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MODULE : MANAGEMENT DE L’ENTREPRISE NUMERIQUE

 

Introduction

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1. E-management

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1.1. Définition de l’e-management :

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1.2. Une représentation de l’entreprise numérique

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2. Les différentes applications utilisées :

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2.1. Gestion de la connaissance (Knowledge Management : KM)

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2.2. Gestion de la Chaîne Logistique : GCL (Supply Chain Management : SCM)

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2.3. Gestion de la relation client : GRC (Customer Relationship Management : CRM)

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2.4. La Gestion Électronique de Document (GED) ou Gestion Électronique de l'information et de

Documents pour l'Entreprise (GEIDE)

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2.5. Place de marché électronique (e-market places)

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2.6. ERP :

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3. Les systèmes d'information dans l'entreprise

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4. Le e-commerce

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4.1.

Qu'est-ce que le commerce électronique?

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4.2.

Qu'est-ce qu'un cybermarchand ou une boutique en ligne?

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4.3.

Les principales formes de commerce électronique sur le web

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4.4.

L’e-commerce un levier de croissance pour les

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4.5.

Challenges d’un site d’e-commerce

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4.6) Cadre Juridique lié au site d’e-commerce

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4.7.

Plates-formes d’e-Commerce

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5. L’EPUB

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5.1.

Les différentes techniques

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5.2.

Les caractéristiques

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5.3.

L’interactivité non intrusive

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5.4.

La capacité de ciblage

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6.

VOCABULAIRE

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Introduction

Le développement des Technologies de l'Information et de la Communication (TIC) et l'utilisation croissante d'Internet a profondément modifié les outils de gestion utilisés par les entreprises et, par-delà ceux-ci, la nature de leurs relations avec leurs partenaires (clients, salariés, fournisseurs, administrations, etc.), voire leur mode de gestion. Derrière le développement des nouvelles technologies, se profile l'émergence de nouveaux modes d'organisation prenant appui sur celles-ci. Dans ce contexte, est qualifiée d'e-management (e-business) l'intégration, au sein de l'entreprise, d'outils basés sur les nouvelles technologies de l'information et de la communication, pour en améliorer le fonctionnement. Une entreprise rentre dans le cadre du e-business dès lors qu'elle met en œuvre une nouvelle organisation tirant partie des nouvelles technologies. Ce terme ne concerne donc plus seulement les "entreprises virtuelles" (appelées Pure player ou Click and mortar, suivant qu'elle exerce uniquement, ou non, ses activités sur Internet) mais, également, les entreprises traditionnelles (dites Brick and mortar, car faites de "briques et de ciment").

1. E-management

1.1. Définition de l’e-management :

La vision traditionnelle définit le management comme un ensemble de 4 processus:

Processus de finalisation des objectifs de l’entreprise (missions, stratégie, plans, budgets) Processus d’organisation (définition des structures et des mécanismes de coordination) Processus d’animation des hommes (gestion des RH, rôles hiérarchique,…) Processus de contrôle (du contrôle stratégique au contrôle de gestion) La vision élargie du manager intègre 3 autres processus :

Processus relations-clients Processus relations-fournisseur Processus relations-partenaires Ceci nous amène vers la définition de l’e-management L’e-management peut se définir comme l’ensemble de sept processus alimentés par un système d’information reposant sur les technologies électroniques du traitement de l’information,

Il se traduit par des processus modifiés par les technologies électroniques et donc par des compétences modifiées, Ces processus sont : la finalisation des objectifs de l’entreprise (missions, stratégie, plans, budgets) ; l’organisation (définition des structures et des mécanismes de coordination) ; l’animation des hommes (gestion des RH, rôles hiérarchique,…) ; le contrôle (du contrôle stratégique au contrôle de gestion) : la relations-clients ; la relations-fournisseur et la relations-partenaires

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E-management

Processus relations- partenaires Processus relations- fournisseur

Processus

relations-

partenaires

Processus relations- partenaires Processus relations- fournisseur
Processus relations- partenaires Processus relations- fournisseur
Processus relations- partenaires Processus relations- fournisseur

Processus

relations-

fournisseur

Processus relations- partenaires Processus relations- fournisseur

Processus de

finalisation des

objectifs de

l’entreprise

de finalisation des objectifs de l’entreprise SYSTEME D’INFORMATION DE L’ENTREPRISE Processus de
de finalisation des objectifs de l’entreprise SYSTEME D’INFORMATION DE L’ENTREPRISE Processus de
SYSTEME D’INFORMATION DE L’ENTREPRISE
SYSTEME
D’INFORMATION
DE
L’ENTREPRISE

Processus de

contrôle

Processus

d’organisation

Processus de contrôle Processus d’organisation Processus d’animation des hommes Processus
Processus de contrôle Processus d’organisation Processus d’animation des hommes Processus
Processus de contrôle Processus d’organisation Processus d’animation des hommes Processus
Processus de contrôle Processus d’organisation Processus d’animation des hommes Processus

Processus

d’animation des

hommes

Processus

relations-

clients

1.2. Une représentation de l’entreprise numérique

1.2. Une représentation de l’entreprise numérique 1.2.1. Datawarehouse : entrepôt de données Un Entrepôt

1.2.1. Datawarehouse : entrepôt de données Un Entrepôt de données est une base de données regroupant l'ensemble des données fonctionnelles d'une entreprise. Il entre dans le cadre de l'informatique décisionnelle; son but est de fournir un ensemble de données servant de référence unique, utilisée pour la prise de

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décisions dans l'entreprise par le biais de statistiques et de rapports réalisés via des outils de reporting.

1.2.2. Intranet :

Un intranet est un ensemble de services Internet (par exemple un serveur web) interne à un réseau local, c'est-à-dire accessible uniquement à partir des postes d'un réseau local. Il utilise les standards client-serveur de l'Internet (grâce aux protocoles TCP/IP) pour réaliser un système d'information interne à une organisation ou une entreprise.

On utilise très souvent une architecture à trois niveaux composée :

de "clients" (navigateur Internet généralement) qui gèrent l'interface graphique;

d'un ou plusieurs serveurs d'application (middleware) qui manipulent les données. Un serveur web permet d'interpréter des scripts CGI, PHP, ASP ou autres et de les traduire en requêtes SQL afin d'interroger une base de données;

d'un serveur de bases de données.

Un intranet permet ainsi de véhiculer les requêtes et les réponses. Il possède naturellement plusieurs clients (les ordinateurs du réseau local) et, éventuellement, plusieurs serveurs (une grande entreprise peut par, exemple, posséder un serveur web fédérateur liant différents serveurs web gérés par chaque service). Sa mise en place peut se faire à très faible coût car, sous réserve que l'entreprise soit déjà équipé en micro-ordinateurs, il existe de nombreuses solutions logicielles en freeware ou shareware sur le marché (navigateurs Internet gratuits pour les postes clients, serveur web "Apache" sous linux et programme serveur "MySQL" pour le serveur de bases de données).

Le principal intérêt d'un intranet est de pouvoir mettre un ensemble de documents de tous types (textes, images, vidéos, sons, etc.) à la disposition de tous les employés. Bien entendu, il est également possible de restreindre la consultation d'une partie de ceux-ci à certains utilisateurs, en définissant une politique de droits d'accès en fonction de leur profil. Ses applications concrètes sont multiples : mise à disposition d'informations sur l'entreprise ou de documents techniques , moteur de recherche de documentations, échange de données entre collaborateurs, gestion de projets, aide à la décision, messagerie électronique, forum de discussion, chat en direct, visioconférence, etc.

Un intranet favorise donc la communication au sein de l'entreprise et limite les erreurs dues à la mauvaise circulation d'une information (sous réserve que les documents mis en ligne fassent, effectivement, l'objet d'une mise à jour régulière). Il contribue, ainsi, à la constitution d'une véritable "mémoire de l'entreprise", centralisée et cohérente, permettant une capitalisation des connaissances. En outre il peut faciliter la mise en place d'un travail coopératif entre les membres du réseau (fonction de groupware).

1.2.3. Extranet

Un extranet est une extension du système d'information de l'entreprise à des partenaires situés au-delà du réseau. Bien entendu, son utilisation doit être sérieusement sécurisée dans la mesure où elle permet à des personnes extérieures à l'entreprise d'accéder à son système d'information interne. Cet accès peut être délivré à l'issue soit d'une authentification "simple" (authentification par nom d'utilisateur et mot de passe) ou d'une authentification "forte" (authentification à l'aide d'un certificat).

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Un extranet n'est donc ni un intranet, ni un site internet. Il s'agit d'un système supplémentaire offrant à certains des partenaires privilégiés d'une entreprise (filiales, clients, fournisseurs, etc.) un accès à certaines de ses ressources informatiques, par l'intermédiaire d'une interface Web.

1.2.4. Internet (ou net)

Internet (ou net) est le réseau mondial bâti autour de routeurs employant le protocole standard TPC/IP (Internet Protocol). Plus concrètement, il s'agit d'un réseau composé d'une multitude de mini-réseaux d'ordinateurs, ces derniers étant identifiés par une adresse IP et interconnectés entre eux grâce à ce protocole commun TCP qui leur permet de d'échanger des informations. Internet est composé de plusieurs sous-ensembles distincts qui représentent chacun une porte d'accès indépendante au réseau : le World Wide Web (Web : échange de documents), le Mail (courrier électronique), l'Usenet (Newsgroups ou forums de discussion en temps différé), l'Internet Relay Chat (IRC ou forum de discussion en temps réel), le File Transfer Protocol (FTP ou Transfert de fichiers), etc. L'utilisateur utilise ces services grâce à des logiciels spécialisés, appelés "logiciel client" (client de navigation www, client de messagerie électronique, client de téléchargement, client forums, etc.), qui interrogent un serveur (prestataire de service en ligne) grâce à un protocole spécialisé.

1.2.5. Groupware

On désigne par "groupware" (en français collectique) les méthodes et outils logiciels (appelés collecticiels ou, plus rarement, synergiciels) permettant à des utilisateurs de mener un travail en commun à travers les réseaux. Ce terme renvoie donc à de nombreux types d'applications différentes permettant le partage d'information ou la création et l'échange de données informatisées entre utilisateurs géographiquement éloignés, dans une perspective de travail en équipe. Il s'agit généralement d'outils de messagerie (instantanée ou non) ou des applications diverses telles que : agenda partagé, espace de documents partagé, outils d'échange d'information (forums électroniques), outil de gestion de contacts, outils de workflow, conférence électronique (vidéoconférence, chat), etc.

1.2.6. Gestion électronique des processus métiers (Workflow)

On appelle "workflow" (littéralement "flux de travail") la modélisation et la gestion informatique de l'ensemble des tâches à accomplir et des différents acteurs impliqué dans la réalisation d'un "processus métier" (aussi appelé processus opérationnel).Ce terme peut donc se traduire en français par gestion électronique des processus métier. Les outils de workflow permettent l'ordonnancement, le routage et le suivi de travaux au sein d'unités de travail. Concrètement, le Workflow décrit le circuit de validation, les tâches à accomplir entre les différents acteurs d'un processus, les délais, les modes de validation et fournit à chacun des acteurs les informations nécessaires pour la réalisation de sa tâche. Par exemple, pour un processus de publication d'un document sur un intranet, il s'agira de modéliser les tâches de l'ensemble de la chaîne éditoriale, de la proposition du rédacteur à la validation par le responsable de publication :

Phase 1. Le rédacteur propose un article au chef de rubrique Phase 2. Le chef de rubrique regarde le document et le valide

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Phase 3. Le rédacteur en chef trouve que le document possède des éléments incompatibles avec l'actualité et retourne le document au rédacteur Phase 2'. Le rédacteur revoit sa copie et la soumet au chef de rubrique Phase 3'. Le chef de rubrique corrige quelques coquilles et transmet l'article au rédacteur en chef Phase 4. Le rédacteur en chef valide le document pour une publication en ligne

On distingue généralement deux types de workflow :

Le workflow procédural (aussi appelé workflow de production ou workflow directif) correspondant à des processus métiers connus de l'entreprise et faisant l'objet de procédures préétablies et, donc, relativement figées ;

Le workflow ad hoc basé sur un modèle collaboratif, les acteurs intervenant dans la décision du cheminement, celui-ci étant susceptible d'adaptation il s'avère donc plus "dynamique".

1.2.7. Portails d'entreprise (Enterprise Portal) On appelle portail d'entreprise une plate-forme intranet donnant accès à des données de l'entreprise et à des ressources du système d'information, regroupées au sein d'une interface unique. Le portail d'entreprise est donc une porte d'entrée vers des données du système d'information de l'entreprise pour l'ensemble du personnel et, éventuellement, pour certains de ses partenaires externes.

On distingue généralement trois grandes familles de portails :

Le portail d'information d'entreprise (ou EIP pour Enterprise Information Portal, parfois aussi appelé CIP pour Corporate Information Portal) donne accès à de multiples sources d'informations (documents, rapports, dépêches, articles de presse, etc.) agrégées en un point unique ;

Le portail d'application d'entreprise (ou EAP pour Enterprise Application Portal, aussi appelé portail applicatif), a pour but de donner accès aux différentes applications de l'entreprise et aux données correspondantes en fonction du profil d'utilisateur ;

- Le portail d'expertise d'entreprise (ou EEP pour Enterprise Expertise Portal, parfois appelé portail de veille), permet de capitaliser et d'analyser les informations utilisées par les utilisateurs afin d'améliorer l'accès aux savoirs de l'entreprise.

2. Les différentes applications utilisées :

2.1. Gestion de la connaissance (Knowledge Management : KM) On appelle gestion de la connaissance (Knowledge Management : KM) les méthodes et outils logiciels permettant d'organiser, de partager et de capitaliser les connaissances de l'entreprise. L'efficacité d'une organisation dépend fortement de la capacité de ses membres à disposer au bon moment de la bonne information et à pouvoir confronter leur expertise à celle des autres membres du groupe (concept d'intelligence collective). Or, le développement des technologies de la communication, peut se traduire par une surinformation (pollution informationnelle) venant noyer ou diluer les informations pertinentes. Aussi, l'objectif d'un système de gestion de la connaissance est d'identifier, de capitaliser et de valoriser le capital intellectuel de l'entreprise en impliquant l'ensemble du personnel. Là encore, les TIC peuvent offrir des solutions particulièrement performantes à chacune des 5 phases classiques de mise en place d'un système de gestion de la connaissance :

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- le repérage des connaissances : veille passive par le biais de moteur de recherche sur le Net

(recherche de l'information publique, dite "blanche") et active par l'intermédiaire des forums spécialisés et autres communautés virtuelles (recherche de l'information protégée, dite "grise" ou secrète, dite "noire").

- la préservation des connaissances : bases de données, entrepôt de données, magasin de

données, etc.

- la valorisation des connaissances : programmes de traitement des données, le Forage de

données, etc.

- la création et le partage des connaissances : réseaux (intranet, extranet et Internet)

- l'actualisation des connaissances : systèmes de traitement automatisée des données, de diffusion en temps réel, etc.

2.2. Gestion de la Chaîne Logistique : GCL (Supply Chain Management : SCM) On appelle Gestion de la Chaîne Logistique (GCL pour SCM : Supply Chain Management) les outils et méthode visant à améliorer et automatiser l'approvisionnement en réduisant les stocks et les délais de livraison ("Juste à Temps", "Flux tendu" etc.) La chaîne logistique est constituée par l'ensemble des maillons relatifs à la logistique d'approvisionnement (achats, approvisionnement, gestion des stocks, transport, manutention, etc.). Celle-ci est appréhendée de manière globale c'est-à-dire au travers non seulement de l'entreprise mais, également, de l'ensemble de ses fournisseurs et de leurs sous-traitants. L'objectif poursuivi par la GCL est d'intégrer l'amont et l'aval de l'entreprise (fournisseurs et clients) dans la chaîne globale des flux afin de réduire les coûts administratifs de traitement de la commande et le niveau de stock, tout en améliorant le taux de service pour le consommateur final, en assurant la traçabilité de la marchandise (suivi de son cheminement entre les différents intervenants de la chaîne logistique). les outils de Gestion de la Chaîne Logistique s'appuient sur les informations relatives à la capacité de production, au niveau des stocks et au suivi des ventes disponibles dans le système d'information de l'entreprise pour passer automatiquement des ordres de commandes auprès des fournisseurs grâce à un Échange de Données informatisées (EDI, pour Electonic Data Interchange).

L'EDI consiste à échanger des informations structurées directement d'ordinateur à ordinateur, ce qui permet :

- d'accélérer les flux d'informations

- de supprimer les erreurs de ressaisie et de recopie

- de permettre l'intégration directe des données dans l'informatique du destinataire

- de préserver la confidentialité des informations

- de donner à l'expéditeur l'assurance que le destinataire a bien reçu le message.

Mais ces avantages ne sont pas sans contreparties :

- il faut avoir recours, pour échanger les messages, à un "Réseau à Valeur Ajoutée" (RVA),

qui doit impérativement fonctionner au standard de communication X400 (Allegro, Atlas400, Geis, etc.)

- Il faut que les interlocuteurs, bien identifiés à chaque extrémité de la chaîne, se soient

préalablement mis d'accord sur les modalités de l'échange, lesquelles sont généralement consignées dans un "Accord d'interchange" précisant notamment : type de message (commandes, factures, fiches produits, etc.), langage et version (Edifact, Gencod, Inovert, etc.), fréquence (tous les jours, 2 fois par jour, etc.) et réseau utilisé.

- Il faut enfin développer le logiciel d'interface qui fera le lien entre le traducteur de la station EDI et l'applicatif interne à l'entreprise.

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La mise en place d'une solution EDI implique donc un haut niveau de technicité et exige une préparation délicate. Elle représente un investissement conséquent et induit ensuite des coûts de fonctionnement qui, tout en restant très compétitifs par rapport aux transmissions classiques (courrier, téléphone, télex ou fax) ne sont tout de même pas nuls. Ceci explique que des recherches sont entreprises sur le plan des normes, des standards et des langages (par exemple XML), pour trouver des solutions permettant de concilier l'EDI et le réseau Internet :

Web-EDI ou LITEDI

Les logiciels de SCM peuvent être regroupés en trois grandes catégories suivant le type de fonctions qu'ils traitent :

- Supply Chain Planning (SCP) : applications ayant pour objectif de projeter ou planifier

l'ensemble des processus de la chaîne logistique

- Supply Chain Execution (SCE) : applications visant à gérer l'exécution des processus de la

chaîne logistique, notamment :

- Manufacturing Execution System (MES) : gestion de la production

- Warehouse Management System (WMS) ou SGE (Systèmes de Gestion d'Entrepôt) : gestion

des entrepôts et des stocks

- Transport Management System (TMS) : gestion du transport

- Order Management System (OMS) : gestion des ordres et des ventes

- Supply Chain Event Management (SCEM) et Business Intelligence : applications d'aide au

pilotage, à la simulation et au contrôle de la chaîne logistique (ce nouvel outil supervise le réseau logistique, en reliant l'exécution à la planification et donne l'alerte en cas de dysfonctionnement dans le processus ou déclenche des procédures de substitution).

La mise en place d'une Gestion de la Chaîne Logistique se traduit généralement par une refonte totale du système d'information de l'entreprise et suppose une profonde transformation de son mode d'organisation.

2.3. Gestion de la relation client : GRC (Customer Relationship Management : CRM)

L'intégration des nouvelles technologies dans les relations client-entreprise a contribué à un renforcement des relations de concurrence inter-entreprises. En effet, grâce à celles-ci, il devient de plus en facile au client de rechercher, trouver et adopter un nouveau fournisseur. Dans ce contexte, les entreprises ont rapidement pris conscience qu'il était beaucoup plus rentable de fidéliser un client existant que d'en prospecter de nouveaux et que ces mêmes nouvelles technologies pouvaient les y aider. En effet, elles leur offrent des moyens, de plus en plus puissants et efficaces, de cerner les besoins, goûts et attentes de chacun de leurs clients et donc d'y répondre de manière de personnalisée. La GRC (Gestion de la Relation Client ou CRM pour Customer Relationship Management) vise à développer la capacité de l'entreprise à identifier, acquérir et fidéliser ses meilleurs clients dans l'optique d'augmenter son chiffre d'affaires et ses bénéfices. Il ne s'agit donc pas, à proprement parler, d'une application ou d'une technologie, mais plutôt d'une stratégie d'entreprise qui place le client au cœur des systèmes d'information et d'action de l'entreprise :

2.4. La Gestion Électronique de Document (GED) ou Gestion Électronique de

l'information et de Documents pour l'Entreprise (GEIDE) Elle a pour fonction d'organiser et de gérer des informations et des documents électroniques au sein d'une organisation. À travers un ensemble d'outils et de techniques, elle permet de dématérialiser, classer, gérer et stocker des documents à partir d'applications informatiques dans le cadre normal des activités

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de l'organisation. Elle est un élément important pour le développement d'une culture apprenante dans les organisations car elle participe aux processus de travail collaboratif, de capitalisation et d'échanges informationnels Selon l'Association des professionnels de la GED (APROGED), on peut distinguer

la GEIDE administrative (classement de documents électroniques),

la GEIDE bureautique (production et partage de documents dans un groupe de travail), l'archivage numérique,

la GEIDE documentaire (indexation de ressources documentaires)

et la GEIDE technique (gestion de documents techniques au format propre à un métier). Ce sont les applications de type classement administratif ou archivage électronique qui, grâce à la GEIDE, connaissent les gains de productivité les plus importants

2.5. Place de marché électronique (e-market places)

Une place de marché électronique (e-market place) est une place d'échanges virtuelle, facilitant la rencontre et les échanges d'informations entre entreprises (domaine du Business to Business). Elle se compose d'un ensemble de services en ligne permettant d'une part le rapprochement entre des fournisseurs et des acheteurs (place de marché "infomédiaire") et, d'autre part, la dématérialisation et l'automatisation d'une partie ou de la totalité des flux d'informations et des transactions (place de marché "transactionnelle").

2.6. ERP :

Intégration des logiciels de gestion : Enterprise Ressource Planning : ERP (PGI) versus Enterprise Application Integration : EAI. Les Progiciels de Gestion Intégrés (PGI, en anglais Enterprise Resource Planning : ERP), sont des applications dont le but est de coordonner l'ensemble des activités d'une entreprise (activités dites "verticales" telles que la production, l'approvisionnement - et "horizontales" comme le marketing, la force de vente, la gestion des ressources humaines, etc.) autour d'un même système d'information.

Les PGI proposent généralement des outils de Groupware et de Workflow afin d'assurer la transversalité et la circulation de l'information entre les différents services de l'entreprise. L'implantation d'un PGI est un projet extrêmement lourd, requérant une intégration totale de l'outil logiciel au sein d'une organisation et d'une structure spécifique. Il génère donc des coûts important d'ingénierie (le logiciel représente, en général, moins de 20% du budget du projet) et sa mise en place entraîne nécessairement des modifications importantes de l'organisation de l'entreprise.

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3. Les systèmes d'information dans l'entreprise

Il y principalement 4 types de SI dans l’entreprise :

STT : Système de traitement des transactions

SIG :

SAD : Système d'aide à la décision

SID :

Système d‘information pour dirigeants

Système d'information de gestion

Systèmes de traitement des transactions (STT) Niveau opérationnel

Systèmes de base qui soutiennent le niveau des opérations

Systèmes informatisés qui exécutent et enregistrent les transactions quotidiennes et courantes nécessaires aux affaires de l'organisation

Systèmes d’information de gestion (SIG) Niveau de la gestion

Entrées : résumé des transactions, volume élevé de données

Traitement : rapports courants, modèles simples, analyse de base

• Sorties : rapports sommaires, rapports d’exception

Utilisateurs : gestionnaires de niveau intermédiaire Ex. : budget annuel

Systèmes d'aide à la décision (SAD) Niveau de la gestion

Entrées : faible volume de données modèles analytiques

Traitement : interactif, simulations, analyses

Sorties : analyses de décisions, rapports spéciaux

Utilisateurs : gestionnaires de niveau intermédiaire Ex. : analyse de coûts des contrats

Systèmes d'information pour dirigeants (SID) Niveau stratégique

Entrées : données globales, internes et externes

Traitement : interactif, simulations, graphiques

Sorties : projections, réponses aux requêtes

Utilisateurs : gestionnaires de niveau supérieur

Ex. : plan des opérations sur 5 ans Caractéristiques des SID

S'adressent aux cadres supérieurs

Souvent conçus pour un individu

Utilisent des données provenant de plusieurs niveaux et sources

Dispendieux à soutenir

Comportent des interfaces graphiques conviviales

Les SI du point de vue fonctionnel :

Systèmes de ventes et marketing Principales fonctions :

- Gestion des ventes

- Études de marché

- Promotion

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- Établissement des prix

- Conception de nouveaux produits

Systèmes de fabrication et production Principales fonctions :

- Planification de la production

- Achat de matériaux

- Réception des marchandises

- Livraison

- Conception de méthodes de fabrication

- Gestion des opérations

Systèmes de finances et de comptabilité Principales fonctions :

- Budget

- Grand livre

- Facturation

- Prix de revient

Systèmes de ressources humaines Principales fonctions :

- Gestion des dossiers d'employés

- Recrutement

- Rémunération

- Formation

- Relations de travail

Intégration des fonctions de l’entreprise et processus d’affaires. Processus d'affaires Une définition :

Manière dont le travail est organisée et coordonné dans le but d'obtenir un produit ou un service qui comporte une valeur

Les systèmes d'intégration des processus à l'échelle de l'entreprise

Transcendent les frontières entre les ventes, la recherche et le développement, le marketing et la fabrication

Rassemblent les employés de différents services fonctionnels pour effectuer un travail donné

Systèmes d'intégration des processus à l'échelle de l'entreprise Aussi appelés « applications d'entreprise » :

Conçues pour soutenir la coordination et l'intégration des processus à l'échelle de l'entreprise

Consistent en des :

systèmes d'entreprise (ERP- Entreprise Resource Planning)

systèmes de gestion de la chaîne logistique

systèmes de gestion de la relation client (CRM- Customer Relationship Management)

systèmes de gestion des connaissances

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Bénéfices des systèmes d'entreprise

Aident à unifier la structure et l'organisation de l'entreprise

Gestion : vision globale des processus d'affaires et des flux d'information

Technologie : plateforme unique

Affaires : productivité accrue par une gestion plus efficace des ressources et du service à la clientèle

Défis des systèmes d'entreprise

Difficulté à développer : demandent des changements fondamentaux dans les façons de faire

Technologie : demandent des logiciels complexes et des investissements importants de temps, d'argent et d'expertise

• Gestion : peuvent créer des tensions par l’établissement de divers systèmes, qui servent des intérêts spécifiques mais peuvent aussi se combiner pour fournir de l’information à l’ensemble de l’entreprise

Systèmes de gestion de la chaîne logistique

Tournés vers l'extérieur pour faciliter les relations avec les fournisseurs et clients

Orientés vers l'optimisation des processus d'affaires pour :

L'approvisionnement

La production

La gestion des stocks

La livraison des produits et services

Systèmes de gestion des connaissances

Recueillent les connaissances et expériences de l'entreprise pour les mettre à la disposition d'utilisateurs

Soutiennent la prise de décisions de gestion

Relient l'entreprise à des sources de connaissances internes et externes

• Soutiennent les processus d’acquisition, de conservation, de distribution et d’application des connaissances dans l’organisation

Organisation et SI

Du matériel

Des logiciels

Du stockage des données

Des réseaux

Spécialistes en SI :

Programmeurs : techniciens de haut niveau qui écrivent les instructions logicielles des ordinateurs

• Analystes de systèmes : servent de lien entre l’organisation, les utilisateurs et le service des SI en traduisant les problèmes et besoins de l’organisation en besoins d’information et en SI

Gestionnaires des SI : chefs des équipes de programmeurs et d’analystes, directeurs de projet, des télécommunications, du parc informatique, du personnel informatique, etc.

Chef de l'information : cadre supérieur qui supervise la TI

Utilisateurs finaux : représentants de services pour lesquels on conçoit un SI

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4. Le e-commerce

4.1. Qu'est-ce que le commerce électronique?

Le commerce électronique désigne l'échange (la vente) de biens et de services via le réseau Internet.

Dans le cadre du commerce électronique, nous entrons également dans le domaine de la vente à distance/vente par correspondance (VAD/VPC). Cela induit le respect des lois qui s'y appliquent. Selon que la transaction concerne un bien manufacturé ou un service, les obligations et les droits de chaque partie ne seront pas les mêmes. De plus, les réglementations peuvent varier d'un pays à l'autre. Il convient donc de s'assurer de l'origine du cybermarchand.

Et si l’e-commerce avait émergé en 1960 ? Une large définition de l’e-commerce est le couplage télécommunication et ordinateur afin de faciliter le commerce de biens et de services. Ex : réservation par le téléphone Le e-commerce basé sur le web est aussi appelé eRetailing

L’e-commerce tient une place de plus en plus importante

Importante évolution du WWW.

Évolution en termes de comportement versus Social Shopping

Évolution dans la façon de faire du commerce.

Changement dans le fonctionnement des entreprises.

L’e-commerce va continuer à évoluer en fonction de différents facteurs tels que la législation, les nouveaux protocoles et les développements du secteur des télécoms.

Notamment avec l’arrivée du m-Commerce Le m-commerce Le m-commerce ou le commerce mobile semble être une solution d'avenir mais qui tarde un peu à décoller. C'est une manière de pratiquer le commerce électronique essentiellement par l'intermédiaire de la technologie offerte de la téléphonie mobile.

4.2. Qu'est-ce qu'un cybermarchand ou une boutique en ligne?

Un cybermarchand est un commerçant dont l'activité de vente de biens et/ou de services se fait par l'intermédiaire d'une boutique en ligne. Il existe deux grandes familles de cybermarchands, les «pure players» (ou Click and mortar) qui n’ont pas de point de vente physique et les «click and mortar» ayant une activité associée en un ou plusieurs points de vente physique. La boutique en ligne est un moyen, il s'agit d'un site d'e-commerce autrement appelé boutique virtuelle. On parlera également de cybermarché dans le cas de vente à distance de produits livrés à domicile par un supermarché en ligne.

La croissance du e-commerce dans le monde a été influencé par le type de connexions de internautes (Adsl, Cable, High speed connections)

4.3. Les principales formes de commerce électronique sur le web.

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Cette liste n'est pas exhaustive

 

Le B2B (business to business ou professionnels à professionnels) qui désigne les transactions interentreprises.

Le B2C (business to consumers) désigne un mode d'échanges plus traditionnel de professionnels en direction des consommateurs (particuliers).

Le C2C (consumers to consumers) est un processus en pleine expansion. On peut notamment le considérer comme une virtualisation des échanges entre particuliers (exemple : vides-greniers).

Et

 

Le B2E (business to employés) traduit les échanges d'une entreprise vers ses propres salariés.

Le B2G (business to gouvernment) désigne les échanges entre les entreprises et les gouvernements.

Le B2A (business to administration) désigne les échanges entre les entreprises et les administrations.

Le G2C (service public to consumers) désigne les échanges entre les services publics

et les particuliers ,,,

Exemples d’entreprises

B2C

Amazon

B2B

BlueWine

C2C

ebay

G2C

Service public

Forte utilisation du C2C

49% des internautes ont acheté ou vendu via les sites mettant en relation des particuliers au cours des 6 derniers mois (Source : baromêtre Fevad Médiamétrie / Netrating mai 2008) Le C2C est une concurrence pour le B2C

• Le principe de vente en Consumer To Consumer (système d’enchères entre les internautes) est en forte croissance

• Procédé créé il y a une dizaine d’années par ebay

• Les marchés sont régulés exclusivement par la loi de l’offre et la demande

4.4. L’e-commerce un levier de croissance pour les PME/TPE.

un internaute sur deux prépare son achat en magasin sur Internet : le commerce en ligne ne doit plus être négligé par les PME/TPE

Possibilité d’ouvrir sa boutique en ligne à partir de 10 euros par mois (commerçant dispose d’une vitrine sur le Net et peut créer un catalogue de produits.) (offre SAAS)

Pour des solutions plus complètes, intégrant un module de gestion commerciale étoffé, un catalogue de produits élaboré, un système de paiement sécurisé et des logiciels d’analyse des performances, il faut plutôt compter entre 50 ou 100 euros par mois.

EX cas de Fruitrouge.com, entreprise de 18 personnes positionnée sur les ventes privées de prêt-à-porter, qui dépassera les 2 millions d’euros de chiffre d’affaires après seulement une année d’existence et qui revendique aujourd’hui plusieurs centaines de milliers de membres dans sa communauté, donc d’acheteurs potentiels. Pour un investissement initial de 200 000 euros.

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Autres outils disponibles à moindre coût pour optimiser les ventes : les Blogs : Les blogs influencent les ventes en ligne (62% des personnes ont acheté sur Internet suite à un commentaire positif sur un blog personnel ; 44% y ont renoncé après avoir lu un texte négatif ; 23% des acheteurs sur Internet aiment donner leur avis sur le cybermarchand où ils viennent faire leurs courses ; source IPSOS)

Exemple d’initiative en e-commerce de TPE« les fermiers virtuels anglais »

Des fermiers de Bedfordshire ont créé “virtual farmers’ market”

Un lien entre producteurs locaux et clients finaux via internet.

Coût pour le producteur : 10 £/mois (+ 93% du prix de vente)

Les clients cherchent par régions, type de producteurs… + possibilité de livraisons groupées.

4.5. Challenges d’un site d’e-commerce

Augmenter la fréquentation du site

Proposer la bonne offre/rassurer/informer/vendre

Satisfaire / fidéliser

4.5.1) Augmenter la fréquentation du site

E-marketing comportemental : transformer des données clients en opportunités business

Actions multicanales

4.5.2) Transformer le prospect en client Marketing comportemental : segmenter son offre

• Proposer le bon produit au bon client au bon moment : pas d’incentives systématiques

Personnaliser les offres en up sell et cross sell

Un incentive est un acte permettant à des personnes ou des groupes de se motiver, souvent en offrant une récompense en échange d'une action effectuée.

On parle surtout d'incentive dans l'animation des réseaux de vente : forces de vente (réseaux internes), distributeurs, clients (réseaux externes). Des entreprises faisant

affaire avec des réseaux de distribution, ou qui possèdent une force (Le mot force peut désigner un pouvoir mécanique sur les choses, et aussi, métaphoriquement, un pouvoir

de la volonté ou

pour améliorer leurs résultats.

)

de ventes, vont créer des outils destinés à motiver ces personnes

L'usage (L’usage est l'action de se servir de quelque chose.) de tels dispositifs vise à créer ou installer un réflexe (Le réflexe d'une façon générale fait intervenir des

propriétés intégratrices d'un centre nerveux. Il résulte d'un

démarche (généralement en faveur d'une marque ou un produit auprès des vendeurs ou revendeurs.)

)

de comportement ou une

L'Up-selling est une technique de vente permettant au vendeur d'amener le consommateur à monter en gamme par l'achat d'un produit plus cher que celui qu'il avait prévu auparavant. Par exemple, le consommateur qui avait initialement prévu d'acheter un réfrigérateur moyen de gamme, sortira du magasin avec le même produit mais de gamme supérieure à un prix plus élevé. La vente additionnelle, vente croisée ou cross selling consiste à proposer ou à vendre un produit complémentaire au produit principal qui est vendu, pour accroitre le chiffre des

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ventes. Il peut s'agir par exemple de chaussettes ou de cirage quand on a acheté une paire de chaussures, ou une assurance annulation avec un voyage ,

E-marketing : suivre le client dès qu’il rentre en interaction avec le site : Acquérir une connaissance client

Calculer le taux transformation du site d’e-commerce

Augmenter la transformation sans toucher aux marges

Analyser les freins à la transformation

Optimiser les performances économiques

S’orienter sur la satisfaction client 4 facteurs influence la satisfaction : prix, merchandising, disponibilité des produits et la marque

4.5.3) Développer la valeur client : Augmenter la rétention

Maximiser ce qui est déjà payé

Gérer les clients selon leurs valeurs

Repérer les hauts potentiels

4.5.4) éléments du MIX e-commerce Afin d’attendre ce challenge il faut gérer les éléments du MIX

Référencement

Marketing alternatif

Management des coûts

Back office

Logistique

ergonomie

4.6. Cadre Juridique lié au site d’e-commerce NOTA : pour information nous donnons les éléments de lois existantes en Europe et en France

• Cookie : l’internaute doit pouvoir effacer ses cookies (European privacy seal)

Loi Chatel (en vigueur depuis 01/06/08) 5 mesures :

o

Article 30 : Renforcement de l’information du consommateur préalable à la passation de commande pour lui permettre de mieux faire jouer la concurrence, par une mention explicite de l’absence de possibilité de rétraction le cas échéant.

o

Article 28 : Renforcement des droits du consommateur sur les délais de livraison par l’obligation faite au professionnel de mentionner une date limite de livraison, sans quoi les biens et services doivent être livrés sans délai. Le consommateur pourra annuler sa commander sans frais s’il n’est toujours pas livré 7 jours après cette date limite de livraison.

o

Article 31 Clarification de l’exercice du droit de rétraction (et de l’annulation), en précisant que l’assiette de remboursement comprend bien tous les frais de port aller et les éventuels frais de traitement de commande

o

Articles 31 : Primauté du remboursement par chèque ou virement (plutôt que par avoir)

o

Articles 29 : Mise à disposition de moyens de communication non surtaxés pour suivre les étapes de livraison, rétraction, garantie

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Le vendeur doit diffuser sur son site ses coordonnées postales, téléphoniques et électroniques

Les CGV doivent être accessibles avant la commande

• En absence d’indication, le droit impose au vendeur de livrer au plus tard dans les 30 jours qui suivent la commande

Obligation du principe du double clic : le consommateur doit avoir pu vérifier le détail de sa commande avant de la confirmer.

Loi informatique et libertés LEN : opt-in

• Depuis 2006 (lié au développement durable) le cybermarchand a l’obligation de reprendre votre équipement électrique ou électronique usagé lors de l’achat d’un nouveau matériel de même nature

LCEN, opt-in et sursis: 1 sep 2004

La loi sur la confiance dans l'économie numérique (dossier LEN) est entrée en vigueur le 22 juin 2004. Elle établit le principe de l'opt-in, c'est-à-dire du consentement express préalable du destinataire de toute prospection commerciale par courriel (on entend par destinataire toute personne physique, qu'il s'agisse d'un particulier ou d'un professionnel, a priori les adresses génériques de type info@domaine.com ne sont pas couvertes).

4.7. Plates-formes d’e-Commerce Quelques sont les solutions pour créer un site d’e-commerce?

• Les SSII (Société de Services et d’Ingénierie Informatique)

Les agences Web

Les plateformes e-commerce

Les solutions en ASP afin de créer et gérer sa boutique en ligne

POwerBoutique « offre clé en main » : une offre qui incluse le gestionnaire du site, l’assistance utilisateurs, l’hébergement, le nom de domaine, les adresses email, les statistiques …

Boutique Builder

Modulo Shop

Intershop

Pack e-commerce d’Amen

1.7) social shopping : Faire découvrir, partager, recommander… Social Media définition : Les réseaux sociaux se constituent autour de motivations, hobbies ou intérêts partagés en commun Ex : myspace, ning, facebook, bahu.com…

Le Social Media appliqué au e-Commerce

Développer un réseau de prospects et de clients

Favoriser la recommandation des produits ou services auprès du réseau

Développer les avis des utilisateurs

Toucher un maximum de niches de marché

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5. L’EPUB

5.1. Les différentes techniques

Il existe une gamme étendue de techniques publicitaires sur Internet et la répartition des dépenses en publicité sur Internet est en moyenne la suivante :

Bannière promotionnelle : 53%

Sponsoring : 25%

Interstitielle : 4%

E-mailing : 3%

Autres : 15%

5.1.1) La bannière promotionnelle Elle présente deux atouts majeurs : elle est immédiate et ne nécessite qu’une action minimale de la part de l’internaute (le clic). Les campagnes publicitaires ciblées sont facturées à un tarif supérieur à celui appliqué pour les campagnes généralistes.

5.1.2) La publicité interstitielle Elle consiste à interrompre la consultation d’informations par une annonce publicitaire qui occupe tout l’écran ou toute la fenêtre pendant quelques secondes. Cet écran publicitaire est généralement animé et sonore sans liens vers les sites annonceurs. L’impact d’une telle technique est très important car l’audience est captive et l’attention ne peut se reporter sur une autre partie de la page.

5.1.3) L’e-mail ou d-mail (direct mail) Cela consiste en l’envoi d’un message directement à un internaute vers sa boîte aux lettres électronique. Des liens directs vers le site web permettent à l’internaute d’un simple clic d’atteindre la nouvelle destination.

5.1.4) Le pop-up Cette technique de promotion permet d’afficher automatiquement une fenêtre supplémentaire qui apparaîtra au-dessus de celle visitée par l’internaute (pop-up). Si le chargement est rapide, l’effet de surprise est maximum et l’internaute ne pourra manquer de voir la publicité. Bien gérée, elle peut augmenter l’audience (comme la bannière, la double fenêtre est cliquable et renvoie directement sur le site annonceur), et accroître la reconnaissance d’une marque ou d’un nom.

5.2. Les caractéristiques

La promotion sur Internet possède des particularités qui la rendent très proche du marketing direct, ces particularités sont l’interactivité, des possibilités de ciblage très précis et une mesure relativement précise de l’efficacité. En outre, ce type de promotion dispose de spécificités matérielles qui lui sont propres et qui conduit à développer de nouveaux formats de promotions.

5.3. L’interactivité non intrusive

Il est important de fournir une définition du terme interactivité. Le concept d’interactivité recouvre une notion encore mal définie. Les définitions suivantes constituent toutefois un point de départ pour l’analyser:

L'interactivité est une «faculté d'échange entre l'utilisateur d'un système informatique et la machine, par l'intermédiaire d'un terminal doté d'un écran de visualisation ».

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Une définition plus complète nous est fournie par l’Institut National de l’Audiovisuel. «L’interactivité qualifie les matériels, les programmes et les conditions d’exploitation qui permettent des actions réciproques en mode de dialogue avec des utilisateurs ou en temps réel avec des appareils ». Cette définition nous paraît suffisamment nuancée pour permettre de replacer le concept d’interactivité dans un contexte plus vaste que celui de l’émergence des supports interactifs. En effet, le téléphone est un instrument qui permet d’instaurer un dialogue en temps réel entre les utilisateurs. Il s’agit donc d’un média interactif à part entière. Toutefois, la particularité qui différencie Internet du téléphone est d’offrir deux modes de diffusion :

le temps réel ou le différé. Le mot interaction, quant à lui, est définit comme suit : « influence réciproque de deux phénomènes, de deux personnes. ». Le terme interactif désigne le support «qui permet d’utiliser un mode conversationnel». Cette interactivité de la promotion on-line se place à 2 niveaux :

publicitaire

éditoriale

Au niveau publicitaire Afin d’accroître la notoriété d’une marque (ou d’un produit), il est de plus en plus nécessaire de réaliser des campagnes de promotion on-line. Les différents formats de promotions utilisés (bandeaux, liens hyper-textes, double fenêtre, etc.) sont cliquables et renvoient sur le site de l’annonceur. Là se place la première interactivité. Elle possède un avantage non négligeable par rapport aux « médias traditionnels » : elle nécessite une action minime, et souffre donc de freins minimes. Cette technique introduit une notion de progressivité dans le contact publicitaire, c’est en effet le surfeur qui décidera de son degré d’implication en pénétrant plus ou moins profondément dans le site de l’annonceur et en remplissant éventuellement des formulaires présents dans le site. De ce fait les contenus rédactionnels et graphiques du bandeau et de la page de renvoi sont fondamentaux car ils doivent provoquer le clic.

Au niveau éditorial On retrouvera le phénomène d’interactivité sur le site même de l’annonceur. Le visiteur aura ainsi tout loisir de parcourir le site non seulement pour les rubriques qui l’intéresse, mais encore dans l’ordre qui lui convient le mieux, et de passer le temps qu’il veut sur ces rubriques. Et en remplissant éventuellement des formulaires présents sur le site comme cela se fait pour certains journaux américains qui se consultent gratuitement en ligne sous réserve de remplir justement un questionnaire d’identification (Wall Street Journal, Financial Times, etc.), le site pourra cerner qualitativement son audience, et lui apposer de même une publicité d’autant plus ciblée que le lectorat est qualifié, et captif.

5.4. La capacité de ciblage L’interactivité proposée par un bandeau possède deux grands avantages, elle est immédiate et ne nécessite qu’une action minime (le clic) du contact. Le principal frein au clic est en fait le temps de chargement de la page de renvoi qui dépend des performances de la liaison de l’internaute et du serveur utilisé. Ce frein sera à priori plus fort lors d’une recherche que lors d’un simple vagabondage sur le réseau. Le ciblage est une caractéristique essentielle pour comprendre l’enjeu de la promotion sur Internet. En effet, puisque c’est l’internaute qui par définition se rend sur le site, il ne

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peut être que réceptif au message de l’annonceur. Internet ouvre la voie du marketing dit « one to one », c’est à dire parfaitement adapté au profil des consommateurs. Néanmoins, il faut rappeler que les cibles des internautes ne sont pas aussi vastes que celles de autres médias dits « généralistes ». Ce qui implique que de nombreuses cibles manquent : les personnes âgées par exemple, ne représentent qu’une faible part des internautes. Cela a pour conséquence que la majeure partie des annonceurs fasse partie des annonceurs captifs. Comme pour tout média, il convient de combiner « la puissance » et « l’affinité », donc de faire de la promotion sur un site à forte audience (autant que faire se peut) tout en recherchant une adéquation entre la cible et le site de l’annonceur. L’annonceur devra souvent faire un choix entre ces deux critères. On peut distinguer deux méthodes principales de ciblage promotionnel qui sont l’affichage sur un annuaire thématique et l’affichage direct sur un site

L’affichage sur un annuaire Il est par définition la solution la plus puissante en termes d’audience. Plus l’affichage se fera sur une page située haut dans l’arborescence thématique plus l’audience sera forte et moins le ciblage sera précis. Dans le cadre de leur tarification, les régies publicitaires font d’ailleurs payer plus cher le contact lorsque la catégorie choisie est pointue.

L’affichage direct sur un site Il permet également un ciblage très fin, on peut imaginer par exemple l’intérêt qu’aurait une chaîne de télévision retransmettant la Formule 1 à louer un espace publicitaire sur un site dédié à ce sport.

Le ciblage par support On distingue, par ailleurs, d’autres techniques de ciblage de la promotion sur Internet telles que :

Le ciblage par support : Il consiste à choisir un site ou une page support pour l’insertion d’un bandeau promotionnel. Le ciblage par site ou page support est très proche des pratiques rencontrées en presse magazine basées essentiellement sur le ciblage par affinité.

Le ciblage sur protocole IP : Dans le cadre du protocole technique de l’Internet (protocole IP), lorsque des pages html sont demandées par le navigateur d’un internaute à un serveur, celui-ci se voit transmettre certaines données sur le visiteur. On peut alors effectuer un ciblage sur l’extension du nom de domaine, sur le nom de l’organisation à partir du nom de domaine, sur l’adresse IP ou encore sur l’environnement informatique de l’internaute (Version et marque du navigateur, Système d’exploitation).

Le ciblage géographique : Internet permet un ciblage géographique très précis qui parfois s’opère en temps réel. Ce ciblage géographique peut s’appuyer sur la nature du site, sur les données obtenues par le protocole Internet ou sur les données collectées à partir des déclarations ou actions de l’internaute :

Le ciblage sur profils internes : Le ciblage peut être réalisé à partir des profils des internautes, c’est à dire à partir des données sociodémographiques qu’ils remplissent sur les sites. Ces profils peuvent être le fruit d’une déclaration volontaire des internautes ou établis à partir de leurs actions et visites précédentes sur le site.

Le ciblage sur profils externes : Le ciblage sur profils provenant de bases de données diverses externes au site support est la grande tendance publicitaire de la deuxième

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partie de l’année 2000 et constitue une tentative de réponse à la baisse tendancielle du taux de clics.

de réponse à la baisse tendancielle du taux de clics. 2.5) Spécificités matérielles Nous allons à

2.5) Spécificités matérielles Nous allons à présent voir quelles sont les spécificités matérielles qui caractérisent la promotion on-line :

L’hébergement sur le site support L’hébergement d’un bandeau sur un site est techniquement très simple, elle s’opère par une simple ligne de code qui fait appel au fichier image ou multimédia constituant le message.

Le temps de chargement La taille du fichier est primordiale car elle va conditionner le temps de chargement du bandeau et de la page. Un temps de chargement trop élevé risque de provoquer des abandons de chargement et est source d’insatisfaction de la part des lecteurs de la page.

Un espace partagé Les différents formats utilisés impliquent que le bandeau n’occupe qu’une part réduite (de 10 à 20 %) de la page affichée dans le navigateur. Cette caractéristique pose un problème d’impact visuel similaire à celui de l’affichage et n’est pas sans conséquence sur la création publicitaire.

Une « immatérialité » source d’économies Le fait que l’annonce prenne la forme d’un fichier numérique permet un abaissement des coûts dans le domaine de la reproduction et de la distribution aux sites supports. La faiblesse relative du coût de réalisation et de mise en place ouvre de nouvelles perspectives

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aux publicitaires, il est dorénavant possible de multiplier les contenus (axes et thèmes différents) dans le cadre d’une même campagne. Il devient financièrement plus accessible d’adapter le message en fonction du segment de cible choisi ou même d’utiliser plusieurs angles d’attaque pour un même segment.

Les acteurs On distingue différents niveaux concernant les acteurs du Web évoluant dans la promotion des Marques on-line :

Les annonceurs

Les agences de Marketing Interactif

Les régies

Les annonceurs

Face au nombre croissant des cybernautes, la présence sur le Web devient inévitable pour tout annonceur. En effet, sur Internet, et à la différence des autres médias, des grands et

des petits annonceurs peuvent coexister sur une même plate-forme. Les annonceurs off- line et on-line se distinguent clairement. Parmi les plus grands annonceurs on-line, figurent les sociétés directement impliquées dans le développement du Web. Appelés "captifs", Ils sont essentiellement issus du monde informatique ou d'Internet :

IBM

Microsoft

US Robotics

Netscape

AT&T…

Les principaux annonceurs en ligne sont

Banques

Informatiques

Automobiles

Télécommunications

Pharmaceutiques

23

23

24

6. VOCABULAIRE

Les raisons du succès d’Internet Il y a plusieurs raisons qui expliquent principalement le fait qu’Internet se soit démocratisé.

Des standards ouverts et publics Internet se fonde sur des standards technologiques publics (TCP/IP, HTTP, HTML, SMTP par opposition aux technologies “ propriétaires ” (qui sont la propriété d’une entreprise). Ces standards recouvrent l’essentiel des besoins de communication :

Le fonctionnement du réseau

La diffusion de texte et d’images

Le courrier électronique

Les forums, la discussion

Le téléchargement.

)

TCP/IP est une suite de protocoles. Le sigle TCP/IP signifie «Transmission Control Protocol/Internet Protocol» et se prononce «T-C-P-I-P». Il provient des noms des deux protocoles majeurs de la suite de protocoles, c'est-à-dire les protocoles TCP et IP).

Le protocole HTTP (HyperText Transfer Protocol) est le protocole le plus utilisé sur Internet depuis 1990.

Le HTML HyperText Mark-Up Language ») est un langage dit de « marquage » (de « structuration » ou de « balisage ») dont le rôle est de formaliser l'écriture d'un document avec des balises de formatage. Les balises permettent d'indiquer la façon dont doit être présenté le document et les liens qu'il établit avec d'autres documents.

Le protocole SMTP (Simple Mail Transfer Protocol, traduisez Protocole Simple de Transfert de Courrier) est le protocole standard permettant de transférer le courrier d'un serveur à un autre en connexion point à point.

Une technologie éprouvée Paradoxalement, tous ces sigles High-Tech recouvrent des technologies assez anciennes

à l’échelle informatique. Internet est en réalité un ensemble de logiciels, de réseaux, mais aussi d’expérience.

L’hypertexte devient hypermédia L’hypertexte non plus n’est pas né avec l’Internet. Cette technique qui permet de cliquer sur un mot pour accéder à une information est pourtant un des facteurs clés du succès du réseau. Le Web a dopé l’hypertexte. Il permet à tout objet cliquable (bouton, image, texte, de donner accès non seulement à une autre page Web mais à un ensemble de services :

)

L’e-mail

Le son

La vidéo

Les traitements informatiques

L’interrogation de bases de données

Un adressage universel L’hypertexte dans Internet s’appuie sur un système mondial et universel :

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Chaque élément (texte, image,

Cette caractéristique est appuyée par la généralisation du “ système de noms de domaines* ” qui rend intelligible les adresses chiffrées du protocole, par exemple :

193.252.69.199 devient www.francetelecom.fr.

)

va correspondre à une adresse unique.

Le navigateur Le navigateur est un logiciel qui décode et affiche les pages du Web. Il est la clé de voûte du dispositif :

Il fonctionne sur tous les ordinateurs

Sa diffusion est quasiment gratuite

Il a été considérablement amélioré au fil du temps pour devenir un outil convivial.

Internet est mondial et concurrentiel De ces deux atouts, Internet puise son énergie et sa capacité d’innovation. Quand un obstacle surgit, il est toujours surmonté. La mise en commun des savoirs et des technologies à un niveau mondial permet des progrès constants. Par exemple, à qualité égale, le transfert du son et de la vidéo est 10 fois plus rapide qu’il y a deux ans.

Les moteurs de recherche Une des illustrations les plus évidente de la capacité quasi-biologique à inventer des solutions : sans annuaire officiel, pour retrouver l’aiguille dans la meule de foin, les ingénieurs sortent des cartons la technologie du moteur de recherche plein-texte (ex :

www.google.com).