges fixes de la transformation qui sont relativement élevées,
de poisson frais. Au delà de ses charges fixes de la transformation qui sont relativement élevées,

MAQUETTE PECHEversion5 1/02/08 13:24 Page 45ANALYSE DE LA FILIERE BETAIL-VIANDE AU BURKINA FASO bois est liée à la quantité de

ANALYSE DE LA FILIERE BETAIL-VIANDE AU BURKINA FASO

bois est liée à la quantité de bois à utiliser. Une même quantité de bois peut fumer par exemple divers volumes de poissons alors que l'agent ne dispose pas d'assez de produits. Aussi, convient-il de rappeler que si le prix financier du stère est de 2200 FCFA, il est de 15795 FCFA en terme économi- que.

Le commerçant de poisson fumé participe très fai- blement à la création de richesse par rapport aux prix financiers. Cette réduction de la richesse créée est de l'ordre de 78%. En effet, la marge que tou- che le commerçant de poisson fumé à prix finan- cier ne reflète pas la valeur qu'il ajoute au produit. Cette distorsion du marché n'est pas prise en compte dans l'analyse économique.

En résumé, à prix économique, la valeur ajoutée de la filière consolidée (tableau 55 en annexe 2) est positive et s'élève à 6 853 794 000 FCFA. Elle décroît d'environ 25% par rapport à la valeur à prix financier. Cela signifie que la filière est globale- ment concurrentielle et crée de la richesse au niveau national.

Mais pris individuellement, les petits commerçants et les transformatrices détruisent la richesse de l'ordre de 12,5% et de 1%. Les pêcheurs représen- tent 107% de la valeur ajoutée dans la filière, tan- dis que les gros commerçants contribuent pour 6% et les commerçants de poissons fumés pour seule - ment 0,5% (cf. tableau n°24 ci-dessous). et les commerçants de poissons fumés pour seule- ment 0,5% (cf. tableau n°24 ci-dessous).

La filière est soutenue par l'économie nationale ; elle rapporte plus aux agents pris individuellement qu'à l'économie dans son ensemble.

En effet, les consommateurs notamment, prennent en charge une part importante, plus qu'il ne devrait l'être en situation de concurrence normale, des revenus distribués au sein de la filière. Ce sont

des revenus distribués au sein de la filière. Ce sont RAPPORT TECHNIQUE principalement les consommateurs qui

RAPPORT TECHNIQUE

principalement les consommateurs qui financent les revenus de la filière car au niveau des comptes consolidés c'est le total des produits qui est nette- ment inférieur à prix économique par rapport aux prix financiers.

C'est-à-dire que le poisson est vendu plus cher qu'il ne devrait l'être. On se rend bien compte que les jeux de pouvoir modifient la répartition des revenus.

En effet, les pêcheurs représentent 107% de la valeur ajoutée dans la filière, tandis que les gros commerçants contribuent pour 6% et les commer- çants de poissons fumés pour seulement 0,5%, or ce sont les commerçants qui ont en réalité le revenu le plus élevé. Ce phénomène n'est pas très positif dans le sens où le pays cherche à lutter contre l'insécurité alimentaire, et donc à rendre la nourriture accessible.

Dans cette optique il serait donc préférable de réduire les marges élevées des commerçants afin de réduire le prix de vente au consommateur et d'augmenter le prix d'achat au pêcheur qui est un acteur du monde rural.

Cependant la VAB de la filière est positive même aux prix économiques, c'est donc une filière créa- trice de richesse.

c'est donc une filière créa- trice de richesse. Tableau n°24 : Importance de chaque agent dans
c'est donc une filière créa- trice de richesse. Tableau n°24 : Importance de chaque agent dans

Tableau n°24 : Importance de chaque agent dans la création de richesse dans la filière

créa- trice de richesse. Tableau n°24 : Importance de chaque agent dans la création de richesse

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créa- trice de richesse. Tableau n°24 : Importance de chaque agent dans la création de richesse

MAQUETTE PECHEversion5 1/02/08 13:24 Page 46ANALYSE DE LA FILIERE PECHE AU BURKINA FASO RAPPORT TECHNIQUE 5.3. Réalisation et calcul des

MAQUETTE PECHEversion5 1/02/08 13:24 Page 46 ANALYSE DE LA FILIERE PECHE AU BURKINA FASO RAPPORT TECHNIQUE

ANALYSE DE LA FILIERE PECHE AU BURKINA FASO

RAPPORT TECHNIQUE

5.3. Réalisation et calcul des indicateurs de la Matrice d'Analyse des Politiques (MAP)

Les Matrices d'Analyse des Politiques (MAP) sont des tableaux synthétiques de présentation des cal- culs aux prix financiers et de référence. Pour les construire,

on y reporte les montants totaux des principales catégories de biens et services étudiés : produits, biens internationalement échangeables et facteurs domestiques (c'est à dire bien non échangeables). Les MAP comportent une ligne «aux prix de mar- ché» qui reprend les chiffres de l'analyse finan- cière, une autre ligne «au prix de référence», et une ligne de calcul des écarts existant entre les deux premières.

Des MAPs ont été bâties pour chaque segment de la filière et pour la filière dans son ensemble pour la situation de référence et le scénario avec la mesure de politique.

Sur la base du contenu des MAPs, notamment des produits, des biens échangeables et non échangea- bles aux prix financiers et économiques, il a été possible d'établir :

Le coefficient de protection nominal (CPN, NPC en anglais) qui représente le rapport entre le prix de marché et le prix de référence du produit de la filière ;

- Le coefficient de protection effective (CPE, EPC en anglais) qui est un indicateur du rapport entre la valeur ajoutée aux biens échangeables évaluée aux prix du marché d'une part, et de la valeur ajoutée évaluée aux prix de référence.

- Le ratio du coût des facteurs (RCF, NPI en anglais) qui renseigne sur la part de la rémunération des facteurs dans la valeur ajoutée aux biens échangea- bles ;

- Le coefficient des ressources domestiques (CRD,

DRC en anglais) qui est un critère essentiel puisqu'il mesure l'efficacité économique globale de la filière en comparant les coûts des facteurs domestiques « consommés » dans le processus de production et le gain en devises que représente la valeur ajoutée aux biens échangeables; il s'agit de la mesure la plus pertinente du rendement économique de la filière pour la collectivité. « Il est utilisé pour mesu- rer l'avantage comparatif ou la compétitivité inter- nationale d'un produit.

Il est interprété comme le coût d'opportunité des ressources domestiques puisqu'il mesure le coût d'opportunité de la production d'une unité de pro- duit en employant les ressources locales. » (2002 AfrEA Conférence, Mr. Bokar Moussa.

Tableau 25 : Mode de calcul des indicateurs de la MAP

locales. » (2002 AfrEA Conférence, Mr. Bokar Moussa. Tableau 25 : Mode de calcul des indicateurs
locales. » (2002 AfrEA Conférence, Mr. Bokar Moussa. Tableau 25 : Mode de calcul des indicateurs

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locales. » (2002 AfrEA Conférence, Mr. Bokar Moussa. Tableau 25 : Mode de calcul des indicateurs

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locales. » (2002 AfrEA Conférence, Mr. Bokar Moussa. Tableau 25 : Mode de calcul des indicateurs

MAQUETTE PECHEversion5 1/02/08 13:24 Page 47ANALYSE DE LA FILIERE BETAIL-VIANDE AU BURKINA FASO a. MAP et indicateurs de l'ensemble des

ANALYSE DE LA FILIERE BETAIL-VIANDE AU BURKINA FASO

Page 47 ANALYSE DE LA FILIERE BETAIL-VIANDE AU BURKINA FASO a. MAP et indicateurs de l'ensemble

a. MAP et indicateurs de l'ensemble des pêcheurs

RAPPORT TECHNIQUE

de l'ensemble des pêcheurs RAPPORT TECHNIQUE Tableau 26 : Situation de référence pour les pêcheurs

Tableau 26 : Situation de référence pour les pêcheurs

Tableau 26 : Situation de référence pour les pêcheurs Tableau 27 : Scénario Mesure pour les
Tableau 26 : Situation de référence pour les pêcheurs Tableau 27 : Scénario Mesure pour les

Tableau 27 : Scénario Mesure pour les pêcheurs

pêcheurs Tableau 27 : Scénario Mesure pour les pêcheurs Le fait que les profits aux prix

Le fait que les profits aux prix financier et aux prix économique soient positifs signifie respectivement que le système de production est financièrement rentable, et qu'il existe un avantage comparatif.

Les divergences de revenus reflètent des transferts de revenus. Dans le cadre de l'agent pêcheur, on se rend compte que c'est l'agent qui transfère des revenus à la société, notamment aux consomma- teurs, en vendant le poisson sur le marché à un prix inférieur à sa valeur économique.

Les écarts négatifs observés après le scénario de mesure pour les pêcheurs signifient que l'ensem- ble de la communauté bénéficie mieux de l'activité par rapport aux pêcheurs.

En effet le prix économique du poisson (936 FCFA/Kg) au niveau de la zone de production est supérieur au prix financier (750 FCFA/Kg). On peut dire alors que le poisson n'est pas bien valorisé pour plusieurs raisons à savoir :

47

- L'influence des mareyeurs qui sont le plus sou- vent propriétaires des engins de pêche ;

- Le non paiement de différentes taxes (taxes

d'aménagement, permis) par certains pêcheurs qui vient en diminution du prix de vente (situation qui pénalisent ceux qui paient leurs taxes et impôts) ;

- Le faible pouvoir d'achat de la population d'une

manière générale surtout celle du milieu rural qui ne permet pas l'obtention d'un prix résultant de l'offre et la demande du produit ;

- Le pouvoir commercial des commerçants (grands et petits) qui imposent un prix d'achat aux pêcheurs

Ces écarts négatifs montrent également que l'acti- vité est rentable à prix économique et contribue donc de façon significative à la création des riches- ses au niveau de la filière sur le plan national.

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contribue donc de façon significative à la création des riches - ses au niveau de la
contribue donc de façon significative à la création des riches - ses au niveau de la

MAQUETTE PECHEversion5 1/02/08 13:24 Page 48ANALYSE DE LA FILIERE PECHE AU BURKINA FASO RAPPORT TECHNIQUE Tableau 28 : Indicateurs pour

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ANALYSE DE LA FILIERE PECHE AU BURKINA FASO

RAPPORT TECHNIQUE

Tableau 28 : Indicateurs pour les pêcheurs

TECHNIQUE Tableau 28 : Indicateurs pour les pêcheurs Source : Groupe de travail analyse filière pêche

Source : Groupe de travail analyse filière pêche ; 2007

Les indicateurs sont les mêmes en situation de référence qu'en scénario avec mesure.

L'analyse des indicateurs de protection et des coef- ficients d'avantage comparatif pour les pêcheurs montre qu'une bonne politique permettrait un développement efficient dans la filière et une bonne valorisation des investissements publics et privés. En effet, l'Etat s'investit dans la construction des plans d'eau et la mise en place des organisa- tions de base (groupements) et faîtière (unions, fédérations) des acteurs de la filière.

Le CRD qui compare le coût d'opportunité de la production intérieure à la valeur ajoutée en équiva- lent de devises étrangères est inférieur à 1 (0,64). Ce qui indique que l'activité de production est éco- nomiquement efficace, le pays présente un avan- tage comparatif à produire du poisson frais. Il est moins coûteux en ressources domestiques de pro- duire localement le poisson frais que de l'importer. Le pays gagnerait à encourager la pêche locale si on veut créer plus de la richesse pour la collectivité.

Le CPN du pêcheur est de 0,82 (inférieur à l'unité). Cela signifie que le pays ne protège pas son mar- ché ; les pêcheurs, au contraire, sont défavorisés. En effet, le prix du poisson frais d'espèces équiva-

lentes pêché au niveau domestique est inférieur au

prix international. Ceci est dû certainement au manque de pouvoir commercial des pêcheurs qui ne sont pas soutenus par une politique nationale. Il

y a probablement d'autres facteurs de distorsions

liés au marché du poisson frais local qu'il faudrait y

remédier.

Le CPI du pêcheur est proche de l'unité mais cepen- dant inférieur à 1, ce qui signifie que les prix de marché des intrants échangeables sont inférieurs à

ce qu'ils devraient être en l'absence d'intervention

; les pêcheurs sont donc très faiblement favorisés dans l'achat d'intrants importés.

Le CPE du pêcheur est inférieur à l'unité. Ceci signi- fie que l'activité des pêcheurs est défavorisée et que les producteurs sont moins incités à produire. En effet, les taxes relatives à la production de la pêche et les transferts implicites vers les commer- çants sont très élevées chez les pêcheurs profes- sionnels. Les producteurs gagneraient un revenu plus élevé s'ils achetaient et vendaient aux prix économiques, définies comme étant un prix de parité par rapport au marché international.

b - MAP et indicateurs de l'ensemble des transfor-

matrices

MAP et indicateurs de l'ensemble des transfor- matrices Tableau 29 : Situation de référence pour les

Tableau 29 : Situation de référence pour les transformatrices

indicateurs de l'ensemble des transfor- matrices Tableau 29 : Situation de référence pour les transformatrices 48

48

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indicateurs de l'ensemble des transfor- matrices Tableau 29 : Situation de référence pour les transformatrices 48

MAQUETTE PECHEversion5 1/02/08 13:24 Page 49ANALYSE DE LA FILIERE BETAIL-VIANDE AU BURKINA FASO RAPPORT TECHNIQUE Tableau 30 : Scénario Mesure

ANALYSE DE LA FILIERE BETAIL-VIANDE AU BURKINA FASO

Page 49 ANALYSE DE LA FILIERE BETAIL-VIANDE AU BURKINA FASO RAPPORT TECHNIQUE Tableau 30 : Scénario

RAPPORT TECHNIQUE

LA FILIERE BETAIL-VIANDE AU BURKINA FASO RAPPORT TECHNIQUE Tableau 30 : Scénario Mesure pour les transformatrices

Tableau 30 : Scénario Mesure pour les transformatrices

Tableau 30 : Scénario Mesure pour les transformatrices Source : Groupe de travail analyse filière pêche

Source : Groupe de travail analyse filière pêche ; 2007

Le fait que les profits à prix économique soient négatifs signifie qu'il n'y a pas d'avantage compa- ratif à transformer le poisson frais en poisson fumé. La société transfère des revenus aux trans- formatrices et soutient leur achat d'intrants échan- geables.

En dehors des intrants échangeables les écarts sont positifs. Ce qui signifie que l'activé profite plus aux transformatrices qu'à la société. L'activité détruit plus de richesse qu'elle n'en crée.

Tableau 31 : Indicateurs pour les transformatrices

crée. Tableau 31 : Indicateurs pour les transformatrices Source : Groupe de travail analyse filière pêche

Source : Groupe de travail analyse filière pêche ; 2007

L'analyse des indicateurs pour les transformatrices est similaire à celle des pêcheurs. Cet agent pré- sente des particularités avec des CRD et CPE néga- tifs.

Le DRC négatif montre que les revenus à prix éco- nomiques ne couvrent même pas les coûts des intrants échangeables. Par ailleurs, à prix finan- ciers, le prix de vente du poisson fumé par les transformatrices est deux fois plus cher que sur le marché international.

Cependant ce prix de vente élevé couvre à peine les coûts de transformation supportés par les transformatrices. L'utilisation des ressources domestiques dans ce système de production n'est pas optimisée, il est plus coûteux en ressources domestiques de produire le poisson fumé locale- ment que de l'importer.

Le CPN de la transformatrice de 2,09 (supérieur à l'unité) signifie que les transformatrices nationales de poissons bénéficieraient d'un prix plus élevé grâce à une intervention de l'Etat (taxation des pro- duits importés à hauteur de 44,6%). En effet, le prix domestique est supérieur au prix international ce

49

qui engendre dans la filière (dans les mêmes pro- portions) des revenus supérieurs à ce qu'ils pour- raient être dans une économie appliquant les prix internationaux de parité.

Le CPI de la transformatrice est inférieur à 1, ce qui signifie que les prix de marché des intrants sont inférieurs à ce qu'ils devraient être en l'absence d'intervention ; les transformatrices sont donc favorisées dans l'achat d'intrants échangeables.

Le CPE de la transformatrice est négatif, car le dénominateur de cet indicateur est négatif, car les revenus à prix économiques sont inférieurs au coût des intrants échangeables. Une lecture combi- née du CPN et du CPI montre que la transforma- trice est protégée du coté de l'output aussi bien que du coté des intrants.

Cela signifie que l'activité de transformation n'est pas rémunératrice dû en partie aux taxes fixes (comme les licences). En effet, il a été dit plus haut que les transformatrices ont des problèmes d'accès au poisson.

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les licences). En effet, il a été dit plus haut que les transformatrices ont des problèmes
les licences). En effet, il a été dit plus haut que les transformatrices ont des problèmes

MAQUETTE PECHEversion5 1/02/08 13:24 Page 50ANALYSE DE LA FILIERE PECHE AU BURKINA FASO Dans ce cas de figure, il faudrait

MAQUETTE PECHEversion5 1/02/08 13:24 Page 50 ANALYSE DE LA FILIERE PECHE AU BURKINA FASO Dans ce

ANALYSE DE LA FILIERE PECHE AU BURKINA FASO

Dans ce cas de figure, il faudrait susciter des activi- tés alternatives plus profitables aux femmes et à la communauté (réorientation vers le commerce de poisson frais, exploration de la fabrication de savon, tissage, embouche, préparation de soum- bala, petit commerce, …).

Mais il est possible de préserver les emplois et ren- dre l'activité moins destructrice de richesse en aug- mentant la quantité transformée par chaque trans- formatrice et en diminuant certaines charges.

En effet, les femmes ont des charges fixes (fumoir et accessoires, … ) et peuvent les amortir mieux si les quantités transformées sont importantes et ceci

RAPPORT TECHNIQUE

est possible à travers l'amplification à grande échelle des pêcheries et en développant l'aquacul- ture (étangs, cages flottantes et enclos) ; par ail- leurs la technologie de fumage et de séchage peut être améliorée par l'utilisation de fumoir tradition- nel plus adapté et moins consommateur en bois de chauffe et par la valorisation de l'énergie solaire ce qui permettrait d'améliorer la rentabilité économi- que de l'activité de fumage .

c. MAP et indicateurs de l'ensemble des gros com- merçants de poissons frais.

Tableau 32 : Situation de référence pour les gros commerçants

Tableau 33 : Scénario Mesure pour les gros commerçants
Tableau 33 : Scénario Mesure pour les gros commerçants
Tableau 33 : Scénario Mesure pour les gros commerçants 50 On déduit du fait que les
Tableau 33 : Scénario Mesure pour les gros commerçants 50 On déduit du fait que les

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On déduit du fait que les profits à prix financier soient positifs que l'activité soit rentable du point de vue de l'agent privé. En outre, l'analyse à prix économique révèle qu'il existe un avantage compa- ratif.

Par ailleurs, les profits à prix financier étant supé- rieur à ceux des prix économiques comme pour les transformatrices, la société transfère des revenus aux commerçants.

En effet, les marges touchées par les commerçants sont nettement supérieures à la « simple » rémuné- ration des services apportés par le commerçant.

L'importance des écarts entre le prix d'achat et le prix de vente montre que les commerçants tirent

plus de profit que la communauté.

acheté par exemple à 750 FCFA au niveau des pêcheries est revendu à plus de 1750 FCFA aux consommateurs.

Le poisson

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acheté par exemple à 750 FCFA au niveau des pêcheries est revendu à plus de 1750

MAQUETTE PECHEversion5 1/02/08 13:24 Page 51ANALYSE DE LA FILIERE BETAIL-VIANDE AU BURKINA FASO RAPPORT TECHNIQUE Tableau 34 : Indicateurs pour

ANALYSE DE LA FILIERE BETAIL-VIANDE AU BURKINA FASO

Page 51 ANALYSE DE LA FILIERE BETAIL-VIANDE AU BURKINA FASO RAPPORT TECHNIQUE Tableau 34 : Indicateurs

RAPPORT TECHNIQUE

LA FILIERE BETAIL-VIANDE AU BURKINA FASO RAPPORT TECHNIQUE Tableau 34 : Indicateurs pour les gros commerçants

Tableau 34 : Indicateurs pour les gros commerçants

Tableau 34 : Indicateurs pour les gros commerçants Source : Groupe de travail analyse filière pêche

Source : Groupe de travail analyse filière pêche ; 2007

Le CRD étant inférieur à un, on constate que l'acti- vité du commerçant de gros est rentable du point de vue économique. Cependant le CRD étant pro- che de un, cela signifie que cet avantage n'est pas très élevé.

Le CPN est supérieur à un, ce qui signifie que le bien bénéficie d'une certaine protection par rapport au bien importé. Cette protection peut être due à la structure du marché et au comportement des agents de la filière et des consommateurs. En effet, les consommateurs sont prêts à payer plus cher un produit burkinabé, de qualité connue, qu'un pro- duit importé.

Le CPI inférieure à 1 indique qu'en plus de bénéfi- cier d'un prix de vente supérieur à la valeur écono - mique du bien vendu, cier d'un prix de vente supérieur à la valeur écono- mique du bien vendu, les commerçants bénéficient d'un soutien au niveau des intrants échangeables. Ces deux phénomènes gonflent donc de manière artificielle les profits des gros commerçants.

Le CPE de 2,2 largement supérieur à 1, est le résul- tat de la protection conjointe sur l'output et sur les intrants échangeables. Cela signifie que les gros commerçants gagnent plus de revenu qu'ils ne gagneraient sans distorsion de prix.

En effet comme constaté précédemment, les com- merçants bénéficient d'une subvention implicite sur les intrants échangeables en parallèle d'une protection du prix du produit. Cette situation expli-

que en partie les gains réalisés par les gros com- merçants au dépend de la communauté.

La protection implicite proviendrait de la préfé- rence des consommateurs pour le poisson national (connu) due à la connaissance limitée du poisson international, associée à la grande capacité contractuelle des commerçants vers les pêcheurs.

Dans la catégorisation des produits de la zone UEMOA dont le Burkina fait parti, le poisson appar- tient à la catégorie zéro (droit de douane zéro dont

A noter

aussi qu'une bonne partie des poissons frais ne viennent pas de la zone UEMOA.

Pour plus d'équité, il faudrait que les gros commer- çants supportent une part plus importante de char- ges sur cette activité en lieu et place de la commu- nauté en payant par exemple une taxe supplémen- taire. La conclusion rejoint la politique fiscale de l'Etat qui vient d'instaurer une taxe au développe- ment des ressources halieutiques à hauteur de 5 francs CFA par kilo de poisson vendu, taxe qui entrera en vigueur à partir de janvier 2008.

l'application n'est pas encore effective)

Cette taxe vient réduire le profit du gros commerçant de 14454 5 FCFA au profit de la communauté. Cependant ils demeurent les premiers bénéficiaires de la filière.

d. MAP et indicateurs de l'ensemble des petits commerçants de poissons frais

de l'ensemble des petits commerçants de poissons frais Tableau 35 : Situation de référence pour les

Tableau 35 : Situation de référence pour les petits commerçants

35 : Situation de référence pour les petits commerçants Source : Groupe de travail analyse filière

Source : Groupe de travail analyse filière pêche ; 2007

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35 : Situation de référence pour les petits commerçants Source : Groupe de travail analyse filière

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MAQUETTE PECHEversion5 1/02/08 13:24 Page 52 ANALYSE DE LA FILIERE PECHE AU BURKINA FASO RAPPORT TECHNIQUE

ANALYSE DE LA FILIERE PECHE AU BURKINA FASO

RAPPORT TECHNIQUE

36 : Scénario Mesure pour les petits commerçants

TECHNIQUE 36 : Scénario Mesure pour les petits commerçants Source : Groupe de travail analyse filière

Source : Groupe de travail analyse filière pêche ; 2007

Tout comme le gros commerçant, le petit commer- çant profite plus de l'activité que la communauté pour les mêmes raisons évoquées plus haut.

En plus, cette activité ne bénéficie pas d'un avan- tage comparatif.

Tableau 37 : Indicateurs pour les petits commerçants

Tableau 37 : Indicateurs pour les petits commerçants Source : Groupe de travail analyse filière pêche

Source : Groupe de travail analyse filière pêche ; 2007

Le CRD du petit commerçant, nettement supérieur à 1 montre qu'ils sont de véritables destructeurs de richesse. Cela est du au fait qu'il utilise beaucoup trop d'intrants échangeables, qui absorbent prati- quement tout son revenu à prix économique. Ce CRD confirme le fait qu'il n'existe pas d'avantages comparatifs pour cette activité. Cette perte de richesse pour la collectivité est matérialisée plus haut par la valeur ajoutée négative des exercices du petit commerçant.

Le CPN de 1,34 indique que le petit commerçant bénéficie d'une protection. Comme pour les gros commerçants cette protection peut être due à la structure du marché et au comportement des

agents de la filière et des consommateurs. En effet, les consommateurs sont prêts à payer plus cher un produit burkinabé, de qualité connue, qu'un pro- duit importé.

Le CPE largement supérieur à 1 signifie que, comme pour les gros commerçants, les petits com- merçants gagnent plus de revenu qu'ils ne gagne- raient sans distorsion de prix (subvention implicite sur les intrants échangeables ainsi qu'une protec- tion du prix du produit).

e.MAP et indicateurs de l'ensemble commerçants de poisson fumé

indicateurs de l'ensemble commerçants de poisson fumé Tableau 38 : Situation de référence pour les commerçants

Tableau 38 : Situation de référence pour les commerçants de poisson fumé

de référence pour les commerçants de poisson fumé Source : Groupe de travail analyse filière pêche

Source : Groupe de travail analyse filière pêche ; 2007

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de référence pour les commerçants de poisson fumé Source : Groupe de travail analyse filière pêche

MAQUETTE PECHEversion5 1/02/08 13:24 Page 53ANALYSE DE LA FILIERE BETAIL-VIANDE AU BURKINA FASO RAPPORT TECHNIQUE Tableau 39 : Scénario Mesure

ANALYSE DE LA FILIERE BETAIL-VIANDE AU BURKINA FASO

Page 53 ANALYSE DE LA FILIERE BETAIL-VIANDE AU BURKINA FASO RAPPORT TECHNIQUE Tableau 39 : Scénario

RAPPORT TECHNIQUE

LA FILIERE BETAIL-VIANDE AU BURKINA FASO RAPPORT TECHNIQUE Tableau 39 : Scénario Mesure pour les commerçants

Tableau 39 : Scénario Mesure pour les commerçants de poisson fumé

39 : Scénario Mesure pour les commerçants de poisson fumé Source : Groupe de travail analyse

Source : Groupe de travail analyse filière pêche ; 2007

Les écarts montrent là encore que les commer- çants de poisson fumé tirent plus de profits que la communauté. Si les mesures proposées au niveau de la transformatrice sont mises en œuvre, cela

contribuerait à améliorer les profits aussi bien pour la communauté que pour les commerçants. L'activité est rentable financièrement mais ne pré- sente pas d'avantage comparatif.

Tableau 40 : Indicateurs pour les commerçants de poisson fumé

40 : Indicateurs pour les commerçants de poisson fumé Source : Groupe de travail analyse filière

Source : Groupe de travail analyse filière pêche ; 200740 : Indicateurs pour les commerçants de poisson fumé Le CRD est supérieur à 1, ce

Le CRD est supérieur à 1, ce qui confirme le fait qu'il n'existe pas d'avantages comparatifs pour cette activité.

Il n'est pas rentable de produire localement le bien, il serait préférable de l'importer.

Le CPN élevé indique que le bien bénéficie d'une forte protection par rapport au bien importé.

Cette protection consiste en une taxation des pois- sons importés (44.6%).

Le CPI proche de 1 indique un léger soutien pour les commerçants au niveau des intrants échangea- bles.

Le CPE largement supérieur à 1 signifie que les commerçants de poisson fumé gagnent plus de revenu qu'ils ne gagneraient sans la protection au niveau du prix du produit.

Chez les commerçants de poisson fumé les résul- tats sont identiques à ceux des petits commer- çants. Leur activité ne contribue pas de façon posi- tive à la création des richesses nationales.

f. MAP et indicateurs de la filière

richesses nationales. f. MAP et indicateurs de la filière Tableau 41 : Situation de référence pour

Tableau 41 : Situation de référence pour l'ensemble de la filière

Situation de référence pour l'ensemble de la filière Source : Groupe de travail analyse filière pêche

Source : Groupe de travail analyse filière pêche ; 2007

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de référence pour l'ensemble de la filière Source : Groupe de travail analyse filière pêche ;

MAQUETTE PECHEversion5 1/02/08 13:24 Page 54ANALYSE DE LA FILIERE PECHE AU BURKINA FASO RAPPORT TECHNIQUE Tableau 42 : Scénario Mesure

ANALYSE DE LA FILIERE PECHE AU BURKINA FASO

13:24 Page 54 ANALYSE DE LA FILIERE PECHE AU BURKINA FASO RAPPORT TECHNIQUE Tableau 42 :

RAPPORT TECHNIQUE

Tableau 42 : Scénario Mesure pour l'ensemble de la filière

42 : Scénario Mesure pour l'ensemble de la filière Source : Groupe de travail analyse filière

Source : Groupe de travail analyse filière pêche ; 2007

Tableau 43 : Indicateurs pour l'ensemble de la filière

54

43 : Indicateurs pour l'ensemble de la filière 54 Source : Groupe de travail analyse filière

Source : Groupe de travail analyse filière pêche ; 2007

L'analyse de l'ensemble de la filière montre que les activités profitent aux différents acteurs. Par ail- leurs, le fait que le profit à prix économiques est nettement inférieur à celui à prix financiers montre que la communauté paie un prix relativement élevé pour maintenir certains agents de la filière tels que les petits commerçants et les femmes transforma- trices des produits de pêche.

Néanmoins, la rentabilité économique de la filière est positive, comme signalé par, le Coût des Ressources Domestiques (CRD) inférieur à 1 (0,84). Il y a donc une génération de richesse qui se traduit par une valeur ajoutée positive.

La collectivité ne profite pas de la contribution de certains acteurs, notamment les transformatrices, les petits commerçants de poisson frais et les com- merçants de poisson fumé, dont les profits sont financés par la communauté.

Le Coefficient de Protection Nominal (CPN) est légèrement supérieur à 1 (1,27) ; cela signifie que la filière est globalement protégée par la commu- nauté pour aider les acteurs de la filière.

Quant au Coefficient de Protection des Intrants (CPI) qui est de peu inférieur à 1 (0,90), il indique un profit privé au niveau de l'ensemble des acteurs de la filière en particulier chez les gros commerçants de poisson frais.

Le Coefficient de Protection Effective (CPE) supé- rieur à 1 (1,37) confirme que, grâce à la protection

du coté de l'output, combinée avec la protection du coté des intrants, les acteurs de la filière gagnent, à parité d'autres facteurs, 37% en plus de revenu qu'ils n'en gagneraient sans protection.

Donc, les producteurs sont incités à produire plus puisque la rémunération des facteurs primaires c'est-à-dire de la valeur ajoutée est supérieure à ce qu'elle devait être en situation sans intervention.

Dans le scénario de la filière qui inclut l'impact de la mesure les résultats des analyses de rentabilité sont confirmés. La mesure de politique élargit les profits positifs ce qui signifie que la filière pêche avec la politique génère une richesse additionnelle.

Les indicateurs de la MAP ne varient pas avec la mesure de politique au niveau de chaque agent. Cela s'explique par le fait qu'elle n'améliore pas les technologies et les techniques utilisées actuelle- ment, mais elle consiste à une amplification des pêcheries visant essentiellement l'augmentation des ressources disponibles et donc de la produc- tion.

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des pêcheries visant essentiellement l'augmentation des ressources disponibles et donc de la produc- tion. 54
des pêcheries visant essentiellement l'augmentation des ressources disponibles et donc de la produc- tion. 54

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ANALYSE DE LA FILIERE BETAIL-VIANDE AU BURKINA FASO

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RAPPORT TECHNIQUE

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ANALYSE DE LA FILIERE BETAIL-VIANDE AU BURKINA FASO

RAPPORT TECHNIQUE

VI. RECOMMANDATIONS

A la lumière des résultats obtenus et des contrain- tes d'analyse de la filière pêche, les recommanda- tions suivantes peuvent être formulées.

6.1. Recommandations à l'attention des plani- ficateurs (faisabilité, transparence, ciblage, efficacité)

- Réaliser des enquêtes spécifiques et mettre en

place un système de statistiques des pêches pour

disposer de données complètes sur l'ensemble de la filière. Ces enquêtes devraient s'appuyer sur les résultats globaux du recensement général de l'agriculture en cours (RGA) ;

- Faire une projection plus détaillée permettant

de connaître le nombre d'emplois par segments de la filière ; il s'agira ici d'évaluer les effets indi-

rects de la mesure de politique sur la création d'emplois ;

- Fort de la pertinence et acquis de « l'analyse des politiques » et dans l'optique d'une évaluation réelle des impacts des autres mesures définies dans la stratégie de développement et de gestion des ressources halieutiques, il est souhaitable que la même méthode d'analyse leur soit appli- quée et en particulier pour la « stratégie et plan d'action de développement durable de l'aquacul- ture ».

6.2 Recommandations à l'attention des déci- deurs (pertinence des actions par rapport aux objectifs des politiques)

- Valoriser d'avantage les barrages et retenues

d'eau pour protéger les emplois et les revenus des populations rurales dans la mesure ou les pêcheries aménagées contribuent à améliorer le revenu des populations riveraines et la réduction de l'insécurité alimentaire en milieu rural;

- Mettre une stratégie en place en vue d'exporter

certaines espèces de poisson du pays (Oreochromis niloticus, Sarotherodon galileaus, Lates niloticus, Gymnarchus niloticus,…) pour une meilleure valorisation du produit et importer d'autres espèces à moindre coûts mais de valeur nutritive satisfaisante (chinchard : Trachurus tre- cae, Decapterus rhonchus, …).

Cette recommandation vise une meilleure orga- nisation des pécheurs et une amélioration de leur revenu (on rappellera ici que le prix économique du poisson est plus élevé que le prix financier). Elle réduirait probablement le pouvoir de négo-

ciation des gros commerçants.;

- Evaluer les possibilités d'importer plus du pois-

son fumé ou de restructurer les activités de trans-

formation ; l'activité de transformation bénéficie d'une protection nominale due à l'existence des taxes et des subventions indirectes à l'image du soutien des projets à cette activité.

La restructuration viserait essentiellement une augmentation des quantités transformées et une meilleure valorisation des produits transformés.

- Redistribuer les revenus des commerçants vers

les pêcheurs par le biais d'une taxe ou d'une pro- tection des prix en amont et en aval du commer- çant afin de ne pas faire supporter l'augmenta- tion des revenus des pêcheurs aux consomma-

teurs.

- Stabiliser voire réduire les importations du pois- son frais par l'augmentation de la productivité des plans d'eau par des aménagements (empois- sonnement, mise en défens…).

- Pour améliorer la compétitivité des pécheurs, il

est souhaitable d'approfondir l'utilisation des ressources locales pour la conception du maté- riel de pêche en valorisation par exemple les pro- duits cotonniers.

Le caractère social de cette activité doit conduire à sa plus grande protection et revalorisation des produits pour plus d'équité dans les prix.

doit conduire à sa plus grande protection et revalorisation des produits pour plus d'équité dans les

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doit conduire à sa plus grande protection et revalorisation des produits pour plus d'équité dans les

MAQUETTE PECHEversion5 1/02/08 13:24 Page 58ANALYSE DE LA FILIERE PECHE AU BURKINA FASO CONCLUSIONS L'objectif de ce travail a consisté

MAQUETTE PECHEversion5 1/02/08 13:24 Page 58 ANALYSE DE LA FILIERE PECHE AU BURKINA FASO CONCLUSIONS L'objectif

ANALYSE DE LA FILIERE PECHE AU BURKINA FASO

CONCLUSIONS

L'objectif de ce travail a consisté à évaluer la contri- bution de la filière pêche à la sécurité alimentaire et

à la réduction de la pauvreté.

Dans ce cadre, des analyses financières et écono- miques de la filière ont été effectuées au niveau de cinq agents considérés dans l'étude: pêcheur, transformatrice, gros commerçant de poisson frais, petit commerçant de poisson frais, commerçant de poisson fumé.

Les analyses montrent de manière globale que la filière pêche est porteuse. Le poisson joue un dou-

ble rôle. Il constitue d'une part, une source de reve- nus des ménages et d'autre part, il contribue grâce

à sa composition nutritionnelle, à lutter efficace- ment contre l'insécurité alimentaire par l'apport des protéines.

La mesure de politique simulée a consisté à une amplification des pêcheries pour un accroissement de la production de 700t/an. Une analyse financière de cette mesure fait croître la valeur ajoutée brute de 9.086.222.000 à 9.755.911.000 francs CFA soit une progression de 7%.

Le revenu net global généré par la filière est de 2.989.690.970 FCFA en situation de référence et de 3.222.148.330 FCFA avec la mesure de politique soit une progression de 7,8%. Ce revenu est inégalement reparti entre les agents.

Les gros commerçants sont les premiers bénéficiai- res de la filière (1.333.409.000 FCFA à 1.432.391.000FCFA pour une centaine d'agents) et

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RAPPORT TECHNIQUE

les pêcheurs ne perçoivent que 860.196.000 FCFA contre 932.015.600 FCFA avec la mesure de politi- que pour 8500 agents ; Les transformatrices ont un revenu net de 91.067.600FCFA en situation de référence contre 98.322.690 FCFA avec la mesure de politique pour 2500 agents.

L'analyse économique de la même politique montre que la valeur ajoutée est positive et s'élève à 6.853.794.000 FCFA en situation de référence et de 7.358.785.000 FCFA avec la mesure. Cela signifie que la filière génère globalement de la richesse au niveau national.

A l'intérieur de la filière, les petits commerçants et les transformatrices détruisent la richesse respectivement de l'ordre de 12,5% et de 1%.

Les pêcheurs contribuent pour 107% de la valeur ajoutée dans la filière, tandis que les gros commerçants contribuent pour 6% et les commerçants de poissons fumés pour seulement

0,5%.

Les indicateurs de la Matrice d'Analyse des Politiques » révèlent que la filière pêche est compé- titive dans son ensemble. Les pêcheurs sont les agents les plus compétitifs de la filière.

Ils utilisent les ressources locales avec une effica- cité économique de 36% tout en demeurant le mail- lon le plus faible de la filière sans protection nomi- nale et sans une équité des prix.

Les politiques visant à améliorer la sécurité alimen- taire et à réduire la pauvreté devraient mieux sou- tenir le développement de la filière pêche.

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alimen- taire et à réduire la pauvreté devraient mieux sou- tenir le développement de la filière
alimen- taire et à réduire la pauvreté devraient mieux sou- tenir le développement de la filière

MAQUETTE PECHEversion5 1/02/08 13:24 Page 59ANALYSE DE LA FILIERE BETAIL-VIANDE AU BURKINA FASO BIBLIOGRAPHIE DGRH , Rapports techniques annuels DGRH

ANALYSE DE LA FILIERE BETAIL-VIANDE AU BURKINA FASO

BIBLIOGRAPHIE

DGRH, Rapports techniques annuels

DGRH, (2003), Stratégie Nationale et Programmes Prioritaires de Développement et de Gestion des Ressources Halieutiques. Ouagadougou

DGRH, 2001, Rapport statistique 2000

FAO, (1997), Etude économique des agents de la filière pêche à Bagré et Kompienga

FAO, (2006), Manuel d'analyse des filières

INSD, 2006, Statistiques des importations des pro- duits de pêche 2005

Statistiques des importations des pro - duits de pêche 2005 RAPPORT TECHNIQUE MEDEV 2004, Cadre Stratégique

RAPPORT TECHNIQUE

MEDEV 2004, Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté révisé en 2003

MEDEV 2006, Programme d'actions prioritaires de mise en œuvre du Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté 2006-2008

PMEDP, 2004, Evaluation de la contribution socio- économique de la pêche au PIB et au développe- ment rural,

PMEDP, 2005, Intégration du profil de pauvreté des lacs dans les études nationales sur la pauvreté au Burkina Faso.

, 2005, Intégration du profil de pauvreté des lacs dans les études nationales sur la pauvreté
, 2005, Intégration du profil de pauvreté des lacs dans les études nationales sur la pauvreté

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, 2005, Intégration du profil de pauvreté des lacs dans les études nationales sur la pauvreté
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MAQUETTE PECHEversion5 1/02/08 13:24 Page 61ANALYSE DE LA FILIERE BETAIL-VIANDE AU BURKINA FASO ANNEXES Annexe 1 : Les tableaux 44

ANALYSE DE LA FILIERE BETAIL-VIANDE AU BURKINA FASO

Page 61 ANALYSE DE LA FILIERE BETAIL-VIANDE AU BURKINA FASO ANNEXES Annexe 1 : Les tableaux

ANNEXES

Annexe 1 : Les tableaux 44 à 49 présentent les comptes des différents agents et de la filière dans son ensemble à prix financiers

RAPPORT TECHNIQUE

dans son ensemble à prix financiers RAPPORT TECHNIQUE Tableau 44 : Compte de production et d'exploitation

Tableau 44 : Compte de production et d'exploitation du pêcheur

44 : Compte de production et d'exploitation du pêcheur Source : Groupe de travail analyse filière

Source : Groupe de travail analyse filière pêche ; 2007

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: Compte de production et d'exploitation du pêcheur Source : Groupe de travail analyse filière pêche
: Compte de production et d'exploitation du pêcheur Source : Groupe de travail analyse filière pêche

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ANALYSE DE LA FILIERE PECHE AU BURKINA FASO

13:24 Page 62 ANALYSE DE LA FILIERE PECHE AU BURKINA FASO RAPPORT TECHNIQUE Tableau 45 :

RAPPORT TECHNIQUE

Tableau 45 : Compte de production et d'exploitation de la transformatrice

de production et d'exploitation de la transformatrice 62 Source : Groupe de travail analyse filière pêche
de production et d'exploitation de la transformatrice 62 Source : Groupe de travail analyse filière pêche

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Source : Groupe de travail analyse filière pêche ; 2007

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de production et d'exploitation de la transformatrice 62 Source : Groupe de travail analyse filière pêche

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ANALYSE DE LA FILIERE BETAIL-VIANDE AU BURKINA FASO

Page 63 ANALYSE DE LA FILIERE BETAIL-VIANDE AU BURKINA FASO RAPPORT TECHNIQUE Tableau 46 : Compte

RAPPORT TECHNIQUE

LA FILIERE BETAIL-VIANDE AU BURKINA FASO RAPPORT TECHNIQUE Tableau 46 : Compte de production et d'exploitation

Tableau 46 : Compte de production et d'exploitation du gros commerçant

de production et d'exploitation du gros commerçant Source : Groupe de travail analyse filière pêche ;

Source : Groupe de travail analyse filière pêche ; 2007

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de production et d'exploitation du gros commerçant Source : Groupe de travail analyse filière pêche ;
de production et d'exploitation du gros commerçant Source : Groupe de travail analyse filière pêche ;

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ANALYSE DE LA FILIERE PECHE AU BURKINA FASO

13:24 Page 64 ANALYSE DE LA FILIERE PECHE AU BURKINA FASO RAPPORT TECHNIQUE Tableau 47 :

RAPPORT TECHNIQUE

Tableau 47 : Compte de production et d'exploitation du petit commerçant

de production et d'exploitation du petit commerçant 64 Source : Groupe de travail analyse filière pêche
de production et d'exploitation du petit commerçant 64 Source : Groupe de travail analyse filière pêche

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Source : Groupe de travail analyse filière pêche ; 2007

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de production et d'exploitation du petit commerçant 64 Source : Groupe de travail analyse filière pêche

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ANALYSE DE LA FILIERE BETAIL-VIANDE AU BURKINA FASO

Page 65 ANALYSE DE LA FILIERE BETAIL-VIANDE AU BURKINA FASO RAPPORT TECHNIQUE Tableau 48 : Compte

RAPPORT TECHNIQUE

LA FILIERE BETAIL-VIANDE AU BURKINA FASO RAPPORT TECHNIQUE Tableau 48 : Compte de production et d'exploitation

Tableau 48 : Compte de production et d'exploitation du commerçant de poisson fumé

et d'exploitation du commerçant de poisson fumé Source : Groupe de travail analyse filière pêche ;

Source : Groupe de travail analyse filière pêche ; 2007

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et d'exploitation du commerçant de poisson fumé Source : Groupe de travail analyse filière pêche ;
et d'exploitation du commerçant de poisson fumé Source : Groupe de travail analyse filière pêche ;

MAQUETTE PECHEversion5 1/02/08 13:24 Page 66ANALYSE DE LA FILIERE PECHE AU BURKINA FASO RAPPORT TECHNIQUE Tableau 49 : COMPTE CONSOLIDE

MAQUETTE PECHEversion5 1/02/08 13:24 Page 66 ANALYSE DE LA FILIERE PECHE AU BURKINA FASO RAPPORT TECHNIQUE

ANALYSE DE LA FILIERE PECHE AU BURKINA FASO

RAPPORT TECHNIQUE

Tableau 49 : COMPTE CONSOLIDE DE LA FILIERE

Page 66 ANALYSE DE LA FILIERE PECHE AU BURKINA FASO RAPPORT TECHNIQUE Tableau 49 : COMPTE

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Page 66 ANALYSE DE LA FILIERE PECHE AU BURKINA FASO RAPPORT TECHNIQUE Tableau 49 : COMPTE

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ANALYSE DE LA FILIERE BETAIL-VIANDE AU BURKINA FASO

Page 67 ANALYSE DE LA FILIERE BETAIL-VIANDE AU BURKINA FASO RAPPORT TECHNIQUE Source : Groupe de

RAPPORT TECHNIQUE

LA FILIERE BETAIL-VIANDE AU BURKINA FASO RAPPORT TECHNIQUE Source : Groupe de travail analyse filière pêche

Source : Groupe de travail analyse filière pêche ; 2007

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LA FILIERE BETAIL-VIANDE AU BURKINA FASO RAPPORT TECHNIQUE Source : Groupe de travail analyse filière pêche
LA FILIERE BETAIL-VIANDE AU BURKINA FASO RAPPORT TECHNIQUE Source : Groupe de travail analyse filière pêche
LA FILIERE BETAIL-VIANDE AU BURKINA FASO RAPPORT TECHNIQUE Source : Groupe de travail analyse filière pêche

MAQUETTE PECHEversion5 1/02/08 13:24 Page 68ANALYSE DE LA FILIERE PECHE AU BURKINA FASO Annexe 2 : Les tableaux 50 à

MAQUETTE PECHEversion5 1/02/08 13:24 Page 68 ANALYSE DE LA FILIERE PECHE AU BURKINA FASO Annexe 2

ANALYSE DE LA FILIERE PECHE AU BURKINA FASO

Annexe 2 : Les tableaux 50 à 55 présentent les comptes des différents agents et de la filière dans son ensemble à prix économi- ques.

Tableau 50 : Compte de production et d'exploitation du pêcheur

50 : Compte de production et d'exploitation du pêcheur Source : Groupe de travail analyse filière

Source : Groupe de travail analyse filière pêche ; 2007

50 : Compte de production et d'exploitation du pêcheur Source : Groupe de travail analyse filière
50 : Compte de production et d'exploitation du pêcheur Source : Groupe de travail analyse filière

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50 : Compte de production et d'exploitation du pêcheur Source : Groupe de travail analyse filière

MAQUETTE PECHEversion5 1/02/08 13:24 Page 69RAPPORT TECHNIQUE Tableau 51 : Compte de production et d'exploitation de la transformatrice Source :

MAQUETTE PECHEversion5 1/02/08 13:24 Page 69 RAPPORT TECHNIQUE Tableau 51 : Compte de production et d'exploitation

RAPPORT TECHNIQUE

PECHEversion5 1/02/08 13:24 Page 69 RAPPORT TECHNIQUE Tableau 51 : Compte de production et d'exploitation de

Tableau 51 : Compte de production et d'exploitation de la transformatrice

de production et d'exploitation de la transformatrice Source : Groupe de travail analyse filière pêche ;

Source : Groupe de travail analyse filière pêche ; 2007

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de production et d'exploitation de la transformatrice Source : Groupe de travail analyse filière pêche ;
de production et d'exploitation de la transformatrice Source : Groupe de travail analyse filière pêche ;

MAQUETTE PECHEversion5 1/02/08 13:24 Page 70ANALYSE DE LA FILIERE PECHE AU BURKINA FASO Tableau 52 : Compte de production d'exploitation

ANALYSE DE LA FILIERE PECHE AU BURKINA FASO

13:24 Page 70 ANALYSE DE LA FILIERE PECHE AU BURKINA FASO Tableau 52 : Compte de

Tableau 52 : Compte de production d'exploitation de gros commerçant

: Compte de production d'exploitation de gros commerçant Source : Groupe de travail analyse filière pêche
: Compte de production d'exploitation de gros commerçant Source : Groupe de travail analyse filière pêche

Source : Groupe de travail analyse filière pêche ; 2007

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: Compte de production d'exploitation de gros commerçant Source : Groupe de travail analyse filière pêche

MAQUETTE PECHEversion5 1/02/08 13:24 Page 71RAPPORT TECHNIQUE Tableau 53 : Compte de production et d'exploitation de petit commerçant Source :

MAQUETTE PECHEversion5 1/02/08 13:24 Page 71 RAPPORT TECHNIQUE Tableau 53 : Compte de production et d'exploitation

RAPPORT TECHNIQUE

PECHEversion5 1/02/08 13:24 Page 71 RAPPORT TECHNIQUE Tableau 53 : Compte de production et d'exploitation de

Tableau 53 : Compte de production et d'exploitation de petit commerçant

de production et d'exploitation de petit commerçant Source : Groupe de travail analyse filière pêche ;

Source : Groupe de travail analyse filière pêche ; 2007

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de production et d'exploitation de petit commerçant Source : Groupe de travail analyse filière pêche ;
de production et d'exploitation de petit commerçant Source : Groupe de travail analyse filière pêche ;

MAQUETTE PECHEversion5 1/02/08 13:24 Page 72ANALYSE DE LA FILIERE PECHE AU BURKINA FASO Tableau 54 : Compte de production et

ANALYSE DE LA FILIERE PECHE AU BURKINA FASO

13:24 Page 72 ANALYSE DE LA FILIERE PECHE AU BURKINA FASO Tableau 54 : Compte de

Tableau 54 : Compte de production et d'exploitation de commerçant de poisson fumé

et d'exploitation de commerçant de poisson fumé 72 Source : Groupe de travail analyse filière pêche
et d'exploitation de commerçant de poisson fumé 72 Source : Groupe de travail analyse filière pêche

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Source : Groupe de travail analyse filière pêche ; 2007

et d'exploitation de commerçant de poisson fumé 72 Source : Groupe de travail analyse filière pêche

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RAPPORT TECHNIQUE

Tableau 55 : compte consolidé de la filière

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ANALYSE DE LA FILIERE PECHE AU BURKINA FASO

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MAQUETTE PECHEversion5 1/02/08 13:24 Page 75 RAPPORT TECHNIQUE Annexe 3 : Grille de calcul des prix

RAPPORT TECHNIQUE

Annexe 3 : Grille de calcul des prix économi- ques du logiciel FAO CCA

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ANALYSE DE LA FILIERE PECHE AU BURKINA FASO

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RAPPORT TECHNIQUE

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ANALYSE DE LA FILIERE PECHE AU BURKINA FASO

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MAQUETTE PECHEversion5 1/02/08 13:24 Page 79RAPPORT TECHNIQUE SOMMAIRE   Introduction 5- 6 Resume des analyses d’impacts des politiques simulees

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RAPPORT TECHNIQUE

PECHEversion5 1/02/08 13:24 Page 79 RAPPORT TECHNIQUE SOMMAIRE   Introduction 5- 6 Resume des

SOMMAIRE

 

Introduction

5-

6

Resume des analyses d’impacts des politiques simulees

7

I. CONTEXTE DE LA FILIERE

11

1.1.

Contexte national de la filière

11

1.1.1 Politiques et stratégies de développement

11

1.1.2 Cadre institutionnel et réglementaire

12

1.1.3 Atouts et contraintes

12

1.1.3.1 Potentialités

12

1.1.3.2 Contraintes au développement du secteur

12

 

1.1.4

Contribution de la filière à l’économie nationale

13

1.1.4.1 Production

13

1.1.4.2 Contribution de la pêche à la lutte contre la pauvreté

14

1.1.4.3 Offre, demande et prix du poisson

15

1.2 CONTEXTE INTERNATIONAL DE LA FILIÈRE

15

1.3.

FONCTIONNEMENT DU MARCHE RELATIF A LA FILIERE

16

II.

ANALYSE FONCTIONNELLE

19

2.1.

Identification des agents de la filière et de leur profil socio-économique

19

2.1.1.

Acteurs directs

19

2.1.1.1. Pêcheurs

19

2.1.1.2. Transformatrices et commerçants des produits de pêche

20

 

2.1.2.

Acteurs indirects

21

2.1.2.1. Etat (DGRH/MAHRH, DGCN/MECV, INERA, MCA, …)

21

2.1.2.2. Institutions sous régionales, régionales et internationales

(UEMOA, CEDEAO, NEPAD, OMC, UE, …)

21

 

2.1.2.3.

Partenaires techniques et financiers (FAO, PNUD, bailleurs de fonds, institutions financières.)

21

2.1.3.

Organisations professionnelles des acteurs

21

2.2.

Délimitation des contours de la filière

21

2.3. Identification de la nature et quantification des flux physiques

22

2.4.

Schéma de la filière

22

III. Analyse financière (situation de reference)

25

3.1.

Comptes individuels des agents

25

3.1.1. Démarche méthodologique

25

3.1.2. Compte de production et d’exploitation

25

79

des agents 25 3.1.1. Démarche méthodologique 25 3.1.2. Compte de production et d’exploitation 25 79
des agents 25 3.1.1. Démarche méthodologique 25 3.1.2. Compte de production et d’exploitation 25 79
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ANALYSE DE LA FILIERE PECHE AU BURKINA FASO

3.2.

Analyse des soldes essentiels (RBE, RNE, VA)

25

3.2.1. Compte du pêcheur CCA (cf. détails dans annexe 1)

26

3.2.2. Compte de la transformatrice CCA (cf. détails en annexe 1)

27

3.2.3. Compte du Gros Commerçant CCA (cf. détails en annexe 1)

28

3.3. Identification des flux monétaires de produit inter-agents

29

3.4. Compte consolidé de la filière (cf. détails en annexe 1)

30

3.5. Analyse de la création de la valeur ajoutée dans la filière

30

3.6.

Analyse de la distribution des revenus dans la filière

30

IV.

SIMULATION Des mesures DE politique

33

4.1.

Description et cadre juridique de la mesure de politique

33

4.2 Simulation des impacts des mesures

33

4.2.1. Objectifs de la mesure

33

4.2.2. Hypothèses retenues pour la simulation

33

4.2.3. Coût de la mesure

34

4.2.4. Résultats des simulations

34

4.3.

Analyse institutionnelle de la mesure de politique

38

V. ANALYSE ECONOMIQUE DE LA FILIERE

43

5.1.

Du prix financier au prix économique

43

5.1.1 Prix à la frontière

43

5.1.2 Taux de change de référence (TCR)

43

5.1.3 Prix de parité

43

5.1.4 Décomposition des biens

43

5.2.

Analyse des comptes individuels à prix économiques

44

5.3.

Réalisation et calcul des indicateurs de la Matrice d’Analyse des Politiques (MAP)

46

VI.

RECOMMANDATIONS

57

6.1.

Recommandations à l’attention des planificateurs (faisabilité, transparence, ciblage, efficacité)

57

6.2 Recommandations à l’attention des décideurs (pertinence des actions par

rapport aux objectifs des politiques)

57

 

Conclusions

58

BIBLIOGRAPHIE

59

 

ANNEXES

61

80

aux objectifs des politiques) 57   Conclusions 58 BIBLIOGRAPHIE 59   ANNEXES 61 80
aux objectifs des politiques) 57   Conclusions 58 BIBLIOGRAPHIE 59   ANNEXES 61 80
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