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Ð considŽrant que cet objet a ŽtŽ portŽ ˆ lÕordre du jour,
prend acte
de la rŽponse de la MunicipalitŽ ˆ ladite interpellation.
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Interpellation de M. Albert Graf et consorts : Ç Pour quand la sŽcuritŽ ˆ Chauderon ? È
DŽveloppement polycopiŽ
Depuis quelque temps les passants doivent constater que le passage LEB-Administration
communale ˆ Chauderon 7 est envahi par un important groupe, souvent entre 10 et 30
personnes, du petit matin jusquÕˆ tr•s tard dans la nuit. Ce groupe, tr•s multiculturel, est
occupŽ ˆ boire de lÕalcool, fumer des joints, ou carrŽment faire du trafic de drogues. Il y a
aussi rŽguli•rement des vitres cassŽes et des dŽchets laissŽs ˆ m•me le sol.
A lÕŽtage supŽrieur, ˆ lÕentrŽe de lÕadministration, derri•re les abribus et vers la station des
motos, la situation nÕest pas meilleure, avec la prŽsence dÕune forte reprŽsentation de
population migrante. Le 18 novembre 2010, une Žquipe de tŽlŽvision a m•me mis en sc•ne
un SDF sous la rampe ˆ c™tŽ de la biblioth•que.
Il y a des personnes ‰gŽes, handicapŽes, des femmes et m•me des hommes, qui ont peur de
venir ˆ lÕadministration pour effectuer leurs dŽmarches administratives. Les nettoyeuses de
lÕadministration, quant ˆ elles, doivent faire un grand dŽtour, car elles nÕosent plus sortir du
c™tŽ de Chauderon.
JÕai demandŽ lÕavis dÕun policier sur la situation actuelle. Celui-ci mÕa dit : que voulez-
vous que nous fassions, sans le soutien de la politique ?
Mes questions :
1. Quelles sont les dispositions entreprises par la MunicipalitŽ de Lausanne pour sŽcuriser
le passage souterrain et lÕentrŽe de la place Chauderon 7-9, pour que les passants et les
citoyens qui viennent effectuer des dŽmarches administratives soient ˆ nouveau en
sŽcuritŽ ?
2. Une installation vidŽo est-elle envisageable ?
3. Quel soutien donnez-vous ˆ la police municipale, afin que leur bon travail soit ˆ
nouveau fructueux ?
4. Qui donne lÕautorisation pour faire une mise en sc•ne dÕun SDF par une tŽlŽvision ?
5. Quelle image voulez-vous donner de Lausanne ?
6. Les inquiŽtudes des employŽs de lÕAdministration communale sont-elles prises au
sŽrieux ?
RŽponse de la MunicipalitŽ
Connue et prise tr•s au sŽrieux, la situation prŽvalant ˆ la place Chauderon pose certes
des probl•mes, mais le principal demeure le sentiment dÕinsŽcuritŽ que vivent les
nombreuses personnes qui frŽquentent le passage souterrain de cette place. La
problŽmatique est multiple et touche diverses catŽgories de population.
Il y a quelques annŽes, les dealers se rŽpartissaient entre Chauderon (mais en surface),
Bel-Air, St-Fran•ois, la gare, Montbenon ou encore Ouchy ˆ certaines pŽriodes. Force est
de constater que ces personnes sont aujourdÕhui particuli•rement actives ˆ Chauderon.
Lausanne, qui est une ville attrayante et vivante, attire indŽniablement, et de toute la
Suisse, ce genre de dŽlinquants. En effet, les contr™les opŽrŽs en 2009 ont dŽmontrŽ
que 60 % des dealers potentiels proviennent dÕautres cantons. A fin 2010, ce
pourcentage nÕavait pas baissŽ.
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Au fil du temps, les intŽressŽs ont compris que la place Chauderon, plus particuli•rement
le passage souterrain, leur Žtait favorable, puisquÕˆ lÕabri des regards. Ils peuvent ainsi,
tr•s facilement, par des guetteurs, en contr™ler les acc•s et donc voir arriver
suffisamment t™t les policiers en uniforme. Sur la base de la connaissance du schŽma
utilisŽ par les dealers, le Corps de police, depuis plusieurs semaines, a augmentŽ la
prŽsence polici•re dans et ˆ lÕextŽrieur du passage souterrain, de mani•re ˆ enrayer le
trafic et les rassemblements dÕindividus.
Ce genre de commerce, lucratif, attire maintenant des personnes de diverses provenances ˆ
cet endroit et crŽe un sentiment dÕinsŽcuritŽ.
Depuis quelque temps dŽjˆ, en face de lÕentrŽe du numŽro 7 de la place Chauderon,
sÕagglutinaient quelques marginaux. Ils nÕŽtaient quÕune petite dizaine jusquÕen dŽbut
dÕapr•s-midi et nettement plus ensuite, parfois jusquÕˆ une trentaine, mais leur
comportement (ivresse notamment) nÕŽtait gu•re rassurant pour tous ceux qui passent ˆ
proximitŽ. Avant quÕils nÕoccupent cet endroit, ils se trouvaient principalement ˆ lÕangle
Mauborget/Ale, soit devant le cafŽ Le National, o• leur prŽsence g•nait les clients de ce
commerce. Les contr™les faits par la police ont rŽussi ˆ les dissuader de se regrouper ˆ cet
endroit. Finalement, ils ont pris lÕhabitude de se retrouver en face de lÕentrŽe du b‰timent
administratif, o• ils sont par ailleurs ˆ lÕabri des intempŽries. A lÕheure actuelle, la
prŽsence polici•re a rŽduit ce nombre ˆ 2 ou 3.
DÕautres personnes, souvent marginalisŽes, posent aussi des probl•mes ailleurs en
ville, notamment ˆ la place de la Riponne et sur lÕesplanade la surplombant, soit devant
la pharmacie, suscitant la contrariŽtŽ des commer•ants et des clients, voire des riverains.
MalgrŽ une augmentation de la frŽquence des passages de Police-secours et des
nettoyages, la situation ne sÕamŽliore pas assez. La prŽsence de policiers dissuade les
dealers en journŽe, tout particuli•rement.
Pour finir, des jeunes trouvent la partie infŽrieure de la place Chauderon assez
sympathique pour y passer du temps, particuli•rement durant la pause de midi, ce quÕils
faisaient ailleurs auparavant, soit au Flon, avant que des contr™les plus frŽquents ne les
am•nent ˆ se dŽplacer. Rappelons quÕils avaient aussi investi la gare du LEB, o• leur
prŽsence, et surtout leur comportement, g•naient considŽrablement les voyageurs. Lˆ
encore, les contr™les opŽrŽs par la police, ˆ la demande de la direction du LEB, ont permis
dÕidentifier ces gens et de prononcer, ˆ leur encontre, des interdictions dÕacc•s ˆ la gare.
On constate ainsi que la problŽmatique de la place Chauderon, principalement ˆ la hauteur
des entrŽes des b‰timents administratifs et de la station du LEB, nÕest pas ˆ mettre sur le
compte dÕune seule catŽgorie de personnes. La mixitŽ de ces divers groupes et surtout le
nombre dÕindividus prŽsents gŽn•rent souvent un sentiment dÕinsŽcuritŽ plus ou moins
fort et dissuadent des personnes dÕutiliser le passage souterrain pour traverser la place, ce
qui est fort regrettable. Comme dŽjˆ relevŽ au premier paragraphe, il sÕagit lˆ dÕinsŽcuritŽ
principalement subjective, puisque le nombre de dŽlits ou dÕincivilitŽs est relativement bas,
mais bien existant, par rapport ˆ la frŽquentation de cet endroit.
Ce sentiment est cependant renforcŽ par des interpellations verbales injurieuses et des
menaces parfois adressŽes aux usagers et aux passants. Le personnel de la biblioth•que
municipale de Chauderon, qui enregistre annuellement quelque 400 000 pr•ts
dÕouvrages, correspondant ˆ pr•s de 600 entrŽes-sorties de personnes par jour, a constatŽ
la dŽtŽrioration du climat au fil des mois et re•oit les plaintes du public. LÕattroupement,
imposant et bruyant, de personnes stationnant en permanence dans le passage donne
lÕimpression que la voie publique nÕest plus ouverte ˆ tous. En outre, des lecteurs, bien
quÕˆ lÕintŽrieur du b‰timent, se font interpeller par des personnes faisant partie de
lÕattroupement (signes, coups sur les vitres). Une rŽpercussion nŽfaste sur le degrŽ
dÕutilisation de la biblioth•que municipale de Chauderon est ˆ craindre. Le Service du
logement et des gŽrances (SLG) constate, quant ˆ lui, un fort accroissement du vandalisme
sur les vitrines du passage souterrain de Chauderon, ainsi que sur les vitres de la
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biblioth•que (Fr. 17 053.Ð en 2009, contre Fr. 32 000.Ð en 2010). Cela a donnŽ lieu ˆ
des plaintes des locataires des vitrines, qui se voient dans lÕimpossibilitŽ dÕuser de la
chose louŽe. Pour certains, une gratuitŽ a ŽtŽ accordŽe dans lÕattente dÕune solution
concr•te, efficace et durable. Outre les frais de remise en Žtat, cÕest donc une perte de
revenu locatif qui est gŽnŽrŽe par la prŽsence continue, dans le passage souterrain de
Chauderon, de personnes mal intentionnŽes. Le SLG prŽsentera, courant fŽvrier 2011, une
demande de crŽdit supplŽmentaire dÕenviron Fr. 90 000.Ð pour lÕinstallation de stores ˆ
rouleaux et de panneaux sur les fa•ades vitrŽes du b‰timent de la biblioth•que. Le Corps
de police note que ces dŽprŽdations ont lieu principalement durant les nuits de week-end.
Cela Žtant, la MunicipalitŽ rŽpond comme suit aux
questions posŽes :
1. Quelles sont les dispositions entreprises par la MunicipalitŽ de Lausanne pour
sŽcuriser le passage souterrain et lÕentrŽe de la place Chauderon 7-9, pour que les
passants et les citoyens, qui viennent effectuer des dŽmarches administratives, soient ˆ
nouveau en sŽcuritŽ ?
La situation ˆ Chauderon est particuli•re, puisque sÕy c™toient diverses populations, ˆ
savoir des marginaux alcoolisŽs qui se tiennent en face de lÕentrŽe du numŽro 7, des
dealers, quelques jeunes dŽsÏuvrŽs et, bien entendu, celles et ceux qui constituent la
grande majoritŽ, ˆ savoir les gens qui utilisent ce passage pour transiter ˆ travers la place
ou se rendre ˆ la gare du LEB.
Il y a quelque temps, il est apparu que les nettoyeurs se plaignaient dÕincivilitŽs lorsquÕils
Ïuvraient dans ce passage souterrain. La police a ainsi fait des surveillances, notamment
t™t le matin et durant le week-end. Si les policiers nÕont pas constatŽ de probl•mes
particuliers ˆ ces moments-lˆ, ils restent attentifs ˆ la situation et ˆ ces employŽs,
dŽsormais ŽquipŽs de tŽlŽphones portables, qui peuvent en tout temps faire appel ˆ la
police sÕils constatent un probl•me particulier ou sÕils se sentent insŽcurisŽs. Par ailleurs,
en septembre 2010, lors dÕune sŽance dÕinformation aux chefs de secteur, un officier de
police a pu leur donner toutes les explications nŽcessaires en lien avec ˆ cette situation
particuli•re, les sensibiliser au comportement ˆ adopter et rŽpondre ˆ toutes leurs
questions.
Par ailleurs, sÕil nÕy a, t™t le matin, que peu de probl•mes pour les usagers de cet
endroit, ce nÕest par contre pas le cas entre 12 h et 13 h 30, ainsi quÕˆ partir de 16 h 30,
soit les heures durant lesquelles les gens se rendent au travail ou en reviennent. AlertŽe
par les diffŽrents services de lÕadministration communale occupant les immeubles de
Chauderon, la MunicipalitŽ a chargŽ la police dÕintensifier sa prŽsence. Depuis le dŽbut de
fŽvrier, gr‰ce ˆ la prŽsence polici•re fortement accrue, une nette amŽlioration de la
situation est constatŽe. Les marginaux et dealers ne frŽquentent plus cet endroit et la
police reste prŽsente en quasi-permanence la journŽe durant la semaine, tout en dŽcalant
ses horaires les soirs de week-end.
En outre, des opŽrations ponctuelles de contr™le du passage souterrain et de ses environs
ont rŽguli•rement lieu. En moyenne, une dizaine dÕagents est engagŽe ˆ ces occasions. Le
but de ces interventions est double : identifier des personnes et dissuader la commission
de dŽlits par une prŽsence polici•re importante.
De mani•re plus gŽnŽrale, les policiers du groupe Alpha, actifs 24 h/24 h aupr•s des
sections de Police-secours, m•nent quotidiennement ce genre dÕopŽration au centre-ville,
et donc Žgalement dans ce secteur.
En outre, pour lutter efficacement contre le deal de rue, le groupe Celtus, qui travaille en
civil, m•ne quasi quotidiennement des opŽrations au centre-ville et ˆ la place Chauderon.
Le nombre des inspecteurs de ce groupe a ŽtŽ augmentŽ dÕune dizaine dÕagents, si bien
quÕil a pu •tre scindŽ en deux, permettant ainsi une couverture horaire Žlargie, tendant ˆ
une efficacitŽ accrue.
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Les membres dÕUniset ont Žgalement ŽtŽ sollicitŽs, afin quÕils fassent aussi des
passages ˆ cet endroit. Leur t‰che nÕest pas dÕaller au contact des dealers, mais des
marginaux souvent ivres qui se tiennent en permanence en face du numŽro 7.
Ces mesures portent leurs fruits ˆ cet endroit, puisquÕune partie des personnes
marginalisŽes sÕest dŽplacŽe, notamment sur lÕesplanade Jean-Monnet, o• leur prŽsence
pose actuellement peu de probl•mes. Par ces passages rŽpŽtŽs, la prŽsence accrue ou
encore les dŽnonciations qui sÕimposaient, de bons rŽsultats ont ŽtŽ obtenus. Cette
prŽsence dissuasive et rŽpressive sera poursuivie, afin de maintenir, au niveau actuel au
moins, le sentiment de sŽcuritŽ que les usagers de la place Chauderon sont en droit
dÕattendre.
Dans tous les cas, le Corps de police de Lausanne reste attentif ˆ la situation et adapte son
dispositif en permanence.
2. Une installation vidŽo est-elle envisageable ?
LÕinstallation de vidŽosurveillance est techniquement possible ˆ cet endroit. Du point
de vue lŽgal, un projet de r•glement communal sur la vidŽosurveillance se trouve
actuellement sur la table du Conseil communal. A son article 2, dit r•glement prŽvoit la
possibilitŽ de surveiller par vidŽo un certain nombre dÕendroits du domaine public et de
biens du patrimoine administratif, notamment les infrastructures servant ˆ assurer des
prestations ˆ la population. La prŽsence, dans le passage ou ˆ son extrŽmitŽ, dÕune gare,
de toilettes publiques et dÕune biblioth•que, sont autant dÕinfrastructures qui pourraient
•tre surveillŽes par vidŽo. En effet, sÕagissant de la problŽmatique liŽe aux incivilitŽs et ˆ
lÕoccupation du domaine public, la vidŽosurveillance pourrait arriver ˆ de bons rŽsultats
en ce qui concerne la tranquillitŽ publique dans le souterrain. Il serait notamment possible
de surveiller les acc•s aux locaux de lÕAdministration communale, ˆ lÕinstar des entrŽes
des b‰timents administratifs du complexe de Chauderon. Dans sa sŽance du 24
novembre 2010, la MunicipalitŽ a donc chargŽ la Direction de la culture, du logement
et du patrimoine (CLP) de constituer un groupe de travail rassemblant des reprŽsentants
de toutes les unitŽs administratives concernŽes, en vue dÕexaminer lÕopportunitŽ et, le
cas ŽchŽant, les emplacements adŽquats pour la pose de camŽras de surveillance.
3. Quel soutien donnez-vous ˆ la police municipale, afin que leur bon travail soit ˆ
nouveau fructueux ?
Sur proposition de la MunicipalitŽ, le Conseil communal a autorisŽ une augmentation
dÕeffectif du Corps de police de 10 unitŽs, au profit du groupe Celtus, afin de lutter plus
efficacement contre le trafic de rue (voir rŽponse ˆ la question n
o
1).
Par ailleurs, la MunicipalitŽ vient dÕaccepter la crŽation de 16 nouveaux postes de
cadres intermŽdiaires de terrain, pris sur lÕeffectif de Police-secours, ce qui permettra une
meilleure prise en charge des affaires, une efficacitŽ accrue et une amŽlioration de la
formation du personnel.
4. Qui donne lÕautorisation pour faire une mise en sc•ne dÕun SDF par une tŽlŽvision ?
Chaque tournage fait lÕobjet dÕune demande ˆ la Police du commerce, qui autorise ou non
le tournage. La police est consultŽe et, sÕil nÕy a aucun probl•me en termes de sŽcuritŽ
notamment, elle prŽavise favorablement. Dans ce cas prŽcis, elle nÕy voyait aucun
inconvŽnient. Quant au SDF, libre ˆ lui dÕaccepter ou non dÕ•tre filmŽ.
5. Quelle image voulez-vous donner de Lausanne ?
Un rŽcent sondage montre quÕune tr•s importante majoritŽ de Lausannois-es, dont
lÕimage de Lausanne est bonne, a une apprŽciation tr•s positive de la qualitŽ de vie offerte
par notre citŽ. Lausanne est une ville attractive, notamment pour ses activitŽs culturelles,
scientifiques, sportives et de loisirs. La marginalitŽ et le trafic de rue sont bien entendu
prŽsents ˆ Lausanne aussi. La MunicipalitŽ prend les mesures nŽcessaires quÕimpose une
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telle situation, afin de diminuer, tant que faire se peut, lÕinsŽcuritŽ, tant objective que
subjective, vŽcue par les Lausannois-es et les h™tes de notre ville.
6. Les inquiŽtudes des employŽs de lÕadministration communale sont-elles prises au
sŽrieux ?
Les rŽponses aux questions ci-dessus montrent clairement que les inquiŽtudes des
employŽs de lÕAdministration communale sont prises au sŽrieux. Avec lÕintensification de
la prŽsence polici•re, la situation sÕest amŽliorŽe ; elle sera maintenue le temps
nŽcessaire et le groupe de travail chargŽ de cette problŽmatique a commencŽ ses travaux
le 21 fŽvrier.
En outre, le personnel du poste de police du Flon, en charge du secteur de la place
Chauderon, suit quotidiennement lÕŽvolution de la sŽcuritŽ et tente dÕy apporter toutes les
rŽponses opŽrationnelles nŽcessaires.
Discussion
M. Albert Graf (UDC) : Ð Je remercie M. le municipal de la SŽcuritŽ publique et sports
pour sa rŽponse et pour certaines amŽliorations dŽjˆ rŽalisŽes. La prŽsence rŽguli•re de la
police pendant la journŽe a amŽliorŽ le sentiment de sŽcuritŽ des utilisateurs de
lÕAdministration communale et du LEB ˆ Chauderon. Par contre, le soir venu, il y a
toujours des attroupements de personnes de diffŽrentes nationalitŽs et il y a pas mal de
citoyens qui nÕosent pas prendre le passage souterrain. Avec les travaux cožteux Ð
plusieurs dizaines de milliers de francs Ð, nous espŽrons que le vandalisme sur les vitrines
du passage souterrain Ð qui a cožtŽ 17 053 francs en 2009 et 32 000 francs en 2010 Ð va
compl•tement dispara”tre. Le sas supplŽmentaire ˆ lÕentrŽe de Chauderon 7 a amŽliorŽ la
sŽcuritŽ des employŽs de lÕadministration, et il est fort apprŽciŽ.
Cependant, la lutte efficace contre le deal de rue nÕest pas encore rŽalisŽe. Les dealers se
sont dŽplacŽs vers la place nord, entre le Maupas et la rue Saint-Roch. MalgrŽ ce
dŽplacement, la police trouve encore rŽguli•rement de la drogue cachŽe vers les nŽons qui
sont dans la descente du passage souterrain, dans les toilettes et aussi derri•re les panneaux
dÕaffichage. Le scooter orange cassŽ qui tra”ne depuis une annŽe vers les places motos
derri•re lÕarr•t de bus ˆ Chauderon 7 est-il aussi un dŽp™t de drogue ?
Je dois constater que, malgrŽ lÕaugmentation de lÕeffectif du Corps de police de dix unitŽs
au profit du groupe Celtus, le trafic de drogue est toujours tr•s prŽsent ˆ Lausanne. Nous
attendons le deuxi•me rapport du projet du R•glement communal et la dŽlibŽration du
Conseil pour installer un syst•me de vidŽosurveillance. Il serait intŽressant de savoir qui va
visionner ces vidŽos. Combien de temps faudra-t-il pour intervenir sur place ? Combien de
temps les donnŽes seront-elles gardŽes en cas dÕinfraction ? Le film du 18 octobre 2010
avec le SDF sous la rampe ˆ c™tŽ de la biblioth•que Žtait mis en sc•ne ; je ne comprends
toujours pas pourquoi cette Žquipe de production a re•u la permission de la Police du
commerce. Dans quel endroit ce film sera-t-il transmis ? Je ne trouve pas du tout quÕune
telle image de Lausanne est favorable pour une promotion touristique.
La discussion est ouverte.
M. Marc Vuilleumier, municipal, SŽcuritŽ publique et sports : Ð Comme le rel•ve
lÕinterpellateur, et comme chacun le sait Ð on en dŽbat assez souvent dans ce Conseil Ð, le
trafic existe ˆ Lausanne, comme il existe dans dÕautres villes ; ce nÕest pas une raison pour
ne pas sÕoccuper de celui dont la Ville a la responsabilitŽ. A Chauderon, comme cela a ŽtŽ
relevŽ, il y a eu une grosse intervention polici•re et un suivi rŽgulier de la part du poste de
Police-secours du quartier du Flon, du groupe Celtus ou du groupe Alpha. Des patrouilles
ad hoc de Police-secours ont fait un travail considŽrable pour aŽrer cette place. De
nombreux contacts avec les habitants rel•vent que la situation sÕest amŽliorŽe mais, bien
sžr, la prŽsence polici•re est nŽcessaire, sinon on se retrouve vite dans une situation
identique ˆ celle dÕavant. Comme il est dit souvent, les clients restent. Il sÕagit maintenant
de suivre le dŽplacement des dealers de rue, ce qui se fait rŽguli•rement ˆ lÕaide dÕun poste
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mobile lŽger ; il sÕagit dÕun fourgon policier qui suit le trafic dans les autres quartiers o• il
se dŽplace.
Effectivement, il y a un gros engagement de la police par rapport ˆ ce secteur dÕactivitŽ :
non seulement par rapport au trafic de rue, mais aussi, comme jÕai eu souvent lÕoccasion de
le dire, par rapport aux fili•res elles-m•mes, que la brigade des stupŽfiants de la Police
judiciaire tente de dŽmanteler et dÕintercepter non seulement les produits, mais aussi les
personnes qui organisent le trafic.
En ce qui concerne le tournage, on parlait de libertŽ dÕexpression tout ˆ lÕheure ; quelquÕun
souhaitait tourner un film ˆ Chauderon avec un SDF. Je ne vois pas en quoi le tournage
dÕun film poserait un probl•me ˆ la MunicipalitŽ. Bien sžr, ce film nÕa pas ŽtŽ commandŽ
par Lausanne Tourisme pour faire la promotion de Lausanne. Je ne pense pas que le fait
dÕavoir autorisŽ cela au nom de la libertŽ dÕexpression pose probl•me. CÕest aussi respecter
le droit et la volontŽ dÕinformer les gens ; cÕŽtait surtout une fiction, si mes informations
sont bonnes.
M. Daniel BŸrgin (UDC) : Ð JÕaimerais soutenir ce probl•me concernant Chauderon. SÕil
y a eu une diminution Žventuellement des probl•mes sous le passage Ð je dis bien
Žventuelle Ð je nÕai pas pu vraiment le constater. En ce qui concerne la rue Saint-Roch et le
haut, il y a eu une augmentation frappante du nombre de dealers ; cÕest extr•mement
visible. Cela dŽrange les habitants du coin, dont je fais partie en lÕoccurrence ; ceci est
vraiment nuisible, surtout depuis janvier 2011, o• il y a eu un changement drastique. Je ne
peux pas expliquer la raison ; peut-•tre que cÕest dž ˆ cela, ˆ ce dŽplacement. En tout cas,
cÕest tr•s g•nant.
JÕai une question subsidiaire ˆ M. Vuilleumier : lors de la Gymnaestrada, les dealers ont
ŽtŽ pris pendant un moment ; jÕaimerais savoir o• ils ont ŽtŽ dŽplacŽs.
M. Marc Vuilleumier, municipal, SŽcuritŽ publique et sports : Ð Ce nÕest bien sžr ni la
MunicipalitŽ ni la police qui dŽplacent les gens, mais ce sont eux qui se dŽplacent suite aux
interventions. Comme jÕai dŽjˆ eu lÕoccasion de le dire ˆ cette tribune, il y a effectivement
eu une grosse intervention quelques jours avant Gymnaestrada. On peut se demander si
cÕŽtait liŽ ˆ Gymnaestrada ou non. On peut en parler, mais le principal cÕest que cela ait eu
lieu et que le trafic se soit dŽplacŽ ; on constate un dŽplacement, dont la presse sÕest fait
lÕŽcho. Elle se fait dÕailleurs plus souvent lÕŽcho dÕo• cela sÕest dŽplacŽ que dÕo• il y en a
moins. On sÕaper•oit que la rue de Bourg, par exemple, et un peu la rue de la Borde, sont
des endroits o• il y a du monde. Ce ne sont pas des commer•ants comme les autres ; il faut
avoir le respect de ceux qui font du commerce dans la lŽgalitŽ. CÕest un commerce qui a
lieu lˆ o• les gens sont, et cÕest effectivement dans le centre que ce trafic a tout
particuli•rement lieu.
M. Mathieu Blanc (PLR) : Ð JÕai notŽ avec intŽr•t les derniers propos de M. Vuilleumier,
surtout dans le sens de la prochaine commission qui siŽgera sur le postulat de M
me
Rebecca
Ruiz et le mien ; jÕinsiste sur le fait Ð et je crois que cela a ŽtŽ rŽpŽtŽ par M. le municipal Ð
que cÕest le centre qui est la proie des dealers, parce que cÕest lˆ que les gens se trouvent ;
et que les manÏuvres par lesquelles on continue de harceler les dealers et dÕessayer de les
faire sortir du centre-ville auront un effet. CÕest typiquement le but recherchŽ par des
mesures dÕŽloignement telles que le PLR les a proposŽes il y a quelques mois.
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Le Conseil communal de Lausanne
Ð vu lÕinterpellation de M. Albert Graf et consorts : Ç Pour quand la sŽcuritŽ ˆ
Chauderon ? È ;
Ð vu la rŽponse municipale ;
Ð considŽrant que cet objet a ŽtŽ portŽ ˆ lÕordre du jour,
prend acte
de la rŽponse de la MunicipalitŽ ˆ ladite interpellation.
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Interpellation de M
me
Esther Saugeon : Ç Engagement dÕun cuisinier supplŽmentaire au
Centre de formation de La Rama ? È
DŽveloppement polycopiŽ
Actuellement, le Centre de formation de La Rama (CFR) compte deux cuisiniers. Ce centre
confectionne un menu chaque jour et, selon les annonces parues dans la presse, il devrait
compter sur les services dÕun cuisinier supplŽmentaire d•s le 1
er
janvier 2011.
Selon Gastrovaud, un cuisinier engagŽ ˆ 100 % permet de garantir la prŽparation de
80 repas par jour. Sachant cela, je me demande si le nombre de repas prŽparŽs a augmentŽ
dans une aussi grande proportion pour justifier lÕengagement de ce cuisinier
supplŽmentaire.
A noter que, pour 2011, les autorisations dÕachats prŽvoient lÕacquisition dÕun four ˆ air
chaud probablement en prŽvision dÕune croissance du nombre de repas servis pour les
annŽes ˆ venir.
Toutefois, il est Žtonnant que ce centre engage un collaborateur supplŽmentaire alors que
ce mandat ne semble pas •tre mentionnŽ dans le plan des postes.
Questions ˆ la MunicipalitŽ :
1. Pourquoi le Centre de formation de La Rama engage-t-il un cuisinier supplŽmentaire ˆ
compter du 1
er
janvier 2011 ? Quelle situation justifie cet engagement soudain ?
2. LÕappel dÕoffres sÕinscrit-il dans lÕeffectif actuel et les budgets allouŽs au
fonctionnement du centre ?
3. Quelle est lÕŽvolution du nombre de repas confectionnŽs chaque mois par le Centre de
la Rama depuis le 1
er
janvier 2006 ?
4. Quelles ont ŽtŽ les rentrŽes financi•res depuis le 1
er
janvier 2006 ?
5. Ce service offre des prestations pour les besoins du centre, mais aussi des prestations
externes et ˆ qui ?
6. LÕoffre de service traiteur permet-elle de garantir la couverture totale des charges
dÕexploitation liŽes ˆ ce type de prestations ?
RŽponse de la MunicipalitŽ
PrŽambule
Le Service de protection et sauvetage (SPSL) est composŽ de trois divisions, ˆ savoir
les divisions secours et incendie (DSI), sŽcuritŽ civile (DSC) et groupe sanitaire (DGS),
ainsi que de deux offices, ˆ savoir les pompes fun•bres officielles (PFO) et le Centre
de formation de La Rama (CFR). Le SPSL dispose donc, pour mener ˆ bien sa
mission, dÕun effectif total de 250 professionnels (236 ETP), employŽs de
lÕAdministration communale, et de 1600 personnes engagŽes ˆ titre de volontaires

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