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J’ai monté mon chauffage central

Facile et pas cher avec le P.E.R. !

Le bricolage et moi, ça faisait deux ...

J

e n’étais pas du tout – mais alors pas du tout bricoleur ! Je supportais bravement, pen- dant des mois, un robinet qui fuyait ou un

volet qui grinçait, et j’avais dû me servir d’une perceuse deux ou trois fois dans ma vie. Jusqu’au jour où toute l’électricité a sauté dans ma maison. Non seulement l’installation électrique était hors d’âge (et ça n’est pas un label comme pour le calva !), mais – au grand dam de l’électricien appelé pour un devis – elle n’avait ni prise de terre, ni fusibles ! Ces “détails” m’avaient échap- pé à l’achat de la maison et le fait qu’on reçoive une décharge de courant en prenant sa douche ne me souciait pas spécialement : je me disais que c’était de l’électricité statique .. J’ai appris avec effroi, de la bouche de l’électri- cien, que, chaque année, en France, les pro- blèmes électriques causaient la mort de 200 per- sonnes et étaient à l’origine de 4000 incendies. C’est aussi avec effroi que j’ai découvert le devis de l’artisan électricien. Il était hors de mes moyens à l’époque, mais comment survivre dans une maison sans électricité au XXI e siècle ? Sans

lumière, sans frigo, sans ordinateur, sans sèche- cheveux Je me suis entendu avec mon voisin et ami pour tirer une ligne de chez lui à chez moi, déci-

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dé (et bien contraint) à faire le travail par moi- même, en prenant tout le temps qu’il faudrait. Ce projet n’était pas irréaliste, dans la mesure où l’installation d’un circuit électrique ne requiert pas un savoir-faire, une habileté manuelle imposant un apprentissage, comme c’est le cas de la plomberie ou du travail du bois. Mais, bien sûr, elle requiert un savoir. Je suis d’une génération qui lit et fait encore confiance aux livres. je me suis donc mis en quête d’un mode d’emploi pour “refaire l’électrici- té” de A à Z. Ce n’est pas le choix qui manquait. J’ai tout acheté et j’ai trouvé un bon ouvrage à ma portée. En deux mois, le travail était bouclé. Je n’avais pas pris une seule décharge élec- trique et mon installation était parfaitement aux normes ! Fort de cette expérience – et, il faut bien le dire, assez fier de l’exploit réalisé par le nul que j’étais ! –, je me suis lancé dans l’installation du chauffage central. Je m’étais convaincu de la fai- sabilité en découvrant les tubes en P.E.R., qui se raccordent sans soudure, donc, là encore, sans habileté particulière. Mais la littérature sur le chauffage central est extrêmement réduite. J’ai eu beau chercher sur Internet, dans Amazon ou Alapage, il n’y avait qu’un bouquin, intitulé le plus simplement du monde “ Chauffage central ” et

signé Georges Deutsch, “ expert chauffage ”. C’est un livre qui détonne dans la production des Editions Eyrolles, en général plutôt de qualité. Il est vieillot dans sa conception, écrit avec le pied, illustré de mauvaises photos noir et blanc et l’au- teur essaie, tout au long du livre, de nous vendre son “kit chauffage”. Il présente en annexe sept “adresses utiles” – ce qui est déjà un peu

maigre – et quatre de ces adresses sont iden- tiques : celle de son entreprise. Le pire, c’est que ce livre date de 1987 ! Il a certes été actualisé – c’est sa “2ème édition” –, mais il y a quand même, dans la table des matières, un chapitre intitulé : “Comment se chauffe-t-on en 1992 ?”

Question d’une brûlante actualité

pour les his-

... toriens ! Quant au P.E.R., ces tubes en plastique, pensez donc, cet ouvrage “de référence” ne lui accorde que dix lignes en passant. Il m’a donc fallu glaner des informations à la petite semaine. Je hantais les grandes surfaces de bricolage, harcelant le rare vendeur qui sem- blait en connaître un rayon à son rayon plombe- rie. Je repérais les pros, avec qui j’engageais la conversation mine de rien, en les aidant à char- rier un paquet encombrant ! Mais c’est surtout la rencontre avec l’ami d’un ami, ex-plombier de son état, qui m’a permis de mener ma tâche à bien. Il m’a accompagné pour “faire les courses”” – moment crucial – et il a assuré une assistance téléphonique tout au long de mon entreprise. Une question, un trouble, une hésitation ? J’appelais Alain ... Bien entendu, Alain a relu et corrigé le texte

que je vous présente. Et de cette expérience est née une collection que j’ai appelée “DUO”. Les

textes sont écrits par quelqu’un qui n’y connais- sait rien, un “bricolo du dimanche” (les gens mal- veillants diraient “un branquignol”) mais qui a eu

la sagesse de s’adjoindre un type de l’art

Un

... duo, donc, avec deux personnes aux talents dif- férents. Ça marche (venez vous réchauffer chez moi, il fait 20 degrés minimum !) et quelqu’un qui n’y connaîssait rien mais qui a réussi n’est-il pas le mieux placé pour expliquer à quelqu’un qui n’y connaît rien et qui se débrouille comme il peut ? Les experts et les spécialistes tiennent souvent des discours qui nous passent au-dessus de la tête. Et, on a beau dire, mais une tête, c’est aussi utile qu’un marteau ou un tournevis, pour brico- ler !

signé Georges Deutsch, “ expert chauffage ”. C’est un livre qui détonne dans la production des

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Ce guide du chauffage central en PER

a été écrit, illustré et mis en page par

PIERRE LEGRAND ,

relu et révisé par

ALAIN RAMOS

P our apprendre à naviguer dans ce document PDF, consultez le mode d’emploi en annexe. Les liens apparaissent soulignés.

© Pierre Legrand, 2006 • Dépôt SGDL

Sommaire

En P.E.R., tout le monde peut le faire !

L’HEURE DES CHOIX

L’énergie 9 Le bois. Le gaz naturel. Le fuel. Le propane. L’électricité. Le solaire. La chaudière 12 Chaudière mixte ou simple ? De quelle puissance ? Conduit de fumée ou ventouse ? Pourquoi des c haudières bi-énergie ? Les chaudières à haut r endement. Les radiateurs 15 Les types de radiateurs. Comment calculer leur puissance ? L’emplacement des radiateurs. Les accessoires. La distribution 18 La distribution monotube. La distribution bitube. La distribution bitube en pieuvre Le circuit 20 Où installer la chaudière ? Par où faire passer les tubes ? Faites un plan coté. Un “kit chauffage” est-il utile ?

LES TEMPS DE LA REALISATION Avant de commencer 23

L’outillage. Il faut savoir que achats

...

Le moment-vérité des

1 er temps La pose des collecteurs 25 Le collecteur et ses accessoires. La préparation. La pose. 2 e temps L’installation des radiateurs 28 La fixation. Les accessoires. Deux conseils. 3 e temps Le passage des tubes 30 Les tubes. Le maniement des tubes. Conseils de base.

Le point le plus haut. Et le point le plus bas. Le passage par les combles. Le passage sous moulures. Le passage par le sol. Le passage par les murs et les c loisons. 4 e temps Les raccordements 34

Les raccords P.E.R

Le raccordement des collecteurs.

.. Le raccordement des radiateurs. 5 e temps L’installation de la chaudière 36 Installer la chaudière par soi-même ? Le cas des c haudières à gaz. Le raccordement aux collecteurs. Le conduit de fumées traditionnel. Le conduit à ven- touse. La protection contre le calcaire. 6 e temps La mise en service 39 Remplissage et purge. Traquez la fuite ! Le réglage du débit.

ANNEXES

Les normes pour l’installation d’une chaudière à gaz. Liste-type des achats. Coût détaillé de mon installation. Les chaudières à condensation. Mode d’emploi du PDF.

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En P.E.R., tout le monde peut le faire !

M onter son chauffage central n’est pas

encore de pratique courante. La preuve :

on ne trouve pas des chaudières dans

toutes les grandes surfaces de bricolage. Encore moins des tubes en P.E.R. (polyéthylène réticulé) conditionnés en couronnes, donc en grande lon- gueur; ils sont en vente au mètre, pour des instal- lations d’eau sanitaire. A ma connaissance, il n’y a que le magasin Brico Dépôt qui

l'ethylene. Avec le PVC, c'est l'une des plus grandes productions de matière plastique. Il est surtout utilisé sous forme de films plastiques et de tubes (alimentation en eau potable par ex.). Symb. : PE. Ces tubes – disons «en plastique», pour faire court – ont mis l’installation du chauf- fage central à la portée du bricoleur le plus ordi- naire, puisqu’elle se fait pratiquement sans soudu- re, donc sans matériel ni savoir- faire particuliers, qu’elle demande bien moins de temps qu’une installation en tubes de cuivre et qu’elle coûte bien moins cher. Consultez le coût détaillé de mon installation. En prime, les tubes en P.E.R. sont insen- sibles au calcaire, étrangers aux bruits d’écoule- ment et sont donnés pour durer un siècle. Et comme ils sont gainés, en cas de fuite, on peut retirer le tube de sa gaine (même enfermée dans

En P . E. R. , tout le monde peut le faire ! M onter sonq ue le ma g asin Brico Dépôt qui l'ethylene. Avec le PVC, c'est l'une des plus grandes productions de matière plastique. Il est surtout utilisé sous forme de films plastiques et de tubes (alimentation en eau potable par ex.). Symb. : PE. Ces tubes – disons «en plastique», pour faire court – ont mis l’installation du chauf- fage central à la portée du bricoleur le plus ordi- naire, puisqu’elle se fait pratiquement sans soudu- re, donc sans matériel ni savoir- faire particuliers, qu’elle demande bien moins de temps qu’une installation en tubes de cuivre et qu’elle coûte bien moins cher. Consultez le coût détaillé de mon installation. En prime, les tubes en P.E.R. sont insen- sibles au calcaire, étrangers aux bruits d’écoule- ment et sont donnés pour durer un siècle. Et comme ils sont gainés, en cas de fuite, on peut retirer le tube de sa gaine (même enfermée dans propose de tels articles au grand public, ainsi que tous les acces- soires indispen- sables au montage du chauffage cen- tral. N’allez pas croi- re que j’ai un inté- rêt quelconque dans les affaires de Brico Dépôt (qui est une créatu- re de Castorama, paraît-il). J’ai écrit ce petit guide en toute indépendance. Parlons de ces tubes en polyéthylène réticulé, terme désignant l'ensemble des polymeres de T ubes P.E.R. en couronnes de 100 mètres 6 " id="pdf-obj-5-30" src="pdf-obj-5-30.jpg">

propose de tels articles au grand public, ainsi que tous les acces- soires indispen- sables au montage du chauffage cen- tral. N’allez pas croi- re que j’ai un inté- rêt quelconque dans les affaires de Brico Dépôt (qui est une créatu- re de Castorama, paraît-il). J’ai écrit ce petit guide en toute indépendance. Parlons de ces tubes en polyéthylène réticulé, terme désignant l'ensemble des polymeres de

Tubes P.E.R. en couronnes de 100 mètres

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le ciment d’un mur) puis enfiler un tube neuf en remplacement. D’ailleurs, les risques de fuite sont faibles puisqu’il n’y a pas de raccord entre la chaudière et le radiateur. Que demander de plus ? Ça ressemble à un produit miracle. En tout cas à une mutation tech- nologique. Les plombiers classiques amoureux de leur art trouvent forcément à “redire” ! L’un d’entre eux a prétendu devant moi (j’avais des problèmes de fuites) qu’il y avait des “fuites microscopiques” dans le P.E.R. – des fuites indé- celables ! Des fuites d’un troisième type, en quelque sorte ! La seule critique recevable, c’est que ce n’est pas beau. Sauf à aimer l’esthétique clinquante du Centre Georges Pompidou, ce rouge et ce bleu industriels ne trouvent pas faci- lement leur place dans le salon Empire – ou même avec le canapé IKEA. Mais il suffit de les cacher, ces tubes trop voyants, et c’est chose assez facile. Il faut seulement un peu d’astuce. Comment expliquer que le chauffage central – qui est tout de même le roi des chauffages ! – n’ait pas encore toute sa place dans le monde en pleine expansion du bricolage ? Il n’y a pas d’autre raison, semble-t-il, que l’image de techni- cité qui reste attachée à cet équipement. Il paraît complexe, délicat, voire dangereux avec son eau chaude sous pression. Pourtant, la technique s’est formidablement simplifiée en une vingtaine d’années. Autrefois l’eau circulait grâce à l’effet appelé « thermosi- phon ». Chaude, donc plus légère, elle montait dans la tuyauterie. Refroidie, donc alourdie, elle

redescendait. Il fallait calculer minutieusement la pente et, comme l’eau circulait lentement, les tuyaux avaient besoin d’être gros, trop gros pour être en cuivre, ils étaient donc en fer, or le fer est beaucoup plus difficile à travailler. Aujourd’hui, l’eau circule sous l’impulsion d’un circulateur, souvent appelé «accélérateur». Elle n’a plus besoin de pente et va beaucoup plus vite, dans des tuyaux en cuivre ou en P.E.R. Autre exemple de simplification technique : le vase d’expansion, élément destiné à absorber l’augmentation du volume d’eau après une élé- vation de température, qu’il fallait autrefois ins- taller au point le plus haut de la maison, dans les combles, avec un trop-plein se déversant sur la toiture. Aujourd’hui, dans les petites chaudières murales, il est tout simplement intégré, on l’achè- te avec la chaudière sans s’en rendre compte ! C’est d’ailleurs aussi le cas du circulateur. L’essentiel de votre travail sera donc la gestion de ces fameux tubes rouges et bleus en «plas- tique». Ils ne sont pas toujours faciles à manier. Ça prouve qu’ils ont du caractère ! Avec ce CD, vous apprendrez à les plier à vos désirs – c’est à dire à votre projet.

le ciment d’un mur) puis enfiler un tube neuf en remplacement. D’ailleurs, les risques de fuite

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L’HEURE DES CHOIX

L’ENERGIE

Gaz naturel, propane, fuel, bois, électricité ou énergie solaire ? On n’a pas toujours le choix. En appartement,

le gaz naturel ou l’électricité s’imposent, et à la

campagne, il n’y a pas de gaz

de ville. Fuel,

... bois et propane sont à écarter si on ne dispose pas d’un endroit de stockage. Et certains choix sont imposés par le bon sens : si le gaz de ville est branché, pourquoi installer une chaudière à fuel ? Quand on peut choisir, c’est le coût d’équipe- ment et de fonctionnement qui risque de tran- cher, puisque la qualité de la chaleur produite est la même quelle que soit la source d’énergie. Un site Internet publie un argus des énergies présentant le prix des énergies rendues au consommateur. Le site ideesmaison.com propo- se un dossier comparatif très complet sur les sources d’énergie utilisées pour le chauffage.

Le bois

Le bois – ce combustible de toujours – fournit l’énergie la moins chère : de 0,022 à 0,030 € le kw/h, fin 2004. Il a de sérieux atouts écolo- giques : c’est une source d’énergie renouvelable et sa combustion est sans incidence sur l’effet de serre. Le problème, c’est la contrainte quotidienne de l’alimentation de la chaudière. Il existe des

chaudières à chargement automatique, fonction- nant avec des granulés de sciure stockés en silo. La Région Franche Comté, qui est très boisée, a investi dans ce sens pour des chauffages collec- tifs, mais l’équipement est tout à fait adaptable à des chauffages individuels, la Suède en a fait la preuve. Toutefois, le marché étant encore peu développé, les chaudières sont onéreuses. On peut obtenir des aides (subventions, crédit d’impôt), jusqu’à 40% du coût d’équipement. Renseignements auprès de l’ADEME, Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie, dont l’une des missions est de favoriser le déve- loppement des énergies propres et économes.

Le gaz naturel

Malgré les augmentations survenues en 2002 et 2003, le gaz naturel reste assez bon marché (0,034 € le kw/h), mais son prix est incertain, car indexé sur celui du pétrole. Cette indexation a été souvent décriée, à juste titre, puisque ce gaz n’a aucune parenté avec le pétrole. Elle est imposée sur les marchés internationaux par les pays exportateurs de gaz, dont la France dépend pour 95% de sa consommation. Mais le prix de vente du gaz aux particuliers est une décision politique, il est fixé par le Ministre de l’économie et des finances. Il n’est toutefois pas le même selon les localités. Consultez le site Internet de Gaz de France.

Le fuel

Malgré les fortes fluctuations du prix du pétro-

le,

le fuel,

qui

en dérive, reste d’un prix peu

élevé : 0,046 € le kw/h. L’investissement de

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départ est plus important que pour le gaz naturel à cause de la cuve. Il faut compter 2000 à 2500 € pour une cuve de 1500 litres pose comprise.

Le propane

Le propane nécessite aussi une cuve et son prix a fortement augmenté ces dernières années. Fin 2004, le kw/h est estimé à 0,070 €, soit le double du gaz de ville. Dérivé d’hydrocarbures, lui aussi suit le cours du pétrole. Son seul avan- tage par rapport au fuel est de fournir en même temps une énergie pour la cuisson.

L’électricité

C’est l’énergie la plus chère : entre 0,064 et 0,105 € le kw/h, selon les tarifs d’abonnement. Son choix ne se justifie, le plus souvent, que par la faiblesse du coût d’équipement et la facilité d’installation des convecteurs. Aussi cette éner- gie est-elle de peu d’intérêt pour un chauffage central, dont l’installation est lourde. Toutefois, elle connaît un nouveau souffle avec les pompes à chaleur, désormais au point après vingt ans de cafouillage. Dans ce système, l’électricité ne sert pas à produire de la chaleur mais à la «pomper» dans un milieu ambiant plus chaud, le sous-sol par exemple (une cave a une température constante de l’ordre de 15°), et à la transférer dans le logement à chauffer, à l’aide d’un gaz que, de surcroît, l’on compresse. Or, en vertu de la thermodymanique des gaz, un gaz s’échauffe quand on le compresse et se refroidit quand on le détend. Réfrigérateurs et climati- seurs fonctionnent selon le même principe pour fabriquer du froid. Le coût de fonctionnement est de 40% moins

départ est plus important que pour le gaz naturel à cause de la cuve. Il fauttarifs d’abonnement . Son choix ne se justifie, le plus souvent, que par la faiblesse du coût d’équipement et la facilité d’installation des convecteurs. Aussi cette éner- gie est-elle de peu d’intérêt pour un chauffage central, dont l’installation est lourde. Toutefois, elle connaît un nouveau souffle avec les pompes à chaleur , désormais au point après ving t ans d e ca f ou ill age. Dans ce système, l’électricité ne sert pas à produire de la chaleur mais à la «pomper» dans un milieu ambiant plus chaud, le sous-sol par exemple (une cave a une température constante de l’ordre de 15°), et à la transférer dans le logement à chauffer, à l’aide d’un gaz que, de surcroît, l’on compresse. Or, en vertu de la thermodymanique des gaz, un gaz s’échauffe quand on le compresse et se refroidit quand on le détend. Réfrigérateurs et climati- seurs fonctionnent selon le même principe pour fabriquer du froid. Le coût de fonctionnement est de 40% moins Dessin ideesmaison.com cher que celui de convecteurs et rivalise avec celui du fuel, mais la pompe à chaleur ne suffit pas pour chauffer tout un logement. Il faut la coupler avec un autre mode de chauffage. Par exemple, elle fournira l’énergie pour un plancher chauffant au rez-de-chaussée, et le premier étage sera équipé de convecteurs. Le solaire Contrairement à une idée répandue, l’énergie solaire n’est pas réservée aux régions les plus ensoleillées. Le taux d’économie sera certes meilleur dans le sud que dans le nord, mais la dépense de chauffage étant beaucoup plus éle- vée dans le nord, la quantité d’énergie économi- sée grâce au soleil pourra y être supérieure. Mais, quelle que soit la localisation géogra- phique, le solaire ne suffira pas, pour la bonne 10 " id="pdf-obj-9-26" src="pdf-obj-9-26.jpg">

Dessin ideesmaison.com

cher que celui de convecteurs et rivalise avec celui du fuel, mais la pompe à chaleur ne suffit pas pour chauffer tout un logement. Il faut la coupler avec un autre mode de chauffage. Par exemple, elle fournira l’énergie pour un plancher chauffant au rez-de-chaussée, et le premier étage sera équipé de convecteurs.

Le solaire

Contrairement à une idée répandue, l’énergie solaire n’est pas réservée aux régions les plus ensoleillées. Le taux d’économie sera certes meilleur dans le sud que dans le nord, mais la dépense de chauffage étant beaucoup plus éle- vée dans le nord, la quantité d’énergie économi- sée grâce au soleil pourra y être supérieure. Mais, quelle que soit la localisation géogra- phique, le solaire ne suffira pas, pour la bonne

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raison que les besoins en chauffage sont les plus importants dans les périodes où l’ensoleillement est le plus faible. Même s’ils se sont beaucoup perfectionnés (ballon-tampon, dalle de béton), les dispositifs de stockage de l’énergie thermique pallient seulement en partie les déficits d’enso- leillement. Il faudra un chauffage d’appoint, indé- pendant du solaire ou couplé avec lui, c’est à dire se déclenchant automatiquement pour relayer le solaire. C’est ce qu’on appelle le «système solai- re combiné». Quelle quantité d’énergie permettra-t-il d’éco- nomiser ? Plusieurs variables entrent en jeu : la surface et l’orientation des capteurs, la surface du local à chauffer, la qualité de l’isolation, le taux d’ensoleillement de la région et le nombre de personnes occupant le logement (pour la consommation d’eau sanitaire). L’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie) répond à cette question par trois exemples de maisons neuves isolées selon les normes de réglementation thermique 2000 et dont les capteurs sont orientés au sud et inclinés à 45° :

• Une maison de 110 m2 à Marseille, avec 13 m 2 de capteurs aura un taux d’économie d’envi- ron 50%. Si elle est occupée par quatre per- sonnes, les économies annuelles atteindront 4600 kwh, soit 4600 x 0,046 = 184 € pour un chauffage d’appoint au fuel. • Une maison de 150 m 2 à Strasbourg avec 18 m 2 de capteurs aura un taux d’économie d’envi- ron 30%. Si elle est occupée par six personnes, les économies annuelles atteindront 6400 kwh, soit 294 € pour un chauffage d’appoint au fuel. • Une maison de 110 m2 à Grenoble avec 16 m2 de capteurs aura un taux d’économie d’envi-

ron 40%. Si elle est occupée par quatre per- sonnes, les économies annuelles atteindront 5500 kwh, soit 220 € pour un chauffage d’appoint au fuel. Quand on sait qu’1m2 de capteurs coûte dans les 1000 € et que le matériel est donné pour une vingtaine d’années, on comprend vite que l’opé- ration n’est pas rentable financièrement. Pour reprendre le premier exemple, en vingt ans, l’économie atteindra 3680 €, pour un équipement d’un coût de 13000 €. Il y a certes des aides. Dans le cadre du Plan Soleil, une «prime Combi» est attribuée par l’Etat aux personnes décidées à investir dans un «sys- tème combiné». Elle peut atteindre 2670 €. Certaines régions, certains départements et même certaines collectivités locales complètent l’aide gouvernementale par une subvention allant jusqu’à 3000 €. Enfin, on peut bénéficier d’un crédit d’impôt de l’ordre de 1300 €, pour une famille avec deux enfants. Au total – et au mieux –, 6970 € d’aides. Autrement dit, on ne récupè- rera pas la mise de départ. Les aides sont insuf- fisantes pour être persuasives. Le choix du solai- re reste donc un choix idéologique – pour ne pas dire moral –, puisqu’il évitera le rejet, en vingt ans, de dizaines de tonnes de gaz à effet de serre. Consultez le site de Jean-Marc Manicore qui est un convaincu très convaincant sur l’énergie solaire ...

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LA CHAUDIERE

Chaudière mixte ou simple ?

Une chaudière «mixte» produit en plus l’eau chaude sanitaire. Elle fonctionne comme un simple chauffe-eau, quand le chauffage est arrê- té. Le bon sens incline à la choisir : pourquoi mul- tiplier les sources d’eau chaude ? D’autant que l’eau chaude produite par un cumulus n’est pas bon marché (même avec le tarif EDF jour-nuit, car cette option se paye assez cher : 70 € par an pour un compteur de 45 ampères, et le kwh de nuit est à 0,0644 €, le double du gaz pour la même quantité d’énergie développée). On peut être tenté par un chauffe-eau solaire, mais là encore, ce sera pour d’autres raisons qu’économiques, puisque le coût de l’installation sera de l’ordre de 3000 €, subventions déduites, c’est à dire l’équivalent de la consommation de gaz pour chauffer 200 litres d’eau quotidienne- ment pendant vingt ans. Et si vous l’installez vous-même, vous n’aurez aucune subvention et la TVA sur l’achat de vos fournitures sera de

Pour des informations techniques précises sur les produits et les matériels du bâtiment, le meilleur site est sans aucun doute batiproduits.com. Le site batirenover.com se vante de “vous informer sur les meilleures solutions à chaque étape de vos travaux” et se fait beaucoup remarquer par sa pub dans la colonne de gauche de Google, mais il est beaucoup moins performant que batiproduits.

19,6 % au lieu de 5,5. Encourage-t-on vraiment le choix de l’énergie solaire ? Mais il y a des chaudières mixtes plus ou moins perfectionnées.

La plus simple (et bien sûr la moins chère) est ni plus ni moins un chauffe-eau à serpentin, pro- duisant l’eau chaude à la demande. On en connaît les inconvénients : l’eau chaude n’est pas fournie immédiatement, il faut lui donner le temps de chauffer, et si quelqu’un fait la vaissel- le pendant que quelqu’un d’autre est sous la

douche, il peut y avoir

conflit d’intérêts.

... La solution, pour 200 € de plus, c’est la micro- accumulation. Une réserve d’eau chaude stoc- kée dans un petit ballon-tampon intégré à la chaudière procure de l’eau chaude dès l’ouvertu- re du robinet, à une température stable et sans mauvaise surprise en cas de puisages simulta- nés. Il y a encore mieux : la chaudière équipée d’un vrai ballon, de 50, 100 ou 150 litres. Il faut rajou- ter une bonne poignée d’euros (entre 500 et 1000), mais c’est le confort maximum. Encore faut-il pouvoir caser une chaudière plus encom- brante. L’encombrement, voilà un autre critère de choix. Il varie de 1 à 4. Les chaudières à gaz sont celles qui prennent le moins de place. Elles sont le plus souvent murales, mais, dans ce cas, leur puissance ne dépasse pas 25 kW.

Quelle puissance ?

La puissance de la chaudière est fonction des radiateurs à alimenter. Exemple : pour dix radia- teurs d’une puissance de 1600 watts, la puissan- ce théorique de la chaudière devra être de 16

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kW. Mais en pratique, elle devra faire 21 kW : on majore de 30% pour compenser une triple perte :

la perte par les tuyauteries, la perte dûe au fonc- tionnement discontinu et, enfin, la perte de ren- dement de la chaudière. Cette dernière est de l’ordre de 5 à 10%. Elle est la plus réduite dans les chaudières dites «à haut rendement», qui coûtent nettement plus cher. Une fois encore, la question de la rentabilité se pose : vais-je rattraper tel investissement sup- plémentaire, en quinze ou vingt ans d’économie d’énergie ? Il est d’autant plus difficile de répondre à cette question que le prix des éner- gies est instable. Mais, au moins sait-on que notre planète, si malmenée depuis un demi- siècle, a tout à y gagner.

A conduit de fumée ou à ventouse ?

En l’absence d’un conduit de fumée, ou dans un local d’un volume inférieur aux 8 m3 imposés par la règlementation, on optera pour une chau-

dière à ventouse, c’est à dire munie d’un systè- me de communication étanche avec l’air exté-

kW. Mais en pratique, elle devra faire 21 kW : on majore de 30% pour compenserconduits de fumée . Une remarque en passant : en matière de conseils de bricolage, le site de L e r o y - M e r l i n est aussi intéressant. Et il est le seul, à ma connaissan- ce, à offrir un service d’assistance téléphonique. C’est gratuit, ça marche 7 jours sur 7 et vous avez au bout du fil quelqu’un de compétent qui prend le temps de vous expliquer. Voici le numéro (prix d’un appel local) : 0810 634 634 Pourquoi des chaudières bi-énergie ? L’une des deux énergies est l’électricité; l’autre, le fuel, le bois ou le propane. Elles ont été conçues pour profiter au mieux de l’abonnement EDF appelé «Tempo» (anciennement «EJP»), qui brade le kW/h 300 jours par an, à la condition d’accepter d’être surfacturé le reste du temps, et spécialement pendant 22 jours (heures pleines presque cinq fois plus chères que la normale). Il faut bien faire ses calculs, car la chaudière coûte plus cher, et, comme le conseille EDF, il 13 " id="pdf-obj-12-12" src="pdf-obj-12-12.jpg">

Le principe de la ventouse

rieur. Dans ces condi- tions, une chaudière de petite dimension peut même être installée dans un placard puis- que son fonctionne- ment est indépendant de l’air ambiant. Le sur- coût est de 200 à 450 €., donc bien inférieur au coût de construction

d’un conduit de fumée.

Quand il existe un

conduit de fumée, on doit vérifier qu’il est parfai- tement étanche. A défaut, on le fera tuber avec un conduit en aluminium ou en inox, selon le type de chaudière.

AA tt tt ee nn tt ii oo nn !!

Le déclenchement du brû-

leur résonne dans le conduit de fumée. Si

ce conduit passe dans le mur d’une chambre, le bruit risque d’être très gênant.

Le site de Castorama est en général de bon conseil. Les fiches sont claires et détaillées. Allez voir celle qui traite des conduits de fumée.

Une remarque en

passant :

en

matière de

conseils de bricolage, le site de Leroy-Merlin est aussi intéressant. Et il est le seul, à ma connaissan- ce, à offrir un service d’assistance téléphonique. C’est gratuit, ça marche 7 jours sur 7 et vous avez

au bout du fil quelqu’un de compétent qui prend le temps de vous expliquer. Voici le numéro (prix d’un appel local) :

0810 634 634

Pourquoi des chaudières bi-énergie ?

L’une des deux énergies est l’électricité; l’autre, le fuel, le bois ou le propane. Elles ont été conçues pour profiter au mieux de l’abonnement EDF appelé «Tempo» (anciennement «EJP»), qui brade le kW/h 300 jours par an, à la condition d’accepter d’être surfacturé le reste du temps, et spécialement pendant 22 jours (heures pleines presque cinq fois plus chères que la normale). Il faut bien faire ses calculs, car la chaudière coûte plus cher, et, comme le conseille EDF, il

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est préférable de s’équiper d’un «gestionnaire d’énergie» qui fera basculer automatiquement la chaudière sur la deuxième énergie, les jours où l’électricité est surfacturée, ce qui représentera un investissement supplémentaire de 400 à 800 €. Sans ce gestionnaire, il vous faudra, les jours d’hiver, aller consulter le site EDF pour connaître ce qu’ils appellent “la couleur du jour Tempo”, autrement dit savoir si le tarif est rouge, bleu ou blanc. A moins que l’EDF ne vous ait déjà équipé d’un compteur électronique, auquel cas vous pourrez y lire la “couleur du jour”.

Les chaudières à haut-rendement

Le rendement d’une chaudière se définit comme le rapport entre la chaleur dégagée par le combustible en brûlant et la chaleur produite dans le circuit de chauffage. Il peut grossière- ment se mesurer à la température des fumées. Plus cette température est élevée, plus on perd en énergie. D’une chaudière à mauvais rende- ment, on dit qu’elle “chauffe les petits oiseaux” ! Les chaudières “à haut rendement” produisent les fumées les moins chaudes. Elles fonction- nent sur des principes divers. Certaines ont deux corps de chauffe, le deuxième étant alimenté par les gaz brûlés produits par le premier corps de chauffe. L’eau du circuit est donc chauffée deux fois avec une seule dépense d’énergie. Dans les chaudières “à condensation”, les gaz brûlés livrent leurs dernières calories en passant de l’état de gaz à celui d’eau. Transformer de la vapeur en liquide s’accompagne d’une récupéra- tion de chaleur et donc d’énergie. C’est le princi- pe de base de la condensation en chauffage :

récupérer l’énergie contenue dans la vapeur

d’eau présente dans les fumées. Avant d’être évacuées par la cheminées, les fumées très chaudes produites par la combustion du gaz tra- versent un échangeur-condenseur dans lequel circule l’eau de chauffage. La vapeur d’eau contenue dans les fumées se condense sur l’échangeur qui récupère sa chaleur dite « laten- te ». Les fumées sont alors évacuées à environ 70°C, au lieu de 200°C avec une chaudière tra- ditionnelle. Bien entendu, le prix de ces chaudières éco- nomiques n’est pas économique ! Elle coûtent à peu près le double. Mais, dans la mesure où elles émettent moins de gaz polluants, elles don- nent droit à un crédit d’impôt de l’ordre de 25 % du prix de l’appareil dans certaines conditions. Et cette aide se développerait en 2006.

Sachez tout de même que si vous vous four- nissez chez Brico Dépôt, vous n’aurez pas cet éventail de choix. Vous n’y trouverez que du matériel basique, pas de chaudières à conden- sation. Mais ma chaudière Euroterm, qui est une sous-marque de Lamborghini (plus connu pour ses voitures que pour ses chaudières), franchit allègrement son deuxième hiver ...

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LES RADIATEURS

Attention ! Il ne faut pas marier les radia- teurs en alu et les radiateurs en acier, sous peine de provoquer un phénomène d’électro- lyse très corrosif.

Les types de radiateurs

Les radiateurs en acier sont les moins chers, ils sont peu encombrants, ils chauffent vite et, comme ils règnent désormais sur le marché des radiateurs à eau, on les trouve dans toutes les dimensions, dans tous les styles. Ils ont l’incon- vénient de refroidir vite. Tout le contraire de la fonte, qui est longue à chauffer mais tient bien la chaleur. On continue à fabriquer des radiateurs en fonte, qui sont vendus par éléments à assembler. En fonte ordinaire, classique, ou, en fonte «Rideau», d’une forme plus moderne et d’un meilleur rendement calorifique. Mais ils ne sont pas commercialisés par les grandes surfaces. On

peut aussi s’équiper de radiateurs en fonte réno- vés datant des années 20 ou même de la fin du XIXe siècle. Les modèles à motifs (oreilles, flam- beaux, rubans, fleurs, art déco) peuvent dépas-

ser les 1000 €

Le charme rétro se paye !

.. Les radiateurs en aluminium sont apparus dans les années 80. Ils ont l’avantage d’être ultra-légers, d’avoir une montée en température encore plus rapide que les radiateurs en acier, et un rendement calorifique supérieur grâce à un matériau très conducteur. Ils coûtent le double des radiateurs en acier.

Encore un peu plus chers : les radiateurs bimétal. Les éléments sont en alu et les connexions en acier. Ils ont les mêmes perfor- mances que les radiateurs en aluminium, mais les connexions sont plus résistantes. Le mariage des deux métaux ne pose pas de problème, dans la mesure où l’eau n’est en contact qu’avec l’acier. Pour la salle de bains, il est de coutume de poser un radiateur-sèche-serviettes. C’est un radiateur à eau comme les autres, il ne se dis- tingue que par sa forme de séchoir. On peut l’acheter équipé d’une résistance électrique, qui lui permet de garder sa fonction de sèche-serviettes quand la chaudière est arrê- tée, mais attention ! il faut fermer l’arrivée d’eau quand la chaudière ne fonctionne pas, sinon la résistance s’emploiera à chauffer toute l’installa- tion !

Comment calculer leur puissance ?

On considère qu’il faut en moyenne une puis- sance de 50 watts par m 3 . Ainsi, pour une pièce de 12 m 2 , sous un plafond de 2,50 m., donc d’un volume de 30 m 3 , le radiateur devra avoir une puissance de l’ordre de 1500 watts. Pour affiner votre calcul, vous pouvez aller consulter le site Internet d’ACOVA, fabricant de

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radiateurs. Il propose un «auto-bilan thermique» pour chacune de vos pièces, avec un question- naire en huit points :

  • 1. votre région d’habitation

  • 2. l’altitude de votre commune

  • 3. le type de pièce à chauffer

  • 4. la température souhaitée

  • 5. le volume de la pièce

  • 6. le nombre de parois donnant sur l’extérieur

  • 7. le nombre de fenêtres et porte-fenêtres

  • 8. le type d’habitation (appartement ou

maison) et sa date de construction.

Soumettons à cette évaluation une pièce de 30 m 3 , dans deux cas extrêmes. Premier cas : en Provence, sans altitude, dans une maison bien isolée, avec une seule paroi sur l’extérieur et une seule fenêtre. Deuxième cas : dans les Vosges, à une altitude de 1000 m., dans une maison mal isolée, avec deux parois sur l’extérieur et deux fenêtres. Dans le premier cas, la puissance conseillée par Acova est de 720 watts et, dans le second cas, de 3000 watts. Une différence de 1 à 4 et une valeur moyenne proche des 50 watts/m 3 . Mais une telle évaluation reste approximative, d’autres paramètres sont à prendre en compte :

• la nature et l’épaisseur des murs • le type de toit • l’existence ou non d’une cave • le vitrage, simple ou double • l’orientation de la pièce • les vents dominants • la situation en ville ou à la campagne. Le livre de Charles Deutsch, dont j’ai dit plus

haut tout le mal que je pensais, propose une grille intègrant tous ces éléments. Il s’agit de cal- culer les déperditions de chaleur, pièce par pièce, à l’aide de coefficients de déperdition. Par exemple, il est attribué au simple vitrage un coef-

ficient de 5,8 et au double vitrage un coefficient de 3,5. A un mur en briques pleines de 11 cm :

3,6. A un mur en briques creuses de la même épaisseur : 2,1. Pour ma part, ces calculs longs et méticuleux m’ont conduit à des résultats que j’ai jugés dou- teux, car supérieurs de plus 50% à l’auto-bilan d’Acova et à la moyenne théorique de 50 watts/m 3 , alors que ma maison est située en Provence, au niveau de la mer ! Exemple : pour une petite pièce de 9 m 2 , certes située au nord, mais avec des murs à l’ancienne de 50 cm, il fal- lait un radiateur de 1800 watts. Surprenant, quand on sait que la puissance des radiateurs proposés en magasin dépasse rarement 2000 watts ! Peut-être m’y suis-je mal pris, avec cette grille

d’apparence scientifique

En tout cas, je n’ai

... pas encore eu à regretter d’avoir révisé à la bais- se ses résultats : mon installation donne toute satisfaction. Si vous vous angoissez sur cette question – fondamentale, il est vrai –, demandez un bilan thermique à un professionnel. En cas d’hésitation, mieux vaut surdimension- ner les radiateurs que le contraire. Il suffira de diminuer le débit de l’eau à la sortie du radiateur, ou, tout simplement, de baisser la température de chauffe. Vous aurez de la réserve, en cas de froid exceptionnel. Et l’air se dessèche moins avec une eau moins chaude.

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L’emplacement des radiateurs

Dans une pièce de plus de 15 m 2 , il est préfé- rable d’installer deux radiateurs, d’une puissance égale à la moitié de la puissance totale requise pour la pièce. La chaleur sera mieux distribuée. Le meilleur emplacement, c’est bien connu, est sous la fenêtre, ou, plus généralement, près des endroits où passe l’air froid : celui-ci vient se réchauffer au contact du radiateur. C’est ce qu’on appelle «l’effet de convection». A cet effet s’ajou- te la chaleur que le radiateur transmet autour de lui par rayonnement. La forme des radiateurs doit donc être arrêtée en fonction de leur emplacement optimal. Par exemple, dans une pièce disposant d’une porte- fenêtre, un radiateur vertical au plus près de l’ou- verture sera préférable. A l’inverse, on choisira un radiateur de faible hauteur pour longer les baies vitrées de la veranda. Mais il faut savoir que les radiateurs de for- mats moins courants sont nettement plus chers. Ainsi, un radiateur horizontal en acier, tout à fait ordinaire d’une puissance de 2000 watts se vend

L’emplacement des radiateurs Dans une pièce de plus de 15 m , il est préfé- rable

Radiateur Fassane Acova

dans les 100 € à Brico Dépôt. Un radiateur ver- tical de la même puis- sance – que vous ne trouverez pas à Brico Dépôt – va chercher quelque 500 € chez Acova. Cinq fois plus ! Mais, il est vrai, plus design ! Si votre budget vous

interdit toute fantaisie,

vous pouvez toujours

tenter votre chance sur e-Bay. C’est ce que j’ai fait. J’y ai trouvé deux radiateurs verticaux Fassane (Acova) pour 150 et 180 €, moins de la moitié de leur prix neuf.

Les accessoires

Les radiateurs doivent être équipés des accessoires suivants :

• sur la tuyauterie d’arrivée, à gauche ou à droite, un robinet simple ou thermostatique • sur la tuyauterie de retour, dans l’angle oppo- sé à l’arrivée, un organe de réglage (té ou coude) • un purgeur d’air manuel, en position haute • un robinet de vidange, en position basse. Les radiateurs sont fournis «nus», autrement

L’emplacement des radiateurs Dans une pièce de plus de 15 m , il est préfé- rable

Robinet darrivée

L’emplacement des radiateurs Dans une pièce de plus de 15 m , il est préfé- rable

Purgeur

L’emplacement des radiateurs Dans une pièce de plus de 15 m , il est préfé- rable

Coude de réglage (sortie)

L’emplacement des radiateurs Dans une pièce de plus de 15 m , il est préfé- rable

Robinet de vidange

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dit sans accessoires (sauf, en général, le pur- geur). On peut acheter des «kits radiateur» com- prenant les quatre accessoires. C’est le moment de faire un choix : robinets simples ou robinets thermostatiques ? Ces der- niers permettent de régler la température pièce par pièce. Ils ne s’opposent pas, mais complè- tent le thermostat d’ambiance, qui pilote l’en- semble de l’installation, associé ou non à une horloge de programmation hebdomadaire. Un robinet (qu’il soit simple ou thermostatique) peut-être droit ou en équerre, c’est à dire à 90°. On choisit l’un ou l’autre en fonction de l’arrivée du tube au radiateur. Nous le verrons au chapitre consacré à l’installation des radiateurs. Il en est de même du robinet de retour. Il s’ap- pelle “té de réglage”, quand il est droit, et “coude de réglage”, quand il est en équerre. Il permet de régler le débit de l’eau à sa sortie, donc, par voie de conséquence, à l’arrivée. Il sera utile en fin d’installation pour l’équilibrage thermique des dif- férents radiateurs. En effet, plus les radiateurs sont proches de la chaudière plus l’eau qui les traverse est chaude; les plus éloignés reçoivent une eau qui a perdu plusieurs degrés. Aussi joue-t-on sur la quantité d’eau pour équilibrer les radiateurs.

LA DISTRIBUTION

La distribution monotube

Dans un chauffage central, le type de distribu- tion le plus simple est monotube avec des radia- teurs montés en série. Ce système n’a plus cours. Il présente deux gros inconvénients : l’eau se refroidit de radiateur en radiateur et le dysfonctionnement d’un radiateur affecte tout le circuit.

dit sans accessoires (sauf, en général, le pur- geur). On peut acheter des «kits radiateur» com-

Distribution monotube, montage en série

Le montage en parallèle des radiateurs résol- vait le deuxième problème : un robinet sur chaque radiateur permettait d’isoler l’élément de l’ensemble. Mais, comme dans le montage en série, la température de l’eau baissait tout au long de la distribution, puisqu’elle réchauffait chaque radiateur au passage. Pour compenser, il fallait augmenter progressivement la puissance des radiateurs.

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La distribution bi-tube

La distribution bitube est plus perfectionnée. Un tube alimente chaque radiateur monté en parallèle, et un autre tube recueille l’eau sortant du radiateur. Il y a deux circuits : un circuit «départ» et un circuit «retour». La température est donc à peu près constante, mais c’est le débit qui diminue au fur et à mesure qu’on s’éloigne de la chaudière.

La distribution bi-tube La distribution bitube est plus perfectionnée. Un tube alimente chaque radiateur monté en

Distribution bi-tube

Pour équilibrer la distribution, on joue sur le débit à la sortie de chaque radiateur, à l’aide du «té de règlage». C’est une opération délicate. L’équilibrage est le problème majeur de ce systè- me bitube.

La distribution bi-tube en pieuvre

Mais il existe un système de distribution évi- tant tous les problèmes que nous venons d’évo- quer, c’est le bitube en pieuvre. Chaque radiateur est indépendant des autres et relié à deux col- lecteurs (encore appelés, de manière imagée, «clarinettes» ou «nourrices»). Un tube lui amène l’eau chaude du «collecteur-départ», près de la

chaudière, un autre tube ramène l’eau au «col- lecteur-retour».

La distribution bi-tube La distribution bitube est plus perfectionnée. Un tube alimente chaque radiateur monté en

Distribution bi-tube en pieuvre

L’inconvénient de ce système est la longueur des canalisations (au bas mot doublée). Du moins est-ce un inconvénient pour un montage en cuivre, car le cuivre est cher et lourd à mettre en œuvre. Avec le P.E.R., pas de problème. Cette fois, vous n’avez pas le choix : vous êtes condamné au meilleur !

La distribution bi-tube La distribution bitube est plus perfectionnée. Un tube alimente chaque radiateur monté en

Collecteurs installés

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LE CIRCUIT

Où installer la chaudière ?

C’est la première question, puisque tout part de la chaudière. S’il existe un conduit de fumée en état, la place de la chaudière est toute trouvée. A condi- tion que le local fasse au moins 8 m 3 – c’est la règlementation – et qu’il ne soit pas trop excen- tré dans l’habitation, car il y a toujours avantage à limiter la distance entre la chaudière et les radiateurs : plus le circuit est long, plus l’eau perd en température, et plus il faut attendre l’eau au robinet. Autre contrainte : le local doit avoir un mur donnant sur l’extérieur, pour la ventilation. Une ventilation directe et protégée par une grille, si la chaudière est raccordée à un conduit de fumée; une ventilation en circuit étanche, si la chaudière est à ventouse.

Par où faire passer les tubes ?

Les tubes étant sans raccord des collecteurs aux radiateurs, les risques de fuite sont quasi- ment nuls – sauf explosion, tremblement de terre ! On peut donc les enfermer, ces tubes. Et, comme je l’ai dit plus haut, on peut toujours, en cas de problème imprévu, sortir le tube de sa gaine et en passer un autre (à condition que le parcours ne soit pas trop accidenté, auquel cas le tube risquerait de se coincer dans les courbes).

Il y a, en théorie, au moins six voies possibles et combinables :

• par le sol • par les combles • dans les murs • dans des placards • sous moulures • derrière un revêtement ou un doublage. Tout dépend des locaux. Par exemple, dans une maison en construc- tion, on aura tout intérêt à pré-installer les tubes dans les murs et dans le sol. Avec des murs sont en parpaings, les encas- trements ne posent pas de problèmes. En revanche, dans une maison ancienne, aux murs

LE CIRCUIT Où installer la chaudière ? C’est la première question, puisque tout part de la

Courbure maximum

en pierres «froides» scellées à la chaux, l’encastrement sera très labo- rieux, car il faut des saignées d’au moins 30 mm x 55 mm. Les tubes en P.E.R. ne peuvent pas emprunter les

moulures comme

du câble élec- trique, car ils n’acceptent que des courbures douces. Pas question de les plier à angle droit, sous peine de les étrangler. Les moulures ne seront donc utilisables qu’en ligne droite. En concevant le circuit, il faut éviter à tout prix les dénivellations. Si le tube descend, monte et redescend, l’air s’accumulera au point le plus haut, loin de tout purgeur. Avec des canalisations en cuivre, on peut se le permettre : il suffit d’ins-

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taller un purgeur automatique sur le tube, à cet endroit-là. Avec des tubes en P.E.R., c’est fai- sable, mais plus compliqué et surtout quel dom- mage de se priver du «zéro raccord» entre col- lecteur et radiateur !

Faites un plan coté

Nous ne saurions trop conseiller de faire un plan coté et détaillé des locaux, car il faudra émettre et éprouver plusieurs hypothèses avant de trouver le bon circuit.

Ce ne sera pas forcément le plus court (à 1 € le mètre de P.E.R., on n’est pas à un mètre près), mais celui qui vous fera percer le moins de murs, creuser le moins de saignées, construire le moins de placards, démonter le moins de plan- chers ... On compte en moyenne 10 à 15 mètres de tube par radiateur. Grâce au plan coté, vous pourrez estimer de plus près les besoins en tubes, mais aussi en gaine, manchons d'isola-

tion, moulures etc achats.

..

Bref, mieux préparer vos

nécessaire, de la chaudière aux tubes, en pas- sant par les raccords et les colliers de fixation, vous est vendu en fonction de vos choix et de votre plan, et vous profitez d’une assistance télé- phonique pendant tout le temps de la réalisation – car c’est vous-même qui faites le montage. Le fournisseur viendra contrôler les travaux finis, brancher la chaudière et mettre l’installation en service. Votre chauffage central vous coûtera 30 % de moins que si vous aviez fait appel à un profes- sionnel pour le monter, mais deux fois plus cher qu’en vous débrouillant tout seul. Deux fois, ou trois fois, ou plus J’ai reçu des devis de kit exor- bitants, supérieurs à des devis d’installateur. Certaines sociétés misent sur le manque d’infor- mation du client : s’il est tenté par l’achat d’un kit, c’est qu’il n’y connaît pas grand chose ... D’ailleurs, bizarrement, ces sociétés ne m’ont jamais relancé. Puissiez-vous, grâce à ce livre, vous sentir moins seul dans l’entreprise !

Un “kit chauffage” est-il utile ?

Arrivé à ce point d’étude du projet, nanti d’un plan détaillé du circuit, si la perspective de vous lancer seul dans la réalisation vous inquiète, vous pouvez envisager d’ acheter un «kit chauf- fage». Il y a des chauffagistes spécialisés dans la vente de «kits». Vous en trouverez facilement sur Internet. Ou peut-être un chauffagiste ayant pignon sur rue dans votre ville acceptera-t-il de vous le fournir. En quoi consiste ce «kit» ? Tout le matériel

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LES TEMPS DE LA REALISATION

AVANT DE COMMENCER

L’outillage

L'outillage nécessaire fait partie de la caisse à outils du bricoleur moyen, à cinq exceptions près :

– une clé Rétigripp (clé mâle à six pans pour visser les raccords du même nom, spécifiques aux tubes P.E.R.);

AVANT DE COMMENCER L’outillage L'outillage nécessaire fait partie de la caisse à outils du bricoleur moyen,

– un ressort à cintrer, pour courber les tubes à leurs extrémités; – un jeu de clés mâles coudées à six pans (de 2 à 10 mm); – une clé de montage de radiateur; – un cutter solide pour couper les tubes et les gaines (il y a des coupe-gaines P.E.R., mais leur prix – quelque 100 € – est dissuasif pour un non- professionnel).

Si votre plan prévoit de nombreuses saignées, une rainureuse peut être utile (pour autant que les murs ne soient pas en pierre froide). Mais n'achetez pas un modèle sans aspirateur : la production de poussière est infernale ! Cela dit, c'est un appareil cher, qui ne se trouve pas cou- ramment dans les grandes surfaces de bricola- ge. Une location sera avantageuse, si vous ne vous en servez que pour l’installation de votre chauffage central.

Il faut savoir que ...

• En plomberie, comme en électricité (et comme dans la vie), il y a des mâles et des femelles ! La métaphore est suffisamment claire pour nous permettre de repérer les objets ainsi désignés. Dans un montage de tuyauteries, on est sans cesse en train de se poser des problèmes de "sexe" et de section ...

• La section des rac- cords en acier ou en lai- ton est souvent exprimée en pouces, ce qui ne sim- plifie pas les choses pour le novice. Le tableau ci- joint donne les équiva- lences en millimètres.

3/8 pouce = 12 x 17 mm 1/2 pouce = 15 x 21 mm

3/4 pouce = 20 x 27 mm

1 pouce

= 26 x 34 mm

• Pour une étanchéité parfaite, tout raccord non pourvu d'un joint mobile (appelé “joint-fibre” par les professionnels) doit être monté avec du Téflon ou avec de la filasse de chanvre et de la pâte à joint.

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C’est un peu plus simple avec le Téflon, qui s’utilise tout seul. On l’enroule sur la partie mâle filetée, dans le sens du vissage. Le détail est

important : si vous l’enroulez dans l’autre sens, il se décollera pendant le vissage de la partie femelle. Il faut faire plu- sieurs tours avec le ruban. La préférence du plom-

C’est un peu plus simple avec le Téflon, qui s’utilise tout seul. On l’enroule sur la

Filasse et pâte à joint

bier

va

à la traditionnelle

filasse, et il a raison : elle

est plus sûre. On enduit de pâte à joint la partie mâle filetée, puis on enroule un brin de filasse de la même

manière que le ruban de Téflon. Là encore, il ne faut pas hésiter à charger en filasse, jusqu’à rendre le vissage difficile. C’est la garantie d’un bon joint. La graisse Belleville peut remplacer la pâte à joint. C'est une graisse noire, très épaisse, qui a l'avantage de protéger de la rouille. Elle a un inconvénient : elle est salissante au montage.

• Il faut serrer modérément les raccords avec joint. En serrant trop fort, vous risquez d'écraser le joint et de l'empêcher de prendre sa forme définitive au contact de l'eau. Contrôlez chaque raccord à la mise en service de l'installation, et resserrez progressivement ceux qui suintent.

Le moment-vérité des achats

Quand on est novice et qu'on se retrouve au rayon "plomberie" du self service, on s'expose à un moment de confusion mentale ! Même en ayant bien préparé son affaire, on se sent dépassé.

Pas de panique ! Vous n'êtes pas forcés de tout acheter d'un coup. Quitteriez-vous le maga- sin seulement avec les deux collecteurs et leurs accessoires que vous auriez déjà de quoi vous occuper au retour à la maison ! Mais si vous avez bien préparé votre affaire, vous vous rendrez au magasin avec la “liste de courses” que je propose à la fin de ce CD. Vous n’aurez plus qu’à suivre la liste ...

C’est un peu plus simple avec le Téflon, qui s’utilise tout seul. On l’enroule sur la

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1 ER TEMPS

LA POSE DES COLLECTEURS

identiques – équipés de tous les accessoires nécessaires :

• Un purgeur d'air automatique. Dans un chauffage central, l'air est l'ennemi de l'eau, il entrave sa circulation. Comme il est plus léger que l'eau, il monte et s'accumule au point le plus haut. Sur le collecteur-départ, le purgeur est des- tiné à éliminer l'air de la tuyauterie montant de la chaudière. Sur le collecteur-retour, il purge les tubes remontant des radiateurs. • Une vanne à manette papillon ou à poignée plate, mâle/mâle, 1 pouce (26 x 34). En fermant les deux vannes (départ et retour), on isole la chaudière du circuit des radiateurs. • Un robinet de vidange à boisseau. Cet accessoire n'est utile que si les collecteurs sont plus bas que la chaudière. Dans le cas contraire, la vidange de la chaudière suffira pour vider les collecteurs. • 2 supports doubles, pour la fixation au mur. Les collecteurs en kits ont au maximum 7 sor- ties, mais on peut les rallonger en vissant des collecteurs simples de 2, 3, 4, 5 sorties et plus. La chaudière étant en général au-dessus ou au- dessous des collecteurs, des coudes d’entrée de col- lecteur sont nécessaires. D’un côté, on les choisira femelles, d’une section de 1”, pour qu’ils puissent se visser sur la vanne mâle 1”. De l’autre côté, ils seront mâles et de 3/4”, pour se raccorder aux tubes en P.E.R. conduisant à la chau-

Le collecteur et ses accessoires

Il vous faut des collecteurs d’un diamètre de 1 pouce (26 x 34) avec sorties mâles de 1/2 pouce (15 x 21), où viendront se brancher les tubes conduisant aux radiateurs. Avec moins de 6 radiateurs, des collecteurs d’un diamètre de 3/4 de pouce peuvent suffire, mais l’économie serait dérisoire. Sous l’étiquette «Ensemble chauffage», la marque Gripp propose des collecteurs en kits – collecteur-départ et collecteur-retour, qui sont

1 TEMPS LA POSE DES COLLECTEURS identiques – équipés de tous les accessoires nécessaires : •

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dière. En résumé, vous devez acheter 2 coudes d’entrée de collecteur F/M réduits 1”-3/4” (26 x 34 - 20 x 27). Vous pouvez aussi mettre un coude F/F égal 1’’, plus facile à trouver, et ajou- ter un mamelon reduit M/M 1”-3/4”, comme sur la figure de la page précédente, montrant les accessoires du collecteur. Si on n’a pas besoin de robinets de vidange, on peut occuper la sortie qui leur était destinée en y branchant un tube de plus. Cette sortie a la

dière. En résumé, vous devez acheter 2 coudes d’entrée de collecteur F/M réduits 1”-3/4” (26 x

Branchement d’un tube à la place du robinet de vidange

même section que les sorties-tubes (1/2 pouce, 15 x 21)), mais elle est femelle. On la transforme en sortie mâle à l’aide d’un raccord appelé "mamelon". Il y a des mamelons égaux (même section aux deux bouts) et des mamelons réduits (section différente à chaque bout). Il y a des mamelons mâles aux deux bouts (M/M), femel- le/femelle (F/F) et mâle/femelle (M/F). Vous aurez besoin d'un mamelon égal M/M en 1/2” (15 x 21). Il est prudent de choisir un collecteur avec une ou deux sorties supplémentaires, pour se garder la possibilité d’ajouter des radiateurs dans le futur. Ces sorties inutilisées seront obturées par un bouchon femelle 15 x 21 garni d’un joint pour eau chaude.

La préparation

Avant d'installer les collecteurs, il faut les fixer sur un étau et les préparer, c'est à dire monter leurs accessoires : le purgeur, la vanne, le coude et le robinet de vidange (ou le mamelon). Ces éléments étant dépourvus de joint, ils devront être étanchéisés à la filasse (c’est d’ailleurs un principe général : en l’absence de joint, la filasse ou le Téflon). Cette opération doit être faite avec le plus grand soin, car si une fuite se révèle au moment de la mise en service, il faudra tout démonter (vidanger, débrancher les tubes, sortir les collec- teurs de leur support) pour refaire les joints à la filasse. Répétons-le : il faut enrouler les brins de filas- se dans le sens du filetage, et n'hésitez pas à charger en filasse, jusqu'à rendre le vissage dif- ficile.

La pose

Dans la mesure du possible, il vaut mieux ins- taller les collecteurs plus haut que le radiateur le plus élevé. Ainsi, les tubes ne feront que des- cendre jusqu'aux radiateurs et l'air n'y trouvera pas son chemin. On objectera qu'il faudra bien, dans la plupart des cas, que le tube monte au robinet d'arrivée du radiateur. C'est vrai, mais le purgeur du radia- teur sera là pour capturer l'air. Quant au retour, qui sera tout en montée, il se libèrera de son air dans le purgeur automatique de la nourrice- retour, comme nous l'avons déjà dit. A noter que les collecteurs ne sont pas obliga- toirement tout près de la chaudière. Celle-ci peut

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être à la cave et les collecteurs au premier étage. Mais il ne faut pas oublier que plus les tuyaux sont longs, plus la déperdition d’énergie est grande. S'il est impossible de mettre les collecteurs en hauteur, l'évacuation de l'air se fera au niveau des radiateurs. Dans ce cas, il est préférable d'équiper ceux-ci d'un purgeur d'air automatique (il en existe de petit format, pas plus gros qu'un purgeur manuel). La première étape de la pose est la fixation des supports, après un calcul précis de leur

être à la cave et les collecteurs au premier étage. Mais il ne faut pas oublier

La disposition des collecteurs

Le collecteur-départ se fixera au-dessus, décalé à gauche de 5 à 6 centimètres (équivalent à l’es- pace entre deux sorties). Ainsi, les tubes du collecteur-départ passeront sous le collecteur-retour, et le tube-départ venant de la chaudière se trouvera à gauche du tube- retour allant à la chaudière.

espacement compte tenu de la structure des col- lecteurs (les colliers s’ajustent entre deux sor- ties). On veillera à ce que les deux supports soient à niveau. La partie surélevée de chaque support doit se trouver en bas. Elle recevra le collecteur-retour.

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2 EME TEMPS

L’INSTALLATION DES RADIATEURS

La fixation

Les radiateurs sont fournis avec les consoles et les vis adequat. Ils se positionnent à une dizai- ne de centimètres du sol – tout simplement à une hauteur qui permet le passage de l’aspirateur – et ils doivent être en aplomb. Si le mur n’est pas “rattrapable”, on pourra avoir intérêt à choisir un radiateur sur pied. Après avoir mis les radiateurs à niveau, on les surélève de quelques millimètres du côté opposé au robinet, pour guider l’air vers le purgeur.

Les accessoires

C’est une fois le radiateur fixé au mur qu’on installera les accessoires : robinet d’arrivée, té ou coude de réglage pour le retour, purgeur, robi- net de vidange; les installer avant embarrasserait la fixation et risquerait de les abimer. Ces accessoires ne sont pas toujours pourvus de joint. Il faut alors les raccorder avec de la filasse ou du Teflon. La clé de montage de radia- teur sera utile pour visser certains robinets et certains té ou coudes de réglage et ce sera d’ailleurs son seul usage.

Le robinet peut être installé indifféremment à droite ou à gauche. Pour les robinets thermosta- tiques, on choisira la position où ils sont le mieux protégés des chocs, car ils sont très fragiles. En revanche, il faut veiller à l’accessibilité du robinet de vidange : on doit pouvoir glisser sous le robi- net une bassine contenant deux à trois litres. Robinet droit ou robinet équerre ? C’est selon l’arrivée d’eau. Le robinet droit s’impose quand l’eau arrive sur le côté, à la hauteur du robinet, ce qui est assez rare. C’est le cas de figure d’un radiateur placé dans un angle avec un tube d’ali- mentation venant du mur perpendiculaire au radiateur. Le robinet équerre convient dans toutes les autres situations : arrivée d’eau par le bas, par le haut et par derrière (c’est à dire du mur sur lequel est fixé le radiateur).

2 TEMPS L’INSTALLATION DES RADIATEURS La fixation Les radiateurs sont fournis avec les consoles et les

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Même chose pour les robinets de sortie, qui peuvent être droits (on les appelle alors “tésp as. Voici les coordonnées du fabricant : Société Fribaud-Gripp , BP 306, 84706 Sorgues cedex, tél. 04 90 33 28 28. Téléphonez pour demander quel est le détaillant le plus proche de votre domi- cile. Derrière le radiateur, avec les robinets et tés de réglage Banjo (documentation Gripp). Deux conseils • N’équipez pas tous vos radiateurs de robi- nets thermostatiques. L’accélérateur de votre chaudière en souffrirait, quand tous les robinets seraient fermés; il pomperait à vide, puisqu’il n’y aurait aucun retour, et risquerait de chauffer. Il est de coutume de mettre un robinet ordinaire au sèche-serviette de la salle de bains ou au radia- 29 " id="pdf-obj-28-2" src="pdf-obj-28-2.jpg">

Même chose pour les robinets de sortie, qui

peuvent être droits (on les appelle alors “tés de réglage”) ou en équerre (“coudes de réglages”).

Même chose pour les robinets de sortie, qui peuvent être droits (on les appelle alors “tésp as. Voici les coordonnées du fabricant : Société Fribaud-Gripp , BP 306, 84706 Sorgues cedex, tél. 04 90 33 28 28. Téléphonez pour demander quel est le détaillant le plus proche de votre domi- cile. Derrière le radiateur, avec les robinets et tés de réglage Banjo (documentation Gripp). Deux conseils • N’équipez pas tous vos radiateurs de robi- nets thermostatiques. L’accélérateur de votre chaudière en souffrirait, quand tous les robinets seraient fermés; il pomperait à vide, puisqu’il n’y aurait aucun retour, et risquerait de chauffer. Il est de coutume de mettre un robinet ordinaire au sèche-serviette de la salle de bains ou au radia- 29 " id="pdf-obj-28-8" src="pdf-obj-28-8.jpg">

Robinet thermostatique “Banjo”

Il existe des robinets équerres

thermostatiques

qui ont été spécia- lement conçus par

la société

Gripp

pour le montage

en PER. Leur

nom :

“Banjo”. Un

tube coudé dépor-

te à l’arrière du radiateur l’entrée du robinet, de sorte que celle- ci est invisible, donc raccordable directement avec le PER. Le tube coudé se termine par un embout fileté mâle 3/8” ou 1/2” adapté aux rac- cords spéciaux PER (que nous verrons au cha- pitre “Les raccordements”). Tout pour faciliter la vie ! En outre, ces robinets dispensent de vidanger l’installation pour déposer le radiateur et ils se raccordent sans filasse ou Téflon. A notre connaissance, ils ne sont pas vendus

dans les grandes surfaces de bricolage, et tous les fournisseurs spécialisés ne les proposent pas. Voici les coordonnées du fabricant : Société Fribaud-Gripp, BP 306, 84706 Sorgues cedex, tél. 04 90 33 28 28. Téléphonez pour demander quel est le détaillant le plus proche de votre domi- cile.

Même chose pour les robinets de sortie, qui peuvent être droits (on les appelle alors “tésp as. Voici les coordonnées du fabricant : Société Fribaud-Gripp , BP 306, 84706 Sorgues cedex, tél. 04 90 33 28 28. Téléphonez pour demander quel est le détaillant le plus proche de votre domi- cile. Derrière le radiateur, avec les robinets et tés de réglage Banjo (documentation Gripp). Deux conseils • N’équipez pas tous vos radiateurs de robi- nets thermostatiques. L’accélérateur de votre chaudière en souffrirait, quand tous les robinets seraient fermés; il pomperait à vide, puisqu’il n’y aurait aucun retour, et risquerait de chauffer. Il est de coutume de mettre un robinet ordinaire au sèche-serviette de la salle de bains ou au radia- 29 " id="pdf-obj-28-46" src="pdf-obj-28-46.jpg">

Derrière le radiateur, avec les robinets et tés de réglage Banjo (documentation Gripp).

Deux conseils

N’équipez pas tous vos radiateurs de robi- nets thermostatiques. L’accélérateur de votre chaudière en souffrirait, quand tous les robinets seraient fermés; il pomperait à vide, puisqu’il n’y aurait aucun retour, et risquerait de chauffer. Il est de coutume de mettre un robinet ordinaire au sèche-serviette de la salle de bains ou au radia-

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teur d’un couloir, c’est à dire à un endroit qui ne craint pas d’être surchauffé.

• La tête des robinets thermostatiques en équerre peut être positionnée à l’horizontale ou à la verticale (à l’exception des robinets Banjo, dont nous venons de parler, qui, eux, sont dans l’axe horizontal du radiateur). La position hori- zontale est conseillée. A la verticale, elle est trop influencée par la chaleur émanant du radiateur lui-même. Son rôle est en effet de réagir à la température de la pièce tout entière. C’est pour- quoi on évitera aussi qu’elle soit exposée à un point de chaleur (une cheminée, par exemple) ou de froid (une porte d’entrée), ou encore qu’elle soit enfermée sous une étagère ou derrière un rideau.

3 EME TEMPS

LE PASSAGE DES TUBES

Les tubes

Les tubes en P.E.R. destinés au chauffage et au sanitaire sont proposés en quatre sections :

12, 16, 20 et 25 mm. Le 12 mm convient parfai- tement à un circuit en pieuvre, puisque chaque radiateur est alimenté séparément. Certains chauffagistes conseillent le 16 mm. C’est se compliquer inutilement la tâche, car les tubes de 16 sont plus raides, donc plus difficiles à manier. En revanche, pour relier les collecteurs à la chaudière, on se fournira en 20 mm (en 25 mm au-delà de huit radiateurs), car ces deux tuyaux desservent l’installation tout entière. Comme pour les câbles électriques, le gaina- ge protège les tubes en P.E.R. contre les agres- sions mécaniques et chimiques. Il s’impose pour la traversée d’un mur, la mise sous dalle ou le passage dans les combles. Mais il a une autre fonction, il permet au tube de se dilater. Car, à la différence du cuivre (et c’est son gros défaut) le P.E.R. a un fort coefficient de dilatation, de l’ordre de 1% pour un écart de température de 100°. S’il court dans une gaine, il peut jouer librement, même si la gaine est fixée au mur ou prise dans le ciment. Achetez du tube pré-gainé. Bizarrement (sans

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doute parce que la demande commerciale est plus forte), il revient moins cher que le tube et la gaine achetés séparément. Quand au métrage, il dépend du circuit que vous avez choisi. Un ordre d’idée : il faut environ 200 mètres (100 m de bleu et 100 m de rouge) pour 8 radiateurs sur une surface de 100 m 2 , avec une distribution par les combles. Les tubes de 12 mm se vendent en 25, 100 ou 120 mètres.

Le maniement des tubes

Un outil vous sera indispensable : le ressort à cintrer. Introduit dans le tube, il permet de le courber sans l’écraser. Il n’est utilisable, bien

doute parce que la demande commerciale est plus forte), il revient moins cher que le tube

Guide tube équerre

entendu, qu’en début

ou en fin de tube. Pour cintrer le tube à

un autre endroit, un

guide-tube équerre

pourra être utile. Il ne sert pas à proprement parler à courber le tube, mais, comme son nom l’indique, à le guider de telle sorte qu’on ne dépasse pas le rayon de

courbure limite. Quand on enlève le guide-tube, le tube ne garde pas sa courbure. Il faut préala- blement le fixer, soit avec des colliers, soit avec des attaches à clouer ou à visser, exactement comme les gaines ICT grises utilisées pour les câbles électriques. Le diamètre de la gaine des tubes PER de 12 est de 20 mm. Les attaches de la marque FIX-RING sont spécialement pratiques. Un trou de 8 mm

doute parce que la demande commerciale est plus forte), il revient moins cher que le tube

et deux coups de marteau

Attaches Fix-Ring

suffisent et elles tiennent même dans une paroi creuse. De plus le modèle quadruple fixe quatre tubes avec une seule attache.

Conseils de base

• La première chose à faire est de creuser les trous et/ou les rainures nécessaires au passage des tubes. Ce n’est pas le travail le plus agréable, surtout dans les maisons anciennes aux murs montés en “pierres froides” – des murs très épais, par dessus le marché ! Inutile de chercher à percer les pierres, sauf avec des engins très perfectionnés et de maniement diffi- cile : il faut les “désosser” une à une, ce qui conduit le plus souvent à creuser un trou énorme pour dégager les 5 centimètres nécessaires !

• Ne vous fiez pas à vos calculs pour couper les tubes. Il serait dommage que vous vous retrouviez trop court, obligé de faire un raccord pour quelques centimètres. Mettez chaque tube en place, en déroulant la couronne à partir des collecteurs ou des radiateurs et accordez-vous une marge conséquente au départ et à l’arrivée (les tubes valent moins d’un euro le mètre !).

• Attention ! Il ne faut pas tirer le tube, mais dérouler la couronne et il est impératif d’être deux pour cette opération : une personne qui dispose le tube tout au long de son circuit et une autre qui déroule la

doute parce que la demande commerciale est plus forte), il revient moins cher que le tube

Tube pincé

couronne. Le tube peut en effet se mettre en spi-

rale et se pincer, et on ne le voit pas, puisqu’il est enfermé dans sa gaine. Le constat serait doulou-

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reux au moment de la mise en service, car un tube pincé gêne la circulation de l’eau. De plus, une fois pincé, il estfragilisé et peut se casser.

• Le coupe-tube classique utilisé par le plom- bier pour couper les tubes en cuivre ne convient pas aux tubes P.E.R., il les écrase au lieu de les couper. Le meilleur outil est un cutter solide, ou même un couteau à moquette. Il faut couper à angle droit et soigneusement ébarber le tube sectionné.

• La coupe de la gaine seule est une opération délicate, il est bien rare de ne pas blesser le tube à l’intérieur. Et un tube “blessé” est nécessaire- ment fragilisé; on peut penser qu’il ne tiendra pas les cent ans promis par le fabricant ! Comme la gaine se coupe facilement, on préfèrera un ins- trument peu tranchant pour limiter l’éventuelle “blessure” du tube.

Le point le plus haut

Le remplissage n’est jamais total : il y a tou- jours de l’air qui traîne dans les tuyauteries. Comme il monte, il faut encourager sa tendance et ménager une légère pente dans le circuit (2 à 3 millimètres par mètre) jusqu’au point le plus haut où un purgeur manuel ou automatique l’at- tend ... Tel est le principe. L’air n’est pas bon pour le chauffage central pour deux raisons : primo, il prend de la place à l’eau qui est le fluide porteur de chaleur; secundo, il provoque des bruits de tuyauteries. Le P.E.R. restera silencieux, contrai- rement au tubes en cuivre, mais les radiateurs,

qui sont métalliques, ne se priveront pas de gar- gouiller ! Dans notre distribution bitube en pieuvre, chaque radiateur ayant un circuit autonome, ce n’est pas l’ensemble de la tuyauterie qui devra être en pente continue convergeant vers le point le plus haut, mais le tube-départ et le tube-retour de chaque radiateur – ce qui est nettement moins complexe à réaliser. La solution est d’installer les collecteurs et leur purgeur automatique en ce point le plus haut. Dans les maisons à plusieurs niveaux, avec une chaudière au rez-de-chaussée, voire à la cave, la distance sera importante entre chaudière et col- lecteurs : avant même que d’être distribuée, l’eau chaude parcourera plusieurs mètres et se refroidira. Cette perte d’énergie pourra sembler

absurde pour les radiateurs du rez-de-chaussée proche de la chaudière : l’eau montera à l’étage supérieur pour revenir quasiment à son point de

départ

Mais la solution alternative est lourde :

.. des collecteurs à chaque étage. Le mieux est de

bien isoler les tuyauteries reliant la chaudière aux collecteurs, même si elles passent à l’inté- rieur, dans des pièces chauffées, afin de réduire au maximum la perte d’énergie.

Et le point le plus bas

Dans une installation sanitaire ou dans un chauffage central classique à distribution bitube simple, on s’intéresse aussi au point le plus bas pour la vidange de l’installation. Le problème ne se pose pas de la même manière dans une distribution en pieuvre, puis- qu’il y a autant de circuits que de radiateurs. Il est impossible de vidanger l’installation d’un coup, il

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faut procéder radiateur par radiateur, puis vidan- ger la chaudière et les collecteurs (soit par la chaudière, si les collecteurs sont au-dessus d’el- le; soit par les collecteurs, s’ils sont au-dessous de la chaudière).

Le passage par les combles

Cette voie semble la meilleure pour une mai- son ancienne de plain-pied dont le grenier n’est pas aménagé ni aménageable. Chaque tube peut en effet être présenté dans le plafond, à l’aplomb du radiateur concerné et descendre dans une goulotte derrière ce radiateur. Les combles n’étant pas chauffées, il faudra bien entendu isoler les tubes avec des man- chons de polyéthylène. Pour un tube de 12 gainé, les manchons adaptés auront un diamètre intérieur de 22 mm. Mais attention ! Les souris sont très friandes de ces manchons. De plus, la morsure d’un rat peut fort bien crever un tube en P.E.R. Il est donc nécessaire de protéger les tubes. Des tuyaux en PVC peuvent faire l’affaire, avec à l’entrée et à la sortie du tuyau, pour empêcher les parasites de s’y introduire, cette mousse jaune qui durcit : la mousse de polyurethane.

Le passage sous moulures

Ce sont les mêmes moulures que pour les fils électriques, en bois ou en plastique. Inutile de gainer le P.E.R. Les moulures seront donc de petite taille : 15 mm d’épaisseur sur 30 mm de largeur. Les tubes étant soumis à de fréquentes dilata- tions et contractions, il y a un risque de frotte-

ment sur la tête des vis fixant la moulure. Il est donc prudent d’enfoncer au mieux ces têtes de vis dans la baguette ou de les scotcher pour évi- ter l’érosion. Nous l’avons déjà dit : les moulures ne peu- vent servir qu’en ligne droite. Au premier angle droit, le tube en P.E.R. ne pourrait pas suivre. Il faut donc s’arranger, en fonction du terrain. A l’occasion, on peut faire prendre le virage au P.E.R. dans une rainure et le réintroduire dans la moulure après l’angle droit. Lui faire faire un pas- sage souterrain, en quelque sorte. Est-il besoin de préciser qu’il est interdit de faire courir des fils électriques dans la même moulure que les tubes de chauffage ? Pour les mêmes raisons de sécurité, tout croisement ou cheminement le long d’une canalisation élec- trique doit se faire à une distance minimale de 3 cm.

Le passage par le sol

Cette solution vaut surtout pour une maison en construction, car on ne rainure pas un sol carre- lé comme on rainure un mur ! Elle présente le même avantage que le passage par les combles : on va droit au but – c’est à dire au radiateur – sans suivre les murs, donc sans l’em- barras des angles. Le tube revient à la surface par une “sortie de dalle” en plastique dur, dont la courbure est adaptée au P.E.R. Ces “sorties” sont clipsables entre elles, de sorte qu’on peut aménager une “sortie” jumelée pour le tube-départ et le tube- retour.

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Le passage par les murs et les cloisons

Ce choix dépend de la nature de la paroi. Comme je l’ai déjà dit, inutile de s’affronter à un mur en pierres froides ! Mais les encastrements sont aussi décon- seillés dans des cloisons non porteuses trop fines et trop fragiles. Une cloison de 100 mm et moins ne peut recevoir qu’une gaine de 16 mm maximum, autrement dit vous ne pourrez pas y loger vos tubes en P.E.R. gainés, qui ont un dia- mètre de 20 mm. La règlementation fait excep- tion des carreaux de plâtre de 100 mm et des briques creuses de plus de 50 mm, mais, pour ces dernières, obligation est faite de creuser les tranchées d’encastrement dans le sens des alvéoles. En règle générale, dans les cloisons fines, les tranchées en oblique sont interdites. Tous les problèmes sont résolus quand la cloi- son, aussi fine soit-elle, est revêtue d’une plaque de plâtre garnie d’un isolant, polystyrène ou laine de roche. L’isolant ayant une épaisseur minima- le de 20 mm (jusqu’à 100), on peut y creuser avec un simple cutter le passage des gaines. Autre cas de figure facilitant le passage des tubes : la frisette. On peut même choisir de clouer de la frisette sur un mur qui n’a pas pu échapper aux tubes P.E.R. ! Ou bien construire des étagères. Ou encore monter un placard. Tous les coups sont permis pour cacher ces tubes qu’on ne saurait voir !

4 EME TEMPS

LES RACCORDEMENTS

Les raccords P.E.R.

Le moment est venu de raccorder les tubes aux collecteurs et aux radiateurs. Pour ce faire, on utilise des “raccords P.E.R. à compression démontable”. Il existe des raccords Retigripp, de

Le passage par les murs et les cloisons Ce choix dépend de la nature de la

la même marque que les collec- teurs et que les robinets Banjo. Ils se présentent en

trois parties : un

Le passage par les murs et les cloisons Ce choix dépend de la nature de la

écrou femelle (1), une collerette souple (2) qu’on enfile au bout du tube, après qu’on l’ait coupé au cut-

ter et soigneuse-

ment ébarbé, une

Raccord Retigripp

partie filetée mâle garnie d’un joint (3) qu’on visse dans le tube à l’aide d’une clé à six pans. Attention ! Il faut enfiler l’écrou sur le tube avant de poser la collerette et de visser la partie mâle. Ce n’est pas bien grave si on l’oublie : on doit simplement recommencer l’opération. Les raccords P.E.R. sont tous femelles. Pour un tube de 12, ils sont proposés en deux sec- tions : 15 x 21 (1/2”) et 12 x 17 (3/8”). Souvenez- vous : nous avons choisi un collecteur avec des

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sorties mâles 15 x 21 (1/2”). C’est donc de cette section qu’il faut choisir les raccords. Même chose, côté radiateurs, avec les robi- nets Banjo : les embouts filetés des tubes cou- dés existent en 12 x 17 et 15 x 21. Optons pour le même 15 x 21 (1/2”), ainsi nous n’aurons qu’une sorte de raccords à acheter, des “1/2:12”. Il en faudra 2 pour chaque tube-départ (1 au col- lecteur, 1 au radiateur) et 2 pour chaque tube- retour (idem). Par exemple, pour 8 radiateurs, il faudra 4 x 8 = 32 raccords.

Le raccordement des collecteurs

Cette opération ne présente aucune difficulté. S’il faut couder les tubes au départ des collec- teurs, le ressort à cintrer évitera l’écrasement des tubes, même si vous dépassez son rayon de courbure naturel. Point n’est besoin de filasse ou de Téflon, les raccords P.E.R. étant pourvus d’un joint. Ne vis- sez pas trop fort, vous rectifierez le serrage au moment de la mise en pression, si le raccord suinte. Comme pour un tableau électrique, il est pru- dent d’identifier les départs et les retours. Ainsi, en cas de problème avec un radiateur, vous repérerez sans mal le circuit qui l’alimente. Si les collecteurs se trouvent dans une partie non chauffée de l’habitation, il sera prudent de les enfermer dans un caisson isolant.

Le raccordement des radiateurs

La nécessité de cacher les tubes rend ces rac- cordements plus complexes – en tout cas si l’on renonce aux robinets Banjo, dont nous faisons la

publicité sans aucune gratification en retour ! (Précisons, histoire de marquer notre bonne foi, qu’ils sont deux fois plus chers que les robinets thermostatiques ordinaires.)

sorties mâles 15 x 21 (1/2”). C’est donc de cette section qu’il faut choisir les raccords.

Robinet Banjo

Sans les tubes coudés prémontés des robi- nets Banjo, il faut en fabriquer par soi-même, en cuivre. Ce tube aura d’un côté un embout fileté mâle 1/2”, comme les tubes Banjo, raccordable avec les raccords femelles P.E.R. A l’autre bout, c’est à dire côté robinet, ce sera un peu plus compliqué. Les sorties du radiateur étant femelles, il faudrait là encore un embout mâle au tube coudé, mais sa forme coudée empêcherait de le visser. Un mamelon égal M/M (mâle/mâle) s’impose donc à la sortie du robinet et le tube coudé se terminera de ce côté par un écrou femelle jouant librement (on l’appelle pourtant “écrou prisonnier !”). Tout cela en 15 x 21 (1/2”). Seulement voilà, il faut faire des soudures. Plus que des soudures, des “brasures”, c’est à dire des soudures avec non plus de l’étain comme métal d’apport mais un alliage de cuivre ou d’argent qui nécessite une température beau- coup plus élevée, donc un chalumeau avec brû- leur à pointe fine ou mieux, un poste de soudage autogène. Bref, on peut apprendre en quelques

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minutes, et avec un matériel modeste (lampe à souder) à faire une soudure à l’étain pour rac- corder un lavabo. Une “brasure”, c’est une autre

affaire et elle est indispensable pour une tuyau- terie de chauffage central, qui doit résister à d’in- cessantes dilatations et contractions.

Les robinets Banjo sont bien tentants

...

A

moins de demander à un professionnel de fabri- quer les fameux tubes coudés. Pour autant qu’on arrive à trouver l’oiseau rare qui acceptera ce petit travail sans intérêt, on risque de payer le prix fort. Il existe une autre solution, simple et écono- mique, pour raccorder le robinet au tube P.E.R. caché derrière le radiateur : le flexible. On le trouve en 30, 50 ou 100 centimètres, dans le diamètre voulu (15 x 21). Il est même très facile à installer, puisqu’il est pourvu de joints. Il pose toutefois deux problèmes : 1) Il n’est pas beau- coup moins laid qu’un tube P.E.R.; 2) Il vieillit mal, et vite; s’il est par trop tordu, il peut fuir au bout d’une saison de fonctionnement. Attention ! 1) Comme nous l’avons déjà dit, les tubes en P.E.R. n’aiment pas être coincés, ils ont besoin de place pour se dilater. Ils sont capables de soulever un radiateur ! Il faudra donc ménager de larges boucles derrière le radiateur. 2) Faites en sorte que tous les raccords soient visibles et accessibles. On ne peut pas être sûr à 100% de l’étanchéité d’un raccord, encore moins de son étanchéité durable.

5 EME TEMPS

L’INSTALLATION DE LA CHAUDIERE

Installer la chaudière par soi-même ?

La plupart des chaudières modernes sont ven- dues tout équipées, c’est à dire avec le vase d’expansion, qui sert à absorber la dilatation de l’eau quand elle monte en température; avec le circulateur, souvent improprement appelé «pompe», qui accélère la circulation de l’eau; et avec la vanne mélangeuse, qui amortit le choc thermique provoqué par le retour à la chaudière de l’eau refroidie. Ces chaudières «intégrées» sont plus faciles à installer que les anciennes, mais les branche- ments hydrauliques se font en cuivre et, comme nous venons de le dire, les raccords doivent être brasés. A moins d’être déjà rodé à cet exercice et d’avoir le matériel requis, il ne vaut pas la peine de se lancer pour quelques brasures, quand vous pouvez monter tout le circuit de chauffage sans utiliser le chalumeau. Un professionnel fera le travail en deux heures pour quelques dizaines d’euros.

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Mais attention ! Si vous achetez la chaudière sans passer par un chauffagiste, vous aurez du mal à en trouver un pour ce petit travail. Ce qui intéresse l’artisan, c’est de vendre la chaudière, avec sa marge bénéficiaire. Vous risquez même de vous voir refuser un contrat d’entretien par un chauffagiste spécialisé dans l’entretien et la réparation de chaudière à gaz, si la chaudière que vous avez choisie n’est pas d’une marque connue comme Saunier Duval, Leblanc ou Frisket ! Ce problème mérite réflexion. La chaudière vous coûtera peut-être 30 % plus chère, si vous l’achetez à un chauffagiste, mais, dans la mesu- re où elle sera installée par un professionnel, la T.V.A. sur l’achat sera de 5,5 % au lieu de 19,6 %. Le surcoût de la chaudière ne sera donc que de 15% et au moindre problème, vous aurez un dépanneur à votre disposition.

Le cas des chaudières à gaz

Pour une chaudière à gaz, le calcul est enco- re plus convaincant, puisque le certificat de conformité exigé par G.D.F. pour le branchement est délivré gratuitement par le professionnel agréé qui a installé la chaudière, alors que, si l’installation a été faite par vous-même, vous devrez faire appel à un organisme privé, Qualigaz, qui vous facturera le contrôle 145 €, et 82,80 € de plus, pour une deuxième visite, si l’installation a été jugée non conforme à la pre- mière visite. Sans compter que le raccordement d’une tuyauterie pour le gaz, avec une brasure à l’ar- gent, ne semble pas à la portée du bricoleur moyen !

Si votre maison ou votre appartement est déjà raccordé au gaz de ville, vous pourrez vous pas- ser du certificat de conformité. Mais ce sera illé- gal : tout changement dans une installation au gaz doit être déclaré à G.D.F. et agréé. Et en cas d’accident et de dommages, l’assurance fera valoir l’absence de certificat de conformité.

Le raccordement aux collecteurs

Si vous faites appel à un chauffagiste pour acheter et installer la chaudière, il ne pourra pas vous refuser le raccordement aux collecteurs, ou, plus exactement aux tubes P.E.R. de 20 mm sortant du collecteur-départ et du collecteur- retour. Il vous faudra seulement prévoir deux raccords P.E.R. Rétigripp de 20 mm adaptés à la section des sorties de votre chaudière (en géné- ral 20 x 27, soit 3/4”).

Le conduit de fumée traditionnel

Comme nous l’avons dit à propos du choix de la chaudière, il y a deux manières d'évacuer les fumées : soit par un conduit traditionnel maçon- né, c’est à dire une cheminée, soit au moyen d'une ventouse. Il faut contrôler que le conduit maçonné est d’une parfaite étanchéité. Si ce n’est pas le cas, on le tubera avec un tube en aluminium, rigide si le conduit est droit, flexible s’il est coudé. Pour les chaudières à fioul, l’inox est préférable. Il en est de même pour les chaudières à condensa- tion, dont le tube, de surcroît, gagnera à être isolé.

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La section du tuyau d’évacuation doit être constante et au moins égale à celle de la sortie de la chaudière. La chaudière ne doit pas être installée à la ver- ticale du conduit de cheminée, mais décalée pour éviter la retombée de la condensation dans le corps de chauffe. Les tuyaux seront emboîtés la partie femelle au-dessus de la partie mâle. Il est prudent de prévoir une trappe de ramo- nage d’un accès facile pour visiter et nettoyer le conduit. La cheminée doit dépasser le faîtage de votre toit d’au moins 40 centimètres, et s’il y a une construction plus haute dans un rayon de 8 mètres, dépasser celle-ci de 40 centimètres. Si votre toiture est en terrasse, la cheminée estérieure devra s’élever au minimum à 1,20 mètre et, là encore, dépasser d’au moins 40 cen- timètres toute construction située dans un rayon de 8 mètres.

Le conduit à ventouse

La protection contre le calcaire

Si votre circuit de plomberie n’est pas protégé contre le calcaire, le chauffage central est une raison de plus d’y remédier – même si les tubes en P.E.R. ont la réputation de ne pas fixer le cal- caire, car la chaudière est un équipement coû- teux. Cette remarque ne vaut que pour les chau- dières mixtes, car le circuit de chauffage, avec ses quelques litres d’eau rarement renouvelés, ne risque pas d’entartrer la chaudière.

La ventouse est un système de communica- tion étanche avec l’extérieur, constitué de deux tuyaux séparés. Un tuyau en PVC ou en acier émaillé sert à aspirer l’air nécessaire à la com- bustion. L’autre tuyau, généralement en alumi- nium, sert à évacuer les gaz brûlés. Ce conduit doit répondre à certaines normes :

• avoir une pente descendante de 2 cm par mètre pour éviter le retour de la condensation à la chaudière ; • déboucher à plus de 1,80 m du sol ; • être éloigné d'au moins 2 m d'un mur mitoyen, de 40 cm d'une baie ouvrante et de 60 cm d'une entrée d'air ou de ventilation.

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6 EME TEMPS

LA MISE EN SERVICE

Remplissage et purge

Comme nous le savons, chaque radiateur est équipé d’un “té de réglage” ou d’un “coude de réglage” qui permet de régler le débit. La pre- mière chose à faire, avant la mise en service, est de vérifier que ces robinets sont bien ouverts. On agit sur le té ou le coude à l’aide d’une clé à six pans. Mettez le circuit en eau – sans antigel, car il y a des risques de fuite pouvant vous obliger à vidanger. Après le premier remplissage, ouvrez le purgeur de chaque radiateur et refermez-le quand l’eau y arrive. Aucune intervention n’est nécessaire aux collecteurs et à la chaudière, leur purgeur étant automatique. Il faudra purger une deuxième fois à chaud, car l’eau, en chauffant, dégage de l’oxygène

Tr aquez la fuite !

Remplissez un peu plus le circuit que ne l’in- dique le mode d’emploi de la chaudière. Si celle- ci est donnée pour 1 bar, montez à 1,5; si elle est donnée pour1,5 bar, montez à 2. Cela afin d’exercer le maximum de pression sur les rac- cords pour les tester.

Allez contrôler chaque raccord, aux collec- teurs et aux radiateurs. En cas de suintement, il suffit souvent de resserrer. Mais si le suintement persiste sur un raccord à la filasse ou au Téflon,

il est à peu près sûr que vous devrez démonter et refaire. Et, au préalable, bien entendu, vidan- ger. Une perte de pression peut avoir de multiples causes dans une chaudière installée depuis un certain temps, mais quand la chaudière est neuve, c’est quasiment à coup sûr le signe d’une fuite dans le circuit. Le problème est classique à la mise en service. Remettez de l’eau jusqu’à la bonne pression

et repartez à la traque

Au besoin, disposez une

... serviette en papier sous chaque raccord, car la fuite peut être minuscule et intermittente. Si vous ne trouvez toujours rien, allez contrô- ler les purgeurs automatiques que vous avez ins- tallés sur les deux collecteurs. Eux aussi peuvent fuir. Mais ils ne seront pas nécessairement humides : l’eau se sera évaporée – en laissant toutefois des traces.

Le réglage du débit

Dans le circuit bitube classique, un réglage du débit à chaque radiateur s’impose, car l’eau perd en température et en pression tout au long du cir- cuit. Le radiateur le plus éloigné est le plus défa- vorisé. On compense en jouant sur le débit de l’eau dans chaque radiateur, à l’aide du té de réglage ou du coude de réglage. C’est une opé- ration délicate appelé “équilibrage de la distribu- tion”. Notre circuit en pieuvre est beaucoup plus facile à régler. On ouvre à fond les tés ou les

39

coudes, ainsi que les robinets thermostatiques et, après un certain temps, on contrôle la tempé- rature de chaque radiateur (avec un simple ther- momètre). Le radiateur le plus éloigné de la chaudière aura la température la plus basse. A moins qu’un radiateur moins éloigné ne se trou- ve dans un local plus froid. Quoi qu’il en soit, le radiateur le moins chaud restera au max imum d’ouverture et sa température servira d’étalon : à chaque radiateur, on fermera le té ou le coude, par tâtonnements, jusqu’à ce qu’on obtienne la température-étalon du radiateur le moins chaud. Mais cette procédure est théorique. Dans la pratique, on ferme un peu les tés ou les coudes des radiateurs les plus proches et les robinets thermostatiques font le reste. En revanche, il fau- dra s’intéresser d’un peu plus près aux radia- teurs sans robinet thermostatique, comme le sèche-serviettes.

ANNEXES

MONTAGE

DU

CHAUFFAGE CENTRAL

EN

PER

AVEC

8

RADIA

TEURS

 
 

Nombre

Prix TTC/U

Prix TTC

CHAUDIERE

     

Euroterm-Lamborghini 23 kw murale à gaz ECS instantanée

 

1

549,00

549,00

Installation chaudière

   

1

 

200,00

OUTILLAGE

     

Clé de montage Retigripp

   

1

5,50

5,50

Ressort à cintrer diam. 12 mm

   

1

14,30

14,30

Couteau à moquette

   

1

1,80

1,80

COLLECTEURS

       

Kit collecteurs multidéparts-multiretours

   

1

76,20

76,20

Coude d’entrée de collecteur à 90° F/F 1”

   

2

2,50

5,00

Mamelon M/M réduit 1”/3/4” (26 x 34 / 20 x 27)

   

2

3,72

7,44

Mamelon M/M égal 1/2” (15 x 21)

   

2

3,72

7,44

TUBES

     

Tube PER prégainé bleu 12 mm 100 mètres

   

1

55,50

55,50

Tube PER prégainé rouge 12 mm 100 mètres

   

1

55,50

55,50

RACCORDS

     

Raccords Retigripp 12-1/2” (15 x 21) *

   

32

2,17

69,44

RADIATEURS

     

Radiateur acier 800 w

   

1

22,71

22,71

Radiateur acier 1000 w

   

2

29,34

58,68

Radiateur acier 1500 w

   

2

39,14

78,28

Radiateur acier 2000 w

   

1

58,69

58,69

Radiateur vertical Acova 1800 w (occasion ebay) *

   

1

150,00

150,00

Sèche-serviettes

   

1

69,00

69,00

Robinets Banjo 1/2” (15 x 21) long + Té règlage *

   

7

39,36

275,52

Robinet simple 1/2” (15 x 21) droit ou équerre

   

1

8,20

8,20

FOURNITURES DIVERSES

       

Guide tube équerre diam. 12 mm

   

1

2,70

2,70

Filasse

 

1

3,20

3,20

Pâte à joint

 

1

2,50

2,50

Attaches boîte de 25 Fix Ring 20 mm

   

5

4,10

20,50

Flexibles 50 cm

   

2

2,61

5,22

Grille aération

   

2

4,35

8,70

DIVERS

     

Moulures 15 x 30 mm 10 mètres

   

1

10,46

10,46

Manchons d’isolation 22 mm

   

20

0,62

12,40

Contrôle Qualigaz (2 visites) *

     

222,00

TOTAL

   

2055,88

       

Les prix sont ceux de Brico Dépôt au printemps 2005, sauf

exception

s indiquées pa

r un *.

Les normes pour l’installation d’une chaudière à gaz

Arrêté du 2 août 1977, modifié par arrêté du 28 octobre 1993, relatif aux règles techniques et de sécurité appli- cables aux installations de gaz combustible et d'hydro- carbures liquéfiés situés à l'intérieur des bâtiments d'ha- bitation ou de leurs dépendances.

Prescriptions concernant l'aménagement des locaux où fonctionnent les appareils à gaz. Installation des appareils, aération des locaux.

Pour l'application du présent article, deux locaux contigus sont considérés comme local unique s'ils communiquent par une baie libre d'une sur- face au moins égale à 3 mètres carrés.

I.APPAREILS À CIRCUIT ÉTANCHE

Les appareils à circuit étanche peuvent être ins- tallés dans tout local, même s'il ne comporte pas de fenêtre ou châssis ouvrant.

II. APPAREILS À CIRCUIT NON ÉTANCHE

AA .

Bâtiments soumis au moment de leur

construction aux dispositions des arrêtés

ministériels

du

22

octobre

1969

ou

du

24

mars 1982 modifié relatifs à l'aération des logements.

Dans ces bâtiments, un appareil à circuit non

étanche, raccordé ou non, ne pourra être installé que dans un local appartenant à une construc- tion qui répond aux prescriptions suivantes :

Elle dispose d'une aération générale et per- manente sous réserve que :

• les débits de ventilation permis par ces arrêtés soient compatibles avec les débits d'alimentation en air nécessaire au bon fonc- tionnement des appareils et notamment des chaudières ; • les appareils non raccordés soient installés dans des locaux comportant une sortie d'air déterminée en fonction des caractéristiques de ces appareils et réalisée :

– soit par une bouche d'extraction de ven- tilation mécanique contrôlée ou tout autre dispositif équivalent ; – soit par un ou plusieurs orifices disposés à la base d'un conduit en tirage naturel, individuel ou collectif, et vertical ; – soit par la prise d'air du coupe-tirage d'un appareil raccordé à condition que la partie supérieure de l'entrée du coupe-tirage soit située à 1,80 mètre au moins au-dessus du sol.

Le local où est installé l'appareil a un volu- me d'au moins 8 mètres cubes, ce chiffre étant porté à 15 mètres cubes dans le cas d'une ins- tallation nouvelle comportant un chauffe-eau non raccordé. Toutefois, les dispositions de l'article 22 de l'ar- rêté du 15 octobre 1962 restent applicables au

43

remplacement, sans modification d'emplace- ment, d'appareils installés antérieurement à la date de mise en application du présent arrêté.

Le local où est installé l'appareil est :

• soit pourvu d'un ou de plusieurs châssis ou fenêtres ouvrant directement sur l'extérieur ou sur une courette intérieure de largeur au moins égale à deux mètres afin de permettre, en cas de besoin, une aération rapide ; la surface de la partie ouvrante ne peut être inférieure à 0,40 mètre carré ( ) ... • soit en communication, par une porte non condamnée, avec un local muni de tels châs- sis ou fenêtres, à condition qu'il puisse être balayé par un courant d'air rapide pouvant être établi entre deux façades.

BB

..

Autres bâtiments d'habitation

Nonobstant les dispositions du point 1° du para- graphe II-A ci-dessus, dans le cas des construc- tions anciennes non soumises au code de la construction et de l'habitation, et lorsque l'aéra- tion permanente des logements peut être limitée à certaines pièces, un appareil à circuit non étanche, raccordé ou non, ne peut être installé que dans un local répondant aux prescriptions énoncées ci-dessus (en II-A [2° et 3°]), ainsi qu'aux prescriptions suivantes :

1° Le local dispose d'une amenée d'air perma- nente, directe ou indirecte.Cette amenée d'air, déterminée en fonction des caractéristiques des appareils installés, doit être obtenue par

un ou plusieurs orifices offrant une section libre au moins égale à :

• 50 centimètres carrés si la sortie d'air ou celle des produits de combustion sont assu- rées, au moins partiellement, par un conduit vertical en tirage naturel ; • 100 centimètres carrés si la sortie d'air ou celle des produits de combustion sont uni- quement assurées par un passage au tra- vers d'une paroi extérieure ; auquel cas, l'amenée d'air est nécessairement directe. Les amenées d'air directes doivent être conçues, compte tenu du système de chauffa- ge, de manière à ne pas être une cause d'in- confort pour les occupants ;

2° S'il comporte au moins un appareil non rac- cordé, le local doit disposer d'une sortie d'air en partie haute. En outre, si l'évacuation de l'air n'est pas assu- rée par tirage mécanique, cette sortie d'air doit être déterminée en fonction des caractéris- tiques des appareils non raccordés et doit être constituée :

• soit par un ou plusieurs orifices de section totale libre au moins égale à 100 centimètres carrés et disposés soit à la base d'un conduit vertical, soit dans une paroi extérieure. Dans ce dernier cas, l'amenée d'air est nécessai- rement directe ; • soit par la prise d'air du coupe-tirage d'un appareil raccordé à condition que la partie supérieure de l'orifice d'entrée du coupe-tira- ge soit située à 1,80 mètre au moins au-des- sus du niveau du sol.

44

CC

..

Dispositions particulières

A l'exclusion du cas où il s'agit d'un appareil de production d'eau chaude non raccordé, la condition énoncée en II-A (3°) ci-dessus n'est pas obligatoire si les appareils installés répon- dent aux prescriptions suivantes :

• ils comportent sur chaque brûleur un disposi- tif assurant la coupure automatique de l'ali- mentation en gaz en cas d'extinction fortuite de la flamme du brûleur ; • ils sont raccordés au robinet de commande prévu à l'article 10 ci-dessus soit par une cana- lisation rigide, soit par un tuyau flexible.

Sont dispensés de satisfaire aux conditions énoncées aux 2° et 3° du paragraphe II-A ci-des- sus :

• les placards-cuisine à condition que leur sur- face libre au sol soit telle qu'il ne soit pas pos- sible d'y séjourner porte fermée et sous réser- ve qu'ils s'ouvrent sur une pièce répondant aux conditions des 2° et 3° du paragraphe II-A ; cette condition est réputée satisfaite quand la surface au sol, porte fermée, hors projection horizontale des meubles, représente une bande de moins de 30 centimètres de largeur; • les locaux contenant uniquement des appa- reils raccordés munis d'un dispositif conforme aux normes en vigueur et interrompant auto- matiquement la combustion dès que l'évacua- tion devient insuffisante ; • les locaux affectés exclusivement à l'installa- tion d'appareils raccordés; • les dépendances contenant uniquement des appareils raccordés.

Liste-type d’achats

Soit R le nombre de radiateurs. Les achats sont pour beaucoup fonction de R. “Mâle” est signifié par M et “femelle” par F.

OUTILLAGE

• Clé de montage Retigripp

 

.

.

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.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.1

• Jeu de clé mâles coudées à six pans

.

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.

.

.

.1

• Clé de montage de radiateur

 

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.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.1

• Ressort à cintrer diam. 12 mm

 

.1

• Couteau à moquette

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.1

COLLECTEURS

 

• Collecteurs 1” (26 x 34), à R+1 sorties M

 

de 1/2” (15 x 21) • Support de collecteur

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.2

.2

• Purgeur d’air automatique 1/2” (15 x 21) • Vanne d’entrée M 1” (26 x 34) à écrou

.

.

.

.2

tournant F

.

. • Robinet de vidange à boisseau M 1/2”

.

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.

.

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.

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.

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.

.2

(15 x 21) (si collecteurs plus bas que chaudière)

.

.

.

.

.1

Les 2 collecteurs et leurs 4 accessoires peuvent être achetés en kit, sous l’appellation “ensemble chauffa- ge multidéparts et multiretours”.

• Coude d’entrée de collecteur

à 90° F/F 1”

.

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.

.

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.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.2

• Mamelon M/M réduit 1”/3/4” (26 x 34 / 20 x 27)

. • Mamelon M/M égal 1/2” (15 x 21)

.

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.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

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.

.

.

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.

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.

.2

.

.

.

.

.

.

.2

TUBES

(Longueurs moyennes à préciser sur plan coté)

• Tube PER prégainé bleu 12 mm • Tube PER prégainé rouge 12 mm • Tube
• Tube PER prégainé bleu 12 mm
• Tube PER prégainé rouge 12 mm
• Tube PER prégainé bleu 20 mm
• Tube PER prégainé rouge 20 mm
.
.
. . . .
.
.
.13 m x R
.13 m x R
.10 m
.10 m
RACCORDS
• Raccords Retigripp 12-1/2” (15 x 21)
• Raccords Retigripp 20-3/4” (20 x 27)
.R x 4
.
.
.
.
.4
RADIATEURS
• Radiateurs
• Sèche-serviettes
.
.
.
.
.
.
.
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.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.R-1
.
• Robinets Banjo 1/2” (15 x 21) long
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.1
.R-1

• Tés de réglage ou coude Banjo 1/2” (15 x 21)

long

.

. • Robinet simple 1/2” (15 x 21) droit ou équerre

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

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.

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.

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.

.

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.

.R

.1

• Purgeur

 

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.

.

.

.

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.

.

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.

.

.

.

.

.

.

.

.

.R

• Robinet de vidange

 

.R

FOURNITURES DIVERSES

 

• Guide tube équerre diam. 12 mm

 

.

.

.

.

.

.

.

.

.1

• Filasse

 

.

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.

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.

.

.

.

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.1

• Pâte à joint

 

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.

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.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.1

• Attaches doubles, boîte de 25

 

Fix Ring 20 mm

 

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.R/3

ELEMENTS NON QUANTIFIABLES

dépendant du circuit choisi

• Sorties de dalle • Moulures 15 x 30 mm • Manchons d’isolation 22 mm

46

CHAUFFAGE GAZ

CHAUFFAGE GAZ Chaudières murales à condensation Le confort à fleur de peau Calydra Green Niagara Green

Chaudières murales à condensation

CHAUFFAGE GAZ Chaudières murales à condensation Le confort à fleur de peau Calydra Green Niagara Green
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Le confort à fleur de peau

Calydra Green Niagara Green Centora 3 Green

www.chaffoteaux-maury.fr

CHAUFFAGE GAZ

Avec sa nouvelle gamme de chaudières murales Green, Chaffoteaux & Maury intègre dans son offre une technologie aujourd’hui maîtrisée et éprouvée :

LA CONDENSATION.

Pourquoi choisir la condensation ?

Pour l’environnement

L’amélioration très sensible du rendement énergétique des chaudières à condensation diminue la consommation d’énergie et les émissions de gaz polluants. La parfaite maîtrise de la combustion du gaz grâce à un brûleur à pré-mélange total assure la réduction des émissions polluantes (NOx, CO2) responsable

de l’effet de serre et des pluies acides.

C’est pourquoi les chaudières individuelles à condensation Chaffoteaux & Maury répondent particulièrement bien aux préoccupations environnementales.

Pour l’économie

Le système à condensation Chaffoteaux & Maury permet d’atteindre un rendement énergétique de la chaudière jusqu’à plus de 108% sur PCI. Les chaudières à condensation permettent également de réaliser des économies de consommation grâce à la disponibilité immédiate de l’eau chaude.

Selon l'installation et le système remplacés, l'économie d'énergie apportée par une chaudière Green peut atteindre jusqu'à 30% de la consommation annuelle.

CHAUFFAGE GAZ Avec sa nouvelle gamme de chaudières murales Green, Chaffoteaux & Maury intègre dans son

Calydra Green

Pour le confort

En chauffage, avec un fonctionnement optimum à basse température, la condensation assure une chaleur douce dans l’habitat. En sanitaire, la nouvelle gamme Green Chaffoteaux & Maury répond aux nouvelles exigences de confort sanitaire des utilisateurs, grâce aux performances des systèmes de stockage à mini-accumulation (6 litres) à accumulation intégrée (45 litres) et à accumulation associée (de 55 à 200 litres).

Adieu les douches écossaises et vive l’eau chaude sans attente !

< 39db Le confort, c’est aussi le silence : les chaudières individuelles à condensation Chaffoteaux &
< 39db
Le confort, c’est aussi le silence : les chaudières individuelles à condensation
Chaffoteaux & Maury, grâce à leur nouvelle technologie, affichent des performances
acoustiques inégalées (<39 dB(A) à P min).
2
+ Centora 3 Green RT 2000 classement “CONDENSATION” Suivant les solutions techniques du CSTB, Gamme

Niagara Green

+ Centora 3 Green RT 2000 classement “CONDENSATION” Suivant les solutions techniques du CSTB, Gamme

+

Centora 3 Green

+ Centora 3 Green RT 2000 classement “CONDENSATION” Suivant les solutions techniques du CSTB, Gamme
RT 2000 classement “CONDENSATION”
RT 2000
classement
“CONDENSATION”

Suivant les solutions techniques du CSTB, Gamme Green = 6 à 10 points

La préconisation d’une chaudière de la gamme Green apporte au minimum 1/3 des points, sur les 18 nécessaires à la qualification RT 2000 d’une maison individuelle.

+ Centora 3 Green RT 2000 classement “CONDENSATION” Suivant les solutions techniques du CSTB, Gamme

Comment ça marche ?

Transformer de la vapeur en liquide s’accompagne d’une récupération de chaleur et donc d’énergie. C’est le principe de base de la condensation en chauffage : récupérer l’énergie contenue dans la vapeur d’eau présente dans les fumées. Avant d’être évacuées par la cheminée, les fumées très chaudes, produites par la combustion du gaz, traversent un échangeur-condenseur dans lequel circule l’eau de chauffage. La vapeur d’eau contenue dans les fumées se condense sur l’échangeur qui récupère sa chaleur dite latente. Les fumées sont alors évacuées à environ 70°C au lieu de 200°C avec une chaudière traditionnelle. Elles réchauffent alors “gratuitement”, l’eau du circuit de chauffage et s’ajoutent à la chaleur de la combustion. L’eau résultant de la condensation (les condensats), est évacuée quant à elle vers l’égout.

Les choix technologiques

Choisir la condensation ne doit pas se faire au détriment de l’encombrement ou de la fiabilité. L’échangeur tout inox 316 L des chaudières Green offre une grande surface d'échange. Bien que très compact, chaque élément composant les échangeurs (5 à 6 éléments selon la puissance) dispose de 0,15 m 2 de surface d'échange, idéal pour la condensation au gaz. Ce choix technologique offre un ratio puissance/encombrement exceptionnel en chaudière murale. Comme aucune installation de chauffage n’est jamais complètement étanche à l’air ou ne le demeure pas dans le temps, la corrosion menace souvent les échangeurs. Avec l’inox 316 L, Chaffoteaux & Maury choisit un matériau d’échange thermique noble et insensible à la corrosion. Soucieux de partager les bénéfices de cette avancée technologique, Chaffoteaux & Maury offre une garantie étendue à 5 ans sur l’ensemble brûleur – échangeur entretenu dans le cadre d’un contrat d’entretien annuel.

3

GARANTI GARANTI 5 5 ANS ANS
GARANTI
GARANTI
5
5
ANS
ANS

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  • 1 Affichez la palette Signets. Le cas échéant, choisissez Fenêtre > Signets afin d’activer la

palette ou cliquez sur l’onglet Signets afin de placer la palette au premier plan du groupe

de palettes.

  • 2 Pour passer directement à une rubrique en utilisant le signet associé, cliquez sur l’icône ou le texte du signet dans la palette.

Remarque : il se peut qu’en cliquant sur un signet vous déclenchiez une action (telle que la lecture d’une séquence) au lieu d’atteindre un emplacement spécifique. Cela dépend de la configuration du signet.

Le signet associé à la section de document affichée à l’écran est indiqué en gras. Si le navigateur disparaît lorsque vous cliquez sur le signet, cela signifie que l’option Réduire après utilisation était activée lors de la création du document. Pour afficher à nouveau le navigateur, cliquez sur le bouton Afficher/Masquer le navigateur de la barre de commandes. Si vous souhaitez qu’il reste affiché lors de l’activation des signets, désélec- tionnez la commande Réduire après utilisation dans le menu de la palette Signets. Les signets peuvent dépendre hiérarchiquement d’autres signets. Dans ce cas, le signet situé au niveau supérieur de l’arborescence est appelé signet parent tandis que les signets inférieurs sont dits signets enfant.Vous pouvez réduire un signet parent dans la palette de façon à masquer tous les signets enfant. Un signet parent réduit est doté d’un signe plus (Windows) ou d’un triangle pointant vers la droite (Mac OS). Si le signet sur lequel vous souhaitez cliquer est masqué dans l’arborescence, il vous suffit de cliquer sur le signe plus ou sur le triangle situé à gauche du signet parent pour l’afficher. Pour sélectionner le signet associé à la section du document affichée dans le panneau de visualisation, choisissez Contraster les signets actifs dans le menu de la palette Signets. Si le signet recherché est masqué suite à la réduction de l’arborescence du signet parent, ce dernier est développé de manière à afficher le signet enfant qui vous intéresse.

Pour parcourir un document à l’aide d’une vignette :

  • 1 Affichez la palette Vignettes. Le cas échéant, choisissez Fenêtre > Vignettes afin

d’activer la palette ou cliquez sur l’onglet Vignettes afin de placer la palette au premier plan du groupe de palettes.

  • 2 Effectuez l’une des opérations suivantes :

Pour passer à une autre page, cliquez deux fois sur la vignette associée à la page qui vous intéresse.

Pour afficher une autre section de la page active, placez le pointeur sur le bord du cadre de la page représentée dans la vignette jusqu’à ce qu’il prenne la forme de l’outil Main . Déplacez-vous dans la zone de visualisation en faisant glisser le cadre.

Pour suivre un lien :

  • 1 Sélectionnez l’outil Main , un outil de zoom ou de sélection.

dotée d’un index pointé . (Les liens renvoyant à des pages Web sont signalés par un signe plus sur l’icône de la main.) Il ne vous reste plus ensuite qu’à cliquer sur le lien.

Remarque : il se peut qu’en cliquant sur un signet vous déclenchiez une action (telle que la lecture d’une séquence) au lieu d’atteindre un emplacement spécifique. Cela dépend de la configuration du lien.

Pour lire un article :

  • 1 Effectuez l’une des opérations suivantes :

Affichez la palette Articles. Cliquez ensuite deux fois sur l’icône de l’article dans la palette afin de commencer la lecture au début de l’article.

Sélectionnez l’outil Main . Cliquez ensuite dans l’article à l’emplacement où vous souhaitez commencer votre lecture.Vous pouvez également appuyer sur Ctrl (Windows) ou sur Option (Mac OS) et cliquer dans l’article pour commencer la lecture au début du document.

  • 2 Le pointeur prend la forme spécifique suivante . Pour parcourir l’article, effectuez

l’une des opérations suivantes :

Pour passer à la division suivante, appuyez sur Entrée ou cliquez une fois.

Pour revenir à la division précédente, appuyez sur Maj+Entrée, ou appuyez sur Maj et cliquez une fois.

Pour revenir au début, appuyez sur Ctrl (Windows) ou sur Option (Mac OS) et cliquez une fois.

Pour interrompre la lecture d’un article avant d’en avoir atteint la fin, appuyez sur Maj+Ctrl (Windows) ou sur Maj+Option (Mac OS) et cliquez une fois.

  • 3 Lorsque vous avez atteint la fin d’un article, le pointeur prend la forme spécifique suivante . Appuyez sur Entrée ou cliquez une fois pour revenir à l’emplacement affiché

avant la lecture de l’article.

Pour suivre une destination :

  • 1 Affichez la palette Destinations. Le cas échéant, choisissez Fenêtre > Destinations afin

d’activer la palette ou cliquez sur l’onglet Destinations afin de placer la palette au premier plan du groupe de palettes.

  • 2 Choisissez Examiner le document dans le menu de la palette Destinations ou cliquez sur le bouton correspondant situé en haut de la palette.

  • 3 Pour changer l’ordre des noms figurant dans la palette, effectuez l’une des opérations suivantes :

Cliquez sur la barre Nom située en haut de la palette Destinations afin de classer les destinations par ordre alphabétique.

Cliquez sur la barre Page située en haut de la palette Destinations afin de classer les destinations selon l’ordre dans lequel elles figurent dans le document.

  • 4 Pour atteindre une rubrique à partir de sa destination, cliquez deux fois sur la desti-

nation dans la palette (Windows) ou maintenez la touche Ctrl enfoncée et cliquez sur la

destination (Mac OS), puis choisissez Atteindre la destination dans le menu contextuel.

Retour en arrière dans un document

Après avoir feuilleté des documents ou utilisé des structures de navigation pour parcourir différents fichiers, vous avez la possibilité de revenir à votre point de départ.Vous pouvez revenir 64 pas en arrière dans Acrobat ou 32 dans le cas de documents affichés dans des fenêtres de navigateur externes.

Pour revenir en arrière dans un document :

Effectuez une ou plusieurs des opérations suivantes :

Pour revenir sur vos pas dans un document PDF, cliquez sur le bouton Reculer de la barre d’outils de navigation ou choisissez Document > Page précédente pour revenir un pas en arrière. De même, vous pouvez cliquer sur le bouton Avancer ou choisir Document > Page suivante pour avancer d’un pas.

Pour revoir les pages d’autres documents PDF visualisés, choisissez Document > Précédent pour revenir en arrière ou Document > Suivant pour avancer.Vous pouvez également maintenir la touche Maj enfoncée, puis cliquer sur le bouton Reculer ou Avancer. Cette commande ouvre les autres documents PDF si ceux-ci sont fermés.

Recherche de termes dans des documents PDF

La commande Rechercher permet d’identifier une partie ou la totalité d’un mot situé dans le document PDF actif. Acrobat recherche le terme en examinant les mots de toutes les pages du fichier, y compris le texte des champs de formulaire. Si un index de texte intégral a été constitué pour votre document PDF, vous pouvez l’utiliser à la place de la commande Rechercher. Un index de texte intégral est une liste alphabétique regroupant l’ensemble des termes utilisés dans un document ou, le plus souvent, dans une série de documents. Les recherches opérées à l’aide d’un index sont nettement plus rapides que celles effectuées au moyen de la commande Rechercher. En effet, lorsqu’Acrobat recherche un terme dans un index, il repère immédiatement le mot dans la liste au lieu de parcourir tous les documents. Pour en savoir plus, consultez la section “Recherche dans des index”, page 242.

Pour rechercher un terme à l’aide de la commande Rechercher :

  • 1 Cliquez sur le bouton Rechercher ou choisissez Edition > Rechercher.

  • 2 Saisissez le texte qui vous intéresse dans la zone prévue à cet effet.

  • 3 Le cas échéant, sélectionnez des options de recherche :

Mot entier : permet de rechercher toutes les occurrences du mot complet saisi dans la zone de texte. Par exemple, si vous recherchez le terme pêcher, les mots pêche et repêcher ne seront pas mis en surbrillance.

Respect de la casse : permet de rechercher uniquement les mots suivant le format des majuscules et des minuscules spécifié dans la zone de texte.

Recherche en arrière : commence la recherche à partir de la page active et revient au début du document.

Ignorer la chasse des caractères asiatiques : permet de rechercher uniquement les caractères Kana correspondant exactement au texte saisi.

  • 4 Cliquez sur Rechercher. Acrobat recherche la première occurrence du terme.

Pour rechercher l’occurrence suivante du terme :

Effectuez l’une des opérations suivantes :

Choisissez Edition > Poursuivre la recherche.

Rouvrez la boîte de dialogue Rechercher et cliquez sur Poursuivre la recherche. (Le terme à identifier doit déjà figurer dans la zone de texte à rechercher.)

Obtention d’informations sur un document PDF

Vous avez la possibilité de consulter des informations concernant le document PDF affiché à l’écran, telles que son titre, les polices et les mesures de protection utilisées. Certaines de ces informations sont fournies par l’auteur du document tandis que d’autres sont générées par Acrobat. Il est possible de modifier le premier type de données (sous réserve que le fichier n’ait pas été protégé lors de son enregistrement, sans quoi aucune modification ne peut lui être apportée).

Pour afficher les informations relatives au document actif :

Choisissez l’une des commandes du sous-menu Fichier > Propriétés du document ou du menu contextuel du panneau de visualisation. (Seules les boîtes de dialogue Résumé du document, Protection du document et Polices du document sont disponibles à partir du second menu.)

Résumé : fournit des informations générales sur le document. L’auteur peut avoir précisé son nom, le titre, le sujet et les mots clés du document ; ces données sont susceptibles d’être modifiées par les utilisateurs. Si vous créez un index à l’aide d’Acrobat, vous pourrez ensuite rechercher des documents dans Acrobat à partir de ces informations.

Remarque : Acrobat Catalog et de nombreux moteurs de recherche Web identifient un document dans la liste des résultats de la recherche à partir du champ Titre. Si un fichier PDF ne porte pas de titre, son nom lui est substitué dans les résultats de la recherche. Le

titre d’un document et le nom du fichier ne sont pas nécessairement identiques.

L’option Reliure permet de définir la disposition des pages lorsque celles-ci sont affichées en mode Continue - Page double.Vous pouvez ainsi vous assurer que l’ordre des pages correspond au sens de lecture du texte du document (de gauche à droite ou vice versa). L’option de reliure A droite s’avère pratique pour les textes en arabe, en hébreux ou en japonais (verticaux).Vous pouvez modifier ce paramètre. Certaines informations sont générées par Acrobat et ne sont pas modifiables. Parmi ces éléments, citons les champs Auteur (l’application dans laquelle a été créé l’original), Producteur (l’utilitaire Acrobat qui a généré le fichier PDF), Créé le et Modifié le (les dates et heures de création et de dernière modification du fichier PDF), Optimisé (indiquant si le fichier a été optimisé pour l’affichage en ligne),Taille du fichier (indiquant la taille du document en octets) et Version PDF (indiquant le numéro de version du fichier). Acrobat extrait ces informations des commentaires du fichier PostScript. Options d’ouverture : décrit le mode d’ouverture du document PDF, notamment la taille initiale de la fenêtre, le numéro de page et le facteur de zoom de départ, et précise si les signets, les vignettes, la barre d’outils et la barre des menus sont visibles.Vous pouvez modifier ces paramètres afin de changer le mode d’ouverture du document pour la suite. Polices : dresse la liste des polices et types de polices utilisés dans le document original, ainsi que les polices, types de polices et encodages dont s’est servi Acrobat pour restituer les polices d’origine. Seules les polices rencontrées dans le document jusqu’à la page active sont recensées. Si vous souhaitez visualiser toutes les polices du document, cliquez sur Liste des polices.

Remarque : cette boîte de dialogue vous permet de comparer les polices du document source avec celles qu’a utilisées Acrobat. Si le programme a parfois fait appel à des polices de substitution qui ne vous conviennent pas, vous pouvez installer les polices d’origine sur votre système ou demander à l’auteur du document de régénérer le document en y incorporant les polices d’origine.

Le menu Clé de recouvrement précise si le fichier a subi ou non un recouvrement, infor- mation dont peut ensuite se servir un programme de prépresse pour déterminer s’il doit appliquer un recouvrement au fichier au moment de l’impression.

Index : indique le nom d’un index automatique associé au fichier. L’ouverture du fichier entraîne l’ajout de l’index à la liste des index dans lesquels vous pouvez opérer des recherches. Le bouton Sélectionner de la boîte de dialogue Sélectionner un index permet de lier un autre index au fichier.

Métadonnées de document : décrit le contenu ou l’utilisation d’un fichier PDF et de ses composants. Les métadonnées de document sont stockées dans le format XAP et s’affichent par groupes de propriétés que vous pouvez réduire ou développer en cliquant sur le triangle associé au groupe de propriétés. Pour visualiser le code source des métadonnées de document, au format XML, cliquez sur le bouton Afficher la source. Pour en savoir plus sur les métadonnées de document, consultez la section “Consultation des métadonnées de documents”, page 215.

Objets données incorporés : dresse la liste des objets données incorporés dans le fichier PDF (correspondant aux fichiers d’autres types contenus dans le fichier PDF). Pour ajouter un objet données incorporé, cliquez sur Importer. Pour lancer le fichier incorporé, sélectionnez un objet données incorporé figurant dans la liste et cliquez sur Ouvrir. Pour enregistrer un objet données incorporé répertorié à un autre emplacement, sélectionnez-le et cliquez sur Exporter. Pour supprimer un objet données incorporé du fichier PDF, sélectionnez-le et cliquez sur Supprimer.

URL de base : affiche l’adresse URL (Uniform Resource Locator) de base définie pour les liens Web du document. Un URL de base facilite la gestion des liens Web renvoyant à des sites Web tiers. Si l’URL lié à un site externe change, il vous suffit de modifier l’URL de base au lieu de rechercher chaque lien Web renvoyant au site. L’URL de base n’est pas utilisé pour les liens spécifiant une adresse URL complète.

Bon courage pour vos travaux !