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La compétence de communication

Hana Kyloušková, Pedagogická fakulta MU, Brno

Le but de l’enseignement/apprentissage d’une langue étrangère est d’acquérir la compétence de communication. C’est la capacité d’un locuteur de produire et d’interpréter des énoncés adéquats à une situation donnée conformément aux contextes sociaux du pays. Cela signifie que pour communiquer la maîtrise du système de la langue ne suffit pas car il faut connaître aussi, et surtout, les règles de son emploi. La compétence de communication repose sur la combinaison de plusieurs compétences partielles dons les plus importantes sont les suivantes.

1. La compétence linguistique

C’est la compétence de base. Elle consiste à pouvoir formuler et interpréter des phrases grammaticalement correctes et composées de mots pris dans leur sens habituel. Elle exige, à la réalisation des actes de parole, la maîtrise de la compréhension et expression orales et écrites, en fonction de la connaissance des éléments lexicaux, des règles de morphologie, de syntaxe, de grammaire sémantique et de phonologie nécessaires pour pouvoir les pratiquer.

La compétence lexicale. C’est la connaissance du vocabulaire et la capacité de l’utiliser. Il s’agit a) d’élément lexicaux : des formules stéréotypées (bonjour, comment ça va), des locutions figées (il a cassé sa pipe - il est mort), des structures figées (pouvez-vous me

etc. ; b) d’élément grammaticaux : articles, quantitatifs, démonstratifs, pronoms

personnels, interrogatifs et relatifs, possessifs, prépositions, auxiliaires, conjonctions.

passer

),

La compétence grammaticale. C’est la connaissance des ressources grammaticales de la langue et la capacité de les utiliser : la morphologie et la syntaxe.

Les compétences phonologique et orthographique. Elles supposent une connaissance de perception et de la production et une aptitude à percevoir et à produire.

Exemple pour caractériser l’expression il pleut du point de vue linguistique - il s’agit du verbe impersonnel qui désigne le phénomène météorologique de la pluie.

2. La compétence sociolinguistique

Cette compétence (très proche de la compétence socioculturelle) consiste à recourir au contexte et/ou à la situation de communication pour choisir la forme à donner au message à construire ou pour donner un sens au message reçu. Elle exige l’analyse de l’intention de communication, des relations sociales et psychologiques des interlocuteurs, du lieu et/ou du moment de communication : statut, rôle, âge, rang social, sexe, lieu de l’échange (qui parle, à qui, où, comment, pourquoi et quand). Cette compétence est aussi « culturelle ». Elle est liée au vécu quotidien de l’étranger dont on apprend la langue. L’utilisateur de la langue doit adapter son comportement verbal au système de valeurs de la culture étrangère :

- règles des relations sociales (usage et choix des salutations, usage et formes d’adresse – Monsieur le Directeur, Monsieur, Jean, Chéri),

- règles de politesse (montrer de l’intérêt pour la santé de l’autre, exprimer l’admiration, soucis, etc.),

- expressions de la sagesse populaire (expressions idiomatiques p.ex. les petits ruisseaux

1

font les grandes rivières),

- distance, gestuelle, jurons, humour,

- différences de registre (officiel : Messieurs, la Cour!, formel : La séance est ouverte, neutre : Pouvons-nous commencer?, informel : On commence?, familier : On y va ?, intime: Alors, ça vient ?),

- dialecte et accent (national, régional, étrangère), etc.

Cette compétence exige un certain nombre de connaissances factuelles (dites/ne dites pas, faites/ne faites pas) de préférence fondée sur un bagage géographique, historique, économique, sociologique, religieux, artistique, etc.

Exemple pour caractériser l’expression il pleut du point de vue sociolinguistique – elle peut signifier, selon les circonstances : je constate un fait météorologique, ferme donc la fenêtre, je ne sors pas avec toi, ce n’est pas la peine d’arroser le jardin, j’ai le cafard, etc.

3. La compétence pragmatique

La compétence pragmatique renvoie à l’approche actionnelle et au choix de stratégies discursives pour atteindre un but précis (organiser, structurer le discours…). Elle fait le lien entre le locuteur et la situation en permettant de distinguer et d’identifier différents messages (publicité, conversation, récit, discours officiels, conte, etc.). C’est elle qui répond au « pourquoi » de la compétence sociolinguistique. Elle consiste à recourir aux stratégies de construction ou de lecture qui conviennent aux types de discours à produire ou à comprendre, qu’il s’agisse d’énoncés écrits ou oraux. C’est pourquoi on sensibilise l’apprenant aux différents types de discours et à la notion d’acte de parole. Cette compétence exige :

a)

pour la production de textes écrits ou oraux (exposés, descriptions, narrations, résumés, exposés, argumentations, lettres, etc.) la maîtrise :

- de la structuration au moyen de connecteurs logiques ou chronologiques,

- de la cohérence textuelle, de la disposition typographique,

- de la mise en valeurs de certains éléments,

- du protocole de présentation, etc.

b)

pour la compréhension des textes mentionnés ci-dessus, mais aussi de messages écrits publics (informations, règlements, publicités, avertissements, affiches, tracts, etc.) ou de messages oraux (annonces dans les gares, aéroports, supermarchés, émissions de radio ou de télévision, débats, etc.) la maîtrise :

- des aptitudes mentionnées pour la production, mais aussi la capacité,

- d’interpréter les présupposés du texte et ses intentions,

- de rattacher le produit de la lecture ou de l’écoute à se propres connaissances ou expériences,

- de fournir les informations manquantes ou omises délibérément.

4.

La compétence stratégique

La compétence stratégique consiste à recourir à divers moyens, linguistiques ou non, pour permettre la communication en dépit d’une maîtrise imparfaite de la langue. Cette compétence exige d’accepter comme normales ses propres lacunes (elles existent aussi en langue maternelle) plutôt que de renoncer à communiquer. Il s’agit de : reformulation, substitution par un terme générique, un synonyme ou un pronom, description ou définition, gestes ou mimiques, appel à l’aide de l’autre, etc.

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Exemple pour reformuler l’expression il pleut, on peut dire p.ex. Il tombe de l’eau du ciel

(paraphrase), Quel temps !

comment dit-on

il

(appel à la compétence de l’autre).

5. La compétence interculturelle

La conscience et la compréhension des relations (ressemblances et différences distinctives) entre le monde d’où l’on vient et le monde de la communauté ciblée sont à l’origine d’une prise de conscience interculturelle. Cette prise de conscience inclut la conscience de la diversité régionale et sociale des deux mondes. Elle s’enrichit également de la conscience qu’il existe un plus grand éventail de cultures que celle véhiculées par les langues maternelle et étrangère de l’apprenant. Cela aide à les situer toutes deux en contexte.

Les aptitudes et les savoir-faire interculturels comprennent :

- la capacité d’établir une relation entre la culture d’origine et la culture étrangère,

- la sensibilisation à la notion de culture et la capacité de reconnaître et d’utiliser des stratégies variées pour établir le contact avec des gens d’une autre culture,

- la capacité de jouer le rôle d’intermédiaire culturel entre sa propre culture et la culture étrangère et de gérer efficacement des situations de malentendus et de conflits culturels.

Bibliographie

CUQ, J.-P., GRUCA, I. Cours de didactique du français langue étrangère et seconde. Grenoble :

PUG, 2003. CUQ, J.-P. (sous la direction de). Dictionnaire de didactique du français langue étrangère et seconde. Paris : CLE International, 2003. MOIRAND, S. Enseigner à communiquer en langue étrangère. Paris : Hachette, 1990. PUREN, C. Se former en didactique des langues. Paris : Ellipses, 1998. Un cadre européen commun de référence pour les langues : apprendre, enseigner, évaluer. Paris : Conseil de l’Europe / Les Editions Didier, 2001. WIDDOWSON, H. G. Une approche communicative de l’enseignement des langues. Paris :

LAL, Crédif / Hatier, 1991.

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Définition d’un profil de compétences de l’apprenant selon les six niveaux du Cadre européen commun de référence pour les langues 1

Les quatre compétences fondamentales (compréhensions orale et écrite, productions orale et écrite) sont déclinées sous forme d’activités : écouter, lire, prendre part à une conversation, s’exprimer oralement en continu, écrire. Ceci permet donc d’éviter une terminologie trop technique et d’utiliser rapidement la langue cible pour indiquer les objectifs d’apprentissage.

Niveau A1 :

Le niveau A1 correspond à un vrai niveau de découverte de la langue (60 à 80 heures de français). L’apprenant doit être capable de :

- comprendre des mots familiers, des expressions courantes sur lui, sa famille et son environnement immédiat, dans des phrases très simples,

- comprendre des documents authentiques très simples comme annonces, affiches, des cartes postales,

- prendre part à une conversation de base, si l’interlocuteur parle lentement et reformule,

- poser quelques questions très simples et y répondre si le sujet est très familier, de décrire son lieu d’habitation et les gens qu’il connaît

- écrire une carte postale très simple de 3 ou 4 phrases, de même qu’il peut répondre à un questionnaire informatif sur lui-même. En général, il s’agit de phrases isolées,

- prononcer de manière approximative faisant de nombreuses erreurs phonétiques.

En clair, l’apprenant peut comprendre et utiliser des expressions familières et quotidiennes ainsi que des énoncés très simples qui visent à satisfaire des besoins concrets. Il peut se présenter ou présenter quelqu’un et poser à une personne des questions la concernant (lieu

d’habitation, relations, ce qui lui appartient

Il peut répondre au même type de questions. Il

peut communiquer de façon simple si l’interlocuteur parle lentement et distinctement et se montre coopératif.

).

Niveau A2 :

Le niveau A2 correspond à un niveau intermédiaire ou usuel (environ 200 h d’apprentissage). L’apprenant de niveau A2 doit être capable de :

- comprendre des expressions et un lexique très fréquent relatifs à lui-même, sa famille, son univers proche (famille, achats, travail, école ),

- comprendre des messages simples et clairs, courts,

- trouver des informations prévisibles dans des documents courants, comme des publicités, des prospectus, des menus, des horaires, des lettres personnelles simples,

- communiquer lors de tâches simples et habituelles, avec un échange d’informations simple et direct sur des activités et des sujets familiers,

- échanger de manière brève en général, tout en faisant encore des erreurs phonétiques peut écrire des notes et des messages courts et simples, une lettre personnelle très simple, comme des remerciements.

En clair, l’apprenant peut comprendre des phrases isolées et des expressions fréquemment utilisées en relation avec des domaines immédiats de priorité (informations personnelles ou

1 Vous trouverez ce texte sur http://www.edufle.net/Savoir-mieux-determiner-un-profil.

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familiales, achats, environnement proche, travail). Il peut communiquer lors de tâches simples et habituelles ne demandant qu’un échange d’informations simple et direct sur des sujets familiers et habituels. Il peut décrire avec des moyens simples sa formation, son environnement immédiat et évoquer des sujets familiers et habituels, évoquer des sujets qui correspondent à des besoins immédiats. L’apprenant doit donc être capable de réaliser ces tâches sans difficulté à la fin d’un bon cursus débutant.

Niveau B1 :

Le niveau B1 correspond au niveau seuil. L’apprenant est capable de « se débrouiller » dans bon nombre de situations (380 heures d’apprentissage environ). L’apprenant de niveau B1 est capable de :

- comprendre les points essentiels quand un langage clair et standard est utilisé et s’il s’agit de sujets familiers, concernant le travail, l’école, les loisirs,

- comprendre l’essentiel d’émissions de radio ou de télévision différentes sur l’actualité ou des sujets qui l’intéressent,

- comprendre des textes rédigés essentiellement dans une langue courante ou relative à son travail,

- comprendre la description d’événements, l’expression de sentiments et de souhaits,

- faire face à la majorité des situations que l’on rencontre lors de voyages,

- parler de sujets familiers ou d’intérêt personnel (famille, voyage, loisirs, actualité),

- s’exprimer de manière simple afin de raconter des expériences et des événements, ses rêves, ses espoirs ou ses buts,

- donner les raisons ou explications de ses opinions ou projets,

- raconter une histoire, l’intrigue d’un livre ou d’un film,

- exprimer ses réactions,

- écrire un texte simple et cohérent sur des sujets familiers ou qui l’intéressent,

- écrire des lettres personnelles pour décrire expériences et impressions.

En clair, l’apprenant peut comprendre les points essentiels quand un langage clair et standard

Il peut se

débrouiller dans la plupart des situations rencontrées en voyage dans une région où la langue est parlée. Il peut produire un discours simple et cohérent sur des sujets familiers et dans ses domaines d’intérêt. Il peut raconter un événement, une expérience ou un rêve, décrire un espoir ou un but et exposer brièvement des raisons ou explications pour un projet ou une idée.

est utilisé et s’il s’agit de choses familières dans le travail, à l’école, les loisirs

Niveau B2 :

Ce niveau correspond à un niveau avancé, dit indépendant. L’apprenant commence à faire preuve d’aisance dans bon nombre de situations. Ce niveau représente en général 550 à 600 heures d’apprentissage de la langue. L’apprenant de niveau B2 est capable de :

- comprendre des conférences et des discours assez longs, même suivre une argumentation complexe si le sujet est familier,

- comprendre la plupart des émissions de télévision sur l’actualité, les informations,

- comprendre la plupart des films en langue standard,

- lire des articles et des rapports sur des questions contemporaines, avec un certain point de vue,

- comprendre un texte littéraire contemporain en prose,

- communiquer avec un assez bon degré de spontanéité et d’aisance qui rend possible une interaction normale avec un locuteur natif,

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- peut participer activement à une conversation dans des situations familières,

- présenter et défendre ses opinions,

- s’exprimer de façon claire et détaillée sur une grande gamme de sujets relatifs à ses centres d’intérêt,

- développer un point de vue sur un sujet d’actualité et expliquer les avantages et les inconvénients de différentes possibilités,

- écrire des textes clairs et détaillés sur des sujets relatifs à ses centres d’intérêt,

- écrire un essai ou un rapport en transmettant une information ou en exposant des raisons pour ou contre une opinion donnée,

- écrire des lettres officielles, dans lesquelles il expose une argumentation.

En clair, l’apprenant peut comprendre le contenu essentiel de sujets concrets ou abstraits dans un texte complexe, y compris une discussion technique dans sa spécialité. Il peut communiquer avec un degré de spontanéité et d’aisance tel qu’une conversation avec un locuteur natif ne comporte de tension ni pour l’un ni pour l’autre. Il peut s’exprimer de façon claire et détaillée sur une grande gamme de sujets, émettre un avis sur un sujet d’actualité et exposer les avantages et inconvénients de différentes possibilités. Il devient difficile d’évaluer si l’apprenant est capable de réussir ce diplôme, car tout va dépendre de son niveau global. Mieux vaut attendre qu’il sache bien défendre une opinion et argumenter avant de l’encourager à se présenter à ce diplôme.

Niveau C1 :

Le niveau C1 correspond à ce que l’on appelle un niveau d’autonomie. L’apprenant commence à faire preuve d’une très grande aisance et d’une spontanéité certaine, qui ne peut être atteinte qu’après 750 à 850 heures d’apprentissage de la langue. L’apprenant de niveau C1 est capable de :

- comprendre un long discours, même s’il n’est pas clairement structuré et que l’articulation est implicite,

- comprendre les émissions de télévision et les films sans trop d’effort,

- comprendre des textes littéraires longs, complexes et en apprécier les différences de style,

- comprendre des articles spécialisés et de longues instructions techniques même lorsqu’ils ne sont pas en relation avec son domaine,

- s’exprimer spontanément et couramment sans trop avoir à chercher ses mots, utiliser la langue de manière souple et efficace pour des relations sociales ou professionnelles,

- exprimer ses idées et opinions avec précision,

- présenter des descriptions claires et détaillées de sujets complexes, en développant certains points et terminant son intervention de façon appropriée,

- s’exprimer dans un texte clair et bien structuré et développer son point de vue,

- écrire sur des sujets complexes dans une lettre, un essai, un rapport, en soulignant les points importants,

- adopter un style adapté au destinataire.

En clair, l’apprenant peut comprendre une grande gamme de textes longs et exigeants, ainsi que de saisir des significations implicites. Il peut s’exprimer spontanément et couramment sans trop apparemment devoir chercher ses mots. Il peut utiliser la langue de façon efficace et souple dans sa vie sociale, professionnelle ou académique. Il peut s’exprimer sur des sujets complexes de façon claire et bien structurée et manifester son contrôle des outils d’organisation, d’articulation et de cohésion du discours. Il est important de le proposer à des apprenants qui sont capables d’argumenter, de s’exprimer sans réelles difficultés et de ne pas

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les encourager à se présenter au diplôme s’ils n’ont pas un esprit analytique.

Niveau C2 :

Le niveau C2 correspond au niveau de maîtrise de la langue. L’apprenant est capable de réaliser des tâches académiques de niveau avancé. Des apprenants ayant plus de 1000 heures d’apprentissage peuvent s’y présenter. L’apprenant de niveau C2 est capable de :

- comprendre le langage oral, que ce soit dans des conditions du direct ou dans les médias, même quand on parle vite,

- lire sans effort tout type de texte, même abstrait ou complexe quant au fond ou à la forme (manuel, article spécialisé ou œuvre littéraire),

- participer sans effort à une discussion, en étant à l’aise avec les expressions idiomatiques,

- s’exprimer couramment et avec précision,

- faire de fines nuances de sens dans son discours,

- peut présenter une description ou une argumentation claire et fluide dans un style adapté au contexte,

- construire une présentation de façon logique et aider son auditeur à remarquer et se rappeler les points importants,

- écrire un texte clair, fluide et stylistiquement adapté aux circonstances,

- rédiger des lettres, rapports ou articles complexes, avec une construction claire,

- résumer et critiquer par écrit un ouvrage professionnel ou une œuvre littéraire.

En clair, l’apprenant peut comprendre sans effort pratiquement tout ce qu’il lit ou entend. Il peut restituer faits et arguments de diverses sources écrites et orales en les résumant de façon cohérente. Il peut s’exprimer spontanément, très couramment et de façon précise et peut rendre distinctes de fines nuances de sens en rapport avec des sujets complexes.

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Grilles pour l’auto-évaluation

   

Utilisateur élémentaire

   

A1- niveau découverte

A2 – niveau survie

C

Ecouter

Je peux comprendre des mots familiers et des expressions très courantes au sujet de moi-même, de ma famille et de l’environnement concret et immédiat, si les gens parlent lentement et distinctement.

Je peux comprendre des expressions et un vocabulaire très fréquent relatifs à ce qui me concerne de très près (par ex. moi-même, ma famille, les achats, l’environnement proche, le travail). Je peux saisir l’essentiel d’annonces et de messages simples et clairs.

O

M

P

R

 

Je peux comprendre des noms

Je peux lire des textes courts très simples. Je peux trouver une information particulière prévisible dans des documents courants comme les petites publicités, les prospectus, les menus et les horaires et je peux comprendre des lettres personnelles courtes et simples.

E

familiers, des mots ainsi que des

N

phrases très simples, par exemple dans

D

des annonces, des affiches ou des

R

Lire

catalogues.

E

 

Prendre

Je peux communiquer, de façon simple, à condition que l’interlocuteur soit disposé à répéter ou à reformuler ses phrases plus lentement et à m’aider à formuler ce que j’essaie de dire. Je

Je peux communiquer lors de tâches simples et habituelles ne demandant qu’un échange d’informations simple et directe sur des sujets et des activités familiers. Je peux avoir des échanges très brefs même si, en règle générale, je ne comprends pas assez pour poursuivre une conversation.

part à une

conversa-

peux poser des questions simples sur

P

tion

des sujets familiers ou sur ce dont j’ai

A

immédiatement besoin, ainsi que

R

répondre à de telles questions.

 

L

E

 

Je peux utiliser des expressions et des

Je peux utiliser une série de phrases ou d’expressions pour décrire en termes simples ma famille et d’autres gens, mes conditions de vie, ma formation et mon activité professionnelle actuelle ou récente.

R

phrases simples pour décrire mon lieu d’habitation et les gens que je connais.

S’exprimer

oralement

en continu

 
   

Je peux écrire une courte carte postale simple, par exemple de vacances. Je

Je peux écrire des notes et messages simples et courts. Je peux écrire une lettre personnelle très simple, par exemple de remerciements.

E

peux porter des détails personnels dans

C

un questionnaire, inscrire par exemple

R

Ecrire

mon nom, ma nationalité et mon

 

I

adresse sur une fiche d’hôtel.

R

E

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Utilisateur indépendant

   

B1 – niveau seuil

B2 – niveau avancé

 

Ecouter

Je peux comprendre les points essentiels quand un langage clair et standard est utilisé et s’il s’agit de sujets familiers concernant le travail, l’école, les loisirs, etc. Je peux comprendre l’essentiel de nombreuses

Je peux comprendre des conférences et des discours assez longs et même suivre une argumentation complexe si le sujet m’en est relativement familier. Je peux comprendre la plupart des émissions de télévision sur l’actualité et les informations. Je peux comprendre la plupart des films en langue standard.

C

émissions de radio ou de télévision sur

O

l’actualité ou sur des sujets qui

M

m’intéressent à titre personnel ou

P

professionnel si l’on parle d’une façon

 

R

relativement lente et distincte.

E

 

Je peux comprendre des textes rédigés

Je peux lire des articles et des rapports sur des questions contemporaines dans lesquels les auteurs adoptent une attitude particulière ou un certain point de vue. Je peux comprendre un texte littéraire contemporain en prose.

N

essentiellement dans une langue

D

courante ou relative à mon travail. Je

R

peux comprendre la description

E

Lire

d’événements, l’expression de sentiments et de souhaits dans des lettres personnelles.

 

Prendre

Je peux faire face à la majorité des situations que l’on peut rencontrer au cours d’un voyage dans une région où la langue est parlée. Je peux prendre part sans préparation à une

Je peux communiquer avec un degré de spontanéité et d’aisance qui rende possible une interaction normale avec un locuteur natif. Je peux participer activement à une conversation dans des situations familières, présenter et défendre mes opinions

part à une

conversa-

conversation sur des sujets familiers

P

tion

ou d’intérêt personnel ou qui

A

concernent la vie quotidienne (par

 

R

exemple famille, loisirs, travail,

L

voyage et actualité).

E

 

Je peux articuler des expressions de

Je peux m’exprimer de façon claire et détaillée sur une grande gamme de sujets relatifs à mes centres d’intérêt. Je peux développer un point de vue sur un sujet d’actualité et expliquer les avantages et les inconvénients de différentes possibilités.

R

manière simple afin de raconter des expériences et des événements, mes rêves, mes espoirs ou mes buts. Je peux brièvement donner les raisons et explications de mes opinions ou projets. Je peux raconter une histoire ou l’intrigue d’un livre ou d’un film et exprimer mes réactions.

S’exprimer

oralement

en continu

   

Je peux écrire un texte simple et cohérent sur des sujets familiers ou qui

Je peux écrire des textes clairs et détaillés sur une grande gamme de sujets relatifs à mes intérêts. Je peux écrire un essai ou un rapport en transmettant une information ou en exposant des raisons pour ou contre une opinion donnée. Je peux écrire des lettres qui mettent en valeur le sens que j’attribue personnellement aux événements et aux expériences.

E

m’intéressent personnellement. Je

C

peux écrire des lettres personnelles

R

Ecrire

pour décrire expériences et

I

impressions.

R

E

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Utilisateur expérimenté

   

C1 – niveau autonome

C2 - maîtrise

C

Ecouter

Je peux comprendre un long discours même s’il n’est pas clairement structuré et que les articulations sont seulement implicites. Je peux comprendre les émissions de télévision et les films sans trop d’effort.

Je n’ai aucune difficulté à comprendre le langage oral, que ce soit dans les conditions du direct ou dans les médias et quand on parle vite, à condition d’avoir du temps pour me familiariser avec un accent particulier.

O

M

P

R

 

Je peux comprendre des textes factuels

Je peux lire sans effort tout type de texte, même abstrait ou complexe quant au fond ou à la forme, par exemple un manuel, un article spécialisé ou une oeuvre littéraire.

E

ou littéraires longs et complexes et en

N

apprécier les différences de style. Je

D

peux comprendre des articles

R

Lire

spécialisés et de longues instructions

E

techniques même lorsqu’ils ne sont pas en relation avec mon domaine.

 
 

Prendre

Je peux m’exprimer spontanément et couramment sans trop apparemment devoir chercher mes mots. Je peux utiliser la langue de manière souple et efficace pour des relations sociales ou professionnelles. Je peux exprimer mes idées et opinions avec précision et lier mes interventions à celles de mes

Je peux participer sans effort à toute conversation ou discussion et je suis aussi très à l’aise avec les expressions idiomatiques et les tournures courantes. Je peux m’exprimer couramment et exprimer avec précision de fines nuances de sens. En cas de difficulté, je peux faire marche arrière pour y remédier avec assez d’habileté et pour qu’elle passe presque inaperçue.

part à une

conversa-

tion

P

interlocuteurs.

A

R

L

 

Je peux présenter des descriptions

Je peux présenter une description ou une argumentation claire et fluide dans un style adapté au contexte, construire une présentation de façon logique et aider mon auditeur à remarquer et à se rappeler les points importants.

E

claires et détaillées de sujets

R

complexes, en intégrant des thèmes qui leur sont liés, en développant certains points et en terminant mon intervention de façon appropriée.

S’exprimer

oralement

en continu

   
   

Je peux m’exprimer dans un texte clair et bien structuré et développer mon

Je peux écrire un texte clair, fluide et stylistiquement adapté aux circonstances. Je peux rédiger des lettres, rapports ou articles complexes, avec une construction claire permettant au lecteur d’en saisir et de mémoriser les points importants. Je peux résumer et critiquer par écrit un ouvrage professionnel ou une oeuvre littéraire.

E

point de vue. Je peux écrire sur des

C

Ecrire

sujets complexes dans une lettre, un

R

essai ou un rapport, en soulignant les

I

points que je juge importants. Je peux

R

adopter un style adapté au destinataire.

E

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