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Monsieur VERDI Patrice

A
Monsieur le Président
Mesdames et Messieurs les Conseillers
Composant la 4éme Chambre
Du Tribunal Administratif de Nice

Instance : n°0605808-4

MEMOIRE SUPPLETIF

POUR

Monsieur VERDI Patrice


Chez Mr Marcel VERDI
34 rue René Dunan
06150 CANNES LA BOCCA

CONTRE

La ville de CANNES, représentée par son Député-Maire, Monsieur Bernard BROCHAND,


agissant en vertu de la délibération du Conseil Municipal du 5 avril 2001, modifiée par celle du 10
Janvier 2002, prise dans le cadre de l’article L.2122-22 du Code Général des Collectivités
Territoriales.

En considérant qu’aucune disposition législative n’autorise un conseil municipal ou un maire à


priver un agent de son régime indemnitaire au motif qu’il fait l’objet d’une sanction disciplinaire
(TA RENNES req : N°0551092-D).
Du fait de cette absence législative, cette décision est doublement illégale : elle est une sanction
accessoire, ce qu’interdit le principe non bis in idem ; elle est une sanction pécuniaire ce qu’interdit
le principe de prohibition des sanctions disciplinaires pécuniaires.
Du fait que l’arrêté du 26/11/01 précise dans son article 2, la cessation de la perception de mon
indemnité de fonction.
Du fait que la décision du 15/05/02 du TA de Nice mais aussi de la décision du conseil de
discipline présidée le même jour par GIL CORNEVAUX, qui précisent toutes les deux que je
bénéficie de la présomption d’innocence.
Le Maire de CANNES aurait du émettre immédiatement depuis cette date un nouvel arrêté de
réintégration sociale dans une fonction communale de son choix en rapport avec mon grade et mon
échelon afin de ne pas pérenniser une action d’exclusion sociale, de discrimination et de
harcèlement moral qui a perduré pendant plusieurs années alors que l’ensemble de la chaîne
administrative et judiciaire avisée par mes différentes correspondances, n’ont jamais répondu à
mes demandes pour l’application légitime de mes droits de fonctionnaire territorial et ne m’ont
jamais protégé de cette injustice flagrante qui se perpétue encore aujourd’hui car mes indemnités
maladie qui sont de 730€ par mois environ sont le savant calcul des mes dernières fausses fiches de
paye à temps complet qui me privent de la prime de fonction et de toute fonction d’ailleurs car je
n’ai plus jamais travaillé en Mairie depuis 2001 dans une indifférence sociale et administrative
généralisée ; je viens d’ailleurs de fournir à la Mairie une attestation de la sécurité sociale qui
précisait que je dépendais toujours du régime des fonctionnaires car la Mairie refusait de me régler
mes indemnités maladie.
D’ailleurs, ma dernière fausse fiche de paie précise les points suivants :
- Titulaire Invalidité ce qui est entièrement faux et non établi et m’oriente logiquement vers
les actions sociales programmées qui veulent être entreprises par la municipalité afin que je
ne puisse plus jamais reprendre de fonction sociale au sein de la collectivité.
- Aucune date d’entrée n’est précisée.
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- Mon Grade est faux
- Fonction : squares ?
- Echelon rétrogradé au niveau 6 au lieu de 7
J’ai d’ailleurs en ma possession plusieurs années de ces fausses fiches de paie qui ressemblent à
des vraies et qui comportent les mentions suivantes selon les mois ou les années :

- Travail à Temps complet 100/100


- Dans les Observations, nous pouvons lire :
- Fonction Squares ou rien
- Fonction PVB ou rien
- Fonction Squares PVB ou rien
- Grade : Brigadier-Brigadier-chef ou Brigadier
- Date d’entrée : 02-05-1993 ou rien

Elles sont donc différentes d’une année sur l’autre et même d’un mois sur l’autre selon l’humeur
du moment, je perçois donc selon les mois entre 900 et 1000 € nets environ, c’est une situation qui
démontre le harcèlement moral et financier permanent orchestré par Monsieur BROCHAND sur
ma personne et ma famille si l’on considère le rôle essentiel joué par ces dernières pour
l’attribution d’un logement, d’un crédit immobilier ou à la consommation, afin d’obtenir
subséquemment une vie plus décente pour ma famille, je suis d’ailleurs à ce jour hébergé chez mes
parents avec ma femme et mes deux enfants car nous ne pouvons plus nous payer un logement
décent.
Monsieur le Maire de CANNES refuse donc le paiement de ma prime de fonction d’environ 250 €
mensuels depuis 2002, le treizième mois, et a même annulé les cadeaux de fin d’année pour mes
enfants afin que personne ne me voit au CCAS les réclamer pour des raisons politiques que vous
comprendrez aisément, ce qui amplifie cette discrimination sociale sur l’ensemble des membres de
ma famille.
Monsieur BROCHAND a pris ses fonctions le 05/05/01, Monsieur Guy HERON a été nommé
coordonnateur des services de sécurité de la ville de CANNES peu après, je n’ai jamais été avisé
d’aucun rapport de Police contre ma personne, j’ai seulement reçu en main propre la lettre de
félicitation de Monsieur Stéphane PONS, attaché parlementaire de Monsieur BROCHAND, avec
la mention TB rajoutée par Monsieur Guy HERON, concernant mon efficacité et ma courtoisie lors
de mon intervention du 21/07/01 pour l’arrestation d’une personne pour un vol à l’étalage ;pourtant
ma note administrative a été baissée de 18/20 à 16/20 pour six mois de travail effectués, d ’avril
2001 à septembre 2001, j’ai donc été noté sur six mois d’activité professionnelle avec les éléments
que je vous joins et ma notation est à mon sens le reflet pure et simple de ma présomption de
culpabilité lors de ma mise en examen.

J’ai avisé depuis des années par LR avec AR, fax, courriels, Monsieur le Préfet des Alpes
Maritimes mais aussi Monsieur le Procureur du TGI de Grasse, Monsieur le Procureur Général
d’AIX, Madame le garde des sceaux, Monsieur le Président du Conseil Général, Monsieur le
Président de la République mais aussi des élus locaux et nationaux sur ma situation sociale
particulière en joignant mes différentes plaintes pour discriminations sociales contre Monsieur le
Député-Maire de CANNES en vertu des art 432-7 du CP mais aussi pour Coalition de
fonctionnaires contre Madame FOUGA du service paie de la Mairie de CANNES en vertu des Art.
233 à 236, 260 du Code pénal ; pour retard de paiement réitéré en vertu de l’article 1147 du code
civil contre Monsieur Alex BARNEOUD-ARNOULET, Percepteur Receveur Municipal de
CANNES , mais aussi pour harcèlement moral en vertu de l’article 222-33-2 du code pénal
contre Monsieur BROCHAND, Maire de CANNES.

Toutes ces plaintes sont restées sans réponse concrète de la part des représentants politiques,
administratifs et judiciaires afin de faire cesser définitivement ces infractions et ces discriminations
sociales probantes, la responsabilité de l’état dans cette affaire est donc engagée pleinement dans la
démission de ses fonctions initiales de contrôle et de respect des lois ainsi que dans l’application de
ces dernières par les institutions de la république qui se doivent de les faire respecter par tous les
moyens et pour tous les citoyens, sans discrimination sociale, politique, syndicale, religieuse ou
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autre qui compromettrait fortement toute notion de Liberté, d’Egalité et de Fraternité qui forment
le socle de notre démocratie.
Le délit constaté est donc été le déni de mon droit à la réintégration sociale en vertu de la
décision du 15 Mai 2002 du TA de NICE qui a refusé ma radiation des cadres en application de
la loi du 15 Juin 2000 sur la présomption d’innocence dont je n’ai jamais pu bénéficier, mes
plaintes sont donc restées jusqu’à présent sans réponses ni effets sur ma situation sociale
particulièrement dégradante car lorsque l’on prive un individu de son droit élémentaire au
travail par le refus de sa réintégration , on le prive systématiquement de toute dignité humaine et
de tout respect de la part de nombreux citoyens.
Cette situation de stress permanente a engendré des problèmes de santé graves qui peuvent être
prouvés par des certificats médicaux des spécialistes concernés.
La sanction sociale infligée depuis des années par Monsieur le Maire est illégale et ne tient pas compte de
mon ancienneté car je suis fonctionnaire de Police depuis 1993 mais aussi de mes états de service distingués
sous l’ancienne municipalité par mon courage dans de nombreuses actions de maintien de l’ordre public et
de mon implication directe dans l’informatisation des services de Police Municipale Cannois ; ni de mon
droit constitutionnel de controverse que je n’ai pu utiliser lors de la tenue de la commission de discipline le
15/05/02, mais aussi en me supprimant tout simplement mon salaire en septembre 2006 sans aucun préavis
ni respect de la procédure courante malgré l’obligation morale du devoir de survie d’un père de famille,
prévu par l’article 213 du code civil ; j’ai donc du aviser l’adjoint au personnel Monsieur Claude MORIN
sur le fait que j’allais saisir mon avocat s’il ne me versait pas mes indemnités de chômage, ce qu’il a fait
mais a également émis par la suite le titre exécutoire de paiement N°557 que je conteste actuellement auprès
de votre juridiction pour des raisons légales et morales évidentes.

PAR CES MOTIFS

Et tous autres à produire, déduire ou suppléer, au besoin même d’office, l’exposant conclut à la
justification de la requête de Monsieur VERDI Patrice pour vice de forme et demande des
dommages et intérêts à hauteur de 450000€ décomposés comme suit :

- 150000€ pour le préjudice financier subi car ma réintégration sociale dans un service
communal qui n’a jamais été ordonnée par aucun service de l’état aurait doublé ou triplé
mes indemnités de paiement depuis 2002 étant donné mon ancienneté au sein des services
municipaux en comptant les intérêts moratoires depuis cette date.
- 150000€ pour le harcèlement moral exercé par Monsieur BROCHAND sur ma personne et
ma famille en usant des services communaux pour effectuer depuis 2002 de fausses fiches
de paie d’un montant partial particulièrement dégradant socialement et inadmissible pour
un père de famille, marié depuis 1994, avec deux jeunes enfants entièrement à sa charge
économiquement et de plus en totale irrégularité avec les décisions prises par cette
juridiction ainsi que la commission de discipline.
- 150000€ pour le préjudice physique subi et attesté par des certificats médicaux qui font état
de la gravité des séquelles dues au stress subi depuis des années et qui se caractérisent entre
autres choses par :
- une obésité morbide qui a entraîné des troubles œsophagiens chroniques
- une hypoxie grave qui demande un appareillage et des soins permanents
- une hypertension sévère
- un accident vasculaire cérébral transitoire avec aphasie en 2006
- des problèmes de décompensation
- des risques cardiaques majeurs
- des troubles anxiodépressifs dus à un stress permanent causé par une injustice probante
- des problèmes pulmonaires récursifs
- des douleurs physiques chroniques
Tous ces symptômes sont apparus après 2001et m’amènent à penser que mon espérance de vie
sera certainement diminuée car cette situation économique d’exclusion sociale programmée et
particulièrement injuste est la catalyse de mes problèmes économiques et de santé qui sont
désormais permanents et mettent en péril l’avenir de ma famille et de mes enfants.

Fait à CANNES le 14/09/08 VERDI P


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