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MESSAGE DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

En ce 14 juillet 2014 et comme tous les ans, notre pays célèbre sa fête nationale. Mais cette année, elle s’inscrit
dans le cycle mémoriel du souvenir des deux conflits mondiaux. Elle ouvre les grandes commémorations
du Centenaire de la Grande Guerre. Une guerre qui a bouleversé la carte du monde. La France a en effet
invité tous les pays qui ont été impliqués sur le théâtre européen entre 1914 et 1918 à venir à Paris.
Sur les Champs-Élysées, la moitié des nations du monde est représentée.
La France tient à rendre ainsi un hommage solennel aux soldats de tous les continents qui ont participé
aux combats de la Grande Guerre et dont les stigmates marquent encore nos paysages cent ans après.
Alliés ou ennemis, tous ont payé un lourd tribut pour défendre les causes au nom desquelles ils se battaient.
Pleins de courage ils ont lutté, résisté, succombé. Dix millions de soldats ont été ainsi tués ou sont morts de
leurs blessures sur d’innombrables champs de bataille. Nous leur devons reconnaissance.
Dans toutes les communes de France, il y a un monument aux morts qui rappelle avec émotion le sacrifice
qui a été consenti pour la défense de la Patrie. Derrière tous ces noms il y a des familles en deuil. Nous ne
pouvons oublier que toute notre société s’est mobilisée dans un immense effort fait de restrictions, de travail
acharné et de solidarité.
Devant nous en ce 14 Juillet défileront les emblèmes de nos alliés, côte-à-côte avec les drapeaux des ennemis
d’hier, marquant par leur proximité retrouvée la victoire toujours fragile de la paix sur la guerre.
D’autres crises en effet secouent le monde. Leurs victimes trouveront toujours la France à leurs côtés. Je rends
hommage aux élèves de nos écoles militaires : elles forment ceux qui ont choisi à leur tour d’offrir leur vie 1
pour la protection de nos valeurs. Je rends hommage à tous les salariés de nos entreprises de défense.
Ils permettent à la France de disposer des matériels dont elle a besoin.
En défilant avec leurs équipements devant la population rassemblée, les armées et les forces de sécurité
démontrent la volonté de notre pays de tenir son rang et de défendre ces biens si chèrement acquis au
cours des cent dernières années : la paix et la liberté.
Nos soldats sont les garants de notre sécurité. Ils en font la preuve en France et sur tous les théâtres
d’opération où ils sont déployés. Qu’ils en soient remerciés, comme chaque année, par les plus chaleureux
applaudissements.
Vive la République !
Vive la France !
François Hollande
MESSAGE DU MINISTRE DE LA DÉFENSE

Cette année encore, nos armées ont prouvé leur immense valeur dans toutes les missions qui leur ont été
confiées.
Chaque jour sans exception, que ce soit dans le silence des océans, dans les étendues du Sahel ou dans
le ciel de France, au plus loin de nos frontières ou bien au plus près de nos foyers, nos soldats se distinguent
par leur courage, leur dévouement, leur solidarité. Ils le font sans que l’on s’en rende toujours compte, dans
une discrétion qui est à la fois la conséquence de la professionnalisation des armées, souvent la condition
de leur engagement, et toujours le meilleur signe de leurs succès.
C’est pourquoi le sens du défilé militaire du 14 Juillet a rarement été aussi fort. En ce jour de fête, nos
armées sortent du champ d’action qui les mobilise le reste de l’année, pour recevoir l’hommage de tout
un peuple, qui se rassemble autour d’elles, à Paris comme dans l’ensemble des foyers de France. Le défilé,
c’est la Nation qui se retrouve, avec la rencontre de deux fiertés, celle des soldats, dévoués à notre pays, et
celle de l’ensemble des Français, qui portent ce dévouement au cœur.
La fête nationale est un moment de fierté collective. C’est un moment de recueillement aussi. À l’instant
où leurs camarades défilent, nous pensons à nos soldats tombés cette année. Ils sont morts pour la France.
Cet hommage à l’engagement de nos soldats a cette année une résonance particulière. Le centenaire
du déclenchement de la première guerre mondiale est, pour l’ensemble du monde, l’occasion de mesurer
tout le chemin que nous avons parcouru depuis lors, et en même temps de nous rappeler que la paix n’est
jamais définitivement gagnée.
2
C’est tout le sens de la présence, aux côtés de nos armées, de nombreux soldats étrangers, qui, sous
les drapeaux des Nations unies, de l’Europe ou de l’Afrique, combattent avec nous, et poursuivent un même
objectif de paix et de liberté.

Jean-Yves Le Drian
MESSAGE DU SECRÉTAIRE D’ÉTAT AUX ANCIENS COMBATTANTS
ET À LA MÉMOIRE

Ce 14 juillet 2014 inaugure un cycle commémoratif majeur qui a vocation à s’inscrire dans tout le territoire
et tous les foyers de France, souvent aussi dans l’intimité des familles. À l’image de ce défilé, le Centenaire
doit être un moment populaire qui rassemble toute la Nation française, au-delà de son armée. C’est
pourquoi le Président de la République a souhaité placer cette journée sous le signe des commémorations
de la première guerre mondiale.
Nous vivons aujourd’hui un moment de rassemblement international sans précédent, toutes générations
confondues, qui témoigne des liens forts et privilégiés que la France entretient avec ses partenaires étrangers.
Des dunes de la Flandre aux plaines de l’Artois, des champs de la Marne aux villes du Nord, de la vallée de
la Somme aux plateaux des Vosges, les hommes venus du monde entier ont livré il y a 100 ans leur jeune
vie, leurs convictions et leurs espoirs à l’épreuve de la guerre. Ce sont aussi des travailleurs venus en masse
apporter leur soutien à l’arrière pour que la France reste debout. Noués dans la guerre, les liens fraternels
de nos combattants ont été cimentés dans la paix.
Les porte-drapeaux et la jeunesse du monde entier se rassemblent sous les couleurs du Centenaire et
témoignent aussi de la vivacité de la mémoire de la Grande Guerre dans chacun de leurs pays.
À l’occasion de chacun de mes déplacements à l’étranger, j’ai rencontré cette mémoire de la Grande Guerre
et j’ai été profondément marqué par les lieux dans lesquels elle vivait et prenait chair. J’ai pu mesurer aussi
l’attachement de nos partenaires, ennemis et alliés d’hier, à leur histoire, qu’elle se soit écrite près de leurs
foyers ou sur le sol de France.
3
Cette histoire continue de s’écrire. Aussi, c’est dans un même hommage que nous réunissons en ce
14 juillet 2014 les combattants d’hier et les soldats d’aujourd’hui. Nous célébrons la continuité de l’engagement
militaire de femmes et d’hommes au service de la Nation française, des valeurs de la République et de
la paix. Cet engagement, pour lequel j’ai le plus grand respect et la plus grande admiration, est toute
l’Histoire de notre pays.
Ce n’est qu’en nous rappelant d’où l’on vient que l’on saura avancer vers l’avenir avec justesse et confiance.
Kader Arif
DÉROULEMENT DU DÉFILÉ

Présenté par le général d’armée Pierre de Villiers, Chef d’état-major des armées (CEMA), le défilé est commandé
par le général de corps d’armée Hervé Charpentier, Gouverneur militaire de Paris (GMP), officier général de
la zone de défense et de sécurité en Île-de-France.
Précédé des emblèmes militaires de nations invitées dans le cadre du centenaire de la première guerre
mondiale et le défilé avions, le défilé à pied est constitué par les écoles militaires, les écoles du ministère
de l’Intérieur, ainsi que des unités des trois armées, du service de santé des armées, de la gendarmerie
nationale, de la police et des sapeurs-pompiers volontaires et professionnels. Le défilé des troupes à pied
est traditionnellement clôturé par la Légion étrangère qui défile sur un pas plus lent que les autres unités
de l’armée française (88 pas/minute contre 115).
Le défilé des troupes à pied est suivi du défilé hélicoptères, des troupes motorisées, puis de celui des troupes
montées.

9 h 10 Fin de la mise en place des troupes à pied et motorisées sur le site Étoile/Champs-Élysées.
9 h 20 Inspection des troupes par les officiers généraux commandant les défilés à pied et motorisé.
9 h 45 Fin de la mise en place des détachements d’honneur de la garde républicaine, place de l’Étoile
et place de la Concorde.
10 h 00 Arrivée du Président de la République, avenue de Friedland. Accueil par le CEMA, accompagné
du GMP. Revue des troupes.
10 h 15 Honneurs rendus au Président de la République place de la Concorde par le 1er Régiment 4
d’infanterie (1er RI) de la garde républicaine. Accueil par le Premier ministre, M. Manuel Valls, par
le ministre de la Défense, M. Jean-Yves Le Drian, par le secrétaire d’État aux Anciens Combattants
et à la Mémoire, M. Kader Arif, et par le chef d’état-major particulier du Président de la République,
le général d’armée Benoît Puga.
10 h 20 Animation d’ouverture.
10 h 35 Défilé avions commandé par le général de corps aérien Thierry Caspar-Fille-Lambie, commandant
la défense aérienne et les opérations aériennes.
10 h 45 Défilé des troupes à pied commandé par le général de brigade Henry Bazin, général adjoint
engagements auprès du GMP.
11 h 20 Défilé hélicoptères commandé par le général de corps aérien Thierry Caspar-Fille-Lambie.
11 h 25 Défilé des troupes motorisées commandé par le général de division Marcel Druart, commandant
l’état-major de force n° 1 de Besançon.
11 h 40 Défilé des troupes montées.
11 h 45 Animation de clôture.
12 h 00 Départ du Président de la République.
LE DÉFILÉ 2014 EN CHIFFRES

DÉFILÉ AVIONS
54 appareils : 46 de l’armée de l’air, 7 de la marine nationale et 1 étranger.

DÉFILÉ À PIED
3 752 hommes et 76 chiens.

DÉFILÉ HÉLICOPTÈRES
36 appareils : 19 de l’aviation légère de l’armée de terre, 6 de l’armée de l’air, 3 de la marine nationale,
4 de la gendarmerie nationale, 3 de la sécurité civile, et 1 étranger.

DÉFILÉ DES TROUPES MOTORISÉES


285 véhicules dont 82 motos.

DÉFILÉ DES TROUPES MONTÉES


241 chevaux. 5
RAPPEL HISTORIQUE DU DÉFILÉ MILITAIRE DU 14 JUILLET

Le 14 juillet 1790, les Fédérés partis de la place de la Bastille traversent Paris, précédés et suivis de la garde
nationale, en direction du Champ-de-Mars où se déroule, dans un esprit d’union républicaine, la fête de
la Fédération universelle de France qui commémore le premier anniversaire de la prise de la Bastille. Jusqu’au
Directoire, l’aspect militaire du défilé ne constitue pas l’essentiel de la commémoration.
En 1797-1798 cependant, l’armée joue un rôle prédominant. Elle ne se contente pas de défiler, mais offre
aux Parisiens une simulation de combat. À partir du Consulat (1799-1804), la célébration du 14 Juillet
perd son caractère populaire et voit le défilé militaire s’imposer. La date symbolique du 14 juillet se voit
même supplantée par des anniversaires liés à la vie de Bonaparte, voire plus tard à la monarchie restaurée.
La IIIe République remet le 14 Juillet à l’honneur. C’est avec le décret du 6 juillet 1880 que fêtes nationale et
militaire coïncident sans être jamais plus dissociées.
De 1880 à 1914, la fête du 14 Juillet s’est déroulée à Longchamp. Interrompue pendant la première guerre
mondiale, la célébration reprend en 1919 sur les Champs-Élysées.
Le 14 juillet 1939, dernier anniversaire avant la seconde guerre mondiale, marque aussi le 150e anniversaire
de la Révolution. Les fêtes se déroulent du 12 au 16 juillet, rendant un triple hommage au Drapeau, à l’armée
et à l’Empire. Un défilé de 300 000 hommes a lieu de l’Arc de Triomphe à la Concorde.
Le défilé du 14 juillet 1945 marque la Victoire. Depuis cette date, les défilés du 14 Juillet sont l’occasion pour
les armées de se présenter devant les Français et de mettre tout particulièrement à l’honneur les unités
ayant participé aux opérations extérieures.

6
De 1974 à 1979, le lieu de célébration du défilé varie :
-14 juillet 1974 : Bastille-République
-14 juillet 1975 : Cours de Vincennes
-14 juillet 1976 : Champs-Élysées
-14 juillet 1977 : École militaire
-14 juillet 1978 : Champs-Élysées
-14 juillet 1979 : République-Bastille

Depuis 1980, les Champs-Élysées sont redevenus le cadre du défilé.


SCHÉMA DU DISPOSITIF DU SITE

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ÉCLATEMENT
DISPOSITIONS PRÉVUES POUR LA PRESSE
Accréditations des journalistes
Les journalistes souhaitant se faire accréditer pour les tribunes réservées à la presse sont invités à se renseigner
auprès du comité de liaison de la presse.
Tél. : 06 27 31 13 35
Courriel : contact@comitedeliaisondelapresse.fr

Ils peuvent également s’adresser au centre de presse du ministère de la Défense -


Délégation à l’information et à la communication de la défense (DICoD)
Tél. : 01 44 42 54 02
Courriel : presse@dicod.defense.gouv.fr
Les cartes d’accès pour les véhicules techniques doivent également être demandées au comité de liaison de
la presse. Les véhicules privés ne sont pas admis.

Aide à la presse
Des officiers de presse de la DICoD se tiendront dans les tribunes « presse », à la disposition des journalistes.
Contact DICoD
Centre de presse de la DICoD
Capitaine Stéphane Azou
Tél. : 01 44 42 53 46 ou 06 08 47 32 01
Fax : 01 44 42 41 22
Courriel : presse@dicod.defense.gouv.fr

Tous les renseignements sont disponibles sur le site du ministère de la Défense : 8


www.defense.gouv.fr/salle-de-presse

Préreportages, informations sur les coulisses du défilé


Un site internet dédié, « 14 juillet 2014, les coulisses du défilé », est mis en ligne par le service de communication
du Gouverneur militaire de Paris (GMP). Une cellule presse est activée au cabinet du GMP à partir du 3 juillet 2014
jusqu’au 15 juillet inclus. Elle a pour mission d’assurer la coordination des actions de communication durant
la phase de répétitions à Versailles-Satory (Yvelines), à Brétigny-sur-Orge (Essonne) et sur les Champs-Élysées.

Contact GMP
Service de communication du GMP
Hôtel national des Invalides
129 rue de Grenelle
75007 Paris

Centre presse principal Invalides :


Tél. : 01 44 42 50 82 - 01 44 42 52 04 - 01 44 42 52 15
Courriel : 14juillet.gmp@terre-net.defense.gouv.fr
PARTICIPATION DU MINISTÈRE DE LA CULTURE
ET DE LA COMMUNICATION
Le ministère de la Culture et de la Communication participe traditionnellement à l’organisation de la cérémonie du 14 Juillet.
Sous l’Ancien Régime et au XIXe siècle, le service des bâtiments du Roi (ou de l’Empereur) était chargé de l’organisation des fêtes
royales (ou impériales). De manière plus naturelle ce service, réorganisé par la République sous le nom de service des palais nationaux,
a assuré l’organisation des cérémonies nationales. Puis, par décret de 1945, « l’ordonnance des cérémonies publiques » a été confiée
à la direction de l’architecture.
Aujourd’hui, l’opérateur du patrimoine et des projets immobiliers de la culture, établissement public du ministère de la Culture et
de la Communication, est chargé, sous la responsabilité de la direction générale des patrimoines, de la mise en place des tribunes
sur les Champs-Élysées et la place de la Concorde, ainsi que de la gestion des invitations.

∙ MAÎTRISE D’OUVRAGE ∙ ORGANISATION TECHNIQUE ∙ ENTREPRISES


Oppic - Opérateur du patrimoine et DU CHANTIER Tribunes - Habillage - Mobilier
des projets immobiliers de la culture Maîtrise d’œuvre Groupement :
30, rue du Château des Rentiers Groupement : - ART FI TECH représenté par GL évents
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Tél. : 01 44 97 78 00
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Ministère de la Culture et - TRAN-concept (OPC) représenté par 10, rue Lindbergh
Thierry Tran 91380 Chilly-Mazarin
de la Communication
2, rue Georges Méliès - Bât. 2B
9
Direction générale des patrimoines
Sous-direction des monuments ZAC La Croix Bonnet Charpentes métalliques
historiques et des espaces protégés 78390 Bois d’Arcy Normandie Structures
182, rue Saint-Honoré ZI Porte Rouge
75001 Paris Contrôleur technique 27150 Étrépagny
Tél. : 01 40 15 80 00 Bureau Veritas – Agence Paris
21-23, rue des Ardennes Électricité - Balisage
75936 Paris Cedex 19 E.T.D.E.
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CENTENAIRE DE LA PREMIÈRE GUERRE MONDIALE
L’année 2014 marque l’ouverture du cycle commémoratif du Centenaire de la première guerre mondiale.

Cet événement planétaire mobilisera durant plus de quatre années l’ensemble de la société française qui
redécouvrira le lien intime qu’elle entretient avec la mémoire de la Grande Guerre, à travers une véritable saison
culturelle et mémorielle sur le thème de la guerre de 1914-1918. Dans le même temps, des dizaines de pays se
plongeront de la même manière dans leur histoire, et se rappelleront les souffrances endurées il y a un siècle.

Huit mois après le lancement officiel du Centenaire par le Président de la République, le 7 novembre 2013, la fête
nationale est l’occasion de marquer le début des commémorations. Premier grand rendez-vous d’envergure
nationale du Centenaire, le 14 juillet 2014, avec l’invitation lancée à près de 80 nations à rejoindre la France
sur les Champs-Élysées, devient cette année le moment d’une commémoration réellement mondiale, inédite,
à l’image de ce que fut le conflit.

Inédite, la commémoration l’est aussi par ses formes nouvelles.

L’année 2014 marque ainsi le début d’un rendez-vous commémoratif décentralisé, animé par l’ensemble de
la société française, en particulier les familles et les territoires. Portée par une mémoire sociale d’une grande
vitalité, la commémoration du Centenaire procède désormais de toute la population, sur l’ancien front comme
à l’arrière.

Le Centenaire apparaît également comme un phénomène mondial associant près de 80 pays, tous confrontés
à la nécessité de donner un sens à leur effort commémoratif. Les représentants de nombre d’entre eux, ainsi
que les familles des soldats et des travailleurs engagés sur notre sol, viendront en France, tout au long de ces
quatre années de commémoration, pour honorer leurs aînés. 10
Le Centenaire est enfin porteur d’une importante évolution de la mémoire combattante. En l’absence des
« Poilus », tous disparus, ce sont désormais les musées, les services d’archives et les « chemins de mémoire »
aménagés sur le champ de bataille qui sont les dépositaires et les passeurs de la mémoire de la Grande Guerre.

Les Français se sont d’ores et déjà particulièrement mobilisés pour se rappeler, sous toutes les formes possibles,
le conflit, ses traces et ses conséquences. C’est un programme commémoratif fort de plus de 2 100 projets
ayant obtenu le label « Centenaire » qui s’est forgé peu à peu, sous la coordination de la Mission du Centenaire,
pour la seule année 2014. Il s’étend sur l’ensemble du territoire national - métropolitain et ultramarin - ainsi
qu’à l’étranger.

Le Centenaire sera un moment privilégié de transmission de l’histoire et des mémoires de la Grande Guerre
aux jeunes générations. Les productions culturelles entretiendront également un lien permanent entre
la commémoration et le grand public, à travers de nombreuses expositions, colloques, publications et
productions audiovisuelles.

Le Centenaire sera enfin pour la France et les Français un temps d’introspection civique et de réflexion
historique qui permettra de rassembler la société française autour d’une mémoire unificatrice, porteuse de
sens et de valeurs.

En débutant les commémorations du Centenaire par un rassemblement de nations illustrant la diversité


des combattants d’hier, la France entend souligner la force de la réconciliation autour d’une mémoire diverse
mais rassemblée.

CENTENAIRE
1914-1918
SOMMAIRE DE L’OUVERTURE DU DÉFILÉ

Revue des troupes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12


Déroulement des honneurs rendus au Président de la République . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
Parade des emblèmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14

OUVERTURE
DU DÉFILÉ
REVUE DES TROUPES

La revue des troupes est passée par le Président de la République, le CEMA et le GMP, dans deux Véhicules
légers de reconnaissance et d’appui (VLRA).
Dans le premier VLRA prennent place le Président de la République, le CEMA et l’aide de camp du Président
de la République.
Le GMP, son aide de camp et son porte-fanion se placent dans le second VLRA.
Les deux VLRA s’insèrent au sein de la grande escorte à cheval de la garde républicaine qui débute
immédiatement son mouvement.

TROMPETTE-MAJOR 1
TIMBALIERS 2

FANFARE 35

CDT DE RÉGIMENT
ÉTENDARD 3

CDT ESCADRON
CHEFS DE PELOTON 2 12
FRONT DES TROUPES

ESCADRON 1
AVANT-GARDE 48

ADC
VLRA PRÉSIDENTIEL
CEMA PR

ADC
GMP OFFICIER DE PORTIÈRE

FANION
FLANCS-GARDES 6+6
CDT ESCADRON

CHEFS DE PELOTON 2

ESCADRON 2
ARRIÈRE-GARDE 48

VLRA DE REMPLACEMENT

OUVERTURE
DU DÉFILÉ
DÉROULEMENT DES HONNEURS RENDUS
AU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

Le Président de la République descend du premier VLRA, suivi par le CEMA.


Il est accueilli par le Premier ministre, par le ministre de la Défense, par le secrétaire d’État aux Anciens
combattants et à la Mémoire et par le chef d’état-major particulier de la Présidence de la République.
Le GMP descend du second VLRA et rejoint le Président de la République.
La fanfare du régiment de cavalerie de la garde républicaine arrête de jouer.
Le Président de la République se dirige vers le drapeau du 1er RI de la garde républicaine.
La musique joue Aux Champs pendant le déplacement, La Marseillaise lorsque les autorités ont rejoint leurs
emplacements.
Le drapeau s’incline à l’horizontale.
Le Président de la République passe le détachement d’honneur en revue.
La musique joue la Marche de la garde consulaire à Marengo.
En fin de revue, le Président de la République se retourne pour recevoir le salut du chef de corps du 1er RI
de la garde républicaine.
Le Président de la République gagne la tribune officielle.

13
1 PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE HONNEURS, PLACE DE LA CONCORDE
2 PREMIER MINISTRE A ACCUEIL : t13&.*&3.*/*453&
  t.*/*453&%&-"%ÉFENSE
3 MINISTRE DE LA DÉFENSE   tSECRÉTAIRE D’ÉTAT AUX ANCIENS COMBATTANTS
ET À LA MÉMOIRE
4 SECRÉTAIRE D’ÉTAT AUX ANCIENS COMBATTANTS   t$)&'%hÉTAT-MAJOR PARTICULIER
ET À LA MÉMOIRE
B HONNEUR AU PRÉSIDENT - HYMNE NATIONAL
5 CHEF D'ÉTAT-MAJOR DES ARMÉES
C REVUE DES TROUPES
6 CHEF DE L’ÉTAT-MAJOR PARTICULIER
Place de la Concorde D SALUT DU COMMANDANT DES TROUPES
7 GOUVERNEUR MILITAIRE DE PARIS
E DÉPLACEMENT VERS LA TRIBUNE PRÉSIDENTIELLE
8 COMMANDANT DES TROUPES

TRIBUNE

E SENS DE
LA REVUE
2 1 G
1 3
2 4 A
3 5 R
4 6 D
5 7 E
6 D 8
7 8 2 RI
e
M TRS
MPTDM
C M AIR

4 B 1er RI
7
2 1 Musique de
5 la garde républicaine
6
3 A

CHEVAUX DE MARLY

ESCORTE À CHEVAL

OUVERTURE
DU DÉFILÉ
PARADE DES EMBLÈMES

Le Président de la République a convié des représentants gouvernementaux de 80 pays ayant engagé


des troupes ou des travailleurs sur le continent européen pendant la Grande Guerre à assister au défilé sur
les Champs-Élysées. Ils sont accompagnés d’une délégation militaire de trois soldats et de quatre jeunes
gens âgés de 18 à 25 ans.

En ouverture du défilé, les porte-drapeaux et leur garde des pays étrangers présenteront les honneurs
aux autorités avant l’ouverture du défilé, en portant les couleurs de leurs nations.

Ce tableau initial rappelle le sacrifice des soldats et travailleurs engagés dans le premier conflit mondial.
Quel plus beau symbole que les emblèmes nationaux ? Ils caractérisent l’unité et le ralliement des militaires
derrière cette marque. Ces emblèmes traduisent, dans leur diversité, les traditions militaires de chaque
nation, les uniformes des gardes sont, eux aussi les marques visibles de traditions militaires différentes.

Encadrés de deux pelotons de militaires en uniforme et équipements de la première guerre mondiale, suivant
le drapeau du régiment d’infanterie chars de marine de Poitiers qui ouvrira la parade, ainsi qu’un drapeau
européen porté par 3 militaires du bataillon de réserve Île-de-France, les emblèmes pénètreront sur la place de
la Concorde et viendront prendre position sur trois chevrons face au Président de la République. Les honneurs
leur seront alors rendus par l’interprétation d’une sonnerie aux emblèmes de la concorde spécialement
créée à cette occasion. Puis, afin de replonger dans l’ambiance du 1er conflit mondial, le chœur de l’armée 14
française interprétera 2 chants de « Poilus ». Le tableau se clôturera par l’interprétation de l’hymne national.

OUVERTURE
DU DÉFILÉ
PARADE DES EMBLÈMES

FRANCE UNION EUROPÉENNE

AFRIQUE DU SUD

ALBANIE

ALGÉRIE
15

ALLEMAGNE

ARMÉNIE

ANCIENNE RÉPUBLIQUE
YOUGOSLAVE DE MACÉDOINE

AUSTRALIE

AUTRICHE

OUVERTURE
DU DÉFILÉ
PARADE DES EMBLÈMES

AZERBAÏDJAN

BELGIQUE

BÉNIN

BIÉLORUSSIE 16

BOSNIE-HERZÉGOVINE

BULGARIE

BURKINA FASO

CAMBODGE

OUVERTURE
DU DÉFILÉ
PARADE DES EMBLÈMES

CANADA

CHINE

CHYPRE

17
COMORES

CONGO

CÔTE D’IVOIRE

CROATIE

DANEMARK

OUVERTURE
DU DÉFILÉ
PARADE DES EMBLÈMES

DJIBOUTI

ESPAGNE

ESTONIE

ÉTATS-UNIS 18

FINLANDE

GABON

GÉORGIE

GRÈCE

OUVERTURE
DU DÉFILÉ
PARADE DES EMBLÈMES

GUINÉE

HONGRIE

INDE

IRLANDE 19

ITALIE

JAPON

KAZAKHSTAN

KOSOVO

OUVERTURE
DU DÉFILÉ
PARADE DES EMBLÈMES

LAOS

LETTONIE

LITUANIE

LUXEMBOURG 20

MADAGASCAR

MALI

MALTE

MAROC

OUVERTURE
DU DÉFILÉ
PARADE DES EMBLÈMES

MAURITANIE

MOLDAVIE

MONACO

MONTÉNÉGRO 21

NIGER

NORVÈGE

NOUVELLE-ZÉLANDE

PAYS-BAS

OUVERTURE
DU DÉFILÉ
PARADE DES EMBLÈMES

PAKISTAN

POLOGNE

PORTUGAL

22
RÉPUBLIQUE TCHÈQUE

ROUMANIE

ROYAUME-UNI

RUSSIE

SÉNÉGAL

OUVERTURE
DU DÉFILÉ
PARADE DES EMBLÈMES

SERBIE

SLOVAQUIE

SLOVÉNIE

23
SUÈDE

TADJIKISTAN

TCHAD

THAÏLANDE

TUNISIE

OUVERTURE
DU DÉFILÉ
PARADE DES EMBLÈMES

TURQUIE

UKRAINE

VANUATU

24
VIÊT NAM

OUVERTURE
DU DÉFILÉ
SOMMAIRE DU DÉFILÉ AVIONS

80e anniversaire de l’armée de l’air . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26


50e anniversaire des forces aériennes stratégiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
Défilé avions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28

25

DÉFILÉ
AVIONS
80E ANNIVERSAIRE DE L’ARMÉE DE L’AIR

2014 sera une année exceptionnelle pour l’armée de l’air par la densité et la richesse des anniversaires qui
seront célébrés.

Ils évoquent un siècle d’histoire et d’essor de l’aviation militaire qui aujourd’hui se révèle, par la variété de
ses modes d’action, un acteur incontournable pour protéger notre pays, dissuader un ennemi ou intervenir
lorsque survient une crise, comme l’a prouvé l’engagement récent de l’armée de l’air en Libye ou au Mali.
Ils traduisent aussi 80 ans d’ancrage de l’armée de l’air sur nos territoires.

Née en 1934, l’armée de l’air s’est implantée sur l’ensemble de notre pays, en métropole comme en outre-mer,
tissant des liens extrêmement forts avec nos régions, nos départements, nos communes et nos concitoyens.

Si, au fil des années, les évolutions de ses structures ont conduit à la fermeture de certaines implantations,
ces liens sont restés extrêmement vivaces.

Les célébrations de 2014 représentent une formidable opportunité pour rapprocher davantage encore
les aviateurs et l’ensemble de notre population. 26

Elles vont permettre de partager les valeurs et les traditions de l’armée de l’air, mais aussi de montrer combien
cette dernière peut regarder l’avenir avec la fierté de ce passé qui forge l’identité des aviateurs. L’arrivée de
nouvelles capacités comme l’A400M Atlas, l’avion ravitailleur MRTT ou les nouveaux drones MALE, symboles
de la modernisation de l’armée de l’air, va permettre aux aviateurs d’aujourd’hui, héritiers des pionniers et
des héros d’hier, d’écrire de nouvelles pages de son histoire.

La célébration officielle du 80e anniversaire de l’armée de l’air s’est déroulée les 21 et 22 juin 2014 sur la base
aérienne 120 de Cazaux à l’occasion d’un grand meeting aérien.

Les aéronefs en service dans l’armée de l’air, qui symbolisent parfaitement le thème « une armée
puissante et moderne », défilent en ouverture et en clôture du défilé.

DÉFILÉ
AVIONS
50E ANNIVERSAIRE DES FORCES AÉRIENNES STRATÉGIQUES

En 1958, en pleine guerre froide, Félix Gaillard, président du Conseil, décide de doter la France d’une force
de dissuasion nucléaire.

L’année 1964 marque le début de la permanence de la dissuasion nucléaire. Le commandement des Forces
aériennes stratégiques (FAS) est créé officiellement par un décret du 14 janvier 1964. Le 8 octobre 1964,
la première prise d’alerte nucléaire est réalisée depuis la base aérienne 118 de Mont-de-Marsan par
un Mirage IV A armé d’une bombe atomique et par un avion ravitailleur C-135.

La composante aéroportée de l’armée de l’air est ainsi historiquement la première des composantes de
la dissuasion nucléaire française.

Les FAS participent toujours aujourd’hui, avec la force océanique stratégique et la force aéronavale nucléaire,
à la posture permanente de la dissuasion nucléaire. Elles mettent en œuvre sa composante aéroportée,
un outil flexible, réactif et démonstratif au service du chef de l’État. Assujettie à un contrat opérationnel
fixé par le Président de la République, cette mission, ininterrompue depuis près de 50 ans, a contribué à
forger l’armée de l’air d’aujourd‘hui.
27

Les moyens de la composante aéroportée contribuent également à toutes les missions conventionnelles. Ainsi,
les chasseurs des FAS ont réalisé environ le quart des tirs effectués par des avions français lors des opérations
Harmattan et Serval. Sur le territoire national, les Rafale des FAS contribuent aussi à la posture permanente de
sûreté. Les C-135 ravitaillent quant à eux l’ensemble des avions de combat français et étrangers engagés en
opération depuis des décennies. Ils sont aussi aptes à effectuer des transports logistiques, des évacuations
sanitaires et des missions de service public.

Elle permet ainsi à la France de garantir en toutes circonstances sa liberté d’appréciation, de décision et
d’action dans le cadre de ses responsabilités internationales. Elle contribue par son existence à la sécurité
de l’Alliance Atlantique ainsi qu’à celle de l’Europe.

Les avions équipant aujourd’hui les FAS (C-135, Rafale et Mirage 2000 N) participent au défilé aérien
d’ouverture, et un détachement d’une centaine d’aviateurs des FAS défile à pied.

DÉFILÉ
AVIONS
DÉFILÉ AVIONS

OUVERTURE 
- 9 Alpha Jet
(Patrouille acrobatique de France - 80e anniversaire de l’armée de l’air)

100E ANNIVERSAIRE DE LA PREMIÈRE MISSION DE RECONNAISSANCE


- 1 Mirage F1 B (Escadron de reconnaissance [ER] 02.033 « Savoie », Base aérienne [BA] 118 Mont-de-Marsan)
- 4 Mirage F1 CR (ER 02.033 « Savoie », BA 118 Mont-de-Marsan)
- 3 Rafale (Escadron de chasse [EC] 02.030 « Normandie-Niemen », BA 118 Mont-de-Marsan)

50E ANNIVERSAIRE DE LA DISSUASION NUCLÉAIRE


- 1 C-135 (Groupement de ravitaillement en vol [GRV] 02.091 « Bretagne », BA 125 Istres)
- 4 Rafale (EC 01.091 « Gascogne », BA 113 Saint-Dizier)
- 4 Mirage 2000 N (EC 02.004 « La Fayette », BA 125 Istres)

28

100E ANNIVERSAIRE DU PREMIER BOMBARDEMENT


- 1 C-135 (GRV 02.091 « Bretagne », BA 125 Istres)
- 2 Rafale (EC 01.007 « Provence », BA 113 Saint-Dizier)
- 3 Mirage 2000 D (EC 02.003 « Champagne », BA 133 Nancy-Ochey)

100E ANNIVERSAIRE DE LA PREMIÈRE VICTOIRE AÉRIENNE


- 1 E-3F Awacs (escadron de détection et contrôle aéroportés 00.036 « Berry », BA 702 Avord)
- 1 Rafale (EC 01.007 « Provence », BA 113 de Saint-Dizier)
- 2 Mirage 2000 RDY (EC 01.002 « Cigognes », BA 116 Luxeuil)
- 1 Rafale (EC 02.030 « Normandie-Niemen », BA 118 Mont-de-Marsan)
- 2 Mirage 2000 RDI (EC 02.005 « Île-de-France », BA 115 Orange)

DÉFILÉ
AVIONS
DÉFILÉ AVIONS

FORMATION ET ENTRAÎNEMENT
- 2 Alpha Jet français (École de transition opérationnelle [ETO] 02.008, BA 120 Cazaux)
- 1 Alpha Jet belge (ETO 02.008, BA 120 Cazaux)

INTERVENTION À PARTIR DE LA MER


- 2 Rafale Marine (flottille 11F, Base aéronautique navale [BAN] Landivisiau)
- 2 Super-Étendard modernisés (flottille 17F, BAN Landivisiau)
- 1 E-2C Hawkeye (flottille 4F, BAN Lann-Bihoué)

PATROUILLE ET SURVEILLANCE MARITIME


- 1 Atlantique 2 (flottille 21F, BAN Lann-Bihoué)
- 1 Falcon 50 (flottille 24F, BAN Lann-Bihoué)
29

PROJECTION DE FORCES
- 1 A400M Atlas (centre d’expériences aériennes militaires, BA 123 Orléans-Bricy)
- 1 C-130 Hercules (Escadron de transport [ET] 02.061 « Franche Comté », BA 123 Orléans-Bricy)
- 1 C-160 Transall (ET 01.064 « Béarn », BA 105 Évreux)
- 2 CN235 Casa (ET 01.062 « Vercors », BA 110 Creil)

DÉFILÉ
AVIONS
SOMMAIRE DES TROUPES À PIED

École polytechnique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
École des officiers de la gendarmerie nationale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
École spéciale militaire de Saint-Cyr . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
École militaire interarmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34
École navale et groupe des écoles du Poulmic . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
Écoles des officiers de l’armée de l’air . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36
École du commissariat des armées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
Écoles du service de santé des armées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38
École de gendarmerie de Montluçon . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39
École nationale des sous-officiers d’active . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40
École de maistrance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
École de formation des sous-officiers de l’armée de l’air . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42
1er et 2e régiments d’infanterie de la garde républicaine . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
Gendarmerie nationale – missions de défense . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44
1er régiment d’infanterie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45
1er régiment de spahis . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 46
3e régiment d’artillerie de marine . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 47
3e régiment du génie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 48
3e régiment d’hélicoptères de combat . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 49
132e bataillon cynophile de l’armée de terre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 50
Réserve militaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 51
8e régiment de parachutistes d’infanterie de marine . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 52
Fusiliers marins et commandos marine . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 53
Bâtiment de projection et de commandement Dixmude . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 54
Frégate de type La Fayette Guépratte . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 55
Forces aériennes stratégiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 56
Base aérienne 118 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 57
Base aérienne 709 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 58
Hôpital militaire de campagne de KAIA (Kaboul International Airport) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 59
Drapeau de la direction générale de la police nationale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 60
École nationale supérieure de la police . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 61
Écoles nationales de police de Rouen-Oissel et de Saint-Malo . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 62
École nationale supérieure des officiers de sapeurs-pompiers . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 63
Sapeurs-pompiers territoriaux de la zone de défense et de sécurité Nord . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 64
Brigade de sapeurs-pompiers de Paris . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 65
Pionniers du 1er régiment étranger . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 66
Musique de la Légion étrangère . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 67
1er régiment étranger de génie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 68

LES TROUPES
À PIED
ÉCOLE POLYTECHNIQUE

Lieu d’implantation : Palaiseau (Essonne). Aujourd’hui, l’École polytechnique vise à accroître sa visibilité
à l’international pour attirer de nouveaux talents dans le cadre
Effectif total de l’unité : 503.
de l’université Paris-Saclay, mais également à inculquer aux
Date de création : 1794. élèves une forte culture tournée vers l’innovation, avec comme
corollaire la création d’entreprise.
Devise : « Pour la patrie, les sciences et la gloire ».
Durée de la formation : 4 ans en France et à l’étranger, dont
Subordination organique : sous la tutelle directe du ministre
18 mois de stage.
de la Défense.
Effectif défilant : 308.
Mission : largement internationalisée (30 % de ses étudiants
et 20 % de son corps enseignant), l’École polytechnique (X) Autorité défilant en tête : colonel Jean-Marie Gontier, chef
associe recherche, enseignement et innovation au meilleur de corps et directeur de la formation humaine et militaire de
niveau scientifique et technologique. Sa formation promeut l’École polytechnique.
une culture d’excellence à forte dominante scientifique, ouverte
Composition/articulation : le chef de détachement ; le drapeau
sur une grande tradition humaniste. L’école forme des femmes
et sa garde ; 13 cadres et 2 blocs de 144 élèves chacun représentant
et des hommes responsables, capables de mener des activités
les promotions X 2012 et X 2013.
complexes et innovantes. Avec ses 20 laboratoires, tous unités
mixtes de recherche avec le CNRS, le centre de recherche de l’École
polytechnique travaille aux frontières de la connaissance sur les
grands enjeux interdisciplinaires scientifiques, technologiques
et sociétaux.

31

- La première guerre mondiale a très profondément marqué


l’École polytechnique. Au déclenchement du conflit, tous
les élèves sont mobilisés et reçoivent le grade de sous-
lieutenant. 70 % des polytechniciens sont affectés dans
l’artillerie, les autres dans le génie, deux corps dits « des armes
savantes ». Les bâtiments de l’école sont transformés en
hôpital jusqu’en 1919. Quatre généraux polytechniciens
ayant participé à la première guerre mondiale sont faits
maréchaux de France : Joffre, Foch, Fayolle et Maunoury.
900 polytechniciens périssent durant les combats. Le drapeau
de l’école reçoit les insignes de la Croix de la Légion d’honneur
en 1914 et la Croix de guerre 1914-1918 en 1922.
- Dans le cadre de la rénovation du cursus dont l’allongement
de la durée du stage de 2e année, l’année 2014 représente
une année de transition. C’est pour cette raison
qu’exceptionnellement deux promotions sont représentées à
l’occasion du défilé du 14 Juillet.

LES TROUPES
À PIED
ÉCOLE DES OFFICIERS DE LA GENDARMERIE NATIONALE

Lieu d’implantation : Melun (Seine-et-Marne). Durée des formations : 2 ans pour les officiers de recrutement
direct et les anciens sous-officiers ; 1 an pour les officiers recrutés
Effectif total de l’unité : 1 139.
sur concours interne et les officiers issus des grandes écoles
Date de création : 1901. militaires.
Devise : « Pour la patrie, l’honneur et le droit ». Effectif défilant : 108.
Subordination organique : Commandement des écoles de Autorité défilant en tête : colonel Thierry Quintard, directeur
la gendarmerie nationale (CEGN), Rochefort (Charente-Maritime). de l’enseignement de l’EOGN.
Mission : l’École des officiers de la gendarmerie nationale (EOGN) Composition/articulation : le chef de détachement ; le drapeau
assure la formation initiale et continue des officiers aux fonctions et sa garde ; 5 cadres et 96 élèves dont 3 élèves officiers étrangers.
de commandement et de cadre de haut niveau. Le 1er septembre
2008, le centre d’enseignement supérieur de la gendarmerie
nationale a été intégré à l’EOGN, et le centre de recherche de
gendarmerie nationale a été créé à Melun dans l’enceinte de
l’école. Ces changements structurels renforcent la cohérence
des enseignements dispensés aux cadres de la gendarmerie
nationale en affirmant la spécificité des formations dévolues aux
officiers (aux niveaux militaire, académique et professionnel) et
la place singulière qu’occupe cette force au sein de l’édifice de
sécurité intérieure et de défense.

32

- Dans le cadre de la coopération internationale, l’EOGN a


formé, depuis 1946, 2 611 officiers étrangers provenant de
55 pays différents. L’école participe également à la création
de l’académie des forces de sécurité du Qatar à Doha et
demeure un acteur important dans les nombreux partenariats
bilatéraux concernant la formation des forces de sécurité et
des gendarmeries sœurs (Allemagne, Maroc, Qatar, Sénégal).
Enfin, l’EOGN est un membre actif de plusieurs structures
internationales de coopération entre académies de forces de
sécurité (CEPOL, AEPC, FIEP…).
- À la rentrée 2014, l’EOGN proposera à ses officiers élèves
un nouveau diplôme en partenariat avec HEC et Paris
Panthéon-Assas de type Master of Business Administration
spécialisé dans le domaine du management de la sécurité.
L’EOGN deviendra ainsi la première grande école militaire et
la première école du service public français à délivrer ce type
de diplôme.

LES TROUPES
À PIED
ÉCOLE SPÉCIALE MILITAIRE DE SAINT-CYR

Lieu d’implantation : camp de Coëtquidan, Guer (Morbihan). Dans le cadre d’un programme d’échange entre les armées de
terre française et allemande, l’ESM envoie chaque année 5 élèves
Effectif total de l’unité : 179.
officiers en Allemagne. Après l’obtention d’un master européen
Date de création : 1802. par l’université de la Bundeswehr, ils reviennent en France pour
y suivre la formation en école d’application, en fonction de l’arme
Devise : « Ils s’instruisent pour vaincre ».
qu’ils auront choisie.
Subordination organique : Direction des ressources humaines
Durée des formations : 3 ans ou 1 an selon le recrutement.
de l’armée de terre (DRHAT), Tours (Indre-et-Loire).
Effectif défilant : 165.
Mission : le projet pédagogique de l’École spéciale militaire
de Saint-Cyr (ESM) est de former les jeunes officiers à devenir Autorité défilant en tête : colonel François Beaucournu,
des décideurs et des meneurs d’hommes maîtrisant l’art commandant le 1er bataillon de l’ESM.
du commandement et sachant fédérer les énergies. L’école
Composition/articulation : le chef de détachement ; le drapeau
forme des chefs militaires, à la fois serviteurs de l’État et hommes
et sa garde ; 2 blocs de 7 cadres et 72 élèves chacun.
ou femmes d’action aptes à commander en toutes circonstances.
Les élèves officiers y développent leur personnalité, leur culture
générale, leur sens des valeurs, leur aptitude au commandement
et leurs compétences professionnelles. Il s’agit d’une formation
pluridisciplinaire et militaire dont l’esprit est marqué par la
référence permanente à la spécificité du métier de soldat,
l’ouverture à la société civile et la prise en compte de la dimension
internationale exigée par les engagements opérationnels.
À l’issue de leurs études, les élèves se voient délivrer un diplôme 33
master 2, et le titre d’ingénieur pour les élèves ayant suivi la
formation scientifique.

- Le drapeau de l’ESM porte de nombreuses décorations dont la Croix de


Guerre 1914-1918. Remise en 1922, cette décoration salue la valeur
et l’héroïsme des saint-cyriens morts pour la France au cours de
la première guerre mondiale.
- L’année 2014 marque le 30e anniversaire de l’intégration de la première
femme élève officier à l’ESM.
- La promotion de Castelnau porte le nom du général d’armée Édouard
de Curières de Castelnau, chef d’état-major du général Joffre lors de
la première guerre mondiale. Saint-cyrien issu de la promotion de
1869, il fut l’un des piliers de la victoire de 1918.

LES TROUPES
À PIED
ÉCOLE MILITAIRE INTERARMES

Lieu d’implantation : camp de Coëtquidan, Guer. Durée de la formation : 2 ans.


Effectif total de l’unité : 98. Effectif défilant : 98.
Date de création : 1961. Autorité défilant en tête : lieutenant-colonel Philippe Payré,
commandant le bataillon de l’EMIA.
Devise : « Le travail pour loi, l’honneur comme guide ».
Composition/articulation : le chef de détachement ; le drapeau
Subordination organique : DRHAT.
et sa garde ; 7 cadres et 84 élèves.
Mission : l’École militaire interarmes (EMIA) assure la formation
initiale des officiers issus du corps des sous-officiers et des engagés
volontaires de l’armée de terre. Elle forme des officiers destinés
à encadrer les unités opérationnelles de l’armée de terre, puis
à assumer des responsabilités croissantes d’encadrement, voire
de conception et de direction au sein de la défense et des états-
majors multinationaux.
L’EMIA délivre une formation pluridisciplinaire et militaire
dont l’esprit est marqué par la référence permanente
à la spécificité du métier de soldat, l’ouverture à la société civile
et la prise en compte de la dimension internationale exigée par
les engagements militaires.

34

- La promotion Ceux d’Afghanistan a souhaité apporter son soutien


aux blessés de l’armée de terre, au travers de nombreux défis
humains et sportifs. Dans cet esprit, les élèves de la promotion ont
organisé la course 89 km pour ceux d’Afghanistan durant laquelle
chaque kilomètre honore un soldat tombé sur les terres afghanes.
Cette opération a permis de récolter plus de 15 000 euros au profit
de l’association Terre fraternité et de la cellule d’aide aux blessés de
l’armée de terre.

LES TROUPES
À PIED
ÉCOLE NAVALE ET GROUPE DES ÉCOLES DU POULMIC

Lieu d’implantation : Lanvéoc-Poulmic (Finistère). Durée des formations : 1 semaine à 3 ans.


Effectif total de l’unité : 1 200. Effectif défilant : 85.
Date de création : 1830. Autorité défilant en tête : capitaine de frégate Pierre Favé,
responsable de l’encadrement des écoles.
Devise : « Honneur, patrie, valeur, discipline ».
Composition/articulation : le chef de détachement ; le drapeau
Subordination organique : direction du personnel militaire
et sa garde ; 4 cadres et 74 élèves dont 6 élèves étrangers.
de la marine, Paris.
Mission : pôle d’excellence de la formation maritime, l’École navale
et groupe des écoles du Poulmic (ENGEP) assure la formation
initiale de tous les officiers de la marine nationale et la formation
continue des marins dans les spécialités nautiques. Fort d’un
catalogue de 30 formations allant du stage pratique d’une semaine
à une formation d’ingénieur en 3 ans, l’ENGEP participe également
à la formation du personnel des autres administrations à vocation
maritime (commissaires aux armées, forces spéciales, gendarmerie
maritime, douane, affaires maritimes, hydrographes).

35

- En 2013-2014, l’ENGEP a formé 171 officiers et officiers mariniers


de 28 nationalités différentes.
- Les élèves du cursus fondateur de l’École navale sont appelés
« bordaches », terme provenant de Borda, nom attribué aux trois
derniers vaisseaux sur lesquels les élèves étaient embarqués pour
l’instruction entre 1840 et 1913. Jean-Charles de Borda (1733-1799)
fut un officier de marine hydrographe et mathématicien.

LES TROUPES
À PIED
ÉCOLES DES OFFICIERS DE L’ARMÉE DE L’AIR

Lieu d’implantation : Salon-de-Provence (Bouches-du-Rhône). Durée des formations : 3 ans pour les élèves de l’EA ; 2 ans pour
ceux de l’EMA ; de 4 semaines à 4 mois pour le CSEA.
Effectif total de l’unité : environ 550 élèves officiers et officiers
élèves suivent la formation initiale. Effectif défilant : 128.
Dates de création : 1925 pour l’École militaire de l’air (EMA) ; Autorité défilant en tête : colonel Antoine Sadoux, adjoint
1935 pour l’École de l’air (EA). conduite des EOAA.
Devise : « Faire face ». Composition/articulation : le chef de détachement ; les deux
drapeaux de l’EA et de l’EMA et leur garde ; 4 cadres et 60 élèves
Subordination organique : Direction des ressources humaines
de l’EA ; 3 cadres et 48 élèves de l’EMA et du CSEA.
de l’armée de l’air (DRHAA), Tours.
Missions : les Écoles des officiers de l’armée de l’air (EOAA)
constituent un grand pôle de formation regroupant l’EMA, l’EA
et le Cours spécial de formation des officiers (CSEA). Elles assurent
la formation initiale des officiers de l’air (pilotes et navigateurs),
des officiers systèmes aéronautiques (maintenance aéronautique,
systèmes d’information et de communication) et des officiers
des bases (contrôleurs aériens, renseignement, infrastructure
défense sol-air).
L’EA recrute les jeunes élèves officiers issus des classes préparatoires
et sanctionne leur formation initiale par un diplôme d’ingénieur.
Elle s’est récemment ouverte aux cursus littéraires pour les élèves
issus de Sciences Po Aix ou titulaires d’un master. 36

- L’EOAA propose également un cours spécial au profit des élèves


de différents pays d’Afrique dont 5 défilent cette année.

LES TROUPES
À PIED
ÉCOLE DES COMMISSAIRES DES ARMÉES

Lieu d’implantation : Salon-de-Provence. Durée de la formation : 2 ans.


Effectif total de l’unité : environ 60 élèves commissaires suivent Effectif défilant : 29.
la formation initiale sur deux ans, et plus de 800 stagiaires suivent
Autorité défilant en tête : commissaire en chef de 1re classe
la formation continue.
François Tremenbert, directeur adjoint de l’ECA et chef du centre
Date de création : 2013. de formation initiale.
Subordination organique : service du commissariat des armées, Composition/articulation : le chef de détachement ; le drapeau
Paris. et sa garde ; 2 cadres et 20 élèves officiers commissaires.
Mission : l’École des commissaires des armées (ECA) est l’héritière
des écoles de formation initiale des commissaires et des officiers
d’administration des armées et services (armée de terre, marine
nationale, armée de l’air, service de santé des armées et direction
générale de l’armement). L’école a accueilli le 19 août 2013
sa première promotion interarmées.
L’ECA forme et encadre un effectif réparti entre formation
initiale (élèves officiers commissaires – formation de deux ans)
et formation continue (officiers de différents grades ou personnel
de catégorie A exerçant dans les fonctions de l’administration
générale et du soutien commun – formations de 2 à 10 jours).
Sortis d’école, les élèves rejoignent les unités opérationnelles et
services pour y entamer leur carrière de commissaire des armées.
37

- La première rentrée des élèves officiers, sous le format


interarmées, s’est faite le 19 août 2013. La promotion recevra
son nom le 18 juillet. Dans cette attente, elle s’est donné
le nom de promotion Pionnière .
- L’ECA accueille également 7 élèves officiers étrangers.
- Attentive à sensibiliser ses élèves à l’environnement
et aux contraintes des entreprises qui traitent avec
le ministère de la Défense, l’ECA a initié un partenariat avec
l’institut esprit service du MEDEF. Chaque élève est ainsi
parrainé par une entreprise qui lui ouvre ses portes pour
mener à bien un projet et effectuer un stage d’un mois.

LES TROUPES
À PIED
ÉCOLES DU SERVICE DE SANTÉ DES ARMÉES

Lieux d’implantation : Lyon-Bron (Rhône) pour l’École de médicales et organise un enseignement complémentaire adapté
santé des armées (ESA) ; Paris pour l’École du Val-de-Grâce aux missions au profit des différentes armées pour les médecins,
(EVDG) ; Toulon (Var) pour l’École du personnel paramédical les pharmaciens, les vétérinaires et les officiers d’administration.
des armées (EPPA).
L’EPPA prépare les futurs infirmiers à l’obtention de leur brevet
Effectifs : 749 pour l’ESA ; 160 pour l’EVDG ; 399 pour l’EPPA. d’État et les forme à l’exercice de leurs compétences au sein
des CMA, des chefferies santé spécialisées, mais également
Dates de création : 2011 pour l’ESA ; 2005 pour l’EVDG ; 1990
en opération extérieure.
pour l’EPPA.
Durée des formations : 6 ans pour les élèves officiers
Devises : « Mari transve mare, pro patria et humanitate,
pharmaciens et chirurgiens-dentistes; 9 à 12 ans selon
hominibus semper prodesse » (Sur mer et au-delà des mers,
la spécialité pour les élèves officiers médecins ; 3 ans et 3 mois
pour la patrie et l’humanité, toujours au service des hommes
pour les élèves infirmiers.
[devise de l’ESA]) ; « Usque ad summum » (Jusqu’au plus haut
[devise de l’EPPA]). Effectif défilant : 157.
Subordination organique : direction centrale du service Autorité défilant en tête : médecin en chef Sylvie Minaberry,
de santé des armées, Vincennes (Val-de-Marne). chef du département de la formation initiale de l’EVDG.
Missions : l’ESA assure les six premières années de la formation Composition/articulation : le chef de détachement ; 2 cadres ;
initiale militaire et générale des médecins et les cinq années de les drapeaux de l’ESA et de l’EVDG et leur garde ; 6 cadres et
celle des pharmaciens. Les futurs médecins militaires serviront 84 élèves de l’ESA et internes de l’EDVG ; le chef de détachement
au sein des Centres médicaux des armées (CMA) pour assurer de l’EPPA ; le drapeau de l’EPPA et sa garde ; 3 cadres et 42 élèves.
le soutien médical des armées d’une part, et dans les hôpitaux
d’instruction des armées d’autre part.
38
L’EVDG fédère l’ensemble de l’enseignement et de la formation
du personnel du service de santé des armées, des praticiens et
des militaires infirmiers techniciens des hôpitaux des armées et
civils. Elle assure le suivi universitaire du troisième cycle des études

- La promotion EPPA défilante est baptisée Infirmier de classe


supérieure Thibault Miloche.
Ancien élève de l’EPPA, l’infirmier de classe supérieure Thibault
Miloche a payé de sa vie son engagement en Afghanistan
en octobre 2010, alors qu’il participait à une opération
de reconnaissance des éléments du GTIA Surobi dans le Nord
de la vallée d’Uzbeen.
- Le service de santé des armées est l’organisme le plus féminisé
du ministère de la Défense. Il compte dans ses rangs 55 %
de femmes.

LES TROUPES
À PIED
ÉCOLE DE GENDARMERIE DE MONTLUÇON

Lieu d’implantation : Montluçon (Allier). Durée des formations  : 12 mois dont 3 mois en unité
opérationnelle pour les élèves gendarmes ; 5 mois pour
Effectif total de l’unité : 1 114.
les gendarmes élèves ; 5 semaines à 3 mois pour les gendarmes
Date de création : 1976. adjoints.
Devise : « Nec pluribus impar » (Mieux est en nous). Effectif défilant : 94.
Subordination : CEGN. Autorité défilant en tête : colonel Gilles Sorba, commandant
l’EG de Montluçon.
Mission : l’École de gendarmerie (EG) de Montluçon constitue
le plus important centre de formation initiale de sous-officiers de Composition / articulation : le chef de détachement ; le drapeau
gendarmerie en termes d’effectif et d’infrastructure. Elle assure et sa garde ; 3 cadres et 84 élèves gendarmes.
une formation militaire et professionnelle de qualité au profit
des sous-officiers qualifiés et immédiatement opérationnels, et
des gendarmes adjoints volontaires. Elle accueille régulièrement
des passerelles police-gendarmerie, des promotions de gendarmes
élèves (anciens militaires issus d’autres armées) et divers stages
de formation et de qualification destinés aux militaires d’active.
La formation se décline sous trois aspects : l’acquisition
d’un « savoir-être » (enseignement de l’éthique militaire et
de l’esprit de service public) et l’acquisition du « savoir » et
du « savoir-faire » (enseignement des techniques professionnelles).

39

- L’année 2014 marque le 30e anniversaire de la première promotion


d’élèves gendarmes féminins.

LES TROUPES
À PIED
ÉCOLE NATIONALE DES SOUS-OFFICIERS D’ACTIVE

Lieu d’implantation : Saint-Maixent-l’École (Deux-Sèvres). Durée des formations : 8 mois pour les élèves issus du monde
civil ; 4 mois pour les élèves issus du recrutement interne.
Effectif total de l’unité : 500.
Effectif défilant : 122.
Date de création : 1963.
Autorité défilant en tête : colonel Xavier Joret, directeur général
Devise : « S’élever par l’effort ».
de la formation de l’ENSOA.
Subordination organique : DRHAT.
Composition/articulation : le chef de détachement ; le drapeau
Mission : maison mère des sous-officiers de l’armée de terre, l’École et sa garde ; 7 cadres ; 108 sous-officiers et élèves.
nationale des sous-officiers d’active (ENSOA) assure la formation
générale initiale d’environ 2 400 jeunes sous-officiers d’active et
de réserve ainsi que le perfectionnement de 1 400 sous-officiers
d’active par an. La formation dispensée recouvre les deux volets
indissociables que sont les instructions militaire et académique
qui permettront aux futurs cadres d’exercer pleinement leurs
responsabilités.
L’ENSOA intègre également un centre de formation pour
des stages Otan, dispensant notamment des cours d’anglais
opérationnel destinés aux cadres qui iront servir dans les états-
majors de l’Alliance.
40

- Au lancement de la première guerre mondiale, tous les élèves des écoles


d’armes sont mobilisés. Leurs responsabilités sont alors élargies
aux fonctions de chef de section dans les compagnies d’infanterie
tandis qu’une nouvelle cellule est créée, le groupe de combat, confiée
aux sergents.
- Les élèves sous-officiers défilant appartiennent à la 296e promotion de
l’ENSOA, promotion Adjudant-chef Alphonse Landler. Ce sous-officier
d’exception, qui s’est illustré en Indochine et en Algérie, a encadré
la toute première promotion de l’ENSOA en qualité d’instructeur
combat.

LES TROUPES
À PIED
ÉCOLE DE MAISTRANCE

Lieu d’implantation : Brest (Finistère). Durée de la formation : 16 semaines.


Effectif total de l’unité : 850. Effectif défilant : 97.
Date de création : 1923. Autorité défilant en tête : capitaine de frégate Didier Ott,
directeur adjoint du Lycée naval.
Devise : « Honneur, patrie, valeur, discipline ».
Composition/articulation : le chef de détachement ; le drapeau
Subordination organique : centre d’instruction naval, Brest.
et sa garde ; 6 cadres et 96 élèves.
Mission : l’École de maistrance forme les officiers mariniers de
recrutement direct de la marine nationale afin de les préparer
à assumer des fonctions de cadre de premier niveau. Les élèves,
dont le taux de féminisation atteint 17 %, sont âgés de 18 à
25 ans et diplômés de bac à bac+3. Depuis mars 2012, l’École de
maistrance a subi une refonte de son programme. Il y a désormais
4 sessions par an (au lieu de 2), et la formation dure 16 semaines
(au lieu de 18).
À l’issue de l’École de maistrance, les élèves rejoindront une école
de spécialité pour acquérir une formation technique dans
l’un des métiers qu’ils auront choisi avant d’embarquer sur
des bâtiments de surface ou de rejoindre d’autres unités de
la marine nationale telles que l’aéronautique navale, les forces
sous-marines ou encore les fusiliers commandos. 41

- En 1988, l’École de maistrance hérite du patrimoine de l’École


des mousses créée en 1834 et notamment de son drapeau
décoré de la Croix de guerre 1914-1918. Le 10 octobre 2009,
le drapeau est restitué à l’École des mousses, et l’École de
maistrance reçoit du ministre de la Défense son propre
drapeau.
- Les élèves défilants, incorporés le 4 mars 2014, appartiennent
à l’une des quatre sessions de la promotion Second maître
Raymond Dumenoir.
Le second maître Dumenoir est l’un des 176 commandos
français emmenés par le commandant Philippe Kieffer dans
le cadre de l’opération Overlord, le 6 juin 1944. Il fut tué sur
la plage de la Brèche à Colleville-Montgomery.

LES TROUPES
À PIED
ÉCOLE DE FORMATION DES SOUS-OFFICIERS DE L’ARMÉE DE L’AIR

Lieu d’implantation : Rochefort. Durée des formations : 4 mois de formation militaire initiale
et de 14 à 41 semaines de formation professionnelle selon
Effectif total de l’unité : 600.
la spécialité.
Date de création : 1933.
Effectif défilant : 97.
Devise : « S’armer pour le futur ».
Autorité défilant en tête : lieutenant-colonel Wilfrid Cuff,
Subordination organique : DRHAA. directeur des formations.
Mission : l’École de formation des sous-officiers de l’armée de Composition/articulation : le chef de détachement ; le drapeau
l’air (EFSOAA) a pour mission la formation militaire de l’ensemble et sa garde ; 6 cadres ; 12 cadres sous-officiers et officiers mariniers ;
des sous-officiers de l’armée de l’air avant leur orientation vers 72 élèves sous-officiers de l’armée de l’air et élèves officiers
les écoles de spécialisation. mariniers.
Dans le cadre de la mutualisation interarmées, elle assure
l’enseignement des spécialités aéronautiques au profit des trois
armées et de la gendarmerie nationale. Grâce à des aéronefs dédiés
à l’instruction, les élèves peuvent bénéficier d’un apprentissage
technique dans une structure très proche de celle d’un escadron
opérationnel.
L’école forme également aux métiers des systèmes d’information
et de communication, à la logistique et à l’infrastructure
opérationnelle.

42

- L’EFSOAA dispense également des formations adaptées au personnel


civil du service industriel de l’aéronautique et accueille les formations
initiales des mécaniciens de spécialité aéronautique de l’aviation légère
de l’armée de terre, de l’aéronavale et de la gendarmerie nationale.
- Plus de 8 700 élèves et stagiaires sont formés chaque année.

LES TROUPES
À PIED
1ER ET 2E RÉGIMENTS D’INFANTERIE DE LA GARDE RÉPUBLICAINE

Lieux d’implantation : Nanterre (Hauts-de-Seine) pour Effectif défilant : 118.


le 1er Régiment d’infanterie (1er RI) ; Paris pour le 2e RI (réparti
Autorités défilant en tête : colonel Éric Huguet, chef de corps
sur 6 casernes).
du 1er RI, et colonel Georges Monchotte, chef de corps du 2e RI.
Effectifs : 818 pour le 1er RI ; 1 068 pour le 2e RI.
Composition/articulation : les 2 chefs de détachement ;
Date de création : 1978. les 2 drapeaux et leur garde ; 8 cadres et 96 gardes.
Subordination organique : commandement de la garde
républicaine, Paris.
Mission : les deux régiments d’infanterie de la garde républicaine
sont chargés de la protection quotidienne des hauts lieux
gouvernementaux au premier rang desquels figurent l’Élysée,
Matignon, le Sénat et l’Assemblée nationale.
Ils assurent également des services d’honneur au profit des plus
hautes autorités de l’État.
En cas de menace particulière ou de visite d’État, les pelotons
d’intervention spécialement entraînés et les tireurs d’élite de
la garde républicaine, qualifiés par le groupe d’intervention
de la gendarmerie nationale, viennent renforcer le dispositif
permanent de sécurité. Ils interviennent également au profit de
la gendarmerie mobile dans des missions de maintien de l’ordre ou 43
lors d’opérations judiciaires menées par la gendarmerie nationale.

- Les fantassins, homme ou femme, doivent mesurer au minimum


1,70 m au 2e RI. Dans un souci d’uniformité, ils doivent mesurer entre
1,75  m et 1,85 m au 1er RI.
- La compagnie de sécurité de la Présidence de la République,
l’escadron motocycliste ainsi que la musique de la garde républicaine
appartiennent au 1er RI.
- Les deux équipes cynophiles spécialisées dans la recherche d’explosifs
appartiennent au 2e RI.

LES TROUPES
À PIED
GENDARMERIE NATIONALE – MISSIONS DE DÉFENSE

Lieux d’implantation : Vélizy-Villacoublay (Yvelines) pour Présente sur l’ensemble du littoral métropolitain et outre-mer
la Gendarmerie de l’air (GAIR) ; Nanterre pour la Gendarmerie ainsi que sur les sites de la marine nationale et certains grands
de la sécurité des armements nucléaires (GSAN) ; Houilles ports civils, la GMAR assure les missions de police générale,
(Yvelines) pour la Gendarmerie maritime (GMAR) ; Arcueil (Val- administrative ou judiciaire. Elle intervient également dans tous
de-Marne) pour la Gendarmerie de l’armement (GARM) ; Paris les domaines de l’action de l’État en mer.
pour la Gendarmerie prévôtale (GPREV).
La GARM assure la protection des installations prioritaires
Effectifs : 785 pour la GAIR ; 1 089 gendarmes maritimes et de la défense et des points d’importance vitale relevant de
31 marins pour la GMAR ; 286 pour la GARM ; 16 gendarmes et l’autorité de la direction générale de l’armement. Elle en prévient
80 prévôts pour la GPREV. les intrusions et la compromission du secret défense.
Dates de création : 1943 pour la GAIR ; 1964 pour la GSAN ; La mission principale de la GPREV est la police judiciaire aux armées
1970 pour la GMAR ; 1973 pour la GARM ; 2012 pour la GPREV. à travers la constatation des infractions commises par des militaires
français ou à l’encontre d’une force armée française. Elle ne
Missions : la GAIR assure des missions de police administrative,
s’exerce, en temps de paix, qu’à l’étranger.
judiciaire et militaire sur les sites de l’armée de l’air, mais elle conduit
également les enquêtes sur les accidents d’aéronefs militaires Effectif défilant : 92.
français ou étrangers sur le territoire national ou, le cas échéant,
Autorité défilant en tête : colonel Jean-Luc Payrard,
celles concernant les aéronefs militaires français à l’étranger.
commandant la GARM.
Au cœur de la dissuasion nucléaire depuis 1964, la GSAN assure en
Composition/articulation : le chef de détachement ; le drapeau
tout temps et en tout lieu le contrôle gouvernemental de l’arme
de la GPREV et sa garde ; 5 colonnes de 1 cadre et 16 gendarmes
nucléaire. Cette mission a pour objet de garantir au Président de
représentant chacune les différentes composantes.
la République que l’autorisation d’engager le feu nucléaire ne
peut être donnée que par lui et sur son ordre express seulement. 44

- La GAIR est responsable de la sécurité de l’aéroport de KAIA (Kabul


International Airport) depuis 2012.
- La GSAN célèbre cette année le cinquantenaire de sa création.
- La GMAR constitue une composante essentielle de la marine nationale
pour garantir la souveraineté de la France dans le deuxième plus grand
espace maritime au monde.

LES TROUPES
À PIED
1ER RÉGIMENT D’INFANTERIE

Lieu d’implantation : Sarrebourg (Moselle). Effectif défilant : 109.


Effectif total de l’unité : 978. Autorité défilant en tête : colonel Philippe Testart, chef de
corps du1er RI.
Date de création : 1 479.
Composition/articulation : le chef de détachement ; le drapeau
Devise : « On ne relève pas Picardie » et « Praeteriti fides,
et sa garde ; 6 cadres ; 96 cadres et militaires du rang.
exemplumque futuri » (Fidélité au passé, exemple pour l’avenir).
Subordination organique : 1re Brigade mécanisée (1re BM),
Châlons-en-Champagne (Marne).
Mission : héritier des bandes de Picardie, le 1er Régiment
d’infanterie (1er RI) est le plus ancien régiment d’Europe. Équipés
du système FELIN (Fantassin à équipements et liaisons intégrés),
les soldats du 1er RI sont à même de mener toutes les missions
dévolues aux unités de l’infanterie, y compris lors de engagements
à haute intensité, et maîtrisent les techniques de combat les plus
modernes. En 2013, le régiment a été engagé dans le cadre des
opérations Licorne en Côte d’Ivoire, Serval au Mali mais également
Sangaris en Centrafrique .

45

- Le drapeau du 1er RI porte dans ses plis 10 noms de bataille dont GUISE
1914, LA SOMME 1915, VERDUN-L’YSER 1916-1917 et L’OURCQ 1918.
- Le régiment s’est vu attribuer la Médaille de la Résistance au titre
des Forces françaises de l’intérieur du fait de son action collective.
- Le drapeau du 1er RI a été décoré de la fourragère aux couleurs de
la Croix de la Valeur militaire en novembre 2013 pour son engagement
en Afghanistan entre 2009 et 2012.

LES TROUPES
À PIED
1ER RÉGIMENT DE SPAHIS

Lieu d’implantation : Valence (Drôme). Effectif défilant : 109.


Effectif total de l’unité : 720. Autorité défilant en tête : colonel Ludovic Pinon, chef de
corps du 1er RS.
Date de création : 1914.
Composition/articulation : le chef de détachement ; l’étendard
Devise : « Faire face ».
et sa garde ; 6 cadres ; 96 cadres et militaires du rang.
Subordination organique : 1re BM.
Mission : héritier des traditions de la cavalerie d’Afrique,
le 1er Régiment de spahis (1er RS) est issu du régiment de marche
de spahis marocains créé en 1914 par le général Hubert Lyautey.
Unité de la 1re brigade blindée, le 1er RS est doté d’une grande
puissance de feu, grâce à ses escadrons de blindés à roues équipés
d’un canon de 105 mm qui lui permettent de couvrir de larges
espaces pour déceler et détruire ses adversaires. Le régiment
dispose, en complément, d’une aptitude solide dans le cadre
du renseignement et des actions antichars.

46

- L’étendard du 1er RS porte dans ses plis 14 noms de bataille dont


LA MARNE 1914, POGRADEC 1917, SKUMBI 1917, BOFNIA
1918, USKUB 1918 et DANUBE 1918.
- En août 1914, le général Hubert Lyautey est à l’initiative de la
création d’un régiment regroupant des escadrons de spahis
marocains. Ce dernier prend le nom de régiment de marche
de chasseurs indigènes puis de régiment de marche de spahis
marocains le 1er janvier 1915.
Ce régiment combat en France à cheval puis dans les tranchées
à partir du printemps 1915.
- Le 1er RS célèbre cette année le centenaire de sa création.

LES TROUPES
À PIED
3E RÉGIMENT D’ARTILLERIE DE MARINE

Lieu d’implantation : camp de Canjuers (Var). Effectif défilant : 109.


Effectif total de l’unité : 800. Autorité défilant en tête : lieutenant-colonel Martial Reinbold,
chef de corps du 3e RAMa.
Date de création : 1803.
Composition/articulation : le chef de détachement ; l’étendard
Devise : « À l’affût toujours, jamais ne renonce ».
et sa garde ; 6 cadres ; 96 cadres et militaires du rang.
Subordination organique : 6e Brigade légère blindée (6e BLB),
Nîmes (Gard).
Mission : le 3e Régiment d’artillerie de marine (3e RAMa) fournit les
appuis feu interarmées au profit de la 6e BLB grâce, notamment,
à l’utilisation de mortiers de 120 mm et du canon Caesar qui
peut concentrer un tir d’obus de 155 mm sur un objectif situé
jusqu’à 40 km.
Le 3e RAMa comprend également l’unité de renseignement de
la 6e BLB, qui lui fournit des renseignements d’origine humaine,
électromagnétique, radar ou encore imagerie. Sa batterie Mistral
offre quant à elle une capacité de défense sol-air courte portée.
Largement sollicité ces dernières années dans le cadre de missions
extérieures, le 3e RAMa a notamment été engagé deux fois en
2013 dans le cadre de l’opération Serval au Mali.

47

- L’étendard du 3e RAMa porte dans ses plis 12 noms de bataille dont


CHAMPAGNE 1915, LA SOMME 1916 et LA SERRE 1918.
- Établi en altitude, le 3 e RAMa bénéficie du plus grand camp
d’entraînement militaire d’Europe occidentale, à proximité des plates-
formes de projection des Arcs (voie ferrée), de Toulon (amphibie) et
d’Istres (aérotransport).

LES TROUPES
À PIED
3E RÉGIMENT DU GÉNIE

Lieu d’implantation : Charleville-Mézières (Ardennes). Effectif défilant : 109.


Effectif total de l’unité : 939. Autorité défilant en tête : colonel Charles Michel, chef de
corps du 3e RG.
Date de création : 1814.
Composition/articulation : le chef de détachement ; le drapeau
Devise : « Ardennes, tiens ferme ».
et sa garde ; 6 cadres ; 96 cadres et militaires du rang.
Subordination organique : 1re BM.
Mission : sur les théâtres d’opération extérieure, le 3e Régiment
du génie (3e RG) fournit aux unités engagées un appui à la mobilité
et à la contre-mobilité, par le biais d’ouverture d’itinéraires,
d’opérations de déminage ainsi que par la réalisation d’obstacles
pour freiner l’ennemi, ou renforcer les positions défensives.
Sur le territoire français, le régiment participe à des missions de
sécurité et de secours au profit de la population. Sa capacité
opérationnelle de franchissement sur pont flottant motorisé lui
permettrait de venir en aide à la population parisienne en cas
de très grande crue, dans le cadre du plan Neptune.
Le 3e RG compte également dans ses rangs des spécialistes
capables de produire de l’eau potable et de l’énergie au profit
des unités projetées en opération extérieure.

48

- Le drapeau du 3e RG porte dans ses plis 9 noms de bataille dont VERDUN-


L’AISNE 1916-1917, LA SOMME 1916 et LES FLANDRES 1918.
- Le 3e RG célèbre cette année le bicentenaire de sa création.

LES TROUPES
À PIED
3E RÉGIMENT D’HÉLICOPTÈRES DE COMBAT

Lieu d’implantation : Étain (Meuse). Effectif défilant : 97.


Effectif total de l’unité : 841. Autorité défilant en tête : colonel David Cruzille, chef de corps
du 3e RHC.
Date de création : 1977.
Composition/articulation : le chef de détachement ; le drapeau
Devise : « Semper ad alta » (Toujours plus haut).
et sa garde ; 6 cadres ; 84 cadres et militaires du rang.
Subordination organique : Commandement des forces
terrestres (CFT), Lille (Nord).
Mission : le 3e Régiment d’hélicoptères de combat (3e RHC)
est une unité de l’aviation légère de l’armée de terre spécialisée
dans le combat aéromobile. Il combine l’action du renseignement,
du mouvement, de l’appui feu au profit des troupes au sol, et de
la destruction d’objectifs militaires en déployant ses hélicoptères
Puma et Gazelle, équipés du système Viviane, de missiles HOT,
de missiles Mistral ou de canons de 20 mm.
De jour comme de nuit et par conditions climatiques dégradées,
les hélicoptères du 3e RHC ont été particulièrement sollicités
ces deux dernières années. Engagé dans le cadre des opérations
Pamir en Afghanistan et Serval au Mali en 2013, mais également
Sangaris en Centrafrique dont il est rentré en avril 2014, le régiment
est actuellement à nouveau engagé au Mali. 49

- Le 3e RHC est situé à 20 km du site de Verdun. Les pilotes survolent


régulièrement dans le cadre de leur entraînement les champs
de bataille de la première guerre mondiale qui ont vu combattre
leurs aïeux.
- Le régiment porte sur son étendard l’inscription Indochine 1947-
1954 en mémoire de sa participation à la guerre d’Indochine,
et notamment à la bataille de Diên Biên Phu dont est célébré cette
année le soixantième anniversaire.

LES TROUPES
À PIED
132E BATAILLON CYNOPHILE DE L’ARMÉE DE TERRE

Lieu d’implantation : Camp de Suippes (Marne). Effectif défilant : 77 militaires et 76 chiens.


Effectif total de l’unité : 576 militaires et 501 chiens. Autorité défilant en tête : colonel Pascal Florin, chef de corps
du 132e BCAT.
Date de création : 1977.
Composition/articulation : le chef de détachement ; le drapeau
Devise : « Un contre huit ».
et sa garde ; 70 cadres et militaires du rang.
Subordination organique : CFT.
Mission : le 132e Bataillon cynophile de l’armée de terre
(132e BCAT) est un bataillon d’appui des unités d’infanterie.
Avec ses chiens de guerre, il prend part aux missions de
reconnaissance, d’investigation et d’intervention des unités,
en fournissant notamment un appui spécialisé dans la détection
et la recherche d’explosifs. Certaines équipes sont entraînées à
la recherche d’armement et de produits stupéfiants.
Depuis la première guerre mondiale, les chiens militaires
sont récompensés au même titre que les combattants pour
leurs actions héroïques. Lors des prises d’armes, ils portent
un plastron adapté sur lequel sont agrafées leurs décorations.
Le bataillon est présent de façon continue sur différents théâtres
d’opération et notamment en Afghanistan, au Liban, en Côte
d’Ivoire et au Mali.
50

- Le bataillon a hérité du drapeau du 132e régiment d’infanterie


qui porte dans ses plis 7 noms de bataille dont LES ÉPARGES
1915, L’AISNE 1917 et PICARDIE 1918.
- À partir de 1915, plusieurs chiens sont décorés de la Croix de
guerre 1914-1918 pour avoir sauvé des « Poilus » ensevelis
dans les tranchées.
- Le 132e BCAT a été décoré de la Croix de la Valeur militaire à
la suite de son engagement en Afghanistan.
- Lors des mouvements d’ordre serré, les maîtres de chiens ne
sont pas au portez-armes car ils doivent pouvoir conduire
leur chien de la main gauche, tout en gardant la cadence
par le balancement du bras droit. Seul le garde au drapeau
ne conduit pas de chien. Les chiens défilant sont de races
malinois, tervueren et berger allemand.

LES TROUPES
À PIED
MODULE RÉSERVE MILITAIRE

Lieux d’implantation : Fort Neuf de Vincennes (Paris) pour Effectif défilant : 91.
le Bataillon de réserve Île-de-France (BR-IDF) ; Montlhéry
Autorité défilant en tête : lieutenant-colonel Gérald Orlik,
(Essonne) pour le 121e Régiment du train (121e RT) ; Nîmes
commandant le BR-IDF.
pour le 503e Régiment du train (503e RT) ; Auxonne (Côte-d’Or)
pour le 511e Régiment du train (511e RT) ; Brie (Charente) pour Composition/articulation : le chef de détachement ; le drapeau
le 515e Régiment du train (515e RT). et sa garde ; 10 cadres ; 30 cadres et militaires du rang ; 4 cadres ;
4 fanions suivis de 36 cadres et militaires du rang des unités de
Devise : « Sans égal » pour le BR-IDF ; « Transporte et combats »
réserve de la 1re BL.
pour le 121e RT ; « Labor omnia vincit » (Par l’effort, la victoire
toujours) pour le 503e RT ; « Passe toujours » pour le 511e RT ;
« Élégance et rapidité » pour le 515e RT.
Subordination organique : 1re Brigade logistique (1re BL).
Mission : la réserve militaire, composée de citoyens volontaires
ayant reçu une formation militaire, renforce les capacités de
l’armée française en participant à des missions nécessitant des
savoirs spécialisés ou des effectifs plus importants, mais aussi
en assurant la relève sur le territoire national lorsque les unités
d’active sont engagées en opération extérieure.
Le BR-IDF, qui défile en tête, a pour particularité d’intervenir à Paris
et en Île-de-France, notamment lors de missions Vigipirate ou
de manifestations militaires. Il est suivi des fanions et réservistes
des unités de la 1re BL. 51

- Le BR-IDF est héritier du 24e régiment d’infanterie ou régiment


Royal, dont la création remonte à 1656. Rattaché depuis juillet
2013 à la 1re BL, le BR-IDF s’est ainsi vu doté des traditions
du régiment Royal, et notamment de son drapeau qui porte
dans ses plis 8 noms de bataille dont LES DEUX-MORINS 1914,
ARTOIS 1915 et L’AISNE 1918.
- De la IIIe République jusqu’à la suspension de la conscription
en 1997, la réserve militaire a fonctionné selon le principe
d’une réserve de masse constituée d’anciens appelés du
contingent. Au déclenchement de la première guerre
mondiale, plus de 600 000 réservistes répondent à l’appel de
la mobilisation générale.
- Le BR-IDF, qui compte un effectif de 1 700 hommes, est la plus
grande unité de réserve de l’armée de terre.

LES TROUPES
À PIED
8E RÉGIMENT DE PARACHUSTISTES D’INFANTERIE DE MARINE

Lieu d’implantation : Castres (Tarn). Effectif défilant : 97.


Effectif total de l’unité : 1 039. Autorité défilant en tête : colonel Vincent Tassel, chef de corps
du 8e RPIMa.
Date de création : 1951.
Composition/articulation : le chef de détachement ; le drapeau
Devise : « Volontaire ».
et sa garde ; 6 cadres ; 84 cadres et militaires du rang.
Subordination organique : 11e brigade parachutiste, Toulouse
(Haute-Garonne).
Mission : le 8e Régiment de parachutistes d’infanterie de marine
(8e RPIMa) est spécialisé dans le combat aéroporté qui met en In memoriam
œuvre trois modes d’action spécifiques : le saut en parachute, Au cours des douze derniers mois, deux militaires
le poser d’assaut et l’héliportage. Cette spécificité permet ainsi du 8e RPIMa ont payé de leur vie leur engagement
de saisir très rapidement une zone puis d’en assurer le contrôle en Centrafrique dans le cadre de l’opération Sangaris.
en appliquant les savoir-faire de l’infanterie traditionnelle et
motorisée.
Équipé du système FÉLIN et du nouveau parachute de
l’armée française, l’ensemble de parachutage du combattant,
le 8e RPIMa est aussi un régiment de prévention et de gestion
des crises dans les missions de rétablissement ou de maintien
de la paix.
Le 8e RPIMa a récemment été déployé en Centrafrique dans
le cadre de l’opération Sangaris. 52

- Installé à Castres depuis 50 ans, le 8e RPIMa a noué un lien particulier avec


sa garnison, devenue sa ville marraine en 1997.

LES TROUPES
À PIED
FUSILIERS MARINS ET COMMANDOS MARINE

Lieux d’implantation : ensemble des implantations de la marine des forces spéciales. Mis à disposition du Commandement
nationale pour les fusiliers marins ; Lorient (Morbihan) ; Saint- des opérations spéciales (COS), les commandos marine
Mandrier (Var) pour les commandos marine. interviennent depuis 1992 sur tous les théâtres d’opération
ouverts par le COS selon trois modes d’action : les opérations
Effectifs : 2 500 pour les fusiliers marins ; 400 pour les commandos
en haute mer, les actions vers la terre et les opérations
marine.
spéciales à terre. Leurs principales missions sont la lutte contre
Dates de création : 1622 pour les fusiliers marins ; 1941 pour les narcotrafiquants, la piraterie maritime et la reconnaissance
les commandos marine. des plages de débarquement.
Subordination organique : force des fusiliers marins et Effectif défilant : 87.
commandos marine.
Autorité défilant en tête : le capitaine de vaisseau Sébastien
Missions : les fusiliers marins veillent en permanence à Houel, commandant l’École des fusiliers marins et commandos
la protection des points d’intérêt vitaux et installations prioritaires marine.
de défense confiés à la marine nationale. Formés à l’École
Composition/articulation : le chef de détachement ; le drapeau
des fusiliers marins à Lorient, ils sont amenés à renforcer l’équipage
du 1er régiment de fusiliers marins ; deux cadres suivis du
des navires de la marine nationale mais également des bateaux
fanion du groupement des fusiliers marins de Toulon et de
civils dans les zones à risque du globe. Les fusiliers sont aujourd’hui
celui du commando Kieffer ; 2 blocs de 36 fusiliers marins et
les référents de la sécurité maritime et de la protection des navires
36 commandos marine.
battant pavillon français.
Les fusiliers marins disposent également d’une expertise
en matière de cynotechnie.
Héritiers des commandos du commandant Philippe Kieffer, les 6 53
unités de commandos marine constituent la composante maritime

- Le drapeau du régiment de fusiliers marins porte dans ses plis


11 noms de bataille dont DIXMUDE 1914, YSER 1914-1915,
LONGEWAEDE 1917, HAILLES 1918 et MOULIN DE LAFFAUX
1918. Remis en 1915 aux fusiliers marins par le Président de
la République Raymond Poincaré, le drapeau du 1er régiment
de fusiliers marins est l’un des trois drapeaux les plus décorés
de France.
- Créée en 1941 en Grande-Bretagne par le lieutenant de
vaisseau Philippe Kieffer, la première unité de commandos
marine français est composée d’hommes d’horizons divers,
volontaires pour participer au stage commando britannique
qui forme les unités d’élites du pays. Les 177 commandos
marine sont les seuls militaires français à avoir débarqué
sur les plages normandes le 6 juin 1944. Ces hommes sont
porteurs du béret vert (insigne à gauche, en héritage du
creuset britannique) qui s’acquiert à la réussite du stage
commando.

LES TROUPES
À PIED
BÂTIMENT DE PROJECTION ET DE COMMANDEMENT DIXMUDE

Lieu d’implantation : Toulon. Autorité défilant en tête : capitaine de vaisseau


Pierre de Briançon, commandant le BPC Dixmude.
Effectif total de l’unité : 177.
Effectif défilant : 72.
Date d’admission au service actif : 2012.
Composition/articulation : le chef de détachement ; le fanion
Subordination organique : Force d’action navale (FAN), Toulon.
et sa garde ; 4 cadres ; 64 cadres et matelots.
Mission : le Bâtiment de projection et de commandement
Dixmude (BPC Dixmude) est un bâtiment de combat amphibie
polyvalent, pouvant projeter à terre jusqu’à 110 véhicules blindés
ainsi que 450 soldats. Capable d’accueillir des états-majors
conduisant des opérations navales, terrestres et aériennes depuis
la mer, le BPC Dixmude peut embarquer jusqu’à 16 aéronefs de
types Tigre ou Caïman, servant ainsi de porte-hélicoptères d’assaut.
Les capacités du bâtiment incluent aussi bien le combat de haute
intensité impliquant la mise en œuvre de forces spéciales que
l’évacuation de ressortissants ou l’assistance aux populations
sinistrées. Dans cet objectif, le BPC Dixmude dispose d’une
capacité de traitement et d’hospitalisation des blessés pouvant
être assimilée à celle d’un hôpital de campagne avec notamment
deux blocs chirurgicaux, une salle de radiologie, un cabinet
dentaire, un scanner de dernière génération et un plateau
technique de 69 lits médicalisés.
54

- L’année 2014 célèbre le centenaire de la bataille de Dixmude


durant laquelle une brigade de 6 000 fusiliers marins, associée
à 2 000 tirailleurs sénégalais et 5 000 soldats belges, a arrêté
la progression de 30 000 puis 50 000 soldats allemands sur le front
de l’Yser en octobre 1914. Devant résister 4 jours, ils ont tenu plus
de 3 semaines.

LES TROUPES
À PIED
FRÉGATE TYPE LA FAYETTE GUÉPRATTE

Lieu d’implantation : Toulon. Autorité défilant en tête : capitaine de vaisseau


Benoît Hédé Haüy, commandant la FLF Guépratte.
Effectif total de l’unité : 145.
Effectif défilant : 64.
Date d’admission au service actif : 2001.
Composition/articulation : le chef de détachement ; le fanion
Subordination organique : FAN.
et sa garde ; 4 cadres, 56 cadres et matelots.
Mission : endurante et dotée d’une excellente autonomie,
la Frégate type La Fayette Guépratte (FLF Guépratte) peut être
déployée seule ou s’intégrer à une force navale nationale ou
alliée. La frégate tire un avantage tactique de sa furtivité, de
ses capacités de détection radar et de guerre électronique,
mais également d’importants moyens de transmissions. La FLF
Guépratte, qui accueille un hélicoptère embarqué et bénéficie
de l’armement nécessaire à son autodéfense, peut se voir confier
des missions en précurseur d’une force navale, des opérations
avancées lors d’une manœuvre amphibie, mais également
des opérations spéciales.

55

- La FLF Guépratte s’est vu décerner la Croix de la Valeur militaire


avec palme à titre collectif pour son action dans le cadre de
l’opération Harmattan, au large de la Libye, du 6 juin au
2 juillet 2011.
- Le vice-amiral Émile Guépratte (1856-1939) est une figure
marquante de la marine nationale au cours de la première
guerre mondiale. Après plusieurs campagnes en Afrique
du Nord et en Extrême-Orient, il prend le commandement
des bâtiments français durant la bataille des Dardanelles
(1915), durant laquelle il se distingue par sa bravoure.
Impressionnés par sa vaillance, les Anglais le surnomment
le « mangeur de feu » ( « Fire eater »). Il est inhumé aux
Invalides.

LES TROUPES
À PIED
FORCES AÉRIENNES STRATÉGIQUES

Lieux d’implantation : Les moyens des FAS contribuent aussi à toutes les missions
conventionnelles, comme en Libye en 2011 et au Mali depuis
Commandement : Villacoublay.
2013. Les Rafale des FAS assurent aussi la posture permanente
Centre d’opérations : Taverny (Val-d’Oise). de sûreté. Les C-135 ravitaillent l’ensemble des avions français
et étrangers. Ils sont aussi aptes à effectuer des missions de
EC 1/91 « Gascogne » : Saint-Dizier.
transport logistique, d’évacuation sanitaire et de service public.
EC 2/4 « La Fayette », GRV 2/91 « Bretagne », escadron de soutien
Effectif défilant : 98.
technique spécialisé : Istres (Bouches-du-Rhône).
Autorité défilant en tête : général de corps aérien Patrick
Autres unités : Avord (Cher), Brétigny (Essonne).
Charaix, commandant les FAS.
Effectif total de l’unité : 1 350.
Composition/articulation : le chef de détachement ;
Date de création : 1964. les drapeaux des trois bases aériennes à vocation nucléaire
(Saint-Dizier, Avord et Istres) et leur garde ; 1 cadre, 14 pilotes et
Subordination organique : chef d’état-major de l’armée de l’air.
navigateurs ; 64 cadres et militaires.
Mission : depuis 50 ans, les Forces aériennes stratégiques
(FAS) assurent de manière permanente et sans discontinuité
le contrat de posture de dissuasion nucléaire fixé par le Président
de la République. Cette mission s’illustre au sol par un déploiement
sur le territoire national qui se trouve ainsi sanctuarisé, et en vol
par l’aptitude à frapper à longue distance sous faible préavis.

56

- La dissuasion nucléaire française est devenue une réalité


le 8 octobre 1964, lors de la première prise d’alerte d’un Mirage IV
armé. Sans discontinuité depuis, les FAS assurent cette mission avec
les Mirage 2000 N et Rafale biplace équipés du missile ASMPA, et
les ravitailleurs C-135.

LES TROUPES
À PIED
BASE AÉRIENNE 118

Lieu d’implantation : Mont-de-Marsan (Landes). Effectif défilant : 73.


Effectif total de l’unité : 3 200. Autorité défilant en tête : colonel Emmanuel Vialle,
commandant la base aérienne.
Date de création : 1945.
Composition/articulation : le chef de détachement ; le drapeau
Subordination organique : commandement des forces
et sa garde ; 6 cadres ; 60 cadres et militaires (bloc formant une aile
aériennes, Dijon (Côte-d’Or).
delta).
Mission : la Base aérienne 118 (BA 118) Colonel Rozanoff abrite un
centre de détection et de contrôle qui scrute le quart sud-ouest de
la France, un escadron de défense sol-air armé de missiles Aster 30
et le Centre d’expériences aériennes militaires (CEAM) qui a pour
mission l’étude et l’expérimentation des futurs équipements de
l’armée de l’air. Ainsi, l’escadron de chasse et d’expérimentation
5/330 Côte d’Argent est équipé de plusieurs avions de chasse
utilisés pour la mise au point des nouveaux armements et, de la
même manière, l’escadron de programmation et d’instruction
en guerre électronique 07/330 a en charge l’expérimentation et
la programmation des systèmes d’autoprotection des aéronefs.
L’ escadron de chasse 2/30 Normandie-Niemen et de l’escadron de
reconnaissance 2/33 Savoie, stationnés sur la BA 118, contribuent
au dispositif de posture permanente de sûreté, garante de
la souveraineté de l’espace aérien français, et peuvent également
être engagés en opération extérieure sur court préavis. 57

- Le terrain d’aviation de Mont-de-Marsan est militarisé


de 1914 à 1918. Occupées par les Allemands pendant
la seconde guerre mondiale, les infrastructures sont utilisées
dès 1945 pour recréer le CEAM. La base devient l’ossature de
la dissuasion française en 1964 avec la première prise d’alerte
nucléaire sur Mirage IV.
- Le 13 juin 2014, la BA 118 a célébré le retrait définitif
du service du dernier avion de chasse Mirage F1 dont
la mission principale était la reconnaissance. Cette mission est
désormais assurée par les Rafale/Reco NG et les drones MALE.

LES TROUPES
À PIED
BASE AÉRIENNE 709

Lieu d’implantation : Cognac-Châteaubernard (Charente). Effectif défilant : 73.


Effectif total de l’unité : 1 300. Autorité défilant en tête : colonel Antoine Guillou, commandant
la BA 709.
Date de création : 1938.
Composition/articulation : le chef de détachement ; le drapeau
Subordination organique : DRHAA.
et sa garde ; 6 cadres ; 60 sous-officiers et militaires techniciens
Mission : la Base aérienne 709 (BA 709) Commandant Ménard de l’air (bloc formant une aile delta).
soutient l’activité de l’École de pilotage de l’armée de l’air
(EPAA) et de l’escadron de drones 01.033 « Belfort » implanté sur
la base depuis 2009. La BA 709 assure également la préparation
opérationnelle du personnel régulièrement engagé en mission
sur le territoire national et sur les théâtres d’opération extérieure
(Pamir en Afghanistan, Harmattan en Libye et Serval au Mali).
Dans le cadre d’exercices particuliers, la base aérienne accueille
des unités de passage tout au long de l’année : détachement
de l’école de pilotage belge, campagnes de sauts en parachute
au profit de l’armée de terre et des forces spéciales, campagne
de tir de l’aéronautique navale et permanence opérationnelle.

58

- L’EPAA forme chaque année plus de 100 élèves pilotes dont une dizaine
d’étrangers. La formation proposée s’échelonne sur une durée de
13 à 15 mois.

LES TROUPES
À PIED
HÔPITAL MILITAIRE DE CAMPAGNE DE KAIA

Lieu d’implantation : Kaboul, Afghanistan. Effectif défilant : 42.


Date de création : 2009. Autorité défilant en tête : médecin-chef Alain Puidupin, chef
du service des urgences de l’hôpital d’instruction des armées
Mission : l’Hôpital médico-chirurgical de Kabul International
Lavéran, Marseille (Bouches-du-Rhône).
Airport (HMC KAIA) est une structure multinationale Otan.
La France, qui en a reçu la responsabilité en 2010, a réduit Composition/articulation : le chef de détachement ; le fanion ;
progressivement son effectif conformément à sa planification 40 cadres et militaires du rang du service de santé des armées.
de désengagement pour en laisser le commandement à l’armée
américaine à l’été 2014.
Organisé en services spécialisés (urgences, chirurgie viscérale et
orthopédique, scanner…), l’HMC KAIA est doté des outils les plus
modernes. Le détachement français y a assuré une mission
de soutien santé au profit de la FIAS et des forces armées afghanes,
pouvant déployer simultanément 3 équipes chirurgicales et
accueillir plus d’une trentaine de patients.
L’HMC KAIA apporte également une aide médicale régulière à
la population et permet d’accueillir près de 300 Afghans chaque
semaine.

59

- Les 40 militaires qui défilent, issus de toutes les spécialités médicales


de l’HMC KAIA, y ont exercé un mandat depuis sa création en 2009.
- Le médecin-chef Puidupin, qui défile en tête du détachement,
a effectué 3 mandats à l’HMC KAIA et y a conduit le changement
de configuration de janvier à mars 2014, avant de passer le relais
au dernier médecin-chef.

LES TROUPES
À PIED
DRAPEAU DE LA DIRECTION GÉNÉRALE DE LA POLICE NATIONALE

Lieu d’implantation : Paris. Effectif défilant : 7.


Effectif total de l’unité : 1 274. Autorité défilant en tête : commissaire divisionnaire
Jérôme Bonet, chef du service d’information et
Date de création : 1976.
de communication de la police nationale.
Subordination organique : Direction générale de la police
Composition/articulation : le chef de détachement ; le drapeau
nationale (DGPN), Paris.
et sa garde.
Mission : créée par le ministre de l’Intérieur Michel Poniatowski,
la sous-direction de la sûreté assure la protection et la surveillance
des sites du ministère de l’Intérieur.
Elle est également responsable de la mise en place des services
d’honneur du ministère et se trouve chargée de la garde
au drapeau de la police nationale.

60

- Lors du défilé, la garde du drapeau de la DGPN arbore une coiffe de


type « shako » comportant un plumet dont le coloris diffère en fonction
du grade : bleu, blanc, rouge pour le lieutenant de police, bleu pour
les cadres et gardiens de la paix.

LES TROUPES
À PIED
ÉCOLE NATIONALE SUPÉRIEURE DE LA POLICE

Lieux d’implantation : Saint-Cyr-au-Mont-d’Or (Rhône) Durée des formations : 2 ans pour les élèves commissaires ;
et Cannes-Écluse (Seine-et-Marne). 18 mois pour les élèves officiers de police.
Effectif total de l’unité : 123. Effectif défilant : 108.
Date de création : 1941. Autorité défilant en tête : commissaire divisionnaire Alain Payet,
chef du département des formations de l’ENSP.
Subordination organique : DGPN.
Composition/articulation : le chef de détachement ; le drapeau
Mission : l’École nationale supérieure de la police (ENSP) a
et sa garde ; 2 cadres ; 40 élèves commissaires ; 3 cadres et 56 élèves
pour vocation de concevoir, de dispenser et de promouvoir
officiers de police.
les formations initiales et continues au profit des commissaires
et des officiers de la police nationale.
L’école dispose, en outre, d’un centre d’information et de conseil
aux élus locaux et aux cadres supérieurs d’entreprises publiques
impliquées dans le champ de la sécurité intérieure. Dans le domaine
de la coopération internationale, elle délivre une formation de
haut niveau à destination de cadres supérieurs de police venus
du monde entier et participe activement aux organes européens
de formation.

61

- La 18e promotion a pour nom de baptême Capitaine Cyril Genest et


Lieutenant Boris Voelkel. Ces deux officiers de police,de la brigade
anticriminalité de nuit de Paris, sont décédés en décembre 2013,
victimes du devoir dans l’accomplissement de leur mission.
- L’ENSP est dirigée par une femme, Hélène Martini, inspectrice générale
des services actifs de la police nationale.

LES TROUPES
À PIED
ÉCOLES NATIONALES DE POLICE DE ROUEN-OISSEL
ET SAINT-MALO
Lieux d’implantation : Oissel (Seine-Maritime) ; Saint-Malo Durée des formations : 1 an pour les gardiens de la paix et
(Ille-et-Vilaine). les Cadets et 14 semaines pour les adjoints de sécurité.
Effectif total des unités : 147 pour l’École nationale de police Effectif défilant : 144.
(ENP) de Rouen-Oissel ; 92 pour l’ENP de Saint-Malo.
Autorité défilant en tête : le commissaire Dominique Druais,
Dates de création : 1997 pour l’ENP de Rouen-Oissel ; 1988 directeur de l’ENP de Rouen-Oissel.
pour l’ENP de Saint-Malo.
Composition/articulation : le chef de détachement ; le drapeau
Devises : « Former pour servir » pour l’ENP de Rouen-Oissel ; et sa garde ; 6 cadres et 80 élèves gardiens de la paix ; 3 cadres
« Semper fidelis » (Toujours fidèle) pour l’ENP de Saint-Malo. et 48 Cadets de la République.
Subordination organique : direction de la formation et
du développement des compétences de la police nationale,
Lognes (Seine-et-Marne).
Missions : les ENP forment les élèves gardiens de la paix, les Cadets
de la République et les adjoints de sécurité. Elles participent
également à la formation continue de fonctionnaires du corps
d’encadrement et d’application de la police nationale. L’ENP de
Saint-Malo organise également des stages destinés à des policiers
étrangers.

62

- Depuis 1998, l’ENP de Rouen-Oissel a formé près de


20 000 personnes.
- Les Cadets de la République relèvent du plan Égalité
des chances, qui a pour but de permettre à des jeunes
non  titulaires du baccalauréat d’intégrer l’institution
policière. Une scolarité d’un an leur est proposée pour
préparer le concours de gardien de la paix, en partenariat avec
le ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement
supérieur et de la Recherche. Ces jeunes se voient ainsi
dispenser des cours de remise à niveau en français,en anglais,
en culture générale et acquièrent des notions de droit. Ils
suivent également des cours d’armement, des séances de
tir et de sport.

LES TROUPES
À PIED
ÉCOLE NATIONALE SUPÉRIEURE
DES OFFICIERS DE SAPEURS-POMPIERS
Lieux d’implantation : Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) Durée des formations : 32 semaines pour la formation
pour le pôle pédagogique ; Vitrolles (Bouches-du-Rhône) pour d’intégration de lieutenants de sapeurs-pompiers professionnels ;
le plateau technique ; Paris pour l’enseignement de la prévention. 18 semaines pour la formation d’intégration du service de santé
et de secours médical.
Effectif total de l’unité : 182.
Effectif défilant : 91.
Date de création : 2004.
Autorité défilant en tête : colonel François Pradon, directeur
Devise : « Cultiver le passé, enfanter l’avenir, tel est notre présent ».
adjoint et directeur des études de l’école.
Subordination organique : ministère de l’Intérieur.
Composition/articulation : le chef de détachement ; le drapeau
Mission : l’École nationale supérieure des officiers de sapeurs- et sa garde ; 6 cadres et 78 élèves.
pompiers (ENSOSP) assure la formation initiale et continue des
25 000 officiers de sapeurs-pompiers français professionnels
ou volontaires ainsi que du service de santé des armées
(la formation aux emplois de direction jusqu’à l’emploi de directeur
départemental, les formations au risque technologique ou à
la prévention de l’incendie mais aussi la formation d’infirmiers, de
médecins, de pharmaciens et de vétérinaires du service de santé
des armées). L’école est en charge de l’organisation, en matière
d’incendie et de secours, de formations destinées notamment
aux élus, aux fonctionnaires, aux cadres des entreprises et
aux experts français ou étrangers. Enfin, elle développe deux
pôles complémentaires : un pôle « recherche et développement »
et un pôle « action internationale » dans les domaines de l’incendie 63
et du secours.

- Le casque Franck 1933, porté par les officiers de l’ENSOSP


depuis 2012, est inspiré du casque des Poilus de 1914-1918.
Il a été porté par les sapeurs-pompiers en opération pendant
plus d’un demi-siècle et a été remplacé en 1985 par le casque
F1. Bien que son usage n’ait plus cours en intervention, il reste
un symbole fort et est porté lors des cérémonies officielles.
- 5 200 officiers ont été formés cette année à l’ENSOSP.
- L’ENSOSP, créée il y a 10 ans, a pris la suite de l’École nationale
des sapeurs-pompiers.
- Les officiers du service de santé et de secours médical portent
un képi rouge, à la différence des officiers de sapeurs-
pompiers qui portent un képi noir.

LES TROUPES
À PIED
SAPEURS-POMPIERS TERRITORIAUX DE LA ZONE DE DÉFENSE
ET DE SÉCURITÉ NORD
Lieux d’implantation : les volontaires présents sont issus des de secours, la protection des biens et de l’environnement et
différents Services départementaux d’incendie et de secours ils portent assistance aux personnes victimes d’accidents, de
(SDIS) de la zone de défense et de sécurité Nord : Aisne, Nord, sinistres ou de catastrophes en assurant également leur évacuation.
Oise, Pas-de-Calais et Somme.
Autorité commandant l’unité : le colonel Gilles Grégoire,
Date de création : le bataillon de France a été créé 19 mars 2014 directeur du SDIS de l’Oise.
pour le défilé du 14 Juillet.
Effectif défilant : 90.
Subordination : les SDIS sont des établissements publics financés
Composition et articulation : le chef de détachement ; le fanion
par les collectivités locales et administrés par des élus locaux sous
et sa garde ; 14 cadres et 72 sapeurs-pompiers.
l’autorité du président du conseil général. Sur le plan opérationnel,
ils sont rattachés au ministère de l’Intérieur à travers la direction
générale de la sécurité civile et de la gestion des crises et sont
sous la responsabilité du préfet de département.
Mission : les SDIS concourent, avec les autres services et In memoriam
professionnels concernés, à la protection et à la lutte contre Au cours des douze derniers mois, huit sapeurs-pompiers
les accidents, sinistres et catastrophes, à l’évaluation et à territoriaux sont décédés en service commandé.
la prévention des risques technologiques ou naturels ainsi
qu’au secours d’urgence. Les sapeurs-pompiers se chargent de
la protection générale des populations en lien avec la sécurité
intérieure et la défense civile, afin de prévenir, protéger et lutter
contre les incendies. Ils ont également pour mission la prévention
et l’évaluation des risques de sécurité civile, la préparation
des mesures de sauvegarde et l’organisation des moyens 64

- Le bataillon de France est constitué de 80 % de sapeurs-pompiers


volontaires et 20 % de sapeurs-pompiers professionnels avec
une représentativité féminine de 10 %.
- Les sapeurs-pompiers effectuent 11 658 interventions par jour, soit
1 toutes les 7 secondes.
- Il y a 240 000 sapeurs-pompiers territoriaux en France.

LES TROUPES
À PIED
BRIGADE DE SAPEURS-POMPIERS DE PARIS

Lieux d’implantation : Paris et les trois départements de la petite Effectif défilant : 116.
couronne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne).
Autorité défilant en tête : colonel Christophe Varennes, chef
Effectif total de l’unité : 8 700. de corps du groupement de formation instruction et de secours.
Date de création : 1811. Composition/articulation : le chef de détachement ; le fanion
et sa garde ; 4 cadres ; 108 sous-officiers et sapeurs-pompiers.
Devise : « Sauver ou périr ».
Subordination organique : préfet de police de Paris.
Mission : la Brigade de sapeurs-pompiers de Paris (BSPP) a pour
mission le secours, la défense contre les incendies et la lutte contre
les sinistres, catastrophes et risques technologiques et urbains,
dont les risques NRBC (nucléaires, radiologiques, biologiques et
chimiques). Les pompiers reçoivent des formations spécifiques, en
secourisme et dans la spécialité incendie-sauvetage. Intervenant
dans une mégalopole de près de 7 millions d’habitants, les sapeurs-
pompiers de Paris sont des spécialistes du risque et du secours.
La couverture opérationnelle interdépartementale de la brigade
– Paris et les trois départements de la petite couronne – est un
cas unique en France.

65

- La brigade a été créée par décret impérial par Napoléon Ier,


qui confia la lutte contre les feux à Paris à un corps militaire,
le bataillon de sapeurs-pompiers de Paris.
- En 2012, la BSPP est intervenue près de 500 000 fois (soit
1  intervention toutes les minutes, dont 80 % environ
représentent les secours à la personne), dans le cadre de plus
de 200 types d’interventions différentes.
- Sa zone de compétence, la plus dense de France, concentre sur
une superficie de 800 km² une population d’environ 7 millions
d’habitants à laquelle se rajoutent quotidiennement 2 millions
de Franciliens ainsi que 25 millions de touristes par an.

LES TROUPES
À PIED
PIONNIERS DU 1ER RÉGIMENT ÉTRANGER

Lieu d’implantation : Aubagne (Bouches-du-Rhône). Effectif défilant : 39 (9 légionnaires du 1er RE complètent


les pionniers pour former ce peloton).
Effectif total de l’unité : 30.
Autorité défilant en tête : adjudant Stéphane Somny, chef
Date de création : 1841.
de section des pionniers du 1er RE.
Devise : « Honneur et fidélité » (devise de la Légion étrangère).
Composition/articulation : le chef de détachement ; 3 cadres ;
Subordination organique : 1er Régiment étranger (1er RE), 36 caporaux-chefs, caporaux et légionnaires.
Aubagne.
Mission : les pionniers illustrent la tradition des soldats bâtisseurs
du légionnaire qui, une fois les combats terminés, sont chargés de
l’entretien du quartier. Les pionniers regroupent par conséquent
les représentants de tous les corps de métier du bâtiment (maçons,
peintres, plombiers, menuisiers…).
Engagés en avant des troupes, ils formaient et forment encore
aujourd’hui les têtes de colonne ouvrant le passage au reste
du peloton.

66

- Les sapeurs de la Légion étrangère sont reconnaissables à leur


barbe, à leurs gants à crispin ainsi qu’à leur tablier de buffle de
couleur fauve pour les régiments de métropole, ou de couleur
blanche pour les unités d’outre-mer. Ils défilent la hache sur
l’épaule, en tête de troupe, rappelant la vocation de soldat
bâtisseur du légionnaire.
- Plus qu’une simple caractéristique, le port de la barbe est une
tradition héritée des sapeurs de la Grande Armée. La légende
veut que les sapeurs faisaient le serment de ne plus se raser
s’ils revenaient vivants des combats dans lesquels ils étaient
particulièrement exposés.

LES TROUPES
À PIED
MUSIQUE DE LA LÉGION ÉTRANGÈRE

Lieu d’implantation : Aubagne. Effectif défilant : 57.


Effectif total de l’unité : 61. Autorité défilant en tête : adjudant-chef Jérôme Dumont,
tambour-major (le chef de musique hors classe Émile Lardeux,
Date de création : 1841.
chef de la musique de la Légion étrangère, défile au premier
Subordination organique : 1er RE. rang, derrière le tambour-major).
Mission : la musique de la Légion étrangère contribue Composition/articulation : le chef de détachement ; la musique
au rayonnement de cette dernière en France et à l’étranger en défile sur 5 colonnes en 2 blocs constituant la batterie (tambours,
respectant fièrement les traditions légionnaires. Requise pour clairons et fifres) et l’harmonie. Ces 2 blocs sont séparés par
les prestations militaires mais aussi souvent sollicitée dans les le chapeau chinois.
festivals civils, nationaux ou internationaux, elle concourt à l’image
d’excellence de la Légion étrangère.
En formation de défilé, les troupes à pied défilent à la cadence
de 120 pas à la minute. La Légion étrangère a la particularité
de défiler à la cadence de 88 pas à la minute, ce qui lui vaut de
clôturer traditionnellement le défilé des troupes à pied.

67

- En 1914, à la déclaration de la première guerre mondiale,


la musique de la Légion étrangère est dissoute et
ses légionnaires rejoignent le front aux côtés de leurs
camarades des unités d’infanterie. La musique sera
reconstituée dès l’Armistice. Il en sera de même lors de la
seconde guerre mondiale.
- Aux alentours de 1860, monsieur Wilhem, chef de la musique
de la Légion étrangère, composera Le Boudin, qui deviendra
la marche officielle de la Légion étrangère. Les paroles
actuelles seront adoptées vers 1870.

LES TROUPES
À PIED
1ER RÉGIMENT ÉTRANGER DE GÉNIE

Lieu d’implantation : Laudun (Gard). Effectif défilant : 109.


Effectif total de l’unité : 850. Autorité défilant en tête : colonel Alexandre Coulet, chef
de corps du 1er REG.
Date de création : 1984.
Composition/articulation : le chef de détachement ; le drapeau
Devise : « Fier de son passé, confiant dans l’avenir ».
et sa garde ; 6 cadres ; 96 cadres et légionnaires.
Subordination organique : 6e BLB.
Mission : le 1er Régiment étranger de génie (1er REG) a pour
mission de fournir aux régiments de la 6e BLB l’appui nécessaire
à la mobilité, à la contre-mobilité et à l’aide au déploiement
d’urgence. Le 1er REG développe ses savoir-faire en zone urbaine
dans un environnement systématiquement numérisé.
Depuis sa création il y a 30 ans, le 1er REG a participé à la plupart
des conflits dans lesquels la France a été engagée ainsi qu’à de
nombreuses interventions à caractère humanitaire. Il a récemment
été engagé dans les opérations Serval au Mali et Sangaris
en Centrafrique.

68

- Les militaires spécialistes du 1er REG sont régulièrement engagés


sur le territoire national dans le cadre du secours et de l’aide à
la population, comme ce fut le cas lors des inondations de la Somme,
du Gard ou du Var mais également à la suite du passage de la tempête
Xynthia.

LES TROUPES
À PIED
SOMMAIRE DU DÉFILÉ HÉLICOPTÈRES

60e anniversaire de l’aviation légère de l’armée de terre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 70


Défilé hélicoptères . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 71

DÉFILÉ
HÉLICOPTÈRES
60E ANNIVERSAIRE DE L’AVIATION LÉGÈRE DE L’ARMÉE DE TERRE

Le 22 novembre 1954, la fusion du 1er groupe d’hélicoptères avec l’aviation légère d’observation d’artillerie
donne naissance à l’Aviation légère de l’armée de terre (ALAT).
Créée sur les théâtres d’opération pour répondre aux besoins opérationnels, l’ALAT a démontré dans
ses derniers engagements (Afghanistan, Libye, Côte d’Ivoire, Mali, Centrafrique) sa maturité, façonnée par
l’arrivée de nouveaux appareils, et sa capacité à combattre de nuit.
Représentant parfaitement « l’armée puissante et moderne », thème du défilé 2014, cette ALAT combattante
se caractérise par un haut niveau de technologie et par son savoir-faire tactique reposant sur un personnel
bien formé, bien entraîné et régulièrement engagé.
Forte de 5 000 femmes et hommes, l’aviation légère de l’armée de terre dispose aujourd’hui de plus
de 300 hélicoptères et d’une quinzaine d’avions. Elle est constituée d’un commandement basé à Vélizy-
Villacoublay, d’une composante forces avec le 1er Régiment d’hélicoptères de combat (1er RHC) de
Phalsbourg, le 3e RHC d’Étain, le 5e RHC de Pau sous le commandement du chef de la division aéromobilité du
commandement des forces terrestres, auxquels s’ajoute une composante forces spéciales avec le 4e régiment
d’hélicoptères des forces spéciales de Pau, d’une composante soutien avec le 9e bataillon de soutien
aéromobile de Montauban et d’une composante formation avec l’École de l’aviation légère de l’armée de
terre implantée sur les sites de Dax et du Cannet-des-Maures.
À l’occasion de son 60e anniversaire, l’ALAT est mise à l’honneur lors du défilé. Ses participations au défilé
aérien (1er RHC) et à pied (3e RHC) permettent d’illustrer et d’honorer ses engagements. 70

DÉFILÉ
HÉLICOPTÈRES
DÉFILÉ HÉLICOPTÈRES
ARMÉE DE TERRE

SAUVEGARDE TERRESTRE
- 1 Gazelle (1er Régiment d’hélicoptères de combat [RHC], Phalsbourg)
- 1 Puma treuil (1er RHC, Phalsbourg)
- 1 Puma GIGN (groupe interarmées d’hélicoptères, Villacoublay)

CENTRES DE FORMATION
- 1 Caïman (centre de formation interarmées NH90, Le Cannet-des-Maures)
- 1 Tigre Hélicoptère appui-protection (HAP) (École franco-allemande du Tigre [EFA],
Le Cannet-des-Maures)
- 1 Tigre UHT allemand (version appui antichar)(EFA)

60e ANNIVERSAIRE DE L’AÉROCOMBAT


t SOUS-GROUPEMENT AÉROMOBILE ATTAQUE

RECONNAISSANCE OFFENSIVE 71
- 2 Gazelle (5e RHC, Pau)
- 1 Tigre HAP (5e RHC, Pau)
- 1 Caracal (4e régiment d’hélicoptères des forces spéciales, Pau)

ATTAQUE ET DESTRUCTION
- 1 Gazelle (1er RHC, Phalsbourg)
- 1 Tigre Hélicoptère appui destruction (HAD) (1er RHC, Phalsbourg)
- 1 Tigre HAP (5e RHC, Pau)
- 1 Puma poste de commandement (5e RHC, Pau)

t SOUS-GROUPEMENT AÉROMOBILE ASSAUT

MANŒUVRE ET ASSAUT
- 1 Cougar (5e RHC, Pau)
- 2 Caïman (1er RHC, Phalsbourg)
- 1 Puma canon de 20 mm (1er RHC, Phalsbourg)

DÉFILÉ
HÉLICOPTÈRES
DÉFILÉ HÉLICOPTÈRES

EXTRACTION IMMÉDIATE (IMEX)


- 1 Gazelle (1er RHC, Phalsbourg)
- 1 Puma (Escadron d’hélicoptères [EH] 01.067 « Pyrénées ») (1er RHC, Phalsbourg)
- 1 Tigre HAD (1er RHC, Phalsbourg)

ARMÉE DE L’AIR
SÛRETÉ AÉRIENNE
- 3 Fennec dont 1 Fennec MASA (centre d’instruction des équipages d’hélicoptères
BA 115 Orange ; EH 03.067 « Parisis », BA 107 Villacoublay ; EH 05.067 « Alpilles », BA 115 Orange)

SOUTIEN À LA POPULATION
- 1 Super Puma (EH 01.044 « Solenzara », BA 126 Solenzara-Ventiseri)
- 1 Caracal (EH 01.067 « Pyrénées », BA 120 Cazaux)
- 1 Puma (EH 01.067 « Pyrénées », BA 120 Cazaux)

72

MARINE NATIONALE
COMBAT AÉROMARITIME ET SAUVEGARDE
- 1 Caïman (flottille 33F, BAN Lanvéoc-Ploumic)
- 1 Panther (flottille 36F, BAN Hyères)
- 1 Dauphin (flottille 35F, BAN Hyères)

GENDARMERIE NATIONALE
- 1 EC145 (base de Villacoublay)
- 2 EC135 (bases de Villacoublay et Amiens)

SÉCURITE CIVILE
- 3 EC145 (base hélicoptère de Paris)

DÉFILÉ
HÉLICOPTÈRES
SOMMAIRE DES TROUPES MOTORISÉES

Escadron motocycliste du centre national de formation à la sécurité routière . . . . . . . . . . . . . . . . . . 74


Escadron motocycliste de la police nationale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 75

État-major de force n° 1 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 76
7e brigade blindée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 77
61e régiment d’artillerie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 78
Escadron d’éclairage et d’investigation n° 1 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 79
7e bataillon de chasseurs alpins . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 80
92e régiment d’infanterie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 81
1er régiment de chasseurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 82
Module mixte artillerie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 83
19e régiment du génie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 84
Module mixte logistique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 85

Escadron de détection et de contrôle mobile . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 86


Groupement tactique des systèmes d’information et de communications aéronautiques . . . . . . 87

Brigade de sapeurs-pompiers de Paris . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 88

LES TROUPES
MOTORISÉES
ESCADRON MOTOCYCLISTE DU CENTRE NATIONAL
DE FORMATION À LA SÉCURITÉ ROUTIÈRE
Lieu d’implantation : Fontainebleau (Seine-et-Marne). Durée de la formation : 12 semaines.
Effectif total de l’unité : 37. Effectif défilant : 41 motos.
Date de création : 1963. Autorité défilant en tête  : lieutenant-colonel Jean-
Pierre Reynaud, commandant le CNFSR.
Subordination organique : CEGN.
Composition et articulation : le chef de détachement ;
Mission : le Centre national de formation à la sécurité routière
4 officiers commandants de division d’instruction ; 16 sous-
(CNFSR) a pour mission d’assurer prioritairement les formations
officiers instructeurs et 20 stagiaires gendarmes venant d’achever
initiale et continue des motocyclistes et futurs motocyclistes
leur formation initiale de 12 semaines.
de la gendarmerie nationale, tant dans le domaine technique
du pilotage que dans celui des connaissances professionnelles
propres au domaine de la sécurité routière et à la législation
des transports.
Des pays étrangers, de tous les continents, inscrivent également
leurs motocyclistes en stage au CNFSR pour se former
ou se perfectionner à différentes techniques. De même,
des instructeurs du CNFSR sont envoyés régulièrement à l’étranger
pour former sur place les motocyclistes locaux.

74

- C’est la troisième année consécutive que le détachement


du CNFSR, composé d’instructeurs et de jeunes motocyclistes
venant d’achever leur formation, défilent à l’occasion
du 14 Juillet. Amener les stagiaires sur les Champs-Élysées dans
un exercice difficile de défilé à moto à faible allure (14 km/h) est
la démonstration technique des compétences professionnelles
enseignées par les instructeurs du CNFSR.
- Le CNFSR forme, évalue et perfectionne près de 1 500 stagiaires
chaque année.

YAMAHA FJR1300

LES TROUPES
MOTORISÉES
ESCADRON MOTOCYCLISTE DE LA POLICE NATIONALE

Lieux d’implantation : Paris pour les motocyclistes de Effectif défilant : 41 motos.


la Direction centrale de la sécurité publique (DCSP) ; Levallois-
Autorité défilant en tête : capitaine de police Gilles Muller, chef
Perret (Hauts-de-Seine) pour les motocyclistes de la Direction
de l’unité motorisée de la police nationale zone Est de la DCCRS.
centrale des compagnies républicaines de sécurité (DCCRS).
Composition/articulation : le chef de détachement ;
Dates de création : 1993 pour la DCSP ; 1944 pour la DCCRS.
40 motocyclistes.
Devises : « Discipline, valeur, dévouement » pour la DCSP ; « Servir »
pour la DCCRS.
Subordination organique : direction générale de la police
nationale.
Missions : l’escadron motocycliste de la police nationale, comme
celui de la gendarmerie nationale, est créé spécifiquement pour
le défilé du 14 Juillet. Cet exercice groupé à allure réduite montre
la technicité et la précision dispensée dans les centres de formation
de la police nationale.
Hors défilé, les motocyclistes de la police nationale couvrent tout
l’éventail des missions d’escorte, mais aussi le guidage et la sécurité
des convois sensibles. Ils participent également à la régulation
du trafic, ainsi qu’a la prévention des infractions aux règles de
la circulation et à la lutte contre l’accidentalité routière, définie
comme objectif national. Ces unités peuvent également assurer
des services particuliers comme les escortes d’ambulances et 75
participent au dispositif de sécurité dans le cadre de sommets
internationaux ou d’événements de grande ampleur.

- La DCSP dispose de 1 038 motocyclistes répartis dans 117 formations


en métropole et outre-mer.
- Les motocyclistes défilent sur des Yamaha FJR1300, comme ceux
de la gendarmerie nationale.

YAMAHA FJR1300

LES TROUPES
MOTORISÉES
ÉTAT-MAJOR DE FORCE N° 1

Lieu d’implantation : Besançon (Doubs). Effectif défilant : 6 véhicules.


Effectif total de l’unité : 283. Autorité défilant en tête : général de division Marcel Druart,
commandant l’EMF1.
Date de création : 1999.
Composition/articulation : VLRA du chef de détachement ;
Subordination organique : CFT.
1 Véhicule blindé léger long (VBLL) ; 4 VBLL.
Mission : implanté à Besançon, l’État-major de force n° 1 (EMF1)
est une structure qui a pour mission la mise sur pied des systèmes
de commandement opérationnel d’une division de classe Otan-
UE-Onu (20 000 à 30 000 hommes, deux à cinq brigades) dans
le cadre d’un engagement multinational. Il est également en
mesure de commander une opération d’un volume compris entre
10 000 et 20 000 hommes sur le territoire national, dans le cadre
de catastrophes naturelles ou de crises, ou encore de mettre en
place des dispositifs spécifiques pour des événements majeurs
tels que des sommets internationaux.

76

- L’EMF1 mène également des opérations sur le territoire national,


notamment dans le cadre du plan Neptune en cas de crue de la Seine,
mais aussi pour le défilé du 14 Juillet à Paris, ou pour la sécurisation
de grands événements internationaux.
- L’EMF1 peut être ponctuellement renforcée par 70 militaires de
la réserve opérationnelle.

VBLL

LES TROUPES
MOTORISÉES
7E BRIGADE BLINDÉE

Lieu d’implantation : Besançon. Effectif défilant : 7 véhicules.


Date de création : 1999. Autorité défilant en tête : général François de Laspresle,
commandant la 7e BB.
Devise : « Force et audace ».
Composition/articulation : Véhicule blindé de combat
Subordination organique : CFT.
d’infanterie version poste de commandement (VBCI VPC) du chef
Mission : forte de 6 860 hommes, la 7e Brigade blindée (7e BB) de détachement ; 2 VAB ; 2 Petits véhicules protégés (PVP) et 2 VAB.
a pour vocation l’engagement opérationnel dans un contexte
interarmes, national ou international, soit en tant que brigade
constituée, soit en fournissant de plus petites unités. Composée
de deux régiments de chars de combat et de deux régiments
d’infanterie mécanisés, la 7e BB dispose également de capacités
lui permettant de mener un combat interarmes. Elle regroupe
des moyens uniques au sein de l’armée de terre comme
le Lance-roquettes unitaire (LRU), le radar de contrebatterie
Cobra, le système Sol-air de très courte portée (SATCP) Mistral,
et le Pont flottant motorisé du génie (PFM).
La 7e BB a été récemment projetée en Afghanistan, au Tchad
et en Côte d’Ivoire. Elle est actuellement engagée au Mali dans
le cadre de l’opération Serval.

77

- Le général de Lapresle, qui défile en tête des troupes, occupe


actuellement le poste de représentant du commandant de la force
Serval à Bamako.

PVP

LES TROUPES
MOTORISÉES
61E RÉGIMENT D’ARTILLERIE

Lieu d’implantation : Chaumont-Semoutiers (Haute-Marne). Effectif défilant : 14 véhicules.


Effectif total de l’unité : 735. Autorité défilant en tête : colonel Philippe Jouve, chef de
corps du 61e RA.
Date de création : 1910.
Composition/articulation : PVP du chef de corps ; PVP porte-
Devise : « 61e ! En avant ! ».
étendard ; 4 PVP ; 4 véhicules Système de transport et de stockage
Subordination organique : brigade de renseignement, (STS) transportant un drone de type SDTI ; 2 STS ; 2 véhicules
Haguenau (Bas-Rhin). tactiques 6x6 de type GBC 180 transportant un lot d’avitaillement
carburant et tractant un lanceur de drone Robonic.
Mission : le 61e Régiment d’artillerie (61e RA) est spécialisé dans
le domaine de la recherche du renseignement d’origine image.
Régiment aéronautique de renseignement, il met en œuvre
des drones qui permettent d’assurer des missions de surveillance
et de collecte d’informations en temps réel. Le 61e RA dispose
également d’un groupe d’exploitation d’images permettant
l’élaboration de dossiers renseignement au profit des forces
terrestres et de la direction du renseignement militaire.

78

- L’étendard du 61e RA porte dans ses plis 7 noms de bataille


dont SAINT-GOND 1914, L’YSER 1914, ARGONNE 1915,
VERDUN 1916-1917, LA SOMME 1916 et MONTDIDIER 1918.
- Créé en 1910, le 61e RA est équipé d’une quarantaine de
canons de 75 mm modèle 1897 et a pour première garnison
la ville de Verdun. Son engagement durant la première
guerre mondiale fait de lui le seul régiment d’artillerie à
obtenir le droit au port de la fourragère aux couleurs de
la Légion d’honneur, ce qui lui vaut le surnom de « Premier
de la fourragère ». En 1914, les artilleurs du 61e RA sont
surnommés les « Diables noirs » par les soldats allemands,
en raison de leur courage, de la couleur de leur uniforme et
de la poudre à canon qui noircissait leur visage.
- Le 61e RA dispose d’un centre de formation au profit de
l’ensemble des opérateurs de drones de type DRAC (drone de
reconnaissance au contact) ou SDTI.

STS transportant un drone de type SDTI

LES TROUPES
MOTORISÉES
ESCADRON D’ÉCLAIRAGE ET D’INVESTIGATION N° 1

Lieu d’implantation : Valence. Effectif défilant : 17 véhicules.


Effectif total de l’unité : 81. Autorité défilant en tête : capitaine Joffrey da Silva, commandant
l’EEI 1.
Date de création : 1914.
Composition/articulation : VBLL du commandant de l’escadron ;
Devise : « Faire face ».
8 VBL équipés d’une mitrailleuse 12,7 mm ; 4 VBL équipés
Subordination organique : 1re BM. d’un poste de tir missiles Milan ; 4 VAB.
Mission : unité de renseignement et de manœuvre, l’Escadron
d’éclairage et d’investigation n°1 (EEI 1) remplit des missions
de recherche et de renseignement tactique au profit de la 1re BM.
Pouvant être engagé de façon autonome jusqu’à quarante
kilomètres en avant de la brigade, son action vise à déceler
les positions adverses, à en déterminer le volume et la nature,
mais également à reconnaître les itinéraires au profit des unités.

79

VBL

LES TROUPES
MOTORISÉES
7E BATAILLON DE CHASSEURS ALPINS

Lieu d’implantation : Varces-Allières et Risset (Isère). Effectif défilant : 18 véhicules.


Effectif total de l’unité : 1 026. Autorité défilant en tête : colonel Lionel Catar, chef de corps
du 7e BCA.
Date de création : 1840.
Composition/articulation : Véhicule haute mobilité (VHM)
Devise : « De fer et d’acier ».
du chef de corps ; VHM porte-fanion ; 4 VBL ; 12 VHM.
Subordination organique : 27e brigade d’infanterie de
montagne.
Mission : le 7e Bataillon de chasseurs alpins (7e BCA) est une unité
d’infanterie spécialisée dans le combat en montagne. Cette
spécificité permet à ses soldats d’acquérir rusticité, résistance,
autonomie et adaptation aux conditions extrêmes.
Depuis une trentaine d’années, le régiment a été engagé dans
de nombreuses opérations extérieures, comme récemment
au Mali ou au Tchad. Le 7e BCA conduit également des missions
sur le territoire national telles que Vigipirate, Hephaïstos dans
le cadre de la lutte contre les feux de forêts, ou encore Orsec
pour le soutien à la population lors de catastrophes naturelles.

80

- Surnommés « Diables bleus » par les Allemands durant


la  première guerre mondiale, d’une part pour leur
détermination et, d’autre part, en référence à la couleur
de leur uniforme, les chasseurs du 7e BCA défilent avec un
simple fanion. Il n’existe qu’un seul drapeau pour l’ensemble
des chasseurs, gardé à tour de rôle par chacun des bataillons.
Ce drapeau est notamment décoré de 7 décorations dont
la Croix de guerre 1914-1918 avec 3 palmes.
- Le 7e BCA a conduit jusqu’en 2014 l’expérimentation tactique
du VHM, particulièrement adapté au combat en  zone
montagneuse hivernale.
- Chaque année, les chasseurs du 7e BCA affrontent les Alpinis
de l’armée italienne, dans le cadre d’un challenge qui permet
de confronter leurs savoir-faire en terrain montagneux.

VHM

LES TROUPES
MOTORISÉES
92E RÉGIMENT D’INFANTERIE

Lieu d’implantation : Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme). Effectif défilant : 18 véhicules.


Effectif total de l’unité : 1 000. Autorité défilant en tête : colonel Nicolas Guisse, chef de corps
du 92e RI.
Date de création : 1791.
Composition/articulation : VPC du chef de corps ; VBCI porte-
Devise : « Debout soldats d’Auvergne, debout ça va barder !
drapeau ; 4 VPC ; 12 VBCI.
À moi… ! Auvergne… ! »
Subordination organique : 3e brigade légère blindée.
Mission : héritier des troupes irlandaises au service du Roi de
France, le 92e Régiment d’infanterie (92e RI), surnommé « régiment
d’Auvergne », est un régiment d’infanterie capable de mener des
missions offensives, défensives, de sûreté et d’assistance.
Les soldats du 92e RI ont récemment été déployés en Afghanistan
et au Mali lors du déclenchement de l’opération Serval en 2013.
À cette occasion, le VBCI a été engagé pour la première fois sur
le continent africain au sein d’un groupement tactique interarmes.
Le régiment est actuellement déployé en Centrafrique dans
le cadre de l’opération Sangaris.

81

- Le drapeau du 92e RI porte dans ses plis 9 noms de bataille dont YPRES
1914, VERDUN 1916-1917, LA SOMME 1916 et L’OURCQ 1918.
- Les militaires du 92e RI sont surnommés les « Gaulois » en référence
au site de Gergovie où Vercingétorix infligea la première défaite
aux Romains et près duquel le régiment est établi.

VBCI

LES TROUPES
MOTORISÉES
1ER RÉGIMENT DE CHASSEURS

Lieu d’implantation : Thierville-sur-Meuse (Meuse). Effectif défilant : 20 véhicules.


Effectif total de l’unité : 944. Autorité défilant en tête : colonel Nicolas Chabut, chef de
corps du 1er RCh.
Date de création : 1651.
Composition/articulation : char Leclerc du chef de corps ; char
Devise : « Nec terrent nec morantur » (Ni peur ni trépas).
Leclerc porte-étendard ; 2 VPC ; 4 chars Leclerc ; 4 VBL ; 4 chars
Subordination organique : 7e BB. Leclerc ; 4 VBL.
Mission : le 1er Régiment de chasseurs (1er RCh) est un régiment de
blindés dont le matériel majeur est le char Leclerc. Caractérisé par
sa polyvalence, il peut aussi bien être engagé dans des missions
de contrôle de zone, de destruction ou de conquête d’objectifs
que dans des missions de stabilisation ou de rétablissement de
la paix. Toujours engagé dans un cadre interarmes, le 1er RCh
renseigne et combine par ses matériels lourds et légers, mobilité
et protection.
Cette polyvalence permet au personnel du 1er RCh d’être projeté
sur n’importe quel théâtre d’opération.

82

- L’ étendard du 1er RCh porte dans ses plis 8 noms de bataille dont


FLANDRES 1914 et PICARDIE 1916.

Char Leclerc

LES TROUPES
MOTORISÉES
MODULE MIXTE ARTILLERIE

Lieux d’implantation : Belfort (Territoire de Belfort) pour Effectif défilant : 24 véhicules.


le 1er Régiment d’artillerie (1er RA) ; Hyères (Var) pour le 54e Régiment
Autorité défilant en tête : lieutenant-colonel Bernard Raphaël,
d’artillerie (54e RA) ; Canjuers pour le 3e RAMa.
chef de corps du 1er RA.
Mission : l’arme de l’artillerie comprend 12 régiments et une école
Composition/articulation : PVP du chef de détachement ;
d’application implantée à Draguignan. Chargée d’appuyer
PVP porte-étendard du 1er RA ; 3 Cobra du 1er RA ; PVP du chef
les troupes engagées en opération extérieure, elle coordonne,
de corps du 54e RA ; PVP porte-étendard du 54e RA ; 6 VLRA
délivre des feux et met en œuvre l’ensemble de ses capacités de
Mistral du 54e RA ; 3 NC1 CMD3D du 54e RA ; VAB porte-fanion
renseignement au profit d’une action d’ensemble, toujours dans
du 3e RAMa ; 6 Caesar du 3e RAMa.
un cadre interarmes comme c’est le cas au Mali depuis 2012.
Ce module met à l’honneur trois composantes majeures de
l’artillerie que sont la contre-batterie avec le 1er RA doté du Cobra,
l’appui artillerie sol-sol avec le 3e RAMa doté du canon Caesar, et
la défense sol-air avec le 54e RA doté du système Mistral.

83

- L’ étendard du 1er RA porte dans ses plis 10 noms de bataille dont


LORRAINE 1914, VERDUN 1916 et MASSIGES 1917-1918
- L’ étendard du 54e RA porte dans ses plis 3 noms de bataille de
la première guerre mondiale, VERDUN 1916, LA MALMAISON 1917
et FLANDRES 1918.

VLRA Mistral

LES TROUPES
MOTORISÉES
19E RÉGIMENT DU GÉNIE

Lieu d’implantation : Besançon. Effectif défilant : 18 véhicules.


Effectif total de l’unité : 1 500. Autorité défilant en tête : colonel Philippe Dodane, chef de
corps du 19e RG.
Date de création : 1914.
Composition/articulation : VAB du chef de corps ; VAB porte-
Devise : « Entreprendre et réussir ».
drapeau ; 8 PVP ; 2 engins blindés du génie et 2 matériels
Subordination organique : 7e BB. d’amélioration de la traficabilité des sols ; 1 Engin du génie rapide
de protection (EGRAP) et 1 engin du génie de l’aménagement ;
Mission : héritier direct des traditions du génie d’Afrique,
1 tracteur niveleur moyen et 1 stabilisatrice de sol.
le 19e Régiment du génie (19e RG) est le régiment d’appui terrain
de la 7e BB. Il fournit aux unités de mêlée un appui à la mobilité
et à la contre-mobilité.
Le 19e RG procure également en opération extérieure une aide
au déploiement et au déploiement lourd, savoir-faire dont il est
l’unique détenteur au sein de l’armée de terre (production
d’énergie, réalisation de voies ferrées ou de chantiers de type
travaux publics).
Au cours de l’année 2013, le 19e RG a été engagé en Afghanistan,
en Jordanie, au Liban et au Mali.

84

- Le 19e RG a hérité du drapeau du génie d’Afrique, créé en 1914,


qui porte dans ses plis 8 noms de bataille dont VERDUN 1916
et LA MALMAISON 1917.
- Le 24 octobre 1916, le régiment s’illustre lors de la reprise
du fort de Douaumont (Meuse). Le sapeur-mineur Jean
Ygon et le maître ouvrier Paul Dumont sont les deux premiers
soldats français à y pénétrer et capturent de nombreux
Allemands, des canons et des mitrailleuses. Pour cette action,
ils sont décorés de la Légion d’honneur en 1917, distinction
extrêmement rare pour des militaires du rang à l’époque.
Par la suite, ils devaient encore s’illustrer en 1917 lors de
l’attaque du fort de la Malmaison (Aisne).

EGRAP

LES TROUPES
MOTORISÉES
MODULE MIXTE LOGISTIQUE

Lieux d’implantation : Écrouves (Meurthe-et-Moselle) pour Effectif défilant : 24 véhicules.


le 516e Régiment du train (516e RT) ; Toulouse pour le Régiment de
Autorité défilant en tête : général Jean-Marc Bacquet,
soutien du combattant (RSC) ; La Valbonne (Ain) pour le Régiment
commandant la 1re BL.
médical de l’armée de terre (RMED).
Composition/articulation : Véhicule léger tout terrain (VLTT) de
Mission : la fonction logistique assure aux forces déployées sur
type P4 du chef de détachement de la 1re BL ; P4 porte-fanion ;
le terrain les moyens matériels nécessaires pour vivre, se déplacer
3 P4 des chefs de corps du RSC, du 516e RT et du RMED ; 3 P4
et combattre. Elle fournit notamment le ravitaillement des forces
porte-drapeaux ; 4 PVP circulation ; 4 VAB sanitaires ; 8 Porteurs
en munitions, en carburants et en vivres, le soutien-santé par
polyvalents logistiques (PPLOG).
la prise en charge et l’évacuation des blessés, mais également
le maintien en condition des matériels et équipements qu’elle
répare ou remplace.
La 1re Brigade logistique (1re BL) est constituée de 8 régiments qui
assurent de manière permanente le soutien logistique des forces
françaises en opération extérieure. Elle agit également dans
le cadre des missions intérieures et des grands exercices.

85

- Si en 1914 il n’existait pas d’unité affectée à la logistique,


la mobilité des troupes était cependant organisée. Lors
de la bataille de la Marne en 1914, le général Gallieni,
gouverneur militaire de Paris, a « l’idée toute simple »,
selon ses propres termes, d’utiliser les taxis parisiens pour
envoyer des renforts. Au total, 630 véhicules sont mobilisés.
Si l’essentiel des troupes rejoint le front par le chemin de fer,
le « taxi de la Marne » devient l’un des symboles de la bataille
qui stoppe la progression allemande au début du conflit.
- Le PPLOG assure une plus grande mobilité, offre la protection
de l’équipage grâce à sa cabine blindée et constitue ainsi
un atout pour la logistique par rapport à la game de véhicules
qu’il précède. L’ opération Serval au Mali est le premier
engagement opérationnel du PPLOG.

PPLOG

LES TROUPES
MOTORISÉES
ESCADRON DE DÉTECTION ET DE CONTRÔLE MOBILE

Lieu d’implantation : Évreux (Eure). Effectif défilant : 4 véhicules.


Effectif total de l’unité : 78. Autorité défilant en tête : lieutenant-colonel Franck Bertrand,
commandant de l’EDCM.
Date de création : 1966.
Composition/articulation : P4 du chef de détachement ;
Subordination organique : brigade aérienne de contrôle de
P4 du porte-drapeau ; 1 système C2 GIRAFFE ; 1 centre de détection
l’espace du CFA, Dijon.
et de contrôle.
Mission : l’Escadron de détection et de contrôle mobiles (EDCM)
participe aux missions de défense aérienne et de protection
du territoire national en et hors métropole. Par la mise en œuvre
des Systèmes de détection et de contrôle (SDCT), il concourt
à compléter, améliorer et renforcer le dispositif permanent
de surveillance et de contrôle des approches aériennes
en métropole ou à l’occasion de dispositifs particuliers de sûreté
aérienne (protection temporaire de sites et de manifestations
majeures).
L’EDCM participe également à des missions d’intervention dans
un cadre national ou multinational, où il assure la fonction
Command and Control (C2) mobile au sol dans les missions
d’acquisition et de maintien de la supériorité aérienne, d’appui
et de soutien opérationnel des forces.

86

- Le système C2 GIRAFFE est rentré en avril 2014 de son premier


déploiement en opération extérieure après avoir participé pendant
8 mois à l’opération Serval au Mali. Fait remarquable compte-
tenu des conditions particulières du théâtre, il a compté un taux
de disponibilité opérationnelle record de 100%.
- Lors du défilé du 14 Juillet, une partie de l’unité est déployée dans
le cadre de la surveillance de l’espace aérien au-dessus de la région
parisienne.

Système C2 GIRAFFE sur un porteur

LES TROUPES
MOTORISÉES
GROUPEMENT TACTIQUE DES SYSTÈMES D’INFORMATION ET
DE COMMUNICATIONS AÉRONAUTIQUES
Lieu d’implantation : Évreux. Effectif défilant : 27.
Effectif total de l’unité : 537. Autorité défilant en tête : colonel José Guirao, commandant
le GTSIC Aéro.
Date de création : 2011.
Composition/articulation : P4 du chef de détachement et
Subordination organique : brigade aérienne d’appui
du porte-fanion ; 1 VLTT de type Defender ; 2 VLRA équipés
à la manœuvre aérienne, Bordeaux-Mérignac (Gironde).
de moyens satellitaires et 1 véhicule de type Sherpa tractant
Mission : le Groupement tactique des systèmes d’information une station satellitaire haut débit ; 1 Defender, 1 véhicule poids
et de communications aéronautiques (GTSIC Aéro) est un acteur lourd Kerax 6x6 transportant un radar Aladin de type ANGD,
incontournable des opérations et de la préparation opérationnelle 1 Véhicule super lourd (VSL) Kerax 8x4 équipé d’une cabine de
de l’armée de l’air. Le groupement est engagé sur l’ensemble contrôle de circulation aérienne déplaçable et 1 VSL de type
des théâtres d’opération extérieure qui impliquent l’armée de R385 doté d’une tour de contrôle mobile ; 1 Defender et 2 VSL
l’air, comme récemment au Niger et au Mali. Il est également Kerax 8x4 dotés d’une structure d’accueil mobile déployable.
déployé sur les dispositifs particuliers de sûreté aérienne ou
au profit de la force opérationnelle terrestre, en appui du système
sol-air moyenne portée. Il garantit la réactivité, la maîtrise,
l’interopérabilité et la disponibilité requises pour un appui efficace
des systèmes d’armes « d’information et de communication »,
comme le Rafale par exemple.

87

- Le GTSIC Aéro est utilisé pour assurer l’appui « information et


communication » des événements majeurs célébrés en 2014, comme
le 70e  anniversaire des débarquements en Normandie et en Provence.

Kerax 6x6 transportant un radar Aladin de type ANGD

LES TROUPES
MOTORISÉES
BRIGADE DE SAPEURS-POMPIERS DE PARIS

Lieux d’implantation : Paris et les trois départements de la petite Effectif défilant : 19 véhicules.
couronne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne).
Autorité défilant en tête : général Gaëtan Poncelin de Raucourt,
Effectif total de l’unité : 8 700. commandant la BSPP.
Date de création : 1811. Composition/articulation : VLRA du général ; 2 véhicules
sapeurs-pompiers tout terrain ; 4 véhicules de secours et
Devise : « Sauver ou périr ».
d’assistance aux victimes ; 4 véhicules Premier secours (PS) ;
Subordination organique : préfet de police de Paris. 4 camions-citernes ruraux ; 2 échelles pivotantes automatiques,
2 bras élévateurs articulés.
Mission : la BSPP a pour mission le secours, la défense contre
les incendies et la lutte contre les sinistres, catastrophes et risques
technologiques et urbains, dont les risques NRBC (nucléaires,
radiologiques, biologiques et chimiques). Les pompiers
reçoivent des formations spécifiques, en secourisme et dans
la spécialité incendie-sauvetage. Intervenant dans une mégalopole
de près de 7 millions d’habitants, les sapeurs-pompiers de Paris
sont des spécialistes du risque et du secours. La couverture
opérationnelle interdépartementale de la brigade – Paris et les trois
départements de la petite couronne – est un cas unique en France.

88

- La BSPP est le plus grand corps de sapeurs-pompiers d’Europe et


se veut ouverte sur le monde. En 2013, elle a conduit 105 actions
internationales. Elle est également présente au sein des forces de
l’Onu, au Liban.
- La BSPP assure la défense d’installations particulières telles que
l’Élysée, les musées du Louvre et d’Orsay, la bibliothèque nationale
de France, les aéroports de Roissy et d’Orly et le centre spatial de
Kourou en Guyane.

Véhicule PS

LES TROUPES
MOTORISÉES
SOMMAIRE DE LA CLÔTURE DU DÉFILÉ

Fanfare du régiment de cavalerie de la garde républicaine . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 90


Régiment de cavalerie de la garde républicaine . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 91
Artillerie hippomobile de la première guerre mondiale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 92
Animation de clôture . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 93
Départ du Président de la République . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 94
Mécènes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 95

CLÔTURE
DU DÉFILÉ
FANFARE DU RÉGIMENT DE CAVALERIE
DE LA GARDE RÉPUBLICAINE
Lieu d’implantation : Paris, quartier des Célestins. Effectif défilant : 33.
Effectif total de l’unité : 53. Autorité défilant en tête : capitaine Jacques Le Blay, trompette-
major.
Date de création : 1802.
Composition/articulation : : le trompette-major, chef de
Subordination organique : régiment de cavalerie de la garde
la fanfare ; 2 timbaliers ; au 1er rang, les 1res trompettes 1re reprise (7) ;
républicaine, Paris.
au 2e rang, les 1res trompettes 1re reprise et 2e reprise (7) ; au 3e rang,
Mission : la fanfare de cavalerie de la garde républicaine escorte les 1res trompettes 2e reprise (7) ; au 4e rang, les trompettes cors (5)
à cheval le Président de la République et les hôtes étrangers et trompettes basses (2) ; au 5e rang, les trompettes basses (3) et
en visite officielle en France. Elle a pour particularité d’être la seule les contrebasses (4).
au monde à jouer au trot enlevé, tandis que le reste du régiment
défile au trot assis.
La fanfare de cavalerie de la garde républicaine est également
présente, à pied, dans la cour du Palais de l’Élysée à l’occasion
des visites officielles.

90

- C’est un arrêté du Premier consul qui instaura une garde


municipale à Paris, au sein de laquelle servaient alors
4 trompettes et 1 trompette-maître. En 1849, le chef de
corps de la garde républicaine demande à Jean-Georges
Paulus, un musicien de marine, de constituer une fanfare
à 12 trompettes.
- La trompette de cavalerie servait de moyen de transmission sur
les champs de bataille. Afin d’être aisément reconnaissable,
le trompette arborait sur son casque une crinière rouge.

CLÔTURE
DU DÉFILÉ
RÉGIMENT DE CAVALERIE DE LA GARDE RÉPUBLICAINE

Lieux d’implantation : Paris, quartier des Célestins pour Enfin, il maintient en alerte un peloton de 24 cavaliers en mesure
le 1er escadron et quartier Carnot pour les 2e et 3e escadrons. d’être projetés à tout moment sur un événement inopiné, lorsque
la composante équestre apporte une réelle plus-value, notamment
Effectif total de l’unité : 553.
lors de recherches de personne disparue en zone forestière,
Date de création : 1802. d’opérations de sécurité ou d’ordre public.
Subordination organique : commandement de la garde Effectif défilant : 241.
républicaine, Paris.
Autorité défilant en tête : colonel Alain Puligny, chef de corps
Mission : le régiment de cavalerie assure des missions d’honneur du régiment de cavalerie de la garde républicaine.
au profit des hautes autorités de l’État. Il met également en œuvre
Composition/articulation : le chef de détachement ;
la grande escorte à cheval du Président de la République et des
le commandant en second ; le drapeau et sa garde ; 1er escadron
chefs d’État étrangers en visite officielle en France, et participe
(à 66 sabres, remonté en chevaux alezans) ; 2e escadron (à 66 sabres,
aux grandes cérémonies patriotiques en défilant à cheval.
remonté en chevaux bais) ; 3e escadron (à 66 sabres, remonté
Dernière unité montée de l’armée française, le régiment de en chevaux bai brun).
cavalerie de la garde républicaine assure quotidiennement des
missions de sécurité publique à cheval dans Paris, en province ou
outre-mer. Ainsi, il est amené à encadrer les grands rassemblements
tels que les rencontres sportives ou concerts, les événements
prestigieux, les sommets importants comme le G8 ou le G20,
et participe au plan de lutte contre la délinquance. Le régiment
de cavalerie effectue plus de 10 000 patrouilles à cheval par an
et assure, au profit de la préfecture de police, en complément
des forces à pied, le maintien de l’ordre au Parc des Princes et 91
au Stade de France.

- Le cheval s’adapte à différents contextes grâce à un dressage


fondé sur l’accoutumance progressive. Il est ainsi apte
à progresser dans un environnement inhabituel (ville, foule) et
à traverser différentes ambiances hostiles (lumière artificielle,
fumigènes, bruits, musiques puissantes, détonations...).
Son emploi permet aussi la couverture de longues distances
(vitesse moyenne au pas de 6 à 7 km/h) en terrains variés.
La position haute du cavalier permet à celui-ci de voir et d’être
repérable de loin, afin d’assurer efficacement la prévention
de troubles à l’ordre public.

CLÔTURE
DU DÉFILÉ
ARTILLERIE HIPPOMOBILE DE LA PREMIÈRE GUERRE MONDIALE

Le canon de 75 mm modèle 1897 est une pièce d’artillerie de Un canon de 75 mm tracté par six chevaux issus de la batterie
campagne majeure de l’armée française. Précis, mobile et doté d’honneur de l’artillerie, actuellement implantée aux écoles
d’une cadence de tir élevée, il est une réussite technologique sans militaires de Draguignan, défilera à la suite de la cavalerie de
précédent pour son époque et a servi près de 50 ans entre 1897 la garde républicaine.
et 1945.
Depuis l’Ancien Régime, cette batterie d’honneur est chargée
En 1914, la France entre en guerre avec quatre mille canons de de tirer une salve de coups de canons à l’occasion des grandes
75 mm à sa disposition. Malgré leur plus faible efficacité dans le célébrations, naissances, débuts de règnes ou investitures. En 1958,
contexte de la guerre de tranchées, ils vont néanmoins jouer un le général de Gaulle modifie cette tradition en baissant de 101, à
rôle déterminant durant le conflit, contribuant en particulier à 21, le nombre de coups de canons pour l’investiture du Président
l’arrêt des Allemands lors de la bataille de la Marne en 1914, et à de la République.
Verdun en 1916. Ils sont servis par des équipages de très haute
Le 15 mai 2012, la batterie d’honneur de l’artillerie a tiré, devant
compétence, une bonne partie des officiers d’artillerie sont issus
l’esplanade des Invalides à Paris, la salve d’honneur de 21 coups
de grandes écoles comme Polytechnique.
de canon pour l’investiture de François Hollande.
Devenus un élément essentiel de l’artillerie française, pas moins
de 17 500 canons sont construits pendant la guerre, les munitions
étant elles produites à plus de deux cents millions d’unités.
La consommation démesurée d’obus de 75 mm à partir de 1915
amène à solliciter l’industrie privée, et notamment les entreprises
civiles reconverties dans le cadre de l’effort de guerre. Si la qualité
des munitions décline quelque peu du fait d’une production
journalière accrue, le canon de 75 mm aura néanmoins démontré
ses atouts pour s’inscrire dans l’histoire de l’artillerie française. 92

CLÔTURE
DU DÉFILÉ
ANIMATION DE CLÔTURE

Pour marquer symboliquement l’entrée dans le cycle des commémorations du Centenaire et délivrer
un message universel de paix, la France a invité quatre jeunes de près de 80 nations ayant engagé des troupes
ou des travailleurs sur le continent européen pendant la Grande Guerre.

À l’issue du défilé, ces délégations, composées de deux garçons et de deux filles de 18 à 25 ans, réaliseront sur
la place de la Concorde une chorégraphie en deux temps conçue par M. José Montalvo, artiste permanent
au Théâtre national de Chaillot. Sur la musique du concerto pour clarinette de Mozart, les jeunes rendront
hommage à la mémoire des disparus et se recueilleront dans un moment d’attention grave pour ne pas
oublier la barbarie de la guerre, avant de célébrer la richesse et la diversité de l’humanité dans un moment
de fraternisation.

Je suis heureux de relever le défi de construire en quatre jours de rencontre avec de jeunes femmes et de
jeunes hommes venus de 80 pays différents, un acte poétique et chorégraphique dont l’objectif essentiel
93
est de servir la paix, une paix au service de la justice et de la liberté.
J’ai construit cette intervention en deux temps ; un premier temps de recueillement pour ne pas oublier
l’atroce barbarie de la guerre, sa dureté, sa tristesse, sa froideur, sa souffrance, ses drames. La seconde
partie s’emploie à célébrer la vie, la joie, l’ouverture au monde, à l’humanité, à renouer de façon originale
avec des émotions intemporelles qui peuvent être suscitées par un lancer de colombes, signe simple et
immémorial de paix.
J’ai voulu ainsi concevoir un espace d’attention grave puis un basculement progressif vers la célébration
de la vie. Créer un contraste qui oppose ombre et lumière.

José Montalvo

CLÔTURE
DU DÉFILÉ
DÉPART DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

Après l’animation de clôture du défilé, le GMP descend de son VLRA et, suivi de son porte-fanion et de son aide
de camp, vient saluer le Président de la République, face à la tribune officielle.

Le Président de la République rejoint le GMP et répond à son salut.

Il gagne ensuite la tribune officielle où l’attend le cortège présidentiel.

94

CLÔTURE
DU DÉFILÉ
MÉCÈNES

La Mission du centenaire de la première guerre mondiale a été chargée par le gouvernement de préparer et
d’accompagner la mise en œuvre du programme commémoratif du Centenaire.
Sous l’autorité du secrétaire d’État chargé des Anciens Combattants et de la Mémoire auprès du ministre de la Défense,
la Mission du Centenaire a pour mission d’organiser les grands rendez-vous officiels du calendrier commémoratif
en 2014 (14 Juillet ; mobilisation et entrée en guerre, les 1er-3 août 2014 ; bataille de la Marne, le 12 septembre ;
11 Novembre), d’accompagner et de coordonner les initiatives développées partout en France dans la perspective
du Centenaire et, enfin, de proposer une politique d’information sur les préparatifs et la programmation du Centenaire,
en direction du grand public.
En s’appuyant sur le réseau territorial des comités départementaux et des comités académiques du Centenaire,
la Mission du centenaire de la première guerre mondiale a attribué le label « Centenaire » à plus de 2 100 projets
culturels, pédagogiques, scientifiques ou numériques. Son portail internet, conçu comme un véritable centre de
ressources numériques, propose au grand public une information sur les préparatifs du Centenaire.
Le Fonds du Centenaire
La Mission du Centenaire a créé un Fonds du Centenaire, hébergé par la Fondation de France, destiné à recevoir
le soutien financier des mécènes du Centenaire. Les fonds collectés sont exclusivement destinés au financement
des opérations ayant obtenu le label « Centenaire » que l’on retrouve sur l’ensemble du territoire national.
Principaux mécènes de la Mission du Centenaire

Grands partenaires Grands mécènes Mécènes

Dassault Aviation Caisse d’épargne Île-de-France Air France 95


Française des jeux Caisse des dépôts Assystem
France mutualiste Crédit du Nord bioMérieux
JCDecaux EADS Caisse d’épargne Lorraine
RATP Fédération nationale des Caisses Fédération nationale André Maginot
d’épargne LVMH
Fondation EDF MBDA
Fondation Orange Safran
Saint-Gobain Union des blessés de la face et de la tête
Sodexo
Total

CLÔTURE
DU DÉFILÉ
Délégation à l’information et à la communication de la défense

Chef de projet : lieutenant-colonel Xavier Pons


Chefs de projet adjoints : capitaine Marc Déjean, Agathe de Mauduit, Hélène Rolet
Chef du bureau Éditions : capitaine de frégate Jérôme Baroë
Directeur artistique : Jean-Charles Mougeot
Conception maquette et illustration : Thierry Véron, Flavie Duquenoy
Secrétaire de rédaction : Isabelle Arnold
Chef de fabrication : Thierry Lepsch
Impression : Pôle graphique de Paris
Création Dicod - juillet 2014
www.elysee.fr
www.defense.gouv.fr
www.centenaire.org
www.garnison-paris.terre.defense.gouv.fr/14juillet2014