Vous êtes sur la page 1sur 11

Droit des sociétés

Introduction :

L’objectif de ce cours relatif au droit des sociétés est d’étudier l’environnement juridique de l’entreprise. Il y a quelques années on ne parlait pas du droit des sociétés mais du droit commercial. => Il se définie comme l’ensemble des règles juridiques relatives aux commerçants ou bien commerciaux et aux opérations commerciales.

L’entreprise elle-même a connue de profondes transformations qui ont fait d’elle un acteur incontournable, on remarque désormais des formes d’entreprises moderne caractérisées par un changement de dimension et de conception. En fait, c’est l’apparition du grand commerce, de la grande industrie et de la grande distribution, développement de la personnalité morale de l’entreprise.

Le droit des sociétés concerne aussi l’organisation interne de l’entreprise c'est-à-dire les règles qui organisent sa création, son fonctionnement, et sa disparition. Il concerne aussi les relations entre les entreprises, c'est-à-dire le principe de la liberté du commerce, c’est le cas du droit de la concurrence et le droit de la protection de la propriété industrielle et commerciale.

En fin c’est aussi des relations des entreprises avec leurs clients « les contrats commerciaux ».

Droit des sociétés au Maroc

Au Maroc, le 1 er code de commerce a été adopté le 12 août 1913 en même temps que le D.O.C, c’est 2 textes ont une importance capitale dans la mesure où ils constituent la base de l’édifice (le contexte) juridique marocain, leur intérêts résident aussi dans le fait que leur application s’est étendue sur de longues années ce qui a marqué la vie juridique marocaine.

Le D.O.C, continu à être appliquer alors que le code de commerce de 1913 a été remplacé par le code de commerce du 1 er août 1996.

Progressivement le Maroc a adopté des textes spécifiques au commerce et aux sociétés pour tenir compte des nouvelles réalités économiques et des nouvelles exigences de l’entreprise marocaine.

Les principaux textes qui ont été adoptés à partir du début des années 90 et qui visent la modernisation et la mise à niveau des entreprises sont :

La loi relative aux obligations comptable des commerçants 25 DEC 1992

La loi sur la bourse des valeurs du 21 SEPT 1993

Le code du commerce du 1 AOUT 1996

La loi de 17 95 du 30 Aout 1996 sur la SA

La loi du 12 Février 1997 sur les tribunaux du commerce

La loi du 13 Février 1996 sur les sociétés commerciales

• La loi du 5 Février 1999 sur les groupements d’intérêt économique

• La loi du 15 Février 2000 sur l’offre de la propriété industrielle et commerciale

La loi du 5 Juin 2000 sur la liberté des prix et de commerce.

D’un autre coté l’internationalisation de l’économie a aussi entrainée l’internationalisation des affaires, à la faveur de la conclusion par le Maroc d’accords bilatéraux ou multilatéraux dans le cadre du GATT et plus tard l’OMC.

PS : Le droit des sociétés peut être défini comme l’ensemble des règles juridiques qui

PS : Le droit des sociétés peut être défini comme l’ensemble des règles juridiques qui régissent les sociétés

commerciales, par conséquent les sociétés civiles vont être écartés car ils font partie du droit civile.

sociétés commerciales, par conséquent les sociétés civiles vont être écartés car ils font partie du droit

Ce cours sera divisé en 2 grands chapitres :

Chapitre 1 :

chapitre 2 :

Présentation générale des sociétés

Les différents types de sociétés

Chapitre 1 :

Présentation Générale des sociétés

Dans ce chapitre on va étudier d’une part les principales caractéristiques de la société et d’autre part la distinction entre les entreprises commerciales et celles non commerciales.

Section 1 :

Principales caractéristique de la société :

Le code de commerce ne donne pas une définition de la société, pour cela on doit se référer à l’article 982 du D.O.C : « la société est un contrat par lequel 2 ou plusieurs personnes met en commun leurs biens ou leurs travail, ou les 2 à la fois en vue de partager les bénéfices qui pourront en résulté. »

A partir de cette définition on peut dégager les principaux éléments constitutif de la société, ils sont à la fois des

éléments juridique et matériels.

Paragraphe 1 :

La Société d'abord est un Contrat :

La société se définit à l’article 982 du DOC comme un contrat, quel est donc la définition d’un contrat ? Et quelles sont les conditions de validité ?

A. Définition de la notion contrat :

Le contrat peut être défini comme l’accord de volonté par lequel 2 ou plusieurs personnes s’obligent envers d’autres personnes à faire, à ne pas faire, ou à donner quelque chose. C’est un acte juridique qui repose sur la volonté des parties pour créer des obligations dans le but de produire des conséquences juridiques.

Il se fonde sur le principe de l’autonomie de la volonté qui permet la liberté contractuelle.

Le contrat permet donc de créer des obligations réciproques à la charge des parties. Les obligations peuvent être soit des obligations de résultat, soit des obligations de moyens.

Les 1 éres : indiquent le cas où le débiteur s’engage à atteindre le résultat précis. Ex : c’est le cas du transporteur.

Les secondes : désignent le cas du débiteur qui s’engage non pas à atteindre un résultat précis, mais seulement à mettre tous les moyens en œuvre pour atteindre un résultat non certain. Ex : Soigner le malade mais pas le guérir.

Pour que le contrat soit valide certaines conditions sont nécessaires:

B. Les conditions de validité d’un contrat:

Pour être valide c'est-à-dire conforme aux dispositions de la loi, le contrat doit respecter certaines conditions de formes et de fonds:

1. Condition de fonds :

Ces conditions sont au nombre de 4 elles sont exigés non seulement pour le contrat des sociétés mais pour tout autres type de contrat, il s’agit du consentement, capacité, l’objet et la cause.

a. Le Consentement :

les vices du consentement.

C’est la manifestation de l’acceptation par des parties des clauses des contrats. C’est une condition fondamentale pour la validité du contrat dans la mesure où le contrat s’inscrit dans le cadre de la liberté concurrentielle c'est-à- dire le principe de l’autonomie de la volonté. D’un autre côté, le contrat de la société est un contrat consensuel et par conséquent il faut que les parties puissent donner leur consentement de maniéré libre et indépendante.

L’article 19 du D.O .C précise que « la convention n’est parfaite que par l’accord des parties sur les éléments essentiel de l’obligation ». Le consentement doit être sincère et réel, il peut prendre plusieurs formes soit écrit soit verbal. Cependant, il arrive que le consentement ne soit pas tout à fait libre c'est-à-dire qu’il est entaché de ce qu’on appelle les vices du consentement.

Il s’agit de l’erreur « le dol et la violence ».

L’erreur :

C’est croire vrai ce qui est faux et faux ce qui est vrai elle est de 2 sortes :

o L’erreur obstacle :

Constitue un véritable obstacle à la conclusion même du contrat car elle porte sur les éléments substantiels du contrat. C’est le cas de l’erreur sur l’Object du contrat (exemple : une partie croit acheter le terrain X alors qu’il s’agit du terrain Y) ou sur la Nature du contrat:(exemple: Une partie croit vendre un bien, et l'autre croit que l'on offre).

o L’erreur indifférente :

N’a pas d’effet sur le contrat car elle ne porte pas sur les qualités essentielles du contrat : (par exemple une erreur de calcul de capital ou erreur sur la personne lorsque le contrat n’est pas conclu " intuitu personae " (lorsque le contrat n’est pas personnel).

Le Dol :

C’est l’ensemble des tromperies, mensonges ou manœuvre frauduleuse qui vise à tromper le contractant pour l’amener à conclure le contrat. Dans un contrat de société il s’agit de donner une idée inexacte de la société en exagérant son importance et ses chances de réussites. Dans ce cadre on peut aussi citer l’obligation de renseignements qui pèsent sur les associés. Le dol doit être le fait du contractant lui-même et non pas celui d’un tiers à moins que la complicité ne soit prouvée.

La Violence :

C’est la contrainte physique ou morale exercée sur la personne pour l’amener à conclure un contrat => article

46 du D.O.C : " elle doit être suffisamment importante pour impressionner ou faire peur à une personne

raisonnable «. Généralement la conclusion d’un contrat doit être basée sur la bonne foi.

Certains auteurs considèrent que la lésion est aussi considérée comme un vice de consentement elle indique un défaut d’équivalence ou un déséquilibre entre les prestations. L'article 56 du D.O.C considère comme lésion « toutes différence au-delà du tiers entre le prix porté au contrat et la valeur effective de la chose ».

b. La Capacité :

L’aptitude à devenir sujet de droit et d’obligation, elle est exigée pour la validité des contrats, pour protéger certaines personnes vulnérables comme les mineurs ou certains majeurs incapable.

les mineurs :

Sont les personnes qui n’ont pas l’âge de la majorité légale fixée par le nouveau code de la famille à

18 ans révolus.

les majeurs incapables :

Sont les personnes qui ont plus de 18 ans mais qui souffrent d'insuffisance mentale « le cas du dément et le prodigue ».

En cas de situation de faillite la capacité est réglementée par l’article 209 du code de commerce Le failli est frappé d’une interdiction qui peut aller jusqu'à 5 ans.

c. L’objet :

C’est l’opération juridique elle-même sur laquelle porte le contrat. Ex: « l’objet d’un contrat de vente c’est la vente elle-même », « l’objet d’un contrat de location c’est la location elle-même ». L’objet doit être certain et déterminé de façon précise. Exemple : on ne peut vendre du blé sans préciser sa qualité, sa quantité, et son prix. L’objet doit être aussi possible (Ex : on ne peut pas organiser un voyage a la planète mars) et qui peut être

réalisé et doit aussi être

humaine ou les organes humains ou qu’il porte sur les biens du domaine public. Ou encore quand il porte sur des choses nuisibles à la santé, à la stabilité, ou à l’ordre public.

licite
licite

(légal), il ne doit pas porter sur les choses hors du commerce comme la personne

d. La cause :

C’est la raison pour laquelle les parties s’engagent dans un contrat, la cause d’une prestation c’est la

contreprestation (Ex : dans un contrat de vente la cause de paiement du prix c’est la livraison de la

chose vendue).

2. Les conditions de forme :

En droit marocain le principe consensualisme permet un acte juridique d’être valide sans qu’il soit soumis à une forme particulière mais dans de nombreux cas des conditions de formes sont nécessaires (Ex : il s’agit de l’établissement du contrat par écrit).

En distingue entre 1 le contrat sous-seing privé et 2 le contrat notarié.

Le 1 : reflété les contrats établis par les parties elles-mêmes. Le 2 : reflète le contrat qui est établit par le notaire. Pour la vente d’immeuble la loi exige un contrat notarié, les actes notariés ont une force de preuve beaucoup plus importantes que les actes privés.

Paragraphe 2 :

Les éléments matériels de la société :

Ces éléments sont les associés, les apports, la participation au profit et aux pertes, et la volonté de collaborer. Le contrat de société est un contrat spécifique, il exige pour sa validité les conditions générales : qui sont le consentement, la capacité, l’objet et la cause, ce sont des conditions nécessaire pour tout type de contrats, en plus de ces conditions le contrat de société nécessite des conditions qui lui son propre.

A. Les associés :

L’article 982 précise clairement que le contrat de société peut être conclu entre 2 ou plusieurs personnes, c’est le principe de la pluralité des associés. Cette condition est reprise par la loi 17-95 sur la société anonyme qui précise que la société doit comporter un nombre suffisant d’actionnaires lui permettant d’accomplir son objet et d’assurer sa gestion et son contrôle sans que ce nombre soit inférieur à 5 actionnaires . Il y a toute fois des exceptions à cette règle de pluralité des associés :

La 1 er exception : est prévue par la loi 05-96 sur les autres type de société commerciale en ce sens il est possible de constituer une SARL par une seul personne on l’appelle la SARL à associé unique.

La 2 ème exception : est implicite et prévue à l’article 106 du DOC c’est le cas d’une société composée de 2 associés, il est possible pour l’un d’eux d’acheter la part de l’autre et de continuer seul l’exploitation.

B. Les apports :

L’apport c’est le bien apporté par chaque associé pour constituer le capital de la société .En fait il s’agit de la mise en commun dont parle l’article 986, les différents accords des associés constituent le capital social de la société, c’est une condition indispensable à la constitution de la société. L’article 987 du DOC a prévu la nullité en cas d’absence d’accord.

Les apports sont aussi un gage (garantie) pour les créanciers de la société, le capital de la société ne peut être distribué comme dividendes aux associés, d’un autre côté le capital social de la société est soumis au principe de la fixité dans la mesure où il ne peut être diminué par la reprise d’un associé de son apport au cours de la vie de la société. L’article 982 du DOC précise que l’apport peut être un bien ou un travail ou les deux à la fois. L’article 988 précise que l’apport peut être numéraire, un objet mobilier ou immobilier.

En droit incorporel, il peut aussi consister dans l’industrie d’un associé ou de tous. L’apport peut donc prendre la forme soit de numéraire, soit en nature, soit en industrie.

1. L’apport numéraire :

il est constitué par une somme d’argent que l’associé apporte pour participer au capital, c’est l’apport le plus courant en matière de société en échange, l’associé reçoit des actions ou des parts sociales. L’article 996 du DOC reconnait la possibilité pour les associés de réclamer des dommages-intérêts en cas de refus ou de retard dans l’apport.

Il y a libération de l’apport en argent lorsque la somme promise par l’associé est effectivement et réellement versée, les différents apports sont déposés dans un compte bancaire bloqué au nom de la société. La loi n’impose pas les mêmes règles d’apport selon la forme juridique de la société.

Le capital de la société anonyme (SA) selon l’article 17-95 (06 aout 1996) " ne peut être inférieur à 3 000 000 DH si la société fait appel public à l’épargne ; et 300 000DH pour le cas contraire ". " Le capital de la SARL ne peut être inférieur à 10 000 DH " (article 46 de la loi du 13 février 1997) sur les autres types de sociétés commerciales. Le capital est divisé en part sociales égales dont le montant nominal ne peut être inférieur à 100 DH.

=> Le capital social à 2 fonctions : d’une part la protection des créanciers car il sert de garantie, et d’autre part il permet la réalisation de l’objectif de la société.

2. l’apport en nature :

il consiste en tous sortes de biens autre qu’une somme d’argent, il peut être un bien meuble ou immeuble, fonds de commerce, brevet d’invention, ou licence d’exploitation. L’apport en nature doit faire l’objet d’une évaluation de la part du commissaire aux apports (ex : expert- comptable) en effet l’article 991 du DOC précise que si l’apport consiste en chose autre que du numéraire, elles doivent être estimé à la valeur du jour où ils ont été mise dans le fond sociale (capitale sociale). Le but de l’évaluation de l’apport en nature est d’éviter une surévaluation qui se répercute sur la capitale. Cette disposition a été reprise par l’article 24 de la loi 17-95 sur la SA qui précise que les statuts contiennent la description et l’évaluation des apports en nature. l’article 5 de la loi 5-96 sur les autres types de société énuméré parmi les indications exiger dans les statuts l’apport de chaque associée et s’il s’agit d’un apport en nature, l’évaluation qui lui a été donner. Le commissaire aux apports ou le commissaire du compte doit être un expert-comptable, celui qui est chargée d’évaluer les apports en nature et tenir les comptes de la société, il doit être neutre et impartiale. la loi (code de commerce ) précise certain cas d’incompatibilité qui signifie que le commissaire aux apports ou aux comptes ne doit pas avoir d’intérêt dans la société, et ne doit pas être lui-même un apporteur en nature, il ne doit pas être parent ou conjoint avec l’un des actionnaire.

3. l’apport en industrie :

C’est l’apport d’un travail, d’une activité intellectuelle, ou d’un savoir-faire. Ce type d’accord a un caractère temporaire car il cesse avec l’arrêt de l’activité de l’apporteur. Il bénéficie de tous les droits et supports, tous les obligations, et charge liée à sa qualité d’associée. Cependant il ne peut recevoir aucune rémunération de la société car il n’est pas un salarié (attendre le dividende à la fin de l’année).

L’apport en industrie est soumis à certain conditions d’une part, il est interdit dans la société anonyme car c’est une société des capitaux, et d’autre part il ne peut être saisie par les créancier de la société.

C. Le partage des bénéfices et des pertes :

L’article 982 met l’accent d’avantage sur le partage des bénéfices mais les pertes font aussi partie de la vie de l’entreprise. Cette lacune a été comblé par les lois sur les sociétés notamment la loi 17-95 et la loi 5-96 sur les différentes types de sociétés. Ces textes affirment clairement que la part de chaque associée dans les parts et les bénéfices est déterminée en fonction de sa participation

D. La volonté de collaborer « l’affectio-societatis »

C’est un élément constitutif d’ordre psychologique de toutes les sociétés qui traduit le consentement et la volonté de chaque associé de contribuer aux gains et aux pertes au même titre que les autres associés. C’est la volonté de collaborer à la réalisation et à la réussite de l’entreprise qui constitue un projet économique commun à tous les associés. En fait c’est une notion qui n’est pas prévus par les textes mais la pratique en a fait une composante du contrat de société.

Section 2 :

Le caractère commerciale de la société « le critère de commercialité »

Nous verrons dans cette section 3 élément essentiels d’une part la distinction entre entreprise commerciale et entreprise non commerciale et d’autre part la détermination du critère de commercialité et enfin la personnalité morale de la société.

Paragraphe 1 :

La distinction entre une entreprise commerciale et une entreprise non commerciale

Il s’agit ici de distinguer entre les entreprises commerciales et les entreprises non commerciales (civiles)

A. L’intérêt de la distinction

Ces distinctions sont essentielles car elles déterminent le Droit applicable et le tribunal de commerce compétent. En effet une entreprise commerciale est soumise au droit commercial « code de commerce et les lois sur les sociétés »et au tribunal de commerce en cas de conflits. le Statut des entreprises commerciale est parfaitement adapter aux besoins économique, les sociétés commerciale sont régie par 2 textes important, d’une part la loi 17-95 du 30 aout 1996 sur les SA et la loi 5-96 du 13 février 1997 sur les autres types de société « société au nom collectifs les Sociétés comment dite simple les sociétés comment dite en action SARL la société en participation » une entreprise commerciale est naturellement soumis au droit commerciale dans la mesure où elle a une activité considérer comme commerciale par le code de commerce (L’article 6 et 7 du code de commerce )ou bien c’est une entreprise commerciale par la forme comme la SA ou la SARL .

L’article 6 du code de commerce présent une longue liste de 18 activités dont l’exercice habituel et professionnel permet l’acquisition de la qualité commerciale. Ce qui suppose une répétition et une continuité dans ces actes. « Domaine de la commercialité objective » C’est ce qu’on appelle aussi « les actes de commerce par nature » D’un autre coté en raison de la nature particulier et évolutive de l’activité commerciale, le législateur considère l’article 8 de code de commerce que la qualité de commerçant s’acquière également par l’exercice habituel ou professionnel de toutes activité pouvant être assimilé aux activités énumérer aux articles 6 et 7 du code de commerce »

Il en résulte que d’autre article exercer de manière habituel ou professionnel mais non prévu du code de commerce peuvent conférer la qualité commerciale D’un autre coté une entreprise commerciale est soumise à un certain nombre de formalité comme l’immatriculation au registre de commerce ou encore au procédure collectifs prévu en cas de difficulté de l’entreprise L’entreprise non commerciale ou non civile est celle dont l’activité n’est pas considérer comme commerciale par le code de commerce (article 6 et 7) ou encore dont la forme juridique n’est pas commerciale ……

B. La personnalité morale de l’entreprise commerciale

C’est l’aptitude pour une entreprise à devenir sujet de droit et d’obligation à l’origine il a été réservé aux personnes physiques et plus tard il a été étendu aux personnes morales

La personnalité morale de l’entreprise dépend de la ………

D’un certain nombre de formalité

Comme la réduction des statuts

Le dépôt exemplaire des statuts de société au greffe du tribunal et au service des impôts

La publication d’un extrait de statut dans un journal d’annonce légale et au butin officiel

Cependant la personnalité morale de la société ne prend réellement effet qu’à partir de son immatriculation au registre de commerce. En effet avant l’immatriculation, la société n’as pas d’existence légale.

1. Le registre de commerce

La 1 er obligation qui pèse sur la société c’est l’immatriculation au registre de commerce c’est le point de départ de l’activité commerciale. Il est prévu à l’article 27–78 du code de commerce, son organisation permet de couvrir tous le territoire national

L’article 27 du code de commerce dispose que le registre de commerce et constituer par des registres locaux et un registre centrale.

a. Le registre local

Il est tenu au prés de secrétariat greffe (

surveillance du président du tribunal ou un juge qu’il désigne chaque année à cette mission Article 30 du code de commerce dispos que l’inscription au registre locale doit être requise au secrétariat greffe du tribunal du lieu de situation de l’établissement principale du commerçant ou du

siège de la société Le registre de commerce se divise selon l’article 7 du décret du 18/01/1997 sur l’organisation du registre de commerce en 2 parties distinctes : le registre chronologique et le registre analytique L’article 11 de même décret précise que les 2 registre sont coté paraphé, et vérifier à la fin de chaque mois par le président de tribunal ou par le juge charger de cette mission

) du tribunal compétant il est placé sous la

Le registre chronologique

Sont reporter dans ce registre les 2 modes et déclaration d’inscription faite par le commerçant (personne physique ou personne morale) la demande est constituer par un précipice de livrer au demandeur et que précise la date, l’heure, et le numéro de dépôt.

Le registre analytique

Reprend les différents renseignements modificatif et complémentaire en fonction de l’évolution de l’activité de la société, il est constitué de 2 recèle l’un pour les personnes physique avec numéro paire et l’autre pour les personnes morale avec des numéros impaire.

b. Le registre central

L’article 31 du code de commerce précise que le registre central est tenu par l’administration. En fait il s’agit de l’office marocain de propriété industriel et nationale les renseignements mentionné dans les différents registres locaux

L’OMPIC délivre aussi des certificats relatif à l’inscription des noms des commerçants et des dénominations commerciales des sociétés c’est lui qui délivre aussi les certificats négatifs

2. Le fonctionnement du registre de commerce

Selon l’article 36 du code de commerce l’inscription au registre de commerce

a. L’immatriculation

est une opération obligatoire pour les sociétés commerciale c’est le point de départ de la personnalité morale de la société.

L’immatriculation a un caractère personnel « article 39 » car il est interdit à une société de s’inscrire dans un même registre locale sous plusieurs numéro soi dans plusieurs registre locaux.

Sont soumis à l’obligation du registre de commerce toutes les personnes physique ou morale marocaine ou étranger qui exerce une activité commerciale sur le territoire marocain ‘article 37 du code de commerce »

b. Les inscriptions modificatives

Toute modification dont les mentions et les renseignements qui figurent dans la déclaration d’immatriculation doit faire l’objet d’une inscription modificative « article 50 »

c. Les radiations

Elles sont faites soi à la demande de la personne concernée soi d’office « article 51 » Dans le 1 er cas : la radiation se fait en cas cession d’activité, décès ou dissolution de la société Dans le 2 ème cas : il est prononcé par le président de registre de commerce dans les cas suivant :

1 er cas : lorsqu’un commerçant est décédé depuis un an 2 ème cas : lorsqu’un commerçant est frapper d’interdiction d’exercer l’activité commerciale

3 ème cas : s’il a été établi que la personne immatriculer à cesser effectivement depuis plus de 3 ans l’exercice de l’activité pour laquelle elle a été inscrit

3. La conséquence d’immatriculation au registre de commerce

L’article 58 du code de commerce indique que « toutes personne physique ou morale immatriculer au registre de commerce est présumé sauf preuve contraire, avoir la qualité de commerçant avec toutes les conséquences qui découle de cette qualité » c’est-à-dire que le droit applicable c’est le droit commerciale « le code de commerce, la loi de la SA » Et le tribunal compétente c’est le tribunal de commerce pour les personnes morale l’immatriculation au registre de commerce est nécessaire pour l’acquisition de la personnalité morale c’est-à-dire que à partir de la date d’immatriculation la société devient sujet de droit et d’obligation c’est-à-dire qu’elle acquit une existence légale. Le législateur a prévu des sanctions en cas de non immatriculation au registre de commerce dans le délai L’article 62 de code de commerce a prévu une amende de 1000 à 5000 DH contre toute personnes tenu par l’immatriculation du registre de commerce et qu’il ne l’effectue pas dans les délai

C. Les éléments de la personnalité morale

Une fois la personnalité morale acquise par l’immatriculation au registre de commerce la société dispose d’une immatriculation sociale, d’un siège sociale de nationalité et d’un patrimoine.

a. La dénomination sociale

La société est désigner par un nom qui lui permet de se distinguer par rapport aux autres sociétés, pour éviter tout risque de confusion, le nom de la société est protégé par l’inscription au registre centrale de commerce auprès de l’office marocain à la propriété Les associés doivent consulter les services de registre central pour se procurer de certificat négatif qui prouve la non utilisation du même nom pour une autre société Il y a aussi la possibilité de faire suivre le nom de la société par le nom d’un ou de plusieurs associés. Une fois choisie la dénomination de la société devient la propriété exclusive de la société protégée par la loi sur la propriété industrielle et commerciale

b. Le siège social

Toutes société doit avoir un siège sociale qui est mentionner dans les statuts c’est le lieu de localisation de la société. La loi oblige les sociétés à indiquer le siège social dans les statuts. Article 2 de la loi 17-95 sur la SA et l’article 5 de la loi 5-96 ou les autres types de société

L’importance du siège sociale réside dans le faite qu’il indique le tribunal compétant et l’accomplissement de la formalité fiscale et légale.

En effet la compétence territoriale revient au tribunal du lieu du siège sociale le siège sociale est aussi un critère important pour la désignation de la nationalité de la société.

c. La nationalité de la société

Tous comme les personnes physique, la société est juridiquement rattaché a un état dont elle porte la nationalité ce rattachement est indispensable car il permet de déterminer la loi applicable à la société est de définir son statut juridiquement. Il permet aussi de déterminer l’état qui pourra exercer la protection diplomatique

d. Le patrimoine

Le patrimoine de l’entreprise c’est l’ensemble des apports des différents associés au moment de sa constitution, il s’agit aussi des biens que l’entreprise s’est procuré au cours de sa vie.

En principe ce patrimoine sociale est indépendant par rapport au patrimoine personnel des associés. Cela est vrai dans les sociétés des capitaux alors que dans les sociétés des personnes, les créanciers peuvent poursuivent les associés juste dans leurs patrimoine personnel.