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Avri l 2014

Visite canonique de la Province de l’Est des États- Unis
Supérieur Général
Avril a été pour le Père Grégoire un moment de joie en retrouvant les confrères de sa province
d'origine, à l'est des États-Unis ; ce mois-ci il a fait la visite canonique qui a débuté à New York avec une
rencontre avec le visiteur, le Père Michael Carrol, et son conseil. Plus tard, dans la même ville, il a participé à
la possession du Père James Maher comme président de l'Université Niagara, frère du directeur des
communications de la Congrégation, le Père John Maher.
De la Caroline du Nord au sud du pays, le père Gregorio a visité dans la ville de Greensboro trois
confrères qui travaillent dans deux paroisses dont l'une est dédiée à Notre-Dame de Guadaloupe, avec des
fidèles uniquement latino, des gens très pieux et avec une foi bien enracinée, bien que près de cinquante pour
cent d'entre eux vivent de l'incertitude d'être sans papiers.
L’autre était l'église paroissiale de Santa María, avec une
population multiculturelle, la plupart des paroissiens sont
vietnamiens, avec un groupe ethnique issu des
montagnards, mais il y a aussi des latinos, des africains
récemment arrivés de différentes régions d'Afrique et un
groupe d'Afro-Américains qui sont le fondement de la
communauté paroissiale depuis plusieurs années.
En Emmitsburg, Mariland est le siège de la
Basilique de Saint Elizabeth Seton, le premier saint des
États-Unis et fondatrice de la Communauté des Sœurs de la
Charité de Saint- Joseph. Dans cette communauté locale, les
confrères soutiennent la pastorale des Sœurs de la Charité
comme aumônier dans un asile, une école et à la basilique.


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À Baltimore, les missio-
nnaires travaillent dans deux
paroisses : l'Immaculée Conception
et Sainte-Cécile où il y a deux
prêtres et un frère ; celui-ci est en
charge d'un programme de soins
pour les personnes qui ont été
privées de liberté et toxicomanes.
Le programme a été efficace dans
le rétablissement de leur santé
mentale, physique et spirituelle. Un
missionnaire du Congo qui
collabore avec cette Province fait
partie de la communauté locale.
Puis le père Gregorio a
rencontré sa famille et plus tard a
voyagé vers le sud du pays pour
arriver à Macon, en Géorgie,
où il a vécu Pâques dans une
paroisse où travaillent les Filles
de la Charité. Il a collaboré
avec le curé en particulier
auprès de la communauté
américaine, hispanique,
africaine car il s’agit d’une
communauté multi- ethnique ;
le prêtre est diocésain venant
du Nigeria et il est très content
de la présence des sœurs et des
branches de la Famille
Vincentienne, y compris Depaul
International, qui, soutenu par les
Filles de la Charité, tient un centre
d’accueil pour les personnes vivant
dans la rue.
Au cours de cette semaine,
il est allé rendre visite au père
Bruce Krause, qui travaille dans le
sud du pays, dans une paroisse
d’Opelika Alabama, engagé
pastoralement dans une
communauté mixte avec de
nombreux migrants latinos.
Après Pâques, Père
Gregorio a continué sa visite en
retournant à Long Island NY, où il
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a visité deux confrères qui
travaillent avec les migrants
latino-américains dans sept
paroisses ; le travail pastoral est
avant tout de l’ordre de la
catéchèse sacramentelle, de la
célébration de l'Eucharistie et de
la formation des laïcs. Pendant
qu’il était là, il a participé à la
remise de diplômes pour plus de
200 personnes de différents
niveaux de l'Ecole de Formation
Charismatique pour adultes.
Puis, il est allé au
séminaire de philosophie où il a
eu l'occasion de partager non
seulement avec les confrères mais
aussi avec les 16 étudiants, dont
15 d'Amérique latine et un
d'origine vietnamienne.
À l'Université de Saint
John, le Père Grégoire a passé
deux jours pour dialoguer avec
les confrères et le dernier jour il a
eu l'occasion de rencontrer des
étudiants, des enseignants, des
administrateurs et autres membres
du personnel travaillant à
l'Université. Chacun vit le
charisme vincentien selon son
propre rôle.
À Bedford - Styveson,
Brooklin, les confrères vivent
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dans une région très pauvre
composée d'afro-américains et
de latinos ; il a participé à une
réunion avec une centaine de
personnes et a eu l’occasion de
célébrer avec la communauté
anglo et la communauté
hispanique ; il a partagé un
repas avec une famille dans un
quartier pauvre de la région. Il a
également participé à la
célébration de l'Eucharistie à
l'Université de St. Thomas
More, dans lequel douze jeunes
universitaires ont reçu les
sacrements, 5 d'entre eux ont
été baptisés et ont reçu le
sacrement de confirmation
administré par un des évêques
auxiliaires de ce diocèse. La
célébration était excellente et
l’évêque très en phase avec le
Pape François a su parler aux
jeunes simplement sur la façon
de vivre sa foi aujourd'hui.
A Philadelphie, les
confrères travaillent dans
différents ministères :un est le
directeur du centre de
l'Association de la Médaille
Miraculeuse ; un autre confrère
travaille dans un centre de
jeunes , cherchant à sensibiliser
les jeunes sur la valeur de la
solidarité auprès des pauvres ;
dans ce centre, les jeunes
proviennent des universités et
des collèges de toute la région
de l'est des États-Unis et
certains viennent de régions
éloignées comme la Californie;
un autre confrère, avec une
Fille de la Charité , travaille
dans un programme qui date de
plusieurs années. Il s’agit d’une
école qui, malgré la pauvreté, a
atteint un projet éducatif de très
haute qualité dont profitent les


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Dans cette maison, il a eu l’occasion de rencontrer le directeur de l'Office de la Solidarité, le Père
Miles Heinen, et le Père Martin McGeoughv qui travaille dans le diocèse de Trenton dans le New Jersey où
notre confrère Mgr David O'Connell est l’évêque ; Le Père Martin est responsable pour le ministère de la
prison du diocèse et travaille avec une Fille de la Charité. Le Frère Carmen Ciardullo vit là et il est chargé de
la newsletter " The Notebook " de la province.
La maison provinciale est une grande maison près du Sanctuaire de la Médaille Miraculeuse et où sont
donnés les soins infirmiers de la province. Le Père Général a visité l’Econome provincial et a eu l'occasion de
rencontrer pendant trois jours tous les confrères de la maison, y compris ceux en soins infirmiers. Dans cette
communauté locale, la présence de la Famille Vincentienne a de bonnes relations avec les confrères qui
ensemble travaillent auprès des pauvres vivant dans le quartier de Germantown, région très pauvre de la ville;
à Germantown , la famille vincentienne a commencé des
actions les années précédentes grâce à un soutien financier
des projets relatifs au changement systémique, de tel sorte
que le service auprès des pauvres est de plus en plus
efficace. Ce projet est conduit par certains confrères, des
Filles de la Charité et d’autres des branches de la Famille
Vincentienne comme la Société Saint Vincent de Paul.
Dans une réunion avec le personnel travaillant à la Maison
provinciale - en soins infirmiers, pour l'entretien, et dans la
cuisine - le Père Grégoire a constaté que c'était une équipe
de gens très utiles, heureux dans le travail qu'ils font, se
sentant respectés et appréciés par les confrères ; ils ont
appris la spiritualité vincentienne par le témoignage des
confrères âgés. Le Père Grégoire a été impressionné par le
bon esprit et les bonnes relations entre employeurs et
employés et la joie avec laquelle ils effectuent leur travail.
«C'est une atmosphère et une attitude que j’aimerais voir
dans toutes les communautés locales : de bonnes relations
et surtout savoir valoriser le travail des employés » dixit le
Père Grégoire.
La visite s'est terminée par une rencontre avec le
Conseil provincial. Le Père Grégoire s'est félicité de la
visite qui a été bien préparée par chacun des confrères, sur
la base d'un questionnaire envoyé à l'avance; tous avaient
préparé une réponse créative, tous étaient disponibles et heureux avec un esprit fraternel et une bonne
volonté ; ceci étant confirmé par le témoignage donné par d'autres au cours d’Eucharisties et dans des
réunions avec de nombreux groupes où travaillent les confrères.
Enfin, pour conclure, il a visité la paroisse de Saint-Vincent -de-Paul, à Philadelphie, où il a célébré et
partagé avec les paroissiens. Une autre fois, il a eu l'occasion de participer à une autre Eucharistie bien
développée avec la communauté afro-américaine avec la musique gospel et la prédication du Père Sylvester
Peterka, dans le style évangéliste soit très dynamique.
La visite dans son ensemble fut une bonne occasion de rencontrer beaucoup de gens qui travaillent
dans des mouvements liés les uns aux autres, de promouvoir la justice et la paix, et les droits des personnes les
plus pauvres, les personnes âgées, les jeunes et les migrants. Il a eu l’occasion de parler via Skype avec le père
Aidan Rooney engagé dans la mission internationale d'El Alto, en Bolivie, et le Père Tomas McKenna, basée
à San Louis- Missouri, qui est le directeur des Filles de la Charité de la Province Sainte Louise.


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MESSE AVEC LE PAPE FRANCOIS
Les frères Leopoldo Alex Myamba de Tanzanie et José Iván Hueichán du Chili, qui servent à la Curie
généralice, ont eu la grâce de participer à l'Eucharistie présidée par le Pape François dans la chapelle de la
Maison Santa Marta le 17 avril dernier.
Comme cela a été dit dans de nombreux médias, le 27 mai est devenu le jour des quatre Papes,
deux canonisés, Jean XXIII et Jean-Paul II, un présidant, le Pape François, et un concélébrant, le Pape
émérite Benoît XVI. Ceux qui ont vécu la célébration ont trouvé que le Pape Jean XXIII était l'ombre de
Jean-Paul II ; cependant on ne peut nier l'immense action faite par Jean XXIII en convoquant le Concile
Vatican II, ainsi que son engagement pour la paix mondiale dans ses années de pontificat. Mais nous
savons aussi que le pontificat de vingt-sept années de Jean-Paul II lui a permis de rencontrer un grand
nombre de générations de pèlerins venus à Rome. Cet événement aura été également vécu par certains en
total désaccord avec la canonisation de Jean-Paul II ; de nombreux médias ont exprimé leur dégoût et leur
déception. Ainsi, des voix ont été entendues : certaines en faveur et d'autres contre. Mais, pour cet
évènement, quelques jours avant et une semaine plus tard, Rome a été envahi par des pèlerins venant de
partout, surtout de Pologne qui se promenaient à proximité de la Basilique de San Pietro avec fierté, à
cause de la canonisation de leur compatriote, leur bien-aimé Pape.
A la Curie généralice, nous avons aussi vécu cet événement à partir de différents endroits. Mgr
Rolando C. Santos , évêque de Alotau - Sideia ( Papouasie-Nouvelle- Guinée ) a pu concélébré ; deux
confrères de la Province de Madrid , Jesús M. González Anton et Roberto Calero, célébrèrent la
canonisation de celui qui leur avait imposé les mains lors de leur ordination ; le Père Thomas Lunot de la
Curie qui, avec un groupe de jeunes français, a veillé à proximité de la place Saint Pierre ; le Père
Emmanuel Typamm du Cameroun qui voulait vivre la veille de la célébration au milieu des « pèlerins de
la périphérie »; et enfin , le Frère Ivan Hueichán du Chili et le Père Jorge Luis Rodriguez de la Curie qui
ont vécu la célébration sur la place Saint Pierre.
Nous avons recueilli pour ce numéro de Nuntia trois témoignages de cet évènement d’Eglise :

LE JOUR DES QUATRE PAPES


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Contribution à la vocation missionnaire
BP. Rolando C. Santos, C.M.
Diocèse de Alotau - Sideia
Je suis un de ceux qui a été béni avec cette merveilleuse
expérience d'assister à la canonisation de deux Papes, Jean XXIII et Jean-
Paul II lors de la Messe célébrée par le Pape François et concélébrée par
Benoît XVI le 27 Avril 2014, à la Place Saint Pierre. Il y avait plus d'un
millier évêques et plus de six mille prêtres et religieux, ainsi que plus de 1
million de fidèles. Tous sont venus pour assister à l'un des plus grands événements de
l'histoire réelle de l'église et pour remercier Dieu pour le don de deux nouveaux saints dont la mémoire est
encore fraîche dans les esprits et les cœurs de nombreux fidèles.
J'ai entendu le Pape Jean XXIII quand je suis entré au séminaire de San Vicente à Valenzuela,
Bulacan, Philippines en 1961 . Ensuite, quand j’avais 12 ans, nos professeurs lazaristes espagnols nous ont
expliqué ce qu’était le concile œcuménique que le pape Jean XXIII avait convoqué le 11 Octobre 1962.
Malheureusement, le Pape est mort moins de huit mois après cela. Mais nous avons eu le plaisir d'entendre
son " Journal d'une âme ", qui nous lisions pendant les repas.
Le 27, en attendant le début de la Messe, je suis allé prier sur la tombe de Jean XXIII dans la
basilique Saint-Pierre à Rome. Jean XXIII était le pape qui a ouvert les fenêtres de l'Église au monde
moderne pour pouvoir respirer l'air frais et opérer un aggiornamento. Le Pape a voulu que l'Église entre en
dialogue avec le monde moderne tout en restant fidèle à l'Esprit et à la Sainte Tradition. Au tombeau de saint
Jean XXIII, j'ai prié pour le don du discernement pour la véritable Eglise et la fidélité aux enseignements du
Christ. Nous avons besoin du don du discernement dans un monde de plus en plus laïque, et pourtant un
monde où l'Esprit ne cesse pas d’être présent. J'ai prié en particulier pour les théologiens. Il y a toujours la
tentation de modifier et d'adapter les enseignements de l'Église selon les opinions de notre époque
postmoderne pour les faire paraître «actuel» et «acceptable». Quel est le plus nécessaire aujourd'hui ? C'est la
fidélité à l'Evangile et à l'Eglise comme corps du Christ. Saint Jean XXIII peut maintenant intercéder pour
l'Eglise pour qu’Elle puisse toujours avoir les deux pieds sur terre et garder ses yeux fixés sur le Christ et
l'Evangile.
De la tombe de Jean XXIII, je suis allé prier sur la tombe de Saint Jean-Paul II. Il était le pape auquel
j'étais le plus habitué. C'est le Pape de mes 27 années de sacerdoce, de 1978 à 2005. Ses écrits m'ont aidé à
comprendre mon ministère, notamment en ce qui concerne le rôle des laïcs, des jeunes et de la famille dans
la vie et le ministère de l'Eglise et de la nécessité d’avoir des missionnaires et d’entreprendre une nouvelle
évangélisation dans le troisième millénaire.
J'ai vu le pape Jean- Paul II pour la première fois quand il est venu aux Philippines en 1981, et à
nouveau en 1995 lors de la Journée mondiale de la Jeunesse à Manille. Les JMJ ont réuni près de 7 millions
de personnes, le plus grand rassemblement de l'humanité jamais vu jusqu'ici, dans Luneta Park. Cette même
année, après la célébration de la Journée Mondiale de la Jeunesse, j'ai rejoint environ 50 prêtres de Manille
lors d'un pèlerinage en Terre Sainte et à Rome pour remercier le Saint-Père pour sa visite aux Philippines.
Ensuite, nous fêtions le 400e anniversaire du diocèse de Manille. Nous avons eu l'occasion de célébrer la
Messe avec le Saint-Père dans sa chapelle privée à Castel Gandolfo. Après cela, à la sortie de la chapelle,
nous l’avons rencontré et nous avons reçu chacun un chapelet. J'ai fait l'expérience inoubliable lui serrer la
main et d’avoir une photo avec Sa Sainteté. C'est alors que j'ai réalisé que j'étais en présence d'un saint
homme, un père avec un grand amour pour les prêtres.


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MERCI POUR VOTRE ENGAGEMENT AU SERVICE DE L’EGLISE
Jesús M. González Antón, C.M.
Jean-Paul II a laissé une profonde empreinte en moi, surtout avec ses encycliques. Celui qui a eu le plus
grand impact sur mon ministère a été l'Encyclique Redemptoris Missio, écrite en 1990. J’étais alors directeur des
Filles de la Charité aux Philippines, et l'une des tâches que j'ai eue était d'expliquer les encycliques papales aux
sœurs. J’étais dans le diocèse d’Udon Thani, Thaïlande, où ma vocation missionnaire est née. J’ai pu encourager
les sœurs à être fermes dans leur vocation missionnaire et de ne pas avoir peur d'annoncer le Christ et l'Évangile,
en même temps, je sentais qu'il manquait quelque chose en moi. C'était mon propre engagement à la " missio ad
gentes ". Puis, en 1999, l'ancien Supérieur Général de la Congrégation, le Père Robert Maloney a écrit à notre
Provincial des Philippines demandant des volontaires pour aider au Grand Séminaire de Bomana, en Papouasie-
Nouvelle- Guinée. A cette époque, j'étais dans le Conseil provincial et voyant qu'ils cherchaient quelqu'un, je me
suis proposé. Malheureusement, cela n’a pas été accepté. Je me suis résigné à penser que ce n'était probablement
pas la volonté de Dieu pour moi. Mais cinq mois plus tard, lors d'une retraite en Thaïlande pour les sœurs, j'ai
reçu une lettre du Supérieur général me demandant si j’étais prêt à partir en Papouasie- Nouvelle-Guinée. Sans
trop d'hésitation, j'ai dit oui ce jour-là. Jean-Paul II, avec son appel à une nouvelle évangélisation dans le
nouveau millénaire, a renforcé ma vocation vincentienne d’être missionnaire " ad gentes ". Je suis venu en
Papouasie- Nouvelle-Guinée, le 1er Février 2001 et jusqu’à maintenant comme évêque de Alotau - Sideia.
Je peux véritablement dire que je n'ai jamais été aussi heureux dans ma vie. Ce n'est pas pour l'honneur et
le titre d'évêque, mais pour la possibilité d'évangéliser davantage de personnes dans diverses situations. Il n'y a
pas de plus grande joie que d'être missionnaire, pour être en mesure d'annoncer l'Evangile. Cette joie, je la vis
comme vincentien en tant que disciple et comme instrument du Christ et de l'Evangile. Je dois ce bonheur à Jean-
Paul II, qui a dit que l'évangélisation est la mission première de l'Eglise, et pour évangéliser comme le Christ, il
faut être un saint.
Merci saints Jean-Paul II et Jean XXIII pour vos enseignements et l'exemple de vos vies saintes.
Maintenant que vous êtes saints, vous allez continuer à nous évangéliser et à nous aider à marcher sur le chemin
du Christ et de sa mère Marie, la parfaite disciple du Christ et étoile de l'évangélisation du troisième millénaire.
Le ciel de la Cité Sainte menaçait de pleuvoir. À un moment donné, peu de temps avant le début de la
célébration, nous avions ouverts nos parapluies et juste pour un court laps de temps. SS. Jean XXIII et Jean
Paul II ont dû intervenir pour que les nuages nous protègent seulement du soleil de ce mois d’avril.
Le P. Robert et moi exaucions notre vœu de participer à la canonisation de deux papes du XXe siècle.
Une raison nous avait mis en route : Jean-Paul II avait ordonné quatre prêtres lazariste, avec en plus une
centaine de diacres à Valence lors de son premier voyage en Espagne en 1982. Parmi les Lazaristes figuraient :
Javier Alvarez, Miguel Jésus Gutierrez, et Robert Calero, qui écrit ces lignes. 31 ans s’étaient écoulés et
cependant que de souvenirs dans ma mémoire ! Spécialement les mains du pape Jean-Paul II sur ma tête et
l’accolade de paix. À l’époque, la participation était aussi nombreuse, mais pas comparable à aujourd’hui où
nous avions battu tous les records. La colonnade du Bernini ne pouvait embrasser tant de gens, rien que le
nombre de prêtres s’élevait à six mille.
Pour nous, c'était un privilège d'avoir été ordonné par un saint pape et pouvoir se joindre à l'action de
grâce à Dieu pour la vie consacrée au service de l'Eglise et du monde de ces deux grands papes dont nous
sommes héritiers par l'exemple de leur vie. Nous vivions notre sacerdoce dans un temps précieux, rempli de
défis pour l'Église. Un temps pour lequel Jean XXIII a contribué qui, docile à l’Esprit Saint, convoqua le
Concile Vatican II.


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Il était 23h30 le samedi 26 avril et je
décidai d'aller à la place Saint-Pierre pour
rejoindre les milliers de pèlerins qui
attendaient la canonisation des deux papes.
La peur me fit douter, un homme noir seul la
nuit dans les rues de Rome. J'avais peur d'y aller, mais en même temps, je voulais participer à la veillée pour
la canonisation des Bienheureux Jean XXIII et Jean-Paul II. Je devais y aller et profiter de ce qu'il y avait
dans Rome, mais avant de partir, j'ai prié Saint-Vincent et les deux futurs saints. Après la prière, la première
surprise était à l'arrêt de bus (Bravetta, Dei Capasso) où j’attendais le bus 98 qui va au Vatican. Là, j'ai
trouvé un confrère qui revenait à la Curie et m'a encouragé. Ainsi ma peur avait disparu. J'ai choisi de rester
dans la "Via Conciliazione" au lieu d'aller à la Place Saint Pierre. Je voulais connaître l'expérience des
«pèlerins de la périphérie», ceux qui n'ont pas accès à la Place Saint Pierre.
La météo du soir était très favorable et je me suis mis à côté d'un groupe de français et polonais
(étudiants, jeunes et familles). Je me suis senti adopté par eux, et pas seulement en sécurité, mais accueilli.
En présence de ces pèlerins de la périphérie, dans le froid de la nuit, nous pourrions échanger des
commentaires, nous avions priés, et avions soupiré en attendant la Messe de la canonisation. Beaucoup de
pèlerins qui étaient sur place avaient participé à la béatification de Jean-Paul II. Comme les heures
passaient, nous avions perdu la commodité de l'espace que nous avions pour être les premiers à arriver sur
ces lieux. D'autres pèlerins arrivaient pendant la nuit; lorsque nous allions aux toilettes, à notre retour, il y
avait de moins en moins d'espace.
Dans la matinée, une heure avant la messe, j'ai eu l'idée d'aller voir d'autres pèlerins de la périphérie
qui étaient dans le chemin de la Conciliazione et j'ai commencé à marcher et à me frayer un chemin dans la
foule. Une autre nouvelle surprise : une masse énorme de pèlerins qui étaient dans les rues les empêchait
d'atteindre la Place Saint Pierre et j’ai réalisé aussi qu'il n'y avait presque pas d'écrans dans les rues autour
de la place. Malgré le mécontentement de l'absence d'écrans pour suivre la célébration, comme à la
Concilliazione ou la Place Saint Pierre, je rencontrai de nombreux pèlerins qui en dépit de ne rien voir,
vivaient la célébration en plein recueillement. Ce sont des chrétiens responsables, ils connaissaient les
raisons pour lesquelles ils étaient là autour du Vatican.
Nous avons du plaisir à nous sentir de l'Eglise universelle, signe d'unité et de communion dans la
diversité des races, des cultures et des langues, une véritable Pentecôte. L'étreinte du pape François à
Benoît XVI était l'expression de tout cela et nous l'avions tous manifesté avec une grande ovation.
Nous avions vécu la célébration sans grande pompe ou d'apparat, mais dans la simplicité, le naturel,
la beauté et la solennité avec laquelle nous a habitués le pape François. Tout comme il a placé son
pontificat sous l'intercession de ces deux Papes saints, j'ai remis dans les mains du Seigneur la
Congrégation de la Mission, la reconfiguration des trois provinces d’Espagne et ma vocation et ma mission
et celles de mes confrères.
La Messe de canonisation vécue dans
un « Restaurant – Eglise »
P. Emmanuel Typamm, C.M.
Province de París


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La masse est devenue de plus en plus compacte si bien que je ne pouvais pas retourner à l'endroit où
j'avais choisi de vivre et de célébrer avec des gens que je connaissais déjà. En m'éloignant de quatre rues de
la place Saint Pierre, je décidais alors de rejoindre des pèlerins de la périphérie qui se trouvaient en groupe
pour suivre la messe à la télévision dans un restaurant de la Place Risorgimento. La chose intéressante à
propos de ce restaurant, c'est qu'en peu de temps, il fut transformé en une Eglise. Quelques minutes plus
tard, d'autres pèlerins se sont joints à nous, afin de voir et de suivre la Messe des quatre papes.
Tous suivaient la célébration avec dévouement lorsque des policiers romains ne se réjouirent pas de
voir ce groupe de fidèles de fortune. Plus préoccupés par la sécurité que par la participation des fidèles à la
messe, la police est intervenue et essaya d'expulser les pèlerins en essayant d'éteindre la télévision. Mais
comme vous le savez les gens de la périphérie protestèrent en criant VERGOGNAA (la honte), abus de
pouvoir ! Ils s'en allèrent. Sans aucun doute, ce furent les deux papes saints qui réussirent à intervenir et la
dévotion des personnes, laissant ainsi la police désarmées et sans défense. Les pèlerins de la périphérie
avaient gagné à nouveau. A environ cinq ou six rues, nous restions au restaurant-église tous recueillis devant
l'écran, communions spirituellement avec tous ceux qui étaient dans la Place Saint Pierre et avions reçu la
bénédiction du pape comme tous les autres chrétiens qui étaient devant leur télévision à la maison : «Tout
est grâce .... ». Je ne regrette pas du tout d'avoir eu l'expérience de la veillée avec les chrétiens, d'avoir été
avec eux toute la nuit et d'avoir partagé avec les pèlerins de la périphérie la canonisation historique des deux
papes.
FORMATION PERMANENTE A AVILA
Hermano Jaume Ruiz Castro, C.M.
Du 28 au 30 avril, se sont tenues au Centre de
formation vincentienne à Avila les journées de la
formation permanente pour le processus de
reconfiguration. Pendant ces journées, 21 Lazaristes des
trois Provinces ont participé, et celles-ci ont été
marquées par la mort du P. Enrique Rodriguez
Paniagua, de la Province de Salamanque. Quelques
confrères étaient absents afin d’assister aux funérailles.
Le 28, la présentation a été faite par le religieux Trinitaire Juan Pablo Garcia, professeur à l'Université
pontificale de Salamanque, qui nous a parlés de l'appartenance à l'Eglise, en notant que, depuis les origines de
l'Eglise, il avait pensé à une Église fidèle au Christ, dans le style du Bon Samaritain. Cette Église Samaritaine qui
agit, selon saint Augustin, avec le principe de la miséricorde est source d'inspiration du Pontificat du pape
François et incarne le charisme de la Congrégation de la Mission.
Les 29 et 30 avril, le Père Giuseppe Turati, Secrétaire Général de la Curie, était chargé de centrer le thème par
rapport à la présence de l'Eglise Universelle dans le cœur de la Congrégation de la Mission, dans la fidélité au
Christ évangélisateur des pauvres, se revêtir de lui, faisant de nous «autre Christ», tout en suivant l’œuvre
commencée par Lui et à partir du charisme. Le 30, il a parlé du signe d’appartenance à la Congrégation à partir du
vœu de stabilité.
Ce furent quelques jours de rencontre, de fraternité et de réflexion profonde, prenant sa source dans les
origines de notre Congrégation, vocation et mission, afin que buvant de notre source et suivant le souffle de
l'Esprit, nous puissions évangéliser et servir les pauvres dans le style de Saint Vincent dans la réalité qui va nous
correspondre dans la nouvelle Province à l’écoute du cri des pauvres.


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Pérou
Faisons du bruit
Arturo Aguirre Rojas, C.M.
et les jeunes de ma Province, et comme Directeur National de la Jeunesse Mariale Vincentienne et aussi au
niveau Latino-Américain. Des expériences qui ont marqué mon sacerdoce et ma mission d'être avec des
jeunes désireux d'être remplis de Dieu et de partager l'Evangile, et qui ont « grandi » dans la spiritualité
vincentienne.
Cette année, j’ai été envoyé dans une nouvelle mission dans la région du sud du pays : Pisco, zone
frappée par le séisme de 2007 et où les communautés se relèvent peu à peu. Les nouveaux horizons se
présentaient devant moi. Avec amour et bien intentionné depuis que j’avais reçu ma nouvelle mission, j’ai
vu l’opportunité de rendre possible les paroles du Pape François. Ainsi, en relation avec le Conseil National
de la JMV – Pérou, il fut possible d'avoir une mission dans cette partie de la vallée de Pisco, située dans la
paroisse Saint Clément.
Dès mon arrivée, j’ai entamé la tâche de comprendre la réalité et je commençai à propager
l’enthousiasme de la missions aux membres du conseil pastoral de la région, lesquels animés par la mission
répondirent d’une seule voix : OUI À LA MISSION.
La région de la vallée se compose de trois districts (Indépendance, Humay et Huancano) et est constituée de
93 centres peuplés. Un super grande mission à charge d’un seul Lazariste responsable de la pastorale. Depuis
que j'ai commencé à connaître la réalité, je pensais à mes confrères qui étaient passés ici avant moi. Oui, ils
avaient donné beaucoup dans leur engagement, ce qui m'a également encouragé à me mettre au travail. Après
avoir sélectionné quatre centres de mission où les missionnaires arriveraient et partageraient la vie et la foi de
la population, nous avions commencé la prémission. Nous bombardions d’annonces et de communiqués les
communautés du passage de Dieu à travers la mission. Dans chaque communauté, je convoquais et réunissais
à plusieurs reprises les Laïcs afin qu'ils soient aussi partie prenante de cette aventure. La réponse vint et un
bon groupe d'entre eux forma leurs équipes pour voir l’état des jeunes missionnaires de la JMV. Je me
laissais surprendre par ce que me présentait le Seigneur, et tout se préparait afin que tout soit prêt pour la
mission.
Le jour tant attendu est arrivé le 16 avril, le mercredi Saint. La communauté se réunit au Temple du
Sacré-Cœur de Jésus, un centre missionnaire du district de l'Indépendance. Un grand brouhaha se vivait dans
le lieu, l'ouverture de la mission fut à la charge de l’orchestre du Collège Sainte Louise de Marillac, dirigée
par les Filles de la Charité, en la personne de Sœur Alicia et sa communauté, à laquelle j'ai reçu beaucoup de
soutien pour la mission. Le jour d’ouverture, on réalisa l'intronisation de la Médaille Miraculeuse et se fut
dans la joie que l’on acceuillit les missionnaires arrivés dans la capitale, ainsi que les missionnaires de Pisco,
avec lesquels nous nous réunions aussi pour la mission.

Sortir faire du bruit est l’un des
messages que le pape François avait adressé
aux jeunes lors des JMJ au Brésil l'année
dernière. Et c'est le message qui est resté dans
le cœur de tous ceux qui avaient vécu une si
belle rencontre de foi. Au cours de mes années
comme Lazariste, j'ai travaillé avec la pastorale


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La mission commença et toutes les communautés commencèrent à recevoir des visites des
missionnaires dans la matinée dans leurs maisons, avec qui ils partageaient la foi et le thème de la personne de
Jésus-Christ. Dans les après-midi on se réunissait avec les enfants et les jeunes et on terminait avec les
célébrations liturgiques propres du Triduum Pascal. De longues marches, le soleil chaud, la foi, la joie,
l'enthousiasme et de grands espoirs constituaient les expériences quotidiennes. Malgré la fatigue on notait sur
les visages des jeunes missionnaires la joie de Jésus. Ils se sentaient super heureux de partager l'Evangile du
Seigneur. En fait, les réalités des communautés étaient diverses, mais elles avaient une chose en commun : le
désir profond de faire connaître Dieu et de se sentir à la fin évangélisés par la foi simple des gens.

La clôture de la mission eut lieu le dimanche de Pâques dans le district de Humay, dans l’Église de Saint-
Pierre Apôtre de l'Église, lieu où se trouvent les restes de la Servante de Dieu Louise de la Torre, qui est en
cours de béatification, et pour qui les gens ont une profonde dévotion. Nous avons rendu grâce à Dieu, avec
les communautés missionnaires pour leur amour et leur passage dans nos villages à travers la mission.
Finalement, on intronisa l'image de l'enfant « el doctorcito » auquel la petite servante de Louise de la Torre
avait une grande dévotion. On bénit l'image de la Médaille Miraculeuse. La mission a permis de vivre toute la
Semaine Sainte avec une grande intensité la foi et la dévotion.

Maintenant, les communautés sont conscientes que la mission se poursuit à travers la post-mission, et
que tous en sont responsables. Il y a beaucoup d'enthousiasme pour continuer la mission; c’est ainsi que ce
sont déjà formés des groupes de jeunes et des adultes, en particulier de l’AMM et de la JMV. Que Dieu
continue de bénir leur travail et cela nous donne la force de grandir dans la foi et l'amour de Dieu, formant des
communautés vivantes prêtes à être les protagonistes de leur propre histoire. Merci JMV-Pérou pour votre
enthousiasme, foi et amour. Merci pour apporter l'espérance à cette partie de notre peuple. Beaucoup de
bénédictions.
« EN LIGNE…AVEC JESUS »
Retraite spirituelle on-line.
P. Joseph Antoine González P. C.M.
Environ 120 personnes ont participé à une expérience de
retraite spirituelle virtuelle organisée du 7 au 12 avril par le
Grand Séminaire Villa Paul. Nous savons que la retraite est un
moment de temps pour se plonger dans l'expérience de Dieu et
affronter la vie avec le message de Jésus. Mais réaliser une
retraite virtuelle, qu'est-ce que cela signifie? Pourrait-elle
conduire à des résultats, surtout spirituelle ?
Traditionnellement, dans une retraite on laisserait toutes
nos occupations pour nous enfermer dans un endroit pour la
vivre, mais le mode virtuel que nous voulions vivre devait
prendre en compte les personnes qui voulaient faire une retraite
sans toutefois avoir à consacrer une semaine entière à cette fin.
Avec la retraite virtuelle, nous cherchons à tirer parti d'internet
pour les aider à faire une "pause" dans leur vie ordinaire, et
susciter une rencontre profonde avec Dieu, sans que cela
implique de laisser de côté les engagements familiaux ou
professionnels


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Pour la retraite virtuelle, nous utilisons facebook et les emails de chacun. Ce serait l'espace comme une
fenêtre ouverte où les personnes pourraient respirer la bonne odeur du Christ, et essayer d'entretenir et de
renforcer leurs cœurs avec la Parole de Dieu tout en continuant à vaquer à leurs tâches quotidiennes.
Les conditions qui avaient été demandées pour vivre la retraite virtuelle : " EN LIGNE AVEC JESUS ... "
étaient les suivantes :
- Que ce soit un "moment de joie et de responsabilité”, vivant avec joie le moment, car il était question de rendre
Jésus présent dans la vie quotidienne et de laisser éclairer toutes les tâches quotidiennes.
- Qu'ils cherchent un " moment de silence et de méditation, " en organisant au minimum deux moments par jour
pour la méditation et la réflexion des textes proposés et des prières suggérées. Choisir aussi un endroit approprié
dans la maison, au travail, où ils se sentiraient plus à l'aise à vivre la méditation.
- Qu'ils cherchent une « temps de célébration », en concluant la retraite avec la célébration de l'Eucharistie
du dimanche (Dimanche des Rameaux).
Enfin, les personnes qui participeraient devaient répondre au courrier électronique du séminaire en
mettant tout simplement: OUI, JE MARCHERAI VERS LA PAQUES....
Nominationes / Confirmationes
MÓL SANTOS Geraldo Eustáquio
Nombramiento: 10/04/2014
Début de mandat: 05/05/2014
Visiteur
Río de Janeiro

Ordinationes
CEPEDA MONTALVA Carlos Maximiliano Sac Chi 09/04/2014
ESTHEPPAN Thomas Sac InM 24/04/2014
DASAN Tharthees Sac InM 29/04/2014

Necrologium
Nomen Cond. Dies ob. Prov. Aet. Voc.
THEIKANATH James Sac 29/03/2014 InS 72 49
BARBOSA FERREIRA Geraldo Sac 03/04/2014 Flu 68 41
SZUMILO Julian Sac 07/04/2014 Nan 90 70
UNGARINI Giovanni Sac 26/04/2014 Rom 89 72
RODRÍGUEZ PANIAGUA Enrique Sac 28/04/2014 Sal 91 75