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(1908)
À l'été 1908, les Canadiens ont souligné le tricentenaire de la fondation de Québec, en 1608, par l'explorateur et
colonisateur français Samuel de Champlain. En mars 1908, le gouvernement a proposé d'émettre une série de timbres-
poste pour souligner cet événement. Comme le concept projeté pour ces timbres brisait la tradition en matière de sujets
illustrés sur des timbres-poste, le Ministère a demandé au roi Édouard VII la permission d'utiliser des sujets historiques et
des portraits de personnes autres que des personnages royaux pour les timbres à validité permanente. Sa Majesté a donné
son consentement et les timbres ont été mis en vente le [16] juillet 1908, dans tout le Dominion, [avant] l'arrivée à Québec
du prince de Galles (qui allait devenir le roi Georges V). « Québec en 1700 ». Vue de Québec en 1700, montrant une
partie du secteur appelé aujourd'hui la basse-ville de Québec, au pied de la falaise, en dessous de l'emplacement actuel de
la Citadelle.
Patrick, Douglas and Mary Patrick. Canada's Postage Stamps. Toronto, McClelland and Stewart Limited, 1964, p. 42, 44.
(traduction française)

In the summer of 1908 Canadians honoured the three hundredth anniversary of the founding of Quebec in 1608 by
Samuel de Champlain, the French explorer and colonizer. In March, 1908 the government proposed to issue a series of
postage stamps to commemorate the occasion. In view of the marked departure from the precedent in subject matter for
the proposed stamp design, the Department sought the permission of King Edward VII to use portraits of non-royal
persons and historical subjects on stamps of permanent validity. His Majesty consented, and the stamp were released on
[16th] July, 1908 for sale to the public throughout the Dominion [before] the Prince of Wales (later King George V)
reached Québec. “Québec en 1700.” View of Quebec city in 1700. The view shows a portion of the area known today as
“Lower Town,” at the foot of the cliff below where the present Citadel stands.
Patrick, Douglas and Mary Patrick. Canada's Postage Stamps. Toronto, McClelland and Stewart Limited, 1964, p. 42, 44.
Sources : http://data4.collectionscanada.ca/netacgi/nph-brs?s1=0098&l=20&d=POST&p=1&u=http%3A%2F%2Fwww.collectionscanada.ca%2Farchivianet%2F020117%2F020117030104_f.html&r=1&f=G&SECT3=POSTFR (FR)
http://data4.collectionscanada.ca/netacgi/nph-brs?s1=0098&l=20&d=POST&p=1&u=http%3A%2F%2Fwww.collectionscanada.ca%2Farchivianet%2F020117%2F020117030104_e.html&r=1&f=G&SECT3=POST (EN)

Date d'émission : Le 16 mai 2008


Article publié dans : En détail : les timbres du Canada (vol. XVII No 2, avril - juin 2008)
Les Algonquins l'appelaient Kebec, ce qui signifiait dans leur langue « là où le fleuve se rétrécit ». Samuel de
Champlain vit en cet emplacement une nouvelle terre très prometteuse. Aujourd'hui, tous connaissent la ville fortifiée
historique de Québec et, cette année, à l'occasion du quadricentenaire de sa fondation, Postes Canada et La Poste de
France produisent une émission conjointe.
En 1608, après avoir passé cinq longues années à lutter pour leur survie en Acadie, Champlain et ses compatriotes
remontèrent le fleuve Saint-Laurent, à la recherche d'un endroit plus rapproché du commerce de la fourrure. Ils arrivèrent
à Kebec et, au pied du cap Diamant, ils construisirent une « habitation » solide, conçue pour durer. Le promontoire du
cap était un endroit idéal qui leur permettait de surveiller les allées et venues sur le fleuve, alors que l'habitation faisait
office de résidence, de fort et d'entrepôt de nourriture et de fourrures. En moins d'un an, les Amérindiens s'y rendaient
régulièrement, échangeant fourrures contre marchandises européennes. La colonie commença également à accueillir des
missionnaires en 1615. Or, même Champlain aurait eu du mal à s'imaginer que celle-ci deviendrait le berceau de la
civilisation française au Canada pendant 400 autres années.
Vers la moitié du XIXe siècle, l'endroit que les Algonquins appelaient Kebec devenait troisième ville maritime en
importance en Amérique du Nord et une plaque tournante pour l'exportation du bois et du blé. En outre, on qualifierait
bientôt la ville de « chef- d'œuvre de l'art et de la nature ».
La fondation de Québec représente un jalon de l'histoire canadienne. Postes Canada souligne le 400e anniversaire de
cette ville célèbre en émettant un magnifique timbre au tarif du régime intérieur (52 ¢), le cinquième et dernier de la série
consacrée à l'établissement des Français en Amérique du Nord. Cette série avait pris naissance en 2004 avec un timbre
dédié à l'île Sainte-Croix. Compte tenu de la portée historique du sujet, toute la série a été imprimée à l'aide des
techniques de la taille-douce. Mais cette dernière figurine est la plus complexe, pour illustrer les luttes de plus en plus
fortes de Champlain et de ses compagnons dans le Nouveau Monde.
« La taille-douce est rarement utilisée de nos jours, mais parce que les premiers timbres-poste étaient imprimés de cette
façon, nous estimions qu'il y avait lieu de l'employer pour ce sujet », déclare Alain Leduc, gestionnaire, Conception et
production de timbres, à Postes Canada. « Dès le début de la série, nous avions l'intention d'utiliser la technique de la
taille-douce d'une façon moderne, tout en augmentant la complexité visuelle de chaque figurine. Notre expérience s'est
enrichie au fil de la série ; nous visions par ce dernier timbre à obtenir les meilleurs résultats possibles, vu l'importance de
cette occasion. »
Cette vignette illustre une scène extraordinairement détaillée : Champlain, depuis son navire qui salue les Autochtones
qui s'en approchent en canot, puis, en arrière-plan, la construction du nouvel établissement. La figurine est inspirée d'une
illustration exacte sur le plan historique, appuyée par une recherche minutieuse, réalisée par Francis Back, dont le travail a
également servi de base pour toute la série. Mais c'est le maître graveur Jorge Peral qui s'est chargé de donner vie à ce
dessin complexe avec la technique de la taille-douce.
L'an dernier, l'artiste a réalisé la gravure de la vignette consacrée au chef Membertou, la quatrième de la série ;
auparavant, il avait gravé toujours pour le compte de Postes Canada des illustrations mémorables d'animaux pour des
timbres courants de valeur nominale élevée (voir le numéro d'octobre-décembre 2005 de la revue En détail). Il travaille
uniquement à main levée, gravant minutieusement dans une matrice d'acier de la taille d'un timbre. Dans son essence, il
s'agit d'un dur labeur. La gravure de cette nouvelle vignette a exigé neuf semaines de travail, réparti sur cinq mois.
« C'est le timbre le plus détaillé que j'ai jamais fait », reconnaît M. Peral. « Mais il s'agissait d'une magnifique illustration
qui m'a réellement passionné en raison de toutes les possibilités de création qui s'offraient à moi. »
Le graveur émérite a été intrigué par la façon de saisir les détails de la scène et le mouvement, sans que le motif soit
trop chargé une fois imprimé. Dans son travail, il garde à l'esprit que plus il grave profondément une ligne dans la matrice
d'acier, plus elle contiendra d'encre. De cette façon, il peut tracer des dessins en creux (les images à l'avant-plan sont plus
sombres et plus saillantes, tandis que les détails en arrière-plan sont plus clairs et semblent fuyants). Mais à propos de la
scène de Québec, M. Peral affirme : « J'étais particulièrement soucieux de donner assez de texture à la montagne ; si elle
était trop finement gravée, l'œil ne pouvait pas discerner la profondeur ou le contraste par rapport au ciel. » Il a réglé le
problème en utilisant une technique de gravure à l'eau forte pour cet élément du dessin, une technique qui produit une
ligne plus granuleuse, moins claire. « J'ai essayé de créer une harmonie de nuances tout en maintenant les différents plans
et de donner une impression de profondeur à l'image », ajoute-t-il.
M. Peral remarque que les presses ultramodernes lui permettent de se surpasser parce qu'elles peuvent reproduire ces
nuances avec uniformité et précision. M. Leduc est du même avis. Les effets subtils de trois couleurs sur le timbre ont
été obtenus par un seul passage dans la presse grâce à la technique au pochoir, celle-là même qu'on utilise le plus souvent
pour les billets de banque. « L'arrière-plan des premiers timbres de la série a été imprimé par lithographie, mais cette
vignette-ci, comme la figurine émise en hommage au chef Membertou l'an dernier, a été imprimée entièrement en taille-
douce, hormis la date : 1608. Compte tenu de sa complexité, il s'agit d'une belle réussite. »
Le timbre de 2008 est émis conjointement avec l'administration postale de la France, La Poste, qui le reproduira en se
servant de la même illustration et des mêmes techniques. Il s'agit d'une façon de célébrer cet anniversaire important dans
les deux pays que Champlain a unis il y a 400 ans.

Issued: May 16, 2008


Article published in Canada’s Stamp Details (Vol. XVII No 2; April to June 2008)
The Algonquin called it Kebec, which in their language meant “the place where the river narrows.” Samuel de
Champlain saw it as a place full of promise. Today, we know it as the historical walled city of Québec, and the 400th
anniversary of its founding will be celebrated with a joint issue between Canada Post and France’s La Poste.
When Champlain and his associates travelled up the St. Lawrence River in 1608, after five long years of struggling to
survive in Acadia, they were looking for a place to call home closer to the fur trade. They came upon Kebec and, nestled
under the bluffs of Cap Diamant, they built a sturdy Habitation, designed to last. The tip of the Cap Diamant promontory
was a strategic point that allowed them to keep watch over the St. Lawrence and control traffic on the river. The dwelling
they built served as a residence, a fort and a storage place for food and furs. Within a year, Amerindians were visiting
regularly and trading furs for European goods. In 1615, the colony also became a staging ground for missionaries. But
even Champlain could hardly have imagined that his settlement would be the cradle of French civilization in North
America and home to the French in Canada for another four hundred years.
By the mid-1800s, the place the Algonquin people called Kebec had become the third largest maritime city in North
America, was a major outlet for lumber and wheat, and was attracting attention as a “masterpiece of art and nature.”
The founding of Québec was a landmark event in Canadian history. As the city celebrates its 400th anniversary this
year, Canada Post honours the occasion with a remarkable new domestic rate (52¢) stamp, the fifth and last in the series
dedicated to French settlement in North America that began with the 2004 St. Croix Island stamp. In recognition of the
subject’s historic importance, the entire series has been printed using intaglio techniques. But this last stamp is the most
complex, a visual correlative to the ever-increasing struggles of Champlain and his colleagues in the New World.
“Intaglio isn't used much any more, but because the first postage stamps were printed this way, we felt it was
appropriate for this subject,” says Alain Leduc, Manager of Stamp Design and Production at Canada Post. “From the
beginning of the series, our intention was to use intaglio in an updated, modern way, while increasing the visual
complexity with each stamp. We’ve gained experience over the course of the series, so our goal with this last stamp was
to achieve the best results possible, worthy of this important occasion.”
The stamp depicts an extraordinarily detailed scene: Champlain on his ship greets natives approaching in a canoe,
while construction of the new settlement proceeds in the background. It’s based on a well-researched, historically
accurate illustration by Francis Back, whose work was the basis for the whole series. But bringing this complex drawing
to life in intaglio was the task of master engraver Jorge Peral.
Peral engraved the 2007 Chief Membertou stamp, the fourth in the series, and has previously engraved memorable
wildlife portraits for Canada Post’s high value definitives (see Details, Oct.-Dec. 2005). He works entirely by hand,
painstakingly engraving a steel plate at stamp size. His work is by definition labour-intensive and time-consuming.
Engraving this new stamp involved nine weeks of work, spread over five months. “It’s the most detailed stamp I've ever
done,” Peral concedes. “But it was a beautiful illustration that really excited me with its possibilities.”
What intrigued him was how to capture the scene’s detail and sense of motion without it looking too busy once printed.
When engraving, Peral bears in mind that the deeper he carves a line into the steel plate, the more ink it will hold. This
allows him to engrave line drawings with depth – the foreground images are darker and more prominent, while
background details are lighter and appear to recede. But with the Québec scene, Peral says: “I was particularly concerned
about showing enough texture in the mountain – if I engraved it too finely, the eye wouldn't register any depth or contrast
against the sky.” He solved the problem by using an acid etching for that feature, a technique that produces a shakier,
more textural line. “I tried to create a harmony of tones while maintaining different planes and a sense of depth in the
image,” he says.
Peral notes that today’s state-of-the-art printing presses free him to do his best work, because they can reproduce these
subtleties consistently and accurately. Leduc concurs. The subtle three-colour effects printed on the stamp are achieved
in a single pass through the press, he says, by means of the “chablong” technique most often used for bank notes. “Earlier
stamps in the series had backgrounds printed using lithography, but this stamp, like last year’s Chief Membertou, is
printed entirely using the intaglio process, except for the date ‘1608’. Given the stamp’s complexity, this is quite an
achievement.”
The stamp is a joint issue with France’s La Poste, which will reproduce it using the same image and techniques. It’s a
fitting way to celebrate this major anniversary in the two countries that Champlain united four hundred years ago.

Sources : https://www.canadapost.ca/cpo/mc/personal/collecting/stamps/2008/2008_may_quebec.jsf?LOCALE=fr
https://www.canadapost.ca/cpo/mc/personal/collecting/stamps/2008/2008_may_quebec.jsf?LOCALE=en
(pp. 31-32)

(…)

(…)

Source : http://archive.org/details/monographiesparo00magn
(pp. 53-54)

(p. 613)

Source : http://collections.banq.qc.ca/ark:/52327/2022769 (Vol 2)


(1893)

Source : http://services.banq.qc.ca/sdx/cep/document.xsp?id=0000111470
Date d'émission : 1 Juillet 1903 Oblitéré le 26 Octobre 1903

À la mort de la reine Victoria, le 22 janvier 1901, des mesures immédiates ont été prises pour remplacer son
portrait sur les timbres-poste canadiens. Une nouvelle émission de timbres à l'effigie de Sa Majesté le roi
Édouard VII a été commandée, mais elle a mis près de deux ans à se matérialiser. Lorsque sir William Mulock,
ministre des Postes du Canada, s'est rendu à Londres pour assister au couronnement d'Édouard VII, il a
probablement parlé au prince de Galles, qui est devenu plus tard le roi Georges V, au sujet des nouveaux
timbres canadiens. Le prince, qui était lui-même un philatéliste et s'intéressait à la conception des timbres-poste,
a proposé une présentation simple et appropriée, qui a été adoptée et très peu modifiée. Le poinçon a été gravé
chez Perkins, Bacon, and Company de Londres, en Angleterre. D'un point de vue artistique, le traitement de la
gravure se prêtait mal à l'impression de timbres-poste en grandes quantités. Lorsque le ministre des Postes l'a
appris, il a décidé de faire graver essentiellement le même dessin sur une nouvelle matrice par les entrepreneurs.
Les timbres représentant le roi Édouard VII émis par la suite ont été produits entièrement par l'American Bank
Note Company, Limited, à Ottawa. Le Ministère a décidé de mettre pour la première fois une couronne sur les
timbres-poste canadiens courants. Les couronnes dans les deux angles supérieurs du dessin n'étaient pas
nécessaires, mais plutôt décoratives et symboliques. Portrait de Sa Majesté le roi Édouard VII, exécuté peu de
temps avant son couronnement.

On the death of Queen Victoria on 22nd January, 1901, immediate steps were taken to replace her portrait on
Canadian postage stamps. A new issue bearing the likeness of His Majesty King Edward VII was called for but
did not materialize for nearly two years. When Sir William Mulock, Postmaster General of Canada, visited
London to attend the coronation of Edward VII he likely spoke to the Prince of Wales, later King George V, on
the subject of the new Canadian stamps. The Prince, himself a philatelist and interested in the designs of
postage stamps, suggested a simple and dignified arrangement that was adopted with very little change. The die
was engraved by Perkins, Bacon, and Company of London, England. From an artistic point of view, the
treatment of the engraving was not practical for printing postage stamps in large quantities. When the
Postmaster General learned this he decided to have the contractors re-engrave the die following the same
general design. The stamps subsequently issued bearing the portrait of King Edward VII were the sole product
of the American Bank Note Company, Limited, Ottawa. For the first time the Department decided to place the
crown on the regular issue of Canadian postage stamps. The crown introduced in the upper left and right hand
corners of the design was not a necessary adjunct to the stamp, but served a decorative and symbolic purpose.
Portrait of His Majesty King Edward VII, taken shortly before his coronation.
Patrick, Douglas and Mary Patrick. Canada's Postage Stamps. Toronto, McClelland and Stewart Limited,
1964, p. 40-41.
Sources :
http://data4.collectionscanada.ca/netacgi/nph-brs?s1=0089&l=20&d=POST&p=1&u=http%3A%2F%2Fwww.collectionscanada.ca%2Farchivianet%2F020117%2F020117030104_e.html&r=1&f=G&SECT3=POST

http://data4.collectionscanada.ca/netacgi/nph-brs?s1=0089&l=20&d=POST&p=1&u=http%3A%2F%2Fwww.collectionscanada.ca%2Farchivianet%2F020117%2F020117030104_f.html&r=1&f=G&SECT3=POSTFR
Date d'émission : 30 Juin 1955 Oblitéré le 16 Septembre 1955, PM

Les Postes ont souligné le cinquantième anniversaire de la création des provinces d'Alberta et de la
Saskatchewan au sein de la confédération canadienne en émettant un timbre commémoratif le 30 juin 1955. Ces
deux provinces, qui faisaient autrefois partie des Territoires du Nord-Ouest, s'étaient ouvertes à l'immigration
après que le chemin de fer eut relié les plus anciennes provinces du Canada à la Côte du Pacifique. Les
immigrants sont venus en masse pour occuper les lots de colonisation gratuits après la division, en 1882, du
territoire en quatre districts : Alberta, Saskatchewan, Assiniboia et Athabasca. Enfin, le 1er septembre 1905, des
parties des Territoires du Nord-Ouest ont été unies en vertu de lois du Parlement pour former les provinces
d'Alberta et de la Saskatchewan. Les Postes ont profité de cette occasion pour rendre hommage aux milliers de
pionniers qui ont colonisé ces provinces. Ce timbre de 5 cents souligne leurs réalisations. On voit un homme et
une femme en costumes de pionniers, debout devant des gerbes de blé, ainsi que des puits de pétrole à l'arrière-
plan.

The fiftieth anniversary of the establishment of Alberta and Saskatchewan as provinces in the Canadian
Confederation was marked by the Canadian Post Office by a commemorative issue on 30th June, 1955. The two
provinces, once part of the Northwest Territories, had been opened for immigration as the result of the linking
of the older provinces of Canada with the Pacific coast by railroad. Immigrants poured in to take up free
homesteads after the territory in 1882 had been divided into four districts, Alberta, Saskatchewan, Assiniboia,
and Athabasca. Finally on 1st September, 1905, acts of Parliament united parts of the Northwest Territories into
the respective provinces of Alberta and Saskatchewan. The Post Office took the occasion to pay tribute to the
scores of thousands of pioneers who had opened up the provinces. The 5-cent stamps commemorated their
achievements. A man and a woman in costumes of the early pioneers stand before sheaves of wheat with oil
wells in the background.
Patrick, Douglas and Mary Patrick. Canada's Postage Stamps. Toronto, McClelland and Stewart Limited,
1964, p. 102-103.
Sources :
http://data4.collectionscanada.ca/netacgi/nph-brs?s1=0342&l=20&d=POST&p=1&u=http%3A%2F%2Fwww.collectionscanada.ca%2Farchivianet%2F020117%2F020117030112_e.html&r=1&f=G&SECT3=POST

http://data4.collectionscanada.ca/netacgi/nph-brs?s1=0342&l=20&d=POST&p=1&u=http%3A%2F%2Fwww.collectionscanada.ca%2Farchivianet%2F020117%2F020117030112_f.html&r=1&f=G&SECT3=POSTFR
Date d'émission : 18 Juin 1959 Oblitéré le 3 Septembre 1959, PM

Le grand moment de la visite royale de 1959 a été l'ouverture officielle de la Voie maritime du Saint-Laurent.
Cette visite était un événement historique, car beaucoup de villes et de villages accueillaient un souverain
régnant pour la première fois. Toutes les provinces, ainsi que le Yukon et les Territoires du Nord-Ouest,
figuraient dans l'itinéraire transcontinental du couple royal. Ceci est la troisième émission commémorative de
timbres canadiens conçue pour souligner une visite de membres de la famille royale britannique. Trois timbres
spéciaux ont été émis en 1939 lors de la visite de feu le roi Georges VI et de la reine Elizabeth, la reine mère.
L'autorisation d'utiliser la peinture exécutée par Pietro Annigoni pour la production de ce timbre a été obtenue
auprès du London Times, qui détient le droit d'auteur mondial pour les propriétaires de l'ouvre. Deux ans plus
tôt, la planche avait été gravée, puis mise de côté en attendant qu'une occasion convenable se présente. Les gens
qui ont le sens de l'observation développé repéreront l'année de la gravure, 1957, inscrite en caractères
minuscules dans l'angle inférieur gauche du timbre. Dans la peinture originale, la reine, portant la cape de
velours bleu, le collier et l'étoile de l'ordre de la jarretière, est debout devant un paysage, près du château de
Windsor. Dans le timbre canadien, seule la partie supérieure de cette peinture est reproduite. Le très noble ordre
de la jarretière est le plus ancien ordre de chevalerie d'Angleterre. Il a été fondé il y a plus de six cents ans au
château de Windsor « pour parer et encourager la vertu militaire avec des honneurs, des récompenses et de la
gloire ». Né à Milan, Italie, en 1910, l'artiste, Annigoni a exposé ses peintures dans de nombreuses villes
d'Europe et l'on trouve des collections permanentes de ses ouvres dans des musées de Florence et de Milan.

The outstanding event of the Royal Tour in 1959 was the official opening of the St. Lawrence Seaway. The
visit was an historic occasion, as many cities and towns welcomed a reigning monarch for the first time. All the
provinces, as well as the Yukon and Northwest Territories were included in the coast-to-coast itinerary of the
royal couple. This is the third commemorative issue of Canadian stamps to honour British royal visits. Three
special stamps were issued in 1939 at the time of the Royal Visit of the late King George VI and Queen
Elizabeth, the Queen Mother. Authority to use the painting by Pietro Annigoni in the production of this stamp
was obtained from the London Times, holder of the world copyright for the owners. Two years earlier the plate
was engraved and it was held for a suitable occasion. Keen-eyed observers will see that the year of the
engraving, 1957, appears in the minute characters in the lower left-hand corner of the stamp. In the original
painting, the Queen wearing the blue velvet mantle, collar and star of the Order of the Garter, stands in front of
a landscape near Windsor Castle. Only the upper portion of the painting is reproduced in the Canadian stamp.
The Most Noble Order of the Garter is England's oldest order of chivalry, and was founded more than six
hundred years ago at Windsor castle, "for the adorning and encouraging military virtue with honours, rewards
and glory." The artist, Annigoni, was born in Milan, Italy, in 1910, and has exhibited his paintings in many
European cities and permanent collections of his works are to be found in galleries of Florence and Milan.

Original Artwork / Oeuvre d'art original :


Pietro Annigoni, "Queen Elizabeth II", 1956, Fishmongers Hall, London, United Kingdom.
Patrick, Douglas and Mary Patrick. Canada's Postage Stamps. Toronto, McClelland and Stewart Limited,
1964, p. 116.
Sources :
http://data4.collectionscanada.ca/netacgi/nph-brs?s1=0373&l=20&d=POST&p=1&u=http%3A%2F%2Fwww.collectionscanada.ca%2Farchivianet%2F020117%2F020117030113_e.html&r=1&f=G&SECT3=POST

http://data4.collectionscanada.ca/netacgi/nph-brs?s1=0373&l=20&d=POST&p=1&u=http%3A%2F%2Fwww.collectionscanada.ca%2Farchivianet%2F020117%2F020117030113_f.html&r=1&f=G&SECT3=POSTFR

Photo : Pierre Bolduc


Date d'émission : 5 Mars 1963 Oblitéré le 12 Mars 1963, PM
Bien qu'il ait été l'une des figures prédominantes de son époque, sir Casimir est relativement inconnu de nos
jours. Cet homme, qui a été l'ami de plusieurs Pères de la Confédération, a non seulement participé étroitement
à la vie militaire du Canada, mais également à l'activité technique et éducative du pays. C'est en 1853 qu'il
formait en collaboration avec sir Alexander Tilloch Galt, Luther Holton et sir James Macpherson, la société
d'entrepreneurs qui construisit le chemin de fer Grand-Tronc entre Toronto et Sarnia. À lui revient aussi le
mérite d'autres réalisations : l'établissement des plans du pont international qui enjambe la Niagara,
l'élargissement du canal Welland et plusieurs autres projets techniques exécutés au Canada de 1850 à 1890. Né
à St-Pétersbourg (maintenant Léningrad) en Russie le 5 mars 1813, sir Casimir était le fils d'un noble Polonais
de la région de Minsk. Dans sa jeunesse, il prit part à l'insurrection polonaise, fut capturé, puis emprisonné
pendant deux ans. À sa libération en 1834, il avait l'alternative de rentrer en Pologne ou d'émigrer vers les États-
Unis. Comme le premier choix signifiait la mort, il se rendit au Nouveau Monde. Après un bref séjour aux
États-Unis, il entrait au Canada sous l'égide de sir Charles Bagot. Outre son activité professionnelle au Canada,
il contribua à la fondation du collège Wycliffe, et il fut le premier président de la Commission du parc de
Niagara Falls. Le tracé de la promenade qui orne ce parc est de lui. Premier président de l'Ontario Jockey Club,
il a fait partie pendant 20 ans du conseil d'administration de l'Université de Toronto. Il fut également l'un des
fondateurs et premiers présidents de la Canadian Society of Civil Engineers, devenue plus tard l'Engineering
Institute of Canada. Pour consacrer les services qu'il avait rendus dans le domaine du génie et de l'éducation, sir
Casimir était créé en 1890 Chevalier commandeur de l'Ordre de St-Michel et St-Georges. Outre son titre d'aide-
de-camp de la reine Victoria, sir Casimir a également détenu un grade dans le Corps canadien du génie.
L'Oeuvre de sir Casimir continue de vivre au Canada. Son influence se prepétue grâce à la Coupe Gzowski
offerte aux compétitions de l'Association canadienne du tir à la carabine, et à la médaille Gzowski adjugée par
l'Engineering Institute of Canada. Le timbre est émis pour commémorer un grand Canadien d'origine polonaise
dans l'espoir qu'il tirera de l'oubli l'apport immense d'un homme remarquable à de grandes réalisations. Nous
formons aussi le voeu que ce timbre puisse rappeler enfin les contributions faites au Canada jusqu'ici par une
multitude d'autres Canadiens dont l'origine ethnique n'était ni britannique ni française.
Although one of the most important figures of his time, Sir Casimir today is relatively unknown. This man
who was a friend of the Fathers of Confederation not only took an active part in the military life of Canada but
also in its engineering and educational life. In 1853 in partnership with Sir Alexander Tilloch Galt Luther
Holton and Sir James Macpherson he founded the contracting firm which built the Great Trunk Railway
between Toronto, and Sarnia. He was also responsible for the engineering of the international bridge across the
Niagara, the widening of the Welland Canal, and many other engineering achievements carried out in Canada
between 1850 and 1890. Sir Casimir was born in St. Petersburgh (now Leningrad) Russia on March 5th, 1813,
the son of a Polish nobleman of the district of Minsk. As a youth he took part in the Polish Insurrection, was
captured, and jailed for two years. Upon his release in 1834 he was given the choice of returning to Poland or
going to the United States. Seeing death in the former choice he came to the new world. He remained in the
United States only a short time, coming to Canada in 1842 under the sponsorship of Sir Charles Bagot. Besides
his engineering feats in Canada he also helped found Wycliffe College, and was first Chairman of the Niagara
Falls Park Commission, laying out the parkway as we know it today. He was first President of the Ontario
Jockey Club and for 20 years was a Senator of the University of Toronto. He was also one of the founders and
first presidents of the Canadian Society of Civil Engineers, which later became the Engineering Institute of
Canada. In 1890, for his service in engineering and education, Sir Casimir was made a Knight Commander of
the Order of St. Michael and St. George. Besides being an Aide-de-Camp to Queen Victoria he was an officer
of the Canadian Engineers. Sir Casimir left his mark upon the Canadian countryside with accomplishments. His
influence continues through the Gzowski Cup for competition within the Dominion of Canada Rifle Association
and the Gzowski Medal awarded by the Engineering Institute of Canada. The stamp is issued to commemorate a
great Canadian of Polish origin with the hope that it will bring to the attention of the public a man whose
contributions have been great but have been largely forgotten. It is also hoped that the stamp will recall the
contributions made to this country over the years by a vast number of other Canadians whose ethnic origin was
neither British or French.
Canada Post Office Department. [Postage Stamp Press Release], 1963.
Sources :
http://data4.collectionscanada.ca/netacgi/nph-brs?s1=0397&l=20&d=POST&p=1&u=http%3A%2F%2Fwww.collectionscanada.ca%2Farchivianet%2F020117%2F020117030114_e.html&r=1&f=G&SECT3=POST
http://data4.collectionscanada.ca/netacgi/nph-brs?s1=0397&l=20&d=POST&p=1&u=http%3A%2F%2Fwww.collectionscanada.ca%2Farchivianet%2F020117%2F020117030114_f.html&r=1&f=G&SECT3=POSTFR

L’Honorable Sénateur Joseph Bolduc


Source :
http://www.parl.gc.ca/About/Parliament/Speak
ers/Sen/sp-18Bolduc-f.htm

Source : http://www.bac-lac.gc.ca/eng/discover/postal-heritage-philately/post-offices-postmasters/Pages/item.aspx?IdNumber=6537&
Date d'émission : 30 Juin 1983 Oblitéré le 9 Septembre 1983, AM

À un moment ou l'autre, les forts du Canada ont abrité et défendu les Indiens, les colons, les missionnaires,
les commerçants de fourrures, les policiers et les soldats. Ceux qui subsistent encore constituent de véritables
monuments aux pionniers qui ont créé et sauvegardé le pays. Les Anglais ont construit le fort de Coteau-du-
Lac pendant la guerre de 1812 pour surveiller un canal et des entrepôts le long du Saint-Laurent en amont de
Montréal. Le design des timbres qui illustrent les forts du Canada a été réalisé par Rolf Harder de Montréal.
Les dessins au trait, qui confèrent aux vignettes une foule de détails intéressants, sont rehaussés par les formes
simples des couleurs mates qui rendent bien l'atmosphère particulier de ces forts. Cette série de timbres fait
ressortir un des traits dominants de chacun de ces forts. La couverture et la présentation du carnet de timbres
sont de Jean Morin, de Montréal, qui en a conçu et exécuté le design.
Société canadienne des postes. [Communiqué de presse d'un timbre-poste], 1983.
Source :
http://data4.collectionscanada.ca/netacgi/nph-brs?s1=0948&l=20&d=POST&p=1&u=http%3A%2F%2Fwww.collectionscanada.ca%2Farchivianet%2F020117%2F020117030303_f.html&r=1&f=G&SECT3=POSTFR

At one time or another, the forts of Canada have housed and defended Indians, settlers, missionaries, fur
traders, policemen and soldiers. Each remaining fort is a monument to the forces which created and preserved
Canada. The British built the Fort at Coteau-du-Lac during the War of 1812 to guard a canal and storehouses
on the St. Lawrence River upstream from Montreal. The Forts across Canada stamps were designed by Rolf
Harder of Montreal. Supporting the linework, which gives a wealth of interesting detail, the simple flat shapes
of colour capture the atmosphere of each fort. The view on each stamp shows one of the dominant
characteristics of each fort. Jean Morin of Montreal was responsible for the design and development of the
stamp booklet format and cover.
Canada Post Corporation. [Postage Stamp Press Release], 1983.
Source:
http://data4.collectionscanada.ca/netacgi/nph-brs?s1=0948&l=20&d=POST&p=1&u=http%3A%2F%2Fwww.collectionscanada.ca%2Farchivianet%2F020117%2F020117030303_e.html&r=1&f=G&SECT3=POST
Joseph Bolduc. Tout un personnage !
Par : André Garant (http://www.patrimoine-beauceville.ca/andre-garant-historien)

Le sénateur Joseph Bolduc, président du sénat canadien.

Beauce Magazine est heureux de publier une autre page d’histoire de la Beauce, racontée avec la plume
rigoureuse de l’historien André Garant. Une autre de ces pages méconnues de ceux qui, par leurs actions, ont
tricoté la Beauce et en ont fait ce qu’elle est. Et plus on découvre son histoire, plus on réalise comment elle est
tricotée serrée. On voit aussi quelques mailles manquées ça et là, mais que voulez-vous, l’Histoire est ainsi.
Voici donc un épisode dont il pourrait très bien arriver que les protagonistes soient dans votre parenté ou dans
vos connaissances. Sénateur Joseph Bolduc ! En scène.

L’ancêtre Louis Boulduc dit Bolduc est arrivé en Nouvelle-France en 1665. En 2006, les Bolduc occupent
le 63e rang parmi les cent noms les plus populaires au Québec. De plus, les Bolduc appartiennent à une
famille pionnière de la Nouvelle-Beauce, concédée en 1737.

Le notaire Joseph Bolduc (1847-1924) de Saint-Victor-de-Tring et Georgiana Mathieu (1855-1929) sont les
parents de neuf enfants. Éveline dite Evelyn Bolduc (1888-1939), fille de Joseph et de Georgiana, fut la
première traductrice à la Division des débats fédéraux. Une des sœurs d’Éveline, Marie-Louise Bolduc (1880-
1955), est l’épouse du Dr Georges Cloutier de Saint-Georges-de-Beauce, parents du Dr Victor Cloutier.
Joseph Bolduc réussit le tour de force de faire bifurquer le réseau ferroviaire via Vallée-Jonction vers la grande
région de Saint-Victor-de-Tring… empêchant par le fait même le train de relier enfin Saint-François-de-Beauce
à Saint-Georges !

Depuis quelques semaines, Beauce Magazine a publié de courtes biographies d’Éveline Bolduc, de Georges et
Victor Cloutier. Voici celle de Joseph Bolduc, 48 ans au service du gouvernement canadien. Résidant de Saint-
Victor, la résidence de Joseph Bolduc était située face à l’église. Sa maison, alors occupée par Cléophas
Toulouse, fut rasée par la conflagration du 4 juin 1948. Quarante-quatre autres maisons s’avèrent alors des
pertes totales.

Il y a 90 ans, ce personnage de la Beauce décédait. Voici une rétrospective historique.

Joseph Bolduc (1847-1924), notaire et politicien. Tout un personnage !

En 1838, Augustin Bolduc, capitaine de milice, maire (1864-1866) et juge de paix, épouse Marie-Louise
Rodrigue à Jean-Marie. Ils occupent alors les lots 16 et 17 du rang 3 du canton de Tring. Pour se rendre à
Québec, en empruntant des chemins de cabane, six jours étaient nécessaires pour s’y rendre. « Grâce à
l’initiative (d’Augustin), la route Lambton fut ouverte de Saint-François-de-Beauce à Saint-Vital, en 1855 (…)
Il est considéré comme un des pionniers de Saint-Victor. »

Augustin et Marie-Louise sont les parents de Joseph Bolduc, né à Saint-Victor-de-Tring le 22 juin 1847 et
baptisé le même jour à Saint-François-de-Beauce. Le recensement de Saint-Victor montre alors 146 familles et
700 âmes. En 1865, le jeune Joseph devient lieutenant de milice de l’École militaire de Québec. Le 22 mai
1874, Joseph est diplômé en notariat de l’Université Laval. Selon les archives du Parlement canadien, il
détiendrait aussi son diplôme d’avocat. Le 12 octobre 1874, à Saint-François-de-Beauce, fils d’Augustin Bolduc
à Charles, Joseph Bolduc épouse Georgiana Mathieu (1855-1929), fille de Jean Mathieu et de Naflette Lessard.

Éveline Bolduc, 1re femme traductrice à la Division de débats fédéraux.


Photo : gracieuseté, Georges Cloutier.
Père de famille
De 1875 à 1895, le couple, Joseph et Georgiana sont les parents de quatre garçons et de cinq filles. Ainsi,
quelques domestiques aident le couple Bolduc-Mathieu : Théodore Boulet (1881), Alexina Bouffard (1891),
Mérilda Fluet (1877-1925) recensée en 1901 et Rose-Alma Largila (1911).
• Auguste, avocat (15 février 1875/25 avril 1906), époux de Laure-Éva Renault (1881-1960), fille de
Pierre-Ferdinand Renault (1853-1912) de Beauceville. Elle se remarie à J. Henri Boisvert, veuf
d’Évangéline Belleau.
• Napoléon (4 mars 1878/30 août 1898). Étudiant en philosophie au Collège de Lévis. Mort par noyade au
Lac Fortin de Saint-Victor.
• Marie-Louise (10 mars 1880/4 juin 1955), jumelle de Joseph-Louis, épouse du Dr Georges Cloutier
(1867-1946), père du bien connu Dr Victor Cloutier (1901-1984) de Saint-Georges-de-Beauce.
• Louis [du ‘Bolduc Siding Station’, voir plus bas] (10 mars 1880/26 juillet 1960), jumeau de Marie-
Louise et époux d’Odélie Morin (1880-1968). Ils sont les parents de Jean-Louis Bolduc (dit Gros Jos),
qui épouse, à Saint-Viateur d’Outremont, à Montréal, le 26 mars 1940, Antoinette Dolbec, fille d’Hector
Dolbec et d’Antoinette Racicot. Diane Bolduc, fille de Jean-Louis, est la 2e épouse de Paolo Noël (alias
Paul-Émile Noël).
• Joséphine (22 août 1883/15 février 1889)
• Marianne (12 mars 1887/8 février 1889)
• Éveline dite Evelyn (8 juillet 1888/21 décembre 1939), célibataire. Participe à la cueillette de contes
pour Marius Barbeau. En 1938, elle écrit Souvenirs beaucerons et la famille Bolduc. Elle est la 1re
femme traductrice à la Division de débats fédéraux. Elle décède chez son beau-frère, le Dr Georges
Cloutier (1867-1946), à Saint-Georges-de-Beauce. Elle est inhumée à Saint-Victor-de-Tring, en Beauce.
• Archélas (17 septembre 1892/19 février 1896)
• Yvonne (15 avril 1895-), épouse de Raymond Gavalda. En 1939, ils habitent Ville-Lovet, France.

Joseph A. Bolduc, notaire, agriculteur et homme d’affaires


Comme on ne compte plus les Joseph Bolduc en Beauce, Joseph ajoutait à l’occasion un A pour désigner son
père, Augustin. Joseph Bolduc occupe aussi un poste de directeur de la Société agricole de Beauce. Sa fille
Éveline se souvient de son érablière, « une véritable ferme modèle et son exemple servit à un grand nombre de
cultivateurs de la région pour l’amélioration de leurs méthodes de culture. » Il sut, paraît-il, faire progresser la
terre de son père. En 1884, le notaire Bolduc collabore à la mise sur pied d’une fromagerie à Saint-Victor.

Joseph Bolduc, photo à la mode de l’époque.


Joseph Bolduc fut un personnage très dynamique : membre du Canadian Club, président de la Compagnie de
Téléphone de Beauce et propriétaire de plusieurs lots dans le canton de Tring et commerçant de bois à l’échelle
du Québec. Vers 1888, Bolduc ouvre une carrière commerciale de granit gris à Sainte-Cécile de Whitton.
D’ailleurs, il est syndic lors de la reconstruction de l’église de Saint-Victor, brûlée en 1897. Ainsi, le granit gris
de sa carrière fera partie de la nouvelle église complétée à la fin de 1899.

En juin 1900, sa fille Marie-Louise y épouse le Dr Georges Cloutier de Saint-Georges-de-Beauce. En 2007


l’église de Saint-Victor est reconnue immeuble patrimonial par le Ministère de la Culture et des
Communications du Québec.

Un engagement politique constant

De 1874 à 1877, Joseph Bolduc est maire de Saint-Victor-de-Tring. Il semble avoir aussi consacré de son temps
au niveau scolaire. Du 10 mars 1875 au 14 mars 1877, il occupe le poste de préfet du comté de Beauce.

De 1867 à 1876, le libéral Christian-Henry Pozer (1835-1884) est alors le député fédéral. Le 18 octobre 1876,
candidat conservateur, fils de cultivateur, Joseph Bolduc bat le seigneur William-Henri Brouage Chaussegros
de Léry (1851-1914) de Saint-François-de-Beauce. En 1878, il remporte ses élections avec 79.16% des votes.
En 1882, toujours conservateur, il défait François-Xavier Lemieux (1851-1933), avocat du chef métis Louis
Riel en 1885 et futur juge en chef de la Cour Supérieure du Québec. « La popularité de Bolduc était si grande
qu’aux élections de 1882 son adversaire n’a recueilli que deux des voix exprimées dans sa paroisse et les deux
paroisses voisines. »

À la même époque, de 1881 à 1891, le Beaucevillois conservateur Jean Blanchet (1843-1908) siège comme
député provincial. En 1883, le frère du notaire Joseph Bolduc, Archélas Bolduc, épouse Léopoldine Duplessis à
Ottawa et il y occupe un poste d’employé civil.

Le 3 octobre 1884, Joseph Bolduc est nommé sénateur conservateur-nationaliste (et non conservateur-
impérialiste) de la division de Lauzon, qui s’étend sur une partie du comté de Lévis et de Beauce-Dorchester.

Le 3 juin 1916, en pleine guerre mondiale, il accède à la présidence du sénat canadien. Joseph Bolduc se retirera
de son poste, le 6 février 1922. Mais, auparavant…

Joseph Bolduc, un anti-nationaliste ?

Dans la monographie La Beauce et les Beaucerons, Sylvia Berberi rapporte : « D’après Robert Rumilly, Bolduc
n’aime pas les nationalistes et ne s’en cache pas. Farouchement conservateur, Joseph Bolduc soutient parfois
son parti contre les Canadiens français. Ainsi, à l’époque de l’affaire Louis Riel, il combat le premier ministre
québécois Honoré Mercier. »

Plus tard, en 1910, sous le gouvernement Borden, il défend le projet de contribution navale. Bolduc est aussi en
faveur de la conscription (de 1917), au sujet de laquelle on peut lire ceci (selon Robert Rumilly) : « Le vote
définitif de la conscription déchaîne les éléments violents de la province de Québec. Le sénateur Bolduc fut si
malmené à Saint-Victor qu’il quitta la Beauce, son pays natal, pour résider à Ottawa toute l’année. »

D’ailleurs, l’épouse du Dr Henri Lacourcière dit Badouche (1853-1942), mère du réputé ethnologue Luc
Lacourcière (1910-1989) de Saint-Victor de Beauce, se souvient : « Le 31 juillet 1917, avec vingt-neuf voix de
majorité, notre sénateur Bolduc a voté à deux mains pour. » Le Bill Borden de la conscription est passé au
sénat.
La gare de Beauceville.

Le Quebec Central Railway : vers Mégantic ou Saint-Georges ?


Joseph Bolduc occupa un poste de directeur au sein de l’entreprise ferroviaire Lévis et Kennebec. Plus tard, à
titre de membre du conseil d’administration de la Quebec Central Railway, il est l’instigateur de la construction
du tronçon de chemin de fer Tring-Jonction-Mégantic, un parcours de 59,2 milles qui relie sa région au reste de
la province de Québec et aux États-Unis. Le 29 avril 1967, le dernier train de passagers passera à Vallée-
Jonction, en Beauce.

Entre temps, en 1881, via Valley-Junction, le Quebec Central Railway se déroule vers Saint-Frédéric, Tring-
Jonction, Saint-Pierre-de-Broughton et vers East-Broughton. Un lien de cent milles Lévis-Thetford-Mines-
Sherbrooke est ainsi assuré et mis en service en 1894. Le 6 octobre 1894, à 15 heures, Saint-Victor inaugure sa
gare. Naturellement, le train devient un moyen de transport rapide pour son industrie de pierres de granit et pour
ses chantiers de bois. Le train fera grand bien au commerce des animaux, du fromage, de la potasse et des
produits agricoles. La voie ferrée est sans conteste un atout de développement régional pour tout le monde.

Quant à la rive sud de la rivière Chaudière, le développement de ce tronçon semble moins intéressant. En 1881,
le train arrive enfin à Saint-Joseph-de-Beauce. Essoufflé, en 1886, le réseau ferroviaire arrive à Beauceville,
métropole beauceronne, de 1875 à 1930. Vingt-et un ans plus tard, soit à l’hiver 1907, le train stoppe à Saint-
Georges Station.
***
Né en 1868 à Saint-Éphrem-de Tring, Joseph Garant, journalier pour le chemin de fer Quebec Central, décède
accidentellement sous un éboulis de terre, à Saint-François-de-Beauce, le 15 septembre 1884. Il est le fils de
Jacques Garant (1832-1906) et d’Apolline Gosselin (1835-1911) de Saint-Éphrem-de-Tring. Ce jeune de16 ans
est le frère de mon arrière grand-père, Polycarpe Garant (1859-1925).

« En 1901, le jeune orphelin de dix ans, Gustave Binet (1891-1988) à Pierre de Saint-François-de-Beauce
travaille à la construction de la voie ferrée en bas des Rapides du Diable. Il reçoit une piastre pour onze heures
par jour. Aussi, vers 1915, le train ralentissait à la hauteur de la Punaise et ramassait avec un crochet la poste
attachée dans un sac juché sur un poteau. »
***
La saga du train
Devrait-on favoriser la ligne ferroviaire vers Mégantic ou via Saint-Georges vers Moose River, au Maine ?
Honorius Provost (1909-1997) ajoute : « Elle aurait rejoint le Pacifique Canadien, en route vers Saint-Jean,
Nouveau-Brunswick. » En 1891, le curé de la paroisse Saint-Côme, Joseph-Élie Breton (1850-1919) se rend
même en Angleterre à une réunion des actionnaires du Quebec Central. Le gérant du QCR, Frank Grundy, et le
sénateur Joseph Bolduc jouent de leur influence.

Le 3 avril 1891, un règlement municipal de Saint-Victor-de-Tring se lit comme suit : « Une somme n’excédant
pas treize cents piastres est par le présent, imposée sur tous les biens imposables de ladite municipalité (…) afin
d’indemniser les personnes dont les terres sont traversées (…) par la ligne projetée de l’extension du chemin de
fer Quebec Central, depuis ou près de la station de Tring jusqu’au lac Mégantic. »

En sourdine, le projet semble bien décidé d’avance. À Saint-Georges-de-Beauce et en région beauceronne, les
familles Pozer, Breakey et celle de Michaël Cahill (1827-1892), entre autres, sont encore bien influentes.
Malgré la réunion du 22 mai 1891 du Comité des citoyens de Saint-Georges chez le notaire et maire de Saint-
Georges d’Aubert-Gallion (1881-1884) et Achille-Gaspard Bussières (1832-1892), malgré le voyage à Londres
du curé Breton de Saint-Côme, le train passera par la région de Saint-Victor-de-Tring, petite patrie du politicien
Joseph Bolduc à Augustin à Charles !

Dès lors, le 26 mai 1891, Mr Westmore, ingénieur civil de la Cie du Quebec Central vient ‘organiser un groupe
d’hommes pour commencer les travaux du prolongement du Quebec Central de Tring à Mégantic (…). Les
travaux sont commencés et nous aurons notre chemin de fer…’, selon l’historien de la Beauce, l’abbé Honorius
Provost, natif de Sainte-Marie.

Le Maine, jamais atteint !


Ainsi, terminée en 1895, avec un subside de 117,000 $ du provincial, la ligne bifurque à Tring-Jonction et passe
par Saint-Jules, Saint-Victor-de-Tring, Saint-Éphrem-Station, Saint-Honoré-de-Shenley jusqu’à Mégantic.
Saint-Georges attendra !

Une fois rendue à Saint-Georges-de-Beauce en hiver 1907, la voie ferrée n’atteindra pas le Maine. Elle poursuit
sa route vers le nord-est, vers Sainte-Justine en 1909, Sainte-Sabine en 1911 et le Lac Frontière en 1915. Plus
tard, habitant de Saint-Georges-de-Beauce, Joseph Le Boss Gagnon (1862-1942) possède des coupes de bois à
Saint-Camille de Bellechasse. Aussi, plus tard, l’influent Édouard le King Lacroix (1889-1963) opèrera des
chantiers forestiers dans cette région. La saga des gros chars !

Quant à lui, vers 1915, Joseph Bolduc est le deuxième à Saint-Victor à posséder un engin du diable, un petit
char, une automobile.

Un devoir de mémoire
Ouvert en 1882, le bureau de poste de Saint-Martin, en Beauce, est alors nommé Bureau Bolduc. En 1998, un
Victorois, Réginald Poulin à Victor, a exprimé le désir d’élever une statue en l’honneur de ce personnage
beauceron ; qu’en est-il de ce projet ?

Le 17 juin 2009, on honore enfin la mémoire de Joseph Bolduc, en nommant Édifice du Sénateur-Bolduc, le
siège social de la MRC Robert-Cliche, sise à Beauceville, au 111A de la 107e rue.

On se rappelle de la fille du sénateur Bolduc, Éveline Bolduc, première femme traductrice de la Division des
débats fédéraux canadiens.

André Garant
Sources :

Ancestry.ca

Archives nationales du Québec, photo Joseph Bolduc (03Q_P560S2D1P0743.jpg)

Archives personnelles

BMS2000

Centenaire de Saint-Victor de Beauce, 1952

Chaudière-Kennebec, grand chemin séculaire, Honorius Provost, 1974, 415 pages

Désir de se raconter, Louise Sénécal et Lorraine Poulin-Fluet, Édition de la Société du patrimoine de Saint-
Victor-de-Beauce, 1999, 679 pages

Histoire de Beauce-Etchemin-Amiante, Serge Courville, Pierre C. Poulin, Barry Rodrigue et al., 2003, 1051
pages

La vallée de la Chaudière, géographie et histoire, Honorius Provost, 1970, 134 pages

Parlement du Canada, Historique des élections

Souvenirs beaucerons de la famille Bolduc, Évelyn Bolduc, 1938

http://www.enbeauce.com/actualites/politique/13576/la-mrc-robert-cliche-rend-hommage-au-senateur-joseph-a-
bolduc

http://www.patrimoine-beauceville.ca/le-terminus-ferroviaire-a-beauceville-1886-1907

http://www.beauce.tv/regarder.php?vId=1522

(Source : http://beaucemagazine.com/2014/08/11/joseph-bolduc-tout-un-personnage%E2%80%89/)
(Source : http://www.findagrave.com/cgi-bin/fg.cgi?page=gr&GRid=134408790)
Lac Bolduc, Québec, Canada
Mon testament écologique
Source : Courrier Frontenac, http://www.courrierfrontenac.qc.ca/Opinion/2013-08-04/article-3336158/Mon-testament-ecologique/1#
& http://www.courrierfrontenac.qc.ca/Opinion/2013-08-11/article-3344559/Un-coup-de-vieux/1
(Publié le 04 août 2013)

Laval Du Breuil a reçu le 2e prix de l'AMECQ en 2013 pour cette série de lettres d'opinion publiées dans l'Arrivage d'Adstock.

Dans les prochaines semaines, le COURRIER FRONTENAC publiera une série de textes d'opinion de
Laval Du Breuil, récipiendaire du 2e prix de l'Association de médias écrits communautaires du Québec
(AMECQ) en 2013. Voici donc le premier de cinq textes.

Au début des années 70, j’ai eu la chance de travailler dans un centre de recherche sur l’eau (INRS-Eau), en
compagnie d’éminents professeurs qui m’ont appris qu’un lac n’est pas une piscine qu’on peut mettre à sa main,
mais un milieu vivant très complexe et fragile qui vient au monde et qui meurt; les nôtres sont nés de la dernière
glaciation et devraient normalement vivre encore 10 000 à 20 000 ans avant de se transformer graduellement en
marécages.

Pendant de nombreuses années, j’ai par la suite cherché à sensibiliser la population d’Adstock au phénomène
de vieillissement accéléré de nos lacs, amplifié par des gestes humains qui semblent parfois inoffensifs. Pour ce
faire, je me suis joint au Comité de l’environnement du Lac-Bolduc et je suis devenu secrétaire du RAPPELA
(regroupement des associations pour la protection de l’environnement des lacs de la région d’Adstock) et
membre du conseil d’administration du RAPPEL (regroupement des associations du bassin versant de la rivière
Saint-François).
En novembre 2011, la vie m’a brusquement rappelé son côté éphémère. Avant de quitter cette vallée de
larmes, j’ai donc décidé d’écrire ce document d’opinion, qui constitue en quelque sorte mon testament
écologique à la population d’Adstock et à la région de Thetford Mines.

Mes premiers pas au lac Bolduc

Grâce à mon grand-père Napoléon et à son fils Émile, qui y construisirent la première « cabane » au milieu
des années 40, j’ai eu le privilège de fréquenter le lac Bolduc dès mon plus jeune âge, bien avant que la notion
de villégiature ne soit à la mode. Ce magnifique plan d’eau présentait alors tous les signes de jeunesse, son fond
sablonneux laissant peu de chance aux plantes aquatiques, tout en offrant une abondante population de dorés et
de brochets. Pour accéder à sa rive, nous devions nous faufiler dans un étroit sentier taillé à travers les aulnes,
jusqu’à la plus belle plage de sable de toute la région.

Notre paradis menait son petit bonhomme de chemin, au gré des saisons et à l’échelle de son temps, sans
doute heureux de baigner un humain de temps en temps, ainsi que cette énorme bête qui tirait la charrette à foin
de mon grand-père.

Pour le lac, la vie devint un peu plus compliquée quand des hardes de jeunes commencèrent à débarquer sur
la plage et que d’autres bicoques vinrent peu à peu modifier le paysage, mais ces débordements n’étaient
qu’occasionnels et la nature avait vite fait de reprendre ses droits.

La fermeture de la plage publique

À la fin des années soixante, la plage du lac Bolduc s’était transformée en un lieu de baignade très fréquenté,
sans infrastructure d’accueil, ni installation sanitaire. Exaspéré par ce va-et-vient, un groupe de riverains obtint
alors des autorités gouvernementales la permission d’éliminer cette plage publique en creusant le littoral pour
rapprocher la rive de leurs chalets. On dit que plus de 300 camions de sable fin furent ainsi enlevés.

Sans étude scientifique, il est difficile de juger de l’impact écologique de ces travaux, qui ne seraient sans
doute plus acceptés aujourd’hui. On peut cependant supposer que l’élimination des aulnes et le rétrécissement
du banc de sable favorisent l’écoulement des sédiments vers le lac. On note également une accumulation de
sédiments dans le bassin artificiel creusé près de la rivière Aux Rats Musqués et une transformation graduelle
de ce milieu en marécage. Sans précaution supplémentaire, on peut craindre que ce phénomène s’étende
graduellement vers la plage.

Le creusage de la plage engendra un autre impact difficile à mesurer. Plusieurs riverains ont profité de la
disponibilité du sable à coût modique pour égaliser leur terrain, détruisant ainsi une partie de la végétation qui
auparavant retenait les nutriments. Contrairement à ce que certains prétendent, les terrains sablonneux laissent
plus facilement passer les phosphates que les terres lourdes et argileuses. Rien n’est plus nocif pour un lac
qu’un terrain sablonneux, dénudé et bien drainé.

Un coup de vieux
(Publié le 11 août 2013)

Mon testament écologique (2e partie)

Après une dizaine d’années d’absence pour mes études, je suis revenu au lac Bolduc à la fin des années 70,
en y faisant l’acquisition d’une résidence secondaire. J’ai malheureusement constaté que mon lac avait vieilli de
2000 à 3000 ans en à peine trente ans. Le fond s’était envasé et les plantes aquatiques occupaient maintenant
une place beaucoup plus importante, mais le plan d’eau présentait encore des signes de jeunesse rassurants.
Les choses ont par la suite rapidement dégénéré. Les résidences principales et secondaires se sont multipliées
sur des terrains déboisés et drainés sans précaution, avec des installations sanitaires plutôt rudimentaires. Les
bateaux, de plus en plus nombreux et puissants, allaient brasser les eaux peu profondes et faire en sorte que les
algues et les plantes soient toujours bien nourries par les boues gorgées de nutriments.

Il était de mon devoir de sonner l’alarme, mais allez convaincre une population qu’un danger la guette quand
tout semble aller pour le mieux et que la tendance est au nivelage et au « nettoyage » des terrains pour leur
donner une allure de plus en plus urbaine, où la pétarade des tondeuses à gazon remplace graduellement le
murmure du vent et le chant des oiseaux.

Comme quelques-uns, j’ai dû me contenter de donner l’exemple en installant une fosse adéquate, en gardant
l’aspect naturel de mon terrain et en reboisant partiellement la rive. J’ai eu droit à quelques remarques polies de
riverains qui se demandaient pourquoi je ne « nettoyais » pas mon boisé, tandis que d’autres m’ont
généreusement offert de traiter les mauvaises herbes et la mousse de ce qui faisait office de gazon.

Il a malheureusement fallu attendre les épisodes d’algues bleues (ou cyanobactéries), au milieu des années
2000, pour que les riverains prennent enfin conscience de la fragilité de leurs lacs. Ces bactéries, présentes
partout sur la terre depuis quelques milliards d’années, n’attendent qu’un milieu riche en nutriments et faible en
oxygène pour se multiplier. C’est ce que nous leur avons offert en déversant des tonnes de boue dans nos lacs et
cours d’eau privés de couvert végétal. Plus les eaux sont chaudes, plus l’oxygène s’évapore. La table était mise
pour ces petites bêtes voraces et patientes qui peuvent rapidement transformer une eau limpide en une soupe
verdâtre et toxique.

Laval Du Breuil
Ingénieur, Adstock

(Source : http://www.mrcdesappalaches.ca/indexFr.asp?numero=40 )
Photos : Yvon Tardif ( https://www.chaudiereappalaches.com/fr/concours-photos/salle-d-exposition )
“Have been out in Canada for a week having a corking time loafing round and fishing to my hearts
content. Suppose you are jingling a typewriter and making a pencil smoke a little. [Signed.]”

(1926)

Source : http://www.bac-lac.gc.ca/eng/discover/postal-heritage-philately/post-offices-postmasters/Pages/item.aspx?IdNumber=382&
1940

Bolduc Siding

Photos : Pierre Bolduc


(…)

(…)

(…)
Source : http://collections.banq.qc.ca:81/jrn03/goq/src/1912/10/19/116644_1912-10-19.pdf
(…)

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Source : http://www.bibliotheque.assnat.qc.ca/DepotNumerique_v2/AffichageFichier.aspx?idf=127455

(…)

(…)

Source : http://www.bibliotheque.assnat.qc.ca/DepotNumerique_v2/AffichageFichier.aspx?idf=127522
(…)

(…)
Source : http://collections.banq.qc.ca:81/jrn03/goq/src/1934/07/21/116644_1934-07-21.pdf
Source : http://news.google.com/newspapers?nid=VnuxuLaQPLMC&dat=19940810&printsec=frontpage&hl=en
Bureau de poste Bolduc (St-Martin de Tours)

Source : Cram’s New Unrivaled Modern Atlas, by George F. Cram (1904)

(Photos & illustration : Pierre Bolduc)


Rand McNally Indexed Atlas, 1910.

(…)

(…)
Récit du voyage de Pierre Bolduc dans les Cantons de l’Est en juillet 2014.
Travels to Eastern Beauce Townships by Pierre Bolduc in July 2014.
(Translated with permission, by Yan J. K. Bolduc. Photos : Pierre Bolduc)

Salut les amis, Hello friends,


J’arrive depuis peu d’une belle aventure de recherche sur le terrain, dont l’histoire se fera en plusieurs envois
pour que les photos se joignent au texte.
I recently completed a beautiful research adventure out in the fields, which story will be sent in several
sections, so the appropriate pictures can follow each text.
Histoire de poste, de trains et de Bolduc (1re partie) : History of Bolduc, post office and trains (Part 1):
Donc l’histoire commence dimanche, en route vers St-Martin. Un petit arrêt au pont couvert de Notre-Dame-
des-Pins où commence une belle piste cyclable le long de la rivière que j’ai empruntée jusqu’à St-Georges et
qui aboutie sur l’île Pozer, un immense parc sur l’île et la presqu’île voisine.
So the story begins on a Sunday, on the road towards St-Martin. First a small stop at the covered bridge in
Notre-Dame-des-Pins, where starts a beautiful cycle track along the river, that I followed up to St-Georges and
ends on Pozer Island, an immense park on the island and the nearby peninsula.
Au début de l’après-midi, en route vers St-Martin, je vais tout de suite à la rencontre de M. Robert Bolduc,
qu’on m’avait déjà fort recommandé de rencontrer, un passionné d’histoire familiale et de St-Martin, avec qui
j’avais pris rendez-vous. Il a écrit trois livres dont « La Grande Coudée » et un autre de petites histoires
familiales que j’ai ici. Il demeure le long de la route principale juste avant le village. D’entrée de jeux, je lui
explique ce que je fais et ce que je cherche.
At the beginning of the afternoon, on the road towards St-Martin, I immediately meet Mr. Robert Bolduc,
highly recommended and a passionate family history buff in St-Martin, with whom I had made an appointment.
He is the author of three books, including “La Grande Coudée”, and an another on short family histories that I
have with me. He lives on the main road just before the village. Right away, I explain what I do and what I'm
looking for.
Il est de la quatrième génération à habiter cette maison et la terre familiale qui s’étend sur les hauteurs de la
rivière Chaudière, où il y avait une auberge précédemment. Il faut dire qu’il y avait beaucoup de travailleurs du
bois et des moulins qui transitaient par là pour les États-Unis.
He is the fourth generation to live in this house and the family land, which extends on the heights of the
Chaudière River, where previously there used to be an inn. We must point out that there were many wood and
mill workers who were transiting there for the United States.
Premièrement, il me dit que l’ancien bureau de poste Bolduc existe encore, le petit bâtiment existe encore, il
est juste à côté de l’église, annexé au presbytère. Photos jointes. Pas grand, vieux et pas accessible.
First, he tells me that the old Bolduc post office still exists, the small building exists still, and is right next to
the Church, annexed to the rectory. Attached are some pictures. Not big, old, and not accessible.
Deuxièmement, il me dit que d’après lui, le bureau de poste n’est plus appelé Bolduc depuis environ 15 ans
(1999), mais Carole la gérante du bureau de poste, que j’ai rencontrée le lendemain matin, me parlait d’environ
25 ans (1989).
Next, he said that, according to him, the post office has not been called Bolduc for about 15 years (1999). But
Carole, the new manager of the post office (I met her the next morning), told me about 25 years (1989).

Troisièmement, que la poste arrivant du train transitait plutôt par St-Georges, plutôt que par St-Évariste,
contrairement à ce qu’on pensait avant, croyant que le Bolduc Siding était quelque part par là. St-Georges est
presque deux fois plus près et la route y était beaucoup plus carrossable en tout temps. Ce qui confirme qu’il n’y
avait pas de Bolduc Siding dans le coin.
Third, that incoming mail passed through St-Georges, rather than St-Évariste, contrary to what we thought
before; believing that Bolduc Siding was somewhere in there. St-Georges is almost two times closer and the
road was much more passable at all times. Which confirms that there are no Bolduc Siding in the corner.

C’est un homme très sympathique, un peu plus vieux que moi, à peine… Donc jeune finalement ! Très
intéressant à écouter, mais surtout très intéressé aussi à mes histoires de poste… On a échangé nos adresses
courriel.
He’s a very friendly person, a bit older than me, almost… Well, young! Very interesting to listen to, but also
especially very interested in my postal stories… We exchanged our email addresses.

Coucher à St-Georges. Finalement, Violette Bolduc, de la Maison Martin (gîte B&B), partait en voyage pour
deux semaines pour aller voir son gars en Afrique. À St-Georges, je suis un habitué du « Gîte de la Rivière », où
Solange m’a accueilli même si elle était fermée en rapport avec le décès de son frère. Décidément !
Then sleeping time in St-Georges. Unfortunately, Violette Bolduc, from the Martin House (a B&B cottage),
was leaving for two weeks to go see her son in Africa. At St-Georges, I am a regular at the “River Cottage”,
where Solange greeted me even if she was closed, because of the recent death of her brother.

Quant au poste Hydro-Québec Bolduc, ils ont enlevé le nom Bolduc il y a quelques années. Donc il n’y a rien
à voir là, tout est clôturé, avec des interdictions de passer. Pas de nom de poste.
For the Hydro-Québec Bolduc station, they removed the Bolduc name a few years ago. So there's nothing to
see there, everything is fenced, with no trespassing signs. No new station name indicated.

Lundi matin, je vais voir Carole au bureau de poste, mais elle arrive, elle est dans le jus du lundi matin. Elle
me demande si je peux repasser. OK ! On prend rendez-vous pour mardi après-midi à mon retour. À suivre…
On Monday morning, I go to see Carole at the post office, but as it happens, she’s in the Monday morning
rush. She asks me if I can return later. OK! We make an appointment for Tuesday afternoon (on my way back).
To be continued…

Épisode 2 : Lac Drolet. Episode 2: Drolet Lake.

En direction de Lac-Mégantic et de Bury, un petit détour par Lac Drolet (St-Samuel), pour saluer les ancêtres
de Yan. Ça semble être un beau grand lac que ce lac Drolet. Donc, surprise ! Derrière l’église, il y a un
cimetière et je ne peux m’empêcher d’y faire une petite incursion…
While heading towards Mégantic Lake and Bury, I make a small detour by “Lac Drolet” (St-Samuel), to greet
the ancestors of Yan. The area seems to be a great and beautiful Lake. So, surprise! Behind the Church, there is
a cemetery, and I cannot help but to pay a short visit…
Effectivement, il y a plein de Bolduc, dont j’ai photographié toutes les pierres tombales que j’y ai vues. Yan,
si tu les veux toutes, je te les enverrai toutes un peu plus tard. J’y ai reconnu celle de tes grands-parents et de
Guy, un oncle, probablement, je n’ai pas vérifié, puis celle de Narcisse, ton arrière-grand-père qui a été écrasé
par un arbre, si je ne m’abuse. Décidément, les arbres ne le lâchent pas !!!
Actually, there are plenty of Bolducs, so I photographed all the tombstones I could find. Yan, if you want
them all, I can send them to you a little later. There I recognized your grandparents and a Guy, an uncle
probably, I didn’t verify, then that of Narcisse, your great-grandfather who was crushed by a tree, if I'm not
mistaken. Decidedly, the trees are not letting go of him!

[Breakeyville, QC]
J’imagine que les autres doivent être pas mal tous de ta parenté aussi.
I assume the others must be from your family as well.
Prochain épisode, le plus triste, Lac-Mégantic.
Next episode, the saddest, “Lac-Mégantic”.
Épisode triste : Lac Mégantic. Sad episode: Lac Mégantic.
Je suis arrivé en fin d’avant-midi directement au bord du lac côté sud et, oups ! Le pont sur la Chaudière est
toujours fermé, on ne peut pas passer, du moins pas en voiture. Quand on dit que le village est coué en deux, il
est vraiment isolé et pour passer de l’autre côté en voiture, il faut rebrousser chemin et faire un tour d’auto de
15-20 minutes, de sept a huit kilomètres environ. J’y suis donc allé à pied, on peut passer sur la piste cyclable
accrochée au pont (sur le barrage) et faire le tour de la zone sinistrée encore toute clôturée, encore en
décontamination pour une bonne partie.
I arrived near the end of the morning, directly by the Lake on the South side, and oops! The bridge on the
Chaudière river is still closed and I cannot pass, at least not by car. When we hear that the village is split in half,
it is really isolated, and to pass to the other side by car, we have to turn around and take a ride of about 15-20
minutes, a seven to eight kilometers detour. So I decide to proceed on foot, you can use the bike path on the
bridge (a dam), and scan the disaster area still fenced, which is still being decontaminated.

Première réaction : Mon Dieu que c’est grand cette zone sinistrée, c’est tout le centre-ville historique ou
presque. En contournant la zone, il y a des commerces tout neufs, dans un petit centre-ville moderne, dont une
mercerie annoncée en grosses lettres BOLDUC. Sur le côté nord, ils ont aménagé une passerelle de bois pour
les touristes (du malheur) et il y en a beaucoup. Puis un panneau commémoratif bien fait, et d’autres sur
l’historique de ville du Lac-Mégantic. C’est quand même intéressant, même si ce n’est pas ça que le monde veut
voir. Ça a fait une bonne petite heure et demie de promenade avant de continuer mon chemin vers Bury. Mais
avant, je suis quand même passé de l’autre côté pour me rendre à l’église Ste-Agnès… (prochain envoi)
First reaction: my God, the disaster area is huge: it’s the entire historical center of the town, or just about.
Bypassing the area, there are a few new shops in a small, modern, city-center, including a haberdashery
publicized with great big letters: BOLDUC. On the north side, they constructed a wooden bridge for tourists (of
misfortune), and there are many. Then, a well done Memorial Panel along with a few others, on the history of
Lac-Mégantic town. They are still interesting even if the tourists are not currently here to see those. This walk
took a good chunk of time, before I continued on my way to Bury. But first, I still took the time to cross to the
other side to get to the Ste-Agnès Church… (to follow)
Prochain épisode : Bury (la cerise sur le sundae). Next episode: Bury (the icing on the cake).
Suite… Continued…
Toujours à Lac-Mégantic, côté Ste-Agnès. Ils ont fait un beau monument commémoratif à la mémoire des
victimes, dont bien sûr les deux Bolduc.
Still in Lac-Mégantic, on Ste-Agnès side. They made a beautiful Memorial to the memory of the victims,
including of course the two Bolducs.

On se sent un peu voyeur, on en voit qui ont les larmes aux yeux. Mais bon, on ne peut s’empêcher de penser
aux victimes et leur famille. On se recueille un peu. Ça brasse un peu la cage.
One feels almost like a voyeur, as you can see tourists with tears in the eyes. But of course, one cannot help
but think of the victims and their families: we collect our thoughts, cages are rattled.
Je conduisais lentement après ça, un peu bouleversé de ce triste évènement, qui est loin d’être passé encore
pour les gens du coin. Cyniquement, je me dirigeais lentement pour mon enquête… ferroviaire.
I drove slowly after that, somewhat upset of this sad event, which is far from being forgotten for the locals.
Cynically, I was slowly heading to… a railway investigation.
Prochain épisode, le meilleur : Bury. Next episode, the best: Bury.
Bury : Bury:
Et c’est là que ça se corse… Route 214, d’abord Nantes. C’est de là que le train maudit est parti. Et en plus, il
y en a encore un, comme sur l’image Google de Nantes, qui est stationné là, sur le « Nantes Siding » on va dire,
mais pas de pétrole au moins. Après ça Scottstown, beau petit village assez anglophone, je présume.
And this is where things get a little quirky… First Nantes, on Route 214. This is where the accursed train
came from. And to ponder, there’s still one, as on the Google image of Nantes, still stationed there, on the
“Nantes Siding” we shall say, but at least with not oil in it. After that Scottstown, a pretty little English village I
presume.

Puis pas longtemps après… Bury. Déjà ? En fait, c’est le canton de Bury, parce que le village est quelque 25-
30 kilos plus loin. Voilà j’arrive au village, je tourne sur la petite route du village. Et vlan ! La voie ferrée.
J’arrête, je sors, je regarde un peu, tiens ! Deux voies, mais seulement une traverse la route. L’autre finit là. Ça
y est, c’est le Bolduc Siding. Je prends des photos, jusqu’à la jonction des deux rails. Rien n’indique cependant
Bolduc. Pas d’affiche, sinon complètement délavée. Pas d’indice.
Shortly after that… Bury. Already? Actually, it’s the township of Bury, because the village is some 25 to 30
kilometers further. Then here I am, in the village. I turn onto the small road to the village. And bam! The
railway. I stop, I get out, I take a look, and I notice two tracks, but only one crosses the road. The other ends
here. That's it, this must be the Bolduc Siding. I take pictures, up to the junction of the two rails. However,
nothing indicates ‘Bolduc’. No signs, and otherwise completely erased. No traces.

J’arrête au centre communautaire, je parle à la responsable (elle fait la même job que moi !), elle habite juste
à côté du Siding. Bolduc, ça ne lui dit rien. Faut dire qu’elle est jeune, elle me montre les photos anciennes de la
gare. Ah, tiens. Il me semblait qu’il ne devait pas y avoir de gare ! Elle m’envoie au bureau municipal aller
demander le numéro de M. Roch Lapointe, directeur de la Société historique locale, il m’aidera, c’est sûr.
I stop at the Community Center, I speak to the Manager (she does the same job as me!), she lives right next to
the Siding. ‘Bolduc’, as it turns out, doesn’t ring any bells for her. But she’s young, and she shows me the old
photos from the train station. Ah, wait a minute. I thought there were no stations! She sends me to the municipal
office to ask and get the phone number of Roch Lapointe, director of the local Historical Society, he should be
able to help me for sure.

Je vais là, on me donne son numéro, je vais l’appeler plus tard en fin d’après-midis. Entretemps, je vais au
cimetière pour voir s’il y a des Bolduc, bien sûr… que des Anglais. Ça ne va pas bien. Je vais manger une
crème à glace au milieu de l’après-midi au casse-croûte, la madame est toute seule, elle me jase, je lui pose des
questions. Elle m’envoie à un autre cimetière, catholique celui-là. Des francophones en masse, mais pas de
Bolduc. La petite madame de centre communautaire m’a fait mention du chemin Long Swamp. Ce que j’ai
finalement trouvé à quelques kilomètres de là après un peu de viraillage. Je pensais que c’était plus proche.
I get there and they give me his number, but I'll call him later at the end of the afternoon. Meanwhile, I go to
the cemetery to see if there are any Bolducs, but of course… only English names. Things do not go well. I go to
eat an ice cream in the middle of the afternoon at the diner, the employee is alone, she chats with me, and I ask
her questions. She sends me to another cemetery, a Catholic one. Francophones are there in droves, but not
Bolducs. The woman at the Community Center had made a mention of the Long Swamp Road. I find it a few
kilometers away after a few twists and turns. I thought it was going to be closer.
Avant souper, j’appelle ce fameux Rock Lapointe, tout le monde m’a vanté ces connaissances sur Bury et le
canton. Je lui dis ce que je cherche et on se donne rendez-vous après le souper. Et bien là, on efface tout, et on
recommence à zéro. D’abord, on a rendez-vous à 19h30, à 20h il n’est pas là, je me suis dit qu’il ne viendrait
pas. Puis, il arrive, il dit qu’il a arrêté parler à quelqu’un, qui l’a envoyé chez un autre qui connait des Bolduc.
Donc il a été à la pêche aux infos avant et il en a trouvé.
Before dinner I call this “famous” Rock Lapointe, as everyone had touted his knowledge on Bury and its
Township. I tell him what I'm looking for and we make an appointments for after dinner. Well let me tell you,
we need to erase everything from what we thought we knew, and start from scratch. But first, we were supposed
to meet at 7:30 pm. Then at 8, he was still not there. I thought he wasn’t going to show up. Suddenly he arrives,
saying he had stopped to talk to someone, who sent him to another one who knew something about ‘Bolduc’. So
he had been fishing for info prior, and had found some intel.
Il a une liste de maîtres de poste de Bury depuis le début du chemin de fer au 19e siècle, donc bien avant
Louis Bolduc du Bolduc Siding. Ce sont tous des anglophones. Il n’y avait pas beaucoup de francophones à
Bury au début du siècle. Mais il y avait déjà une gare. Donc, le Siding de Bury n’est pas le Bolduc Siding. Mais
où il est d’abord ? On lui a dit qu’il y avait autrefois, un chemin Bolduc, qui n’existe plus, et servait aux
bûcherons de tout le canton en arrière à transporter le bois bûché jusqu’au train à « Long Swamp ». Et où est
« Long Swamp » ? Sur le long du chemin de fer « Long Swamp » bien sûr, entre Bury et le « chemin Long
Swamp ». Ce qui fait une belle corrélation entre Louis Bolduc maître de poste de 1902 à 1906, le chemin
Bolduc et le Bolduc Siding.
He has a list of postmasters for Bury from the beginning of the railway to the 19th century, so well before
Louis Bolduc of the Bolduc Siding. They are all Anglophones. There were not many Francophones in Bury at
the beginning of the century. But there was already a train station. So, the Siding of Bury is not our “Bolduc
Siding”. So where was it? He was told that there was once a Bolduc Road, which no longer exists, and was used
in the whole of the township for loggers to carry back all the chopped wood to the train at “Long Swamp”. And
where is “Long Swamp”? Along the Long Swamp railway of course, between the town of Bury and “Long
Swamp Road”. Which makes a nice correlation between Louis Bolduc, a postal clerk from 1902 to 1906, the
Bolduc Road and Bolduc Siding.
Il dit qu’il a une carte ancienne chez lui, avec les vieux chemins. On se donne rendez-vous lundi matin pour
la chasse au Bolduc Siding.
He says that he has an old map at his house with the original paths. We make an appointment for Monday
morning, for the hunt of the Bolduc Siding.
Dénouement au prochain épisode… The outcome on the next episode…
Il reste le retour à St-Martin et le pont Bolduc.
There remains the return to St-Martin, and the Bolduc Bridge.
Finalement, lundi matin, je me rends chez lui, rang Knicky-Knocky (du bruit que faisaient les attaches de
chariots derrière les chevaux à cause des nombreuses buttes). Il a une carte de 1940 qui montre des chemins qui
n’existent plus, comme le chemin Bolduc. Voir la carte.
Finally, Monday morning, I find myself at his place, on Knicky-Knocky Street (noises of the trolley
attachments behind the horses, from the numerous bumps in the road). He has a 1940 map which shows the
roads that no longer exist, such as the Bolduc Road. See map below.
Le chemin Bolduc va de l’endroit indiqué « Long Swamp » le long de la voie ferrée vers le sud. Tout le bois
coupé dans la région au sud descendait par là, pour être chargé sur le train, qui devait être arrêté sur un
« Siding », puisqu’il pouvait y rester des semaines pour être chargé de bois à main d’homme. Les chemins sont
en rouge sur la carte. Le chemin Long Swamp est le suivant à droite (est). Il m’a donné aussi un numéro d’un
Bolduc du coin à contacter. Il peut en savoir plus sur ce Louis Bolduc.
The Bolduc Road goes from where “Long Swamp” is indicated, along the railway to the South. All the timber
cut in the area from the southern region was brought there, to be loaded onto the train, which was to be
deposited at the “Siding”, since the train could remain there for weeks and be loaded by hand. The paths shows
red on the map. Long Swamp Road is just to the right (East). He also gave me the phone number of a Bolduc in
the area, to contact. We may learn more about this Louis Bolduc.
Donc je suis parti à la chasse aux vestiges du Bolduc Siding en me rendant sur le rail au chemin Long Swamp
et en marchant environ un à deux kilomètres vers l’ouest. Naturellement, il n’y a plus de « Siding » (voie
d’arrêt). Mais des vestiges par exemple, à côté du rail. Voir photo des restes de dormants (pièces de bois) en
parallèle à la voie. Autrement, des deux côtés, il y a un fossé. Ce qui peut être intéressant, c’est le numéro 34
qui est là. Qu’est-ce qu’il représente ? Est-ce que c’est le numéro du Siding ? Mais il est plus récent, il n’est pas
effacé et doit représenter un repaire quelconque. Date d’installation du rail, au niveau du Bolduc Siding : 22-10-
1887. Et ça tient encore !
So I went hunting for the Bolduc Siding remnants on my way to the railroad from Long Swamp Road, and
walked about one to two kilometers to the West from there. Naturally, there is no more “Siding” (stopping
lane). But traces, for example, are next to the rail. See photo of the remains of ‘sleepers’ (wood planks) parallel
to the track. Otherwise, on both sides, there is a ditch. What may be interesting, is the number “34” which is
there. What does it mean? Is it the number of the Siding? But the sign appears to be newer, it is not worn and
must represent some sort of mark or something. The date of installation of the rail, at the level of the Bolduc
Siding indicates: 10-22-1887. And it still holds!

Alors, le Bolduc Siding a existé, au moins de 1902 à 1911, puis tout a été abandonné, puis enlevé, jusqu’à ce
que la nature reprenne ses droits. Et il semble qu’il y en avait un autre, juste à côté du chemin Long Swamp, où
il y a des aménagements plus récents, qui restent sur la voie principale.
So, the Bolduc Siding has existed, at least from 1902 to 1911, then everything has been abandoned and
removed, until nature resumed her rights. And it seems that there was another area, right next to Long Swamp
Road, where there are more recent accommodations, which are on the main railway.
Je ne vous envoie qu’une partie des photos, pour ne pas ensevelir votre boîte de courriel.
I’m sending you only part of the pictures, as I don’t want to bury your email inbox.
Après ça, retour vers St-Martin.
After that, back to St-Martin.
Donc, je suis revenu voir Carole au bureau de poste de St-Martin. Elle a fait son devoir et a imprimé les
différentes étampes Bolduc sur une petite feuille pour Yan. Toutes ces étampes sont des embouts qui se placent
sur le « marteau » unique.
So, I came back to see Carole at the post office of St-Martin. She has done her homework and has printed
various Bolduc stamps on a small sheet for Yan. All of these stamps are interchangeable tips which are placed
on the unique “hammer”.

Dernier arrêt : Ste-Clotilde, pont Bolduc.


Last stop: Ste-Clotilde, Bolduc Bridge.
Bon ! Dernière étape ! At last! Last stop!
De St-Martin vers Ste-Clotilde, j’arrive par St-Victor, par le côté sud de la rivière à Ste-Clotilde. Je vois 7e
rang avec une affiche de détour, ce doit être par là. Un peu plus loin, c’est chemin barré, pont barré, je suis sur
le bon chemin. Je descends une grande côte en terre et le pont me saute à la face.
From St-Martin to Ste-Clotilde, I arrive by St-Victor, by the South side of the River at Ste-Clotilde. I see 7th
Street with a detour sign, so it must be here. A little further away, the road is blocked, the bridge is closed, I'm
on the right path. I go down a steep dirt road and the bridge jumps right in my face.
Il est en restauration, comme on a vu, à côté du chemin et le pont neuf n’est pas ouvert. Béatrice m’a dit que
je pouvais aller voir Paul Bolduc juste à côté du pont et Sébastien en haut de la côte. Je vais cogner à la porte de
la maison à côté. La dame âgée qui est là, c’est Mme Lucien Bolduc, très gentille, et m’explique que Paul et
Sébastien sont de l’autre côté de la rivière, qu’elle est coupée de sa parenté de l’autre côté. Elle a eu huit
enfants, dont un Pierre. Paul est probablement le frère de son mari. Il ne serait pas à la maison de toute façon, et
Sébastien est en vacances à l’extérieur de la région.
The bridge is under restoration, as we saw on the internet [http://www.pontscouverts.com/Pontscouverts1/
Bolduc.html], next to the road, and the new bridge is not open yet. Beatrice told me that I could find Paul
Bolduc right next to the bridge, and Sébastien uphill. I go knock on the door to the house on the side. The old
lady who lives there, a Mrs. Lucien Bolduc, is very nice, and explains to me that Paul and Sébastien are across
the river, and that she is cut off from her relatives on the other side. She has had eight children, including a
Pierre. Paul is probably the brother of her husband. He would not be in the house anyway, and Sébastien is on
vacation out of the region.
Béatrice : Elle aussi tripe sur Sébastien, environ 40 ans, qui serait « gentil et intelligent comme tout ». Je lui
ai demandé de faire le message que Béatrice lui fait dire bonjour. Et que je propose d’y retourner plus tard sur
rendez-vous.
Beatrice: She is also fond of Sébastien, who is about 40 years old, and is apparently “as nice and intelligent as
they come”. I asked her to give the message that Beatrice says ‘Hi’, and that I propose to return later by
appointment.
Il semble que le nouveau pont sera ouvert bientôt, avec l’ancien juste à côté.
It seems that the new bridge will be open soon, with the old one right next to it.
Bon, voilà pour l’histoire de poste, de trains et de Bolduc… j’espère que je n’ai pas trop exagéré sur le texte
et les photos.
Okay, so much for the history of post offices, trains and Bolduc… I hope I've not exaggerated too much on
the text and photos.
Il reste encore à trouver qui est ce Louis Bolduc et que représente le numéro 34.
We still need to find out who this Louis Bolduc is, and what the number 34 represents.
J’ai appelé un M. Jean-Pierre Bolduc à Bury au numéro que m’a donné M. Lapointe sur place lundi. Il croyait
que sa famille pouvait être reliée au chemin Bolduc. Ce M. Bolduc est le seul Bolduc qui habite dans le coin de
Bury. Voir no 2183.
I called a Mr. Jean-Pierre Bolduc in Bury at the number that Mr. Lapointe had given me on Monday. He
believed that his family could be connected to the Bolduc postmaster in question. This Mr. Bolduc is the only
Bolduc in the area, and lives in the corner of Bury. See #2183.
Il n’était pas au courant de rien par rapport au chemin Bolduc, ni le Bolduc Siding, ni non plus d’un Louis
Bolduc. Il aurait fallu parler à son père qui est décédé ou encore à son grand-père. Donc pas d’indice de ce côté.
He was not aware of anything connected to the Bolduc Road or Bolduc Siding, or either of a Louis Bolduc.
We should have had questioned his father, but he was already deceased, and so was his grandfather. No further
leads on this side.
Je suis allé aux archives cet après-midi et on peut y trouver tous les mariages et naissances de sa famille qui
vient de Cookshire. Pas de Louis Bolduc dans tout ce monde. Donc il n’est certainement pas lié à cette famille
qui venait auparavant de St-Victor, dont une bonne partie du village, encore aujourd’hui, sont des Bolduc. C’est
ce que quelqu’un m’a dit mardi sur place quand j’y suis arrêté, c’est à côté de Ste-Clotilde du pont Bolduc.
I went to the Archives this afternoon and we can find all the marriages and births of his family, who come
from Cookshire. But there are no Louis Bolduc from this bunch. So he is certainly not related to this family who
were previously from St-Victor, which much of this village, to this day, are Bolducs. That's what someone told
me Tuesday on site when I stopped by, next to the Bolduc Bridge in Ste-Clotilde.
Une autre possibilité, c’est qu’il y a eu plusieurs Louis Bolduc à Inverness, qui se sont marié protestant (ou
autre pas catholiques) et dont les actes ne mentionnent jamais les noms des parents. C’est pas évident de trouver
quelque chose sur eux.
Another possibility, is that there might have been several Louis Bolduc in Inverness, who were married
Protestant (or another religion than Catholic) and whose acts never mention the names of the parents. It’s not
easy to find much on them.
Donc, pas de chance, on n’identifiera pas notre maître de poste.
Therefore, no luck, we won’t be able to identify our postmaster.
Salut ! Farewell!

Pierre

(http://lequebecunehistoiredefamille.com/communaute/Bolduc)

Mise à jour du 6 août 2014 : Update on August 6, 2014:


Sujet : Long Swamp Postmaster. Encore une fois, on efface et on recommence… pas tout heureusement !
Subject: Long Swamp Postmaster. Once again, we must clear the slates blank and start all over… not for
everything, thankfully!
Encore une fois, tout à fait par hasard, ça m’a sauté à la figure comme un frappe-à-bord qui s’acharne. Il
m’est arrivé un document qui remet tout en question par rapport à notre Louis (marchand de bois). J’ai reçu
hier de Béatrice un document de baptême, elle travaille à résoudre mes cas inclassables en ayant accès à des
actes de BMS d’après 1900 et elle en trouve plein.
Yet once again, quite by chance, it struck me in the face like a desperate horse-fly. I received a document
which places everything into question against our (lumber merchant) Louis. I received yesterday from Béatrice
a baptism document, she’s currently working to solve my unclassifiable cases by having access to the acts of
BMS from 1900, and she’s finding plenty.
Le baptême d’un Louis-Yves Bolduc indique un parrain au nom de Louis Bolduc, marchand de bois de
Québec et la marraine sa femme Odélie Morin. Zut, on n’est plus du tout dans la même famille. En regardant
les baptêmes et mariages de cette famille, aucune mention de Lac-Mégantic. Mariages des enfants à Québec et
dans la région de Montréal. Naissances des enfants à St-Victor de Beauce. On est encore loin de Lac-Mégantic
(près de Beauceville). J’ai donc demandé à Béatrice de me sortir les actes de baptêmes et mariages des deux
familles.
The baptism of a Louis-Yves Bolduc indicates a Godfather by the name of Louis Bolduc, lumber merchant of
Québec, and his wife Odélie Morin, Godmother. Heck, we are no longer at all in the same family. Looking for
baptisms and marriages of this family, there are no mention of Lac-Mégantic. Either from marriages of
offsprings in Québec and Montreal area, or from births of children at St-Victor de Beauce. We are still far from
Lac-Mégantic (near Beauceville). I therefore asked Béatrice to pull out the acts of baptisms and marriages of
the two families.
Dans la famille de Louis et Délia Roy (que j’avais identifiée comme celle du marchand de bois), on note
toujours « Louis Bolduc, cultivateur ». Tandis que dans celle de Louis et Odélie Morin, on note au baptême
d’une de ses filles « cultivateur et commerçant de bois ». Qui est cette famille ? Nul autre que celle du sénateur
Joseph Bolduc, dont notre Louis est le fils.
In the family of Louis and Délia Roy (that I had identified as that of the lumber merchant), there’s always just
the mention of a “Louis Bolduc, farmer”. While in the family of Louis and Odélie Morin, there is a mention, in
the baptism of one of his daughters, of a “farmer and lumber merchant”. Who is this family? None other than
Senator Joseph Bolduc, of which our forementioned Louis is the son.
En relisant le texte sur lui dans « Souvenirs beaucerons et la famille Bolduc », on lit : « Il fit avec succès le
commerce du bois dans plusieurs parties de la province ». Il était impliqué dans différentes compagnies liées au
développement de la région et au chemin de fer Tring. C’est lui qui a travaillé à faire relier cette ligne à la Long
Swamp à Lac-Mégantic.
Re-reading the text on him [Senator Joseph Bolduc] in “Souvenirs beaucerons et la famille Bolduc”, we read:
“He was successful in the timber trade industry in several parts of the province”. He was involved in different
companies related to the development of the region, and of the Tring railway. It is he who had worked to
connect this line to the Long Swamp lane in Lac-Mégantic.
Son fils a dû profiter des connections de son père et de son argent, pour faire le commerce du bois à Long
Swamp entre autres.
His son [Louis] must have taken advantage of his father’s connections and his money, to become part of the
timber trade industry in Long Swamp, among other places.
Donc, tout est clair maintenant, il faut oublier les gens de Lac-Mégantic. On revient au point de départ… Le
nom du Bolduc Siding serait lié au nom du sénateur, comme pour le bureau de poste et de son fils Louis peut-
être.
So, everything is clear now, and we must forget the ties in Lac-Mégantic. We thus return to the starting
point… The name Bolduc Siding must have been bound to Senator Bolduc like the post office, and his son
Louis perhaps as well.
Fin de l’histoire !
End of story!
Pierre

(Timbre « Pont couvert » #28, Le pont Bolduc, Sainte-


Clotilde, produit à Poste Canada en décembre 2012 par
Gérald Arbour.)
(Source : http://pontscouverts.com/blogue/timbres)

2 Photos : Sébastien Bolduc (Source : http://www.pontscouverts.com/Pontscouverts1/Bolduc.html)


Le 6 juillet 2013, aux petites heures du matin, un train laissé sans
surveillance sur une voie ferrée au Québec part à la dérive. Le
lourd convoi de 72 wagons de pétrole brut termine sa course folle
en plein centre-ville de Lac-Mégantic, faisant 47 victimes. Récit de
cette dernière nuit qui a marqué les gens de Lac-Mégantic à
jamais.

Marie-Hélène Rousseau, journaliste


Marie Eve Lacas, journaliste-illustratrice
Myriam Roy, bédéiste

(https://ici.radio-canada.ca/recit-numerique/891/bande-dessinee-lac-megantic-la-derniere-nuit)
C  Estrie
La tragédie de Lac-Mégantic racontée dans une BD
documentaire

« Lac-Mégantic : la dernière nuit » est la deuxième bande dessinée documentaire réalisée par l'équipe de Radio-Canada Estrie.
PHOTO : RADIO-CANADA

Émilie Richard
Publié le 11 juin 2020

À l’approche des sept ans de la tragédie de Lac-Mégantic, Radio-Canada Estrie lance une BD
reportage numérique, Lac-Mégantic : la dernière nuit. Dans la nuit du 5 au 6 juillet 2013, un train
déraille et explose en plein cœur du centre-ville de Lac-Mégantic, faisant 47 victimes. Le devoir
de mémoire a guidé l’équipe qui a travaillé au projet pendant plusieurs mois.

La BD revient sur la tragédie en racontant les dernières heures avant le déraillement tout en
suivant Pascal Charest et Isabelle Hallé. Ces derniers, ainsi que Colette Roy Laroche, ont accepté
de raconter leurs souvenirs de cette nuit où tout a basculé pour eux et pour la communauté.
« C’est vraiment le portrait de ce qui s’est passé cette nuit-là. »

— Marie Eve Lacas, journaliste-illustratrice

Marie-Hélène Rousseau et Marie Eve Lacas ont couvert la tragédie. Pour ce projet, elles ont
replongé dans l’histoire a n de la raconter différemment en multipliant les entrevues et en
colligeant les informations dévoilées lors du procès.

« Tout ce qui est raconté dans la BD, ça s’est passé pour vrai. Les dialogues, les faits ont été
véri és, contre-véri és. C’est un format qui se prêtait bien pour raconter cette histoire-là »,
précise Marie-Hélène Rousseau.

« Il fallait qu’on soit capables de rendre justice à ces lieux-là et à ces personnages-là », ajoute
Marie Eve Lacas qui a également illustré les scènes et mis en images les personnages de la BD
dans les moindres détails.

« Notre équipe a tissé des liens de con ance avec la communauté et, depuis le début du projet,
nous avons priorisé une démarche attentive et respectueuse. En cette période de crise, nous
avons également souhaité mettre en lumière la résilience des citoyens de Lac-Mégantic, qui est
assurément une grande source d’inspiration », ajoute Isabelle Rodrigue, rédactrice en chef de
Radio-Canada Estrie.

La bédéiste Myriam Roy complète le trio qui signe ce projet journalistique.

« Mon rôle au sein de l’équipe est de reprendre l’information visuelle et narrative et de les
synthétiser dans une suite logique d’images tout en respectant le ton narratif et le rythme visuel
que l’on veut dans le récit », explique-t-elle.

« C’est une histoire qui a marqué tellement de gens. Personne ne veut l’oublier, même si tout le
monde veut passer à autre chose à Lac-Mégantic. Personne ne veut oublier les gens qu’ils ont
perdus et c’est un peu un moyen de leur rendre hommage », conclut Marie-Hélène Rousseau.

Lac-Mégantic : la dernière nuit est la deuxième BD documentaire réalisée par Radio-


Canada Estrie.

La première, Raïf Badawi : rêver de liberté, a permis aux journalistes Geneviève Proulx
et Marie Eve Lacas de remporter un prix Judith-Jasmin. L’œuvre a aussi gagné le prix
ID OR dans la catégorie médias du Grand Prix de l’innovation digitale 2018, à Paris.

Émilie Richard
Chapitre 1
10 juillet 2013

1
2
3
4
5
6
7
Chapitre 2
Cinq jours plus tôt

8
9
10
11
Chapitre 3
Le train quitte Farnham

12
13
14
15
16
17
18
19
Chapitre 4
Une fête se prépare au Musi-Café

20
21
22
23
24
25
26
27
28
29
30
31
32
33
Chapitre 5
Thomas Harding immobilise le train

34
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36
37
38
39
40
41
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43
44
45
46
47
48
Chapitre 6
La fête bat son plein au Musi-Café

49
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51
52
53
54
55
Chapitre 7
Le train amorce sa dérive

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57
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59
60
61
62
63
64
65
66
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68
69
70
71
Chapitre 8
C’est l’alerte générale

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95
96
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Chapitre 9
Le train mis en cause

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101
102
103
104
105
Ils nous ont quittés cette nuit-là

Marie-Sémie Alliance Gaétan Lafontaine


Talitha Coumi Bégnoche Jo-Annie Lapointe
Diane Bizier Stéphane Lapierre
Guy Bolduc Henriette Latulippe
Stéphane Bolduc David Martin
Yannick Bouchard Roger Paquet
Marie-France Boulet Éliane Parenteau-Boulanger
Yves Boulet Mathieu Pelletier
Frédéric Boutin Éric Pépin-Lajeunesse
Geneviève Breton Louisette Poirier Picard
Karine Champagne Marianne Poulin
Alyssa Charest Bégnoche Wilfrid Ratsch
Bianka Charest Bégnoche Martin Rodrigue
Sylvie Charron Jean-Pierre Roy
Kathy Clusiault Kevin Roy
Réal Custeau Mélissa Roy
Maxime Dubois Andrée-Anne Sévigny
Denise Dubois Jimmy Sirois
Marie-Noëlle Faucher Élodie Turcotte
Natachat Gaudreau Joanie Turmel
Jacques Giroux Lucie Vadnais
Michel Junior Guertin Jean-Guy Veilleux
David Lacroix-Beaudoin Richard Veilleux
Karine Lafontaine
Équipe
Marie-Hélène Rousseau (journaliste)
Marie Eve Lacas (journaliste-illustratrice)
Myriam Roy (bédéiste)
Isabelle Rodrigue (Première chef, journalisme/programmation)
Stéphane Laberge (Directeur Radio-Canada Estrie)
Mylène Grenier (secrétaire de rédaction)
Martin Labbé (Désigner web)
Mykaël Adam (Développeur web)
Chantale Desbiens (Édimestre)
Éric Langlois (Chef de production)

Dans l’élaboration de cette bande-dessinée documentaire, Radio-


Canada a eu accès à plusieurs photos pour pouvoir dessiner la
ville de Lac-Mégantic ainsi que la tragédie. Nous tenons à
remercier :

Isabelle Hallé, pour ses photos de la soirée au Musi-Café; Pierre


Lebeau, pour ses photos du centre-ville de Lac-Mégantic avant la
tragédie ainsi que ses photos prises dès les premiers instants
suivant la catastrophe; Yves Tremblay de Photo Hélico, pour sa
photo aérienne de la tragédie où l’on aperçoit l’église Sainte-
Agnès.

De plus, nous avons reproduit des portions de paroles de deux


chansons:

Encore et Encore de Francis Cabrel et Roger Secco;


Rosie / Jackson Browne de Donald F. Miller et Francis Cabrel

Tous droits réservés © Société Radio-Canada 2020.


À la douce mémoire de M. Stéphane Bolduc

Tragiquement à Lac-Mégantic, le 6 juillet 2013, à l’âge de 37 ans, est décédé M. Stéphane Bolduc, fils de M. Claude Bolduc et de
Mme Lisette Fortin, demeurant à Lac-Mégantic. Il était vendeur chez Audet Autos.

La famille accueillera parents et amis au Complexe Funéraire Jacques 3750, rue du Québec-Central, Lac-Mégantic
Le samedi 28 septembre 2013 de 19 à 22 h
Dimanche 29 septembre 2013 à compter de 11:00 h

Une cérémonie d'Adieu sera célébrée le dimanche 29 septembre 2013 à 14:00 en la chapelle du Complexe Funéraire Jacques & Fils.
Les cendres seront déposées au cimetière de Ste-Cécile de Whitton

M. Stéphane Bolduc laisse dans le deuil ses amies de cœur : feu Karine Champagne, feu Lise Laplante ; les enfants de ses amies :
Loïc et Nathan Proteau, David Vachon ; ses parents : Lisette Fortin et Claude Bolduc ; ses frères : Steve Bolduc (Nathalie Trépanier),
Sébastien Bolduc (Frédérike Simard Vigneault) ; son neveu : Zachary Bolduc ; son filleul : Shawn Bolduc ; sa filleule : Léa Paillé ; ses
beaux-parents : Ghislain Champagne (Danielle Lachance), Marcel Laplante (Nicole Rousseau) ; ses beaux-frères et sa belle-sœur :
Martin Champagne, Caroline Laplante (David Paillé) ; ses grands-parents paternels : feu Odora Bolduc (feu Juliette Isabel) ; ses
oncles et tantes : Fernand Bolduc, Émilien (Jacqueline Roy), Derva (Jeanne d'Arc Roy), Jacquelin (Ghislaine Roy), feu Jean-Louis
(Mariette Audet)Gaétan Grondin, feu Réjean (Ghislaine Rhéaume), Micheline (feu Jean-Paul Gosselin, Gérard Corriveau), feu Victor
(Jacqueline Rhéaume)Georges Grégoire, feu Claudette (feu André Couture), Diane (Gérard Poirier), Réjeanne (feu André Fortin,
Richard Ruel) ; ses grands-parents maternels : feu Alcide Fortin (feu Yvonne Jacques) ; ses oncles et tantes : Michel Fortin (Gaétane
Côté) (Mado Lamontagne), Huguette (Jean-Luc Roy), Céline (Guy Carrier), Nicole (Gilles Carrier), Solange (René Côté), Suzanne,
Fabien (Andrée Lacroix) & Denise Boucher

Il laisse également plusieurs cousins, cousines, parents et amis.


Source : http://www.jacquesetfils.com/stephane-bolduc

Lac-Mégantic victims Karine Champagne and Stéphane Bolduc

Lac-Mégantic victims Karine Champagne and Stéphane Bolduc


Source: http://www.montrealgazette.com/M%c3%a9gantic+victims+Karine+Champagne+St%c3%a9phane+Bolduc/8663061/story.html
Est décédé accidentellement à Lac Mégantic le 6 juillet
2013, à l'âge de 43 ans, M. Guy Bolduc, époux de Mme
Caroline Tremblay, demeurant à Blainville, autrefois de
Chicoutimi. La famille accueillera parents et amis à la
Résidence funéraire Gravel & Fils, Réseau Dignité, 825
Bégin, coin des Champs-Élysées, Chicoutimi.

Les heures d'accueil sont le samedi 5 octobre 2013 de 14h à


17h, de 19h à 22h. Dimanche de 13h à 17h. Les funérailles
auront lieu le lundi 7 octobre 2013 à 11h à la Cathédrale de
Chicoutimi. Il était musicien professionnel.

Il laisse dans le deuil outre sa conjointe Mme Caroline


Tremblay, ses parents : M. Jacques Bolduc et Dame Solange
Gaudreault ; ses enfants : Samuël et Anne-Clara Bolduc ; son
frère : Mario Bolduc (Mireille Bergeron) ; sa belle-mère :
Suzanne Leclerc (Carole Beausoleil) ; son beau-père : Gérard
À la mémoire de Guy Bolduc Tremblay (France Fortin). Il laisse également dans le deuil son
août 9, 1969 - juillet 6, 2013 beau-frère et ses belles-sœurs : Sophie Tremblay (Bruno
Paradis), Hélène ; son filleul : William Bolduc; sa filleule : Mathilde Paradis ; ses neveux : Jérôme Bolduc, Thomas Paradis ainsi que
de nombreux oncles et tantes, ses nombreux amis musiciens, parents et amis.

BIOGRAPHIE
Guy Bolduc, fils de M. Jacques Bolduc et de Mme Solange Gaudreault, est né le 9 août 1969 à Chicoutimi, ou il a habité jusqu'à
l'âge de 10 ans. Sa famille et lui enménagèrent à ville de LaBaie et y vécurent jusqu'en 1981. L'été de ses 11 ans, Guy et sa famille
partirent pour l'Ontario, à Wallaceburg plus précisément, pour travailler dans les récoltes maréchères. Guy passa donc une bonne
partie de son enfance et de son adolescence làbas. Cette période de sa vie fesait partie de ses meilleurs souvenirs de jeunesse. Sportif,
il débuta le hockey jeune, à ville de La Bai,e et poursuivit ce sport même en Ontario (au niveau bantam), faisant parti du travel team
de Wallaceburg. C'est en 1985 que la famille revint s'établir à Chicoutimi, Guy avait alors 16 ans. Il fréquenta la polyvalente
Dominique-Racine pendant l'année scolaire et retournait faire les récoltes l'été durant avec sa famille.

Très décidé à vouloir devenir musicien professionnel, Guy s'inscrit au DEC musique au cégep d'Alma de 1989 à 1992. Son rêve
devint rapidement réalité. Il fit parti du groupe ECHO pendant 3 ans, de 1988 à 1991, avec son frère Mario. Le groupe remporta la
finale des Jeudis Rock à Alma, et fit la première partie de M. André-philippe Gagnon au Festirame d'Alma. En 1992, il rejoint le
groupe RECALL et il débuta alors la tournée des clubs branchés du Québec. Entre 1993 et 2013, il fit carrière comme chansonnier
populaire, et fit la tournée des boîtes à chansons de la province, seul, en duo ou en trio, avec plusieurs musiciens talentueux dont : Éric
Collard, Yvon ricard, Gervais Gagon, Robert Langlois, Éric Gouzy, Jérôme Munger, Bastien Deschênes et Anick Blanchard.

C'est le 13 mars 1995 que Guy rencontra Caroline Tremblay, originaire de Roberval, sa conjointe. Ensemble il fondèrent une
famille et formèrent un couple heureux et uni jusqu'à la fin. Guy devint papa pour la première fois en septembre 1997 de son fils
Samuël. Et deux ans plus tard, leur fille Anne-Clara est née, au plus grand bonheur des parents. Guy fût un père attentionné, aimant,
très présent et impliqué malgré son métier. Le couple s'établie à Chicoutimi et y vécu de 1996 à 2005.

Entre 2001 et 2004, Guy démarra son studio d'enregistrement à la maison, dans le sous-sol de son petit appartement. Il y enregistrait
différents amis et musiciens. Entre 2002 et 2003, il travailla à la conception de montages musicaux pour la troupe saguenéenne Arc-
En-Son. En 2004, il se joignit le temps d'une saison à la revue musicale de renommée provinciale QuébecIssime. Question de garder la
forme, il obtin dans ces années là sa ceinture verte en Karaté Kenpo, une de ses grandes fièreté.

C'est en 2005 que Guy et famille partirent pour Blainville, sur la rive nord de Montréal. Làbas, il parti un projet country avec M.
Guillaume Côté. Ensemble, ils composèrent plusieurs chansons et partirent le groupe William Side Band. Ce projet était toujours en
suspend. En 2006, Guy fut guitariste de remplacement pour l'artiste québécoise Marie-Mai. Entre 2007 et 2011, il travailla pour son
collègue et ami, M. Richard Lachapelle, comme carreleur pour sa compagnie Céramic Sélect.

Le couple acheta leur première maison en juillet 2009. C'est à partir de ce moment que le rêve de studio de Guy se concrétisa. Il
enregistra différents démos et albums d'artistes émergeants et prit même des contrats de narration, ce qui lui permettait d'y impliquer
sa fille et son fils. Il travailla avec plusieurs amis-collaborateurs, dont Yves Desbiens, Robert Langlois, Richard Lachapelle, André
Richard et François Coutu. Son fils Samuel participait activement au studio comme drummer dans les différents projets que Guy
réalisait. Bref une belle petite entreprise familale!

Alors qu'il se produisait en spectacle au Lac Mégantic, Guy perdit la vie accidentellement, à l'âge de 43 ans et 11 mois, le 6 juillet
2013, à 1h15 du matin au MusiCafé, entourré de ses amis.
Source :
http://obits.dignitymemorial.com/dignity-memorial/obituary-print.aspx?n=Guy-Bolduc&lc=3146&pid=166272359&mid=5624030
Date d'émission : 12 Août 1994
Une paire de timbres se tenant marquera le centenaire de naissance de deux grandes personnalités du Canada,
Billy Bishop, aviateur pendant la Première Guerre mondiale, et Mary Travers, la première chansonnière du
Québec, connue sous le nom de «La Bolduc». Née Marie Rose Anne Travers, le 24 juin 1894, la future
chansonnière grandit en Gaspésie. À l'âge de 13 ans, elle quitte Newport, sa ville natale, et s'installe à Montréal
où elle travaille comme domestique dans une famille aisée. À 20 ans, Mary épouse Édouard Bolduc, plombier
de son métier. Le couple aura 13 enfants. Mary entreprend sa carrière de chanteuse par nécessité lorsque son
mari tombe malade. Les temps sont durs, et il y a beaucoup de bouches à nourrir. Durant les week-ends, les
gens du quartier se réunissent pour jouer de la musique, chanter et danser. L'un des habitués de ces veillés est
Roméo Beaudry, le directeur des disques Starr. Attiré par le jeu de Mme Bolduc au violon, à l'harmonica, à
l'accordéon et à la bombarde, il l'engage comme violoniste accompagnatrice. En 1927, Conrad Gauthier lui
demande de remplacer un violoneux accompagnateur pour un spectacle au Monument national. Il l'encourage
aussi à composer ses propres chansons, une initiative qui portera fruit plus tard. La chanson qui lance sa
carrière, en 1929, est «La Cuisinière», qui se vend à plus de 10 000 exemplaires. La Bolduc se distingue par ses
«turluteries», des sons et syllabes rythmés créés en frappant le palais avec la langue. Ses airs constituent
souvent une observation humoristique du train-train quotidien, des habitudes et de comportement de la classe
ouvrière. Elle parle du travail, de l'argent, de l'amour et de la vie en général. Nombre de ses textes présentent un
portrait fidèle des épreuves subies par les «gens du peuple» durant la crise économique. Un accident de voiture
interrompt sa carrière en 1937. Ne se laissant pas démonter par ses blessures graves, elle retourne sur scène trois
mois plus tard dans son plâtre et en béquilles. On lui découvre ensuite une tumeur maligne, ce qui, à l'époque,
ne se traite qu'au radium. Ne voulant pas décevoir son public, elle continue de se produire en public. Elle
retourne à Montréal à l'automne 1939 et présente quelques spectacles; elle entre à l'hôpital en décembre 1940,
où elle meurt le 20 février suivant. L'arrière-plan du timbre consacré à La Bolduc rappelle les veillées au cours
desquelles la jeune artiste jouait de l'harmonica. On aperçoit à sa gauche Mme Villeneuve, une accordéoniste, et
Gustave Doiron, un violoniste.
Two of Canada's "brightest lights" will be honoured on the 100th anniversary of their birth with a se tenant
pair of stamps portraying World War I aviator Billy Bishop, and Quebec's first chansonnière Mary Travers,
popularly known as "La Bolduc". Born Marie Rose Anne Travers on June 24, 1894, the future chansonnière
grew up in the Gaspé. She left her native Newport at the age of 13 for Montreal to work as a domestic helper for
a well-do-to family. At the age of 20, she married plumber Édouard Bolduc, and 13 children followed. She
began her singing career out of necessity. Her husband was ill, times were tough and there were plenty of
mouths to feed. On weekends there would be friendly neighbourhood gatherings with music, song and dancing.
One attendee was Roméo Beaudry, manager of Starr Records. Mme Bolduc caught his attention with the
playing of the violin, harmonica, accordian, and the "guimbarde", commonly known as a jew's-harp. He hired
her as a background violinist. In 1927, Conrad Gauthier asked her to sing and play the violin as a replacement at
the Monument National. He also encouraged her to write her own songs. This paid off later. The song that
launched her career in 1929 was "La Cuisinière", selling more than 10,000 copies. What truly distinguished La
Bolduc was her "turluteries", a very specific sound made when the tongue hits the roof of the mouth. It clicks.
Her songwriting was phonetic - often a humourous observation of the daily routines, habits and behaviour of the
working class. She wrote about her work, money, love and life in general. Many of her texts were an accurate
portrait of the difficulties of the "little people" experienced during the Great Depression. A car accident
interrupted her career in 1937. Undaunted by her serious injuries, three months later she was back on stage, cast,
crutches and all. Then a malignant tumor was discovered. Radium treatment was the only solution at the time.
Still, not wanting to disappoint her public, she continued to perform. She returned to Montreal in the fall of
1939 and made a few appearances before entering hospital in December 1940, where she died on February 20,
1941. The background of the La Bolduc stamp is reminiscent of one of those soirées du bon vieux temps with a
young Bolduc playing the harmonica. To her left are Mme Villeneuve, accordianist and Gustave Doiron,
violinist.
Canada Post Corporation. Canada's Stamps Details, Vol. 3, No. 4, 1994, p. 10-12.
Sources : http://data4.collectionscanada.ca/netacgi/nph-brs?s1=1456&l=20&d=POST&p=1&u=http%3A%2F%2Fwww.collectionscanada.ca%2Farchivianet%2F020117%2F020117030403_e.html&r=1&f=G&SECT3=POST
http://data4.collectionscanada.ca/netacgi/nph-brs?s1=1456&l=20&d=POST&p=1&u=http%3A%2F%2Fwww.collectionscanada.ca%2Farchivianet%2F020117%2F020117030403_f.html&r=1&f=G&SECT3=POSTFR

(1928)
(2012)

(1865)

(1931)
(1867)

Netherlands Stamps, Definitives of 1852

(1811)
(Cancelled in ’s-Hertogenbosch, aka Bois-le-Duc, aka Bosleduc, aka Bolduc)

The first Netherlands stamps (in the image of King William III of the Netherlands) appeared in January 1852.
The country name did not appear on the postage stamps of the Netherlands until 1864. Before then, all the
postage stamps were inscribed with only “POST ZEGEL” (English: “POSTAGE STAMP”) and the
denomination.

The first three stamps of the Netherlands (shown above) were originally issued on January 1, 1852. They
were engraved on white paper having a post horn watermark.

The 5C denomination stamp was printed from six different plates between 1852 and 1863, resulting in many
different shades. This group includes thick paper, thin paper, and ribbed paper varieties.

The 10C denomination stamp was printed from ten different plates between 1852 and 1862, also resulting in
many different shades, and included thick paper, thin paper, and ribbed paper varieties as well.

The 15C denomination stamp was printed from a single plate, though there are distinctly different shades and
thin paper varieties.

(Source: http://www.stamp-collecting-world.com/netherlandsstamps_1852d.html)