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Postulat de M. StŽphane Michel et consorts : Ç La rŽsolution des probl•mes dÕhŽbergement
prŽcaire passe aussi par des seuils adaptŽs. È
Rapport
Membres de la commission : M
mes
et MM. Pierre-Antoine Hildbrand (LE), rapporteur,
Rapha‘l Abbet (UDC), Caroline Alvarez (Soc.), Eddy Ansermet (LE), Marie-Ange BrŽlaz-
Buchs (Les Verts), Axel Marion (LE), StŽphane Michel (Soc.), Janine Resplendino (AGT),
Vincent Rossi (Les Verts).
MunicipalitŽ : M. Jean-Christophe Bourquin, municipal, SŽcuritŽ sociale et environnement.
Rapport polycopiŽ de M. Pierre-Antoine Hildbrand (PLR), rapporteur :
PrŽsent(e)s : M
mes
et MM. Jean-Christophe Bourquin, directeur de la SŽcuritŽ sociale et
environnement, Pierre-Antoine Hildbrand (LE), rapporteur, Eddy Ansermet (LE), en
remplacement de Claude Nicole Grin, Axel Marion (LE), Caroline Alvarez (Soc.),
StŽphane Michel (Soc.), Marie-Ange BrŽlaz-Buchs (Les Verts), Vincent Rossi (Les Verts),
Janine Resplendino (AGT !), Rapha‘l Abbet (UDC).
ExcusŽ : M. Namasivayam Thambipillai (Soc.).
InvitŽ(e)s : M
mes
et M. Michel Cornut, chef du Service social de Lausanne, Andrea
Faucherre, adjointe administrative, Service du logement et des gŽrances, Nicole Ghali,
adjointe administrative, Service social de Lausanne, pour la prise de notes de sŽance.
Date et lieu : vendredi 28 janvier 2011, salle Vuillermet, H™tel de Ville, ˆ 8 h 15. Fin de
sŽance : 9 h 30.
MalgrŽ quelques retards, la sŽance dŽbute par la prŽsentation des reprŽsentants de
lÕadministration, puis le postulant rappelle lÕobjet de son postulat. Il montre clairement
quÕil y a ˆ Lausanne un probl•me de logement pour les personnes prŽcarisŽes. Les abris
sont pleins. Des services du type logement Alamo ont dž cesser. LÕidŽe serait de trouver
des solutions permettant aux gens de sortir des lieux dÕhŽbergement, libŽrant ainsi des
places, et de trouver des solutions plus durables, par lÕacquisition, avec un soutien, de
compŽtences permettant de conserver un appartement.
Une conseill•re communale rel•ve que la Ville de Lausanne se trouve dans une situation
difficile. Elle apprŽcie particuli•rement la phrase du postulat disant que Ç des solutions
intercommunales ou cantonales devraient aussi •tre envisagŽes È. Elle observe que le
probl•me du logement dÕurgence est que les familles y restent aujourdÕhui durablement,
plusieurs annŽes durant parfois.
M. Bourquin rappelle que les questions posŽes sur lÕhŽbergement doivent •tre considŽrŽes
en fonction de la pŽnurie de logements qui perdure dans toute la rŽgion. La mani•re de
rŽsoudre le probl•me de lÕhŽbergement prŽcaire doit •tre posŽe de mani•re diffŽrente que
de dire quÕune politique de stabilisation va dŽsengorger les abris. M. Bourquin nÕen est pas
persuadŽ ˆ la lecture des rŽsultats de lÕaudit menŽ sur ces structures. La grande majoritŽ
des utilisateurs ne sont en effet pas de la rŽgion, mais sont des migrants. La capacitŽ
dÕaccueil ˆ la VallŽe de la Jeunesse a ŽtŽ Žtendue, en raison de lÕafflux de Roms avec
enfants. La MunicipalitŽ a en effet estimŽ impŽrative la protection des populations
vulnŽrables, Žvitant que celles-ci ne soient ˆ la rue. Un effet de dŽsengorgement se ferait
peut-•tre sentir, mais pas au point de compter des places disponibles. Les propositions de
M. Michel, qui vont dans une direction positive, ne posent pas probl•me ˆ la MunicipalitŽ
ou ˆ lÕadministration. Plusieurs dÕentre elles sont dŽjˆ en cours : accompagnement
socioŽducatif, pension sociale, expŽriences de colocation.
M. Cornut peut complŽter ce qui prŽc•de avec des chiffres. Effectivement, actuellement,
il y a en permanence 200 ˆ 250 personnes qui sont relogŽes dans des solutions de fortune,
h™tels ou campings. Un nombre indŽterminŽ de personnes ont trouvŽ des solutions de
fortune chez des amis ou des parents. Il nÕest ainsi pas rare dÕavoir deux familles avec
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enfants dans un deux-pi•ces. CÕest le reflet de la crise du logement. Les hŽbergements sont
sollicitŽs par de tr•s nombreux voyageurs qui les frŽquentent. Cette annŽe, ce sont
particuli•rement des Roms, mendiants ou musiciens de rue. Ceux-ci ne sont pas acceptŽs
dans la plupart des structures dans les pays voisins, notamment en France, et dans les
autres villes romandes (Gen•ve, Morges). LÕArmŽe du Salut de Gen•ve, par exemple,
limite ˆ six le nombre de Roms abritŽs. Tel est Žgalement le cas des deux autres structures
lausannoises dÕhŽbergement Ð la Marmotte et le Sleep-in Ð, en sorte que ceux-ci se
prŽsentent ˆ la VallŽe de la Jeunesse. Dans le prŽavis 2010/31, la MunicipalitŽ, par le
Service du logement et des gŽrances et le SSL, propose les mesures ŽvoquŽes ici, et
notamment la crŽation dÕune pension sociale pour personnes ayant besoin dÕun soutien
socioŽducatif. Pour le moment, le SSL nÕa pas pu trouver dÕendroit o• placer cette pension,
faute de propriŽtaire acceptant de lÕaccueillir.
Pour rŽpondre ˆ une question, M. Bourquin rel•ve que le SSL ne recherche pas de
logement pour des personnes qui nÕont pas dÕattache avec Lausanne et qui sont des
migrants. Effectivement, quand une personne sans domicile lausannois vient au CSR de
Lausanne, celui-ci la renvoie vers les services sociaux de sa commune de rŽsidence. CÕest
la question de la territorialitŽ de lÕaide sociale. Mais M. Bourquin fait observer quÕil nÕest
pas compliquŽ de sÕinscrire au Contr™le des habitants. Au niveau du dispositif global, il
existe un service social cantonal pour les personnes qui nÕont pas de domicile fixe mais
ayant des papiers suisses ou un permis de sŽjour valide. Pour ce qui est des personnes qui
sont dans des logements dont les baux sont pris par le SSL, au nombre de
380 actuellement, il y a une gŽrance sociale au sein du service. Ces personnes ne risquent
pas de perdre leur logement, sauf si elles refusent de payer le loyer ou utilisent lÕargent de
celui-ci ˆ dÕautres fins. Il est assez rare que des mesures dÕexpulsion doivent •tre prises.
Ceux qui risquent de perdre leur appartement, ce sont les locataires du marchŽ libre. La
MunicipalitŽ re•oit chaque semaine des avis dÕexpulsion.
M. Cornut fait remarquer que parmi les quelques centaines de personnes aujourdÕhui
logŽes dans des solutions de fortune, (h™tels, campings), une partie seulement prŽsente des
probl•mes de comportement ou dÕinsolvabilitŽ. La plupart sont des gens confrontŽs ˆ la
crise du logement. Lorsque la Justice de Paix prononce une expulsion, le SSL est averti et
contacte les personnes menacŽes. Il essaie de trouver une solution avec la gŽrance. Le CSR
prend en charge les arriŽrŽs de loyer, voit pourquoi il y a eu une expulsion et prŽvoit un
appui social afin dÕŽviter la rŽcidive. Dans certains cas, le seul argument qui puisse
convaincre la gŽrance est la reprise du bail par le SSL. En cas dÕŽchec, on tente de trouver
une solution provisoire, en h™tel ou dans les immeubles de CŽsar-Roux 16 ou de la rue de
Gen•ve 85. De plus en plus souvent, on est en effet amenŽ ˆ considŽrer que le logement
provisoire doit •tre pŽrennisŽ. Le logement est donc, pour ainsi dire, attribuŽ. Dans un cas
sur deux, la personne est ˆ lÕaide sociale, en sorte que le SSL paie directement le loyer. Il
arrive que le SSL doive procŽder ˆ des expulsions de ses propres appartements, pour des
raisons de comportement. On parle de pension sociale pour des personnes qui ne peuvent
pas •tre relogŽes dans les appartements prŽcitŽs en raison de probl•mes tels (alcool,
dŽpendances) quÕautrefois ils auraient ŽtŽ placŽs en h™pital psychiatrique. Celles-ci ne
peuvent •tre gardŽes dans les logements sauf ˆ mettre en pŽril le bail repris par le SSL.
Actuellement, 35 ˆ 40 locataires devraient •tre placŽs dans des pensions sociales avec
encadrement par des Žducateurs.
Un commissaire aimerait savoir quels sont les cožts pour la Ville du parc de logements
dÕurgence, qui ne sont plus transitoires, et si celui-ci peut •tre encore augmentŽ. Dans la
rŽponse au postulat Dolivo, il est indiquŽ que 500 personnes environ ont besoin dÕun
soutien social pour garder des hŽbergements dÕurgence.
M. Cornut rel•ve le gros probl•me gŽnŽrŽ par des personnes qui ne sont m•me pas en
mesure dÕaccŽder ˆ un logement dÕurgence en raison, par exemple, de comportement
borderline. CÕest cette population, qui nÕest pas celle des hŽbergements dÕurgence, qui
serait concernŽe par un projet de pension sociale. Une fois sur deux, lorsquÕon reloge
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quelquÕun qui nÕa pas bŽnŽficiŽ de suivi social, le probl•me se pose ˆ nouveau t™t ou tard,
le locataire sÕŽtant mis tout lÕimmeuble ˆ dos ou ne payant plus le loyer.
Un commissaire aimerait conna”tre le r™le de CŽsar-Roux 16 dans le dispositif.
M. Bourquin prŽcise que cet immeuble a ŽtŽ achetŽ pour constituer lÕun des points
importants du dispositif des logements de transition. Il a ŽtŽ intŽgrŽ dans la gŽrance sociale
du SSL. Les prostituŽes qui y occupaient des appartements ont re•u leur congŽ. CŽsar-
Roux 16 et rue de Gen•ve 85 disposent dÕune permanence sociale hebdomadaire qui g•re
sur place un certain nombre de probl•mes. Ceci a permis de diminuer par deux les
interventions de la police et des pompiers. Dans ce dernier immeuble, qui nÕest pas
propriŽtŽ de la Ville, un rŽamŽnagement a permis de sŽparer lÕespace rŽservŽ aux locataires
de celui utilisŽ par des prostituŽes. Les deux parties sont maintenant compl•tement
indŽpendantes.
Un commissaire comprend et partage ce qui a ŽtŽ dit par rapport au probl•me du renvoi au
Canton et aux communes pŽriphŽriques. Lausanne, avec tous les efforts quÕelle dŽploie, le
fait quÕelle dise oui aux mendiants, joue en quelque sorte un r™le dÕaspirateur. Selon son
sentiment, les communes de lÕest lausannois ne feront quelque chose que lorsquÕelles y
seront contraintes. Tant que la question ne sera pas reprise ˆ un autre niveau, Lausanne
nÕarrivera pas ˆ boucler la boucle. Il consid•re quÕil nÕappartient sans doute pas ˆ Lausanne
dÕŽtudier des propositions allant dans le sens du postulat.
En rŽponse ˆ une demande, M. Michel indique que son postulat va clairement dans le sens
dÕune Žtude de pistes, une des solutions Žtant de trouver des seuils adaptŽs. Actuellement,
les pas demandŽs sont trop grands. Si des petits pas sont faits, on peut les valoriser. Le
projet Alamo Žtait tr•s cher et nŽcessitait beaucoup de ressources humaines. LÕidŽe serait
de trouver des appartements plus grands pouvant accueillir plusieurs personnes aupr•s
desquelles ce travail de base se ferait. Le cožt en serait moindre. Une fois les compŽtences
acquises, on pourrait donner ˆ lÕusager un logement qui ne soit pas dans le marchŽ libre.
En rŽponse ˆ une demande, M. Bourquin rel•ve que la question du maintien dans des
logements subventionnŽs de locataires qui nÕy auraient plus droit se pose depuis
longtemps. A ce sujet, il faut savoir quÕune ligne constante de la politique de la Ville est
dÕŽviter la ghetto•sation. Il a ŽtŽ admis que des personnes qui sont lˆ depuis longtemps,
alors m•me quÕelles devraient partir, peuvent toutefois rester, Žtant considŽrŽes comme des
ŽlŽments de stabilitŽ du quartier. Les gŽrances acceptent de mettre ˆ disposition du SSL
des logements et, en contrepartie, elles peuvent conserver les bons locataires qui auraient
dž quitter. La situation actuelle du marchŽ est un argument supplŽmentaire en faveur du
maintien de cette forme dÕŽchange.
M. Hildbrand passe au vote de la commission.
Huit personnes soutiennent la prise en considŽration du postulat, une sÕabstient.
M. Hildbrand remercie particuli•rement M
me
Nicole Ghali, adjointe administrative, en
charge des notes de sŽance.
Discussion
M. Pierre-Antoine Hildbrand (PLR), rapporteur : Ð La commission Žtait chargŽe de
prŽaviser sur le postulat de M. StŽphane Michel et consorts. Je nÕai rien ˆ ajouter au
rapport.
La discussion est ouverte.
M. Jean-Michel Dolivo (La Gauche) : Ð Cette question est extr•mement importante et
dÕactualitŽ. Je dŽcline mes intŽr•ts : jÕai dŽfendu ce matin, ˆ la Commission de police, des
personnes dÕorigine rom, qui ont ŽtŽ sanctionnŽes par une amende pour avoir prŽtendument
fait du camping sur la voie publique. Il nÕy a pas encore de jugement de la Commission de
police ˆ ce sujet, mais jÕai ŽtŽ frappŽ par le fait que ces trois derniers mois, quelque
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140 amendes ont ŽtŽ notifiŽes ˆ des Roms pour avoir dormi sur le domaine public. Quand
on discute avec eux, on constate quÕils ont tentŽ de disposer dÕun abri ou dÕun hŽbergement
dans les diffŽrents lieux offerts ˆ Lausanne, mais cela leur a ŽtŽ refusŽ parce que ces
hŽbergements sont pleins.
La question des possibilitŽs dÕhŽbergement se pose Ð dÕailleurs, dans le rapport de la
commission on aborde aussi cette question Ð, ˆ laquelle il faut rŽpondre non de mani•re
rŽpressive, comme cela a ŽtŽ le cas, par des rapports de police et par une intervention
polici•re ˆ lÕŽgard de ces Roms, mais en offrant des possibilitŽs dÕhŽbergement et des
abris. Cela ne concerne pas seulement les Roms, cÕest sžr ; mais, aujourdÕhui, il y a eu
cette audience de la Commission de police. Cela concerne aussi bien dÕautres gens, des
personnes dans la prŽcaritŽ, jeunes ou moins jeunes, qui ont des difficultŽs ˆ trouver ˆ se
loger provisoirement, ou de mani•re dŽfinitive pour certains, dans notre Ville.
M
me
Fran•oise Longchamp (PLR) : Ð Je ne crois pas que le postulat de M. Michel
rŽponde ˆ lÕintervention de M. Dolivo, mais M. Michel pourra rŽpondre mieux que moi.
Par contre, jÕaimerais tŽmoigner de ce que font certaines institutions privŽes dans le
domaine ŽvoquŽ par M. Michel, pour permettre ˆ des personnes qui ont un passŽ
psychiatrique ou ˆ dÕanciens toxicomanes de reprendre pied dans la sociŽtŽ en les
accompagnant. Je trouve la proposition de M. Michel extr•mement intŽressante, et je ne
peux que vous recommander de lÕaccepter.
M. StŽphane Michel (Soc.) : Ð Effectivement, cÕest un postulat beaucoup plus large. Il
part du constat quÕil nÕy a plus de mesures adaptŽes permettant aux personnes qui ont des
probl•mes dÕhŽbergement de passer dÕun hŽbergement tr•s prŽcaire ˆ une solution
dÕhŽbergement un peu plus durable. Ce postulat demande que lÕon Žtudie des pistes, qui
peuvent aller dans le sens de lÕaccompagnement pour apprendre ˆ garder un logement, ou
des choses comme cela.
En travaillant sur ce postulat, on est arrivŽ au m•me constat : les solutions dÕhŽbergement
manquent. JÕirai plus loin, comme M. Dolivo : il ne manque pas seulement des solutions
dÕhŽbergement dÕurgence Ð cela est vraiment ˆ part Ð, mais aussi des appartements de
secours ; il nÕy a pas grand-chose sur le marchŽ libre. Dans dÕanciens prŽavis, notamment
le 2051/10, sauf erreur, on a lancŽ des pistes. Il faut maintenant aller plus loin et apporter
des rŽponses, car les personnes qui vivent ces problŽmatiques ne peuvent pas les rŽsoudre
tant quÕelles nÕont pas acc•s au logement, qui est une sŽcuritŽ. Enfin, on ne peut pas vivre
et sÕŽpanouir, on ne peut pas travailler sur ces probl•mes si on nÕa pas les choses
indispensables, cÕest-ˆ-dire la nourriture, la sŽcuritŽ et un toit. CÕest dans ce sens que je
demande ˆ la MunicipalitŽ dÕŽtudier et de confirmer les pistes quÕelle a dŽjˆ ŽvoquŽes par
le passŽ.
M. Rapha‘l Abbet (UDC) : Ð Lausanne nÕa pas le monopole de lÕhŽbergement et de
toutes sortes de probl•mes existants dans le Canton et dans notre ville. On parle de Roms,
de cas psychiatriques, de personnes ayant des difficultŽs de toutes sortes. Je ne pense pas
que cÕest avec ce type de postulat que lÕon va pouvoir rŽsoudre le probl•me. Lausanne fait
dŽjˆ ŽnormŽment dans ce sens. Continuons ˆ faire ce que nous faisons actuellement,
faisons-le bien, mais laissons aussi les autres partager un peu tous ces probl•mes.
M. StŽphane Michel (Soc.) : Ð Pour rŽpondre ˆ M. Abbet, jÕimagine que quand il a lu le
postulat ou le rapport de la commission, il lui a ŽchappŽ quÕon demandait de privilŽgier les
solutions communales, intercommunales et cantonales. JÕimagine que cela lui a ŽchappŽ ;
je me fais donc un plaisir de le lui rappeler ici.
M. Oscar Tosato, municipal, Enfance, jeunesse et cohŽsion sociale : Ð JÕaimerais
rassurer les conseill•res et les conseillers communaux, et tous ceux qui ont participŽ ˆ cette
commission. La MunicipalitŽ se prŽoccupe du manque de logements, du manque de
logements sociaux, de lÕabsence dÕune pension sociale, de la difficultŽ que certains de nos
citoyennes et citoyens ont ˆ trouver un logement avec la pŽnurie actuelle, dans un marchŽ
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o• les appartements ont un cožt ŽlevŽ. Laissez peut-•tre le temps ˆ la nouvelle
MunicipalitŽ qui se met en place dÕaffiner un certain nombre de rŽponses.
Je peux dÕores et dŽjˆ vous dire que mon coll•gue, M. Bourquin, avait initiŽ un certain
nombre de dŽmarches avec les Services sociaux et quÕune rŽponse vient dÕ•tre donnŽe par
lÕouverture de 18 chambres en appartements communautaires, o• nous pouvons accueillir
notamment des familles expulsŽes de leur logement et des familles avec enfants ; nous
pouvons les mettre dans des appartements o• nous assurons une prŽsence dÕassistants
sociaux du Centre social rŽgional (CSR), qui les accompagneront pour trouver dÕautres
logements. Petit ˆ petit, nous mettons en place des solutions. Je voulais simplement vous
donner lÕexemple de lÕouverture de ces 18 chambres en appartements communautaires
comme lÕexpression de notre volontŽ dÕaller dans ce sens.
Le prŽsident : Ð A lÕintention de nos municipaux : nous sommes tr•s honorŽs que vous
vous leviez pour nous parler ; nous avons simplement un probl•me de micro. Faites
attention ˆ vos micros car une moitiŽ de la salle me signale quÕelle nÕa pas entendu votre
intervention. CÕest important. (Rires dans la salle.)
La discussion est close.
M. Pierre-Antoine Hildbrand (PLR), rapporteur : Ð La commission vous recommande
de prendre ce postulat en considŽration par 8 voix et 1 abstention.
Le postulat est pris en considŽration ˆ une tr•s large majoritŽ.
Le Conseil communal de Lausanne
Ð vu le postulat de M. StŽphane Michel et consorts : Ç La rŽsolution des probl•mes
dÕhŽbergement prŽcaire passe aussi par des seuils adaptŽs È ;
Ð vu le rapport de la commission nommŽe pour examiner cette affaire ;
Ð considŽrant que cet objet a ŽtŽ portŽ ˆ lÕordre du jour,
dŽcide :
de prendre ce postulat en considŽration et de le renvoyer ˆ la MunicipalitŽ pour Žtude et
rapport.
_________________
La sŽance est levŽe ˆ 20 h 05.

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