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Édition du 17 mars 2008 volume LXXV No. 21 97% des étudiants n’ont pas voté
Édition du 17 mars 2008 volume LXXV No. 21
97% des étudiants n’ont pas voté
lors des dernières élections
partielles de la FÉUO
1%
2% ont élu Dean Haldenby comme
Président de la FÉUO
Troublant?
p.2, 19
Dean Haldenby comme Président de la FÉUO Troublant? p.2, 19 ont voté pour Renaud-Philippe Garner ou

ont voté pour Renaud-Philippe Garner ou Joseph Richards

le 17 mars 2008

Andréanne Baribeau Céline Basto actualites@larotonde.ca

Actualités

ÉLECTIONS » FÉUO

650 étudiants parlent pour 30 000

4% des étudiants de premier cycle se sont prévalus de leur droit de vote aux dernières élections partielles de la FÉUO.

Wassim Garzouzi

La Fédération étudiante de l’Univer- sité d’Ottawa a finalement trouvé son nouveau président. Dean Haldenby, vice-président aux finances, a recolté près de 60% du vote, battant ainsi ses deux rivaux, Renaud-Philippe Garner et Joseph Wesley Richards II, qui ont obtenu respectivement 25% et 16% des voix. Haldenby en- trera donc en fonctions le 1 er mai pro- chain, succédant ainsi à Pam Hrick. Malgré une victoire décisive de Haldenby, le principal sujet de conversation parmi les organisa- teurs et participants était le faible taux de participation. Sur près de 30 000 membres, seulement 1100 ont exercé leur droit de vote, re- présentant une proportion de 3,7%. C’était le plus faible taux de partici- pation enregistré dans une élection présidentielle de la Fédération étu- diante (FÉUO) depuis sa création en 1974. Au total, moins de 700 person- nes ont voté pour Haldenby, soit à peu près 2% du corps étudiant to- tal. « C’est une victoire éphémère. J’ai mené une campagne forte et visible et j’ai tout fait pour faire sor- tir le vote. Mais il faut reconnaître qu’on peut faire mieux », admettait Haldenby. Interrogé sur les rai- sons de ce résultat humiliant pour le syndicat étudiant, il n’avait pas la langue de bois. « Nous sommes tous responsables, y compris moi- même. L’exécutif de cette année n’a pas fait ce qu’il pouvait pour les élections. L’équipe de promotion n’a pas été à la mesure. Mais ça ne donne rien de critiquer mainte- nant. » Contrairement aux élections générales, aucun membre de l’exé- cutif n’a pris part à la promotion des élections. « C’était pour éviter des accusations de conflit d’intérêts », explique Haldenby. « C’était leur choix. » Le président élu a également poin- té du doigt le journal anglophone du campus : « Je ne veux pas critiquer le Fulcrum, mais ça n’a pas aidé qu’ils ne parlent pas de nos élections dans le journal précédant les élections. » Nick Taylor-Vaisey, chef de pupitre

de la section Actualités, a eu du mal à saisir ce reproche : « Il y avait bel et bien un article sur les présidentielles dans le numéro paru avant les élec- tions. Haldenby se réfère au journal qui est sorti au deuxième jour du vote et dans lequel il était difficile de traiter de ce sujet. »

Pavillon Roger-Guindon invisible

Le plus grand symbole de ces élec- tions partielles est probablement le taux de participation au pavillon Roger-Guindon. En tout, seulement neuf étudiants ont voté, écartant ainsi toute influence qu’aurait pu avoir le campus satellite sur la prise de décisions l’année prochaine. Éric Savoie, étudiant de troisième année, était révolté : « Je ne sais pas ce qui est pire, que seulement neuf étu- diants aient pris le temps de voter à Roger-Guindon ou qu’il y ait eu des élections et que je ne sois tout sim- plement pas au courant. »

Des changements à l’horizon

Sylvia Lewis-Havard, directrice gé- nérale des élections, reconnaît les défaillances et assure que le Bureau des élections y remédiera : « En réduisant le nombre d’affiches per- mises par les candidats, on a indi- rectement réduit la visibilité de ces élections. Le Bureau des élections doit prendre un rôle plus proactif à la promotion de ses élections, on ne peut plus s’attendre à ce que les can- didats fassent la promotion. » Les deux candidats défaits expri- ment aussi un désir de changer la culture électorale à la FÉUO. Sur son site internet, Richards a déclaré qu’un taux de participation aussi faible était « inacceptable » et qu’il avait reçu l’assurance de Haldenby que des changements au processus allaient être implantés dans les pro- chains mois. De son côté, Garner, qui a mené une campagne impres- sionnante malgré une absence d’af- fiche et de bénévoles, a déclaré qu’il comptait lancer une pétition pour exiger un vote au Conseil d’admi- nistration afin de s’assurer qu’il y ait bel et bien un suivi dans ce dossier.

qu’il y ait bel et bien un suivi dans ce dossier. Nouvellement élu, Dean Haldenby (à

Nouvellement élu, Dean Haldenby (à droite), succèdera à Pam Hrick (à gauche) au poste de président de la FÉUO dès mai prochain. Environ 150 étudiants et employés de la FÉUO étaient rassemblés au bar 1848 le soir du 13 mars dernier pour une compétition de Campus Idol. Photo par Jason Chiu.

Le Conseil d’administration a trois nouveaux membres

La course au Conseil d’administra- tion a reçu nettement moins d’at- tention que les présidentielles. Sans surprise, Mélissa Borduas, Michael Brown et Jonathan Weber ont tous les trois remporté leur siège par ac- clamation pour les facultés de scien- ces de la santé, de common law et de génie, respectivement. Le taux de participation dans les facultés de sciences de la santé et de common law ont été légèrement au-dessus de la moyenne, une des rares réussites de cette élection partielle.

Étudiants en droit apathiques?

La palme d’or revient donc à la Fa- culté de droit, où les étudiants des deux sections ont voté en plus grand nombre. En droit civil, plus de 8% des étudiants se sont prévalus de leur droit de vote. En common law, ce nombre est un peu plus bas, à 5%, mais est bien au-delà du reste de peloton.

La Faculté de médecine est restée fidèle à sa réputation, en ayant le plus faible taux de participation de ces élections. Seulement une per-

sonne sur les 1500 éligibles à voter

a choisi d’exercer son droit.

Controverse évitable

Ironiquement, toute cette his-

toire aurait pu être évitée si Dean Haldenby avait passé son test de bilinguisme au mois de janvier dernier. Haldenby était le seul candidat à l’époque et aurait vrai- semblablement remporté l’élec- tion sans devoir se soummettre à des questions sur la légitimité de sa victoire. Il a finalement passé son test de bilinguisme pour pouvoir se pré- senter aux élections partielles. Samedi, Haldenby a réaffirmé qu’il ne voyait pas de raison va- lable pour devoir se soummetre à un autre vote mais qu’il allait mettre en place des balises pour empêcher que la Fédération étu- diante soit confrontée de nouveau

à une telle situation.

Étudiants au

29 581

premier cycle

Dean Haldenby

650

votes

Renaud-

Philippe Garner

273

votes

Joseph Wesley

Richards II

177 votes

Mélissa

127oui10 non

Borduas

Jonathan

48 oui

6 non

Weber

Michael Brown

41 oui 3

non

Droit civil

9 %

Médecine

0.06 %

Participation

totale

3.7 %

Votes à RGN

9 votes

Élections

12.2 %

janvier

le 17 mars 2008

Actualités

ÉLECTIONS » GSAÉD

Pénurie d’espace de travail pour les étudiants diplômés

François-Olivier Dorais

Le sujet fut brièvement discuté lors des récents débats électoraux peu animés de la GSAÉD la semaine dernière. L’Université d’Ottawa souffre actuellement d’un manque criant d’espaces de travail pour ses étudiants diplômés, dont le nombre ne devrait pas diminuer d’ici 2010. Devant l’insuffisance des mesures prises par l’Université, la « Campa- gne sur l’espace étudiant » menée par la GSAÉD n’entend pas jeter l’épon- ge, allant même jusqu’à vouloir tenir un référendum l’an prochain sur la construction éventuelle d’un centre pour les étudiants diplômés sur le site de l’édifice renfermant leurs bu- reaux et le café Nostalgica. Lancée à l’automne 2006, la campagne publicitaire « Ça part d’ici », qui vise à augmenter les inscriptions aux cycles supérieurs de l’Université d’Ottawa, connaît des retombées significatives. Les statistiques préliminaires du mois d’août 2007 confirment que 4700 étudiants se sont inscrits aux études supérieures, une augmentation de 15% depuis l’an dernier. L’Univer- sité prévoit que ce chiffre oscillera autour de 6000 étudiants d’ici un ou deux ans. La stratégie Vision 2010 élaborée par l’Université prévoit une hausse d’inscriptions aux cycles supérieurs de 33%. Qui plus est, elle vise, tou-

jours selon la même stratégie, une croissance de ses activités de re- cherches pour devenir un chef de file dans le domaine. Le tout se combine aussi à la graduation simultanée de la double cohorte, soit l’important nombre d’étudiants ontariens issus de l’élimination de la 13 e année en 2003, dont la présence gonfle arti- ficiellement la population étudiante aux cycles supérieurs.

Pénurie d’espace

Devant l’accroissement d’étudiants diplômés, plusieurs Facultés, dont la Faculté des arts, des sciences so- ciales, d’éducation et des sciences de la santé souffrent d’une pénurie d’es- paces de travail. « Le département d’histoire aux études supérieures est passé de 75 à 118 étudiants en l’es- pace de trois ans. De mémoire, il y a à peine 10 places à notre Grad loft au 145 Marion. Avec notre bibliothèque qui a été transformée en Chapters, ça n’aide pas », déplore Serge Dupuis, étudiant à la maîtrise et candidat aux élections de la GSAÉD pour le poste de commissaire aux affaires univer- sitaires. « On estime actuellement qu’il manque 800 places de travail pour accommoder les étudiants di- plômés », renchérit-il. De son côté, l’administration centrale reconnaît l’existence du problème et met en cause la gestion antérieure. « Nos prédécesseurs

met en cause la gestion antérieure. « Nos prédécesseurs Serge Dupuis et Rachel Van Deventer, candidats

Serge Dupuis et Rachel Van Deventer, candidats aux élections de la GSAÉD pour le poste de commissaire aux affaires universitaires, divergent quant à la marche à suivre pour allouer plus d’espaces aux étudiants diplômés. Photo par Alain Dupuis

n’avaient pas prévu d’augmentation au niveau des effectifs, ce qui expli- que le retard », concède Victor Si- mon, vice-recteur aux ressources en poste depuis 2004. « On se prépare toutefois actuellement à mieux ré- pondre aux besoins », précise-t-il. Le président de la GSAÉD Marc Doumit, qui voit le problème évo- luer depuis cinq ans, juge que les mesures prises par l’Université pour résoudre le problème ne sont pas adéquates puisqu’elles ne permet- tent pas l’ajout d’espaces. « Le fond que nous recevons chaque année sert à rénover et améliorer les espa- ces existants mais en fin de compte, il ne permet pas d’en rajouter. Il est nécessaire de créer de l’espace », af- firme-t-il. Le fond prévu à cet effet et

ment à la GSAÉD par l’Université pour une période de cinq ans depuis 2006. « Honnêtement, l’Université fait un effort dans ce dossier et je crois que nos intentions vont dans le même sens », concède-t-il. Le président rappelle toutefois que les communications interdépar- tementales sont aussi nécessaires et que les départements devraient as- sumer davantage cette « responsa- bilité ». De fait, depuis septembre, seulement trois demandes officiel- les de rénovations ont été amenées au conseil de la GSAÉD (départe- ment d’études religieuses, de lettres françaises et un département de la Faculté de génie).

à 100 000$ et est versé annuelle-

auquel fait référence Doumit s’élève

Des solutions envisagées

Directeur de la « campagne sur l’espace étudiant », Marc Doumit a confirmé qu’un important projet de construction a été présenté lors de la dernière réunion du conseil afin de pallier les insuffisances d’espaces. Le projet consisterait à édifier un cen- tre de trois ou quatre étages pour les étudiants diplômés en remplacement de l’actuel édifice renfermant les bu- reaux de la GSAÉD et le café Nostal- gica. L’actuel édifice serait mal amé- nagé en plus de ne pas répondre aux normes du bâtiment de l’Ontario.

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RÉNOVATIONS » UCU

Le con it est apaisé

Andréanne Baribeau

Après avoir semé la grogne chez cer- tains étudiants et employés de la Fé- dération étudiante en proposant un plan de réaménagement du centre universitaire, le Service de vie com- munautaire modifie son approche et repart à zéro, afin de consulter une plus grande part de la population étudiante concernée par ce projet de grande envergure. Le 6 mars dernier, la Fédération étudiante (FÉUO) ainsi que l’As- sociation des étudiants diplômés (GSAÉD) ont tenu une consulta- tion publique concernant des plans de rénovation que le Service de vie communautaire (SVC) avait propo- sés au mois de janvier dernier. Ces plans, qui envisageaient des modifications majeures au rez-de- chaussée ainsi qu’au deuxième éta- ge du Centre universitaire, ont sou- levé une vive critique non seulement chez les membres exécutifs des deux associations étudiantes, mais égale- ment chez les coordonnateurs des

étudiantes, mais égale- ment chez les coordonnateurs des LeTerminus, un des seuls espaces ouverts sur le

LeTerminus, un des seuls espaces ouverts sur le campus où les étudiants peuvent pratiquer des chorégraphies de danse, était visé par le plan de rénovation pro- posé par le Service de vie communautaire. Photo par Karine Desjardins.

services de la FÉUO qui verraient leurs locaux grandement affectés par les changements proposés.

Les plans en question

Au deuxième étage du Centre uni-

versitaire, les deux plans proposés par le SVC visaient principalement à réaménager l’espace où se trouve actuellement le Terminus, le bar étu- diant 1848, les services étudiants de la FÉUO et quelques locaux univer- sitaires, dont celui des Services de la

santé. Le plan pour le rez-de-chaus- sée proposait quant à lui de rempla- cer le lounge étudiant, près du pas- sage vers Morisset, par des locaux où

pourraient se relocaliser les services étudiants du deuxième étage.

« L’idée est née l’année dernière.

On pensait qu’il était possible de fai- re beaucoup plus avec le Terminus pour tirer le maximum de l’espace qu’on a et pour l’ouvrir un peu plus, en faire un lieu de rassemblement pour tous les étudiants », explique Marc Duval, directeur du Service de vie communautaire. Les nouveaux plans présentaient ainsi un deuxième étage bien dif- férent, avec un bar 1848 agrandi et doté d’une cuisine, le Terminus remplacé par une scène centrale dans le style de l’agora, un café, un foyer et de nombreux divans, tables et bancs. Le hic, c’est que les locaux des services étudiants auraient eu

à déménager dans un endroit plus

fermé où moins d’espace aurait été

disponible pour chaque service.

« Avec ces plans, on aurait perdu

les deux tiers de l’espace qu’on a ac- tuellement à la Maison internatio- nale. On a cinq employés, beaucoup de bénévoles; il aurait été impossible d’accommoder tout ce monde selon les plans suggérés », explique Amy

Kishek, employée à la Maison inter- nationale, service qui se trouve ac- tuellement aux abords du Terminus. Devant ces critiques, Marc Du- val assure fermement que le but du Service de vie communautaire n’était pas d’imposer un projet de rénovations définitif au reste de la population étudiante. « Ce qu’on voulait, c’était proposer une idée, un concept sur lequel il serait pos- sible de bâtir, dans un processus de consultations ouvertes », explique- t-il, en ajoutant que les plans propo- sés sont loin d’être définitifs et qu’ils restent sujets à modifications.

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Actualités

le 17 mars 2008

Actualités le 17 mars 2008 » GSAÉD Un référendum sur le sujet devrait se tenir l’an
Actualités le 17 mars 2008 » GSAÉD Un référendum sur le sujet devrait se tenir l’an
Actualités le 17 mars 2008 » GSAÉD Un référendum sur le sujet devrait se tenir l’an

» GSAÉD

Un référendum sur le sujet devrait se tenir l’an prochain afin de tâter le pouls des mem- bres. La construction serait prévue pour l’an- née 2010-2011 et nécessiterait un investisse- ment de cinq millions de dollars. D’autres solutions restent également tou- jours à l’étude, dont l’aménagement d’un environnement de travail au troisième étage du pavillon Hagen, la création d’un espace d’étude réservé aux étudiants diplômés au sixième étage de la bibliothèque Morisset, l’entreprise de grands travaux de rénovation au Pavillon Vanier avec l’édification d’une tour connexe à l’édifice et l’octroi d’espaces de travail aux étudiants diplômés pour la Faculté d’éducation au pavillon Lamoureux. Fait intéressant, Rachel Van Deventer, can- didate au poste de commissaire aux affaires universitaires pour la GSAÉD, propose dans son programme la création d’un comité auquel siègerait un étudiant de chaque association départementale dont l’objectif serait de com- bler les besoins dans la même année fiscale.

Suite de la page 3 L’idée est toutefois bien audacieuse, puisque les plans d’études et d’aménagements à l’Uni- versité se font généralement à l’intérieur d’une période minimale de cinq ans. Son rival, Serge Dupuis, reconnaît la valeur de cette idée mais croit aussi en une « stratégie plus globale », c’est-à-dire créer un espace étu- diant commun et accessible à tous pour com- bler les lacunes départementales. À ce sujet, l’Université assure toutefois que les problèmes se manifestent différemment d’un département à l’autre. Par exemple, les disparités sont bien plus grandes entre les besoins des Facultés de médecine et de droit et les Facultés des sciences sociales et des arts.

Les élections de la GSAÉD se dérouleront cette semaine, du 18 au 20 mars, sur le campus principal ainsi qu’à Roger-Guin- don. Pour plus d’information sur les em- placements et les heures d’ouverture des bureaux de scrutin, visitez http://elections.gsaed.ca/

des bureaux de scrutin, visitez http://elections.gsaed.ca/ » UCU Un processus à l’envers ? Même si Duval

»

UCU

Un processus à l’envers ?

Même si Duval affirme que les plans de réno- vation ne représentent qu’une première ébau-

che et que la prochaine étape est de consulter les étudiants, les représentants de la FÉUO et de la GSAÉD n’ont pas apprécié la façon avec laquelle le processus de réaménagement

a débuté. « Le Service de vie communautaire

a commencé le projet avec une idée. Le pro-

blème, c’est que les plans de rénovation ont été préparés et présentés aux gens sans que les étudiants aient été consultés préalable- ment », reproche Federico Carvajal, vice-pré- sident aux services de la GSAÉD. Carvajal explique que les plans de réa- ménagement en question ont été présentés pour la première fois en janvier aux « par- tenaires » du Centre universitaire, lesquels incluent un représentant de chaque asso- ciation étudiante ainsi que du Service de vie communautaire, du Service d’appui au suc- cès scolaire, des ressources des immeubles et des Services de la santé. Or, selon Federico Carvajal, les étudiants, les coordonnateurs de services ainsi que tous les autres membres concernés auraient dû être consultés avant même que soit des- sinée la première ébauche des plans de ré- novations. Amy Kishek est du même avis, voyant ces plans comme un gaspillage de ressources et de temps puisqu’ils risquent d’être complètement changés à la suite des consultations ouvertes.

Suite de la page 3

Retour à la case départ

Les partenaires du Centre universitaire se sont de nouveau rencontrés vendredi dernier et Federico Carvajal ainsi que Pam Hrick, pré- sidente de la FÉUO, en ont profité pour expri- mer leur déception et leur mécontentement à l’encontre de l’approche adoptée par le Service de vie communautaire dans ce projet. « L’attitude du Service de vie communau- taire a changé depuis. Le processus de réno- vation a été arrêté et va recommencer à partir du début, avec des consultations ouvertes », explique Carvajal, qui voit ceci comme une victoire pour les étudiants. Le projet de rénovations au deuxième étage du Centre universitaire ne verra donc pas le jour de sitôt. Toutefois, quelques changements peuvent être attendus d’ici à la fin de l’été 2008. Federico Carvajal parle notamment d’un agran- dissement du 1848, avec des bureaux actuelle- ment inoccupés qui pourraient être ajoutés au bar afin de l’équiper d’une cuisine. Pam Hrick explique qu’il sera également question d’aménager un bureau de la GSAÉD là où se trouve la salle des clubs. Le seul bu- reau de la GSAÉD se trouve actuellement à côté du café Nostalgica, sur la rue Cumber- land, et n’est pas accessible aux gens en fau- teuils roulants. La salle des clubs va quant à elle déménager de l’autre côté du lounge étu- diant, au rez-de-chaussée du Centre universi- taire, dans des locaux plus grands qui servent actuellement d’entrepôts.

LES JOURNÉES DE LA FRANCOPHONIE FRANCOPHONIE OUVERT À TOUS Toutes Toutes les les 2 2

LES JOURNÉES DE LA

FRANCOPHONIEFRANCOPHONIE

OUVERT À TOUS Toutes Toutes les les 2 2 journées journées (À (À partir partir
OUVERT
À
TOUS
Toutes Toutes les les 2 2 journées journées
(À (À partir partir de de 10 10 h) h)
Agora, Agora, UCU UCU & &
Terminus, Terminus, UCU UCU
Agora, UCU UCU & & Terminus, Terminus, UCU UCU Activités : Nourriture gratuite • • Films

Activités :

Activités :

Nourriture gratuite •

• Films

• Foire communautaire

Animation en direct •

• Conférences

Jeux • Débats •

• Discussions

Vin et fromage •

• Et plus encore…

Concerts •

Centre de

bilinguisme

211-B, UCU

Organisées par le Centre de bilinguisme de la FÉUO et ses partenaires :

(CHUO, Club d’immersion, la Patente, GRIPO, AÉÉC, AÉÉT, AÉÉPID, SEDFUO, La Rotonde, SVC, ILOB) Horaire des 2 journées au www.bilinguisme.feuo.ca/jfb2008

AÉÉC, AÉÉT, AÉÉPID, SEDFUO, La Rotonde, SVC, ILOB) Horaire des 2 journées au www.bilinguisme.feuo.ca/jfb2008

le 17 mars 2008

Actualités

PHOTO REPORTAGE » ÉLECTIONS FÉUO

Les élections en images

REPORTAGE » ÉLECTIONS FÉUO Les élections en images Photos par Jason Chiu. actualites@larotonde.ca
REPORTAGE » ÉLECTIONS FÉUO Les élections en images Photos par Jason Chiu. actualites@larotonde.ca
REPORTAGE » ÉLECTIONS FÉUO Les élections en images Photos par Jason Chiu. actualites@larotonde.ca
REPORTAGE » ÉLECTIONS FÉUO Les élections en images Photos par Jason Chiu. actualites@larotonde.ca
REPORTAGE » ÉLECTIONS FÉUO Les élections en images Photos par Jason Chiu. actualites@larotonde.ca

Photos par Jason Chiu.

Actualités

le 17 mars 2008

10 FILMS À RÉALISER 2 CONTINENTS À EXPLORER DÉPART : AUTOMNE 2008 www.muvmedia.tv CANDIDATS RECHERCHÉS
10 FILMS À RÉALISER
2 CONTINENTS À EXPLORER
DÉPART : AUTOMNE 2008
www.muvmedia.tv
CANDIDATS RECHERCHÉS
INSCRIVEZ-VOUS AVANT LE 9 MAI 2008.
POUR LES 18-30 ANS
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28 mars 2008
Campagne : 25 au
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En partenariat avec le Service de la protection, le Bureau d’intervention en matière
de harcèlement sexuel et la Fédération étudiante de l’Université d’Ottawa.
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Pour en savoir davantage sur la campagne contre la violence sexuelle :
www.harcelement.uOttawa.ca
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Afghanistan et Irak :

m r o f n I Afghanistan et Irak : Ottawa a fait partie de la

Ottawa a fait partie de la vingtaine de villes où des personnes ont manifesté leur désaccord face à la décision prise jeudi dernier par des députés conservateurs et libéraux. Ces derniers ont appuyé la motion sur l’extension de l’intervention militaire en Afghanistan jusqu’en 2011. Photo par Karine Desjardins.

Céline Basto

Quelques centaines de personnes ont parcouru les rues du centre-ville, sa- medi dernier, pour manifester leur désaccord face à la décision prise jeudi dernier par des députés conser- vateurs et libéraux approuvant la mo-

tion sur l’extension de l’intervention militaire au moins jusqu’en 2011. Des étudiants de l’Université d’Ottawa et de l’Université de Carleton ont débuté leur marche devant la Bibliothèque Morisset pour ensuite traverser les rues d’Ottawa et rejoindre diffé- rents groupes de pression tels que le Rassemblement outaouais contre la guerre et le Congrès du travail du Canada. Devant le Musée des Beaux- Arts du Canada, la foule a manifesté pour demander de mettre un terme à la guerre en Afghanistan et en Irak.

« Le pouvoir, c’est avec les gens ! Ce

n’est pas avec les partis politiques » clamait Françoise Bovin, députée du parti néo-démocrate qui a pris la pa- role en ajoutant que c’était en 2009 que la mission devrait être termi-

née et que, tout à coup, elle avait été prolongée jusqu’en 2011 et peut-être après cela en 2013. « Honte! », ont continué les manifestants.

« Nous résistons à la guerre! C’est

le cinquième anniversaire de la guer- re en Afghanistan et il y a deux jours, le gouvernement a passé une motion pour rester en Afghanistan pour trois ans de plus. Nous voulons montrer que les Canadiens sont contre la guerre et que nous aimerions voir l’argent dépensé ailleurs que dans la guerre », a affirmé Camille Woloch, de la Coalition étudiante contre la guerre. « C’est une question de priori- tés. Alors qu’on dit aux étudiants qu’il n’y a plus d’argent pour l’éducation, aux personnes âgées qu’il n’y a plus d’argent pour leurs médicaments, comment est-ce que le gouvernement

trouve des millions et des millions de dollars pour participer à une guerre injustifiable ? », a dénoncé un citoyen qui a préféré garder l’anonymat. Devant l’ambassade des États- Unis, des dizaines de manifestants se sont couchés sur le dos, faisant semblant d’être morts. « Une image symbolique pour démontrer ce que ce type [George W. Bush] fait en Afgha- nistan », a proclamé l’un des organi- sateurs. Acclamé par la foule rassemblée devant le Parlement, un sosie de M. Harper a fait un « aveu public ». « Quand ma mère m’a demandé ce que je voulais être quand je serai grand, je lui ai dit : le président des Etats-Unis ! », a-t-il ironisé. « La majorité des Canadiens est opposée à l’extension de la guerre en Afghanistan et les deux principaux

partis politiques canadiens ignorent complètement cela, donc je pense que c’est essentiel de faire entendre la voix de la majorité qui s oppose à l’extension de cette guerre-là », s’est indigné François Picard, le vice-pré- sident aux communications de la FÉUO, qui a pris part à cette mani- festation. Selon ce dernier, les étu- diants ont la responsabilité d’être à

la base du mouvement anti-guerre. « Historiquement, le mouvement étudiant a un rôle clef à jouer dans les mouvements sociaux et particu- lièrement dans les mouvements an- ti-guerre. Si on se souvient bien, au moment de l’invasion de l’Irak par les Etats-Unis, les étudiants étaient extrêmement présents dans le mou- vement pacifiste. », soutient-il. Cette manifestation a été organisée à l’échelle nationale, dans plusieurs villes telles qu’Ottawa, Toronto, Hali- fax et Winnipeg, par l’Alliance cana- dienne contre la guerre et a rassemblé des milliers de citoyens à travers le Canada.

le 17 mars 2008

Actualités

J’écris donc je pense

Andréanne Baribeau

Les étudiants veulent être consultés

L’administration de l’Université a été vexée et, telle un enfant qui ne veut pas admettre ses torts, elle se replie davantage sur elle-même et réitère sa position avec plus d’ardeur que jamais. Depuis le début de l’année, les critiques à l’égard de l’Université se sont multipliées mais plutôt que de s’engager dans un dialogue avec la communauté étudiante, l’administration semble s’être enfermée à double tour dans sa tour d’ivoire.

Une chronologie inquiétante

En automne, un groupe d’étudiants diplô- més en sciences politiques, portant le nom de Front de libération de l’Université (FLU), a distribué du café gratuit à l’extérieur du café Starbuck’s à Desmarais pour protester contre la venue de cet industriel sur le campus, au détriment d’un café étudiant. Le Service de protection est venu y mettre un terme. Des étudiants ont manifesté lors de l’inau- guration du pavillon Desmarais pour exiger une plus grande transparence dans le dossier des dons privés. Ils se sont fait repousser du revers de la main. Un Town Hall Meeting a été organisé en décembre dernier par l’Université afin de permettre à la communauté universitaire de venir partager leurs préoccupations avec la

haute administration. Les étudiants n’étaient pas invités. Philippe Marchand, membre du groupe No- tre campus, a demandé à l’administration de lui expliquer pourquoi il y avait une terrasse à Tabaret qui portait le nom « Ottawa Citizen Terrace », malgré un règlement qui proscrit l’allocation du nom d’un produit commercial à tout édifice sur le campus. Il a reçu une réponse qui n’en était pas une. En fin janvier, le groupe Notre campus avait organisé sa propre rencontre dans l’Agora afin de discuter ouvertement de la question du fi- nancement privé et de la transparence à l’Uni- versité d’Ottawa, sujets qui soulèvent de plus en plus d’inquiétudes chez les étudiants qui exigent maintenant que l’administration les écoute et réponde à leurs questions. Notre campus avait pris la peine d’inviter les membres de la haute administration, mais ceux-ci avaient décliné l’offre, exigeant plutôt une rencontre formelle avec les représentants étudiants de la Fédération étudiante (FÉUO) et de l’Association des étudiants diplômés (GSAÉD). Le groupe leur a donc récemment suggéré une réunion avec ces représentants, accompagnée d’un ordre du jour, d’un modé- rateur et de tout ce flafla nécessaire pour que l’administration se sente à son aise, mais à la condition de permettre au grand public d’y as- sister et de poser des questions.

Gilles Patry a refusé de nouveau : « L’objec- tif de cette rencontre n’est pas d’organiser ou de planifier un évènement public ou un débat, mais de discuter avec les deux exécutifs des sujets qui semblent vous préoccuper. Je ne crois pas pouvoir être plus clair ». Les membres du FLU ont tenté d’assister à la rencontre informelle du recteur et des profes- seurs au restaurant Jazzy la semaine dernière. Trois agents du Service de protection leur ont barré l’accès.

Le Service de vie communautaire a compris

Le service de vie communautaire a quelque peu surpris les étudiants la semaine dernière avec ses plans de rénovation du Centre uni- versitaire, visant à modifier largement le rez- de-chaussée ainsi que le deuxième étage où se trouve le Terminus. Les représentants des associations étudiantes du campus ainsi que les coordonnateurs des services affectés par ces plans n’ont guère apprécié la façon avec laquelle le projet leur a été présenté, exigeant plutôt que le processus reparte de la case zéro et que les étudiants soient consultés avant que tout plan soit tracé. Le message semble avoir été reçu par le Ser- vice de vie communautaire. Je pense bien que celui-ci a compris l’essence du problème, le message qui émane de la population étudiante

depuis le début de l’année : les étudiants veu- lent être consultés. Ils veulent être consultés à la minute où l’administration envisage un projet qui pourrait les affecter. Cette étape devrait être la première dans tous processus décisionnels majeurs de l’Université, comme c’est le cas à l’UQAM, où l’administra- tion envoie en moyenne deux courriels par se- maine à sa population étudiante pour annoncer des consultations publiques sur des questions importantes tels le financement, la restructura- tion, l’aménagement de l’espace, etc. Car avant tout, c’est notre bac qui va porter le nom Telfer, c’est dans notre estomac que se retrouve la bouffe des services alimentaires, c’est nous qui étudions à la bibliothèque à côté de la machine à espresso du Second Cup, c’est notre espace d’étude, de socialisation et de services étudiants qui va être affecté par des rénovations et c’est notre argent qui finance le tout. Pourquoi ne sommes-nous pas les premiers à être consultés? La haute adminis- tration n’a vraiment rien à perdre en décidant de faire le virage, comme l’a fait le Service de vie communautaire, sauf peut-être la distance qu’elle a su instaurer entre elle et sa commu- nauté étudiante, laquelle devrait être le pre- mier de ses soucis. Comme dirait notre recteur, je ne crois pas pouvoir être plus claire. atualities@larotonde.ca

Revue de presse universitaire

Alexa Biscaro

Fraudeurs!

Étudiants, gardez vos porte-monnaie près de vous ! Cette semaine, deux journaux uni- versitaires font état de scandales monétaires qui frappent leur campus. À l’Université de Waterloo, c’est l’Imprint qui sonne l’alarme. Un article dénonce les multiples « représen- tants » de salon de beauté de la région qui offrent des forfaits qui s’avèrent littéralement trop beaux pour être vrais. On vous propose des économies impres- sionnantes : parfois jusqu’à 90% de rabais pour quatre sessions et, surprise, le repré- sentant se promène avec une machine de dé- bit afin de pouvoir rendre votre transaction plus facile. Et ensuite… rien. La journaliste en question, qui a été une des victimes des fraudeurs, explique que lorsqu’elle a tenté de

faire un rendez-vous au salon, elle a décou- vert qu’il n’existait plus. Dans d’autres cas, les représentants n’étaient pas du tout affi- liés au salon et donc les certificats n’étaient pas acceptés. Du côté de l’Université McGill, The Daily rapporte un scandale qui s’est produit dans la librairie officielle de l’université. Pendant la période du 2 au 18 janvier 2008, plusieurs étudiants ont été victimes de ce qui est appelé « clonage » de carte débit. En d’autres termes, la machine à débit recueille l’information électronique disponible sur votre carte, infor- mation qui sera utilisée plus tard par les frau- deurs. L’administration de McGill a récem- ment prié tous les élèves qui auraient utilisé leur carte débit pendant la période indiquée

de vérifier leurs comptes bancaires. Certains étudiants ont découvert que plus de 1000$ avaient été retirés. Heureusement, il n’y a pas encore eu de cas où la banque a refusé de rem- bourser les pertes.

Une nomination importante

Vendredi dernier, le conseil des Gouverneurs de l’Université Concordia a unanimement approuvé la Dre Judith Woodsworth en tant que future présidente de l’université. Selon The Link, cette rencontre était peut-être la plus importante dans l’histoire du conseil : la même journée, deux autres femmes ont été nommées à des postes administratifs clés. Eli- zabeth Morey, élue au poste de doyenne des

étudiants, note que, bien que ceci représente un pas vers l’équité, d’autres événements constituent un recul tout aussi important. Elle mentionne la disparition du Bureau sur le sta- tut de la femme, qui, selon elle, fait partie d’un mouvement national qui tend vers l’abandon des groupes centrés sur les préoccupations de la femme. L’équité salariale, une loi fédérale depuis 1995, serait, en principe, un autre objectif re- latif à l’égalité entre les sexes qui semble avoir été oublié à Concordia, effet secondaire de la disparition du Bureau sur le statut de la fem- me. Woodsworth espère que, avec la diversifi- cation de l’équipe administrative, il sera plus facile d’apporter des changements au statut quo qui semble régner.

La Rotonde vous invite pour de la pizza et un peu de philosophie Mercredi à
La Rotonde vous invite pour de la pizza et un peu de philosophie
Mercredi à 13h
Jeudi à partir de 17h30
Sophie Bourgon, Caroline Lester et Caroline Morneau
s’affrontent pour le poste de Chef de pupitre de la section
Arts et culture
Guy Hughes et Houda Souissi
s’affrontent pour le poste de Chef de Contenu web
Céline Basto
présente sa plateforme pour le poste de Chef de pupitre,Actualités
Romain Guibert
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Actualités

le 17 mars 2008

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le 17 mars 2008

Actualités

Étudiants internationaux :

un comité qui s’interroge

Céline Basto

Certains étudiants de deuxième et troisième cycles sont découragés par la situation actuelle des étu- diants internationaux. Alors que les droits de scolarité tournent autour des 12 000 dollars par année, ces étudiants n’ont ni accès aux aides gouvernementales, ni à un grand nombre de bourses, et l’Université semble les oublier. Au cours de cette année scolaire, un comité d’étudiants internatio- naux des études supérieures s’est créé afin de soulever les principaux problèmes auxquels font face ces étudiants et de proposer des recom- mandations à l’administration de l’Université d’Ottawa.

Des frais de scolarités trop élevés

Pour Philippe Marchand, du co- mité des étudiants internationaux, les droits de scolarité sont si élevés qu’ils causent un problème en ter- mes d’accessibilité. Selon lui, « ce qui arrive c’est que ce sont les étu- diants internationaux qui viennent déjà de classes probablement aisées dans leurs pays d’origine ou qui sont subventionnés par leur pays qui peuvent venir étudier au Canada. » De plus, Marchand se demande si l’Université ne ferait pas ainsi de l’argent sur le dos des étudiants étrangers. « En tant que Canadiens, nous finançons 40% de nos études et le gouvernement finance les 60% restant. Mais les frais des étudiants étrangers sont deux fois et demie plus élevés pour les étudiants au doctorat et peuvent monter jusqu’à trois fois pour les étudiants au bac- calauréat », explique Marchand. Pour contrer ce problème, Mar- chand estime que les universités devraient offrir un financement minimum pour tout étudiant. Cette mesure améliorerait l’accessibilité, contrerait le problème de décrocha- ge qui, selon Marchand, est impor- tant, en plus d’encourager les étu- diants à finir leurs études à temps.

Des bourses quasi inexistantes

Comme les étudiants internationaux ainsi que leurs parents ne paient pas d’impôts au Canada, ces premiers ne jouissent pas d’aides gouverne- mentales. Jennifer Ciolfi, agente d’internationalisation du campus au Bureau international de l’Université d’Ottawa, nous confirme cette si- tuation. « Pour un étudiant inter- national, qui n’a pas son statut de résidence, il n’a pas le droit à l’aide financière du gouvernement. Ce sont surtout les Facultés qui offrent des bourses, mais il n’y en a effec- tivement pas beaucoup. Au Bureau international, nous offrons sim- plement une aide d’urgence. C’est un montant qui peut aller jusqu’à 1000$ mais que l’étudiant doit par la suite rembourser. C’est vraiment

l’étudiant doit par la suite rembourser. C’est vraiment Dessin par Francis Chartrand. un dépannage », soutient

Dessin par Francis Chartrand.

un dépannage », soutient Ciolfi. Cette dernière nous confie éga- lement que la meilleure place pour trouver des bourses est dans le pays d’origine des étudiants. Toutefois, dans certains cas, des conditions s’imposent, telles qu’un retour obli- gatoire de l’étudiant dans son pays d’origine.

Di cultés d’admission

Claire Vedrine, étudiante de natio-

nalité française, qui réalise son doc- torat en cotutelle avec l’Université de Montpellier-I, estime qu’en tant qu’étudiante internationale de doc- torat, elle ne reçoit pas assez d’aide de la part de l’Université d’Ottawa.

« Au niveau du premier cycle, il y a

le Bureau international, mais ils ne s’occupent pas trop des étudiants diplômés, voire pas du tout. Quand je suis arrivée, ils me disaient que pour nous il n’y avait rien, que c’était surtout au niveau du bac- calauréat, voire de la maîtrise, ou alors pour les étudiants d’échange.

Il nous renvoient à la Faculté d’étu-

des supérieures et post-doctorales, mais eux n’ont rien de particulier pour les étudiants internationaux », dénonce-t-elle. Faisant partie du comité des étu- diants internationaux, Vedrine a eu l’occasion de discuter des nombreux problèmes auxquels font face ces étudiants. Selon ce comité, l’infor- mation présentée sur le site Inter- net ou envoyée à l’étudiant une fois accepté est insuffisante, puisqu’elle ne se penche pas suffisament sur les questions spécifiquement reliées aux étudiants internationaux. De plus, ce comité se penche aussi

sur les différentes démarches et dé- lais qui représentent un grand défi

à surmonter pour ces étudiants. En

fait, arrivée au Canada en septem- bre 2007, Vedrine avoue avoir pris un grand risque. Dans son cas, le

processus d’acceptation, qui a pris plus d’un an et demi à être conclu,

a été assez laborieux. « Comme il ne

s’agit pas d’un programme d’échan- ge standard mais plutôt d’un dou- ble programme, il me fallait une convention personnelle. Cela a pris

un an et demi. En fait, je suis arrivée au Canada en septembre 2007, la convention a été signée après mon arrivée », confie-t-elle. Pour ce qui est du dossier des cours non crédités, le comité se pose quelques questions. « Quand un étudiant arrive avec sa maîtrise en main, la Faculté peut lui deman- der de suivre un certain nombre de cours qu’elle ne considère pas comme crédités. Nous nous posons quelques questions par rapport aux critères sur lesquels reposent ces décisions et qui les prend. En plus, comme cela dépend des Facultés, ce sont des questions délicates et sub- jectives. », soutient Vedrine.

« Accès à une formation de qualité »

En 2005, l’Université a admis 1 610 étudiants internationaux au niveau du baccalauréat et 449 autres au niveau des études diplômées. Ne faisant pas de campagnes de marke- ting pour recruter des étudiants in- ternationaux, l’Université s’appuie

sur le réseautage. Le modèle classi- que de la mobilité étudiante, repo- sant sur une entente d’université à université pour un certain nombre de places, est révolu.

Gilles Breton, vice-recteur associé (international), estime qu’il faut fai- re un pas de plus. « Je pense que la mobilité étudiante est actuellement

un vecteur pour vraiment bonifier la formation étudiante. Si on veut faire cela, il faut vraiment le faire d’une manière différente. Il faut tout sim- plement ramener la mobilité dans chaque programme », nous confie- t-il. Dans ce sens, le but de l’Univer- sité est ainsi de se réseauter à un

programme qui offre une spécialité évidemment plus forte par rapport

à ce qu’offre l’Université d’Ottawa.

Cette approche étant réciproque, les autres universités se doivent d’en-

voyer des étudiants. « Ce n’est plus

à un étudiant de se structurer un

séjour d’études, c’est à nous de l’or- ganiser. Cela change tout pour l’étu- diant. Ce qu’il doit faire, c’est postu- ler dans son programme puis gérer sa carrière étudiante en fonction de ce qu’il veut faire » soutient Breton en indiquant que cette année entre 200 à 300 élèves ont été envoyés à l’étranger et que l’Université a reçu le même nombre d’élèves. L’idée, selon Breton, est d’utiliser les réseaux internationaux de qua-

lité pour permettre aux étudiants d’avoir accès à des programmes de formation qui vont leur permettre d’avoir une éducation de qualité. « Le savoir est tellement éclaté qu’il n’y a plus une unité académique

sérieuse qui peut prétendre être

capable de faire le tour de tous les domaines de spécialités. Dans ce sens-là, il y une solution, c’est l’in- ternationalisation », estime Breton.

CALENDRIER DU 17 AU 23 MARS

ACTIVITÉS CAMPUS

Quoi ? Élections et référendum de la GSAÉD Quand ? Du 18 au 20 mars Site web: Pour plus d’information sur l’emplacement et les heures d’ouverture des bureaux de scrutin, visitez http:// elections.gsaed.ca/voters_fr.htm

Quoi ? Journée du bilinguisme et de la francophonie Quand ? Le 20 mars de 10h à 23h45 Où ? Centre Universitaire Site web: http://www.bilingualism.feuo.ca

Quoi ? REZ CUP Quoi ? Venez participer au tournoi de ping-pong de résidence Quand ? Le 21 mars de 17h à 20h Où ? Sous-sol de la résidence Leblanc ou Thompson Info: 613-562-5800 poste 3165

CONFÉRENCES

Quoi ? Santé dans les communautés Quand ? Le 18 mars de 11h30 à 13h Où ? Pavillon Simard, salle 129

Quoi ? Development and in vitro analysis of autologous genipin cross-linked fibrin hydrogels as scaffolds for human articular cartilage tissue engineering Quand ? Le 18 mars de 11h30 à 12h30 Où ? Pavillon Roger Guindon, salle 2022 Détails : Conférence offerte en anglais seulement

Quoi ? Conférence Greenberg & Droit de l’environnement Quand ? Le 19 mars de 11h30 à 13h Où ? Pavillon Fauteux, salle 351

Quoi ? Séminaire étudiant en chimie (inorganique/ physique) Quand ? Le 19 mars de 13h à 15h Où ? Pavillon D’Iorio, salle 214

Quoi ? Colloque en Physique : Professeur Karin Hinzer Quand ? Le 20 mars de 14h30 à 16h Où ? Pavillon MacDonald, salle 121 Site web: http://www.physique.uottawa.ca/bienvenue.html

Quoi ? Le français : langue de mondialisation - Conférence de Jean-Benoît Nadeau dans le cadre de la Journée internationale de la Francophonie Quand ? Le 20 mars de 14h30 à 16h Où ? Pavillon Desmarais, salle 1160 Site web: http://www.sciencessociales.uottawa.ca/fra/

Affiche_FSS-franco_000.html

Quoi ? « L’Antiromantique. Hegel contre le romantisme ironique » Quand ? Le 20 mars de 17h30 à 19h30 Où ? Pavillon Desmarais, salle 3120

ATELIERS

Quoi ? Trouvez des articles Quand ? Le 19 mars de 10h à 11h Où ? Bibliothèque Morisset, salle 144

Quoi ? Portes ouvertes à la Clinique de droit notarial Quand ? Le 19 mars de 9h à 17h Où ? 165 du Portage, Gatineau

Quoi ? La vie après la Faculté de droit Quand ? Le 19 mars de 11h30 à 13h Où ? Pavillon Fauteux, salle 147

Quoi ? Réussir un travail bien structuré Quand ? Le 19 mars de 13h à 14h Où ? 101 Université

Quoi ? Collections de bibliothèque au bout des doigts Quand ? Le 20 mars de 13h à 14h Où ? Pavillon Morisset, salle 144

le 17 mars 2008

Caroline Morneau culture@larotonde.ca

Arts et Culture

EXPOSITION

Le souffle mythique de François Chalifour

Valérie Mandia

Des lignes courbes embrassent d’épais segments d’un rouge vif, alors que des flammes semblent jaillir des mailles de la toile. Des croissants lunaires se dévoilent par- fois sous des strates regorgeant d’un souffle chaud, alors qu’une houle de poudre de bronze envahit la surface du tableau. Les œuvres peintes de François Chalifour sont de vérita- bles contrées baignées de mystères. Les passionnés d’art auront l’occa- sion de plonger au cœur de son tra- vail artistique à l’espace Odyssée de la Maison de la culture de Gatineau où il présente une exposition solo intitulée « Les Mythologies ». Prati- quant depuis plus de 20 ans la pein- ture, Chalifour explore différents supports en passant par le dessin, l’installation multidisciplinaire et la performance. Théoricien, docteur en sémiologie, enseignant au Cégep de l’Outaouais, à l’Université du Qué- bec en Outaouais et à l’Université du Québec à Montréal, l’artiste a plus d’une corde à son arc pour faire va- ciller les pupilles du spectateur. Il a également exposé au Québec, dans le reste du Canada et en France. Son exposition « Les Mytholo- gies » incarne le préambule d’un projet assez osé : celui d’une recons- truction de la Grèce antique après un voyage en 2005. Toutefois, la mémoire mythique le passionnait bien avant son excursion: « Dans la chronologie de la production des œuvres, la série “Les Mythologies’’ précède mon voyage en Grèce et par le fait même l’idée qui s’en suivit de la reconstruire », précise Chalifour. L’exposition présente des toiles transformées en terres de lutte et de jeux sensoriels. En effet, le specta- teur a parfois la curieuse impres- sion d’un déséquilibre. Chalifour situe son spectateur dans une sorte de confusion spatiale, dans une sor- te de labyrinthe de Crète. Ainsi, des personnages mythiques tels que Dé- dale, Icare, le Minotaure et Ariane laissent leurs traces dans l’espace. Les œuvres de l’artiste débordent de leur cadre et envahissent l’espace de l’observateur par une fusion entre peinture et sculpture. Marie Hé- lène Giguère, artiste et coordonna- trice des espaces d’exposition de la Maison de la culture, est fière d’ac- cueillir ce créateur : « Ce que j’ap- précie d’autant plus de son travail,

c’est qu’il utilise l’espace. J’attendais depuis longtemps qu’un artiste fa- çonne l’espace Odyssée d’une façon non conventionnelle et Chalifour est parvenu à ce non-conformisme ». La géométrie chez Chalifour rap- pelle parfois les céramiques peintes et les grandes arabesques tumul- tueuses des fresques grecques. Il réactive l’univers mythique d’une Grèce antique en lui accordant les couleurs de sa palette personnelle à travers des abstractions. Il s’éloigne ainsi des tendances antiques, qui de plus en plus, cherchaient à humani- ser le divin. Chalifour commente :

« Les couleurs renvoient à une cer- taine “psychologie” toute person- nelle et toute fantasmatique et sont associées au rouge du feu, au bleu de l’eau ou du ciel, au noir de l’antre ou de la terre. Elles pourraient effecti- vement servir de lien entre ce blanc des ruines qui restent, et la couleur des objets originaux qui était, si l’on en croit les reconstitutions histori- ques, fort éclatante. Le Parthénon, par exemple, était recouvert, sem- ble-t-il, de rouge et de bleu, entre autres couleurs ». Chalifour laisse transparaître l’atelier de confection de l’œuvre. Il ne cache pas au spectateur les éta- pes d’agencement de ses matériaux. Ici un côté de toile léché au pin- ceau, alors que plus loin, émerge un morceau de canevas immaculé. Ces tableaux sont de véritables « fabri- ques ». La démarche picturale vaut autant que le résultat final. Le fin observateur remarquera que le symbole des ailes laisse son empreinte sur les surfaces éclatées du créateur. Seraient-elles les voilu- res de plumes et de cire qu’utilisè- rent Icare et son père Dédale pour s’enfuir du Labyrinthe de Crète? Celles que la chaleur du soleil fit fondre, faisant ainsi tomber Icare dans la mer. Peut-être cette mer est-elle représentée par cette im- mense toile bleutée perchée du haut d’un mur de la galerie ? Une trame narrative s’opère donc entre les différentes œuvres de l’artiste. Ce dernier laisse à l’observateur des ré- sidus mythiques qui lui permettent de reconquérir et de savourer une histoire gravée sur les galets d’une Grèce lointaine. « Les Mythologies » à l’Espace Odyssée de la Maison de la culture de Gatineau, 855, boulevard de la Gappe présentée jusqu’au 23 août 2008.

boulevard de la Gappe présentée jusqu’au 23 août 2008. Les oeuvres peintes de François Chalifour sont

Les oeuvres peintes de François Chalifour sont de véritables contrées baignées de mystères. Photo par Karine Desjar- dins

le 17 mars 2008

Arts et Culture

LES JOURNÉES DE LA FRANCOPHONIE

Fait français et bilinguisme

Caroline Lester

Les mercredi 19 et jeudi 20 mars, le Centre de bilinguisme organisera en collaboration avec plusieurs clubs, associations et organismes du cam- pus une série d’événements pour célébrer la Journée internationale de la francophonie et la Semaine de la langue française. Indicatif révé- lateur des enjeux qui en ont motivé l’organisation, cette célébration ini- tialement appelée « La Journée de la Francophonie et du bilinguisme » est maintenant publicisée comme « Les Journées de la Francophonie ». Foires, spectacles, conférences, projections de films, discussions et débats occuperont les deux journées de célébrations, chaque événement étant organisé par un club ou une as- sociation différente. Anita Goela, re- présentante de l’Association des étu- diants en traduction, coordonne l’ac- tivité « Fabriqué en Dinde : Made in Turkey », qui se tiendra ce mercredi à 14 h au Terminus. Les participants seront évalués par des professeurs du département de traduction sur des exercices de traduction de divers niveaux de difficulté, et pourront ga- gner des prix. Exemple moins ludi-

et pourront ga- gner des prix. Exemple moins ludi- Dessin par Francis Chartrand. que, mais particulièrement

Dessin par Francis Chartrand.

que, mais particulièrement intéres- sant, la conférence de Sylvie Lauzon, vice-rectrice associée aux études sur « L’état des lieux du français à l’Uni- versité d’Ottawa » aura lieu ce jeudi à l’Agora du Centre universitaire. Nicolas Séguin, coordonnateur du Centre de bilinguisme, explique

l’évolution du projet : « Initiale- ment, le but, c’était de rassembler les clubs et associations qui travaillent déjà en partie sur la francophonie, le bilinguisme. Dès la première rencontre, tout le monde voulait faire un événement commun. […] Et moi, depuis (mes débuts comme)

coordonnateur […], je voulais que la Journée de la Francophonie soit soulignée de façon plus évidente.» « Ce n’était pas tout de l’orga- niser, c’était aussi de voir ce qu’on voulait faire vraiment (et) comment on voulait appeler ça », ajoute Ève Ferreira-Aganier, responsable des événements et des bénévoles. « (Les organisateurs avaient) aussi diffé- rents points de vue, alors on a es- sayé de rassembler tout le monde. Certains auraient (préféré une célé- bration) plus bilingue, d’autres plus radicale (…) ». S’ils s’orientaient initialement vers un événement à caractère bilingue, finalement, l’ac- cent est plutôt mis sur la franco- phonie : « Sur le campus, ce qui est bilingue, ça a tendance à aller plus vers l’anglais, alors nous on va ten- dre plus vers le français, et il n’y a rien de mal avec ça », conclut-elle. Le coordonnateur du Centre sou- ligne tout de même que « toutes les activités sont ouvertes à tout le mon- de et accessibles aux anglophones », peu importe leur niveau de compré- hension du français. « C’est à conno- tation francophone, mais presque tout va être bilingue. […] C’est inté- ressant de voir ce mélange-là de gens

qui s’impliquent, et qui veulent utili- ser le français, être proactifs envers l’utilisation du français. » Pourtant, on peut se demander si le choix du nom « Les Journées de la Francophonie » incite suffisamment les anglophones à la participation; après tout, lorsqu’il parle de partici- pants anglophones, Nicolas Séguin fait surtout référence à des étudiants faisant partie du régime d’immersion en français. Sur un campus majoritai- rement anglophone, « Les Journées de la Francophonie » (expression traduite en anglais par « The Fran- cophonie Days ») permettront-elles au Centre de rejoindre les étudiants peu sensibilisés au fait français? Évidemment, il faudra attendre la fin de la célébration pour savoir si ce défi de taille sera relevé. Soulignons tout de même que le Club d’immer- sion, qui a contribué à l’organisation des activités, connaît une croissance exponentielle depuis sa création, à tel point qu’il devra limiter à 250 le nombre de nouveaux membres qu’il acceptera l’an prochain. L’élabo- ration de tels partenariats entre le Centre de bilinguisme et une variété de groupes étudiants semble donc annoncer un bilan plutôt positif.

GALERIE LA PETITE MORT

Pour une histoire d’un soir

Caroline Lester

Ce vendredi soir, un espace intime, de la musique branchée et les Illus- trations d’une histoire qui n’est pas encore écrite sont de connivence à la galerie La Petite mort, pour nous proposer une « histoire d’un soir » en compagnie des œuvres de Jane Burnstein. L’artiste exposera pour la première fois, et lors d’une soirée seulement, une série intitulée Contes de Matil- da : illustrations d’une histoire qui n’est pas encore écrite. Elle y retrace le fil de la vie de Matilda, depuis sa tendre enfance jusqu’à l’aigreur de sa vieillesse. Qualifiant son style comme étant du « réalisme magique », Jane Burnstein explore dans chacune de ses œuvres des thématiques conflic- tuelles, avec un ton visuel plutôt lu- dique, et un peu brouillon. Les One Night Stand, ou « his- toires d’un soir » de La Petite mort sont des vernissages hebdomadaires ne durant qu’un seul soir, formule unique à cette galerie. Daniel Delisle, assistant au directeur de la galerie, élabore un peu plus sur cet aspect qui distingue La Petite mort des autres; « Ici, les artistes paient une adhésion fixe, et leurs œuvres sont toujours disponibles au public (dans le sous-sol de la galerie, ndlr). » L’en- tente prévoit entre autres que l’artis- te membre s’engage à produire des œuvres régulièrement pour ces brefs vernissages. Mais pourquoi exposer pendant à peine 24 heures? « Il y a beaucoup de monde qui pense que cela peut re-

présenter un désavantage, concède Delisle. Mais c’est cela l’idée aussi, c’est de créer un buzz autour de l’ar- tiste. Cela crée un événement. […] C’est l’une des valeurs de la galerie aussi, le changement, le renouvelle- ment. Les gens peuvent venir chaque semaine et voir quelque chose de dif- férent, ce qui est rare. » Il souligne également que le carac- tère sexuel de l’expression One Night stand n’est pas le fruit du hasard. « Picasso a dit « l’art et la sexualité, c’est la même chose […]» Il y a beau- coup d’analogies à faire entre l’art et le sexe. » Faisant preuve d’originalité, et pas seulement dans son format de pré- sentation, La Petite mort cherche à exposer des œuvres aux thématiques peu explorées ailleurs. « C’est une des seules galeries de la région qui pousse autant (la culture urbaine). La Petite mort laisse une visibilité aux artistes qui n’auraient pas vraiment d’autre endroit où exposer en raison de leur contenu, de leurs thématiques. […] L’art urbain, c’est cela, c’est la réap- propriation de l’espace. Par exemple, les graffitis explorent beaucoup la li- mite entre l’espace public et l’espace privé. […] Il y a aussi la convergence entre l’art et le design. » La limite entre l’espace public et privé vue sous l’angle de l’art urbain revient, par exemple, à considérer la multiplication des affiches publicitai- res comme une sorte de « pollution » de l’espace visuel public par le privé. Ce questionnement de la limite entre ces deux espaces est particulière- ment actuel.

entre ces deux espaces est particulière- ment actuel. Jane Burnstein verra sa série d’œuvres « Matilda

Jane Burnstein verra sa série d’œuvres « Matilda Tales » exposée ce vendredi seulement, de 19 h à 21 h, dans le cadre des « One night stand », expositions éclairs uniques en leur genre, offertes régulièrement à la galerie La Petite mort.

Arts et Culture

le 17 mars 2008

JEUX DE LA COMMUNICATION CÉCILE GLADEL Majuscule part à l’aventure Devenir journalo-écolo Caroline Morneau
JEUX DE LA COMMUNICATION
CÉCILE GLADEL
Majuscule part à l’aventure
Devenir journalo-écolo
Caroline Morneau
réussir à terminer cette prestation,
composée par les participants,
avant la date de représentation.
Les mauvaises nouvelles semblent
s’acharner sur le Show Q. À trois
semaines du moment fatidique,
l’une des trois têtes pensantes du
spectacle annonce qu’elle ne pour-
ra pas être à Trois-Rivières. « Le
niveau de stress est à son comble!
Puis un ange est descendu du ciel,
Julie Séguin, elle-même qui a com-
posé notre succès Majuscule part à
l’aventure! », me confie Carignan.
L’objectif que s’était fixé Cari-
gnan : obtenir la troisième place.
Elle juge que cela est ambitieux vu
l’ampleur des problèmes qu’ils ont
depuis le début.
Et ce fameux Majuscule a fait
parler de lui une fois la représenta-
tion passée. « Le lendemain matin,
déjeuner à la cafétéria, je suis un
peu sonnée du party post-show Q
de la veille, je mange mes toasts et
j’entends “Majuscule, majuscule!”
Notre Majuscule à nous! J’ai des
larmes plein les yeux! »
Le samedi après-midi a lieu le
gala de remise des prix. Dans la
tête de la metteure en scène, tout
est confus. Sa troisième place sem-
ble compromise, quelques critiques
plutôt acerbes ayant circulé sur la
performance d’Ottawa. Le moment
fatidique arrive, tout le monde se
masse autour de Joëlle et finale-
ment, l’annonce de la troisième
place, Ottawa. Au moment d’aller
récolter sa médaille, tout le monde
scande Majuscule.
Encore sur son nuage près d’une
semaine après l’événement, Ca-
rignan déclare : « Mon but, je l’ai
atteint, grâce à vous mes amours
d’Ottawa! ».
Chloé Rondeleux
Trois-Rivières. Début mars. En
pleine tempête de neige, une délé-
gation de 35 participants de l’Uni-
versité d’Ottawa assiste aux 12e
Jeux de la communication. L’ob-
jectif de ces Jeux est de permettre
à des gens de huit différentes uni-
versités canadiennes de tisser des
liens ainsi que d’explorer différents
domaines du milieu des communi-
cations, des médias, de la publicité
et des relations publiques.
En plus des diverses épreuves
dans lesquelles les participants
doivent s’inscrire, il y a le Show Q
également appelé le show culturel.
Le thème de cette année était le
son, la phonétique. Trois discipli-
nes doivent figurer parmi le specta-
cle, à savoir le chant, la danse et le
théâtre. Quelques contraintes sont
établies. La performance doit être
d’une durée de 12 à 15 minutes in-
clusivement et durant 1 minute et
30 secondes, il doit y avoir sur scè-
ne 16 personnes en même temps.
Les Jeux qui ont débuté en octo-
bre 2007 ont perdu leur metteur en
scène au mois de janvier. Le défi est
de trouver une personne assez éner-
gique pour reprendre le flambeau et
mener à bien cette expérience. Cette
personne fut trouvée et Joëlle Ca-
rignan s’est embarquée « les pieds
joints, les yeux fermés, le souffle cou-
pé et la fly baissée » dans une aven-
ture extraordinaire. « Les mots me
manquent pour décrire dans quoi je
m’étais embarqué à ce moment-là! »
Les répétitions ont donc eu lieu
avec cette nouvelle metteure en
scène. Tous les dimanches soir, à
l’agora du Centre universitaire. Un
nouveau défi se pointe à l’horizon,
Paris. Le 28e Salon du livre est en
proie à une vive polémique. Les
pays arabes appellent en effet à son
boycott afin de protester contre la
mise à l’honneur de la littérature is-
raélienne (à l’occasion des 60 ans de
la création de l’État hébreu) en rai-
son de la politique de l’État hébreu
envers les Palestiniens.
Gatineau. La 29e édition du Sa-
lon du livre de l’Outaouais (SLO)
battait son plein du 28 au 2 mars
au Palais des Congrès. Cette année,
c’est le thème de l’évasion qui avait
été choisi, une invitation au voyage
vers « une île paresseuse où la na-
ture donne/des arbres singuliers et
des fruits savoureux » comme écrit
Baudelaire dans son poème Parfum
exotique. Une échappée dont on
profitait bien volontiers en cet hiver
plus que neigeux…
C’est au stand de la maison d’édi-
tion Les intouchables que j’avais
rendez-vous avec Cécile Gladel. An-
cienne étudiante en science politi-
que à l’Université d’Ottawa, fidèle à
La Rotonde de 1988 à 1993, écrivant
régulièrement pour La Presse et
travaillant comme recherchiste à la
maison de production Blue Storm,
notamment pour la « La vie en
vert » diffusée sur Télé Québec. En-
tre autres activités, elle était présen-
te au SLO pour présenter son pre-
mier livre intitulé L’écolo-écono. Un
petit guide « d’astuces pour proté-
ger la planète et votre portefeuille »
comme l’annonce la couverture. Et
c’est en effet une légende qu’il faut
avoir de l’argent pour être écolo
que l’auteure tente de démythifier.
Le livre ne contient pas de grandes
révélations, mais il offre une multi-
tude d’adresses et de liens Internet
utiles. De plus, son organisation en
projets du mois puis en saisons est
une excellente façon de devenir de
plus en plus écolo au fil de l’année
Cécile Gladel était au Salon du livre de l’Outaouais pour y présenter son
premier livre intitulé L’écolo-écono. Photo par Chloe Rondeleux
(une bonne idée de résolutions pour
commencer la nouvelle année!)
Et si on se mettait au « vert » ?
Après avoir commandé un sandwich
servi dans une boîte jetable (rien
d’autre n’est disponible lui a-t-on
répliqué) à la cafétéria du Palais des
Congrès, nous commençons l’inter-
view. Déjà sensibilisée par la « Se-
maine verte » du mois de janvier,
de », me répond-elle. Réponse qui
me donne l’occasion de rêver un bref
instant à une ville baptisée OttawaU
dans laquelle tous les étudiants
utiliseraient les poubelles de recy-
clage et où la cafétéria serait verte…
«Pour moi une université est le lieu
de tous les possibles, c’est le lieu de
toutes les initiatives, de toutes les
nouveautés. Dans mon livre, je par-
le des gestes que l’on peut faire au
travail comme remplacer tout ce qui
est jetable, utiliser le vélo, éliminer
la voiture et prendre les transports
en commun. Les gestes écologiques
au niveau individuel ou collectif
sont les mêmes, c’est juste qu’ils se
multiplient dans les collectivités. Et
en plus les institutions, entrepri-
ses, école, etc. peuvent économiser
je
me lance dans une question sur
de l’argent à un moment donné.
la
politique écologique que pourrait
Par exemple si l’université décide
et
devrait mener l’Université d’Ot-
tawa. « Une université c’est une pe-
tite ville. On peut avoir exactement
les mêmes gestes que dans une ville.
Je ne peux pas trop me prononcer
sur l’Université d’Ottawa, car je ne
connais pas bien ses politiques : ce
qu’elle fait, jusqu’où elle va. Mais
d’utiliser des ampoules à faible
consommation d’énergie, sa facture
d’électricité va baisser au bout d’un
moment. C’est surtout au niveau
des énergies (électricité, gaz…) que
les universités peuvent économiser
beaucoup. » Si seulement sa parole
pouvait être entendue et appliquée
je sais qu’à l’Université du Québec à
Montréal, des étudiants ont décidé
de publier un guide de sensibilisa-
par ceux qui décident des politiques
à mener!
tion sur le recyclage et la cafétéria
Souvenirs rotondesques
a décidé de ne plus distribuer de
vaisselle jetable. Au Québec, il y a de
plus en plus de cafétérias vertes, ça
commence à prendre de l’amplitu-
« Pour moi, La Rotonde a été mon
tremplin, mon école. J’ai tout ap-
pris à la Rotonde. Mon bac en jour-
nalisme ça a été mes cinq années à
La Rotonde » me confie-t-elle entre
deux bouchées de pain de mie. Cu-
rieuse d’en connaître davantage sur
le passé du journal qui fête cette an-
née ses 75 ans je la pousse à me révé-
ler quelques « histoires primeur ».
« J’ai corrigé le premier texte de
Patrick Lagacé. Maintenant, Patrick
est la vedette de tous ceux qui sont
passés à La Rotonde. Il a été chro-
niqueur au Journal de Montréal, il
est animateur des Francs-tireurs,
une émission à Télé Québec, il a une
chronique dans La Presse qui est
très populaire. Il est connu partout
au Québec et c’est à La Rotonde qu’il
a fait ses débuts en tant que journa-
liste puis rédacteur en chef. » Voilà
déjà une bonne primeur à mettre
dans les annales du journal ! Mais je
ne suis pas au bout de ma « faim ».
Et l’étudiante en histoire que je suis
se trouve comblée lorsqu’elle me
révèle : « Les premières années que
j’étais à La Rotonde, on montait à
la main. On sortait les textes d’une
grosse machine puis on les coupait
et on les collait sur de grandes pages
de format journal. Ah zut il y a une
erreur! On prenait alors le cutter
pour enlever la petite lettre de trop.
On collait par colonne et on passait
la petite roulette pour que ça colle
bien. C’était tout un apprentissage
de monter le journal. Après, à partir
de 1990 on est passé sur les ordina-
teurs, on s’est informatisé. »

le 17 mars 2008

Arts et Culture

PENSÉE LITTÉRAIRE

Eric Emmanuel Schmitt écrit-il de la littérature?

Emeric Sallon

Il est de ces écrivains comme des

vins, dont on ne sait pas s’ils sont brillants ou mauvais. E. E. Schmitt fait partie de ces auteurs bénéfi- ciant d’une popularité croissante, multiplie les publications et est par- fois malmené par la critique. Né en 1960, E. E. Schmitt se fait connaître par le théâtre après de bonnes étu- des en philosophie. En 1994, son premier roman, La secte des égo- ïstes, ouvre la voie à des écrits en constante évolution. Il fut l’un des premiers à donner un visage hu- main à Adolf Hitler dans La Part de l’autre, l’un des rares à avoir huma- nisé Jésus (L’Evangile selon Ponce Pilate). Empreint de spiritualité, il

a construit son Cycle de l’invisible

(quatre récits) sur les différentes re-

ligions. Schmitt parle des hommes avec une curiosité jamais assouvie. Le problème chez E. E. Schmitt vient en partie de sa prolixité. En 15 ans, il a publié plus d’une quinzaine de livres, au plus grand plaisir de ses lecteurs, au scandale de certains cri- tiques qui lancent le traditionnel ar- gument de la quantité primant sur la qualité. Sa plume est fluide, il écrit avec aisance, transmet ses histoires

à la perfection et pourtant de cette

écriture naît le questionnement sur son talent et sa dimension littéraire, comme chez d’autres best-sellers. Si ses romans se lisent bien, ont-ils un intérêt à être relus par exemple ? Schmitt n’a jamais eu les mêmes

ambitions que le Nouveau Roman, qu’un Réjean Ducharme, ou qu’un

Michel Houellebecq. Il n’a pas vo- cation à révolutionner l’écriture, il tente avant tout de s’interroger sur certains thèmes modernes et sur les relations humaines. Autre reproche envisageable, ses histoires d’amour ont beau être sympathiques, elles n’apportent pas grand-chose; dit autrement, il écrirait avant tout des romans de gare, parfaits pour le temps d’un trajet, mais vite oubliés. Soyons francs, ses derniers livres n’ont certes pas la dimension du dip- tyque sur Hitler et Jésus ou le souf- fle du Cycle de l’invisible. Le recueil Odette tout le monde notamment manquait cruellement d’envergure. Cependant, E. E. Schmitt est un

rieur invétéré. Il s’essaie à tout : le théâtre, qu’il manie avec talent, le roman, le récit épistolaire (Oscar et la dame Rose), l’autobiographie, la nouvelle. Il s’essaie et il le fait bien. Innovation rare, son livre autobio- graphique Ma vie avec Mozart était fourni avec un CD mélangeant ainsi musique et écriture. Agréable et reconnaissable contrairement à ce que prétendent certains, son style est toujours clair, les phrases rare- ment longues ni trop sèches. Il ne

cherche pas à être obscène ou pro- voquant, pourtant sa prose poétique ne l’empêche pas de rester ancré dans le réel. Prenons l’exemple de son dernier livre, sorti en mars au Canada, La Tectonique des sentiments, pièce

de théâtre sur un couple en mal d’amour. Classique dans l’histoire, Schmitt réussit néanmoins à abor- der le thème de la prostitution, de la maladie, des difficultés de cou- ple, tout en conservant candeur et espoir. Le lecteur accroche immé- diatement, dévore le livre en deux heures et peut même réfléchir un peu sur l’homme. E. E. Schmitt construit donc une véritable œuvre dans laquelle les pièces résonnent entre elles. Le mieux reste encore de le découvrir par soi-même. L’émouvant Oscar et la dame rose ne peut que toucher, mais pour avoir une idée plus gé- nérale, il est utile de lire la Rêveuse d’Ostende, sorti en 2007, dont cer- taines nouvelles sont de petits bi- joux. Bonne lecture.

taines nouvelles sont de petits bi- joux. Bonne lecture. Université d’Ottawa Centre de mentorat Faculté des
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CALENDRIER DU 17 AU 23 MARS

ARTS VISUELS

Matilda Tales- One night stand avec Jane Burnstein Quand ? Le 21 mars de 19h à 22h Où ? Galerie La Petite Mort, 306, rue Cumberland, Ottawa

Ariane Thézé : Vision nocturne Quand ? Jusqu’au 13 avril Où ? Centre d’exposition l’Imagier, 9, rue Front, Gatineau (secteur Aylmer)

Accumulation Quand ? Jusqu’au 11 mai Où ? La galerie d’art d’Ottawa, La cour des arts, 2, avenue Doly, Ottawa

THÉÂTRE

La Traviata Quand ? Les 17 et 19 mars à 20h Où ? Salle Southam du Centre national des Arts, 53, rue Elgin, Ottawa

Le Colonel-Oiseau Quand ? Les 19, 20 et 21 mars à 20h Où ? Salle Jean-Despréz, 25, rue Laurier, Gatineau (secteur Hull)

MUSIQUE

Lancement du 2 ième album de Martin Giroux Quand ? Le 19 mars à partir de 17h Où ? Café/bar Aux 4 Jeudis, 44, rue Laval, Gatineau (secteur Vieux- Hull)

Grimskunk avec Drillpoint et Universal habit Quand ? Le 22 mars à 20h Où ? Barrymore’s Music Hall, 323, rue Bank, Ottawa

J’envoie et Torngat Quand ? Le 22 mars à 21h30 Où ? Le Petit Chicago, 50, du Portage, Gatineau (secteur Hull)

AUTRES

Festival du film de l’Outaouais 2008 Quand ? Du 14 au 21 mars Où ? Cinéma 9, Cinéma des Galeries d’Aylmer, Bibliothèque et archives Canada, Théâtre du Casino du Lac Leamy et au Musée canadien des Civilisations. www.offestival.com pour l’horaire des films.

Évènement slam (bilingue) «Les mots de la rencontre» Quand ? Le 18 mars à 18h Où ? L’Alliance française, 352, rue MacLaren, Ottawa

SUR LE CAMPUS

Journée du bilinguisme et de la francophonie Quand ? Le 20 mars de 10h à 23h45 Où ? Centre Universitaire, 85, rue Université

Journée internationale de la francophonie : Le français, langue de mondialisation par Jean-Benoît Nadeau Quand ? Le 20 mars de 16h à 18h Où ? Pavillon Desmarais, pièce 4101

? Le 20 mars de 16h à 18h Où ? Pavillon Desmarais, pièce 4101 culture@larotonde.ca www.larotonde.ca

le 17 mars 2008

Simon Cremer sports@larotonde.ca

Sports

VOLLEY-BALL FÉMININ

Woods con ant pour l’an prochain

Une 17 e saison vient de se terminer pour Lionel Woods, à la barre de la formation de volley-ball féminin de l’Université d’Ottawa. Saison qui s’est soldée par une médaille de bronze au championnat du Sport universitaire ontarien (SUO). Saison qui se termine également avec le départ de trois joueuses clé. Simon Cremer a discuté avec le pilote des Gee-Gees de ce qui attendra Ottawa l’année prochaine.

A près un début de saison moyen, les Gee-Gees ont su trouver leur vitesse de croisiè- re à la mi-novembre, alignant

sept victoires consécutives pour ter- miner 2007. Au retour du congé de Noël, la troupe de Woods offrait une impressionnante deuxième place dans le Tournoi ouvert, hors-con- cours, derrière l’Université du Ma- nitoba, classée première au Canada. Un résultat qui permettait aux Gee- Gees de se tailler une place dans le Top 10 national début février. « Nous avons eu une autre saison avec plus de 20 victoires, nous avons terminé deuxièmes en calendrier ré- gulier, avec l’avantage du terrain pour une partie en série, mais ultimement, notre but était d’obtenir un second titre [ontarien] consécutif », explique Woods. « C’est peut-être ma seule dé- ception, et ce n’est certainement pas la seule chose sur laquelle nous ba- sons l’évaluation de la saison. » Parmi ces autres facteurs d’évalua- tion, Woods compte les accomplisse- ments individuels de certaines de ses joueuses. « Nous sommes vraiment fiers des trois athlètes finissantes cet- te année, qui sont arrivées en quelque sorte au sommet de leur carrière. » Évidemment, difficile de passer sous silence ces trois joueuses : Chris- tine Lamey, Laura Simons et Kirsten Brouse. Trois athlètes qui ont été sé- lectionnées dans la première équipe d’étoiles du SUO. Lamey s’est en plus vu décerner le titre de Joueuse par excellence au Canada, et une nomi- nation au sein de la formation-étoile nationale. Comme le dit Woods, la présence de trois des six partantes sur l’équipe-étoile provinciale mon- tre à quel point les Gee-Gees ont été dominantes cette saison. Ariane Thibault, à sa première an- née comme joueuse régulière, a aussi vu son nom au sein de la deuxième formation-étoile. Mais malgré la déception de ne pas

ramener une seconde banderole pro- vinciale en deux ans, l’attitude au sein de l’équipe est on ne peut plus encou- rageante, à entendre l’entraîneur-chef des Gee-Gees. « Les joueuses revenant l’an prochain, moins de 48 heures après le match de médaille de bronze, planifiaient déjà l’année prochaine. » Cette motivation de la part des joueuses, même exténuées après une longue saison, est un signe de la vi- gueur du programme, et de la force

est un signe de la vi- gueur du programme, et de la force Les Gee-Gees devraient

Les Gee-Gees devraient encore une fois lutter au sommet de la conférence ontarienne, même avec le départ d’éléments importants comme Christine Lamey et Laura Simons. Photo par Francis Chartrand.

de l’équipe. Mais peu importe son niveau de motivation, il va sans dire que cette équipe sera drastiquement diffé- rente. Avec la perte du trio Brouse- Lamey-Simons, les trois meilleures joueuses à leurs positions respecti- ves, le travail des entraîneurs sera de rendre l’équipe « aussi bonne, mais différente ». Selon Lionel Woods, les jeunes qui prendront la place de ces finissantes seront dès le début en mesure de jouer à un haut niveau : « C’est vraiment une mesure du succès de notre équipe. Je crois que nous serons capables de re- prendre là où nous avons arrêté. » Les positions de passeuse, de mi- lieu et d’ailières auront une allure complètement différente. La diffé- rence la plus marquée sera probable- ment sur les ailes, avec une rotation sans doute un peu plus équilibrée,

avec le départ de Lamey. Mais il ne faut pas oublier que le succès de la numéro cinq des Gee- Gees vient en partie de ses propres habiletés, certes, mais aussi de la profondeur de l’équipe : « C’est un peu notre secret ici, qu’en concen- trant trop d’efforts sur Christine, un adversaire se faisait prendre par sur- prise ailleurs. On croira en regardant les statistiques qu’on aura une baisse de régime, mais au contraire, notre propre groupe est très excité. Ce sera quelqu’un d’autre qui prendra la re- lève. » Quant à savoir qui relèvera ce défi, même Woods peut difficilement le dire. La passeuse Tess Edwards, qui après avoir été recrutée en même temps que Simons, a évolué pour l’Université du Kentucky. Forcée à rester au banc à cause du transfert, elle devrait prendre la place de Si-

mons dans le six de départ. Le retour d’Ariane Thibault, Ka- rine Gagnon et Véronique Yeon de- vrait assurer une transition tout en douceur. « Avec les joueuses que nous avons perdues, on pensait que l’équipe deviendrait très jeune, mais nous possédons encore beaucoup d’athlètes d’expérience. » Autre luxe de pouvoir compter sur tant de vétéranes : les espoirs du groupe d’âge inférieur pourront en- core développer leur jeu pendant une autre année. « C’est dans ce groupe d’âge que la plupart des autres équi- pes vont aller chercher leurs rempla- çantes, après avoir perdu autant de joueuses importantes. Quand nos jeunes prendront leur place, elles le feront en tant que vétéranes. » Parmi ces recrues qui profiteront d’une année de plus avec des res- ponsabilités moindres, on compte

Stephanie McGuinty. McGuinty a joué avec l’équipe nationale junior et l’équipe provinciale d’Ontario. Selon Woods, l’attaquante droitière serait sans doute une partante avec 10 des 14 équipes du SUO, mais elle a dé- cidé elle-même de venir apprendre dans l’ombre de vétéranes comme Thibault et Lamey. La profondeur impressionnante du Gris et Grenat devrait donc lui permettre de jouer une année de plus parmi l’élite ontarienne. « C’est une chose d’avoir comme but d’être champion chaque année, mais c’est quelque chose de telle- ment difficile à contrôler. Je crois qu’avoir comme objectif d’intégrer le Top 5 national est beaucoup plus réaliste. Nous sommes passés très près l’an dernier, et ce sera à ce pro- chain groupe de nous amener à ce prochain niveau. »

le 17 mars 2008

Sports

PRIX DE FIN D’ANNÉE

La Cavalcade 2008 - Sports féminins

P our la première fois de leur histoire, La Rotonde et The Fulcrum vont tous deux prendre part à l’attribution de prix aux équipes et athlètes qui se sont démarqués pendant la dernière saison de sports interuniversitaires, portant les couleurs de l’Université d’Ottawa. Les prix seront remis dans un premier temps aux athlètes féminins de l’année, la semaine prochaine. Voici en avant- goût les nalistes pour chaque catégorie. Cette année aura peut-être été décevante, en ce qu’aucune équipe n’a ramené de titre de championnat. Néanmoins, de nombreux athlètes quittent

l’Université de belle façon, alors que d’autres font leur apparition également avec éclat. Les choix de l’équipe et du public seront publiés dans la prochaine édition, alors que la Cavalcade se poursuivra dans La Rotonde le 24 mars, avec les prix décernés aux athlètes masculins.

Photos par Frank Appleyard, Karine Desjardins et Simon Cremer. Texte par Simon Cremer.

» RECRUE DE L’ANNÉE

Vise à souligner la performance d’une athlète des Gee-Gees à sa première année avec l’équipe.

des Gee-Gees à sa première année avec l’équipe. Émilie Morasse – Basket-ball 20 parties jouées, 30,86%

Émilie Morasse – Basket-ball

20 parties jouées, 30,86% d’effi- cacité de la ligne de trios points, moyenne de 21,75 minutes par match. Avec la perte de personnel important à l’arrière, le développe- ment de Morasse a été accéléré. En deuxième moitié de saison, elle a été parmi les joueuses les plus constan- tes.

Hannah Sunley-Paisley – Basket-ball

21 parties jouées, 41,79% d’effica- cité en lancers de deux points, 56 paniers de deux points au total. L’adaptation de Hannah Sunley-

Paisley au niveau interuniversitaire

a été par fois ardue, mais à partir

de janvier, elle a montré beaucoup de potentiel, s’imposant sous le pa- nier.

Erika Pouliot – Hockey

3 buts, 3 passes, un but en désavan- tage numérique en 17 matchs joués. L’attaquante québécoise a connu une saison relativement côté statistiques, mais a prouvé son talent offensif. Et

que dire de sa performance dans le dernier match de l’année, quand elle a pris un tir au ventre avant de mar- quer un but en fusillade.

» ATHLÈTE ÉMERGEANTE DE L’ANNÉE

Vise à souligner l’émergence d’une athlète déjà établie sur la scène interuniversitaire.

athlète déjà établie sur la scène interuniversitaire. Ariane Thibault – Volley-ball 133 attaques décisives,

Ariane Thibault – Volley-ball

133 attaques décisives, moyenne de

2,15 attaques décisives par match, 3,13 points par match. Évoluant

« dans l’ombre » de Christine La-

mey, Thibault a connu une excellen-

te première saison comme partante.

Elle jouera un rôle central l’année prochaine.

Amanda Robinson – Soccer

7 buts, nommée Joueuse par excel-

lence du SUO 2007. Amanda Robin-

son a émergé comme une défenseu-

re des plus solides de l’équipe. Mais

ce sont ses prouesses offensives qui

ont atttiré l’attention, marquant sept buts, tous sur tirs francs, dans les huit premiers matchs.

Jera Gunter

1 essai, une conversion, 7 points en 4 matchs. Au sein d’une équipe cherchant plus de stabilité, Gunter,

l’une des co-capitaines, est devenue l’une des leaders de l’équipe, me- nant les siennes en points, en plus d’être nommée à l’équipe étoile de la FQSÉ.

» ATHLÈTE FINISSANTE DE L’ANNÉE

Vise à célébrer l’athlète ayant connu le plus de succès dans sa dernière année d’éligibilité au niveau interuniversitaire.

année d’éligibilité au niveau interuniversitaire. Christine Lamey – Volley-ball 269 attaques décisives,

Christine Lamey – Volley-ball

269 attaques décisives, moyenne de

4,08 attaques décisives par match, moyenne de 4,76 point par match, 3,85 récupérations par match. La première Gee-Gee à être nommée joueuse par excellence au pays de- puis 86, Lamey quitte le SIC par la grande porte, comme l’une des ath- lètes les plus dominantes du sport.

Kim Kerr – Hockey

8 buts, 4 passes, un tour du cha-

peau en saison régulière, 3 buts gagnants en 18 matchs. Une leader au sein d’une très jeune formation de hockey féminin, Kerr a elle aussi terminé sa carrière de façon écla- tante, avec trois buts et une passe dans le match de cinquième place du championnat national.

Laura Simons – Volley-ball

620 passes, 0,38% de pourcentage d’attaques décisives. Les meilleures passeuses savent devenir invisibles, et bien souvent, Simons a su punir les équipes qui portaient trop d’at- tention à ses ailières. Simons a éga- lement été nommée à la première équipe-étoile canadienne.

» PERFORMANCE DE L’ANNÉE

Vise à souligner une performance individuelle mémorable dans un match.

une performance individuelle mémorable dans un match. Sarah Van Hooydonk contre CMR 26 points dans la

Sarah Van Hooydonk contre CMR

26 points dans la victoire de 86-69 contre le CMR. Dans ce qui pourrait s’avérer être son dernier match dans l’uniforme du Gris et Grenat, Van Hooydonk a remis une fiche de 26 points pour clore de belle façon une saison on ne peu plus difficile.

Kim Kerr contre SFX

Kerr a mené une remontée qui sem- blait impossible, aidant Ottawa à combler deux déficits de cinq buts avec un tour du chapeau. Un autre chant du cygne spectaculaire, qui aura certainement un impact sur l’approche de l’équipe l’année pro- chaine.

Amanda Robinson contre Trent

Une victoire facile contre une équipe moyenne, mais Robinson s’est dé- marquée, marquant deux buts sur jeu arrêté, en route vers un titre de joueuse la plus utile à son équipe.

» MATCH DE L’ANNÉE

Célèbre une rencontre où les deux équipes en présence se sont livrées une lutte au plus haut niveau.

en présence se sont livrées une lutte au plus haut niveau. Hockey contre SFX, match de

Hockey contre SFX, match de cinquième place au Championnat national :

Alors que les Gee-Gees s’elignaient vers une dernière place pour une seconde année consécutive, Ottawa

a réalisé une remontée phénoménale, comblant un

déficit de cinq buts pour l’emporter en fusillade.

Basket-ball contre Queen’s:

Dans une cause perdante, les Gee-Gees, qui connais- saient jusque là une saison pour le moins difficile, ont montré des dents contre Queen’s, marquant 40 points dans le seul quatrième quart, pour finalement s’incliner par deux points.

Sports

le 17 mars 2008

HOCKEY FÉMININ EN BREF Kerr, Duhamel et comment sortir par la grande porte Carleton surpris,
HOCKEY FÉMININ
EN BREF
Kerr, Duhamel et comment sortir par la grande porte
Carleton surpris,
Brock champions
Romain Guibert
L’une a inscrit un tour du chapeau,
l’autre marqué l’un des deux buts
en fusillade. Les deux jouaient leur
dernier match en Gris et Grenat.
Kim Kerr et Mandi Duhamel ont
trouvé le meilleur moyen de raccro-
cher leurs patins alors qu’elles gra-
duent cette année. Le match contre
St. Francis Xavier vient cependant
contrebalancer leurs départs.
Pour Ottawa, la perte de ces deux
vétéranes est considérable. « El-
les ont tellement contribué depuis
cinq ans, pas seulement sur la glace,
mais aussi en-dehors, constate Mi-
guel Filiatrault, entraîneur adjoint
et directeur du recrutement. Duha-
mel est une leader, Kerr dirige tout
le monde. On va essayer de rempla-
cer ces deux jeunes, mais on ne peut
pas ».
Par contre, de la façon dont elles
ont arrêté, elles ont donné une le-
çon que leurs coéquipières retien-
dront. « [Avec] le leadership que
Mandi Duhamel a apporté à l’équi-
pe, la rage au ventre et l’intensité
que Kim Kerr apporte chaque fois
qu’elle saute sur la glace; les joueu-
ses ont vu ce qu’il fallait faire pour
mener, pour gagner des batailles
», atteste l’entraîneur-chef Shelley
Coolidge.
Coolidge explique que malgré
leur départ, l’équipe sera meilleure
car les joueuses ont tiré une leçon
importante du jeu et du caractère de
Kerr et Duhamel. Ces dernières ont
transféré leur leadership au reste du
groupe par leurs performances et
leur refus de perdre dans le dernier
match.
Maintenant, ce sera aux joueuses
comme Erika Pouliot, Kayla Hottot
et Jessica Audet de prendre une pla-
ce plus grande dans le vestiaire. La
capitaine Danika Smith sera aussi
de retour l’an prochain et l’équipe
profitera de l’arrivée de Samantha
Delenardo. Recrue étoile, elle a raté
toute la saison en raison d’une bles-
sure à un genou.
Ces filles savent maintenant
ce qu’il faut faire pour gagner et
l’équipe en a fait sa valeur. « Nos
jeunes ont eu la chance de voir
ce que qu’il faut à un programme
pour être champion national,
confirme Coolidge. Chaque jeune
qui est là, c’est ce qu’elle veut. Et
les jeunes qu’on recrute, ce sont ce
genre d’athlètes que nous recher-
chons ».
ACADIA 61
BROCK 64
Les Ravens de l’Université Carle-
ton ne seront pas champions pour
une sixième année consécutive.
Les grands favoris au tournoi
national de basket-ball masculin
se sont fait éliminer par les Axe-
men de l’Université Acadia en
demi-finale. La formation, qui
a accédé au championnat par le
biais du vote wildcard, a affligé à
la troupe de Dave Smart une pre-
mière défaite cette année.
Acadia a eu le meilleur de Car-
leton en prolongation, l’emportant
82-80.
Aaron Doornekamp, nommé
joueur de l’année dans le SIC,
a été limité à 14 points dans la
causse perdante des Ravens.
Acadia affrontait l’Université
Brock en finale, qui a également
causé quelques surprises, bat-
tant notamment l’Université de
Colombie-Britannique, deuxième
tête de série. Les Mustangs de
Western en ont aussi surpris plus
d’un, en battant les Huskys de St-
Mary’s en quarts de finale. West-
ern s’est ensuite incliné 85-75 face
Le leadership de Kim Kerr (à gauche) et Mandi Duhamel (en haut) a été grandement
apprécié au sein d’une très jeune équipe. Ce sera à la relève d’assurer la transition l’an
prochain. Photos par Simon Cremer.
à Brock en deuxième ronde.
Ce sont finalement les Badgers
de Brock qui ont remporté le titre,
battant les Axemen 64-61.

Prolongation

Simon Cremer, chef de pupitre, Sports

Ottawa, une ville de « chokers »

Avec la belle victoire de la formation de hoc- key féminin lundi dernier, la saison des Gee- Gees touche à sa fin. C’est l’un des plus beaux souvenirs de la sai- son. Ottawa était mené par cinq buts. Deux fois. Et cette équipe, qui a semblé avoir des difficultés à marquer toute l’année, a explosé pour égaliser la marque à 6-6, avant de l’em- porter en fusillade. Il s’agit là du plus beau souvenir de cette dernière fin de semaine d’activité interuni- versitaire. L’autre fait saillant a été la défaite contre Brock de l’équipe de basket masculin. En production, dimanche dernier, peu de temps après la défaite des Gee-Gees, mon rédacteur en chef, en apprenant la nouvelle, s’est écrié « wow, ils ont choké. »

Récapitulons cette saison équipe par équipe :

-football : saison parfaite de 8-0, mais défaite en demi-finale ontarienne; -soccer féminin : médaille d’argent aux pro- vinciaux, sixième place au championnat national; -volley féminin : médaille de bronze provin- ciale; -hockey féminin : cinquième place aux Natio- naux, après avoir été éliminées au premier

tour des séries de la Conférence québécoi- se; -basket masculin : quatrième place en Ontario, les empêchant d’accéder aux Nationaux.

Entre ces cinq équipes, qui ont toutes été dans le Top 10 à un moment ou à un autre (certaines plus longtemps que d’autres), tout ce que la saison a rapporté, ce sont deux mé- dailles, une d’argent et une de bronze. Après des saisons régulières emplies de succès, notamment en soccer et en football, les équipes d’Ottawa se sont toutes écroulées en séries. Ce qui conduit à faire un parallèle avec une certaine équipe de hockey professionnel qui a également tendance à faire feu de tout bois en saison, avant de disparaître en séries. On dirait presque une malédiction. Il y a de quoi être déçu. À voir tant d’équipes qui pro- mettaient de ramener des titres comme s’il en pleuvait s’écrouler de la sorte, on est en droit de se poser des questions. Et pour la promotion du service des sports, tant pour attirer les foules aux parties que pour le recrutement de jeunes, ce n’est certainement pas quelque chose dont on est très fier. Un peu plus haut sur le Canal Rideau, une certaine Université Carleton se dirigeait vers un sixième titre national, au moment d’écrire ces lignes, alors qu’elle reçoit le tournoi pan-

canadien en basket-ball masculin. Carleton jouit d’un soutien considérable, du moins pour ses équipes de basket, en grande partie parce que la formation de Dave Smart connaît tant de succès. Il existe nombre d’autres exemples dans le SIC (et dans le sport en général) où l’on voit que les victoires et les titres attirent les foules, tout simplement. Facile alors : les Gee-Gees veulent plus d’exposition ? Ils n’ont qu’à remporter un titre national, et les gens viendront les voir ! Une conclusion qui se défend, certes, mais un peu hâtive. Pour obtenir un championnat, on entend sou- vent les athlètes et les entraîneurs dire qu’une équipe doit atteindre son apogée (son « peak ») au bon moment. Chaque individu doit atteindre son plein potentiel en même temps. Mais pour ce faire, cela implique qu’il y ait plusieurs membres de cette équipe qui soient de la même génération, et qu’ils arrêteront tous dans un laps de temps très reserré. Le sport interuniversitaire se prête mal aux dynasties. Les alignements sont perpé- tuellement renouvelés, avec les finissants qui arrêtent et les recrues qui les remplacent. Il y a bien entendu certaines exceptions, comme les Ravens en basket-ball masculin. Mais en fin de compte, si une université tient vraiment à avoir un titre national, elle peut doubler ses chances en mettant tous ses œufs

dans le même panier, quitte à avoir quelques années de disette après le départ de ses ve- dettes. Ce n’est pas la stratégie que les formations ottaviennes empruntent. Tout au contraire, en fait. Prenons l’exemple de l’équipe de volley- ball féminin, qui a pour objectif de remporter le titre provincial, et de se faire une place dans le top cinq national. Bien entendu, ce n’est pas aussi flamboyant que de dire « une mé- daille aux championnats nationaux ou rien », mais parce qu’on voit à long terme, l’année prochaine, les Gee-Gees devraient être en me- sure d’encore une fois se battre sur la scène canadienne, même avec le départ des Lamey, Brouse et Simons. Ce que les amateurs ont parfois des diffi- cultés à se rappeler, c’est qu’il ne peut y avoir qu’un champion. Le vrai objectif, pour les athlètes, c’est d’avoir une chance de viser ce championnat. S’ils l’obtiennent, tant mieux, mais sinon, ce n’est pas la fin du monde. Soit, si la défaite en football contre les Mustangs n’était pas la fin du monde, on n’en était pas bien loin. Mais comme le dit cette merveilleu- se expression du monde du sport : il y a tou- jours l’année prochaine. Si les athlètes eux-mêmes n’ont pas de com- plexes, pourquoi les partisans le devraient- ils ?

sports@larotonde.ca

le 17 mars 2008

Sports

HOCKEY FÉMININ

«Ce n’est pas seulement une victoire de hockey, c’est une victoire pour la vie »

Romain Guibert

En comblant un déficit de cinq buts pour l’emporter en tir de barrage, Ottawa a réalisé un exploit. Hô- tesse, l’équipe féminine de hockey a

créé la surprise à ses Nationaux. Les membres du Gris et Grenat viennent d’acquérir une expérience précieuse

et inoubliable.

Deux semaines avant le début du championnat du SIC (Sport interu- niversitaire canadien), Ottawa s’est fait balayer face à Carleton. Un scé- nario inattendu pour la troupe de Shelley Coolidge, qui espérait jouer la finale contre McGill afin d’être en forme pour les Nationaux. Ce sont deux rencontres que les Gee-Gees aimeraient revoir. Elles ont d’abord perdu 3-2 après avoir

mené 2-0 dans le match inaugural à domicile; avant de subir une défaite crève-cœur en quatrième prolonga- tion (5-4). « On avait le momentum et le contrôle en première période, rap- pelle Coolidge sur le premier match. Au lieu de continuer de se battre, elles se sont assises sur leur avance,

saise représentait un adversaire de taille. Les Gee-Gees n’ont pas mis de temps à goûter à leur médecine. En 27 minutes, les X-Women ont chassé du match la gardienne Me- lissa Dipetta avant de prendre les

devants 5-0. La pente était raide à remonter. Le choix de Dipetta avait de quoi

surprendre, puisque Jessica Audet avait réalisé deux bons matchs face

à l’Alberta et Laurier. L’entraîneur

avait sa raison : « Melissa a gagné des gros matchs pour nous, c’est une gardienne qui peut aussi être performante en séries (NDLR : 57

arrêts contre Carleton) ». En junior, elle a remporté un championnat avec l’équipe de l’Ontario.

« Il n’y a qu’un but que Melissa

aimerait revoir. Ce n’est pas de sa faute si on était dans ce fossé. En tant qu’équipe, on se faisait battre pour chaque possession de rondelle », explique Coolidge. La décision de la

remplacer visait à secouer l’équipe. Et l’équipe a répondu. Avant de rentrer au vestiaire après la seconde période, les filles ont eu le temps de changer l’allure du match. Le but

et

on a laissé Carleton revenir dans

en infériorité de Kim Kerr et la cé-

le

match ». Avec un pareil coup au moral,

lébration de Christine Allen ont fait changer le vent de côté. « Quand

la semaine additionnelle de repos

[Allen] a célébré son premier but de

a été d’un avantage considérable.

la saison, toute l’équipe était exci-

« On a été chanceuses d’avoir l’oc-

casion de perdre en séries, tout en ayant du temps pour récupérer et se préparer pour la prochaine étape »,

avoue Coolidge. La volonté de laver l’affront subi face aux Ravens a servi

de motivation.

Ottawa s’est tout de même incliné lors de ses deux premières rencon- tres. Des défaites logiques (3-0 puis 1-0) face aux gros canons que sont l’Alberta, champion en 2007, et Laurier, qui a perdu en finale face à McGill. Ces défaites ne reflètent pas l’allure de ces rencontres, où les Gee-Gees ont eu fière allure. L’an dernier, elles avaient perdu 5-0 contre ces mêmes équipes. Dix joueuses étaient de retour et sa- vaient donc à quoi s’attendre. « On est contentes de la façon avec la- quelle les filles ont joué contre l’Al- berta puis Laurier. On n’a pas eu la chance de mettre la rondelle dans le filet », résume la pilote du Gris et Grenat. Cela illustre le progrès ef- fectué depuis un an.

Lundi matin à couper le sou e

Avec ces deux défaites, Ottawa a dû jouer le match pour la cinquième place contre les champions de l’At- lantique. Un scénario identique à celui de l’année dernière, mais avec des figurants différents puisque St. Francis Xavier a pris la place de Moncton. Avec une fiche parfaite de 21-0 en saison régulière, l’équipe néo-écos-

tée, affirme Coolidge. Beaucoup de gens se seraient demandé à 6-3 ce que cette jeune fille était en train de

faire ». C’est dire l’ambiance qui ré- gnait à ce moment-ci. Les Gee-Gees avaient tiré une le- çon de leur partie face à Carleton, où les Ravens avaient comblé un déficit de deux buts. Elles savaient qu’il ne fallait pas abandonner. En troisième période, le miracle s’est produit : Ottawa a inscrit trois buts sans réplique, forçant la tenue d’une prolongation. Prolongation où per- sonne n’a fait bouger les cordages. Erika Pouliot, qui venait d’être atteinte au ventre en bloquant un lancer, a été la première à s’élan- cer en tir de barrage et à tromper la vigilance de Crystal Stewart. La vétérane Mandi Duhamel a doublé l’avance des siennes, son lancer ayant mis une éternité à traverser la ligne rouge. Deux buts qui ont suffi

à faire gagner Ottawa, car de l’autre côté, Audet n’a pas bronché.

« Jess était dans la zone. Nom-

bre de matchs cette saison sont al- lés en tirs de barrage, donc les filles avaient de l’expérience. Après Carle- ton, on s’est préparées pour les tirs de barrage », confie Coolidge sur la préparation fructueuse et judicieuse de son équipe. Peu de mots peuvent décrire l’hys- térie de la foule et du Gris et Grenat après le dernier tir bloqué par Audet, au terme de cette remontée histori- que. « Le retour des filles n’est pas un morceau pour l’année prochaine,

filles n’est pas un morceau pour l’année prochaine, Le leadership de Mandi Duhamel a été grandement

Le leadership de Mandi Duhamel a été grandement apprécié au sein d’une très jeune équipe. Ce sera à la relève d’assurer la transition l’an prochain. Photo par Francis Chartrand.

c’est un morceau sur lequel tout le programme va se bâtir. Si tu crois en ce que tu fais, et que tu restes en- semble en temps qu’équipe, tu peux surmonter beaucoup de choses. Ce n’est pas seulement une victoire en hockey, mais c’est une victoire pour la vie », conclut Coolidge.

La formule magique

Au-delà de la détermination affi-

chée par les joueuses ottaviennes se cache un discours motivateur pro- noncé au début de la troisième pé- riode. Kim Thompson, entraîneur adjoint depuis 2003, en était à son dernier match avec le programme et a eu l’occasion de s’adresser au groupe. « Son discours était : ‘‘Nous croyons que vous pouvez le fai- re, montrez-nous que vous pou- vez, pour que quand vous quit-

tiez, ce soit sans regret’’. Pour nous, cela a représenté beau- coup d’énergie avant la troisiè- me période », déclare l’entraî- neur-chef. L’aventure à ce championnat va les aider à bâtir leur avenir. L’équipe est la seule sur le campus à terminer sa saison sur une victoire, après les déceptions des autres programmes. Elle est la seule à honorer sa place au sein du Top 10 du SIC.

Sports

le 17 mars 2008

Sports le 17 mars 2008 Des études supérieures avec bourses à l’appui À l’ Université d’Ottawa

Des études supérieures avec bourses à l’appui

Des études supérieures avec bourses à l’appui À l’ Université d’Ottawa , la plupart de nos

À l’Université d’Ottawa, la plupart de nos étudiants bénéficient d’un programme de bourses exceptionnel allant de 14 000 $ à 22 000 $ par année. Certains départements o rent même davantage !

exceptionnel allant de 14 000 $ à 22 000 $ par année. Certains départements o rent

www.uOttawa.ca

exceptionnel allant de 14 000 $ à 22 000 $ par année. Certains départements o rent

le 17 mars 2008

Éditorial

le 17 mars 2008 Éditorial Revenir à la base L es syndicats étudiants font aujourd’hui face

Revenir à la base

L es syndicats étudiants font aujourd’hui face à une grave crise existentielle. Si la situation actuelle n’est évidemment pas irréversible, une profonde introspection s’impose.

L’année dernière, l’Association des étudiants diplômés (GSAÉD) n’est parvenue à inciter à voter que 4% de ses membres. Un an plus tard, l’élection partielle de la Fédération étudiante de l’Université d’Ottawa (FÉUO) n’a même pas été en mesure d’égaler ce faible taux. Rien ne nous indique que le taux de participation lors des élec- tions de la GSAÉD cette semaine sera supérieur à celui de l’année dernière. Il y a un problème et il faut reconsidérer la di- rection dans laquelle se dirigent nos syndicats étu- diants. Ce n’est pas seulement une question de com- munication. Pour la première fois de son histoire, la FÉUO a un vice-président aux communications et on pourrait facilement argumenter que la GSAÉD est plus présente dans les pages des journaux étu- diants cette année qu’elle ne l’a jamais été. Le vrai problème se situe au niveau du message qu’ils es- saient de communiquer aux étudiants. Les syndicats étudiants devraient se deman- der : « Que veulent nos étudiants ? » Une question qui peut sembler évidente, mais qui est loin de l’être, du moins en pratique. Il y a plusieurs types d’étudiants. Ceux qui gravitent autour du pouvoir – médias compris - sont souvent les mêmes, im- pliqués et plus concernés par la vie « communau- taire » de l’Université que la vie académique. Or un syndicat étudiant se doit de représenter tous les étudiants et, surtout, d’être cohérent avec sa raison d’être : représenter l’étudiant lambda de- vant l’administration de l’Université d’Ottawa. À la FÉUO, on se demande souvent pourquoi les étudiants francophones sont moins engagés que leurs homologues anglophones. Or il ne suffit pas de traduire des évènements anglophones en français pour bien représenter les francophones du campus. Il faut réaliser que c’est une culture différente et qu’au lieu de planifier des évène- ments et des campagnes « anglophones » pour

ensuite les traduire en français, on pourrait faire l’inverse et voir le résultat. Bien au-delà de sa frange francophone, la FÉUO doit renouer le contact avec ses membres.

Ce n’est pas un hasard si les étudiants en droit civil ont été ceux qui ont voté en plus grande pro- portion la semaine dernière. C’était parce qu’il

y avait un candidat qui leur parlait directement

et qui soulevait des questions pertinentes et ré- pondant à leurs besoins, notamment au sujet de la contribution à l’Agora. La librairie pourrait certainement être plus efficace qu’elle ne l’est aujourd’hui. Le comité des campagnes de la FÉUO semble être concentré partout sauf sur le campus. Il n’y a

rien de mal à essayer d’inciter les étudiants à voter lors des élections provinciales ontariennes, mais

la moindre des choses serait de prévoir un « Rock

pour le vote » pour les élections de la FÉUO. L’équipe de promotion de la FÉUO manque égale- ment à l’appel. Aucune présentation de classe pen- dant cette campagne électorale, quasiment aucune affiche, etc. Les membres de l’exécutif se sont faits eux aussi assez discrets, préférant promouvoir d’autres campagnes et projets. De toute façon, le

résultat électoral n’est qu’un symptôme d’un pro- blème qui perdure depuis quelques années déjà. Il faut écouter les étudiants et leurs plaintes quotidiennes. Il est absurde qu’un étudiant ne puisse pas se connecter à Internet partout sur le campus. Chartwell’s fait l’objet de critiques de- puis des années, et pourtant rien ne change. Les

trottoirs de l’Université d’Ottawa tardent souvent

à être déneigés, un problème pour les personnes

handicapées. La librairie Agora, bien que ce soit un service apprécié par les étudiants, ne marche pas à son plein potentiel et la FÉUO semble avoir abandonné ses efforts pour se débarrasser de la librairie Follett au Centre universitaire. Le bar étudiant demeure celui d’une « clique ». Et com- bien d’étudiants perdent leurs bourses après la première année en raison d’un système injuste? Cet exécutif a déjà un pied dans la porte. Il y

a un manque de leadership alarmant et, main-

tenant élu à la présidence, Dean Haldenby dit être prêt à y remédier. Il faisait pourtant partie de l’exécutif qui a toléré cette distance avec les étudiants et on se demande s’il est bel et bien la personne compétente pour régler le problème. La GSAÉD a été plus visible et certainement plus pertinente cette année que les années pas- sées, mais cela ne suffit pas. Bien que l’Associa- tion ne bénéficie pas d’autant de ressources que sa vis-à-vis, les besoins de ses membres ne sont clairement pas les mêmes. La GSAÉD a changé de structure et de ton cette année, mais il lui reste encore du chemin à faire pour rejoindre ses membres. Si la FÉUO n’a pas d’excuses, la GSAÉD peut au moins avancer qu’elle n’a pas les ressources pour rejoindre ses membres. Il y a quelques années, la GSAÉD avait entrepris une campagne nommée « Le tour du campus en 80 jours ». Ce ne serait pas une mauvaise idée pour les deux syndicats étudiants d’entreprendre une consultation générale de la même envergure dans

les prochaines semaines ou à partir du mois de sep- tembre, afin de mieux toucher leurs membres. Bien que certains prétendent qu’un faible taux de participation est un problème commun à tous les campus du pays, c’est peut-être également

la raison pour laquelle l’Administration de cette

université méprise tant nos syndicats. En fait,

dans le monde du travail, un syndicat aussi peu efficace face à un employeur aurait été remplacé depuis longtemps. Est-ce là l’avenir de la FÉUO

et de la GSAÉD ?

En attendant, les deux syndicats étudiants de- vraient être cohérents avec leurs propres critères de légitimité. Tous les deux annulent les référen- dums si le taux de participation n’atteint pas les 5%. Pourquoi une règle différente pour les can- didats ? Jusqu’à ce qu’un membre de l’exécutif puisse répondre à cette question, nous voyons un sérieux problème de légitimité à l’élection de représentants par moins de 5% (voire 4%) des membres, tant à la FÉUO qu’à la GSAÉD.

75 ans
75
ans
 

Le journal étudiant francophone de l’Université d’Ottawa

le 17 mars 2008 • Vol. LXXV No.21

109, rue Osgoode Ottawa (Ontario) K1N 6S1

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Actualités Andréanne Baribeau (Chef de pupitre) Céline Basto (Adjointe) actualites@larotonde.ca

Arts et Culture Caroline Morneau culture@larotonde.ca

Sports Simon Cremer (Chef de pupitre) sports@larotonde.ca

Direction artistique Karine Desjardins (Directrice) Francis Chartrand (Adjoint) photographie@larotonde.ca

97% des étudiants n’ont pas voté lors des dernières élections partielles de la FÉUO 1%
97% des étudiants n’ont pas voté
lors des dernières élections
partielles de la FÉUO
1%
ont voté pour Renaud-Philippe
Garner ou Joseph Richards
2% ont élu Dean Haldenby comme
Président de la FÉUO
Troublant?
p.2, 19

Dessin de la couverture Francis Chartrand

Production Peter Raaymakers Jason Chiu production@larotonde.ca

Page éditoriale Wassim Garzouzi (éditorial) Francis Chartrand (dessin)

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La Rotonde est le journal étudiant franco- phone de l’Université d’Ottawa, publié chaque lundi par la Fédération étudi- ante de l’Université d’Ottawa (FÉUO), et distribué à 6000 copies dans la région d’Ottawa-Gatineau. Il est financé en partie par les membres de la FÉUO et ceux de l’Association des étudiants diplômés. La Rotonde est membre du Carrefour inter- national des presses universitaires franco- phones (CIPUF) et de la Presse universi- taire canadienne (PUC).

LaRotonde

Le Collège des chaires de recherche sur la francophonie canadienne de l’Université d’Ottawa est er
Le Collège des chaires de recherche sur la francophonie canadienne de
l’Université d’Ottawa est er de souligner la Journée internationale de la Francophonie
en présentant une conférence intitulée
Le français :
langue de mondialisation
par Jean-Benoît Nadeau
Auteur de La Grande aventure de la langue française (Québec Amérique 2007)
Le jeudi 20 mars 2008 à 14 h 30
Pavillon Desmarais, pièce 1160
55, avenue Laurier Est

Université d’Ottawa

Cette conférence, suivie d’une réception, est ouverte à tous. Renseignements : 613-562-5800, poste 4754 |
Cette conférence, suivie d’une réception, est ouverte à tous.
Renseignements : 613-562-5800, poste 4754 | CRFPP@uOttawa.ca
RSVP : www.sciencessociales.uOttawa.ca/rsvp
Ambassade de France
au Canada