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Édition du 17 mars 2008 volume LXXV No.

21

97% des étudiants n’ont pas voté


lors des dernières élections
partielles de la FÉUO...

...1% ont voté pour Renaud-Philippe


Garner ou Joseph Richards...

2% ont élu Dean Haldenby comme


Président de la FÉUO

Troublant ? p.2, 19
le 17 mars 2008

Andréanne Baribeau
Céline Basto
actualites@larotonde.ca

ÉLECTIONS » FÉUO
Actualités
650 étudiants parlent pour 30 000
4% des étudiants de premier cycle se sont
prévalus de leur droit de vote aux dernières
élections partielles de la FÉUO.

Wassim Garzouzi de la section Actualités, a eu du mal à


saisir ce reproche : « Il y avait bel et
La Fédération étudiante de l’Univer- bien un article sur les présidentielles
sité d’Ottawa a finalement trouvé son dans le numéro paru avant les élec-
nouveau président. Dean Haldenby, tions. Haldenby se réfère au journal
vice-président aux finances, a recolté qui est sorti au deuxième jour du
près de 60% du vote, battant ainsi vote et dans lequel il était difficile de
ses deux rivaux, Renaud-Philippe traiter de ce sujet. »
Garner et Joseph Wesley Richards
II, qui ont obtenu respectivement Pavillon Roger-Guindon invisible
25% et 16% des voix. Haldenby en-
trera donc en fonctions le 1er mai pro- Le plus grand symbole de ces élec-
chain, succédant ainsi à Pam Hrick. tions partielles est probablement
Malgré une victoire décisive de le taux de participation au pavillon
Haldenby, le principal sujet de Roger-Guindon. En tout, seulement
conversation parmi les organisa- neuf étudiants ont voté, écartant
teurs et participants était le faible ainsi toute influence qu’aurait pu
taux de participation. Sur près de avoir le campus satellite sur la prise
30 000 membres, seulement 1100 de décisions l’année prochaine. Éric
ont exercé leur droit de vote, re- Savoie, étudiant de troisième année,
présentant une proportion de 3,7%. était révolté : « Je ne sais pas ce qui
C’était le plus faible taux de partici- est pire, que seulement neuf étu-
pation enregistré dans une élection diants aient pris le temps de voter à
présidentielle de la Fédération étu- Roger-Guindon ou qu’il y ait eu des
diante (FÉUO) depuis sa création élections et que je ne sois tout sim- Nouvellement élu, Dean Haldenby (à droite), succèdera à Pam Hrick (à gauche) au poste de président de la FÉUO dès
en 1974. plement pas au courant. » mai prochain. Environ 150 étudiants et employés de la FÉUO étaient rassemblés au bar 1848 le soir du 13 mars dernier
Au total, moins de 700 person- pour une compétition de Campus Idol. Photo par Jason Chiu.
nes ont voté pour Haldenby, soit à Des changements à l’horizon
peu près 2% du corps étudiant to- Le Conseil d’administration a trois La Faculté de médecine est restée
tal. « C’est une victoire éphémère. Sylvia Lewis-Havard, directrice gé- nouveaux membres fidèle à sa réputation, en ayant le
J’ai mené une campagne forte et
visible et j’ai tout fait pour faire sor-
nérale des élections, reconnaît les
défaillances et assure que le Bureau La course au Conseil d’administra-
plus faible taux de participation de
ces élections. Seulement une per-
Étudiants au
premier cycle 29 581
tir le vote. Mais il faut reconnaître
qu’on peut faire mieux », admettait
des élections y remédiera : « En
réduisant le nombre d’affiches per-
tion a reçu nettement moins d’at-
tention que les présidentielles. Sans
sonne sur les 1500 éligibles à voter
a choisi d’exercer son droit.
Dean Haldenby
650 votes
Haldenby. Interrogé sur les rai- mises par les candidats, on a indi- surprise, Mélissa Borduas, Michael
sons de ce résultat humiliant pour
le syndicat étudiant, il n’avait pas
rectement réduit la visibilité de ces
élections. Le Bureau des élections
Brown et Jonathan Weber ont tous
les trois remporté leur siège par ac-
Controverse évitable
Renaud-
Philippe Garner 273 votes
la langue de bois. « Nous sommes
tous responsables, y compris moi-
doit prendre un rôle plus proactif à
la promotion de ses élections, on ne
clamation pour les facultés de scien-
ces de la santé, de common law et de
Ironiquement, toute cette his-
toire aurait pu être évitée si Dean
Joseph Wesley
Richards II 177 votes
Haldenby avait passé son test de
127oui10 non
même. L’exécutif de cette année peut plus s’attendre à ce que les can- génie, respectivement. Mélissa
n’a pas fait ce qu’il pouvait pour les didats fassent la promotion. » Le taux de participation dans les bilinguisme au mois de janvier Borduas
élections. L’équipe de promotion Les deux candidats défaits expri- facultés de sciences de la santé et dernier. Haldenby était le seul
n’a pas été à la mesure. Mais ça ne
donne rien de critiquer mainte-
ment aussi un désir de changer la
culture électorale à la FÉUO. Sur
de common law ont été légèrement
au-dessus de la moyenne, une des
candidat à l’époque et aurait vrai-
semblablement remporté l’élec-
Jonathan
Weber 48 oui 6 non
nant. » Contrairement aux élections
générales, aucun membre de l’exé-
son site internet, Richards a déclaré
qu’un taux de participation aussi
rares réussites de cette élection
partielle.
tion sans devoir se soummettre à
des questions sur la légitimité de
Michael Brown
41 oui 3 non
cutif n’a pris part à la promotion des faible était « inacceptable » et qu’il sa victoire.
élections. « C’était pour éviter des
accusations de conflit d’intérêts »,
avait reçu l’assurance de Haldenby
que des changements au processus
Étudiants en droit apathiques? Il a finalement passé son test de
bilinguisme pour pouvoir se pré-
Droit civil
9%
explique Haldenby. « C’était leur
choix. »
allaient être implantés dans les pro-
chains mois. De son côté, Garner,
La palme d’or revient donc à la Fa-
culté de droit, où les étudiants des
senter aux élections partielles.
Samedi, Haldenby a réaffirmé
Médecine
0.06 %
Le président élu a également poin- qui a mené une campagne impres- deux sections ont voté en plus grand qu’il ne voyait pas de raison va-
té du doigt le journal anglophone du
campus : « Je ne veux pas critiquer le
sionnante malgré une absence d’af-
fiche et de bénévoles, a déclaré qu’il
nombre. En droit civil, plus de 8%
des étudiants se sont prévalus de
lable pour devoir se soummetre
à un autre vote mais qu’il allait
Participation
totale 3.7 %
Fulcrum, mais ça n’a pas aidé qu’ils
ne parlent pas de nos élections dans
comptait lancer une pétition pour
exiger un vote au Conseil d’admi-
leur droit de vote. En common law,
ce nombre est un peu plus bas, à
mettre en place des balises pour
empêcher que la Fédération étu-
Votes à RGN
9 votes
diante soit confrontée de nouveau
12.2 %
le journal précédant les élections. » nistration afin de s’assurer qu’il y ait 5%, mais est bien au-delà du reste Élections
Nick Taylor-Vaisey, chef de pupitre bel et bien un suivi dans ce dossier. de peloton. à une telle situation. janvier

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le 17 mars 2008 Actualités
ÉLECTIONS » GSAÉD

Pénurie d’espace
de travail pour les
étudiants diplômés
François-Olivier Dorais jours selon la même stratégie, une
croissance de ses activités de re-
Le sujet fut brièvement discuté lors cherches pour devenir un chef de file
des récents débats électoraux peu dans le domaine. Le tout se combine
animés de la GSAÉD la semaine aussi à la graduation simultanée de
dernière. L’Université d’Ottawa la double cohorte, soit l’important
souffre actuellement d’un manque nombre d’étudiants ontariens issus
criant d’espaces de travail pour ses de l’élimination de la 13e année en
étudiants diplômés, dont le nombre 2003, dont la présence gonfle arti-
ne devrait pas diminuer d’ici 2010. ficiellement la population étudiante
Devant l’insuffisance des mesures aux cycles supérieurs.
prises par l’Université, la « Campa-
gne sur l’espace étudiant » menée par Pénurie d’espace
la GSAÉD n’entend pas jeter l’épon-
ge, allant même jusqu’à vouloir tenir Devant l’accroissement d’étudiants Serge Dupuis et Rachel Van Deventer, candidats aux élections de la GSAÉD pour le poste de commissaire aux affaires
un référendum l’an prochain sur la diplômés, plusieurs Facultés, dont universitaires, divergent quant à la marche à suivre pour allouer plus d’espaces aux étudiants diplômés. Photo par Alain
construction éventuelle d’un centre la Faculté des arts, des sciences so- Dupuis
pour les étudiants diplômés sur le ciales, d’éducation et des sciences de
site de l’édifice renfermant leurs bu- la santé souffrent d’une pénurie d’es- n’avaient pas prévu d’augmentation auquel fait référence Doumit s’élève Des solutions envisagées
reaux et le café Nostalgica. paces de travail. « Le département au niveau des effectifs, ce qui expli- à 100 000$ et est versé annuelle-
Lancée à l’automne 2006, la d’histoire aux études supérieures est que le retard », concède Victor Si- ment à la GSAÉD par l’Université Directeur de la « campagne sur
campagne publicitaire « Ça part passé de 75 à 118 étudiants en l’es- mon, vice-recteur aux ressources en pour une période de cinq ans depuis l’espace étudiant », Marc Doumit a
d’ici », qui vise à augmenter les pace de trois ans. De mémoire, il y a poste depuis 2004. « On se prépare 2006. « Honnêtement, l’Université confirmé qu’un important projet de
inscriptions aux cycles supérieurs à peine 10 places à notre Grad loft au toutefois actuellement à mieux ré- fait un effort dans ce dossier et je construction a été présenté lors de la
de l’Université d’Ottawa, connaît 145 Marion. Avec notre bibliothèque pondre aux besoins », précise-t-il. crois que nos intentions vont dans dernière réunion du conseil afin de
des retombées significatives. Les qui a été transformée en Chapters, ça Le président de la GSAÉD Marc le même sens », concède-t-il. pallier les insuffisances d’espaces. Le
statistiques préliminaires du mois n’aide pas », déplore Serge Dupuis, Doumit, qui voit le problème évo- Le président rappelle toutefois projet consisterait à édifier un cen-
d’août 2007 confirment que 4700 étudiant à la maîtrise et candidat aux luer depuis cinq ans, juge que les que les communications interdépar- tre de trois ou quatre étages pour les
étudiants se sont inscrits aux études élections de la GSAÉD pour le poste mesures prises par l’Université pour tementales sont aussi nécessaires et étudiants diplômés en remplacement
supérieures, une augmentation de de commissaire aux affaires univer- résoudre le problème ne sont pas que les départements devraient as- de l’actuel édifice renfermant les bu-
15% depuis l’an dernier. L’Univer- sitaires. « On estime actuellement adéquates puisqu’elles ne permet- sumer davantage cette « responsa- reaux de la GSAÉD et le café Nostal-
sité prévoit que ce chiffre oscillera qu’il manque 800 places de travail tent pas l’ajout d’espaces. « Le fond bilité ». De fait, depuis septembre, gica. L’actuel édifice serait mal amé-
autour de 6000 étudiants d’ici un pour accommoder les étudiants di- que nous recevons chaque année seulement trois demandes officiel- nagé en plus de ne pas répondre aux
ou deux ans. plômés », renchérit-il. sert à rénover et améliorer les espa- les de rénovations ont été amenées normes du bâtiment de l’Ontario.
La stratégie Vision 2010 élaborée De son côté, l’administration ces existants mais en fin de compte, au conseil de la GSAÉD (départe-
par l’Université prévoit une hausse centrale reconnaît l’existence du il ne permet pas d’en rajouter. Il est ment d’études religieuses, de lettres
d’inscriptions aux cycles supérieurs problème et met en cause la gestion nécessaire de créer de l’espace », af- françaises et un département de la
de 33%. Qui plus est, elle vise, tou- antérieure. « Nos prédécesseurs firme-t-il. Le fond prévu à cet effet et Faculté de génie). Lire la suite en page 4

RÉNOVATIONS » UCU

Le conflit est apaisé


Andréanne Baribeau santé. Le plan pour le rez-de-chaus- les deux tiers de l’espace qu’on a ac-
sée proposait quant à lui de rempla- tuellement à la Maison internatio-
Après avoir semé la grogne chez cer- cer le lounge étudiant, près du pas- nale. On a cinq employés, beaucoup
tains étudiants et employés de la Fé- sage vers Morisset, par des locaux où de bénévoles; il aurait été impossible
dération étudiante en proposant un pourraient se relocaliser les services d’accommoder tout ce monde selon
plan de réaménagement du centre étudiants du deuxième étage. les plans suggérés », explique Amy
universitaire, le Service de vie com- « L’idée est née l’année dernière. Kishek, employée à la Maison inter-
munautaire modifie son approche et On pensait qu’il était possible de fai- nationale, service qui se trouve ac-
repart à zéro, afin de consulter une re beaucoup plus avec le Terminus tuellement aux abords du Terminus.
plus grande part de la population pour tirer le maximum de l’espace Devant ces critiques, Marc Du-
étudiante concernée par ce projet qu’on a et pour l’ouvrir un peu plus, val assure fermement que le but
de grande envergure. en faire un lieu de rassemblement du Service de vie communautaire
Le 6 mars dernier, la Fédération pour tous les étudiants », explique n’était pas d’imposer un projet de
étudiante (FÉUO) ainsi que l’As- Marc Duval, directeur du Service de rénovations définitif au reste de la
sociation des étudiants diplômés vie communautaire. population étudiante. « Ce qu’on
(GSAÉD) ont tenu une consulta- Les nouveaux plans présentaient voulait, c’était proposer une idée,
tion publique concernant des plans ainsi un deuxième étage bien dif- un concept sur lequel il serait pos-
de rénovation que le Service de vie Le Terminus, un des seuls espaces ouverts sur le campus où les étudiants peuvent férent, avec un bar 1848 agrandi sible de bâtir, dans un processus de
communautaire (SVC) avait propo- pratiquer des chorégraphies de danse, était visé par le plan de rénovation pro- et doté d’une cuisine, le Terminus consultations ouvertes », explique-
sés au mois de janvier dernier. posé par le Service de vie communautaire. Photo par Karine Desjardins. remplacé par une scène centrale t-il, en ajoutant que les plans propo-
Ces plans, qui envisageaient des dans le style de l’agora, un café, un sés sont loin d’être définitifs et qu’ils
modifications majeures au rez-de- services de la FÉUO qui verraient versitaire, les deux plans proposés foyer et de nombreux divans, tables restent sujets à modifications.
chaussée ainsi qu’au deuxième éta- leurs locaux grandement affectés par le SVC visaient principalement et bancs. Le hic, c’est que les locaux
ge du Centre universitaire, ont sou- par les changements proposés. à réaménager l’espace où se trouve des services étudiants auraient eu
levé une vive critique non seulement actuellement le Terminus, le bar étu- à déménager dans un endroit plus
chez les membres exécutifs des deux Les plans en question diant 1848, les services étudiants de fermé où moins d’espace aurait été
associations étudiantes, mais égale- la FÉUO et quelques locaux univer- disponible pour chaque service.
ment chez les coordonnateurs des Au deuxième étage du Centre uni- sitaires, dont celui des Services de la « Avec ces plans, on aurait perdu Lire la suite en page 4

actualites@larotonde.ca www.larotonde.ca • 3
Actualités le 17 mars 2008

» GSAÉD Suite de la page 3


Un référendum sur le sujet devrait se tenir L’idée est toutefois bien audacieuse, puisque
l’an prochain afin de tâter le pouls des mem- les plans d’études et d’aménagements à l’Uni-
bres. La construction serait prévue pour l’an- versité se font généralement à l’intérieur d’une
née 2010-2011 et nécessiterait un investisse- période minimale de cinq ans.
ment de cinq millions de dollars. Son rival, Serge Dupuis, reconnaît la valeur
D’autres solutions restent également tou- de cette idée mais croit aussi en une « stratégie
jours à l’étude, dont l’aménagement d’un plus globale », c’est-à-dire créer un espace étu-
environnement de travail au troisième étage diant commun et accessible à tous pour com-
du pavillon Hagen, la création d’un espace bler les lacunes départementales. À ce sujet,
d’étude réservé aux étudiants diplômés au l’Université assure toutefois que les problèmes
sixième étage de la bibliothèque Morisset, se manifestent différemment d’un département
l’entreprise de grands travaux de rénovation à l’autre. Par exemple, les disparités sont bien
au Pavillon Vanier avec l’édification d’une plus grandes entre les besoins des Facultés de
tour connexe à l’édifice et l’octroi d’espaces médecine et de droit et les Facultés des sciences
de travail aux étudiants diplômés pour la sociales et des arts.
Faculté d’éducation au pavillon Lamoureux.
Fait intéressant, Rachel Van Deventer, can- Les élections de la GSAÉD se dérouleront
didate au poste de commissaire aux affaires cette semaine, du 18 au 20 mars, sur le
universitaires pour la GSAÉD, propose dans campus principal ainsi qu’à Roger-Guin-
son programme la création d’un comité auquel don. Pour plus d’information sur les em-
siègerait un étudiant de chaque association placements et les heures d’ouverture des
départementale dont l’objectif serait de com- bureaux de scrutin, visitez
bler les besoins dans la même année fiscale. http://elections.gsaed.ca/

» UCU Suite de la page 3


Un processus à l’envers ? Retour à la case départ

Même si Duval affirme que les plans de réno- Les partenaires du Centre universitaire se
vation ne représentent qu’une première ébau- sont de nouveau rencontrés vendredi dernier
che et que la prochaine étape est de consulter et Federico Carvajal ainsi que Pam Hrick, pré-
les étudiants, les représentants de la FÉUO sidente de la FÉUO, en ont profité pour expri-
et de la GSAÉD n’ont pas apprécié la façon mer leur déception et leur mécontentement à
avec laquelle le processus de réaménagement l’encontre de l’approche adoptée par le Service
a débuté. « Le Service de vie communautaire de vie communautaire dans ce projet.
a commencé le projet avec une idée. Le pro- « L’attitude du Service de vie communau-
blème, c’est que les plans de rénovation ont taire a changé depuis. Le processus de réno-
été préparés et présentés aux gens sans que vation a été arrêté et va recommencer à partir
les étudiants aient été consultés préalable- du début, avec des consultations ouvertes »,
ment », reproche Federico Carvajal, vice-pré- explique Carvajal, qui voit ceci comme une
sident aux services de la GSAÉD. victoire pour les étudiants.
Carvajal explique que les plans de réa- Le projet de rénovations au deuxième étage
ménagement en question ont été présentés du Centre universitaire ne verra donc pas le
pour la première fois en janvier aux « par- jour de sitôt. Toutefois, quelques changements
tenaires » du Centre universitaire, lesquels peuvent être attendus d’ici à la fin de l’été 2008.
incluent un représentant de chaque asso- Federico Carvajal parle notamment d’un agran-
ciation étudiante ainsi que du Service de vie dissement du 1848, avec des bureaux actuelle-
communautaire, du Service d’appui au suc- ment inoccupés qui pourraient être ajoutés au
cès scolaire, des ressources des immeubles bar afin de l’équiper d’une cuisine.
et des Services de la santé. Pam Hrick explique qu’il sera également
Or, selon Federico Carvajal, les étudiants, question d’aménager un bureau de la GSAÉD
les coordonnateurs de services ainsi que là où se trouve la salle des clubs. Le seul bu-
tous les autres membres concernés auraient reau de la GSAÉD se trouve actuellement à
dû être consultés avant même que soit des- côté du café Nostalgica, sur la rue Cumber-
sinée la première ébauche des plans de ré- land, et n’est pas accessible aux gens en fau-
novations. Amy Kishek est du même avis, teuils roulants. La salle des clubs va quant à
voyant ces plans comme un gaspillage de elle déménager de l’autre côté du lounge étu-
ressources et de temps puisqu’ils risquent diant, au rez-de-chaussée du Centre universi-
d’être complètement changés à la suite des taire, dans des locaux plus grands qui servent
ARTWORK PROOF

consultations ouvertes. actuellement d’entrepôts.

LES JOURNÉES DE LA
FRANCOPHONIE
OUVERT Activités :
À Nourriture gratuite • • Films
TOUS Animation en direct • • Foire communautaire
Jeux • • Conférences
Débats • • Discussions
Vin et fromage • • Et plus encore…
Toutes les
Toutes les 2
2 journées
journées Concerts • Centre de
(À partir
(À partir de
de 10
10 h)
h) bilinguisme
Agora, UCU
Agora, UCU &
& 211-B, UCU
Terminus, UCU
Terminus, UCU
Organisées par le Centre de bilinguisme de la FÉUO et ses partenaires :
(CHUO, Club d’immersion, la Patente, GRIPO, AÉÉC, AÉÉT, AÉÉPID, SEDFUO, La Rotonde, SVC, ILOB)
Horaire des 2 journées au www.bilinguisme.feuo.ca/jfb2008

4 • www.larotonde.ca $ Approval:

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Date:
actualites@larotonde.ca
le 17 mars 2008 Actualités
PHOTO REPORTAGE » ÉLECTIONS FÉUO

Les élections en images

Photos par Jason Chiu.

actualites@larotonde.ca www.larotonde.ca • 5
Actualités le 17 mars 2008

Afghanistan et Irak :

10 FILMS À RÉALISER
2 CONTINENTS À EXPLORER
DÉPART : AUTOMNE 2008
www.muvmedia.tv

Ottawa a fait partie de la vingtaine de villes où des personnes ont manifesté leur
CANDIDATS RECHERCHÉS désaccord face à la décision prise jeudi dernier par des députés conservateurs
INSCRIVEZ-VOUS AVANT LE 9 MAI 2008. et libéraux. Ces derniers ont appuyé la motion sur l’extension de l’intervention
POUR LES 18-30 ANS militaire en Afghanistan jusqu’en 2011. Photo par Karine Desjardins.

Céline Basto trouve des millions et des millions de

Ten
dollars pour participer à une guerre
Université d’Ottawa Quelques centaines de personnes ont injustifiable ? », a dénoncé un citoyen
parcouru les rues du centre-ville, sa- qui a préféré garder l’anonymat.

d
NOM0813_Pubs NB-5.9x5.4.indd 1 3/10/08 4:05:08 PM
Soyez medi dernier, pour manifester leur Devant l’ambassade des États-
à l’
éc désaccord face à la décision prise Unis, des dizaines de manifestants

o

jeudi dernier par des députés conser- se sont couchés sur le dos, faisant
vateurs et libéraux approuvant la mo- semblant d’être morts. « Une image
ez

tion sur l’extension de l’intervention symbolique pour démontrer ce que ce


militaire au moins jusqu’en 2011. Des type [George W. Bush] fait en Afgha-
non

s pectez
ut

la

e
étudiants de l’Université d’Ottawa et nistan », a proclamé l’un des organi-

R
de l’Université de Carleton ont débuté sateurs.
ma

leur marche devant la Bibliothèque Acclamé par la foule rassemblée


e

Morisset pour ensuite traverser les devant le Parlement, un sosie de


in

cez

rues d’Ottawa et rejoindre diffé- M. Harper a fait un « aveu public ».

u s rents groupes de pression tels que


le Rassemblement outaouais contre
« Quand ma mère m’a demandé ce
que je voulais être quand je serai

v o la guerre et le Congrès du travail du


Canada. Devant le Musée des Beaux-
Arts du Canada, la foule a manifesté
grand, je lui ai dit : le président des
Etats-Unis ! », a-t-il ironisé.
« La majorité des Canadiens est

ire
-

pour demander de mettre un terme à opposée à l’extension de la guerre en


ez

a
la guerre en Afghanistan et en Irak. Afghanistan et les deux principaux

ff
a
s
« Le pouvoir, c’est avec les gens ! Ce partis politiques canadiens ignorent

L’
rm

u
n’est pas avec les partis politiques » complètement cela, donc je pense
clamait Françoise Bovin, députée du que c’est essentiel de faire entendre

to
Info

parti néo-démocrate qui a pris la pa- la voix de la majorité qui s oppose à


role en ajoutant que c’était en 2009 l’extension de cette guerre-là », s’est
que la mission devrait être termi- indigné François Picard, le vice-pré-
née et que, tout à coup, elle avait été sident aux communications de la

de
prolongée jusqu’en 2011 et peut-être FÉUO, qui a pris part à cette mani-
après cela en 2013. « Honte! », ont festation. Selon ce dernier, les étu-
continué les manifestants. diants ont la responsabilité d’être à
« Nous résistons à la guerre! C’est la base du mouvement anti-guerre.
008 le cinquième anniversaire de la guer- « Historiquement, le mouvement
28 mars 2 re en Afghanistan et il y a deux jours, étudiant a un rôle clef à jouer dans
a gne : 25 au le gouvernement a passé une motion les mouvements sociaux et particu-
Camp pour rester en Afghanistan pour trois lièrement dans les mouvements an-
ans de plus. Nous voulons montrer ti-guerre. Si on se souvient bien, au
que les Canadiens sont contre la moment de l’invasion de l’Irak par
guerre et que nous aimerions voir les Etats-Unis, les étudiants étaient
l’argent dépensé ailleurs que dans la extrêmement présents dans le mou-
guerre », a affirmé Camille Woloch, vement pacifiste. », soutient-il.
En partenariat avec le Service de la protection, le Bureau d’intervention en matière
de la Coalition étudiante contre la Cette manifestation a été organisée
de harcèlement sexuel et la Fédération étudiante de l’Université d’Ottawa. guerre. « C’est une question de priori- à l’échelle nationale, dans plusieurs
Pour en savoir davantage sur la campagne contre la violence sexuelle : tés. Alors qu’on dit aux étudiants qu’il villes telles qu’Ottawa, Toronto, Hali-

www.harcelement.uOttawa.ca n’y a plus d’argent pour l’éducation,


aux personnes âgées qu’il n’y a plus
fax et Winnipeg, par l’Alliance cana-
dienne contre la guerre et a rassemblé
d’argent pour leurs médicaments, des milliers de citoyens à travers le
comment est-ce que le gouvernement Canada.

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le 17 mars 2008 Actualités
J’écris donc je pense
Andréanne Baribeau

Les étudiants veulent être consultés


L’administration de l’Université a été vexée et, haute administration. Gilles Patry a refusé de nouveau : « L’objec- depuis le début de l’année : les étudiants veu-
telle un enfant qui ne veut pas admettre ses Les étudiants n’étaient pas invités. tif de cette rencontre n’est pas d’organiser ou lent être consultés. Ils veulent être consultés
torts, elle se replie davantage sur elle-même Philippe Marchand, membre du groupe No- de planifier un évènement public ou un débat, à la minute où l’administration envisage un
et réitère sa position avec plus d’ardeur que tre campus, a demandé à l’administration de mais de discuter avec les deux exécutifs des projet qui pourrait les affecter.
jamais. lui expliquer pourquoi il y avait une terrasse sujets qui semblent vous préoccuper. Je ne Cette étape devrait être la première dans tous
Depuis le début de l’année, les critiques à à Tabaret qui portait le nom « Ottawa Citizen crois pas pouvoir être plus clair ». processus décisionnels majeurs de l’Université,
l’égard de l’Université se sont multipliées mais Terrace », malgré un règlement qui proscrit Les membres du FLU ont tenté d’assister à la comme c’est le cas à l’UQAM, où l’administra-
plutôt que de s’engager dans un dialogue avec l’allocation du nom d’un produit commercial rencontre informelle du recteur et des profes- tion envoie en moyenne deux courriels par se-
la communauté étudiante, l’administration à tout édifice sur le campus. seurs au restaurant Jazzy la semaine dernière. maine à sa population étudiante pour annoncer
semble s’être enfermée à double tour dans sa Il a reçu une réponse qui n’en était pas une. Trois agents du Service de protection leur des consultations publiques sur des questions
tour d’ivoire. En fin janvier, le groupe Notre campus avait ont barré l’accès. importantes tels le financement, la restructura-
organisé sa propre rencontre dans l’Agora afin tion, l’aménagement de l’espace, etc.
Une chronologie inquiétante de discuter ouvertement de la question du fi- Le Service de vie communautaire a compris Car avant tout, c’est notre bac qui va porter
nancement privé et de la transparence à l’Uni- le nom Telfer, c’est dans notre estomac que se
En automne, un groupe d’étudiants diplô- versité d’Ottawa, sujets qui soulèvent de plus Le service de vie communautaire a quelque retrouve la bouffe des services alimentaires,
més en sciences politiques, portant le nom de en plus d’inquiétudes chez les étudiants qui peu surpris les étudiants la semaine dernière c’est nous qui étudions à la bibliothèque à côté
Front de libération de l’Université (FLU), a exigent maintenant que l’administration les avec ses plans de rénovation du Centre uni- de la machine à espresso du Second Cup, c’est
distribué du café gratuit à l’extérieur du café écoute et réponde à leurs questions. versitaire, visant à modifier largement le rez- notre espace d’étude, de socialisation et de
Starbuck’s à Desmarais pour protester contre Notre campus avait pris la peine d’inviter de-chaussée ainsi que le deuxième étage où services étudiants qui va être affecté par des
la venue de cet industriel sur le campus, au les membres de la haute administration, mais se trouve le Terminus. Les représentants des rénovations et c’est notre argent qui finance
détriment d’un café étudiant. ceux-ci avaient décliné l’offre, exigeant plutôt associations étudiantes du campus ainsi que le tout. Pourquoi ne sommes-nous pas les
Le Service de protection est venu y mettre un terme. une rencontre formelle avec les représentants les coordonnateurs des services affectés par premiers à être consultés? La haute adminis-
Des étudiants ont manifesté lors de l’inau- étudiants de la Fédération étudiante (FÉUO) ces plans n’ont guère apprécié la façon avec tration n’a vraiment rien à perdre en décidant
guration du pavillon Desmarais pour exiger et de l’Association des étudiants diplômés laquelle le projet leur a été présenté, exigeant de faire le virage, comme l’a fait le Service de
une plus grande transparence dans le dossier (GSAÉD). Le groupe leur a donc récemment plutôt que le processus reparte de la case zéro vie communautaire, sauf peut-être la distance
des dons privés. suggéré une réunion avec ces représentants, et que les étudiants soient consultés avant que qu’elle a su instaurer entre elle et sa commu-
Ils se sont fait repousser du revers de la main. accompagnée d’un ordre du jour, d’un modé- tout plan soit tracé. nauté étudiante, laquelle devrait être le pre-
Un Town Hall Meeting a été organisé en rateur et de tout ce flafla nécessaire pour que Le message semble avoir été reçu par le Ser- mier de ses soucis.
décembre dernier par l’Université afin de l’administration se sente à son aise, mais à la vice de vie communautaire. Je pense bien que Comme dirait notre recteur, je ne crois pas
permettre à la communauté universitaire de condition de permettre au grand public d’y as- celui-ci a compris l’essence du problème, le pouvoir être plus claire.
venir partager leurs préoccupations avec la sister et de poser des questions. message qui émane de la population étudiante atualities@larotonde.ca

Revue de presse universitaire


Alexa Biscaro

Fraudeurs!
Étudiants, gardez vos porte-monnaie près faire un rendez-vous au salon, elle a décou- de vérifier leurs comptes bancaires. Certains étudiants, note que, bien que ceci représente
de vous ! Cette semaine, deux journaux uni- vert qu’il n’existait plus. Dans d’autres cas, étudiants ont découvert que plus de 1000$ un pas vers l’équité, d’autres événements
versitaires font état de scandales monétaires les représentants n’étaient pas du tout affi- avaient été retirés. Heureusement, il n’y a pas constituent un recul tout aussi important. Elle
qui frappent leur campus. À l’Université de liés au salon et donc les certificats n’étaient encore eu de cas où la banque a refusé de rem- mentionne la disparition du Bureau sur le sta-
Waterloo, c’est l’Imprint qui sonne l’alarme. pas acceptés. bourser les pertes. tut de la femme, qui, selon elle, fait partie d’un
Un article dénonce les multiples « représen- Du côté de l’Université McGill, The Daily mouvement national qui tend vers l’abandon
tants » de salon de beauté de la région qui rapporte un scandale qui s’est produit dans Une nomination importante des groupes centrés sur les préoccupations de
offrent des forfaits qui s’avèrent littéralement la librairie officielle de l’université. Pendant la femme.
trop beaux pour être vrais. la période du 2 au 18 janvier 2008, plusieurs Vendredi dernier, le conseil des Gouverneurs L’équité salariale, une loi fédérale depuis
On vous propose des économies impres- étudiants ont été victimes de ce qui est appelé de l’Université Concordia a unanimement 1995, serait, en principe, un autre objectif re-
sionnantes : parfois jusqu’à 90% de rabais « clonage » de carte débit. En d’autres termes, approuvé la Dre Judith Woodsworth en tant latif à l’égalité entre les sexes qui semble avoir
pour quatre sessions et, surprise, le repré- la machine à débit recueille l’information que future présidente de l’université. Selon été oublié à Concordia, effet secondaire de la
sentant se promène avec une machine de dé- électronique disponible sur votre carte, infor- The Link, cette rencontre était peut-être la disparition du Bureau sur le statut de la fem-
bit afin de pouvoir rendre votre transaction mation qui sera utilisée plus tard par les frau- plus importante dans l’histoire du conseil : la me. Woodsworth espère que, avec la diversifi-
plus facile. Et ensuite… rien. La journaliste deurs. L’administration de McGill a récem- même journée, deux autres femmes ont été cation de l’équipe administrative, il sera plus
en question, qui a été une des victimes des ment prié tous les élèves qui auraient utilisé nommées à des postes administratifs clés. Eli- facile d’apporter des changements au statut
fraudeurs, explique que lorsqu’elle a tenté de leur carte débit pendant la période indiquée zabeth Morey, élue au poste de doyenne des quo qui semble régner.

La Rotonde vous invite pour de la pizza et un peu de philosophie


Mercredi à 13h Jeudi à partir de 17h30

Sophie Bourgon, Caroline Lester et Caroline Morneau Guy Hughes et Houda Souissi
s’affrontent pour le poste de Chef de pupitre de la section s’affrontent pour le poste de Chef de Contenu web
Arts et culture Céline Basto
présente sa plateforme pour le poste de Chef de pupitre, Actualités
Romain Guibert
présente sa plateforme pour lale poste de Chef de pupitre, Sports

actualites@larotonde.ca www.larotonde.ca • 7
Actualités le 17 mars 2008

Où que tu sois au Québec


nous t'offrons des cours en ligne crédités!
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Été 2008 - 28 avril au 15 août / Automne 2008 - 3 septembre au 16 décembre
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Information - inscription : www.uqtr.ca/coursenligne poste 2124

8 • www.larotonde.ca actualites@larotonde.ca
le 17 mars 2008 Actualités
Étudiants internationaux : CALENDRIER DU 17 AU 23 MARS

un comité qui s’interroge


ACTIVITÉS CAMPUS

Quoi ? Élections et référendum de la GSAÉD


Quand ? Du 18 au 20 mars
Site web: Pour plus d’information sur l’emplacement et les
Céline Basto heures d’ouverture des bureaux de scrutin, visitez http://
un an et demi. En fait, je suis arrivée elections.gsaed.ca/voters_fr.htm
Certains étudiants de deuxième et au Canada en septembre 2007, la
troisième cycles sont découragés convention a été signée après mon Quoi ? Journée du bilinguisme et de la francophonie
par la situation actuelle des étu- arrivée », confie-t-elle. Quand ? Le 20 mars de 10h à 23h45
diants internationaux. Alors que les Pour ce qui est du dossier des Où ? Centre Universitaire
droits de scolarité tournent autour cours non crédités, le comité se Site web: http://www.bilingualism.feuo.ca
des 12 000 dollars par année, ces pose quelques questions. « Quand
étudiants n’ont ni accès aux aides un étudiant arrive avec sa maîtrise Quoi ? REZ CUP
gouvernementales, ni à un grand en main, la Faculté peut lui deman- Quoi ? Venez participer au tournoi de ping-pong de résidence
nombre de bourses, et l’Université der de suivre un certain nombre Quand ? Le 21 mars de 17h à 20h
semble les oublier. de cours qu’elle ne considère pas Où ? Sous-sol de la résidence Leblanc ou Thompson
Au cours de cette année scolaire, comme crédités. Nous nous posons Info: 613-562-5800 poste 3165
un comité d’étudiants internatio- quelques questions par rapport aux
naux des études supérieures s’est critères sur lesquels reposent ces
créé afin de soulever les principaux décisions et qui les prend. En plus, CONFÉRENCES
problèmes auxquels font face ces comme cela dépend des Facultés, ce
étudiants et de proposer des recom- sont des questions délicates et sub- Quoi ? Santé dans les communautés
mandations à l’administration de Dessin par Francis Chartrand. jectives. », soutient Vedrine. Quand ? Le 18 mars de 11h30 à 13h
l’Université d’Ottawa. Où ? Pavillon Simard, salle 129
un dépannage », soutient Ciolfi. « Accès à une formation de
Des frais de scolarités trop élevés Cette dernière nous confie éga- qualité » Quoi ? Development and in vitro analysis of autologous
lement que la meilleure place pour genipin cross-linked fibrin hydrogels as scaffolds for
Pour Philippe Marchand, du co- trouver des bourses est dans le pays En 2005, l’Université a admis 1 610 human articular cartilage tissue engineering
mité des étudiants internationaux, d’origine des étudiants. Toutefois, étudiants internationaux au niveau Quand ? Le 18 mars de 11h30 à 12h30
les droits de scolarité sont si élevés dans certains cas, des conditions du baccalauréat et 449 autres au Où ? Pavillon Roger Guindon, salle 2022
qu’ils causent un problème en ter- s’imposent, telles qu’un retour obli- niveau des études diplômées. Ne Détails : Conférence offerte en anglais seulement
mes d’accessibilité. Selon lui, « ce gatoire de l’étudiant dans son pays faisant pas de campagnes de marke-
qui arrive c’est que ce sont les étu- d’origine. ting pour recruter des étudiants in- Quoi ? Conférence Greenberg & Droit de l’environnement
diants internationaux qui viennent ternationaux, l’Université s’appuie Quand ? Le 19 mars de 11h30 à 13h
déjà de classes probablement aisées Difficultés d’admission sur le réseautage. Le modèle classi- Où ? Pavillon Fauteux, salle 351
dans leurs pays d’origine ou qui sont que de la mobilité étudiante, repo-
subventionnés par leur pays qui Claire Vedrine, étudiante de natio- sant sur une entente d’université à Quoi ? Séminaire étudiant en chimie (inorganique/
peuvent venir étudier au Canada. » nalité française, qui réalise son doc- université pour un certain nombre physique)
De plus, Marchand se demande torat en cotutelle avec l’Université de places, est révolu. Quand ? Le 19 mars de 13h à 15h
si l’Université ne ferait pas ainsi de Montpellier-I, estime qu’en tant Gilles Breton, vice-recteur associé Où ? Pavillon D’Iorio, salle 214
de l’argent sur le dos des étudiants qu’étudiante internationale de doc- (international), estime qu’il faut fai-
étrangers. « En tant que Canadiens, torat, elle ne reçoit pas assez d’aide re un pas de plus. « Je pense que la Quoi ? Colloque en Physique : Professeur Karin Hinzer
nous finançons 40% de nos études de la part de l’Université d’Ottawa. mobilité étudiante est actuellement Quand ? Le 20 mars de 14h30 à 16h
et le gouvernement finance les 60% « Au niveau du premier cycle, il y a un vecteur pour vraiment bonifier la Où ? Pavillon MacDonald, salle 121
restant. Mais les frais des étudiants le Bureau international, mais ils ne formation étudiante. Si on veut faire Site web: http://www.physique.uottawa.ca/bienvenue.html
étrangers sont deux fois et demie s’occupent pas trop des étudiants cela, il faut vraiment le faire d’une
plus élevés pour les étudiants au diplômés, voire pas du tout. Quand manière différente. Il faut tout sim- Quoi ? Le français : langue de mondialisation - Conférence
doctorat et peuvent monter jusqu’à je suis arrivée, ils me disaient que plement ramener la mobilité dans de Jean-Benoît Nadeau dans le cadre de la Journée
trois fois pour les étudiants au bac- pour nous il n’y avait rien, que chaque programme », nous confie- internationale de la Francophonie
calauréat », explique Marchand. c’était surtout au niveau du bac- t-il. Quand ? Le 20 mars de 14h30 à 16h
Pour contrer ce problème, Mar- calauréat, voire de la maîtrise, ou Dans ce sens, le but de l’Univer- Où ? Pavillon Desmarais, salle 1160
chand estime que les universités alors pour les étudiants d’échange. sité est ainsi de se réseauter à un Site web: http://www.sciencessociales.uottawa.ca/fra/
devraient offrir un financement Il nous renvoient à la Faculté d’étu- programme qui offre une spécialité Affiche_FSS-franco_000.html
minimum pour tout étudiant. Cette des supérieures et post-doctorales, évidemment plus forte par rapport
mesure améliorerait l’accessibilité, mais eux n’ont rien de particulier à ce qu’offre l’Université d’Ottawa. Quoi ? « L’Antiromantique. Hegel contre le romantisme
contrerait le problème de décrocha- pour les étudiants internationaux », Cette approche étant réciproque, les ironique »
ge qui, selon Marchand, est impor- dénonce-t-elle. autres universités se doivent d’en- Quand ? Le 20 mars de 17h30 à 19h30
tant, en plus d’encourager les étu- Faisant partie du comité des étu- voyer des étudiants. « Ce n’est plus Où ? Pavillon Desmarais, salle 3120
diants à finir leurs études à temps. diants internationaux, Vedrine a eu à un étudiant de se structurer un
l’occasion de discuter des nombreux séjour d’études, c’est à nous de l’or- ATELIERS
Des bourses quasi inexistantes problèmes auxquels font face ces ganiser. Cela change tout pour l’étu-
étudiants. Selon ce comité, l’infor- diant. Ce qu’il doit faire, c’est postu- Quoi ? Trouvez des articles
Comme les étudiants internationaux mation présentée sur le site Inter- ler dans son programme puis gérer Quand ? Le 19 mars de 10h à 11h
ainsi que leurs parents ne paient pas net ou envoyée à l’étudiant une fois sa carrière étudiante en fonction de Où ? Bibliothèque Morisset, salle 144
d’impôts au Canada, ces premiers accepté est insuffisante, puisqu’elle ce qu’il veut faire » soutient Breton
ne jouissent pas d’aides gouverne- ne se penche pas suffisament sur en indiquant que cette année entre Quoi ? Portes ouvertes à la Clinique de droit notarial
mentales. Jennifer Ciolfi, agente les questions spécifiquement reliées 200 à 300 élèves ont été envoyés à Quand ? Le 19 mars de 9h à 17h
d’internationalisation du campus au aux étudiants internationaux. l’étranger et que l’Université a reçu Où ? 165 du Portage, Gatineau
Bureau international de l’Université De plus, ce comité se penche aussi le même nombre d’élèves.
d’Ottawa, nous confirme cette si- sur les différentes démarches et dé- L’idée, selon Breton, est d’utiliser Quoi ? La vie après la Faculté de droit
tuation. « Pour un étudiant inter- lais qui représentent un grand défi les réseaux internationaux de qua- Quand ? Le 19 mars de 11h30 à 13h
national, qui n’a pas son statut de à surmonter pour ces étudiants. En lité pour permettre aux étudiants Où ? Pavillon Fauteux, salle 147
résidence, il n’a pas le droit à l’aide fait, arrivée au Canada en septem- d’avoir accès à des programmes de
financière du gouvernement. Ce bre 2007, Vedrine avoue avoir pris formation qui vont leur permettre Quoi ? Réussir un travail bien structuré
sont surtout les Facultés qui offrent un grand risque. Dans son cas, le d’avoir une éducation de qualité. Quand ? Le 19 mars de 13h à 14h
des bourses, mais il n’y en a effec- processus d’acceptation, qui a pris « Le savoir est tellement éclaté qu’il Où ? 101 Université
tivement pas beaucoup. Au Bureau plus d’un an et demi à être conclu, n’y a plus une unité académique
international, nous offrons sim- a été assez laborieux. « Comme il ne sérieuse qui peut prétendre être Quoi ? Collections de bibliothèque au bout des doigts
plement une aide d’urgence. C’est s’agit pas d’un programme d’échan- capable de faire le tour de tous les Quand ? Le 20 mars de 13h à 14h
un montant qui peut aller jusqu’à ge standard mais plutôt d’un dou- domaines de spécialités. Dans ce Où ? Pavillon Morisset, salle 144
1000$ mais que l’étudiant doit par ble programme, il me fallait une sens-là, il y une solution, c’est l’in-
la suite rembourser. C’est vraiment convention personnelle. Cela a pris ternationalisation », estime Breton.

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Arts et Culture
le 17 mars 2008

Caroline Morneau
culture@larotonde.ca

EXPOSITION

Le souffle mythique de François Chalifour


Valérie Mandia c’est qu’il utilise l’espace. J’attendais
depuis longtemps qu’un artiste fa-
Des lignes courbes embrassent çonne l’espace Odyssée d’une façon
d’épais segments d’un rouge vif, non conventionnelle et Chalifour est
alors que des flammes semblent parvenu à ce non-conformisme ».
jaillir des mailles de la toile. Des La géométrie chez Chalifour rap-
croissants lunaires se dévoilent par- pelle parfois les céramiques peintes
fois sous des strates regorgeant d’un et les grandes arabesques tumul-
souffle chaud, alors qu’une houle de tueuses des fresques grecques. Il
poudre de bronze envahit la surface réactive l’univers mythique d’une
du tableau. Les œuvres peintes de Grèce antique en lui accordant les
François Chalifour sont de vérita- couleurs de sa palette personnelle à
bles contrées baignées de mystères. travers des abstractions. Il s’éloigne
Les passionnés d’art auront l’occa- ainsi des tendances antiques, qui de
sion de plonger au cœur de son tra- plus en plus, cherchaient à humani-
vail artistique à l’espace Odyssée de ser le divin. Chalifour commente :
la Maison de la culture de Gatineau « Les couleurs renvoient à une cer-
où il présente une exposition solo taine “psychologie” toute person-
intitulée « Les Mythologies ». Prati- nelle et toute fantasmatique et sont
quant depuis plus de 20 ans la pein- associées au rouge du feu, au bleu de
ture, Chalifour explore différents l’eau ou du ciel, au noir de l’antre ou
supports en passant par le dessin, de la terre. Elles pourraient effecti-
l’installation multidisciplinaire et la vement servir de lien entre ce blanc
performance. Théoricien, docteur en des ruines qui restent, et la couleur
sémiologie, enseignant au Cégep de des objets originaux qui était, si l’on
l’Outaouais, à l’Université du Qué- en croit les reconstitutions histori-
bec en Outaouais et à l’Université du ques, fort éclatante. Le Parthénon,
Québec à Montréal, l’artiste a plus par exemple, était recouvert, sem-
d’une corde à son arc pour faire va- ble-t-il, de rouge et de bleu, entre
ciller les pupilles du spectateur. Il a autres couleurs ».
également exposé au Québec, dans le Chalifour laisse transparaître
reste du Canada et en France. l’atelier de confection de l’œuvre. Il
Son exposition « Les Mytholo- ne cache pas au spectateur les éta-
gies » incarne le préambule d’un pes d’agencement de ses matériaux.
projet assez osé : celui d’une recons- Ici un côté de toile léché au pin-
truction de la Grèce antique après ceau, alors que plus loin, émerge un
un voyage en 2005. Toutefois, la morceau de canevas immaculé. Ces
mémoire mythique le passionnait tableaux sont de véritables « fabri-
bien avant son excursion: « Dans ques ». La démarche picturale vaut
la chronologie de la production des autant que le résultat final.
œuvres, la série “Les Mythologies’’ Le fin observateur remarquera
précède mon voyage en Grèce et par que le symbole des ailes laisse son
le fait même l’idée qui s’en suivit de empreinte sur les surfaces éclatées
la reconstruire », précise Chalifour. du créateur. Seraient-elles les voilu-
L’exposition présente des toiles res de plumes et de cire qu’utilisè-
transformées en terres de lutte et de rent Icare et son père Dédale pour
jeux sensoriels. En effet, le specta- s’enfuir du Labyrinthe de Crète?
teur a parfois la curieuse impres- Celles que la chaleur du soleil fit
sion d’un déséquilibre. Chalifour fondre, faisant ainsi tomber Icare
situe son spectateur dans une sorte dans la mer. Peut-être cette mer
de confusion spatiale, dans une sor- est-elle représentée par cette im-
te de labyrinthe de Crète. Ainsi, des mense toile bleutée perchée du haut
personnages mythiques tels que Dé- d’un mur de la galerie ? Une trame
dale, Icare, le Minotaure et Ariane narrative s’opère donc entre les
laissent leurs traces dans l’espace. différentes œuvres de l’artiste. Ce
Les œuvres de l’artiste débordent de dernier laisse à l’observateur des ré-
leur cadre et envahissent l’espace de sidus mythiques qui lui permettent
l’observateur par une fusion entre de reconquérir et de savourer une
peinture et sculpture. Marie Hé- histoire gravée sur les galets d’une
lène Giguère, artiste et coordonna- Grèce lointaine.
trice des espaces d’exposition de la « Les Mythologies » à l’Espace
Maison de la culture, est fière d’ac- Odyssée de la Maison de la culture de
cueillir ce créateur : « Ce que j’ap- Gatineau, 855, boulevard de la Gappe Les oeuvres peintes de François Chalifour sont de véritables contrées baignées de mystères. Photo par Karine Desjar-
précie d’autant plus de son travail, présentée jusqu’au 23 août 2008. dins

10 • www.larotonde.ca culture@larotonde.ca
le 17 mars 2008 Arts et Culture
LES JOURNÉES DE LA FRANCOPHONIE
Fait français et bilinguisme
Caroline Lester coordonnateur […], je voulais que qui s’impliquent, et qui veulent utili-
la Journée de la Francophonie soit ser le français, être proactifs envers
Les mercredi 19 et jeudi 20 mars, le soulignée de façon plus évidente.» l’utilisation du français. »
Centre de bilinguisme organisera en « Ce n’était pas tout de l’orga- Pourtant, on peut se demander si
collaboration avec plusieurs clubs, niser, c’était aussi de voir ce qu’on le choix du nom « Les Journées de la
associations et organismes du cam- voulait faire vraiment (et) comment Francophonie » incite suffisamment
pus une série d’événements pour on voulait appeler ça », ajoute Ève les anglophones à la participation;
célébrer la Journée internationale Ferreira-Aganier, responsable des après tout, lorsqu’il parle de partici-
de la francophonie et la Semaine de événements et des bénévoles. « (Les pants anglophones, Nicolas Séguin
la langue française. Indicatif révé- organisateurs avaient) aussi diffé- fait surtout référence à des étudiants
lateur des enjeux qui en ont motivé rents points de vue, alors on a es- faisant partie du régime d’immersion
l’organisation, cette célébration ini- sayé de rassembler tout le monde. en français. Sur un campus majoritai-
tialement appelée « La Journée de la Certains auraient (préféré une célé- rement anglophone, « Les Journées
Francophonie et du bilinguisme » est bration) plus bilingue, d’autres plus de la Francophonie » (expression
maintenant publicisée comme « Les radicale (…) ». S’ils s’orientaient traduite en anglais par « The Fran-
Journées de la Francophonie ». initialement vers un événement à cophonie Days ») permettront-elles
Foires, spectacles, conférences, caractère bilingue, finalement, l’ac- au Centre de rejoindre les étudiants
projections de films, discussions et cent est plutôt mis sur la franco- peu sensibilisés au fait français?
débats occuperont les deux journées phonie : « Sur le campus, ce qui est Évidemment, il faudra attendre la
de célébrations, chaque événement bilingue, ça a tendance à aller plus fin de la célébration pour savoir si ce
étant organisé par un club ou une as- vers l’anglais, alors nous on va ten- défi de taille sera relevé. Soulignons
sociation différente. Anita Goela, re- dre plus vers le français, et il n’y a tout de même que le Club d’immer-
présentante de l’Association des étu- Dessin par Francis Chartrand. rien de mal avec ça », conclut-elle. sion, qui a contribué à l’organisation
diants en traduction, coordonne l’ac- Le coordonnateur du Centre sou- des activités, connaît une croissance
tivité « Fabriqué en Dinde : Made in que, mais particulièrement intéres- l’évolution du projet : « Initiale- ligne tout de même que « toutes les exponentielle depuis sa création, à
Turkey », qui se tiendra ce mercredi sant, la conférence de Sylvie Lauzon, ment, le but, c’était de rassembler les activités sont ouvertes à tout le mon- tel point qu’il devra limiter à 250 le
à 14 h au Terminus. Les participants vice-rectrice associée aux études sur clubs et associations qui travaillent de et accessibles aux anglophones », nombre de nouveaux membres qu’il
seront évalués par des professeurs « L’état des lieux du français à l’Uni- déjà en partie sur la francophonie, peu importe leur niveau de compré- acceptera l’an prochain. L’élabo-
du département de traduction sur versité d’Ottawa » aura lieu ce jeudi à le bilinguisme. Dès la première hension du français. « C’est à conno- ration de tels partenariats entre le
des exercices de traduction de divers l’Agora du Centre universitaire. rencontre, tout le monde voulait tation francophone, mais presque Centre de bilinguisme et une variété
niveaux de difficulté, et pourront ga- Nicolas Séguin, coordonnateur faire un événement commun. […] tout va être bilingue. […] C’est inté- de groupes étudiants semble donc
gner des prix. Exemple moins ludi- du Centre de bilinguisme, explique Et moi, depuis (mes débuts comme) ressant de voir ce mélange-là de gens annoncer un bilan plutôt positif.

GALERIE LA PETITE MORT

Pour une histoire d’un soir


Caroline Lester présenter un désavantage, concède
Delisle. Mais c’est cela l’idée aussi,
Ce vendredi soir, un espace intime, c’est de créer un buzz autour de l’ar-
de la musique branchée et les Illus- tiste. Cela crée un événement. […]
trations d’une histoire qui n’est pas C’est l’une des valeurs de la galerie
encore écrite sont de connivence à aussi, le changement, le renouvelle-
la galerie La Petite mort, pour nous ment. Les gens peuvent venir chaque
proposer une « histoire d’un soir » semaine et voir quelque chose de dif-
en compagnie des œuvres de Jane férent, ce qui est rare. »
Burnstein. Il souligne également que le carac-
L’artiste exposera pour la première tère sexuel de l’expression One Night
fois, et lors d’une soirée seulement, stand n’est pas le fruit du hasard. «
une série intitulée Contes de Matil- Picasso a dit « l’art et la sexualité,
da : illustrations d’une histoire qui c’est la même chose […]» Il y a beau-
n’est pas encore écrite. Elle y retrace coup d’analogies à faire entre l’art et
le fil de la vie de Matilda, depuis sa le sexe. »
tendre enfance jusqu’à l’aigreur de sa Faisant preuve d’originalité, et pas
vieillesse. Qualifiant son style comme seulement dans son format de pré-
étant du « réalisme magique », Jane sentation, La Petite mort cherche à
Burnstein explore dans chacune de exposer des œuvres aux thématiques
ses œuvres des thématiques conflic- peu explorées ailleurs. « C’est une des
tuelles, avec un ton visuel plutôt lu- seules galeries de la région qui pousse
dique, et un peu brouillon. autant (la culture urbaine). La Petite
Les One Night Stand, ou « his- mort laisse une visibilité aux artistes
toires d’un soir » de La Petite mort qui n’auraient pas vraiment d’autre
sont des vernissages hebdomadaires endroit où exposer en raison de leur
ne durant qu’un seul soir, formule contenu, de leurs thématiques. […]
unique à cette galerie. Daniel Delisle, L’art urbain, c’est cela, c’est la réap-
assistant au directeur de la galerie, propriation de l’espace. Par exemple,
élabore un peu plus sur cet aspect les graffitis explorent beaucoup la li-
qui distingue La Petite mort des mite entre l’espace public et l’espace
autres; « Ici, les artistes paient une privé. […] Il y a aussi la convergence
adhésion fixe, et leurs œuvres sont entre l’art et le design. »
toujours disponibles au public (dans La limite entre l’espace public et
le sous-sol de la galerie, ndlr). » L’en- privé vue sous l’angle de l’art urbain
tente prévoit entre autres que l’artis- revient, par exemple, à considérer la
te membre s’engage à produire des multiplication des affiches publicitai-
œuvres régulièrement pour ces brefs res comme une sorte de « pollution »
vernissages. de l’espace visuel public par le privé.
Mais pourquoi exposer pendant à Ce questionnement de la limite entre
peine 24 heures? « Il y a beaucoup ces deux espaces est particulière- Jane Burnstein verra sa série d’œuvres « Matilda Tales » exposée ce vendredi seulement, de 19 h à 21 h, dans le cadre
de monde qui pense que cela peut re- ment actuel. des « One night stand », expositions éclairs uniques en leur genre, offertes régulièrement à la galerie La Petite mort.

culture@larotonde.ca www.larotonde.ca • 11
Arts et Culture le 17 mars 2008
JEUX DE LA COMMUNICATION CÉCILE GLADEL
Majuscule part à l’aventure
Caroline Morneau réussir à terminer cette prestation,
Devenir journalo-écolo
composée par les participants, Chloé Rondeleux
Trois-Rivières. Début mars. En avant la date de représentation.
pleine tempête de neige, une délé- Les mauvaises nouvelles semblent Paris. Le 28e Salon du livre est en
gation de 35 participants de l’Uni- s’acharner sur le Show Q. À trois proie à une vive polémique. Les
versité d’Ottawa assiste aux 12e semaines du moment fatidique, pays arabes appellent en effet à son
Jeux de la communication. L’ob- l’une des trois têtes pensantes du boycott afin de protester contre la
jectif de ces Jeux est de permettre spectacle annonce qu’elle ne pour- mise à l’honneur de la littérature is-
à des gens de huit différentes uni- ra pas être à Trois-Rivières. « Le raélienne (à l’occasion des 60 ans de
versités canadiennes de tisser des niveau de stress est à son comble! la création de l’État hébreu) en rai-
liens ainsi que d’explorer différents Puis un ange est descendu du ciel, son de la politique de l’État hébreu
domaines du milieu des communi- Julie Séguin, elle-même qui a com- envers les Palestiniens.
cations, des médias, de la publicité posé notre succès Majuscule part à Gatineau. La 29e édition du Sa-
et des relations publiques. l’aventure! », me confie Carignan. lon du livre de l’Outaouais (SLO)
En plus des diverses épreuves L’objectif que s’était fixé Cari- battait son plein du 28 au 2 mars
dans lesquelles les participants gnan : obtenir la troisième place. au Palais des Congrès. Cette année,
doivent s’inscrire, il y a le Show Q Elle juge que cela est ambitieux vu c’est le thème de l’évasion qui avait
également appelé le show culturel. l’ampleur des problèmes qu’ils ont été choisi, une invitation au voyage
Le thème de cette année était le depuis le début. vers « une île paresseuse où la na-
son, la phonétique. Trois discipli- Et ce fameux Majuscule a fait ture donne/des arbres singuliers et
nes doivent figurer parmi le specta- parler de lui une fois la représenta- des fruits savoureux » comme écrit
cle, à savoir le chant, la danse et le tion passée. « Le lendemain matin, Baudelaire dans son poème Parfum
théâtre. Quelques contraintes sont déjeuner à la cafétéria, je suis un exotique. Une échappée dont on
établies. La performance doit être peu sonnée du party post-show Q profitait bien volontiers en cet hiver
d’une durée de 12 à 15 minutes in- de la veille, je mange mes toasts et plus que neigeux…
clusivement et durant 1 minute et j’entends “Majuscule, majuscule!” C’est au stand de la maison d’édi-
30 secondes, il doit y avoir sur scè- Notre Majuscule à nous! J’ai des tion Les intouchables que j’avais
ne 16 personnes en même temps. larmes plein les yeux! » rendez-vous avec Cécile Gladel. An-
Les Jeux qui ont débuté en octo- Le samedi après-midi a lieu le cienne étudiante en science politi-
bre 2007 ont perdu leur metteur en gala de remise des prix. Dans la que à l’Université d’Ottawa, fidèle à
scène au mois de janvier. Le défi est tête de la metteure en scène, tout La Rotonde de 1988 à 1993, écrivant
de trouver une personne assez éner- est confus. Sa troisième place sem- régulièrement pour La Presse et
gique pour reprendre le flambeau et ble compromise, quelques critiques travaillant comme recherchiste à la
mener à bien cette expérience. Cette plutôt acerbes ayant circulé sur la maison de production Blue Storm,
personne fut trouvée et Joëlle Ca- performance d’Ottawa. Le moment notamment pour la « La vie en
rignan s’est embarquée « les pieds fatidique arrive, tout le monde se vert » diffusée sur Télé Québec. En-
joints, les yeux fermés, le souffle cou- masse autour de Joëlle et finale- tre autres activités, elle était présen-
pé et la fly baissée » dans une aven- ment, l’annonce de la troisième te au SLO pour présenter son pre-
ture extraordinaire. « Les mots me place, Ottawa. Au moment d’aller mier livre intitulé L’écolo-écono. Un
manquent pour décrire dans quoi je récolter sa médaille, tout le monde petit guide « d’astuces pour proté-
m’étais embarqué à ce moment-là! » scande Majuscule. ger la planète et votre portefeuille » Cécile Gladel était au Salon du livre de l’Outaouais pour y présenter son
Les répétitions ont donc eu lieu Encore sur son nuage près d’une comme l’annonce la couverture. Et premier livre intitulé L’écolo-écono. Photo par Chloe Rondeleux
avec cette nouvelle metteure en semaine après l’événement, Ca- c’est en effet une légende qu’il faut
scène. Tous les dimanches soir, à rignan déclare : « Mon but, je l’ai avoir de l’argent pour être écolo
l’agora du Centre universitaire. Un atteint, grâce à vous mes amours que l’auteure tente de démythifier. de », me répond-elle. Réponse qui nalisme ça a été mes cinq années à
nouveau défi se pointe à l’horizon, d’Ottawa! ». Le livre ne contient pas de grandes me donne l’occasion de rêver un bref La Rotonde » me confie-t-elle entre
révélations, mais il offre une multi- instant à une ville baptisée OttawaU deux bouchées de pain de mie. Cu-
tude d’adresses et de liens Internet dans laquelle tous les étudiants rieuse d’en connaître davantage sur
utiles. De plus, son organisation en utiliseraient les poubelles de recy- le passé du journal qui fête cette an-
projets du mois puis en saisons est clage et où la cafétéria serait verte… née ses 75 ans je la pousse à me révé-
une excellente façon de devenir de «Pour moi une université est le lieu ler quelques « histoires primeur ».
plus en plus écolo au fil de l’année de tous les possibles, c’est le lieu de « J’ai corrigé le premier texte de
(une bonne idée de résolutions pour toutes les initiatives, de toutes les Patrick Lagacé. Maintenant, Patrick
commencer la nouvelle année!) nouveautés. Dans mon livre, je par- est la vedette de tous ceux qui sont
le des gestes que l’on peut faire au passés à La Rotonde. Il a été chro-
Et si on se mettait au « vert » ? travail comme remplacer tout ce qui niqueur au Journal de Montréal, il
est jetable, utiliser le vélo, éliminer est animateur des Francs-tireurs,
Après avoir commandé un sandwich la voiture et prendre les transports une émission à Télé Québec, il a une
servi dans une boîte jetable (rien en commun. Les gestes écologiques chronique dans La Presse qui est
d’autre n’est disponible lui a-t-on au niveau individuel ou collectif très populaire. Il est connu partout
répliqué) à la cafétéria du Palais des sont les mêmes, c’est juste qu’ils se au Québec et c’est à La Rotonde qu’il
Congrès, nous commençons l’inter- multiplient dans les collectivités. Et a fait ses débuts en tant que journa-
view. Déjà sensibilisée par la « Se- en plus les institutions, entrepri- liste puis rédacteur en chef. » Voilà
maine verte » du mois de janvier, ses, école, etc. peuvent économiser déjà une bonne primeur à mettre
je me lance dans une question sur de l’argent à un moment donné. dans les annales du journal ! Mais je
la politique écologique que pourrait Par exemple si l’université décide ne suis pas au bout de ma « faim ».
et devrait mener l’Université d’Ot- d’utiliser des ampoules à faible Et l’étudiante en histoire que je suis
tawa. « Une université c’est une pe- consommation d’énergie, sa facture se trouve comblée lorsqu’elle me
tite ville. On peut avoir exactement d’électricité va baisser au bout d’un révèle : « Les premières années que
les mêmes gestes que dans une ville. moment. C’est surtout au niveau j’étais à La Rotonde, on montait à
Je ne peux pas trop me prononcer des énergies (électricité, gaz…) que la main. On sortait les textes d’une
sur l’Université d’Ottawa, car je ne les universités peuvent économiser grosse machine puis on les coupait
connais pas bien ses politiques : ce beaucoup. » Si seulement sa parole et on les collait sur de grandes pages
qu’elle fait, jusqu’où elle va. Mais pouvait être entendue et appliquée de format journal. Ah zut il y a une
je sais qu’à l’Université du Québec à par ceux qui décident des politiques erreur! On prenait alors le cutter
Montréal, des étudiants ont décidé à mener! pour enlever la petite lettre de trop.
de publier un guide de sensibilisa- On collait par colonne et on passait
tion sur le recyclage et la cafétéria Souvenirs rotondesques la petite roulette pour que ça colle
a décidé de ne plus distribuer de bien. C’était tout un apprentissage
vaisselle jetable. Au Québec, il y a de « Pour moi, La Rotonde a été mon de monter le journal. Après, à partir
plus en plus de cafétérias vertes, ça tremplin, mon école. J’ai tout ap- de 1990 on est passé sur les ordina-
commence à prendre de l’amplitu- pris à la Rotonde. Mon bac en jour- teurs, on s’est informatisé. »

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le 17 mars 2008 Arts et Culture
PENSÉE LITTÉRAIRE CALENDRIER DU 17 AU 23 MARS

Eric Emmanuel Schmitt ARTS VISUELS

écrit-il de la littérature?
Emeric Sallon ambitions que le Nouveau Roman, de théâtre sur un couple en mal
Matilda Tales- One night stand avec Jane Burnstein
Quand ? Le 21 mars de 19h à 22h
Où ? Galerie La Petite Mort, 306, rue Cumberland, Ottawa

Ariane Thézé : Vision nocturne


qu’un Réjean Ducharme, ou qu’un d’amour. Classique dans l’histoire, Quand ? Jusqu’au 13 avril
Il est de ces écrivains comme des Michel Houellebecq. Il n’a pas vo- Schmitt réussit néanmoins à abor- Où ? Centre d’exposition l’Imagier, 9, rue Front, Gatineau (secteur
vins, dont on ne sait pas s’ils sont cation à révolutionner l’écriture, il der le thème de la prostitution, de Aylmer)
brillants ou mauvais. E. E. Schmitt tente avant tout de s’interroger sur la maladie, des difficultés de cou-
fait partie de ces auteurs bénéfi- certains thèmes modernes et sur les ple, tout en conservant candeur et Accumulation
ciant d’une popularité croissante, relations humaines. Autre reproche espoir. Le lecteur accroche immé- Quand ? Jusqu’au 11 mai
multiplie les publications et est par- envisageable, ses histoires d’amour diatement, dévore le livre en deux Où ? La galerie d’art d’Ottawa, La cour des arts, 2, avenue Doly,
fois malmené par la critique. Né en ont beau être sympathiques, elles heures et peut même réfléchir un Ottawa
1960, E. E. Schmitt se fait connaître n’apportent pas grand-chose; dit peu sur l’homme.
par le théâtre après de bonnes étu- autrement, il écrirait avant tout des E. E. Schmitt construit donc une
THÉÂTRE
des en philosophie. En 1994, son romans de gare, parfaits pour le véritable œuvre dans laquelle les
premier roman, La secte des égo- temps d’un trajet, mais vite oubliés. pièces résonnent entre elles. Le La Traviata
ïstes, ouvre la voie à des écrits en Soyons francs, ses derniers livres mieux reste encore de le découvrir Quand ? Les 17 et 19 mars à 20h
constante évolution. Il fut l’un des n’ont certes pas la dimension du dip- par soi-même. L’émouvant Oscar et Où ? Salle Southam du Centre national des Arts, 53, rue Elgin,
premiers à donner un visage hu- tyque sur Hitler et Jésus ou le souf- la dame rose ne peut que toucher, Ottawa
main à Adolf Hitler dans La Part de fle du Cycle de l’invisible. Le recueil mais pour avoir une idée plus gé-
l’autre, l’un des rares à avoir huma- Odette tout le monde notamment nérale, il est utile de lire la Rêveuse Le Colonel-Oiseau
nisé Jésus (L’Evangile selon Ponce manquait cruellement d’envergure. d’Ostende, sorti en 2007, dont cer- Quand ? Les 19, 20 et 21 mars à 20h
Pilate). Empreint de spiritualité, il Cependant, E. E. Schmitt est un taines nouvelles sont de petits bi- Où ? Salle Jean-Despréz, 25, rue Laurier, Gatineau (secteur Hull)
a construit son Cycle de l’invisible rieur invétéré. Il s’essaie à tout : le joux. Bonne lecture.
(quatre récits) sur les différentes re- théâtre, qu’il manie avec talent, le
ligions. Schmitt parle des hommes roman, le récit épistolaire (Oscar et MUSIQUE
avec une curiosité jamais assouvie. la dame Rose), l’autobiographie, la
Le problème chez E. E. Schmitt nouvelle. Il s’essaie et il le fait bien. Lancement du 2ième album de Martin Giroux
vient en partie de sa prolixité. En 15 Innovation rare, son livre autobio- Quand ? Le 19 mars à partir de 17h
ans, il a publié plus d’une quinzaine graphique Ma vie avec Mozart était Où ? Café/bar Aux 4 Jeudis, 44, rue Laval, Gatineau (secteur Vieux-
de livres, au plus grand plaisir de ses fourni avec un CD mélangeant ainsi Hull)
lecteurs, au scandale de certains cri- musique et écriture. Agréable et
tiques qui lancent le traditionnel ar- reconnaissable contrairement à ce Grimskunk avec Drillpoint et Universal habit
gument de la quantité primant sur la que prétendent certains, son style Quand ? Le 22 mars à 20h
qualité. Sa plume est fluide, il écrit est toujours clair, les phrases rare- Où ? Barrymore’s Music Hall, 323, rue Bank, Ottawa
avec aisance, transmet ses histoires ment longues ni trop sèches. Il ne
à la perfection et pourtant de cette cherche pas à être obscène ou pro- J’envoie et Torngat
écriture naît le questionnement sur voquant, pourtant sa prose poétique Quand ? Le 22 mars à 21h30
son talent et sa dimension littéraire, ne l’empêche pas de rester ancré Où ? Le Petit Chicago, 50, du Portage, Gatineau (secteur Hull)
comme chez d’autres best-sellers. Si dans le réel.
ses romans se lisent bien, ont-ils un Prenons l’exemple de son dernier AUTRES
intérêt à être relus par exemple ? livre, sorti en mars au Canada, La
Festival du film de l’Outaouais 2008
Schmitt n’a jamais eu les mêmes Tectonique des sentiments, pièce
Quand ? Du 14 au 21 mars
Où ? Cinéma 9, Cinéma des Galeries d’Aylmer, Bibliothèque et
archives Canada, Théâtre du Casino du Lac Leamy et au Musée
Université d’Ottawa canadien des Civilisations.
www.offestival.com pour l’horaire des films.

Centre de mentorat Évènement slam (bilingue) «Les mots de la rencontre»


Faculté des sciences sociales Quand ? Le 18 mars à 18h
Où ? L’Alliance française, 352, rue MacLaren, Ottawa

Apprenez à SUR LE CAMPUS


• prendre de meilleures notes de cours Journée du bilinguisme et de la francophonie
• mieux gérer le temps et le stress Quand ? Le 20 mars de 10h à 23h45
Où ? Centre Universitaire, 85, rue Université
• vous préparer aux examens
Journée internationale de la francophonie : Le français, langue de
• travailler en équipe mondialisation par Jean-Benoît Nadeau
• améliorer vos travaux écrits Quand ? Le 20 mars de 16h à 18h
Où ? Pavillon Desmarais, pièce 4101
• surmonter une situation difficile

Consultations sans rendez-vous


Pavillon Desmarais, pièce 2185
613-562-5800, poste 2533
fss.mentor@uOttawa.ca

culture@larotonde.ca www.larotonde.ca • 13
Sports
le 17 mars 2008

Simon Cremer
sports@larotonde.ca

VOLLEY-BALL FÉMININ

Woods confiant pour l’an prochain


Une 17e saison vient de se terminer pour Lionel Woods, à la barre de la formation de volley-ball féminin de l’Université d’Ottawa. Saison
qui s’est soldée par une médaille de bronze au championnat du Sport universitaire ontarien (SUO). Saison qui se termine également avec
le départ de trois joueuses clé. Simon Cremer a discuté avec le pilote des Gee-Gees de ce qui attendra Ottawa l’année prochaine.

A
près un début de saison
moyen, les Gee-Gees ont su
trouver leur vitesse de croisiè-
re à la mi-novembre, alignant
sept victoires consécutives pour ter-
miner 2007. Au retour du congé de
Noël, la troupe de Woods offrait une
impressionnante deuxième place
dans le Tournoi ouvert, hors-con-
cours, derrière l’Université du Ma-
nitoba, classée première au Canada.
Un résultat qui permettait aux Gee-
Gees de se tailler une place dans le
Top 10 national début février.
« Nous avons eu une autre saison
avec plus de 20 victoires, nous avons
terminé deuxièmes en calendrier ré-
gulier, avec l’avantage du terrain pour
une partie en série, mais ultimement,
notre but était d’obtenir un second
titre [ontarien] consécutif », explique
Woods. « C’est peut-être ma seule dé-
ception, et ce n’est certainement pas
la seule chose sur laquelle nous ba-
sons l’évaluation de la saison. »
Parmi ces autres facteurs d’évalua-
tion, Woods compte les accomplisse-
ments individuels de certaines de ses
joueuses. « Nous sommes vraiment
fiers des trois athlètes finissantes cet-
te année, qui sont arrivées en quelque
sorte au sommet de leur carrière. »
Évidemment, difficile de passer
sous silence ces trois joueuses : Chris-
tine Lamey, Laura Simons et Kirsten
Brouse. Trois athlètes qui ont été sé-
lectionnées dans la première équipe
d’étoiles du SUO. Lamey s’est en plus Les Gee-Gees devraient encore une fois lutter au sommet de la conférence ontarienne, même avec le départ d’éléments importants comme Christine Lamey
vu décerner le titre de Joueuse par et Laura Simons. Photo par Francis Chartrand.
excellence au Canada, et une nomi-
nation au sein de la formation-étoile de l’équipe. avec le départ de Lamey. mons dans le six de départ. Stephanie McGuinty. McGuinty a
nationale. Comme le dit Woods, la Mais peu importe son niveau de Mais il ne faut pas oublier que le Le retour d’Ariane Thibault, Ka- joué avec l’équipe nationale junior et
présence de trois des six partantes motivation, il va sans dire que cette succès de la numéro cinq des Gee- rine Gagnon et Véronique Yeon de- l’équipe provinciale d’Ontario. Selon
sur l’équipe-étoile provinciale mon- équipe sera drastiquement diffé- Gees vient en partie de ses propres vrait assurer une transition tout en Woods, l’attaquante droitière serait
tre à quel point les Gee-Gees ont été rente. Avec la perte du trio Brouse- habiletés, certes, mais aussi de la douceur. « Avec les joueuses que sans doute une partante avec 10 des
dominantes cette saison. Lamey-Simons, les trois meilleures profondeur de l’équipe : « C’est un nous avons perdues, on pensait que 14 équipes du SUO, mais elle a dé-
Ariane Thibault, à sa première an- joueuses à leurs positions respecti- peu notre secret ici, qu’en concen- l’équipe deviendrait très jeune, mais cidé elle-même de venir apprendre
née comme joueuse régulière, a aussi ves, le travail des entraîneurs sera de trant trop d’efforts sur Christine, un nous possédons encore beaucoup dans l’ombre de vétéranes comme
vu son nom au sein de la deuxième rendre l’équipe « aussi bonne, mais adversaire se faisait prendre par sur- d’athlètes d’expérience. » Thibault et Lamey.
formation-étoile. différente ». prise ailleurs. On croira en regardant Autre luxe de pouvoir compter La profondeur impressionnante
Mais malgré la déception de ne pas Selon Lionel Woods, les jeunes qui les statistiques qu’on aura une baisse sur tant de vétéranes : les espoirs du du Gris et Grenat devrait donc lui
ramener une seconde banderole pro- prendront la place de ces finissantes de régime, mais au contraire, notre groupe d’âge inférieur pourront en- permettre de jouer une année de
vinciale en deux ans, l’attitude au sein seront dès le début en mesure de jouer propre groupe est très excité. Ce sera core développer leur jeu pendant une plus parmi l’élite ontarienne.
de l’équipe est on ne peut plus encou- à un haut niveau : « C’est vraiment une quelqu’un d’autre qui prendra la re- autre année. « C’est dans ce groupe « C’est une chose d’avoir comme
rageante, à entendre l’entraîneur-chef mesure du succès de notre équipe. Je lève. » d’âge que la plupart des autres équi- but d’être champion chaque année,
des Gee-Gees. « Les joueuses revenant crois que nous serons capables de re- Quant à savoir qui relèvera ce défi, pes vont aller chercher leurs rempla- mais c’est quelque chose de telle-
l’an prochain, moins de 48 heures prendre là où nous avons arrêté. » même Woods peut difficilement le dire. çantes, après avoir perdu autant de ment difficile à contrôler. Je crois
après le match de médaille de bronze, Les positions de passeuse, de mi- La passeuse Tess Edwards, qui joueuses importantes. Quand nos qu’avoir comme objectif d’intégrer
planifiaient déjà l’année prochaine. » lieu et d’ailières auront une allure après avoir été recrutée en même jeunes prendront leur place, elles le le Top 5 national est beaucoup plus
Cette motivation de la part des complètement différente. La diffé- temps que Simons, a évolué pour feront en tant que vétéranes. » réaliste. Nous sommes passés très
joueuses, même exténuées après une rence la plus marquée sera probable- l’Université du Kentucky. Forcée à Parmi ces recrues qui profiteront près l’an dernier, et ce sera à ce pro-
longue saison, est un signe de la vi- ment sur les ailes, avec une rotation rester au banc à cause du transfert, d’une année de plus avec des res- chain groupe de nous amener à ce
gueur du programme, et de la force sans doute un peu plus équilibrée, elle devrait prendre la place de Si- ponsabilités moindres, on compte prochain niveau. »

sports@larotonde.ca www.larotonde.ca • 14
le 17 mars 2008 Sports
PRIX DE FIN D’ANNÉE

La Cavalcade 2008 - Sports féminins


P
our la première fois de leur histoire, La Rotonde et The Fulcrum vont tous deux prendre part à l’attribution de prix aux équipes et athlètes qui se sont démarqués pendant la dernière saison de
sports interuniversitaires, portant les couleurs de l’Université d’Ottawa. Les prix seront remis dans un premier temps aux athlètes féminins de l’année, la semaine prochaine. Voici en avant-
goût les finalistes pour chaque catégorie. Cette année aura peut-être été décevante, en ce qu’aucune équipe n’a ramené de titre de championnat. Néanmoins, de nombreux athlètes quittent
l’Université de belle façon, alors que d’autres font leur apparition également avec éclat.
Les choix de l’équipe et du public seront publiés dans la prochaine édition, alors que la Cavalcade se poursuivra dans La Rotonde le 24 mars, avec les prix décernés aux athlètes masculins.

Photos par Frank Appleyard, Karine Desjardins et Simon Cremer. Texte par Simon Cremer.

» RECRUE DE L’ANNÉE
Vise à souligner la performance Émilie Morasse – Basket-ball Hannah Sunley-Paisley – Basket-ball Erika Pouliot – Hockey
d’une athlète des Gee-Gees à sa
20 parties jouées, 30,86% d’effi- 21 parties jouées, 41,79% d’effica- 3 buts, 3 passes, un but en désavan-
première année avec l’équipe. cacité de la ligne de trios points, cité en lancers de deux points, 56 tage numérique en 17 matchs joués.
moyenne de 21,75 minutes par paniers de deux points au total. L’attaquante québécoise a connu une
match. Avec la perte de personnel L’adaptation de Hannah Sunley- saison relativement côté statistiques,
important à l’arrière, le développe- Paisley au niveau interuniversitaire mais a prouvé son talent offensif. Et
ment de Morasse a été accéléré. En a été par fois ardue, mais à partir que dire de sa performance dans le
deuxième moitié de saison, elle a été de janvier, elle a montré beaucoup dernier match de l’année, quand elle
parmi les joueuses les plus constan- de potentiel, s’imposant sous le pa- a pris un tir au ventre avant de mar-
tes. nier. quer un but en fusillade.

» ATHLÈTE ÉMERGEANTE DE L’ANNÉE


07
Vise à souligner l’émergence d’une Sports
Ariane Thibault – Volley-ball Amanda Robinson – Soccer Jera Gunter
athlète déjà établie sur la scène
SÉRIES ÉLIMINATOIRES
133 attaques décisives, moyenne de 7 buts, nommée Joueuse par excel- 1 essai, une conversion, 7 points
interuniversitaire. 2,15 attaques décisives par match, lence du SUO 2007. Amanda Robin- en 4 matchs. Au sein d’une équipe
RTS DE FINALE DEMI-FINALES COUPE YATES
3,13 points par match. Évoluant son a émergé comme une défenseu- cherchant plus de stabilité, Gunter,
N’S 19 « dans l’ombre » de Christine La-
mey, Thibault a connu une excellen-
re des plus solides de l’équipe. Mais
ce sont ses prouesses offensives qui
l’une des co-capitaines, est devenue
l’une des leaders de l’équipe, me-
VS te première saison comme partante. ont atttiré l’attention, marquant nant les siennes en points, en plus
Elle jouera un rôle central l’année sept buts, tous sur tirs francs, dans d’être nommée à l’équipe étoile de
ERN 27 [1] OTTAWA*‡ prochaine. les huit premiers matchs. la FQSÉ.
VS
[6] WESTERN
» ATHLÈTE FINISSANTE DE L’ANNÉE
VS
Vise à célébrer l’athlète ayant connu Christine Lamey – Volley-ball Kim Kerr – Hockey Laura Simons – Volley-ball
le plus de succès dans sa dernière
LAURIER* [2] 269 attaques décisives, moyenne de 8 buts, 4 passes, un tour du cha- 620 passes, 0,38% de pourcentage
année d’éligibilité au niveau 4,08 attaques décisives par match, peau en saison régulière, 3 buts d’attaques décisives. Les meilleures
interuniversitaire. VS
moyenne de 4,76 point par match, gagnants en 18 matchs. Une leader passeuses savent devenir invisibles,
STER 21 [5] GUELPH 3,85 récupérations par match. La
première Gee-Gee à être nommée
au sein d’une très jeune formation
de hockey féminin, Kerr a elle aussi
et bien souvent, Simons a su punir
les équipes qui portaient trop d’at-
VS joueuse par excellence au pays de- terminé sa carrière de façon écla- tention à ses ailières. Simons a éga-
H 25 ‡
classement du calendrier régulier du SUO.
La demi-finale entre Ottawa et Western aura lieu au Stade Frank-Clair samedi, à 13h.
puis 86, Lamey quitte le SIC par la
*Laurier et Ottawa ont obtenu des laisser-passers pour les demi-finales en terminant au sommet du

grande porte, comme l’une des ath-


tante, avec trois buts et une passe
dans le match de cinquième place
lement été nommée à la première
équipe-étoile canadienne.
lètes les plus dominantes du sport. du championnat national.

ue avec Amanda Robinson


» PERFORMANCE DE L’ANNÉE
Pour ce qui est du talent, Amanda des séries éliminatoires. « Ça enlève

lière des plus Vise à souligner une performance


sait de quoi elle parle. La confiance
et la détermination étaient au ren-
un gros stress et ça nous donnera la
chance de se reposer un peu ». Pour
Sarah Van Hooydonk contre CMR Kim Kerr contre SFX Amanda Robinson contre Trent
ent à terme
eve Johnson. individuelle mémorable dans un
dez-vous quand elle entamait, il y a
maintenant deux mois, sa deuxième
s’assurer que l’équipe ne perde pas
le momentum, l’entraîneur John-
Kerr a mené une remontée qui sem-
26 points dans la victoire de 86-69 Une victoire facile contre une équipe
match.
ne défenseure année au sein de l’équipe de Steve son a organisé une série de matchs
a joué un rô- Johnson. « Je crois avoir gagné le hors-concours, notamment contre
des Gee-Gees, respect de mon entraîneur et des le Fury d’Ottawa et l’université Mc- contre le CMR. Dans ce qui pourrait blait impossible, aidant Ottawa à moyenne, mais Robinson s’est dé-
ouesses offen- anciennes. Je voulais montrer le Gill cette semaine. « Pour ce qui
st entretenue bon exemple. J’ai aussi ressenti le est des finales du CIS, je m’attends s’avérer être son dernier match dans combler deux déficits de cinq buts marquée, marquant deux buts sur
ire de Frede- devoir d’agir un peu comme une lea-
der auprès des six nouvelles joueu-
à l’or ou l’argent. Je sais que nous
en sommes capables. Nous avons l’uniforme du Gris et Grenat, Van avec un tour du chapeau. Un autre jeu arrêté, en route vers un titre de
mier cycle en
jeure en bio-
ses ». Elle aura eu plus d’une chance
de contribuer à l’offensive. Se disant
une excellente ligne partante et une
équipe qui se montre de plus en Hooydonk a remis une fiche de 26 chant du cygne spectaculaire, qui joueuse la plus utile à son équipe.
avoue vouloir
arrière. « La
surprise d’elle-même, Amanda qui
ne marqua pas l’année dernière
plus stable. Si j’avais à énumérer
les points importants pour le succès points pour clore de belle façon une aura certainement un impact sur
serait un bon
oi. Bien que
nous donna cette année sept buts en
autant de parties. Cette dernière se
de [celle-ci], je dirais : la condition
physique des joueuses, une attitude
saison on ne peu plus difficile. l’approche de l’équipe l’année pro-
rendre le plus rappelle d’un match maison contre positive et surtout une passion pour chaine.
sport, je suis Queens lors duquel elle fit le but ga- le sport ».
ortunités sont gnant sur un coup franc à la fin de La plupart des gens ont joué au
ommage c’est la deuxième demie. « Personnelle- soccer à un certain moment dans
ieux. » Moins ment, ça été un moment mémora- leur vie. Amanda, comme beau-
té des fans au ble. J’adore marquer et ce jour là, la coup d’autres, a goûté à un peu de La défenseure Amanda Robinson a terminé la saison régulière avec 7 buts.

» MATCH DE L’ANNÉE
moins il y a foule était au rendez-vous! ». tout avant de choisir sa voie. « Plus Photo par Karine Desjardins.
pportunité au Les joueuses des Gee-Gees qui, jeune, j’étais très active. J’ai joué
ernational, et rappelons nous sont elles aussi étu- au basket-ball, au volley-ball, j’ai bien voir notre offensive face à celle faire partie de la Fédération québé-

Basket-ball contre Queen’s:


ns d’investis- diantes, auront une semaine char- aussi fait de la danse et de la gym- de Carleton, Queens ou Ryerson. coise du sport étudiant, et de son
Hockey contre SFX, match de cinquième place au
Célèbre une rencontre où les deux
tablissements gée en émotions. « Pour l’instant nastique ». Ces filles qui jour après Quand on fini un match avec un calendrier de matchs à l’intérieur
evrait investir nous essayons de ne pas penser aux jour enfilent leurs crampons et en- score très serré, on se sent toujours cet hiver, les filles n’ont pas l’inten-
orts féminins, séries. C’est la mi-session et comme vahissent le terrain Matt Anthony un peu plus méritantes, un peu plus sion d’hiberner. « Nous nous en- Championnat national :
es sports mas-
erver l’équipe
équipes en présence se sont livrées
tout le monde, nous sommes débor-
dées! ». Finissant la saison à la tête
sont des athlètes mordues du soccer
et c’est cette faim pour le sport qui
fières ».
Pour ce qui est de l’équipe, après
traînerons 4 à 5 fois par semaine et
nous jouerons, comme l’an dernier, Dans une cause perdante, les Gee-Gees, qui connais-
éminin; le ta-
une lutte au plus haut niveau.
de leur division, elles n’auront pas
à se préoccuper du premier match
nous promet tout un spectacle lors
de des séries. « En finale, j’aimerais
les finales elle aura droit à un peu
de repos. Même si elles ne pourront
un match semaine contre le club de
Alors que les Gee-Gees s’elignaient vers une dernière
soccer des garçons de l’école». saient jusque là une saison pour le moins difficile, ont
place pour une seconde année consécutive, Ottawa montré des dents contre Queen’s, marquant 40 points
e.ca www.larotonde.ca s17
a réalisé une remontée phénoménale, comblant un dans le seul quatrième quart, pour finalement s’incliner
déficit de cinq buts pour l’emporter en fusillade. par deux points.

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Sports le 17 mars 2008

HOCKEY FÉMININ
EN BREF
Kerr, Duhamel et comment sortir par la grande porte Carleton surpris,
Romain Guibert ont arrêté, elles ont donné une le- Brock champions
çon que leurs coéquipières retien-
L’une a inscrit un tour du chapeau, dront. « [Avec] le leadership que
l’autre marqué l’un des deux buts
en fusillade. Les deux jouaient leur
Mandi Duhamel a apporté à l’équi-
pe, la rage au ventre et l’intensité ACADIA 61
dernier match en Gris et Grenat.
Kim Kerr et Mandi Duhamel ont
que Kim Kerr apporte chaque fois
qu’elle saute sur la glace; les joueu- BROCK 64
trouvé le meilleur moyen de raccro- ses ont vu ce qu’il fallait faire pour
cher leurs patins alors qu’elles gra- mener, pour gagner des batailles Les Ravens de l’Université Carle-
duent cette année. Le match contre », atteste l’entraîneur-chef Shelley ton ne seront pas champions pour
St. Francis Xavier vient cependant Coolidge. une sixième année consécutive.
contrebalancer leurs départs. Coolidge explique que malgré Les grands favoris au tournoi
Pour Ottawa, la perte de ces deux leur départ, l’équipe sera meilleure national de basket-ball masculin
vétéranes est considérable. « El- car les joueuses ont tiré une leçon se sont fait éliminer par les Axe-
les ont tellement contribué depuis importante du jeu et du caractère de men de l’Université Acadia en
cinq ans, pas seulement sur la glace, Kerr et Duhamel. Ces dernières ont demi-finale. La formation, qui
mais aussi en-dehors, constate Mi- transféré leur leadership au reste du a accédé au championnat par le
guel Filiatrault, entraîneur adjoint groupe par leurs performances et biais du vote wildcard, a affligé à
et directeur du recrutement. Duha- leur refus de perdre dans le dernier la troupe de Dave Smart une pre-
mel est une leader, Kerr dirige tout match. mière défaite cette année.
le monde. On va essayer de rempla- Maintenant, ce sera aux joueuses Acadia a eu le meilleur de Car-
cer ces deux jeunes, mais on ne peut comme Erika Pouliot, Kayla Hottot leton en prolongation, l’emportant
pas ». et Jessica Audet de prendre une pla- 82-80.
Par contre, de la façon dont elles ce plus grande dans le vestiaire. La Aaron Doornekamp, nommé
capitaine Danika Smith sera aussi joueur de l’année dans le SIC,
de retour l’an prochain et l’équipe a été limité à 14 points dans la
profitera de l’arrivée de Samantha causse perdante des Ravens.
Delenardo. Recrue étoile, elle a raté Acadia affrontait l’Université
toute la saison en raison d’une bles- Brock en finale, qui a également
sure à un genou. causé quelques surprises, bat-
Ces filles savent maintenant tant notamment l’Université de
ce qu’il faut faire pour gagner et Colombie-Britannique, deuxième
l’équipe en a fait sa valeur. « Nos tête de série. Les Mustangs de
jeunes ont eu la chance de voir Western en ont aussi surpris plus
ce que qu’il faut à un programme d’un, en battant les Huskys de St-
pour être champion national, Mary’s en quarts de finale. West-
confirme Coolidge. Chaque jeune ern s’est ensuite incliné 85-75 face
qui est là, c’est ce qu’elle veut. Et à Brock en deuxième ronde.
les jeunes qu’on recrute, ce sont ce Le leadership de Kim Kerr (à gauche) et Mandi Duhamel (en haut) a été grandement Ce sont finalement les Badgers
genre d’athlètes que nous recher- apprécié au sein d’une très jeune équipe. Ce sera à la relève d’assurer la transition l’an de Brock qui ont remporté le titre,
chons ». prochain. Photos par Simon Cremer. battant les Axemen 64-61.

Prolongation
Simon Cremer, chef de pupitre, Sports

Ottawa, une ville de « chokers »


Avec la belle victoire de la formation de hoc- tour des séries de la Conférence québécoi- canadien en basket-ball masculin. dans le même panier, quitte à avoir quelques
key féminin lundi dernier, la saison des Gee- se; Carleton jouit d’un soutien considérable, années de disette après le départ de ses ve-
Gees touche à sa fin. -basket masculin : quatrième place en Ontario, du moins pour ses équipes de basket, en dettes.
C’est l’un des plus beaux souvenirs de la sai- les empêchant d’accéder aux Nationaux. grande partie parce que la formation de Dave Ce n’est pas la stratégie que les formations
son. Ottawa était mené par cinq buts. Deux Smart connaît tant de succès. Il existe nombre ottaviennes empruntent. Tout au contraire, en
fois. Et cette équipe, qui a semblé avoir des Entre ces cinq équipes, qui ont toutes été d’autres exemples dans le SIC (et dans le sport fait. Prenons l’exemple de l’équipe de volley-
difficultés à marquer toute l’année, a explosé dans le Top 10 à un moment ou à un autre en général) où l’on voit que les victoires et les ball féminin, qui a pour objectif de remporter
pour égaliser la marque à 6-6, avant de l’em- (certaines plus longtemps que d’autres), tout titres attirent les foules, tout simplement. le titre provincial, et de se faire une place dans
porter en fusillade. ce que la saison a rapporté, ce sont deux mé- Facile alors : les Gee-Gees veulent plus le top cinq national. Bien entendu, ce n’est
Il s’agit là du plus beau souvenir de cette dailles, une d’argent et une de bronze. d’exposition ? Ils n’ont qu’à remporter un titre pas aussi flamboyant que de dire « une mé-
dernière fin de semaine d’activité interuni- Après des saisons régulières emplies de national, et les gens viendront les voir ! daille aux championnats nationaux ou rien »,
versitaire. L’autre fait saillant a été la défaite succès, notamment en soccer et en football, Une conclusion qui se défend, certes, mais mais parce qu’on voit à long terme, l’année
contre Brock de l’équipe de basket masculin. les équipes d’Ottawa se sont toutes écroulées un peu hâtive. prochaine, les Gee-Gees devraient être en me-
En production, dimanche dernier, peu de en séries. Pour obtenir un championnat, on entend sou- sure d’encore une fois se battre sur la scène
temps après la défaite des Gee-Gees, mon Ce qui conduit à faire un parallèle avec une vent les athlètes et les entraîneurs dire qu’une canadienne, même avec le départ des Lamey,
rédacteur en chef, en apprenant la nouvelle, certaine équipe de hockey professionnel qui a équipe doit atteindre son apogée (son « peak ») Brouse et Simons.
s’est écrié « wow, ils ont choké. » également tendance à faire feu de tout bois en au bon moment. Chaque individu doit atteindre Ce que les amateurs ont parfois des diffi-
saison, avant de disparaître en séries. son plein potentiel en même temps. cultés à se rappeler, c’est qu’il ne peut y avoir
Récapitulons cette saison équipe On dirait presque une malédiction. Il y a de Mais pour ce faire, cela implique qu’il y ait qu’un champion. Le vrai objectif, pour les
par équipe : quoi être déçu. À voir tant d’équipes qui pro- plusieurs membres de cette équipe qui soient athlètes, c’est d’avoir une chance de viser ce
mettaient de ramener des titres comme s’il en de la même génération, et qu’ils arrêteront championnat. S’ils l’obtiennent, tant mieux,
-football : saison parfaite de 8-0, mais défaite pleuvait s’écrouler de la sorte, on est en droit tous dans un laps de temps très reserré. mais sinon, ce n’est pas la fin du monde. Soit,
en demi-finale ontarienne; de se poser des questions. Le sport interuniversitaire se prête mal si la défaite en football contre les Mustangs
-soccer féminin : médaille d’argent aux pro- Et pour la promotion du service des sports, aux dynasties. Les alignements sont perpé- n’était pas la fin du monde, on n’en était pas
vinciaux, sixième place au championnat tant pour attirer les foules aux parties que pour tuellement renouvelés, avec les finissants qui bien loin. Mais comme le dit cette merveilleu-
national; le recrutement de jeunes, ce n’est certainement arrêtent et les recrues qui les remplacent. se expression du monde du sport : il y a tou-
-volley féminin : médaille de bronze provin- pas quelque chose dont on est très fier. Il y a bien entendu certaines exceptions, jours l’année prochaine.
ciale; Un peu plus haut sur le Canal Rideau, une comme les Ravens en basket-ball masculin. Si les athlètes eux-mêmes n’ont pas de com-
-hockey féminin : cinquième place aux Natio- certaine Université Carleton se dirigeait vers Mais en fin de compte, si une université tient plexes, pourquoi les partisans le devraient-
naux, après avoir été éliminées au premier un sixième titre national, au moment d’écrire vraiment à avoir un titre national, elle peut ils ?
ces lignes, alors qu’elle reçoit le tournoi pan- doubler ses chances en mettant tous ses œufs sports@larotonde.ca

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le 17 mars 2008 Sports
HOCKEY FÉMININ

«Ce n’est pas seulement une victoire de hockey,


c’est une victoire pour la vie »
Romain Guibert saise représentait un adversaire de
taille. Les Gee-Gees n’ont pas mis
En comblant un déficit de cinq buts de temps à goûter à leur médecine.
pour l’emporter en tir de barrage, En 27 minutes, les X-Women ont
Ottawa a réalisé un exploit. Hô- chassé du match la gardienne Me-
tesse, l’équipe féminine de hockey a lissa Dipetta avant de prendre les
créé la surprise à ses Nationaux. Les devants 5-0. La pente était raide à
membres du Gris et Grenat viennent remonter.
d’acquérir une expérience précieuse Le choix de Dipetta avait de quoi
et inoubliable. surprendre, puisque Jessica Audet
Deux semaines avant le début du avait réalisé deux bons matchs face
championnat du SIC (Sport interu- à l’Alberta et Laurier. L’entraîneur
niversitaire canadien), Ottawa s’est avait sa raison : « Melissa a gagné
fait balayer face à Carleton. Un scé- des gros matchs pour nous, c’est
nario inattendu pour la troupe de une gardienne qui peut aussi être
Shelley Coolidge, qui espérait jouer performante en séries (NDLR : 57
la finale contre McGill afin d’être en arrêts contre Carleton) ». En junior,
forme pour les Nationaux. elle a remporté un championnat
Ce sont deux rencontres que les avec l’équipe de l’Ontario.
Gee-Gees aimeraient revoir. Elles « Il n’y a qu’un but que Melissa
ont d’abord perdu 3-2 après avoir aimerait revoir. Ce n’est pas de sa
mené 2-0 dans le match inaugural à faute si on était dans ce fossé. En tant
domicile; avant de subir une défaite qu’équipe, on se faisait battre pour
crève-cœur en quatrième prolonga- chaque possession de rondelle »,
tion (5-4). explique Coolidge. La décision de la
« On avait le momentum et le remplacer visait à secouer l’équipe.
contrôle en première période, rap- Et l’équipe a répondu. Avant de
pelle Coolidge sur le premier match. rentrer au vestiaire après la seconde
Au lieu de continuer de se battre, période, les filles ont eu le temps de
elles se sont assises sur leur avance, changer l’allure du match. Le but
et on a laissé Carleton revenir dans en infériorité de Kim Kerr et la cé-
le match ». lébration de Christine Allen ont fait
Avec un pareil coup au moral, changer le vent de côté. « Quand
la semaine additionnelle de repos [Allen] a célébré son premier but de
a été d’un avantage considérable. la saison, toute l’équipe était exci-
« On a été chanceuses d’avoir l’oc- tée, affirme Coolidge. Beaucoup de
casion de perdre en séries, tout en gens se seraient demandé à 6-3 ce
ayant du temps pour récupérer et se que cette jeune fille était en train de
préparer pour la prochaine étape », faire ». C’est dire l’ambiance qui ré-
avoue Coolidge. La volonté de laver gnait à ce moment-ci.
l’affront subi face aux Ravens a servi Les Gee-Gees avaient tiré une le-
de motivation. çon de leur partie face à Carleton,
Ottawa s’est tout de même incliné où les Ravens avaient comblé un
lors de ses deux premières rencon- déficit de deux buts. Elles savaient
tres. Des défaites logiques (3-0 puis qu’il ne fallait pas abandonner. En
1-0) face aux gros canons que sont troisième période, le miracle s’est
l’Alberta, champion en 2007, et produit : Ottawa a inscrit trois buts
Laurier, qui a perdu en finale face sans réplique, forçant la tenue d’une
à McGill. Ces défaites ne reflètent prolongation. Prolongation où per-
pas l’allure de ces rencontres, où les sonne n’a fait bouger les cordages.
Gee-Gees ont eu fière allure. Erika Pouliot, qui venait d’être
L’an dernier, elles avaient perdu atteinte au ventre en bloquant un
5-0 contre ces mêmes équipes. Dix lancer, a été la première à s’élan-
joueuses étaient de retour et sa- cer en tir de barrage et à tromper
vaient donc à quoi s’attendre. « On la vigilance de Crystal Stewart. La
est contentes de la façon avec la- vétérane Mandi Duhamel a doublé
quelle les filles ont joué contre l’Al- l’avance des siennes, son lancer
berta puis Laurier. On n’a pas eu la ayant mis une éternité à traverser la
chance de mettre la rondelle dans ligne rouge. Deux buts qui ont suffi
le filet », résume la pilote du Gris et à faire gagner Ottawa, car de l’autre Le leadership de Mandi Duhamel a été grandement apprécié au sein d’une très jeune équipe. Ce sera à la relève d’assurer la transition
l’an prochain. Photo par Francis Chartrand.
Grenat. Cela illustre le progrès ef- côté, Audet n’a pas bronché.
fectué depuis un an. « Jess était dans la zone. Nom-
bre de matchs cette saison sont al-
Lundi matin à couper le souffle lés en tirs de barrage, donc les filles c’est un morceau sur lequel tout le chée par les joueuses ottaviennes se tiez, ce soit sans regret’’. Pour
avaient de l’expérience. Après Carle- programme va se bâtir. Si tu crois cache un discours motivateur pro- nous, cela a représenté beau-
Avec ces deux défaites, Ottawa a dû ton, on s’est préparées pour les tirs en ce que tu fais, et que tu restes en- noncé au début de la troisième pé- coup d’énergie avant la troisiè-
jouer le match pour la cinquième de barrage », confie Coolidge sur la semble en temps qu’équipe, tu peux riode. Kim Thompson, entraîneur me période », déclare l’entraî-
place contre les champions de l’At- préparation fructueuse et judicieuse surmonter beaucoup de choses. Ce adjoint depuis 2003, en était à son neur-chef.
lantique. Un scénario identique à de son équipe. n’est pas seulement une victoire en dernier match avec le programme L’aventure à ce championnat va
celui de l’année dernière, mais avec Peu de mots peuvent décrire l’hys- hockey, mais c’est une victoire pour et a eu l’occasion de s’adresser au les aider à bâtir leur avenir. L’équipe
des figurants différents puisque St. térie de la foule et du Gris et Grenat la vie », conclut Coolidge. groupe. est la seule sur le campus à terminer
Francis Xavier a pris la place de après le dernier tir bloqué par Audet, « Son discours était : ‘‘Nous sa saison sur une victoire, après les
Moncton. au terme de cette remontée histori- La formule magique croyons que vous pouvez le fai- déceptions des autres programmes.
Avec une fiche parfaite de 21-0 en que. « Le retour des filles n’est pas re, montrez-nous que vous pou- Elle est la seule à honorer sa place
saison régulière, l’équipe néo-écos- un morceau pour l’année prochaine, Au-delà de la détermination affi- vez, pour que quand vous quit- au sein du Top 10 du SIC.

sports@larotonde.ca www.larotonde.ca • 17
Sports le 17 mars 2008

Des études supérieures


avec bourses à l’appui

À l’Université d’Ottawa, la plupart de nos étudiants bénéficient


d’un programme de bourses exceptionnel allant de 14 000 $ à 22 000 $ par année.
Certains départements offrent même davantage !

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le 17 mars 2008
7an5s
LaRotonde
Le journal étudiant francophone de l’Université d’Ottawa

Éditorial
le 17 mars 2008 • Vol. LXXV No.21

109, rue Osgoode


Ottawa (Ontario)
K1N 6S1
613 421 4686

RÉDACTION

Rédacteur en chef
Wassim Garzouzi
819 208 4237
redaction@larotonde.ca

Secrétaire de rédaction
Roman Bernard
revision@larotonde.ca

Actualités
Andréanne Baribeau (Chef de pupitre)
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actualites@larotonde.ca

Arts et Culture
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culture@larotonde.ca

Sports
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sports@larotonde.ca

Direction artistique
Karine Desjardins (Directrice)
Francis Chartrand (Adjoint)
photographie@larotonde.ca

Revenir à la base 97% des étudiants n’ont pas voté


lors des dernières élections
partielles de la FÉUO...

L
es syndicats étudiants font aujourd’hui face ensuite les traduire en français, on pourrait faire a un manque de leadership alarmant et, main- ...1% ont voté pour Renaud-Philippe
Garner ou Joseph Richards...

à une grave crise existentielle. Si la situation l’inverse et voir le résultat. tenant élu à la présidence, Dean Haldenby dit
actuelle n’est évidemment pas irréversible, Bien au-delà de sa frange francophone, la être prêt à y remédier. Il faisait pourtant partie 2% ont élu Dean Haldenby comme

une profonde introspection s’impose. FÉUO doit renouer le contact avec ses membres. de l’exécutif qui a toléré cette distance avec les Président de la FÉUO

L’année dernière, l’Association des étudiants Ce n’est pas un hasard si les étudiants en droit étudiants et on se demande s’il est bel et bien la
diplômés (GSAÉD) n’est parvenue à inciter à civil ont été ceux qui ont voté en plus grande pro- personne compétente pour régler le problème. Troublant ? p.2, 19
voter que 4% de ses membres. Un an plus tard, portion la semaine dernière. C’était parce qu’il La GSAÉD a été plus visible et certainement Dessin de la couverture
l’élection partielle de la Fédération étudiante de y avait un candidat qui leur parlait directement plus pertinente cette année que les années pas- Francis Chartrand
l’Université d’Ottawa (FÉUO) n’a même pas été et qui soulevait des questions pertinentes et ré- sées, mais cela ne suffit pas. Bien que l’Associa-
en mesure d’égaler ce faible taux. Rien ne nous pondant à leurs besoins, notamment au sujet de tion ne bénéficie pas d’autant de ressources que Production
indique que le taux de participation lors des élec- la contribution à l’Agora. La librairie pourrait sa vis-à-vis, les besoins de ses membres ne sont Peter Raaymakers
tions de la GSAÉD cette semaine sera supérieur à certainement être plus efficace qu’elle ne l’est clairement pas les mêmes. La GSAÉD a changé Jason Chiu
celui de l’année dernière. aujourd’hui. de structure et de ton cette année, mais il lui production@larotonde.ca
Il y a un problème et il faut reconsidérer la di- Le comité des campagnes de la FÉUO semble reste encore du chemin à faire pour rejoindre
rection dans laquelle se dirigent nos syndicats étu- être concentré partout sauf sur le campus. Il n’y a ses membres. Si la FÉUO n’a pas d’excuses, la Page éditoriale
diants. Ce n’est pas seulement une question de com- rien de mal à essayer d’inciter les étudiants à voter GSAÉD peut au moins avancer qu’elle n’a pas les Wassim Garzouzi (éditorial)
Francis Chartrand (dessin)
munication. Pour la première fois de son histoire, la lors des élections provinciales ontariennes, mais ressources pour rejoindre ses membres.
FÉUO a un vice-président aux communications et la moindre des choses serait de prévoir un « Rock Il y a quelques années, la GSAÉD avait entrepris
Webmestre
on pourrait facilement argumenter que la GSAÉD pour le vote » pour les élections de la FÉUO. une campagne nommée « Le tour du campus en 80
Wassim Garzouzi
est plus présente dans les pages des journaux étu- L’équipe de promotion de la FÉUO manque égale- jours ». Ce ne serait pas une mauvaise idée pour webmestre@larotonde.ca
diants cette année qu’elle ne l’a jamais été. Le vrai ment à l’appel. Aucune présentation de classe pen- les deux syndicats étudiants d’entreprendre une
problème se situe au niveau du message qu’ils es- dant cette campagne électorale, quasiment aucune consultation générale de la même envergure dans ÉDITIONS ET VENTES
saient de communiquer aux étudiants. affiche, etc. Les membres de l’exécutif se sont faits les prochaines semaines ou à partir du mois de sep-
Les syndicats étudiants devraient se deman- eux aussi assez discrets, préférant promouvoir tembre, afin de mieux toucher leurs membres. Directrice générale
der : « Que veulent nos étudiants ? » Une question d’autres campagnes et projets. De toute façon, le Bien que certains prétendent qu’un faible taux Carole Eyram Amoussou
qui peut sembler évidente, mais qui est loin de résultat électoral n’est qu’un symptôme d’un pro- de participation est un problème commun à tous direction@larotonde.ca
l’être, du moins en pratique. Il y a plusieurs types blème qui perdure depuis quelques années déjà. les campus du pays, c’est peut-être également 613 562 5264
d’étudiants. Ceux qui gravitent autour du pouvoir Il faut écouter les étudiants et leurs plaintes la raison pour laquelle l’Administration de cette
– médias compris - sont souvent les mêmes, im- quotidiennes. Il est absurde qu’un étudiant ne université méprise tant nos syndicats. En fait, Représentant de la publicité
pliqués et plus concernés par la vie « communau- puisse pas se connecter à Internet partout sur le dans le monde du travail, un syndicat aussi peu François Dionne
taire » de l’Université que la vie académique. Or campus. Chartwell’s fait l’objet de critiques de- efficace face à un employeur aurait été remplacé 819 562 9173
un syndicat étudiant se doit de représenter tous puis des années, et pourtant rien ne change. Les depuis longtemps. Est-ce là l’avenir de la FÉUO impacts@724marketing.ca
les étudiants et, surtout, d’être cohérent avec sa trottoirs de l’Université d’Ottawa tardent souvent et de la GSAÉD ? La Rotonde est le journal étudiant franco-
raison d’être : représenter l’étudiant lambda de- à être déneigés, un problème pour les personnes En attendant, les deux syndicats étudiants de- phone de l’Université d’Ottawa, publié
vant l’administration de l’Université d’Ottawa. handicapées. La librairie Agora, bien que ce soit vraient être cohérents avec leurs propres critères chaque lundi par la Fédération étudi-
À la FÉUO, on se demande souvent pourquoi un service apprécié par les étudiants, ne marche de légitimité. Tous les deux annulent les référen- ante de l’Université d’Ottawa (FÉUO),
les étudiants francophones sont moins engagés pas à son plein potentiel et la FÉUO semble avoir dums si le taux de participation n’atteint pas les et distribué à 6000 copies dans la région
que leurs homologues anglophones. Or il ne suffit abandonné ses efforts pour se débarrasser de la 5%. Pourquoi une règle différente pour les can- d’Ottawa-Gatineau. Il est financé en partie
pas de traduire des évènements anglophones en librairie Follett au Centre universitaire. Le bar didats ? Jusqu’à ce qu’un membre de l’exécutif par les membres de la FÉUO et ceux de
français pour bien représenter les francophones étudiant demeure celui d’une « clique ». Et com- puisse répondre à cette question, nous voyons l’Association des étudiants diplômés. La
du campus. Il faut réaliser que c’est une culture bien d’étudiants perdent leurs bourses après la un sérieux problème de légitimité à l’élection de Rotonde est membre du Carrefour inter-
différente et qu’au lieu de planifier des évène- première année en raison d’un système injuste? représentants par moins de 5% (voire 4%) des national des presses universitaires franco-
ments et des campagnes « anglophones » pour Cet exécutif a déjà un pied dans la porte. Il y membres, tant à la FÉUO qu’à la GSAÉD. phones (CIPUF) et de la Presse universi-
taire canadienne (PUC).

redaction@larotonde.ca www.larotonde.ca • 19
Université d’Ottawa

Le Collège des chaires de recherche sur la francophonie canadienne de


l’Université d’Ottawa est fier de souligner la Journée internationale de la Francophonie
en présentant une conférence intitulée

Le français :
langue de mondialisation
par Jean-Benoît Nadeau
Auteur de La Grande aventure de la langue française (Québec Amérique 2007)

Le jeudi 20 mars 2008 à 14 h 30


Pavillon Desmarais, pièce 1160
55, avenue Laurier Est
Cette conférence, suivie d’une réception, est ouverte à tous.

Renseignements : 613-562-5800, poste 4754 | CRFPP@uOttawa.ca


RSVP : www.sciencessociales.uOttawa.ca/rsvp

Ambassade de France
au Canada