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Constats à partir du socle commun des connaissances

Objectif visé : Le premier palier pour la maîtrise du socle


commun
Les apprentissages fondamentaux dont lire reste une
préoccupation première.

COMPÉTENCE 1 : LA MAÎTRISE DE LA LANGUE FRANÇAISE

1. S’exprimer clairement à l’oral en utilisant un vocabulaire


approprié.
Difficultés constatées :
a) Une différence entre le « français voyageur » et le « français de
l’école » qui s’exprime par :
-L’utilisation de mots manouches : gadje, raclo…
-L’utilisation de mots français « déformés » : « en dessour » pour
« en dessous » , « suilal » pour « celui-là », « euze » pour « eux »,
utilisation de la terminaison « on » pour les verbes conjugués à la
3e personne du singulier ou du pluriel (exemple : « il/ils voulon »
pour « il veut ou ils veulent »), « un choual » pour « un cheval »…
-L’utilisation de vieux mots de français : un paletot, des souliers…
-Un accent prononcé
-Des confusions de sons : indifférenciation entre le son « on » et le
son « an »
-Le fait de nommer la partie pour le tout : « un moineau » pour « un
oiseau », « un Mickey » pour « un dessin animé »…
b) Une résistance (voire un refus) d’adopter notre langage ce qui suscite
des incompréhensions.

2. Lire (déchiffrer et comprendre)


Difficultés constatées :
-Une culture orale : les mots de leur langue ne s’écrivent pas, la
trace écrite n’existe pas
- Un manque total d’imprégnation de l’écrit : pas de livres dans la
« campine » pas la place .
- Des parents encore souvent non lecteurs (même pour les
dernières générations)
- Les acquisitions scolaires en général, sont mal vues par
l’entourage puisque ces attitudes et aptitudes appartiennent au
monde gadjo.
- L’itinérance (vendanges , mission , foires ) et la discontinuité
(longues absences pour deuil ou mariages ) dans les
apprentissages ne facilitent pas la stabilisation des connaissances
notamment pour les enfants scolarisés en CP et qui commence
l’apprentissage de la lecture
- Beaucoup d’ enfants passent dans plusieurs CP dans une année
ou dans leur scolarité e doivent s’adapter tant bien que mal à des
méthodes de lecture différentes d’où la difficulté pour eux de
s’approprier une stratégie d’apprentissage .
- La confusion de certains sons liés à leur façon de les prononcer
- Des problèmes de compréhension des textes lus et des difficultés
à mettre en mots dans un langage organisé utilisant un vocabulaire
approprié ce qui a été compris
-Un manque de motivation et de prise de conscience de l’utilité de
la lecture

2. Écrire et utiliser ses connaissances lexicales, orthographiques


et grammaticales
Difficultés constatées :
-Ces connaissances sont peu souvent acquises, elles restent
fragiles
-Quand elles ont été apprises, elles sont rarement mobilisables
-L’enfant voyageur est satisfait de savoir lire , cela lui suffit
(entendu par des voyageurs : il sait lire ,c’est le principal , le reste
on s’en fiche ) , il ne voit PAS d’intérêt à poursuivre, notamment :
- d'entamer une démarche réflexive, c'est-à-dire d'analyse
- d'adopter une posture de « perfection », d'accomplissement : suffisance à
l'égard de ce qui est opérant (préférer le contenu à la forme) .

COMPÉTENCE 3 : LES PRINCIPAUX ÉLÉMENTS DE MATHÉMATIQUES ET LA CULTURE SCIENTIFIQUE ET


TECHNOLOGIQUE

1.Écrire, nommer, comparer et ranger des nombres inférieurs à 1000


La difficulté essentielle réside dans le passage à l’écrit où à nouveau la
correspondance grapho-phonologique n’est pas toujours efficiente et les
fautes d’orthographe importantes.
2.Calculer : additionner, soustraire, multiplier et diviser par 2 et par 5
La difficulté est liée à l’apprentissage des tables d'addition, de
multiplication, travail qui se fait habituellement à la maison et qui là ne se
fait pas. Donc le calcul se restreint à l’addition et à la soustraction. De
plus pour ces calculs le recours à des stratégies rassurantes ou de
contournement parce que connues, économe en pratique non en résultat
(type comptage ou sur comptage avec les doigts) est possible.

3.Situer un objet par rapport à soi ou à un autre objet


Une difficulté à maîtriser les notions temporelles et spatiales : l’ici et le
maintenant
De nombreuses recherches montrent que Quelles sources ? les voyageurs
ont une notion spécifique du temps et de l’espace :

- Aujourd’hui et le reste : Les enfants du voyage ne perçoivent pas


le temps comme une continuité linéaire. Le temps est à la fois
repère chronologique, événement social ou familial, changement
de lieu. Le temps est une suite de moments qui s’effacent quand
d’autres apparaissent.

- Là où je suis et ailleurs : Pour les enfants du voyage, la conception


de l’espace ne s’organise pas de manière permanente autour de
points fixes mais se trouve constituée de nombreux lieux créés par
les repères familiaux et l’irrégularité des déplacements.

3.S’exprimer clairement à l’oral en utilisant un vocabulaire


approprié.
Difficultés constatées :
a) Une différence entre le « français voyageur » et le « français de
l’école » qui s’exprime par :
-L’utilisation de mots manouches : gadje, raclo…
-L’utilisation de mots français « déformés » : « en dessour » pour
« en dessous » , « suilal » pour « celui-là », « euze » pour « eux »,
utilisation de la terminaison « on » pour les verbes conjugués à la
3e personne du singulier ou du pluriel (exemple : « il/ils voulon »
pour « il veut ou ils veulent »), « un choual » pour « un cheval »…
-L’utilisation de vieux mots de français : un paletot, des souliers…
-Un accent prononcé
-Des confusions de sons : indifférenciation entre le son « on » et le
son « an »
-Le fait de nommer la partie pour le tout : « un moineau » pour « un
oiseau », « un Mickey » pour « un dessin animé »…

b) Une résistance (voire un refus) d’adopter notre langage ce qui


suscite des incompréhensions.

4. Lire (déchiffrer et comprendre)


Difficultés constatées :
- Une culture orale : les mots de leur langue ne s’écrivent pas, la
trace écrite n’existe pas
- Un manque total d’imprégnation de l’écrit :pas de livres dans la
« campine » pas la place .
- Des parents encore souvent non lecteurs (même pour les
dernières générations)
- Les acquisitions scolaires en général, sont mal vues par
l’entourage puisque ces attitudes et aptitudes appartiennent au
monde gadjo.
- L’itinérance (vendanges , mission , foires ) et la discontinuité
(longues absences pour deuil ou mariages ) dans les
apprentissages ne facilitent pas la stabilisation des connaissances
notamment pour les enfants scolarisés en CP et qui commence
l’apprentissage de la lecture
- Beaucoup d’ enfants passent dans plusieurs CP dans une année
ou dans leur scolarité et doivent s’adapter tant bien que mal à des
méthodes de lecture différentes d’où la difficulté pour eux de
s’approprier une stratégie d’apprentissage .
- La confusion de certains sons liés à leur façon de les prononcer
- Des problèmes de compréhension des textes lus et des difficultés
à mettre en mots dans un langage organisé utilisant un vocabulaire
approprié ce qui a été compris
- Un manque de motivation et de prise de conscience de l’utilité de
la lecture

5. Écrire et utiliser ses connaissances lexicales, orthographiques


et grammaticales
Difficultés constatées :
- Ces connaissances sont peu souvent acquises, elles restent
fragiles
- Quand elles ont été apprises, elles sont rarement mobilisables
- L’enfant voyageur est satisfait de savoir lire , cela lui suffit
(entendu par des voyageurs : il sait lire ,c’est le principal , le reste
on s’en fiche ) , il ne voit PAS d’intérêt à poursuivre, notamment :
- d'entamer une démarche réflexive, c'est-à-dire d'analyse
- d'adopter une posture de « perfection », d'accomplissement : suffisance à
l'égard de ce qui est opérant (préférer le contenu à la forme) .

COMPÉTENCE 3 : LES PRINCIPAUX ÉLÉMENTS DE MATHÉMATIQUES ET LA CULTURE SCIENTIFIQUE ET


TECHNOLOGIQUE

4. Écrire, nommer, comparer et ranger des nombres inférieurs à


1000
La difficulté essentielle réside dans le passage à l’écrit où à nouveau la
correspondance grapho-phonologique n’est pas toujours efficiente et les
fautes d’orthographe importantes.
5. Calculer : additionner, soustraire, multiplier et diviser par 2 et par 5
La difficulté est liée à l’apprentissage des tables d'addition, de
multiplication, travail qui se fait habituellement à la maison et qui là ne se
fait pas. Donc le calcul se restreint à l’addition et à la soustraction. De
plus pour ces calculs le recours à des stratégies rassurantes ou de
contournement parce que connues, économe en pratique non en résultat
(type comptage ou sur comptage avec les doigts) est possible.
6. Situer un objet par rapport à soi ou à un autre objet
Une difficulté à maîtriser les notions temporelles et spatiales : l’ici et le
maintenant

De nombreuses recherches montrent que Quelles sources ? les voyageurs


ont une notion spécifique du temps et de l’espace :

- Aujourd’hui et le reste : Les enfants du voyage ne perçoivent pas


le temps comme une continuité linéaire. Le temps est à la fois
repère chronologique, événement social ou familial, changement
de lieu. Le temps est une suite de moments qui s’effacent quand
d’autres apparaissent.

- Là où je suis et ailleurs : Pour les enfants du voyage, la conception


de l’espace ne s’organise pas de manière permanente autour de
points fixes mais se trouve constituée de nombreux lieux créés par
les repères familiaux et l’irrégularité des déplacements.

La représentation que les voyageurs ont du temps et de l’espace n’est


pas identique à la représentation nécessaire et servant de pré requis à
l’acquisition de normes spatio-temporelles à l’école mais aussi à
l’apprentissage de la lecture et de l’écriture.a représentation que les
voyageurs ont du temps et de l’espace n’est pas identique à la
représentation nécessaire et servant de pré requis à l’acquisition de
normes spatio-temporelles à l’école mais aussi à l’apprentissage de la
lecture et de l’écriture.

COMPÉTENCE 4 : MAÎTRISER LES TECHNIQUES USUELLES DE L’INFORMATION ET DE LA COMMUNICATION

Force est de constater un grand décalage entre les enfants voyageurs et


les enfants non-voyageurs quant à l’utilisation de l’ordinateur. Rares sont
encore les foyers équipés d’ordinateur. À Fougères, par exemple, aucune
famille sur le terrain des gens du voyage ne possède un ordinateur.
Le contexte :
Les enfants du voyage appartiennent à des groupes familiaux qui vivent en parallèle
de la société (commune).
Ces groupes manifestent un rapport singulier avec la société dominante organisé
autour de valeurs fortes parfois en .
Ainsi, ils développent une forme de distanciation par rapport aux fondements valeurs
de la société.

L’espace scolaire est un lieu majeur où se vit le conflit d’intérêts et de valeurs entre
ces deux modes de société.

D’une part l’Education Nationale poursuit des missions définies par la République
Française et plus particulièrement au travers d’une organisation établie en terme de
structure et de règlements ou lois.

D’autre part, l’enfant du voyage vit et porte en lui les caractéristiques propres à son
milieu.

La rencontre est alors susceptible d’apporter incompréhensions, frustrations, conflits,


mais surtout de difficultés ou obstacles en ce qui concerne les apprentissages…