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3/ La mondialisation des échanges

- Mondialisation = Processus de mise en relation des différentes composantes du monde s’articulant en


système
Elle renvoie à trois concepts
 Internationalisation
 Transnationalisation
 Globalisation
- Marche à la globalisation s’étant faite suivant des modalités successives
 Circulation des biens, des services, des capitaux = Phénomène ancien
 Formidable progression des échanges depuis la SGM avec u rythme très supérieur à la croissance de la
production = Un des phénomènes les + apparents
 La compréhension de la mondialisation nécessite celle de la mutation du concept de distance ( :
révolution des communications) et du changement des règles du jeu commercial

La contraction de l’espace-temps

- Jusqu’à la RI, la vitesse du cheval et de la voile étaient tout


 Le bateau à vapeur et la locomotive = Accélération de la vitesse et réduction du temps des déplacements
mais aussi les coûts de transports
 Les gens, les marchandises et les informations circulent donc + vite
Et la contraction de l’espace-temps se poursuit
- En parallèle, les réseaux de communication connaissent une révolution sans précédent (satellite, fibre
optique, Internet, technologie digitale, etc.)
 Transformant l’espace, ces techniques ne l’abolissent pas car elles favorisent surtout des points de haute
intensité de contacts (métropoles des pays développés)
Sur le fond d’économie « informationnelle » s’élabore une « société en réseaux »

Théories du commerce international et espace géographique

- Mondialisation expliquée à la lumière des théories du commerce international mais dont on a perçu
progressivement les limites

Economies nationales et mercantilisme

- Economie marchande, née du commerce entre les villes, se diffuse ensuite dans les campagnes
Besoin d’argent chez les souverains pour établir leur administration et financer l’armée : c’est le « nerf et
la force de la chose publique » (chancelier Duprat)
Donc le mercantilisme vise l’autarcie économique
 Il n’y adonc pas de spécialisation territoriale

Le libéralisme : Smith, Ricardo et leurs héritiers

- Le protectionnisme réserve le marché aux producteurs nationaux


 Pour Smith, cela se fait aux dépens des consommateurs et de l’efficacité de la production qui est au
contraire maximisée par la division du travail
 Donc pour favoriser la division du travail à l’échelle internationale, nécessité d’abolir les protections
douanières
 L’échange international naît alors de la spécialisation et de la complémentarité
- Pour Ricardo, la spécialisation internationale de la production se fait en fonction des avantages comparatifs
L’analyse ricardienne a été modernisée et enrichie au XXème = « théorème HOS » (Heckscher, Ohlin,
Samuelson)
Selon ce « théorème », les avantages comparatifs sont liés à l’abondance relative des facteurs disponibles
chez les partenaires de l’échange
- La tradition ricardienne forme le socle théorique du libre-échange et fonde l’optimisme de ses promoteurs
sur son rôle dans le dynamisme économique et les bienfaits qu’il est censé apporter
 Pourtant les formes prises par l’échange et la distribution du bien-être paraissent questionnables
 Certains économistes contemporains ont donc été amenés à corriger le tir en tentant d’intégrer l’écart
technologique et la performance des firmes

Le triomphe du multilatéralisme

- Protectionnisme favorisé par les rivalités des nations, la Grande Dépression de 1929 et les deux guerres
mondiales
 Pour ouvrir une ère de paix et de prospérité, souhait des vainqueurs de l’élimination des barrières
Mais le GATT est en 1947 une modeste structure, refusé par le Congrès américain

Les principes du GATT

- Etablissement du principe de la nation la + favorisée, de la réciprocité des concessions, du traitement


national, de la transparence
- Mais une application souple de ces principes permet quand la production nationale est menacé
l’établissement des univers douaniers régionaux, des quotas, des clauses de sauvegarde autorisées

Les cycles de négociation

- Lancement de rondes successives de négociations marquant autant d’étapes de progrès dans la réduction
des tarifs par le bureau du GATT

La création de l’Organisation mondiale du commerce (OMC)

- En 1995, l’OMC remplace le GATT mais avec un statut comparable au FMI


 Son mandat : Amplifier l’action du GATT
 A la conférence de Singapour (1996) : Rôle de l’investissement, éventuelle introduction d’une clause
sociale en + de la suppression des droits de douane sur un grand nombre de produits électroniques et début
d’un accord sur les télécoms pour l’ouverture des marchés intérieurs en matière de téléphonie
 Un autre rôle : Résolution les différends commerciaux, rapidement et de façon exécutoire
Ainsi l’OMC joue un rôle essentiel et devient la figure symbolique de la mondialisation

La nouvelle géographie des échanges

- En quarante ans, division par sept du niveau des protections douanières (environ 5% vers 1990)
- Cette libéralisation des échanges, associée aux progrès des transports et des communications, contribue au
gonflement des flux commerciaux ayant évolué dans leur nature et leur configuration

L’intensification des échanges

- Croissance des échanges > Croissance de la production mondiale mais de façon cyclique :
 XIXème – 1913 ; 1945 – 1970 ; 1990- …
Traduction de cette progression par l’ouverture et l’interdépendance de + en + poussée entre les divers
pays du globe (Cf. les taux de dépendances et d’ouvertures en forte croissance)

Le contenu transformé
- Autrefois : Place très importante des matières premières et des sources d’énergie dans le commerce
mondial, marquant la géo des échanges
- Progression continue de cette importance mais dépassée (en poids relatif et en valeur) par la place des
produits manufacturés
- Aujourd’hui : le fait nouveau est la montée des services (qui dépasse la progression des marchandises)

La prépondérance des pays industrialisés

- 1955 : Six pays occidentaux = 50% du commerce mondial


1973 : Même situation
1999 : Ces même pays = 44% ; Mais le poids des pays industrialisés s’est renforcé (69%)
Pays en transition = 4% ; Pays en développement = 27% (même niveau qu’en 1955)
- Très large part du commerce des pays industrialisés se fait entre eux
- Le commerce entre le Nord et le Sud ≠ Secondaire
 Commerce Sud-Sud faible et le commerce Sud-Nord = Essentiel pour le Sud
 Mais il consiste surtout dans la vente de matières premières agricoles ou minérales (on a parfois des cas
de pays spécialisés dans un ou deux produits)
 Mais le fait nouveau du dernier quart de siècle : Rôle croissant d’une douzaine de pays du Sud (Asie,
Amérique latine) sur les marchés extérieurs, notamment par l’exportation de produits manufacturiers

La Triade, ossature du système-monde

- Analyse des échanges commerciaux sur la base des Etats = Elément essentiel de la compréhension du
système international fondé sur les relations inter-Etats
Mais s’y limiter = Ne pas remarquer l’émergence de faits nouveaux
 Consolidation de blocs régionaux, polarisant l’essentiel des échanges mondiaux
 Triade, avec une concentration accrue et interaction de + en + poussée
Avec la Triade, on peut parler d’oligopole mondial
- Evolution des échanges commerciaux = Coup sévère à la théorie du commerce international
 Pouvoir explicatif = Faible,
Ne permettant pas de comprendre l’accroissement des échanges entre les pays très développés possédant
une dotation en facteurs comparable,
Ne rendant pas compte des échanges croisés considérables au sein d’une même branche,
Incompatible avec l’existence des firmes multinationales dont le rôle primordial au sein de l’économie
mondiale se trouve souvent ignoré

SYNTHESE

- Révolution des transports et des communications  Contraction de l’espace-temps + Ouverture vers une
véritable économie informationnelle
- Libéralisation des échanges = Second facteur autorisant leur mondialisation
- Développement d’une nouvelle géo des échanges (avec une + grande place des produits industriels et des
services) qui montre la prépondérance des pays de la Triade
- Les théories du commerce international (postulant la spécialisation des productions, la croissance et
complémentarité des échanges) = Pas expliquer ses formes actuelles