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MagnétostatiqueMagnétostatiqueMagnétostatiqueMagnétostatique

MagnétostatiqueMagnétostatiqueMagnétostatiqueMagnétostatique
MagnétostatiqueMagnétostatiqueMagnétostatiqueMagnétostatique

Par Jean-Jacques HERSTAIN

02/10/2011

Les formules encadrées avec ** sont à parfaitement connaître Les formules encadrées avec * sont à savoir retrouver très rapidement (moins de 30 secondes) Les formules encadrées sans * sont à savoir retrouver

11

Dans tout ce chapitre, on travaille dans un référentiel galiléen et aucune grandeur ne varie
Dans tout ce chapitre, on travaille dans un référentiel galiléen et aucune grandeur ne varie au
cours du temps.
PPrroopprriiééttééss dduu cchhaammpp mmaaggnnééttiiqquuee
1.1
Théorème d’Ampère
∂ E
L’équation de Maxwell Ampère
rot
B
=
µ
j
+
o
o
t
devient en statique rot
B = µ
j
.
o
(Aucune grandeur ne dépend du temps)
Elle est intégrée sur la surface S entourée par le contour
∫∫
rot
B ◊dS =
∫∫
j ◊dS
o

S

S

Le flux du vecteur densité de courant à travers la surface S, est l’intensité algébrique i e à

travers S (ici

D’après le Théorème de Stokes :

i

e

= i

1

i

2

).

On dit que i e est le courant enlacé par le contour .

dl

B

µ i

=

o

e

**

Théorème d’Ampère : La circulation du champ magnétique sur une courbe fermée est égale au produit de la perméabilité du vide par l’intensité algébrique du courant traversant une surface (orientée) s’appuyant sur le contour . Ce courant est appelé courant enlacé.

La circulation du champ magnétique n’est conservative que sur un contour n’enlaçant aucun courant.

Application:

Champ magnétique créé par un fil rectiligne infini parcouru par un

courant permanent i. Tout plan passant par le fil est

axial, il est donc perpendiculaire à ce plan :

plan de symétrie. B

est un vecteur

B est orthoradial.

La symétrie axiale fait que B

D’où la circulation de

:

B

ne dépend pas de .

B

dl

=

B

dl

2

=

rB

D’où la circulation de : B ∫ ne dépend pas de . B ◊ dl ∫

Magnétostatique

J.J. Herstain

2

Théorème d’Ampère : 2

rB = µ i

o

e

i e = i

µ i o B = u 2 r
µ i
o
B
=
u
2
r

(en remarquant que le courant traverse la surface portée par la spire dans le sens positif)

avec i =1A, r =10cm,

. (l’unité T : Tesla est définie plus loin, mais à titre de comparaison, le champ magnétique terrestre a pour ordre de grandeur 10 -4 T )

µ

o

= 4

10

7

U

.

S I .

B=2.10 -6 T

ici le fil a été supposé infiniment fin, si on suppose maintenant qu’il s’agit d’un cylindre de rayon a et infiniment long, le raisonnement reste le même en un point situé à l’extérieur du cylindre.

 

A l’intérieur en revanche et si on suppose le courant uniformément réparti (

j

uniforme) le

courant enlacé n’est plus que j.S c’est à dire

i

e

=

r

2

2

a

i

, la circulation est toujours 2 rB

µ o r i On en déduit B = u 2 2 a Remarque importante
µ
o r i
On en déduit
B
=
u
2
2
a
Remarque importante :

On note que le champ s’annule sur l’axe.

D’une manière plus générale, le théorème d’Ampère permet de calculer un champ dans les deux cas suivants :

Le problème est à symétrie cylindrique : Il y a invariance lors d’une rotation autour de l’axe de symétrie.

Le problème est à symétrie plane. Il y a invariance lors d’une translation parallèlement au plan de symétrie.

Dans tout autre cas, il reste évidemment vrai, mais la circulation ne pouvant se calculer de manière simple, il est inadapté pour calculer le champ.

1.2

Flux du champ magnétique

1.2.1

flux conservatif

L’équation de Maxwell

On l’intègre sur le volume entouré par la surface fermée S.

div B = 0

∫∫∫

divB d

=

0

Théorème d’Ostrogradsky :

∫∫

S

B dS =

0

Le flux du champ magnétique à travers une surface fermée est nul :

le champ magnétique est à flux conservatif. **

est nul : le champ magnétique est à flux conservatif . ** Notamment, le flux du

Notamment, le flux du champ magnétique à travers un tube de champ est constant.

Magnétostatique

J.J. Herstain

3

1.2.2 Potentiel vecteur

div B = 0

implique

B = rot A

**

A

est appelé potentiel vecteur

Le flux de B

à travers la surface S limitée par le contour est :

∫∫

S

B dS =

∫∫

S

rot

A dS

et d’après le théorème de Stokes :

S rot A ◊ dS et d’après le théorème de Stokes : ∫∫ B ◊ dS
∫∫ B ◊ dS = ∫ A ◊ dl S
∫∫
B
dS
=
A
dl
S

**

Le flux de B

à travers une surface S est égal à la circulation du potentiel vecteur sur le contour

orienté limitant S.

Remarque :

est un vecteur axial, donc B dS

dS

est un scalaire. Adl

potentiel vecteur A

. est un vecteur polaire comme dl

est donc également un scalaire et le

1.2.3 Jauge de Coulomb

Les propriétés magnétiques de l’espace peuvent être décrites de manière équivalente par le

champ

Supposons A = A1

On en déduit

Considérons une fonction d’espace (champ de scalaires) (x, y, z) arbitraire mais dérivable en tout point.

le champ magnétique

qui s’en déduit.

Appelons A2 = A1 + grad

B ou par le champ A

puisque B = rot A

connu en tout point du référentiel R

B en tout point : B = B1 = rot A1

un nouveau potentiel vecteur et B 2 = rot A2

or

rot

grad

= 0

donc

B2 = B1
B2 = B1

Alors B 2 = rot A1 + rot

On peut donc ajouter le gradient de n’importe quelle fonction d’espace au potentiel vecteur A

grad

sans modifier la valeur du champ magnétique B

qui s’en déduit.

Le potentiel vecteur est défini au gradient d’une fonction quelconque près.

Par

ailleurs :

div

A2 = div A1 + div grad

 

div

A2 = div A1 +

 
 

On

peut choisir la fonction

de sorte à ce que =

div A1

Magnétostatique

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4

On fait alors un choix de potentiel vecteurs parmi une infinité qui décrivent de la même manière les propriétés magnétiques de l’espace.

Alors div A2 = 0

div A = 0

C’est la condition de jauge de Coulomb

Elle sera adoptée dans toute la suite de la magnétostatique et est l’analogue de l’annulation de la constante dans le potentiel électrostatique.

Signification de la jauge de Coulomb :

Le flux du potentiel vecteur est conservatif

1.2.4 Exemple

∫∫

AdS =0

A l’intérieur d’un cylindre de rayon a et de hauteur infinie, le champ B est uniforme et parallèle à l’axe du cylindre. A l’extérieur il est nul partout. En déduire le potentiel vecteur à une distance r de l’axe, à l’intérieur et à l’extérieur du cylindre.

B

est un vecteur axial ; tout plan passant par l’axe du cylindre est donc

un plan d’antisymétrie. A

plan.

circulaires.

La circulation de A

est un vecteur polaire, il est donc normal à ce

sont

A

est donc orthoradial et les lignes de champ de

A

sur un cercle C ayant même axe que le cylindre est

égale au flux de B

à travers un disque limité par C :

si

r<a

2

rA

=

si

r>a

2

rA =

r

2

B

2

a B

A =

A

=

r

2

Bu

2

a

2

r

Bu

1.2.5 Expression du potentiel vecteur

En statique

comme B = rot A

rot

B = µ

o

j

il vient

rot rot

(

A

)

= µ

o

j

= rot A rot B = µ o j il vient rot rot ( A )

Calculons la composante de

rot rot A

=

A

y

A

rot rot A

(

)

sur l’axe Ox d’un repère cartésien.

x

A

x

A

z

(

rot rot A

)

x

y

2

x

A

x

 

2

y

A

x

z

 

2

A +

x

z

x

A +

x

A

y

+

A

z

 

(

)

x

=

2

y

 

z

2

x

2

x

x

 

y

z

Magnétostatique

J.J. Herstain

5

On a utilisé le fait que les variables x, y, z sont indépendantes, l’ordre des dérivations peut donc être permuté.

rot rot

(

A

)

=

x

A

+

x

x

div

A

Des expressions analogues seraient obtenues sur Oy et sur Oz

(

)

 

rot

rot

A

=

A+

grad div A

d’où

formule mathématique qui pourra servir en d’autres occasions.

**

avec la jauge de Coulomb :

d’où

div A = 0

A=

µ

o j

Equation de Poisson de la magnétostatique

Projeté sur l’axe Ox :

A =

x

µ

o

j

x

à comparer à

V

=

o

équation différentielle dont la solution est V

= ∫∫∫

espace

d

4

o

r

En remplaçant V par A x ,

par j x ,

et

o par

1

on obtient :

A

x

= ∫∫∫

espace

µ

o

j d

x

4

r

Donc

µ jd o A = ∫∫∫ 4 r espace
µ
jd
o
A
= ∫∫∫
4
r
espace

r étant la distance entre l’élément de volume d où on calcule le potentiel vecteur.

o

et le point

j r d
j
r
d
où on calcule le potentiel vecteur. o et le point j r d A ∑ ∑

A

 

 

Si

j

provient d’un courant dans un circuit filiforme de section s : alors d = s dl , dl étant

d’où

un élément de longueur du circuit et jd = j (s dl ) = jsdl =idl

Si

j

µ i dl o A = ∫ 4 r
µ i
dl
o
A
=
4
r

**

provient d’un déplacement à la vitesse v de particules chargées :

 

=

Comme

j = v

 

étant la densité volumique de charges mobiles

 

alors

jd

vd

= dqv

µ dqv o A = ∫ 4 r
µ
dqv
o
A
=
4
r

ou

q v µ o ∑ i i A = 4 i r i
q v
µ o
i
i
A =
4
i r i

ou pour une seule particule

µ qv o A = 4 r
µ qv
o
A =
4
r

1.2.6 Formule de Biot et Savart

la contribution au champ magnétique B

l’élément de volume d contenant un vecteur densité de courant j .

Calculons au point M, dB

dB = rot dA

 

dB

x

=

µ

o

j d

z

µ

o

j d

y

y

 

4

r

 

z

4

r

de

∂ y   4 r   ∂ z   4 r  

Magnétostatique

J.J. Herstain

6

dB

x

=

µ

o

4

j

z

1

 

 

r

y

j

y

1

 

 

r



z

d

( j

sort de la dérivée car il ne dépend pas de x, y, z coordonnées du point M)

1

 

1

 

r

y

y

j

y

 

=

 

grad

grad

1

r

 

z

1

r

 

d

y

et en remarquant que

dB

x

=

µ

o

4

j

z

grad

r

soit

 

dB

=

µ

o

j

grad

x

4

1

r

 

x

d

et par un raisonnement analogue sur les deux autres composantes :

dB

=

µ

o

4

par ailleurs :

 

grad

1

r

 

x

=

x

(

x

²

+

y

²

+

z

²

)

1

2

=

x

3

r

=

r

3

r

x

d’où

 

 

u

j

grad

1

r

d

2

grad

1

=

r

r

d

u vecteur unitaire dirigé de l’élément de volume d vers le point M où on calcule le champ.

d

dB

j

u

d

d

=

µ

o

4

r

2

et en intégrant :

 

 

µ

   

j

 

u

 
 

d

B

=

o

d

 

∫∫∫

 

2

 
 

4

 

r

 

espace

Si le circuit est filiforme

µ i dl u o dl B = ∫ 2 4 r
µ i
dl
u
o
dl
B =
2
4
r

**

(

jd

)

= idl

Si des charges sont en mouvement

µ dq v ◊ u dq o B = ∫ 2 4 r ∑ Une
µ
dq v
u
dq
o
B =
2
4
r
∑ Une charge en mouvement
µ
qv
u
q
o
B
=
2
4
r
1.3
Exemples de circuits
1.3.1
Spire circulaire

( jd

= dqv )

(pour plus de détails, voir paragraphe 1.2.5)

= dqv ) (pour plus de détails, voir paragraphe 1.2.5 ) Une spire circulaire de rayon

Une spire circulaire de rayon a est parcourue par un courant i. Calculer le champ magnétique en un point de l’axe de la spire repéré par l’angle sous lequel on voit un rayon de la spire.

µ i dl r

4

dB =

a

u

o

=

sin

2

dl

et

u

sont orthogonaux

r

Magnétostatique

J.J. Herstain

7

1.3.2

Tout plan passant par l’axe Ox est plan d’antisymétrie. Le champ B

appartient donc à l’axe.

dB

décrit un cône de révolution d’axe Ox et d’angle

dB

x

B

=

=

µ i dl

o

4

2

a

sin

µ i sin

o

3

4

2

a

2

2

cos

a x

 

2

 

3 µ i sin o B = x 2 a
3
µ
i sin
o
B
= x
2 a

**

2

résultat qu’il est bon de retenir.

Solénoïde

Un solénoïde de rayon a, constitué de N spires très serrées réparties régulièrement sur une longueur h est parcouru par un courant i.

a, constitué de N spires très serrées réparties régulièrement sur une longueur h est parcouru par

Un point O est repéré par les angles

 

et

1

2 sous

lesquels

sont

vus

les

rayons

aux

extrémités

du

solénoïde.

 

N

On appelle

n =

 

le nombre de spires par unité de longueur.

 

h

=

a

x

ad

sin

2

Sur une longueur dx, on compte dN = ndx spires.

Le champ magnétique créé par une spire (porté par l’axe) a une valeur algébrique

tan

dx =

B

1

=

d’où

µ i

o

2

a

sin

3

B

=

µ ni

o

2 a

1

2

a

sin

soit sur la longueur dx :

dB = B ndx

1

d

µ ni

o

 

B =

(

 

)

 

cos

1

cos

2

x

2

*

(on intègre dans le sens où dx est positif, donc de 2 à 1 : d <0 car dN doit rester positif)

Si le solénoïde est de longueur infinie

1

= 0 et

2

=

B = µ o ni x

*

Ordre de grandeur : si i=10A, h=10cm et N=1000spires

B=0,12 T

Pour un solénoïde infini, on peut calculer le champ en dehors de l’axe :

infini, on peut calculer le champ en dehors de l’axe : Le solénoïde étant infini, tout

Le solénoïde étant infini, tout plan perpendiculaire à l’axe est plan de symétrie. Le champ magnétique est donc parallèle à l’axe. De plus le problème est invariant par translation parallèlement à l’axe. On calcule la circulation du champ magnétique sur le rectangle ayant un côté (de longueur L) sur l’axe et l’autre de longueur r.

si r<a le rectangle n’enlace aucun courant et la

circulation sur est nulle B(0)L–B(r)L=0 . On en déduit que le champ magnétique est uniforme

à l’intérieur du solénoïde et vaut

si r>a le courant enlacé par est égal à +nLi. En appelant B 1 la valeur algébrique du champ magnétique à l’extérieur, la circulation est C= BL–B 1 L. Le théorème d’Ampère permet donc d’écrire : BL–B 1 L=µ o nLi et comme B=µ o ni, on en déduit que B 1 =0. Le champ magnétique est nul à l’extérieur du solénoïde.

B = µ ni x

o

Le potentiel vecteur correspond à l’application 1.2.4

Magnétostatique

J.J. Herstain

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22 IInntteerraaccttiioonnss éélleeccttrroommaaggnnééttiiqquueess

2.1 Loi de Laplace

Une particule de charge q se déplaçant à la vitesse V dans un référentiel R subit une force de Lorentz en l’absence de champ électrique :

F = qV

B

B

est le champ magnétique en un point où se trouve la particule.

Si la charge est élémentaire :

Si la distribution de charges est continue,

dF = dqV

B

d

un élément de volume : dF = V

Bd

dF = j

Bd

soit

∫∫∫

F =

j

Bd

étant la densité volumique de charges mobiles et

et comme le vecteur densité de courant

j = V

 

Si les charges se déplacent dans un circuit filiforme de section s :

j d

= j

sdl

=idl

dl étant un élément de longueur du circuit orienté dans le sens du courant.

Cela permet de calculer la force qui s’exerce sur une portion de circuit filiforme parcouru par

un courant i :

C’est la loi de Laplace

F =

idl

B

**

2.2 Définition légale de l’Ampère

L’ampère est l’intensité d’un courant qui circulant dans deux fils rectilignes infinis, parallèles, distants de un mètre provoque une force d’interaction entre les fils de 2.10 -7 Newton par mètre de longueur de fil.

Les deux fils étant éloignés d’une distance d, le champ créé par un fil, en un point de l’autre est

u . Ce champ est orthogonal au fil, il crée donc sur une hauteur h, une force

µ i

o

B

F

=

=

2

d

ihu

µ

o

i

µ

o

i

2

2

d

u

=

hu

r

z

2

d

donc si i =1A, d=1m, h=1m avec

µ

o

=

4

10

7

u S I

.

.

.

F=2.10 -7 N

2.3 Effet Hall

µ o = 4 10 7 u S I . . . F=2.10 - 7 N

Un semi-conducteur ayant la forme d’un parallélépipède rectangle possède n porteurs de charge q par unité de volume. Il est parcouru par un courant i et se trouve dans une région où règne un champ magnétique uniforme perpendiculaire à la direction du courant.

On mesure la différence de potentiel V H entre les deux faces horizontales sur la figure. Les porteurs de charge se déplacent à la vitesse V telle que i=jS avec j= nqV et S=bc

La force s’exerçant sur un porteur de charge : F = qVB z soit

=

Bi

z

nbc

F

Magnétostatique

J.J. Herstain

9

Cette force va dévier les porteurs de charge et il va y avoir une accumulation de charges sur les faces horizontales. Par conséquent un champ électrique va apparaître, et lorsque le régime permanent sera établi, la force magnétique et la force électrostatique vont se compenser.

F

' = qE

F + F ' = 0

En négligeant les effets de bord, on peut admettre que le champ électrostatique est uniforme. Il

s’ensuit qu’il est lié à la tension V H par la relation V H =cE

(circulation du champ)

On obtient finalement

Bi

nbc

=

qV

H

c

et donc

Bi V = H qnb
Bi
V
=
H
qnb

Cette tension proportionnelle au champ magnétique est appelée tension Hall et permet de mesurer le champ magnétique.

Si le champ magnétique est connu, elle permet de connaître la valeur de n, nombre de porteurs

de charge par unité de volume.

2.4

Dipôle magnétique

 

C’est un circuit plan parcouru par un courant i . La surface s'appuyant sur ce circuit est notée S.

Le vecteur

S

est porté par un vecteur unitaire perpendiculaire à la surface du circuit.

On appelle moment magnétique

M = iS
M = iS

L’unité S.I. est l’Ampère mètre carré : 1Am²

 

On se limite dans ce qui suit à un circuit rectangulaire, mais les résultats sont généralisables à n'importe quelle forme de circuit, et notamment aux électrons qui « tournent » autour des noyaux des atomes : chaque atome possède un moment magnétique et si des propriétés cristallines font que tous ces moments s’orientent dans la même direction, on obtient alors un matériaux qui possède un moment magnétique macroscopique ; on a alors un aimant

caractérisé par son moment magnétique atome.

M

, somme des moments magnétiques de chaque

2.4.1

Force subie par un dipôle

 

Un petit dipôle de moment magnétique

M = M z

est placé dans un champ magnétique

B = B(x)z non uniforme et perpendiculaire à son plan.

A partir de la loi de Laplace :

F MP =

F

ihB (x) x

QN = ihB(x + dx) x F PQ = F NM

et

D'où la force sur le dipôle :

F = ih B(x  + dx) B(x)  x dB et finalement : F
F = ih
B(x 
+ dx) B(x)  x
dB
et finalement :
F
=
M
x
dx
O B(x) B(x+dx) z M N h i P Q
O
B(x)
B(x+dx)
z M
N
h
i P
Q
: F = M ◊ x dx O B(x) B(x+dx) z M N h i P

dx

soit

F

=

ih

dB

dx

dx

x

M = i h.dx

* On montre que dans le cas général :

F = M grad

(

B

)

x

Magnétostatique

J.J. Herstain

10

2.4.2 Énergie d'un dipôle

Lorsqu'on déplace le dipôle précédent sur l'axe Ox, depuis une région de l'espace où le champ magnétique est nul jusqu'à l'abscisse x où le champ magnétique vaut B, on lui fournit un

travail : dT = F.dx et donc

x

F

T

=

dx

(le signe – est dû au fait que la force de l'opérateur doit être égale et opposée à la force magnétique F pour que le mouvement soit lent et ne mette pas en jeu d'énergie cinétique. d = F.dx serait le travail des forces magnétiques)

En appelant E M l’énergie magnétique :

l'espace où le champ magnétique est nul, l'énergie du dipôle est nulle, on obtient l'énergie

Si on suppose que dans une région de

dE M = dT .

magnétique du dipôle : E M = T et

E

M

x

=

M

dB

dx

dx

: finalement

E

M

= MB

On peut généraliser ce résultat à tout dipôle (c’est à dire quelle que soit sa forme) :

E

M

= MB

** ou encore

E

M

= i SB

Si le dipôle est suffisamment petit pour qu’on puisse considérer le champ magnétique uniforme

dans son voisinage, alors le flux du champ magnétique à travers la surface du dipôle

est :

(

)

B / S = =

B

S

la surface du dipôle est : ( ) B / S = = ◊ B S

E

M

=

i

*

et

Ce résultat est généralisable à tout circuit et explique que spontanément un circuit a tendance à évoluer vers la position qui rendra son énergie minimum et donc à embrasser un flux maximum.

Cette relation permet de définir l’unité de flux magnétique : Un Weber, noté Wb, est donc le flux à travers un circuit dont l’énergie est un Joule lorsqu’il est parcouru par un courant de un Ampère : 1 Wb=1JA -1 Et l’unité de champ magnétique est définie à partir du flux. Un Tesla, noté T, est donc le champ magnétique uniforme normal à une surface de un mètre carré, traversé par un flux de un Weber : 1 Tesla= 1 Weber.mètre -2 ou encore 1T = 1 JA -1 m -2

A l’échelle humaine, un champ magnétique de 1 Tesla est assez intense. Le champ magnétique

terrestre est de l’ordre de 10 -4 T et les champs les plus intenses que l’on sait réaliser sont

inférieurs à 100 T.

2.4.3 Moment subi par un dipôle

Le dipôle est magnétique

M

= i

(

QR

QP

)

placé dans une région où règne un champ

est

uniforme.

Son

moment

magnétique

On cherche le moment par rapport au point O, centre du dipôle, des forces électromagnétiques s'exerçant sur le dipôle.

On remarque que

F NP = F QR

et

F = F PQ = F RN

Magnétostatique J.J. Herstain
Magnétostatique
J.J. Herstain

11

En utilisant la loi de Laplace, on constate que F NP rapport à O est donc nul.

OR

F = F PQ = i PQ

soit

Puis en remarquant que

et F QR

i

(

)

RQ.PQ B

)

sont portés par Oz, leur moment par

F

)

donc

et

=

RQ

=

F

i

(

RQ.B PQ

)

leur moment par F ) donc et = RQ = F i ( RQ . B

OR

=

(

=

=

OQ

RQ

B=

B=

F PQ+

i PQ

i

i

(

(

(

F RN

soit

(

OQ

B

)

)

=B

B

QP

)

=

(

i

RQ.B PQ

)

i

(

)

M

M

QR

RQB PQ

i

QR

**

B QP

QP

B QR

et donc

=

M

B

finalement :

Le dipôle a tendance à s’orienter dans le sens du champ.

Ici encore, ce résultat peut être généralisé à un dipôle de n’importe quelle forme.

33 IInntteerrffaaccee eennttrree ddeeuuxx mmiilliieeuuxx mmaaggnnééttiiqquueess

Les atomes sont des dipôles magnétiques et en présence d’un champ magnétique, ils s’orientent dans la direction de ce champ. Ils ajoutent ainsi le champ qu’ils créent au champ initial.

Certains milieux sont linéaires, de sorte que rot

B = µ

o

j

devient

µ est la perméabilité absolue.

µ = µ µ

o

r

µ

r est la perméabilité relative (sans dimension)

rot

B

µ

= j

Dans un milieu magnétique de perméabilité µ, toutes les relations vues précédemment restent

valables en remplaçant µ o par µ. Notamment le théorème d’Ampère devient :

B ∫ ◊ dl = i e
B
dl
=
i
e

3.1 Continuité de la composante normale du champ magnétique

Deux milieux magnétiques de perméabilité µ 1 et µ 2 sont séparés par une surface S.

Un cylindre forme une surface fermée à cheval sur la surface de séparation S.

Le flux du champ magnétique est conservatif :

=0

Lorsque la hauteur e du cylindre tend vers zéro,

surface latérale du cylindre tend vers zéro,

On en déduit :

B dS

1

1

+B

2

dS

2

+

2

2 le flux à travers la

dS

1

et

dS

dS

dS

2

B

N

1

dS

B

N

2

dS=

0

B

N étant la composante normale à la surface S du champ magnétique.

B N1

= B

N 2

*

Finalement :

Il y a continuité de la composante normale du champ magnétique à la traversée de la surface de séparation de deux milieux magnétiques.

magnétique à la traversée de la surface de séparation de deux milieux magnétiques. Magnétostatique J.J. Herstain

Magnétostatique

J.J. Herstain

12

3.2 Discontinuité de la composante tangentielle du champ magnétique

Un plan sépare deux milieux magnétiques de perméabilité µ 1 et µ 2 ; une distribution surfacique

de courant caractérise ce plan : le vecteur densité de courant surfacique localement uniforme.

est supposé

j

s

j

s est contenu dans un plan de symétrie orthogonal au plan ; il en résulte que le champ

magnétique au voisinage du plan est perpendiculaire à

.

j

s

L’équation de Maxwell-Ampère dans la matière est : rot

B

µ

= j

+

E

t

En l’intégrant sur une surface s’appuyant sur un

, formant un rectangle

j

deux

à

contour fermé orthogonal à

formant un rectangle j deux à contour fermé orthogonal à s cheval sur ∫ B µ

s

cheval

sur

B

µ

la

dl

B

2

dl

2

µ

2

+

surface

=

∫∫

j

dS

2

C

=

i

S

de

+

+

séparation

E

∫∫

t

∫∫

t

dS

E

dS

des

milieux :

1

dl

1

µ

1

+

B

2 C est la circulation du champ magnétique sur la largeur du rectangle et tend vers zéro quand e tend vers zéro.

i S est le courant traversant le rectangle et dans le cas où on a choisi ce rectangle

perpendiculaire au vecteur densité de courant surfacique

j

s

on a i

s

= j dl

s

∫∫

E dS

tend vers zéro quand e tend vers zéro

B

T

1

µ

1

dl

B

T

2

µ

2

dl

=

j dl

s

soit

B B T 1 T 2 = j s µ µ 1 2
B
B
T
1
T
2
=
j
s
µ
µ
1
2

B T étant la composante du champ magnétique tangentielle à la surface de séparation des deux

milieux et dans la direction perpendiculaire au vecteur

j

s

Si j s =0

B µ T 1 1 = B µ T 2 2
B
µ
T
1
1
=
B
µ
T
2
2

3.3 Réfraction des lignes de champ

tan

tan

1

2

B

= 1

T

B

N

1

B

= 2

B

N 2

T

tan µ 1 1 = tan µ 2 2
tan
µ 1
1
=
tan
µ 2
2
T        tan µ 1 1 = tan µ 2

Si l’une des deux perméabilités est très grande devant l’autre (interface air/fer par exemple µ fer =800) les lignes de champs dans l’air sont quasiment normales à la surface du matériaux.

Magnétostatique

J.J. Herstain

13

TTTTTTTTaaaaaaaabbbbbbbblllllllleeeeeeee ddddddddeeeeeeeessssssss mmmmmmmmaaaaaaaattttttttiiiiiiiièèèèèèèèrrrrrrrreeeeeeeessssssss

11

PPrroopprriiééttééss dduu cchhaammpp mmaaggnnééttiiqquuee

11

1.1 Théorème d’Ampère

1

1.2 Flux du champ magnétique

2

1.2.1 flux conservatif

2

1.2.2 Potentiel

vecteur

3

1.2.3 Jauge de Coulomb

3

1.2.4 Exemple

4

1.2.5 Expression du potentiel vecteur

4

1.2.6 Formule de Biot et Savart

5

1.3

Exemples de circuits

6

1.3.1 Spire circulaire

6

1.3.2 Solénoïde

7

22

IInntteerraaccttiioonnss éélleeccttrroommaaggnnééttiiqquueess

88

2.1 Loi de Laplace

8

2.2 Définition légale de l’Ampère

8

2.3 Effet Hall

8

2.4 Dipôle magnétique

9

2.4.1 Force subie par un dipôle

9

2.4.2 Energie d'un dipôle

10

2.4.3 Moment subi

par un dipôle

10

33

IInntteerrffaaccee eennttrree ddee