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DE LA VILLE ECLATEE A LA NATURE EN VILLE

Existe-t-il un environnement urbain?


Milieu urbain=artificiel, mais non dépourvu d'élts naturels
Quels sont les enjeux d'une politique de l'environnement urbain?(qualité de vie, espaces verts …)

A. Les paysages urbains.


L'étude de deux aspects spécifiques, les entrées de ville et les friches urbaines, permet de réfléchir
aux questions soulevées par l'environnement urbain
-périphérie de la ville occidentale:aménagement lié à un double mouvement:déplacement d'activité
et de population du centre urbain vers les périphéries, mvmts du rural vers communes périurbaines
-perte d'actifs résidents espaces périurbains qui en gagnent
I. Les entrées de ville
périphéries urbaines=secteurs récemment transformés, n'appartiennent ni à la ville, ni à la campagne
résulte de= desserrement d'activités du centre vers la périphérie, activités qu'on ne saurait voir au
centre(traitement des eaux usées)
espace libre dans communes proches des agglomérations: diverses implantations notamment
commerciales
implantation des hypermarchés en périph dans les 60' pour cause proximité avec habitat
pavillonnaire, puis en 70' grands axes routiers privilégiés
formations d'agglomérats de bâtiments commerciaux implantés le long d'axes routiers
urbanisme commercial et renouvellement urbain:encadré p 78
a. des paysages dégradés.
Entrée de ville difficile à caractériser la plupart du temps, à la fois convoités et repoussoirs, parfois
spécialisés parfois(centre commerciales, entrepôt-vente)
domaines pourvus de fonctions de communication, dense réseau d'axes routiers, ferroviaires,
occupent entre 22 000 et 35 000 ha de l'Hexagone(sans agglomération parisienne)
précarité des constructions, architecture médiocre, réseau de transports qui créent coupures
physiques et visuelles, il s'agit d'espace où la voiture est dominante et le piéton exclu
ces secteurs sont dépourvus d'organisation véritablement pensée, ce qui dégrade l'image de marque
de la ville
contradiction entre laisser-aller des périphéries et le soin apporté à l'aménagement du centre-ville
historique (attractif et touristique)
entrées de ville analysées selon:
-indicateur général:cadre de vie
-indicateur plus quantifiable: nuisances spécifiques(ex:nuisances sonores, émissions de
polluant, imperméabilisation de surfaces de sols)

b. les solutions envisagées


• la loi de 1979 sur la publicité: secteurs de publicité autorisée ou restreinte par
préfet et conseil municipal
• la loi Barnier: 2fevrier 1995 même autorisée, lapublicité doit respecter des règles,
définition d'une surface maximale, hauteur au-dessus du sol selon taille de
l'agglomération
• l'amendement Dupont: suite au rapport du sénateur Dupont sur les entrées de
villes et leur caractère dégradé: article L111-1-4 du Code de l'urbanisme qui
interdit l'urbanisation à moins de 100m des autoroutes/routes express...
• le comité national d'entrée de ville crée par l'Etat pour associer interlocuteurs
publics et privés concernés(Comité national des centres commerciaux, ministère
de l'équipement, SNCF...)
c. les friches urbaines
amendement Dupont veut créer des outils préventifs pr lutter contre friches urbaines qui créent
problèmes de pollution des sols sur lesquels elles se situent
Lorraine:3000 ha car abandon des act sidérurgiques, de l'extraction charbonnière→ mise en place de
trame verts qui définit sites de loisirs, espaces de circulation, etc par jardinier Jacques sgard
B. La Nature en ville.
Les espaces verts et les arbres d'alignement contribuent grandement à la qualité de la vie. Il s'agit
d'une nature biologique qui présente des aspects divers et offre plusieurs fonctions. Les
représentations de la nature en ville varient bcp selon les personnes et les groupes sociaux.
I. Les espaces verts
a. l'histoire du jardin de ville
diverses périodes: jardin public naît à Paris avec la Révolution, car à ce moment les jardins royaux
s'ouvrent
premier empire engouement pour promenades pour pouvoir se montrer
second empire:conception hygiéniste des jardins naît
jardin pour repos et détente des ouvriers
b. les types d'espaces verts
les plus anciens: les cimetières
peuvent couvrir plusieurs centaines d'hectares mais parfois trop fréquentés
espace spécialisés(zoos, jardins botaniques)≠ parcs urbains
espace verts classés selon leur taille: parc urbains de 3 à 10 ha
jardins de quartier, de 5000 m² à qqes ha
espace vert à fonction restreinte ont petits(surtout fonction paysagère)
espaces verts non gardés où l'on peut s'asseoir de plus en plus nombreux
espaces verts perçus et conçus comme des garnitures qui valorisent l'urbanisme, relativement
accessoires.
c. la fonction des espaces verts
-le jeu (bac à sable, bassin...) pour enfants, sports pour adolescents/adulte
-le repos, la détente pour les adultes et les personnes âgées
-les loisirs favorisant les rencontres: boulodrome
-l'éducation à la nature par le biais de « circuits verts » ou de fermes pédagogiques
utilisation en fonction de leur situation de leur distance par rapport au lieux d'habitation(usage
considérable si situé à moins de 5 min à pied de la maison)
d. un exemple d'espace verts:les jardins ouvriers ou jardins familiaux
se localisent dans les périphéries, il s'agit de lopins de terre gérés par une association, municipalité
ou organisme HLM
jardins familiaux peuvent contribuer à fournir un appoint de nourriture à des chômeurs, population
en situation de précarité, lieux de loisirs où l'on cultive le sol, activité horticole
deux groupes de « jardiniers »: ceux qui privilégient un jardin :loisir, qualité paysagère , ceux dont
priorité est la production
jardins ouvriers témoignent des différentes représentation de la nature en ville et montrent le
passage de la fonction économique à la fonction sociale
e. l'arbre en ville
notamment les arbres d'alignement constituent paysage important du paysage urbain, mais entretien
spécifique (sols de médiocres qualités, exiguïté des espaces disponibles pour la croissance de la
partie souterraine de l'arbre, manque d'eau par suite d'imperméabilisation des sols...)
subit de nombreuses agressions qui imposent traitements appropriés: racines parfois affectées par
travaux de voirie, creusement des fondations, pollution par le sel et les gaz
agressions physiques: affichage, tondeuse
agressions de la couronne: élagage sévère, pollution atmosphérique, intempéries, lumière naturelle
et artificielle, stress thermique
f. la faune en ville
n'est pas absente de la ville
Quelles sont les perceptions de la biodiversité du citadin?
Certaines espècesplus acceptées(bien connues et perçues) que d'autres (orties, ronce, guêpe,
mouche...). Cela pose le problème de l'augmentation de la biodiversité qui introduirait forcément
des espèces non souhaitées
nature « désirée » est produit d'une démarche volontaire (espace verts) ou individuelle(jardin privée,
animaux domestiques...)

SYNTHESE
L'environnement urbain s'analyse en terme de qualité de vie qui prend en compte les paysages et la
nature en ville. Parmi les premiers c'est souvent l'exemple des entrées de ville souvent dégradées,
désordonnées qui a été envisagé. Il s'agit d'une question très discutée aujourd'hui, et qui fait l'objet à
la fois de traitement paysager, par le biais de plantations et d'une réflexion pour un nouvel
urbanisme permettant de valoriser ces espaces. La nature en ville est un élément fort de la qualité
urbaine, les parcs et jardins répondent à des besoins multiples de la population. La représentation
que le populations urbaines ont de la nature intervient sur le choix des espèces vivantes.

LES NUISANCES URBAINES

Tous les éléments physiques qui interviennent à des degrés divers dans la vie urbaine sont aussi
modifiés par celle-ci. Les réseaux de transporte peuvent être la cause de pollution de l'air, de l'eau, à
l'origine de nuisances phoniques ou l'un des facteurs de modification du climat urbain.
L'industrialisation peut également provoquer des nuisances affectant l'air, leau, les sols, les
formations végétales. Derrière les débats techniques (seuil de pollution, mesures...) n'y a-t-il pas, en
fait, une redéfinition de la ville, notamment par le biais d'une réflexion sur la place de la voiture?
I. Les pollutions (p86)
La ville est affectée par différents types de pollution. Certaines, qui affectent le sols, résultent
d'activités industrielles et du stockage des hydrocarbures. D'autres concernent l'atmosphère en
relation avec la circulation en ville et l'industrie. La pollution des eaux justifie l'implantation d'un
grand nombre de stations d'épuration.
1. Les sols pollués
a. identification des sites
b. l'histoire des sites
2. La pollution atmosphérique
a. Les transports
b. les activités industrielles
3. L'analyse de la pollution à l'échelle locale
a. les conséquences de la pollution atmosphérique
4. la pollution des eaux
a. l'ancienneté de la pollution urbaine
b. le réseau d'assainissement de Paris
c. la régularité des flux d'eaux usées, l'exemple des stations de la région parisienne
d. de nouvelles techniques
II. Les nuisances liées au bruit (p91)
Les modes de lutte contre le bruit sont examinés à partir d'un exemple de l'aéroport de Roissy-en-
France.
III. Les déchets
Une typologie des déchets est indispensable à effectuer avant d'envisager la collecte puis le
traitement, le recyclage et le stockage.
1. Les types de déchets
a. les déchets ménagers
b. les déchets industriels
1. La collecte
2. Le traitement et le recyclage
3. Le stockage des déchets
a. les centres de stockage de classe I
b. Les centres de classe II
c. La planification au niveau régional et national
IV. Environnement et santé (p95)
Les nuisances peuvent avoir des effets multiples sur la santé des populations. Das les pays riches,
les nuisances liées à la qualité de l'eau consommée ont globalement diminué depuis le XIX ème
siècle. En revanche, d'autres sont apparues.

SYNTHESE
Les nuisances qui perturbent la qualité de l'environnement urbain demandent pour être mieux cernés
de définir des indicateurs ou des marqueurs. Or, les indicateurs sont difficiles à établir en raison des
effets induits de certain polluants qui deviennent plus agressifs en réagissant avec des composantes
du milieu.