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Histoire de la Musique

l'ère tonale
professeur: Christophe Pirenne
local: Petit Physique, Jeudi de 16h à 18h

Introduction
1 généralités
1.1 chronologie
Va de 1600: cinquième livre de madrigaux de Monteverdi
jusqu'à 1750: mort de Bach, Hendel, Vivaldi

1.2 origines
Le mot BAROQUE vient du portugais qui désigne une perle
de forme irrégulière.
Péjoratif et utilisé après 1750 pour condamner la surcharge,
la démesure de cet art ancien.

Qu'est-ce qu'on lui reproche?

trop de dissonances
pas naturelle
lignes mélodiques difficiles à suivre

MAIS, apparition de nouvelles techniques de composition

la basse continue
le style concertant

, apparition de nouveaux genres musicaux

l'opéra
le concerto

1.3 conception du monde


+ on avance – l'époque sera théocentriste
pour les artistes, Dieu n'est plus le seul critère et le seul idéal
de beauté → c'est plus de l'ethnocentrisme, l'homme se
défini comme un être sensible.

Mais, cultivation du luxe, éclat, excès et va étendre les frontières au-


delà de la réalité par les illusions. Cfr; les plafonds baroques.
Perspective, élévation, grandeur.
Renaissance= royaume de clarté
Baroque= sensibilité
cette nouvelle conscience de soi à des conséquences pour toutes
les disciplines.
On regarde le monde différemment, la perception est plus
analytique, la foi est beaucoup moins présente.

Point de vue scientifique → Copernick, Galilée, Kepler


Point de vue philosophique → Descarte, Spinoza, Pascal
plus d'éthique, de raison.

Apparition des académies scientifiques et artistiques.


Avant on imitait la Nature.
Maintenant on est au même titre que la Nature.
On essaie de dépasser la Nature, par exemple en
musique avec les voix de castrats.
1.4 la société

Les classes sociales sont très marquées au Baroque


– roi
– noblesse
– clergé ils ont l'exclusivité pcq'ils sont éduqués!
– bourgeois
– paysans, ne comptent pas, analphabètes, ne connaissent de
la musique que ce qu'il y a de joué dans les églises.

Il y a la Guerre de Trente ans, dure sous tous les niveaux.

2 caractéristiques du langage musical


2.1 le langage musical baroque repose sur une division de la
musique en 3 parties:

-Musica theoretica
◦ théorique
◦ réfléchi sur les propriétés de l'acoustique
◦ spéculation théorique, le discours est plus important que la musique.

-Musica pratica
- pratique
- jouée par les instruments.
-Musica poetica
- composition
- les paroles

2.2 l'objectif (un des) est de dépeindre les passions


c'est la tendance vers la fin de la Renaissance
cfr; madrigal
évocations des ténèbres, de la joie, etc...
systématise les passions,
chaque tonalité va être attachée à une passion ou
à une vertu. Très codifié (1note=1sentiment)
2.3 pour arriver à élaborer le langage musical baroque, on invente
toute une série de nouvelles techniques;

LES NOUVEAUTES:

1) l'harmonie → organisation verticale de la musique


→ mode majeur, mode mineur
2) basse continue → se servir de la voix la plus grave de la polyphonie
qui va de venir une espèce de fondation de la
musique. Pour soutenir la construction mélodique,
joué par un instrumentaliste seul ou un tout petit
groupe.
→ quels instruments?
clavecin, luth, théorbe, viole de gambe...
→ simple mélodie autour de laquelle les musiciens vont
devoir construire des accords sur cette ligne.
→ beaucoup de règles à apprendre
→ harmonie encore très simple; 3 notes/accord.
3) style concertant → voix solistes se concertent
→ individualisation des voix, pq?
- pcq'il y a une hiérarchie qui
s'établit, on prend plus ou moins
d'importance.
- grâce à la basse continue qui est
une base solide.
Le soliste fait ce qu'il veut.
4) apparition de la monodie accompagnée

voix seule avec basse continue


caractéristiques:
chantée sur le rythme de la langue
consiste à parler en harmonie
accent sur le sens du texte
débit mélodique qui correspond au découpage des
phrases, la musique se plie au texte et les moments
forts et importants sont placés sur les temps forts
(musique + importante), le texte détermine la tonalité.

les pièces doivent être chantées avec passion,


ornements et gestes appropriés.

5) apparition d'un système métrique

jusqu'à la fin de la Renaissance, les durées de notes étaient des


rapports quantitatifs.
Jeux de proportions

vers 1600, devient qualitatif


en fonction de leur place dans la phrase musicale,
certaines notes vont avoir + de poids que d'autres
cfr; le jazz
la note la + longue n'est pas forcément
la + importante.

- Fin de l'introduction -
Chapitre 1: l'Opéra Baroque
1) l'opéra en Italie
1.1) la Camerata Bardi et les premiers opéras

l'opéra naît vers 1600, à Florence mais il y a une série


d'antécédents, de prémices mais c'est pas encore ça.

Le madrigal dramatique
action qui se déroule sur une suite de madrigaux
(même thématique)
ex: l'amfiparnaso, par orazio vecchi, 1594
(veut dire double parnasse)

Les intermèdes
pièces musicales données entre les actes
d'un spectacle

décors, passages chantés (1 ou +), pantomimes


(embryon de ballet)
ex: la pellegrina (la pélerine)
pour le texte il y a un auteur souvent
important et pour la, musique, il y a
5/6 compositeurs
écrite à Florence eu Palais Pitti en 1589
pour le mariage de Ferdinand 1er de
Médicis et de Christine de Lorraine.
→ quelques uns des artistes de la Pellegrina vont se retrouver dans la
maison du compositeur Bardi (Florence) et vont créer un groupe:
LA CAMERATA
on va y retrouver des écrivains et des
compositeurs, des nobles, des philosophes,
des érudits qui vont se fixer un but très
ambitieux
recréer la tragédie classique grecque.
Efforts conjugués qui vont donner
naissance à l'opéra.
→ premier opéra qui a survécu: « Dafné », par Péri en 1598
vient des métamorphoses d'Ovide
il n'y a que quelques fragments seulement
→ après Dafné vont suivre deux opéras avec le même titre:
« L'Euridice », crées en 1600 par Péri et Caccini
Péri pour le mariage d'Henri IV et de Marie de Médicis.
Quelles sont les caractéristiques?
→ le recitativo secco

forme de parlé-chanté, on peut dire beaucoup de textes et


faire avancer l'action
caractérisé par les personnages
ex: méchant=clavecin
belle=luth
etc,...

→ l'ariosi

toujours déclamation
mais + chantant et avec accompagnement d'orchestre.

→ l'aria (air)

mélodie accompagnée par le clavecin et l'orchestre.

→ l'orchestre

tout petit ensemble


une voix qui chante
basse continue (clavecin)
et 2-3 instruments en + pour les lignes supérieures

→ l'opéra

rarement de choeurs et de ballets à cette époque: trop cher!


Sujets empruntés à la mythologie ou à l'histoire
les livrets sont parfois + importants que la musique (pcq achetés!).

1.2) Monteverdi et la seconda pratica

Monteverdi a un mécène important qui lui apporte beaucoup de


commandes auprès des nobles et des aristos: le duc de Gonzague
à Mentoue.
On lui commande un 5ème livre de madrigaux
dans un madrigal il y a toute une série de dissonances
à cause de ça, il va être critiqué très durement
on va lui reprocher d'avoir brisé l'harmonie!
Mais au final, on acceptera cette pratique et on la nommera
seconda pratica, qui est une manière différente de composer
qui permet de rendre la musique au pouvoir des mots
quand le texte impose d'utiliser des sentiments forts
→ pour transgresser les lois de l'harmonie.

Extrait n°1= Caccini, « amarini mia bella », 1600


Caccini est le compositeur et le poème vient de Giovanni Battista
Guarini qui est le précurseur de la poésie pastorale
« le berger fidèle »
il y a eu des dizaines d'opéras, etc à partir de ses poèmes.
Poème mit en musique
c'est écrit comme un madrigal, texte libre et continu
de A à Z sans répétitions textuelles (sauf ici, il y a une répétition
à la fin!)
c'est une monodie accompagnée
une voix de soliste + accompagnement par le luth sous
forme de basse continue.

Extrait n°2= Monteverdi, « cruda amarini » madrigal


du 5ème livre de madrigaux
toujours textes de Guarini
fait partie de la seconda pratica
rendre la musique au pouvoir des mots, à l'émoi dramatique
ou charmeur des affects en dehors des conventions de la
polyphonie.
Insertion de la basse continue
ajout de dissonances, toujours pour rendre le contenu du texte.
Critiqué par le chanoine Artousi qui va lui reprocher de transformer
les sacro-saints préceptes de la musique.
Dans cet extrait il y a une dissonance sur le mot « hélas »
tourment amoureux, tourment musical.

Monteverdi est le premier auteur dont un opéra nous est parvenu en


entier!
Cet opéra c'est « orfeo », crée le 24 février 1607

Extrait n°3= Monteverdi, « orfeo »


composée au château du duc de Gonzague et offert par ce dernier aux
notables de la ville de Mentoue.

au début, il y a une ritournelle (instrumentale)


cette oeuvre contient un prologue et 5 actes.
Les personnages sont caractérisés par une instrumentalisation
particulière, par ex: orfée= petit orgue

→ c'est un tube de l'histoire de la musique!

Dans ce genre d'opéra, on retrouve:


→ une ouverture instrumentale
→ des choeurs, qui dit en quelques mots l'action qui va suivre
→ styles représentatifs et récitatifs (inventés par lui)
sorte d'intermédiaire entre la parole et le chant
il faut toujours expliquer ce qui est entrain de se passer pour
que l'action avance!

1.3) l'opéra vénitien


1.3.1) les derniers opéras de Monteverdi

à partir de 1613, Monteverdi change d'employeur


il devient maître de chapelle à Venise (st-marc)
pourquoi?
Parce qu'il est très religieux mais aussi parce que
c'est la deuxième église la plus importante d'Italie.
(la première est le Vatican)
ça lui amènera une très grande notoriété
il composera encore 2 oeuvres tardivement
à 75 ans
le retour d'Ulysse dans sa patrie, 1640
le couronnement de Poppée, 1642

tout est mis en place pour une meilleure


compréhension du texte
1640, déjà en décalage avec ce qui se fait
c'est voir de la beauté mélodique et
des stars (l'opéra à cette époque)
→ pour Monteverdi, c'est différent, la mise en avant du texte c'est ce qui est
le plus important. Ci-dessous, Claudio Monteverdi, 1547-1643.
1.3.2) les premiers opéras publics
avant 1640, les opéras se jouaient dans les cours des
grands aristos, princes, etc... (salon).

En 1637, deux entrepreneurs romains fondent le


premier opéra public
le « theatro san cassiano »
il n'existe plus
style très proche des salles d'aujourd'hui

→ caractéristiques de ces théâtres:

→ les loges: elles sont destinées à l'aristocratie ou aux bourgeois


(dans la plupart des cas).
→ un parterre: sans sièges. Les places les moins convoitées
parce que réservées aux moins fortunés.
→ une fosse d'orchestre: trou entre la scène et le parterre pour
les musiciens.
→ le pourtour: juste au-dessus et décoré aux armes du mécène.
→ la scène: il y a soit, des éléments antiques, soit, baroque
(stylisé et illusoire).
→ les personnages: sont vêtus de façon somptueuse et à le mode
de l'époque (baroque).
→ les chanteurs: sont les principaux décideurs, la prima donna et/ou
le primo uomo décident du nombres d'airs qu'ils
vont chanter. Et le compositeur doit suivre!

Dans ces théâtres, la capacité doit son importance à la bourgeoisie locale ou


aux dons des mécènes.
A partir de 1637, le théâtre est acquis et va se développer dans l'Italie et
puis dans toute l'Europe!
Ex: à Venise, il y a 50000 habitants et 8 théâtres et ce nomre double
au 18ème siècle!
A l'opéra, on y va tout les soirs!!
il n'y a pas de répertoire, toujours de nouvelles oeuvres et des
centaines d'opéras écrits!
→ l'opéra Baroque est un produit standardisé!
Ces opéras se jouent en « saison »
→ du carnaval au début du carême
→ de Pâques à juillet (les bourgeois sont en vacances)
→ de l'automne jusqu'à l'Aven.
Et pendant les temps morts?
Les opéras sont remplacés par des Oratorios

Quelques grands compositeurs d'opéras du 17ème et 18ème siècle:


Cavalli (1602-1676), 42 opéras dont « la callisto »
Antonio Cesti (1623-1669)

et bien sûr, Antonio Vivaldi (1678-1741)

Extrait n°4= Antonio Vivaldi, « Doria in tempe »


presque à la fin du Baroque
même musique que pour le printemps (réemplois, courant à cette
époque). On arrange juste différemment pour que ça fasse neuf.

→ Venise va rester au sommet jusqu'en 1730 mais va perdre de son prestige


parce que l'opéra va se développer un peu partout et elles seront plus
modernes. Montesquieu va sévèrement critiquer Venise et ses opéras
parce qu'elle est égalisée par les autres villes.

1.4) l'opéra napolitain

Au début du 17ème siècle, Naples est la ville la plus peuplée


d'Europe → 400000 habitants, il y a 30000 religieux pour
500 églises.
DONC, il faut beaucoup de musique!
Ça attire beaucoup de musiciens, chanteurs, etc...
une partie des musiciens sont formés à Naples et
même dans des orphelinats!
4 orphelinats spécialisés qui sont les
premiers conservatoires d'Europe.
Pourquoi?
Comme Vivaldi l'avait fait, enseigner la musique
aux orphelins fait partie de l'apprentissage des
bonnes manières.
C'est là que va se développer un idéal stylistique:
→ Le bel canto (beau chant)
se caractérise par son côté virtuose , raffiné, expressif et toutes ces
qualités doivent se retrouver dans une forme particulière qu'on va
retrouver dans tout les opéras napolitains:
→ l'aria da cappo, qui est un air avec une reprise:
A B A' → le A' c'est la répétition ornée
toujours une seule voix et un accompagnement
orchestral.
C'est donc une ritournelle (instrumentale, pour exposer
la tonalité) suivie de A B A' ( qui sont partiellement
improvisées)
→ Qu'est ce qui a fait le succès de l'opéra napolitain?
Le poète Metastazzio
Les compositeurs Leonardo Leo et Vinci
Les castrats Farinelli et Carestini.

→ Qu'est ce qu'un voix de castrats?


On empêche la mue chez les jeunes garçons en les castrant vers
8-10 ans. Mais il y avait beaucoup de décès parce que la pratique était
dangereuse et interdite!
Ils pouvaient atteindre, à l'âge adulte, une capacité vocale de 3
octaves au-dessus de la moyenne! La cage thoracique est déformée
suite à l'opération et leur souffle est bien plus puissant et beaucoup
de souplesse pour les vocalises.

Extrait n°5= Nicolo Porpora, « Farinelli »


début du 18ème siècle, cette forme d'opéra, l'opéra seria,
aura le plus de succès.

1.5) l'opéra romain


peu de spécificité propre
compositeurs du 17ème siècle
Stefano Landi (1586-1639)
Domenico Mazzochi
Alessandro Stradella

1.6) l' intermezzo (i)


dès 1630, on trouve dans les opéras de Venise des petits
intermèdes comiques
vers 1700, ils sont dans tous les opéras seria
le + célèbre de ces intermezzi est la « sevra padrona »
la servante patronne de 1733. En deux parties entre
les actes d'un opéra seria de Pergolèse, « le prisonnier
superbe » et c'est lui qui a écrit les deux!
→ les intermezzi se détachent petit à petit de l'opéra et vont exister comme
des oeuvres indépendantes et vont devenir des succès considérables.
Pourquoi? Parce que les intermezzi sont très drôles! Style comedia del
arte. A Liège, on a aussi joué la servante patronne.

Il y a quand même de la rigueur et des conventions:


→ il n'y a pas + de ¾ chanteurs et ¾ musiciens
→ dans chaque acte, il y a 2 airs pour chaque protagoniste
→ au final, il y a toujours un duo
→ tout les airs sont des aria da cappo
→ récitatif traditionnel
en Europe, on a des intermezzi (hors Italie) avant les opéras seria
ils nous sont arrivés + vite.

1.7) l'opéra Baroque en France

des intellos s'interrogent aussi dans les autres pays (que l'Italie)
et cherchent un genre qui pourrait englober toutes les formes
artistiques existantes. Le premier essai est:

L'air de cour:
air= pièce vocale d'une seule voix accompagnée
d'un luth.
Le premier recueil est publié en 1771 par Adrien Leroy.

Le ballet de cour:
on y retrouve des airs de cour, des danses et des
costumes/décors comme pour les opéras et l'action
se déroule souvent dans l'Antiquité ou dans un
Moyen Age merveilleux.
Pendant Henry IV et apogée pendant Louis XIII.

→ ces deux formes sont des divertissements diplomatiques pour les


aristos et se donnaient dans des grandes salles de bal.

La comédie-ballet:
genre très étroitement lié au théâtre classique.
Le fondateur en est Molière (Jean-Baptiste Poclain).
Ce sont des éléments du ballet de cour associé aux
textes d'une comédie.
→ la première date de 1661; « les fâcheux »
commandée par Nicolas Fouquet.
Molière n'a que 15 jours pour tout faire. Il va écrire le
texte, le faire apprendre et y ajoute une musique,
composée par Jean-Baptiste Lully.
C'est un mélange de comédie parlée avec des interruptions
et une entrée de ballet, textes, chansons accompagnées de
luth et un entracte. La musique n'a rien à voir avec le texte.

→ collaboration de Molière et Lully sur « le bourgeois gentilhomme », 1670.


et « la comptesse d'Escarbagnas », 1671.
mais leur collaboration prend fin et Molière va se tourner vers
Marc Antoine Charpentier.
Ils créent ensemble « le malade imaginaire »
Toutes ces oeuvres nous sont parvenues sans musique!

Extrait n°6= Molière et Charpentier, « le malade imaginaire ».

La pastorale:
genre dramatique qui mélange des codes du
ballet de cour et de l'opéra italien.
On choisit ses textes dans la littérature pastorale.
Cfr: Italie

→ «le berger fidèle », guarini


→ «la minta tasso », 1573
→ «les amours de céladon », 1607
→ «l'astrée », H. d'Urfée
mises en musique par des auteurs italiens
et données à la cour de France mais pas en Italie.
Ex: « l'orfeo » de Luigi Rossi, 1647.
→ véritable engouement parce que Mazarin fera venir des musiciens
venus d'ailleurs.

La tragédie lyrique ou tragédie en musique:


la France va être la seule à constituer un modèle
d'opéra différent de l'Italie.
Pourquoi?
→ existence de l'air et du ballet de cour
juste en France, local.
→ de grands artistes vont composer des tragédies:
Lully, Racine, Corneille, Philippe Quinault.
Ce style va aboutir en 1671 avec « Pomone », tragédie
en musique.
→ 1er tube en 1673 avec « Cadmus et Hermione »
toutes les deux de Lully et Quinault.

→ Lully a le monopole de la tragédie, sur ordre du roi.


« Alceste », 1676

Les spécificités (différentes de l'Italie):

l'ouverture à la française:
morceaux de symphonie presque autonome (Lully)
en 3 parties: un mouvement lent (binaire), puis un rapide
(ternaire) et parfois suivi de encore un lent.
Jouée jusqu'au 18ème en Angleterre et en Italie.

Le prologue:
précède le 1er acte.
Sa fonction est d'annoncer au public le sujet du jour,
présentation.
On va aussi vanter le commanditaire (souvent Louis XIV!)
Jusqu'au milieu du 18ème siècle.

Les 5 actes de la tragédie:


des récitatifs (textes)
des ensembles (choeur)
des airs (souvent très syllabiques, + comme des chansons)
des ballets
des pièces instrumentales à programmes (mettre en musique
un phénomène naturel (tempête, incendie, inondation, …)
ou des états (folie, sommeil, …).

Extrait n°7= Lully, « ouverture d'Atys », 1676


Extrait n°8= Lully, « prologue de la pommade à Louis XIV »
Extrait n°9= Lully, « le sommeil d'atys »
clavecin (air) + instruments (sommeil)
→ au total, 3-4 heures de tragédie!
La tragédie lyrique après Lully:
Lully meurt en 1687, grand soulagement!
Sa musique était déjà une référence avant
sa mort et contribue à séparer la musique
italienne (corruption du goût) de la musique
française (bon goût).
→ la « suite » de Lully:
→ Marc-Antoine Charpentier, « Médée »
→ Marin Marais, « Alcyone »
→ André Campra, « Tancrède »
→ Jean-Philippe Rameau, « D'Ardanus » (le dernier « tragédien »).

→ ci-dessus, Jean-Baptiste Lully (1632-1687) et Marc-Antoine Charpentier.

L'opéra ballet:
typique du 18ème siècle.
les actes n'ont pas de rapports les uns avec les autres.
Thèmes toujours les mêmes: voyage, amour, exotisme, …
→ le 1er est de A. Campra en 1697, « l'Europe galante ».
→ un des derniers est de Christoph Willibald Gluck, « Cythère
assiégée ».

1.8) L'opéra Baroque en Allemagne et en Angleterre

→ L'opéra en allemagne
Dès le début du 17ème siècle en italien.
A l'extrême fin du 17ème et 18ème siècle pour écouter
des opéras, qui sont chantés en allemand.
→ Reinhardt Kaiser (1674-1739), un des premiers compositeurs
d'opéras en allemand!

→ 1685, révocation de l'Edit de Nantes


refuge en Allemagne des protestants, influence
sur la musique. (de la France vers l'Allemagne).

→ Georg Friedrich Haendel (1685-1759) 1*


long séjour en Italie (opéra), il adopte le « langage »,
puis va vivre en Angleterre.

→ Georg Philipp Telemann (1681-1767) 2*


à l'époque, le + grand compositeur!
45 opéras!
1* 2*
→ Ils sont tout 2 contemporains de Bach mais lui n'a pas composé d'opéras.

→ L'opéra en Angleterre
Du côté de l'architecture, Banqueting Hall.

→ Masques et anti-masques:
genre qui se déroule dans les soirées mondaines
pas loin du ballet de cour et les rôles principaux
sont tenus par des membres de la famille royale
et par les aristos.
A la source de ces masques, Ben Johnson,
John Milton et Francis Beaumont qui sont des
écrivains tragiques.
Ces masques ont des décors, des costumes, …
de Inigo Jones (architecture)
La musique est secondaire, c'est du remplissage!
Les décors sont très importants, ainsi que les
costumes et les textes.
Ce qui fait qu'on a perdu ces musiques!

→ caractéristiques:
Prologue: remue-ménage dans la salle.
Entrée des masques: nobles masqués qui vont choisir un partenaire
dans le public.
Le spectacle commence: danses, dialogues, airs, pentomimes.
Bal de clôture: à la fin du bal, on se démasque.
Les sujets: sont mythologiques.
→ Henry Purcell (1659-1695):
Il compose l'opéra le plus important du 17ème siècle:
« Didon et Enée »
Son oeuvre opératique en 3 types de productions;
La musique de scène: pièce musicale qui s'insère entres les oeuvres
de la pièce de théâtre.
Le semi-opéra: 5 composées. Pièces de théâtre avec beaucoup de
passages musicaux. Musique insérée dans l'oeuvre
parlée. On fait chanter la plupart des seconds rôles
et il y a pour + de 2 heures de musique!
→ « the fairy queen », 1692.
basé sur « le songe d'une nuit d'été »de W. Shakespear.
Mais pas un mot en + du texte original + de la musique.
Didon et Enée: composée par un pensionnat de jeunes filles.
Petits orchestres mais choeur.
Tragédies grecques.

Extrait n°10= Purcell, « mort de Didon »


« Didon
« Thy hand, Belinda, darkness shades
« On my bosom let me rest
« More i would, but Death invades me;
« Death is now a welkom guest
« When i am laid in earth,
« May my wrongs create
« No trouble in the breast;
« Remember me, but ah! Forget my fate.

Henry Purcell
→ L'opéra Seria (Haendel)
forme d'opéra qui vient d'Italie et qui est chantée en italien
et en anglais en Angleterre.
Marginal jusqu'en 1710 avec Haendel qui se fixe à Londres
et en 30 ans, il va écrire une trentaine d'opéras et est associé
à la Royal Academy of Music.

→ caractéristiques:
fidèle au canon de l'opéra seria italien.
Conçu comme une succession de récitatifs, air, duo/trio,
choral/choeur. Air= idem, un affect à la fois. A chaque
air, un sentiment.
Extrait n°11= Haendel, « Alcina », 1735 (dernier opéra, à Covent Garden)
aria da cappo = A B A'

- Fin du chapitre 1-
Chapitre 2: La musique d'église et l'oratorio
2.1) En Italie:
c'est le concile de Trente, il y a donc du renouveau en musique.
C'est le retour du plainchant: graduel Edito medicea (1614).
recueil de mélodie accompagnée
par un orgue (basse continue).
Style + ancien A cappella mélangé
avec du Baroque.
→ 1ère composition de Lodovico Viana, maître de chapelle de Mentoue.
Pourquoi?
Parce qu'il devient contre le motet, qu'il pense massacré
par les chanteurs. Donc, il revient à une forme + simple.

→ Venise: Monteverdi/Vivaldi composent beaucoup pour l'église catholique


messes, vêpres, …
→ Rome: « le baroque colossal romain »
Nanino, Suriane, Benevolli, Allegri.

Extrait n°12= Allegri, « le misere », vers 1630.


oeuvre du Pape (propriété), destinée au service religieux de la chapelle
Sixtine, jouée une fois par an à la semaine sainte (le vendredi). C'est
un moment phare de l'année et jouée à la fin de l'office des ténèbres,
avec les meilleurs castrats!

→ Naples: Scarlatti, 200 messes. Les compositeurs de Naples vont peu


à peu mettre les différentes parties de la messe en musique
cfr: messe à numéro.

Extrait n°13= Vivaldi, « stabat mater dolorosa »


souffrance et piété. Chanté en Latin.

2.2) En France:
Elle va s'imposer très lentement et avec un style toujours
Renaissance. Les compositeurs sont très conservateurs et
ne conçoivent pas les instruments indépendamment de la
voix.
→ 1650, on insère deux trompettes baroques puis + tard,
des violons à Notre-Dame de Paris.
Évolution du motet.
→ Etienne Moulignié: les voix sont très importantes.
→ Henri Dumont: il est liégeois et est le 1er à publier
un motet avec accompagnement.
→ Petit motet: de 1 à 6 ou 7
→ Grand motet: groupe + un choeur
varient selon le nombre de musiciens.
→ compositeurs:
Jean-Baptiste Lully= 25 grands motets
Marc-Antoine Charpentier et Delalande= 150 grands motets
Henri Desmaret et François Couperin.

2.3) La musique protestante


Le choral= la base de toute la musique protestante
luthérienne.
Une mélodie sur un texte allemand chanté par les
fidèles (selon Martin Luther).
Mélodies simples pendant le culte.
Chant à une voix et basse continue.

Le motet= est différent de France.


Choral mis en musique à 4 voix
2 hommes + 2 femmes

L'historiae= thèmes de la Passion, Nativité, Résurrection.

La cantate= + élaborée, composition vocale et instrumentale


qui est composé en plusieurs morceaux.
Les thèmes sont profanes et sacrés.

2.4) les oratorios


C'est une oeuvre musicale religieuse prévues pour des solistes
un choeur et un orchestre dans des lieux religieux.
Le but est donc religieux.
→ même structure formelle des oeuvres que dans l'opéra.

Les origines:
En Italie, pendant la contre réforme il y a une recherche de
nouvelle piété. Il y a déjà de la musique dans les églises mais
on recherche ne nouvelle forme.
Religieux mais pas lithurgique.
Pas codifié à l'avance.

Va commencer par les oratoriens dont Philippe de Neri,


il faut vivre la foi mais d'une manière un peu + libre.
→ les chants spirituels peuvent aller jusqu'à 8 voix.
→ « Anima e Corpo », l'âme et le corps s'entretiennent sur le fait de la vie.
Style le + diffus et le + répandu, partout vers 1640.
→ Il apparaît en 1600 avec Emilio de Cavallieri parce qu'il ajoute des
mélodies à « anima e corpo » et des jeux de scène.
→ l'oratorio c'est ce qui est bon à suivre dans la vie.
→ monodie + chant

L'oratorio latin:
Naît au 18ème siècle, à Rome.
→ contenu: l'ancien testament et des textes poétiques.
→ forme: 3 parties + 1 sermon entre la 2ème et la 3ème
partie.
→ narration + monodie
→ choeur
→ même forme que l'opéra
→ Giacommo Carissini (1605-1674)
→ Marc-Antoine Charpentier.

L'oratorio en langue vulgaire (italien)


→ parallèle avec l'opéra
→ la seule différence c'est le sujet: religieux >< profane
→ AT, NT, vies de saints, …
→ sermon en +
→ toujours comparable à l'opéra:
→ récit + monodie
→ air
→ choeur
→ partie instrumentale.
→ le soliste va de + en + être mis en valeur, on écrit des compositions
juste pour lui.
→ les oratorios vont être placés pendant le carême pendant les congés de
l'opéra. Comme l'air de cour mais en religieux.
→ Scarlatti et Stradella. Le 1er a écrit un des + grands oratorio
(38 compositions mais 21 aujourd'hui)
→ au 18ème siècle, grand succès du genre:
il y a des grands centres un peu partout à Naples.
→ Leonardo Vinci et Leo, Pergolèse.
→ dans l'oratorio il y a un narrateur, le testo (différent de l'opéra)
par Scarlatti.
→ il peut aussi plaire aux protestants, va aussi en Allemagne.
→ les « historiae » d'Heinrich Schütz
thèmes de la Résurrection, Nativité, Passion.
HAENDEL, va écrire des oratorios (la Résurrection)
en anglais
nouvelle apogée du genre
les thèmes: dignité, justice et AT
ce sont les différents thèmes de la Bible mais
avec un rôle d'enseignement en + de divertir.
→ Alexander's feast, 1737
→ Saül, 1739
→ Israël in Egypt, 1739
→ Le messie, 1742, très différent, + de la méditation.

Il écrit aussi des oratorios et des opéras.


→ 3 actes
→ style d'écriture comme l'opéra (récitatif, air, choeur, parties
instrumentales au début et à la fin)

→ comme beaucoup, il s'emprunte à lui-même.

- fin du chapitre 2-
Chapitre 3: La musique instrumentale baroque
3.1) caractéristiques générales
En 1600, on voit apparaître une nouvelle expression:
Le style concertant/stile concertato
vocal et instrumental
mettre en avant plusieurs voix (aussi instrumentale)
qui vont se faire entendre en même temps, tout en
gardant sa personnalité.

→ Il y a toute une série d'instruments qui commencent à disparaître:


le luth la viole de gambe le clavecin

→ on écrit pas les parties pour des instruments définis, on fait avec ce qu'on
a sous la main.

Un virginal un théorbe
→ apparition du violon= concurrence envers les autres instruments.
Violon baroque

→ plusieurs tableaux baroques sont réalisés sur les 5 sens, dont l'ouïe.
Elle est représentée sous forme d'allégorie par des musiciens et de
tout les instruments baroques.

3.2) Les ensembles

→ ensemble de musique de chambre en Italie:


une basse continue (clavecin, viole, ...)
un ou des violons.

→ bande ou consort:
ensemble d'instruments d'une même famille.
Ex: la grande bande de violons (21) du Roi ouis XIV.
1624, peinture d'un consort de viole de gambe.

→ orchestres:
extension des bandes;
• de bois et de cuivres
• une basse continue
• percussions
• le nombre augmente.

→ il reste un problème à résoudre sur la musique baroque:


→ le diapason (La 440);
à cette époque, la note varie selon pleins de critères;
le lieu, la hauteur du clocher, le nombre, … souvent La 415-420.
3.3) Les principales formes:

→ la suite:
succession de pièces instrumentales de caractère contrastant.
2 principes de base: généralement dans la même tonalité
les pièces de la suite sont inspirées de
danses.
Remonte au Moyen Age.
On alterne des danses lentes et des danses rapides.
Enchaînement de 4 ou 5 danses.
Terme qui apparaît en 1557, en France, dans un ouvrage
édité par Pierre Attaignant.
Elle n'est plus destinée à la pratique de ces danses dans leur
caractère fonctionnel pour constituer un ensemble de pièces
destinées à l'époque.
En 1620, sous l'influence des luthistes, la suite va se se
stabiliser en 4 suites de danses:
– d'abord un prélude
– l'allemande
– la courante
– la sarabande
– la gigue.

Ci-dessus: Marin Marais.

Extrait n°14= Marin Marais, « suite pour viole de gambe ».


→ parfois, on y ajoute d'autres danses: menuet, gavotte, …
ou alors des pièces complètement étrangères comme les tombeaux.
Pièce d'hommage funeste à un grand personnage, déplorations.
→ c'est en France que la suite restera la + vivace (après Marais):
Jacques Champion de chambonnières
Louis Couperin et àpd 18ème siècle, François Couperin (30 suites)
Jean-Philippe Rameau (tjs 18ème siècle).

Extrait n°15= François Couperin, « les bariccades mystérieuses », 1717.


normalement pour clavecin mais ici au piano.
Va remplacer peu à peu le cadre stricte de la danse par des
portraits, dans lesquels il y a une intention descriptive.
Couperin appelle ça des « ordres » et non des danses.
→ La sonate:
typiquement italien
destinée à la famille des violons
mot qui apparaît à la fin de la Renaissance et qui
se situe entre la musique chantée (cantare) et jouée
(sonare).
→ Au début du 17ème siècle, le mot évolue et va désigner
une oeuvre de musique de chambre qu'on peut classer
en 2 genres selon les effectifs:
→ sonate en trio: attention! Pour 4 instruments!
2 violons + 2 basses continues.
→ sonate de soliste: attention! Pour 3 instruments!
1 violon + 2 basses continues.

→ compositeurs: pour les trios; Rossi, Merulo, Baldi.


Pour les solistes; Grandi et Castello.

→ il y a 2 types de sonates en fonction de leur destination:


La sonate d'église (sonata da chiesa):
3 à 5 mouvements et chacun des mouvements est désigné
par son tempo.

La sonate de chambre (sonata da camera):


se confond avec la suite de danse;

Elles se développent à Modène et la prolifération du genre est tout


à fait lié au développement de la virtuosité des violonistes.
Puis à Bologne avec Jean-Baptiste Vitali.
Mais c'est Archangelo Corelli qui va faire évoluer la sonate.
Il écrit 5 livres de sonates (1681-1700):
toujours des structures de 4 ou 5 mouvements.
Chaque mouvement est fondé sur un seul thème.
Le 1er mouvement est construit sur des imitations.
Le second, allegro est en forme de fugue.
Le 3ème en style homophonique (soliste+basse cont.).
Le 4ème en forme de gigue.

→ Après Corelli, la sonate va sortir d'Italie et gagner le reste de l'Europe.


→ en Allemagne avec Biber, en Angleterre avec Purcell et en France
avec François Couperin.

→ 1ère femme compositeur en France: Elisabeth Jacquet de la Guerre.


→ Le dernier compositeur est italien: Domenico Scarlatti.
Il est contemporain de Haendel et fils d'alessandro.
Il a écrit 550 sonates pour clavecin et la plupart n'ont pas été
publiée car pour lui ce n'était que des exercices.

Extrait n°16= Scarlatti, sonate.

→ Le concerto:
s'applique à des parties indépendantes qui vont se rejoindre
pour créer une seule et même musique. Elles se concertent
et se conjuguent dans un discours unique.
Il existe déjà à la Renaissance (début baroque).
Il est pour toutes formes de musique instrumentales et
parfois vocales.
Cette sorte de discours vient de la région de Bologne mais aussi
à Rome pendant les cérémonies religieuses et les fêtes.
Il y avait déjà de très grands ensembles de musiciens,
interprètes → 100 musiciens!

Le concerto Grosso:
peu de souplesse alors on va isoler les meilleurs
solistes de l'orchestre pour les regrouper dans
un plus petit ensemble:

Le concertino:
plus souple
alternance et complémentarité des 2 groupes.

→ Archangello Corelli (1653-1713)

il va aboutir dans cette forme classique du concerto dans 1 opus:


→ L'opus 6,publié à Amsterdam en 1713.
très proche de la suite de danses.
Un prélude lent
allemande et courante → un concerto en 5 mouvements.
gavotte
menuet

Alors quelle différence?


Alternances entre le grosso et le concertino.
Chez lui, 2 violons et 1 violoncelle >< tout le reste.
Il y a aussi toute une série de mouvements libres:
introduction
parfois une danse ou l'autre
menuet prélude, …
qui s'intercalent.
→ la tonalité dans un concerto est en générale à caractère plus grave.

Extrait n°17= Corelli, concerto grosso n°9 en Fa majeur.


Caractéristiques:
échanges, répliques (solistes >< orchestre)
reprises (plusieurs fois)
jeux sur des dynamiques (volumes, contrastes, …)

A sa suite, Torelli, qui va apporter 2 choses au concerto:


→ il va faire évoluer le concerto qui va désormais être en
3 mouvements qui ne portent plus des noms de danses.
Maintenant c'est la vitesse:
Allegro, adagio, allegro (vif, lent, vif)
→ désormais l'orchestre c'est le tutti qui va s'opposer à
un seul instrument: le violon (et + tard le piano forte).

→ cette forme en 3 mouvements est adoptée par un autre compositeur:


→ Antonio Vivaldi (1678-1741).

Lui va parfois faire précéder un prélude lent avant le 1er


allegro.
Il a écrit 470 concertos dont la plupart sont en 3 mouvements
et de soliste (violon).
Mais aussi des concertos pour des instruments peu courant
comme la mandoline.

Extrait n°18= Vivaldi, concerto RV 532 pour 2 mandolines.


C'est un double concerto (1 rapide et 1 lent) en 3 mouvements.
→ Vivaldi va contribuer à rendre la virtuosité difficile:
Il est un des premiers à insister sur les changements de dynamique.
Il écrit tout pour chaque instrument donc pas de surprises.
Les contrastes sont très prononcés.
A partir de 1725, il va commencer à se mettre à la musique à
programmes (il y a un thème, un titre et essaie de mettre le titre
en musique → les 4 saisons! Mais aussi la chasse, la tempête, …).

→ La plupart des concertos ont été écrits pour l'hospital della pietà, qui est
un orphelinat pour jeunes filles. Et Vivaldi est un maître de musique pour
jeunes filles orphelines.

Domenico Scarlatti (1685-1757).

-Fin du chapitre 3-
Chapitre 4: La fin du Baroque en Allemagne.
Introduction:
Il y a 3 styles en Europe, 3 écoles nationales avec chacune leur
spécialité:
→ Italie: concerto, opéra (belles mélodies), sonate.
→ France: ouverture, suite de danses (clarté, discipline orchestrale,
idée de l'honnête homme).
→ Allemagne du nord: écriture harmonique solide et harmonieuse,
trait d'union entre les 2.

→ Avant que Bach n'apparaisse, les 3 styles sont encore bien distinctes, il n'y
a pas de mélanges!
C'est lui qui va faire la synthèse de tout ces styles nationaux.
Pas vraiment de nouvelles formes mais simplement celles qui existent
déjà avec un niveau d'excellence supérieure jamais atteint.
Sa synthèse, il la fait pour la musique d'orchestre, solos, orgues, suites,
choral, cantate → et tout ça sans voyager!
Comment a-t-il fait?
→ il va apprendre en recopiant de la musique, en la retranscrivant.

→ formation initiale: de 1685 à 1708:


Eisenach, il est le dernier d'une génération de musiciens.
C'est le fin de la guerre de 30 ans, l'économie est en baisse.
Il est orphelin 10 ans et est élevé par son grand frère, Jean-
Christophe, qui est organiste. Il poursuit ses études.
Lüneburg, un de ses professeurs est Georges Böm.
Arnstadt, 1er poste officiel en tant que organiste mais il fait une
demande de congé d'un mois et finalement reste 4 mois: viré!
Mulhausen, il est toujours organiste et va se marier avec Maria
Babara et aura 7 enfants (tous musiciens).
Weimar, 1ère grande halte, de 1708 à 1717. il est d'abord organiste
puis concertmaïster. Il termine son apprentissage auprès de Walther,
qui va lui faire découvrir la musique italienne.
→ 1ère oeuvre importante!
Transcriptions de musiques italiennes, du violon au
clavecin: concerto (Marcello).

Extrait n°19= Johann Sebastien Bach, transcription du concerto de Marcello,


ici au piano mais à l'origine au clavecin.
→ pour l'autel de Weimar, il écrit un petit livre d'orgue (orgelbuchline),
composé de 45 chorals pour les dimanches liturgiques, influence de
l'Italie, il harmonise ses chorals à la façon italienne.
Cöthen, de 1717 à 1723. Bach est engagé par un prince qui aime la
musique et ils s'entendent bien. Bach est un domestique de luxe, c'est
lui qui prépare toutes les musiques pour les fêtes, la table, le salon, …
mais peu de musique religieuse. Il a un orchestre à sa disposition et
c'est à cette cour qu'il compose les concertos brandebourgeois.
Il compose aussi des oeuvres pour orgue; sonates, fugues, …

Extrait n°20= Bach, oeuvre pour orchestre, concertos brandebourgeois.


1er mouvement d'un concerto. → exam!
Grosso → cordes, vents (cors, hautbois), clavecin.
2 groupes de solistes qui s'opposent et concertent.

Johann Sebastian Bach. Reconstitution de Bach.


1685-1750

→ en musique de chambre: 6 suites françaises, 6 anglaises, sonates pour


violon solo, 6 sonates pour violoncelle, 6 pour violon et clavecin.
→ oeuvres à intention pédagogique: 1 livre du clavier bien tempéré, petit
livre d'Anna Magdalena Bach.

Extrait n°21= Bach, prélude et fugue n°1 en ut majeur, le clavier bien


tempéré.
Le prélude est une sorte d'échauffement pour les doigts.
La fugue suit le prélude, est une pièce qui répond aux règles
de l'imitation canonique et qui doit comporter un certain
nombre d'éléments: → le sujet/thème
→ le contre-sujet, qui est joué pendant
que les autres exposent le sujet.

sujet contre-sujet
l-----------------l----------------l → 1ère voix
l------------------ → 2ème voix
sujet
→ le divertissement, petites mélodies en
contrepoint qui vont remplir l'espace
entre les expositions du sujet et les
ré-expositions du contre-sujet en fin de
pièce.

Extrait n°22= Bach, Fugue, le clavier bien tempéré.

Leipzig, de 1723 à sa mort en 1750, il a écrit beaucoup de choses


pendant cette période: Magnificat, Passions selon saint Jean et selon
saint Matthieu, messes en si, oratorio de Noël, clavier bien tempéré
(2ème partie, 1744), variations Goldberg (1741), offrandes musicales
(1747), art de la fugue (1750) → c'est en composant une fugue que
Bach est mort. Il a écrit 14 grandes fugues.

→ Bach quitte Cöthen pour plusieurs raisons:


le prince se marie avec une femme qui n'aime pas la musique
et il y a un essoufflement de la part du prince pour la musique.
De plus, l'orgue manque à Bach, qui est très religieux.
Il va postuler pour la place de cantor à le Thomasschule de Leipzig.
Il va devoir produire toute la musique religieuse (d'églises).
Bach est aussi professeur à l'école saint Thomas où sont éduqués
des enfants défavorisés en échange de leur voix pour les chants
d'églises. Il enseigne le latin, la musique, le chant, le cathéchisme.
Une semaine sur quatre, il est surveillant.
Ce n'est pas facile pour lui car ses élèves ne sont pas
à son niveau, il compose une musique bien trop difficile.
A Leipzig, il compose des cantates.

→ la cantate: oeuvre en plusieurs parties, à la fois vocale ou instrumentale,


chantée tout les dimanches pendant la messe, entre l'évangile
et le sermon.

Ses cantates sont composées d'une partie choral, récitatifs, airs, …


c'est très court, seulement ¼ d'heure, 20 minutes.
Il a composé 150 cantates en 3 ans! 3 ans de dimanches.
Il a même dû en composer 2 ans de + mais seulement 200 nous
sont parvenu.

Extrait n°23= Bach, aria BWV 82a, extrait de la cantate « am feste maria
Reinigung ».
mélodie chantée par un soliste et accompagnée par un
orchestre.
→ la différence entre l'opéra et la cantate?
Les thèmes: l'opéra est profane et la cantate c'est une explication de
l'évangile pour que le fidèle l'applique chez lui après,
pendant toute la semaine jusqu'au dimanche suivant.

→ Bach écrit aussi des Passions: genre vocal dramatique religieux sans
représentations scéniques.
Répliques du nouveau testament.
Genre de l'oratorio: choeur, récitatifs, airs,BC

Extrait n°24= Bach, choeur d'ouverture de la Passion de saint Matthieu.


→ attention exam! Tube de l'histoire de la musique!
Dure plus de 3h et était jouée pendant la semaine sainte et pour
la 1ère fois le Vendredi Saint de 1729.

→ Bach va utiliser la suite numérique comme par exemple avec son nom,
car à l'époque les notes n'étaient pas do, ré, mi, ... mais bien des lettres.
→ il était un improvisateur, un virtuose et il est + célèbre pour ça que pour
ses talents de compositeur.

-fin du chapitre 4-
Chapitre 5: la période pré-classique (de 1750 à 1775)
1) introduction
1.1) Contexte politique
On approche de la révolution française, les idées
commencent à changer dans la tête du peuple.
C'est une époque pré-révolutionnaire, on critique
les souverains (ex: Frédéric 2 de Prusse).
1.2) Contexte social
on commence à parler d'une classe, le peuple, qu'on
avait un peu ignoré jusque là.
Intérêts pour le populaire: Diderot, Goethe, Mozart père.
Moins de sofistication.
1.3) Contexte esthétique
- Aufklärung: mouvement culturel et philosophique qui a
dominé l'Europe pendant le 18ème siècle.
- Empfindsamkeit: mouvement qui s'oppose au précédent.
Sensibilité, coeur sur la raison.
Vers 1740-1780, et sous le joug
littéraire de Jean-Jacques Rousseau:
« si la raison fait l'homme, ce sont
les sentiments qui le dirige ».
Cette nouvelles sensibilité va déboucher
vers une révolution sentimentale sur la
Nature (ex: Laurent Stern, voyage
sentimental à travers la France et l'Italie)
c'est un empfindsamreizen.
En musique: le style galant (fils de Bach-Allemagne)
le style rococo (Michel Corette-France)
En peinture: Nicolas Lancret (héritier de Watteau)
sur la toile, Marie-Anne de Camargo,
une dame de Bxl et des gens qui
jouent de la musique dans la Nature
→ 2 violons, flûtes, tambour, basson.
- Sturm und drang: période dans laquelle le côté sentimen-
tal perd en modération.
Toute une partie de la jeunesse va s'
opposer à la séparation des 2 autres
visions.
→ le roman qui reflète bien ce mouvement est
« les souffrances du jeune Werther » , Goethe.
Charlotte (Lotte) ------------>------------ Albert
l l
l l
l------->--------- Werther-------<-----l

Amour, amitié, rivalité.

→ la nature devient démoniaque (>< 1.3.2), ex : Claude-Joseph Vernet et


« naufrages », 1760, Bruges.
Excès dans le Nature (tempête, …), les gens (désespoir, …), etc.
→ En musique, il y a des compositions des fils de Bach, Wilhelm Friedman et
Karl Philipp Emmanuel.
On alterne passages très rythmiques et très lents.
On accentue les changements de tonalité.
Individualisme, chaque compositeur à son langage propre.
Alternances de passages lyriques et dramatiques.
Apparition du Piano forte.
Utilisation des silences à des fins expressives.

Extrait n°25= Karl Philipp Emmanuel Bach, symphonie, 1756.


1er mouvement, cordes et clavecin (BC).

2 ) La symphonie durant la période pré-classique.


Caractéristiques:
Déjà présente fins du 16ème siècle dans la partie instrumentale
par laquelle les opéras et oratorios commençaient.
Les compositeurs à partir du 18ème siècle voient en la
symphonie, un moyen de réévaluer des notions comme la
texture, le tempo, le contraste, l'instrumentalisation.
→ la symphonie est une forme, un terrain expérimental,
des nouveaux types d'effets.
Le succès ne vient plus du soliste mais bien des compétences
du compositeur.
C'est un succès invraisemblable! 13000 symphonies dont les
40 de Mozart, une centaine de Haydn, …
Instrumentalisation:
1ère symphonie du 18ème siècle= cordes/clavecin
écriture en 4 parties, 4 portées de musique, différentes
et jouées en même temps.
→ type d'écriture qui va se développer très tard!
Portée violon, potée violon alto, portée basse (violoncelle/CB)
et portée pour clavecin.
→ De gauche à droite: violon, violon alto, chalemies qui sont l'ancêtre du
hautbois, un basson (ici, moderne) une clarinette, un petit violoncelle et
en-dessous, un hautbois.

→ Dès 1730, on va commencer à entendre des symphonies à 6 parties; on


ajoute des cors et des hautbois.
→ Dès 1740, symphonies en 8 parties, cors et hautbois utilisés en même
temps → standard jusqu'à 1770. Mais il y a des variantes; cors
remplacé par trompettes, hautbois par flûtes, …
→ Dès 1750, apparition de la clarinette.

Formes et tonalité:
Tonalité majeure
3 mouvements: vif, lent, vif
A partir de 1750, en Autriche, parfois une introduction lente qui
varie et est une excroissance, un premier mouvement.
Mannheim, symphonie en 4 mouvements.
Nouveau mouvement inséré entre le 2ème et le 3ème:
→ le menuet (3ème des 4 parties), par Johann Stamitz.

En 1765, la plupart des symphonies vont être à 4 mouvements,


jusqu'au 20ème siècle.
Développements régionaux:
En Italie: se fait dans des centres dont nous n'avons pas encore
parlé, le nord de l'Italie (Milan, Bologne)
Giovanni Battista Sammartini (1700-1775).
80 symphonies, certaines publiées en France.
Johann Cristian Bach, symphonies en Italie.

Berlin et l'Allemagne du nord: entourage de Frédéric 2 à Berlin.


Série de symphonies par son maître
de chapelle, Karl Heinerich Graün.

Mannheim et les cours catholiques d'Allemagne du sud:


1ère génération, Johann Stamidz, chef d'orchestre de la
cour de Mannheim et va faire de cet orchestre un des +
importants. Une partie des musiciens sont aussi des
compositeurs d'Europe. Mozart va prendre congé pour
venir voir cet orchestre.
2ème génération, les fils de Stamidz, Karl et Anton et par
un des ses élèves, Christian Cannabich (1731-1798).
Il va passer de la symphonie en
4 mouvements à une symphonie
en 3 mouvements (+ grd aussi).
Les symphonies ne sont pas quelque chose de régulier.

Extrait n°26= Christian Cannabich, symphonie n°49.


Quatuor à cordes traditionnel, cors, 2 hautbois, plus de BC!

→ Contraste entre le forte et le piano.


→ Crescendo en rouleau, on va du piano au forte en restant tout le temps
sur la même harmonie, même motif.
→ elle fonctionne sur l'association de plusieurs petites mélodies par juxta-
position. Ça va changer avec Mozart et Haydn.
Vienne et Salzbourg: Vienne est très culturelle et attire beaucoup
musiciens et on va avoir 2 générations de
compositeurs: Georg Wagensein et Karl
Ditters von Ditterschoff (120 symphonies)
→ Ovide
Jean-Baptiste Vanhal qui est un contempo-
rain de Mozart et Haydn.
Paris: on ne compose pas beaucoup de symphonies mais il y a de
grandes activités de concerts publics et des centres d'édition
importants (1000 sur les 13000!). François Joseph Gossec,
belge, contemporain de Beethoven. Ignace Pleyel (+ tardif).
Chapitre 6: Le style classique : la musique instrumentale.
→ Aspects du style classique: le classique en musique correspond à période
qui va de 1750/70 à l'émergence du premier
Romantisme +/- vers 1815/30.
40 à 50 ans, c'est une période courte.
La musique est sérieuse mais le langage musical
va développer toute une série d'éléments qui
vont être utilisés jusqu'à la fin de la 1ère GM.
→ Ce qui va changer: Dans le Baroque, toute une série de petites musiques
pas très travaillées et juxtaposées.
À partir du Classique, les thèmes et les mélodies sont
très bien découpés, définis.
→ thèmes stéréotypés: 2-4 mesures
→ thèmes: matériau qu'on va modifier, transposer.
→ les mélodies choisies par les compositeurs proviennent parfois
du répertoire populaire. Les thèmes sont les récupérations de
ces mélodies.
→ La forme sonate: C'est la principale manière de composer, travailler les
thèmes et les mélodies pendant toute la période.
Forme en 3 parties qui comportent 1 ou 2 thèmes dont
2 thèmes contrastants → hô et fê se répondent.
Ils sont dans la tonalité principale de la sonate.
→ Le développement: Le compositeur réutilise le thème de la 1ère partie et
va le transformer (le ou les thème(s)).
→ étendre, raccourcir, changer le timbre, la
hauteur, …
C'est la partie la + longue de l'oeuvre.
→ La ré-exposition: On ramène les thèmes initiaux dans des tonalités
différentes mais il faut que la sonate se termine sur
la même tonalité qu'au début.
→ construction formelle de la sonate: A B A'
On trouve ça dans toutes les compositions; chambre, concerto, air,
symphonique, …
→ Les interprètes: à partir de la période classique, les compositeurs écrivent
la tonalité de l'oeuvre et les orchestres sont + importants.
Maintenant, on ne peut + improviser (différents du
baroque) il y a une + grande discipline.
Apparition du chef d'orchestre mais difficulté à se faire
accepter, jugé humiliant pour les musiciens.
+ d'exigence, + de précisions!
→ Les solistes: ils interviennent dans une forme importante de la musique;
le concerto (pour instrument soliste et orchestre).
Certaines compositions vont être écrites pour certains virtuoses parce que le
compositeur pensait à lui en écrivant le morceaux.
→ Les compositeurs: pays germaniques → Joseph Haydn (1732-1809) → 1)
→ Wolfgang Amadeus Mozart
(1756-1791) → 2)
→ Ludwig von Beethoven
(1770-1827) → 3)
→ Christoph Willibald Glück
(1714-1797) → 4).

1) 2) 3) 4)

: En Italie → Luigi Boccherini (1743-1805) → 1)


→ Domenico Cimarosa (1749-1801) → 2)
→ Antonio Salieri (1750-1825) → 3)

1) 2) 3) le grand rival de Mozart!

: En France → François-Joseph Gossec (1734-1829)


→ Etienne Nicolas Méhul (1763-1817)
→ La musique de clavier: une nouvelle invention!
→ le pianoforte, inventé en Italie par un facteur de clavecins, Cristofori
en 1720.
→ il faut plusieurs décennies pour que le piano se développe mais il
arrive avec beaucoup de modifications et d'améliorations.
→ il est différent du clavecin car les cordes ne sont + pincées mais bien
frappées.

Un pianoforte

→ pourquoi le pianoforte va-t-il triompher du clavecin?


Les points positifs :-) Les points négatifs :-(
→ on peut jouer + rapidement grâce → ils sont + fragiles parce qu'il y a
à « l'échappement », les touches beaucoup + de pression dans les
reviennent + vite. cordes. Beethoven en cassa 40!
→ + de sonorité. → ils sont chers! C'est pour cela qu'il
→ avec le forte, on peut contrôler le y a des partitions pour les 2! Tout
volume et la nuance est très le monde ne peut pas se payer un
importante à cette époque. forte.
→ le timbre et la couleur du son est
différente du clavecin.
→ le forte a un son + doux, + velours

→ La plupart des compositeurs ont écrit des sonates pour pianoforte:


Haydn, 60, Mozart, 19 et Beethoven, 32.

Extrait n°27= W.A. Mozart, sonate K302.


Toujours 3 thèmes A B A' mais ici A A B A' A''.
→ La musique de chambre:
Musique pour solistes et pour petits ensembles; duo (aria + acc. instr.),
trio, quatuor.
Apports des musiciens de la 1ère école de Vienne (Haydn, Mozart, Beeth.)
dans ce style. Mais déjà développé avant par exemple dans les sonates,
les suites, la musique pour 1, 2, 3 musiciens.
→ la forme qui se développe le + c'est le quatuor.

Le quatuor à cordes (2 violons, 1 alto et 1 violoncelle)

→ ce genre on peut le voir apparaître chez des gens comme Boccherini


(àpd 1760), Gossec.
→ on a les violons qui font la mélodie et les autres font l'accompagne-
ment ou le remplissage, pas très démocratique!
→ Haydn va équilibrer le quatuor, l'alto s'émancipe et il va aussi opter
pour des groupement au sein du quatuor pour un meilleur équilibre.

Extrait n°28= Joseph Haydn, Opus 33, quatuor à cordes.


Le 1er le + abouti dans l'harmonie.

→ Les quatuors de Haydn vont avoir un impact sur ceux de Mozart et princi-
palement 1 série de 6 quatuors, de 1782 à 1785. Ils sont dédiés à Haydn.
Mozart s'inspire de ceux de Haydn dans la forme mais va beaucoup + loin.
Il va associer des notes d'une telle manière, osée, qui va être considéré
comme des fautes jusqu'au 19ème siècle et on a corriger des manuscrits
Mozart en pensant que c'était des fautes (par ses contemporains).

Extrait n°29= W.A. Mozart, quatuor « les dissonances » en do majeur K465.


K parce que c'est Köchel qui a compilé le catalogue.

→ Beethoven de 1796 à 1799 a composé sa 1ère série de quatuors.


Presque contemporain de ses symphonies.
Pour lui faire des quatuors c'est juste de l'entrainement (comme Mozart)
Mais aussi des quintettes et des sextuors + piano et quand il y a des violons,
il ajoute 2 violoncelles.

→ La symphonie: composée par un orchestre classique.

→ il est composé de 11 voix:


→ les bois: flûtes, hautbois, bassons, clarinettes.
→ les cuivres: cors, trompettes.
→ les percussions: timbales.
→ les cordes: quatuor à cordes (et contrebasse).
→ combien d'instruments y avait-il à cette époque?
→ 8 premiers et 8 deuxièmes violons, 6 altos, 4 violoncelles, 3 contrebasses
2 flûtes, 2 hautbois, 2 clarinettes, 2 bassons, cuivres (X2 ou X4) et 2
timbales.
→ une quarantaine d'instruments, souvent moins … (cfr: Mozart).
→ Quand on regarde les symphonies de Haydn, Mozart et Beethoven, on peut
retracer toute l'évolution de la symphonie depuis 1750 et jusqu'au début
du Romantisme.
Il y a une déflation très importante: Haydn, une centaine, Mozart, une
quarantaine, Beethoven, 9! Il faut beaucoup de temps pour en faire une!
Et elle deviennent de + en + longues!
→ Haydn = 1ère symphonie en 1757 sous le modèle italien qui est toujours
3 mouvements. En 1761, il adopte le modèle à 4 mouvements.
Il passe aussi au symphonies à programmes (la chasse).
Il veut illustrer des moments, périodes en musique.
En 1756, il est engagé par un prince (Hongrie) et devient le
principale compositeur de la cour. Il a 26 musiciens.
En 1796, la symphonie est influencée par le sturm und drang.
La passion, l'adieu, le funèbre, …
En 1785, il est connu dans toute l'Europe et va composer des
symphonies parisiennes (sobres, équilibrée, simple) et
anglaises. Il est hyper connu et a bcp de commandes.
Extrait n°30= Haydn, symphonie n°94 en sol majeur, « the surprise ».
symphonie à 10 parties, d'abord lent puis un coup de cymbale.
Le 1er mouvement est comme une sonate.
Les 3 autres ont une forme stéréotypée:
Le 2ème c'est les thèmes et variations (1 mélodie qui varie).
Le 3ème est un menuet.
Le 4ème c'est la reprise de la forme sonate.
→ Chez Mozart comme chez Haydn, le style est d'abord influencé de l'Italie,
puis du sturm und drang et ensuite aboutissement d'un style propre.
→ Chez Beethoven, ses 2 premières symphonies sont assez mal accueillies,
mais il va changer et la 3ème, « heroïca », est sa 1ère vraie symphonie
romantique.

→ Le concerto: il faut faire dialoguer 1 ou plusieurs solistes avec un


orchestre.
En 3 mouvements → 1er= rapide/sonate
→ 2ème= lent/variations
→ 3ème= rapide/rondeau.
→ Haydn a composer beaucoup de concertos mais un peu en retrait par
rapport à Mozart et Beethoven, parce qu'il n'est pas un bon instrumentali-
ste et il y a un lien très fort entre la manière de composer le concerto et
la manière de composer un opéra.
Haydn n'a pas composé d'opéras.

Extrait n°31= Haydn, 1er mouvement du 20ème concerto pour piano et


orchestre.
Encore forme sonate.
Dans presque tous les cas, on commence par l'orchestre.
L'orchestre s'arrête et le piano joue.
Puis commence le concerto proprement dit.
L'un et l'autre partent de la même mélodie, la même
thématique.
→ Mozart: 21 concertos pour piano, quelques uns pour violon.
→ Beethoven: 5 concertos pour piano et 1 pour violon.

-fin du chapitre 6-
Chapitre 7: L'opéra pendant la période classique.
1) La crise de l'opéra:
L'opéra connait une phase délicate à partir de 1720-30.
C'est dû à 2 raisons: → l'opéra seria est très chère!
→ apparition de nouveaux genres moins savants et
+ populaires qui vont s'imposer à l'opéra seria
→ opéra buffa, comique et singspiel (All).
→ la musique instrumentale va devenir + populaire
et moins chère!
Mais on va quand même continuer à composer des opéra seria jusqu'en
1780 et elle garde son succès là où elle s'est développée + tardivement,
aussi en Allemagne avec des compositeurs tels que Hasse, Graün, qui va
influencer Mozart, et Nicolo Jomelli.

Les querelles:
→ Comme il y a co-existence des genres, il va y avoir des querelles de styles.
→ entre tradition et nouveautés: l'opéra seria >< les nouveaux genres et
les Ramistes contre les Lullistes (J-P Rameau et J-B Lully), entre arts
locaux et internationaux, l'opéra italien (en italien) >< le reste du
monde (et les langues locales).
→ + on va avancer dans le siècle, + l'opéra italien va écraser le reste.
En 50 ans, elle va devenir un grand succès. Elle est aussi mobile.

Les nouveaux genres de 1750:

→ L'opéra buffa: c'est l'intermède qui a pris son indépendance au 18ème


siècle et qui donnera naissance à l'opéra buffa.
C'est le 1er des nouveaux genres.
En 3 actes, plus de mythologie mais des situations
contemporaines.
Le type de voix est différent de l'opéra seria et ses
castrats. Ici, tout le registre des voix est exploité et il n'y
a plus de castrats mais le timbre va du soprano aux
basses (graves), la basse « bouffe », qui est le type un
peu drôle, burlesque. Mais ce n'est pas destiné à faire rire
de A à Z.
Ce style débute vers 1750 pour se terminer au 19ème
siècle.
Un des derniers est le « falstaff » de Verdi.
→ l'opéra comique: sorte de contrepartie de la Comedia del arte ,
en France.
La trame de départ c'est la parodie de la tragédie
lyrique tandis que la comedia c'est plutôt celle de
l'opéra seria.
Au début, s'est emparé de l'opéra de manière assez
marginale et parfois vulgaire et peu artistique.
→ Mais, ça va changer à partir de 1740, quand des compositeurs
célèbres vont commencer à écrire des opéras comiques:
→ Jean-Jacques Rousseau , philosophe et compositeur,
« le devin du village ».
→ mélodies populaires (paysannes)
→ aria da capo (référence à l'opéra italien)
→ passages orchestraux
→ passages parlés (opéra comique)
→ + comme les intermezzi italiens,
« la servante patronne ».
→ elle va devenir un succès énorme!
→ après J-J Rousseau, il y a beaucoup de compositeurs qui vont
adhérer à l'opéra comique comme Antoine Dauvergne et Pierre-
Alexandre Monsigny.
→ ce genre va se répandre partout en Europe! Dès 1754, on ouvre un
théâtre d'opéras comiques à Vienne, mais aussi en Russie, en
Allemagne, en Belgique et en Hollande.
→ beaucoup de compositeurs étrangers vont venir à Paris pour
composer et participer au mouvement. C'est là que ça se passe.
→ André Ernest Modeste Gretry (1741-1813)
Il voyage beaucoup (Liège-Italie-Suisse-Paris où il meurt).
Va porter l'opéra comique jusqu'en 1830.

Extrait n°32= Gretry, la caravane du Caire, opéra comique.


Turquerie
Fascination pour l'orient
Pacha turc qui choisit des européennes pour son harem.
2) Gluck et la Réforme de l'opéra.
Innovations: Christophe Gluck est à ce moment le compositeur le + populaire
en Europe.
Il veut: « produire une musique qui soit propre à toutes les
nations et faire disparaître le ridicule des musiques
nationales ».
« faire exprimer par les accompagnements ce que
l'âme éprouve lorsque les paroles cherchent à le
dissimuler ».
→ la musique doit dire autant que le texte
→ il ne veut plus freiner le déroulement d'une oeuvre, d'un
drame alors il supprime ou diminue les reprises et les
vocalises. Sinon, on perd trop de temps à aboutir.
→ les innovations sont de 3 types:
→ abandonne l'alternance entre le récitativo secco et l'aria da capo.
→ + grande importance à l'orchestre et au choeur.
→ mélodies + simples et + linéaires
→ le résultat est + court: 3/4h pour un opéra seria et 1h30 pour Gluck et
son nouveau style dans « Orfée et Euridice ».

Extrait n°33= Gluck, « Orfée et Euridice », 1762.


thème bien connu mais lui a enlevé tous les personnages secondaires.
Ils ne sont + que 3: Orfée, Euridice et l'Amour.
Orchestration comme à Manheim.

Après 1770, Gluck va commencer à être joué en France, en français mais


nouvelles querelles avec Orfée et Euridice:
→ les Gluckistes et les Piccinistes: Piccini continue à écrire des opéras serias
tandis que Gluck continue son nouveau genre.
Cette querelle commence en 1773 et se termine en 1779 avec la création
« d'Iphigénie » de Gluck qui est un triomphe et stoppe la querelle.

Les nouveaux genres à partir de 1770


grâce à Gluck, on voit arriver des nouveaux genres:
→ le grand opéra: au sens littéral, grand choeur et grand orchestre, …
pour les grands sujets, grands thèmes historiques remis
au goût du jour.
Naît en Allemagne et devient un genre majeur en France
au 19ème siècle.
→ le mélodrame: genre particulier à cheval entre le théâtre parlé et l'opéra.
La musique sert juste d'arrière plan à l'action (comme pdt
les films et leurs musiques de fond).
1772= 1er mélodrame « Pygmalion », oeuvre littéraire de
J-J Rousseau et c'est Schweitzer qui la met en
musique (Allemagne).

→ le singspiel: opéra en langue allemande avec des mélodies populaires.


Ce sont des chansons strophiques avec des passages parlés.
Dans de nombreux livrets il y a des éléments fantastiques,
magiques, les méchants sont des vrais méchants, etc …
souvent des adaptations d'opéras français + de la production
locale: Johann Adam Hiller.
C'est un genre à succès, Goethe va écrire quelques livrets pour
singspiel.
Le + célèbre est « la flûte enchantée » de Mozart.

3) Haydn et l'opéra:
→ ça commence dès 1760 parce que Hayden est engagé par le prince
Esterhaz (Hongrie). Le prince a fait construire un Versailles miniature
avec un théâtre.
Il a écrit 24 opéras entre 1762 et 1790.
Ses productions d'opéras est + des opéras seria et buffa (le + souvent).
Il écrit et est chef d'orchestre. De + il doit aussi faire jouer les oeuvres
d'autres compositeurs, réécrire si quelqu'un n'est pas là, …
il a un travail considérable!

4) Mozart et l'opéra:
→ il est le + brillant dans son domaine et aborde tous les genres de l'opéra
de son époque.
Il opère une synthèse à toutes ces interrogations.
Il voyage beaucoup et va faire une synthèse entre les différents styles.
Il commence tôt à voyager, vers l'âge de 6 ans. Parce qu'il est un
musicien surdoué et enfant prodige. Il a une bonne mémoire, c'est
un virtuose → Vienne, Munich, Manheim, Paris, Bruxelles et même
Liège (mais de nuit …), Italie, … Et toutes les formes lyriques de son
temps.
→ sa carrière dans l'opéra est en 3 phases:
→ de 1767 à 1773
opéra seria: Vienne, « mitridate, re di ponto », « lucio silla »

→ de 1773 à 1780
opéra seria: Salzbourg, drame en musique « Idoménée » qui est son
1er chef-d'oeuvre.
Il donne sa démission parce qu'il en a marre d'être un
serviteur.
→ on passe du compositeur fonctionnel au compositeur romantique.

→ de 1780 à 1791
tous ses chefs-d'oeuvres!
Singspiel: « l'enlèvement au sérail », turquerie, « la flûte enchantée ».
opéra buffa: « les noces de figaro », « don juan », « cosi fan tutte ».
opéra seria: « la clemenza di titus ».

Extrait n°34= Mozart, don juan (il dissoluto punito), air du catalogue par le
valet.

→ contrairement à d'autres compositeurs, Mozart hésite en permanence


quand aux structures à aborder → lui, il aborde tous les genres de l'opéra.

→ réflexion importante sur les rôles respectifs du poète et du musicien, et lui,


opte pour une posture qui est diamétralement opposée à celle de Monteverdi.
→ « la poésie doit être la fille obéissante de la musique », 1781.

→ il remet en cause les relations entre les compositeurs et les interprètes.


C'est toujours lui qui décide et quand il doit supprimer ou changer quelque
chose, il va toujours s'arranger pour ne pas perdre le côté dramatique. La
conduite théâtrale est + importante.

Extrait n°35= Mozart, la flûte enchantée, singspiel.


Chapitre 8: La musique instrumentale au 19ème siècle
introduction:
La musique instrumentale est en essor au 19ème siècle.
Un instrument domine dans tout ces répertoires, c'est le piano.
Mais pourquoi cet essor?
→ le romantisme: la musique instrumentale peut représenter les
sentiments, la nature, …
c'est pour les gens éclairés, ouverts d'esprit, pour
arriver à comprendre.
C'est à ce moment-là que la musique à programmes
prend de l'importance, pour dépeindre de façon
littérale les effets. Il y en a des centaines et leurs titres
sont souvent très explicites!
→ 1908: la symphonie pastorale de Beethoven où il y a
des chants d'oiseaux.
→ 1847: César Franck, « ce qu'on entend sur la mont-
agne », il est liégeois et c'est un poème
symphonique chanté.
→ 1874: Sménata, « la moldau », c'est une rivière slave
et un des 50 tubes de l'histoire de la musique!
En peinture:

« Souvenir de Liszt », Joseph Danhauser, huile sur toile de 1840.


→ c'est un fantasme de l'artiste qui se passe dans un salon parisien et réuni
toute une série de « héros » qui écoutent un concert privé.
Ce tableau est très romantique: on y retrouve toute une série d'éléments
romantiques.
Dans le fond, derrière le piano, des camélias qui sont les fleurs romanti-
que par excellence.
Parce qu'elles font référence à la dame aux camélias d'Alexandre Dumas fils.
Dans le fond, dans le cadre, Lord Byron, pour la littérature.
L'autre tableau, c'est la référence au Moyen Age avec Jeanne D'arc.
Le narguilé sur la table, c'est la référence à l'Orient.
Le temps que l'on voit par la fenêtre est très tourmenté, gris, nuageux.
Le personnage a centre qui joue du piano, c'est Liszt qui joue la « marche
funèbre sur la mort du héros » de Beethoven. Il joue sans regarder la
partition parce que quand on est romantisme, on ne suis pas les partitions,
on les connait par coeur!
Le buste sur le piano représente Beethoven.
Les autres personnages: à côté de Liszt, à droite c'est Rossini (compositeur
italien, paresseux et bon vivant) et à gauche c'est Paganini (« le diable du
violon »). Dans le fauteuil, Georges Sand, habillée en homme et fumant un
cigare (ce qui est la gêne pour une femme mais c'est une preuve
d'émancipation), à côté, Alexandre Dumas père, qui lit. Au-dessus de lui,
Victor Hugo et pour finir, aux pieds de Liszt, Marie d'Agoult qui est sa
maîtresse (relation romantique, crises, disputes, tourments, etc, …).

→ Influences des danses populaires:


comme à la renaissance, les danses prennent une grande importance et vont
contribuer à faire avancer la musique. Comme par exemple; la valse, la
contre-danse, le ragtime, des danses populaires de l'est comme la mazourka,
qui a influencé Chopin, … mais elles sont indansables car elles deviennent
trop savantes!

→ Développement de la virtuosité:
→ on invente des instruments de torture pour écarter les doigts un maximum
afin de pouvoir jouer des notes impossibles.
→ connotations extra-musicales.
→ notion de vedettaria devenue très exagérée! On adule ces virtuoses.
Comme par exemple, une caricature de Paganini entrain de jouer du violon
comme possédé et avec une seule corde qui lui reste ...

Niccolo Paganini
→ Développement de la bourgeoisie et du capitalisme:
Ce qui est branché chez les artistes le devient aussi chez les bourgeois.
Cela permet d'être singulier...
l'inconvénient du vedettaria c'est que la musique rentre dans le capitalisme:
il y a une administration de la musique qui se met en place!
La musique devient un « calvaire » pour les familles de classe moyenne,
parce que ça fait bien d'avoir un musicien dans la famille! Mais aussi un
calvaire pour les auditeurs parce que il faut aller écouter des concerts, ça fait
bien! Mais quand on aime pas la musique, on subit!
Chez les bourgeois, on joue de la musique en famille et les instruments
deviennent du mobilier: le piano-table, piano-buffet, etc...
→ la musique s'embourgeoise!

→ Avancées industrielles dans la facture instrumentale:


→ on améliore des technologies, instruments déjà existants comme par
exemple, le piano.
→ on augmente, dans l'orchestre, la variété des instruments.
→ on invente des nouveaux instruments: l'harmonium, qui a aujourd'hui
disparu, créé en 1842 et qui était une sorte d'orgue à soufflet. Mais aussi
le saxophone, qui est belge et créé en 1846 et qui existe toujours!
Mais il y a eu des centaines d'instruments qui ont aujourd'hui disparus!

→ Apparition de la forme moderne du récital:


A partir de Liszt, on va imposer la forme moderne du récital: on fait entendre
des oeuvres pour un ensemble particulier, pas d'intégralité, oeuvres de 4/5
heures.
On voit apparaître des sociétés qui vont organiser des concerts comme la
Gevondhouse de Leipzig (1781) et qui est la + ancienne.
Entre, 1820-30, pleins de nouvelles sociétés partout en Europe.
(la + longue symphonie par Nicodé, 2h30!)

Les pays germaniques:


Au début du 19ème siècle, au moment de la Révolution française, il reste
encore + de 300 principautés en Allemagne.
Apparition des nationalismes et la musique va influencer ces réunifications.
Dans les pays germaniques, une ville va surtout marquer les compositeurs:
Vienne, où on va composer toute une partie de cette musique instrumentale.
→ Brahms, Beethoven, schubert, ...
Ludwig von Beethoven (1770-1827):
→ il est le 1er compositeur romantique.
→ à Vienne, il va composer toutes ses musiques instrumentales.
→ c'est un personnage très romantique, gentil, généreux, passionné,
colérique, désordonné, romantique intransigeant, c'est son génie qui est à
l'origine de tout ce qu'il a écrit.
→ il est l'héritier du langage et forme classique qu'il va transformer d'une
manière très considérable comme la sonate, la symphonie, …

Extrait n°36= Beethoven, 1er mouvement de la 6ème symphonie, -allegro


ma non troppo- éveil d'impressions agréables en arrivant à la campagne,
pastorale.
→ dans sa campagne (aquarelle) image idyllique et apaisante, influence
mutuelle.
→ biedermeier: peintures bourgeoises.
→ il travaille sur des toutes petites cellules de mélodie.
→ travail très important sur la dynamique.
→ jeux sur les silences (le silence= aussi un fait musical).
→ de la note la + grave et la + aigüe, il étend le registre des instruments.
→ il va de + en + insérer des harmonies, des accords, pas logiques à
l'emplacement où ils sont, ça créé des dissonances.
→ dans la musique de chambre, des corpus se distinguent.
→ les quatuors de la fin de sa vie sont considérés comme de la musique pure.
Pure= musique cérébrale, pour l'esprit, très compliquée.

Extrait n°37= Beethoven, « thème de Diabelli », ensemble de variations,


1823.
Extrait n°38= Beethoven, « thème de Diabelli », 2ème variation.
→ il y a 33 variations pour un même thème, écrit par Diabelli et envoyé
à plusieurs compositeurs. Mais Beethoven en fera 33 à lui tout seul.

Carl Maria von Weber (1784-1826):


→ oeuvres lyriques mais imposant corpus.
→ aussi oeuvres pour clarinettes (vers 1811) et pour virtuoses (une partie).
→ il a une notoriété limitée, sauf quand il meurt.

Franz Schubert (1797-1828):


→ 31 ans quand il meurt, vrai romantique, grande maturité musicale.
→ surtout des lieder.
→ Lied: mélodie accompagnée par un piano.
→ lui, en a fait plus de 600!
→ pour la musique instrumentale, quelques grandes oeuvres:
→ symphonies inachevée et 14-15
→ sonates pour piano.
→ il y a toujours la présence des lieder pour toute sa musique.

Extrait n°39= Schubert, « la jeune fille et la mort », 1er mouvement, 1824,


quatuor à cordes.
→ il a aussi composé « la truite », mélodie de lied pour quatuor à cordes.

Félix Mendelssohn (1809-1947):


→ pour lui ce qui est important c'est la musique à programme.
→ « le songe d'une nuit d'été » et la « symphonie italienne », 1833.
→ il est lui-même interprète, pour le piano.
→ c'est un chef d'orchestre relativement connu.
→ et un des 1er admirateur de Bach.

Robert Schumann (1810-1856):


→ meurt à moitié fou.
→ connu aussi pour ses lieder.
→ abondante littérature pour le piano.
→ musique orchestrale à la fin de sa vie.
→ toutes petites oeuvres à programmes:
→ « le papillon », « le carnaval », …
→ le piano permet d'être un poème.

Extrait n°40= Schumann


→ virtuosité et technologie.

→ pour les 4 derniers compositeurs vus (pas Beethoven), chefs-d'oeuvres


entre 18 et 20 ans, ça c'est romantique!

Anton Bruckner (1824-1896):


→ 9 symphonies imposantes.
→ il étend les structures de la symphonie et il est le 1er.
→ les mouvements sont très longs et le crescendo très lent.
→ il a le goût pour l'écriture « à l'ancienne ».

Johannes Brahms (1833-1897):


→ aussi et d'abords un interprète au piano.
→ ses modèles de base: Beethoven, Schubert, Schumann, …
→ les symphonies de Brahms (4)= la 10ème symphonie de Beethoven.
(c'est à dire qu'il aurait fait comme une sorte de suite à Beethven)
Gustav Mahler (1860-1911):
→ dernière personnalité du romantisme.
→ personnage très tourmenté.
→ de son vivant, il cultive le romantisme alors que ses contemporains sont
déjà à une autre forme musicale: le dodécaphonisme.
→ les 12 notes ont un poids égal.

Extrait n°41= Malher


→ mélodie de « frère Jacques » en mineur.
→ marche funèbre.
→ sur un conte (marche des animaux), ancêtre de la bande dessinée.

Weber Schubert Mendelssohn Schumann

Bruckner Brahms Mahler