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les cahier s d e supplémen t a u n uméro 3169 • 1 2

les cahier s d e

les cahier s d e supplémen t a u n uméro 3169 • 1 2 n

supplémen t a u n uméro 3169

12 novembre 2009 ne peut êt re ve ndu séparément

www.usinenouve lle.com

les

100

qui comptent

en rhône-alpes

industriels, chercheurs, décideurs… ils innovent, investissent et militent pour le développement économique de leur région.

GUITTET

GUITTET Thierry Del Jésus Rédac te ur en chef adjoint LES 100 QUI CO MPTENT EN

Thierry Del Jésus

Rédac te ur en chef adjoint

LES 100 QUI CO MPTENT EN R HÔNE-AL PES

3

LE S INNOVATEURS

2

4

Les pôles de compétitivité favorisent le travail en réseau

2

6

GR OS PL AN

100… et plus

Le

pa ri es t r isqué. Choi si r, pa rmi les cent ai nes d’ent repr eneu rs,

ch

er ch eu rs ou dé ci de urs, ceu x qu i comp tent en

Rh ôn e-Al pe s, a tout d’un e gageu re. Su r quel s cr it èr es retenir

un e pers on na lité plut ôt qu’u ne autr e: sa no tori ét é,

le ch if fr e d’af fa ir es de son ent re pr is e, sa gl oi re pa ssée ?

Sponta nément vi en nent à l’es pr it Alai n Méri eu x, dont le

pat ronyme est mond ia lement connu, Jean Th er me, pour

l’él an intern at iona l qu’i l a ins uf flé à l’inn ovat ion gr en oblois e

et rhôna lpin e, ma is au ss i, da ns un tout autr e gen re, Jean-

Mi ch el Au la s, pour son aud ac e et son fr an c-pa rl er. D’autr es

pour ra ient répond re à ces cr it èr es d’év iden ce. Ma is ils ne

saur ai ent refl ét er la di ver sit é ent re pr en eu ri al e et in du st ri el le

de la régi on . Au ss i, il est bon de rapp el er que Rh ôn e-Al pe s

est la de ux ième régi on économi que de Fr an ce et l’un e de s

di x pr em ière s en Eu rope pour la perf or ma nc e de sa R & D.

Avec 21 000 ch er ch eu rs publi cs et pr ivés, 11,9 % de s dé pens es

fr an ça is es (4 ,2 milli ards d’eu ros), el le gén èr e 2, 4% de s

publi cati on s sc ient ifi ques des gr an des régi on s eu ropé en ne s. On y tr ou ve de s ac te urs de la ch im ie, de la méc an ique,

du

tr an sp or t, de l’éner gi e, du te xt il e, du tr an sp or t…

Et

pa s seu lement da ns le s ag gl om érat ions lyon na is e et

Patrons, chercheurs, décideurs institutionnels… Tous reflètent la diversité de la région.

Tous reflètent la diversité de la région. Alain Mérieux, Philippe Delorme, Jean Therme, Elisabeth

Alain Mérieux, Philippe Delorme, Jean Therme, Elisabeth Ducottet, Claude Graff, Philippe Maurin- Perrier, Jean-Philippe Demaël…

LE S INVE ST ISSEURS

15 La santé et l’énergie à la rescousse

16 GR OS PL AN

Pascal Chazal, Jacques Berger, Michel Margnes, Jean-Pierre Falconnier, Gérard Matheron, Gilles Duqueine…

LE TABLEAU DE BO RD

17

LE PA LM AR ÈS ÉCONOMIQUE DE RHÔNE- AL PES

Les cinq entreprises leaders dans chaque dépar tement

18

Un écosystème qui s’appuie sur l’innovation

20

Les cinquante premières usines

LE S MILITANTS

27

Créer une dynamique régionale

28

GR OS PL AN

Frédéric Turner, Jean-Michel Aulas, René Pich, Jean Vaylet, Roland Barthez, Jean-François Dubant…

35

INDEX

gr en oblois e, le s de ux pr in ci paux pôle s économi ques.

La ré dact ion de « L’Us in e Nouvel le », avec l’appu i de son

ré seau de corr es pond ants, est al lée dén icher da ns ch ac un de s

hu it dé pa rt ement s ces pat rons, ces ch er ch eu rs, ce s dé ci de urs

insti tuti on nels – souvent di sc re ts – qu i inn ovent , in ve st is sent

et ont à cœ ur de pa rt icip er au développement de leu r

terri toir e. Li on el Baud , dé fens eu r ac ha rn é de l’in du st ri e

Les 100 qui comptent

du

dé coll et age da ns la va ll ée de l’Ar ve, Pi er re Ch azal , ac ti vi st e

du

Pôl e Bois du Haut-For ez , Gi ll es Duquei ne qu i,

de

Vi ll eu rban ne, a su sédui re Ai rbus pa r se s inn ovat ions…

Le

ur in fluen ce est tout à la fois régi on al e, nati on al e et

eu

ropé en ne. Le s 10 0 qu i comp tent en Rh ôn e-Al pe s sont

à dé couv ri r da ns ce nu méro sp éc ia

L’USINE NOUVELLE | SUPPLÉMENT AU N°3169 | 12 NOVEMBRE 2009

Supp lément à « L’Usin e N ou velle » n°3169 du 12 novembre 2009 (c ommi ss ion parit air e n° 0712T81903). On t c ollabo ré à ce num ér o:

Véro nique B elpo is, Val ér ie Fr ölic h. Ne peut être vendu s ép ar émen t. Un e p ub lica ti on du gr oupe Gi si, A nt on y Par c 2, 10 p lac e du Génér al de Gaulle 92160 A nt on y. Dire ct eur de la p ub lica ti on : C hr is to ph e C zajk a. Impr es si on : R ot o Franc e Impress ion 77185 Lo gn es.

PH OT OS DE CO UV ER TURE : REA , M AX PPP, DR

les innovateurs

Les pôles de compétitivité favorisent le travail en réseau

Les nombreux pôles retenus en Rhône-Alpes ont créé un réel ef fet d’entraînement sur toutes les f ilières industrielles. Grâceàeux, les PMI travaillent en réseau pour innover.

u n p eu plus de quatre ans après sa création, la société lyonnaise Edelris va devoir piloter un ambitieux projet

scientifique et technologique baptisé Natheb, qui vise à développer de nou- veaux traitements contre les infec - tions dues au virus de l’hépatite B. La jeune « b iotech », qui emploie une vingtaine de scientifiques dans le développement de nouvelles molécu- les, mènera à bien ce projet – d ont le budget représente plus de 4 millions d’euros sur trois ans – avec une équipe scientifique de l’Inserm et les poids lourd s de la prévention des maladies infectieuses, Transgene et Po xel. Selon Jean-Yves Ortholand, le PDG, un tel montage doit beaucoup au pôle de compétitivité Lyonbiopôle : « C’est lui qui nous a alertés lorsque l’Inserm a l ancé le projet, qui nous a a idés à trouver des partenaires puis à monter

un dossier pertinent. Et, grâce à s on label, nous avons suscité l’intérêt des pouvoirs publics qui ont décidé de cofinancer le projet. » La s tratégie choisie par Edelris pour innover est loin d’être une exception en Rhône- Alpes. Dans la quasi-totalité des sec - teurs industriels, des centaines d’entreprises travaillent en réseau pour développer des produits nouveaux.

Un «h ôtel» à projets

Po ur Jean-Jack Queyranne, le prési - dent du conseil régional, l’émergence d’une quinzaine de pôles de compé - titivité a c onstitué un tournant majeur : « Les pôles jouent un rôle d’entraînement positif sur les entre - prises industrielles et sur les PME, de plus en plus nombreuses à i nnover en relatio n a vec des organismes de recherche et d’enseignement . » Ils aident aussi à r enforcer l’emplo i :

Bon deuxième en France

Bien installée à la deuxième place des régions françaises les plus investies dans la recherche et l’innovation, Rhône-Alpes compte, selon les dernières statistiques de l’Observatoire des sciences et techniques, quelque 21000 chercheurs (publics et privés) et génère 11,9 % (4,2 milliards d’euros) des dépenses françaises de R&D. Sur le critère de la production technologique, mesurée par les demandes de brevets européens, la région n’arrive que neuvième, avec une part de 2,3 % en 2006, derrière l’Ile-de-France et les grandes régions allemandes.

Axelera qui entend relever le défi de la chimie verte, Lyon Urban Trucks & Bus qui invente les véhicules urbains du futur et Techtera qui développe de nouvelles applications des tissus techniques. Quant à I maginove, le plus récent, il doit permettre au sec- teur des loisirs numériques de réduire les coûts de développement des jeux vidéo face à la concurrence coréenne ou canadienne. Le plus emblémati - que est Lyonbiopôle, focalisé sur la lutte contre les maladies infectieuses. Organisé autour de Sanofi Pa steur (vaccins), bioMérieux (diagnostic) et Mérial (santé animale), il a déjà label - lisé 61 projets représentant un inves- tissement total d’environ 460 millions d’euros. Tristan Ro ussel, le PDG de PX Therapeutics, entreprise greno - bloise spécialisée dans les anticorps monoclonaux, ne regrette pas d’avoir implanté une antenne dans cet « hôtel »àprojets : « Les grands grou- pes nous associant à leurs program- mes de développement, nous avons doublé le rythme de lancement des projets et augmenté notre chiffre d’af- faires. » M ême les petits pôles de compétitivité tirent leur épingle du jeu, à l’instar de Plastipolis, qui fédère plus d’une centaine d’acteurs de la filière plastique dont 90% de PMI. Grenoble peut se féliciter d’avoir lancé Minalogic, le pôle de compéti - tivité qui marie micro et nanotechno- logies et logiciel. Depuis son

12 novembre 2009 | supplément au n° 3169 | L’usine nouveLLe

STMIcROeLe cT ROnIcS

LeS InnOvAT euR S

STMIcROeLe cT ROnIcS LeS InnOvAT euR S  lancement, il a l abellisé 156 projets dont

lancement, il a l abellisé 156 projets dont l’enveloppe globale représente 1,3 milliard d’euros. Certains diri - geant s et é lus locaux qui doutaient de son intérêt lors de son lancement mi-2005 ont changé d’avis. Selon Alain Cottalorda, le président de l’Agence économique et de promotion de l’Isère, « g râce aux projets qu’il contribue à f aire émerger, il d raine des centaines de millions d’euros dans le tissu industriel local et crée un effet d’entraînemen t s ur toute la filière numérique et même les sec - teurs traditionnels ». Afin de favoriser la diffusion des micro et nanotechno- logies vers les secteurs du textile et du papier, le conseil général de l’Isère et l’AEPI ont créé à Bourgoin (Isère), une plate-forme technologique bap - tisée Metis qui fait ses preuves depuis près de cinq ans. Grâce à e lle, plu - sieurs entreprises régionales de ces deux secteurs peuvent mutualiser leurs moyens de R&D . L ui aussi ancré à Grenoble, le pôle Te nerrdis a fortement dynamisé les industriels spécialisés dans les nouvelles tech -

nologies de production, stockage et gestion de l’énergie . En q uatr e a ns, ce pôle qui rassemble près de 200 acteurs a labellisé 254 projets de R&D représentant 440 millions d’euros d’investissement. Il est de plus en plus prisé par les PMI, ces dernières représentant dorénavant les deux tiers des adhérents industriels. To utes ont la possibilité de travailler en réseau avec l’institut Carnot Ener - gies du futur et le cluster Rhône-Alpes Eco-énergies. Depuis sa création, le pôle a favorisé l’émergence de 36 pro- jets innovants dans le seul domaine du solaire photovoltaïque.

Semi-conduc teurs. La salle blanche d’un des leaders mondiaux du sec teur, STMicroelec tronics, à crolles (Isère).

Un solide réseaU d’aides à l’innovation

En parallèle des structures d’accom- pagnement de type horizontal (pôles de compétitivité, clusters, incubateurs, Agence régionale du développement et de l’innovation ), Rhône-Alpes a m is en place un important réseau de structures verti- cales qui favorisent la diffusion de l’innovation de l’amont (la recherche)

vers l’aval (le tissu industriel). La structure la plus connue est la plate- forme grenobloise Minatec, dédiée aux micro et nanotechnologies, mais des initiatives surgissent dans tous les départements. A S aint-Etienne, par exemple, le Cetim a mis en place plusieurs plates-formes d’usinage à grande vitesse en temps partagé. A Va lence dans la Drôme, les indus - triels bénéficient de la présence d’une plate-forme dédiée aux problémati - ques de traçabilité. A B ellignat, près d’Oyonnax (Ain), CoatingXpert a récemment été créée dans le domaine de la peinture industrielle. Quant aux entreprises lyonnaises de chimie fédérées au sein du pôle de compéti- tivité Axelera, elles vont créer une maxi-plate-forme technologique représentant 35 millions d’euros d’in- vestissement, qui innovera dans les process (intensification des procédés catalytiques, bio-ressources/biogaz, captage du CO 2 ) et les matériaux (éco- conception, bâtiment durable, recy - clage,

Michel Quéruel

L’usine nouveLLe | supplément au n° 3169 | 12 novembre 2009

STEPHANE AUDRAS/REA

les innovateurs

AlAin Mérie ux , pr ésident de bioMérieux

Sur les traces de Louis Pasteur

A lain Mérieux a toujours une

réputation familiale à défen-

dre. Il est tout de même le

petit-fils de Marcel Mérieux,

lui-même assistant de Louis Pasteur, et fondateur de l’Institut Mérieux. Cette prestigieuse fondation lyon - naise a donné naissance aux labora- toires Mérial en santé animale, Sanofi Pa steur en santé humaine et bioMé- rieux dans le diagnostic in vitro. Trois entreprises qui comptent aujourd’hui parmi les meilleures mondiales. E t p ourtant, Alain Mérieux, le prési-

dent de bioMérieux, reste toujours simple et sobre. Son succès repose sans aucun doute sur la capacité de cette famille d’entrepreneurs à s e remettre en cause et à s ans cesse innover. L’entreprise s’est rapidement internationalisée, grâce à d es acqui - sitions. Elle rassemble au total un peu plus de 9 000 salariés sur 17 sites de production et 13 centres de recher- che. Malgré tout, elle garde son siège à M arcy-L’Etoile, près de Lyon, et continue à agrandir ou améliorer les sites de la région. Près de 30 millions d’euros sont en cours d’investisse - ment dans la région Rhône-Alpes (Marcy-L’Etoile, Craponne et Greno- ble) et plus de 100 emplois seront créés. Sur le site de Grenoble, spécia - lisé en biologie moléculaire, une unité

son Pa rc our s > 70 ans > 1963 : crée bioMérieux > 1968
son Pa rc our s
> 70 ans
>
1963 : crée
bioMérieux
>
1968 : préside
l’Institut Mérieux
> 1986 : vice-
président du
conseil régional
Rhône-Alpes

de production extrêmement perfor - mante a é té ajoutée aux équipes de R&D.AM arcy-L’Etoile, il s’agi t d e l’extension du laboratoire de produc - tion de matières premières biologi - ques. Et à C raponne, le centre principal de production de milieux de culture et tests associés, ce sont les procédés qui sont industrialisés. Mal- gré une conjoncture économique loin d’être optimale, le chiffre d’affaires a

progressé en 2008 de 7,5 % et a

atteint 1,11 milliard d’euros en 2008. Alain Mérieux n’aura pas à rougir du

groupe qu’il laissera entre les mains de son fils. Incarnant la quatrième génération, Alexandre, 35 ans, gère actuellemen t l ’activité de microbio - logie industrielle de bioMérieux et est l’actionnaire majoritaire du holding familial. Tradition oblige! . anne Pezet

et aussi

DR

Florent Pigeon

Directeur du laboratoire Huber t Curien Ce quadra dirige le plus grand laboratoire de recherche stéphanois affilié au CNRS, avec 120 chercheurs dont les spécialités vont de l’optique à l’analyse des images appliquée à la métrologie, en passant par les apprentissages automatiques.

Didier Marsacq

Directeur du CEA-Liten Didier Marsacq multiplie, pour le CEA- Liten, les partenariats public/privés dans le domaine des technologies de l’énergie propre, à destination du transport, des bâtiments et de l’industrie. Le laboratoire, qui détient plus de 320 brevets, a inauguré en octobre

dernier la plate-forme Steeve (Stockage d’énergie élec trochimique pour véhicules élec triques) pour réaliser en petites séries des batteries, de la synthèse des matéria ux jusqu’a u montage dans les véhicules, destinées au marché de niche ou aux démonstrations.

ralf Gathmann

Directeur général de Corys T.E.S.S

Ralf Gathmann est deven u en 2008 le direc teur général du spécialiste mondial des simulateurs pour l’énergie et le transpor t. Cet Allemand de 44 ans, docteur en mécanique, a permis à sa société de développer deux simulateurs d’EPR pour EdF et GdF-Suez. Depuis ving t ans, Cor ys a vendu plus de 450 simulateurs dans 25 pays. For t des ses 30 millions d’eurosralf Gathmann Directeur général de Corys T.E.S.S de chiffre d’affaires en 2008, le groupe compte 220

de chiffre d’affaires en 2008, le groupe compte 220 salariés et deux filiales (en Chine et a ux Etats-Unis). Depuis mars 2009, Areva TA est son ac tionnaire

principalà66%.

eric laborde

Président de PV Alliance Cet ancien président de Photowatt International a pris en 2008 la tête de PV Alliance. Cette société a été créée en 2007 par Photowatt, le CEA et EdF Energies Nouvelles. Sa spécialité:

le développement de cellules photo- voltaïques à haut rendement . Un de ses projets phares (Solar Nano Cristal), prévoit d’introduire des nanotechnologies dans les cellules pour a ugmenter les rendements et diviser les coûts.

12 novembre 2009 | supplément au n° 319 | L’usine nouveLLe

DR

et aussi

BoUTET HERVE-DR

rené nantua

Directeur général du pôle de compétitivité Ar ve Industries

général du pôle de compétitivité Ar ve Industries Tout jeune retraité du groupe SNR, spécialisé dans

Tout jeune

retraité du

groupe SNR,

spécialisé dans la fabrication de roulements pour

l’automobile, René Nantua est aujourd’hui direc teur général d’Ar ve Industries.

Il met son expérience de la mécatronique

– alliance de la

mécanique, de l’élec tronique et de l’informatique – au ser vice de ce pôle de compétitivité, dont l’un des objec tifs majeurs est « d’aller vers des produits plus complexes».

Jean-Charles

Guiber t

Directeur de Minatec

Il a fait du transfer t

technologique un credo. A 50 ans, Jean-Charles Guiber t dirige Minatec, le pôle d’innovation en micro et nanotechnologies, comm un au CEA Leti et à Grenoble INP. Cet ingénieur

en matéria ux, spécialiste de la lithographie, dirigeait précédemment CEA Valorisation, le bras armé du CEA pour

le financement des

star t-up innovantes exploitant des brevets du Leti (le laboratoire de microélec tronique du CEA), à la création duquel, justement, Jean-Charles Guiber t

a largement contribué

dans les années 1990.

LES INNoVAT EUR S

contribué dans les années 1990. LES INNoVAT EUR S  son Pa rc our s >
son Pa rc our s > 38 ans > 1996 : rejoint Schneider Elec tric
son Pa rc our s
>
38 ans
>
1996 : rejoint
Schneider Elec tric
>
2004 : direc teur
de l’ac tivité
mesure de
l’énergie et
automatismes des
réseaux élec triques
(Etats-Unis)
>
2009 : direc teur
général stratégie
et innovation et
membre du comité
exécutif ; président
du pôle Minalogic

Joseph sifakis

Premier prix Turing

français Joseph Sifakis est une de ces courroies de transmission entre la recherche publique et les entreprises, qui font la force de

la région. Directeur de recherche a u CNRS et fondateur du laboratoire Verimag à Grenoble, il est, par exemple, titulaire de la chaire industrielle Schneider-Inria. Il partage également avec Edmund Clarke (Carnegie Mellon University) et Allen Emerson (Université du Texas à Austin) le prix Turing 2007, l’équivalent du Nobel pour l’informatique. Il est le premier Français à recevoir cette distinction.

PhiliPPe De lo rMe

Pr ésident du pôle de compétitivité Minalogic

Il accélère la mise en place d’écosystèmes d’innovation

Denis

Bortzmeyer

Président du pôle de compétitivité Axelera Le direc teur des partenariats du chimiste Arkema a pris en septembre la tête de ce pôle spécialisé en chimie et environnement . Assurer l’inter face entre la recherche universitaire et industrielle est le lot quotidien de cet X-Mines de 47 ans. L’ambition du pôle :

être incontournable dans l’intensification des procédés, à savoir le développement d’usines miniatures, moins consommatrices en ressources.

P our les Grenoblois, Philippe Delorme est une « quenelle », comprenez, un Lyonnais. Il a vécu dans la capitale des Gau-

les jusqu’au bac avant de partir à Pa ris pour intégrer l’Ecole centrale,

puis suivre un MBA en commerce international à Sciences Po.

A tout juste 38 ans, Philippe Delorme

apparaît principalement comme le successeur d’Eric Pilaud, le précédent président du pôle de compétitivité Minalogic. Pourtant, l’homme a éga- lement endossé l’habit de directeur

général stratégie et innovation chez Schneider Electric au printemps der- nier, après treize années passées dans l’entreprise à d ifférents postes opé - rationnels en Fr ance puis aux Etats- Unis, de 1996 à 2 007. En janvier

2008, il a rejoint Jean-Pascal Tricoire,

le directeur général délégué du groupe

à Grenoble, pour piloter le programme

d’entreprise « O ne », déclinaison de

la stratégie du groupe industriel.

Mais ses deux nouvelles fonctions sont intimement liées. Dans les deux cas, il s’agit d’ouverture et d’agilité.

« J e s uis très sensible à la n otion de temps. Dans l’économie mondialisée actuelle, il faut aller vite, être réactif. C’est ce que permettent les pôles de compétitivité en accélérant la mise en place d’écosystèmes d’innova - tion », explique-t-il. Dans ce domaine, Minalogic n’a plus

à f aire ses preuves. Surfant sur un écosystème historiquement très bien- veillant à l ’égard des collabora- tions public-privé, il a r apidement fédéré quelque 145 membres, dont 103 entreprises (81 % de PME) autour de deux thématiques, la micro et nano-électronique, les logiciels embarqués, le tout au service de trois domaines applicatifs : l ’efficacité énergétique, la santé et la mobilité. « M on rôle aujourd’hui est de travailler avec l’équipe du pôle en

effet miroir pour fixer le cap. J’ai aussi

un rôle d’écho, de haut-parleur. » A l’int ernational et en Fr ance. Dans le

cadre du grand emprunt, le pôle veut faire entendre sa voix auprès de l’Etat. Reste à crier

aurélie BarBaux

sa voix auprès de l’Etat. Reste à crier aurélie BarBaux L’usine nouveLLe | supplément au n°

L’usine nouveLLe | supplément au n° 319 | 12 novembre 2009

les innovateurs

Je an Therme , directeur du CE A de Gr enoble

A grands pas de Giant

s on nouveau grand chantier, c’est le projet Giant (Grenoble Institut of Nanotechnology), une sorte de MIT grenoblois, à l’horizon

2020. Et Jean Therme, le directeur du Commissariat à l ’énergie atomique (CEA) de Grenoble, se dépense sans compter pour défendre cette idée d’un pôle technologique d’envergure inter- nationale, associant centres de recher- ches publiques, universités, grandes écoles et entreprises pour développer les nanotechnologies. Pour cet ingénieur physicien diplômé de l’Institut national polytechnique de Grenoble (Grenoble INP), qui a mené la moitié de sa carrièr eàd es postes opérationnels au sein de grands groupes industriels (Philips, Thomson CSF, A lcatel et STMicroe - lectronics), il n’y a en e ffet pas de recherche efficace sans collaboration public-privé. D’ailleurs, c’est pour diriger une équipe de recherche com- mune STMicroelectronics-CEA, au sein du Leti (Laboratoire d’électroni- que et de technologies de l’informa - tion), que l’homme a r ejoint le CEA en 1990. Nommé chef du départe - ment microélectronique du CEA-Leti en 1995, il prend la direction du labo - ratoire en 1999 et, un an plus tard, celle du CEA Grenoble. Des fonctions qui l’amènent à jouer un rôle impor- tant dans l’alliance industrielle entre Philips, Motorola et STMicroelectro- nics, et à couver nombre de start-up. Il est aussi le père du pôle te chnolo - gique Minatec, premier centre euro - péen de recherche en nanoélec- tronique, commun au CEA et à l’INPG, inauguré en 2006 au cœur de Grenoble. L’anti-chambre de Giant. Depuis le 1 er avril 2003, il occupe la fonction de directeur de la recherche technologique du CEA. Le poste lui a permis d’élargir au-delà de Grenoble son engagement en faveur de pôles d’excellence, comme sur le plateau de Saclay avec Digiteo (dédié aux sys - tèmes complexes) et Nano-Innov (alliance nationale pour les nanotech- nologies) ou encore à Chambéry avec la création de l’Institut national de

l’énergie solair e ( Ines). Après les nanotechnologies, les énergies alter- natives sont en effet
l’énergie solair e ( Ines). Après les
nanotechnologies, les énergies alter-
natives sont en effet le nouveau che-
val de bataille de Jean Therme. Dans
ses cartons, il aurait l’idée d’un
«Minatec de l’énergie » consacré aux
batteries et à l’hydrogène. Et comme
rien ne semble pouvoir l’arrêter lors-
qu’il a une idée… . aurélie BarBaux
son Pa rc our s
> 56 ans
> 1990 : rejoint le
CEA à Grenoble
1999 : direc teur
du CEA-Leti
>
>
2003 : direc teur
de la recherche
technologique
du CEA et direc teur
du CEA Grenoble
>
2006 : ouverture
du centre Minatec
et aussi
STEPhAnE AUDRAS/REA-DR

David Gardner

Directeur général d’Atari (ex Infogrames)

A 44 ans, David Gardner est un pro du jeu

vidéo. A 18 ans, il devenait l’un des premiers employés d’Elec tronic Arts, l’année même de la création d’Infogrames. L’homme met fortement l’accent sur les

jeux en ligne, développés dans les studios de Lyon et de Londres. L’éditeur lyonnais, déficitaire depuis 2000, prévoit un retour

à l’équilibre pour l’exercice en cours,

après une for te cure d’amaigrissement .

andré-Jacques auberton-Hervé

PDG de Soitec

Le PDG et cofondateur de Soitec a toujours cru en l’avenir de la technologie du silicium sur isolant, qu’il a contribuée à mettre au point . La société fabrique dans ses deux usines de Bernin 80% de la produc tion mondiale de plaques sur isolant . Son principal client est le fabricant de processeurs AMD. Soitec est bien placé pour profiter de l’explosion du marché des LED et diversifier ainsi ses débouchés, en s’appuyant sur ses filiales aux Etats- Unis, au Japon et à Taïwan.

sur ses filiales aux Etats- Unis, au Japon et à Taïwan. stéphane sarrade Président de l’Institut

stéphane sarrade

Président de l’Institut des fluides supercritiques Stéphane Sarrade a une idée fixe : faire de la chimie verte. Son créneau ? L’usage des fluides supercritiques. Par un subtil jeu de températures et de pressions, il transforme l’eau et le CO 2 en solvants propres afin de réaliser toute une palette de réac tions chimiques. Il a fondé l’Institut des fluides supercritiques en 2006, basé à Rovaltain (Drôme). De quoi accélérer les transferts de technologies entre laboratoires et industriels.

andré Jean, PDG de Clipsol Pour André Jean, le soleil est depuis toujours une affaire sérieuse. En 1979, alors que la réflexion sur le développement des techniques solaires balbutie en France, il fonde Clipsol. Aujourd’hui, son entreprise fait figure de pionnière. André Jean pousse ses troupes à lancer de nouveaux produits permettant le cha uffage et la produc tion

d’eau cha ude grâce au soleil. Clipsol, qui

a vu entrer GdF dans son capital en 2008,

compte a ujourd’hui 125 salariés pour un chiffre d’affaires de 20 millions d’euros.

12 novembre 2009 | supplément au n° 3169 | L’usine nouveLLe

h. DE OLIVEIRA/EX PA nSIOn-REA

LES InnOVAT EUR S

9

el is abeT h Duc oT Te T, PDG de Thuasne

La fibre innovante au service du médical

T, PDG de Thuasne La fibre innovante au service du médical P our Elisabeth Ducottet, «

P our Elisabeth Ducottet, « i l faut cesser de dire que le tex- tile en Fr ance est fini. Il y a de nombreuses perspectives,

à c ondition de jouer à f ond la carte de la recherche et des partenariats. » Cette titulaire d’une licence en scien- ces humaines et d’un certificat de capacité d’orthophoniste ne se desti - nait pourtant pas à une carrière dans

le textile. C’est à la d emande de son

son Pa rc our s

> 64 ans

1986 : intègre l’entreprise familiale

>

>

1991 : PDG de

Thuasne >2002 : présidente et fondatrice du R2ITh

>2003 : présidente du Conseil d’orientation de l’ESIV

père, à la t ête de Thuasne, créée en

1847, qu’Elisabeth Ducottet rejoint l’entreprise. Elle y f ait ses premiers pas en 1980, comme attachée de direction, avant de se voir confier la direction générale puis, en 1991, au décès de son père, le poste de prési - dent-directeur général. A l ’époque, l’entreprise, qui ne réalise que 27 mil- lions d’euros de chiffre d’affaires, est limitée aux frontières françaises.

et aussi

CO RA LI E M OULIn

nadia Kamal, direc trice de Créalys

La direc trice de l’incubateur lyonnais Crealys constitue un maillon clé dans

le dispositif régional pour accompagner

les jeunes créateurs d’entreprises

innovantes. En dix ans, son équipe

a contribué à en faire éclore plus

d’une centaine dans les sciences du vivant, l’élec tronique, les matériaux, la métallurgie, etc .

Jean-Claude Millet

Président de Millet Innovation Jean-Claude Millet crée en 1984 Millet Innovation (composé d’Epitact, leader européen dans la podologie, et d’Osmooze, diffusion de parfums d’ambiance) qu’il préside toujours aujourd’hui. Millet est à l’origine d’une vingtaine de brevets.

Didier Perreol, PDG d’Euronat

vingtaine de brevets. Didier Perreol, PDG d’Euronat En l’espace de ving t ans, ce f ils

En l’espace de ving t ans, ce f ils d’agriculteurs ardéchois a transformé sa petite échoppe de produits bio en un groupe d’envergure européenne (65 millions d’euros de

chiffre d’affaires, 175 personnes). Fervent adepte du commerce équitable, il travaille avec la Bolivie.

Michel Jehan

Fondateur de Mac Phy Energie Solidifier l’hydrogène en utilisant une poudre de magnésium pour pouvoir le stocker et le transpor ter sans risque :

c’est la prouesse technologique réalisée par cette PME drômoise. Parmi les applications possibles, le soutien à la produc tion d’énergie photovoltaïque,

L’usine nouveLLe | supplément au n° 3169 | 12 novembre 2009

Dix-huit ans plus tard, Elisabeth Ducottet hisse l’activité de Thuasne

à 1 35 millions d’euros, dont 40 %

à l ’international, grâce à u ne crois -

sance externe menée tambour bat - tant en Allemagne, aux Pa ys-Bas, en Espagne, en Suède ou encore au Japon. Le secret de cette fulgurante progression ? La r echerche et l’in - novation. Chaque année, le groupe dépose trois brevets internationaux et lance en moyenne vingt modèles en travaillant en étroite collabora - tion avec les professions médicales, les chercheurs et les sportifs. Pa rmi eux, l’orthèse rigide flexible du genou, récompensée par le premier Janus de la Santé en 2004, ou la ceinture de contention médicale LombaPro, pri - mée par un Re d D ot Design Award. Thuasne emploie 460 personnes à Saint-Etienne et Heyrieux, et consacre 5% de son chiffre d’affaires à la R &D. Les prochains chantiers ? « Créer de la valeur dans les pathologies moder-

nes comme l’obésité, et se développer en Asie. » E lisabeth Ducottet, égale - ment présidente du Réseau industriel d’innovation du textile et de l’habille- ment (R2ITH), garde une longueur d’avance. Même si elle ne compte pas passer la main dans l’immédiat, deux de ses enfants sont déjà dans l’entre -

prise

. aDrien CaHuzaC

éolienne ou nucléaire, et les transports où l’hydrure de magnésium obten u peut être utilisé dans les moteurs à explosion.

Philippe Joffard, PDG de Lafuma

Dès son arrivée en 1986 à la tête d’un Lafuma mal en point, Philippe Joffard diversifie les ac tivités du groupe et investit fortement chaque année dans l’innovation. Ce Lyonnais d’origine se lance avec succès dans les vêtements en 1991, avec l’utilisation de membranes Gore-Tex, puis met un pied dans le sec teur de la cha ussure en 2000. Fervant défenseur du développement durable, il propose avant l’heure des produits éco-conçus. Lafuma (550 personnes en Rhône-Alpes) exploite quatre sites, dont le principal à Anneyron (Drôme).

DR

10

les innovateurs

Cl aude Gr af f, pr ésident du pôle de compétitivité Tenerrdis

Connec ter Tenerrdis au monde entier

Tenerrdis Connec ter Tenerrdis au monde entier M êm e s ’i l n ’e s

M êm e s ’i l n ’e s t pa s d u cr u, Cl aud e G ra f f a s u se co ul er da ns la ré gi on . Pr és id ent , d ep ui s 2 005,

du pô le de co mp ét it iv it é Tener rd is su r l es no uv el le s t ec hn ol og ie s d e

son Pa rc our s

> 63 ans

> 2002 : président

de MGE UPS Systems

>

de Tenerrdis

> 2006 : direc teur

général de la division énergies renouvelables de Schneider Elec tric

2005 : président

l’éner gi e, et di re ct eu r g énér al de s ac ti vi té s é ne rg ie s r en ou ve la bl es de Sc hn eider El ec tr ic , il e xpli qu e: « Je tr av ai ll eàP ar is ma is j’ai no ué de no mb re ux co nt ac ts av ec de s e nt re - prises de Lyon, Grenoble ou Chambér y.

Je su is là da ns to us le s m om ent s im po rt an ts . » Le der ni er en da te :

l’ac cu ei l, fi n o ct obr e, d’un e d éléga- tion d’ex pert s venus du Colorado pour

pr épar er une col laboration tech nolo-

gi

que d an s le s ol ai re ph ot ovolta ïque

et

les r éseau x i nt el ligents. Ca r l’inter-

national est l’une de ses priorités.

« N ot re ob je ct if da ns le s d eu x a ns

es

t de t rav ai ll er en ré se au et de

co

nn ec te r n ot re pô le au x g ra nd s

la borato ir es am ér ic ain s, ja po na is

ou br it an ni ques. » Un e st raté gi e qui s’appui e au ss i su r le tr av ai l ef fe ctué en fa ve ur du tis su lo cal. «M on rô le

es t d’êt re le cata lys eu r en tr e rech er -

che i ndus tr ielle et u ni ver sit ai re. Cec i

es t d’auta nt pl us fa ci le que la ré gi on

Rh ôn e-Al pe sau ne tr ad it io n f or te da ns le s é ne rg ie s r en ou ve la bl es . Ma is il es t a us si d’ai der le s P ME à se st ru ctu re r, not am me nt da ns le

doma in e de l’inn ov at ion. »

Surles 200 acteurs que compte Tenerr-

di s, de ux ti er s s on t d es in du st ri el s.

Pa rmi eu x, 60 % de PME. « El les sont

tr

oi s f oi s p lu s n ombr eu se s q u’il y a

tr

oi s a ns », pr éc ise a vec f iert é C laude

Gr

af f. Au to ta l, 520 m il li on s d’e ur os

on

t ét é in ves tis et 326 pro je ts coll a-

boratif s l abél isés. I ls tour nent autour

de ci nq pr og ra mm es : le sola ir e et le bât im ent , la g es ti on de s r és eau x,

l’ hy dr og èn e et l es pi le sàc ombu st i-

bl e, la biom as se et l’ hy dr au li qu

Ca mil le Ch andè s

et aussi

DR

eric Babolat

PDG de Babolat

En dix ans, Eric Babolat a fait passer l’entreprise familiale du fabricant de cordage pour raquette en boyau naturel à un véritable équipementier du tennis (balles, chaussures, vêtements). Pour devenir leader mondial d’ici à 2010, le dirigeant mise sur l’innovation. Cordages hybrides, système

mise sur l’innovation. Cordages hybrides, système d’amor tissement des vibrations, machines à corder élec

d’amor tissement des vibrations, machines à corder élec troniques…

monica

Beltrametti

Directrice de Xerox Research Centre Europe Monica Beltrametti devient direc trice du centre en 2000 et vice-présidente du groupe en 2007. XRCE vise à améliorer la produc tivité sur le lieu de travail, grâce

à la mise en œuvre de

nouvelles technologies centrées sur le document.

Jean virieux

Professeur Professeur a u

laboratoire de

géophysique interne

et tectonophysique

de l’université Joseph

Fourier de Grenoble, il

a reçu en 2009, pour

l’ensemble de ses trava ux en sismologie et ses ac tivités de

diffusion de la culture scientifique, le prix Jaffé de l’Institut de France. Ce prix couronne des expériences destinées au progrès et a u bien- être de l’humanité.

technique de l’informatique et de la micro-élec tronique pour l’architec ture informatique, basé à Grenoble. C’est après

Jean-michel Karam

avoir créé le groupe Microsystems, spécialisé dans le développement des Mems (Micro Elec tro Mechanical System) qu’il a lancé Memscap, en 1997. Il est à l’origine de plus de 50 brevets et de 250 publications scientifiques et économiques.

PDG de Memscap

Titulaire d’une thèse en micro-élec tronique et d’un diplôme

d’ingénieur en élec trotechnique et élec tronique, il a rejoint en 1994 le Laboratoire

12 novembre 2009 | supplément au n° 3169 | L’usine nouveLLe

LU DOVIC/REA

les investisseurs

15

La santé et l’énergie à la rescousse

Grâce à la polyvalence de son tissu industriel, la région par vientàcompenser partiellement un recul sans précédent de ses investissement s indus triels.

R égion plus industrielle que la moyenne française, Rhône- Alpes subit de plein fouet la chute de l’investissement.

Selon l’Insee, celui-ci pourrait fondre de 20 % en 2 009, les secteurs des

biens intermédiaires et de l’automo- bile, les plus touchés par la crise, y étant fortement représentés. Heureu - sement, les investissements récur - rents de la chimie, de l’énergie et de la micro-électronique ont apporté une précieuse bouée de sauvetage.

STM icroelecTronicS, MoTeur de la high-Tech

Dans la première catégorie, on peut citer les 100 millions d’euros investis, pour sa modernisation, par la raffi - nerie de Feyzin, au sud de Lyon, mais aussi les investissements réalisés par l’allemand Bayer CropScience (pro - duits de protection des cultures) ou le japonais To ray (films plastiques). Dans l’électronique, le groupe franco- italien STMicroelectronics reste, de loin, la locomotive de la high-tech. Cette année encore, il a i nvesti plu - sieurs centaines de millions d’euros dans ses usines iséroises de Crolles et de Grenoble . Et c et effort va se poursuivre puisque le programme Crolles 3, porté par STMicroelectro - nics, IBM, le CEA et les pouvoirs publics, devrait se traduire par plus d’un milliard de dollars d’investisse- ment et près de 2,5 milliards d’euros en R&D . D ans l’énergie , le p lus important projet d’investissement est celui de l’usine d’enrichissement d’uranium Georges-Besse II, lancé par Areva sur le site nucléaire de Tri- castin (Drôme). Grâce aux 3 milliards

nucléaire de Tri- castin (Drôme). Grâce aux 3 milliards Capteurs d’énergie solaire. Photowatt développe des

Capteurs

d’énergie

solaire.

Photowatt

développe des

cellules photo-

voltaïques

à haut

rendement .

d’euros engagés, la nouvelle usine produira de l’uranium enrichi destiné aux centrales de deuxième et troi - sième générations. Rhône-Alpes s’appuie aussi sur deux secteurs particulièrement bien représentés : la santé et les nouvelles énergies. Outre le spécialiste du dia- gnostic in vitro, bioMérieux, qui investit massivement à Lyon et à Gre- noble, et l’américain Genzyme, qui va consacrer plus de 100 millions d’euros

à s on usine lyonnaise d’anticorps

monoclonaux, la région peut compter sur le groupe Sanofi Pa steur. Le l ea - der mondial du vaccin contre la grippe, avec environ 40% du marché,

a largement profité, cette année, des

mesures de prévention contre la grippe aviaire prises par les pouvoirs

publics. Ce regain de commandes dynamise fortement son site de Marcy-L’Etoile, à l ’ouest de Lyon. Cette « ville-usine », qui emploie plus de 3 0 00 salariés, investit actuelle - ment 100 millions d’euros pour ren - forcer sa capacité de production. Le secteur de l’énergie verte n’est pas en reste puisque EdF Energies Nouvel- les, Photowatt et le CEA ont décid é d’investir 80 millions d’euros d’ici à 2012, dans leur filiale iséroise PV

Alliance, spécialisée dans le dévelop - pement de cellules photovoltaïques à haut rendement. L’objectif est de pro- duire en grande série et de commer- cialiser de nouveaux concepts afin de

combler le retard français dan s l es technologies du

Michel Quéruel

L’usine nouveLLe | supplément au n° 3169 | 12 novembre 2009

DR

16

les investisseurs

Pa sc al cha za l, pDG d’Os sabois

Un pionnier des maisons à ossature bois

pDG d’Os sabois Un pionnier des maisons à ossature bois son Pa rc our s >

son Pa rc our s

> 50 ans

> 1981 : crée

Ossabois

> 2007 : acquier t

le second site de

produc tion au Syndicat (Vosges)

> 2009 : inaugure le pôle Bois du haut-Forez

C ’est après un voyage en Fin - lande au début des années 1980 que la vocation de Pa s- cal Chazal est née. « D urant

mon séjour , j ’ai habité dan s d es maisons en bois. Au-delà de la qua - lité de confort et de la faiblesse de la consommation énergétique de ces logements, j’ai eu le sentiment que ce type de maison était industriali - sable », raconte le PDG d’Ossabois. Basée à Noirétable, dans la Loire, son entreprise est aujourd’hui l’une des

principales productrices de maisons à ossature bois en France (60 millions d’euros de chiffre d’affaires, 150 sala- riés). Elle en réalise plus de 600 par an sur son site principal et a o uvert en 2008, à S yndicat dans les Vo s- ges, une seconde usine qui assure la fabrication annuelle de 600 autres. Vingt-sept ans après la création de sa société, Pa scal Chazal a eu l e temps de voi r c hanger le secteur et son image auprès du public. Po ur ce fils d’artisan du bois, l’amélioration

de cette perception était inévitable. En raison des qualités intrinsèques du matériau. « U n m ètre cube de bois, qu’il soit sous forme de stère ou assemblé en maison, stocke un mètre cube de CO 2 », rappelle le diri- geant. Une spécificité environnemen - tale dont aucun autre système de construction ne peut se prévaloir. Très investi dans sa région, il s’est également mis en tête de résoudre, à s on échelle, l’une des problémati - ques majeure s de la f orêt française. «N otre territoire est boisé à 60 % et nous achetons notre bois hors des frontières », regrette-t-il. En cause :

le morcellement des propriétés fores- tières et la faible taille des scieries, qu i l imite l’approvisionnement des entreprises. Il yad eux ans, Pa scal Chazal a r approché le s i ntervenants régionaux de la filière (propriétaires, scieurs, entreprises, collectivités loca- les). Les concertations ont abouti à la mise en place du Pôle Bois du Haut- Forez, un outil industriel comprenant chaudière, séchoirs, atelier de rabo - tage et de conditionnement, exploité par une société coopérative d’intérêt collectif. Les 20 000 m 3 de bois séché

qui en sortiront d’ici à la fin de l’année iront droit dans les entreprises fran- çaises. Un succès dont Pascal Chazal

peut se

Marion Deye

3 Suite pa ge 21

et aussi

Stephane aUDRaS/Rea

Jean-luc Grisot

Directeur général de Valrhona

Jean-Luc Grisot est à la tête de cette maison fondée en 1922 et passée dans le giron du fromager Bongrain en 2002. Valrhona a récemment lancé un programme d’investissement sur trois ans, dont le montant reste secret . Un entrepôt de 5 000 m 2 sor tira de terre en 2011, à côté de la nouvelle usine construite en 2 sor tira de terre en 2011, à côté de la nouvelle usine construite en 2006, et une Cité du chocolat devrait être aménagée dans l’ancienne usine du centre de tain-L’hermitage.

olivier Colloc, directeur du site Oxylane Sous l’impulsion d’Olivier Colloc, Oxylane (ex-Decath lon) va créer en haute-Savoie un centre R&D de 10 000 m 2 , pour 20 millions d’euros d’investissement .

La vitrine des marques Quechua et Wed’ze (skis, snowboards) devrait créer plusieurs dizaines de postes d’ingénieurs et de designers, qui viendront s’ajouter aux 180 emplois ac tuels. Le distributeur investit ac tuellement 36 millions d’euros en région lyonnaise dans un nouveau centre logistique (220 personnes).

Her vé rasclard, président d’aDn

porté par les deux conseils généraux de la Drôme et de l’ardèche et par la Région Rhône-alpes, le projet aDn (ardèche-Drôme numérique) vise à équiper les deux dépar tements d’un réseau de comm unication numérique à très ha ut débit . Soit 123 millions d’euros d’investissement et la pose de 2 000 km de fibres optiques. Il s’agit d’abolir la

fracture numérique qui pénalise les territoires les plus reculés. Ce vaste chantier devrait être terminé en 2012.

alain Paré

Directeur du pôle ecotoxicologie Inscrit dans le Grenelle de l’environnement, le pôle national ecotoxicologie est destiné a ux entreprises qui veulent tester en amont sur des organismes vivants (anima ux ou végétaux), l’éventuelle nocivité des produits qu’elles utilisent dans certains process de fabrication ou qu’elles commercialisent . Le pôle s’étendra sur 7 000 m 2 à Rovaltain (Drôme) et pourra accueillir une quarantaine de scientifiques. Il devrait être opérationnel en 2012, moyennant un investissement de 40 millions d’euros.

12 novembre 2009 | supplément au n° 3169 | L’usine nouveLLe

LE TA BL EAU DE BORD

17

Le palmarès économique de Rhône-Alpes

Entreprises, innovation, usines. Radioscopie de la deuxième région industrielle de France.

Les cinq entreprises leaders dans chaque dépar tement

RHÔNE

AIN

> JTEKT EUROPE

Directions hydrauliques et élec triques automobiles C.A. 2007: 1 016 millions d’euros

> CIE INDUSTRIELLE D’APPLICATION

Cha uffage

C. A. 2007 : 360 millions d’euros

> HEXCEL COMPOSITES

LO IRE

> SNF SAS

Produits chimiques (floculants et polyacrylamides) C.A. 2007 : 1 200 millions d’euros

> SIEMENS VAI METALS TECHNOLOGIES

Equipements (laminoirs)àdestination de la sidérurgie et de la métallurgie C. A. 2007 : 300 millions d’euros

> DV

Découpe de viande de bœuf et de porc C. A. 2007 : 147 millions d’euros

> BECKER INDUSTRIE

Peinture industrielle liquide C. A. 2007 : 127 millions d’euros

> JDS UNIPHASE FRANCE

Développement de lasers pour des applications industrielles C. A. 2007 : 82 millions d’euros

ARDÈCHE

> ACS SOLUTIONS FRANCE SAS

Equipements de contrôle et traitement automatique des paiements C. A. 2007 : 95 millions d’euros

> GROUPE GL (BIJOUX ALTESSE & BIJOUX GL)

Bijoux plaqué or, argent et or C. A. 2007 : 90 millions d’euros

> FAUN ENVIRONNEMENT

Bennes pour le ramassage d’ordures ménagères C. A. 2007 : 52 millions d’euros

> MECELEC

Equipements élec triques de réseaux pour gaz, élec tricité, télécoms, ea u C. A. 2007 : 42 millions d’euros

> MIXT COMPOSITES RECYCLABLES (MCR)

Produits en plastique pré- imprégné, de matéria ux composites, thermodurcissables et recyclage des matéria ux composites C. A. 2007 : 41 millions d’euros

> BLÉDINA (LABORATOIRE GALLIA)

Produits parapharmaceutiques,

cosmétologiques et d’hygiène C.A. 2007 : 764 millions d’euros

> AGIP FRANCE

> IMERYS TC

Tuiles et briques C.A. 2007 : 475 millions d’euros

> BOIRON

Médicaments homéopathiques C.A. 2007 : 466 millions d’euros

Matéria ux composites

C. A. 2007 : 219 millions d’euros

> ARCELORMITTAL WIRE FRANCE

Tréfilage de l’acier

C. A. 2007 : 188 millions d’euros

> DANFOSS COMMERCIAL COMPRESSORS

Compresseurs pour air conditionné

et réfrigération

C. A. 2007 : 185 millions d’euros

> VOLVO COMPAC T EQUIPMENT SAS

Engins et matériels de chantier

C. A. 2007 : 185 millions d’euros

Raff inage et industrie des hydrocarbures

C.A. 2007 : 658 millions d’euros

HAUTE- SAVO IE SAVO IE AIN RHÔNERH ISÈRE LO IRE DRÔME AR DÈCHE DRÔME
HAUTE-
SAVO IE
SAVO IE
AIN
RHÔNERH
ISÈRE
LO IRE
DRÔME
AR DÈCHE
DRÔME

ISÈRE

> POMAGALSKI

Systèmes de transpor t par câble C.A. 2007 : 191 millions d’euros

> LE DAUPHINÉ LIBÉRÉ

Edition de journa ux C.A. 2007 : 141 millions d’euros

> LAFUMA SA

Matériel de camping, de mobilier

de jardin et d’ar ticles de plein air C.A. 2007 : 262 millions d’euros

> COMURHEX

Transformation d’uranium et fabrication de métaux et d’alliages

C.

A. 2007 : 186 millions d’euros

> WHEELABRATOR ALLEVARD

Grenailles abrasives C.A. 2007 : 141 millions d’euros

> MARTINET

Salades traiteurs et pâtisseries salées C.A. 2007 : 107 millions d’euros

> CLAUSE

Semences de légumes

C. A. 2007 : 99 millions d’euros

> APPÉTIT DE FRANCE

Viennoiserie industrielle

C. A. 2007 : 96 millions d’euros

> E2V SEMICONDUCTORS

> BIOMET FRANCE SARL

Semi-conduc teurs à usage militaire, spatial et professionnel C.A. 2007 : 96 millions d’euros

Implants or thopédiques

C. A. 2007 : 69 millions d’euros

HAUTE-SAVO IE

> SOMFY

Motorisations et automatismes

destinés au résidentiel et au tertiaire C. A. 2007 : 691 millions d’euros

> SALOMON

Equipements de ski, snowboard, cha ussures techniques outdoor et vêtements techniques

C. A. 2007 : 630 millions d’euros

> PARKER HANNIFIN FRANCE SAS

Composants et systèmes hydrauliques,

pneumatiques et élec tromécaniques C. A. 2007 : 128 millions d’euros

> MAPED

Fournitures scolaires et de burea u C. A. 2007 : 110 millions d’euros

> SIEGWERK FRANCE SA

Encres et vernis à destination de l’imprimerie C. A. 2007 : 99 millions d’euros

SAVOIE

> AIXAM MEGA

Voitures sans permis C. A. 2007 : 118 millions d’euros

> GATE FRANCE SAS

Pulseurs d’airs et d’élec tro-ventilateurs automobiles

C. A. 2007 : 81 millions d’euros

> BOLLHOFF OTALU SA

Composants d’assemblages et machines spécifiques

C. A. 2007 : 72 millions d’euros

> DARLET MARCHANT TECHNOLOGIE SA

Machines industrielles

pour films plastiques

C. A. 2007 : 70 millions d’euros

> IVECO MAGIRUS FIREFIGHTING CAMIVA

Matériels de lutte contre l’incendie

C. A. 2007 : 60 millions d’euros

CE CLASSEMENT EST EXTRAIT DE L’ÉDITION 2009 DE «L’ATLAS DE L’INDUSTRIE», RÉALISÉ À PARTIR D’UNE ENQUÊTE EXCLUSIVE DE «L’USINE NOUVELLE », AUPRÈS DE 6030 ENTREPRISES.

12 NOVEMBRE 2009 | SUPPLÉMENT AU N° 3169 | L’USINE NOUVELLE

18

LE TA BL EAU DE BORD

Un écosystème qui s’appuie sur

Une quinzaine de pôles de compétitivité, dont deux mondiaux, une for te densité de centres et d’organismes de recherche… Et at des lieux.

LYON

PÔLES DE CO MPÉTITIVITÉ

> Lyonbiopôle (santé), pôle mondial

> Axelera (chimie, enviro nnement), pôle à vocation mondiale

> Te nerrdis (énergi es re nouve la bles), pôle national

> Te chtera (tex ti les te chniques), pôle national

> Sporaltec (sport, loisir), pôle national

> Plas tipolis (plasturgie), pôle national

> Lyon Urban Truck & Bus (tra ns ports co llec ti fs et ma rchandise), pôle national

> Imaginove (multimedia , au diovisuel, jeux…), pôle national

CEN TR ES DE RECHERCHE

> CIRC, P4

ORGANISMES DE RECHERCHE

> CNRS, Ce mag ref, Afssa, Inra, Inret s, Inria, Inserm

SAINT-ÉTIENNE

PÔLES DE CO MPÉTITIVITÉ

> Mina logic (micro-nanotechnologies, logiciel embarqué), pôle mondial

> Viameca (mécanique), pôle national

> Te chtera (texti les tech niques), pôle national

> Sporaltec (sport, loisir), pôle national

> Lyon Urban Truck & Bus (trans ports co llec ti fs et ma rcha ndise), pôle national

ORGANISMES DE RECHERCHE

> CNRS, Inserm

ROANNE

Saône Rhône ▲ PÔLES DE CO MPÉTITIVITÉ > Te chtera (tex ti les tech niques),
Saône
Rhône
▲ PÔLES DE CO MPÉTITIVITÉ
> Te chtera (tex ti les tech niques), pôle national
Rhône
Bourg -en-Bre sse
Clermont- Fe rrand
Lyon
Roa nne
Sain t-Etienne
Pa ri s
Va lence
VA LENCE
AIN
▲ PÔLES DE CO MPÉTITIVITÉ
> Mina logic (micro-nanotechnologies,
logiciel embarqué), pôle mondial
LO IRE
RHÔNE
> Trimatec (énergi es et procédés prop re s),
pôle national
ISÈRE
> Tenerrdis (énergies re nouve lables),
pôle national
> Plas tipolis (plas turgie), pôle national
> Pass (par fumerie, cosm étique),
pôle national
AR DÈCHE

> Imaginove (multim edia , au diovisuel, jeux…), pôle national

12 NOVEMBRE 2009 | SUPPLÉMENT AU N° 3169 | L’USINE NOUVELLE

LE TA BL EAU DE BORD

19

l’inn ovation

BOURG-EN-BRESSE

PÔLES DE CO MPÉTITIVITÉ

> Plas tipolis (plas turgie), pôle national

ANNECY

PÔLES DE CO MPÉTITIVITÉ

> Ar ve Industries (décolletage, mécatronique), pôle national

> Sporaltec (sport, loisir), pôle national

> Imaginove (multim edia , au diovisuel, jeux…), pôle national

ORGANISMES DE RECHERCHE

> IN2P3/CNRS

Ge nève

Milan Annecy HAUTE- SAVO IE Chambéry Grenoble SAVOIE Isère
Milan
Annecy
HAUTE-
SAVO IE
Chambéry
Grenoble
SAVOIE
Isère

CHAMBÉRY

PÔLES DE CO MPÉTITIVITÉ

> Te nerrdis (énergi es re nouvela bles), pôle national

> Te chtera (tex ti les tech niques), pôle national

> Sporaltec (sport, loisir), pôle national

> Plas tipolis (plas turgie), pôle national

> Imaginove (multim edia , au diovisuel, jeux…), pôle national

ORGANISMES DE RECHERCHE

> Ines, Onera-Modane

● ORGANISMES DE RECHERCHE > Ines, Onera-Modane Drôme DRÔME Marseille Ligne TGV Autoroute Aérop ort
Drôme DRÔME Marseille Ligne TGV Autoroute Aérop ort
Drôme
DRÔME
Marseille
Ligne TGV
Autoroute
Aérop ort
Drôme DRÔME Marseille Ligne TGV Autoroute Aérop ort GRENOBLE ▲ PÔLES DE CO MPÉTITIVITÉ > Lyon

GRENOBLE

PÔLES DE CO MPÉTITIVITÉ

> Lyon biopôle (santé), pôle mondial

> Axelera (chimie, environnement), pôle à vocation mondiale

> Minalogic (micro-nanotechnologies, logiciel embarqué), pôle mondial

> Te nerrdis (énergi es re nouve la bles), pôle national

> Sporaltec (sport, loisir), pôle national

> Plas tipolis (plas turgie), pôle national

> Imaginove (multim edia , au diovisuel, jeux…), pôle national

CEN TR ES DE RECHERCHE

> ILL, EMBL, ESRF, Iram

ORGANISMES DE RECHERCHE

> CEA, Ce mag ref, CEN, CNRS, CRSS A, CSTB, Inserm

SOURCES : DIACT, « L’USINE NOUVELLE »

L’USINE NOUVELLE | SUPPLÉMENT AU N° 3169 | 12 NOVEMBRE 2009

20

le ta bl eau de bord

les 50 premières usines de rhône-alpes

La région es t par ticulièrement sensible aux mouvements de l’industrie. En exclusivité, les 50 principaux employeur s, classés selon leur ef fectif.

rang raison sociale

sect eur ivité d’act

lo calisation

effect if au

effect if au

31/12/2008

31/12/2003

1 stMicroelectronics

Composants/Sous-traitance électronique

Effectif départemental (Isère)

5811

4619

2 renault trucKs

Construction automobile

Saint-Priest (Rhône)

5551

2371

3 scHneider electric france

Matériel électrique professionnel

Effectif départemental (Isère)

4550

5226

4 sanofi Pasteur

Pharmacie/Parapharmacie

Marcy-l’Etoile (Rhône)

3119

2071

5 caterPillar france sas

Matériel de manutention

Grenoble (Isère)

2537

2388

6 tefal

Articles métalliques de ménage

Rumilly (Haute-Savoie)

2074

2518

7 HeWlett-PacKard france

Informatique

Eybens (Isère)

1871

2040

8 renault trucKs

Construction automobile

Bourg-en-Bresse (Ain)

1817

1019

9 becton dicKinson france

Matériel médical

Le Pont-de-Claix (Isère)

1687

1252

10 ciat

Machines industrielles diverses

Culoz (Ain)

1450

1380

11 inoPlast saint-desirat/andance

Equipements

Andance (Ardèche)

1268

1400

12 edf/cnPe

Combustibles

Saint-Paul-Trois-Châteaux (Drome)

1211

1260

13 ugitecH

Transformation de l’acier

Ugine (Savoie)

1189

1296

14 bioMerieuX

Pharmacie/Parapharmacie

Marcy-l’Etoile (Rhône)

1182

1241

15 edf/cnPe

Combustibles

Saint-Vulbas (Ain)

1178

1350

16 edf/cnPe

Combustibles

Cruas-Meysse (Ardèche)

1160

1257

17 iveco france

Construction automobile

Annonay (Ardèche)

1159

1837

18 soMfY sas

Matériel électrique professionnel

Cluses (Haute-Savoie)

1159

-

19 fournier-MobalPa

Ameublement

Thônes (Haute-Savoie)

1063

860

20 eurodif Production

Combustibles

Pierrelatte (Drome)

1055

1177

21 JteKt autoMotive lYon sas

Equipements

Irigny (Rhône)

1038

-

22 staubli faverges

Machines industrielles diverses

Faverges (Haute-Savoie)

1025

1050

23 snr rouleMents

Sous-traitance

Seynod (Haute-Savoie)

919

919

24 evian/ste des eauX Minerales

Boissons

Publier (Haute-Savoie)

893

829

25 areva nc

Chimie de base, fibres artificielles

Pierrelatte (Drome)

888

866

26 soitec

Composants/Sous-traitance électronique

Crolles (Isère)

867

379

27 areva t&d

Matériel électrique professionnel

Aix-les-Bains (Savoie)

847

449

28 bioMerieuX

Pharmacie/Parapharmacie

Craponne (Rhône)

844

575

29 sanofi cHiMie

Pharmacie/Parapharmacie

Neuville-sur-Saône (Rhône)

831

973

30 MicHelin

Pneumatique

Roanne (Loire)

829

934

31 trigano vdl

Caravanes et remorques

Tournon-sur-Rhône (Ardèche)

816

701

32 calor

Appareils ménagers

Pont-Evêque (Isère)

804

894

33 neXter sYsteMs

Armement

Roanne (Loire)

783

1179

34 laMberet constructions isotHerMes

Caravanes et remorques

Saint-Cyr-sur-Menthon (Ain)

780

707

35 fbfc france

Combustibles

Romans-sur-Isère (Drome)

780

834

36 robert boscH (france) sas

Equipements

Vénissieux (Rhône)

767

860

37 gaMbro industries

Plasturgie/Composites (et emballages)

Meyzieu (Rhône)

750

564

38 laboratoires boiron

Pharmacie/Parapharmacie

Sainte-Foy-lès-Lyon (Rhône)

707

553

39 tHales avionics

Aéronautique

Valence (Drome)

700

614

40 electricfil autoMotive

Equipements

Miribel (Ain)

700

697

41 fagorbrandt sas

Appareils ménagers

Lyon (Rhône)

690

750

42 biJouX gl

Bijouterie-Arts de la table

Le Cheylard (Ardèche)

680

475

43 PHotoWatt international sas

Composants/Sous-traitance électronique

Bourgoin-Jallieu (Isère)

680

320

44 snf

Chimie de base, fibres artificielles

Andrézieux-Bouthéon (Loire)

677

640

45 Martin

Machines industrielles diverses

Villeurbanne (Rhône)

674

744

46 ifP-lYon

Pétrole

Solaize (Rhône)

670

-

47 edf/cnPe

Combustibles

Saint-Maurice-l’Exil (Isère)

654

710

48 baYer sante faMiliale

Pharmacie/Parapharmacie

Gaillard (Haute-Savoie)

654

607

49 aoste

Alimentation

Aoste (Isère)

650

-

50 a raYMond

Equipements

Grenoble (Isère)

650

765

Ce Classement est extrait de l’édition 2009-2010 de «l’atlas des usines», réalisé à partir d’une enquête exClusive de «l’usine nouvelle », auprès de 3753 usines.

12 novembre 2009 | supplément au n° 3169 | L’usine nouveLLe

DR

LES INvESTISSEUR S

21

Jac ques Be rger, directeur général délégué de Sanofi Pasteur

Le plus grand centre biologique du monde

U ne intense activité émane

du site de Sanofi Aventis,

à N euville-sur-Saône, près

ral » de la p roduction mondiale de vaccin s de S anofi Pa steur, m êm e s i le groupe s’est développé à l’interna- tional et dispose aujourd’hui de sites en Amérique du Nord, en Asie… Sanof i Pasteur compte actuellement un total de 11000 salariés sur 10 sites, pour un chiffre d’affaires de près de 2,9 milliards d’euros en 2008, en progression de 9,6%. Il a t oujours son siège à L yon. « C haque année, nous investissons environ 400 mil- lions d’euros dans la création ou l’agrandissement de sites existants, une grande partie en Fr ance », indi- que Jacques Berger. M arcy-L’Etoile est devenu le plus grand centre bio- logique du monde, avec des équipes de recherche et de production répa r- ties sur 90 bâtiments. Cette implantation dans la région de

de Lyon. Troi s b âtiment s

sont en construction, ils produiront le futur vaccin contre la dengue de Sanofi Pa steur, l ’entité vaccins du groupe, pour un budget de 350 mil- lions d’euros. « L es 36 hectares de Marcy-l’Etoile, avec déjà 3 3 00 sala- riés, sont largement utilisés. Le site de Neuville présentait plusieurs avan- tages, dont celui de la proximité », explique Jacques Berger, le directeur général délégué de Sanofi Pasteur. Ce Lyonnais, entré dans le groupe il y a p rès de quarante ans, a vu l ’acti - vité croître au gré des acquisitions et nous raconte le choix de l’implanta - tion dans la région. C’est en 1917 que Marcel Mérieux crée l’Institut biologique à M arcy- l’Etoile. Comme la plupart des fabri- cants de vaccins, sa première activité était de produire des anticorps en utilisant des chevaux. Il fallait une ferme. D’une famille lyonnaise, Mar- cel Mérieux en choisit une à M arcy- L’Etoile. Plus de quatre-vingt-dix ans plus tard, ce site reste le « navire ami-

son Pa rc our s Lyon est d’autant plus affirmée que Sanofi Pa steur est
son Pa rc our s
Lyon est d’autant plus affirmée
que Sanofi Pa steur est l’une
des grandes entreprises fonda -
trices de Lyonbiopôle, centre
d’excellence mondial dans les
domaines du diagnostic et des
vaccins. Le mouvement initié par
Marcel Mérieux ne peut que
perdurer! . Anne Pezet
> 64 ans
> 1971 : rejoint
l’Institut Mérieux
> 1984 : direc teur
adjoint des
opérations de
médecine humaine
de Pasteur Mérieux
> 2004 : direc teur
général délégué de
Sanofi Pasteur

L’Usine noUveLLe | supplément au n° 3169 | 12 novembre 2009

et AuSSi

CO RA LI E M OULIN

Philippe Ringeard

PDG de Pilot Europe Pas si simple de fabriquer des stylos à partir de bouteilles d’eau. A Allonzier- la-Caille (Savoie), siège de la filiale européenne du fabricant japonais, où travaillent 185 personnes (165 millions d’euros de chiffre d’affaires), il a mis en place la f ilière d’approvisionnement de plastiques recyclés et les outils de produc tion spécifiques à la fabrication du B2P (« from Bottle to Pen»), premier stylo de la gamme BeGreen (70 % minimum de matéria ux recyclés) fabriqué hors Japon.

Alexandre Saubot, PDG d’Haulotte

fabriqué hors Japon. Alexandre Saubot, PDG d’Haulotte Ce poly technicien a repris en 2004 les rênes

Ce poly technicien a repris en 2004 les rênes opérationnelles du troisième fabricant mondial

de nacelles élévatrices, Haulotte (450 millions d’euros de chiffre d’affaires), né du rapprochement de deux anciennes sociétés de Creusot-Loire. Avant la crise, il a élargi et renouvelé l’ensemble des gammes, fait son entrée sur

le marché des matériels d’échafa udage,

des équipements événementiels, des

modules d’étayage pour le bâtiment .

Jean-Jacques Fournel

Directeur général de GMD Être un sous-traitant de qualité, reconnu, qui maîtrise plusieurs métiers. Telle est

l’ambition de Jean-Jacques Fournel, le direc teur général de GMD, baséàSaint- Etienne. Cet ingénieur a mené plusieurs opérations de croissance externe. Dernières acquisitions en date: Eurostyle et Rencast, situés en Rhône-Alpes. Elles viennent compléter les ac tivités de plasturgie et de fonderie du groupe (40 sociétés). Le chiffre d’affaires s’élèvera en 2010 à 560 millions d’euros.

Bruno Lacroix, PDG du groupe Aldes L’homme mise plus que jamais sur la région pour assurer la pérennité d’Aldes (200 millions d’euros de chiffre d’affaires, 1300 salariés), créée en 1923 à Lyon. Pour accompagner l’expansion du spécialiste des systèmes de traitement d’air pour le bâtiment, il dispose d’une puissante plate-forme logistique et modernise en permanence ses deux usines. Il en est sûr, le Grenelle de l’environnement va tirer la croissance des entreprises qui fournissent le sec teur de l’habitat .

IAN HANNING/REA

22

LeS inveStiSSeuRS

Michel Ma rgne s, président du direct oire de la Compagnie nationale du Rhône

Il élec trise le Rhône

son Pa rc our s > 64 ans > 1984 : conseiller référendaire à la
son Pa rc our s
> 64 ans
> 1984 : conseiller
référendaire à la
Cour des comptes
> 1986-1988 :
député (PS) des
Hauts-de-Seine
> 2001 : PDG de
D ès son a rri vé e aux ma ne tt es
la CNR
de la Com pag ni e n at io na le
> 2003 : président
du direc toire
de la CNR
du Rh ôn e ( CN R) , M ic h el
Ma rg nesar edéf ini le mé tier

de sa so ci ét é. Sous la houl et te de ce t ancien député pa ssionné de r ug by, l a

CN R, ex pl oi ta nt 19 ce nt ra le s hydr o- él ec tr iq ue sar et ro uv é, en 20 01 , l a pr opriét é de sa produc tion élec tr ique (a nciennementàE dF ) et la l ib er té de la commer cia liser. Elle est ain si pa s- sé e d’e nt re pr is e d’a mé na gemen t du

terri toir eàpro duc te ur inté gr é. C’es t

Mi ch el Ma rg ne s enc or e qui a r éa li sé

l’ou ver tu re du ca pi ta l de la c om pa-

gn ie au gr oupe GdF-Sue z en 20 03 .

Outr e s es tr oi s m is sions his tori ques (produc ti on d’él ec tr icit é, développ e-

me nt de la na vi gat io n et i rri gat io n),

Mi ch el Ma rg ne s m èn e d es opér a-

ti on s d ’i ntér êt génér al so us fo rm e

de

pl an s d’act ions qu inquen naux . L e

de

ux ième, s ur la péri ode 200 9-2013 ,

co

ns ac rera 53 mill io ns d’eu ro sàl a

na vi gat io n s ur le fl euv e, 56 ,5 mi l-

li on s p ou r q ua tr e p et ites ce nt ra le s

hydr au li ques , 25 ,5 milli on s à la re s- ta ur at io n é colo gi qu e d es mili eu x

et 25 milli on s p ou r la c on st ru ct io n

d’une véloroute (Via Rhôn a) et le sou- ti en du pat ri moin e.

Pa r a il leu rs , le p ré si den t du d ir ec -

to ir eat en uài nv es tir da ns l’éo li en

et

le so la ir e. Le gr ou pe pr ép ar e l a

co

nstr uc ti on d’un e s econd e f er me

so

la ir e de 4 MWc, et a i na ug ur é

tr oi s p ar cs éo li en s en 200 8. Mi ch el Ma rg nes , r éco mp en sé en 20 08 pa r un ch if fr e d’a ff ai re s de 1,6 milli ar d d’eu ro s (+ 21,7% pa r r apport à 2007) veut ma intenir ce fort ni veau d’inves- ti ssement . A in si, la CNR , qui compte déjà 1300 coll aborateurs, aura recruté 90 pe rs on nes en 20 09 et de vi ent le

de ux ième pr oduc te ur d’élec tr icit é de

Fr an ce av ec 15 ,8 milli ards de KWh is su s de s ou rc es d’éner gi e r en ou -

Ludo vi c duPin

vela bl

et AuSSi

DR

olivier Maes

Directeur général du groupe Aoste

Cet ancien de Danone, basé à Lyon, qui vient d’être nommé à la tête du groupe, dirigera un joli por tefeuille de marques : Jean Caby, Aoste, Justin Bridou et Cochonou. Avec 700 millions d’euros de chiffre d’affaires, Aoste est le leader français de la charcuterie. Ses 15 usines, dont 6 en

leader français de la charcuterie. Ses 15 usines, dont 6 en Rhône-Alpes (après la fermeture du

Rhône-Alpes (après la fermeture du site Jean Caby de Saint-Priest en avril), en font l’un des principaux investisseurs de l’agroalimentaire dans la région.

Paul Petzl

PDG de Petzl Fils de l’inventeur de la lampe frontale, il a créé la sociétéàCrolles (Isère), en 1975. Elle est devenue le leader mondial dans la

fabrication de matériel d’alpinisme, d’escalade, de spéléologie et de trava ux en ha uteur (harnais, casques ), avec un chiffre d’affaires de 77 millions d’euros, 450 employés et des distributeurs dans plus de 40 pays.

Gérard Mezin

Directeur général adjoint de Sogeti Ingénieur de formation, cet ancien coureur

cycliste de haut niveau a rejoint en 2006 Sogeti, filiale du groupe Capgemini, et vient tout juste d’inaugurer un centre industriel de développement et de maintenance applicative IBM en Rhône-Alpes.

Jean Gauthier

Directeur général de Pomagalski Sur les 850 salariés du numéro1mondial du transpor t par câbles, 300 sont ainsi employés

dans la maison mère de voreppe (Isère) et autant dans les filiales de la région. Pomagalski fait aussi travailler plusieurs centaines de sous-traitants, dont la plupart se trouvent en Rhône-Alpes. «Au total, plus de 50% de notre chiffre d’affaires est acheté !», souligne Jean Ga uthier. La neige reste encore son ac tivité de base, avec 75% du chiffre d’affaires de 260 millions d’euros.

12 novembre 2009 | supplément au n° 3169 | L’Usine noUveLLe

DR

et AuSSikE

RBO AL GAÎL

Guy chalochet

Directeur du Technicentre SNCF La maintenance des TGv était auparavant cantonnée dans quatre centres situés

en Ile-de-France, jusqu’à l’inauguration au printemps dernier du premier Technicentre lyonnais. Un investissement de

247 millions d’euros

pour un centre qui

emploiera dans

deux ans plus de

500 personnes. « De

plus en plus de TGv sont inter-province.

Et Lyon Part-Dieu est la gare qui voit passer le plus grande nombre de trains,

y compris à grande

vitesse, en France», précise, pour justifier sa localisation, Guy Chalochet, le direc teur du Technicentre.

Lionel Baud

PDG de Baud Industries

L’histoire de Lionel Baud se confond avec

celle de la vallée de l’Ar ve (Haute-Savoie). PDG de l’entreprise familiale, il est également président du syndicat national du décolletage (SNDEC)

et participe ac tivement

à la plate-forme

d’échange sur l’automobile, mise en place début 2009. Le 6 octobre, il a repris, des mains du fonds de pension américain Hilite International, l’entreprise Ebea, spécialisée dans l’usinage de précision. Les effec tifs du groupe sont ainsi doublés, et le chiffre d’affaires envisagé pour 2010 est de 50 millions

d’euros.

envisagé pour 2010 est de 50 millions d’euros. LES INvESTISSEUR S 23 son Pa rc our

LES INvESTISSEUR S

23

2010 est de 50 millions d’euros. LES INvESTISSEUR S 23 son Pa rc our s >
son Pa rc our s > 55 ans > 1966 : intègre l’usine familiale 2005
son Pa rc our s
>
55 ans
>
1966 : intègre
l’usine familiale
2005 : président
de la Ciat
>
>
2008 : entrée
de Somfy
Participations au
capital de Ciat
2009 : mise en
œuvre du plan
stratégique
>
2009-2012

Philippe

colançon

PDG d’Aixam

Fini les voiturettes

ringardes réser vées

aux populations âgées et rurales. Aujourd’hui, les

Aixam et leur look

design séduisent de plus en plus les jeunes qui n’ont pas passé le permis, et les quadras qui l’ont perdu. Malgré

la crise automobile,

Philippe Colançon,

le PDG d’Aixam,

tient bon. Avec plus de 100 millions de chiffre d’affaires (+ 50 % en dix ans), 245 employés (tous conser vés malgré la crise) et 14 000 voitures vendues par an (dont la moitié à l’export), l’entreprise d’Aix-les-Bains est devenue leader

européen de la voiture sans permis.

Je an-Pie rre Fa lc onnie r, pr ésident de la Ciat

Le chantre obstiné

de la pompeàchaleur

A vec la venue en septembre

dernier du président de la

Ré publique et de plusieurs

ministres au siège de sa

société, la Compagnie industrielle des applications thermiques (Ciat), à C uloz, Jean-Pierre Fa lconnier a connu son moment de célébrité. Un coup de projecteur que ne recherchait pas forcément cet homme pudique. Thème de la visite présidentielle : l a taxe carbone. C’es t p resque une évi- dence dans le fief du leader européen de la climatisation et du traitement

de l’air, q ui veut multiplier par cinq le nombre de pompes à chaleur qu’il produit d’ici à 2012. Po ur Jean-Pierre Fa lconnier, q ui a repris la direction du groupe fami - lial après le décès brutal de son frère Jean-Louis, en 2005, il s’agit de rele- ver le défi. Ce technicien a développé pendan t plusieur s années un servic e après-vente dédié, en marge de la Ciat , et a c hois i de s ’entourer d’un comité exécutif de sept membres, qui l’aident à d iriger cet « o rchestre » d e 2 5 00 personnes. Et, pour régler des frais de succes - sion « astronomiques », il n’a pas suc-

combé au chant de n’importe quelle sirène financière mais a c hoisi de faire entrer Somfy à hauteur de 40 % dans le capital de la société. «Un par- tenaire qui n’est pas un concurrent », précise le chef d’entreprise : Somfy est en effet leader mondial des moteurs pour volets roulants. Sous des airs bonhommes, Jean- Pierre Falconnier sait trancher quand il le faut. Le groupe de l’Ain a ration- nalisé son organisation industrielle en spécialisant ses sites. Il a créé l’un des plus grands centres européens de recherche et d’innovation en génie cli- matique et investit actuellement mas- sivement dans la formation. Dans le cadre du plan stratégique 2009-2012, 65 millions d’euros vont être enga - gés dans l’optimisation énergétique des produits, dans l’amélioration de la qualité de l’air et dans le confort des ambiances intérieures. Des objectifs en ligne avec ceux de Nico- las Sarkozy. C iat prévoit toujours de recruter 150 personnes, malgré une baisse prévisionnelle de 15% de son chiffre d’affaires en 2009, à 3 10 mil- lions

vincent chAR BonnieR

Barthélémy

Gonzales

PDG de Maike

A la tête de Maike,

qui compte 29 sociétés avec 1 800 salariés, dont 97 % en Haute-Savoie, pour un chiffre d’affaires de 200 millions d’euros, Barthélémy Gonzales, 51 ans, a récemment acquis Frank & Pignard. Ce rachat à l’américain Autocam du fabricant de pièces mécaniques décolletées pour automobiles a permis de sauver 517 emplois sur 615. Maike compte par ailleurs investir près de 12 millions d’euros sur trois ans, dans la modernisation des moyens de produc tion.

L’Usine noUveLLe | supplément au n° 3169 | 12 novembre 2009

DR

24

LES INVESTISSEURS

GÉRARD MATHERON, directeur de STMicroelectronics, à Crolles

Le porte-drapeau de l’électronique

D irecteur du site de Crolles depuis bientôt deux ans, Gérard Matheron est un pur produit de la filière greno-

bloise. Cet ingénieur diplômé de Gre- noble INP, pionnier des programmes européens, aura fait l’essentiel de sa carrière dans la R & D. «Ma nomina- tion montre bien l’intérêt de STMi- croelectronics pour les relations entre la recherche et la production », assure-t-il. De nombreux cadres diri- geants sont d’ailleurs passés, comme lui, par le CEA Leti. La société franco-

italienne a choisi de conserver la majorité de ses centres en Europe, qui assurent 60 % de la production de plaquettes de silicium du groupe. « Un centre de R&D ne peut pas exis- ter sans un centre de production, et réciproquement. Le partage est essen- tiel et réduit les temps de cycle », explique Gérard Matheron. L’enracinement en Europe facilite également les contacts avec les clients, majoritairement issus du Vieux Continent, ainsi que le travail avec des partenaires. « Un écosys- tème ne se décrète pas. Les pôles de compétitivité qui réussissent sont ceux comme Minalogic qui profi- tent d’un terreau de relations fortes entre les acteurs. » Avec 3 700 employés à Crolles, dont environ la moitié pour la recherche et l’autre moitié pour la production, et

SON PARCOURS > 59 ans 1984 : au ministère de l’Industrie, lance Jessi, premier programme
SON PARCOURS
> 59 ans
1984 : au
ministère de
l’Industrie, lance
Jessi, premier
programme
européen Eureka
> 2 000 ingénieurs au centre de R&D
de Grenoble, STMicroelectronics
n’est pas seulement un employeur
important de la région. Selon une
étude de la Dreal Rhône-Alpes, un
> 1989 : rejoint
SGS Thomson
emploi chez ST induit cinq emplois
dans la région. Dans les prochaines
> 2007 : directeur
du site de Crolles

années, il va investir plusieurs cen- taines de millions d’euros sur ses deux sites isérois. Comme toute la filière, STMicroelec- tronics a été touché par la crise, la plus violente jamais connue dans le

de l’année

secteur. Les sites de l’Isère ont tra- versé la tempête sans trop de dégâts, même s’il a fallu imposer du chômage technique. « C’est la première fois que j’ai dû prendre une telle décision. Ce n’est pas facile à vivre, même si nous avons fait le maximum pour accom- pagner la mesure », confesse Gérard Matheron. Aujourd’hui, la reprise se profile. Après une chute de 30%, les prévisions pour le secteur sont aujourd’hui de - 15 % pour l’ensemble

PATRICE DESMEDT

ET AUSSI

DR-G. MAINCENT

Yves Barraquand

PDG de Wheelabrator Allevard Le leader mondial de la production de grenaille métallique abrasive connaît un fort ralentissement de son activité. Pourtant, début janvier, il a investi 8 millions d’euros qui ont permis d’augmenter les capacités de production de 40 % du site de Cheylas (Isère).

Gérard Perrat, directeur de la Société d’enrichissement du Tricastin En novembre prochain démarre à Pierrelatte (Drôme) une nouvelle usine d’enrichissement d’uranium par centrifugation, dite Georges-Besse II. Areva, la maison mère,

dite Georges-Besse II. Areva, la maison mère, y a investi 3 milliards d’euros. Le chantier lui-même,

y a investi 3 milliards d’euros. Le chantier lui-même, qui se poursuit avec la construction d’une deuxième unité, mobilise 1 650 emplois et 2 800 chez les fournisseurs. En 2016, Georges-Besse I sera démantelée par 400 ouvriers.

Jean-Yves Le Bihan, PDG d’Air Création

Air Création, basée près de l’aéroport d’Aubenas (Ardèche) est aujourd’hui le leader mondial des ULM pendulaires. Depuis sa création, 6 500 machines sont sorties de cette PME de 25 personnes, qui réalise 2,8 millions d’euros de chiffre d’affaires. Sa forte capacité à innover l’a également amenée à concevoir un hydroglisseur spécialement adapté pour

les services de sécurité. La dernière innovation d’Air Création permet au pilote de modifier les formes de son aile en vol.

François Suraud, PDG de Garlock

La collaboration avec le CEA de ce fabricant de joints d’étanchéité pour l’industrie vient d’être renouvelée via un nouveau laboratoire à Pierrelatte.

Un projet européen de joints d’étanchéité

à haute température sur les piles

à combustible et les réacteurs

nucléaires est en cours. Les besoins des équipementiers de l’industrie pétrolière et gazière sont aussi le moteur de la croissance de Garlock (43,4 millions d’euros de chiffre d’affaires).

12 NOVEMBRE 2009 | SUPPLÉMENT AU N° 3169 | L’USINE NOUVELLE

PHOTOPQR/LE PROGRES/THEVENOT LAURENT

LES INVESTISSEURS

25

PHOTOPQR/LE PROGRES/THEVENOT LAURENT LES INVESTISSEURS 25 GILLES DUQUEINE, PDG de Duqueine Ce passionné de vitesse a

GILLES DUQUEINE, PDG de Duqueine

Ce passionné de vitesse a convaincu Airbus

G illes Duqueine est un passionné de vitesse et de tech- nologies de pointe.

En atteste sa passion pour la course automobile assouvie en tant que pilote de course. Dans sa vie professionnelle, Gilles Duqueine s’est aussi

montré pressé. A 25 ans, son

DUT de productique en poche, il monte avec son frère sa pre- mière entreprise, spécialisée dans la fabrication de voitures de course. L’entreprise conçoit alors les premières coques en carbone des Formule 3. Sa deuxième vie profession- nelle démarre en 1982 avec la création de l’entreprise Duqueine, exploitant le savoir- faire acquis dans les compo- sites dans d’autres secteurs

SON PARCOURS porteurs (aéronautique, indus- > 51 ans trie, sports et loisirs). Depuis > 1982
SON PARCOURS
porteurs (aéronautique, indus-
> 51 ans
trie, sports et loisirs). Depuis
> 1982 : crée
3 Suite page 26
l’entreprise
Duqueine
> 2007 : rachète
Bretagne
Composites
> 2009 : devient
fournisseur de
rang 1 d’Airbus

ET AUSSI

Jean-Louis Desjoyaux

PDG de Desjoyaux Le premier fabricant européen de piscines enterrées (72,6 millions d’euros de chiffre d’affaires) veut sécuriser ses approvisionnements en déchets recyclés, dont le volume doit, à terme, doubler. Les panneaux de coffrage sont déjà fabriqués à partir de polypropylène recyclé mélangé à du carbonate. Des essais sont conduits avec de nouvelles matières premières.

Guillaume Blanloeil

PDG du groupe Saint-Jean Après avoir procédé à plusieurs acquisitions (Ravioles Truchet, Rochat, Frans et Ravioles de Romans), le groupe Saint- Jean (52,5 millions d’euros de chiffre d’affaires, 280 personnes) étoffe sa gamme. Il lance des plats cuisinés disponibles dans les rayons traiteurs des GMS. Acquis en 2007, le site de production des anciennes ravioles de Romans va être dédié à cette activité.

L’USINE NOUVELLE | SUPPLÉMENT AU N° 3169 | 12 NOVEMBRE 2009

de Romans va être dédié à cette activité. L’USINE NOUVELLE | SUPPLÉMENT AU N° 3169 |
de Romans va être dédié à cette activité. L’USINE NOUVELLE | SUPPLÉMENT AU N° 3169 |

26

LES INVESTISSEURS

le démar-

rage dans un petit local à Villeurbanne (Rhône), l’en- treprise a changé de dimen- sion. Le groupe emploie environ 400 personnes pour un chiffre d’affaires de 35 mil- lions d’euros cette année. Il s’appuie sur 25000 m² de halls de production et d’assemblage de pièces et sous-ensembles composites, essentiellement sur trois sites de production situés à Massieux, Nantes et Timisoara en Roumanie. Ses références sont tout autant éclectiques que prestigieuses :

3 Suite de la page 25

paraboles de radiotélescope en composites pour Thales Alenia Space, roues de vélo de compétition en fibres de car- bone pour les équipementiers sportifs Mavic et Salomon… Et, fin septembre, le groupe

Duqueine a été sélectionné par Airbus pour fournir les cadres de fuselage de son futur long courrier A350. Malgré l’accident qui l’a rendu paraplégique en 1985, le diri- geant conserve tout son dyna- misme. « L’ambition est de construire l’un des groupes de référence dans le domaine des technologies composites », explique-t-il. Là encore, la rapi- dité sera un facteur clé de réus- site. D’où l’acquisition de la société Bretagne Composites en 2007, pour étoffer son expertise technologique. Soutenu par son nouvel actionnaire, le gérant de fonds d’investissements ACE Management (à 17%), le groupe mise sur la croissance externe et veut franchir la barre des 100 millions d’euros d’ici à

HASSAN MEDDAH

ET AUSSI

Véronique

Bouhafs-Blanchard

Directrice des sites internationaux de HP

Bouhafs-Blanchard Directrice des sites internationaux de HP A ce poste depuis 2005, Véronique Bouhafs-Blanchard – par

A ce poste depuis 2005, Véronique Bouhafs-Blanchard

– par ailleurs directrice des ressources humaines de HP France – est chargée des

deux sites isérois du groupe informatique (1900 salariés

à Grenoble et 300 à l’Isle-

d’Abeau). Même si la région

a payé un lourd tribut à la

restructuration de HP, elle reste

le fief du groupe en France.

En 2008, celui-ci a investi 15 millions d’euros pour la création d’un datacenter de nouvelle génération sur chaque site. Et a fourni au pôle de compétitivité Minalogic un supercalculateur parmi les plus puissants d’Europe.

Mathieu Proudhon

PDG de Suchier Enraciné dans le département de l’Ardèche depuis plus d’un siècle, Suchier, PME familiale (avec 9,5 millions d’euros de chiffre d’affaires et

70 personnes), initialement spécialisée dans l’entretien des machines utilisées dans l’industrie textile locale,

a parfaitement réussi sa révolution industrielle. De

ses ateliers, où chaque année entre 500 000 et 1 million

d’euros sont investis dans le parc machines, sortent les pièces qui permettent d’arrimer les boosters sur le corps principal de la fusée Ariane. Mais aussi les disques de frein en carbone qui équipent toutes les écuries de Formule 1.

en carbone qui équipent toutes les écuries de Formule 1. 12 NOVEMBRE 2009 | SUPPLÉMENT AU

12 NOVEMBRE 2009 | SUPPLÉMENT AU N° 3169 | L’USINE NOUVELLE

FrAncois HEnrY/rEA

Les miLitants

27

Créer une dynamique régionale

Lyon et Grenoble restent de très loin les deux pôles d’attractivité de la région. Mais des effor ts sont fait s pour développer l’ensemble du bassin rhônalpin.

fait s pour développer l’ensemble du bassin rhônalpin. A lbert Argudo et Eric Prou - het

A lbert Argudo et Eric Prou - het ont choisi de s’implan - ter en Rhône-Alpes pour les mêmes raisons. « N ous

avons été sensibles aux atouts de Lyon, à sa p osition centrale, à s es voies de communication et à son port fluvial, qui peut recevoir les conte - neurs de nos chariots élévateurs et de pièces de rechange », explique Albert Argudo, le responsable de la nouvelle filiale française du groupe Clark. Il affirme avoir aussi privilégié la qualité de vie de ses collaborateurs, en s’installant à S aint-Laurent-de- Mure, près du hub aéroportuaire et ferroviaire de l’aéroport Saint-Exu - péry. P our Eric Prouhet, la qualité de vie et le potentiel universitaire de la région ont fait la différence. Son

cabinet, Oxo Consulting, a t ransféré la quasi-totalité de ses bureaux pari- siens à L yon Pa rt-Dieu, près de ses principaux clients. Cette concentration de matière grise, maillée à un b on réseau de commu- nications, est mise en avan t p ar les différents organismes régionaux qui démarchent les investisseurs. Avec 900 entreprises à capitaux étrangers et plus de 80 sièges d’entreprises et d’ad- ministrations de plus de 1000 person- nes, « L yon présente une densité de centres de décision supérieure à celles de Barcelone ou de Manchester », se félicite-t-on à l ’A gence de développe - ment économique de la région lyon- naise (Aderly). A G renoble, l’Agence d’études et de promotion de l’Isèr e (AEPI) dénombre 450 établissements à

Minatec . A Grenoble, le pôle européen d’innovation en micro et nano- technologies fait partie du pôle mondial de compétitivité Minalogic .

L’usine nouveLLe | supplément au n° 3169 | 12 novembre 2009

capitaux étrangers. Pour que Grenoble

et l’arc alpin restent attractifs, l’agence

iséroise cible sa prospection sur des régions à fort potentiel technologique, comme celle d’Albany, pour les micro ou nanotechnologies, ou le Colorado, pour les «smart grids » (réseaux intel- ligents) et le solaire photovoltaïque, en partenariat avec les experts des pôles de compétitivité Minalogic ou Tenerr- dis (Technologies énergies nouvelles énergies renouvelables Rhône-Alpes Drôme Isère Savoie).

Développer l’esprit co llectif

Avec l’appui d’Entreprises Rhône- Alpes International (Erai), structure régionale qui dispose de 26 implanta- tions dans 22 pays, et de l’Aderly, une nouvelle dynamique de prospection coordonnée a é té enclenchée. « L es frontière s t ombent, les différent s acteurs se parlent de plus en plus, constate , s atisfait, Pa trick Martin, président du Medef Rhône-Alpes. Ils ont pris conscience qu’il yaune com- pétition sérieuse avec d’autres régions européennes ou françaises. »

A L yon, l’esprit collectif a g agné les

différents acteurs économiques et ins-

titutionnels (collectivités, chambres consulaires, syndicats patronaux) réunis sous un e b annière unique, Only Lyon. Ce réseau décline le même message à l ’intention des investis - seurs internationaux. Débarrassé de son complexe provincial, Lyon signe avec Google pour la numérisation de 500 000 livres de sa bibliothèque et avec Microsoft pour le développe - ment de programmes numériques

Vincent char bonnier

DR

28 28

les militants

ils s’implantent

Fr édér ic Turner, PDG de Genzyme France

Quand Lyon inspire la Chine

Turner, PDG de Genzyme France Quand Lyon inspire la Chine G e nz ym e, sp

G e nz ym e, sp éc ia lis te am ér i- ca in de la tr an sp la ntat io n et des m al adies r ar es, s’i ns- ta ll eàL yo n f in 20 03 av ec

l’acqu is it io n d’I mt ix-S angSta t. Un e éq ui pe de 12 0 p er so nn es , l oca lis ée

son Pa rc our s

> 54 ans

> 1996 : rejoint Genzyme France

> 2002 : PDG de

Genzyme France

> 2006 : direc teur général de Myosix

su r le campu s du g roupe pha rm aceu- ti que Sanof i Aventis pr odui sa it al or s la th ym og lo bu li ne, un m éd ic am ent q ui év it e l es re je ts de gr ef fe. Fré dé - ri c Tur ne r, le di ri ge an t de G en zym e Fr an ce, m on te to ut de su it e au c ré -

ne au po ur co ns erver ce sa vo ir -f ai re da ns la région. « Il au ra it ét é c rimi nel de dé pl ac er ce tt e a ct iv it é. Ly on es t mond ia leme nt re nomm ée en tr an s- pl an ta ti on , a ve c de f or te s r el at io ns public/pr ivé », l ance Fr édér ic Tu rner. Non seulement , il garde ce tt e act iv it é sur place, mai s il la développe en aug- ment ant l es ca pa ci té s de produc ti on av ec la co nstr uc ti on d’un bât iment au cœur du quar tier Gerland. Pl us de 10 5 m il li on s d ’e ur os so nt cons ac ré s à ce sit e de bi oproduc ti on da ns une dém ar che HQE (h aute qua- lité envi ronnement ale). « Le succès de not re im pl antati on et de not re déve- loppement à Lyon i nspi re aujourd’hu i le s r el at ions que l e g roup e é ta bl it en Ch in e a ve c d es éq ui pe s de r ec he r- ch e et de p ro duc ti on », so ul ig ne fi èrement le di ri ge an t. Bell e p er fo r- ma nc e p ou r G en zyme en Fra nc e, qu i emploie 500 sa la riés su r les 11 000 du gr ou pe. L es li en s de G en zym e a ve c le s e nt re pr is es pr és ent es à L yo n se ro nt ég al ement re nf or cé s. Cer - t ai ns pr oje ts ex is te nt dé jà , c om me le pr og ra mm e de r ec he rch e T hy mo 2010, l ab el lis é par Lyonbi op ôl e, avec la co opér at io n de plu sie urs éq ui pe s plur id iscipl in ai res lyonn ai ses. «C’est le pr em ie r b io pô le fr an ça is , t ou te s le s c on di ti on s s on t r éu ni es po ur en fa ir e un v ra i c lu st er. Si nou sycontr i- buon s, ta nt mi eu x!», conc lut Frédé-

ric Tur

anne pe ze t

et aussi

DR

Bernard Fraisse

Fareva d’atteindre 725 millions d’euros de chiffre d’affaires pour 5 000 salariés.

PDG de Fareva

Le quinqua-

Le quinqua-

génaire

souriant et

chaleureux d’Ardèche s’est lancéàl’assaut des industries pharmaceutique et cosmétique européennes, à coups de rachats d’unités de produc tion. La quinzaine d’opérations menées en sept ans permettront cette année au groupe

Jacques lacroix

PDG de Maped Le fils du fondateur dirige la société (110 millions d’euros de chiffre d’affaires) depuis 1983. Sa philosophie : miser sur le renouvellement permanent de l’offre. Une stratégie payante,

qui a fait de la marque l’une des plus inventives du marché de la fourniture scolaire et lui permet de garder une longueur d’avance sur la produc tion chinoise.

thierry lingat

Directeur du site Wurth FranceàMontélimar L’investissement du leader mondial des produits de fixation pour le BTP (10 milliards d’euros de

chiffre d’affaires, avec 65 000 collaborateurs) via sa f iliale française à Montélimar en 2008 est énorme : 25 millions d’euros pour la construc tion d’une plate-forme logistique de 17 000 m 2 . Le groupe allemand crée ainsi 150 emplois. Ce bâtiment peut traiter 2 500 commandes par jour et alimente le sud de la France mais aussi la péninsule Ibérique et l’Italie.

Jean-luc Rigaut

Maire d’Annec y Le comité national olympique et spor tif français a désigné Annec y pour por ter la candidature française pour l’organisation des jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver en 2018. Reste à empor ter la décision du CIO. Un défi pour l’ancien champion de canoë. Cette candidature à 250 millions d’euros vise un bilan carbone nul.

12

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novembre 2009 | supplément au n° 3169 | L’usine nouveLLe

novembre 2009

L’usine nouveLLe

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supplément au n° 3169

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HAMILTO n/ReA

LeS MILITAnTS

29

Je an -Mic he l aul as, PDG de Cegid et pr ésident de l’Ol ympique lyonnais

Un homme d’affaires avant tout

s on nom est désormais indis - sociable de l’univers du football professionnel interna- tional. Mais Jean-Michel

Aulas, président de l’Olympique lyon- nais depuis 1987, est avant tout un homme d’affaires. A 19 ans, il crée sa première entreprise, qu’il revend deux ans plus tard à la société de ser- vice informatique Cegos (rebaptisée ensuite Sligos), qu i l ’embauche. Il y

innove en créant et animant le pre - mie r r ésea u de c abinets d’expert s comptables. En 1983, il démissionne pour fonder Cegid (Compagnie euro- péenne de gestion par l’informatique décentralisée), entreprise spécialisée dans les progiciels de gestion et de comptabilité. Ce qui n’était au départ qu’une petite société deviendra en moins de qua - tre ans une entreprise de plus de 1 0 00 salariés cotée en Bourse au second marché de Lyon en 1986. En 2004, Jean-Michel Aulas acquiert son principal concurrent, CCMX, ce qui lui donne l’expertise nécessaire pour proposer ses logiciels également en mode hébergé (location). Aujourd’hui, Cegid emploie 2 000 per- sonnes et a réalisé en 2008 un chiffre d’affaires de 248 millions d’euros, ce

qui en fait le deuxième éditeur fran- çais (derrière Dassault Systèmes) depuis que BusinessObjects et Ilog ont respectivement rejoint SAP et IBM. Cegid se c lass e m ême dan s l e To p 10 d es éditeurs européens, bien que son déploiement international bute sur l’absence d’une réglemen - tation sociale uniforme en Europe. C’est donc également en homme d’af- faires que Jean-Michel Aulas remonte l’OL, criblé de dettes lorsqu’il accepte de s’en occuper. En v ingt ans, il en fait l’exemple à s uivre, avec une équipe sept fois championne de Fr ance d’affilée et qui défie les plus grands clubs européens. Il est même le premier club de foot français intro- duit en Bourse, en janvier 2007. Et si le nouveau grand projet de Jean- Michel Aulas, l’OL Land, un grand stade de 60 000 places avec un parvis comprenant deux hôtels, un centre

de loisirs et des immeubles de bureau, a pris un peu de retard, il est
de loisirs et des immeubles de
bureau, a pris un peu de retard,
il est désormais à n ouveau sur
les rails. L’ enquête publique,
actuellemen t en c ours, devrait
son Pa rc our s
> 60 ans
>
1969 : crée
le Cegi
avaliser le projet soutenu par la
mairie. Livraison prévue au
deuxième semestre
>
1983 : crée Cegid
> 1987 : président
de l’OL
auRélie BaRBaux
> 2004 : Cegid
croque CCMX
> 2007 : l’OL
est introduit
en Bourse

L’usine nouveLLe | supplément au n° 3169 | 12 novembre 2009

et aussi

MOULIn CO RA LI e-DR

Jacques mahul, PDG de Focal-JMLab

MOULIn CO RA LI e-DR Jacques mahul, PDG de Focal-JMLab Jacques Mahul a imposé Focal comme

Jacques Mahul a imposé Focal comme la première marque française de ha ut-parleurs. Il a

relocalisé une grande par tie de sa

produc tion en France, à Saint-etienne et

à Bourbon-Lancy. Après avoir été référencé

par Apple pour son nouveau système multimédia, l’entreprise stéphanoise (30 millions d’euros de chiffre d‘affaires) va lancer en septembre 2010 sa propre gamme de casques, conçue en interne, en partenariat avec une société allemande.

Jean-michel Gliner

Président de Renilg R&D A la tête d’une société de capital développement dédiée aux technologies de l’information (InnovaFonds) et d’une star t-up (Renilg R&D), toutes deux basées à Grenoble, Jean-Michel Gliner a investi3millions d’euros pour créer, en 2007, cette société spécialisée dans les systèmes de vidéoprotec tion résidentiels sur téléphone por table. elle emploie aujourd’hui 13 personnes et devrait doubler ses effec tifs d’ici à fin 2010.

alain spalanzani, président du Pôle

de recherche et d’enseignement supérieur

Le président du Pres isérois a réussi

à obtenir 400 millions d’euros du

gouvernement, dans le cadre du plan

Campus. Avec les quatre autres chefs d’universités grenobloises, celui qui

préside également l’Université Pierre Mendès France a présenté un projet d’envergure: créer deux campus dans la ville, l’unàl’ouest, spécialisé dans les nanotechnologies et l’énergie, l’autre à l’est, dans les sciences sociales, la santé, les logiciels et l’environnement .

Jean-Claude Vich

Responsable de Cent Labellisé en 2006 pôle d’excellence Rurale et Living Laborator y, le programme Cent (Centre européen des nouvelles technologies) consisteàcréer un village d’inspiration médiévale, de construction HQe. Dans la vallée de l’Ouvèze, une quarantaine d’hec tares seront aménagés et une trentaine d’entreprises installées, moyennant un investissement aujourd’hui chiffré à… 300 millions d’euros. Les premiers locataires de cette « silicon valley» sont attendus pour 2012.

STEPHANE AUDRAS/REA

30

les Militants

Re né Pich, PDG de SNF Floerger

Comme un poisson dans les polymères

son Pa rc our s > 69 ans >1978 : rachète SNF > 1986 :
son Pa rc our s
> 69 ans
>1978 : rachète SNF
> 1986 : s’implante
R ené Pich a b âti en qua -
rante ans une PME inter -
nationale, viscéralement
indépendante. Après s’être
aux Etats-Unis
>1992 : construit
une usine en Chine
>2009 : achète
des terrains
en Louisiane

fait un nom dans les floculants – des polymères utilisés dans le traitement de l’eau – domaine où elle est le lea- der mondial, sa société, SNF Floerger, s’impose dans la récupération assis- tée du pétrole. L’ aventure de SNF

commence en mai 1968, lorsque René Pich est embauché pour développer la production de floculants. Cet ingé - nieur chimiste a a cquis son autono - mie en 1978. Avec un associé diplômé de HEC, il a repris à un conglomérat américain la société stéphanoise où il travaillait. Huit ans plus tard, SNF achetait un premier terrain aux Etats- Unis – à Riceboro, en Georgie – q ui

réalise aujourd’hui 45% du milliard d’euros de chiffre d’affaires de SNF.

Présent dans 140 pays, le groupe pos- sède 30 filiales, 4 grands sites de pro- duction, en Fr ance, aux Etats-Unis, en Chine et en Corée.

A t erme, la récupération assistée du

pétrole pourrait représenter les deux tiers de ses activités en volume. Moins cyclique, le traitement de l’eau continuera à alimenter la croissance du groupe. Pour rester dans la course, SNF s’est contenté de marges faibles

et a toujours réinvesti la majeure par-

tie de ses résultats. En 2010 et 2011,

la société va engager 200 millions de

dollars dans une nouvelle usine en Louisiane et dans le renforcement de ses capacités de production en Chine, en Fr ance et en Corée.

En dix ans, 250 millions d’euros ont été injectés dans sa nouvelle usine

d’Andrézieux-Bouthéon, près de Saint-Etienne. « On est resté pour ne pas perdre les hommes », énonce ce patron charismatique qui a déjà orga- nisé sa succession. Aujourd’hui, il s’appui e e ntièrement sur son bras

droit, Pascal Rémy, un polytechnicien passé par Alcatel et Degrémont, qui

a d irigé pendant huit ans l’une des

divisions du groupe Nalco, à Chicago,

l’u n d es plus gros cl ie nt s de S

Vincent char bonnier

et aussi

DR

Jean-claude ricomard

PDG des Tanneries Roux

Quinze ans après avoir acheté les Tanneries Roux basées à Romans-sur-Isère, la passion est toujours là, malgré les difficultés liées à la crise (le chiffre d’affaires est tombé à 13 millions d’euros cette année contre 19 un an plus tôt) et Jean-Claude Ricomard contin ue à militer pour sa f ilière.et aussi DR Jean-claude ricomard PDG des Tanneries Roux David reccole et cédric Férreol Cofondateurs de

David reccole et cédric Férreol

Cofondateurs de Nature Cos Avec l’idée de lancer la première gamme de maquillage avec des ingrédients naturels et bio, en utilisant la technique de micronisation pour les poudres, David Reccole et Cédric Férreol créent en 2003 Nature Cos, à Bourg-de-Péage (Drôme).

La marque Couleurs Caramel connaît rapidement le succès et permet aux deux associés d’acheter en 2008 une usine de produc tion à Vals-les-Bains (Ardèche). Aujourd’hui, la société emploie 130 personnes et réalise 15 millions d’euros de chiffre d’affaires.

alain richard, responsable logistique France chez Leroy-Merlin

La marque, qui fait désormais de la route la dernière option envisageable pour

le transpor t de ses marchandises,

a choisi Valence (Drôme) pour implanter

sa nouvelle base logistique sud, au terme d’un investissement de 55 millions d’euros. Opérationnelle en décembre prochain, cette base de 66 000 m 2 va engendrer la création de 300 emplois.

Chaque année, près de 5 000 containers devraient ainsi remonter le Rhône depuis Fos-sur-Mer et être déchargés sur le port de commerce de Valence/ Portes-lès-Valence.

Michel chapoutier, viticulteur

La maison Chapoutier, créée en 1879 (23 millions d’euros de chiffre d’affaires dont 50 %àl’expor t avec5millions de bouteilles vendues et 130 salariés) consacre 15 millions d’euros dans la construc tion d’un nouveau chai à Tain- l’Hermitage (Drôme), son fief. L’objec tif

est de pouvoir accompagner la montée en

volume de l’entreprise. D’où un bâtiment de 15 000 m 2 , entièrement dédié au vin de la vallée du Rhône, qui abrite le centre de vinification, un centre d’élevage pour le raisin ainsi qu’une nouvelle ligne d’embouteillage entièrement automatisée.

12 novembre 2009 | supplément au n° 3169 | L’usine nouveLLe

DR

et aussi

elsa Francès

Directrice générale de la Cité du design de Saint-Etienne Après avoir donné le la aux deux dernières biennales internationales du design de Saint- Etienne en tant que commissaire générale, Elsa Francès a eu le plaisir d’en inaugurer officiellement les locaux le 1 er oc tobre dernier. Un aboutissement pour cette diplômée de l’École nationale supérieure de création industrielle (Ensci), qui dirige la Cité stéphanoise depuis trois ans.

(Ensci), qui dirige la Cité stéphanoise depuis trois ans. Pierre Fehr Président de Fehr Technologies Spécialiste

Pierre Fehr

Président de Fehr Technologies Spécialiste des murs en béton préfabriqué livrés sur les chantiers, le groupe alsacien Fehr Technologies (83 millions d’euros de chiffre d’affaires et 420 salariés), dont les produits ont notamment été utilisés pour construire Vulcania, est présent à Valence depuis 2008 avec un investissement proche de 10 millions d’euros. Pierre Fehr, le président du groupe familial, a généré la création de 80 emplois. Cette usine peut produire 250 000 m 2 et soulager ainsi les deux sites de produc tion francilien et alsacien.

LES MILITANTS

31

de produc tion francilien et alsacien. LES MILITANTS 31 son Pa rc our s > 62

son Pa rc our s

> 62 ans

> 1988 : secrétaire

général de Thomson Composants militaires et spatiaux

> 1994 : PDG de

Thomson TCS

> 2000 : direc teur général d’Atmel Grenoble

> 2005 : président

du Sitelesc

> 2008 : direc teur général d’Atmel Rousset

réjane

tournaire

Directrice de Biotop Filiale du groupe In Vivo (premier

groupe coopératif

agricole européen),

Biotop SAS

(4,8 millions d’euros de chiffre d’affaires)

a choisi Livron (Drôme)

pour implanter sur 11 000 m 2 une unité

de produc tion et de conditionnement d’insec tes sous forme lar vaire, qui sont utilisés comme auxiliaires de protec tion dans les cultures, en lieu et place des pesticides chimiques classiques. Le site bénéficie d’un investissement de

3 millions d’euros.

Je an Vayl et, directeur général d’Atmel

Un pionnier de l’industrie des semi-conduc teurs

Yves Peurière

Directeur du pôle Traçabilité, à Valence Devenir la capitale européenne de la traçabilité et des techniques RFID est l’un des objec tifs de Valence qui, pour cela, s’appuie sur son pôle industriel et scientifique. Inauguré

en mars 2005, il fonc tionne selon le principe des clusters et héberge, en tant que pépinière, de jeunes entreprises mais aussi des laboratoires spécialisés dans la traçabilité. Le pôle Traçabilité de Valence abrite également le Centre national de RFID. Il a été agrandi en 2008, moyennant un investissement de

3 millions d’euros.

J ea n Vay le t, pr ési dent du Medef

Is èr e d ep ui s j an vi er 20 08 , e st

om ni pr és ent à G re no bl e. « J e

co ns id èr e la m is sio n de c e

mouvement comme u ne cont ri bution mo dest eàl’i ntér êt génér al . Ser vi r les ent repr ises, c’est au ssi ser vi r l’emploi et la dy na mi qu e de n ot re dépa rt e- me nt », ex pl iq ue -t-i l. Né en 19 47, d ip lômé en ex pe rt is e co mp ta bl e et l ic en ci é en s ci en ce s économi ques en 19 69 , il e st ent ré au Le ti en 1971 et a c réé, un an plus ta rd, la st ar t-up Ef ci s, is sue de ce la bora- to ir e, qu i a ll ai t f ou rn ir la ba se de ST Micr oelect ronics à Grenoble. Il fut ai ns i par mi le s pionni er s de l’i ndus- tr ie de s s em i- cond uc te urs . C ha rg é de s a ct iv ités fi na nciè re s et s oc ia le s d’Ef ci s j us qu’e n 1984, il a a ccomp a- gn é le c ha ngemen t de p or ta ge , d u CEAàT homson. A lors devenu d ir ec- te ur ad mi nistr at if et fi na ncie r, pu is sec ré ta ir e génér al de Thom son c om- po sa nt s m il it ai re s et s pat ia ux , il a en su it e é té promu en 1992 d ir ec te ur délég ué de Th om so n C om po sa nt s sp éc if iq ue s, pu is PD G en 199 4. Il a as su mé la re co nv er sio n du m ar ch é mili ta ir e v er s d es ma rc hé s c iv il s, et

n ég oc ié so n r ac ha t p ar la so ci ét é At mel. A par tir de ma i 2000, en t ant qu e d ir ec te ur génér al d’At me l G re - nobl e et vi ce -pré si dent d’At mel Cor - pora ti on , il a é té en ch ar ge de s

pr

cement s publics. D epui s 2008 d ir ec-

te

Busi ness Un it Asic (Application Sp e-

ci

mond ia l, il es t t ou jo urs vi ce -p ré si-

dent du gr ou pe (2 milli ards d’eu ro s de ch if fr e d’a ff ai re s). Ce s pé cia lis te des rest ruct ur at ions et des ré or ga ni- sati on s a ss ur e a voir toujou rs vei ll é à l’as pe ct so cia l.

Je

da ns les a sso ciati on s profess ionn el-

les, en ta nt que président du Syndicat

fr

na no -é le ct ro ni qu e ( Si te le sc), pr ési-

dent dél ég ué de la fi li èr e d es in du s-

tr ie s é le ct ro ni qu es et nu mé ri qu es ,

an ça is de s i nd us tr ie s de m ic ro et

an Va yle t e st ég al ement im pl iq ué

fi c I nt eg rate d Circu it s) au ni ve au

ur génér al d’At mel R ou sse t et de l a

og ra mmes eu ropéen s et des fi na n-

a

ma is au ssi v ice-pr ésident de la Fédé- ration des i ndustr ies élect riques, élec-

tr on iq ue s et de la c om mu ni ca ti on .

En fi n, au se in d’Is èr e Entreprendre,

il trouve encore le temps de conseiller

les jeunes entreprises de haute

Muriel beauDoing

L’usine nouveLLe | supplément au n° 3169 | 12 novembre 2009

CO RA lI E M OulIn

32

les militants

Ro la nd Ba Rthez, directeur de Photon Technologies

Il se développe en milieu solaire

son Pa rc our s > 56 ans > 1976 : inter vient sur le
son Pa rc our s
> 56 ans
> 1976 : inter vient
sur le four solaire
d’Odeillo
> 1977 : ingénieur
Ponts et Chaussées
> 1983 : crée Total
Energie
>2006 : crée
Photon
Technologies
pour ce t i ngénieu r des Pont s

R hône-A lp es ? I ncontournable

et Chaus sé es qu iaf ai t t oute

sa ca rri èr e d an s l’u ni ver s d e

l’éner gi e s ol ai re. « La régi on conc en- tr e un s av oi r-fa ir e et u ne cu lt ur e

sola ir es fo rt s », a pp ui e R ol an d B ar - th ez , le f on da te ur de Ph ot on Te ch- nolo gi es , s pé cia lis ée d a n s l a conception de systèmes sola ires inté- gr és . Par mi se s pri ncip au x a ct eu rs :

l’Inst it ut nation al de l’éner gie sol ai re

(I nes), le Te ne rr di s, dé di é a ux no u-

ve ll es tech no lo gi es de l’éner gi e o u

en co re le fa br ic an t d e c el lu le s P ho -

towat t. Ma is au ssi le bur eau d’ét udes spé cia lis é d an s l es éner gi es re no u- vela bl es Tr an sé ne rg ie. Le so la i r e, l’ ho mm e e s t to mb é

deda ns quand il é ta it bébé ingén ieur.

Il a t rav ai ll é s ur le fo ur so la ir e

d’Od ei ll o, da ns le s P yr én ée s- Or ie n-

ta les, l’un des plu s g ra nd s du monde.

A p ar ti ci pé en su it e à la c on cep ti on

de la ce nt ra le sola ir e T he mis ,àTar -

ga

sso nn e. Pui s i nt ég ré le gr ou pe

To

ta l et dém ar ré en 19 83 To ta l Ener-

gie, dédiée au phot ovolta ïque. « Nous

av io ns mis l’ac ce nt ,àl’é poq ue, s ur

l’éq ui pe me nt de sites is ol és , n ot am-

me nt en Af ri qu e – de s é co le s, de s

di sp en sa ir es… », se souv ie nt le di ri-

geant. En 19 82, Tot al s’al lie a ve c E dF

su r ce proje t, alor s r ebapt isé Tenesol .

Après a voir ex plor é l’a mont , il déc ide

de se co nc ent re r s ur l’av al de la fi lièr e. Ce sera Phot on Te ch nologies.

La so ci ét é, cr éée en 20 06 , c om pt e désorm ai s 350 person nes, dont 70 en Rh ôn e-Al pe s. Vu la dem an de de s

pa rt ic ul ie rs et de s e nt re pr is es en

sy st èm es so la ir es ou en tr av au x d e

ma in te na nc e, le ch if fr e d ’a ff ai re s

ex pl os e. Il es t d éj à p as sé de 8 m il-

li on s d’e ur os en 2007 à 3 5 m il li on s

en 20 08 , e t la c ro is sa nc e 2 00 9 n e

de vr ai t p as dé ce voir, prome t le d ir i-

ag at he Remoué

gean

et aussi

DR

Daniel gouffé

Président d’Erai

Daniel Gouffé expor te les PME par tout dans le monde. Il pilote depuis quatre ans l’association Entreprises Rhône-Alpes International (Erai). Fondée par le conseil régional et les industriels locaux, elle a accompagné près de 2 000 entreprises l’an dernier à l’étranger. Déjà présent dans

l’an dernier à l’étranger. Déjà présent dans 26 pays, Erai prévoit d’ouvrir prochainement de nouveaux

26 pays, Erai prévoit d’ouvrir prochainement de nouveaux burea ux en Argentine, en Russie et en Corée du Sud.

de

mouvement .

Stéphane Renard

représente également

les

PME au sein du

pôle de compétitivité Minalogic .

stéphane Renard

Président de Tronic s Microsystems Tronic s Microsystems (10,5 millions d’euros de chiffre d’affaires) est spécialisée depuis 1997 dans les microsystèmes élec tromécaniques, et produit des détec teurs

Jean-marie Busseuil

Président de la CCI de la Drôme

Sous son impulsion, la

CCI de la Drôme a fait du

développement durable son cheval de bataille à travers notamment la construc tion de l’Ineed

(un centre de ressources, de formations et pépinières d’entreprises dédié à l’économie verte). Jean- Marie Busseuil a été nommé au printemps dernier président du Mipra, qui promeut la réalisation de grands projets rhônalpins.

geneviève Fioraso

PDG de la SEM Minatec Entreprises Elle est également députée PS de l’Isère,

adjointeàl’économie de la Ville de Grenoble, première vice-présidente de comm unauté d’agglomération au développement économique Elle est de tous les projets d’envergure, comme Bouchayer-Viallet, la zone franche urbaine sensible, la presqu’île scientifique et s’efforce de créer des synergies entre industriels, chercheurs et universitaires.

12 novembre 2009 | supplément au n° 3169 | L’usine nouveLLe

DOMInIquE DElPOux

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