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La Révolution française

I-Les cahiers de doléances

Les impôts : « Les impôts nous la bonté du Roi et aux lumières des
surchargent ; la répartition en est mal états généraux. »
faite ; ceux qui ont les plus grands Cahier de doléances du village de Caure , 1788.
biens ne paient presque rien ; le L’Anglais Arthur Young a voyagé
peuple paie tout et plus qu’il ne doit. en France de 1787 à 1789. Il a écrit
(…) » le récit de son voyage. Dans cet
Les mandiants : « Nos campagnes extrait il se trouve dans un village,
innondent de mandiants de tout âge, dans la Meuse.
de tout sexe et de toute condition ; Montant à pied une longue côte
c’est le plus grand et le plus pour reposer ma jument, je fus rejoint
dangereux de tous les abus. (…) Nous par une pauvre femme, qui se
demandons donc que chaque pauvre plaignait du temps et du triste pays ;
demeure dans sa paroisse et qu’on comme je lui en demandais les
établisse un bureau de charité pour les raisons, elle dit que son mari n’avait
vrais pauvres. » qu’un morceau de tere, une vache et
Les pères de famille : « Le nombre
un pauvre petit cheval, et que
de nos enfants nous décourage ; nous
cependant ils avaient à payer à un
n’avons pas de quoi les nourrir, les
seigneur une rente de 42 livres de blé
vêtir. Nous demandons donc un
soutien, par exemple une gratification et trois poulets, et à un autre 168
ou une diminution des impôts à raison livres d’avoine, un poulet et un sou,
de chaque enfant qui naîtrait, jusqu’à sans compter les lourdent tailles et
l’âge de quatorze ans, temps où d’autres impôts. Elle avait sept
l’enfant pourra gagner sa vie. (…) » enfants et le lait de sa vache servait à
Conclusion : « Telles sont les faire la soupe… visage ridée et durci par le travail.
doléances, plaintes, remontrances et Cette femme, vue de près, on lui Mais elle me dit qu’elle n’en avait
demandent vraies que nous exposons à aurait donné soixante ou soixante-dix que vingt-huit.
ans, tant sa taille était courbée et son • Arthur Young, Voyage en France, 1791
La Révolution française
I-Les cahiers de doléances

Les impôts : « Les impôts nous la bonté du Roi et aux lumières des
surchargent ; la répartition en est mal états généraux. »
faite ; ceux qui ont les plus grands Cahier de doléances du village de Caure , 1788.
biens ne paient presque rien ; le L’Anglais Arthur Young a voyagé
peuple paie tout et plus qu’il ne doit. en France de 1787 à 1789. Il a écrit
(…) » le récit de son voyage. Dans cet
Les mandiants : « Nos campagnes extrait il se trouve dans un village,
innondent de mandiants de tout âge, dans la Meuse.
de tout sexe et de toute condition ; Montant à pied une longue côte
c’est le plus grand et le plus pour reposer ma jument, je fus rejoint
dangereux de tous les abus. (…) Nous par une pauvre femme, qui se
demandons donc que chaque pauvre plaignait du temps et du triste pays ;
demeure dans sa paroisse et qu’on comme je lui en demandais les
établisse un bureau de charité pour les raisons, elle dit que son mari n’avait
vrais pauvres. » qu’un morceau de tere, une vache et
Les pères de famille : « Le nombre un pauvre petit cheval, et que
de nos enfants nous décourage ; nous cependant ils avaient à payer à un
n’avons pas de quoi les nourrir, les
seigneur une rente de 42 livres de blé
vêtir. Nous demandons donc un
et trois poulets, et à un autre 168
soutien, par exemple une gratification
livres d’avoine, un poulet et un sou,
ou une diminution des impôts à raison
de chaque enfant qui naîtrait, jusqu’à
sans compter les lourdent tailles et
l’âge de quatorze ans, temps où d’autres impôts. Elle avait sept
l’enfant pourra gagner sa vie. (…) » enfants et le lait de sa vache servait à
faire la soupe… visage ridée et durci par le travail.
Conclusion : « Telles sont les Mais elle me dit qu’elle n’en avait
doléances, plaintes, remontrances et Cette femme, vue de près, on lui
aurait donné soixante ou soixante-dix que vingt-huit.
demandent vraies que nous exposons à
ans, tant sa taille était courbée et son • Arthur Young, Voyage en France, 1788.