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PLAN DE LUTTE POUR PRÉ VENIR ET COMBATTRE L’INTIMIDATION ET LA VIOLENCE À L’ÉCOLE Date

PLAN DE LUTTE POUR PRÉVENIR ET COMBATTRE L’INTIMIDATION ET LA VIOLENCE À L’ÉCOLE

Date d’approbation du conseil d’établissement : 17 décembre 2013

Nom de l’école : La Dauversière

ÉCOLE PRIMAIRE

X ÉCOLE SECONDAIRE

Nombre d’élèves :

470

Nom du directrice : Sandra Michel

Nom de la personne désignée pour coordonner les travaux d’une équipe chargée de lutter contre l’intimidation et la violence (art. 96.12) : Lussier, Nicolas psychoéducateur

Un environnement sain et sécuritaire est davantage propice aux apprentissages et favorise la persévérance scolaire des élèves.

La mise en œuvre d’une démarche intégrée, concertée et mobilisatrice facilitera l’atteinte des objectifs du plan Réussir.

Noms des personnes faisant partie de l’équipe chargée de lutter contre l’intimidation et la violence (art. 96.12) : Paquette, Karine (directrice adjointe), Lussier, Nicolas (Psychoéducateur), Fitzback Nancy (T.E.S), Charruau Diane (T.E.S), Kemmoun, Rosa (enseignante), Pompilus, Léopold (enseignant), Michaud, Christine (enseignante),

Outil produit par Sophie Bourque, Robert Turbide et Robert Turbide du Bureau des services éducatifs complémentaires (BSÉC) inspiré du matériel développé par l’équipe du PAV du MELS par Danièle Boivin et coll., agentes de soutien régional. Plan d’action pour prévenir et traiter la violence à l’école, août 2012

Composantes du plan de lutte contre l’intimidation et la violence à l’école (art. 75.1)

1.

Une analyse de la situation de l’école au regard des actes d’intimidation et de violence :

Les résultats obtenus au QES violence et intimidation font état d’un milieu éducatif généralement sain. Cependant, il existe certaines vulnérabilités auxquelles l’école aurait avantage à s’attarder. Cette dernière pourra miser sur des forces que révèle l’analyse afin d’améliorer ce qui est déjà en place.

La sécurité des lieux de l’école se traduit dans l’ensemble par une perception favorable des répondants. L’analyse fait ressortir que la classe, la cafétéria et les gymnases sont les milieux les plus sécuritaires de l’école. Cependant, un fort pourcentage d’élèves considère que les casiers, les corridors, les toilettes et la cour d’école sont les endroits où ils se sentent le moins en sécurité. De plus, le même phénomène s’observe dans les moyens de transport et le voisinage immédiat de l’école. Les élèves se sentent en sécurité en présence d’adultes. L’école aurait avantage à s’attarder sur la mise en place des mesures de sécurité afin d’assurer l’ordre et la tranquillité, conditions essentielles à l’accomplissement de sa mission d’instruire, de socialiser et de qualifier.

Perçues problématiques par l’ensemble des répondants de l’école, tant les élèves que les adultes, les insultes entre les élèves méritent que l’on s’y attarde, puisque la perception est vue comme très préoccupante. Dans les faits, près de 39% des élèves disent avoir été insultés par un pair trois fois ou plus. Sans doute encore plus préoccupant, pas moins de 34% des élèves rapportent avoir insulté leurs pairs. Le tout est particulièrement accentué au niveau de l’adaptation scolaire, où 48% des répondants disent avoir insulté un pair à plusieurs reprises, sans oublier la 2 e secondaire où 40% des répondants font la même chose. Afin de diminuer ces situations, la poursuite de l’application du code de vie partout dans l’école et l’exigence du respect dans les relations favoriseront un milieu sain et sécuritaire pour tous.

Dans une autre optique, deux moments dans l’horaire scolaire sont propices aux agressions selon les répondants. En effet, 13 % des élèves et 16% des adultes identifient l’heure du dîner comme étant un de ces moments et 12% des élèves et 18% des adultes identifient la fin des cours comme étant propice aux agressions.

En ce qui a trait à la divulgation des problèmes, selon les résultats de l’analyse, c’est une dimension problématique pour les élèves et pour les adultes. Malgré les bonnes relations entre les élèves et les adultes, 63% des élèves mentionnent ne pas parler à un adulte s’ils sont victimes de menace ou d’agression. Étant donné le faible sentiment de sécurité chez les élèves et leur réticence à divulguer la victimisation d’acte de violence, l’école aurait sans doute avantage à favoriser la dénonciation en misant sur des interventions qui favorisent le sentiment de sécurité .Cela dit, une école qui met en place un programme de dénonciation doit s’assurer de répondre promptement à toutes divulgations à cet effet faute de quoi, le programme pourrait résulter en effets pervers.

Outil produit par Sophie Bourque, Robert Turbide et Robert Turbide du Bureau des services éducatifs complémentaires (BSÉC) inspiré du matériel développé par l’équipe du PAV du MELS par Danièle Boivin et coll., agentes de soutien régional. Plan d’action pour prévenir et traiter la violence à l’école, août 2012

Composantes du plan de lutte contre l’intimidation et la violence à l’école

2. Les mesures de prévention visant à contrer toute forme d’intimidation ou de violence motivée, notamment, par le racisme, l’orientation sexuelle, l’identité sexuelle, l’homophobie, un handicap ou une caractéristique physique

Plan de surveillance : Réaliser le plan de surveillance pour chacun des moments libres de la journée (l’entrée du matin, les battements, l’heure du dîner, l’entrée du midi, la sortie des classes et l’après-midi après les classes) et lors des sorties à l’extérieur de l’école. Établir une procédure claire pour accéder aux casiers des élèves durant les cours.

Conseil des élèves : Implication active des jeunes au projet de l’école sur l’intimidation

Le code de vie (tenue vestimentaire)

Projet l’Empreinte

Marche de sensibilisation contre l’intimidation «tolérance zéro intimidation»

 

Affichage et publicité

Formation donnée aux membres de l’équipe-école (sur 5 ans)

Les élèves assisteront pendant l’année scolaire à des activités de sensibilisation portant sur l’intimidation et/ou la violence. Ces activités seront animées par les intervenants scolaires et par des partenaires de la communauté. Voici des exemples d’activités : (conférences, rencontre avec le SPVM et/ou la STM, caravane de la tolérance, improvisation, visionnement de film ou de pièces de théâtre, concours, ateliers d’information, etc.) Voici donc les objectifs qui seront poursuivis par ces activités.

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Sensibiliser les jeunes aux différentes formes d’intimidation.

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Favoriser le développement d’une pensée critique à l’égard de l’intimidation.

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Explorer les caractéristiques et le rôle des différents protagonistes dans une dynamique d’intimidation (témoins, victimes et agresseurs).

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Proposer aux élèves des pistes de solutions et développer une réflexion visant la diminution des situations d’intimidation.

*objectifs du comité intimidation 2013-2014 : Élaborer un continuum d’activités de sensibilisation et de prévention, s’adressant aux élèves , et qui s’échelonnerait sur 2 ans,

durée du passage moyen d’un élève à l’école La Dauversière.

Outil produit par Sophie Bourque, Robert Turbide et Robert Turbide du Bureau des services éducatifs complémentaires (BSÉC) inspiré du matériel développé par l’équipe du PAV du MELS par Danièle Boivin et coll., agentes de soutien régional. Plan d’action pour prévenir et traiter la violence à l’école, août 2012

Composantes du plan de lutte contre l’intimidation et la violence à l’école

3. Les mesures visant à favoriser la collaboration des parents à la lutte contre l’intimidation et la violence et à l’établissement d’un milieu d’apprentissage sain et sécuritaire :

Mise en place de moyens de communication efficaces et variées pour tenir les parents informés tout au long de l’année (ex : site internet, appels téléphoniques, rencontres individuelles, lettres, communication agenda, dépliants)

Activités d’information, de sensibilisation, destinées aux parents, animées par les intervenants scolaires et les partenaires de la communauté sur l’intimidation, la cyberintimidation et la violence à l’école.

4. Les modalités applicables pour effectuer un signalement ou pour formuler une plainte concernant un acte d’intimidation ou de violence et, de façon plus particulière, celles applicables pour dénoncer une utilisation de médias sociaux ou de technologies de communication à des fins de cyber-intimidation

Élaboration d’un protocole d’intervention sur l’intimidation et la violence (échéancier décembre 2014) comprenant l’élaboration d’un formulaire de signalement en 2 copies (coordonnateur plan de lutte contre l’intimidation et dossier de l’élève,) qui incluera les informations suivantes :

Description détaillée de l’incident avec la date et l’heure de l’évènement

Acteurs impliqués (témoins, victime, agresseur)

Interventions faites et nom des personnes qui sont intervenues

Section à cocher pour définir de quel type d’évènement il s’agit (violence, intimidation, autres, etc.)

Etc.

Accessible à tous, ce formulaire devra être complété par toute personne (enseignant, intervenants, direction, etc.) qui recevra la confidence d’une situation de violence ou d’intimidation et ensuite, le soumettre à la personne responsable.

De plus, chaque année, la personne qui coordonnera le plan de lutte contre l’intimidation et la violence sera capable de faire l’analyse de la situation de l’école par le biais des formulaires de signalement recueillis et consignés.

Outil produit par Sophie Bourque, Robert Turbide et Robert Turbide du Bureau des services éducatifs complémentaires (BSÉC) inspiré du matériel développé par l’équipe du PAV du MELS par Danièle Boivin et coll., agentes de soutien régional. Plan d’action pour prévenir et traiter la violence à l’école, août 2012

Composantes du plan de lutte contre l’intimidation et la violence à l’école

5.

Les actions qui doivent être prises lorsqu’un acte d’intimidation ou de violence est constaté par un élève, un enseignant, un autre membre du personnel de l’école ou par quelque autre personne :

Les enseignants, les intervenants scolaires ou les membres de la direction devront, dans un premier temps, se référer au protocole d’intervention (échéancier décembre 2014), qui incluera, entre autre, trois volets d’actions tels que :

 

1) Évaluation de la situation : nature de la situation, personnes impliquées, durée, gravité, etc. 2) Intervention : auprès des personnes impliquées dans la situation (victime, agresseur et témoins) 3) Suivi : référence à un intervenant scolaire ou à la police (agent sociocommunautaire), contrat d’engagement, plan d’intervention, etc.

Veuillez prendre note que le protocole d’intervention prévoit qu’il y aura communication avec les parents pour toutes situations de violence ou d’intimidation. De plus, la personne qui recevra le signalement d’une situation de violence ou d’intimidation complétera le formulaire de signalement et le transmettra à la direction pour le suivi immédiat.

6. Les mesures visant à assurer la confidentialité de tout signalement et de toute plainte concernant un acte d’intimidation ou de violence :

 

Ce qui est déjà fait :

Boîte de chute barrée pour faire un signalement, près du bureau du psychoéducateur.

Rencontre dans un endroit confidentiel.

Demande aux partis de garder l’incident confidentiel (jeunes-parents-intervenants).

Outil produit par Sophie Bourque, Robert Turbide et Robert Turbide du Bureau des services éducatifs complémentaires (BSÉC) inspiré du matériel développé par l’équipe du PAV du MELS par Danièle Boivin et coll., agentes de soutien régional. Plan d’action pour prévenir et traiter la violence à l’école, août 2012

 

Composantes du plan de lutte contre l’intimidation et la violence à l’école

 
 

7.

Les mesures de soutien ou d’encadrement offertes à un élève victime d’un acte d’intimidation ou de violence ainsi que celles offertes à un témoin ou à l’auteur d’un tel acte :

 

Mesures de soutien ou d’encadrement offertes au témoin

Mesures de soutien ou d’encadrement offertes à l’agresseur

Mesures de soutien ou d’encadrement offertes à la victime

 

Fournir l’accès à une personne de confiance lors de dénonciation

Rencontre individuelle avec un intervenant de l’école (écoute, soutien, suivi)

Faciliter l’accès à une personne de confiance lors de conflits

Assurer un suivi avec le témoin qui dénonce une situation.

Retour avec l’agresseur dans les jours suivant la situation d’intimidation pour vérifier si le conflit est réglé.

Aider la victime à s’impliquer davantage dans des activités parascolaires de manière à vaincre l’isolement et d’agrandir son réseau social.

Offrir la possibilité aux témoins de ventiler leurs émotions avec une personne à l’école ou vers un service d’écoute à l’extérieur de l’école après les heures de classe ( Ex :Tel-Jeunes, Jeunesse j’écoute)

 

Offrir aux agresseurs des conseils sur la façon de régler des situations problématiques de manière pacifique.

Planifier une rencontre avec la victime dans les jours suivant la situation d’intimidation pour voir si la situation persiste.

Rencontre de suivi possible avec la victime

Suivi et/ou référence avec un intervenant communautaire, du CSSS ou de la police.

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Rencontre possible avec un agent socio- communautaire du service de police

Mesures disciplinaires, s’il y a lieu

 
 

8.

Les sanctions disciplinaires applicables spécifiquement au regard des actes d’intimidation ou de violence selon la gravité ou le caractère répétitif de ces actes :

En lien avec le protocole d’intervention sur l’intimidation et la violence qui sera élaboré, et du code de vie de l’école, voici des exemples de sanctions disciplinaires qui pourraient être appliquées :

Interdiction de contact avec l’élève victime (tous les adultes concernés doivent être informés de la situation)

 

Retrait durant les pauses et les heures de diner

 

Privation de congé

Suspension interne ou externe (Repères, YMCA, etc.) avec mesures d’accompagnement, de remédiation et/ou de réinsertion (ex : contrat, geste de réparation, etc.)

Dépendamment de la gravité de la situation, une plainte ou une déclaration pourrait être faite à la police. (par la victime)

Outil produit par Sophie Bourque, Robert Turbide et Robert Turbide du Bureau des services éducatifs complémentaires (BSÉC) inspiré du matériel développé par l’équipe du PAV du MELS par Danièle Boivin et coll., agentes de soutien régional. Plan d’action pour prévenir et traiter la violence à l’école, août 2012

Composantes du plan de lutte contre l’intimidation et la violence à l’école

9.

Le suivi qui doit être donné à tout signalement et à toute plainte concernant un acte d’intimidation ou de violence :

En lien avec le formulaire de signalement d’actes d’intimidation et de violence à l’école, des sections seront incluses afin de valider, après l’évènement, les aspects suivants :

Revoir la victime, les témoins et les intimidateurs afin de valider que les actes d’intimidation ont pris fin. (délai de 7 à 14 jours)

S’assurer que les mesures d’aide et de soutien prévues au plan de lutte de l’école ont été appliquées

Mobiliser les parents à informer l’école si l’intimidation se poursuit.

Outil produit par Sophie Bourque, Robert Turbide et Robert Turbide du Bureau des services éducatifs complémentaires (BSÉC) inspiré du matériel développé par l’équipe du PAV du MELS par Danièle Boivin et coll., agentes de soutien régional. Plan d’action pour prévenir et traiter la violence à l’école, août 2012