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1,50€ lundi 16 juillet 2012 LE FIGARO - N° 21 136 - www.lefigaro.fr - France métropolitaine uniquement
“Sans la liberté de blâmer il n’est point d’éloge flatteur” Beaumarchais
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H : 830 HUF. PORT. CONT. : 2,20€ . SVN : 2,40€ . MAR : 15DH . TUN : 2,9DTU . ZONE CFA : 1700CFA . ISSN 0182.5852
Commémorations de
la rafle du Vél’ d’Hiv
www.lefigaro.fr
Madonna : un show
décevant
www.lefigaro.fr/culture
JACQUES DEMARTHON/AFP -
EMMANUELLE THIERCELIN/FEDEPHOTO -
FRANCOIS BOUCHON / LE FIGARO
Question du jour
Le rôle de Valérie
Trierweiler est-il
clarifié après
l’intervention de
François Hollande ?
Réponses à la
questionde samedi :
Pensez-vous que le
gouvernement puisse
empêcher le plan de PSA?
Oui : 8 %
Non: 92 %
42 711 votants
François Hollande fut
pendant dix ans l’un des
meilleurs commenta-
teurs de la vie politique.
Il la commente toujours
aussi bien, mais il est dé-
sormais président de la République. Évi-
demment, ça change tout, puisque s’il a
encore la maîtrise des mots, il a aussi
maintenant la maîtrise des choses. Le pré-
sident de la République va devoir s’habi-
tuer à l’idée que les mots sont souvent
commodes, mais que la réalité l’est rare-
ment, surtout en ce moment. Dès lors, il lui
faudra dire les choses crûment, comme le
font dans leur pays Mario Monti ou Maria-
no Rajoy. Mais le veut-il ?
Lorsqu’il explique, martial, que « l’État ne
laissera pas faire » le plan social de PSA,
François Hollande sait bien qu’il ne fait que
proclamer. En son temps, Lionel Jospin
avait expérimenté l’impuissance des pou-
voirs socialistes face à la réalité des choses.
« L’État ne peut pas tout ! », avait-il dit
alors. Dix ans plus tard, François Hollande
semble dire le contraire, alors qu’il n’en
croit rien. Car que peut faire l’État dans
l’affaire PSA ? Entrer au capital ? Ça ne
servirait à rien. Nationaliser ? Cela serait
coûteux et ne servirait à rien non plus.
Donc, le chef de l’État est contraint à l’am-
biguïté.
Il en est évidemment de même sur les pro-
blèmes de fond de l’économie française,
dont PSA est un exemple tragique. On en
revient toujours à la compétitivité, au
poids époustouflant de la dépense publi-
que et à la fiscalité, considérée à gauche
comme la seule et unique martingale. Et la
martingale est facile, puisqu’elle permet à
la gauche d’avoir peu d’imagination et de
fuir les grands défis. Si, grâce à l’impôt, la
France parvient à revenir dans les clous du
déficit, le pouvoir criera victoire alors que
ce serait une défaite. On aurait réglé pro-
visoirement un problème comptable, le
déficit, sans rien régler du problème fon-
damental, qui est le fardeau de la dépense
publique, laquelle nourrit perpétuelle-
ment le déficit et la dette. François Hol-
lande connaît tout ça par cœur mais se
contente, à ce jour, de disserter sur cette
douloureuse réalité. Il va devoir aller au-
delà des mots. I
éditorial
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par Paul-Henri du Limbert
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CET ÉTÉ
ALBERT
LONDRES
Indochine,
paradisdes
familles
coloniales PAGE 2
UN ÉTÉ DANS
LES ÎLES
Chausey,
archipel derêve
et denature
PAGE 15
CES LIVRES
QUI ONT FAIT
SCANDALE
Lafatwa
deKhomeyni
sur l’auteur
des«Versets
sataniques»
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lefigaro.fr
ISF, SUCCESSIONS, HEURES SUPPLÉMENTAIRES
Les impôts, c'est maintenant
Syrie : la fuite
enavant
durégime de
Bachar el-Assad
Les lorces gouvernementales
multiplient les ollensives pour
ecraser la rebellion. PAGE 7
Londres :
les ratés
s’accumulent
avant les JO
Manque d'ellectils, transports
satures, lrontieres engorgees...
le grand bug menace. PAGE 9
SANTÉ L’excès
de télévision
augmente, chez
les enfants, le risque
d’obésité PAGE 11
LÉGION D’HONNEUR
De Simone Veil à
Juliette Gréco, toute la
promotion du 14 Juillet
PAGES 16 À 19
ValéryGiscard
d’Estaing vend
sonchâteau
de Chanonat
L'ancien chel de l'État va
disperser le mobilier de sa
propriete auvergnate. PAGE 14
Alors que François Hollande, samedi, a entretenu le flou sur les mesures d’économies, le gouvernement
soumet aujourd’hui à l’Assemblée un budget rectificatif marqué par un premier tour de vis fiscal.
PAGES 3, 4, 26, 29 ET L’ÉDITORIAL
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Dernière édition
lundi 16 juillet 2012 LE FIGARO

serie été 2
En 1922, Saïgon
était le paradis
des familles coloniales.
Après les épreuves
de la guerre, le Vietnam
s’est émancipé
et chasse aujourd’hui
la modernité à l’ombre
du géant chinois.
E
n cette année 2012, Le Figaro est en
mesure de révéler qu’il fait toujours
chaud l’été au Vietnam. Comme
avant qu’Albert Londres n’y débar-
que, et comme vraisemblablement
après que nous y soyons passés. En
1922, le célèbre journaliste se rend en
Indochine. Et en ramène une forte information. Il y
fait une moite et écrasante chaleur. Certes, Londres a
de jolis mots pour décrire la tyrannie de l’astre diur-
ne qui tape «sur le crâne à grands coups de maillets
ouatés». L’échelle de coupée franchie, «deux dards
solaires, me transperçant les pieds, me clouèrent au sol
comme l’auraient fait deux clous»raconte-t-il. Au fil
des pages, ces considérations jamais ne cessent. Sur
ce point-là, ses écrits ont la force de l’intemporel.
Mais il nous a habitués à prose plus acérée.
Londres, dans La Colonie, n’a pas donné son
meilleur. Il s’adonne parfois à des réflexions de «pe-
tit Blanc», alors même qu’il entend tourner l’espèce
en dérision. Entre ses réceptions chez le résident su-
périeur et ses chasses autigre, il semble plus porter le
lait dans le thé que «la plume dans la plaie». Sans
doute parce qu’il a été déçu. Son imaginaire avait
tropnavigué dans les récits des temps pionniers. «La
colonie, comme nos rêves l’inventaient voilà vingt ans
aujourd’hui, est décédée, écrira-t-il, quelques histoi-
res de haute aventure peuvent encore s’y cueillir, mais
non par brassées.» Sans doute aussi parce que d’où
l’on vient est important dans la perception des riva-
ges où l’on débarque. Et Londres arrive de Chine, de
cette Chine qui a offert sa folie à sa plume. Aussi, l’In-
dochine lui apparaît-elle bien endormie. Il y flâne
plus qu’il n’enquête.
«Croissance contre silence»
Enles lestant unpeud’Histoire, ses écrits indochinois
ne manquent pourtant pas d’intérêt. Il y a d’abord ce
portrait pimenté d’une certaine société coloniale,
embourgeoisée et petite. Pour Londres, l’Indochine,
c’est «la colonie en bigoudis». «Cette image, beau-
coupde coloniauxne lalui pardonneront jamais», écrit
Pierre Assouline dans sa biographie*. Il y a ensuite
des choses que Londres a tellement bienvues qu’elles
dessinent le Vietnam d’aujourd’hui. À Saïgon, à
l’époque, il y avait un charcutier. Et, confiera-t-il,
«ce charcutier est un des hommes que j’admire le plus
aumonde». Parce qu’avant de donner dans la saucis-
se tropicale, l’homme avait su gagner 8 millions en
vendant du riz aux Anglais, l’année où la Birmanie
n’avait pas fait deriz. «L’export-import, mot magique
d’Extrême-Orient», écrit-il. Ehbienl’export-import
- enfin l’export surtout - a gardé sa magie. Ces der-
nières années, le Vietnam est devenu un eldorado
asiatique des délocalisations. Nokia, Samsung, Canon
ou Foxconn, les grands groupes - surtout - asiatiques
s’ysont rués. Même les Chinois, poussés par les haus-
ses de leurs salaires pourtant fort bas, ont passé la
frontière. Résultat, une belle croissance de 7%par an
enmoyenne.
En un quart de siècle de Doi Moi, la politique de
«renouveau», le Vietnam s’essaye à un numéro
d’équilibrisme à la chinoise. Entre capitalisme, rênes
lâches et autoritarisme politique. «Croissance
contre silence», c’est le pacte entre le régime et son
peuple, comme en Chine. Seulement voilà, le coup
d’après est déjà parti, et le Vietnamest déjà plus cher
que le Cambodge ou le Bangladesh. Alors, le pays
cherche à monter en gamme, se met avec frénésie
aux hautes technologies et aux services. À Hanoï, on
défile toujours en silence dans le mausolée d’Ho Chi
700 hectares». Thu Thiem se voudra le «Pudong du
Vietnam», en référence au flamboyant quartier
d’affaires de Shanghaï. Et le patrimoine ? «C’est une
guerre entre sa préservation et le développement éco-
nomique, répond M
me
Ton Nu Quynh Tran, et c’est
plus difficile ici qu’à Hanoï, ville plus intellectuelle».
Hanoï a fêté l’an dernier son millénaire, quand
Saïgonn’a que 300bougies. Historienne, M
me
Tonest
de sang royal, son grand-père étant le dernier fils de
Gia Long, le premier empereur de la dynastie
Nguyen. «Saïgonest si ouverte, si dynamique, ajoute-
t-elle, mais du coup, les valeurs anciennes sont bous-
culées.» «Nous sommes dans une période de transi-
tion, donc d’embarras», reconnaît de son côté
NguyenHuuThai.
«Ce sont les femmes
qui sauveront ce pays»
Pour prendre le frais - une obsession - Londres est
monté à Dalat, la «station d’altitude». Au passage, il
remarque que «si nous avions été des Anglais, Dalat
ne serait plus à faire, il serait fait». Il est vrai qu’il y a
ungénie britannique enla matière. Ils ont su «faire»
Hongkong ou Singapour, quand la France a légué
Djibouti. À Dalat, il y a en ces temps-là «des tigres
qui, la nuit, vont jouer au tennis». Michel Tisserand,
eneffet, se souvient les avoir vus rôder le soir près de
la cantine ducollège. Michel, 78années de souvenirs,
a baroudé toute sa vie enAsie. Albert Londres a peut-
être croisé son père, qui avait une grosse scierie sur
les hauts-plateaux et était l’undes plus fameux chas-
seurs de la colonie. «Ah? Votre Albert Londres, il a
chassé le tigre à l’affût, avec un bœuf en appât? C’est
quand même plus noble de le chasser à la régulière,
s’amuse-t-il, mais plus dangereuxaussi…»
Il y a une chose que n’a pas vue Londres, en Indo-
chine. Les femmes. Ona beaucoupécrit sur leur gra-
cieux maintien, quand elles pédalent sur leurs vélos
dans leurs ao dai fendues. Mais pas assez sur leur for-
ce essentielle. «Les hommes, ici, ne pensent qu’à l’ac-
cumulation d’argent à court terme, sans vision, assure
Michel Tisserand, les femmes sont plus sérieuses, plus
stables, et travaillent pour le long terme.» Il en est
persuadé, «ce sont les femmes qui sauveront ce
pays». I
*«Vie et mort d’un grand reporter »,
Pierre Assouline, Folio.
ARNAUD DE LA GRANGE
ENVOYÉ SPÉCIAL À SAÏGON
adelagrange@lefigaro.fr
paient de leur confort l’héritage dupassé. L’hôtel ap-
partient toujours à l’organisme d’État SaïgonTourist,
et cette officielle tutelle se lit dans la décoration, les
tenues et jusque dans l’attitude du personnel. On ne
peut que s’en féliciter, sans quoi l’endroit serait sans
doute déjà paré du luxe douteux des grandes auber-
ges privées. À l’époque, Albert Londres raconte que
c’est à cette terrasse qu’il faut être pour rencontrer le
«Tout-Indochine». Un demi-siècle plus tard, c’est là
que les correspondants de guerre tiendront leur QG,
pour venir aux nouvelles, au point que l’on appellera
l’endroit «radio Catinat». Albert serait peut-être
marri que le Continental ne fasse pas plus cas de son
auguste passage. La brochure mentionne d’autres
hôtes illustres, André Malrauxet GrahamGreene, qui
occupa longtemps la chambre 214 pour y écrire Un
Américainbientranquille. Mais pas lui.
«Votre Albert Londres est venu quelques années
trop tôt à Saïgon!» s’exclame Nguyen Huu Thai, ar-
chitecte octogénaire, véritable mémoire du patri-
moine de la ville. Deux ans après la visite du journa-
liste, débarque ici Ernest Hébrard. «C’est avec lui que
l’architecture de Saïgon va devenir vraiment intéres-
sante, explique le vieil homme, avant, on construisait
à la manière totalement française et coloniale». Cela
pouvait donner le théâtre, qui fait dire à Londres
qu’il est heureux que son constructeur ait gravé sur
le fronton le mot «théâtre». Sans quoi, il en aurait
«gravi immédiatement les degrés dans l’espoir d’as-
sister au dernier comice agricole». Hébrard, rappelle
NguyenHuu Thai, va être le premier à «marier styles
occidental et asiatique». En ajoutant des petits toits à
pans décalés au-dessus des plans français. Cette
«école d’Indochine» se lit encore dans le Musée
d’histoire oule lycée Le Hong Phong (ex-Pétrus Ky).
Saïgon n’est plus la sous-préfecture de province
décrite par Albert Londres. Sur la chaussée, les «pe-
tits tonneaux tirés par de petits poneys» ont laissé la
place à des hordes serrées de scooters. Et la capitale
économique du pays s’est dotée l’an dernier de son
premier vrai gratte-ciel, la Bitexco Financial
Tower et ses 68 étages montés non loin du fleuve. Le
modèle, ce n’est plus Paris, mais Singapour. On rêve
d’une ville propre, un peu lisse, avec de grands
«shopping mall» et des ensembles souterrains cli-
matisés. Le métroest enconstruction. «C’est une vil-
le très ambitieuse, explique Fanny Quertamp
Nguyen, du Paddi, Centre de prospective et d’études
urbaines, dans une boucle de la rivière de Saïgon, ils
sont en train de construire une ville nouvelle sur
«
«La sublime fantaisie s’est envolée. La femme française, en débarquant, lui a ouvert la fenêtre.
On vient maintenant à la “colonie” avec sa femme, son enfant et sa belle-mère. C’est la colonie des
ménages. L’Indochine, le matin, endosse la camisole bourgeoise et le soir met ses bigoudis. (…)
Hommes des grands temps, vos successeurs ne se sentent plus que chargés de famille. Vous veniez
à la colonie pour la faire vivre, ils y viennent pour y vivre. Après le feu sacré, le pot-au-feu.
»
EXCELSIOR, 19 AOÛT 1922.
Minh. À Saïgon, on en construirait volontiers un à
Steve Jobs. Selon un récent rapport du McKinsey
Global Institute, le Vietnam «dispose du potentiel
pour devenir l’une des dixpremières destinations mon-
diales pour l’offshoring de services à forte valeur ajou-
tée». N’endéplaise à Albert, offshoring, cela fait bien
plus moderne qu’export-import.
«Il est venuquelques années trop tôt! »
Quandle Vietnamavait ses bigoudis, la Chine n’avait
pas fait ses Jeux olympiques, n’était pas le banquier
de l’Amérique et ne construisait pas de porte-avions.
Il n’empêche, elle faisait déjà une grosse ombre.
Quandla France aura rembarqué, «vous verrez com-
me je vous vois les bandes du Yunnan dévaler par la
porte de Chine», entend dire Londres. Quand celles-
ci ont dévalé, en 1979, les Vietnamiens leur ont don-
né une belle rossée. Mais aujourd’hui, ils s’inquiètent
plus que jamais de leurs voisins chinois, avec qui ils
se disputent les mers avoisinantes. Au point de se
rapprocher militairement de l’ancien «envahisseur
américain». L’US Navy fait désormais des ronds
dans l’eauavec la flotte de l’«Oncle Ho».
ÀSaïgon, Londres avait pris ses quartiers auConti-
nental. Le reporter allait tout «naturellement s’as-
seoir à la terrasse»du célèbre hôtel construit en1880
en haut de la rue Catinat. Il est toujours là. Sous le
même nom, et la façade blanche auxcoloniauxatours
a été préservée. À l’intérieur aussi, les chambres
«On y vient avec sa femme, son enfant, sa belle-mère»
Indochine, «colonie
en bigoudis»
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#7/18
Demain
Au chevet de l’Inde en flammes
SUR LES TRACES
D’ALBERT LONDRES
2
En 1992, Régis Wargnier fait revivre dans son film Indochine (à gauche) la vie de la colonie française dans les années 1930. De cette époque révolue, l’hôtel Continental (à droite) conserve des éléments de décoration.
LE FIGARO lundi 16 juillet 2012

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FRANÇOIS-XAVIERBOURMAUD
ÉLYSÉE Comme promis, François Hol-
lande n’a pas parlé depuis l’Élysée. Mais
même depuis l’hôtel de la Marine, et en
dehors dusymbole, l’interventiontélévi-
sée du chef de l’État pour le 14 Juillet est
restée très conventionnelle. Une table,
deux journalistes, des questions et sur-
tout l’aggravation de la crise en toile de
fond, avec le plan social de PSA comme
illustrationemblématique.
« L’État ne laissera pas faire », a pro-
mis François Hollande, comme pour se
démarquer de Lionel Jospin, qui, durant
la campagne présidentielle de 2002, avait
donné un sentiment d’impuissance en
assurant que « l’État ne peut pas tout ».
Ce qui n’a pas empêché François Hollan-
de d’offrir à sonancienmentor l’occasion
de faire son retour sur la scène politique
en lui confiant la présidence de la toute
nouvelle commission sur la moralisation
et la rénovation de la vie politique. Com-
me si le chef de l’État semblait plonger
dans le même désarroi, à l’époque, que
l’ancienpremier ministre socialiste.
«Faire preuve d’imagination »
Condamné à se réfugier dans les mots,
François Hollande a ainsi préféré parler
d’«effort juste »plutôt quede«rigueur ».
La nuance sémantique n’y change rien,
la hausse des impôts semble son seul
recours pour faire face à la dégradation
des comptes publics. Car si le président a
assuré qu’en dehors des ministères prio-
ritaires - Intérieur, Justice, Éducation -
chacun serait soumis à des mesures
d’économies, il n’a toutefois pas donné
plus de précisions. « Chacun doit faire
preuve d’imagination, d’audace pour faire
des économies », a-t-il dit. Comme un
vœu pieu.
En2013, ce sont 33 milliards d’euros que
l’État devra trouver pour équilibrer son
budget, comme l’a récemment rappelé la
Cour des comptes. « Nous allons les trou-
ver », a assuré François Hollande, sans
toutefois préciser comment. Quelques pis-
tes ont été évoquées, comme la hausse de
la CSG, mais sans plus de détails.
Finalement, c’est sur le rôle de sa
compagne que le chef de l’État s’est
montré le plus clair. Hollande a rappelé
sa famille à l’ordre. « Je considère que les
affaires privées se règlent en privé. Et je
l’ai dit à mes proches pour qu’ils accep-
tent ce principe », a-t-il expliqué. Sa
compagne sera désormais cantonnée
aux obligations protocolaires avec de-
mande pressante de ne plus s’immiscer
dans la vie politique. En fait, François
Hollande en semble réduit à attendre
que la crise passe. Et d’ici là, à s’efforcer
d’entretenir une popularité qui a com-
mencé à s’effriter.
Après la séquence internationale qui a
marqué le début de son quinquennat, il a
renoué avec les bains de foule qui avaient
fait le sel de sa campagne. Samedi à Paris
puis à Brest et dimanche à Avignon, il s’est
attardé longuement au contact des Fran-
çais, serrant des mains, se laissant prendre
en photo, discutant brièvement ici ou là
avec les passants. « La popularité n’est pas
liée au talent, la popularité, ça se mérite »,
avait-il assuré auparavant. Le retour du
traditionnel entretien du 14 Juillet,
supprimé par Nicolas Sarkozy, fournit
peut-être le seul enseignement de cette
première fête nationale du quinquennat :
Hollande donne l’impression de s’inscrire
dans l’héritage chiraquien. I
François Hollande, accompagné
de sa compagne, Valérie Trierweiler,
a serré des mains dans les jardins
de l’Élysée, ouverts au public, samedi.
FRANÇOIS BOUCHON/LE FIGARO
Hollande ne se resout pas a l'impopularite
Après l'intervention du 14 Juillet, le chef
de l’État a renoué avec les bains de foule.
NICOLASBAROTTE
ENVOYÉ SPÉCIAL ÀAVIGNON
SANS RISQUE, François Hollande
se promène en France. Après un
détour en Bretagne, samedi en fin
de journée pour les festivités mari-
times de Tonnerre de Brest, le pré-
sident de la République était di-
manche à Avignon, pour montrer
son intérêt pour la culture. Alors
que la France s’apprête à devoir
faire des « efforts » pour affronter
la crise, François Hollande entend
envoyer des images apaisantes
d’un président au contact et pré-
sent. Pour montrer «de la considé-
ration, du respect », a-t-il souligné
en rencontrant des artistes du off.
« Considérer que chaque création
est une chance pour notre pays. »Ca
ne coûte rien. La crise est quand
même présente. Hormis le specta-
cle vivant, le ministère de la Cultu-
re « sera soumis aux mêmes règles
que les autres ». Rigueur donc.
Pour François Hollande, il faut
aussi se battre sur un autre front :
la défense de l’exception culturel-
le en Europe. Pour le reste, il
« cherche encore » la « grande
idée » qui pourrait être le projet
culturel de sonquinquennat.
Dans les rues de la ville, Fran-
çois Hollande est accueilli cha-
leureusement. Petits bains de
foule, poignées de main, photos,
le tout à pas tranquille. Derrière
lui, sa compagne Valérie Trie-
rweiler assume son rôle de pre-
mière dame, surveillée par
l’équipe de l’Élysée.
La journaliste discrète, sou-
riante mais à peine à l’aise serre
quelques mains elle aussi. Quand
un festivalier tend en plaisantant
au chef de l’État le programme
d’une pièce intitulée Scène de vie
conjugale, elle attrape elle aussi le
papier, pour faire bonne figure.
Aucun président de la Républi-
que n’était venuà Avignondepuis
vingt ans. « Je voulais renouer
avec une tradition », a assuré
François Hollande. Sa journée est
chargée pour ce retour : visite de
la fondation Yvon Lambert, qui
vient de faire une donation ex-
ceptionnelle d’œuvres d’art, ren-
contre avec des artistes, visite de
la maison Jean-Vilar, lecture, dî-
ner avec des artistes et enfin une
pièce de théâtre : Six personnages
en quête d’auteur de Luigi Piran-
dello. Une œuvre où il est ques-
tion de mise en scène, d’exposi-
tion de la vie…I
«
Considérer
que chaque
création est
une chance
pour notre
pays
»
FRANÇOIS HOLLANDE
À Avignon, le chel de l'État cherche son pro|et culturel
Le FN va porter plainte contre Madonna
www.lefigaro.fr
lundi 16 juillet 2012 LE FIGARO
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politique 4
PSA à l’améliorer. L’administration peut
ainsi dresser un procès-verbal de constat
de carence, signifiant que les mesures
d’accompagnement du plan social (re-
classement dans le groupe et hors du
groupe, formation) sont insuffisantes au
regard la loi. « Ce procès-verbal en lui-
même n’oblige à rien. Mais les syndicats
peuvent l’utiliser comme un argument fort,
s’ils décident d’attaquer en justice », ex-
plique FranckMorel, avocat chez Barthé-
lémy Avocats. Rien ne permet de préju-
ger ce qui se passera dans le cas de PSA.
« Mais le juge a le pouvoir d’annuler un
plan social et de demander à l’entreprise
d’en rebâtir un autre s’il estime que ce plan
n’est pas de qualité suffisante en termes de
reclassement, de formation », prévient
Malik Douaoui, avocat chez Taj. Le PVest
une arme, qui pourrait retarder la mise en
œuvre du plan. Le rapport de l’expert
gouvernemental Emmanuel Sartorius sur
le plan PSA, dont les premières conclu-
sions doivent être remises fin juillet,
pourrait aussi jouer ce rôle.
Le gouvernement dispose par
ailleurs de leviers économiques
pour inciter PSA à améliorer
son plan. Administration et
collectivités locales peuvent
ainsi accorder plus ou moins
d’aides pour la réindustriali-
sation d’Aulnay. En revanche,
l’administration ne peut s’op-
poser àcequePSAbénéficiedufi-
nancement du chômage partiel ou du
crédit impôt-recherche.
Dernier levier de négociation : le plan
stratégique pour l’automobile, qui sera
présenté en Conseil des ministres mer-
credi 25 juillet. S’il refuse de recourir à
des primes à la casse, François Hollande a
évoqué samedi les pistes de « mécanisme
d’incitation pour acheter plus de véhicules
made in France » notamment de véhicu-
les propres et hybrides, ainsi que des
« efforts pour la recherche et l’innova-
tion » et des « efforts sur le crédit ». Ce
plan pourrait aussi comprendre des me-
sures incitant les administrations à se
fournir chez des constructeurs tricolores.
Toutefois, on voit mal le gouvernement
menacer PSAde le priver des bénéfices de
ce planstratégique.
Leconstructeur aremis jeudi auxparte-
naires sociaux undocument de 200pages,
présentant notamment les neuf scénarios
envisagés par le groupe pour le site d’Aul-
nay. D’ici au 25 juillet, date du CCE qui
marquera le début des négociations sur la
mise en œuvre du plan, les mesures d’ac-
compagnement social et les projets de re-
vitalisations dusite d’Aulnay, le groupe ne
peut communiquer sur ses marges de
manœuvre (qui semblent réelles) faute de
quoi il serait immédiatement accusé de
délit d’entrave par la CGT. Philippe Varin,
le PDG de PSA, sera reçu à ce sujet mer-
credi par ArnaudMontebourg. «Ladirec-
tion est ouverte à tout type de dialogue avec
les partenaires sociaux », assure-t-on
chez PSA. Àl’Élysée, onreprocheàPSAde
ne pas avoir assez préparé en amont de-
puis 24mois la revitalisationdusite d’Aul-
nayet la formationdes salariés à reclasser.
Le gouvernement va tenter d’inciter le
constructeur à privilégier la réindustriali-
sationdusite à des projets commerciaux.
D’ici au début des négociations, PSA,
dont l’action a plongé vendredi suite aux
critiques gouvernementales sur le plan,
devra par ailleurs rassurer les marchés fi-
nanciers. « D’ici à la fin 2014, échéance
prévue pour un retour à l’équilibre en ter-
mes de cash-flow opérationnel, PSA va
conserver une trésorerie très élevée, assure
Jean-BaptistedeChatillon, ledirecteur fi-
nancier dugroupe. Les craintes de certains
sur notre sécurité financière ounotre solva-
bilité sont donc totalement infondées. »I
CÉCILE CROUZEL ET IVANLETESSIER
AUTOMOBILE La « concertation » exigée
par le président de la République avec la
direction de PSA au sujet de son plan de
suppression de 8 000 postes et de ferme-
ture de l’usine d’Aulnay a démarré sur les
chapeaux de roues. « Je considère qu’il y a
eu un mensonge », s’est indigné François
Hollande samedi, lors de son entretien
télévisé, en assurant que la direction du
groupe avait « nié mener une réflexion » à
ce sujet il ya unan. Le président s’est aus-
si insurgé contre le report de l’annonce
après l’élection présidentielle de ce plan,
décidé au printemps, avant d’invoquer le
« comportement des actionnaires » qui
ont empoché l’an passé 240 millions de
dividende. Ni la direction de PSAni la fa-
mille Peugeot, son premier actionnaire,
ne souhaitent commenter les propos pré-
sidentiels, mais ces critiques ont de quoi
leur rester entravers de la gorge.
Cette sortie masque en fait la difficulté
du président de la République à contrer le
plan de PSA. « L’État ne peut rester indif-
férent et ne laissera pas faire. Le plan doit
être renégocié », a martelé François Hol-
lande, tout en reconnaissant qu’il ne
pouvait empêcher la fermeture d’Aulnay.
Le chef de l’État a toutefois exigé « l’ab-
sence de licenciements secs » et « la ré-
duction du nombre d’emplois supprimés ».
PSA se dit confiant dans le fait qu’il
n’aura pas à mettre en place de licencie-
ments secs. Si une augmentationdunom-
bre de salariés reclassés (1 500 à ce stade)
semble envisageable, une réduction sen-
sible du nombre de postes supprimés sur
le site de Rennes, souhaitée par le gouver-
nement, sera délicate à négocier.
Juridiquement, l’Élysée n’a aucun ins-
trument pour empêcher le plan social de
PSA. En revanche, il compte bien utiliser
les moyens administratifs à sa disposition
pour bloquer le plan, ou du moins inciter
s’adapter. Traditionnellement, les fem-
mes des chefs d’État prenaient place
dans le chœur de Notre-Dame ou des
Invalides, au côté de leur mari. Mais leur
présence n’est pas exigée. « En faisant
référence au “protocole”, le président
s’est conservé la possibilité de choisir
quand Valérie Trierweiler l’accompagne-
ra ou pas puisque rien n’est gravé dans le
marbre. Le protocole n’exige rien. Ce ne
sont que des arrangements », explique
Paul Poudade, chef du protocole sous
Jacques Chirac.
Pour le politologue Roland Cayrol,
François Hollande ne saura pas avant
plusieurs semaines si son intervention a
touché au but : « Pour calmer une polé-
mique comme celle déclenchée par le
tweet, il fallait une réponse en forme
d’aveu et la garantie que cela ne se repro-
duirait pas. Le président a-t-il eu des
propos suffisants ? Pas sûr qu’il ait enter-
ré l’affaire. Il ne faut pas oublier que l’épi-
sode du Fouquet’s n’a été mis que plus
tard au passif de Nicolas Sarkozy. » À
l’Élysée, on souhaite pourtant que l’his-
toire soit oubliée après l’été. I
Moncef Marzouki, et son épouse. À
l’Élysée, le protocole informe toujours le
cabinet de Valérie Trierweiler des visites
de responsables étrangers, a fortiori si
ceux-ci sont accompagnés de leur
conjointe et ont demandé si un pro-
gramme distinct pouvait être proposé.
Mais, jusqu’à présent, peu de réceptions
ont été organisées.
Enfin, tâche non négligeable qui justi-
fie aussi l’existence de son cabinet (deux
secrétaires et le chef de cabinet), l’arri-
vée d’un abondant courrier dont la pre-
mière dame est expressément destina-
taire. « Les Français aiment écrire à la
femme du président. Ils l’imaginent inter-
céder », constate unfamilier de l’Élysée.
Quant aux hommages ou cérémonies
religieuses, là encore la République peut
MARIE-AMÉLIE LOMBARD-LATUNE
LES COUACS sont clos, espère l’Élysée,
après la mise au point du 14 Juillet. « Je
tournerai sept fois mon pouce avant de
tweeter », a ensuite promis Valérie Trie-
rweiler, en déplacement à Brest au côté
du chef de l’État. Un ton posé, des phra-
ses courtes : François Hollande s’est
montré ferme samedi pour tenter de
mettre unpoint final auchapitre vie pri-
vée, ouvert par le tweet de soutien à
l’adversaire de Ségolène Royal aux lé-
gislatives et prolongé par les récentes
confidences de son fils Thomas. « Je
considère que les affaires privées se rè-
glent en privé. Et je l’ai dit à mes proches
pour qu’ils acceptent scrupuleusement le
respect de ce principe », a expliqué le
président avant d’ajouter : « Il n’y a pas
de statut (de première dame). Valérie
veut garder sonactivité professionnelle. Je
comprends. À partir de là, elle sera pré-
sente à mes côtés lorsque le protocole
l’exigera. »
Voici donc pour la tentative de fixer
une nouvelle étiquette républicaine. En
fait, les règles du protocole sont souples.
À défaut de code écrit qui, rappellent les
spécialistes, n’existe pour le conjoint
que dans les monarchies, c’est la tradi-
tion, le savoir-vivre et le bon sens qui
gouvernent. Samedi, alors que Hollande
s’expliquait depuis unsalonde l’Hôtel de
la Marine, sa compagne jouait son rôle
de maîtresse de maison, accueillant les
militaires français blessés en opération
et leurs familles pour un déjeuner à
l’Élysée. « Elle a très bien tenu ce rôle qui
est une fonction importante, en rien celui
d’une potiche », juge unobservateur.
Les visites d’État et les réceptions
données en l’honneur de dirigeants
étrangers sont d’autres occasions diffi-
ciles à manquer pour la compagne de
François Hollande. Le prochain rendez-
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la semaine dernière devant l’usine d’Aulnay-sous-Bois.
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PSA : Hollande reconnaît son incapacite
a empecher la lermeture d'Aulnay
Il exige que PSA renégocie le plan social.
Ses moyens de pression sont limités.
HOLLANDE a réaffirmé samedi que
«la règle d’or»visant le retour à
l’équilibre budgétaire «ne figurerait
pas dans la Constitution», comme
voulait l’y inscrire Nicolas Sarkozy.
Selon lui, cela pourrait se faire
«dans le cadre d’une loi organique».
Pour lui, inutile de graver dans
le marbre constitutionnel une loi
qui n’a pas vocation à être éternelle.
Interrogé par le JDD, François Baroin,
précédent ministre de l’Économie,
estime que «la règle d’or est dans le
traité budgétaire désormais accepté
par François Hollande, et ce traité
est exactement celui négocié par
Nicolas Sarkozy. (…)Je me réjouis
en tout cas de retrouver la règle d’or
au Parlement, je la voterai
évidemment. »Christian Jacob,
patron des députés UMP, a qualifié
samedi «d’écran de fumée»
les annonces sur la règle d’or.
«Si [elle] n’est pas inscrite dans
la Constitution, on ne pourra pas
se référer à elle lorsqu’un budget
sera déféré devant le Conseil
constitutionnel. On ne pourra donc
jamais en contrôler l’application. »
Quant à Jean-François Copé, le
patron de l’UMP, «Hollande a donné
le sentiment d’être un cavalier
qui refuse l’obstacle à chaque fois
qu’il se présente devant lui. » A. Z.
Règle d’or :
la droite ironise
L'Élysee mise sur le protocole pour que
Valerie Trierveiler trouve sa place
FRANÇOIS HOLLANDE a confirmé
lors de l’interviewdu 14 juillet
que la taxe à 75%sur les revenus
dépassant un million d’euros serait
bien instaurée. La mesure fera partie
du projet de loi de finances
pour 2013, qui sera présentée
en septembre. Questionné sur les
revenus exceptionnels que peuvent
percevoir les artistes, le président
a évoqué la mise en place
d’un mécanisme de lissage. En fait,
ce genre de mécanisme, qui permettrait
d’échapper au couperet d’une taxation
à 75%, s’appliquerait à tous les revenus
exceptionnels, perçus par des artistes,
mais aussi des sportifs, des chercheurs,
des chefs d’entreprise lorsqu’ils cèdent
leur société… Par ailleurs, l’exécutif
souhaiterait que la taxe à 75%
soit temporaire, c’est-à-dire n’existe
que quelques années. C. C.
Un lissage pour la taxe à 75%
François Hollande et Valérie Trierweiler pendant leur visite, dimanche à Avignon,
de la galerie Yvon Lambert. PHILIPPE LAURENSON/REUTERS
PSA aura du mal
à diminuer le nombre
de postes supprimés
«Je tournerai sept fois
mon pouce avant
de tweeter »
VALÉRIE TRIERWEILER À BREST
Hollande maquille la rigueur en «effort juste»
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8000
postes devraient être
supprimés chez PSA
qui prévoit aussi
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lundi 16 juillet 2012 LE FIGARO

politique 6
JEAN-BAPTISTE GARAT
OPPOSITION «Ce que l’on demande au
gouvernement pour la France, il faut que
nous nous l’appliquions pour l’UMP.
Nous n’avons pas le choix. » L’inquiétu-
de du trésorier du parti Dominique
Dord n’est pas feinte quand il compare
l’état des finances nationales à celle du
parti de Jean-François Copé. La tréso-
rerie de l’UMP est «au plus bas», re-
connaît-on au siège, rue de Vaugirard.
Comme au lendemain des élections de
2007, mais, cette fois-ci, en accusant le
coût de la défaite. «Le mécanisme est
simple et cyclique, explique-t-on à
l’UMP. Au lendemain des présidentielle
et des législatives, nous devons absorber
les dépenses des campagnes. Comme
nous sommes prévoyants, nous avions
provisionné à cette fin. Les premières an-
nées du quinquennat servent à épurer les
comptes, les suivantes à constituer la ré-
serve pour les échéances à venir. » Voilà
pour la théorie.
En pratique, l’UMP est
contrainte de réduire
drastiquement la voilure.
Le montant du finance-
ment public de l’UMP
s’élevait à près de 35 mil-
lions d’euros par an de-
puis 2007. Il devrait tom-
ber à 23 millions pour les
cinq années à venir en
raison des mauvais résul-
tats aux élections et de la
pénalité pour non-res-
pect de la parité aux lé-
gislatives, où le parti de la
droite républicaine a pré-
senté moins de 26% de
candidates. Résultat :
l’UMP se voit privée de
près d’un quart de sa do-
tation.
Du point de vue des re-
cettes propres, la situa-
tion n’est pas florissante
non plus. À la fin de l’an-
née 2007, l’UMP revendiquait 370000
militants. C’est 100000 de plus que le
nombre de membres à jour de cotisa-
tion, arrêté fin juin 2012 à 268000. Et
autant de cotisations en moins. L’UMP
se félicitait cependant, au printemps, de
la bonne tenue des dons. Mais reste dis-
crète sur leur montant.
Pas d’université d’été
Un premier coup de frein sur les dépen-
ses a déjà été engagé. Le nombre de
permanents au siège est réduit d’un
tiers: de 145 équivalents plein-temps,
l’UMP devrait rapidement passer à
moins de 100. «Sans licenciement »,
précise-t-on: les CDDne seront pas re-
nouvelés, pas plus que les stagiaires.
Comme en 2007, l’UMP n’organisera
pas d’universités d’été en cette rentrée
postélectorale. Les dernières, à Mar-
seille en septembre 2011, avaient coûté
entre 3 et 4 millions d’euros.
«Beaucoup des dépenses que nous
avons assumées depuis un an ne vont pas
se renouveler», temporise-t-on dans
l’entourage de Jean-Fran-
çois Copé. Par exemple,
les conventions de prépa-
ration du projet qui se sont
déroulées chaque semaine
pendant plusieurs mois
dans des salons d’hôtels ou
des salles de conférences.
Chacune coûtait environ
100000 euros; il y en a eu
une trentaine.
C’est aussi par écono-
mie que l’UMP a décidé
d’organiser le vote pour le
congrès de novembre avec
urnes et bulletins papier
plutôt que par vote élec-
tronique. Économie réali-
sée: 500000 euros.
Mais il faudra aller plus
loin. Dominique Dord a
remis deux notes à la di-
rection: l’une précise les
efforts à faire pour le sim-
ple retour à l’équilibre,
l’autre un assainissement des finances
et la constitution de provisions en vue
des échéances de 2017. «Compte tenu
du train actuel, il sera difficile de simple-
ment remplir l’objectif du retour à l’équi-
libre», souffle le trésorier de l’UMP, qui
peste contre les factures de téléphone
de certains anciens ministres ou les no-
tes de frais présentées.
Des dizaines de clubs
politiques subventionnés
Parmi les préconisations, une augmen-
tation de la cotisation des adhérents
- «impensable», assure-t-on rue de
Vaugirard - ou la révision des dotations
que l’UMP verse à des clubs et mouve-
ments. Parmi les dizaines de structures
qui ont reçu une aide financière de
l’UMP depuis 2007, on trouve Les Pro-
gressistes d’Éric Besson, le club Dialogue
et Initiative de Jean-Pierre Raffarin ou
l’Association pour la réforme d’Édouard
Balladur. «Il faudra peut-être faire du
ménage», reconnaît-onà l’UMP ensou-
lignant que les montants sont margi-
naux: France.9, le club de François
Fillon, reçoit 50000 euros par an.
L’un des plus gros postes de dépense
reste le remboursement des prêts
contractés pour l’achat du siège pari-
sien et les travaux qui y ont été effec-
tués, pour un montant dépassant les
40 millions d’euros. Les traites courent
sur moins de dix ans. «Bien sûr, c’est
lourd, mais cela nous permet aussi de
réaliser des économies, notamment pour
nos réunions pour lesquelles nous devions
louer des salles», précise-t-on au siège.
En attendant, les pots de départ s’en-
chaînent rue de Vaugirard dans une
ambiance aussi morose que la météo. I
Le nouveau siège parisien de l’UMP, acheté en 2011, reste l’un des plus gros postes
de dépense: plus de 40 millions d’euros à rembourser sur dix ans. F. BOUCHON/LE FIGARO
L'LMP contrainte de reduire ses depenses
Le financement public est en nette baisse et le parti est obligé de faire d’importantes économies.
Dans l'Orne, Alain Lambert
est menace d'un putsch de sa ma|orite
Vingt conseillers
généraux de l’Orne
se sont mutinés contre
leur président dont ils
réclament le départ.
LOUIS LAROQUE
CORRESPONDANT À CAEN
OPPOSITION À vingt ans d’écart, l’his-
toire bégaie dans l’Orne. Après avoir
été l’un des artisans du départ forcé
d’Hubert d’Andigné, président du
conseil général dans les années 1990,
Alain Lambert, qui fêtera le 20 juillet ses
66 ans, est à son tour menacé d’un
putsch. Sénateur UMP puis divers droi-
te de 1992 à 2010, il préside l’assemblée
départementale depuis 2007.
Au terme de législatives très défavo-
rables pour la droite qui a perdu deux
des trois sièges de l’Orne, vingt
conseillers généraux sur les trente de la
majorité de droite ont constitué le
groupe Orne Avenir qui a pris ses dis-
tances avec Alain Lambert.
Dénonçant la «politique ambiguë» de
leur président, qui a soutenu François
Bayrou à la présidentielle, les mutins
mettent en cause ses «errements géo-
graphiques qui l’ont plus conduit à s’oc-
cuper de la 2
e
circonscription de Paris,
celle de François Fillon, que de l’Orne».
Et de s’inquiéter également des «ab-
sences du président et de son mode à
gouvernance à distance».
Derrière cette mutinerie, l’ancien mi-
nistre du Budget de Jean-Pierre Raffarin
de 2002 à 2004 voit la main de l’UMP:
«La droite a perdu deux circonscriptions
sur trois dans l’Orne, c’est de ma faute. »
Dans la Sarthe, quatre de chute pour la
droite sur cinq circonscriptions: «Ce
n’est pas la faute de François Fillon. Moi,
je n’étais pas premier ministre pendant
cinq ans.» Les questions de politique na-
tionale semblent aujourd’hui peser lour-
dement sur ce contentieux départemen-
tal. Il s’agirait aux yeux de certains de
faire payer au président du conseil géné-
ral normand son ralliement médiatisé à
François Bayrou pendant la campagne
présidentielle, lui qui fut, historique-
ment, l’un des premiers sarkozystes.
S’agissant de la gouvernance locale,
le président en place se dit prêt à discu-
ter: «On peut toujours progresser. Dans
le Calvados, Michel puis Anne d’Ornano,
qui ont présidé le conseil général,
n’étaient pas présents chaque jour. Per-
sonne ne doutait de leur influence. »
Président de la fédération UMP de
l’Orne, Jérôme Nury, 39 ans, vice-pré-
sident du conseil général, se défend de
toute manœuvre: «Orne Avenir re-
groupe des UMP mais aussi des centris-
tes et des non-encartés. Nous voulons
une nouvelle et meilleure gouvernance.
Alain Lambert évoque un émoi postélec-
toral : il s’agit d’une tempête associant
sept vice-présidents sur dix! »
Jérôme Nury en successeur ?
Jusqu’où iront les mutins? Le blocage
de la commission permanente, qui gère
le département entre chaque session,
n’a pas porté ses fruits: elle a pu siéger
normalement le 6 juillet. Tenace, Alain
Lambert, qui avait annoncé qu’il quit-
terait la présidence du conseil général
en 2014, parie sur l’effritement du
groupe des 20 mutins.
Ceux-ci veulent le départ du prési-
dent. Et pour lui succéder, pourquoi pas
Jérôme Nury? Ayant échoué aux légis-
latives dans la circonscription d’Argen-
tan-Flers, le poulain de Sylvia Bassot,
député sortant UMP qui ne se représen-
tait pas, est en quête d’une nouvelle lé-
gitimité. I
Le groupe Orne Avenir reproche à Alain Lambert de s’être davantage occupé
«de la 2
e
circonscription de Paris, celle de François Fillon, que de l’Orne».
zoom
M
M
Marine Le Pen
va poursuivre Madonna
pour injure
Marine Le Pen va porter plainte
pour «injure»contre la star
américaine Madonna,
qui a de nouveau projeté samedi
soir, lors d’un concert au Stade
de France, un clip vidéo
dans lequel apparaît brièvement
la présidente du FN, affublée
d’une croix gammée sur le front.
«On ne peut pas accepter
ce rapprochement infâme!»,
a réagi le vice-président du FN,
Florian Philippot. Il a annoncé
le dépôt d’une plainte pour
«injure»visant la star.
«Marine Le Pen défend
son propre honneur, mais
également celui des adhérents,
des sympathisants et des millions
d’électeurs du Front national »,
a-t-il expliqué.
en bref
M
M
Pour Krivine, Mélenchon
est «un peu mégalo»
«Mélenchon, c’est une
personnalité fantastique pour
une présidentielle. Un orateur
extra. Mais il va redevenir
ce qu’il est, un député européen,
et maintenant c’est le PCF
qui réapparaît », estime Alain
Krivine, pilier du NPA dans
le JDD. Pour cet ancien candidat
trotskiste à la présidentielle,
et parrain politique d’Olivier
Besancenot, le leader du Front
de gauche est «un peu mégalo».
Récemment, une partie du NPA
a rallié le Front de gauche
de Mélenchon.
Décès du nationaliste
Corse Yves Stella
Yves Stella, l’un des membres
fondateurs du FLNC (Front de
libération nationale de la Corse),
est mort dimanche matin à l’âge
de 69 ans des suites d’une
longue maladie. Né le 8 octobre
1942 à Morsiglia (Haute-Corse),
il fut conseiller municipal
et maire de cette commune.
Le FLNC a vu le jour entre le 4
et le 5 mai 1976, lors d’une nuit
bleue ponctuée de 18 attentats.
LE FINANCEMENT
DES PARTIS
1988
La loi sur le financement
des partis politiques répartit
le montant des aides
annuelles à donner
à chaque formation,
décomposée en deux parts…
1,68 €
par an et par voix obtenue au
premier tour des législatives,
sur cinq ans, pour les partis
ayant passé le seuil des 1%des
voix dans 50 circonscriptions.
42000€
par an et par parlementaire
(député ou sénateur) élu.
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LE 24 JUILLET
BRAZZAVILLE
GEORGESMALBRUNOT
PROCHE-ORIENT Bachar el-Assad l’avait
annoncé, il y a trois semaines, lors d’un
entretien télévisé : « Nous sommes désor-
mais en guerre. Nous devons utiliser tous les
moyens »pour venir à bout de l’opposition.
Depuis, ses troupes ont écraséles rebel-
les à Douma près de Damas, bombardé
pour la première fois jeudi un quartier de
la capitale, Kfar Sousseh, et lancé le même
jour une offensive meurtrière contre
Treimsa, ville sunnite de la province de
Hama, causant la mort de plus de cent in-
surgés. Dimanche, des combats acharnés
à l’arme lourde, «les plus violents» depuis
l’éclatement de la révolte selon l’Obser-
vatoire syrien des droits de l’homme, ont
éclaté en plein jour dans plusieurs quar-
tiers du sudde Damas. Les affrontements,
qui impliqueraient des centaines de com-
battants, concernaient notamment al-
Laouan, situé dans les faubourgs du sud-
ouest de la capitale ainsi que le quartier
pauvre d’al-Tadamon, après une nuit de
fusillades dans un quartier voisin, al-Ha-
jar al-Assouad.
« Le régime considère qu’il a une fenêtre
d’un mois ou deux pour écraser définitive-
ment ses opposants, quitte à faire de très
nombreux tués », affirme un homme
d’affaires alaouite, en contact avec l’ap-
pareil sécuritaire en Syrie. À Treimsa, les
troupes d’el-Assad ont utilisé des
« chars, des hélicoptères et de l’artillerie »,
accuse, dans une note adressée auConseil
de sécurité de l’ONU, le médiateur inter-
national Kofi Annan, à partir des relevés
des observateurs ayant enquêté sur place.
« Il n’y a pas eu de massacre, lui a rétor-
qué dimanche Jihad Maqdissi, le porte-
parole du ministère des Affaires étrangè-
res. Ce qui s’est passé, ce sont des combats
avec des groupes armés. »
« Les rebelles à la moulinette »
Homs essuie également les assauts meur-
triers de l’armée. « Nous y avons envoyé
une équipe de journalistes avec l’armée sy-
rienne », confie Sami Kleib, l’un des diri-
geants de la nouvelle chaîne de télévision
al-Mayadeen, qui confirme le durcisse-
ment de la répression contre les rebelles.
« Les images étaient terribles. » À al-Qu-
sayr, entre Homs et la frontière libanaise,
les habitants commençaient à creuser des
abris pour se protéger des obus.
Alors qu’à Paris des diplomates croient
déceler des « indices » d’une perte de
contrôle de Bachar el-Assad, sur le ter-
rain, ce dernier affiche sa détermination
à user de sa puissance de feu contre « les
groupes terroristes », selon la terminolo-
gie officielle désignant les insurgés.
Dimanche, plusieurs quartiers de Deir
ez-Zor, à l’est, ont été la cible d’obus qui
ont tué aumoins quatre civils. À200kmà
l’ouest, la ville de Rastan, tenue depuis
février par les rebelles, était elle aussi pi-
lonnée, tandis qu’unpeuplus aunord, les
forces armées prenaient d’assaut les vil-
lages de Jreires et Maarzaf et bombar-
daient la localité de Qalaat al-Madiq. En-
fin, entre 18 heures et minuit samedi, des
détonations ont résonné toutes les trois
minutes à une trentaine de kilomètres à
l’ouest d’Alep, la grande ville du nord de
la Syrie. En l’espace de 48 heures, près de
deux cent cinquante personnes sont
mortes dans cette « fuite en avant », dé-
noncée par la France.
« On va passer les rebelles à la mouli-
nette », claironnait récemment un cadre
des services syriens au téléphone à son
cousin à Paris. « Cela fait des mois qu’ils
attendaient l’ordre de passer à l’action »,
explique ce dernier. Si les forces armées
ne l’avaient pas encore fait, ajoute-t-il,
« c’est par peur de bilans encore plus
lourds, que n’auraient pas tolérés les alliés
russes de Damas, et parce qu’il y ades ota-
ges alaouites retenus par les op-
posants », notamment à Homs.
Annan à Moscou
Les récentes manœuvres mili-
taires semblent avoir regonflé
le moral des troupes alaouites,
la minorité omniprésente dans
les forces de sécurité. « Un
autre de mes cousins membre de la Garde
républicaine, qui est en instruction en Iran,
piaffe d’impatience de rentrer pour com-
battre l’opposition », poursuit l’industriel
alaouite. Après avoir décapité le Front al-
Nosra, lié à la branche d’al-Qaida enIrak,
avec l’opération de Treimsa, les services
de renseignements syriens ont une fois
encore montré leur redoutable capacité à
neutraliser leurs « ennemis ». « Ils
avaient infiltré un agent de police d’Idlib au
sein des dissidents de l’Armée syrienne li-
bre, il y a deux mois, raconte un observa-
teur ayant ses entrées à Damas. C’est lui
qui a renseigné l’armée sur les plans des
rebelles de Treimsa d’attaquer les militai-
res sur une route. »
Avec cette offensive, « le régime veut
apparaître en situation de force
lorsque la période de transition
souhaitée par Annan commen-
cera », estiment des sources
de retour de Damas. Jusqu’à
maintenant, ses opposants ont
toujours survécuà leurs défai-
tes. Dans l’espoir de redonner
un élan diplomatique à son
plan de paix, sans effet sur le terrain, Kofi
Annan est attendu lundi à Moscou, où il
doit rencontrer mardi le président russe,
Vladimir Poutine. Une visite de Ban Ki-
moon est aussi prévue en Chine, autre
soutiende Damas, auquel le secrétaire gé-
néral de l’ONUa demandé «d’user de son
influence » pour faire appliquer le plan
Annan. L’Iran, principal allié de Damas
dans la région, s’est dit prêt à organiser à
Téhéran une rencontre entre le gouver-
nement syrien et l’opposition pour tenter
de dénouer la crise. I
Syrie: el·Assad
choisit la luite
en avant
Le régime se donne quelques semaines
pour écraser la rébellion. Des combats
acharnés ont éclaté à Damas.
Yemen: l'humanitaire
lrançais libere
Benjamin Malbrancke avait été kidnappé en
avril dans une région rattrapée par la guerre.
SAMUEL FOREY
HODEÏDA(YÉMEN)
PÉNINSULE ARABO-PERSIQUE Sa libé-
ration est aussi mystérieuse que sa cap-
ture. BenjaminMalbrancke a été relâché
samedi 14 juillet par Ansar al-Charia,
« les partisans de la loi islamique », le
nom qu’al-Qaida s’est donné dans la
province de Shabwa, dans le sud-est du
Yémen, largement aux mains des djiha-
distes.
Ce Français, collaborateur de la
Croix-Rouge, avait été capturé à Ho-
deïda, à une trentaine de kilomètres du
front de mer où Hilal fume tranquille-
ment son narguilé. « Ne vous inquiétez
pas si vous entendez des tirs. En ce mo-
ment, les fusillades sont aussi fréquentes
que les feux d’artifices », tente de rassu-
rer le jeune fonctionnaire du gouverne-
ment yéménite. Des claquements secs
résonnent dans la nuit. Hilal les attribue
à des règlements de comptes, alors que
l’armée quadrille la ville depuis l’atten-
tat suicide du11 juillet qui a fait 8 morts à
l’académie de police de Sanaa.
Hodeïda connaît la moiteur et la mi-
sère, les trafics et les migrants. Mais les
enlèvements d’étrangers, les règle-
ments de comptes, les attaques de
convois de marchandises, c’est nouveau
pour l’ancien port ottoman, réputé
comme étant l’une des villes les plus pa-
cifiques d’un Yémen turbulent. Ici, pas
de guerres tribales comme dans le nord
du pays. Les Zaraniq, la principale tribu
de la région, se tiennent tran-
quilles. Ces anciens guerriers
se sont depuis longtemps reconvertis en
agriculteurs.
« Les gens d’ici sont envahis par une
guerre qui n’est pas la leur », explique
Ishaq Salah, un avocat membre d’une
associationde défense des droits des ha-
bitants de la Tihama, la plaine côtière
qui borde la mer Rouge. Il fait allusion à
Shabwa, là où était détenu Benjamin
Malbrancke. Shabwa est largement aux
mains de djihadistes, mais ils reculent.
Le nouveau président, Abd Rabbo Man-
sour Hadi, mène une lutte farouche avec
une armée faible et divisée. La garde ré-
publicaine est toujours aux commandes
du fils de l’ex-dictateur, Ali Abdallah
Saleh. Mais les troupes yéménites, avec
l’aide des drones américains, ont repris
le 15 juin la province d’Abyan, où Ansar
al-Charia avait proclamé un « Émirat
islamique ».
Corruption
Cette victoire a sonrevers. « La guerre à
Shabwa entraîne des troubles dans tout le
pays », explique Ishaq Salah. Des trou-
bles qui prospèrent, dans la Tihama, sur
la misère. Depuis quelques mois, les
500000 habitants de Hodeïda subissent
des coupures d’électricité quotidiennes
et l’eau se fait rare. « Si al-Qaida achète
des otages étrangers, il ne faut pas
s’étonner qu’il y ait des enlèvements »,
remarque le journaliste SalemAish-Ha-
bal. Il ne croit pas à la présence de djiha-
distes dans la région, malgré l’arresta-
tion, fin avril, de cinq suspects
soupçonnés appartenir à al-Qaida. Il
connaît l’enseignante suisse enlevée
le 13 mars dernier : « Des hommes
armés se sont présentés chez elle.
L’officier qui la protégeait n’a rien
fait. Elle a été enlevée, comme ça,
tout simplement. La question, c’est
de savoir comment les otages ont été
emmenés à Shabwa, alors qu’il y a des
check-points de l’armée partout. »
Comme beaucoup de Yéménites, Sa-
lem Aish-Habal soupçonne l’ancien ré-
gime de fomenter les troubles : « Saleh
vit toujours ici et c’était dans ses habitu-
des de manipuler al-Qaida. Je ne vois pas
ce qui l’empêcherait de continuer. » Pour
la première fois depuis longtemps, les
djihadistes reculent au Yémen. Mais
l’ancien régime, lui, n’a pas disparu. I
250
tués
C’est le bilan estimé
des violents combats
du week-end
Hodeïda
250 km
Saada
Sanaa
Aden
Socotra
YÉMEN
ÉTHIOPIE
DJIB.
SOMALIE
O
M
A
N
ARABIE
SAOUDITE
Golfe d’Aden
Mer
Rouge
Un homme pleure, samedi, un proche tué lors des assauts meurtriers de l’armée contre Homs. AP
Dossier spécial – Syrie
www.lefigaro.fr/revoltes-arabes/syrie.php
lundi 16 juillet 2012 LE FIGARO
C
international 8
THIERRY PORTES
ENVOYÉ SPÉCIAL ÀTUNIS
MAGHREB Le pouvoir. L’idéologie du
parti islamiste Ennahda semble désor-
mais se résumer à ce maître mot. Pour
conserver sa majorité à l’Assemblée, et
l’accroître si possible aux législatives
prévues en2013, cette formationest prê-
te à des contorsions sémantiques et à des
compromis avec la société tunisienne, la
plus moderne et laïque dumonde arabe.
Piloté par sonprésident fondateur, Ra-
ched Ghannouchi, et son secrétaire gé-
néral et actuel premier ministre de Tuni-
sie, Hamadi Jebali, lecongrès d’Ennahda,
qui s’est tenu du 12 au 15 juillet à Tunis,
était officiellement celui de «l’ouvertu-
re ». Il fut, enréalité, celui delaplasticité.
Aux militants, réunis pour la première
fois depuis ces trente dernières années,
durant lesquelles leur formation n’avait
pas le droit d’exister publiquement, les
«patrons » d’Ennahda ont seriné que la
tradition musulmane doit aujourd’hui
s’inscrire dans la démocratie, l’humanis-
me et l’économie de marché.
«Chaque responsable nahdaoui est par-
tagé entre l’intégrisme le plus dur, les le-
çons des Frères musulmans, sa perception
de l’exemple turc et sa propre vision de la
société tunisienne », décrypte Zyed Kri-
chen. «Le parti n’a aucun intérêt à clari-
fier ses positions, explique le directeur du
quotidien arabophone et bientôt franco-
phoneLeMaghreb, car l’essentiel n’est pas
l’idéologie, mais la conquête de l’État. » À
l’instar de tous les observateurs tunisiens,
ZyedKrichenparie qu’une victoire d’En-
nahda aux législatives de 2013 lui assure-
rait unrègne d’aumoins dixans.
L’affirmation du processus révolu-
tionnaire et la lutte contre la corruption
instituée sous Ben Ali légitiment pour
l’heure l’éviction des fidèles, vrais ou
supposés, de l’ancien régime. Les équi-
pes à la tête des vingt-quatre gouverno-
rats de Tunisie ont été remplacées.
Nombre de directeurs généraux de
l’administration ont été écartés. Ce sont
les cabinets ministériels qui s’essayent à
diriger la fonction publique. « Les gens
d’Ennahda, affirme un fonctionnaire,
évoluent en vase clos et acceptent diffici-
lement d’écouter les autres. L’exil ou la
prison (les principaux ministres sont
passés par les geôles de Ben Ali) expli-
quent sans doute cette paranoïa », avan-
ce ce fonctionnaire.
Méthodes expéditives
Le pouvoir utilise parfois des méthodes
expéditives. Le ministre de la Justice,
Noureddine Bhiri, a sorti une première
liste de quelque quatre-vingts magis-
trats suspectés de coupables conniven-
ces avec l’ancien régime. Dissous, le
Conseil supérieur de la magistrature
présidé par Ben Ali ne pouvait être
consulté. Mais l’association des magis-
trats et le syndicat des magistrats ne
l’ont pas été davantage. Leurs récrimi-
nations ont seulement conduit le minis-
tre à élaborer une seconde liste. Le Jour-
nal officiel du 6 juillet dernier a publié les
noms de soixante et onze magistrats ré-
voqués, sans aucune forme de procès.
« C’est une décision administrative et ils
peuvent saisir les juges administratifs »,
répond un défenseur de Noureddine
Bhiri, non sans avoir rappelé que « le
peuple nous reprochait d’avoir tardé à
assainir la magistrature ».
Ayant promis une reprise de l’écono-
mie et de l’emploi, Ennahda n’aura jus-
qu’à présent épargné que les chefs d’en-
treprise. Les intellectuels, les journalistes
et les artistes subissent, eux, les foudres
d’un parti volontiers populiste. Il y a un
mois, une exposition de peintures, cata-
loguée comme blasphématoire, a sou-
dain réveillé la nature profonde des ca-
dres nahdaouis. Aucun ministre n’a jugé
opportun de défendre la liberté de créa-
tion. Aucun ne s’était précédemment
élevé contre la condamnation de deux
jeunes à sept années de prisonpour avoir
posté des caricatures de Mahomet sur
leur page Facebook. Face à l’inopinée of-
fense picturale, les ministres et parle-
mentaires d’Ennahda, qui s’étaient en-
gagés à ne pas introduire la charia dans la
nouvelle Constitution, ont répliqué par
une proposition de « criminalisation des
atteintes au sacré ».
À la commission des droits et des li-
bertés de l’Assemblée constituante,
présidée par la nahdaouie Ferida Laabi-
di, la cinéaste du groupe démocratique
Salma Baccar s’arrache les cheveux.
« On discute à n’en plus finir pour savoir
si le sacré concerne Dieu, le Coran, le
Prophète, les compagnons du Prophète…
et comment, concrètement, on touche au
sacré. » Cette même commission doit
définir la liberté de la presse et la liberté
de création.
Les Femmes démocrates, l’associa-
tion féministe la plus connue en Tunisie,
n’a toujours pas été auditionnée. Aucun
représentant des médias n’a été invité.
«L’ouverture », chez les nahdaouis, se
pratique en vase clos. I
Rached Ghannouchi, jeudi à Tunis, lors du congrès du parti islamiste au pouvoir, Ennahda. FETHI BELAID/AFP
Tunisie: Ennahda lait passer le pouvoir
avant l'ideologie
Les islamistes tunisiens ont clos
leur congrès en entretenant l’ambiguïté.
THIBAUT CAVAILLÈS
TUNIS
NAJET ET LEÏLA sont venues « pour se
retrouver entre copines ». Deux femmes
aux voiles dorés, la quarantaine, qui
boivent un thé à la cafétéria du palais
des congrès du Kram. « C’est important
d’être là, explique Najet, fonctionnaire à
Haffouz, près de Kairouan. Ennahda fait
partie de notre histoire. Moi, j’y ai adhéré
en 1989, lorsque j’étais étudiante. De-
puis, nous ne pouvions plus nous fré-
quenter entre nous. » À leurs côtés,
Noureddine Jelassi écoute, tout sourire.
Il était leur professeur à l’université de
Tunis et les présente comme ses filles :
« Je ne les avais pas vues depuis 1989 à
cause de la répression de Ben Ali. C’est
notre premier congrès libre en Tunisie
depuis vingt-trois ans. Grâce à la révolu-
tion, nous n’avons plus à nous cacher. »
Profil des militants rencontrés : clas-
se moyenne, enseignants, fonctionnai-
res, francophones pour certains, diplô-
més souvent. Dans les allées, les
femmes portent toutes le hidjab, simple
voile, alors que très peu circulent en
tchador et aucune en niqab. « Cette
journée est un don de Dieu ! », lance
Hédi Jazi, 54 ans. Venu de Nabeul, à
deux heures et demie de route, il était
greffier au ministère de l’Intérieur
avant de passer dix ans en prison.
Une génération « kidnappée »
Parmi les militants, beaucoup de filles
jeunes sous leurs voiles, la plupart ne
dépassant pas la vingtaine, quand les
garçons semblent manquer à l’appel. « Il
n’y a pas trop de 25-35 ans, confirme
Anouar, 22 ans. C’est une génération que
Ben Ali a “kidnappée” en les envoyant à la
fac, en leur donnant des diplômes. »
Anouar vient d’un village près de
Béja, dans l’intérieur des terres. Il
échange avec Hiba, 17 ans, qui n’a pas
de problème à parler avec un inconnu.
Hiba se retrouve dans les idées d’Enna-
hda, mais, comme beaucoup, elle
aimerait voir changer la position du
parti concernant la charia. En mars
dernier, Rached Ghannouchi a décidé
de ne pas influer pour qu’elle soit ins-
crite dans la Constitution. « Nous som-
mes pour la charia, assure Hiba. Mais les
gens ne savent pas ce que c’est. Rached
Ghannouchi n’a pas dit qu’il n’en voulait
pas, il a dit qu’il fallait l’expliquer aux
gens pour qu’ensuite ils la réclament
d’eux-mêmes. »
« Je suis déçue par le rejet de la charia,
explique plus loin Marwa. Mais je pense
qu’Ennahda va changer d’avis. » Étu-
diante en médecine, Marwa est ici avec
sa sœur cadette. Dans la famille, tout le
monde vote Ennahda : « On a confiance
en eux, ce sont d’anciens prisonniers,
donc ils ne vont pas nous priver de nos li-
bertés. » Safa, la petite sœur, tente de
donner son avis sur les salafistes -
« nous avons des points communs avec
eux » - avant d’être corrigée par son
aînée, qui les juge trop extrémistes.
Ennahda serait enrevanche, aux yeux
d’Asma, trop ouvert. Elle qui a réussi à
convaincre ses parents de voter Enna-
hda trouve que « le parti s’efforce trop de
satisfaire les modernistes et cède du ter-
rain ». Sa copine Holfa est sûre qu’« En-
nahda optera pour la charia quand ce sera
le moment ». Ce qui comblerait Asma,
qui est pour la polygamie. I
Pour les militants islamistes,
la charia aura son heure
FAOUZI MARROUCHI, ancien élève de
l’ENA, est professeur de droit internatio-
nal à Tunis et politologue.
LEFIGARO. - Quelle est la ligne
idéologique actuelle d’Ennahda ?
Faouzi MARROUCHI. - Ennahda est en
train d’enlever le chapeau de la religion
pour s’avancer vers une adhésion à un
État « civique ». Il y a deux clans dans ce
parti : le clan anglophone, représenté par
des personnalités telles que Rached
Ghannouchi, longtemps exilé en Angle-
terre, et qui tente de concilier droits de
l’homme et héritage islamique ; l’autre
clan est composé des nahdaouis qui
étaient en prison ou sous contrôle admi-
nistratif en Tunisie. Ces derniers sont
plus conservateurs, ils cherchent à adap-
ter les valeurs musulmanes, mais sans
heurter les valeurs positivistes de la so-
ciété tunisienne. Du temps de la dictatu-
re, il y avait un double conseil consultatif
du parti (la choura), l’un à l’étranger,
l’autre, clandestin, en Tunisie. Pour la
première fois après ce congrès, la choura
sera réunifiée.
Ne pas inscrire la charia
dans la Constitution, est-ce unrecul
tactique ou unvrai aggiornamento ?
Ennahda a seulement ajourné cette
controverse, car elle divise profondé-
ment la société tunisienne. Quand je re-
garde l’article I
er
hérité de la Constitution
de 1959, rappelant que l’islam est la reli-
gion de la Tunisie, je m’interroge : est-ce
parler du rapport de l’homme à Dieu ou
s’agit-il de définir les relations entre per-
sonnes, les rapports quotidiens, le vivre-
ensemble ? Dans cette seconde hypothè-
se, la sphère privée sera touchée et cela
modifiera profondément le mode de vie
des Tunisiens.
Quelle est la réalité de l’ouverture
proposée par Ennahda ?
C’est de la stratégie. L’intérêt d’Ennahda
est d’élargir son alliance (deux petits par-
tis de gauche sont associés au pouvoir,
NDLR) pour mieux fragmenter le bloc
moderniste. Ennahda cherchera sans
doute à créer ouà soutenir des partis isla-
mistes proches et, simultanément, à
s’élargir vers le centre.
Ennahda propose une coalition extensi-
ve, pour l’instant refusée par le Parti ré-
publicain et l’Appel de la Tunisie de Béji
Caïd Essebsi. Ce qui devrait conduire,
lors des prochaines élections, à une
confrontation entre le bloc conservateur,
qu’Ennahda veut incarner, et le bloc mo-
derniste. I
Propos recueillis à Tunis par T. P.
«L'ouverture, une strategie pour diviser les modernistes »
zoom
M
M
Uncélèbre criminel nazi
retrouvé à Budapest
Le criminel nazi le plus recherché
aumonde, Laszlo Csatary, âgé
de 97 ans et accusé de complicité
dans la mort de 15700Juifs
pendant la Seconde Guerre
mondiale, a été retrouvé
à Budapest, a indiqué dimanche
le directeur dubureauducentre
Wiesenthal enIsraël, Efraim
Zuroff. Le quotidienbritannique
The Sun «a pu le photographier
et le filmer grâce à des informations
que nous avions fournies
en septembre 2011», a-t-il ajouté.
Sans confirmer l’information,
les autorités locales ont déclaré
avoir ouvert une enquête.
en bref
M
M
Fabius envisite à Alger
Le ministre français des Affaires
étrangères, Laurent Fabius,
est arrivé dimanche soir à Alger
pour sonpremier voyage officiel
dans unpays arabe,
afinde renforcer le dialogue avec
l’Algérie mais aussi d’évoquer
la crise auMali voisin.
Hillary Clintonsoutient
la transitionenÉgypte
La secrétaire d’État américaine,
HillaryClinton, s’est entretenue
dimanche auCaire avec
le maréchal HusseinTantaoui,
chef de l’armée, après avoir
apporté son«soutienferme »
à la transitiondupays vers la
démocratie. Cette visite intervient
enpleine épreuve de force entre
le nouveauprésident, Mohammed
Morsi (Frères musulmans),
l’armée, qui détient le vrai pouvoir
depuis la chute de Hosni
Moubarak, et la justice, qui a
annulé une partie des législatives
remportées par les islamistes.
Maroc : l’islamiste
Benkirane largement réélu
L’actuel chef dugouvernement
marocain, l’islamiste Abdelilah
Benkirane, a été rééludimanche à
une large majorité à la tête duParti
de la justice et dudéveloppement.
Mali : les Touaregs duMNLA
renoncent à la sécession
Les rebelles touaregs du
Mouvement national de libération
de l’Azawadqui s’étaient emparés
dunordduMali enavril, ont
renoncé dimanche à créer unÉtat
séparé.
Législatives auCongo
Les Congolais votaient dimanche
pour le premier tour des
législatives afinde désigner
135 députés de leur Assemblée
nationale, sur laquelle le camp du
président Denis Sassou-Nguesso
devrait conserver sa mainmise.
Plusieurs milliers de Tunisiens ont assisté, jeudi, au premier congrès du parti islamiste
à Tunis, un an et demi après la chute du régime de Ben Ali. A.GARBOUSSI/WOSTOK PRESS
«Ce parti n’a aucun
intérêt à clarifier ses
positions. L’essentiel
n’est pas l’idéologie,
mais la conquête
de l’État »
ZYED KRICHEN, JOURNALISTE
Un manifestant tente de s’immoler
à Tel-Aviv www.lefigaro.fr/international
En images – Une vingtaine de morts au Japon
après des inondations www.lefigaro.fr
LE FIGARO lundi 16 juillet 2012

europe 9
FLORENTINCOLLOMP
CORRESPONDANT ÀLONDRES
GRANDE-BRETAGNE À douze jours de
l’ouverture des Jeux olympiques de
Londres, l’armée mobilise en catastro-
phe 3500 soldats en renfort pour pallier
les défaillances d’une société privée de
sécurité qui peine à recruter les agents
nécessaires. Ce revers pour le ministère
de l’Intérieur, qui répète à l’envi depuis
des mois être prêt pour « les Jeuxles plus
sûrs », n’est que l’un des signes d’une
nervosité grandissante, à l’approche de
l’échéance, au sein du gouvernement
britannique et du comité d’organisa-
tion, le Locog. L’accueil des participants
aux frontières du Royaume-Uni, les
transports londoniens, la finalisation
des infrastructures temporaires et… la
météo donnent des sueurs froides aux
responsables de l’événement.
Le message gouvernemental délivré
depuis juin, selon lequel la préparation
des Jeux s’est achevée dans les temps
et en dessous du budget imparti, est
mis à mal par une série de casse-tête
de dernière minute. Dans les aéro-
ports, en particulier Heathrow, le plus
chargé d’entre eux, la pagaille du pas-
sage des frontières ne semble se régler
qu’avec peine. Des files d’attente
d’une à trois heures étaient monnaie
courante ces derniers mois à la suite
d’un renforcement des contrôles pour
les non-résidents de l’Union euro-
péenne. Or, Heathrow attend 100 000
passagers de plus par jour pour les Jeux
olympiques. Depuis ce week-end, 500
agents supplémentaires sont à pied
d’œuvre mais, selon un rapport de
l’inspecteur chef des frontières et de
l’immigration, leur manque d’expé-
rience ralentirait le processus au lieu
de l’accélérer. Des files spéciales pour
les détenteurs d’accréditations aux JO
ont été mises en place.
Une fois sortis de l’aéroport, les ath-
lètes et leur entourage ne sont pas enco-
re près d’arriver sur le parc olympique,
à l’autre bout de la ville. L’autoroute
M4, qui relie Heathrowà Londres, vient
tout juste de rouvrir après une semaine
de travaux, des fissures ayant été dé-
couvertes sur un pont à la suite d’inon-
dations. Dans la capitale, des voies ré-
servées aux Jeux olympiques ont été
créées sur les principaux axes, faisant
craindre un trafic monstre pour le reste
des utilisateurs. Dans les transports en
commun, le Tube, vieux de près de
150ans, déjà saturé en temps normal,
risque l’implosion avec 3 millions de
trajets quotidiens supplémentaires at-
tendus. Dans les stations, des messages
enregistrés par le maire de Londres, Bo-
ris Johnson, incitent les Londoniens à se
déplacer le moins possible.
« Nous savons que l’organisation d’un
programme de transports dans une ville
bâtie sur un plan médiéval est un challen-
ge », reconnaît Sebastian Coe, prési-
dent du Locog. Le patron des Jeux assu-
re travailler 24 heures sur 24 avec ses
équipes pour peaufiner le dispositif du-
rant les derniers jours. « Il nous reste
beaucoup de travail mais les choses sont
en ordre, assure-t-il. La pluie nous com-
plique la tâche ; je suis prêt à prendre la
responsabilité de presque tout, mais je
n’ai pas de ligne directe avec le Tout-
Puissant. » Le comité d’organisation a
commandé 250 000 ponchos pour pro-
téger les spectateurs des intempéries.
Une tâche «sous-estimée»
Pour l’heure, le principal fiasco de l’or-
ganisation reste celui de la sécurité.
Constatant l’insuffisance de ses prévi-
sions, le Locog avait doublé en décem-
bre dernier le nombre de vigiles néces-
saires pour la surveillance et le contrôle
de l’accès aux sites olympiques. Un
contrat de 285 millions de livres
(362 millions d’euros) avait alors été si-
gné avec le groupe G4S, leader mondial
de la sécurité, qui s’engageait à fournir
10 000 gardes et à encadrer 3 000 vo-
lontaires. Ce n’est que la semaine der-
nière que la société a signalé au ministè-
re de l’Intérieur qu’elle ne parviendrait
pas à recruter les effectifs annoncés.
L’autoroute M4, qui relie Heathrow à Londres, vient de rouvrir après une semaine
de travaux consécutifs à la découverte de fissures sur un pont. CAWTHRA/REX/SIPA
Les bugs se multiplient
avant les }O de Londres
L’armée appelée en renfort pour la sécurité, un engorgement
redouté aux frontières, des transports saturés… et la pluie.
La Crece se bat pour sauver la manne du tourisme
En baissant sensiblement leurs tarifs, les hôteliers sont parvenus à endiguer la chute de la fréquentation.
RENAUDGIRARD
ENVOYÉ SPÉCIAL ÀATHÈNES
BALKANS Sur la Grèce, il est une ex-
pression qui revient souvent dans les re-
portages et talk-shows télévisés : « un
pays dévasté par la crise ». Elle est faus-
se. La société grecque, qui avait pris, de-
puis les années 1990, l’habitude de voir
son niveau de vie croître régulièrement,
est certes aujourd’hui profondément af-
fectée par unappauvrissement brutal, de
l’ordre de 25 %depuis 2008. Mais le pays
n’offre aucun signe physique de « dé-
vastation », bien au contraire.
Les touristes européens s’y rendant
pour la première fois sont toujours
agréablement surpris. À l’arrivée à
Athènes, les attend une aérogare ultra-
moderne et bien organisée, qui fut édi-
fiée pour les Jeux olympiques de 2004.
De là, ils peuvent prendre un métro
pour le centre de la capitale. Les rames
sont propres, climatisées, silencieuses.
Les stations sont annoncées à l’avance
en grec et en anglais. Le touriste pourra
décider de s’arrêter à la station « Acro-
polis », où un escalator le portera jus-
qu’aux pavés de la rue piétonne Denys
l’Aréopagite. Stupéfait par la beauté des
lieux, surplombés par le Parthénon, le
visiteur n’aura qu’une centaine de mè-
tres à parcourir, à l’ombre de cyprès et
de pins maritimes, pour trouver le refu-
ge qu’il cherchait : le tout nouveau Mu-
sée de l’Acropole – financé grâce aux
subventions de l’Union européenne.
Inauguré en juin 2009, œuvre des ar-
chitectes Bernard Tschumi (franco-
suisse) et Michael Photiadis (grec), c’est
l’un des plus merveilleux musées euro-
péens, tant par ses volumes et son utili-
sation de la lumière naturelle que par la
richesse de ses collections.
Sorti du musée, le touriste voudra-t-
il plonger une tête dans l’eau si bleue de
la mer Égée ? Un tramway aussi neuf
que ceux de notre petite ceinture le
conduira directement jusqu’aux plages
de Glyfada, à 20kmde là. La famille plus
intéressée par un farniente dans la cam-
pagne méditerranéenne que par un re-
tour culturel au siècle de Périclès
louera une voiture à l’aéroport,
d’où une splendide autoroute
la mènera directement, sans
un seul feu rouge ni la
moindre pollution publici-
taire, jusqu’au milieu du
Péloponnèse, au sud de la
ville de Tripoli.
Dans l’argent que Bruxel-
les a donné à la Grèce, il y a eu
des fraudes, il y a eu de la cor-
ruption, mais tout n’a pas été dépensé
en vain, comme le prouve la magnifi-
cence de ces infrastructures. Ce sont el-
les qui devraient permettre à la Grèce de
relancer sa principale industrie locale,
le tourisme. Il représente déjà plus 15 %
du PIB et emploie 20 %de la population
active. L’idée est désormais de privilé-
gier les séjours haut de gamme par rap-
port au tourisme de masse hérité de la
fin des années 1970, pour faire monter
ce chiffre à 25 % du PIB. Afin d’attirer
les riches Russes –qui jusqu’à présent
se précipitaient au Monténégro
–, le gouvernement grec
vient de leur supprimer
l’obligation de visa.
Endépit de la crise éco-
nomique mondiale, la
saison 2011 fut une année
record pour la Grèce :
16,5 millions de visiteurs,
et un chiffre d’affaires total
en hausse de 10 %par rapport à
l’année précédente, atteignant les
10,5 milliards d’euros. Mais 2012 s’est
présenté sous de plus noirs auspices.
L’instabilité politique (qui a duré d’avril
à juin), le grossissement médiatique des
manifestations populaires à Athènes, la
peur de grèves sauvages dans les trans-
ports maritimes ont dissuadé nombre
de tour- opérateurs.
Interdire les grèves?
Au début du printemps, les réserva-
tions avaient chuté de 30 % par rap-
port au niveau de 2011. « Pour nous, le
mois de mai a été perdu », se lamente
Markos Lambiris, directeur des ventes
d’un complexe hôtelier de luxe bâti sur
une péninsule baignée par les eaux
limpides du golfe Saronique, à trois
quarts d’heure en taxi de l’aéroport in-
ternational d’Athènes. « Quand vous
êtes l’organisateur d’un séminaire inter-
national prestigieux, vous ne prenez
aucun risque. Voilà pourquoi beaucoup
de multinationales ont évité la Grèce cet-
te année. »
Après cinq mois de négociations et
quelques jours d’unmouvement de grè-
D’où le recours à un contingent de l’ar-
mée, initialement prévuenréserve pour
faire face à une menace terroriste grave.
« Nous avons sous-estimé la tâche. Nous
le regrettons profondément », a déclaré
le directeur général de G4S, Nick Buc-
kles. I
ve (peu suivi), la fédération hôtelière a
signé le 13 juillet unaccord avec les syn-
dicats de salariés, reconduisant une
convention collective avantageuse jus-
qu’à fin 2013, en échange d’une accep-
tation de baisse des salaires de 15 %.
Le 30 juin, l’on pouvait voir des tou-
ristes un peu perdus errer au Pirée après
qu’un mouvement de grève eut été dé-
clenché par les puissants syndicats de
marins opérant les ferries. Ces mouve-
ments sociaux déclenchés en pleine sai-
son touristique nuisent tellement à
l’image du pays que l’éditorialiste du
plus sérieux journal grec, Ekathiremini,
vient de proposer, « pour raisons de sa-
lut national », l’interdiction de la grève
dans l’industrie touristique du mois de
mai au mois de novembre. « Une idée
pleine de bon sens », commente laconi-
quement M. Lambiris.
Face au marasme qui s’annonçait, les
hôteliers du secteur privé ont cepen-
dant rapidement réagi, en baissant si-
gnificativement leurs prix. La nuitée
moyenne pour une chambre double
s’établit désormais à 100 euros, prix
bien inférieur à celui des Rivieras ita-
lienne ou française. Cela a marché pour
le public anglais : le site britannique de
réservation online dealchecker a vu ses
réservations pour la Grèce augmenter
de 200 % au cours des deux derniers
mois. Mais pour les Allemands, c’est
trop tard. La perception – très exagérée
– d’une germanophobie aiguë au seinde
la population grecque, qui reste en réa-
lité très accueillante à l’égard de tous les
publics, a orienté cette année nombre
de touristes d’outre-Rhin vers l’Espa-
gne ou la Turquie. Les professionnels
s’attendent donc à une diminution de
leur chiffre d’affaires d’au moins 20 %
pour la saison 2012 par rapport à l’année
record de 2011…I
15%
du PIB
La part du tourisme
dans l’économie
grecque
Le métro londonien,
vieux de près de 150ans,
déjà saturé en temps
normal, risque l’implosion
L’Acropole
à Athènes.
Malgré la crise,
la Grèce
a accueilli
16,5 millions
de visiteurs
en 2011.
GOULIAMAKI/AFP
lundi 16 juillet 2012 LE FIGARO
C
société 10
autre recense les gens venus déposer
leur poste de TSF, en 1943, quand
même l’écoute de la radio était interdi-
te aux Juifs. Les mains courantes, quant
à elles, illustrent la préoccupation
principale des Parisiens à l’époque:
survivre. La misère est telle qu’une
tonne de charbon est volée au sein
même du commissariat des Enfants-
Rouges! Ces pièces uniques, Charles
Tremil les a découvertes au service des
archives de la Préfecture de police.
«C’est une adresse d’initiés, reconnaît
la commissaire divisionnaire Françoise
Gicquel, en charge des 17 kilomètres
d’archives de la Préfecture de police.
Mais, depuis dix ans, il y a une vraie poli-
tique d’ouverture à vocation pédagogi-
que. Ces archives sont uniques au monde
car elles racontent la vie quotidienne des
Français depuis le XVII
e
siècle. Y compris
sous l’Occupation où les rapports de quin-
zaine des RG rendaient fidèlement compte
de l’état d’esprit de la population. »
Si les archives peuvent être consultées
sur place, en exposer une partie au pu-
blic était moins évident. Décidé à asso-
cier la Préfecture de police à l’exposition
qu’il préparait sur le III
e
arrondissement
sous l’Occupation, Charles Tremil a sol-
licité l’autorisation auprès de Michel
Gaudin, ex-préfet de police de Paris.
«Accepter d’afficher des documents sen-
sibles, rarement à l’avantage de l’admi-
nistration française, c’est au fond une bel-
le preuve de la vitalité de notre
démocratie», sourit le septuagénaire, qui
souligne que si la hiérarchie policière
collaborait, de nombreux témoignages
ont prouvé que la base tiquait.
Les policiers prévenus la veille
«Pour éviter les fuites, les policiers réqui-
sitionnés pour la rafle n’ont été prévenus
que la veille. Les équipes étaient compo-
sées de deux policiers qui ne se connais-
saient pas et étaient systématiquement
accompagnés d’un soldat allemand»,
souligne la commissaire Françoise Gic-
quel. Malgré tout, des familles ont pu
être averties. Comme le prouve une let-
tre du 16 juillet, 8 heures, qui note que
l’opération se trouve ralentie car «beau-
coup d’hommes ont quitté leur domicile
hier ».
Personne n’imaginait qu’on arrêterait
les femmes et les enfants. Une note du
21 juillet détaille pourtant l’impensable:
«Opération de ramassage des Juifs :
hommes 3118, femmes 5919, enfants 4115.
Soit 13152 arrestations.» Le 22 juillet, un
télégramme lapidaire envoyé à 8h40
conclut: «Opérations terminées définiti-
vement au Vél’ d’Hiv à 8 h 30. Vél’ d’Hiv
évacué en totalité.»
Au milieu de ces registres et circulaires
à la froideur toute administrative, des
extraits du journal d’Hélène Berr, étu-
diante juive d’une vingtaine d’années
qui chroniqua son quotidien de 1942 à
1944, ajoutent une touche d’humanité à
l’exposition qui devrait durer jusqu’au
15 septembre. «Et un peu au-delà, espère
Charles Tremil. Que les écoles aient le
temps de venir.»I
Du 16 juillet au 15 septembre 2012,
à la mairie du III
e
de Paris, 2, rue Eugène-
Spueller. De 8 h 30 à 17 heures sf dim.
ALEXANDRA MICHOT
COMMÉMORATION En 1942, alors âgé
de sept ans, Charles Tremil avait quitté
son appartement de la rue de Sainton-
ge, au cœur du Marais, pour Évreux,
avec toute sa famille. Mais sa mère et un
de ses frères, remontés à Paris pour
payer le terme du loyer, ont été arrêtés
dans la nuit du 15 au 16 juillet, au cours
de la tristement célèbre rafle du Vél’
d’Hiv.
Soixante-dix ans plus tard, l’infatiga-
ble président de l’association Histoire et
mémoire du III
e
arrondissement habite
toujours rue de Saintonge. Il est à l’origi-
ne d’une exposition qui met en lumière,
pour la première fois, des documents
uniques issus de deux commissariats du
III
e
arrondissement. «Il faut savoir que
tous les registres des commissariats ont
été passés au pilon à la Libération, rappel-
le Charles Tremil. Sauf ceux des commis-
sariats des Enfants-Rouges et des Arts et
Métiers».
Parmi les registres conservés, tous
écrits à la main, l’un liste toutes les fa-
milles de l’arrondissement venues
chercher une étoile jaune en 1942. Un
Arrivée d’internés arrêtés lors de la rafle du Vél’ d’Hiv des 16 et 17 juillet 1942, au camp de Drancy.
Ci-contre : 1
re
page de la circulaire de la direction de la police, relative à l’organisation de la rafle.
Les candidats a la direction de Sciences Po
passent leur «grand oral »
La procédure pour désigner le successeur de Richard Descoings est lancée.
Le rapport que la Cour des comptes s’apprête à rendre sur l’école vient troubler le jeu.
MARIE-AMÉLIE LOMBARD-LATUNE
ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR C’est au
Café de Flore, à deux pas de Sciences Po,
que « fuitent » les dernières informations
sur l’avenir de l’école. Ainsi, les quatre
candidats présélectionnés pour succéder
au directeur Richard Descoings, qui a suc-
combé à une crise cardiaque début avril
dans unhôtel de NewYork, ont-ils discrè-
tement été auditionnés jeudi dernier par
l’un des comités de sélection. Une sorte de
grand oral mené par le président d’hon-
neur de BNPParibas, Michel Pébereau, à la
tête du conseil de direction de l’Institut
d’études politiques (IEP). Dix minutes de
présentation du projet pour Sciences Po,
puis le feuroulant des questions.
Doivent ainsi passer à la moulinette
Hervé Crès, l’actuel directeur de l’IEP par
intérim, Dominique Reynié, direc-
teur général de la Fondation pour
l’innovation politique, Jean-
Michel Blanquer, directeur
général de l’enseignement
scolaire au ministère de
l’Éducation, et Gilles An-
dréani, ancien diplomate et
magistrat à la Cour des
comptes. « Une séance éprou-
vante avec de vraies questions et
quelques haussements de sourcils de
Pébereau », dit l’undes intéressés.
Double sélection
En parallèle, un autre circuit de sélection
est à l’œuvre, sans règle du jeu établie. Les
membres de la Fondation nationale des
sciences politiques (FNSP), qui gère Scien-
ces Po, rencontrent en effet en tête-à-tête
les postulants. La liste de ce jury est presti-
gieuse : l’économiste et président de la
FNSP, Jean-Claude Casanova, Alain Lan-
celot, anciendirecteur de l’IEP, Jean-Marc
Sauvé, vice-président du Conseil d’État,
Jean-Pierre Jouyet, patron de la Caisse des
dépôts, Hélène Gisserot, ex-présidente de
la Cour des comptes, Henri de Castries,
président d’Axa, Louis Schweitzer, ancien
patron de Renault, l’universitaire Olivier
Duhamel, et à nouveau…Michel Pébereau.
En principe - Jean-Claude
Casanova et Michel Pébe-
reau y veilleront -, un nom
unique doit sortir de cette dou-
ble sélection pour être présenté à
François Hollande, qui signe le décret de
nomination.
Problème, le processus manque de
transparence et fait de plus en plus grincer
des dents. À commencer par celles des
candidats - une bonne vingtaine - qui
n’ont pas été retenus pour la « short list »
et n’ont donc pas reçu le coup de fil tant
attendude Jean-Claude Casanova les invi-
tant à se présenter pour être auditionnés…
Ce dernier a fait savoir que la procédure de
sélection pourrait cependant s’élargir à
d’autres noms. Du coup, tout le monde
gamberge.
Le successeur de RichardDescoings de-
vrait être nommé au plus tard en octobre,
mais un élément de taille perturbe le pro-
cessus : le rapport que la Cour des comptes
s’apprête à rendre sur Sciences Po, fruit
d’une enquête de sixmois sur l’institution.
Les premières informations sur ce travail
confidentiel laissent penser que les magis-
trats de la Rue Cambon sont sévères pour
la gestion2005-2010sous Descoings.
Parmi les critiques figurent des incarta-
des financières, notamment la lancinante
question des primes que s’étaient oc-
troyées la dizaine de membres du comité
exécutif, dont Richard Descoings et sa
femme, NadiaMarik, directriceadjointede
l’IEP (nos éditions du 27 juin 2012). Autre
hic, la mission sur la réforme du lycée
commandée par Nicolas Sarkozyà Richard
Descoings et dont les frais (près d’un mil-
lion d’euros) ont été assumés par Sciences
Po. La multiplication des cartes de crédit
maison-autour de soixante-dix-pour ré-
gler les frais professionnels fait aussi désor-
dre. Tout comme l’emploi du temps élasti-
que de certains enseignants qui prennent
des libertés avec leur charge statutaire…
Cependant, ces aspects pourraient rester
anecdotiques face au problème structurel
que dénonce la Cour des comptes : une
gestionopaque, facilitée par la structure de
l’IEP, qui est un établissement public géré
par une fondation, la FNSP, de droit privé.
La Cour y voit la source de dérives majeu-
res et, infine, d’une absence de contrôle.
Pour simplifier, un établissement finan-
cé à près des deux tiers par l’État semble
s’être parfois affranchi des règles strictes
de la comptabilité publique. Le fait que,
traditionnellement, le directeur de l’IEP
soit aussi l’administrateur de la FNSPajou-
terait à la confusion. Un cumul auquel les
magistrats financiers pourraient recom-
mander de mettre fin. Même si ses parti-
sans sont nombreux, comme Hervé Crès,
qui jugent cette double casquette «efficace
et ayant pour beaucoupparticipé auxsuccès
de Sciences Po »et ajoute qu’il attend«se-
reinement les conclusions durapport ».
Chacun verra midi à sa porte dans les
observations de la Cour des comptes.
L’équipe actuelle, symbolisée par le trio
Casanova-Pébereau-Crès, se sentira con-
fortée si les magistrats ne trempent pas
leur plume dans le vitriol. Les challengers
espèrent, eux, qu’une volée de bois vert
rendra la continuité intenable. Et, surtout,
impossible à présenter au président de la
République.
Malgré le début de léthargie estivale qui
saisit la Rue Saint-Guillaume, trois défec-
tions sont largement commentées : celles,
toutes récentes, du directeur scientifique,
Bruno Latour, du directeur des services
immobiliers, Grégory Roucas, et du direc-
teur de la communication, Peter Gumbel.
« Rien d’extraordinaire. Chacun avait de
bonnes raisons de se tourner vers de nou-
veaux horizons », assure l’actuelle direc-
tion. Plus le temps passe sur cette succes-
sion emblématique, ouverte depuis début
avril, plus le climat qui l’entoure semble
électrique. I
Hervé Crès, Dominique Reynié, Jean-Michel Blanquer et Gilles Andréani
(de gauche à droite et de haut en bas) sont les quatre candidats en lice.
Le processus manque
de transparence et fait
de plus en plus grincer
des dents
zoom
M
M
14 Juillet : les familles
des militaires tués par
Merah n’ont pas été invitées
Les familles des trois militaires
tués par Mohamed Merah
à Toulouse et Montauban en mars
déplorent ne pas avoir été
conviées au défilé du 14 Juillet.
« Nous ne comprenons pas
pourquoi le gouvernement ne nous
a pas conviés au défilé du 14 Juillet,
au même titre que les autres
familles endeuillées par la perte de
leurs proches », ont-elles indiqué
dans un communiqué, soulignant
que leurs enfants avaient été
« assassinés par un terroriste sur
le sol français ». « Ya-t-il alors
une différence entre nos enfants
assassinés par un terroriste sur
le sol français et des soldats morts
sur le sol afghan ? », se sont-elles
interrogées, estimant qu’il y avait
là « un traitement de deux poids
deux mesures ».
en bref
M
M
Sixpersonnes blessées lors
d’unlâcher de taureaux
Sixadultes ont été blessés,
dont ungrièvement, samedi
lors d’unlâcher de taureaux
dans les rues de Lunel (Hérault),
près de Montpellier. Ils étaient
volontairement sortis
des barrières.
Untableaud’Ernst Klimt
retrouvé enAutriche
Une peinture d’Ernst Klimt,
disparue depuis des années, a été
retrouvée dans ungarage
enAutriche. Le marchandd’art
Josef Renz a attribué à soncélèbre
frère, GustavKlimt, la paternité
de l’œuvre avant d’être contredit
par l’expert AlfredWeidinger.
Le parachutiste blessé
sur les Champs a été opéré
Le parachutiste blessé au genou
en clôture du défilé militaire du
14 Juillet sur les Champs-Élysées
a été opéré samedi en début de
soirée à l’hôpital militaire Percy
de Clamart (Hauts-de-Seine).
12000
élèves
étudient à Sciences Po,
auprès de 3300 maîtres
de conférence
Des documents policiers sont dévoilés soixante-dix ans après l’opération contre les Juifs parisiens.
autr
r que
tous les regist
A
C
Ralle du Vel' d'Hiv: les archives s'ouvrent
«
GGG
Opération de ramassage des Juifs:
hommes 3118, femmes 5919, enfants
4115. Soit 13152 arrestations
»
UNE NOTE DE POLICE DU 21 JUILLET 1942
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D
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Deux hommes sans domicile fixe tués par un TGV
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LE FIGARO lundi 16 juillet 2012

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MARTINE PEREZ
PÉDIATRIE Les petits enfants regardent
trop la télévision. Les conséquences de
ce temps excessif passé devant le petit
écran sont multiples: moindre goût pour
la lecture, le dessin, la musique, le mon-
de réel, moins d’activité physique.
Aujourd’hui, des chercheurs cana-
diens mettent en cause directement le
nombre d’heures passées devant les
émissions télévisuelles dans l’obésité
de l’enfant, la largeur de sa taille ainsi
que son habilité à la pratique du sport.
Ces médecins, qui publient les résul-
tats de leurs travaux dans la revue In-
ternational Journal of Behavioral Nutri-
tion and Physical Activity, estiment
même qu’il est possible de prédire le
tour de taille et les performances spor-
tives chez les petits enfants, unique-
ment à partir du nombre d’heures assis
à regarder la télé.
L’alimentation excessive trop riche en
graisses et sucres n’est pas seule en cause
dans le développement inquiétant de
l’obésité infantile. La très faible mobilité
est aussi un facteur de risque, avec des
conséquences à long terme graves : un
enfant en excès de poids présente un ris-
que très élevé de devenir plus tard un
adulte obèse. En la matière, les parents
ont donc un rôle crucial.
Pour arriver à cette conclusion, les
chercheurs de l’université de Montréal,
dans le cadre d’une enquête longitudi-
nale sur le développement de l’enfant, se
sont intéressés à 1314 jeunes Québécois.
En particulier, quand ces derniers ont
atteint l’âge de 2,5 ans, ils ont interrogé
leurs parents sur le nombre d’heures
passées devant le petit écran et ont pesé
et mesuré le tour de taille de l’enfant.
Deux ans plus tard, à l’âge de 4,5 ans, ils
ont à nouveau demandé à la famille les
habitudes télévisuelles de leur rejeton
qu’ils ont à nouveau pesé, mesuré. Et ils
ont évalué son habilité à courir, sauter…
Les résultats sont totalement surpre-
nants: à l’âge de 2,5 ans, ces enfants re-
gardaient déjà la télévision en moyenne
8,8 heures par semaine, soit déjà plus
d’une heure par jour! Deux ans plus tard,
Les chercheurs ont calculé qu’à l’âge de 4,5 ans, chaque heure en plus passée devant l’écran entraînait une augmentation
du tour de taille de 0,5 millimètre, par rapport aux enfants ne regardant jamais la télévision. EMMANUELLE THIERCELIN/FEDEPHOTO
Predire l'obesite
inlantile par
le temps passe
devant la tele
Une étude s’est intéressée aux relations
poids et petit écran chez les 2-4 ans.
Des nanoparticules d'or contre le cancer
de la prostate
Testé en laboratoire, ce traitement aurait
moins d’inconvénients que la chimiothérapie.
JEAN-LUC NOTHIAS
CANCÉROLOGIE C’est en combinant un
composant du thé et des nanoparticules
d’or radioactif que des chercheurs amé-
ricains espèrent pouvoir développer un
nouveau traitement contre le cancer de
la prostate (travaux publiés dans la re-
vue américaine Proceedings of the Na-
tional Academy of Sciences).
À 60 ans, un homme sur trois a des
foyers microscopiques de cancer dans
la prostate, mais nombre d’entre eux
n’évolueront pas ou peu. Plus de
70000 cas de cancers de la prostate dé-
clarés sont diagnostiqués chaque année
en France et 5000 décès par an sont à
déplorer. Le problème est simple :
comment traiter cette tumeur sans que
la thérapeutique soit pire que le mal ?
Ainsi, dans certaines formes de cancer,
une chimiothérapie lourde est néces-
saire, avec des effets secondaires toxi-
ques parfois importants, les produits
utilisés attaquant la tumeur mais aussi
d’autres organes. Nombre de pistes
pour élaborer des traitements moins
nocifs, nouveaux médicaments ou ul-
trasons par exemple, sont explorées.
« Dans notre étude, nous avons montré
qu’un composé présent dans les feuilles
de thé était attiré par les cellules cancé-
reuses de la prostate, explique Kattesh
Katti, professeur de radiologie à l’école
de médecine de l’université Missouri-
Columbia, l’un des auteurs de ces tra-
vaux. Quand on combine le composé du
thé et des nanoparticules d’or radioactif,
le premier aide les nanoparticules à aller
Ces études sur ce modèle animal ont
commencé par déterminer la bonne
taille des nanoparticules d’or radioac-
tif, produites par le réacteur de re-
cherche de l’université. Si elles sont
trop petites, elles risquent de ne pas
rester dans la prostate et de se répan-
dre dans le corps. Si elles sont trop
grosses, elles pourraient ne pas entrer
dans la tumeur. Il fallait donc trouver
la taille adéquate permettant aux na-
noparticules de pouvoir rentrer dans
la tumeur et d’y rester.
La route est évidemment encore lon-
gue pour passer à des essais cliniques
chez l’homme. La prochaine étape de ces
recherches concernera…des chiens ma-
lades de ce cancer. En effet, cette mala-
die chez la gent canine présente de fortes
similitudes avec les formes humaines.
Peut-être qu’une fois encore, le chien
sera le meilleur ami de l’homme. I
Des expériences chez la souris ont montré des réductions très significatives du volume
des tumeurs en vingt-huit jours de traitement avec des nanoparticules d’or radioactif.
Un composé présent
dans les feuilles de thé
est attiré par les cellules
cancéreuses de la prostate
CONTRAIREMENT aux idées reçues,
le surpoids n’a pas d’influence
majeure sur les résultats scolaires
des enfants. C’est la conclusion
d’une étude britannique menée sur
près de 4000 enfants nés en 1990.
Une étude originale puisqu’elle a
mêlé la mesure de l’indice de masse
corporelle (IMC), les résultats scolaires
et, une nouveauté, la génétique. Deux
marqueurs génétiques soigneusement
choisis, censés montrer une
prédisposition à l’obésité, ont été
analysés, de manière anonyme, chez ces
enfants. En combinant ces trois critères,
les chercheurs de l’université de York,
sous l’égide du Conseil de recherche
sociale et économique britannique,
ont montré qu’il fallait chercher
d’autres raisons pour expliquer
certaines mauvaises performances
scolaires, sociales ou économiques.
Mais que l’obésité n’était pas
un ressort essentiel. J.-L. N.
Le poids sans lien avec les résultats scolaires
zoom
M
M
Des progrès contre le sida
L’élimination de la transmission
du VIHmère-enfant dans le
monde est à « portée de main »
et pourrait marquer un tournant
dans l’épidémie de sida,
bien que la prévention
chez les adolescents soit
toujours problématique,
estime Craig McClure,
le directeur de la section
VIH/sida de l’Unicef. « Pour la
première fois, nous sommes
vraiment au début de la fin de
l’épidémie », a-t-il déclaré dans
un entretien accordé à l’AFP
à Paris avant la prochaine
conférence internationale sur
le sida, prévue du 22 au 27 juillet
à Washington. Grâce aux efforts
réalisés ces dernières années,
les nouvelles infections mère-
enfant ont diminué de près
de la moitié entre 2003
(600 000 infections)
et 2010 (390 000).
spécifiquement sur le site de la tumeur, et
à détruire les cellules tumorales ». Ce qui
devrait permettre, estiment les cher-
cheurs, d’employer des doses des mil-
liers de fois plus faibles que dans les chi-
miothérapies, tout en évitant que
d’autres organes ne soient touchés.
Trouver la bonne taille
Pourquoi de l’or radioactif ? C’est que
cet isotope a une demi-vie (temps au
bout duquel la moitié des particules ra-
dioactives ne le sont plus) de 2,7 jours.
Ce qui veut dire qu’en trois semaines, il
n’y a plus de radioactivité. Les expé-
riences menées chez la souris ont mon-
tré des réductions très significatives du
volume des tumeurs en vingt-huit jours
de traitement, avec seulement une ou
deux injections du produit.
«Nous pensons que ces nanoparticules
pourraient réduire, ou éliminer complète-
ment, ce type de tumeurs, qu’elles soient
d’évolution lente ou agressive», estime
Cathy Cutler, coauteur des travaux.
ces mêmes petits sont rivés au petit
écran pendant plus de 14,8 heures heb-
domadaires, soit plus de 2 heures par
jour en moyenne. Par ailleurs, 15% des
participants de cette enquête à l’âge de
4,5 ans passaient déjà plus de 18 heures
par semaine devant la télévision.
Performances liées à l’activité
Pour ce qui est du tour de taille, les cher-
cheurs ont calculé qu’à l’âge de 4,5 ans,
chaque heure en plus passée devant
l’écran entraînait une augmentation du
tour de taille de 0,5 millimètre, par rap-
port aux enfants ne regardant jamais la
télévision. Autrement dit, un petit de 4,5
ans, affalé devant la télé pendant plus de
18 heures par semaine, aura un tour de
taille de 7,6 millimètres en plus, juste du
fait de ses habitudes télévisuelles. Ou
plutôt de celles que ses parents lui ont
transmises.
Par ailleurs, tous ces enfants ont dû
effectuer un saut en longueur. Là enco-
re, les résultats montrent que pour cha-
que heure devant la télévision en plus,
la distance sautée se rétrécit d’environ
un tiers de centimètre. « La poursuite
d’une activité sportive chez les enfants et
les adolescents est directement liée à sa
réussite et à ses performances dans ce
domaine », écrivent les auteurs de
l’étude, les docteurs Caroline Fitzpa-
trick et Linda Pagani. Elles estiment
que ces résultats devraient inciter les
pouvoirs publics à développer des poli-
tiques ciblant les facteurs environne-
mentaux liés à l’obésité, et en particu-
lier à l’excès de temps passé devant la
télévision. « Notre mode alimentaire a
aussi évolué vers une nourriture riche en
calories, préparée industriellement, as-
sociée à une vie de plus en plus sédentai-
re, concluent-elles. Nos résultats
confirment la suspicion selon laquelle le
temps devant l’écran de télévision
contribue à accroître l’excès de poids. Ils
offrent aussi des clés pour offrir une ap-
proche efficace de prévention. »
En France, les adultes regardent en
moyenne la télévision 3 heures et 47 mi-
nutes par jour. Comment dans ces
conditions pourraient-ils contrôler le
temps que leurs enfants y passent ?
L’éducation des enfants passe aussi par
celle des parents. Et par l’information. I
F
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lundi 16 juillet 2012 LE FIGARO
C
sport 12
FLORIANEGLY
ENVOYÉ SPÉCIAL ÀFOIX
HAGARD, Cadel Evans ne sait plus où
donner de la tête, ni dumicro. L’Austra-
lien vient de crever en haut du Mur de
Péguère, la dernière difficulté du jour à
40 kilomètres de Foix. Personne n’est là
pour le secourir, hormis un soigneur qui
n’a rien d’autre qu’un bidon en poche.
Inutile. Son second, Tejay Van Garde-
ren, ne l’a pas vu, ne l’entend pas et la
voiture de son directeur sportif est trop
loin. Abandonné, il attend désespéré-
ment une roue qu’un équipier finit par
lui prêter après unmoment qui dure une
éternité. Plus loin, à deux reprises, le te-
nant du titre est encore obligé de s’arrê-
ter pour rafistoler une monture victime
de deux autres crevaisons. Dans la pré-
cipitation, son pousseur manque de se
fouler une cheville… La cocasserie, di-
gne de « Vidéo Gag », rappelle les mal-
heurs passés (deux fois 2
e
du Tour, frac-
ture du coude en2010 alors qu’il porte le
maillot jaune) auxquels Evans croyait
avoir tourné le dos endevenant, il y a un
an, le premier Australien à remporter le
Tour de France. Sans la bienveillance du
Maillot jaune, retenant le peloton, il
perdait ses dernières illusions, hier, en-
tre Limoux et Foix. L’épisode illustre as-
sez une Grande Boucle qui, pour l’ins-
tant, ne tourne pas rond pour le
champion sortant.
La supériorité des Sky Wiggins et
Froome dans les contre-la-montre
l’oblige à courir d’une autre manière.
Jeudi dernier, il s’est lancé dans un raid
« suicidaire » vers La Toussuire, qui l’a
finalement fait dégringoler à la 4
e
place
du général à 3 minutes 19. « C’était la
seule chose à faire, ne regrette aucun
instant John Lelangue, le directeur
sportif de BMC. Nous avons brûlé une
cartouche. Mais si nous n’essayons pas,
nous ne risquons pas de changer le cours
des choses. » Sauf que l’Australien sem-
ble ne pas avoir les moyens de ses ambi-
tions… « Je n’étais pas au niveau où
j’aurais dû être », a-t-il avoué. « Il n’a
pas la forme exceptionnelle de l’an passé,
observe son compatriote Robbie
McEwen, conseiller au sein de l’équipe
australienne Orica-GreenEdge. Il lui
manque quelques pour cent mais sur le
Tour de France, ces quelques pour cent
font toute la différence. »
Des mauvaises langues affirment que
celui qui a terminé 2
e
du Tour en 2007 et
2008 revient à sa place naturelle. Vin-
cent Lavenu, patron de l’équipe AG2R
La Mondiale, nuance. « Il n’est certes
pas Merckx, Hinault ou Indurain. Il faut
reconnaître qu’il n’a pas dominé le pelo-
ton international. Il s’est construit grâce à
Cadel Evans, 4
e
au classement général, à l’arrivée de la 14
e
étape, à Foix, dimanche. CIPRIANI/AP
Cadel Evans,
moins lort mais
pas resigne
Le champion sortant n’affiche pas
la forme de 2011. Mais l’Australien refuse
d’abdiquer malgré la domination des Sky.
FRANCE
ESPAGNE
Auch
St Gaudens
Côte du Lahitte-Toupière
107 km - 16h15
15
e
étape Lundi,
Pau Samatan
S Sprint Côte et col (catégorie)
Distance : 158,5 km
A
D
h
Pau
17 h 26
S
4
3
4
Côte de
Monassut-Audiracq
129 km - 16h55
Samatan
13 h 40
Côte du Simacourbe
123,5 km - 16h38
20 km
DANS LA ROUE DE
HINAULT
Totalement
irresponsable
LES GENS qui ont jeté les clous sur la
route hier sont d’une bêtise sans nom.
Les conséquences auraient pu être
dramatiques. Quand on voit l’épaisseur
des boyaux sur lesquels les coureurs
roulent aujourd’hui, quelqu’un aurait
tout simplement pu se tuer. Le danger
ne concerne pas seulement les
coureurs. Je crois que deux motos
ont crevé…
Le Tour fait souvent l’objet de
revendications mais je ne vois vraiment
pas l’intérêt de jeter des clous si ce n’est
de saboter la course. Cela m’est arrivé
dans le passé sur le Tour d’Italie et sur
le Tour de France. Un syndicat s’était
manifesté de la sorte. Il y avait eu
des crevaisons dans tous les sens,
parmi les coureurs, les voitures
suiveuses… Cela avait été un massacre.
Il faudrait porter plainte mais contre
qui ? Ces gens-là sont totalement
irresponsables. La course aurait tout
simplement pu être faussée par cet
acte. On l’a bien vu avec le mouvement
de panique autour de Cadel Evans.
LUISLEONSANCHEZ a remporté
en solitaire et en habitué dimanche
la 14
e
étape du Tour de France, entre
Limoux et Foix. Son 4
e
succès sur la
Grande Boucle et la première victoire
espagnole cette année. Présent dans un
groupe d’échappés de onze coureurs, le
Maillot vert Peter Sagan a pris la 2
e
place
devant le Français Sandy Casar.
Mais cette première incursion dans
les Pyrénées a surtout été marquée
par un jet de clous dans la descente
du Mur de Péguère, à 40kmde l’arrivée.
« Malheureusement, on ne peut rien faire
contre ce genre d’initiative », a regretté
Jean-François Pescheux, le directeur
technique de la course qui a décidé de porter
plainte contre X. Une trentaine de coureurs
ont crevé, y compris le Maillot jaune. « On a
bien senti que quelque chose clochait, c’est
triste », a confié Bradley Wiggins. Le
Britannique a donné consigne au peloton de
se relever, permettant à Cadel Evans,
victime de trois crevaisons, de réintégrer le
groupe des favoris. « C’était la seule attitude
à adopter », a expliqué le leader du Tour. Un
début de polémique est né quand Pierre
Rolland, ignorant la situation, a attaqué à
deux reprises dans la descente. « Je suis
désolé », s’est excusé le Français… F. E.
Classements. 13
e
étape : 1. Millar
(GB/GRM) ; 2. Peraud (Fra/ALM) m. t. ;
3. Martinez (Esp/EUS) à 5’’…14
e
étape :
1. Sanchez (Esp/RAB) ; 2. Sagan (Slq/LIQ)
à 47’’; 3. Casar (Fra/FDJ)…
Général : 1. Wiggins (GB/SKY) ; 2. Froome
(GB/SKY) à 2’05 ; 3. Nibali (Ita/LIQ)
à 2’23 ; 4. Evans (Aus/BMC) à 3’19 ;
5. Van den Broeck (Bel/LOT) à 4’48…
Des clous sur la route !
en bref
M
M
Basket-ball : la France
perd avec les honneurs
Les Bleus se sont inclinés de peu
dimanche à Paris-Bercy face à
l’Espagne, 75 à 70. Àdouze jours
des JO, Boris Diawet Nicolas
Batumont effectué leur retour
face aux champions d’Europe
aux côtés de Parker, Gelabale et
Turiaf dans ce qui devrait être le
cinq majeur des Jeux de Londres.
Handball : les Bleus
dans le coup
L’équipe de France a dominé
facilement l’Espagne (31-24) en
finale de l’Eurotournoi dimanche
à Strasbourg. Les champions
olympiques quittent l’Alsace avec
deux succès en deux matchs.
Tennis : Gaël Monfils
toujours blessé
Gilles Simon défend son titre au
tournoi ATP sur terre battue de
Hambourg, qui débute ce lundi.
Gaël Monfils, qui devait y faire
son retour, a finalement déclaré
forfait après avoir déjà manqué
Roland-Garros et Wimbledon.
Christophe Lemaitre prend sa distance
Le sprinteur français devrait s’aligner uniquement sur 200m aux Jeux olympiques de Londres.
EMMANUEL QUINTIN
IL AVAIT donné rendez-vous samedi à
Londres, théâtre du 8
e
meeting Diamond
League de la saison, avant de décider de
son programme pour les Jeux olympi-
ques. 100m? 200m? Christophe Lemai-
tre hésitait et attendait, avant de faire son
choix, de voir ce dont il était capable sur
le demi-tour de piste à un peu moins de
trois semaines du début des épreuves
d’athlétisme des JO. « J’ai besoin de cette
course pour me jauger, indiquait-il avant
de se rendre dans la capitale britannique.
Car je vaux mieux que mes 20’’31. » Il l’a
prouvé de manière éclatante en réussis-
sant samedi un véritable (demi) tour de
force dans la banlieue londonienne.
Vainqueur en 19’’91 au prix d’une belle
bagarre avec le champion d’Europe
néerlandais Churandy Martina (19’’95),
l’Aixois a signé la deuxième meilleure
performance de sa carrière sur 200 m, à
11 centièmes de son record personnel
(19’’80). Surtout, ces 19’’91 (avec 1,1 m/s
de vent favorable) font du Français le
troisième meilleur performeur mondial
de l’année, derrière les Jamaïquains Yo-
han Blake (19’’80) et Usain Bolt (19’’83),
appelés à se disputer le titre olympique
dans quelques jours.
Moins d’un an après sa médaille de
bronze mondiale décrochée sur la dis-
tance à Daegu, le choix de l’épreuve à
courir aux JO apparaît donc comme une
évidence pour le protégé de Pierre Car-
raz, seulement 11
e
au bilan mondial sur
100 m. « Forcément, je vais faire le 200,
oui. Normalement, je fais l’impasse sur le
100, annonçait-il après sa course. À
moins d’un changement ou
que Pierrot (Carraz) ait envie
de me mettre dessus…»
Pour l’heure, le coach
savoyard n’a pas cette idée
en tête même s’il n’a pas
complètement abandonné
l’option d’un doublé si ja-
mais une cascade de blessu-
res (Asafa Powell était forfait à
Londres en raison de douleurs à
l’aine) et/ou de suspensions pour do-
page (le Jamaïquain Steve Mullings avait
été suspendu l’an dernier juste avant les
Mondiaux) venait frapper ses rivaux.
Sur la ligne droite, Bolt, Blake et
Powell, mais aussi les Américains Tyson
Gay et Justin Gatlin, qui l’ont récemment
battu à Paris, semblent clairement au-
dessus. Sur 200 m, en revanche, derrière
le duo Bolt-Blake, tous les espoirs sont
permis pour Lemaitre. D’autant qu’il as-
sure ne pas être encore à son maximum,
comme ses difficultés dans les trente der-
niers mètres l’ont montré samedi. « J’ai
du mal à la fin, je n’ai pas encore vraiment
les jambes pour tenir un vrai 200 m. Àmon
avis, je peux faire mieux », faisait-il re-
marquer après avoir pourtant signé le 6
e
chrono européende tous les temps.
Avec encore quinze jours
d’entraînement devant lui,
Lemaitre a le temps de tra-
vailler (la sortie de virage et
la fin de course notam-
ment) pour arriver au
sommet de sa forme aux
Jeux. À ce moment-là, le
chrono pourrait bien s’em-
baller. « Depuis le début de la
saison, je pense qu’il faudra battre
mon record de France (19’’80) pour aller
chercher la médaille aux JO. Voire même le
record d’Europe de Mennea (19’’72). » S’il
s’en sent capable, on peut compter sur
Lemaitre pour se sublimer le jour J. L’an
dernier, en finale des Mondiaux, il avait
ainsi abaissé son record personnel de
20’’16 à 19’’80…I
Christophe Lemaitre a remporté samedi
le 200m au meeting de Londres
en 19’’91. STANSALL/AFP
cyclisme
M
athlétisme
M
l’application, au travail. C’est bien que ce
genre de coureur soit récompensé. C’est
un bel exemple. » Le début de saison,
toutefois, ne mentait pas. Quand il avait
balisé son sacre en 2011 en remportant
auparavant Tirreno-Adriatico et le Tour
de Romandie, le leader de BMCn’a enle-
vé en2012 que le Critériuminternational
et une étape du Dauphiné. Le contre-
coup commun à beaucoup de sportifs
une fois l’objectif d’une vie atteint ? « Je
ne pense pas qu’il soit question d’une
baisse de motivation. Evans est un cou-
reur sérieux, rigoureux, réfute Vincent
Lavenu. Mais après une grande victoire,
les champions sont soumis à une intersai-
son difficile. Il faut savoir dire non. »
Sollicité, Cadel Evans l’a été. Mais un
autre événement a bouleversé sa vie :
l’adoption en décembre dernier d’un
petit garçon en Éthiopie. « Notre Tour
est très différent de celui de 2011.
D’abord, on ne peut pas enlever un fait :
Cadel a gagné le Tour. Ensuite, Robel a
intégré notre vie et les priorités ont chan-
gé. Tout cela fait que Cadel a moins de
pression », expliquait, le jour de repos,
sa femme, Chiara. Le coureur australien
assure cependant. « J’ai toujours faim, je
ne renoncerai pas. »
Roberto Amadio (Liquigas), qui couve
Vincenzo Nibali (3
e
), se méfie. « Cadel
reste un concurrent costaud. Il n’est ja-
mais mort. Je ne pense pas qu’il ait envie
de terminer 4
e.
» Robbie McEwen
confirme : « Ce n’est pas quelqu’un qui
abandonne. » Accrocheur, l’Australien
a montré le bout de son nez en arrivant
à Annonay, dans le mont Saint-Clair
vers le cap d’Agde ou encore dans le
Mur de Péguère hier. John Lelangue an-
nonce. « Nous ne sommes pas là pour
faire 3
e
ou 4
e
. Nous sommes motivés com-
me si nous n’avions jamais gagné le
Tour. »I
«Evans s’est construit
grâce à l’application,
au travail. C’est
un bel exemple »
VINCENT LAVENU, DIRECTEUR
DE L’ÉQUIPE AG2R LA MONDIALE
11
centièmes
séparent Lemaitre
duJamaïcainBlake,
meilleur temps sur
200men2012
zoom
M
M
Football : Thiago Silva,
transfert record auPSG
Le club parisien a officialisé
samedi la venue du défenseur
central brésilien de l’ACMilan.
QSI, le propriétaire qatari du PSG,
a déboursé 42 millions d’euros,
assorti de 7 millions d’euros de
bonus, pour recruter Thiago Silva
(27 ans), soit le plus gros transfert
de l’histoire de la Ligue 1. Si Paris
a frappé un grand coup avec
le capitaine du Brésil, un plus
retentissant encore pourrait
survenir ce lundi avec la possible
venue d’une star du football
européen, le Suédois Zlatan
Ibrahimovic, lui aussi sous
contrat avec l’ACMilan.
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lundi 16 juillet 2012 LE FIGARO
culture 14
Valery Ciscard d'Estaing vend son chàteau
Le 29 septembre prochain, l’ancien chef de l’État dispersera le mobilier de sa propriété auvergnate.
Le portail est ouvert.
Marie-José ne le ferme pas « quand
Monsieur et Madame ne sont pas là ».
Vingt et un ans qu’elle est au service
de Valéry et Anne-Aymone Giscard
d’Estaing, gardienne du château de
Varvasse, dont elle connaît tous les re-
coins. Rien sur le fronton n’indique que
l’endroit appartient à celui qui dirigea
la France de 1974 à 1981. Quelques cu-
rieux bien informés se hasardent sur le
gravier entourant l’imposante et élé-
gante bâtisse d’origine médiévale, sa
chapelle et son jardin à la française.
L’endroit est accueillant, inattendu sur
la départementale 52, juste au sortir de
Chanonat, paisible bourg du cœur du
Puy-de-Dôme.
« Je n’arrive pas à m’imaginer cette
maison vide », soupire Marie-José.
Valéry Giscard d’Estaing, 86 ans, a déci-
dé de vendre l’entier mobilier du châ-
teau, lors d’une vacation unique, qui
aura lieu sur place, le samedi 29 sep-
tembre, sous le marteau du
commissaire-priseur Claude
Aguttes, un Auvergnat lui
aussi. « Depuis que Monsieur
n’est plus au conseil, ils
y viennent beaucoup
moins souvent », regrette
Marie-José, qui se sou-
vient du temps où Valéry
Giscard d’Estaing, président
du conseil régional
d’Auvergne de 1986 à 2004,
venait de deux à trois fois
par semaine avec son
épouse et leurs enfants.
Il y accueillait aussi des hô-
tes prestigieux « en tant
qu’ami », dit-elle : le diplo-
mate américain Henry
Kissinger, le chancelier
allemand Helmut Kohl
et même Nicolas
Sarkozy, lors de la
campagne pour la pré-
sidentielle en 2007. Cette année-là, le
château de Varvasse a été mis en vente.
Il l’est toujours : 1,5 million d’euros pour
800 mètres carrés et 14 hectares de ter-
rain. Une affaire. Mais le château et
l’ensemble de ses dépendances, situé
sur une coulée de lave qui surplombe la
rivière de l’Auzon, est inscrit à l’inven-
taire supplémentaire des Monuments
historiques depuis 1995. Les charges
sont lourdes. Malgré les douze cham-
bres, les enfants n’en veulent pas. Et les
acquéreurs potentiels ont du mal à s’y
projeter.
Souvenirs de famille
C’est une maison musée, habitée
d’innombrables souvenirs de famille.
Edmond Giscard d’Estaing, le père du
président, l’a achetée en 1933. C’est lui
qui l’a meublée, avec ce goût Empire,
d’objets d’arts, de tableaux, de mobilier
allant du XVII
e
siècle à la période Napo-
léon III. Mais le déménagement appro-
che. Les cartons sont là. Chaque objet
porte une pastille dont la couleur varie
selon la destination. Rue de Bénouville à
Paris, où vit le couple. Chez chacun des
enfants, Henri, Louis, Valérie-Anne ou
Jacinte. Pour le château d’Estaing, en
Aveyron, où l’ancien chef de l’État
souhaite créer une fondation
dédiée à son action. Ou enfin
pour la vente, dont les fruits
seront destinés à restaurer le-
dit château.
Parmi les quatre cents
lots, on reconnaît dans
l’entrée les tapisseries
d’Aubusson et de Bruxelles,
des XVII
e
et XVIII
e
siècles.
Puis, en haut de l’escalier,
dans la salle à manger, un
buffet Empire estampillé Ja-
cob, avec de belles sculptu-
res en marbre blanc. Le jour
de notre visite, il manque
l’Ariane endormie du sculp-
teur Pierre Julien, datée de
1785, une pièce dont un
autre exemplaire se trouve
au château de Versailles.
« Elle a été enlevée pour
authentification », indique
Claude Aguttes. Estimée entre 20 000 et
30 000 €, c’est une œuvre majeure de la
vente. Au même étage s’ouvre le grand
salon. Une pièce muséale, décorée com-
me au début du XIX
e
siècle : six fauteuils
et canapés estampillés Loret (de 3 000 à
5 000€), achetés par Edmond Giscard
d’Estaing sous le marteau du commis-
saire-priseur Gabriel Baif le 17 décem-
bre 1936, des guéridons, des travailleu-
ses, un secrétaire, un important lustre
en bronze. Au mur, neuf papiers peints
en grisaille par Dufour, d’époque Empi-
re, représentent l’histoire de Psyché
(entre 8 000 et 12 000 €). Un joli piano à
queue n’est pas à vendre. S’y juxtapo-
sent des photos de famille et des offi-
cielles, vues dans les médias, en noir et
blanc, de VGE jeune élu de 48 ans ou
posant à côté du pape Jean-Paul II.
Impression de pénétrer dans un jardin
secret. Valéry Giscard d’Estaing n’a pas
souhaité commenter cette vente. Mais
en permettant que l’on visite cette de-
meure, il dévoile une part intime de son
histoire. Le destin d’une famille pas tout
à fait comme les autres. Dans chaque
pièce, ou presque, est représentée sa
mère, May Bardoux, en toute jeune ma-
riée. Partout, des livres évoquent sonin-
satiable curiosité pour les civilisations,
l’Europe, la Chine, le design. Sur une
rare pendule de Lepaute d’époque Em-
pire (ci-contre à gauche), qu’il a achetée
aux enchères chez Sotheby’s en 2004 et
provenant des collections Fabius (de
12 000 à 15 000 €), le temps s’est arrêté.
Tout comme dans la bibliothèque, à l’air
chargé de l’odeur du papier, ouvrages
rares et reliés, qui feront l’objet d’une
vente à part entière, à Paris. I
À vendre : château de Varvasse, Chanonat (Puy-de-Dôme), propriété de la famille Giscard d’Estaing depuis 1933, 800 m², douze chambres, 14 hectares de terrain, 1,5 million d’euros. BOUCHON/LE FIGARO
VALÉRIE SASPORTAS
ENVOYÉE SPÉCIALE À CHANONAT
Le prestige de ces enchères tient
à la personnalité du président
presque plus qu’à la valeur des objets.
Le château de Varvasse ayant
plusieurs fois été cambriolé,
notamment en 1999, des pièces
majeures ont disparu. Au total :
quatre cents lots seront proposés
pour une estimation globale
de 400000 euros. En Auvergnat,
le commissaire-priseur Claude
Aguttes dirigera la vente sur place,
sous une tente blanche dans le jardin.
Une « House Sale »à l’élégance
anglaise, précédée d’une exposition
au château. Le produit de la vente doit
servir à l’installation d’une fondation
destinée au souvenir de l’action
de l’ancien président de la République,
au château d’Estaing, dans l’Aveyron,
acheté il y a cinq ans.
V. S.
« House Sale » à Chanonat
Pierre Julien. Importante sculpture en marbre blanc représentant une jeune femme
allongée, dite «Cléopâtre» ou «Ariane endormie», datée 1785 (de 20000 à 30000 €).
AGUTTES
Faïences
de Clermont-Ferrand
du premier tiers
du XVIII
e
siècle.
Estimées entre
200 et 1 500 €.
BOUCHON/LE FIGARO
Vue d’ensemble du grand salon. Au mur : une suite de neuf papiers peints en grisailles par Dufour, d’époque Empire, représentant
l’histoire de Psyché. Estimés de 8000 à 12000 €. BOUCHON/LE FIGARO
Le FN va porter plainte contre Madonna pour injure
www.lefigaro.fr/culture
C
LE FIGARO lundi 16 juillet 2012

serie été 15
O
n serait tenté de ne rien dire, de
dorloter l’illusion que Chausey
peut échapper par miracle aux
parcours fléchés des destinations
estivales. On voudrait garder
pour soi cette planque qui, hors
saison, vous accorde le statut
d’exilé touristique. Il faudrait alors ne rien écrire ou,
au contraire, balancer le pire en évoquant les hordes
de « chiens jaunes », voileux dont le ciré bouton-
d’or inspira naguère à quelques Chausiais taquins ce
surnomcanin.
Mais comment taire la beauté de cet archipel ?
Comment ne pas donner en partage le spectacle de
la grand-messe des marées, qui chaque jour attire
davantage? L’été, les touristes déboulent de Gran-
ville ou de Saint-Malo, mouillent dans le chenal de
la passe de Beau-
champ-le Sound. Les
mâts de leurs voiliers
forment comme des
poignées de mikados
dispersés par les pre-
mières lueurs du jour.
Commence alors le
va-et-vient des an-
nexes, des canots et
des derniers doris,
comme celui de Fre-
do : pêcheur de ho-
mard arrivé sur la
Grande Ile en 1960. La
retraite ne l’a pas
renvoyé sur le conti-
nent. Cet hiver, ils
n’étaient que dix à
être restés contre
vents et marées.
«L’été, avec 1500
visiteurs par jour, ça
nous change! Il y avait
jusqu’à 2000 gamins
à débarquer ici dans
les années 1970. L’as-
tuce est de découvrir
Chausey après le dé-
part des bateaux
d’excursion.»
Plusieurs fois par
jour, les vedettes au
nom cocardier de
Joly France, de Jeune
France débarquent
les promeneurs venus découvrir ce coin de na-
ture sans vélo ni voiture. Au petit matin, l’ap-
pontement en « bois de fer » de la Grande Cale
devient le podium d’un défilé de silhouettes les
épaules lestées de sacs à dos remplis de crèmes
solaires, serviettes de plage, baguettes et autres
victuailles pour pique-niquer. L’unique route
guide la troupe jusqu’au carrefour où le piéton
Demain
L’île de Bréhat
Chausey
a contre·courant du temps
Pas de people, de m’as-tu-vu, d’esbroufe dans cet archipel normand de rêve,
où seule la nature s’affiche et la joue grandiose.
UN ETE
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sont une quinzaine sur la Grande Ile -
à louer pendant l’été. Ceux qui y sont
parvenus ont gardé la clé.
REPÈRES
Office municipal de Tourisme
de Granville : 4, cours Jonville,
BP 621, 50406 Granville.
Tél. : 02 33 91 30 03
et www.ville-granville.fr.
«À Chausey,
l’enfant constata
que le paradis
terrestre existait.
Il y avait bien
un lieu où la terre
et les eaux
étaient vierges
comme dans le récit
de la Bible. »
Romane Petroff
in «Marin Marie,
Un siècle d’aventures
maritimes » (2008)
LAURENCE HALOCHE
lhaloche@lefigaro.fr
15
#1/6
Le plus grand archipel d’Europe avec 52 îles
(ici, La Grande île). NEURDEIN/ROGER-VIOLLET
baisse l’échine devant les chemins de sable. Il
n’est alors d’esprit buissonnier qui ne trouve sa
voie, sa liberté.
Pendant qu’un réflexe moutonnier conduit
vers la prairie de la plaine, jusqu’au village des
Blainvillais, prendre en sens contraire la portion
en bitume qui mène à l’Hôtel du Fort et des Iles. Il
permet d’échapper à la foule et d’accéder à l’un
des plus beaux points de vue sur l’archipel. Le
menton posé sur l’horizon, on y découvre, à ma-
rée basse, les formes dénudées de 52 îlots comme
dessinés au fusain, les dentelles de granit de mil-
liers de roches, d’écueils, de récifs ourlés de sa-
ble: l’Épinet, les Trois-Ilets, le Grand-Colombier,
le Lézard… Des millions de mètres cubes d’eau se
sont retirés au diable - le marnage est l’un des
plus importants au monde - pour révéler une
photographie panoramique où le regard se perd,
écartelé de perspectives. « Cela fait cinquante-
huit ans que je ne me lasse pas du spectacle, confie
le pêcheur Pepette. La mer bouge tout le temps, les
paysages ne sont jamais les mêmes. »
Si l’océan exalté se la joue grandiose, la nature, à
terre, lui tient tête avec subtilité et une certaine es-
pièglerie, tant elle semble avoir transporté à des ki-
lomètres des côtes un échantillon du bocage nor-
mand. Bordé de vieux murets, le chemin de la
Fontaine donne l’illusion d’être à la campagne. Il
fait bon y baguenauder, y écouter les vocalises des
oiseaux, le vent dans les ramures des frênes et des
peupliers blancs.
Un spectacle permanent
Quelle mystérieuse lame de fond nous a transportés
dans ce Brocéliande miniature ? Quelle océanide
nous a ramenés par les landes d’ajoncs jusqu’à ces
plages dont le sable clair et fin donne l’impression
de fouler les gorges blanches des colombes ? À la
Grand-Grève, on ne reste pas longtemps à l’hori-
zontal : il y a tant à observer. Ici, des gamins s’amu-
sent à piétiner les algues séchées par le soleil pour
les faire claquer tel du papier bulle, d’autres rem-
plissent leurs seaux de littorines, ces petits coquilla-
ges en forme de pétale ; là, des familles délogent co-
ques, praires ou clovisses. Où que l’on s’asseye, le
spectacle est permanent : les marées redimension-
nent les espaces, brassent de façon imprévisible élé-
ments et couleurs mêlant le bronze, le bleu et le
vert. Quand la dernière navette rapatrie les visiteurs
du jour, une impression de robinsonnade l’emporte
enfin. Les sons retrouvent leur relief, les sites leur
nature profonde. Les heures s’étirent. L’état d’hyp-
nose n’est pas loin qui, en d’autres temps, a gagné
Louis Renault (il a restauré le Vieux-Fort), le peintre
de marine Marin-Marie ou Éric Tabarly… Il faudrait
ne rien dire de ce paradis. Chausey, vous connais-
sez? Répondez. Et, surtout, mentez ! I
1 2
4 3
lundi 16 juillet 2012 LE FIGARO

légion d'honneur 16
Grande chancellerie
de la Légion d'honneur
Au grade de commandeur
Bernard Billaud, conseiller maître
(h) à la Cour des comptes. Albert
Messiah, physicien et ancien di-
recteur de recherches au CEA.
Au grade d'officier
Marie-Claire Jamet-Lardé, née
Jamet, harpiste concertiste. Jac-
ques Limouzy, ancien ministre,
président du syndicat mixte pour
le développement de l'enseigne-
ment supérieur, de la recherche et
du transfert de technologie du sud
du Tarn. Gérard Régnier dit Jean
Clair, conservateur général du pa-
trimoine, historien de l'art et
membre de l'Académie française.
Au grade de chevalier
Michèle Baroin, née Paulin, an-
cienne conseillère générale. Angelo
Boccali, ancien combattant, porte-
drapeau de l'amicale des anciens
combattants de Diên-Biên-Phu.
Françoise Carrière, née Kermen,
meilleure ouvrière de France en
coiffure, présidente d'un groupe-
ment départemental de la Société
nationale des meilleurs ouvriers de
France. Guy Chappuis, ancien ré-
sistant, ancien déporté, ancien di-
recteur de société. Virginie Depas-
se, née Siguret, maîtresse de
conférences à la faculté de sciences
pharmaceutiques et biologiques de
l'université Paris-Descartes et pra-
ticienne hospitalière. Françoise Di-
gnat-George, née Dignat, profes-
seure d'immunologie et chef de
service du laboratoire d'hématolo-
gie à l'hôpital de la Conception à
Marseille. Brigitte Dufresne de la
Chauvinière, née Bragelongne, an-
cienne gérante de sociétés, fonda-
trice d'une association pour le dé-
veloppement de l'art musical.
Jean-Marie Freyssinet, ancien di-
recteur de recherche à l'INSERM,
conseiller scientifique à l'ambassa-
de de France en Russie. Elisabeth
Guazzelli, physicienne, directrice
de recherche au Centre national de
la recherche scientifique (CNRS).
Dominique Le Monnier de Gou-
ville, président-fondateur d'une
association d'accueil et de réinser-
tion sociale. Jacqueline Mandel-
baum, ancienne chargée de re-
cherche à l'INSERM, ancienne
maîtresse de conférences des uni-
versités. Hélène Martelli, profes-
seure de chirurgie pédiatrique et
chef de service à l'hôpital de Bicê-
tre. Céline Meyrueis, née Pébeyre,
maîtresse de conférences à l'uni-
versité de Strasbourg, chercheuse
spécialisée en propriété industriel-
le. Gérard Mourou, directeur de re-
cherche de classe exceptionnelle,
directeur du laboratoire de l'Ecole
polytechnique. Claire Naud, née
Scialom, ancienne attachée de re-
cherches à l'INSERM, ancienne
coordinatrice des relations inter-
nationales dans un laboratoire
pharmaceutique, médecinbénévo-
le auprès de la Ligue nationale
contre le cancer. Paquita Nurden,
née Plou Gracia, coordinatrice du
Centre de référence des patholo-
gies plaquettaires (CRPP). Albert
Pachoud, ingénieur géologue (er),
ancien responsable de la division
Alpes du Bureau de recherches
géologiques et minières. Philippe
Rambach, ancien exploitant agri-
cole, ancien enseignant et ancien
volontaire de la France libre. Xa-
vier Roulet, chef d'entreprise. Pa-
trice Vanelle, professeur des uni-
versités, praticien hospitalier des
disciplines pharmaceutiques.
Premier ministre
À la dignité de grand'croix
Pierre Daix, déporté-résistant,
écrivain, historien d'art. Simone
Veil, née Jacob, ancienne minis-
tre, ancienne présidente du Parle-
ment européen, ancienne mem-
bre du Conseil constitutionnel,
membre de l'Académie française.
À la dignité de grand officier
Marie-Claire Alain, organiste,
concertiste. André Chandernagor,
ancien ministre, premier président
de la Cour des comptes honoraire.
Daniel Cordier, né Bouyjou-Cor-
dier, compagnon de la Libération,
historien. Roger Fauroux, ancien
ministre, président d'honneur d'un
groupe industriel. Andrée Gros,
née Duruisseaud, déportée-résis-
tante, présidente de l'Association
des déportés, internés et familles
de disparus de Charente. Adrien
Joliot, biologiste, professeur hono-
raire au Collège de France, membre
de l'Académie des sciences. Suzan-
ne Orts, née Pic, déportée-résis-
tante, membre fondateur de l'asso-
ciation Mémoire de la résistance et
de la déportation. Pierre Weill,
président de société.
Au grade de commandeur
Maurice dit Maurice-Ruben
Hayoun, professeur de philoso-
phie des universités de Genève et
de Strasbourg, ancien secrétaire-
rapporteur du Consistoire israélite
de Paris. Valbert Houri, conseiller
maître à la Cour des comptes, pré-
sident de commission dans une
fondation mémorielle. Georges-
Eric Touchard, ancien adminis-
trateur des services du Sénat, an-
cien conseiller spécial du
président du Sénat.
Au grade d'officier
Xavier Baronnet, évêque émérite à
Paris. Geneviève Causse, née Bro-
quet, professeure des universités
en sciences de gestion à l'université
Paris 12, consultante spécialisée
dans l'ingénierie de formation.
Henriette Dubois, secrétaire géné-
rale d'une association départemen-
tale d'anciens combattants. Antoi-
ne Dürrleman, président de
chambre à la Cour des comptes.
Léon Fellmann, ancien résistant,
membre d'associations d'anciens
combattants. Claire Héber-Suffrin,
née Rongier, présidente d'honneur
d'une association de formation.
Catherine Réfabert, née Bilderling,
présidente internationale d'une as-
sociation de services et d'entraide
aux entreprises.
Au grade de chevalier
Jean Barth, maire d'Ablis,
conseiller général des Yvelines.
Jean-Luc Bérard, directeur des
ressources humaines d'un groupe
industriel et technologique. Etien-
ne Bernard, président-directeur
général d'un groupe industriel,
président d'un syndicat profes-
sionnel. Hamou Bouakkaz,
conseiller de Paris, adjoint au maire
de Paris, administrateur d'une as-
sociation en faveur des personnes
handicapées. Guy Caburol, prési-
dent de comité d'une fédération
d'anciens combattants. Etienne de
Certaines, ancienchef de service au
ministère de l'agriculture, premier
adjoint au maire d'Anthien (Niè-
vre), délégué départemental d'une
organisation caritative. Simonne
Cessac, née Gardin, déléguée d'une
association d'anciens combattants.
Jacqueline de Chiffreville, née
Blanchon, présidente d'une asso-
ciation d'aide aux enfants malades.
Alain Doyelle, conseiller maître à la
Cour des comptes. Marie Dubois,
née Becquart, infirmière, prési-
dente d'une association d'aide mé-
dicale. Elie Eizikman, ancien di-
recteur général de société, ancien
vice-président départemental
d'une association d'anciens com-
battants. Christiane Empereur
Moisan, née Moisan, médecin du
travail. Jack Gamard, ancien prési-
dent-directeur général d'une so-
ciété de fournitures et bureautique,
président d'une fondation d'entre-
prise. Fernand Georges, ancien ré-
sistant, ancien inspecteur division-
naire de police. Claudie
Ghesquière, née Brouck, présiden-
te départementale et vice-prési-
dente régionale d'associations fa-
miliales. Claude Gonzalez, délégué
du médiateur de la République.
Sylvie Houspic, secrétaire générale
pour les affaires régionales auprès
d'un préfet de région. Geneviève
James, née Fonteneau, ancienne
résistante, ancienne couturière.
Eliane Klein, née Amrofel, délé-
guée régionale du Conseil repré-
sentatif des institutions juives de
France. Nelly Lainé, née Thibault,
directrice d'un centre hospitalier,
présidente-fondatrice d'une asso-
ciation humanitaire. Elisabeth Lal-
lier-Vergès, née Vergès, profes-
seure des universités à l'université
d'Orléans, directrice de recherche
au Centre national de la recherche
scientifique. Alain Liault, prési-
dent-directeur général d'une so-
ciété d'ameublement. Catherine
Maillot, née Metz, ancienne direc-
trice d'un institut de formation en
soins infirmiers, déléguée départe-
mentale aux droits des femmes et à
l'égalité. Marie-Agnès Mandin, née
Vallade, première adjointe au mai-
re de L'Aiguillon-sur-Mer (Ven-
dée), présidente d'un syndicat
mixte de tourisme. Sylvain Marty,
directeur départemental des terri-
toires. Chantal Maurage, profes-
seure émérite des universités, an-
cienne chef du service pédiatrique
d'un centre hospitalier universitai-
re. Marie-José Michel, professeure
des universités en histoire moder-
ne à l'université Paris 13, présiden-
te d'une association culturelle. Mi-
chel Minchella, ancien chef d'une
entreprise de bâtiment, président
d'une association caritative. Ber-
nard Moriau, médecin libéral, mé-
decin bénévole d'une association
humanitaire. Michel Pacaux, maire
de Frelinghien (Nord), vice-prési-
dent de la communauté urbaine de
Lille. Anne Passevant, née Bour-
don, ancienne infirmière, vice-
présidente d'une association d'aide
aux personnes handicapées psy-
chiques. Anne Pedon-Flesch, née
Flesch, chef d'une entreprise dans
le secteur de l'hydrobiologie, pré-
sidente d'une association d'aide au
développement des entreprises.
Paule Pellecuer, née Feytel, inter-
prète en langue des signes. Eléono-
re Pérucaud, née Dell'Isola, prési-
dente départementale d'une
association d'entraide. Frédéric
Rosmini, médiateur d'un conseil
régional. Hubert Rozières, ancien
cadre d'établissements spécialisés
dans la mécanique de précision,
ancien maire de Puy-Saint-Martin
(Drôme). Jeannine Savoye-Peys-
son, née Savoye, ancienne kinési-
thérapeute, secrétaire générale
d'une association d'anciens com-
battants. Virginie Serin, née Jaulin,
professeure des universités en
physique à l'université Paul Saba-
tier de Toulouse. Marie-Odile Tho-
mas, née Mèle, ancienne ensei-
gnante, membre d'associations de
lutte contre l'exclusion des enfants
handicapés. Marie-Claire Thomas,
née Rodot, ancienne principale,
présidente départementale d'une
association d'aide aux orphelins.
Stéphanie Villet, née Savaete, chef
d'une unité de soins palliatifs.
PROMOTION
DUBÉNÉVOLAT ASSOCIATIF
Au grade d'officier
Jean Obaton, président d'honneur
d'une association humanitaire.
Au grade de chevalier
Jacqueline Anfray, née Lebrun, an-
cienne présidente départementale
d'une association familiale. Claude
Barbereau, ancien négociant en
combustibles, ancien président
d'une association caritative. Daniel
Bercot, ancien artisan commer-
çant, président d'une association
de lutte contre la mucoviscidose.
Bernard Blettery, ancien profes-
seur des universités-praticien hos-
pitalier, président d'une associa-
tion de lutte contre l'exclusion
sociale. René Breton, président
d'une association nationale d'aide
aux déficients visuels. Jeanne Ca-
banes, née Bracquemond, membre
du conseil d'administration d'une
association pour la réinsertion
d'anciens détenus. Michelle Cla-
vière, née Menu, infirmière, res-
ponsable d'un réseau départemen-
tal en faveur de la pratique
féminine du sport. Jean Courant,
ancien chirurgien du service de
santé des armées, vice-président
d'une délégation locale d'une asso-
ciation caritative. Eliane Croutzet,
ancienne enseignante, présidente
d'un groupe folklorique. Henri
Darrigrand, ancien ingénieur, pré-
sident départemental d'une asso-
ciation de solidarité. Christiane
Delphin-Poulat, née Daniel, délé-
guée départementale d'une asso-
ciation d'entraide des personnels
de l'armée. Isabelle Denier d'Apri-
gny, née Fouillaron, présidente
d'une association humanitaire.
Thérèse Destremau, née Béchaux,
ancienne enseignante, présidente
d'une association de réinsertion
sociale. Françoise Fernandez, née
Maury, ancienne directrice adjoin-
te d'un institut universitaire de for-
mation des maîtres, membre d'une
association mémorielle. Marie-Cé-
cile Lapillonne, née Lyonnet, an-
cienne assistante sociale, présiden-
te d'une association d'animation
culturelle et cultuelle. Albert Le-
pelley, ancien artisan électroméca-
nicien, ancien adjoint au maire
d'Avranches (Manche), vice-pré-
sident d'une association caritative.
Noël Nigond, ancien agriculteur,
ancien adjoint au maire de Saint-
Bonnet-le-Chastel (Puy-de-Dô-
me), ancien président d'une asso-
ciation d'aide à domicile. Françoise
Pagès, née Guilbaud, ancienne in-
firmière en radiologie, membre
d'un conseil pastoral, bénévole as-
CAROLINE BEYER
DÉCORATION Voici donc la première
promotion de la Légion d’honneur depuis
l’élection de François Hollande à la prési-
dence de la République. Elle compte
528 décorés, illustres ou anonymes, issus
de l’ensemble des domaines d’activité du
pays.
L’académicienne et ancienne ministre
de la Santé, Simone Veil, rescapée du
camp d’Auschwitz, à l’origine de la loi
autorisant l’IVG, est élevée à la dignité de
grand-croix, aucôté de Pierre Daix, résis-
tant déporté, écrivainet historiend’art.
Parmi les huit personnalités élevées à
la dignité de grand officier, figurent deux
représentants du monde économique,
Roger Fauroux, ancien patron de Viven-
di, et Pierre Weill, fondateur de l’institut
de sondages TNS Sofres, ainsi que le bio-
logiste Pierre Joliot, l’homme politique
André Chandernagor ou l’historien de la
Résistance, Daniel Cordier.
Jérôme Clément, ancien président
d’Arte, aujourd’hui directeur de la mai-
son d’enchères Piasa et l’artiste-inter-
prète et comédienne Juliette Greco font
quant à eux partie des 15 chevaliers pro-
mus au grade de commandeur.
Le monde économique
bien représenté
Sur les 56 personnes promues officiers, on
trouve le pédopsychiatre très apprécié
des médias Marcel Rufo, l’architecte Do-
minique Perrault, à qui l’on doit la biblio-
thèque François-Mitterrand, et la journa-
liste tunisienne Souhayr Belhassen,
présidente de la Fédérationinternationale
des droits de l’homme et l’historien d’art,
Jean Clair. Au nombre de 447, les nou-
veaux membres de la Légion d’honneur,
décorés du grade de chevalier, comptent
le chanteur Hugues Aufray, l’acteur et
réalisateur Michel Blanc, le cinéaste
autrichien Michael Haneke, Palme d’or
2012 à Cannes pour le filmAmour, Philip-
pe Pozzo di Borgo, dont l’histoire a inspiré
le filmIntouchables, mais aussi la sportive
Christine Arron, détentrice du record
d’Europe du 100 m, Pape Diouf, ancien
président de l’Olympique de Marseille,
Anne Hidalgo, première adjointe aumaire
de Paris, Dominique Voynet, maire de
Montreuil, et Louis Vogel, président de la
conférence des présidents d’université.
Un quart des décorés de cette promotion
sont issus du monde économique. Vien-
nent ensuite la fonction publique et l’en-
seignement-recherche (18 %), le domai-
ne santé, social et humanitaire (16,8 %),
les élus (7 %) et le secteur de la culture et
de la communication(6,2 %)
Fondée en 1802 par Napoléon, la Lé-
gion d’honneur compte à ce jour
93000 membres récompensés pour
« leurs mérites éminents au service de la
nation ». I
La promotion du I4 }uillet
Simone Veil, Roger Fauroux, Marcel Rufo, Juliette Gréco ou encore Michel Blanc ont été distingués.
L’ancienne ministre, Simone Veil,
membre de l’Académie française,
est élevée à la dignité de grand-croix.
ABD RABBO-MOUSSE-ORBAN/ABACA
Pierre Daix, déporté-résistant, écrivain
et historien d’art, est élevé à la dignité
de grand-croix. BALTEL/SIPA
L’ancien ministre Roger Fauroux
est élevé à la dignité de grand officier.
IAN HANNING/REA
LE FIGARO lundi 16 juillet 2012

légion d'honneur 17
sociative. Olivier Parnaudeau, an-
cien artisan, président d'une asso-
ciation de réinsertion sociale.
Annie Pasquier, née Pieuchot, an-
cienne comptable, responsable
d'antenne d'une association hu-
manitaire en faveur des enfants.
Simonne Peyre, née Alexandre,
présidente-fondatrice d'une asso-
ciation de défense des animaux.
André Renault, intervenant dépar-
temental de sécurité routière, bé-
névole associatif. Jacqueline Sei-
gnard, née Bardy, animatrice d'une
association nationale pour les fem-
mes de militaires. Christian Steu-
nou, prêtre infirmier, bénévole
humanitaire. Viviane Wagner, res-
ponsable d'une association d'aide
aux personnes prostituées.
RELATIONS
AVEC LE PARLEMENT
Au grade d'officier
Louis Mermaz, ancien ministre,
ancien président de l'Assemblée
nationale, ancien sénateur de
l'Isère.
Au grade de chevalier
Stanislas Brézet, conseiller, chef de
division au service des affaires in-
ternationales et de défense à l'As-
semblée nationale. Jean-Pierre De-
fontaine, ancien député du Pas-de-
Calais, ancien conseiller régional,
conseiller général, ancien maire
d'Hénin-sur-Cojeul. Gérard Del-
fau, ancien sénateur de l'Hérault,
ancien maire de Saint-André-de-
Sangonis. Virginie de Kervern,
conseillère au service du compte
rendu de la séance à l'Assemblée
nationale. Bertrand Marcincal,
conseiller des services des bureaux,
chef de division au service de la bi-
bliothèque et des archives à l'As-
semblée nationale. Bénédicte Rou-
gé, conseillère à la direction de la
législation et du contrôle du Sénat.
André Vantomme, ancien sénateur
de l'Oise, vice-président du conseil
général, ancien maire de Clermont.
Ministère
des Affaires étrangères
PERSONNEL
Au grade d'officier
Sylvie-Agnès dite Sylvie Ber-
mann, ambassadrice extraordi-
naire et plénipotentiaire en Chine.
Au grade de chevalier
Anne-Marie Auvray, assistante de
direction au ministère. Frédéric
Basaguren, ambassadeur pour les
commissions intergouvernemen-
tales, la coopération et les ques-
tions frontalières. Laurent Bili,
ambassadeur extraordinaire et
plénipotentiaire en Turquie. Pa-
trick Bonneville, inspecteur des
affaires étrangères. Marie-Annick
Bourdin, ambassadrice extraordi-
naire et plénipotentiaire en Zam-
bie. Jean-Marie Bruno, ambassa-
deur extraordinaire et
plénipotentiaire en Slovaquie.
Philippe Delacroix, ambassadeur
extraordinaire et plénipotentiaire
aux Seychelles. Gérard Guillon-
neau, ambassadeur extraordinaire
et plénipotentiaire en Moldavie.
Patrick Maisonnave, directeur des
affaires stratégiques, de sécurité et
du désarmement au ministère.
Jean-Pierre Maqueda-Rolland,
consul adjoint, responsable du
service de l'administration des
Français, régisseur à Annaba
(Algérie). Philippe Orliange, di-
recteur adjoint du département
Amérique latine-Caraïbes à
l'Agence française de développe-
ment. Hédi Picquart, premier
conseiller à l'ambassade de France
en Libye. François Sénémaud,
ambassadeur chargé de la mission
de préfiguration de l'Office médi-
terranéen de la jeunesse. Patrick
Vaillant, deuxième conseiller à
l'ambassade de France au Ka-
zakhstan.
PROTOCOLE
Au grade d'officier
Hélène Giroux, fondatrice et di-
rectrice d'école (Chili). Vincent
Navarre, de nationalité belge,
président-directeur général d'un
groupe de vins et spiritueux.
Au grade de chevalier
Souhayr Belhassen, de nationalité
tunisienne, journaliste, présidente
de la Fédération internationale des
droits de l'homme. Jean Charbon-
nier, ecclésiastique, membre de la
société des missions étrangères de
Paris. Georges Couffignal, direc-
teur de l'Institut des hautes études
d'Amérique latine. Shermin Dajani,
présidente-directrice générale
d'une société de conseil et de déve-
loppement dans le domaine de
l'énergie (Jordanie). Jean Dumont,
prêtre instituteur (Pérou). Michael
Haneke, de nationalité autrichien-
ne, réalisateur, scénariste. Gene-
viève Hda, née Pecqueux, médecin
(Maroc). Olivier Lesénécal, secré-
taire particulier de Son Altesse
Royale le Prince Consort de Dane-
mark. Michael McMurphy, de na-
tionalité américaine, directeur
d'activités d'un groupe industriel
spécialisé dans le nucléaire. Jean-
nine Méry, ancienne médecin
pneumo-phtisiologue, bénévole
humanitaire (Maroc). Martine
Odillard, née Luypaert, de natio-
nalité belge, directrice générale
déléguée d'un groupe industriel.
Ann O'Reilly, de nationalité irlan-
daise, présidente fondatrice d'une
association en faveur de la recon-
naissance de l'autisme. Sarah Pak-
zad, professeur en neuropsycholo-
gie (Canada). Gîta Paterson, de
nationalité suédoise, présidente de
la chambre de commerce suédoise
en France. Christine Pintat, prési-
dente-fondatrice d'une association
humanitaire (Argentine). Philippe
Pozzo di Borgo, ancien dirigeant de
société, président d'honneur d'une
association d'aide aux personnes
handicapées (Maroc). André Prost,
ancien directeur à l'Organisation
mondiale de la santé. Miroslav
Radman, professeur des universi-
tés en biologie cellulaire à l'univer-
sité Paris-Descartes, membre de
l'Académie des sciences. Hubert de
Ravinel, gérontologue, fondateur
et directeur d'associations caritati-
ves (Canada). Tarja Terrail, née
Räsänen, de nationalité finlandai-
se, directrice générale d'un établis-
sement gastronomique. Lan Yan,
associée-gérante d'une banque
(Chine).
AFFAIRES EUROPÉENNES
Au grade de chevalier
Maud De Boer-Buquicchio, née De
Boer, de nationalité néerlandaise,
secrétaire générale adjointe du
Conseil de l'Europe. Thierry Le-
leu, vice-président chargé des re-
lations extérieures d'une société
de loisirs. Richard Weber,
conseiller honoraire auprès de la
Commission européenne. Mi-
chaela Wiegel, de nationalité alle-
mande, journaliste.
DÉVELOPPEMENT
Au grade de chevalier
Marc Dufumier, professeur
d'agriculture comparée et de dé-
veloppement agricole dans un
établissement d'enseignement su-
périeur. Elikia M'bokolo, de na-
tionalité congolaise (République
démocratique du Congo), direc-
teur d'études dans un établisse-
ment d'enseignement supérieur.
Jean-Louis Viélajus, président
d'un organisme coordinateur na-
tional d'organisations non gou-
vernementales.
Ministère de
l'Éducation nationale
Au grade de commandeur
Albert Prévos, inspecteur général
de l'éducation nationale honorai-
re. Jacky Simon, médiateur de
l'éducation nationale honoraire.
Au grade de chevalier
Jean-Pierre Baratault, inspecteur
de l'éducation nationale. Catherine
Belzung, professeure des universi-
tés en neurosciences. Pascal Bes-
son, principal. Patrick Bet, inspec-
teur de l'éducation nationale.
Nadine Bif-Dussart, née Dussart,
déléguée académique à la forma-
tion professionnelle initiale. Michel
Brosse, délégué académique à la
formation continue. Annie Carré,
née Duparc, inspectrice de l'éduca-
tion nationale en mathématiques.
Fernande Ceccarini, née Anfonce,
médecin scolaire. Jean-Lucien
Champigny, proviseur. Jean-Louis
Chauvineau, délégué académique
aux enseignements techniques.
Marie Dégrave, née Gélard, profes-
seure de mathématiques. Nadine
Desmarais, née Duban, inspectrice
de l'éducation nationale chargée de
l'information et de l'orientation.
Martine Desplanques, née Louchet,
directrice d'école. Suzanne Dettin-
ger, née Cabanis, enseignante spé-
cialisée. Marie-Claude Douineau,
professeure de mathématiques.
Carmen Farré, professeure des
écoles spécialisée honoraire. Fran-
çoise Garin, née Caytan, professeu-
re des écoles honoraire. Gabrielle
de Groër, inspectrice d'académie,
inspectrice pédagogique régionale.
Françoise Lavauden, assistante
principale de service social. Claude
Lelièvre, professeur des universités
honoraire en sciences de l'éduca-
tion. François Louis, inspecteur gé-
néral de l'administration de l'édu-
cation nationale et de la recherche
honoraire. Julia Marlier, née Alon-
so y Garcia, directrice d'école. Fer-
nand Nasari, proviseur. Eliane Pas-
carel, née Devier, secrétaire
générale dans une inspection aca-
démique. Chantal Payet, née Bè-
gue, professeure d'histoire et géo-
graphie. Jean-Louis Pigeon, chef
de travaux en génie mécanique.
Dominique Pilet, infirmière de
santé scolaire. Catherine Ponsin-
Costa, née Costa, inspectrice de
l'éducation nationale honoraire.
Dominique Robitaille, proviseur.
Evelyne Roualdès, professeure des
écoles, conseillère pédagogique.
Monique Saget, née Colrat, profes-
seure de lettres modernes. André
Videaud, médiateur d'une acadé-
mie. Freddy Vogler, proviseur. Pa-
tricia Weirauch-Mahieux, née
Weirauch, professeure d'économie
et de gestion, coordonnatrice ré-
gionale et académique à la forma-
tion continue.
Réussite éducative
Au grade de chevalier
Marie-Hélène Garrigues, née
Ahounou, directrice d'école.
Evelyne May-Ozsatir, née May,
principale. Colette Stéphan, atta-
chée d'administration scolaire et
universitaire honoraire.
Ministère de la Justice
Au grade de commandeur
Henri Desclaux, procureur géné-
ral honoraire, vice-président à la
Cour nationale du droit d'asile.
Au grade d'officier
Chantal Bussière, née Fourneret,
première présidente de la cour
d'appel de Bordeaux. Claire Favre,
née Desvignes, présidente de
chambre à la Cour de cassation.
Alain Lacabarats, président de
chambre à la Cour de cassation.
Thierry Le Roy, conseiller d'Etat.
Jean-Pierre Mignard, avocat au
barreau de Paris.
Au grade de chevalier
Claudine Angeli-Troccaz, née An-
geli, substitute générale près la
cour d'appel de Paris. Christine
Baudoin, née Baudoin-Laulagnet,
avocate au barreau de Paris. Anne
Berard, née Grimaud, vice-prési-
dente au tribunal de grande instan-
ce de Paris. Marie-Josèphe Bouvet,
née Barbé, huissière de justice à
Paris. Monique Brocard, avocate au
barreau de Toulouse, ancienne bâ-
tonnière. Danièle Burguburu, née
Combaldieu, conseillère d'Etat, an-
cienne secrétaire générale du
Conseil supérieur de la magistratu-
re. Christian Charrière-Bournazel,
né Charrière-Gaillard-Bournazel,
avocat au barreau de Paris, ancien
bâtonnier, président du Conseil
national des barreaux. Louis-Marie
Cheminade, président de chambre
à la cour d'appel de Bordeaux. Da-
nielle Drouy-Ayral, procureure de
la République près le tribunal de
grande instance de Draguignan.
Gracieuse Etcheverry, née Lacoste,
présidente du tribunal de grande
instance de Poitiers. Carole Etien-
ne, procureure de la République
près le tribunal de grande instance
d'Alençon. Alain Fichelle, respon-
sable du secrétariat de la commis-
sion pour la transparence financiè-
re de la vie politique au Conseil
d'Etat. Catherine Glon, avocate au
barreau de Rennes, ancienne pré-
sidente d'une association d'aide ju-
ridique d'urgence. Eric Jeantet,
avocat au barreau de Lyon, ancien
bâtonnier. Henri de Larosière de
Champfeu, président du tribunal
de grande instance d'Evreux.
Odette Laurain, née Menu, ancien-
ne agente d'une mutuelle, trésoriè-
re et porte-drapeau d'une section
d'une association d'anciens com-
battants. Dominique Lehn, née
Bertrand, première vice-présiden-
te au tribunal de grande instance de
Strasbourg. Bertrand Ludes, expert
judiciaire, président de la compa-
gnie des experts près la cour d'ap-
pel de Colmar. Francis Mallol, pré-
sident du tribunal administratif de
Strasbourg. Alain Mikowski, avo-
cat au barreau de Paris. Josette Mi-
noret-Gibert, née Minoret, avocate
honoraire au barreau de Paris.
Jean-Jacques Sarlat, notaire à la ré-
sidence d'Auch. Laurence Vagnier,
née Lisch, directrice de projet «
mineurs isolés étrangers » à la di-
rection de la protection judiciaire
de la jeunesse. Annie Verrier, ex-
perte judiciaire près la cour d'appel
d'Amiens, agréée par la Cour de
cassation.
Ministère
de l'Économie
et des Finances
Au grade d'officier
Louis Brun d'Arre, délégué d'un
groupe de protection sociale com-
plémentaire dédié au monde agri-
cole. Christiane Cellier, née Fou-
ché, membre du Conseil
d'orientation et de réflexion sur
l'assurance. Jean-François Guth-
mann, commissaire du Gouver-
nement d'un établissement public
d'aide aux entreprises.
Au grade de chevalier
Jean-Carlos Angulo, directeur gé-
néral adjoint d'un groupe de maté-
riaux de construction. Agnès Bé-
nassy-Quéré, née Bénassy,
directrice d'un centre français
d'étude et de recherche en écono-
mie internationale. Jean-Laurent
Bonnafé, directeur général d'une
banque. Nathalie Chaize, styliste,
présidente d'une entreprise de
confection de vêtements. Martine
Claret, née Guigues, présidente
d'une entreprise de recherche et
développement. Paul Coizet, prési-
dent-directeur général d'une so-
ciété de soutien aux projets d'en-
treprises. Catherine de Colbert, née
de Tudert, présidente du directoire
d'une société de fabrication de pa-
pier et de carton. Pierre Coppey,
président d'une société d'autorou-
tes. Armand Delclos, ancien prési-
dent d'une société de production
ORDRES DE
LA LÉGION
D’HONNEUR
GRAND-CROIX
(CROIX ET PLAQUE
ENSEMBLE)
GRAND OFFICIER
(CROIX ET PLAQUE
ENSEMBLE)
COMMANDEUR
OFFICIER
CHEVALIER
J
.-
J
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IN
G
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N
A
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D
E
P
A
R
IE
Jean Clair, historien d’art et membre
de l’Académie française, est promu
officier. FRANÇOIS BOUCHON/LE FIGARO
Daniel Cordier, compagnon
de la Libération et historien, est
élevé à la dignité de grand officier.
CHARLES PLATIAU/REUTERS
L’ancien ministre André Chandernagor
est élevé à la dignité de grand officier.
DELPY/PHOTOPQR/LA MONTAGNE
L’architecte et urbaniste Dominique Perrault
est promu officier. SÉBASTIEN SORIANO/LE FIGARO
lundi 16 juillet 2012 LE FIGARO

légion d'honneur 18
de bétons. Renée Fléchard, née Da-
voust, ancienne chef d'une entre-
prise spécialisée dans la production
de beurre et de fromage. Elisabeth
de Gaulle, directrice de la commu-
nication et du développement du-
rable d'une banque. Denis Gindre,
ancien président-directeur général
d'une société de métallurgie. Pa-
trick Gruau, président-directeur
général d'un groupe de véhicules
utilitaires. Pierre Guez, directeur
général d'un groupe céréalier.
Jean-Claude de Lassée, président-
directeur général d'une société
d'assurances. Brigitte Letellier, an-
cienne directrice du secrétariat du
collège et de la commission des
sanctions de l'Autorité des marchés
financiers. Lidia Luka-Lognoné,
née Luka, membre du comité exé-
cutif et directrice des zones Europe
et Asie pacifique d'une société d'as-
surances. Didier Mercier, directeur
général adjoint de l'Agence fran-
çaise de développement. Patrice
Mignon, président de la Fédération
française de maroquinerie. Aline
Peyronnet, chef de mission dans
une direction du ministère. Mi-
chelle Pontet, née Bragard, vice-
présidente d'un office de tourisme.
Agnès Rossetti, ancienne directrice
générale des services techniques
d'une communauté d'aggloméra-
tion. Françoise Tisseyre, directrice
adjointe du département des
moyens informatiques, immobi-
liers et logistiques de l'Agence
française de développement.
BUDGET
Au grade de chevalier
Françoise Abate-Granet, née Gra-
net, directrice de projet à l'Ecole
nationale des finances publiques
de Noisy-le-Grand. Christophe
Baulinet, inspecteur général des
finances. Anny Corail, née Blaise,
chef de projet à la direction géné-
rale des douanes et droits indi-
rects. Dominique Demangel,
contrôleuse budgétaire et comp-
table ministériel auprès du minis-
tère de la culture et de la commu-
nication. Odile Nëel, née Stiegler,
administratrice civile à la mission
chargée de la politique immobiliè-
re de l'Etat à la direction générale
des finances publiques. Jean-Yves
Raude, directeur du service des
retraites de l'Etat. Jean-Michel
Thillier, sous-directeur à la direc-
tion générale des douanes et
droits indirects.
ÉCONOMIE SOCIALE
ET SOLIDAIRE
ET CONSOMMATION
Au grade de chevalier
Christiane Bouchart, présidente
du conseil d'administration du
Réseau des territoires pour l'éco-
nomie solidaire. Jean-Louis Ca-
brespines, président d'un conseil
représentant les acteurs de l'éco-
nomie sociale et solidaire. Berna-
dette Grosyeux, directrice géné-
rale d'une plateforme de services
et d'établissements médico-so-
ciaux pour personnes en situation
de handicap mental. Thierry
Jeantet, directeur général d'un
groupement européen d'intérêt
économique.
Ministère des Affaires
sociales et de la Santé
Au grade d'officier
Jean Blocquaux, inspecteur géné-
ral des affaires sociales honoraire,
vice-président du conseil de sur-
veillance d'un centre hospitalier.
Léon Marie-Rose, ancien direc-
teur général d'un centre hospita-
lier universitaire, président d'une
délégation territoriale d'une asso-
ciation caritative. Marcel Rufo,
chef du service de pédopsychia-
trie d'un centre hospitalier.
Au grade de chevalier
Philippe Calmette, directeur gé-
néral d'une fédération nationale
d'associations en faveur des per-
sonnes handicapées. Géneviève
Demoures, née Frèrebeau, méde-
cin-chef dans un établissement
spécialisé en gériatrie. Georgette
Garric, née Ferrières, ancienne
présidente d'une union départe-
mentale des associations familia-
les. Anne Gervais, praticienne
hospitalière. Jacques Hassin, res-
ponsable du pôle médecine sociale
dans un centre d'accueil et de
soins hospitaliers. Solange Leroux
Les Jardins, née Le Hénaff, prati-
cienne hospitalière en chirurgie
ophtalmologique. Hélène Maçon,
directrice générale d'un institut
régional du travail social. Domini-
que Malet-Pinsolle, née Malet,
chef du pôle de psychiatrie géné-
rale d'un centre hospitalier. Vin-
cent Meininger, professeur des
universités-praticien hospitalier,
chef du service de neurologie d'un
centre hospitalier. Dominique
Perrotin, chef du service de réani-
mation médicale polyvalente d'un
centre hospitalier régional et uni-
versitaire. Marie-Louise Poitrey,
fondatrice d'une association pour
l'insertion des personnes handi-
capées. Marie-France Poupon,
née Herbet, conseillère scientifi-
que dans un centre hospitalier.
Ministère de l'Égalité
des territoires
et du Logement
Au grade de commandeur
Louis Besson, ancien ministre,
président de la communauté d'ag-
glomération de Chambéry (Sa-
voie).
Au grade d'officier
Marie-Dominique Hebrard de
Veyrinas, membre permanent de
la section « droit, logement et so-
ciété » au Conseil général de l'en-
vironnement et du développe-
ment durable. Bernard Lacharme,
secrétaire général du Haut Comité
pour le logement des personnes
défavorisées.
Au grade de chevalier
Abdelkrim dit Abdel Belmoka-
dem, chef d'une entreprise spé-
cialisée dans la médiation, l'em-
ploi et la gestion de conflits,
ancien adjoint au maire de Vaulx-
en-Velin (Rhône). Amale Benhi-
ma, chef de service dans une di-
rection départementale des
territoires et de la mer. Gilles Bou-
velot, directeur général d'un éta-
blissement public foncier. Daniel
Breuiller, maire d'Arcueil,
conseiller général du Val-de-Mar-
ne, coprésident d'un office d'habi-
tations à loyer modéré. Catherine
Calmet Rebérioux, née Calmet,
secrétaire générale d'un groupe
politique dans un conseil régional,
ancienne adjointe au maire de
Créteil (Val-de-Marne). Jean-
François Caron, maire de Loos-
en-Gohelle, conseiller régional de
Nord - Pas-de-Calais. Maurice
Carraz, directeur général de la Fé-
dération nationale des offices pu-
blics de l'habitat. Marie-Thérèse
Delrieu, ancienne directrice d'un
institut de formation en soins in-
firmiers, conseillère générale de
l'Indre. Jean-Claude Driant, pro-
fesseur des universités, directeur
d'un laboratoire d'études urbai-
nes. Dominique Giry, directeur
général d'un groupe immobilier.
Anne-Sophie Grave, directrice des
retraites dans une institution fi-
nancière publique. Dessouffiana
Keïta, président d'une association
professionnelle régionale pour
l'habitat. Khédidja Laïchi, direc-
trice d'une agence d'un office pu-
blic d'aménagement et de
construction. Sylviane Léger, di-
rectrice générale d'une société
immobilière d'économie mixte.
Jean Mallet, conseiller régional
d'Ile-de-France, maire de Mézy-
sur-Seine (Yvelines). Jean-Yves
Mano, ancien sénateur, conseiller
de Paris, adjoint au maire de Paris
chargé du logement. Ghislaine
Millet, présidente départementale
d'une association de défense des
droits de l'homme. Maryse Oud-
jaoudi, née Poch, ancienne prési-
dente et membre du conseil d'ad-
ministration d'une association à
vocation sociale. Stéphane Peu,
adjoint au maire de Saint-Denis,
délégué à l'urbanisme (Seine-
Saint-Denis). Marc Prevot, prési-
dent d'une société coopérative de
logement. Sylvie Rey, née Haut-
coeur, chargée de mission dans un
groupe de logement social. Mi-
chelle Rivet, agricultrice, vice-
présidente du conseil régional du
Centre, maire de Marçais (Cher).
Jean-Paul Roch, ancien gérant
d'une société industrielle, prési-
dent d'honneur d'une association
de développement de réseaux
d'entreprises. Jacqueline Rouillon,
conseillère générale de Seine-
Saint-Denis, maire de Saint-
Ouen. Jean-Alain Steinfeld, direc-
teur général d'un office public de
l'habitat. Annie Thébaud-Mony,
née Mony, directrice de recherche
honoraire à l'Institut national de la
santé et de la recherche médicale,
spécialiste de la santé au travail.
Philippe Vignaud, architecte-ur-
baniste, rapporteur général d'un
conseil départemental de déve-
loppement durable. Dominique
Voynet, ancienne ministre, an-
cienne sénatrice de Seine-Saint-
Denis, maire de Montreuil.
VILLE
Au grade d'officier
Bernard de Korsak, président
d'une commission départementa-
le de médiation. André Lévy, res-
ponsable de la médiation de la vil-
le de Montreuil (Seine-Saint-
Denis).
Au grade de chevalier
Tarak Ben Guiza, directeur d'un
centre d'information et d'orienta-
tion de l'académie de Lyon. Nadia
Brya, directrice d'une association
en faveur des jeunes. Marie Colo-
ni, directrice d'une association en
faveur des jeunes. Guy Depelley,
président d'un conseil syndical,
ancien adjoint au maire de Cli-
chy-sous-Bois (Seine-Saint-De-
nis). Maurice Drapier, vice-prési-
dent d'un office public
d'aménagement et de construc-
tion. Marcel Duhoo, président
d'un club de football. Agnès Faul-
con, directrice d'un centre social,
vice-présidente de la fédération
des centres sociaux de Seine-
Saint-Denis. Annie Fourcaut, née
Dreyfus, professeure des univer-
sités en histoire contemporaine,
spécialiste de l'histoire des ban-
lieues. Walid Hanna, adjoint au
maire de Lille, chargé de la politi-
que de la ville (Nord). Monique
Legrand, née de Saint-Riquet,
présidente d'une association de
soutien aux travailleurs immigrés.
Mourad Merzouki, directeur du
Centre chorégraphique national
de Créteil et du Val-de-Marne.
Louis Molinari, sculpteur. Fatiha
dite Katia Pontarollo, née Ladlani,
présidente d'une association en
faveur du sport. Zoubaïda dite
Zbeida Saidane, éducatrice spé-
cialisée et de prévention. Catheri-
ne Ternon, responsable du contrat
urbain de cohésion sociale à Co-
lombes (Hauts-de-Seine).
Ministère
de l'Intérieur
Au grade d'officier
Patrice Bergougnoux, directeur
général des services de la commu-
nauté d'agglomération de la plaine
centrale du Val-de-Marne et de la
ville de Créteil. Jean-Jacques
Fournier, maire de Moissy-Cra-
mayel (Seine-et-Marne), prési-
dent du syndicat d'agglomération
nouvelle de Sénart. Thierry Latas-
te, ancien directeur général des
services du conseil régional de
Rhône-Alpes, préfet de la région
Languedoc-Roussillon, préfet de
l'Hérault. Emile Perez, directeur
des services actifs de la police na-
tionale. René Ricarrère, ancien
vice-président du conseil régional
d'Aquitaine, maire honoraire
d'Orthez (Pyrénées-Atlantiques).
Marie-Louise Simoni, haut fonc-
tionnaire au développement du-
rable à l'inspection générale de
l'administration du ministère.
Pierre Soubelet, préfet des Cô-
tes-d'Armor.
Au grade de chevalier
Thierry Alonso, commissaire di-
visionnaire de police. Georges
Aubert, maire de Segonzac (Dor-
dogne). Rolande Benhaïm, née
Amoyel, membre d'associations
cultuelles. Marie-Christine Ber-
nard-Gelabert, née Gelabert, chef
de bureau à la sous-direction des
compétences et des institutions
locales. Thierry Canesson, com-
missaire divisionnaire de police.
Henri Castets, commissaire divi-
sionnaire de police. Philippe Cho-
tard, secrétaire général adjoint de
la mairie de Paris. Claude Dar-
ciaux, née Laforge, ancienne dé-
putée de la Côte-d'Or, maire de
Longvic. Marie-Thérèse Delau-
nay, née Delaunois, sous-préfète,
chargée de mission auprès du pré-
fet de la région Rhône-Alpes. Eric
Delzant, directeur général des
services de la communauté urbai-
ne de Bordeaux (Gironde). Jean-
Pierre Desprès, commissaire divi-
sionnaire de police. René Dies,
colonel de sapeurs-pompiers, di-
recteur du service départemental
d'incendie et de secours de la Loi-
re. Françoise Gicquel, commissai-
re divisionnaire de police. Marie-
Agnès Girardot, commandante de
police. Isabelle Guilloteau, com-
missaire divisionnaire de police.
Jérôme Gutton, sous-préfet de
Dunkerque (Nord). Adeline Ha-
zan, maire de Reims (Marne),
présidente de la communauté
d'agglomération de Reims. Ana-
Maria dite Anne Hidalgo,
conseillère régionale d'Ile-de-
France, première adjointe au mai-
re de Paris. Béatrice Hollard-
Beau, née Hollard, pasteur de
l'Eglise réformée de France à Pa-
ris. Jean-Paul Jaeger, évêque
d'Arras, de Boulogne-sur-Mer et
de Saint-Omer (Pas-de-Calais).
Jean-Louis Missika, conseiller de
Paris, adjoint au maire de Paris.
Philippe Moraitis, capitaine de
police, chef du centre de démina-
ge d'Ajaccio (Corse-du-Sud).
Jean-Marc Perez, brigadier-ma-
jor, responsable d'unité locale de
police à Marseille (Bouches-du-
Rhône). Marie-France Salles, vi-
ce-présidente du conseil général
de Lot-et-Garonne, maire d'En-
gayrac. David Skuli, attaché de
sécurité intérieure à Madrid (Es-
pagne).
Ministère
du Redressement
productif
Au grade de chevalier
Chantal Barata, née Jahier, direc-
trice des ressources humaines
dans un groupe postal. Christian
Billette de Villemeur, président de
sociétés. Alain Bullot, directeur
dans un groupe de transport fer-
roviaire. Joël Chéritel, président
d'une société de conseil en tech-
nologies de communication. Hu-
guette Gérard, née Jung, ancienne
présidente d'une société d'articles
culinaires. Béatrice Lachalarde,
née Montay, directrice d'une en-
treprise de transport routier.
Francis Vandenbussche, directeur
artistique d'une maison de haute
couture.
PETITES ET MOYENNES
ENTREPRISES, INNOVATION
ET ÉCONOMIE NUMÉRIQUE
Au grade de chevalier
Luc Doublet, président-directeur
général d'une société de métallur-
gie. Marie-Antoine Francalanci,
née Borg, chef d'entreprise, pho-
tographe. Christiane Sarrade, née
Landré, présidente-directrice gé-
nérale d'une entreprise de confec-
tion.
Ministère
de l'Écologie,
du Développement
durable et de l'Énergie
Au grade de commandeur
André-Claude Lacoste, président
de l'Autorité de sûreté nucléaire.
Au grade d'officier
Maryse Arditi, pilote de réseau
dans une association environne-
mentale. Jean-Louis Joseph, pré-
sident d'un parc naturel régional,
maire de La Bastidonne (Vauclu-
se). Jean-Michel Richard, direc-
teur de la sécurité dans une socié-
té ferroviaire.
Au grade de chevalier
Bénédicte Barbry Feltz, née Feltz,
directrice de la communication et
du développement durable dans
un groupe du secteur des trans-
ports. Daniel Bazin, directeur ad-
joint d'une direction régionale et
interdépartementale de l'équipe-
ment et de l'aménagement. Jean-
Noël Breuil, président d'un institut
de recherche environnementale.
Philippe Dupuis, directeur général
adjoint dans une entreprise de
transport d'électricité. Emma-
nuelle Guilmault-Fanchini, née
Guilmault, directrice d'un parc
naturel régional. Ghislaine Hierso,
présidente d'une association à vo-
cation environnementale. Pascale
Joannot, directrice au Muséum
national d'histoire naturelle. Pas-
cal Loiselle, directeur général
d'une association à vocation so-
ciale et environnementale. Marius
Mallet, maire honoraire de Dinard
(Ille-et-Vilaine). Michel Som-
mier, directeur des Parcs natio-
naux de France. Jean-François
Soulard, né Soulard-Monnier,
président d'un réseau de transport
urbain. Frédérique Vincent, di-
rectrice de l'Institut supérieur
d'ingénierie et de gestion de l'en-
vironnement.
L’artiste-interprète et comédienne Juliette Gréco
est promue commandeur. BERTRAND GUAY/AFP
Le professeur en médecine Marcel Rufo est
promu officier. JEAN-CHRISTOPHE MARMARA/LE FIGARO
Philippe Pozzo di Borgo, président d’honneur
d’une association en faveur des handicapés,
est nommé chevalier. FRANÇOIS BOUCHON/LE FIGARO
LE FIGARO lundi 16 juillet 2012

légion d'honneur 19
TRANSPORTS, MER ET PÊCHE
Au grade de chevalier
Guy Lengagne, ancien ministre,
président-directeur général du
Centre national de la mer.
Ministère du Travail,
de l'Emploi,
de la Formation
professionnelle
et du Dialogue social
Au grade de chevalier
Catherine Darrigrand, née Le-
roux, présidente-directrice géné-
rale d'une entreprise de tissage de
linge de maison. Fabienne Mou-
nier-Surmacz, née Surmacz, res-
ponsable d'accompagnement ma-
nagérial dans une entreprise de
transport ferroviaire. Bernard Si-
monin, responsable de service
dans une direction régionale des
entreprises, de la consommation,
de la concurrence, du travail et de
l'emploi.
Ministère
de la Défense
Au grade d'officier
Pierre Bayle, directeur de la com-
munication dans un groupe in-
dustriel. François Le Puloc'h, ins-
pecteur civil de la défense.
Au grade de chevalier
Jacques Chénais, directeur de la
propulsion nucléaire dans un cen-
tre de recherche. Didier Delsalle,
pilote d'essais dans un groupe.
Danielle Lebrun, née Férat, direc-
trice d'un établissement indus-
triel. Sylvie Méléard, professeure
des universités. Patrick Naouri,
adjoint d'un chef de service dans
une direction au ministère.
ANCIENS COMBATTANTS
Au grade d'officier
Paul Boisnier, président délégué
national d'une fédération d'an-
ciens combattants. Louis Golhen,
secrétaire général national d'une
fédération d'anciens combattants.
Au grade de chevalier
Francis Boulfroy de Saint Aubin,
secrétaire général national d'une
association d'anciens combat-
tants. Jean Caron, président na-
tional d'une fédération d'anciens
combattants. Jean Grazon, prési-
dent délégué et vice-président
départemental d'associations
d'anciens combattants. Bernard
Rouet, président départemental
d'un groupement d'anciens com-
battants.
CONTINGENT DES DÉPORTÉS
ET INTERNÉS
DE LARÉSISTANCE
Au grade d'officier
Albin Rychlik, déporté résistant.
Raymond Vignaud, déporté résis-
tant.
Au grade de chevalier
Omer Chichet, interné résistant.
Georges Gaidon, interné résistant.
André Matuchet, interné résis-
tant.
Ministère
de la Culture et
de la Communication
Au grade de commandeur
Jérôme Clément, ancien prési-
dent d'une société d'audiovisuel,
président d'une société de ventes
publiques. Juliette Gréco, artis-
te-interprète, comédienne. Phi-
lippe Meyer, journaliste, ancien
président de la commission de
terminologie et de néologie du
ministère.
Au grade d'officier
Claudine Dubois, née Huzé, co-
médienne. Bernard Faivre d'Ar-
cier, président d'une biennale
d'art contemporain. Pierre Grim-
blat, producteur de films. Isabelle
Pallot-Frossard, née Frossard,
conservatrice générale du patri-
moine, directrice du laboratoire
de recherche des monuments his-
toriques. Dominique Perrault, ar-
chitecte-urbaniste.
Au grade de chevalier
Alain Absire, écrivain, président
de la Société des gens de lettres.
Hugues Aufray, né Auffray,
auteur, compositeur, interprète.
Patrick Bézier, directeur général
d'un groupe de protection sociale
de l'audiovisuel, de la communi-
cation, de la presse et du specta-
cle. Michel Blanc, acteur, réalisa-
teur. Christine Gozlan,
productrice de films. Régine Hat-
chondo, directrice générale d'une
association de promotion du ciné-
ma français. Nathalie Heinich, so-
ciologue spécialiste de l'art, direc-
trice de recherche au Centre
national de la recherche scientifi-
que. Jean-Baptiste Joly, directeur
d'une institution culturelle en Al-
lemagne. Charles Kermarec, édi-
teur, libraire. Bernard Lahire, so-
ciologue, directeur adjoint d'un
centre de recherche. Jeanne La-
poirie, directrice de la photogra-
phie pour le cinéma. Roger Lefe-
vre, professeur émérite des
universités, expert évaluateur
auprès du Conseil de l'Europe
pour la culture et le patrimoine
culturel et naturel. Sylvie Marcé,
née Combeau, présidente-direc-
trice générale d'un groupe d'édi-
tion, vice-présidente d'un syndi-
cat d'éditeurs. Micheline
Phankim, protectrice de l'œuvre
d'Henri Michaux. Martine Pou-
lain, conservatrice générale des
bibliothèques, directrice de la bi-
bliothèque de l'Institut national
d'histoire de l'art. Cécile Reims,
née Reims-Milcyte, artiste gra-
veuse. Isabelle Sadoyan, comé-
dienne. Christian Thorel, direc-
teur d'une librairie, membre du
directoire d'un syndicat de librai-
res. Françoise Vincent-Ricard,
née Vincent, auteure d'ouvrages
spécialisés dans la mode.
Ministère
de l'Enseignement
supérieur
et de la Recherche
Au grade de commandeur
Geneviève Comte-Bellot, profes-
seure de physique émérite à l'Eco-
le centrale de Lyon, membre de
l'Académie des technologies.
Au grade d'officier
Alim Benabid, professeur émérite
des universités en biophysique à
l'université Joseph Fourier de
Grenoble, membre de l'Institut.
Claude Cassagne, professeur émé-
rite des universités en chimie à
l'université Bordeaux 2. Jean Fri-
denson, directeur d'études à
l'Ecole des hautes études en scien-
ces sociales. Emile Poulat, histo-
rien, sociologue, directeur d'étu-
des à l'Ecole des hautes études en
sciences sociales.
Au grade de chevalier
Agnès Acker, née Keller, astrophy-
sicienne, professeure émérite des
universités à l'observatoire de
Strasbourg. Marie-Claude Bergoui-
gnan, née Bélis, professeure des
universités en sciences économi-
ques à l'université Bordeaux 4. Gé-
rard Berry, directeur de recherche
à l'Institut national de recherche en
informatique et automatique,
membre de l'Institut. Guy Ber-
trand, directeur de recherche au
Centre national de la recherche
scientifique, membre de l'Institut.
Jean-Pierre Chrétien, directeur de
recherche émérite en histoire de
l'Afrique. Michel Cormier, profes-
seur des universités-praticien hos-
pitalier, chef du pôle biologie dans
un centre hospitalier universitaire.
Marie-Pierre Delest, professeure
des universités en informatique à
l'université Bordeaux 1. Bernard
Dreyfus, directeur général délégué
à la science de l'Institut de recher-
che pour le développement. Laure
Elie, née Woimant, professeure des
universités en mathématiques à
l'université Paris-Diderot. Domi-
nique Faudot, professeure des uni-
versités en informatique à l'univer-
sité de Bourgogne. Béatrice Giblin-
Delvallet, née Delvallet,
professeure des universités en géo-
politique à l'université Paris 8. Alix
Gicquel, professeure des universi-
tés en physique à l'université Paris
13. Youssef Haïkel, professeur des
universités-praticien hospitalier,
doyen honoraire de la faculté de
chirurgie dentaire de Strasbourg.
Marc Haug, directeur de recherche
au Centre national de la recherche
scientifique. Jacqueline Heinen,
professeure émérite des universités
en sociologie à l'université Ver-
sailles - Saint-Quentin-en-Yveli-
nes. Béatrice Hibou, directrice de
recherche au Centre d'études et de
recherches internationales. Mi-
reille Huchon, née Rieu, professeu-
re des universités en langue et lit-
térature françaises à l'université
Paris-Sorbonne. Armel Huet, pro-
fesseur des universités en sociolo-
gie à l'université Rennes 2. Gabriel-
le Knecht, née Bechdolff, ancien
maître de conférences d'études
américaines de l'université de
Strasbourg. Jean-Marie Laborde,
cofondateur et président d'une so-
ciété d'édition de logiciels pédago-
giques. Marceline Laparra, ancien
maître de conférences en linguisti-
que de l'université de Metz. Marie-
Laure Lasvergnas, responsable de
l'accessibilité générale dans un éta-
blissement culturel. Michel Ma-
gnien, professeur des universités
de littérature française à l'universi-
té Paris 3-Sorbonne nouvelle. Gil-
bert Puech, professeur des univer-
sités en linguistique à l'université
Lyon 2. Maurice Renard, profes-
seur des universités en sciences de
la Terre à l'université Pierre et Ma-
rie Curie. Bernadette Rogé, profes-
seure des universités en psycholo-
gie à l'université Toulouse 2.
Isabelle This Saint-Jean, née This,
professeure des universités en éco-
nomie à l'université Paris 13. Jeani-
ne Tortajada, née Perales, profes-
seure des universités en chimie à
l'université Evry-Val d'Essonne.
Louis Vogel, président de l'univer-
sité Panthéon-Assas, président de
la conférence des présidents d'uni-
versité.
Ministère des Droits
des femmes
Au grade d'officier
Marie-France Casalis, née Welti,
cofondatrice d'une association de
lutte contre les violences faites
aux femmes.
Au grade de chevalier
Florence Montreynaud, née Du-
bois de Montreynaud, fondatrice
et ancienne présidente d'une as-
sociation en faveur de la cause des
femmes.
Ministère
de l'Agriculture,
de l'Agroalimentaire
et de la Forêt
Au grade de commandeur
Gérard Tendron, ancien président
du conseil d'administration de
l'Inventaire forestier national, se-
crétaire perpétuel de l'Académie
d'agriculture de France.
Au grade de chevalier
Jacqueline Aubert, née Lapouge,
océanographe, membre des
conseils d'administration et
scientifique de l'Université inter-
nationale de la mer. Jean-Pierre
Bastié, conseiller pour l'outre-
mer au ministère. Geneviève Bé-
nard, née Brizay, professeure à
l'Ecole nationale vétérinaire de
Toulouse. Jacques Bernat, ancien
président d'une fédération régio-
nale de syndicats d'éleveurs de
brebis, président régional d'une
mutuelle agricole. Armand Bon-
grain, président du conseil de sur-
veillance d'un groupe agroali-
mentaire. Henri Bour, vigneron,
président d'un syndicat viticole.
Philippe Brassac, secrétaire géné-
ral de la fédération nationale d'un
établissement financier agricole.
Michel Brunet, directeur d'une
entreprise horticole. Henri Cani-
trôt, président d'une fédération
départementale d'associations
agréées de pêche et de protection
du milieu aquatique. Alain Diéval,
directeur général d'une caisse ré-
gionale de crédit agricole. André
Drappier, directeur général d'une
maison de vin de champagne. Sta-
nislav Ehrlich, ancien directeur de
recherche à l'Institut national de
la recherche agronomique. Ca-
therine Esnouf, directrice d'un
institut de recherche appliquée en
partenariat avec l'industrie agroa-
limentaire. Patrice Germain, di-
recteur général adjoint d'un éta-
blissement national d'appui aux
filières agricoles. Anne-Marie
Jauregui, née Vergez, patronne
pêcheuse. Bertrand de Kermel,
directeur de la Fédération natio-
nale des coopératives laitières.
Danièle Le Sauce, née Le Baron,
présidente d'une association de
promotion des métiers de la mer.
Nerte de Mauléon de Bruyères,
née du Roure, directrice de la
qualité dans une entreprise agroa-
limentaire. Danièle Samaran, née
Boxède, présidente d'une société
de fabrication et de commerciali-
sation de produits du terroir. Ma-
gali Saumade, éleveuse, présiden-
te d'un organisme de défense et de
gestion d'une appellation d'origi-
ne contrôlée de viande bovine.
Ministère
de la réforme de l'État,
de la Décentralisation
et de la Fonction
publique
Au grade de chevalier
Yvon Abiven, ancien député,
conseiller général honoraire du
Finistère, maire de Saint-Thégon-
nec. René Fily, maire de Saint-
Martin-des-Champs (Finistère).
Dominique Huchon-Bécel, née
Bécel, chef du service de pharma-
cie d'un établissement hospitalier.
Isabelle Knock, née Méo, ancienne
directrice de projet au ministère.
Ministère
des Outre-mer
Au grade de chevalier
Pascal Blanchet, professeur des
universités-praticien hospitalier
au centre hospitalier universitaire
de Pointe-à-Pitre (Guadeloupe).
Elisabeth Durand, née Hiro, an-
cienne professeure d'enseigne-
ment pratique, présidente du cen-
tre d'information aux droits des
femmes et des familles (Polynésie
française). Paulette Emmanuel,
née Depesme, ancienne résistante
(La Réunion). Geneviève Giraud-
Bruno, née Giraud, directrice de
l'institut de formation en soins in-
firmiers de Guadeloupe. Paul
Humbert, ancien ingénieur, an-
cien conducteur de travaux (La
Réunion). Pierre Lietard, prési-
dent de la station de sauvetage en
mer de Guadeloupe. Jeanne
Loyher, née Père, directrice ré-
gionale de centres de dialyse (La
Réunion). Laurent Martens, di-
recteur général du port autonome
de Guadeloupe. Jeannie Pelage,
née Hélène, professeure associée
de médecine générale à l'univer-
sité Antilles-Guyane. Roselyne
Robinel, praticienne hospitalière
(Martinique). Alain-Marcel Vau-
thier, ancien conservateur en chef
des bibliothèques (La Réunion).
Charlotte Wéané Wadrawane, née
Cawidroné, responsable d'une
mission des droits de la femme
(Nouvelle-Calédonie).
Ministère
de l'Artisanat,
du Commerce
et du Tourisme
Au grade de chevalier
Alain Bernazeau, chef d'une en-
treprise de maçonnerie. Maurice
Brun, artisan boucher, président
d'une chambre de commerce et
d'industrie. Andrée-France Con-
tet, née Leclerc, chef d'une entre-
prise de bâtiment. Michel Kayser,
chef cuisinier, restaurateur.
Claude Lachaise, administrateur
de sociétés. Pascale Lambert, di-
rectrice d'un comité départemen-
tal de tourisme. Marie-Louise
Ravy, née Priser, présidente d'un
office de tourisme. Colette Sibilia,
née Raynaud, artisan charcutier.
Ministère des Sports,
de la Jeunesse, de
l'Éducation populaire
et de la Vie associative
Au grade de chevalier
Christine Arron, ancienne cham-
pionne du monde et ancienne
championne d'Europe d'athlétis-
me. Papa dit Pape Diouf, ancien
président d'un club de football.
Françoise Doré, déléguée natio-
nale d'un réseau de promotion du
travail volontaire. Michel Douard,
chancelier de la Fédération fran-
çaise handisport. Serge Feist, an-
cien entraîneur de l'équipe de
France de judo, chargé de mission
auprès de la Fédération française
de judo. Jean Vintzel, président
général d'une association sportive
et culturelle nationale.
L’auteur, compositeur et interprète Hugues
Aufray est nommé chevalier. S. SORIANO/LE FIGARO
L’ex-championne du monde d’athlétisme Christine
Arron est nommée chevalier. R. VIALERON/LE FIGARO
L’acteur et réalisateur Michel Blanc
est nommé chevalier. GONZALO FUENTES / REUTERS
lundi 16 juillet 2012 LE FIGARO

jeux d'été 20
GRILLE 200 FACILE
5 1 7 4 8
9 1 5 6
6 2
6 7 8 2
4 5 1 6 8 7
9 5 3 4
8 9
7 6 8 4
4 2 5 6 1
GRILLE 201 EXPERT
5 6
9 6 3 5 4
7 6 4
2 5 6
2 9 7 8
4 6 8
1 3 6
4 3 5 9 8
7 2
0 0 0
0 0
1
0 0
0 0
0 1 0
0
1 1 0
0 1
0 1 0
TAKUZU
MOTS FLÉCHÉS N° 168 Par Diane Monfort
SU DO KU
Remplir la grille avec les chiffres 0 et 1. Chaque ligne et chaque colonne
doit contenir autant de 0 que de 1. Les lignes ou colonnes identiques sont
interdites. Il ne doit pas y avoir plus de deux 0 ou 1 placés l’un à côté
ou en dessous de l’autre.
En partant des chiffres déjà placés, remplissez les grilles de manière à ce que chaque ligne, chaque colonne, et chaque carré
de 3 x 3 contienne une seule et unique fois tous les chiffres de 1 à 9.
Exemple :
Chaque jour un peu plus difficile
0 1 1 0
1 0 0 1
0 0 1 1
1 1 0 0
1 0
0
0
1 1 0
GRILLE 34
FACILE
,
1 1 0 1 0 0 1 1 0 0
0 0 1 0 1 0 1 0 1 1
1 0 0 1 0 1 0 1 0 1
0 1 1 0 0 1 0 1 1 0
0 1 0 1 1 0 1 0 0 1
1 0 1 0 0 1 0 1 0 1
1 1 0 0 1 1 0 0 1 0
0 1 0 1 1 0 1 0 1 0
0 0 1 1 0 1 0 1 0 1
1 0 1 0 1 0 1 0 1 0
9 7 4 6 2 5 3 1 8
1 6 5 3 9 8 2 4 7
8 2 3 7 1 4 5 6 9
2 4 9 1 8 3 6 7 5
7 1 6 5 4 2 8 9 3
5 3 8 9 7 6 1 2 4
6 8 1 4 5 7 9 3 2
4 9 2 8 3 1 7 5 6
3 5 7 2 6 9 4 8 1
GRILLE 198
GRILLE 199
GRILLE 33
Takuzu
Sudoku
SOLUTIONS DES JEUX
DU NUMÉRO PRÉCÉDENT
Mots
fléchés
D N N P D S O T
V E L O C I P E D E I N C A A
A U T H E N T I F I C A T I O N
I N T E R B O V I N T O N N E
T R O P I E D R U P E S
S E E N O U R R I E R O L E
L U R O N E S T T E D E U M
B O R A A S S I E G E E G E E
C S A N A T R A M A A S A
F U R E T I R E E P E O N T
T O R T S A R U E R T P
C I D I M I T E S I S E U T
O I N T E E M P E S E E N U
A N N E E C R U S I N S T I T
3 4 6 9 7 8 1 2 5
8 2 1 5 4 6 9 3 7
9 7 5 3 1 2 6 8 4
7 6 3 4 2 5 8 1 9
1 5 2 6 8 9 4 7 3
4 9 8 7 3 1 5 6 2
6 3 7 8 9 4 2 5 1
5 1 4 2 6 3 7 9 8
2 8 9 1 5 7 3 4 6
CHACAL - CHAQUE
CALQUE - CALTER
QUÊTER - BANQUE
BANCAL - BANTOU
TOUQUE - PIÉTER
TOUPIE - PIÈTRE
TERTRE - MONTER
MONTRE - SAUTER
SAUMON - SAUCER
PLAQUE - PLÂTRE
PLACER - SAUNER
CERNER - PLANER
CHIPIE - CHINER
CHIQUE - BERCER
BERNER - CLOQUE
CLONER.
Mots
coupés
MOTS COUPÉS Par Arthur Gary
Assemblez les huit groupes de trois lettres deux à
deux pour former un total de dix mots de six
lettres. Un même groupe de lettres peut être
utilisé plusieurs fois pour des mots différents.
1
G O U L E T L I E M O N
P O U S S E T E R T R E
2
3
4
5
6
7
8
9
10
P A R E B I A O
T A R T U F E S I V O L L E Y
N A T T A P R E D E S T I N E
M A T A I A L E N E T E T O N
M C L I M A T D I E S E L S
T A C H E I N O U I I S E O
H A S E A U E N T E G A
R I E N C A D R E I E C I L
C T R O N E C A P C R E T
D E S S E R T S O U P I R E I
B A U N E T E L L E A P T E
V E R O N E A M E N S C I E R
R S I E C L E E P A R L E
A G A E S P E R E I M A G E S
EXPÉDITIF
CAPACITÉS
INNÉES
BADGE
KILOMÈTRE
RACCOURCI
ONS’YMET
ENSÛRETÉ
POUFFÉ
DONNE
UNCOUP
DEFER
DISTINGUÉ
DESMOTS
DANSUN
COUPLE
APPARAIS
ENFINDE
COMPTE
ASSIS, C’EST
UNE
LUCARNE
CHAPE-
RONNÉE
NON
D’ENFANT
PORTMÉDI-
TERRANÉEN
COGNE
ALGUE
VERTE
INVESTIR
UNLIEU
GÉRANTS
D’UNHÔTEL
PASSER
SANSPAYER
POURVU
DÉCHIF-
FRERA
INANIMÉS
PETITAIR
PRIXDU
CINÉMA
SALADE
D’EAU
LENEZCHEZ
CYRANO
COPAIN
ARTICLE
CONTRACTÉ
C’ESTLA
PATRONNE
BOUT
DETISSU
DIVISION
DUYEN
ENVOYÉS
DUPAPE
ALCOOL
DEDATTES
BIEN
COMPRIS
MOUVE-
MENTDE
TERRAIN
GRAND
VIOLON
UNHOMME
TOMBÉ
DUCIEL
GLOUSSER
ÉVENTAIRE
VAISSEAU
POURMARS

BASEDE
CALCULS
DIRIGE
SE
DÉTÉRIORER
ANCIENNE
CHARRUE
CLASSE
DUDÉBUT
SAPEUR-
POMPIER
ORGANE
DIGESTIF
ALLER
ENJUSTICE
POIL
HOMME
D’ÉTUDE
BONNE
COMME
LAROMAINE
ADMISE
DISTANCE
POURUN
CHINOIS
ENMET
PLEIN
LAVUE
ENVELOPPE
PRENDRE
LEPOU
AUTEUR
NOTE
ANCIENNE
BIENMAL
SERVI
PRÉNOM
FUTUR
PORTEUREN
MONTAGNE
DONC
BIENCLAIRS
PARTIE
D’UNE
CHARRUE
BOULOT
ONY
BROUTE
PASSE
LESEUIL
ÉTAINDE
CHIMISTE
CÉLÈBRE
PRISON(LA)
PAPIER
DE
CUISINE
QUI EST
SANS
RETENUE
PIÈCES
DE
PORTES
BRI DGE Par Philippe Cronier www.lebridgeur.fr MOTS CROI SÉS Par Louis Morand BRI DGE Par Philippe Cronier www.lebridgeur.fr
SOLUTION DU PROBLÈME N° 1305 :
Condamné à l’enfermement
Contrat : Sud joue 4 Cœurs.
Entame : 6 de ࡖ. Vous purgez les atouts en deux tours.
Indice: l’As deࡔdoit êtreenOuest, conditionnécessaire…
et suffisante (à epsilon près).
Le coup se déroule tout seul. Jouez As-Roi de ࡗ, ࡗcoupé
(la couleur n’est pas 3-3) et ࡔvers le Roi.
- Si Ouest duque, poursuivez par ࡗcoupé et ࡔ : Est
prend et rejoue ࡕ, vous couvrez au plus près (le 8 du 10,
par ex.) et Ouest en main doit vous livrer une levée à ࡕ
ou rejouer ࡔen coupe et défausse.
- Si Ouest saute sur son As et rejoue ࡔ, pas de problème
non plus. S’il a quatre ࡗ, ce sera peine perdue car vous
jouerez ࡗen défaussant un ࡕde votre main et votre
adversaire de gauche devra rendre les armes. S’il n’a
que deux ࡗ(ou un seul), jouez ࡕvers votre 10 pour le
délicieux enferment précédemment décrit.
Le seul cas est litigieux est celui où Ouest possède
ci nq ࡗ: dans ce cas,
après deux tours de ࡗ,
jouez ࡕpour le10puis,
au mort au Roi de ࡔ,
ࡕ vers l e Roi . Vous
gagnerez avec Dame-
Valet ou l’As en Est.
PROBLÈME N° 1306 :
Dix d’écart
ࡕ6 4 2
ࡖ5 4 3
ࡗA R7 5 3
ࡔR7
ࡕA D 7 3 ࡕV 9 8
ࡖ7 6 ࡖ9 2
ࡗ10 8 6 4 ࡗD V
ࡔA 8 3 ࡔD V 10 6 5 2
ࡕR10 5
ࡖA RD V 10 8
ࡗ9 2
ࡔ9 4
N
O E
S
ࡕ7 5 2
ࡖRV
ࡗA V 6 2
ࡔ9 8 7 3
ࡕRD 6
ࡖA D
ࡗRD 4
ࡔA 6 5 4 2
N
O E
S
Contrat : Sud joue
3 Sans-Atout.
Entame : 10 de ࡖ.
PROBLÈME N° 2901
HORIZONTALEMENT
1. Fers rouges pour brûler les tissus. - 2.
Bien ancré. - 3. A cessé d’être isolée peu
aprèsavoir atteint laquarantaine. Separle
àKarachi. -4. Noixdecachou. Fournisseur
internet. - 5. Il est généralement bon
conducteur. Le grand blond avec des
chaussures noires. - 6. Jaguars minia-
tures. -7. Sedonneenexemple. Distraites
et donc ailleurs. - 8. Plante qui stabilise
lesdunes. Colèreexplosée. -9. Orner d’un
galon. - 10. Ennemi féroce du Navajo.
Abri de la squaw. - 11. Condamnés à la
perpétuité. - 12. Matière première de
papier à cigarettes.
VERTICALEMENT
1. Ils sont payés pour recoller les pots
cassés. - 2. Justicier cinématographique
(prénomet nom). - 3. Grand rapace aus-
tralien. Des bagages pour qui est censé
n'en avoir aucun. - 4. Possessif. Belles
billes. Cœur de marbre. - 5. Présente
les armes. Causse toujours... Curiosité
fumeuse. - 6. S’apprête à exploser. Il est
de ce bas monde. - 7. Prise en charge.
Message reçu. - 8. Privés d’échanges.
Initie à la culture chinoise.
SOLUTION DU PROBLÈME N° 2899
HORIZONTALEMENT 1. Plancton. -2. Rigolote.
- 3. Ozone. Hé. - 4. Pane. TER. - 5. Imiter. - 6. Ti.
Ruera. - 7. Inbé. Man. - 8. Ana. Laid. - 9. Telle.
La. - 10. Ille. Pli. - 11. Oléacées. - 12. Nitreuse.
VERTICALEMENT 1. Propitiation. - 2. Liza
Minnelli. - 3. Agoni. Ballet. - 4. Non-être. Lear.
-5. Clé. EU. Lé. CE. -6. To. Tréma. Peu. -7. Othe.
Railles. - 8. Néerlandaise.
MOTS CROI SÉS Par Vincent Labbé
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
1 2 3 4 5 6 7 8
LE FIGARO lundi 16 juillet 2012

télévision 21
MURIEL FRAT
À
tout seigneur tout honneur :
c’est par Deauville que com-
mence, ce lundi soir, le tour
du monde des dix stations
balnéaires les plus prisées
proposé par Arte. D’une
durée de 45 minutes,
chaque épisode présen-
te, de façon très classi-
que, les spécificités de
ces lieux situés en bord
de mer qui sont devenus, au fil des an-
nées, voire des siècles pour certains,
« the place to be » comme l’on dit
aujourd’hui.
Deauville, la station balnéaire la plus
proche de Paris, est une invention pari-
sienne, explique l’auteur du documen-
taire. La ville fut conçue de toutes pièces,
au milieu du XIX
e
siècle, par le duc Char-
les de Morny et ses architectes qui se sont
inspirés du modèle haussmannien. Elle
devait devenir le rendez-vous normand
du Tout-Paris. À la Belle Époque, c’est le
lieu de ralliement de la bonne société
comme le montrent les photos jaunies de
l’époque. Le Grand Hôtel, construit en
1912, fait vite partie des adresses les plus
courues de la Côte fleurie grâce à ses
qualités de palace à l’ancienne.
Aujourd’hui, Sandrine, la gouvernan-
te générale, fait chaque matin le point
avec le personnel afin de veiller à ce que
les clients des 290
chambres - essentiel-
lement des Parisiens -
soient reçus comme
des hôtes de marque.
Sur le toit de l’hôtel
trônent de superbes épis de faîtage,
façonnés dans l’argile rouge ou blanche
par les soins d’une céramiste de la ré-
gion.
Événements mondains
Deauville, c’est aussi la passion des
chevaux, la région des haras. L’hippo-
drome de la Touque, construit en
même temps que la station balnéaire
il y a quelque 150 ans, accueille des
courses qui sont autant des compéti-
tions sportives que des événements
mondains.
Après Deauville, c’est la cité balnéai-
re d’Opatija, sur la côte croate, qui aura
les honneurs, mardi, de la série docu-
mentaire. Lovée au fond du golfe de
Kvarner, elle a été lancée en 1859 par
un médecin du cru pour les bienfaits
des bains de mer pour la santé.
Le hit·parade des stations balneaires
De Deauville à Long Island,
un tour du monde en dix étapes
des lieux de séjour les plus réputés.
Conçue au milieu du XIX
e
siècle, Deauville (ici la plage et ses planches) allait devenir le rendez-vous normand du Tout-Paris. ROGER-VIOLLET
Mais elle a vraiment acquis sa renom-
mée touristique avec l’ouverture de la li-
gne de chemin de fer Vienne-Trieste-
Fiume en 1873. Les téléspectateurs-
voyageurs découvriront l’exotique
station de Hua Hin en Thaïlande mercre-
di, puis celle d’Ischia en Italie jeudi. Ils
termineront la semaine avec un reporta-
ge sur Long Island, cette île située à deux
heures de Manhattan où se croisent Alec
Baldwin, Steven Spielberg, Sarah Jessica
Parker, George Sorros ou Ralph Lauren,
tous propriétaires d’une résidence
secondaire. I
Audrey Pulvar aux « Inrockuptibles »
www.lefigaro.fr
« Bref » : les deux derniers épisodes à revoir
www.lefigaro.fr
EXCELLENT
BON
MOYEN
DÉCEVANT
6.10 Charlie et Lola 6.20 Ouf le prof
6.30 TFou 8.30 Téléshopping 9.00
TFou 10.00 Secret Story 10.55 Au
nom de la vérité 12.00 Les douze
coups de midi 12.50 Petits plats en
équilibre été
13.00 JOURNAL
13.55 Les Feux de l'amour 16.30
Grey's Anatomy 18.10 Secret Story
19.05 Au pied du mur
20.00 JOURNAL
20.40 Nos chers voisins
20.50
Série. Policière
21.35 Les Experts :
Manhattan
Série. Policière. 3 épisodes. Joyeux
anniversaire James. Avec : Gary Si-
nise, Melina Kanakaredes.
Les Experts :
Manhattan
Inédit. Rougetempête. Unetechni-
ciennedelaboratoire, employéedela
police scientifique, est assassinée
dansdescirconstancesqui rappellent
à Mac un crime commis en 1957.
0.00Preuveàl'appui 1.40Sept àhuit
3.20 Reportages 3.55 Découverte
du monde
20.50 Le Placard. Film DEMAIN
13.45MissMarpleFilmTV. Policier. Le
secret de Chimneys. 15.25 Ara-
besque 17.15 Alerte Cobra
20.50 Arsène Lupin
Film. Aventure. Fra - Ita - Esp. 2004.
Réal.: Jean-Paul Salomé. 2 h 10.
Avec : Romain Duris, Kristin Scott
Thomas, Pascal Greggory, EvaGreen.
23.00 Traque sans merci Film TV.
Action. EU - Can. 2008.
RTL 9
FRANCE INTER
20.40UrbanLegend2: Coupdegrâ-
ceFilm. Horreur. EU. 2000. Réal.: John
Ottman. 1 h 45. 22.25 10th & Wolf
Film. Thriller. EU. 2006. Réal.: Robert
Moresco. 1 h 45.
10.25 Talons aiguilles et bottes de
paille10.55Motus11.30Lesz'amours
12.00 Tout le monde veut prendre
sa place
13.00 JOURNAL
13.45Touteunehistoire14.45Tour de
France2012Cyclisme. 15eétape. En
direct. 17.45 L'après Tour 18.55 Mot
depasseInvités: Muriel Cousin, Da-
mienThévenot. 19.45Monrêve, ma
médaille
20.00 JOURNAL
20.35
Série. Policière
22.55 Duo
Série. Comédie. 2 épisodes inédits.
Accident criminel. Avec : BrunoSlag-
mulder, Laure Marsac.
Cold Case :
affaires classées
3épisodes. Dernièrepose. Plusde55
ans après les faits, Lilly Rush et son
équipe décident de rouvrir l'enquê-
tesur lemeurtred'unepin-upd'une
vingtaine d'années.
0.40 Journal de la nuit 0.55 La Clé-
mence de Titus Opéra. Mise en scè-
ne: David McVicar. Inédit.
20.35 Secrets d'histoire.
Magazine
DEMAIN
15.10 Génération Top 50 17.45 Un,
dos, tres 19.40 Ma famille d'abord
20.30 Soda
20.50 Astérix
chez les Bretons
Film. Animation. Fra. 1986. Réal.: Pi-
no Van Lamsweerde. 1 h 20.
22.10Astérixet laSurprisedeCésar
Film. Animation. Fra. 1985.
EUROSPORT
EUROPE 1
13.30L'étapedeVirenque13.45Tour
deFrance2012Cyclisme. 15eétape.
Endirect. 17.45Tour dePologne2012
Cyclisme. En direct. 19.00 Tour de
France 2012 Cyclisme.
10.20Garfield&Cie11.10Wakfu11.40
Edition de l'outre-mer 12.00 12/13
12.55Villagedépart DepuisSamatan.
Invités: JeaneManson, Collectif mé-
tissé, Maud Fontenoy, Chico & Les
Gypsies. 13.45 Tour de France 2012
Cyclisme. 15eétape. Endirect. 14.50
En course sur France 3 Hippisme.
15.05Maigret FilmTV. Policier. 16.40
Deschiffreset deslettres17.30Slam
18.10 Questions pour un champion
19.00 19/20
20.10 Plus belle la vie
20.35
Documentaire. Musical
23.05 Strip-tease
Magazine. Société. 1 heure. Ameri-
ca America: la princesse aux pieds
nus.
Ces chansons qui
nous ressemblent
Fra. 2012. 3/4. Inédit. Foule senti-
mentale. Parmi leschansonsqui ont
marqué les Français, certaines mé-
lodies en disent long sur les évolu-
tions de la société. - 22h40: Soir 3.
0.05 Home Film. Drame. Fra - Sui -
Blg. 2008. Réal.: UrsulaMeier. 1 h 40.
Inédit. 1.45 Soir 3
20.35 Mon Frère Yves.
Film TV
DEMAIN
16.30 Psych : enquêteur malgré lui
19.45 Que du bonheur 20.25 Juste
pour rire
20.45 Vive les vacances !
Film TV. Comédie. Fra. 2008. Réal.:
StéphaneKappes. 4, 5et 6/6. Avec :
Titoff, Tania Garbarski, Cécile Bois,
Stéphane De Groodt.
23.45 Moundir, l'aventurier de
l'amour 1.25 En mode Gossip
TV BREIZH
RTL RADIO
18.55Diane, femmeflic20.50Unefa-
milleformidableFilmTV. Sentimen-
tal. Vacancesmarocaines. 22.35Une
famille formidable Film TV. Senti-
mental. Rien ne va plus.
8.30 Mes meilleures amies Film.
Comédie. 10.30 Filmcourt métrage
10.50 Toutes les filles pleurent Film.
Comédie dramatique. 12.20 Mon
oncleCharlie(C) 12.45LeJT(C) 12.55
Zapping(C) 13.05Lesnouveauxex-
plorateurs (C) 14.05 Brighton Rock
Film. Thriller. 15.50Skins16.40L'Élè-
veDucobuFilm. Comédie. 18.20Les
Simpson (C)
18.45 LE JT
19.05 Happy Hour (C) 20.20 L'été
papillon (C) 20.50 Bref (C)
20.55
Film TV. Drame
22.40 Spécial investigation
Magazine. Information. Prés.: Sté-
phane Haumant. 55 minutes. Ven-
detta mortelle chez les «Bikers».
L'Infiltré
Fra. 2011. Réal.: Giacomo Battiato.
1 h 45. Dans les années 80, un offi-
cier des services secrets français
réussit, enmanipulant unjeuneidéa-
liste, àinfiltrer uneorganisationter-
roriste palestinienne.
23.35 Mensomadaire 0.05 Tomboy
Film. Comédiedramatique. Fra. 2011.
Réal.: Céline Sciamma. 1 h 20.
20.55 Le Chat du rabbin.
Film
DEMAIN
15.30 Pour l'amour du risque 4 épi-
sodes. 18.40 Les constructeurs de
l'extrême
20.50 Quartier général
Magazine. Reportage. Prés.: Adrien-
ne de Malleray. 1 h 35. Accidents,
alcool, vitesse: lesruesdeParissous
haute surveillance.
22.25 Quartier général Pêcheurs en
haute mer.
PARIS PREMIERE
FRANCE INFO
20.40 50 ans qui ont changé notre
quotidien De la petite épicerie aux
courses sur Internet. 22.15 50 ans
qui ont changénotrequotidienMon
logement, ma maison.
9.50 Le Saint 10.45 Le Chagrin et la
Pitié Film. Documentaire. 12.50 Ar-
tejournal 13.00X:enius13.25LaLe-
na ou l'appel de la taïga 14.10 Willi
veut tout savoir 14.35 La Marquise
d'O Film. Drame. 16.15 X:enius Que
dévoilent nos mains? 16.55 LeSaint
17.45Lepeupledesocéans18.30Un
géniechez lesrobots19.15Danstes
yeux 19.40 La Minute vieille
19.45 ARTE JOURNAL
20.05 Les grandes stations
balnéaires Deauville.
20.50
Film. Aventure
22.35 Le Privé
Film. Policier. EU. 1973. Réal.: Robert
Altman. 1 h 50. Avec : Elliott Gould,
JimBouton, Nina Van Pallandt.
Délivrance
EU. 1972. Réal.: JohnBoorman. 1 h 45.
Quatre amis organisent une des-
centeencanoëdansunevalléepro-
mise à la disparition en raison de la
constructiond'unbarrage. L'expédi-
tion tourne au drame.
0.25 El Sicario, room 164 1.45 Me-
tropolis 2.35 DélivranceFilm. Aven-
ture. EU. 1972.
20.50 ...les Alpes en
péril. Documentaire
DEMAIN
16.45 J'irai dormir chez vous 17.45 C
dans l'air 19.00 Silence, ça pousse !
19.50 Demain le requin
20.35 Dangers dans le ciel
Documentaire. Sciences. Can - Fra.
2006. Réal.: RodneyGibbons. Inédit.
Paniqueau-dessusduPacifique, vol
China Airlines 006.
21.30 Je ne devrais pas être en vie
22.15 Cdans l'air
TEVA
FRANCE CULTURE
16.15 A vos papilles 18.25 Division
d'élite20.40LesMaris, lesFemmes,
les Amants Film. Comédie senti-
mentale. Fra. 1989. Réal.: Pascal Tho-
mas. 2 heures. 22.40 Web Therapy
7.35KyleXY9.00M6boutique10.10
Melrose Place, nouvelle génération
11.00 Malcolm11.45 Modern Family
12.45 LE 12.45
13.00Scènesdeménages13.45Pa-
pa poule, week-end cool Film TV.
Comédie. 15.45 La Tête dans les
nuages FilmTV. Sentimental. 17.35
Undîner presqueparfait 18.45L'été
de «100%Mag»Spéciale Var.
19.45 LE 19.45
20.05 En famille
20.50
Télé-réalité.
22.55 Belle toute nue
Magazine. Féminin. Prés.: WilliamCar-
nimolla. 1 h 25. Sylvie et Ghizlène.
L'amour
est dans le pré
Inédit. 2012. 2 h 5. Episode 3. Ce
troisième rendez-vous permettra
de faire plus ample connaissance
aveccinqcandidats: Philippe, Bruno,
Patrice, Hugo et Annie.
0.20 Belle toute nue Véronique et
Annaëlle. 2.05 Jericho Sous terre.
2.55 M6 Music
20.50 D&CO. Magazine DEMAIN
17.40Plusbellelavie18.35JAG19.25
Highlander 20.15 Le Ciné du Comité
20.25 Monte le son ! Le live
20.35 Circulez, y a rien à voir !
Film. Comédie. Fra. 1982. Réal.: Patri-
ce Leconte. 1 h 35. Avec : Jane Bir-
kin, Michel Blanc, Jacques Villeret,
Luis Rego.
22.10LeRetour duGrandBlondFilm.
Comédie. Fra. 1974.
NRJ 12
RADIO CLASSIQUE
20.35 Ma vie est un enfer Film.
Comédie. Fra. 1991. Réal.: JosianeBa-
lasko. 1 h 50. 22.25 Deux Heures
moins le quart avant Jésus-Christ
Film. Comédie. Fra. 1982.
9.10Legrandbain10.10Jeveuxdela
musique! 11.00Pendant lestravaux,
le cinéma reste ouvert
8.20L'interviewpolitiqueChristiane
Taubira. 9.30Legranddirect desmé-
dias Invitée: Claire Chazal.
16.00LesGrossestêtesdel'étéValé-
rie Mairesse, Corinne Touzet. 20.00
On refait le sport Romain Grosjean.
8.15L'invitédeFranceinfoChristian
Estrosi, député et maire de Nice.
12.40 Histoires criminelles
6.35Lesmatins7.00Journal 7.15Les
matins 8.00 Journal 8.15 Les matins
9.00 Journal
7.20L'invitéentreprise7.45L'invité
business 8.15 L'invité politique8.40
Le club de la presse

20.05
le carnet du jeur
lundl I6|ulllet 20I2
le carnet du jeur
les annonces sont re¢ues
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jtr |t|tj|tmt ta

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deuils
Mme FIerre
de Bernurd de SeIgneurens,
son epouse,
M. eI Mme
OIIvIer Murc ChurrIere,
M. eI Mme Arnuud
de Bernurd de SeIgneurens,
M. eI Mme Luc
de Bernurd de SeIgneurens,
ses enIunIs,
ses sepI peIIIsenIunIs
IonI purI du ruppeI u DIeu de
P|erre de ߣRNARß
de 5£|CN£UR£N5
chevuIIer
de Iu LegIon dhonneur,
croIx de guerre des TOE,
Ie II juIIIeI 20I2.
Lu messe seru ceIebree
Ie murdI I7 juIIIeI 20I2,
u I0 h 30, en IegIIse
SuInIeJeunnedeChunIuI,
FurIs (I6
e
}, suIvIe de
IInhumuIIon uu cImeIIere
de Lu FossonnIere
(MuIneeILoIre}.
DunIeIIe BouquIn,
son epouse,
AIIce, FhIIIppe, CIemence,
ses enIunIs,
su IumIIIe eI ses umIs
onI Iu douIeur
de vous IuIre purI du deces du
prefesseur Penr| ß0UÇU|N
survenu Ie II juIIIeI 20I2,
u Iuge de 66 uns.
Lu ceremonIe reIIgIeuse
uuru IIeu Ie murdI I7 juIIIeI
u I4 heures, en IegIIse
de RegnIereEcIuse (Somme}.
MurIeFrunce DeIuporIe,
FhIIIppe eI AnnIe DeIuporIe,
ChrIsIIun eI DenIs Buron,
BernudeIIe eI ChrIsIIun LöIIIe,
Cuy DeIuporIe,
EIIsubeIh eI RoberI Feurson,
VIncenI DeIuporIe,
ses enIunIs,
ses peIIIsenIunIs
eI urrIerepeIIIsenIunIs
onI Iu douIeur
de vous IuIre purI du deces de
Mme P|erre ߣLAP0R7£
nee MyrIum HuIIner,
survenu duns su º7
e
unnee.
Lu ceremonIe reIIgIeuse u eIe
ceIebree duns IInIImIIe
IumIIIuIe Ie vendredI I3 juIIIeI,
en IegIIse
NoIreDumedesLumIeres,
u NunIes.
40, rue FuuIFuInIeve,
44000 NunIes.
M. EIIenne DennIs,
M. eI Mme ChrIsIIun DennIs,
M. AIuIn DennIs,
MIIe IsubeIIe DennIs,
ses enIunIs,
ses S peIIIsenIunIs,
ses 7 urrIerepeIIIsenIunIs,
Ies IumIIIes
DennIs, Cruse, LuvIon
onI Iu IrIsIesse de vous
IuIre purI du ruppeI u DIeu de
Mme £t|enne ߣNN|5
nee DenIse Cruse,
Ie I2 juIIIeI 20I2,
duns su º0
e
unnee.
Un cuIIe de reconnuIssunce
seru ceIebre uu IempIe du Hu,
u Bordeuux, Ie mercredI
I8 juIIIeI 20I2, u IS heures,
suIvI de IInhumuIIon
uu cImeIIere proIesIunI.
!ci mis dcvcr| |oi Ic vic
c| Ic mor|, choisis Ic vic.
DeuIeronome 30,Iº.
BuIIIy (YveIInes}. Cuen.
M. JeunYves DubosI,
M. eI Mme JeunMurc DubosI,
ses enIunIs,
M. eI Mme EmmunueI DubosI
eI Ieurs enIunIs,
MIIe CuIherIne DubosI,
M. eI Mme NIcoIus DubosI
eI Ieur IIIIe ChIoe,
M. AIexundre DubosI,
ses peIIIsenIunIs
eI urrIerepeIIIsenIunIs,
eI Iu IumIIIe
onI Iu douIeur
de vous IuIre purI du deces de
Mme Reger ßUß057
nee Suzunne JoueILuconIerIe,
survenu Ie I4 juIIIeI 20I2,
u Iuge de º8 uns.
Lu IumIIIe ruppeIIe Ie souvenIr
de son epoux, Ie
decteur Reger ßubest
oIIIcIer de Iu LegIon dhonneur,
decede en 2003.
Lu ceremonIe reIIgIeuse seru
ceIebree Ie mercredI I8 juIIIeI,
u I0 heures, en IegIIse
SuInIJeun de Cuen,
suIvIe de IInhumuIIon
uu cImeIIere dIsIgnysurMer.
CondoIeunces sur regIsIre.
NI IIeurs nI couronnes.
DImIIrI de FuvIIsII,
son epoux,
FrunçoIs eI BernudeIIe
de FuvIIsII,
DomInIque CuIIIurd,
Anne CusIIIIo,
FIorence de FuvIIsII,
Renuud de FuvIIsII,
IsubeIIe eI HuberI Ferroud,
ses enIunIs,
ses peIIIsenIunIs
eI urrIerepeIIIsenIunIs
onI Iu douIeur
de IuIre purI du deces de
C|aude de FAV|75K|
nee CrzybovsIu,
survenu Ie I3 juIIIeI 20I2,
duns su º8
e
unnee.
Lu ceIebruIIon reIIgIeuse
seru ceIebree Ie murdI I7 juIIIeI,
u I4 heures,
en IegIIse SuInICeorges
de SuInICeours de Muremne
(Lundes}.
CeI uvIs IIenI IIeu de IuIrepurI.
« Le Crund EsIunque »,
RouIe du FoIeuu,
40230 SuInICeours
deMuremne.
MIcheIe CuerIuIn,
son epouse,
SophIe eI Herve SoIdun,
XuvIer eI VeronIque CuerIuIn,
TrIsIun eI ChrIsIIne CuerIuIn,
ses enIunIs,
ses peIIIsenIunIs
eI urrIerepeIIIsenIunIs,
ses sours eI Ireres
eI Ieurs conjoInIs
onI Iu IrIsIesse
de vous IuIre purI du deces de
Françe|s-Pasca| CU£RLA|N
survenu Ie I3 juIIIeI 20I2,
duns su 83
e
unnee.
Lu ceremonIe reIIgIeuse
uuru IIeu Ie murdI I7 juIIIeI,
u IS heures, en IegIIse
SuInIJeunBupIIsIe
de Ternund (Rhône}
Les Bruyeres,
6º620 Ternund.
M. FuIrIce HoudeI,
son epoux,
CorneIIIu eI FuIrIcI DouuuII,
FuIrIcIu ChumpenoIs,
FuIrIce ChumpenoIs,
MurIeIIe eI FrunçoIs VIe,
Jeunne dArc eI SIephune
Cochurd,
VIrgInIe HoudeI,
VIcIoIre eI FhIIIppe DeIurueIIe,
ses enIunIs,
ses peIIIsenIunIs,
ses urrIerepeIIIsenIunIs,
ses sour, Ireres, beuuxIreres
eI beIIessours
IonI purI du ruppeI u DIeu de
Mme Patr|ce P0Uߣ7
nee Jeunne dArc Bouchuud,
Ie I2 juIIIeI 20I2,
duns su 88
e
unnee.
Lu ceremonIe reIIgIeuse uuru
IIeu Ie murdI I7 juIIIeI 20I2,
u I0 h 30, en IegIIse
SuInIAndredeIEurope,
24 bIs, rue de
SuInIFeIersbourg, FurIs (8
e
}.
Une messe seru ceIebree
uIIerIeuremenI u NunIes.
Des prIeres eI des messes.
SuInIFoIdeLeon,
Douurnenez (FInIsIere}.
FurIs. MonIreuII.
On nous prIe
de vous unnnoncer Ie deces de
M. C|||es K£RMANAC'P
docIeur en medecIne,
survenu u Iuge de 70 uns.
De Iu purI de ·
son epouse, CuIherIne,
ses enIunIs,
Ervunn, Lenu,
CIuru, EIIse, EmIIIe,
eI Ieurs conjoInIs,
ses peIIIsenIunIs,
CvenduI, HeIoIse, Mueg,
Oonu, LIIu, ArmeI, TheImu,
Annu, LouIse, NoIvenn,
son Irere, FruncIs,
ses sours,
FrunçoIse eI FubIenne,
eI Ieurs conjoInIs,
ses neveux eI nIeces
eI IouIe Iu IumIIIe.
Lu ceremonIe reIIgIeuse seru
ceIebree Ie murdI I7 juIIIeI 20I2,
u I6 heures,
en Iu chupeIIe SuInIFIerre
de SuInIFoIdeLeon.
C|||es repose
u Iespuce IuneruIre
de SuInIFoIdeLeon.
Ne recevunI pus
de condoIeunces,
Iu IumIIIe remercIe IouIes
Ies personnes quI prendronI
purI u su peIne.
Des dons uux orpheIIns
des supeurspompIers
seronI preIeres uux IIeurs.
CeI uvIs IIenI IIeu de IuIrepurI.
Le SeIgneur u ruppeIe u LuI,
Ie II juIIIeI 20I2,
Cenev|eve MARC0N07
nee BourgureI,
chevuIIer
de Iu LegIon dhonneur,
meduIIIe mIIIIuIre,
croIx de guerre Iº3ºIº4S.
Lu ceremonIe reIIgIeuse seru
ceIebree Ie mercredI I8 juIIIeI,
u I4 h 30, en IegIIse
NoIreDume de VersuIIIes.
Fus de IIeurs.
De Iu purI de
LouIs ()}, son epoux,
MurIeChrIsIIne
eI MurIeBeuIrIce,
ses IIIIes,
JeunLouIs, son IIIs,
FruncIs eI ThIerry,
ses gendres,
ChrIsIeIIe, su beIIeIIIIe,
FrunçoIs, Edouurd, VuIenIIne
eI ArIhur,
ses peIIIsenIunIs,
IensembIe de ses proches
eI umIs.
MurIeBeuIrIce
MurconoILe CuIn,
I2, uvenue des CresseIs,
78I70 Lu CeIIeSuInICIoud.
Mme Jucques Bordes,
su sour,
ses enIunIs, peIIIsenIunIs
eI urrIerepeIIIsenIunIs,
IouIe su IumIIIe,
uInsI que ses umIs
onI Iu IrIsIesse
de vous IuIre purI du deces de
M||e Mar|e-Leu|se PA7RA5
survenu Ie II juIIIeI 20I2,
duns su 8º
e
unnee, u FurIs (I4
e
}.
Lu ceremonIe reIIgIeuse seru
ceIebree Ie murdI I7 juIIIeI,
u IS heures, en IegIIse
SuInIFrunçoIsdeSuIes,
6, rue BremonIIer, FurIs (I7
e
}.
CeI uvIs IIenI IIeu de IuIrepurI.
I0, bouIevurd du MurechuI
Foch, 38000 CrenobIe.
Mme Edouurd de Fommereuu,
nee MurIeRose Lebrun,
son epouse,
AIIx eI Arnuud SuIIe de Chou,
ErIc eI CuIherIne
de Fommereuu,
BeuIrIce eI Hugues Dupuy,
Luc eI Luurence
de Fommereuu,
IsubeIIe eI FuIrIcI Frunc,
Hugues eI MurIu CuuduIupe
de Fommereuu,
ses enIunIs,
Curunce, ArIhur, Leone,
ChrIsIeIIe, AIexundre, FhIIIppe,
SIephune, MurcOuIun,
TIphuIne, CIemence, Thomus,
Jeunne, AIIcIu, MuIhIIde,
NIcoIus, CumIIIe, AnIoIne,
TImoIhee, AureIIen, Theodore,
MurIeAmeIIe, MurIeEIeonore,
ses peIIIsenIunIs,
CIemence,
son urrIerepeIIIeIIIIe,
onI Iu proIonde IrIsIesse
de IuIre purI
du ruppeI u DIeu du
||eutenant-ce|ene|
£deuard de P0MM£R£AU
oIIIcIer de Iu LegIon dhonneur,
croIx de guerre Iº3ºIº4S,
croIx de guerre des TOE,
croIx de Iu VuIeur mIIIIuIre,
chevuIIer duns Iordre
du MerIIe suhurIen,
Ie I2 juIIIeI 20I2,
duns su 87
e
unnee.
Lu messe denIerremenI
uuru IIeu en Iu cuIhedruIe
SuInIEIIenne de Bourges,
Ie murdI I7 juIIIeI, u I0 h 30.
Lu IumIIIe IIenI u remercIer
Ie servIce de neuroIogIe
de IhôpIIuI du VuIdeCruce,
FurIs.
I3, rue HôIeI LuIIemunI,
I8000 Bourges.
MeyIun (Isere}. FurIs.
Corenc (Isere}. CrenobIe.
Nous sommes prIes
de IuIre purI du deces de
N|ce|e 5|LVY
nee DeIIuc,
survenu u Iuge de 80 uns, des
suIIes dune crueIIe muIudIe.
Lu ceremonIe reIIgIeuse uuru
IIeu Ie mercredI I8 juIIIeI 20I2,
u I0 h IS, en IegIIse
SuInIVIcIor de MeyIun.
De Iu purI de
Bruno SIIvy,
son epoux,
CuroIe eI OIIvIer,
ses enIunIs,
Ieurs conjoInIs,
Murc eI MurIInu,
Ieurs enIunIs eI peIIIsenIunIs,
SIephunIe eI CyrIIIe eI Ieurs IIIs,
uInsI que IouIe su IumIIIe
eI su beIIeIumIIIe.
ResIdence du BoIs,
38240 MeyIun.
Hong DIep Trun DInh,
son epouse,
ChuTuoc, KImTuoc,
NumTuoc,
ses IIIIes,
onI Iu douIeur
de vous unnoncer Ie deces,
Ie I4 juIIIeI 20I2, de
5en 7RAN ß|NP
chercheur FhD uu CEA.
MurIeAnnIcI VernIer,
son epouse,
FruncIs, MurIeCuroIIne,
BenoII, AnIoIneIIe,
ses enIunIs,
ses peIIIsenIunIs
onI Iu IrIsIesse
de vous IuIre purI du deces de
Jean-C|aude V£RN|£R
survenu
Ie sumedI I4 juIIIeI 20I2,
u CompIegne (OIse}.
Lu ceremonIe reIIgIeuse seru
ceIebree Ie murdI I7 juIIIeI,
u IS heures, en IegIIse
SuInIJucques de CompIegne.
remerciements
Ses enIunIs, peIIIsenIunIs
eI urrIerepeIIIsenIunIs,
Ires Iouches des murques
de sympuIhIe quI Ieur onI eIe
IemoIgnees Iors du deces de
M. M|che| ߣ|LLAN
vous prIenI de Irouver IcI
Ieurs sInceres remercIemenIs.
seuvenirs
Mar|n
ßUN0Y£R de 5£C0NZAC
IuI bruIuIemenI urruche u Iu vIe
Ie I6 juIIIeI 2006.
Six crs dcjc '
II rous mcrquc |cr|...
Icrscz c Iui, c rous.
Ses purenIs, BenoII eI LIse,
su sour, CeIIne.
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le carnet du jeur
IIANÇAIII£S MARIAC£S NAISSANC£S
LE FIGARO lundi 16 juillet 2012

débats opinions 23
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Édition nationale
1er cahier 24 pages
Cahier 2 Économie
8 pages
La Russie et le deli de l'Islam
Hélène Carrère
d’Encausse,
de l’Académie française
Pour l’historienne,
le soutien de Vladimir
Poutine à la Syrie
s’explique par sa perte
d’influence en Asie
centrale, au bénéfice
des États-Unis.
L’
opinion internationale
– chefs d’État et
sociétés confondus –
s’étonne et s’irrite
de la prudence russe
en Syrie, mais elle
ignore quels défis voit surgir Moscou
à sa périphérie méridionale, aux abords
du monde musulman. Pourtant ce défi,
tout autant que le souvenir amer
de la guerre en Libye, peut conforter
Vladimir Poutine dans son refus
de modifier radicalement son attitude
en Syrie.
Ce qui inquiète la Russie en ce début
d’été, c’est sa position dans son
« étranger proche », là où l’Islam
domine. Pour le comprendre, il faut
rappeler quelques faits. En 1992,
la Russie, qui s’était volontairement
séparée de son Empire mais qui voulait
maintenir des liens privilégiés avec
les États devenus indépendants et créer
un espace post-impérial protégé des
influences extérieures – américaines
avant tout –, avait mis sur pied la CES
(Communauté des États indépendants)
et une organisation de sécurité qui
prendra au début de ce siècle le nom
d’« Organisation du traité de sécurité
collective » (OTSC). Cette dernière,
rassemblant à l’origine huit États,
Russie, Biélorussie, Kazakhstan,
Kirghizstan, Tadjikistan, Ouzbékistan,
Arménie, Azerbaïdjan, et, deux ans
plus tard, la Géorgie, aurait dû être,
Vladimir Poutine l’a espéré, « l’Otan
de l’étranger proche » reconnue
comme telle par l’alliance occidentale.
Les crises n’y ont pas manqué.
La Géorgie et l’Azerbaïdjan ont quitté
l’alliance pour fonder en 1997 une sorte
de contre-CEI avec l’Ukraine,
la Moldavie puis, deux ans plus tard,
l’Ouzbékistan ; réunion d’États
appelée Guam, qui recherchait
le soutien américain.
Que la Géorgie, d’emblée hostile
à la Russie et depuis la guerre de 2008
amputée par elle d’un cinquième
de son territoire, s’élève contre
Moscou, que l’Azerbaïdjan ne puisse
s’accommoder de figurer dans le même
ensemble que l’Arménie alors que les
sépare l’interminable conflit du Haut-
Karabakh, cela est aisé à concevoir
et la Russie paraît s’en accommoder.
Mais le défi aujourd’hui vient de
l’Ouzbékistan et il est autrement grave
et lourd de conséquences, car cet État
est avec le Kazakhstan le plus
important de l’Asie centrale. Par
sa population, près de 30 millions
d’habitants. Par sa prospérité fondée
sur le coton et le gaz. Surtout par
son poids politique et stratégique.
C’est un centre prestigieux du monde
musulman que des mouvements
extrémistes rêvent de transformer en
grand califat ou lieu de la renaissance
du pouvoir islamique dans le monde
turc et caucasien. Enfin, ce pays est
limitrophe de l’Afghanistan et proche
de la Caspienne, donc de l’Iran.
En 1999 déjà, l’Ouzbékistan avait
quitté l’alliance chapeautée par
la Russie. Le Mouvement islamique
d’Ouzbékistan, basé en Afghanistan,
menaçait alors de renverser le régime,
et son président, IslamKarimov,
demanda l’aide de la Russie. Mais celle-
ci, empêtrée dans la crise financière
venue d’Asie et dans la transition
post-eltsinienne, ne bougea pas.
Karimov rompit alors avec l’alliance,
se tourna vers les États-Unis, mettant
à leur disposition la base militaire
de Karchi, ce qui assurait leur présence
en Asie centrale.
P
our la Russie, qui tient l’Asie
centrale pour sa zone d’influence,
le défi était de taille et Poutine
se dépensera ensuite sans compter
pour se réconcilier avec Karimov.
Les circonstances l’y aideront.
En 2005, l’une des principales villes
d’Ouzbékistan, Andijan, sera secouée
par de violentes manifestations
populaires que les Occidentaux,
convaincus d’y voir une nouvelle
« révolution de couleur », soutiennent
et s’indignent de la répression
impitoyable conduite par Karimov.
Ils dénoncent « les massacres
de démocrates » et « l’écrasement
de la révolution démocratique ».
Mais la Russie et la Chine prennent
la défense de Karimov. La rupture
entre l’Ouzbékistan et les États-Unis
en découlera. L’Ouzbékistan rejoint
aussitôt « l’Otan de l’étranger proche »
et exige des Américains qu’ils libèrent
la base de Karchi. Pour autant Karimov
manifestera toujours peu d’égards
pour son grand allié russe, participant
rarement aux réunions de l’alliance,
protestant contre tous les projets
destinés à la renforcer et jouant
un remarquable jeu de bascule
entre Moscou et Pékin au sein
du groupe de Shanghaï.
C
es tiraillements constants
ne permettaient cependant pas
de prévoir le coup de tonnerre de la fin
du mois de juin 2012. L’annonce
soudaine et désinvolte par Tachkent
à l’OTSC, par une simple note, de son
retrait de l’alliance. À première vue,
cet acte répété peut sembler peu
significatif. Mais l’on n’est plus en 1999,
la situation de toute la région est
bouleversée et la décision ouzbeke peut
avoir des conséquences considérables
pour l’Asie centrale et les relations
entre la Russie et les États-Unis.
C’est la situation de l’Afghanistan
qui donne la mesure du changement
géopolitique. Les États-Unis et l’Otan
préparent le retrait de leurs troupes de
ce pays. Mais Washington n’entend pas
pour autant quitter la région, tout au
contraire. Il a déjà été suggéré aux pays
voisins de l’Afghanistan qu’on leur
donnerait les armements et les
équipements techniques qui en seraient
enlevés. L’Ouzbékistan figure
au premier rang des bénéficiaires
de ces transferts et il s’est dit prêt en
échange à mettre de nouveau la base de
Karchi à la disposition des États-Unis.
Pour la Russie, ce retour des États-
Unis en Asie centrale, dans sa zone
d’influence, est le défi qu’elle
a toujours tenté de prévenir. En
l’occurrence, l’Ouzbékistan peut n’être
que le premier échelon du déploiement
de bases américaines en Asie centrale
après le retrait d’Afghanistan.
Washington tente actuellement de
convaincre le Kazakhstan de lui laisser
utiliser le port d’Aktaou, pour l’instant
sans succès, et nourrit un projet
semblable au Tadjikistan. En
Azerbaïdjan, la présence américaine
est déjà assurée. Pour séduire les pays
de la région, Washington dispose
d’arguments puissants. La mise
à leur disposition d’armements
qui les rapprocheront de l’Otan. Et
aussi un argument politique : le soutien
américain aux despotes en place. Les
révolutions arabes, qui ont emporté des
chefs d’État autoritaires, incitent leurs
émules d’Asie centrale à souhaiter
des alliances solides, des soutiens
ou du moins une neutralité occidentale
pour sauver une stabilité politique
que la Russie ne suffit plus à garantir.
Pour les États-Unis, l’enjeu dépasse
de loin l’Ouzbékistan ; c’est l’Iran qui
est dans leur ligne de mire. Il leur faut
constituer un réseau de bases solides
tout autour de l’Iran. L’évacuation
de l’Afghanistan, si elle n’est pas
accompagnée d’une recomposition
de la présence de l’Otan dans la région
de la Caspienne et de l’Asie centrale,
laissera l’Iran en position de force. Pour
y remédier, Washington doit trouver
de nouveaux alliés, les rassembler
et les rassurer sur la stabilité des
régimes existants. Pour contrer l’Iran,
le prix n’est pas excessif. Mais pour
la Russie, qui voit une fois encore
se défaire l’alliance que, telle Pénélope,
elle n’a cessé de retisser, la désertion
ouzbeke est un coup très dur. Durant
ses deux premiers mandats, Vladimir
Poutine s’est attaché, avec un certain
succès, à écarter les États-Unis de
l’étranger proche. La défection du plus
puissant de ses alliés augure mal de la
survie de l’ensemble et plus encore du
projet d’Union d’Eurasie dont il a fait, à
l’aube de son nouveau mandat, la ligne
de force de sa politique étrangère.
«
Pour les États-Unis, l’enjeu dépasse de loin
l’Ouzbékistan ; c’est l’Iran qui est dans leur ligne de mire. Il
s’agit de constituer un réseau solide tout autour de l’Iran
»
Le prix du petrole voue a la hausse
Olivier Rech
L’ancieningénieur
économiste à l’Institut
français dupétrole (IFP)*
regrette que les pays
développés ne se soient pas
préparés audéclinde leurs
ressources énergétiques
domestiques.
L
e prix dupétrole poursuivra
sa hausse. L’accès
de faiblesse, très relatif,
dutrimestre encours
n’est qu’unépiphénomène
dans une tendance qu’il sera
biendifficile de contrarier. Le volume
de l’ensemble des ressources exploitables
enhydrocarbures fossiles impose
désormais unrythme d’extraction
enralentissement continu. Les bassins
pétroliers onshore et enoffshore peu
profond, après plusieurs décennies de
prospection, sont à présent matures.
Seuls les bassins enoffshore profond
recèlent unpotentiel significatif de
découvertes. Sables bitumineux et autres
huiles de schiste sont présentés comme
la panacée mais leur contribution
aumarché mondial restera marginale
enraisonde contraintes d’exploitation
sous-estimées. Le « continuum»
des ressources, inscrit dans le temps long
de l’énergie et des vagues successives
d’innovation, ne constitue pas entant
que tel unantidote contre la baisse
tendancielle durythme d’extraction
et le plafonnement de la production.
S’entenir à ce diagnostic, qui fait
la satisfactiondes géologues
et des ingénieurs, serait biencommode
mais toutefois tropréducteur.
Car l’examenclinique des échanges
commerciaux des pays aujourd’hui
engrandes difficultés économique
et financière ne laisse aucundoute :
l’endettement à présent insoutenable
résulte de ce que la plupart vivent
au-dessus de leurs moyens depuis
quarante ans et l’apparitiondes premiers
symptômes de contrainte physique
de productionpétrolière. Face à
l’impossibilité évidente de maintenir
les revenus et la stabilité sociale dans
le cadre d’unéquilibre sainet durable
entre emplois et ressources, enpremier
lieuénergétiques, les grands pays
importateurs d’hydrocarbures
s’employèrent alors à fabriquer
de la monnaie. Les progrès considérables
auseinde l’industrie pétrolière depuis
unquart de siècle (fruit de l’innovation
technique et de l’efficacité managériale)
auront été absorbés par unpouvoir
d’achat factice, maintenant ainsi dans
la doxa la perceptionducaractère banal
des hydrocarbures liquides qui, enfait,
ne le sont plus. La provisoire abondance
pétrolière qui enrésulta sur la fin
duXX
e
siècle aura d’autant mieux
chloroformé les esprits qu’ils
ne demandaient riend’autre que
le confortable statuquo dans l’inaction
et la croyance dans la croissance infinie.
Tandis qu’ils commençaient à faire face
à la vampirisationde leurs industries par
les pays émergents, les pays alors les plus
développés n’ont pas saisi l’opportunité
offerte par le cycle baissier duprix
dubaril entre 1985 et 1999 pour apurer
le passif des premiers chocs afinde se
préparer audéclinde leurs ressources
domestiques et auretour annoncé
des tensions pétrolières structurelles.
L
a contractiondes revenus que
plusieurs pays importateurs
expérimentent actuellement résulte
de la variable la plus puissante : la chute
de la consommationd’énergie, d’autant
plus brutale qu’elle aura été longtemps
différée et est désormais subie.
L’hypothèse la plus vraisemblable est
qu’aucune instance politique nationale
ousupranationale ne prendra la
responsabilité d’une phase prolongée
d’apurement dupassif. L’issue la plus
probable est la poursuite de la fuite
enavant, des baisses de taux duregretté
AlanGreenspanaux récents plans
de sauvetage exceptionnels enpassant
par les mesures nonconventionnelles.
Les poussées de fièvre récurrentes
duprix dubaril s’amplifient depuis une
décennie et se nourrissent d’uncercle
vicieux infernal : tentative d’échapper à
la contractiondes revenus par expansion
de la masse monétaire, soutien
de la demande se heurtant aux limites
physiques des ressources, gonflement
des prix très supérieurs aux coûts
de production, aggravation
autoentretenue des déséquilibres
économiques et financiers. La planche
à billets va continuer de tourner et
exacerber encore unpeuplus la tension
entre emplois souhaités et ressources
disponibles. Le tout avec la bénédiction
des pays exportateurs, eux-mêmes
confrontés à leurs propres inerties
et faiblesses. Le pétrole est une ressource
unique dont la valeur est enpartie
dilapidée à fabriquer de la monnaie de
singe. Il apparaît maintenant que le Peak
Oil n’était pas une fatalité, tout aumoins
pour la générationdubaby-boom:
une somme d’aveuglement, d’illusions
et de renoncement enhâte l’avènement
et annonce le retour à unprix dubaril
très supérieur auniveauactuel.
*Aujourd’hui associé
d’Energy Funds Advisors.
«
La planche à billets va continuer de tourner et
exacerber encore un peu plus la tension entre emplois
énergétiques souhaités et ressources disponibles
»
PIERRE AVRIL
BLOG.LEFIGARO.FR/RUSSIE
ÉCHOS DE RUSSIE
ARMELLE HELIOT
BLOG.LEFIGARO.FR/THEATRE
LE GRAND THÉÂTRE
DU MONDE
ANTOINE DACCORD
BLOG.LEFIGARO.FR/DACCORD
VOLUME
lundi 16 juillet 2012 LE FIGARO

serie été 24
sion scandaleuse qui fait parfois les best-sellers se
transforme en vent mauvais. L’éditeur anglais du li-
vre reçoit des centaines de lettres dénonçant le
blasphème et criant au sacrilège. W.HSmith, la plus
grande chaîne de librairies en Angleterre, décide de
retirer le livre de la vente dans la région.
Dans l’Angleterre thatchérienne, le monde de
l’édition s’émeut, la presse se mobilise. Le débat ar-
rive même à la Chambre des communes, où un dé-
puté travailliste propose l’extension à l’islam de la
loi contre le blasphème. C’est l’annonce de la publi-
cation du livre aux États-Unis qui met le feu aux
poudres. Au Pakistan, des milliers de personnes at-
taquent le 10 février le centre culturel américain
d’Islamabad en jetant des pierres et en hurlant
«Chiens d’Américains!» «Pendez Rushdie!» La po-
lice tire: cinq morts, une quarantaine de blessés.
Une manifestation en Inde, à Srinagar, fait aussi un
mort et cinq blessés. C’est à ce moment-là que l’Iran
entre en scène. Le 14 février 1989, l’ayatollah Kho-
«Les Versets
sataniques »
La publication du livre
de Salman Rushdie fera
de l’auteur, condamné
à mort en 1989 par
une fatwa de l’ayatollah
Khomeyni, le symbole
de la liberté d’expression.
tiative de la France et de la RFA, la CEE décide de
rappeler en consultation ses ambassadeurs en poste
à Téhéranet le président américainGeorge Bushap-
porte son ferme soutien à cette initiative.
Comme un animal traqué
Aux États-Unis, des auteurs comme Susan Sontag
ou TomWolfe (l’auteur du Bûcher des Vanités) orga-
nisent des lectures publiques du livre. En France, où
l’on s’apprête à fêter le bicentenaire de la Révolu-
tion française en pleine «tontonmania» l’intelli-
gentsia se mobilise contre cette atteinte à la liberté
d’expression, tandis que le cardinal Decourtray, ar-
chevêque de Lyon, dresse un parallèle avec l’émoi
provoqué quelques mois plus tôt lors de la sortie du
filmde Scorsese La Tentation du Christ et exprime sa
solidarité aux musulmans français (une position que
prendra aussi en Grande-Bretagne l’archevêque de
Canterbury, le primat de l’Église anglicane). Le
26 février 1989, une manifestation, organisée à Pa-
ris, marque les esprits. Un millier de musulmans in-
tégristes crient «Nous sommes tous des khomeynis-
tes» ou «à mort Rushdie!, à mort le Satan! » Le
gouvernement réagit d’abord assez mollement. Par
un communiqué, Michel Rocard, premier ministre,
indique que «tout nouvel appel à la violence ou au
meurtre (…) donnera lieu à la mise en œuvre immé-
diate de poursuites judiciaires conformément à la loi »,
tandis qu’Alain Juppé dénonce cette espèce de «re-
tour au fanatisme et à la barbarie d’un autre âge».
La violence continue. En mars 1989, le recteur de
la mosquée de Bruxelles, qui avait fait preuve de
modération, est assassiné. Puis c’est au tour des tra-
ducteurs italien et japonais de Rushdie d’être poi-
gnardés. Rushdie vit désormais comme un animal
traqué. En clandestin. Il lui faudra près de vingt ans
pour oser affirmer «désormais je n’ai plus peur». I
ANNE FULDA
afulda@lefigaro.fr
#7/24
CES LIVRES QUI
ONT FAIT SCANDALE
24
En 1991, Rushdie se rend en Égypte pour y rencontrer des docteurs
de la foi musulmane et affirme à son retour qu’il adhère
aux principes fondamentaux de l’islam. Mais rien n’y fait, l’Iran déclare
la fatwa irrévocable et l’auteur demeure affublé de l’étiquette
de blasphémateur. Pour survivre, il continue à écrire. Haroun et la mer
des histoires, Le Dernier Soupir du Maure, La Terre sous ses pieds,
Furie et L’Enchanteresse de Florence. En 1995, il est reçu en France
par les principaux candidats à la présidentielle. En 1998, le président
Khatami met un terme au cauchemar de l’écrivain, en déclarant
que «l’affaire Rushdie est définitivement terminée».
En 2007, il est anobli par la reine d’Angleterre.
Et après ?
C’
est le 26 septembre 1988 que
paraît le troisième livre de
Salman Rushdie, Les Versets
sataniques. L’auteur n’est
pas un inconnu. Les Enfants
de minuit, son premier ro-
man, a reçu en 1981 le Boo-
ker Prize, équivalent du Goncourt français, et son
deuxième ouvrage, La Honte, a également connu un
vrai succès d’estime. Quand paraissent Les Versets
sataniques Rushdie a donc déjà un nom. Son livre
commence bien sa carrière en Grande-Bretagne et
doit être publié aux États-Unis, en France et en Ita-
lie. Cependant, rapidement, se développent ici et là
des campagnes visant à interdire l’ouvrage. La rai-
son de cet émoi ? La description, jugée irrévéren-
cieuse, qu’il y fait du prophète de l’islam, Mahomet.
Un autodafé en Grande-Bretagne
Jugeant le livre injurieux pour le Coran, l’Inde inter-
dit le livre, en octobre l’Afrique du Sud lui emboîte
le pas, puis, les semaines suivantes, le Pakistan,
l’Arabie saoudite, l’Égypte, la Somalie, le Bangla-
desh, le Soudan, la Tunisie, la Malaisie, l’Indonésie
et le Qatar. Le 14 janvier 1989, suite à un rassemble-
ment de 1 500 musulmans à Bradford, une grande
ville industrielle du nord de l’Angleterre, des exem-
plaires du livre «blasphématoire» sont brûlés sur la
place publique. Au nom d’Allah. Un autodafé en
Grande-Bretagne! Rushdie, estomaqué, lâche:
«D’abord, ils brûlent les livres, ensuite les librairies et
ensuite ils brûlent les écrivains.» La petite brise pro-
testataire des débuts qui donnait au livre la dimen-
meyni condamne à mort le romancier britannique.
La fatwa est sans équivoque: elle demande à tous les
musulmans du monde d’exécuter rapidement
l’auteur et les éditeurs du livre, «où qu’ils se trou-
vent». Le piège se referme.
L’écrivain, désigné comme l’homme à abattre car
auteur d’un livre «qui offense l’islam, le prophète et
le Coran» est placé sous la protection de Scotland
Yard. Il quitte son domicile de Londres et réside
dans un lieu tenu secret avec sa femme. Le lende-
main de cette fatwa, Christian Bourgois, l’éditeur du
livre en France, annonce sa décision de surseoir à la
publication de l’ouvrage, avant de le publier en
juillet. De Londres, le 18 février, Rushdie tétanisé
face à la tempête, exprime ses profonds regrets pour
l’embarras qu’il a causé «aux vrais fidèles de l’is-
lam». Cela ne suffit pas. Khomeyni affirme que Rus-
hdie ne sera pas pardonné. L’affaire enflamme les
places diplomatiques et se transforme en bras de fer
entre l’Iran et l’Occident. Le 20 février 1989, à l’ini-
Demain
J’irai cracher sur vos tombes,
de Vernon Sullivan
Des femmes et des enfants du Hezbollah manifestent
contre Salman Rushdie, à Beyrouth, le 26 février 1989.
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DUBLIN
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FLORENCE
ISTANBUL
LE CAIRE
LISBONNE
LONDRES
MADRID
MARRAKECH
OSLO
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RABAT
ROME
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FÉCAMP DIEPPE
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ANTIBES LE LAVANDOU
LE TEMPS AUJOURD'HUI
0 à 10 10 à 20 20 à 30 30 à >40
par téléphone : LIVE 24/24 EN EXCLUSIVITÉ SUR LIVE 24/24 EN EXCLUSIVITÉ SUR 44 EN EXCLUSIVITÉ SUR EN EXCLUSIVITÉ SUR
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lundi 16 juillet 2012 LE FIGARO - N° 21 136 - Cahier N° 2 - Ne peut être vendu séparément - www.lefigaro.fr
Conforamaouvre
ungrandmagasin
deprestigeprèsde
l’Arcdetriomphe
DISTRIBUTION Conforama affiche ses
goûts de luxe. « Nous ouvrirons mi-novembre
en haut de l’avenue de La Grande-Armée le
plus grand magasin d’ameublement de Pa-
ris », annonce son PDG, Thierry Guibert. L’en-
seigne, filiale du groupe sud-africain Steinhoff,
investira les cinq étages auparavant occupés
par Eldorauto, puis la Serap. Cet emplacement
de 5 000 mètres carrés a été proposé il y a
quelques années à Ikea, qui avait décliné en
raison des difficultés d’accès.
Ce nouveau flagship est plus grand que le
Conforama du Pont-Neuf (4 300 m
2
). L’ensei-
gne couvre ainsi l’ouest de la capitale et s’ins-
talle au cœur du « nouveau quartier du meu-
ble ». Son concurrent But vient d’ouvrir
avenue de Wagram, où il côtoie Habitat et Ro-
che Bobois. Conforama ne doute pas de la per-
tinence de son installation près des Champs-
Élysées. « Nous ferons la différence avec
notre offre large, surtout dans la décoration,
les chaises et canapés ainsi que la cuisine,
mais surtout par nos prix très accessibles »,
explique Thierry Guibert. L’enseigne assouvira
tout de même dans ce magasin son désir de
monter en gamme. Une volonté clamée haut
et fort fin août, lorsque l’enseigne diffusera
son premier catalogue papier. « Nous avons
retravaillé l’offre et sommes désormais capa-
bles de proposer des fauteuils de relaxation et
des canapés grande largeur, à des niveaux de
prix plus élevés », explique le dirigeant. Autre
nouveauté, l’enseigne va proposer la com-
mande d’autres tailles et coloris sur des ta-
blettes, dont les vendeurs seront équipés à
partir de septembre. Du coup, tous les produits
ne seront plus disponibles immédiatement. En
attendant ces nouveautés, Conforama espère
que les clients répondront présents cet été.
35 % du chiffre d’affaires annuel est réalisé de
juillet à septembre. A.H.
CAC 40
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SBF 120
X-Dax
Eurostoxx 50
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Footsie
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SÉANCE DU VENDREDI 13 JUILLET 2012
3180,81
+ 1,46%
2444,53
+ 1,42%
2259,09
+ 1,39%
5666,13
+ 1,03%
2908,47
+ 1,48%
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12777,09
+ 1,62%
8724,12
+ 0,05%
0,117 (0,128)
1595,50 (1556,25)
0,486 (0,497)
101,52 (100,57)
1,2246 (1,2186)
96,99 (96,57)
1,2009 (1,2008)
0,7876 (0,7909)
Trains
Les pays émergents
investissent
dans les TGV. PAGE 27
L’usine PSA Sevelnord bien partie pour produire le K-Zéro
AUTOMOBILE Inquiets
depuis l’annonce du dé-
part programmé de Fiat de
l’usine commune de PSA
et du constructeur italien
de Sevelnord (Nord), les
salariés soufflent. La CFDT
assure en effet que le site
va récupérer l’assemblage
du K-Zéro, le futur véhi-
cule utilitaire en projet de
la firme. « Cela va être an-
noncé prochainement », af-
firme le syndicat. En
concurrence avec le site de
Vigo (Espagne), l’usine
d’Hordain, 2700 salariés,
tient la corde grâce à des
lignes de montages mieux
adaptées au nouvel utili-
taire.
Interrogée, la direction de
PSA, empêtrée dans la
fermeture du site d’Aul-
nay-sous-Bois, n’a pas
fait de commentaires. Et
rappelle que trois points
conditionnent l’avenir de
l’usine. Le premier est
déjà réglé : la signature de
l’accord de reprise, il y a
quelques jours, des parts
de Fiat dans Sevelnord,
avec un engagement pour
des commandes jusqu’en
2016. Une évolution qui
pousse PSA à trouver de
nouveaux partenaires.
C’est le deuxième point à
régler. « Des discussions
ont lieu et le président Va-
rin a indiqué qu’il était
confiant », déclare l’en-
treprise.
Enfin, troisième condition
et pas des moindres, la di-
rection demande un geste
des salariés. Selon la CFDT,
l’accord de compétitivité
en cours de négociation
table sur le gel des salaires
et la perte de jours de RTT.
Malgré l’opposition de ce
syndicat et de la CGT, l’ac-
cord devrait être bouclé
cette semaine.
Vendredi prochain se réu-
nira la commission pari-
taire stratégique, au
conseil régional, pour évo-
quer l’avenir du site. Il
sera alors difficile de ne
pas parler du K-Zéro.
GASPARD TEXEL
DIVIDENDES, ISF, SUCCESSIONS
Premier tour de vis fiscal
lefigaro.fr/economie
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L’A380 et
le Falcon 7X
fêtent leurs
cinq ans
PAGE 28
Canal +, propriétaire
de la chaîne, mise
sur les séries,
les jeux, un JT
et des vedettes,
comme Laurence
Ferrari, pour gonfler
l’audience.
PAGE 32
Direct 8
S’il est des coups de filet que les plaisanciers
italiens détestent, ce sont bien ceux du fisc.
La récente surtaxation des bateaux de dix
mètres et plus a exacerbé l’appel du large
des grands yachts amarrés jusqu’ici dans les
ports d’Italie. « Sur 622 postes d’amarrage,
40 pour des unités de 20 à 25 mètres sont res-
tés vides », indique ainsi Gianni Sorci, di-
recteur de la marina de Rimini, cité par le
Corriere della Sera. Si seuls les Italiens sont
concernés, aucun propriétaire ne prend le
risque de rester. L’association des gestion-
naires de ports touristiques a enregistré une
baisse de fréquentation de 15 à 20 % :
30 000 yachts de moins, sur plus de 150 000
en saison normale, une chute de 200 mil-
lions d’euros pour un chiffre d’affaires an-
nuel d’un milliard. L’addition est parfois
salée : « Je paye 20 000 euros par an pour un
anneau de port. Si je dois y ajouter
37 000 euros d’impôts, je n’y parviens plus ! »
explique le propriétaire d’une très belle
embarcation.
Slovénie, Croatie, Grèce et Malte ac-
cueillent d’ailleurs volontiers ces exilés fis-
caux... tout comme la Corse, favorisée par
un différentiel enviable de TVA portuaire
(2 % contre 21 % en Italie). Conséquence :
Riccardo Illy, le roi italien du café, annon-
çait dès février sa volonté d’ancrer son
yacht en Croatie. Il chercherait maintenant
à le revendre. I RICHARD HEUZÉ
Ln Ilalic, lcs yachls mcllcnl
lcs voilcs pour cchappcr au jisc
histoire du jour
M
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Sur le web
Le brief éco
L’information
de la nuit dès 6h30
Sur abonnement dans la zone
«Premium»du figaro.fr
www.lefigaro.fr/mon-figaro
Musca porte plainte
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www.lefigaro.fr
ENIMAGES – Bernard
Arnault, toujours
le plus riche de France
www.lefigaro.fr
Le prixdes céréales
s’envolent
www.lefigaro.fr
7,2 milliards de dollars. L’une
des plus importantes procé-
dures en nom collectif
qu’aient connue les États-
Unis dans le secteur bancaire
vient de s’achever par un rè-
glement à l’amiable d’un
montant historique.
Les groupements de cartes
bancaires Visa et MasterCard,
mais aussi des banques amé-
ricaines, ont accepté vendre-
di de payer
7,2 milliards de
dollars (5,9 mil-
liards d’euros)
pour stopper les
poursuites de dis-
tributeurs améri-
cains, qui les accusaient de
surcharges de frais sur les
transactions.
Peu d’acteurs ont été épar-
gnés par l’affaire : Visa, Mas-
terCard, Bank of America,
JPMorgan Chase, Citibank,
Wells Fargo, Capital One
vont régler 6 milliards de
dollars de dommages et inté-
rêts et 1,2 milliard de réduc-
tion de frais facturés, tout en
promettant de mettre un ter-
me à ces pratiques.
La plainte remonte à 2005 :
quelque 7 millions d’entre-
prises accusaient ces établis-
sements financiers de leur
avoir fait surpayer les frais de
transactions. Visa passera
une charge juridique de
4,1 milliards, sans modifier
ses prévisions ac-
tuelles de résul-
tats ; MasterCard,
qui paiera 790 mil-
lions, en a déjà
provisionné
770 millions.
Dans une autre affaire, en
2003, Visa et MasterCard,
avaient déjà préféré transiger.
Accusés de contraindre des
commerçants à acheter des
cartes de débit (en plus
d’autres services), ils avaient
versé 3,4 milliards de dollars à
des plaignants pour éviter un
procès.
Surcharges de frais :
les banques américaines
paieront 7,2 milliards
2700
salariés
sur le site
de Sevelnord
L’examen du budget
rectificatif 2012 débute
aujourd’hui à l’Assemblée.
PAGES 26 et 29
lundi 16 juillet 2012 LE FIGARO

26 économie l focus
4
3
2
1
ANNE ROVAN
BUDGET C’était il y a cinq ans
jour pour jour. Le 16 juillet 2007,
l’Assemblée nationale votait en
première lecture la loi travail,
emploi et pouvoir d’achat (Tepa),
emblématique des engagements de
campagne de Nicolas Sarkozy et du
« travailler plus pour gagner plus ».
Ce lundi 16 juillet 2012, débute à
l’Assemblée l’examende la loi de fi-
nances rectificative pour 2012 qui
détricote ce qu’il restait de la loi
Tepa mais aussi de grandes mesures
fiscales de l’ère Sarkozy. Au pro-
gramme : suppression des avanta-
ges liés aux heures supplémentai-
res, baisse de l’abattement sur les
droits de succession, rétablisse-
ment de l’ISF au niveau d’avant
2011, suppression de la TVA sociale
votée à la fin du précédent quin-
quennat.
Ce texte, qui concrétise une par-
tie des soixante engagements de
campagne de François Hollande, se
veut être l’acte I de son quinquen-
nat, son acte fondateur. Certes,
grâce à ce projet de loi qui accroît
les recettes de plus de 7 milliards et
gèle 1,5 milliard de dépenses, le
président de la République peut
espérer tenir l’engagement de la
France de ramener le déficit public
à 4,5 %du PIB à la finde 2012. Mais,
vu de gauche, ce texte permet sur-
tout de balayer cinq années de
sarkozysme et de donner corps à ce
que le président de la République a
appelé « l’effort juste » au cours de
soninterviewtélévisée du14 juillet.
Il s’agit de taxer les Français les
plus riches et les grandes entrepri-
ses (et notamment les banques et le
secteur pétrolier). Le tout afin
d’épargner les classes moyennes et
modestes. « Non, nous n’allons pas
nous diriger vers ces catégories-
là », a assuré le président le
14 juillet. Lui-même et le premier
ministre participeront à l’effort. La
baisse de leur rémunération de
30 % figure dans le projet de loi,
quand Sarkozy avait augmenté la
sienne audébut de sonmandat.
Débat sur les heures sup
Des symboles ? Beaucoup de sym-
boles ? Sans aucun doute. « Hollan-
de défait tout ce que Sarkozy a fait et
renoue avec tout ce que Sarkozy avait
abandonné. Il veut démontrer que
Sarkozy n’aura été qu’une parenthè-
se dans l’histoire de la France »,
décrypte unconseiller ministériel.
Mais ce collectif budgétaire est-il
aussi juste que le croit l’Élysée ?
Fallait-il supprimer la défiscalisa-
tiondes heures supqui permet à des
millions de Français de voir grim-
per leur pouvoir d’achat ? La droite
ne se prive pas de tonner contre
cette mesure d’autant plus pénali-
sante qu’elle s’applique aux heures
sup effectuées depuis le 1
er
janvier
2012. Le 14 juillet, les journalistes
ont dû s’y reprendre à plusieurs fois
pour que François Hollande répon-
de à cette question. « Je l’ai dit. Ce
n’est pas la peine d’envoyer un signal
de plus pour favoriser le recours à ce
dispositif, alors que nous sommes en
période de chômage ». La gauche
reste irrémédiablement favorable
aupartage dutravail…I
Aujourd’hui, débute à l’Assemblée l’examen de la loi de finances rectificative pour 2012.
Le premier tour de vis fiscal du gouvernement
Le budget rectificatif, examiné cette semaine par les
députés, propose plus de 8 milliards d’euros de taxes.
CÉCILE CROUZEL
La majorité PS va jouer la carte de la
discipline. Afin de ne pas altérer des
mesures fiscales au symbole fort,
elle a déposé peu d’amendements.
Le plus important d’entre eux, celui
sur la refiscalisation des heures sup,
a eu l’aval du gouvernement.

Heures supplémentaires
Le texte supprime les exonéra-
tions de charges sociales sur les
heures supplémentaires à compter
du1
er
septembre 2012. Avec une ex-
ception : l’exonération de charges
patronales est maintenue dans les
entreprises de moins de 20 salariés.
Le PS a aussi souhaité s’attaquer ra-
pidement au volet fiscal des heures
sup : un amendement prévoit de
soumettre à l’impôt sur le revenu
les heures sup effectuées à partir du
1
er
janvier 2012. Bien que pénalisant
pour le pouvoir d’achat, cet amen-
dement devrait être adopté.

ISF et successions
Le projet de loi prévoit que les
ménages assujettis à l’impôt sur la
fortune (et donc ayant plus de
1,3 million d’euros de patrimoine)
payeront cette année, en plus de
l’ISF, une « contribution excep-
tionnelle sur la fortune ». Cette
contribution, payable au plus tard
au 15 novembre, sera calculée en
appliquant le barème de l’ISF
d’avant la réforme de 2011, avec
des taux allant de 0,55 % à 1,8 %.
Cette contribution sera diminuée
de l’ISF déjà payé en 2012 (sachant
que cet ISF déjà payé fonctionnait
avec un barème plus léger). Au to-
tal, la note sera très salée pour le
contribuable.
Enmatièred’impositiondes succes-
sions-donations, l’abattement pas-
sera de 159 325 à 100 000 euros par
enfant cet été, à l’entrée en vigueur
de la loi. Et il faudra attendre quinze
ans, et non plus dix ans, avant de
pouvoir à nouveau bénéficier de cet
abattement fiscal (le tout sans aucun
système d’amortissement). Par
ailleurs, le texte gèle les barèmes des
impôts sur successions-donations.

TVAsociale
La TVA sociale est abrogée : la
TVA restera à 19,6 % et les cotisa-
tions sociales ne seront pas abais-
sées. En revanche, le gouverne-
ment n’est pas revenu sur le
relèvement, de 13,5 %à 15,5 %, des
prélèvements sociaux sur l’épargne
(CSG, CRDS notamment), votée par
la droite.

Stock-options
et actions gratuites
Le texte relève de 14 % à 30 % la
contribution spécifique payée par
l’employeur sur les stock-options
et actions gratuites, et de 8 % à
10 % celle payée par le bénéficiaire.
Un amendement de la commission
des finances, qui devrait être adopté
en séance, rend ces hausses effecti-
ves au 11 juillet, non au 1
er
septem-
bre comme prévuinitialement.

Participation
et intéressement
Le forfait social, payé par les em-
ployeurs sur l’intéressement, la
participation, les plans d’épargne
entreprise, passera de 8 % à 20 %.
Et ce dès le 1
er
août, si l’amende-
ment de la commission des finan-
ces, est voté enséance.

Taxation des non-résidents
Les ménages qui n’habitent pas
en France (selon la définition fisca-
le) payeront des prélèvements so-
ciaux de 15,5 % sur les loyers qu’ils
perçoivent de leurs propriétés si-
tuées dans l’Hexagone, ainsi que sur
laplus-valueissuedelaventedetels
biens. Jusqu’à présent, ces « non-
résidents » payaient de l’impôt sur
le revenu sur ces loyers et ces plus-
values, mais pas de prélèvements
sociaux. Le projet de loi supprime
aussi la gratuité des frais de scolarité
pour les Français fréquentant un
établissement français à l’étranger.

Taxe de 3 %
sur les dividendes
Le projet de loi oblige les entreprises
à payer une taxe de 3 %sur les divi-
dendes versés dès cet été. Les PME
de moins de 250 salariés en seront
exonérées. Un amendement de la
commission des finances, qui de-
vrait êtreadopté, exclut decettetaxe
les dividendes versés enactions.

Banques et compagnies
pétrolières
Les banques payeront en 2012 une
surtaxe sur leur taxe de risque sys-
témique, ce qui revient à doubler
leur contribution. La commission
des finances a décidé de doubler de
façon pérenne cette taxe systémi-
que à partir de 2013. Elle devrait
être suivie en séance. Les stocks de
produits pétroliers seront taxés à
4 % cette année. Un amendement
proposera que ces surtaxes bancai-
res et pétrolières ne soient pas dé-
ductibles de l’impôt sur les sociétés.

Livre et spectacle
Le projet de loi ramène de 7 % à
5,5 % la TVA sur les livres. Par
amendement, la mesure sera éten-
due auspectacle vivant.

Autres mesures
pour les entreprises
La taxe sur les transactions finan-
cières est doublée, passant de 0,1 %
à 0,2 % des échanges. Les grandes
entreprises, soumises à la majora-
tiond’impôt sur les sociétés décidée
par le gouvernement Fillon, de-
vront payer un acompte en décem-
bre sur cette majoration. I
Les ménages et les grandes entreprises durement touchés
OLIVIERAUGUSTE
Ce fut l’une des dernières mesures
votées sous Nicolas Sarkozy ; ce sera
la première abrogée par la nouvelle
majorité. L’article 1 duprojet de
budget rectificatif que
les députés exami-
nent de lundi
à mercredi
supprimelaTVAsocialeavant même
sonentrée envigueur, qui devait in-
tervenir le 1
er
octobre. Mais le gou-
vernement Ayrault envisage, à son
tour, de modifier le mode de finan-
cement de la Sécu l’an prochain ou
en 2014, et privilégie la piste d’une
hausse de la CSG. Explications.
Unmême objectif, baisser le coût
dutravail
Le cœur dusujet, c’est la compétiti-
vité des entreprises et leur capacité
à embaucher. L’équipe Hollande a
fini par se rallier, après les élections,
à la thèse de la droite et du patro-
nat : il faut alléger le poids des coti-
sations patronales, qui s’ajoutent
auxsalaires. Autrement dit, pour un
même salaire net, diminuer le salai-
re brut, c’est-à-dire le coût total du
salarié pour l’entreprise. Pour évi-
ter d’aggraver le déficit de la Sécu-
rité sociale, il faut alors compenser
avec d’autres recettes. Hausse de la
TVA ou de la CSG ? L’une comme
l’autre solution reviennent à trans-
férer une partie du financement de
la protection sociale des entreprises
vers les ménages. Sur un plan
« philosophique », il n’est pas illo-
gique de déconnecter du travail une
partie des ressources de la Sécu : les
allocations familiales et, depuis la
CMU, l’Assurance-maladie ne sont
plus guère conditionnées au fait de
travailler. Seuls les droits à la retrai-
te découlent directement du nom-
bre d’années travaillées et des salai-
res perçus aucours de la carrière.
Avantages et inconvénients
de la TVAsociale
La TVA, impôt sur la consomma-
tion, présente un atout majeur : elle
frappe autant les biens et les servi-
ces produits en France que ceux qui
sont importés. Relever cette taxe
permet donc de diminuer l’écart re-
latif deprixTTCentreunproduit fa-
briqué dans l’Hexagone et sonéqui-
valent venant d’un pays émergent
où le coût de la main-d’œuvre est
plus faible…car la protectionsociale
y est peu développée. D’où l’appel-
lation « TVA anti-délocalisation »
que l’UMP a essayé - sans succès -
d’imposer, pour son projet qui
consistait à augmenter de 1,6 point
la TVA en échange de 11 milliards
d’euros d’allégements de charges
sur les salaires compris entre 1,6 et
2,4 smic (les bas salaires bénéficient
d’exonérations). Problème : la TVA
sociale frappe surtout les foyers
modestes qui dépensent une part
élevée de leurs revenus en consom-
mation - les ménages aisés épar-
gnent davantage.
Avantages et inconvénients
de la CSG
Pour la gauche, la contribution so-
ciale généralisée (CSG) est unprélè-
vement plus juste. Comme son nom
l’indique, il frappe non seulement
les revenus du travail (salaires et
bénéfices des professions indépen-
dantes) et de remplacement (pen-
sions de retraite ou d’invalidité),
mais aussi les revenus du capital.
Dividendes, intérêts d’obligation,
loyers…: en dehors du livret A, rien
ou presque n’y échappe. Pas même
les produits des jeux d’argent ! La
CSG, créée par Michel Rocard, as-
sure déjà 20 %des recettes du régi-
me général. Payée par les ménages
et non les entreprises, elle n’alour-
dit pas le coût du travail pour l’em-
ployeur. Mais elle ne permet pas de
profiter du « deuxième effet TVA
sociale »favorable à la compétitivi-
té : la taxationdes importations.
Ya-t-il d’autres possibilités ?
Le gouvernement n’écarte pas
complètement l’idée de la « fiscali-
té environnementale » : taxer les
produits les plus polluants ou dont
la production génère le plus de CO2.
Mais la mise en place d’une fiscalité
verte est techniquement difficile.
Autre possibilité, les « taxes com-
portementales », qui visent à mo-
difier les habitudes à risque des
Français : taxes sur les cigarettes,
les boissons sucrées, les alcools…
Plus facile juridiquement mais tout
aussi ardu politiquement car il faut
résister aux lobbys qui brandissent
l’argument de l’emploi.
TVA sociale ou CSG, quelle différence ?
RÉPARTITION
DE LA CSG2011 PAR ASSIETTE,
en milliards d’euros
Source : direction de la sécurité sociale
Total : 89,5
milliards
d’euros
62,7
16,1
10,1
0,18
0,36
Revenus
d’activité
Revenus de
remplacement
Revenus
du capital
Jeux
Majorations
et pénalités
Le symbole est malvenu.
En commission des
finances mercredi,
les députés ont rejeté
un amendement du
centriste Charles de
Courson, qui souhaitait
que seule reste
défiscalisée la part
de « l’indemnité
représentative de frais
de mandat » des députés
réellement utilisée
pour les frais
professionnels (sachant
cette indemnité de
6 400 euros brut par mois
est conçue pour couvrir
ces frais). Du coup,
les députés auraient eu
à fournir des justificatifs
pour leurs frais. Ils ont
préféré ne pas s’imposer
cette contrainte. C. C.
Les députés échappent
aux justificatifs de frais
Fin de tous les avantages pour les heures supplémentaires
Contribution exceptionnelle sur la fortune
Maintien de la hausse des prélèvements sociaux sur l’épargne
Versement anticipé de la majoration d’impôt sur les sociétés
Surtaxe sur les banques
Taxe sur les stocks de pétrole
Hausse du forfait social sur l’épargne salariale
2,4
2,3
0,8
0,8
0,5
0,5
0,5
Ce que rapportent les principales
mesures fiscales en 2012,
en milliards d’euros
Les ferries de Seafrance changent de nom
www.lefigaro.fr/societes
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«
Il veut
démontrer
que Sarkozy
n’aura été qu’une
parenthèse dans
l’histoire de la
France
»
UN CONSEILLER MINISTÉRIEL
LE FIGARO lundi 16 juillet 2012
C
entreprises 27
ARNAUDRODIER
ASIE Pour le gouvernement, le
ralentissement de la croissance en
Chine, à 7,6 %au deuxième trimes-
tre, contre 9,2 % l’an dernier,
résulte de la « détérioration de l’en-
vironnement international qui a
réduit la demande étrangère ». Mais,
pour les entreprises, le problème à
régler en priorité est celui de l’accès
aucrédit.
Selon une étude de la Coface,
30 %des patrons chinois du secteur
privé placent le manque de moyens
de financement en tête de leurs
préoccupations, loindevant la bais-
se des exportations (20 %) et la
hausse des prix des matières pre-
mières (27 %). Le plande relance de
586 milliards de dollars lancé en
2008, explique l’étude, ouvrant lar-
gement les vannes du crédit, a
principalement bénéficié aux pro-
jets d’investissements publics, aux
grandes entreprises d’État et aux
collectivités locales et « accentué les
difficultés d’accès au financement du
secteur privé ». Ces entreprises et
ces collectivités se sont lourdement
endettées, de telle sorte que, face
aux risques d’explosion des créan-
ces douteuses, les autorités ont dé-
cidé en janvier 2010 de réintroduire
des quotas sur les prêts dont la
croissance a aussitôt sensiblement
diminué.
« Au premier semestre 2012, les
prêts bancaires ont augmenté de
16 % en glissement annuel contre
33 %fin 2099. Sur le reste de l’année
2012, la croissance du crédit devrait
rester sous contrôle », malgré les
baisses des taux d’intérêts de juin et
de juillet, souligne la Coface.
Hausse des salaires
Mais les banques, qui doivent faire
face aujourd’hui nonseulement aux
difficultés des collectivités locales
mais encore au risque de défaillan-
ces des promoteurs immobiliers, se
montrent frileuses quand un entre-
preneur privé vient les voir. Résul-
tat, ce dernier se tourne de plus en
plus vers les prêts interentreprises,
dangereux si le partenaire se
retrouve en difficulté. Ou, pire, il
plonge dans le « shadow ban-
king », mode de financement opa-
que et non régulé très courant en
Chine qui fait vivre des sociétés de
gage et des petites entreprises de
crédit pratiquant des taux usuraires
dépassant souvent les 70 %.
« Les risques associés au dévelop-
pement de ce “shadow banking” se
sont matérialisés en octobre 2011
avec lavague de faillites des petites et
moyennes entreprises de Wen-
zhou », note la Coface. Et d’ajouter
que des entreprises sont également
confrontées à des difficultés dans le
delta de la rivière de Perles, dans la
région de Bohai, dans le Shanxi, en
Mongolie intérieure, dans le Fujian
et dans le Guangdong.
Pékin, qui a promis de créer un
département réservé aux petites et
moyennes entreprises à la Bourse
de Shenzhen, veut mettre en place
un plan pour « promouvoir une évo-
lution saine du crédit privé ». Mais le
gouvernement est tiraillé entre le
soutiende l’activité dupays et la re-
lance de la consommation des mé-
nages. C’est au nom de cette der-
nière qu’il a ordonné une
augmentation du salaire minimum
de 23 %en 2010 et de 20 %en 2011.
Selon le douzième plan quinquen-
nal, celui-ci va encore progresser
de 13 %par and’ici à 2015.
Les hausses de salaires en Chine
« pourraient provoquer des vagues
de faillites d’entreprises », avertit la
Coface. Dans le Guangdong, une
étude a montré que la moitié d’en-
tre elles étaient dans le rouge. I
Chine : les entreprises privées face au casse-tête du crédit
Selon la Coface, les problèmes d’accès au crédit passent bien avant le ralentissement des exportations.
VALÉRIE COLLET
TRANSPORT À l’heure où la
France s’apprête à renoncer à plu-
sieurs de ses projets de lignes à
grande vitesse (LGV), les grands
opérateurs ferroviaires de la gran-
de vitesse viennent de se réunir à
Philadelphie afin de plaider en fa-
veur de son développement à
l’échelle mondiale. Il n’y a pas là de
contradiction, selon Guillaume
Pepy, le président de la SNCF, qui a
profité du huitième congrès mon-
dial de la grande vitesse de l’UIC
(International Union of Railways)
pour faire campagne aux États-
Unis. Le pays est dominé par
l’automobile et l’avion, et le ferro-
viaire est cantonné au fret, dont les
convois interminables sillonnent le
territoire.
Les entreprises dont les pays ont
été pionniers de la grande vitesse
sont toutes confrontées à des cou-
pes budgétaires, ce qui les pousse
hors de leurs frontières. La SNCF,
la Renfe espagnole, ou encore
Japan Rail, tous voient dans les
créations de lignes et les prochains
appels d’offres prévus partout sur
la planète des promesses de nou-
velles recettes.
Une fois de retour dans leurs
pays, les mille « confrères » du
congrès de l’UIC vont donc rede-
venir de redoutables concurrents.
Dans les mois et les années à venir,
plusieurs énormes chantiers seront
attribués à quelques-unes d’entre
eux sur les différents continents.
Au Maroc, où le premier TGV afri-
cain doit être mis en service fin
2015 entre Tanger et Casablanca,
plusieurs appels d’offres doivent
ainsi être lancés ces prochains
mois. Quatorze rames ont d’ores et
déjà été commandées à Alstom
pour près d’un demi-milliard
d’euros. Et la SNCF effectue actuel-
lement des études commerciales et
des missions d’ingénierie pour un
montant de 70 millions d’euros.
Mais l’exploitation de la ligne n’a
pas été attribuée, et même si la
France contribue au financement
de la LGV marocaine, il n’est pas
sûr que la SNCF raflera la mise.
« Les espagnols se sont aussi posi-
tionnés avec une approche différente
de la nôtre, souligne Hervé Le Cai-
gnec, le directeur des grands pro-
jets internationaux à la SNCF. Nous
sommes plus concentrés sur la ren-
tabilité du projet alors que les espa-
gnols ont une vision plus techni-
que. »
Un projet à 30 milliards
de dollars au Brésil
D’autres projets sont encore dans
les cartons : le Brésil souhaite relier
Rio à São Paulo, alors que les
liaisons routières et aériennes entre
ces deux mégapoles sont saturées.
Le coût global du projet atteint près
de 30 milliards de dollars, dont
75 % pour les travaux de génie ci-
vil. Cette fois, face au consortium
français qui réunit Alstom à la
SNCF, les japonais seraient les ad-
Les pays émergents se convertissent au TGV
Les projets de lignes à grande vitesse fleurissent
partout dans le monde. Ils ouvrent de nouveaux
terrains de chasse aux pionniers des TGV.
Les Américains sont très fiers de
leur « Northeast Corridor »
(NEC), une ligne de chemin de fer
qu’ils considèrent comme leur
ligne à grande vitesse, même si sa
pointe - « zoom-zoom speed »,
disent-ils - dépasse à peine les
200 km/heure (contre 320 kmpour
un TGV). Elle relie Boston à
Washington via New York, soit
734 km en trois heures avec un
tronçon express entre New York et
Boston.
La ligne opérée par Amtrak, l’en-
treprise publique de chemin de fer
américain, est une véritable pépite.
Surtout connue pour ses trains de
marchandises, Amtrak a réalisé en
2011 2,7 milliards de dollars de chif-
fre d’affaires, dont un tiers sur le
Northeast Corridor. Lorsque les po-
litiques et les dirigeants d’entrepri-
ses américains imaginent l’avenir
de la grande vitesse aux États-Unis,
ils croient moins en la création de
nouvelles lignes dédiées qu’en
l’amélioration de cette ligne vedet-
te, qui a su arracher des parts de
marché à l’aérien pourtant vénéré.
Ainsi entre Washington et New
York, le train représente désormais
75 % du marché, contre 25 % pour
l’aérien. En 2001, quand l’Acela
Express - ce train à moyenne vites-
se - est né, il ne dépassait pas 45 %.
Un gigantesque plan d’investis-
sement, d’un montant de 151 mil-
liards de dollars, a même été élabo-
ré par Amtrakà l’horizon2040pour
la transformer progressivement en
« vraie »ligne à grande vitesse.
Incertitude sur le projet
San Francisco-Los Angeles
Pourtant, c’est un autre projet fer-
roviaire qui agite aujourd’hui la
classe politique américaine : la re-
naissance du TGVcalifornien. La li-
gne mythique San Francisco-Los
Angeles, dont la construction est
estimée à 68 milliards de dollars.
Il y a une semaine, le Sénat cali-
fornien - majoritairement démo-
crate - a donné son feu vert pour la
construction d’un premier tronçon
de 200 km entre Fresno et Bakers-
field. Un projet à 5,8 milliards de
dollars, dont 2,6 milliards en em-
prunts de l’État sous forme d’obli-
gations et 3,2 milliards provenant
du budget fédéral. Une première
victoire après l’enterrement de ce
projet, dénoncé par les républi-
cains, et de celui de Floride, aban-
donné faute de financement. Les
démocrates américains sont
convaincus que la jeune génération
a changé de mentalité, se préoccu-
pant davantage des questions
d’environnement et de développe-
ment durable que leurs aînés.
Ray LaHoud, le secrétaire d’État
aux Transports du gouvernement
Obama, pourtant issu du camp ré-
publicain, en est certain : « Les
Américains sont des rêveurs et des
bâtisseurs. Et nous allons bâtir un
vrai système ferroviaire à grande vi-
tesse pour les Américains. Ce pro-
gramme ne va pas me profiter à moi,
c’est à vous et à vos petits-enfants
qu’il va profiter ! », s’est-t-il excla-
mé à Philadelphie la semaine pas-
sée, lors ducongrès de la grande vi-
tesse de l’UIC. Pourtant, la fougue
politique laisse sceptiques bon
nombre d’observateurs, qui esti-
ment que le projet californien, trop
lourd financièrement, n’est pas en-
visageable.
Àl’issue d’une mission« d’évan-
gélisation »de trois jours auxÉtats-
Unis, où il a rencontré des politi-
ques, des diplomates et des
industriels, le président de la SNCF,
Guillaume Pepy, ne cachait pas sa
déception : « La grande vitesse,
c’est une culture. Ceux qui l’ont en
veulent toujours plus et ceux qui ne
l’ont pas l’écartent. Ici, le train, c’est
le fret. Les gens ont une peur viscé-
rale de l’investissement public et du
long terme. » La SNCF pourra tou-
jours se consoler avec des projets de
trams ou de trains régionaux,
moins glamour mais très appréciés
aux États-Unis. I V. C.
Les États-Unis peu pressés d’investir dans la grande vitesse
zoom
M
M
MorganStanley pas
concernée par le Liborgate
Dans unarticle titré
« Le Liborgate pourrait coûter
20 milliards aux banques »
de nos éditions du 14 juillet,
nous avons écrit par erreur que
MorganStanley « pourrait se voir
réclamer quelque 7,8 milliards de
dollars ». Nous tenons à préciser
que la banque américaine Morgan
Stanley ne fait pas partie
des banques suspectées d’avoir
manipulé les taux et n’est sous le
coup d’aucune enquête judiciaire.
Par ailleurs, selonle NewYork
Times de dimanche, la justice
fédérale américaine prépare
des poursuites pénales dans
l’affaire du Libor à l’encontre
« des banques et des individus
au cœur du scandale ».
en bref
M
M
L’Italie prête à vendre 15 à
20 milliards d’actifs par an
Dans une interviewau Corriere
della Sera, le nouveau ministre
italien de l’Économie, Vittorio
Grilli, estime que les ventes
d’actifs, pour abaisser
la colossale dette du pays,
pourront rapporter entre
15 et 20 milliards d’euros par an,
soit 1 %du PIB.
Plans de sauvetage : Merkel
réaffirme sa fermeté
La chancelière allemande
a essayé de reprendre la main
dimanche à la télévision
allemande en se montrant ferme
face aux pays de la zone euro qui
demandent des aides financières
Il y a quelques semaines,
lors du sommet européen,
elle avait semblé céder du terrain
face à l’Italie et à l’Espagne.
Un train à grande vitesse reliant Xi’an à Yan’an dans la province de Shaanxi, en Chine. À l’horizon 2015, le pays
comptera 25000 kilomètres de réseaux de chemins de fer pour la seule grande vitesse. YUAN JINGZHI
Les entreprises aussi ont leurs JO
www.lefigaro.fr/vie-bureau
LE TRAFIC TGV
DANS TROIS PAYS
SOURCE : TGV
CHINE
485
millions de passagers
JAPON
300
millions de passagers
FRANCE
125
millions de passagers
Amtrak
a réalisé en 2011
2,7 milliards
de dollars de
chiffre d’affaires,
dont un tiers sur
le Northeast
Corridor, la ligne
qui relie Boston
à Washington via
New York.
«
30 %
des patrons
chinois du
secteur privé
placent
le manque
de moyens
de financement
en tête de leurs
préoccupations
»
versaires les plus dangereux.
L’Inde et la Russie sont aussi sur les
rangs pour accéder à la grande vi-
tesse ferroviaire. La Russie a pro-
mis de construire une ligne de
660 km entre Moscou et Saint-
Pétersbourg, un projet à 15 mil-
liards d’euros dont la mise en ser-
vice est prévue en 2017. Mais la
décision, attendue fin 2011, n’a
toujours pas été prise, et l’appel
d’offres n’a pas été lancé. Un trio
français SNCF, Alstom, Bouygues
est en place. Selon la configuration
des appels d’offres, des entreprises
russes viendront s’ajouter à ce
noyau. La SNCFet Alstomont placé
leurs pions. La SNCF est déjà parte-
naire de RZD, l’opérateur des che-
mins de fer russes, dans plusieurs
activités (gares, fret, transport de
passagers, distribution de billets de
train…). Et Alstom s’est implanté
en Russie en prenant l’an dernier
une participation de 25 % dans
Transmashholding, un construc-
teur de locomotives.
Pays du train – lent – par excel-
lence, l’Inde pense elle aussi à se
doter de trains à grande vitesse sur
six lignes différentes. Il ne s’agit là
que des balbutiements du projet
qui pourrait mettre une dizaine
d’années avant d’aboutir. D’ici là,
les États-Unis auront peut-être
dépassé les 120 km/h en moyenne
de la ligne NewYork-Washington,
le nec plus ultra jusqu’à présent. I
lundi 16 juillet 2012 LE FIGARO

entreprises 28
sicav FCP
VALEUR
LIQUID.
DATE DE
VALORISAT.
VALEURS LIQUIDATIVES EN EUROS
(OU EN DEVISES), HORS FRAIS
SICAV
ACTIONS
SICAV
FCP
ACTIONS
42 rue d’Anjou,
75008 Paris
Tél. : 01 55 27 94 94
www.palatine.fr
LA BANQUE POSTALE
ASSET MANAGEMENT
3639 (0,34 € / m)
www.labanquepostale-am.fr
www.edram.fr
CIC
cic.fr
ou 01 42 66 88 88
THIRIET GESTION
37 av. des Champs-Elysées
75008 Paris
Tel. : 01 56 43 62 50
SICAV
UNI HOCHE C .......................................................... 158,84 11/07/12
ACTIONS
CM-CIC MID FRANCE ....................................... 31,23 12/07/12
CM-CIC EUROACTIONS ....................................... 16,45 12/07/12
CM-CIC FRANCE D ..........................................................18,88 12/07/12
CM-CIC JAPON .......................................................... 21,38 11/07/12
CM-CIC USA .......................................................... 2237,15 11/07/12
MONETAIRES
CIC MONÉTAIRE C .......................................................... 39,70 12/07/12
OBLIGATIONS
CM-CIC OBLI COURT TERME D ....................................... 133,08 12/07/12
CM-CIC OBLIGATIONS ....................................... 26,85 12/07/12
PROFILES
CM-CIC PLAN BOURSE ....................................... 17,80 11/07/12
CM-CIC DYNAMIQUE INTERNATIONA ....................................... 28,36 11/07/12
CM-CIC TEMPÉRÉ .......................................................... 173,30 11/07/12
SICAV
LBPAMACTIONS80 D ....................................... 71,23 11/07/12
LBPAMACTIONSAMÉRIQUE C ....................................... 24,36 11/07/12
LBPAMACTIONSDIVERSIFIÉ R ....................................... 35,97 11/07/12
LBPAMACTIONSEUROR ....................................... 21,85 11/07/12
LBPAMACTIONSFRANCE C ....................................... 86,41 11/07/12
LBPAMACTIONSINDICE EUROR ....................................... 58,95 11/07/12
LBPAMACTIONSINDICE FRANCE R ....................................... 25,54 11/07/12
LBPAMACTIONSMONDE C ....................................... 203,54 11/07/12
LBPAMOBLI MOYEN TERME C ....................................... 267,35 11/07/12
LBPAMOBLI REVENUS ....................................... 770,84 11/07/12
LBPAMPROFIL 50 D ....................................... 198,78 11/07/12
LBPAMRESPONSABLE ACTIONSEUROI ....................................... 9054,78 11/07/12
FCP
LBPAMACTIONSEUROPE D ....................................... 58,04 11/07/12
LBPAMEONIA 3-6MOIS .......................................10240,18 12/07/12
LBPAMOBLI CRÉDIT ....................................... 173,84 11/07/12
LBPAMRESPONSABLE TRESOI ....................................... 10203,40 12/07/12
LBPAMTRÉSORERIE I ....................................... 10907,38 12/07/12
LBPAMTRÉSORERIE P ....................................... 3239,80 12/07/12
TONI ACTIONS100 R ....................................... 71,04 11/07/12
VIVACCIOACTIONS ....................................... 76,47 11/07/12

EDRASIA (C) .......................................................... 188,81 11/07/12
EDRCOMMOSPHERE (A) ....................................... 117,29 11/07/12
EDREUROPE VALUE &YIELD (C) ....................................... 79,01 11/07/12
EDREUROPE FLEXIBLE (A) ....................................... 115,71 11/07/12
EDRGOLDSPHERE (A) ....................................... 112,86 11/07/12
EDRCHINE (A) .......................................................... 184,78 11/07/12
EDRGLOBAL HEALTHCARE (A) ....................................... 466,32 11/07/12
EDRUSVALUE &YIELD (C) .......................................111,08 11/07/12
EDREUROPE SYNERGY (A) ....................................... 104,75 11/07/12
EDRTRICOLORE RENDEMENT (C) ....................................... 199,06 11/07/12
OBLIGATIONS CONVERTIBLES
ERD EUROPE CONVERTIBLES(A) ....................................... 457,55 11/07/12
EDRGLOBAL CONVERTIBLES(A) ....................................... 115,37 11/07/12
ALLOCATIOND'ACTIFS
ERD CROISSANCE GLOBALE (A) ....................................... 103,95 11/07/12
ERD MONDE FLEXIBLE (A) ....................................... 208,68 11/07/12
ERD PATRIMOINE GLOBAL (A) ....................................... 178,05 10/07/12
BETELGEUSE .......................................................... 35,24 11/07/12
THIRIET PATRIMOINE C ....................................... 226,76 11/07/12
VICTOIRE SIRIUS .......................................................... 36,24 11/07/12
VÉRONIQUE GUILLERMARD
AÉRONAUTIQUE Le super-
jumbo européen A380, construit
par Airbus, ainsi que le jet d’affai-
res Falcon 7X, développé par Das-
sault Aviation (le groupe Dassault
est aussi propriétaire du Figaro),
fêtent cette année leurs cinq ans
de mise en service. Un seuil qui
permet d’établir un premier bilan
pour ces deux appareils de nou-
velle génération qui ont révolu-
tionné la façon de voyager et de
piloter tout en abaissant les coûts
d’exploitation.
Pour la première fois dans
l’aviation d’affaires, un jet a été
totalement développé à partir
d’une maquette numérique asso-
ciant, très en amont, les vingt-
sept grands partenaires du pro-
gramme. Le concept du tout-
numérique a été validé lors de
l’industrialisation, qui s’est passée
sans heurt. Le 7X a respecté son
calendrier de mise en service. Ce
mois-ci, le 200
e
appareil produit
est entré dans la phase d’aména-
gement sur le site de Mérignac, à
côté de Bordeaux.
A contrario, l’A380, qui relevait
le défi inédit de développer un ap-
pareil géant doté de deux ponts
pour les passagers, a rencontré des
problèmes d’industrialisation liés
à une utilisationnonoptimisée en-
tre les usines française et alleman-
de de la maquette digitale. Consé-
quence : un retard de deux ans sur
le calendrier initial, une montée
en cadence plus lente que prévu,
un dérapage du coût du program-
me et une perspective de rentabi-
lité repoussée à 2015. Cette année,
Airbus prévoit de produire trente
super-jumbos et de passer à la ca-
dence de trois par mois en 2013.
Chacun des deux appareils a
franchi des marches technologi-
ques. Parmi elles, le 7X est le pre-
mier jet d’affaires doté de com-
mandes de vol numériques. Son
avionique (tout ce qui permet de
piloter), baptisée « Easy », a in-
troduit une nouvelle relation en-
tre le pilote et la machine. L’appa-
reil, qui se classe dans la catégorie
des jets haut de gamme à très long
rayon d’action et à large cabine, se
caractérise par sa flexibilité. « Il
est capable d’accomplir 90 % des
missions réalisées par l’aviation
d’affaires, de franchir d’une traite
11 000 km et de se poser sur des
terrains courts tels que London
City, à Londres, ou La Môle, à
Saint-Tropez », souligne le porte-
parole de Dassault Falcon.
Plébiscité par le public
Les deux avions sont économes en
carburant. Vendu à 256 exemplai-
res auprès de vingt clients,
« l’A380 a tenu ses promesses en
termes de consommation de carbu-
rant et de réduction des coûts d’ex-
ploitation », souligne Richard
Carcaillet, directeur du marketing
de l’A380. Mis en service en octo-
bre 2007 par Singapore Airlines, il
consomme 20 %de moins par siè-
ge que le B747-400 et 15 % de
moins que le B747-8, la version
modernisée du jumbo américain,
précise-t-il.
Quant à l’économie de coûts
d’exploitation par siège, elle at-
teint 25 % par rapport au B747-
400 et 19 % par rapport au
B747-8, affirme Airbus. « C’est
l’avion le plus efficace du mar-
ché », résume Richard Carcaillet.
À preuve, le géant européen dé-
tient 90 % du marché des com-
mandes nouvelles. Le B747-8 to-
talise pour l’heure vingt-sept
commandes auprès de trois
clients. Au total, Airbus espère
conquérir au moins 50 % du mar-
ché des appareils de grande capa-
cité (1 300 appareils d’ici à vingt
ans). De son côté, le 7Xconsomme
jusqu’à 30 % de moins que le Glo-
bal Express de Bombardier ou le
G 550 de Gulfstream, souligne
Dassault Falcon. Mis en service
par le groupe libanais Chagoury,
en juin 2007, le jet a été livré à plus
de 155 exemplaires auprès de
quelque 130 clients. L’appareil, en
service dans trente-deux pays, a
entamé une carrière à l’interna-
tional, notamment en Chine où il
s’est déjà vendu à plus de vingt
exemplaires.
Loué par les pilotes et plébiscité
par le public, l’A380 a détrôné le
mythique B747. Fin juin 2012, la
flotte mondiale des soixante-dix-
sept A380 en service avait
accumulé 550 000 heures de vols
et transporté plus de vingt-trois
millions de passagers. « Douze
des trente aéroports où l’A380
se pose comptabilisent cent vols par
jour, soit 1 million de passagers
par mois », précise Richard
Carcaillet. I
Le Falcon 7X est
le premier jet d’affaires
doté de commandes
de vol numériques.
DASSAULT FALCON
/WILFRID BUCH
L’Airbus A380 et le Falcon 7X fêtent leurs cinq ans
Les deux appareils ont révolutionné la façon de voyager tout en apportant des gains d’exploitation
et de consommation de carburant.
PIERRE-YVES DUGUA
CORRESPONDANT À WASHINGTON
BANQUE Bruno Iksil, sur-
nommé « La baleine de Lon-
dres », est dans le collimateur du
FBI et de plusieurs agences fédé-
rales américaines, notamment ré-
glementaires. Ce trader français
de JPMorgan Chase, méconnu il y
a encore quelques semaines, fait
partie des personnes soupçonnées
d’avoir sous-estimé en début
d’année l’ampleur des pertes en-
gendrées par ses prises de posi-
tions spéculatives sur un marché
de produits dérivés.
Ces pertes atteignent à ce jour
5,8 milliards de dollars. Et comme
la position ne peut pas encore être
dénouée, la facture risque de
s’alourdir. Elle pourrait représen-
ter jusqu’à 7,5 milliards, a expliqué
vendredi Jamie Dimon, le patron
de la plus grande banque des
États-Unis. En mai, lorsqu’il avait
pour la première fois admis « une
énorme erreur de trading », Jamie
Dimonavait estimé la perte à quel-
que 2 milliards. Ce scandale n’a pas
empêché le géant de la finance
d’afficher vendredi de remarqua-
bles profits nets de 5 milliards de
dollars au deuxième trimestre.
Jusqu’à présent, JPMorgan ne
parlait que « d’erreur impardon-
nable ». Or, son enquête interne
révèle désormais des agissements
qui pourraient tomber sous le
coup de la loi. La banque s’appuie
sur l’analyse de milliers de messa-
ges électroniques et enregistre-
ments de conversations télépho-
niques des équipes du Chief
Investment Office (CIO), départe-
ment établi à Londres, censé pro-
téger des aléas de taux d’intérêt
les dizaines de milliards de dollars
d’excès de liquidités de l’institu-
tion financière. « Certaines per-
sonnes ont peut-être cherché à évi-
ter de dévoiler le montant total des
pertes dans le portefeuille au cours
du premier trimestre », indique la
banque new-yorkaise.
Fédérer les plaignants
Surévaluer une position peut être
admis car certains produits déri-
vés sont peu liquides. Pour qu’un
trader soit formellement accusé
de fraude, il faut prouver que l’er-
reur d’évaluation est délibéré-
ment commise dans le but de
tromper. Par le biais de son avo-
cat, Bruno Iksil indique « qu’il n’a
rien fait de mal et qu’il sera en
temps voulu blanchi de toute accu-
sation ». Tous les traders et leurs
supérieurs impliqués dans cette
affaire ont quitté la banque. Une
partie de leur rémunération diffé-
rée leur a été retirée.
JPMorgan Chase n’est pas prête
de tourner la page sur cette affai-
re. Mike DeWine, procureur gé-
néral de l’Ohio, agissant pour le
compte des fonds de pension des
employés de cet État, vient par
exemple d’imiter d’autres inves-
tisseurs, comme les fonds de
l’Oregon, de Louisiane, d’Arkan-
sas, en attaquant JPMorgan Chase
au civil. Le procureur cherche à
fédérer les plaignants dans le ca-
dre d’une plaine en nom collectif.
Si jamais une fraude de la part de
traders pouvait être établie, la
part de responsabilité de la direc-
tion de JPMorgan Chase dans l’af-
faire pourrait être amoindrie. I
Surnommé «La baleine
de Londres», Bruno
Iksil, le trader français
de JPMorgan, est dans
le collimateur du FBI. DR
JPMorgan soupçonne ses ex-traders de manipulation
« L’erreur » de trading qui a déjà coûté 5,8 milliards aurait pu être initialement masquée.
en bref
M
M
Douxinvite les éleveurs
à entrer à soncapital
Charles Doux, PDGdu leader
européende la volaille, propose
à ses éleveurs d’entrer au capital.
Ce projet est une alternative
à la reprise de certains actifs
du groupe, enredressement
judiciaire. Le tribunal
de commerce de Quimper
doit se prononcer dans la semaine
du 23 juillet sur les 11 offres
de rachat. Mais Charles Doux
ne pourra présenter
que le 15 octobre le détail de son
projet de plande continuation.
Lourde condamnationpour
le fabricant de BlackBerry
RIM, fabricant de BlackBerry,
a été condamné à 147,2 millions
de dollars de dommages-intérêts
par untribunal californien
pour violationd’unbrevet relatif
au contrôle à distance
d’appareils sans fils.
Les compagnies qui rivalisaient
d’annonces géantes ont ralenti
le rythme. Avec 88 commandes
pour une valeur de 52,2 milliards
de dollars (au tarif catalogue),
le bilan commercial du salon
n’éclipse pas celui du Bourget
en 2011 (871 appareils). Boeing
est sorti en tête de l’habituelle
confrontation avec Airbus
avec 396 ventes pour plus
de 37 milliards. L’américain
a remporté de haute lutte
le contrat très attendu de United
Continental –150 B737 dont 120 Max
(remotorisés)–pour 14,7 milliards
de dollars. Boeing rattrape
peu à peu son retard sur l’A320 Neo
(plus de 1400 commandes fermes).
L’avionneur européen a vendu
115 avions et signé un contrat très
important pour l’avenir de l’A350-
1000, la plus grosse version de sa
nouvelle famille de long-courriers,
auprès de Cathay Pacific.
La compagnie de Hongkong en
a commandé 10 pour 3,2 milliards et
a décidé de convertir une précédente
commande de 16 A350-900
(300 sièges) en version 1000.
Au final, la véritable attraction de
Farnborough aura été la maquette
du Spaceship Two, le futur avion
spatial de Richard Branson.
Le milliardaire promet de réaliser le
premier vol d’essai depuis son port
spatial mexicain en 2013. Quelque
515 clients capables de payer leur
billet 200000 dollars sont déjà
sur liste d’attente dont des stars
comme l’acteur Ashton Kutcher.
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Bilan mitigé pour le salon de Farnborough
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LE FIGARO lundi 16 juillet 2012

analyses 29
«
Il y a l’entreprise vue d’en
haut et il y a l’entreprise
vue d’en bas. Ce n’est pas
la même. Questions de point de
vue », observe Hubert Landier
dans le livre 18 bonnes raisons
de détester son entreprise publié
chez François Bourin Éditeur.
Expert en relations du travail
et vice-président de l’Institut
international de l’audit social,
Hubert Landier décrit l’entre-
prise au quotidien. Prenant
le contre-pied de nombreux
auteurs de livres de manage-
ment qui manient la parabole
et le concept, ce spécialiste
de l’analyse du climat social
raconte le travail à hauteur
d’hommes. Son expérience lui a
appris à comprendre pourquoi
les détails et les silences sont
révélateurs de la vie des sala-
riés. « Dans cette entreprise
high-tech, ce technicien d’âge
mûr a de toute évidence quelque
chose à confier. Ce n’est qu’au
bout d’un long moment, une fois
la confiance établie, qu’il racon-
te. Il pratiquait un instrument de
musique mais il a arrêté, me
dit-il, avant de m’expliquer
pourquoi : il vient de perdre son
fils dans un accident », témoi-
gne Hubert Landier.
Abordant tous les sujets qui
rythment les journées des
bureaux et des usines, il aborde
aussi bien l’absence de réunions
que les déficits de communica-
tion interne qui laissent la part
belle aux rumeurs, l’esprit
d’équipe que l’incompréhen-
sion entre les jeunes et les
anciens. Il consacre un chapitre
aux délégués syndicaux « jugés
absents ou inefficaces ».
Il dénonce les risques d’une
rupture entre l’« entreprise
rêvée »par les dirigeants des
grandes entreprises et « cer-
tains grands cabinets de consul-
tants »qui se réduit à des sta-
tistiques ou des colonnes de
chiffres et « l’entreprise réelle
telle que la vivent les salariés
chargés de l’exécution ».
Il analyse pourquoi les cadres
sont coupés de leurs équipes.
« Les enquêtes en entreprise
montrent la tendance fréquente
chez les managers à sous-esti-
mer l’intelligence de leurs colla-
borateurs et leur capacité à faire
face à des situations imprévues.
L’élitisme, tel qu’il s’est dévelop-
pé en France au cours des siècles
passés, achoppe sur la com-
plexité du monde actuel qui ne
permet plus de prétendre tout
décider d’en haut », constate
Hubert Landier.
Car l’entreprise ne se réduit
pas à des traités, des présenta-
tions power point ou de belles
chartes affichées dans les en-
trées. C’est une alchimie com-
plexe où chacun joue un rôle et
a sa part de responsabilité. Du
président à la standardiste en
passant par les cadres intermé-
diaires et les chefs d’équipe.
« Le bonheur au travail ne se
limite pas au montant de la
feuille de paye et à son augmen-
tation d’année en année. La
rémunération ne représente
qu’une dimension parmi d’autres
- certes, on conviendra que ce
n’est pas la plus négligeable - du
bonheur au travail. Et celui-ci ne
se limite pas non plus au bien-
être, qui n’en est que l’aspect le
plus superficiel », conclut Hu-
bert Landier. Le patron qui veut
« se donner les moyens de réus-
sir »est celui qui a « créé les
conditions d’un engagement fort
des salariés »en apportant
chaque jour des réponses
concrètes.
Le bonheur
au travail
Idées
pour demain
par Yann Le Galès
Europe : « S’il n’y a pas de solution,
c’est qu’il n’y a pas de problème »
Pour comprendre ce qui se passe dans la zone euro, il est recommandé
de revoir ou de relire les aventures des Shadoks. Tout devient limpide.
L
a culture française a de
beaux restes et son in-
fluence demeure intacte.
« S’il n’y a pas de solution,
c’est qu’il n’y a pas de pro-
blème », a ainsi lancé l’autre week-
end, aux Rencontres économiques
d’Aix-en-Provence, Wolfgang Is-
chinger, ambassadeur d’Allema-
gne. Bravo. Cela fait chaud au cœur
qu’un Allemand cite les Shadoks,
ces inoubliables héros aux contours
filiformes de la télévision française
des années 1970 et 1980, toujours
rediffusés sur nos écrans. C’est en
effet l’unde leurs adages favoris.
La formule mérite d’être médi-
tée : elle nous aide à mieux saisir les
drames actuels de la zone euro.
Après tout, si l’ons’acharne à ne pas
trouver de solution à la crise, c’est
qu’elle ne constitue pas unréel pro-
blème ! Dire à des Grecs et à des Es-
pagnols que leurs difficultés finan-
cières ne sont qu’un détail vous fera
à coupsûr passer pour unnégation-
niste illuminé. Et pourtant, comme
l’a fait remarquer Valéry Giscard
d’Estaing, lui aussi à Aix-en-Pro-
vence, « l’euro, la deuxième mon-
naie du monde, reste un grand suc-
cès ». II cote aujourd’hui toujours
plus de 1,22 dollar, bien trop juge-
ront même certains exportateurs
français.
Mieux, les États de l’Euroland
continuent d’inspirer confiance aux
investisseurs internationaux. On
tendà enocculter la réalité, mais les
taux d’intérêt auxquels empruntent
aujourd’hui leurs Trésors publics
n’ont jamais été aussi bas. Il encoû-
te à peine 3,2 % en moyenne pour
les dix-sept pays de la zone (sur les
échéances à dix ans), contre 5 %en
2001, et 4 % à 4,5 % au printemps
2007. Voilà une sacrée preuve de
confiance.
Vue de Sirius, la zone euro dans
son ensemble ne souffre d’aucun
problème de financement. Ses
comptes commerciaux sont
d’ailleurs excédentaires vis-à-vis
du reste du monde. Il en va certes
autrement dès qu’on pénètre au
sein du club. Les taux d’intérêt font
alors le grand écart. L’Allemagne
paie 1,2 % pour obtenir de l’argent
de ses créanciers quand l’Italie doit
verser 6 %et l’Espagne tangente les
7 %. Et ceci explique cela. Pour dire
les choses crûment, le malheur des
uns fait le bonheur des autres : les
investisseurs plébiscitent d’autant
la vertu germanique que le déver-
gondage passé des Latins les effraie.
Cette énorme contradictionentre
le tout et ses parties explique pour-
quoi les chefs d’État et de gouver-
nement de l’Euroland ne parvien-
nent pas à s’entendre sur une
solution : les uns sont aux abois et
les autres au pinacle. Il ne peut y
avoir d’issue commune quand on
ne vit pas la même problématique,
loins’enfaut.
La devise des Shadoks allait à
l’encontre du bon sens populaire
gnangnan (« à chaque problème sa
solution », dit-on). Elle doit être
prise au sérieux et à la lettre. Leur
sagesse si particulière a passionné
plusieurs générations d’Européens
et d’Américains qui en ont été les
spectateurs. Elle nous est d’un
grand secours pour décrypter les
mésaventures contemporaines de
la zone euro et ses absurdités.
Sans prétendre résumer les
feuilletons télévisés (il y a eu plu-
sieurs séries), tout se ramène à un
affrontement avec une autre peu-
plade, les Gibis, censés être plus in-
telligents et sophistiqués. Les Sha-
doks incarnent en fait les Français
confrontés aux Britanniques. Ils
sont les adeptes du système D. Ils
ont l’obsession de l’échec et du
manque, de carburants entre
autres. « Il vaut mieux pomper
même s’il ne se passe rien que risquer
qu’il se passe quelque chose de pire en
ne pompant pas », tel est leur prin-
cipe directeur constant.
La Banque centrale européenne
n’agit pas autrement, qui inonde le
marché de liquidités par trillions.
Même si les effets sur l’économie
n’en sont pas mirobolants, du
moins la catastrophe est-elle évi-
tée, pense-t-on. Selon son bilan
hebdomadaire du 6 juillet, la BCE
distribue en ce moment même
quelque 1 243 milliards d’euros aux
banques commerciales du conti-
nent, lesquelles se sont empressées
d’en redéposer 795 milliards aux
propres guichets de la BCE… On
tourne en rond, et c’est très shado-
kien.
Toujours sur la brèche, les Sha-
doks : « Quand on ne sait pas où on
va, il faut y aller… et le plus vite pos-
sible », disent-ils. C’est la doctrine
de nos ministres, notamment fran-
çais, se rendant sans relâche aux
« Eurogroupes ». Du côté alle-
mand, ona retenu unautre prover-
be shadokien, digne de Sacher Ma-
soch : « Si ça fait mal, c’est que ça
fait dubien. »Voilà l’alpha et oméga
des plans d’austérité. Quant aux
Trissotin de Bruxelles, les inven-
teurs de l’inénarrable « six-pack »
- en français « le paquet de six »,
mesures prétendant définir la gou-
vernance économique de la zone
euro -, ils ont repris cette maxime :
« Pourquoi faire simple, quand on
peut faire compliqué », martelait de
sa voix docte Claude Piéplu, l’irré-
sistible narrateur dudessinanimé.
L’Euroland applique avec persé-
vérance les sophismes shadokiens.
Comme dans l’univers en deux di-
mensions des Shadoks - le refus de
la profondeur était leur caractéris-
tique graphique essentielle -, les
protagonistes du drame européen
récitent ad nauseam des formules
convenues - croissance, responsa-
bilité, « eurobonds », etc. Eux aussi
se répètent sans cesse, et leur his-
toire est condamnée à faire du sur-
place, la drôlerie en moins. Les
sommets européens pourraient re-
prendre à leur compte le « c’est tout
pour aujourd’hui » qui concluait in-
variablement chaque épisode des
Shadoks.
« Il vaut mieux pomper
même s’il ne se passe
rien que risquer qu’il se
passe quelque chose de
pire en ne pompant
pas », tel est le principe
directeur des Shadoks.
Libres
échanges
JEAN-PIERRE
ROBIN
«
La BCE distribue
1 243 milliards d’euros
aux banques, lesquelles
se sont empressées d’en
redéposer 795 milliards
aux guichets de la BCE.
On tourne en rond, et
c’est très shadokien
»
Id
p
Prospective
Bourse par Roland Laskine
Le regain d’optimisme apparu en Bourse en
fin de semaine dernière est de bon augure,
mais le décrochage du CAC 40 par rapport
aux autres grands indices boursiers mon-
diaux est désormais de plus en plus visible.
Au-delà de la perte de compétitivité de nos
entreprises, le projet du gouvernement
consistant à alourdir la fiscalité sur les pro-
duits financiers, sans prévoir de mesures
de financement de l’économie par des ca-
pitaux privés, va pénaliser encore un peu
plus les valeurs françaises.

Une taxe sur les transactions
du « bon père de famille »
Le projet de loi de Finance rectificative
pour 2012 prévoit d’instaurer dès le 1
er
août
une taxe sur les transactions financières qui
sera portée à 0,20 %au lieu des 0,10 %ini-
tialement prévus. Cent soixante-dix mil-
lions d’euros sont attendus de cette mesure
en 2012, cinq cents millions en 2013. Ce
dispositif destiné, selonle gouvernement, à
« décourager les mouvements spéculatifs de
très court terme » va une fois de plus rater
sonobjectif. Les fonds spéculatifs qui inter-
viennent sur des produits ultra-sophisti-
qués, comme les futurs, les « equity
swaps » ou les CFD (contract for the diffe-
rence) vont en effet totalement passer au
travers des mailles du filet.
Cela pour la simple raison qu’ils utilisent
des contrats de gré à gré qui ne reposent sur
aucun échange réel d’actions. Or, la future
taxe qu’il est question de mettre en place
sera calquée sur la « stamp duty tax » en
vigueur au Royaume-Uni qui ne frappe que
les transactions conduisant à un transfert
de propriété d’une action d’un investisseur
à l’autre. En réalité, cette nouvelle taxe ne
touchera que le « bon père de famille » qui
investit à long terme pour préparer sa re-
traite. Dans sa grande sagesse, le gouverne-
ment a prévu d’épargner les entreprises
dont la capitalisationboursière est inférieu-
re à un milliard d’euros. Là aussi l’intention
est bonne, mais avec ce nouveau dispositif,
tout est en place pour écarter plus encore
les actionnaires individuels des grandes so-
ciétés du CAC40 déjà contrôlées en majori-
té par des capitaux extérieurs !

Le PEA n’est pas parvenu
à promouvoir l’actionnariat populaire
Une récente étude de TNS Sofres montre en
effet que la France a perdu2,3 millions d’ac-
tionnaires individuels entre décembre 2008
et mars 2012. Il ne reste dans notre pays que
4,1 millions d’individus détenant des ac-
tions en direct. De toute évidence, le PEA
n’est pas parvenu à faire émerger en France
l’actionnariat populaire dont nous avons
tant besoin pour stabiliser le capital de nos
entreprises et orienter l’épargne vers l’éco-
nomie productive. Depuis sa création en
1992, ses avantages ont été énormément ré-
duits par la réforme de la fiscalité des divi-
dendes et l’augmentation de la CSG.
La prise de risque que représente la déten-
tion d’un portefeuille d’actions à long ter-
me doit d’être encouragée par des mesures
plus incitatives. Plutôt que de songer à
doubler le plafond du livret A, c’est à l’as-
souplissement des règles de fonctionne-
ment du PEAqu’il faut s’attaquer.

La taxe de 3%conduira à favoriser
le paiement du dividende en actions
Les sociétés cotées devront bientôt acquit-
ter une taxe de 3 % sur les dividendes ver-
sés. Objectif : « favoriser l’incorporation des
bénéfices aux fonds propres des entreprises
et leur réinvestissement ». La commission
des finances de l’Assemblée a estimé que
les distributions sous forme d’actions de-
vaient être exonérées puisqu’elles contri-
buaient justement à renforcer les fonds
propres des entreprises. Cette décision de
bon sens constitue la seule bonne nouvelle
du moment. Le paiement du dividende en
actions est largement plébiscité par les ac-
tionnaires individuels. Il leur permet de
bénéficier d’une majoration de 10 %sur les
dividendes perçus et leur évite surtout de
se poser la délicate question du réinvestis-
sement des coupons ! I
«
Il ne reste
dans notre pays
que 4,1 millions
d’investisseurs
individuels
détenant
des actions
en direct
»
La facture s’annonce salée pour l’actionnaire
CAC40 S&P50 DAX 30
30 déc. 2011 13 juillet 2012
90
100
110
115
120
95
La Bourse de Paris en retard sur les autres
places boursières mondiales
EN PTS, base 100 au 30 décembre 2011
Source : Bloomberg
111,17
107,89
100,66
Pros
Bo
Hubert Landier, expert en relations
du travail. GIL LEFAUCONNIER
NOUVEAU Le site Bourse du Figaro
www.lefigaro.fr/bourse
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Poids des actionnaires
individuels dans le capital
des sociétés françaises
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recrutez .

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1î.II.1I.Iî.11
management et empleis
lundi 16 juillet 2012 LE FIGARO
C
médias publicité 32
lefigaro.fr/medias
RÉSULTATS DES JEUX
KENO
SAMEDI 14 JUILLET
1
er
TIRAGE (13 h 45) :
3-9-12-18-22-23-26-27-29-
32-33-34-41-46-48-50-56-
60-61-70.
NUMÉRO JACKPOT :
5-23-01-24.
JOKER + : 1-223-210.
2
e
TIRAGE (21 heures) :
1-4-13-15-26-28-29-33-37-
38-45-46-53-56-57-59-61-
64-67-70.
NUMÉRO JACKPOT :
8-30-06-35.
JOKER + : 4-839-333.
DIMANCHE 15 JUILLET
1
er
tirage (13 h 45) :
3-5-9-12-14-19-20-21-
26-27-33-35-40-43-44-46-
49-50-54-60.
NUMÉRO JACKPOT :
4-99-65-40.
JOKER + : 3-053-544.
2
e
TIRAGE (21 heures) :
4-10-11-19-23-33-35-37-
41-43-45-47-51-53-56-58-
59-64-65-67.
NUMÉRO JACKPOT :
2-15-67-01.
JOKER + : 6-798-519.
EUROMILLIONS
VENDREDI 13 JUILLET
TIRAGE : 8-18-25-35-46 #4-9
Rapports : 5 numéros et
## : pas de gagnant
5numéros et #: 230432,80€
5 numéros : 59 085,30 €
4numéros et ##: 4129,60€
4 numéros et # : 224,10 €
4 numéros : 113,40 €
3 numéros et ## : 55,40 €
2 numéros et ##: 16,70 €
3 numéros et # : 15,90 €
3 numéros : 13,50 €
1 numéro et ## : 8,70 €
2 numéros et #: 8,40 €
2 numéros : 4,30 €
LOTO
SAMEDI 14 JUILLET
TIRAGE : 5-22-40-41-44
N° CHANCE : 6
Rapport pour5numéros
+leN° Chance: pasdegagnant
5 numéros 143 984,20 €
4 numéros : 1 572,90 €
3 numéros : 12,80 €
2 numéros : 5,80 €
N° CHANCE GAGNANT :
grilles à 2 € remboursées
JOKER + : 4-839-333
SUPER LOTO
VENDREDI 13 JUILLET
TIRAGE : 16-27-42-47-49
N° CHANCE : 8
Rapport pour 5 numéros
+ le N° Chance : pas de gagnant
5 numéros 117 403,20 €
4 numéros : 1 277,40 €
3 numéros : 11,70 €
2 numéros : 5,60 €
N° CHANCE GAGNANT :
grilles à 2 €remboursées
JOKER + : 8-928-846
Samedi 14 juillet
en millions de téléspectateurs
(source Médiamétrie)
3,3 millions
Jeu « Le bal des 12 coups »
Part d’audience : 20,2 %
2,9 millions
Jeu « Fort Boyard »
Part d’audience : 16,5 %
1,8 million
Feuilleton Les Secrets du volcan
Part d’audience : 10,3 %
1 million
Magazine « Échappées belles »
Part d’audience : 6,0 %
les audiences
M
M
PAULE GONZALÈS
TÉLÉVISION Elle aura tout
d’une grande. La chaîne Direct 8
s’apprête dans le secret de l’été à
devenir la mini généraliste « de
qualité » promise par Canal + de-
puis que ce dernier l’a rachetée en
même temps que Direct Star au
groupe Bolloré, en octobre der-
nier. Méthodique, Rodolphe Bel-
mer, le directeur général du grou-
pe Canal +, organise la mue de la
petite chaîne de la TNT dont
l’audience stagne autour de 2,5%,
selon les chiffres de Médiamétrie.
Direct 8, qui a pour cible publi-
citaire les CSP+ et dont le budget
oscille encore entre 40 et 50 mil-
lions d’euros, devrait changer de
catégorie. D’ici à 2015, le groupe
Canal + ambitionne de faire grim-
per soncoût de grille à 120millions
d’euros. De quoi la démarquer des
six futures chaînes de la TNT at-
tendues en décembre prochain.
En ligne de mire, la chaîne veut
atteindre les 4 % de part
d’audience.
Depuis le printemps 2012, la
première phase de cette stratégie
est enclenchée. Il s’agit d’incarner
la chaîne par des présentateurs qui
donneront à la grille sa colonne
vertébrale et ses signatures. Ainsi
Laurence Ferrari, l’ancienne pré-
sentatrice du 20 heures de TF1, se
voit offrir un grand talk-show
quotidien qui mêlera actualité
culturelle et politique et inspiré de
« The View»aux États-Unis.
De son côté, Daphné Roulier,
transfuge de Canal +, portera les
couleurs d’un nouveau JT du soir.
Les rumeurs veulent qu’il soit
programmé en frontal avec celui
de M6 à 19 h 45 et alimenté par les
rédactions du groupe Canal +. De
même, Guy Lagache, transfuge de
cette même M6, a pour mission de
concocter pour la chaîne un ma-
gazine d’info hebdomadaire. En-
fin, Cyril Hanouna, l’animateur de
« Touche pas à mon poste » sur
France 4, arrive aussi à l’antenne.
Exit donc les signatures de la chaî-
ne issues de la première généra-
tion TNT comme Jean-Marc Mo-
randini qui rejoint NRJ12.
Direct 8 endosse désormais les
attributs des grandes hertziennes,
jusqu’au jeu d’aventure qu’elle
devrait diffuser dès la rentrée. Àla
manière d’un TF1 et son « Koh
Lanta » ou d’un M6 et son « Pékin
Express », Direct 8 va avoir son
« Amazing Race », un format dis-
tribué par Shine et qui fait les
beaux jours de CBS aux États-
Unis, depuis 2001.
Autorité de la concurrence
Il manque maintenant à la chaîne
une solide partie fiction avec des
séries américaines et des formats
originaux. Ces dernières ne seront
annoncées ou lancées qu’une fois
que la vente de Direct 8 aura été
validée par l’autorité de la
concurrence et le Conseil supé-
rieur de l’audiovisuel. Cela n’a pas
empêché Rodolphe Belmer de lan-
cer des consultations auprès des
meilleurs producteurs de la place
pour de futurs programmes courts
très prisés pour l’access prime
time comme « Scènes de ména-
ge »ou de Plus belle la vie. La chaî-
ne attend janvier 2013 pour faire
son choix et lancer la production.
Enfin, la troisième phase sera
sans doute la plus délicate : la dif-
fusion sur Direct 8 des meilleures
séries originales de la chaîne Ca-
nal + comme Braquo, Maffiosa ou
les Borgia. L’opération est délicate
car ces séries ont toutes été con-
coctées pour des abonnés prêts à
payer autour de 40 euros par mois
pour bénéficier de contenus ex-
clusifs et originaux. Il faudra à Di-
rect 8 trouver le bon tempo pour
ne pas cannibaliser sa grande
sœur payante. Du travail d’orfè-
vre. I
Direct 8, qui a pour cible publicitaire les CSP+, veut devenir une mini généraliste «de qualité». S. MERIADECK/DIRECT 8
Direct 8 veut jouer les grandes chaînes
Canal + va investir 120 millions
d’euros et bâtir une chaîne
avec des vedettes, un JT,
des jeux et des séries originales.
ALEXANDRE DEBOUTÉ
COMMUNICATION Les grands
annonceurs ont encore des pro-
grès à faire sur Facebook, Twitter
ou YouTube. Les premiers inves-
tisseurs dans les médias tradition-
nels (télévision, presse, radio ou
affichage) ne sont en effet pas les
mieux lotis dans l’univers digital,
selon une étude du cabinet NPA
Conseil, qui a évalué sur trente-
cinq critères le rayonnement nu-
mérique des dix premiers annon-
ceurs français.
« Ces dernières années, ils ont
multiplié les sites, les applications
mobiles, les comptes Twitter ou les
pages Facebook, au risque de se
disperser, souligne Philippe Bailly,
fondateur de NPA Conseil. Cette
surabondance devient contre-pro-
ductive car, au lieu de capter l’in-
térêt des consommateurs, elle les
rebute. » Aux sites uniques « cou-
teaux suisses », qui rassemblaient
il y a dix ans sous un même portail
l’ensemble des niveaux de com-
munication (commerciale, corpo-
rate, RH…), a succédé une multi-
tude de sites spécialisés ou
thématiques. Leur nombre atteint
une demi-douzaine au minimum
et jusqu’à quinze, auxquels il faut
ajouter la présence sur les plates-
formes vidéo comme YouTube ou
Dailymotion et les applications
mobiles.
Être présent partout d’une ma-
nière adéquate, c’est ce qu’a réus-
si à faire Orange, qui a investi les
dix territoires identifiés par NPA
Conseil et qui, à ce titre, arrive en
tête du premier baromètre établi
par le cabinet, devant Peugeot et
Renault. Les constructeurs auto-
mobiles et les opérateurs télécoms
sont à l’arrivée ceux qui s’en ti-
rent le mieux, aidés par un histo-
rique numérique plus ancien et
par leur impact auprès du public
masculin, plus technophile. À
l’opposé, les distributeurs ali-
mentaires (Leclerc, Carrefour) ar-
rivent en queue de peloton. Ils
n’ont pas assez développé avec
leurs clients un discours de mar-
que dépassant la seule dimension
marchande.
Applications superflues
La multiplication des supports
semble être, là encore, la com-
plexité qu’il faut apprendre à
maîtriser. Le mobile reste ainsi un
territoire largement en friche.
Comme souvent face à l’inconnu,
la tentation est grande d’être pré-
sent sans chercher à savoir pour-
quoi. D’où la multiplication par-
fois superflue des applications.
Dans les réseaux sociaux en re-
vanche, les grands annonceurs
commencent à bien prendre leurs
marques. Mais là encore, il y a du
pain sur la planche. « Les annon-
ceurs doivent bâtir leur architectu-
re numérique, juge Philippe Bailly.
Pour être visible, il faut être lisible
et cohérent. » L’étude relève no-
tamment que, sur Twitter, la pro-
fusion de comptes pose des pro-
blèmes d’émergence. De même,
une présence sur Facebook exige
d’animer correctement sa page.
L’étude de NPA plaide pour une
meilleure allocation des ressour-
ces. « Nous rentrons dans une pé-
riode où cette démarche va s’impo-
ser, que ce soit pour des raisons
d’efficacité ou des raisons écono-
miques », estime Philippe Bailly,
qui cite en modèle la SNCF et son
programme Digital Fusion. Lancé
l’an dernier, son objectif est de
rationaliser la galaxie Web du
transporteur en mettant en cohé-
rence ses sites grand public et en
créant des passerelles entre eux. I
Les annonceurs s’éparpillent trop sur Internet
NPA Conseil plaide pour la construction d’une « architecture numérique » cohérente.
MARIE-CATHERINE BEUTH
NUMÉRIQUE Rupert Murdoch
avait fondé beaucoup d’espoirs sur
The Daily. Ce quotidien numérique
distribué uniquement sur iPad de-
vait « rendre à nouveau viables la
production et la vente d’informa-
tion », avait-il déclaré lors de
son lancement, en janvier 2011.
Las, dix-huit mois après sa pré-
sentation en grande pompe au
Musée Guggenheim de New
York, le miracle n’a pas eulieu. Et
la maison mère, le groupe News
Corp., envisage de mettre fin à
l’expérience.
The Daily serait ainsi « sous sur-
veillance », a révélé la presse amé-
ricaine jeudi. La direction essaie de
déterminer si le titre peut éponger
ses 30 millions de dollars de pertes
annuelles.
En février dernier, le directeur
de la publication de The Daily,
Greg Clayman, affirmait que
l’équilibre serait atteint d’ici à
cinq ans. « Soit un peu moins que
ce qu’il faut à un magazine papier
pour devenir bénéficiaire », avait-
il assuré. The Daily revendiquait
alors 250 000 lecteurs mensuels
dont 100 000 abonnés de l’édition
vendue 99 cents par semaine ou
39,99 dollars par an. Ses lecteurs
sont âgés en moyenne de 35 à 50
ans, propriétaires à 89 %, et forts
d’un revenu annuel moyen de
118 000 dollars. Ils consacrent en
moyenne trente minutes par jour à
l’application, devenue un « labo-
ratoire » pour les autres publica-
tions du groupe.
Déconvenue notable
Mais le cours des choses a été
bousculé par la récente annonce
d’une scission de New Corp., vi-
sant à séparer les activités en
croissance (audiovisuel, cinéma)
des moins florissantes entreprises
de presse écrite. Dans ce cadre, la
direction de News Corp. passe en
revue ses actifs, portant une atten-
tion toute particulière à ceux qui
perdent de l’argent. Pour certains,
le sort est scellé : le magazine
SmartMoney ne sera désormais
publié que sur Internet, a annoncé
News Corp. finjuin, supprimant au
passage 19 postes.
Selon le New York Observer, le
sort de The Daily pourrait être
tranché le 6 novembre prochain,
au lendemain des élections prési-
dentielles américaines. Ce serait
une déconvenue notable pour ce
projet, échafaudé en secret par
Rupert Murdoch et Steve Jobs, le
cofondateur d’Apple, en person-
nes. « C’est une entreprise qui ré-
fléchit sur le long terme et qui est
prête à tester de nouvelles choses.
C’est ainsi que l’on obtient des suc-
cès comme Fox News et des ratages
comme Myspace », avait observé
Benjamin Swinburne, analyste
chez Morgan Stanley, lors du pre-
mier anniversaire du Daily. I
Le quotidien pour iPad « The Daily » en sursis
Rupert Murdoch avait lancé ce « pure player » d’information avec fracas il y a un an.
Il perd 30 millions de dollars par an.
CHIFFRES CLÉS
Budget actuel
40 à 50
millions d’euros
Prévision pour 2015
120
millions d’euros
Part d’audience actuelle
2,5%
Prévision pour 2015
4%
«
Les
annonceurs
doivent bâtir
leur architecture
numérique.
Pour être visible,
il faut être
lisible
et cohérent
»
PHILIPPE BAILLY,
FONDATEUR
DE NPA CONSEIL
30
minutes
Temps consacré
en moyenne
par jour au
«Daily »

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