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LE QUOTIDIEN INDÉPENDANT - Dimanche 27 juillet 2014 ■ FOOTBALL. AHLY BENGHAZI 0 - ES

LE QUOTIDIEN INDÉPENDANT - Dimanche 27 juillet 2014

FOOTBALL. AHLY BENGHAZI 0 - ES SÉTIF 2

Une victoire précieuse

LIRE L’ARTICLE EN PAGE 27

ÉDITION DU CENTRE

N°7237 - Vingt-quatrième année - Prix : Algérie : 15 DA. France : 1 . USA : 2,15 $. ISSN : 1111-0333 - http://www.elwatan.com

ZERGUINE N’EST PLUS PDG DE SONATRACH Les raisons d’un limogeage PHOTO : DR
ZERGUINE N’EST PLUS
PDG DE SONATRACH
Les raisons
d’un limogeage
PHOTO : DR

A bdelhamid Zerguine, PDG de la compagnie publique d’hydrocarbures Sonatrach,

est limogé. Saïd Sahnoun, vice-président de Sonatrach chargé de l’amont, est désigné comme son intérimaire. Selon des sources proches du ministère de l’Enérgie, il sera procédé à son

installation aujourd’hui au poste de PDG par intérim. C’est un nouveau coup de théâtre dans la vie de l’entreprise ! Le patron de Sonatrach vient d’être remercié pour des raisons pour le moins obscures. (Suite page 4) Ali Titouche

CRASH DU VOL AH 5017

QUELLE RESPONSABILITÉ POUR AIR ALGÉRIE ?

Au moment où les équipe d’enquêteurs rejoignent le site du crash du vol AH 5017, des cadres proches de la compagnie posent aujourd’hui la question de la responsabilté d’Air Algérie dans cette tragédie.

PHOTO : DR
PHOTO : DR

LIRE LES ARTICLES DE M. BENFODIL, N. BOUARICHA, S. TLEMÇANI ET F. BOUREDJI EN PAGES 2 ET 3

MISE À PROFIT DE LA TRÊVE DE 12 HEURES

100 CADAVRES RETIRÉS DES DÉCOMBRES À GHAZA

La trêve de 12 heures a permis de découvrir une tragédie humaine enfouie sous les décombres : 100 cadavres dont une majorité de femmes et d’enfants, en ont été extraits.

33 cadavres ont été récupérés dans la seule localité de Beit Hanoune, au nord de l’enclave palestinienne. Le chauchemar des Ghazaouis est insupportable.

LIRE L’ARTICLE DE FARÈS CHAHINE EN PAGE 10

ÉVOLUTION DES RÉSEAUX SOCIAUX

FACEBOOK, LE NOUVEAU MÉDIA

LIRE L’ARTICLE DE KAMEL BENELKADI EN PAGE 24

cc’est’est l’été VILLES DE L’EST Le Ramadhan, an,
cc’est’est l’été
VILLES DE L’EST
Le Ramadhan,
an,

la canicule et l’insalubrité

Retrouvez votre supplément été en pages 13, 14, 15, 16 et 17

PHOTO : D. R.

El Watan - Dimanche 27 juillet 2014 - 2

L’ACTUALITÉ

CRASH DU VOL OUAGADOUGOU-ALGER

Des experts soulèvent de lourdes interrogations

Des experts en aéronautique font part de nombreuses autres anomalies qui expliquent en partie le crash.

E n attendant les résultats de l’enquête sur

le crash du vol AH 5017 au Mali, un com-

mandant de bord d’Air Algérie, expert de

la navigation aérienne ayant participé à plusieurs enquêtes sur les crashs en Algérie, soulève de lourdes interrogations sur les conditions d’affrète- ment d’un appareil de plus de 14 ans et apporte un éclairage sur ce qui a pu se passer 50 minutes après le décollage de l’avion. Il commence par s’inter- roger sur les raisons qui ont poussé la compagnie à affréter un avion de 18 ans d’âge, alors que la réglementation interdit les plus de 14 ans. «L’ap- pareil fait partie d’anciennes générations dotées d’équipements très limités. La compagnie possède des appareils de dernière génération qui assurent une sécurité totale, même en pleine tempête, parce que les radars permettent de scanner les cellules nuageuses et de mieux voir les tranches d’altitude. Le pilote peut anticiper sur la barrière sans aucun problème. Ce qui n’est pas le cas pour le DC9», explique notre interlocuteur. Pour lui, les contrôles techniques subis quelques jours avant en France «ne veulent rien dire» parce que «souvent, ils sont effectués par Veritas lors d’une escale de quelques heures seulement. Ils vérifient parfois les soutes, parfois les équipements, etc. A mon avis, pour bien contrôler un appareil, il faut l’immobiliser et tester toutes ses parties jugées importantes pour sa navigabilité en mettant les moteurs en marche. Une fuite hydraulique, par exemple, ne peut être détectée que si le moteur tourne. Nous savons déjà qu’un moteur de l’appa- reil a été changé à Madrid il y a quelque temps». Le commandant de bord précise que dans toutes les compagnies, les équipages sont formés se- lon les trajets qu’ils assurent, classés en trois catégories (A, B, C). «Pour le C par exemple, où les conditions climatologiques sont difficiles, le personnel navigant doit faire des stages de familiarisation. Or, l’équipage du vol AH 5017 n’a jamais fait Ouagadougou. Il devait aller sur Nouakchott et, à la dernière minute, il a été affecté à Ouagadougou. Nous savons tous qu’il ne s’agit pas d’un équipage permanent mais occasionnel, auquel la compagnie SwiftAir fait appel en cas de besoin. Logiquement, ses performances doivent être listées dans un CV joint au dossier d’affrète- ment remis à Air Algérie», explique le comman- dant de bord. Pour lui, l’accident est le résultat de

dant de bord. Pour lui, l’accident est le résultat de Officiels et enquêteurs africains sur le

Officiels et enquêteurs africains sur le lieu du crash du vol d’Air Algérie

trois facteurs : le climat, l’appareil non performant et l’équipage sous-formé.

STAGE DE PERFECTIONNEMENT Le jeune Debaïli, le pilote d’Air Algérie qui était à bord du DC9, qui a péri lors du crash, ne voulait pas voyager à bord de l’appareil. Il a fini par em- barquer parce qu’il ne voulait pas attendre encore deux semaines pour rejoindre Alger. Une fois à bord, il était excédé par l’état de l’avion. Il a envoyé un message à un de ses amis, lui disant : «Ce n’est pas un avion. C’est une mer…» Lorsque l’appareil a pris son envol, il n’était pas loin d’un autre avion d’Air Algérie qui faisait Nia- mey et dont le pilote a suivi les dernières paroles du commandant du DC9. Il a d’abord demandé à la tour de contrôle malienne l’autorisation de dimi- nuer son altitude, puis de remonter. Trois minutes après, silence radio et disparition des écrans radar. Les avions d’Air Algérie, par exemple, sont per- formants. Ils peuvent prendre une altitude supé- rieure à 2,70 et anticiper sur les cellules orageuses avant même de les atteindre grâce aux radars qui scannent tout ce qui entoure l’appareil. Ce n’est pas le cas pour le DC9 dont les performances sont très réduites. Son moteur était vieux et ses

équipements incapables de distinguer les cellules orageuses. Il faut savoir que le couloir Ouagadou- gou-Alger est situé dans une zone dite du front tro- pical, non loin de l’Equateur, avec des tunnels qui montent très haut. C’est la même situation dans laquelle s’était retrouvé le vol d’Air France reliant Rio à Paris qui s’est crashé il y a quelque temps. L’expert se demande si le bureau Verital a bien vé- rifié la navigabilité de l’appareil et si les missions d’inspection ont été effectuées avant que l’appareil ne soit affrété par Air Algérie. Pour ce qui est de l’enquête, il trouve inédite la mainmise de la France sur l’accident, alors que la réglementation internationale a bien défini (annexe 13 de l’Orga- nisation internationale de l’aviation civile) le pro- cessus de conduite d’une enquête en cas de crash. «Ce texte stipule clairement que la commission d’enquête doit être conduite par le pays où s’est écrasé l’appareil. Elle est composée de ce dernier, mais également du pays d’immatriculation et de l’exploitant, donc l’espagnol SwiftAir et Air Algé- rie, ainsi que le constructeur. Mais, la réalité est autre. Jusqu’à maintenant, c’est la France qui gère l’accident. Il est possible que faute de moyens né- cessaires pour engager rapidement les recherches de l’épave et des boîtes noires, les Maliens aient pu

la solliciter. Mais c’est l’Algérie ou l’Espagne qui

auraient dû être sollicitées en premier parce qu’ils ont la priorité sur l’événement et ont de surcroît les moyens et l’expertise pour faire la lumière sur

le crash.»

PAS DE BUREAU D’ENQUÊTE EN ALGÉRIE L’ancien commandant de bord explique qu’en Algérie, il n’y a pas de bureau d’enquête comme ailleurs. «C’est sur décision de la Direction de l’aviation civile que des personnes es qualité, des commandants de bord et des experts de la mainte- nance aérienne et de l’aviation civile chevronnés, sont désignées pour constituer une commission d’enquête afin d’élucider les circonstances d’un accident. Ces personnes se déplacent immédiate- ment sur les lieux pour les sécuriser, récupérer les

boîtes noires et entendre les témoins s’il y en a. La commission doit rendre son premier rapport dans un délai ne dépassant pas un mois et le remettre

à l’OACI. En parallèle, une enquête technique

est menée avec la collaboration du constructeur, basée notamment sur les informations contenues dans les boîtes noires. Le travail peut prendre plusieurs mois et le rapport est publié par l’OAIC. Un plan d’urgence est également prévu par la réglementation internationale, qui prévoit la mise en place d’une cellule de crise présidée par le PDG de la compagnie», note notre interlocuteur. Il regrette que l’Algérie soit écartée totalement des décisions relatives à cette enquête en disant :

«Comment se fait-il que la compagnie n’ait pas immédiatement dépêché une mission sur place, à Ouagadougou, pour suivre de près l’accident et tenter d’arriver le plus tôt possible sur le lieu de l’impact ? Il n’est pas évident que la délégation qui s’est rendue sur les lieux puisse avoir les autorisa- tions d’accès. A la limite pour quoi faire, puisque les deux boîtes noires sont entre les mains des

Français et que le lieu du crash, censé être protégé,

a été fouillé et des pièces de l’enquête récupé-

rées. Même les boîtes noires, qui auraient dû être remises à l’Algérie, sont toujours entre les mains des Français. Que reste-t-il à faire sur place ? Rien si ce n’est revenir bredouille. Cette affaire touche à la souveraineté nationale. Les autorités algériennes sont totalement absentes d’un terrain qu’elles auraient dû rejoindre les premières.» SalimaTlemçani

LES BOÎTES NOIRES DÉTERMINERONT LES CAUSES RÉELLES DU CRASH

Trois jours après le drame, l’enquête se poursuit

T rois jours après le tragique vol AH 5017, le flou demeure entier sur ce qui s’est passé jeudi

24 juillet à 1h55 dans le ciel de Gossi. L’enquête avance et les questionnements attendent des réponses. L’espoir de retrouver des survivants est malheureu- sement nul, mais celui de savoir ce qui s’est produit ce jour-là est intact avec la récupération de la deu- xième boîte noire de l’avion espagnol de SwiftAir affrété par Air Algérie qui s’est crashé au Mali. Des experts de la Mission de l’ONU au Mali (Minusma) effectuant des recherches hier matin sur le site du crash, dans la zone de Gossi, ont retrouvé cette deuxième boîte décisive pour déterminer les causes de l’accident car enregistrant tous les paramètres du vol ainsi que les conversations dans le cockpit. «C’est un développe- ment positif qui aidera énormément les enquêtes sur le crash», a affirmé à l’AFP Radhia Achouri, porte-parole de la Minusma. La deuxième boîte noire a été achemi- née, comme pour la première, à Gao, à 100 km du lieu du crash. La première boîte noire avait été, pour rappel, récupérée la veille par des militaires français déployés sur les lieux dès jeudi. L’analyse des deux boîtes noires se fera au centre de ges- tion tactique des opérations, à Gao. Y prendront part le Mali, la France en justifiant de sa présence militaire au Mali et la Minusma. «Pour le moment, tout ce qui va être récupéré sur le site, tout élément pouvant aider, va être

concentré à Gao où, ensuite, les autorités des différents pays concernés feront le suivi nécessaire», a noté M me Achouri. Présents dès les premières heures sur les lieux, les 180 militaires français ont reçu hier le renfort d’une vingtaine de gendarmes et de policiers ainsi qu’une équipe du Bureau français d’enquêtes et d’analyses BEA qui procèderont aux opérations d’identification des victimes. Sur les 118 passagers ayant pris le vol AH 5017, aucun n’a survécu au crash dont les causes demeurent inconnues. Des représentants des familles des victimes françaises, libanaises et burkinabés se sont rendus hier sur le lieu du drame. Parmi les victimes, on dénombre 54 Français, 23 Burkinabés, 8 Libanais, 6 Algériens et 6 membres de l’équipage espagnol. Le chef d’état-major particulier à la présidence burkina- bée, le général Gilbert Diendiéré, avait averti qu’il serait très difficile «de récupérer les corps des victimes parce que nous avons vu seulement des morceaux de chair humaine qui jonchaient le sol». Et d’indiquer que les débris de l’avion étaient éparpillés sur 500 mètres, esti- mant que cela est dû au fait que l’appareil s’est écrasé au sol et a certainement dû rebondir pour aller plus loin. En attendant de voir ce que révèleront les boîtes noires sur les causes réelles du crash, toutes les éventualités sont posées et les spécialistes n’excluent pas les conditions météorologiques, jugées très mauvaises. Un commu-

niqué de l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique, basée à Dakar, a souligné que «la zone où est survenue l’accident était le théâtre de for- mations orageuses potentiellement dangereuses pour un

avion». Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a exclu hier la piste de l’attentat terroriste en privilégiant aussi l’hypothèse des mauvaises conditions météo. L’idée de l’acte terroriste avait, pour rappel, figuré parmi les possibles causes de l’accident, au même titre que l’état défectueux de l’appareil ou les conditions météo. Le lieu du crash réputé dangereux avait suscité l’hypo- thèse de l’attentat terroriste du fait de la présence de groupes extrémistes. M. Sellal a souligné que ces groupes ne disposent pas d’armement pouvant atteindre un avion volant à 10 000 mètres d’altitude. Le secrétaire d’Etat français aux Transports avait lui aussi précisé que le fait que les débris de l’avion soient concentrés suggère que l’hypothèse d’un tir de missile venu du sol est «improbable et impossible». Outre cette affirmation, à bord du McDonnell Douglas MD83 il n’y avait pas de suspect pour penser à un acte de sabotage, a affirmé aussi, à partir de Ouagadougou, la secrétaire d’Etat aux Français de l’étranger, Fleur Pellerin. «Il n’y avait pas de personne suspecte parmi les personnes enregistrées à bord d’après les enquêtes menées par les autorités burkinabées et des renseignements en possession de la

N. B.

France.»

Hollande : «Tous les corps des passagers de ce vol seront ramenés en France»

Le président François Hollande a promis, hier, que les corps des victimes du crash de l’avion Air Algérie dans le nord du Mali seront

ramenés en France et que les familles françaises qui le souhaitent seront accompagnées sur place. «J’ai décidé de faire en sorte que les équipes qui sont sur place puissent, le temps nécessaire, faire le travail de regroupement des corps et d’identification et, lorsque ce sera possible, tous les corps seront ramenés en France. Je dis bien tous les corps de tous les passagers de ce vol», a déclaré François Hollande à l’issue d’une rencontre avec les familles

des victimes françaises.

AFP

PHOTO : D. R.

El Watan - Dimanche 27 juillet 2014 - 3

L’ACTUALITÉ

LA SÉVÈRE EXPERTISE D’UN COMMANDANT DE BORD

«Il y a une défaillance au niveau du commandement d’Air Algérie»

O n voit tout de suite qu’il a

de la bouteille. Que les avions

c’est son dada. Commandant

de bord à Air Algérie ayant une solide expérience derrière lui, il revient sur le crash du vol AH 5017. Sa voix, au téléphone, trahit une colère à peine contenue et une profonde exaspération. S’exprimant sous le sceau de l’ano- nymat, il va, dans son expertise, au- delà du cas de ce triste vol Ouaga-Alger pour décortiquer le fonctionnement de la compagnie nationale. Il commence par adresser une pensée émue à ses collègues décédés dans le crash, en particulier le commandant de bord Lotfi Debaïli. «C’est une grosse perte», sou- pire-t-il. Pour lui, il ne fait aucun doute que la responsabilité d’Air Algérie dans ce drame est pleinement engagée. Certes, l’avion appartenait à cette com- pagnie espagnole, SwiftAir, spécialisée dans le «wet lease» et l’équipage était également espagnol. Mais aux yeux de notre expert, cela ne dédouane en rien Air Algérie, lui reprochant notamment d’avoir eu recours aux services d’une société à la fiabilité douteuse. «Je pré- fère aller en amont des choses», dit-il d’emblée. «Jusqu’en 2011-2012, le cahier des charges concernant l’affrè- tement des avions précisait qu’on ne devait pas affréter un appareil ayant plus de 15 ans d’âge. Je parle des avions module 150, type Boeing 737. Or, là, je constate que les règles ont apparem- ment changé puisque nous avons affaire à un avion âgé de 18 ans. Il a été mis en service en 1996. Son premier acquéreur était Héliopolis Airlines, une compa- gnie privée égyptienne. Elle s’en est débarrassée très vite. SwiftAir, elle, est une compagnie de leasing qui prête des avions avec équipage. Les équipages ne lui appartiennent pas. Quand ils ont un contrat, ils recrutent des pilotes pour accomplir la mission qui, généralement, ne dépasse pas les deux, trois mois», explique notre commandant de bord. Selon notre source, ces pilotes recrutés au pied levé n’ont pas toujours les com- pétences requises, encore moins pour répondre aux situations d’urgence en survolant des zones à risque.

DES PILOTES INEXPÉRIMENTÉS ? «Pour envoyer des gens en Afrique, il faut avoir une formation spécifique» insiste-t-il. Ce pilote aguerri, qui a survolé le continent des dizaines de fois, sait de quoi il parle. Notre in- terlocuteur s’attarde particulièrement

parle. Notre in- terlocuteur s’attarde particulièrement Arrêter d’affréter des avions vétustes pour éviter

Arrêter d’affréter des avions vétustes pour éviter d’autres catastrophes

sur les perturbations météorologiques inhérentes à la région. «Vous savez, l’atmosphère terrestre est formée de plusieurs couches : la troposphère, la stratosphère, la mésosphère, la ionos- phère et l’exosphère. La couche où se produisent les perturbations est la troposphère», détaille-t-il en précisant que l’épaisseur de celle-ci croît à mesure que l’on s’approche de l’Equateur et des régions tropicales. «Sous les tropiques, ça monte facilement à 16 000 mètres.» Ce qui rend le continent africain plus exposé aux événements météorolo- giques. «Les perturbations sont fortes, surtout la nuit. D’ailleurs, à un moment donné, Air France et d’autres com- pagnies interdisaient les vols de nuit en Afrique», affirme-t-il. Et de pour- suivre : «Maintenant, pour ce qui est de l’avion en lui-même, ce MD-83 est un appareil déjà ancien, qui n’est pas robuste du tout et qui est mal équipé. C’est très grave. Le MD-83 (McDonnell Douglas) a subi d’énormes accidents, ce n’est pas un avion fiable. Il a posé beaucoup de problèmes. Alors, pourquoi l’avoir affrété ? Pourquoi la direction de l’aviation civile a-t-elle accédé à la demande d’Air Algérie d’affréter ce type d’avion ?» s’indigne notre source. Quid des contrôles techniques subis par l’ap- pareil avec succès, le dernier ayant été effectué à Marseille ? «Vous savez ce qui se passe ? Moi j’ai subi des contrôles, que ce soit à (l’aéroport) Charles de Gaulle ou à Orly. Les inspecteurs de la Direction de l’aviation civile (la DGAC)

française montent à bord pour vérifier les documents. Ils examinent les papiers du commandant de bord, le manuel de maintenance pour inspecter les pannes et vérifier que ça a été réglé. Ils font un passage dans l’allée, entre les sièges, pour voir si les loupiotes fonctionnent en cas d’évacuation d’avion. En plus des documents, ils jettent un œil sur les amortisseurs et les pneus pour voir s’ils sont en bon état. Mais ce n’est pas un contrôle de l’avion sur le plan mécanique. Pas du tout ! Ils ne voient pas s’il y a une fissure ou un problème de structure» assure ce haut cadre du pavillon national.

«RUPTURE DES COMMANDES DE VOL ?» Passant au crible les hypothèses à même d’expliquer cette catastrophe aérienne, notre source estime que «la météo en est la cause à 75%». «Mais le problème, c’est la réaction des pilotes» ajoute-t-il. «Compte tenu de la météo et des vents ascensionnels ou descensionnels, il se peut que l’avion n’ait pas pu être maî- trisé parce que il y a eu certainement rupture de la gouverne de profondeur. Je ne comprends pas comment on n’a pas eu le temps de lancer les mayday, l’appel de secours.» Dans la foulée, il évoque un vol en Afrique particulière- ment agité : « Je suis entré une fois dans ce qu’on appelle le froid intertropical. J’y étais piégé pendant 45 minutes. J’étais bombardé par des grêlons de la taille de balles de tennis. Il faisait jour

pendant 45 minutes alors que c’était la nuit. Ce n’est pas pour autant qu’il y a eu rupture de l’avion ou qu’on ait eu peur. On a réagi…», glisse-t-il pudique- ment. On devine l’habileté et le courage dont il a dû faire preuve pour se tirer d’affaire. Revenant à sa lecture du crash, il reprend : « Attention, je n’affirme rien. Ce ne sont que des hypothèses. Je pense qu’il y a eu, peut-être, rupture des com- mandes de vol pour qu’il n’ait pas pu être maîtrisé, ou alors l’avion a décro- ché et l’équipage n’a pas pu maîtriser (la situation). L’hypothèse du missile, je n’y crois pas. Si c’était un missile, on n’aurait pas pu trouver les débris de l’avion dans un périmètre de 300 mètres mais sur un périmètre beaucoup plus large. C’est un avion qui a perdu le contrôle, il a décroché et est tombé en vrille. Si c’est le cas, je pense qu’il y a eu rupture d’une commande de vol, surtout la commande de la gouverne de profon- deur, et à ce moment-là, on ne peut pas redresser l’avion

CONCURRENCE AVEC LA RAM AUTOUR D’UN «HUB» AFRICAIN Ce pilote confirme qu’il n’est pas rare que les compagnies low cost et autres sociétés de leasing style SwiftAir fassent appel à des débutants, voire des «stagiaires» comme cela a été dénoncé par le Syndicat des pilotes de ligne espa- gnols, cité par TSA, et qui parle d’étu- diants en aviation engagés comme copi- lotes. «Je suis patron de Swift Air, j’ai un contrat, j’ai des avions mais je n’ai pas

de pilotes. Et je suis pressé. Qu’est-ce que je fais ?» «Ils font appel parfois à des copilotes qui sortent des académies, qui n’ont aucune expérience. On recrute n’importe qui, n’importe comment, mal- heureusement, la direction de l’aviation civile algérienne ne vérifie que les licences de vol sans tenir compte de l’expérience des pilotes», regrette notre source. «Il y a beaucoup de choses qui n’ont pas été faites convenablement», résume-t-il. L’un des griefs fait à Air Algérie est qu’elle s’y prendrait toujours tard pour affréter des avions durant la haute saison, «du coup, ils prennent ce qui reste sur le marché». Notre source évoque un autre élément :

une concurrence sourde avec la Royal Air Maroc pour avoir la mainmise sur le marché africain. «Air Algérie a aug- menté ses fréquences sur Ouagadougou et Dakar. On veut imiter la Royal Air Maroc qui a fait de Casa un hub pour les Africains. On a voulu créer un hub à Alger pour l’Afrique. Mais je pense que c’est trop tard sur le plan commercial. On n’a pas les moyens ni les équipe- ments et encore moins la qualité du ser- vice qui laisse énormément à désirer.» Et de s’interroger : «Maintenant, pour- quoi met-on des avions sur cette ligne-là avec un personnel inexpérimenté ? De- puis combien d’années, de décennies Air Algérie affrète des avions ? On s’y prend toujours en retard, on n’a jamais été capables de mettre en œuvre un plan de flotte, avec un plan de formation à la clé. En fin de compte, on revient à un problème de gestion. La compagnie est très très mal gérée…» Maintenant, comment prévenir d’autres catastrophes ? L’urgence, pour notre source, est d’arrêter «d’affréter des avions vétustes et, surtout, ne pas per- mettre à n’importe qui de piloter ces avions. C’est une grande responsabilité. Il s’agit de la vie de passagers. C’est très grave !» Pour lui, tout le management d’Air Algérie est à revoir : «Malheureuse- ment, il y a une défaillance au niveau du commandement d’Air Algérie. Il y a une incompétence totale. Je ne parle pas du DG, car ce n’est qu’un gestionnaire. Mais au niveau de ce qu’on appelle le ‘pôle’, à Dar El Beïda et ailleurs, les gens sont loin d’avoir le niveau et les compétences nécessaires pour gérer quoi que ce soit. Je n’aurais jamais accepté d’affréter des avions pareils. Cest criminel !»

Mustapha Benfodil

UNE IMPORTANTE DÉLÉGATION ALGÉRIENNE S’EST RENDUE HIER AU MALI PUIS AU BURKINA FASO

Une communication au compte-gouttes

L es informations tombent au compte-gouttes. Trois jours après le crash du vol AH 5017

d’Air Algérie en partance de Ouagadougou (Bur- kina Faso) à destination d’Alger, qui s’est écrasé dans la nuit de mercredi à jeudi au nord du Mali, les autorités algériennes communiquent toujours aussi peu. Pourtant, une délégation officielle pré- sidée par le ministre des Transports, Amar Ghoul, s’est rendue sur les lieux du drame vendredi. Après un passage par le Mali, la délégation algé- rienne – composée de cadres des ministères des Transports et des Affaires étrangères, d’éléments de l’Armée nationale, de la police scientifique,

de cadres de Vérital (contrôle technique en

aéronautique et marine), de la compagnie espa- gnole SwiftAir et de l’Entreprise nationale de la navigation aérienne (ENNA) a vite rejoint

le Burkina Faso. A l’issue de l’audience qui lui

a été accordée par le président burkinabé Blaise

Compaoré, le ministre des Transports, Amar Ghoul, s’est limité à des déclarations de solida- rité laconiques. «Je suis venu en tant qu’envoyé spécial du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, pour transmettre ses sincères condo- léances, sa sympathie, sa solidarité et la dispo- nibilité de l’Algérie à être au côté du Burkina

Faso dans ces moments difficiles et pénibles», a-t-il déclaré à l’agence nationale d’information APS. Amar Ghoul a ajouté que «l’Algérie était solidaire et réitérait tout son soutien, en mettant

tous les moyens à la disponibilité des pays amis

et frères, notamment ceux ayant des victimes dans ce crash». Il a également précisé qu’il était au Burkina Faso pour fédérer et «mieux coor- donner» les efforts et les actions pour surmonter ensemble ces moments «difficiles», reléguant ainsi l’Algérie à un rôle d’observation et de soutien. Le ministre n’a pas manqué de souligner que la situation était «vraiment complexe vu la

complexité du terrain et de l’enquête». Mais aucun commentaire sur les origines du crash, sur les avancées dans l’enquête et/ou la participation de l’Algérie dans la gestion de ces recherches et dans l’éventuel rapatriement des corps. Bien que plusieurs spécialistes s’accordent à dire que le rapatriement des corps s’avérera difficile, le président français a annoncé, tard dans la jour- née d’hier, que «les corps de tous les passagers du vol AH 5017 seraient ramenés en France». Information qui n’a évidemment pas été com- mentée par les autorités algériennes. Fella Bouredji

El Watan - Dimanche 27 juillet 2014 - 4

L’ACTUALITÉ

ZERGUINE N’EST PLUS PDG DE SONATRACH

Les raisons d’un limogeage

PHOTO : D. R.
PHOTO : D. R.

Suite de la page 1

A l’heure où nous met-

tons sous presse, aucune

confirmation officielle

n’est venue corroborer cette in- formation qui est déjà depuis la mi, journée sur les médias élec- troniques. Cependant, officieu- sement, plusieurs hypothèses ont accompagné cette éviction. Des rumeurs courent depuis plusieurs jours sur le conflit ouvert qu’il y a entre le PDG évincé et son ministre de tutelle youcef Yousfi. On raconte que des personnes influentes du régime ont eu maille à par- tir avec Abdelhamid Zerguine depuis au moins deux mois. Une question : à quelle lo-

QUOI QU’IL EN SOIT, L’HISTOIRE RETIENDRA QUE ABDELHAMID ZERGUINE A ÉTÉ LIMOGÉ. IL AVAIT ÉTÉ NOMMÉ, FIN 2011, PDG DE SONATRACH, EN REMPLACEMENT D NOUREDDINE CHEROUATI QUI AVAIT PASSÉ, LUI AUSSI, MOINS DE DEUX ANS À LA TÊTE DE LA PLUS GRANDE COMPAGNIE PÉTROLIÈRE D’AFRIQUE.

gique obéit cette nouvelle des- titution, deux ans et demi à peine après son installation ? Certaines sources accréditent l’idée selon laquelle Abdelha- mid Zerguine et Youcef Yousfi,

ministre de l’Energie, nour- rissaient plusieurs différends liés à des questions d’impor- tance capitale. Abdelhamid Zerguine serait un homme qui défend son pré carré. Il

s’oppose mordicus aux inter- férences des uns et des autres

dans la gestion de l’entreprise.

ché ses flèches à l’adresse du patron de l’ETRHB, réputé très proche du cercle présidentiel,

Abdelhamid Zerguine et

on

pensait que son imagination

YoucefYousfi ont eu un démêlé

était complètement détraquée.

à

Khelil, d’après nos sources.

propos de l’héritage de l’ère

L’OMBRE DU CERCLE

Du temps de Khelil déjà, Ab-

Pour elle, il n’y avait l’ombre d’un doute que l’on cherchait

Des sources proches de Sona-

à

«placer quelqu’un de plus

trach assurent même que le désormais ex-PDG de Sona- trach avait bien coopéré avec

maniable pour bénéficier de davantage de marchés». Le calcul des différentes probabi-

les Services dans les enquêtes menées dans le cadre de l’af- faire Sonatrach

PRÉSIDENTIEL

delhamid Zerguine, alors direc- teur général de l’Entreprise de génie civil et de bâtiment (ENGCB), «s’était attiré les foudres de l’ancien ministre de l’Energie et des Mines pour

lités fait ressortir en gras cette hypothèse. Youcef Yousfi aurait demandé au chef de l’Etat de limoger Abdelhamid Zerguine sous l’instigation directe de ceux qui avaient le PDG dans le collimateur. D’autres sources que nous avons pu contacter, hier, estiment que le différend entre Abdelhamid Zerguine et Youcef Yousfi serait lié à un défaut de vision par rapport à

avoir refusé de donner un mar-

la

question de l’exploitation

ché de gré à gré à une entre-

du gaz de schiste ainsi qu’à

prise turque conseillée par

la

stratégie de commercialisa-

l’énigmatique Réda Hemche»,

tion de gaz naturel en Europe.

nous confie une source très

Possible. D’autres incriminent

au fait des querelles intestines

la

main molle de Abdelhamid

qui minent Sonatrach. Cette même source nous révèle que Abdelhamid Zerguine paie pour «avoir refusé également des marchés de gré à gré à un privé algérien», dont le groupe est l’une des seules entreprises privées algériennes à avoir été préqualifiées par Alnaft pour prendre part à un appel d’offres pour l’exploration.

Zerguine dans la gestion de Sonatrach, une entreprise cen- sée reconquérir son statut de société puissante, au lendemain des scandales qui ont fini par décapiter sa direction et sur fond d’appréhensions quant au déclin de la production et des recettes. Quoi qu’il en soit, l’histoire retiendra que Abdelhamid Zer-

Une révélation qui renvoie au coup de gueule récent de la pa- tronne du Parti des travailleurs

guine a été limogé. Il avait été nommé, fin 2011, PDG de Sonatrach, en remplacement

(PT) qui avait accusé indirec-

d

Noureddine Cherouati qui

tement Ali Haddad de vouloir

avait passé, lui aussi, moins

imposer une nouvelle direction

de

deux ans à la tête de la plus

à la tête de Sonatrach. Lorsque

Louisa Hanoune avait déco-

grande compagnie pétrolière

d’Afrique.

A. T.

ÉDUCATION NATIONALE

L’Unpef soumet ses doléances à M me Benghebrit

L ’Union nationale des personnels de l’éducation et de la formation (Unpef) a renouvelé son attache-

ment à revoir les insuffisances du statut particulier du personnel du secteur de l’éducation. Les représentants de l’Unpef, reçus jeudi au siège du département de

tutelle, ont cité, dans ce sens, les décrets exécutifs 12/240 et 08/315. Lors de cette rencontre, où les deux parties ont évidement abordé la (re)réforme

de l’éducation nationale, le syndicat a, entre autres, exigé l’intégration de certains corps du secteur de l’éducation, l’amélioration des conditions des corps communs et l’intégration des professionnels et agents de sécurité activant dans le secteur, la prise en charge des enseignants ainsi que des encadreurs et des péda- gogues. L’Unpef a aussi réitéré la revendication pour la promotion des enseignants du cycle primaire au

grade d’enseignant principal après 10 ans d’expérience et d’enseignant formateur après 20 ans de carrière. Selon un communiqué de l’Unpef, les deux parties ont souligné la nécessité de maintenir un «dialogue sérieux» afin de résoudre les problèmes du secteur de

l’éducation nationale. C’est ainsi que les deux parties ont convenu de se revoir à la fin du mois d’août sur les

mêmes questions.

R. B.

ELLE NÉCESSITE UNE PRISE EN CHARGE À L’ÉTRANGER

Mobilisation pour Romaissa

D es militants associatifs se mobilisent pour Romaissa, une adolescente de

16 ans, gravement brûlée. Ils espèrent que les pouvoirs publics parviendront à lui assurer un transfert à l’étranger pour une prise en charge, et ce, après les recommandations du staff médical. Agée de 16 ans et native de Ghardaïa, Romaissa a été brûlée lors d’une explo- sion de gaz, en février 2013. Les brû- lures ont atteint une partie du visage et du cou, le thorax et le bras droit. Un cer- tificat médical indique que les brûlures ont abîmé 30% du corps. Romaissa est

actuellement clouée au lit à la Clinique centrale des brûlés, à Alger. En réani- mation durant une période, il s’avère toutefois que son état de santé se dété- riore. Les lésions ne se cicatrisent pas, elles se sont même infectées. Romaissa doit bénéficier d’une prise en charge à l’étranger, selon ses médecins. Plusieurs raisons sont avancées pour justifier le transfert, notamment «la non-disponi- bilité des sites de prélèvement». Mais c’est surtout l’aggravation de son état de santé qui devient inquiétant. Un dossier a été adressé à un centre hospitalier

spécialisé de la région lyonnaise, en France. Malheureusement, la commis- sion médicale nationale a refusé la prise en charge, selon ses proches. Ce qui suscite, et ce n’est pas la première fois, plusieurs questions. Qui a le droit de profiter de la prise en charge à l’étran- ger ? Sur la Toile, la mobilisation pour sensibiliser sur le cas de Romaissa est appréciable. La page facebook «Sau- vons Romaissa» permet aux citoyens solidaires de communiquer et d’inter- peller les internautes. Romaissa, aidée par son entourage, remercie ceux qui la

soutiennent via des messages. Une péti- tion est également disponible sur le web. Elle a récolté plus de 200 signatures. Malgré cet effort, le transfert devient urgent, puisque plus le temps passe, plus l’état de santé de Romaissa s’aggrave. Le cas de Manil, il y a de cela deux ans, et aujourd’hui celui de Romaissa remettent sur le tapis le débat sur la prise en charge médicale particulièrement, mais aussi sur le secteur de la santé de manière générale. Peut-on tous pré- tendre à un séjour au Val-de-Grâce ? M. B.

BOUIRA

Sit-in des

gardes

communaux

U ne centaine de gardes

communaux ont obser-

vé, hier, un sit-in de

protestation devant la poste

centrale de la ville de Bouira.

Visiblement en colère, ils ont tenu à dénoncer le retard accu- mulé dans le versement des

primes accordées dans le cadre

des dernières mesures prises par le gouvernement, il y a plus de deux mois. Selon nombre de protestataires, tout a été fait au niveau des services de la wilaya, y compris par le Trésor public, «sauf qu’Algérie Poste peine à honorer sa tâche de procéder aux virements de nos primes». «Nous n’avons pas de quoi répondre aux besoins de nos familles à deux jours de l’Aïd. C’est du bricolage. Pourtant le ministère de l’In- térieur a bel et bien précisé que cette prime serait versée avant l’Aïd», dénoncent-ils.

Pour rappel, le ministère de l’Intérieur et des Collectivités

locales avait annoncé une série de mesures en faveur des gardes communaux suite à la dernière

réunion ayant regroupé des re- présentants de ce corps parami- litaire dissous, avec le ministère de tutelle. Parmi ces mesures figure la prime d’astreinte et un nouveau régime indemnitaire qui comprend une prime de rendement de 30% pour l’en- semble des gardes communaux. Le ministère de l’Intérieur a décidé de revaloriser les primes de risque et d’astreinte à 90% pour l’ensemble des gardes communaux, et ce, à compter du 1 er janvier 2012. A. Fedjkhi

et ce, à compter du 1 e r janvier 2012. A. Fedjkhi LE VATICAN SOUHAITE UN

LE VATICAN SOUHAITE UN JOYEUX AÏD AUXMUSULMANS DU MONDE

A quelques jours de l’Aïd El Fitr, le Vatican adresse ses «vœux cordiaux» aux musulmans du monde à l’occasion de la fin du Ramadhan. Dans un message transmis par Mgr ThomasYeh, Nonce Apostolique, le cardinal Tauran, président du Conseil pontifical pour le dialogue

interreligieux, insiste sur les points unificateurs des religions monothéistes. Le message de la cité du Vatican, autorité suprême du catholicisme, met en relief la qualité de «frères et sœurs» partagée entre les croyants de divers horizons et sollicite la solidarité de toutes les personnes de bonne volonté pour faire face «aux défis» du «monde contemporain». «Il s’agit notamment des menaces qui pèsent sur l’environnement, de la crise de l’économie mondiale et des taux de chômage élevés, particulièrement chez les jeunes. Ces situations génèrent un sentiment de vulnérabilité et un manque d’espérance à venir», note le message signé du cardinal Jean- LouisTauran. «Travaillons donc ensemble pour construire des ponts de paix et promouvoir la réconciliation, en particulier dans les régions où musulmans et chrétiens souffrent ensemble des horreurs de la guerre», prône-t-il. Pour conclure, le cardinal Tauran écrit : «Avec le pape François, nous vous adressons nos vœux cordiaux pour une joyeuse fête et une vie

prospère dans la paix.»

R. S.

PHOTO : D. R.

El Watan - Dimanche 27 juillet 2014 - 5

L’ACTUALITÉ

CRASH DE L’AVION D’AIR ALGÉRIE, DRAME DE GHARDAÏA, INTERDICTION DES MARCHES

Sellal répond aux critiques

Lors de sa visite hier à Constantine, le Premier ministre a répondu à de nombreuses questions relatives à l’actualité politique du pays, dont la plus pertinente est celle du crash de l’avion d’Air Algérie.

E n marge de sa visite, hier, à Constantine pour s’enqué- rir de l’état d’avancement

des préparatifs de l’événement «Constantine, capitale de la culture arabe», le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a répondu à de nombreuses questions relatives à l’actualité politique du pays. Le crash de l’avion d’Air Algérie a constitué naturellement les pre- mières interrogations et le Premier ministre a profité de l’occasion pour répondre aux critiques en cascade dirigées contre le gouver- nement au sujet de la gestion de cette affaire. M. Sellal a, avant tout, précisé que «ce n’est pas un avion algérien, c’est la presse étrangère qui entretient la confusion ‘‘t’kha- lat’’», a-t-il déclaré tout de go. Le Premier ministre a détaillé ensuite les agissements de ses services en réaction à la catas- trophe. «Nous, nous ne parlons pas beaucoup et quand nous parlons, c’est dans le vrai. Nous avons réagi vite et instruit le ministre des Transports pour créer une cellule de crise, nous avons participé aux recherches et envoyé un avion militaire de type Hercule, à partir de la base de Bordj Badji Mokhtar, après avoir demandé à l’Etat du Mali l’autorisation de survoler son territoire. De plus, il y a une coor- dination parfaite entre l’Algérie, la France et le Mali, et ce, à un très haut niveau.» A une autre ques- tion relative aux causes du crash, M. Sellal donne davantage de

relative aux causes du crash, M. Sellal donne davantage de AbdelmalekSellal crédit à la thèse des

AbdelmalekSellal

crédit à la thèse des mauvaises conditions météo : «Les conditions météo étaient difficiles. Il existe ce que l’on appelle le front intertropi- cal, c’est un mur très difficile que j’ai eu à traverser, mais générale- ment on l’évite parce que traversé par des courants électriques et des tempêtes, c’est la première hypo- thèse. A propos de l’acte terroriste, c’est très difficile, parce que cette région n’est pas occupée par les terroristes. En plus, il leur est dif- ficile d’atteindre l’avion qui volait à cette altitude, ils n’ont pas les moyens. Donc cette hypothèse est très faible.» Concernant l’analyse de la boîte noire et l’ouverture des enquêtes, le Premier ministre assume les po- sitions de son gouvernement : «En

outre, le Data recorder et le Voice recorder qui contiennent les infor- mations techniques et les enregis- trements son des conversations de l’équipage de l’avion ont été récupérés et les experts français qui ont un bon niveau d’expertise vont en analyser les données. Je sais aussi que le constructeur mène son enquête avec la compagnie espagnole.

OUVERTURE D’UNE INFORMATION JUDICIAIRE L’avion ne souffrait d’aucun pro- blème, il a été contrôlé quelques jours avant et dans tous les cas, les Européens sont rigoureux sur ce plan et ne laissent pas atterrir un avion défectueux sur leurs aéro- ports. Ce qui est sûr, c’est que nous suivons l’affaire, et le procureur général va ouvrir aujourd’hui une information judiciaire à Alger.» Esquivant une question relative au piétinement de la lutte anticor- ruption, M. Sellal, pour qui les enquêtes dans les affaires Kha- lifa et Sonatrach suivent leur cours normal, a défendu le bilan de son gouvernement dans la gestion de la crise de Ghardaïa. C’est faux, a-t-il répondu, hier à Constantine, à ceux qui «disent que l’Etat a aban- donné Ghardaïa». Selon le Premier ministre, la situation a sensiblement évolué et le sera davantage avec l’installation des caméras de sur- veillance. Rassurant mais prudent, M. Sellal reconnaît cependant qu’il reste un long chemin à parcourir

avant le retour à la normale.

L’ÉTAT N’A «RIEN À SE REPROCHER», SELON M. SELLAL

«Il faut savoir que la haine a pris le

dessus parmi cette population. Il y

a des parties qui en profitent pour

manipuler les communautés à des fins politiciennes.» Affirmant qu’il y aura encore des dépassements, l’hôte de Constantine a fait remar- quer que «des choses étrangères à la région, comme la drogue, sont

infiltrées, il y a une mafia qui a pé- nétré la société locale, mais quelles que soient les conditions, l’Algérie restera unie». Interrogé au sujet de l’opportunité de lever l’interdiction sur les marches à Alger, le Premier ministre a réaffirmé la position de l’Etat. «Celui qui veut organi- ser une rencontre ou n’importe quelle réunion, on lui garantit des facilités, il n’y a pas de problème. L’UGTA et le PT et même d’autres ont voulu organiser des rencontres

à la salle Harcha. Allez-y, nous,

on ouvre.» Mais il y a un mais dans la position de M. Sellal pour qui l’impératif de l’ordre public impose certaines mesures restric- tives. «On ne peut pas faire plus.

Si on ouvre à l’un, on doit ouvrir

à tout le monde après. Il y a une décision concernant Alger pour

contrôler nos affaires, les marches

à Alger sont toujours suspendues,

par contre dans les salles, tout le

monde est le bienvenu.» Nouri Nesrouche

CRASH DE L’AVION D’AIR ALGÉRIE ET RÉACTION OFFICIELLE

Le RCD dénonce l’absence du chef de l’Etat

L e Rassemblement pour la culture et la démo- cratie (RCD) critique sévèrement la gestion

officielle du crash de l’avion d’Air Algérie, qui s’est produit jeudi dernier au Mali. Dans un communiqué rendu public hier, à l’issue de sa réunion, le secrétariat national du parti qualifie de «frileuse» l’attitude des autorités algériennes face à cette catastrophe aérienne : «Le RCD s’in- cline devant la mémoire des victimes et exprime son soutien à leurs familles. Il s’indigne de la frilosité et de l’approximation qui ont caractérisé la gestion de ce douloureux accident par les pou- voirs publics.» La direction du RCD relève, notamment, la défection singulière du chef de l’Etat qui n’a fait aucune communication officielle depuis l’annonce de cet accident. «Cette défection contraste avec la présence soutenue du président français, qui marque l’image d’un Président hors du temps et loin de son pays. Le retrait de l’Algé-

rie devant la tutelle de l’ex-puissance coloniale est une caricature des errements diplomatiques, de l’incurie, des reniements et de la soumission du pouvoir actuel», précise-t-on dans le même communiqué.

«MOBILISATION D’UN RAPPORT DE FORCE» Outre cet accident, la direction du RCD condamne également les manipulations qui compliquent la situation dans la wilaya de Ghardaïa : «Le RCD considère que la nou- velle annonce d’un plan gouvernemental pour Ghardaïa est une duperie supplémentaire, lorsque l’on sait que le pouvoir continue d’imposer ses ‘interlocuteurs’ pour la région dans les clientèles traditionnelles du régime et mobilise ses baltaguia contre les militants politiques et associatifs de la vallée du M’zab.» Selon la même source, en dépit de la gravité de

la situation, «aucune mesure appropriée n’a été adoptée». «Le pouvoir démontre une fois de plus son incapacité à assurer la sécurité des personnes et des biens et met en péril la cohésion de la nation.» Le RCD fait le lien entre la situation dans la vallée du M’zab et les événements de Kabylie en 2001 : «L’exacerbation de la situation dans la vallée du M’zab par la provocation, la répres- sion, la manipulation des crispations identitaires et communautaires, l’instrumentalisation de la justice et la consécration de l’impunité font que des populations entières sont livrées à elles- mêmes.» Et de dénoncer l’abandon de la Kabylie «aux réseaux mafieux qui y exercent des kidnap- pings». Evoquant l’interdiction de la conférence de la CNLTD, la direction du RCD estime que cela «illustre on ne peut mieux les égarements et les faux-fuyants d’un système délétère». Madjid Makedhi

LES NOTABLES MOZABITES S’EN PRENNENT À BELKHADEM

La violence «se poursuit» à Ghardaïa

L es annonces du gouvernement ne changent rien à

la donne. La situation à Ghardaïa n’a pas changé

malgré une accalmie qui dure depuis quelques

jours. C’est en tout cas le sentiment exprimé par un

groupe de notables mozabites qui a rendu public, hier,

un communiqué. Le document – signé des notables de Mélika et de la cellule de coordination et de suivi des événements de la vallée du M’zab – indique que, mal- gré les assurances des autorités, «des quartiers entiers restent interdits» aux Mozabites. «Les agressions contre les Mozabites se poursuivent et des quartiers entiers restent hors du contrôle de l’Etat», ajoute le communiqué. Pis, les notables mozabites soulignent que «des criminels et assassins restent libres sous le regard des autorités». Celles-ci sont également mises en cause par ces habitants qui avancent que «la crise a été provoquée». Fait inhabituel, les notables mozabites s’en prennent de manière explicite à un représentant de l’Etat. Ils reprochent à Abdelaziz Belkhadem des «déclarations dangereuses» portant sur «un plan méthodique visant à diluer la société mozabite». Le ministre d’Etat, représentant personnel du président de la République, s’est en effet exprimé sur une chaîne privée à propos

de la crise à Ghardaïa. Les signataires du document appellent les habitants de Ghardaïa à faire preuve de retenue. Ils réitèrent leur «attachement à la paix et au refus de toute forme de violence, quelle qu’elle soit» et soutiennent «toute initiative visant à rétablir la paix». Cependant, les signataires du document appellent l’Etat à «prendre

ses responsabilités» et à appliquer «les lois de la République» pour tous. Le ministère de l’Intérieur avait annoncé, la semaine dernière, des mesures visant

à rétablir la paix dans la région de Ghardaïa. Cela

passe par des attributions de lots de terrain à bâtir et des indemnisations aux familles et aux commerçants touchés par les troubles qui secouent la ville depuis 9 mois. Officiellement, les événements de Ghardaïa ont fait 10 morts et des dizaines de blessés. Nombreuses sont les maisons et les commerces endommagés par des actes de violences intermittents. Les solutions proposées par les autorités n’ont pas réussi à ramener

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El Watan - Dimanche 27 juillet 2014 - 7

ALGER INFO I l y a une crainte que les permanences des commerçants ne soient
ALGER INFO I l y a une crainte que les permanences des commerçants ne soient
ALGER INFO I l y a une crainte que les permanences des commerçants ne soient

ALGER INFO

ALGER INFO I l y a une crainte que les permanences des commerçants ne soient pas
ALGER INFO I l y a une crainte que les permanences des commerçants ne soient pas
ALGER INFO I l y a une crainte que les permanences des commerçants ne soient pas

I l y a une crainte que les permanences des commerçants ne soient pas assu- rées les deux jours de l’Aïd. Le porte-

parole de l’Union générale des commer- çants et artisans algériens (UGCAA) signale des défaillances risquant de per- turber toute l’opération. Quelque 1000 commerçants sont concer- nés par la permanence à Alger, parmi lesquels figurent entre 300 et 400 boulan- gers. «L’UGCAA, associée à l’élaboration des listes, a souhaité que les commerçants astreints à la permanence, couvrent plu- sieurs quartiers des 57 communes de la capitale. Le problème qui s’est posé est lié au fait que des commerçants ne savent pas s’ils sont ou non inscrits sur les listes. Un boulanger de la rue Ben M’hidi m’a contacté pour savoir s’il y était. Il m’a affirmé que des agents de la direction du commerce qui sont passés le voir ne sont pas revenus pour l’informer s’il est sur la liste. Le problème ne se posera pas quant à la disponibilité des produits de large consommation, comme le pain par exemple, mais par rapport à la défaillance du mécanisme, des commerçants, qui seraient inscrits sur les listes, n’étant pas informés à temps. Certains ont déjà libéré leurs ouvriers. Il faut savoir que 70% de l’effectif sont des gens qui habitent hors wilaya», précise El Hadj Tahar Boulenouar. L’autre aspect mis en avant est lié à la «défaillance» des APC, qui n’ont pas affiché les listes pour que les citoyens sachent que tel ou tel commer- çant est astreint à ouvrir les deux jours de l’Aïd. «Le citoyen — but ultime d’une telle opération — doit être suffisamment informé par voie d’affichage pour qu’il ne perde les jours de l’Aïd à la recherche d’un hypothétique boulanger. L’année dernière, des commerçants, ouverts les jours de la fête, ont jeté leurs baguettes,

TRAVERSÉE DE LA BAIE D’ALGER

UNESOIXANTAINE

E nviron une soixantaine de nageurs et nageuses sont at-

tendus, le 16 août prochain, à Bordj El Bahri pour prendre part à la compétition de la traversée de la baie d’Alger, a-t-on appris vendredi auprès de la Fédération algérienne de natation (FAN). Sous l’égide de la fédération, en collaboration avec le ministère des Sports, la compétition verra les messieurs s’aligner sur une distance de 6 kilomètres, alors que les ondines se verront parcourir seulement 3 km. En parallèle, quelque 200 athlètes se dispute-

ront, les 15 et 16 août prochains, les titres de la coupe d’Algérie à la piscine du 5 juillet d’Alger. Les 200 nageurs et nageuses sont issus d’une vingtaine de clubs et de

seize ligues.

N. Id.

INSTANTANÉ

çants devant assurer la permanence durant les périodes et les jours de fermeture pour congés ou pour fêtes légales, en vue de garantir un approvisionnement régulier des populations en produits et services de large consommation. Selon l’article 41 bis, le non-respect de l’obligation de per- manence prévue à l’alinéa 2 de l’article 22 est sanctionné par une amende de 30 000 dinars à 200 000 dinars. Toutefois, le directeur du commerce de la wilaya propose au contrevenant une amende transactionnelle d’un montant de 100 000 DA. En cas de récidive, le contre- venant ne peut bénéficier de l’amende transactionnelle et est sanctionné par l’amende prévue à l’alinéa 2 ci-dessus. En outre, le wali procède par arrêté à la fermeture administrative du local abritant l’activité commerciale, pour une durée de trente jours. Nadir Iddir

L’UGCAA SIGNALE DES DÉFAILLANCES

Près de 400 boulangers concernés par la permanence

A la veille de l’Aïd, le porte-parole de l’UGCAA signale d’ores et déjà deux défaillances : des commerçants qui seraient concernés par la permanence n’ont pas été informés par la DCP et les APC n’ont pas jugé utile d’afficher les listes des concernés.

pas jugé utile d’afficher les listes des concernés. Le pain jeté durant tout le mois de

Le pain jeté durant tout le mois de Ramadhan se fera rare les jours de l’Aïd

alors que d’autres étaient fortement sol- licités. Les APC, associées dans la com- mission, vont dire que la DCP ne leur a pas communiqué les listes alors que ces derniers justifieront cette bévue par le manque d’implication des administra- tions locales. Mais lequel croire ?» s’in- terroge M. Boulenouar qui fait remarquer qu’en plus des deux problèmes sus-cités, figure le souci des coupures d’électricité alors que Sonelgaz devrait assurer, selon un communiqué, la prise en charge pour rassurer les boulangers. La réglementation sur les permanences a été étoffée. La loi n° 13-06 du 23 juillet 2013 modifiant et complétant la loi n° 04- 08 du 14 août 2004 relative aux conditions d’exercice des activités commerciales stipule que le wali fixe, par arrêté, après consultation des associations profession- nelles concernées, la liste des commer-

PHOTO : D. R.

SÛRETÉ DE WILAYA

PLUS DE 1000 CRIMES ET DÉLITS ÉLUCIDÉS

Q uelque 1521 affaires criminelles et délits ont été éluci- dés dans la wilaya d’Alger au cours du premier semestre

2014 grâce à la technique des prélèvements des empreintes digitales, a appris l’APS jeudi auprès de la sûreté de la wilaya d’Alger. «Un total de 306 personnes, identifiées grâce à cette technique, ont été arrêtées et auditionnées», a précisé le service de la police scientifique et technique de la sûreté de wilaya. Les mêmes services ont, par ailleurs, pu identifier durant cette période 14% des cadavres méconnaissables découverts dans la wilaya d’Alger grâce à la technique du «portrait robot», précise-t-on. D’autre part, les éléments de la police judiciaire de la sûreté de wilaya d’Alger ont réussi à résoudre plusieurs affaires de trafic de drogue, avec la saisie de 135 kg de résine de cannabis (chira) durant le premier semestre 2014, selon la cellule de la communica- tion de la sûreté de wilaya. En 2013, les mêmes services ont réussi à démanteler plusieurs réseaux de trafic de drogue, et saisi plus de 250 kg de résine de cannabis, rappelle-t-on.

Par ailleurs, à l’occasion de la célébration du 52 e anniversaire de la création de la police nationale, la Sûreté de wilaya d’Alger a organisé des portes ouvertes sur ses structures et ses missions à la Grande Poste, suivies par un public nombreux.

N.

Id.

SUITE À UNE FORTE CONSOMMATION

PLUSIEURS QUARTIERS D’ALGER PRIVÉS D’EAU

P lusieurs localités de la wilaya d’Alger continuent de subir des perturbations dans l’alimentation en eau

potable. A Aïn Benian, Rahmania, Douera, à la périphérie de la capitale mais, aussi, dans certaines communes du centre- ville comme celle d’Hussein Dey, les clients de la Société des Eaux et de l’Assainissement d’Alger (Seaal) connaissent des coupures, jamais annoncées par le gestionnaire de l’eau. La direction des Ressources en eau, dont le premier respon- sable a été contacté par El Watan a indiqué qu’en plus des canalisations qui ont connu des ruptures, un pic de consom- mation a fait que des quartiers soient privés d’eau. «Le pic de consommation de 1,2 million de mètres cubes a été atteint au plus fort de la canicule, contre un million de mètres cubes habituellement. Les robinets sont tout le temps ouverts. Les réservoirs se vident par moments et les quartiers situés sur les hauteurs, comme c’est le cas à Souidania et Rahmania, ne recevaient pas d’eau toute la journée», a précisé le direc- teur, SmaïlAmirouche, dont l’argumentaire n’a pas vraiment convaincu des lecteurs du quotidien qui font le parallèle avec des pays de l’autre rive de la Méditerranée où la consomma-

tion est plus importante et où les réservoirs ne sont pas vides.

Id.

N.

ENQUÊTE APRÈS LA DÉCOUVERTE D’UN CORPS À GUÉ DE CONSTANTINE

L e corps d’un homme âgé de 52 ans, résidant au Gué de Constantine (Alger), présentant

des blessures occasionnées par une arme blanche,

a été découvert près de son véhicule de marque Renault Clio, sur le chemin communal reliant le

douar Touahria à la commune de Oued Harbil (Médéa). La dépouille mortelle a été déposée à la morgue de l’hôpital de Médéa. Une enquête est ouverte par la brigade de la Gendarmerie natio-

nale de Oued Harbil.

N. Id.

HORAIRES DES PRIÈRES Alger et ses environs

DIMANCHE 27 JUILLET 2014

Dohr………… 13:20

     
     

A bourse déliée

peine la seconde moitié du mois de

Ramadhan entamée, que les parents flanqués

leur ribambelle commencent juste après le

ftour à arpenter artères et rues commerçantes pour se préparer à la fête de l’Aïd. Les rues ne désemplissent pas, elles restent toujours aussi grouillantes et fébriles de monde. Automo- bilistes et piétons participent à l’animation

fébrile des souks où pullulent les petits reven- deurs à la criée qui écoulent leurs produits. Des revendeurs qui s’arrachent les places à même le trottoir : on squatte un coin de rue,

boucle quelques arpents, on négocie un

empan pour vendre les packs de joujoux pour enfants… Comme chaque année, l’usage coutumier ne déroge pas à la règle. Fête de l’Aïd oblige, la besace des petits ménages est sollicitée, quitte à s’endetter ; l’essentiel est de répondre aux caprices des enfants qui tiennent à être sur leur trente-et-un, le jour J. Ainsi, en l’espace de 29 ou 30 jours, les gens s’inscrivent dans un canevas en prenant lien avec de nouvelles habitudes qui, pour se ressourcer dans le recueillement, la commu- nion et la piété dans les lieux de culte, qui pour multiplier les actions de bon Samaritain

Par M. Tchoubane

avec les restos du cœur, et qui… pour tirer le maximum de profits en faisant flamber

les prix. Il est un lieu commun de dire que la mercuriale grimpe lors de ce mois sacré, au gré des nafahate ramadhanesques. La déme- sure semble dicter les réflexes des jeûneurs, peu enclins au labeur. Les parents, eux, après avoir été en partie saignés par les dépenses occasionnés par sidna Ramadhan, n’hésitent pas à délier encore plus leur bourse pour faire plaisir à leurs chérubins. Certains magasins de vêtements affichant des prix abordables,

sont littéralement pris d’assaut, notamment le soir. Tenant compte des contingences, cer- taines boutiques se voient obligées d’aligner leur clientèle en procession sur le seuil de la porte. La ménagère ne se met pas en marge, elle s’attelle à préparer sa gamme variétés de gâteaux qu’elle confie au fournil du coin. Même si ce dernier est devenu rare, car la quasi-totalité des boulangers ne disposent plus de four à pierre réfractaire, on voit malgré tout, dans certains rues de l’antique Casbah, des gosses valser avec des plateaux de gâteaux de l’Aïd, qui ne manquent pas d’embaumer le quartier.

   

DESSIN : SOUHAYLA

El Watan - Dimanche 27 juillet 2014 - 7

RÉGION

EST

ASSOCIATION MILA VERTE

Le travail de proximité commeprogrammed’action

Pour le programme de l’année en cours, il profitera aux principales avenues de la ville, qui seront agrémentées d’arbustes de platane.

la ville, qui seront agrémentées d’arbustes de platane. L ’association Mila-verte, à vocation écologique, fait

L ’association Mila-verte, à vocation écologique, fait du travail de proxi- mité son credo. Selon son président,

A. Benslimane, l’essentielle de l’activité de l’association s’articule autour des opé- rations de nettoyage et de reboisement des artères de la ville, des établissements scolaires et des sièges des différentes directions de wilaya. Pour le programme de l’année en cours, il profitera aux principales avenues de la ville, qui seront agrémentées d’arbus- tes de platane, ainsi qu’à une multitude d’établissements publics (écoles primai- res, CEM, lycées, directions de wilaya). Selon notre interlocuteur, les deux hôpi- taux de la ville font présentement l’objet d’une vaste opération de nettoyage, opé- ration précédant celle de création d’es- paces verts au sein de ces établissements. «Des tonnes de détritus solides ont été

retirées de ces établissements de santé et évacuées à la décharge publique grâce

au travail d’un petit groupe de jeunes re- crutés par l’association dans le cadre du DAIP. Cette étape terminée, nous procé- derons à l’aménagement d’espaces verts à l’intérieur des deux EPSP, en plantant des platanes, des rosiers et des bigara- diers (orangers aux fruits amers). Nous comptons également utiliser une essence forestière comme le pin par exemple pour stabiliser un glissement de terrain à l’hô- pital Meghlaoui» L’entretien des espaces verts abandonnés, le chaulage et l’arrosage des arbres tant en ville qu’à l’intérieur d’établissements publics font partie également des mis- sions de cette entité de la société civile qui, depuis sa création en 2006, a planté des milliers d’arbres. «Au début de cette année, nous avons reçu un don de 5000 jeunes platanes de la part d’une famille algéroise et nous sommes entrain de les repiquer progressivement sur les talus des routes, dans les quartiers nus

de la ville et au sein des établissements étatiques. Un tracteur-citerne est affecté à l’arrosage de ces plans comme nous avons monté un petit atelier de soudure pour la fabrication de grillages de pro- tection des arbustes.» Il est à signaler que cette association fonctionne grâce à de petites escouades de jeunes travailleurs recrutés dans le cadre du dispositif d’insertion profes- sionnelle DAIP et les dons en nature (arbustes, chaux, grillage, eau…) des citoyens. Par ailleurs, le président de Mila-verte lance un appel pressent aux autorités de la ville, leur demandant de rétablir la clôture en fer forgé du square Chaâboub, l’unique espace vert de toute la insensé. Il faut remettre la clôture en place si l’on veut vraiment que cet espace ne dispa- raisse pas ville de Mila. «L’enlèvement, il y a une année, de la clôture du jardin est

un acte».

B. K.

SÉTIF

L’insalubrité prend ses quartiers

L ’insalubrité qui s’est installée dans divers coins de la capitale des Hauts plateaux, victime de sa réputation de «ville pro-

pre» et d’une expansion urbanistique effrénée, crève les yeux. L’incivisme des citoyens criant affecte grandement le paysage d’une cité polluée par les immondices qu’on rencontre à chaque coin de rue. Dépassé par des quantités incommensurables d’or- dures ménagères, les équipes de nettoiement de la commune ne répondent plus à une situation qui atteint des seuils critiques. Ni le centre ni la périphérie ne sont épargnés par le triste décor, ter- nissant de jour en jour l’agglomération agressée par les mauvais comportements du citoyen jetant à tout moment et n’importe où, ces déchets et ordures. L’impuissance, pour ne pas dire la démission des services de la commune, a donné le coup de grâce à la réputation et image de marque de Sétif. Une virée dans di- vers endroits de la cité vous donne l’impression que la ville est abandonnée à un triste sort. Car le paysage est «paré» par des immondices éparpillées, des moustiques et chats tournant autour du festin, agrémenté par des odeurs vous donnant la nausée. Eléments importants de l’équation, des citoyens (qui ne font rien pour que les choses s’améliorent) accablent les équipes de nettoiement. «Il ne faut plus se voiler la face, l’insalubrité s’est installée à Sétif où tout le monde est responsable. On ne doit plus dormir sur ses lauriers et dire que la cité est propre. Par la faute de tout un chacun, elle ne l’est plus. La forte urbanisation, n’a

pas été suivie par des moyens appropriés. Pour preuve, le ramas- sage des ordures des nouvelles cités ne se fait pas régulièrement ou à temps. Mal entretenus, n’ayant pas en outre la capacité à contenir de grandes quantités, les bacs utilisés sont fortement endommagés. L’absence des éboueurs dans certains quartiers «zappés» par ces agents complique davantage la situation.» Soulignent de nombreux citoyens. Pointée du doigt, la commune par le biais de son premier responsable, Dr Nacer Ouahrani, s’en défend : «Avant de développer, laissez-moi vous dire que la propreté de la cité est l’affaire de tous. C’est aussi et surtout une question de citoyenneté. Ceci dit, le ramassage des ordures est notre préoccupation première. Néanmoins, la situation catastro- phique de notre parc roulant nous handicape grandement. Il est difficile de procéder quotidiennement au ramassage de plus de 300 tonnes avec 47 camions dont 14 sont en panne. Pour parer à une telle situation, un contrat de livraison de 16 bennes-tasseu- ses a été paraphé l’année dernière avec la SNVI (Société Natio- nale des Véhicules Industriels, ndlr) qui devait nous livrer 2 à 3 engins par trimestre. Malheureusement sur une commande de 16 camions, nous n’avons au jour d’aujourd’hui réceptionné qu’un seul engin. La pression nous pousse à surexploiter les camions utilisés dans plusieurs secteurs. En perdurant, cette sur- utili- sation risque de compliquer davantage notre mission qui n’est

guère aisée».

Kamel Beniaiche

notre mission qui n’est guère aisée ». Kamel Beniaiche BORDJ BOU ARRÉRIDJ Déficit en encadrement au

BORDJ BOU ARRÉRIDJ

Déficit en encadrement au service des urgences

L ’ambition de Mme Benelmir Dalila, directrice de la santé de la wilaya de Bordj Bou-Arreridj, était d’organiser un réseau de prise en charge globale des patients, a-t-elle expliqué à la conférence-

débat, au Forum DK-News dans un passé récent. Quatre ans après le lancement de ce programme devant assurer le suivi des soins des malades chroniques, les choses n’ont pas évolué et les malades, faute de prise en charge efficiente, convergent par centaines vers les services des urgences. Ces services ont montré leurs limites, et sont débordés, et ce, que ce soit à l’hôpital du chef-lieu de wilaya ou celui de Ras El Oued. Ces deux structures sont appelées à couvrir les besoins d’un bassin de 500 000 habitants, et ce, en dépit de l’ouverture de deux hôpitaux de 60 lits à Mansoura et Bordj Ghedir, lesquels peinent à démarrer, faute d’encadrement, nous dit-on. Interrogé à ce sujet, un médecin qui a requit l’anonymat qualifie les promesses de la directrice de chimères. En effet, dans ce contexte, on apprend que les médecins généralistes exerçant au niveau du service des urgences de l’hôpital du chef-lieu de wilaya, ont adressé un courrier à l’administration, menacent de recourir à la grève si

rien n’est fait pour améliorer les conditions de travail, jugées selon leurs dires, outrageuses. Ils dénoncent également le déficit flagrant en matière d’encadrement, notamment pendant les gardes de nuit. «Chaque méde- cin assure au moins huit gardes par mois, à cela s’ajoute l’équivalent de quatre réquisitions ainsi que le phénomène des harcèlements et des agressions auxquels nous sommes exposés, c’est vraiment une guerre d’usure.» témoigne un médecin. Selon le représentant du syndicat des praticiens cette situation est due à l’ouverture de nouveaux services, à la cessation des activités du SAMU et le gel des recrutements. Une source proche de l’administration de l’hôpital a fait savoir que ce genre de problèmes est récurent pendant le ramadhan, dans la mesure où trois médecins ont démissionné, onze autres sont en congé de maladie, six en congé de maternité, et cinq en situation de mise en disponibilité. Cette hémorragie ne peut qu’influer négativement sur un secteur névralgique. De sources bien informées, on apprend que le wali Azzedine Mecheri, avait effectué une visite inopinée a l’hôpital de Bordj Bou Arreridj pour s’enquérir de la situation qui prévaut .A l‘issue de cette tournée, la DSP aurait été instruite pour passer dans son bureau accompagnée du direc- teur de l’hôpital et des représentants des médecins pour, vraisemblable-

ment, donner des explications.

A. D.

SOIRÉES RAMADANESQUES À JIJEL

La plage Kotama, nouveau réceptacle

L es soirées ramadanesques ne sont plus exclusivement masculines à Jijel. Des centaines de familles profitent désormais chaque soir

de la fraicheur du bord de mer de la plage Kotama. Ce lieu est devenu un véritable réceptacle des noctambules d’après le ftour. Les différents commerces, principalement des cafés, crèmeries et restaurants, ont amé- nagé de larges superficies de la plage pour recevoir les familles venues passer quelques moments de plaisir, après les dures journées du rama- dan, caractérisées par la chaleur accentuée par une humidité gênante, ce qui rend encore plus difficile le jeûne.L’installation de manèges et autres lieux de jeu pour enfants, a donné un plus à cette plage où convergent des centaines d’enfants avides de loisirs. Ces derniers se donnent à cœur joie sous l’œil protecteur des parents, ravis de se mouvoir dans un espace

sécurisé et clôturé. La seule fausse note relevée est la densité des instal- lations sur toute la plage, ce qui laisse peu d’espaces aux familles pour déambuler librement sur le sable frais de la nuit. Les différents espaces de la plage doivent être aérés et hiérarchisés pour permettre aux citoyens de se mouvoir sans le moindre accroc, d’autant que le bord de mer est tout le temps pris par les pseudo-concessionnaires, qui ont installés des «para-baisers» (une table, deux chaises et un parasol) fonctionnels du-

rant toute … l’année !

Fodil S.

OUM EL BOUAGHI

Promotion de l’investissement agricole

L ’investissement dans le monde agricole serait à même de créer au moins 3600 emplois au profit des jeunes à l’orée 2014. Dans le

cadre des projets d’investissements validés, pas moins de 86 entreprises seront créées et ce après régularisation du foncier agricole ou industriel. Parmi les projets retenus, citons ceux liés à la production d’aliments

pour bétail, l’installation des chambres froides, la réalisation d’unités de transformation de fruits et légumes ou de conditionnement. Toujours, pour encourager l’emploi, les organismes que sont l’Ansej et l’Angem ont avalisé plus de 350 dossiers, comptant des projets en relation avec le monde rural et l’agriculture d’une façon générale. Des efforts de sensibilisation sont déployés par les organismes précités pour amener d’autres jeunes à investir d’autres créneaux porteurs et en relation avec le travail de la terre, comme la création de pépinières d’ar- bres fruitiers, de la fabrication du petit matériel agricole et de sa main- tenance, autant de filières en somme qui arracheraient au chômage des

L. B.

centaines d’universitaires.

PHOTO : DR

El Watan - Dimanche 27 juillet 2014 - 7

RÉGION

OUEST

SIDI BEL ABBÈS

Des commerces

en permanence

durant l’Aïd

Des permanences com-

merciales seront assurées durant l’Aïd El Fitr à Sidi Bel Abbès en vue de permettre aux citoyens de s’approvi- sionner, en toute quiétude, en produits de consomma- tion courante. Des listes nominatives des différents commerçants intégrés dans

le système de permanence

ont été établies par la direction du commerce qui

a fait savoir, entre autres, que quelque 430 magasins d’alimentation générale et

78 boulangeries seront ou-

vertes, à cet effet, dans les

différents quartiers et cités d’habitation. Onze brigades de contrôle rattachées à

la direction du commerce

seront déployées pendant

l’Aïd El Fitr afin de s’assurer des conditions d’organisa- tion et de fonctionnement du système de permanence et de la disponibilité des denrées destinées aux be- soins des consommateurs. Selon une source proche du secteur du commerce, les listes des permanenciers seront affichées, dès la veille de l’Aïd El Fitr, dans divers sites publics afin de permettre aux consom- mateurs potentiels de s’orienter, sans difficulté, vers les différents magasins de vente et autres espaces commerciaux pour y faire leurs emplettes. Des systèmes de perma- nence identiques, croit-on savoir, seraient institués, dans ce contexte, par les directions des transport et de l’énergie et des mines au niveau de leurs secteurs respectifs (gares routières,

stations-service, etc.)

M. H.

respectifs (gares routières, stations-service, etc.) M. H. AÏN TÉMOUCHENT 3 tonnes de kif traitésaisies à El

AÏN TÉMOUCHENT

3 tonnes de kif traitésaisies à El Maleh

Agissant sur renseignement rapportant qu’un transport

d’une importante quantité de kif traité allait transi- ter par sa commune, en provenance de la frontière ouest, la sûreté de daïra d’El Maleh avait multiplié les patrouilles. C’est ainsi qu’un camion suspect, de marque Suzuki, immatriculé

à Alger, avait été repéré. Son conducteur ayant compris le

danger s’engouffra dans une ruelle à El Maleh du côté des

60 logements jouxtant la

RN2. Aussitôt, il mit le feu à son véhicule et à son illicite cargaison que dissimulaient des quintaux de pastèques. Appelés en renfort, les pompiers maîtrisent l’incen- die, ce qui a permis aux policiers de mettre la main sur 30 quintaux de kif traité sous forme de colis de 26

M. K.

kg chacun.

ORAN ET GHAZAOUET

Ces braves citoyens qui donnent leur sang !

À Oran et à Ghazaouet, des associations se mobilisent en organisant

des campagnes de collecte de sang au profit des malades.

des campagnes de collecte de sang au profit des malades. A Ghazaouet, l’association «Les fils des

A Ghazaouet, l’association «Les fils des Deux-Frères» organise une campagne de collecte de sang

À Ghazaouet, la jeune et dynamique associa- tion «Les fils des Deux-

campagne est surtout de sen- sibiliser les citoyens à ce geste si simple mais si précieux

DÉFICIT À ORAN

frères» s’est encore une fois illustrée par l’organisation, en collaboration avec l’hôpi- tal public de la ville, d’une campagne de collecte de sang.

puisqu’il permet de sauver des vies et d’aider les malades à recouvrer la santé. Il regrette, toutefois, que ces actions pour la bonne cause ne soient pas

Cette louable initiative, entre- prise en ce mois de piété, a connu une grande affluence. En effet, nombreux sont les citoyens qui sont venus faire don de leur sang, juste après la rupture du jeûne. D’ail- leurs, au niveau du centre culturel Mohamed Aïdouni (ex-Eglise) transformé à l’oc- casion en un centre de trans- fusion sanguine, une cinquan- taine de personnes attendent patiemment leur tour pour donner un peu de leur sang dans le cadre de cette cam- pagne. Les corps constitués:

les pompiers, les gendarmes, les policiers, les militaires, les douaniers ainsi que les associations locales font par-

régulières pour sensibiliser davantage les citoyens sur la nécessité de faire don de leur sang. «Ces campagnes de col- lecte de sang doivent être régulières pour sensibiliser le grand public à l’importance du don de sang. Ce soir, plu- sieurs nouveaux donneurs de sangs ont été répertoriées», se félicite le président de l’asso- ciation.

En revanche, à Oran, la banque du sang a besoin de sang quo- tidiennement, mais elle n’en reçoit pas de quantité suffi- sante ces derniers jours. Les donneurs se font rares durant le mois de Ramadhan. Bien

tie

aussi de ces donneurs. Les

que cela soit le cas chaque

membres de l’association «Le Phoque», très sensibles au geste solidaire qu’est le don de sang, n’ont pas tari d’éloges à

Ramadhan, l’impact se fait ressentir davantage cette an- née. «Certains pensent que le don de sang peut nuire à leur

l’égard de l’association orga- nisatrice de cette action ci-

santé en période de jeûne, ce qui est faux», dira un biolo-

toyenne. Il est à noter que cette action de solidarité a connu un franc succès puisqu’elle

giste du centre de transfusion sanguine (CNTS) de l’hôpital d’Oran. Face à cette situation

a

permis, en une soirée, la

difficile, des campagnes de

collecte de 83 poches de sang. Selon le président de l’asso- ciation M. Kebbati, à travers cette soirée ramadhanesque dédiée à la solidarité et au partage, l’objectif de cette

collecte sont organisées un peu partout après la rupture du jeûne dans le but d’encou- rager les citoyens à donner de leur sang en cette période du mois de Ramadhan. Dans ce

cadre, durant les quatre der- niers jours, la section d’Oran du Croissant-Rouge Algérien (CRA) d’Oran a pu collecter 360 sachets de sang. L’opéra- tion se poursuit jusqu’à la fin du mois sacré. La quantité de sang en question a été col- lectée par des clino-mobiles qui accueillent chaque jour après la rupture du jeûne les donneurs de sang. «Il est de tradition bien établie qu’à l’approche du mois de Ra- madhan, le Centre national de transfusion sanguine (CNTS) nous sollicite pour organiser des campagnes de collecte de sang, à cause du manque de donateurs en cette période», dira un adhérent du CRA. Pour faire face à ces besoins en raison de l’augmentation du nombre des accidents de la route et des agressions en ce mois de Ramadhan, l’hô- pital d’Oran organise aussi des campagnes de collecte de sang. Les opérations de collecte ont été menées au niveau des places publiques et à proximité des mosquées dans le but d’attirer le plus grand nombre de donneurs. Ces opérations de collecte de sang en dehors du centre de transfusion sanguine visent à augmenter les réserves de la banque du sang de l’hôpital d’Oran qui souffre d’un grand manque de ce liquide vital, notamment que cet hôpital accueille les malades de toute la région de l’Ouest, a-t-on fait observer. O. El Bachir et Zekri S.

AMMI MOUSSA (RELIZANE)

Colère après la mort d’une parturiente

A près les douloureux drames qu’ont vécus les EPSP

(Etablissement public de santé de proximité) de Yellel et

H’madena, il y a quelques semaines, une autre parturiente

a trouvé la mort au niveau de l’EPSP de Ammi Moussa, localité

située au sud-est du chef-lieu de la wilaya. Cette fois-ci, le mari de

la défunte, la dénommé K.C., la cinquantaine et mère de 7 enfants,

ne s’est pas résignée à son triste sort puisqu’il a déposé plainte contre le personnel de la maternité qu’il accuse de négligence. «Devant la dégradation de son état (de son épouse), ils n’ont pas osé prendre les mesures qui s’imposent ou l’évacuer sur un EPH de la wilaya», dénonce l’époux. Saisi de l’affaire, le procureur

a ordonné une autopsie pour déterminer les causes réelles de ce

décès. Cela dit, le nombre de ces cas ne peut qu’alerter les res- ponsables du secteur sur les conditions d’accueil des malades et surtout sur leur prise en charge. Issac B.

Détournement de fonds à l’ADE

L e Directeur de l’algérienne des eaux (ADE), le chef de service

de l’unité de Bormadia de cette entreprise et huit autres agents,

accusés «d’être complices dans une affaire de détournement qui

a causé un préjudice de 87 millions de centimes à l’unité», ont

été présentés au parquet de la ville. Le stratagème élaboré par les mis en cause consistait en le branchement de nouveaux clients au réseau sans que l’argent versé par le citoyen atterrisse dans

la trésorerie de l’entreprise et sans que le directeur s’inquiète de

la malversation de la chef de service chez qui s’entassaient les millions de centimes. Accusé de dilapidation de deniers publics et

d’abus de pouvoir, le directeur a été mis sous contrôle judiciaire, l’actrice principale, accusée de «dilapidation de deniers publics

et de détournement», a été placée sous mandat dépôt. Huit autres

agents de l’unité, dont des releveurs et de simples employés, ont bénéficié de la liberté provisoire. L’enquête minutieusement me-

née par les éléments de la brigade criminelle de la Police judiciaire

a révélé que l’indélicate responsable a encaissé pour son compte les apports personnels de 128 nouveaux abonnés. I. B.

TÉNÈS

Un projet d’un centre de déchets contesté

A près une semaine mouvementée, le calme revient à Ténès où des citoyens s’opposent à la réalisation d’un centre d’enfouis-

sement technique des déchets. Les protestataires ont organisé, lundi dernier, un mouvement de protestation sur le site d’implan-

tation, situé à la sortie Est de Ténès, avant de revenir à la charge le lendemain en bloquant la circulation à l’entrée principale de

la ville. Les services de sécurité sont intervenus et ont arrêté 23

manifestants dont 18 ont été déférés mardi devant le juge près le

tribunal de Ténès. Deux d’entre eux ont été placés sous contrôle judiciaire alors que les 16 autres ont été mis en liberté. En revanche, les cinq manifestants interpellés après la fermeture de la route attendent toujours leur jugement, selon des habitants. Les protes- tataires réclament l’annulation pure et simple du projet, estimant que celui-ci est «dangereux pour la santé publique et l’environne- ment». Ils soulignent que la décision des pouvoirs publics aura de «lourdes conséquences sur le potentiel touristique et agricole de

la commune». Les autorités officielles n’ont pas encore réagi face à

cette situation mais, selon une source proche du dossier, la décision

d’implanter ce CET a été prise «après un examen minutieux effec- tué par une commission habilitée». A.Yechkour

KSAR-CHELLALA

Protestation contre les pannes d’électricité

B eaucoup de citoyens, en majorité des jeunes, ont coupé, mardi dernier, une des artères principales de la ville de Ksar-Chella-

la, 116 kilomètres à l’extrême est de Tiaret, en signe de protestation

contre les coupures cycliques de l’électricité. Les protestataires, une fois la prière surérogatoire des «Tarawihs» accomplie, sont spontanément sortis bloquer la circulation avec des objets hétéro- clites non sans incendier des bennes à ordures. Des sources locales évoquent «la défectuosité de câbles souterrains» que des équipes de la Sonelgaz s’affairaient à réparer. Selon le directeur de la SDO, «après la localisation de la panne avec un appareillage spécialisé, nos équipes sont restées sur place jusqu’au rétablissement du cou- rant à 2 heures du matin». Il y a quelques jours, monsieur L. Maa- chou, directeur de SDO, s’est montré optimiste quant à la qualité de

distribution de l’énergie électrique à ses clients à la faveur d’impor-

A. F.

tants investissements.

El Watan - Dimanche 27 juillet 2014 - 7

     
 

SUD INFO

 
 

GHARDAÏA

   
   

OUARGLA

Calme et bain de foule à Theniet El Makhzen !

 

LA MAMAN DU BÉBÉ DÉCÉDÉ TIRÉE D’AFFAIRE

L a maman du bébé décédé, mardi dernier, au complexe Mère/Enfant

«Vous êtes vraiment le wali de Ghardaïa ?» s’étonne un jeune vendeur qui venait de faire un brin de causette avec Abdelhakim Chater, wali de Ghardaïa, qui s’amusait à demander les prix et même à négocier une belle gandoura sur El Macadam, face au café des amis.

de Ouargla (voir notre édition de vendredi) est toujours hospitalisée dans un état stationnaire. La jeune maman a transité par le service de réanimation de l’hôpital Mohamed Boudiaf suite à des complications lors de l’accouchement. Sa famille a orga- nisé un rassemblement de protestation contre la maternité pour négligence grave menant à la mort. Une des sages-femmes du service, jointe au téléphone, affirme que l’hémorragie dont souffrait la parturiente a été maîtrisée et que la femme était hors

de danger. Selon elle, «si la patiente a été transférée, c’est pour des raisons préventives». Souffrant d’une insuf- fisance rénale, il semblerait, selon la famille, que l’afflux continu des donneurs de sang au service de dialyse où elle se trouve actuellement prouve le contraire. Selon des témoins, les responsables de la maternité, dans le but de déresponsabiliser leur person- nel médical et administratif ont décidé de la transférer dans un autre lieu afin de détourner l’attention et donc la pression. Les médecins estiment que son pronostic vital reste engagé, d’où son maintien en observation. Son mari a déclaré qu’il poursuivra en justice le personnel médical et l’administration de la maternité pour négligence et non-assistance à personne en danger.

C ’était jeudi soir, vers minuit, alors qu’il rentrait à la résidence de la wilaya en compagnie du président du COA,

Mustapha Berraf et de la délégation qui l’accompagnait après avoir procédé, au cinéma M’zab, à la remise de cadeaux et de trophées aux participants aux différents tournois sportifs organisés pendant ce mois de Ramadhan, que le wali de Ghardaïa descendit de voiture, prenant au dépourvu son protocole et les services de sécurité qui ne s’attendaient pas à cette irrup- tion du premier magistrat de la wilaya dans l’effervescence du quartier le plus populaire en termes de densité de population de tout le sud du pays, Theniet El Makhzen. Il faut déjà préciser qu’avec l’accord des autorités locales, les associations de ce quartier mythique ont décidé sa fermeture, depuis trois jours, et ce, jusqu’à la veille de l’Aïd, l’interdisant chaque

soir à la circulation automobile à partir du rond- point Docteur Merghoub jusqu’au fin fond de l’avenue du 1 er Novembre qui traverse de part en part ce quartier pour enfin se terminer au carrefour Merrakchi. Au grand bonheur des familles et surtout des enfants, l’avenue, deve- nue piétonnière pour quelques soirées, est une véritable ruche commerciale où tout est étalé. «C’est une très bonne idée cette piétonnière nocturne, cela nous permet d’abord de circu- ler en toute sécurité et surtout de trouver ce dont nous avons besoin pour l’Aïd pour nos enfants», déclare une enseignante accompa-

 
ce dont nous avons besoin pour l’Aïd pour nos enfants» , déclare une enseignante accompa-  

PHOTO : EL WATAN

Affaire à suivre

Chahinez Ghellab

Le wali de Ghardaïa a créé la surprise en se mêlant à la foule, jeudi soir, au quartier Theniet El Makhzen

IN AMENAS

marée humaine que le wali s’est donc engouf- fré en discutant avec des citoyens, dont une

paraplégique à qui il a fait don de sa zakat, avant d’entrer dans un magasin de vêtements, discutant avec des familles étonnées par sa sim- plicité. Avant de revenir au siège de la wilaya, il s’est rendu auprès de jeunes qui jouaient une partie de football suivie par des centaines de personnes agglutinées tout autour de ce terrain matico. Il a, avec le sourire, fait arrêter le match pour demander à tirer un penalty qu’il a réussi à inscrire d’un tir du gauche imparable. Le pauvre gardien s’est alors tout de suite fait chambrer par ses copains qui lui faisaient la remarque qu’il avait fait exprès de laisser le wali inscrire

le

penalty. Mustapha Berraf a eu ce mot juste :

LE CROISSANT- ROUGE CLÔTURE SA CAMPAGNE DE CIRCONCISION

C omme de coutume, dans le cadre de son programme de solidarité

gnée de deux fillettes. C’est dans une

véritable

«Disons qu’il a respecté le wali en le laissant

marquer ce but.» Abderrahmane, un enseignant universitaire, qui assistait à la partie, nous avoue : «Je suis vraiment content de cette visite sans protocole et sans chichi. Les précédents walis se barricadaient dans leur bureau et per- sonne ne pouvait les approcher. Vous avez bien vu avec quel respect les jeunes lui parlaient. C’est cela rapprocher l’administré de son ad- ministrateur. Il vient, tout en mettant ces jeunes dans sa poche, de marquer un point très impor- tant par ces temps difficiles pour la région.»

BORDJ OMAR DRISS

 

LES LAURÉATS DES RÉCITANTS DU CORAN HONORÉS

L a commémoration de Leïlat Al Qadr, appelée localement la Fdila, a débuté du coucher du

pour ce mois sacré, la section locale du Croissant-Rouge algérien (CRA) de la commune d’In Amenas a orga- nisé, trois semaines durant, une cam- pagne de circoncision au profit de 70 enfants issus de familles démunies de différentes localités de la daïra d’In Amenas. Cette louable initiative a été organisée conjointement par le CRA, l’EPSP d’In Amenas, l’APC de cette commune et prise en charge par Boua- lem Ben H’did, chirurgien de l’EPSP d’In Amenas, assisté par une équipe

Soleil jusqu’à l’aube par l’accomplissement de la prière des tarawih dirigée par de jeunes enfants,

qui se sont relayés à l’immamat des prières du Qyam, et ce, jusqu’à la première lueur du jour. Par ailleurs, une soirée religieuse de remise des prix aux lauréats de la 4 e édition du concours de réci- tation du Saint Coran a été coorganisée, vendredi soir, à la mosquée El Atiq de Temassinine, par l’as- sociation culturelle Imessoukèle (les nomades) et l’association Basmet Amel pour l’enfance prési- dées respectivement par Mustapha Ben Messaoud et Abdeslam Hemmadi. Les trois premiers prix, mémorisation de la totalité du Livre sacré, sont revenus respectivement àYoucefAbidi, Mohamed Ali Dahou et Karim Boukheni. «Des cadeaux appréciables ont été remis aux quinze lauréats de différentes catégories, à savoir la mémorisation de la totalité du Saint Coran, mémorisation de la moitié du Saint Coran, mémorisation d’un quart du Coran, en reconnaissance des efforts visant à encourager l’apprentissage et la récitation du Saint Coran dans la région», ont souligné les organisateurs, qui ont récompensé aussi les imams et les enseignants du Coran. Pour sa part, cheikh Mohamed El Barka Bouda, inspecteur de l’enseignement coranique et l’un des plus anciens imams de la wilaya d’Illizi, a présenté un prêche consacré à l’importance du Saint Coran dans la vie des musulmans. Pour rappel, la cérémonie, qui a pris fin par la récitation de versets coraniques, par le jeune enfant Amnour Hemmadi, s’est déroulée en présence des autorités civiles, militaires, les chouyoukh ainsi que de nombreux citoyens. Bouda Brahim

 

K. Nazim

LE PRÉSIDENT DU COMITÉ OLYMPIQUE ALGÉRIEN EN VISITE

E n visite ce week-end à Ghardaïa, le pré- sident du Comité olympique algérien

révélé que le président de la Fédération algé- rienne de football, Mohamed Raouraoua,

 

(COA) a annoncé la décision de dispen- ser tous les clubs de football de la wilaya des frais d’engagement. Accompagné de l’illustre Mustapha Larfaoui, qui a présidé, par quatre mandats successifs, aux destinées de la Fédération internationale de natation et l’actuel président d’honneur du COA, ainsi que des présidents des Fédérations d’athlétisme, Amar Bouras, de natation, Ahmed Chebaraka et des sports scolaires (FASS), Abdelhafid Izem, le président du COA, Mustapha Berraf, en compagnie du wali de Ghardaïa, Abdelhakim Chater, a procédé, jeudi soir, à la salle de cinéma M’zab, au chef-lieu de wilaya, à la remise de trophées et de cadeaux aux équipes qui se sont illustrées lors des différents tournois sportifs organisés pendant le mois du Ra- madhan, notamment en football, pétanque et jeu d’échecs. La soirée a été animée par une jeune troupe de musique qui a beaucoup ému l’assistance par une superbe chanson dédiée à la population palestinienne de Ghaza. En marge de la cérémonie, Mustapha Berraf a

a

décidé pour la saison sportive 2014-2015

médicale et paramédicale qualifiée qui a travaillé d’arrache-pied durant toute la période des circoncisions. Selon Bouras Elhabib, responsable de la section locale du CRA, «le CRA d’In Amenas a organisé une cérémo-

nie de circoncision, lors de laquelle il

de dispenser tous les clubs de football de la wilaya de Ghardaïa de frais d’engagement. Décision qui soulagera la trésorerie de nom- breux clubs locaux, dont les subventions, en l’absence de sponsors, restent faibles. Par ailleurs, invité à donner son avis, sur un possible passage à Ghardaïa de quelques joueurs de l’équipe nationale de football, Mustapha Berraf, qui s’est dit séduit par

l’idée, a affirmé que la décision ne lui appar- tenait pas, mais qu’il allait discuter avec les responsables. Quant à Amar Bouras, l’ex- entraîneur de notre championne olympique, Hassiba Boulmerka, il a annoncé l’organi- sation prochaine à Ghardaïa d’une course pour la paix et la fraternité : «Nous allons réunir des coureurs de toutes les régions du pays pour l’organisation d’une course de la fraternité à Ghardaïa.» Signalons toutefois qu’à l’applaudimètre, le gentleman Musta- pha Larfaoui a distancé, de loin, tout ce beau

a

remis des trousseaux d’habillement

traditionnels et des cadeaux à chaque enfant». Par ailleurs, Oulad Hamma

Boubaker a ajouté : «Le CRA d’In Amenas a ouvert un restaurant Rahma depuis le début du Ramadhan pour les nécessiteux et ceux qui n’ont pas où manger durant le mois de jeûne avec

concours de bienfaiteurs, de com-

merçants et la section locale du CRA d’Illizi.» Rappelons que l’opération de circoncision s’est déroulée dans de bonnes conditions et dans une am- biance chaleureuse sous les youyous stridents des mères, très heureuses de la fête organisée pour leurs enfants. Bouda B.

le

monde.

K. N.

PHOTO : EL WATAN

PHOTO : ARCHIVES/EL WATAN

El Watan - Dimanche 27 juillet 2014 - 8

RÉGION

EST

UN PROMOTEUR VEUT CONSTRUIRE UN R+7 AU BEAUSÉJOUR (ANNABA)

Leshabitantsdénoncent le non-respect du POS

Le projet refusé auparavant par la commission communale et celle de wilaya risque d’être autorisé.

C es dernières années, le non respect des règles urbanistiques dans la wilaya de Annaba
C es dernières années, le
non respect des règles
urbanistiques dans la
wilaya de Annaba est deve-
nu très fréquent. Après le
promoteur qui a érigé ses
immeubles sur le cimetière de
Zeghouane en profanant plu-
sieurs tombes, c’est au tour
des habitants de la Cité Ghan-
di
(Ex Beausejour) de dénon-
cer un projet de construction
d’un immeuble RDC+6 au
niveau d’un quartier résiden-
tiel. Ces derniers ont adressé,
en
effet, un écrit, aux autori-
tés nationales et locales pour
dénoncer la situation. «Nous
les
habitants de la cité Ghan-
di
(Ex Beauséjour), venons
manifester notre indignation
face aux agissements illégaux
d’un promoteur. Ce proprié-
Les petitionnaires exigent une enquête indépendante
taire d’une villa dans la zone
résidentielle du Beauséjour
a entamé une démarche pour
relatifs aux actes d’urba-
nisme. Renseignements pris
au niveau de la wilaya, la
pignon sur rue et le wali de
Annaba sera en congé en
Aout. En l’absence de la pre-
la
modification des droits de
même commission avait déjà
signifié, il y a plus d’une
année, une fin de non recevoir
à ce même propriétaire pour
le même recours. Nos ten-
tatives de joindre l’intéressé
mière autorité tout peut pas-
ser.» répondent les plaignants.
Baptisée dans le jargon local :
parcelle à construire, consti-
tuerait un non respect des
règles d’urbanisme notam-
ment en matière de prospect
construire de son terrain en
et
de servitudes vis-à-vis des
vue de la construction d’un
immeuble de sept étages.
Nous nous opposons ferme-
ment à cette démarche illégale
«commission des hauteurs»,
un surnom qui illustre bien
sa mission, cette commission
constructions environnantes.
«Le terrain est séparé par une
ruelle de 4m des construc-
tions les plus proches alors
qui
est en totale contradiction
avec la réglementation urba-
nistique.», est-il écrit dans
cette pétition dont El Watan
détient une copie. Selon tou-
jours la même source, ce
propriétaire qui dispose d’un
certificat d’urbanisme limi-
ont été vaines. Au grand dam
des habitants, cette fois-ci,
il y a de fortes présomptions
que sa requête puisse abou-
tir, affirme un membre de
cette commission. Comment
une commission désignée par
arrêté du wali peut-elle se
substituer à une loi votée par
les représentants du peuple ?
Comment, peut-on concevoir
que le propriétaire veut élever
un immeuble de 23 m de hau-
teur! Il n’est pas à démontrer
l’impact que cela peut avoir
sur l’éclairage et l’ensoleil-
lement de ces habitations»,
relèvent les dénonciateurs.
tant les droits de construire
sur son terrain à trois niveaux
(RDC+2), conformément
permet désormais, selon la
pétition, à beaucoup de per-
sonnes voulant s’octroyer des
droits de construire au mé-
pris de la réglementation en
vigueur de bénéficier d’une
décision qui devient, comme
par enchantement, au dessus
du règlement d’un POS oppo-
sable au tiers et ayant force de
loi, tel que décrit dans l’article
A
cet effet, les pétitionnaires
qui exigent une enquête indé-
pendante, exhortent le Wali de
Annaba, d’intervenir à l’effet
au
plan d’occupation de sol
(POS) des cités Beauséjour,
Ménadia et En-nasr, approuvé
par délibération de l’APC,
que cette même commission
se prononce favorablement
après un refus catégorique
sur ce recours auquel la régle-
10 de la loi 90-29 relative
à l’aménagement et l’urba-
nisme, modifiée et complétée.
Plus grave encore, selon un
de
préserver le caractère rési-
a
introduit un appel auprès
mentation en vigueur n’ac-
architecte, la projection d’un
de
la commission de wilaya
chargée d’étudier les recours
corde aucun droit? «C’est
parce que cet investisseur a
immeuble à plusieurs étages
(au-delà d’un R+2) sur cette
dentiel de ce quartier et de
ne pas donner suite à ceux
qui veulent une densifica-
tion à outrance au mépris des
règles les plus élémentaires de
l’aménagement et de l’urba-

EL OUED

Arrestation d’une bande de malfaiteurs

L es services de la gendarmerie nationale d’El Oued ont mis fin, récemment, aux

agissements d’une bande de malfaiteurs dangereux qui semait la panique au sein de toute la population, notamment les agricul-

teurs et les éleveurs de bétail et sévissait à travers les régions de la wilaya. Selon des sources sures, la bande est composée de sept individus, âgés entre 21 et 32 ans et spécialisée dans le vol de bétails, cambrio- lage et extorsion. Notre source a précisé que l’arrestation des éléments de cette bande est intervient à la suite d’une embuscade tendue au niveau de la RN 16, tronçon de 20 km, reliant les communes de Hassi khalifa

et de Debila. Les services de la gendarmerie

ont intercepté un véhicule à bord duquel se trouvaient cinq individus de la bande alors que les deux autres sont toujours en fuite. Les malfaiteurs arrêtés ont été présentés

en fuite. Les malfaiteurs arrêtés ont été présentés devant le procureur de la République du tribunal

devant le procureur de la République du tribunal de Débila qui a ordonné leur déten- tion provisoire pour constitution de bande de malfaiteurs, vol qualifié et cambriolage. Les services de la gendarmerie nationale de la wilaya ont procédé, présentement, à

des opérations de recherche pour arrêter les autres éléments de la bande qui a semé la panique chez la population de Debila, notamment parmi les agriculteurs. Rezzag SalemYoucef

 

TÉBESSA

 

LE SG À LA TÊTE DE LA DAÏRA DE CHÉRIA

Le

wali de Tébessa a désigné

jeudi le secrétaire général de la daïra de Chéria à la tête de la daïra en remplacement de l’ex chef de daïra, limogé au cours de

la

semaine écoulée par ordre du

ministre de l’intérieur. Jusque-là, aucune information n’a été donnée quant au limogeage de l’ex chef de daïra, mais le blocage du développement de la commune serait la cause.

A

plusieurs reprises, la ville de

Chéria (45 kms de Tébessa) a été secouée par des mouvements de protestation contre la pénurie

d’eau, l’état désastreux du réseau routier et autres

problèmes.

Lakehal Samir

du réseau routier et autres problèmes. Lakehal Samir KHENCHELA Une ville sans pharmacie de garde D

KHENCHELA

Une ville sans pharmacie de garde

D urant ce mois sacré, les différents pavillons des urgences médico-

chirurgicales des deux hôpitaux de Khenchela (Ali boushaba et

120 lits) ont connu un nombre très important de patients, estimé

à 400 malades par jour, dont la plupart souffrent de maladies chroniques,

et surtout les maladies gastroentérites en raison du jeûne. C’est ce que nous avons découvert lors de notre visite au milieu de la nuit à l’EPH Ali Boushaba, où en a trouvé des parents des malades qui se plaignaient chez le médecin de garde de ne pas avoir trouvé une pharmacie de garde ouverte pour se procurer les médicaments qu’il leurs a prescrits. Ce der- nier, questionné par El Watan, n’a pas trouvé les mots pour commenter cette situation ; il finira par nous dire : «C’est toujours comme ça. Après 23h, il n’y a pas de pharmacie qui assure le service. Je suis obligé de lui faire une injection pour calmer les esprits de ces accompagnateurs…» Il ajoute que ce problème est devenu habituel : «Moi personnellement, pendant plus de 10 ans d’exercice, je n’ai jamais vu ni entendu par- ler d’un pharmacien de garde de nuit dans ce chef-lieu de wilaya de 110.000 habitants. C’est incompréhensible ! Ce service existe pourtant dans les wilayas voisines, sachant qu’en plus le ministère de la santé a publié en 2012 une instruction qui oblige toutes les officines au niveau de chaque commune d’assurer une permanence qui doit être affichée publiquement suivant un programme de permanence établi par la DSP». Les patients et leurs accompagnateurs, confrontés à ce problème, s’en remettent aux responsables de la direction de la santé de Khenchela, afin d’imposer aux pharmacies le système de permanence. Mohamed Taibi

Un mort dans un accident de la route

U n accident a eu lieu hier sur la route nationale n°83, reliant Khen- chela à Tébessa, précisément au lieudit El Fedj, suite au dérapage

d’une voiture touristique, ce qui a causé la mort sur le coup d’un enfant

âgé de 5 ans et la blessure de ses parents.

Le corps de la victime a été transporté à la morgue de l’hôpital Ali Bous- haba de Khenchela alors que les parents, grièvement blessés, ont été évacués en urgence au dit hôpital, pour recevoir les soins. Les services compétents ont ouvert une enquête pour déterminer les causes exactes

de cet accident.

Kaltoum Rabia

SOUK AHRAS

Des voleurs de bétail écroués

S elon la cellule de communication de la sûreté de wilaya de Souk- Ahras, les éléments du 7 e arrondissement de la sûreté urbaine ont

récemment mis hors d’état de nuire un groupe de malfaiteurs spécialisés

dans le vol du bétail. Agissant sur des renseignements fournis par des citoyens, ledit groupe composé de trois individus âgés entre 20 et 30 ans, tous récidivistes, ont été pris en flagrant délit d’acheminement du chep-

tel volé vers une destination inconnue. Présentés devant le parquet de Souk-Ahras, les mis en cause ont été placés en détention préventive par le magistrat instructeur pour vol et création d’une association de malfai-

teurs.

A. Djafri

S.O.S pour zemba

I l est féru du ballon rond et il le dit fort lors des rencontres officielles de l’équipe

nationale ou des équipes locales de Souk- Ahras. A défaut, il trimballe les gadgets de la «Barça» sans jamais dégarnir son accou- trement de l’emblème national. Il ne dit mot sur sa situation sociale plutôt précaire. Et c’est parce qu’il réprouve les chicaneries

et refuse les lamentations qu’il vit de petits métiers dont celui de vendeur de journaux

à la criée. Il les exerce avec entrain et ne se

départit guère de son allure faussement al-

tière qui lui sied et joue en faveur d’une po-

pularité acquise, au fil de années, dans tous les milieux. Le verbe facile, les yeux rivés vers le néant, le blagueur hors pair qui vous quitte dès que vous vous esclaffez de rire a

disparu du décor de la ville de Souk-Ahras

de rire a disparu du décor de la ville de Souk-Ahras depuis deux mois. Guidoum Faycel,

depuis deux mois. Guidoum Faycel, alias «Zemba» est gravement ma- lade. Sans traitement, le mal qui s’est emparé de son corps le fait souffrir et il n’a ni les moyens d’une prise en charge médicale susceptible de cal- mer ses douleurs, ni ceux du déplacement vers une structure spécialisée. Ceux qui comptaient sur sa voix et son verbe facile pour provoquer la fête dans les stades, et ceux qui faisaient appel à sa popularité, par sbires

interposés, pour calmer les esprits lors des émeutes, lui tournent le dos et

laissent faire une leucémie ravageuse. Dans une wilaya où l’argent coule

à flots et où l’on ne prête qu’aux riches, les officiels, les associations, les organisations nationales et tutti quanti se terrent du mieux qu’ils peuvent quand l’humanitaire n’est pas rétribué par un bon de commande ou une promotion. Et pourtant Zemba est Algérien. A. D.

Contacter la famille de Zemba au numéro suivant : 07 78 60 02 05

PHOTO : DR

El Watan - Dimanche 27 juillet 2014 - 8

RÉGION

OUEST

MOHAMMADIA

(MASCARA)

Enquête judiciaire sur la gestion de l’APC

Plusieurs personnes dont des élus et des fonction- naires de l’Assemblée populaire communale (APC) de Mohammadia, à 43 km de Mascara, ainsi qu’un chef d’entreprise de construction ont été entendus durant la der- nière semaine, soit par les magistrats instructeurs près le tribunal de Moham- madia, soit par les enquê-

teurs de la Police judiciaire de la Sûreté de daïra de la même circonscription, pour des affaires de mar- chés publics. «L’APC de Mohammadia est, depuis une quinzaine de jours, otage de deux problèmes

; les conflits entre élus

et autres scandales liés

à la gestion des deniers

publics. La situation est alarmante et les retombées ne vont pas tarder à écla- ter», nous dira une source locale. La dernière affaire remonte au 22 juillet où

une femme entrepreneur, répondant aux initiales de D. D. F., a été entendue par les enquêteurs de la Police judiciaire de la Sûreté de daïra de Mohammadia pour une affaire de passation de marché public. «La femme entrepreneur aurait saisi le wali de Mascara, Ouled Salah Zitouni, pour avoir été privée d’un marché d’un projet de clôture d’un cime- tière pour lequel elle avait soumissionné avec une offre la moins disante. Elle avait proposé la somme de 339 millions de centimes alors que l’entrepreneur qui a décroché le marché

a soumissionné avec une

offre financière de 567 mil- lions de centimes», nous dit-on. Déclenchée sur ins- truction du wali de Masca- ra, l’enquête des policiers va se poursuivre, selon notre source, avec l’audi- tion d’autres personnes

dont les élus qui ont assisté

à l’opération de l’ouverture

des plis. Parallèlement, l’enquête sur l’affaire de «détournement de 600 couffins de Ramadhan», dans laquelle sont pré- sumés impliqués six per- sonnes dont quatre élus,

suit son cours. Dimanche 20 juillet, rappelons-le, le juge d’instruction près le tribunal de Mohammadia avait ordonné la mise sous contrôle judiciaire de six personnes. Parmi ces derniers, un élu de l’APW de Mascara et trois autres de l’APC de Mohammadia. Le chef de l’exécutif de la wilaya aurait confié une seconde enquête sur la gestion de deniers publics

à la Brigade de recherche et

d’investigation (BRI) de la Gendarmerie nationale. Souag Abdelouahab

AIDE À L’INSERTION PROFESSIONNELLE

Le dispositif doit miser sur la formation

Le décalage entre les offres et les placements traduit l’inadéquation des qualifications avec les besoins du monde du travail.

des qualifications avec les besoins du monde du travail. Les bénéficiaires du contrat d’insertion des diplômés

Les bénéficiaires du contrat d’insertion des diplômés se plaignent du manque de formation relative au poste qui leur est attribué

E mbauchés pour 15 000 DA par mois, salaire pris en charge entière-

ment par l’ANEM (agence de l’emploi), les bénéficiaires du contrat d’insertion des di- plômés (CID) entrant dans le cadre global du disposi- tif DAIP (aide à l’insertion professionnelle) se plaignent surtout du manque de for- mation relative au poste qui leur est attribué. Ils sont en général livrés à eux-mêmes, obligés d’apprendre dans le

tas. Détentrice d’une licence en management à l’université d’Oran, Zahira, retenue pour enseigner dans un centre de formation, a dû se débrouil- ler toute seule pour acqué- rir la pédagogie nécessaire pour accomplir sa tâche. «J’ai effectué des recherches sur Internet pour affiner le pro- gramme qu’on m’a soumis mais je n’avais aucune notion sur la pédagogie que j’ai dû développer moi-même», in- dique-t-elle après avoir vécu, tout récemment, un incident fâcheux, des anicroches avec quelques-uns de ses élèves adultes et que les respon- sables du centre attribuent au manque d’expérience. Elle se bat aujourd’hui pour lever la suspension dont elle fait l’objet de la part de la direc- tion qui a tenu compte d’un rapport établi par un plai- gnant, un apprenant exerçant dans le même établissement. «Pendant trois ans (durée lé- gale du contrat renouvelable une fois pour le secteur ad- ministratif contre une année renouvelable pour le secteur économique), j’étais livré à moi-même et il a fallu qu’un problème se pose avec des ap-

prenants (dont un chef de ser- vice) travaillant au sein même de l’établissement pour qu’on remette en cause non pas mes compétences mais mon com- portement en tant que jeune enseignante», ajoute celle qui se considère victime d’une injustice en précisant que son contrat a pourtant été, juste auparavant, renouvelé pour trois années supplémentaires, preuve de sa qualification.

UN ÉCART IMMENSE Globalement, les postes d’em- ploi sont proposés en fonction de la nature des études mais entre le savoir dispensé à l’uni- versité et les exigences du monde du travail, l’écart est parfois immense. Ainsi, cette autre primo-demandeuse ayant effectué des études de méde- cine postule, dit-elle, pour un poste relevant du paramédical (anesthésie réanimation), ce qui l’amènera à exiger d’être formée avant de manipuler quoi que ce soit. Le volet formation spécifique au poste d’emploi proposé dans le cadre de ce dispositif vient appa- remment juste d’être pris en charge. «Je suis en train d’étu- dier les dernières instructions qui nous sont parvenues et qui concernent justement la pos- sibilité offerte au postulant de suivre des formations courtes et spécifiques aux postes qu’ils occupent n’excédant pas 6 mois et qui seront financées à hauteur de 60% par l’ANEM, le reste devant être pris en charge par l’employeur qui s’engage également à gar- der l’employé pour au moins une année», annonce Tayeb Chahmia Mohamed Abdellah, le chef de l’agence ANEM

d’Oran qui gère neuf antennes. Le dispositif, pour lequel sont éligibles les jeunes dont l’âge se situe entre 18 et 35 ans, a été justement mis en place pour contourner l’obstacle du manque d’expérience qui em- pêche les primo-demandeurs d’accéder à un poste d’emploi, une étape intermédiaire néces- saire entre le diplôme et la réelle insertion dans le monde du travail. Néanmoins, afin d’éviter tout abus, les obliga- tions de l’employeur, com- portant notamment la néces- sité d’encadrer et d’évaluer le jeune diplômé et les modalités de rupture de contrat (en cas

de litige), sont réglementées et prévues dans les textes. Depuis

promulgation de ces derniers

en 2008, une réelle dynamique

a été créée même si ce ne sont

pas toutes les modalités qui sont appliquées. «Pour nous, l’objectif sera d’orienter toute cette dynamique DAIP vers le CTA (contrat de travail aidé) qui suppose, notamment pour le secteur économique, une contribution de l’employeur dans les frais relatifs à la sécurité sociale et au salaire, ce qui aura pour effet d’encou- rager les entreprises à garder les employés pour lesquels elle a permis d’acquérir de l’expérience», ajoute le même responsable qui annonce pour début 2015 la finalisation du chantier relatif au système d’information (ligne spécia- lisée Intranet pour une meil- leure coordination entre les agences) et à l’actualisation de la nomenclature des postes d’emploi qui sera postée sur le site Internet de l’Agence, également en chantier. Djamel Benachour

la

SOUGUEUR

Une liste d’indus bénéficiaires de logements annulée

A près avoir constaté les nombreux dépassements par la

commission de daïra de Sougueur dans l’élaboration puis

l’affichage de la liste des 280 heureux bénéficiaires de

logements de type LPA (logement promotionnel aidé), le chef de l’exécutif local vient de décider de son annulation, prévient un communiqué officiel de la wilaya adressé à notre rédaction. La même source indique que «cette liste est truffée de noms de personnes non éligibles à ce type d’habitat en plus du bénéfice de certains membres d’une même famille (32)» et d’ajouter que «même des mineurs en ont bénéficié alors qu’à la date du dépôt des dossiers, ils n’avaient pas l’âge requis». Selon le communi-

qué, «le wali qui a déploré le travail de la commission qui n’a pas appliqué les dispositions édictées en la matière réitère son vœu de voir cette entité prendre en charge la demande selon l’ancienneté du dépôt ainsi que la résidence». Un désaveu qui en dit long sur le travail de certaines commissions et par conséquent de la grogne que suscite trop souvent l’affichage de listes de logements, tous types d’habitat confondus. C’est à ce titre que des souscripteurs des 80 logements LPA à Rahouia viennent de saisir les autorités sur ce qu’ils considèrent comme «dépassement» non sans énu- mérer quelques cas. Bien plus grave encore, le wali de Tiaret, monsieur Mohamed Bousmaha décide par là même de «retirer la réalisation de 350 logements de même type, répartis entre les daïras de Tiaret, Sougueur, Ksar-Chellala et Rahouia aux promo- teurs et bureaux d’études qui n’ont pas fait preuve d’ingéniosité dans l’élaboration des plans, jusque-là stéréotypés et sans aucun

cachet urbanistique».

A. F.

ORAN

160 boulangers assureront la permanence durant l’Aïd

L a Fédération des boulangers de l’Union des associations des commerçants et artisans de la wilaya d’Oran a ficelé son pro-

gramme de permanence durant la fête de l’Aïd El Fitr. 160 boulan- gers seront mobilisés pour assurer un approvisionnement régulier des citoyens en pain durant les deux jours de fête, a annoncé, hier, le président de cette Fédération. Les professionnels seront scindés en deux groupes. Le premier ouvrira de minuit jusqu’au lende- main à 10h alors que le second reprendra le deuxième jour de fête de minuit jusqu’à 10 h du matin. Cette répartition contribuera à répondre aux besoins des ménages oranais et évitera la pénurie et autre pratique illicite. Le pain sera donc disponible conformé- ment au programme mis en place, a rassuré le président, appelant l’ensemble des boulangers à respecter ce système de permanence. Sur les 520 qui activent à Oran sous la casquette de l’Union des associations, 160 seront donc chargés d’approvisionner les diffé- rents quartiers en pain. La fédération s’est en effet réunie avec les représentants de la direction du commerce pour élaborer les listes de permanence durant les deux jours de fête. Avec un effectif en

baisse à cause des départs en congé, les pouvoirs publics peinent à assurer la relève de demain. Sur les 840 que comptait l’associa-

tion, seulement 520 activent, fait-on savoir. Le reste a préféré mettre la clé sous le paillasson ou changer car- rément d’activité à cause du manque de main-d’œuvre qualifiée, de la cherté de la matière première et des charges fiscales. Les boulangers réquisitionnés sont obligés de respecter ce programme faut de quoi ils seront sanctionnés par les services de commerce. Un rush sur tous les produits alimentaires a été constaté hier au niveau des marchés et des commerces de la wilaya la ville d’Oran. Pour parer à toute éventualité et de peur de tomber en panne durant les journées de l’Aïd suite à la fermeture des commerces, les consommateurs se sont approvisionnés de fruits, légumes, lait, pain, viandes, volailles, boissons gazeuses, eaux minérales, entre autres. Les magasins ont été pris «d’assaut» dès les premières heures de la matinée. Tout, et nous disons bien tout, a été raflé. Afin d’éviter les pénuries conformément aux instructions intermi- nistérielles et dans un but de réorganiser l’activité commerciale, en assurant l’approvisionnement des consommateurs en denrées alimentaires et autres services, une permanence sera désormais assurée durant l’Aïd par les commerçants. Selon la direction du Commerce, une centaine de magasins d’alimentation générale, 5 laiteries et 5 minoteries et une vingtaine de 22 stations-ser- vice seront ouverts durant l’Aïd. Les listes et programmes des commerçants devant assurer la permanence durant les deux jours de l’Aïd ont été élaborés en coordination avec les commissions locales, les représentants de l’Union générale des commerçants et artisans d’Algérie (UGCAA) et des associations de protection des citoyens. La direction du commerce a aussi mobilisé une centaine d’agents pour l’encadrement de cette opération. N. H. et F.A.

El Watan - Dimanche 27 juillet 2014 - 8

     
 

TAMANRASSET INFO

 

ÉCOLE DES SOURDS-MUETS DE TAMANRASSET

 

IN GUEZZAM

Leslauréatsrécompensés par l’APW

Saisie de plus de 70 tonnes de pommes de terre

U ne saisie de 70,80 tonnes de pommes de terre des- tinées à la contrebande a été opérée, récemment,

par les services de la sûreté de daïra d’In Guezzam, à

Le taux de réussite de 100% à l’examen de fin de cycle moyen obtenu par les candidats de l’Ecole pour enfants handicapés auditifs de Tamanrasset (EEHA) en a surpris plus d’un.

U ne première dans les an-

nales de l’éducation dans

km au sud de Tamanrasset, a-t-on appris d’une

source officielle. La quantité saisie a été découverte dans un dépôt spécialement aménagé à la sortie de la ville où sont entreposés 118 sacs de 60 kg chacun de ce produit alimentaire. L’opération s’est également soldée par la saisie de 1080 litres de carburant et

450

cette wilaya, où l’on ne

parle des handicapés qu’occa- sionnellement. La prouesse réa- lisée par les sourds-muets dans «l’arène» du secteur éducatif a visiblement titillé l’ego du pré- sident de l’Assemblée populaire de wilaya (P/APW), Dahmane Hamza, qui a pris l’initiative, unique depuis la mise en service de l’école en novembre 2004, de rendre hommage aux lauréats sourds lors d’une cérémonie organisée en leur honneur mer- credi. Oubliés par la wilaya, qui a récompensé seulement les lau- réats du secteur de l’éducation, les sourds se sont vu offrir des cadeaux de valeur et une somme d’argent destinée à l’achat de vêtements pour l’Aïd et ce, en présence du premier magis- trat de la wilaya, des parents d’élèves, des autorités civiles et sécuritaires et de plusieurs responsables du secteur de la solidarité à Tamanrasset. Dans

 
du secteur de la solidarité à Tamanrasset. Dans   kg de ciment (18 sacs de 50

kg de ciment (18 sacs de 50 kg) que les contre-

bandiers s’apprêtaient à acheminer hors de nos fron- tières, ajoute notre source. R. I.

900

… et de 2400 litres de carburant à In Zaouen

 

L a

la

brigade de recherches et d’investigations de

sûreté de wilaya de Tamanrasset a déjoué une

affaire de contrebande au cours de laquelle 2400 litres de carburant ont été récupérés, indique un commu- niqué émanant de cette institution. L’affaire remonte

: EL WATAN PHOTOS : EL WATANPHOTOS

à

jeudi dernier lorsqu’une voiture de marque Toyota

Station a été interceptée par les éléments de la BRI

à

In Zaouen, localité située à 5 km du chef-lieu de

son message de circonstance, le président de l’APW a réitéré son engagement à «soutenir cette frange aux besoins spécifiques en accompagnant effectivement les élèves pris en charge dans les établissements spécialisés

et précieuse collaboration à cette louable initiative». Paral- lèlement, l’APW a, en coordina- tion avec les deux associations, Djazaïr El Kheir et Mafatih El Kheir, récompensé les lauréats aux concours de récitation et

qui se sont distingués par leur fascinante prestation, comme l’ont indiqué les organisa- teurs qui se sont relayés dans

la grande salle de l’APW où s’est déroulée la manifestation. Le lauréat au concours du meil-

la commune de Tamanrasset. Le véhicule, qui faisait route vers le Niger, était chargé de 10 fûts de 200 litres, 10 jerricans de 30 litres et 4 autres de 25 litres, pleins de fuel, ajoute le communiqué. Le conducteur et les individus mis en cause ont réussi à prendre la fuite à la faveur de l’immensité désertique. Une enquête a été ouverte pour identifier les personnes impliquées dans cette affaire. R. I.

LES NÉCESSITEUX

 

tout au long de leur cursus scolaire pour plus de réussite et de prospérité. A l’occasion, je tiens à remercier les bienfai- teurs et l’Entreprise publique de matériaux de construction (EPMC) pour leur contribution

d’interprétation du saint Coran. Après deux mois de compéti- tion, à laquelle ont participé 200 candidats tous âges confondus, les membres du jury, composé d’imams et d’enseignants en la matière, ont élu 12 candidats

leur muezzin, baptisé du nom de Bilal (premier muezzin dans l’islam), a été également primé

DÉCÈS DE DEUX PARTURIENTES

DE TAHAGGART

à

l’occasion de cette cérémo-

Les habitants sonnent le tocsin !

DANS L’EXPECTATIVE

nie agrémentée de plusieurs animations religieuses. Ravah Ighil

Couffin du

Ramadhan ou de l’Aïd ?

 

C ’est un véritable cri de détresse que viennent de lancer les habitants du village d’Izarnen, suite au

 

TÉLÉCOMMUNICATIONS

décès de deux parturientes originaires des hameaux de Taghemout et Amanidane. Les deux femmes auraient rendu l’âme au cours de leur évacuation vers l’hôpital de Tamanrasset, distant de 30 km de cette localité, in- dique un villageois qui impute les causes de cette tra- gédie à l’absence de centres de soins et à l’inexistence d’infrastructures routières dans ce village déshérité. Pour s’y rendre, les habitants sont contraints d’em- prunter une piste impraticable mettant en danger la vie des malades et des femmes enceintes, particuliè- rement les primipares qui doivent être transférées en urgence à l’établissement public hospitalier de la ville pour une prise en charge médicale. «Après l’alerte, les ambulanciers ont mis plus d’une heure pour arriver. Ce qui aggrave davantage la situation des malades qui ne cessent de faire les frais de l’ostracisme et de l’exclusion dont on se sent victimes. Nous avons signalé ce problème aux autorités locales à maintes reprises. Cependant, on nous oppose toujours une fin de non-recevoir. Nous avons réclamé le bitumage de cette route de la mort en raison de son état défec- tueux. Toutefois, notre doléance a fini par atterrir dans la corbeille des responsables qui refusent toute

opération liée au revêtement de cette route menant également à l’Assekrem dans le souci de sauvegarder l’état naturel des sites touristiques de l’Ahaggar. C’est inconcevable ! On ne peut jamais accepter de faire du tourisme au prix de notre vie», déplore Aouarzig Mouloud. Brandissant une lettre de doléances où sont énumérés les problèmes dans lesquels se débat leur village, notre interlocuteur ajoute d’un ton frisant la grossièreté : «Nos femmes décèdent en silence et le gouvernement en place ose parler, toute honte bue, de droits de l’homme ! C’est malheureux. Ce que ces responsables doivent savoir, c’est que les habitants

du Hoggar, 52 ans après l’indépendance du pays,

sont toujours privés de leurs droits les plus légitimes. Il est temps de se raviser et d’implorer Dieu pour

La distribution du couffin du Ramadhan dans la commune de Tamanrasset ne s’est pas faite dans les normes. L’opération, qui devait commencer en principe avant le début du mois sacré, s’est déroulée dans des conditions qui prêtent à spéculation. Pour ne citer que cet exemple, les nécessiteux de Tahaggart n’ont reçu leur aide alimentaire qu’après une longue attente. A quelques jours de l’Aïd, les responsables de l’APC, qui semblent ne pas vouloir mettre le nez dehors en cette période de canicule, décident enfin d’apporter un tant soit peu de mansuétude et de charité à cette frange défavorisée. Bien que l’APCait eu son quota, 15 jours avant le mois sacré, de la part de la direction de l’action sociale de la wilaya (DAS), les nécessiteux de ce quartier, dont le nombre s’élève à 30,

ont pris leur mal en patience pour en bénéficier. Après ce

 

Journées portes ouvertes sur le e-paiement

A l’occasion du lancement du nouveau système de paiement

Algérie Poste à prélever les mon- tants de paiement du compte CCP du souscripteur. Une

Algérie Poste à prélever les mon- tants de paiement du compte CCP du souscripteur. Une fois cette procédure accomplie, l’abonné doit activer son compte en se connectant sur l’espace clients de l’entreprise à l’adresse : ec.djaweb.

dz, où il est invité à faire entrer son login pour s’identifier. Le nombre d’opérations autorisées est arrêté

de la DOPT, Bouhafs Mohammed

Salah, a fait savoir que l’utilisateur aura accès à plusieurs services en ligne. «Cette stratégie vise essen- tiellement à alléger les procédures de paiement en se mettant au dia- pason des nouvelles technologies portant diversification des moda- lités de paiement et amélioration du service public», a-t-il souli-

électronique Khlass, la Direction opérationnelle des télécommu- nications de la wilaya de Taman- rasset (DOPT) organise depuis mercredi des journées portes ou- vertes dans ses différentes agences commerciales. Une démonstration de ce nouveau service a été ainsi faite par les agents de la DOPT, qui ont eu à expliquer aux abon- nés présents les avantages et les modalités de ce système mis en place à l’effet de renforcer les services de rechargement ADSL et le paiement en ligne des factures téléphoniques. Selon le chargé de la communication auprès de la DOPT, Amarzagh Abderrahmane, le service e-paiement, qui s’inscrit dans la dynamique du renouveau du secteur d’Algérie Télécom, permet au client de recharger son accès ADSL à partir de n’importe quel poste internet sans qu’il se déplace à l’Actel. Le client peut aussi payer sa facture télépho- nique et quatre numéros de son choix via le web. Pour bénéficier de ce nouveau service, l’abonné doit juste se présenter à l’agence postale et remplir un formulaire d’adhésion e-paiement autorisant

retard, ils découvrent, de surcroît, que les kits distribués«ne correspondent aucunement à ceux attribués par la commission de solidarité de la wilaya du fait qu’il ymanque plusieurs produits, entre autres le lait en poudre», se lamente Mohamed Salah, un membre

du comité de quartier.

R. I.

à

vingt par mois pour le rechar-

gné. Pour rappel, ce service, dont Algérie Télécom est désormais pionnière, est rendu possible suite

la signature d’une convention

avec Algérie Poste, à l’issue d’une

à

 

gement de l’ensemble des accès ADSL, indique notre interlocuteur

qui a tenu à préciser que le mon- tant minimum des rechargements

journaliers est fixé à 500 DA, alors que le montant maximum s’élève

10 000 DA pour la même durée.

à

visite de travail, en janvier dernier,

à

la ministre de la Poste et des Tech-

Constantine, de Zohra Derdouri,

un demi-siècle de pardon, parce qu’à ce rythme la

situation risque de prendre des allures scandaleuses

R. I.

et gravissimes.»

Dans le même ordre d’idées, le

chef du département commercial

nologies de l’information et de la communication. R. I.

PHOTO : D. R.

El Watan - Dimanche 27 juillet 2014 - 9

INTERNATIONALE

LES MILICES ISLAMISTES OUVRENT DES FRONTS DANS TOUT LE PAYS

La Libye au bord du chaos

La guerre de l’aéroport de Tripoli entre dans sa troisième semaine, sans que la moindre lueur d’espoir pointe à l’horizon.

sans que la moindre lueur d’espoir pointe à l’horizon. Le terminal passager de l’aéroport de Tripoli,

Le terminal passager de l’aéroport de Tripoli, en Libye, endommagé par les combats

Tunis De notre correspondant

L es plus durs parmi les miliciens islamistes de Misrata, conduits par

l’ex-membre du Congrès national général, Salah Badi, refusent toutes les tentatives de cessez-le feu, en prétextant l’attachement aux principes de la révolution du 17 février 2011. «Pourtant, ce Badi n’est pas le saint des saints. Il a été exclu du Parlement pour connivence avérée avec le régime d’El Gueddafi et il défend aujourd’hui les intérêts du Qatar», rappelle Fatma Ghandour, rédactrice en chef de l’hebdomadaire Al Mayadine. En 15 jours de combats, la quasi-majorité de la flotte rattachée à l’aéroport international de Tripoli a été détruite et les quartiers riverains vivent pratiquement

sous des bombardements intenses. Plusieurs dizaines d’habitations et de commerces du quartier de Ben Ghachir ont été démolis par les tirs d’obus. Deux missiles Grad sont tombés pas loin de l’ambassade américaine, située dans la région. La direction de l’aéroport de Tripoli évalue à plus de 90% le niveau de démolition de l’infrastructure. Les pertes sont évaluées par le gouvernement libyen à plus de deux milliards de dollars. Le pire, c’est qu’en opposition avec les précédents pics de tension, les missions de réconciliation ne sont pas parvenues à des solutions viables. M me Ghandour déplore que «l’unique accord de cessez-le-feu, signé jeudi 17 juillet à la mairie de Tripoli par les anciens chefs de guerre de Zentane et de Misrata, ceux-là mêmes qui ont libéré Tripoli en août 2011, n’ait jamais été respecté parce que

les nouveaux chefs de guerre de Misrata, notamment Salah Badi, ont peur pour leur avenir politique après la défaite des islamistes aux élections du 25 juin dernier». «Badi et sa bande veulent outrepasser les résultats des élections», avertit la même source.

BLOCUS AÉRIEN

Entre-temps, une dernière mission de réconciliation, conduite par le président du Conseil national de transition, Mustapha Abdeljelil, essaie de rapprocher les belligérants, en exploitant la chute des tensions pendant l’Aïd. A l’échelle internationale, on ne cesse d’appeler à un cessez-le feu, que ce soit au niveau des pays arabes ou de l’Union européenne et des Etats-Unis. «Mais, personne ne demande fermement au Qatar de freiner ses pions en Libye. Le complot international se poursuit en Libye», regrette M me Ghandour.

En rapport avec les conséquences de cette gabegie, le chef du gouvernement intérimaire, Abdullah Thanay, a été interdit vendredi de départ à partir de l’aéroport de Maïtigua à Tripoli. Il devait partir aux USA pour assister au sommet afro-américain. Mais les milices islamistes de Abdelhakim Belhaj, qui contrôlent l’aéroport et la base aérienne adjacente, ont interdit à la délégation gouvernementale d’embarquer. Par ailleurs, l’Organisation internationale de l’aviation civile a décrété, mercredi dernier, des interdictions de vol pour les aéroports de Maïtigua à Tripoli, Misrata et Syrte à partir de demain, 28 juillet, pour des raisons de sécurité. Seuls les aéroports de Labraq (Al Baydha) et de Tobrouq resteront ouverts aux mouvements aériens. Mais au rythme où vont les choses, c’est toute la Libye qui risque d’être bientôt mise en quarantaine. Mourad Sellami

L’AMBASSADE D’ALGÉRIE EN LIBYE FERMÉE JUSQU’À NOUVEL ORDRE

E n raison de la dégradation continue de la situation sécuritaire en Libye, l’Algérie

a décidé de ne plus nommer d’ambassadeur

dans ce pays, et ce, jusqu’à nouvel ordre. Nous apprenons d’ailleurs que l’actuel titulaire du poste, Abdelhamid Abou Zaher, vient d’être nommé ambassadeur de l’Union africaine auprès de la Ligue arabe. Pour faire en sorte que cette décision ne

pénalise pas les Algériens encore établis sur le territoire de l’ex-Jamahiriya, une source digne de foi indique que les autorités algériennes ont décidé de maintenir ouverts les services du consulat général d’Algérie

à Tripoli. L’on mentionne toutefois qu’il ne

sera assuré qu’un service minimum. L’Algérie a, rappelle-t-on, pris la décision le

16 mai dernier de fermer à titre provisoire son ambassade et son consulat général à Tripoli en raison d’une «menace réelle et imminente» visant ses diplomates. «Suite à des informations certaines sur l’existence d’une menace réelle et imminente ciblant

nos diplomates et agents consulaires, il a été décidé, en coordination avec les autorités

libyennes, de procéder à titre préventif et urgent, à la fermeture de notre ambassade et de notre consulat général à Tripoli», avait alors indiqué un communiqué du ministère algérien desAffaires étrangères. De nombreux enlèvements et attaques visant les représentations diplomatiques ont eu lieu en Libye depuis le renversement du colonel El Gueddafi. L’ambassadeur de Jordanie en Libye, Fawaz Al Aïtan, avait été enlevé en avril, lors d’une attaque contre son convoi à Tripoli. Il a été libéré un mois

plus tard dans le cadre d’un échange avec la Jordanie, qui a remis aux autorités libyennes un djihadiste libyen. Des groupes extrémistes à l’influence grandissante sont régulièrement accusés d’être derrière ce type d’attaque, rarement revendiquée. Les autorités libyennes de transition, qui ne sont pas parvenues à former une police et une armée

professionnelles, avaient reconnu pour la première fois, en mars, la présence en Libye

de très nombreux groupes terroristes, dont

celui Mokhtar Belmokhar, les Signataires par le sang, qui avait attaqué, en janvier 2013, le complexe gazier de Tiguentourine. Certaines sources affirment que la menace qui planait sur l’ambassade d’Algérie à Tripoli émanait du groupe terroriste dirigé par Mokhtar Belmokhar. En raison des violents affrontements dans la capitale, les Etats-Unis ont fini aussi par évacuer

hier tout leur personnel diplomatique de leur ambassade. La représentation

diplomatique américaine fonctionnait déjà avec un personnel réduit mais Washington

a décidé d’évacuer l’équipe restante.

Les diplomates américains se sont rendus par route en Tunisie pour se mettre en sécurité. Cette évacuation intervient quelques heures après que le gouvernement

libyen a mis en garde contre «l’effondrement

de l’Etat».

Z. C.

DIALOGUE

INTERMALIEN

L’UA réaffirme son soutien à l’Algérie

La présidente de la commission de l’Union africaine (UA),

Nkosazana Dlamini-Zuma, s’est félicitée vendredi de la « conclusion réussie » de la première étape du dialogue inclusif intermalien, marquée par la signature, jeudi à Alger, par toutes les parties prenantes au processus de négociations, d’une feuille de route consensuelle et d’une déclaration de cessation des hostilités. M me Dlamini-Zuma

a souligné, dans une déclaration écrite rendue publique

au siège de l’UA à Addis-Abeba, que «cet aboutissement

heureux de la phase initiale des négociations, qui a eu lieu du 16 au 24 juillet 2014 et à laquelle l’UA a été représentée par son haut représentant pour le Mali et le Sahel, accompagné d’une équipe d’experts, augure de bonnes perspectives pour la suite du dialogue inclusif intermalien». La présidente de la Commission a exhorté,

à cet effet, les parties maliennes à «saisir l’opportunité

qu’offre cette avancée significative pour trouver une solution négociée et consensuelle à la crise actuelle, dans le respect de la souveraineté, de l’unité, de l’intégrité territoriale et du caractère laïque de la République du Mali». Elle a réitéré «la nécessité pour les parties de tout faire pour maintenir entre elles le climat de confiance

nécessaire à l’arrêt définitif de toutes les hostilités, ainsi qu’à la poursuite et à l’aboutissement des négociations». La présidente de la Commission s’est, en outre, félicitée de «la décision prise par toutes les parties d’engager la deuxième étape de négociations du 17 août au 11 septembre 2014 à Alger, sous l’égide de la médiation algérienne, en coordination avec l’UA, les Nations unies, la médiation de la Cédéao, l’Union européenne (UE) et l’OCI et avec l’accompagnement des pays de la région (Burkina Faso, Mauritanie, Niger et Tchad)». La présidente de la Commission a réitéré, par la même occasion, le «soutien total» de l’UA aux efforts que déploie le gouvernement algérien pour la recherche d’un règlement définitif à la crise malienne. L’Union européenne (UE) a aussi «salué» le rôle de «facilitation» menée par l’Algérie pour l’adoption d’une feuille de route afin de parvenir à un

accord de paix global pour le Nord-Mali.

A. Z.

SOMALIE

350 000 déplacés menacés de famine

Plus de 350 000 personnes ont besoin d’aide alimentaire

urgente dans la capitale somalienne, Mogadiscio, livrée

à l’instabilité, une situation alarmante qui concerne

également d’autres villes du pays, a indiqué hier l’ONU. «La situation alimentaire a empiré avec les menaces de sécheresse dans certaines parties de la Somalie», affirme un rapport de l’agence onusienne pour la coordination de l’aide humanitaire. «Les ONG sont dans l’incapacité de faire face aux besoins de plus de 350 000 déplacés à Mogadiscio», s’inquiète le rapport, signalant des «taux alarmants de malnutrition» dans la capitale livrée aux

attaques des insurgés islamistes shebab. Cette alerte intervient trois ans après la famine de 2011, qui a provoqué

la mort de 250 000 personnes, pour moitié des enfants de

moins de cinq ans. Le rapport met en cause «une pénurie de fonds et une situation sécuritaire volatile qui a restreint la capacité de distribution dans les camps de déplacés».

Il y a moins d’une semaine, des ONG ont à nouveau sonné

l’alerte, réclamant une aide urgente sur la période des trois

à six mois prochains pour éviter une nouvelle catastrophe

liée à la sécheresse, affirmant que moins de 30% des fonds

nécessaires pour la Somalie sont actuellement pourvus. Le rapport de l’ONU fait également état d’une situation de «malnutrition, au-dessus du niveau d’urgence» dans sept villes du pays, dont Garowe, Galkayo et Kismayo.

La capitale et ses milliers de déplacés vivant dans des habitations de fortune enregistrent la «plus grave détérioration», précise-t-il. Le 20 juillet 2011, alors qu’une des pires sécheresses en un demi-siècle affectait plus de 10 millions de personnes dans la Corne de l’Afrique, l’ONU avait déclaré en état de famine plusieurs régions de Somalie, où l’état de guerre et de chaos permanent depuis

1991 avait aggravé la catastrophe climatique. Chassés de Mogadiscio en août 2011, les shebab ont abandonné un à un

la quasi-totalité de leurs bastions du sud et du centre de la

Somalie, mais contrôlent toujours de vastes zones rurales et privilégient désormais les actions de guérilla et les attentats, visant notamment la capitale et les institutions

du pays.

R. I.

El Watan - Dimanche 27 juillet 2014 - 10

INTERNATIONALE

PLUS D’UNE CENTAINE DE CORPS RETIRÉS HIER DES DÉCOMBRES À GHAZA

L’horreur des bombardements israéliens

A Khouzaa, une localité située dans le sud de l’enclave palestinienne, les soldats israéliens ont interdit aux équipes médicales de secourir la population.

Ghaza De notre correspondant

L a trêve de 12 heures, entre Israël et les fac- tions palestiniennes, obtenue par Robert Serry, envoyé des Nations unies pour la paix

au Proche-Orient, a permis, hier, aux équipes de secours de retirer une centaine de cadavres de civils palestiniens des décombres de maisons pulvérisées par les bombardements israéliens. 33 cadavres ont été trouvés dans la seule localité de Beït Hanoune, au nord de l’enclave palestinienne. Les autres dépouilles mortelles ont été récupérées au quartiers martyr de Chedjaiya (est de la ville de Ghaza), du camp de réfugiés d’El Maghazi (Centre) et de Rafah (sud de la bande de Ghaza). Selon les services de secours de l’Autorité palesti- nienne, au moins un millier de Palestiniens ont été tués et quelque 6000 blessés, en grande majorité des civils depuis le début de l’offensive israélienne le 8 juillet. L’Unicef a évoqué, vendredi, un bilan d’«au moins 192 enfants» tués. Profitant de l’accalmie, les habitants se pressaient d’acheter vivres et carburant, au milieu du ballet ininterrompu d’ambulances, tandis que le bour- donnement incessant des drones rappelait la me- nace. Les quelque 1,8 millions de Palestiniens de Ghaza, entassés dans la misère sur un minuscule territoire de 362 km 2 soumis à un blocus israélo- égyptien depuis 2006, côtoient quotidiennement l’horreur. Ils sont persuadés que les prochains

jours qui les attendent seront difficiles. A Khou- zaa, une localité située dans le sud de l’enclave palestinienne, les soldats israéliens ont interdit aux équipes médicales de secourir la population. Ils ciblent les ambulances qui tentent de s’ approcher. Selon des témoins, les rues de la localité sont jon- chées de cadavres et de nombreuses personnes se trouvent encore coincées sous les décombres. Sans moyen de locomotion, les familles n’ont aucune solution pour faire évacuer leurs blessés. Une véri- table atmosphère de terreur règne depuis plusieurs jours dans cette localité proche de la clôture de séparation qui tient lieu de frontière entre Ghaza et Israël. Dans la nuit de vendredi à samedi, l’armée israélienne a commis un nouveau massacre. Un avion de chasse israélien a bombardé une maison à Khan Younes, tuant 20 membres de la famille Ennajar. 7 enfants et 4 femmes figurent parmi les morts.

CHEDJAIYA, UN QUARTIER RÉDUIT EN CENDRES Des ambulanciers et des secouristes qui ont pu pénétrer dans le quartier Chedjaiya, où plus de 160 Palestiniens ont été tués, ont dit avoir été choqués par le désastre qui a frappé le quartier. M’hamad, un jeune homme de 28 ans qui y réside et que nous avons rencontré dans une des écoles de l’agence onusienne pour l’aide aux réfugiés, où il a trouvé asile avec une trentaine des membres de sa famille, certifie ne pas avoir reconnu Chedjaiya quand il

s’y est rendu. «Ce n’est plus qu’un tas de cendres. Il y avait du sang partout. L’armée israélienne a tout rasé, c’est effroyable. Il ne reste rien de notre maison. Mais nous nous estimons heureux. Les membres de ma famille sont au moins vivants. Ce n’est pas le cas de nos pauvres voisins», se console-t-il. Le pilonnage intensif que Ghaza a subi depuis le 8 juillet a provoqué dans l’enclave palestinienne une importante crise humanitaire. Les réfugiés sont estimés à plus de 300 000, un chiffre qui risque d’augmenter très vite au cas où Israël poursuivrait son agression. Les hôpitaux, dont certains ont été bombardés, comme celui de Beït Hanoune et de Deir El Balah, sont complè- tement dépassés. Ils manquent de tout et ont une capacité d’accueil très limitée. Or, les blessés se comptent par plusieurs centaines maintenant. De plus, les denrées alimentaires commencent à man- quer et les longues coupures d’électricité ajoutées au manque de carburant ont causé des pénuries en eau potable et des perturbations au niveau des stations de pompage des eaux usées. Si la situation perdure, la population sera exposée à toutes sortes d’épidémies.

LA CISJORDANIE OCCUPÉE S’ENFLAMME L’appel à des manifestations populaires pour soute- nir la bande de Ghaza, lancé par la direction pales- tinienne et le président Mahmoud Abbas, a trouvé un large écho en Cisjordanie occupée. Une dizaine

de citoyens ont été froidement abattus par des soldats israéliens au cours d’affrontements entre manifestants et forces israéliennes. La répression israélienne a été très forte. Les soldats ont usé de balles réelles contre des manifestants qui se sont défendus à leur tour en leur jetant des pierres et parfois des cocktails Molotov. Si le mouvement populaire se poursuit, l’armée israélienne fera certainement appel à plus de soldats réservistes. Une troisième Intifadha est peut être en train de couver. L’impasse politique dans laquelle se trouve le processus de paix du fait de l’intransigeance israélienne et de la poursuite de la colonisation, en plus des massacres commis par l’armée israé- lienne dans la bande de Ghaza peuvent en tout cas constituer les catalyseurs d’une nouvelle révolte populaire. A signaler qu’au moment où nous mettons sous presse, les chefs de la diplomatie des Etats-Unis, du Qatar, de Turquie et de plusieurs pays européens ont demandé, au terme d’une réu- nion à Paris, une prolongation de la trêve pour «24 heures renouvelables», indiquant chercher «aussi rapidement que possible un cessez-le-feu durable» qui réponde aux besoins «légitimes» des Israéliens et des Palestiniens. Selon la télévision israélienne, le cabinet de sécu- rité, réuni hier soir, aurait accepté de prolonger la trêve uniquement de quatre heures, jusqu’à 21h GMT. Plus qu’insignifiant eu égard l’étendue du drame des Palestiniens. Farès Chahine

REPÈRE
REPÈRE

REPÈRE

REPÈRE
REPÈRE

Par Mohammed Larbi

L ’armée israélienne fait preuve de la même barbarie dans ses attaques contre les Palestiniens

et les Arabes de manière générale. Qui se souvient de Cana, ce village libanais révélé au monde à la suite du massacre commis en 1996 par l’armée israé- lienne ? Très peu à vrai dire, beaucoup ayant été fait pour chasser des mé- moires ce bombardement d’un bâtiment de l’ONU faisant cent tués. Tous des civils. Tout a été fait pour que la vérité ne soit jamais dévoilée. La loi du silence qui ne s’applique que si Israël et lui seul est mis en cause, alors que Ghaza brûle encore une fois, l’armée israélienne se livrant à des bombardements aveugles. Le bilan le prouve, avec des centaines

de tués, essentiellement des femmes et des enfants. Mais aussi les destruc- tions, massives celles-là, pour punir une population qui refuse la soumission. Cette même population qui a refusé, il y a quelques années, l’approche humanitaire, même si elle est dans un état de dénuement total. Elle manque de tout et, selon un rapport de l’ONU de 2012, la moitié des terres cultivables et 85% des ressources halieutiques sont devenues inaccessibles. Selon la même source, plus de 80% des habitants du territoire dépendent de l’aide interna- tionale et plus de 40% vivent sous le seuil de pauvreté. C’est aussi cela, la politique israélienne que les Palesti- niens combattent par tous les moyens dont ils disposent. Autant dire rien. Le taux de chômage y avoisine les 45%,

La barbarie

selon les institutions financières inter- nationales. Malgré cela, les Palestiniens de tous les territoires occupés, comme l’ont fait savoir ceux de Cisjordanie, refusent obstinément la soumission. Et ils le font savoir à l’Autorité pales- tinienne avec une opposition toujours plus forte au principe de la négociation avec Israël. Sauf que tout a été fait pour présenter deux réalités pour mieux les opposer, depuis le repli israélien de Ghaza en 2005. Mais le fait est là. L’ONU n’a jamais tenu compte d’un tel retrait et considère que la bande de Ghaza est toujours sous occupation. Une immense prison, en fait, et rien d’autre. Les agressions israéliennes de 2006, 2008, 2012 et 2014 sont toutes, directement ou indirectement, liées à ce statut que rejette la population de

Ghaza. Mais pour beaucoup, il n’a absolument rien à voir avec la présence du mouvement palestinien Hamas, fortement implanté dans ce territoire depuis sa victoire aux élections légis- latives de 2006. Tout a commencé en 1991, quand les Palestiniens de Ghaza ont perdu le droit de circuler librement. Le blocus imposé en 2006 a aggravé cette situation. D’un autre côté, un véritable black-out a été imposé sur cette vérité comme au sujet des trêves. Tout a été fait pour qu’elles ne soient jamais durables. Toutes comportaient des clauses de levée ou d’allègement du blocus, comme la réouverture du terminal de Rafah avec l’Egypte, ou l’élargissement de la zone de pêche. Et toutes ont été ignorées, partiellement ou entièrement, par Israël, privant ainsi

le peuple palestinien de produits essen- tiels à la vie quotidienne. Ce qui, pour certains analystes, explique le rejet par le Hamas de la proposition égyptienne parce qu’elle ne comportait pas, juste- ment, une telle clause. Et quand bien même celle-ci venait à être intégrée, qu’allait en faire Israël ? La réponse étant alors connue d’avance, quelle chance alors de faire cesser les bombar- dements ? En fait, que ce soit une trêve ou un cessez-le-feu, cela ne garantit pas une paix durable. Le Premier ministre israélien vient d’en donner la preuve en

déclarant, vendredi 11 juillet, qu’il était catégoriquement opposé à la création d’un Etat palestinien souverain. Ce que certains partisans du droit s’abstiennent de commenter. C’est aussi cela la loi du

M. L.

silence.

de commenter. C’est aussi cela la loi du M. L. silence. Avis de recrutement Importante entreprise
de commenter. C’est aussi cela la loi du M. L. silence. Avis de recrutement Importante entreprise

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>Le Ramadhan à l’Est du pays rime avec canicule, ambiance nocturne, jeux de société et promenades.

> La célèbre chapelle Notre Dame du Salut, le fort de Santa Cruiz à Oran, fera l’objet d’un «lifting». Une opération de restauration.

> Des soirées théâtrales ont été organisées en hommage à Abderrahmane Mechouat, Nazim Metref et Hadj Yahia Mellak, à Beni Yenni (Tizi Ouzou).

> Clôture du festival du théâtre amazigh de la Soummam, avec un hommage aux artistes disparus Slimane Azem et Cheikh Nordine.

c’est l’été

VILLES DE L’EST LE RAMADHAN, LA CANICULE ET L’INSALUBRITÉ
VILLES DE L’EST
LE RAMADHAN,
LA CANICULE
ET L’INSALUBRITÉ

I l en est tout autant pour la fin de l’après-midi. Mais, au milieu

de la journée, la chaleur étant accablante, le soleil terrassant,

l’on traverse des villes mortes à l’Est du pays, comme cer-

tainement partout ailleurs. Les gens en congé n’ont pas où aller, alors c’est la sieste qui appelle comme une sirène, et l’on y va les yeux fermés, les yeux ouverts ou à demi-fermés ou à demi-ou- verts. Dans les bureaux, d’autres y vont cahin-caha. Soleil ou pas soleil, chaleur ou pas chaleur, Tahar, enseignant, passe toujours un bon Ramadhan, surtout ces dernières années, où le mois sacré a lieu durant les grandes vacances. La recette ? La voiture, dit-il, une voiture dotée d’un système de climatisation, précise-t-il. «Je pars de Guelma vers 13h, toute la ville est, comme dirait l’autre, sous ma responsabilité, je peux y faire ce que je veux, il n’y a pas

Le Ramadhan. La canicule. La ville ne vit que la nuit. Plutôt, elle grouille de gens. Les «taraouiheurs», les promeneurs et les joueurs de dominos. Le matin, elle s’anime juste dans les endroits où il y a des marchés

âme-qui-vive, et je m’en vais vers Sedrata dans la wilaya de Souk

Ahras, accompagné d’un ou de deux de mes enfants, mais parfois seul, puis je pousse un peu plus loin vers El Aouinet, ou Morsott, dans la wilaya de Tébessa. Puis je fais mes comptes pour revenir avant la rupture du jeûne. Il est dans les environs de 16h, je me décide à revenir mais par un autre chemin, par, par exemple, la wilaya d’Oum El Bouaghi. J’arrive au point de départ entre 19h- 19h30. Le lendemain, je prends la direction d’El Tarf… Ainsi, je passe mes journées ramadhanesques sur les routes. Bien sûr, je conduis doucement, j’ai peur des fous du volant, car, en cas de malheur, certains imputeraient tout au pauvre Ramadhan.»

A. Boumaza

(Suite en page 14)

dr

dr

OUARGLA C’EST Le musée saharien de Ouargla a bénéficié dans le cadre du fonds de
OUARGLA
C’EST
Le
musée
saharien
de
Ouargla
a
bénéficié
dans
le
cadre
du
fonds
de
L’ÉTÉ
développement des régions du Sud de plusieurs opéra-
tions de réhabilitation pour améliorer le cadre de struc-
ture culturelle et archéologique, a-t-on appris auprès
du directeur local de la culture.
El Watan - Dimanche 27 juillet 2014 - 14

VILLES DE L’EST

Le Ramadhan, la canicule et l’insalubrité

Suite de la page 13

C e dernier n’a rien à voir là-dedans, n’est-ce pas ? Puisque, quand on a sommeil, on ne conduit pas ; quand on

ne dort pas la nuit, quand on veille la nuit, —

beaucoup le font durant le Ramadhan —, on ne peut pas conduire durant la journée. Bien

entendu, il faut compter les minutes, voire les heures que je passe dans les souks de certains villages.» Et la nuit, il va où Amar ? «Je ne bouge pas de la maison. Pourquoi ? Parce qu’il

y a trop de salles de cinéma, et puis j’aurai

l’embarras du choix quant au film à voir ! Quant aux théâtres, n’en parlons pas !» On t’a compris Amar, va !

LES CHERCHEURS D’EAU

Et ceux qui n’ont pas de voiture, comment font-ils ou que font-ils ? Ali, retraité d’une société nationale, en est un ; lui surfe le matin, l’après-midi et la nuit. «Ceci dit, quand il y a un bon débit, or ça n’est pas toujours le cas», ajoute-t-il, déçu. «Je paye un bon débit 2120 DA/mois, mais je n’en ai que des miettes, ah, Algérie-Télecom de… ! Si ce n’est pas le téléphone qui est en dérangement, c’est le débit qui fait des siennes, il n’y a plus de jus !» peste-t-il. Sinon, il passe sa journée à zapper ou à faire en fin d’après-midi le badaud dans les ruelles commerçantes. Vous allez ache- ter de la zlabia ? «Jamais», lance-t-il. Et de poursuivre : «Il n’y a qu’à voir le lieu où on

la confectionne, des bidons, des bassines dou-

teuses… Pendant qu’on sert les gens, d’autres sont en train de faire le ménage, l’eau sale coule

entre les jambes des acheteurs, le trottoir est crasseux, visqueux… Où sont les contrôleurs

de l’hygiène, à supposer qu’eux-mêmes en aient

une haute idée !» Car la chose est relative, le notion de l’hygiène est relative d’une personne à une autre. Quant à Amar, fonctionnaire, lui, quand il sort du bureau, le temps d’enfiler sa gandoura, prend sa Chevrolet Spark, et direction Aïn Cheikh. Là, il passe son temps à papoter avec ses compagnons du moment, des chercheurs d’eau comme lui, en attendant son tour de remplir ses bidons de cette bonne source d’eau limpide et exquise. «Oui, tous les adeptes de la gandoura s’y donnent rendez-vous à la sortie des bureaux», lui réplique son ami Aïssa.

à la sortie des bureaux» , lui réplique son ami Aïssa. Ce dernier, qui est aussi

Ce dernier, qui est aussi en congé y vient avant. «Comme ça, je n’aurai pas plein le dos de ces francs-maçons en gandoura», ajoute-t-il en rigolant. «Si l’Etat était soucieux de son

peuple, il lui assurerait une eau potable, et même de l’eau minérale pourquoi pas ?» s’écrie Amar. «Peut-être sommes-nous le seul pays au monde où foisonnent tant de marques d’eau minérale, si bien que l’Etat devient peinard,

ne recherchant pas à améliorer la qualité de l’eau du robinet. Et ceux qui n’ont pas de quoi se payer ces bouteilles d’eau ? Tout le monde s’en fout, parce que, il faut le dire, l’eau du robinet, de quelque lieu qu’elle est acheminée, est impropre à la consommation, et qu’on ne nous parle pas des normes de l’OMS exten- sibles d’un pays à un autre, des pays sous-dev, s’entend !» ajoute-t-il, dépité.

VILLES ET VILLAGES GRIS En parcourant ces petites villes de l’Est, Tahar ne peut s’empêcher de se demander à chaque

fois quand les gens se rendront compte des retombées néfastes des décharges parsemant les rues et les routes. Même la campagne devient sale de jour en jour. Le bas-côté est jonché de bouteilles en plastique, canettes de bière (vides, bien sûr), de papiers d’emballage, de couches… Le talus en est rempli. Vrai, cette campagne de nettoiement, une de plus, n’est finalement qu’un pétard mouillé ! Depuis l’indépendance, l’on ne gouverne que par de vaines campagnes, celle de la lutte contre la bureaucratie, celle contre la corruption… Et puis, ces maisons qui ne sont jamais achevées, c’est répugnant ! De loin, villes et villages donnent l’air d’avoir été bombardés. Un camaïeu de gris. La grisaille totale, absolue. Même le cachet, l’empreinte ou la spécificité qui vous font reconnaître, de loin ou de près d’ailleurs, une ville, a été aboli, banni, n’existent plus. Souk Ahras, Tébessa, Oum El Bouaghi, Guelma et bien d’autres villes, à quelques petites exceptions près, se res- semblent. Quand on en a vu une, on les a toutes

vues. Et la loi à ce propos, oubliée ? Oui, que ne ferait-on pas pour se maintenir au pouvoir ?

Un Etat faible fait des lois et a peur de les appli- quer, surtout ces temps-ci, où «le printemps arabe» fait le bourourou ! Ce qui amène Tahar

à parler du commerce informel qui revient de

plus belle, devenant frénétique. Comme tout un chacun peut le remarquer, un marché s’installe

à l’entrée des mosquées, aux heures de la prière,

voire sur toutes les rues où elles se trouvent ; de fait, des camionnettes et autres pick-up et Mazda accaparent les environs d’une mosquée et bloquent la route, étalant leurs marchandises

à même la chaussée. N’importe quoi ! Et les po-

liciers à côté jouent avec des talkies-walkies qui grésillent à vous faire peur ! Tout cela pousse

Tahar à chercher désormais les pistes pour s’en- gouffrer profondément dans la campagne, qui reste quelque peu vierge, sauvage et belle. Mais celle-ci se réduit comme une peau de chagrin

à l’approche de l’homme… d’un certain type

d’hommes !

A. Boumaza

Oran La chapelle de Notre Dame du Salut sera restaurée
Oran
La chapelle de Notre
Dame du Salut
sera restaurée

L a célèbre chapelle Notre Dame du

Salut, qui se situe non loin du fort de

Santa Cruiz, devra bénéficier, d’ici la

fin de l’année, d’une opération de restaura- tion. C’est ce qu’a annoncé, récemment, le

le wali d’Oran, Abdelghani Zaâlane, lors

d’une rencontre organisée à l’hôtel Liberté

par Le Quotidien d’Oran et qui avait pour thématique : «Oran, à la recherche d’un statut de métropole méditerranéenne». Les travaux de restauration devront débuter

avant la fin de l’année et seront confiés à

la même entreprise qui s’est chargée de

la restauration de la basilique Sain-Au- gustin (Annaba), Notre-Dame d’Afrique (Alger), ou encore Notre-Dame de la Garde (Marseille). Kouider Métaïr, président de l’association Bel Horizon, spécialisée dans

la protection du patrimoine à Oran, nous

a déclaré que cette information était une

bonne nouvelle, mais à la condition tou- tefois «que la restauration soit faite dans les règles de l’art». «Cela fait longtemps qu’on attendait une réelle restauration à Oran, car de par le passé, que ce soit l’Opéra de la ville, l’ancienne synagogue,

ou le fort de Santa Cruiz, on a tout le temps était déçu», nous dira-t-il. Il est à rappeler en effet que beaucoup d’infrastructures relevant du patrimoine d’Oran ont été soumis à des «ébauches» de restauration,

mais sans que cela n’ait donné de résultats probants : projets mal élaborés, cahiers de charges insuffisants, manque terrible d’experts et d’architectes sur le terrain, etc. Toujours est-il, l’annonce de la restauration de la chapelle de Notre Dame du Salut ne peut être qu’une bonne aubaine pour le

tourisme à Oran. Elle a été érigée en 1850, en contrebas du fort de Santa Cruiz, suite à l’épidémie de choléra qui avait ravagé Oran en 1949, occasionnant la mort de plusieurs centaines d’individus par jour. La particularité de cette chapelle est bien sûr la

statue de la Vierge Marie qui y est exposée

sur son fronton. Il ne reste plus qu’à espérer que des opérations de restauration simi- laires toucheront, dans un avenir proche, d’autres édifices culturels que compte la ville d’Oran, et qui, pour la plupart, en ont grandement besoin.

Akram El Kébir

dr

SOLIDARITé L’opération de solidarité durant le mois de Ramadhan «était positive» grâce à la mobilisation
SOLIDARITé
L’opération de solidarité durant le mois de Ramadhan «était
positive» grâce à la mobilisation des walis, des élus locaux et
de la société civile, a indiqué mercredi soir à Alger la ministre
de la Solidarité nationale, de la famille et de la condition de la
femme, Mounia Meslem Si Amer.
C’EST
L’ÉTÉ
El Watan - Dimanche 27 juillet 2014 - 15

Intenses activités culturelles à Beni Yenni (Tizi Ouzou)

Agouni-Ahmed, rendez-vous avec le 4 e art

L a commune de Beni Yenni, à 45 kilomètres au sud-est de Tizi Ouzou, renoue avec l’ani-

mation nocturne en ce mois sacré. Ainsi, la semaine dernière, ce sont les jeunes de l’association Azar, du village Agouni-Ahmed qui ont mis sur pied un riche programme d’activités pour organiser leurs traditionnelles soirées théâtrales en plein air, 16 e édition, au grand bonheur des villa- geois qui ont eu droit à des moments indescriptibles. Au menu de ce festival local du 4 e art, figuraient, en effet,

Ces soirées théâtrales ont été organisées en hommage Abderrahmane Mechouat et Nazim Metref. La soirée de clôture a été dédiée aussi à la mémoire de Hadj Yahia Mellak.

des pièces théâtrales qui ont subjugué l’assistance nombreuse qui a pris part,

qui ont subjugué l’assistance nombreuse qui a pris part, Aïn Zaouia, d’Iferhounène, de Larbaâ Nath Irathen

Aïn Zaouia, d’Iferhounène, de Larbaâ Nath Irathen qui ont régalé l’assis- tance par des productions théâtrales qui l’ont fait rire aux éclats. Il faut préciser que cette semaine théâtrale a été organisée en hommage à deux membres fondateurs de l’associa- tion en question, en l’occurrence

chaque soir, à ce rendez-vous qui a fait sortir le vil- lage de sa torpeur

quotidienne. Le public a assisté à des présentations des troupes venues de Taourirt Mimoun, Takerboust, de

Abderrahmane Mechouat et Nazim

Metref, un étudiant assassiné par des terroristes lors de la décennie noire. La dernière journée de cette manifes- tation culturelle a été dédiée à la mé- moire d’un citoyen «exemplaire» du village décédé le 13 mai 2013. Il s’agit de Hadj Yahia Mellak, un moudjahid et «un homme qui a consacré sa vie

à l’amour de son prochain». «Il était

un homme de principes et fidèle à lui- même. Il a toujours respecté ses enga- gements et ses promesses», témoigne- t-on au village du défunt qui a «su utiliser sa sagesse à bon escient sans jamais devenir imbu de lui-même. Il a su consacrer la majeure partie de son existence à aider l’orphelin, l’oppri- mé et le nécessiteux», a déclaré Farid,

l’un des enfants du regretté. L’asso- ciation Azar a honoré la famille du

défunt dans une ambiance conviviale marquée par la présence de plusieurs centaines de citoyens de la région, du maire de Beni Yenni, Smaïl Deghoul, du chef de daïra par intérim, des élus APW et APC. Puis, nous avons assisté

à un gala artistique qui a donné le ton

à une belle soirée musicale avec des

chanteurs, à l’image de Djamel Djellal

et Oujrih, qui ont enchanté le public par de belles productions. Mouloud Mehreb, président de l’association Azar, a estimé que cette manifestation a enregistré une réussite remarquable puisqu’elle a permis à la population de son village de rompre, un tant soit peu, avec la monotonie quotidienne en ces journées de chaleur estivale. Par

ailleurs, notons que d’autres villages

de la commune vivent également au rythme des activités culturelles comme Taourirt Mimoun qui a abrité des soirées artistiques en hommage au groupe Afus. D’autres activités ont eu lieu aussi à Taourirt El Ha- djadj et au village Tigzirt. L’asso- ciation humanitaire Relais et solida- rité n’a pas été en reste de l’animation ramadhanesque puisque, outre les couffins alimentaires distribués au nécessiteux, elle a organisé une cam- pagne de circoncision collective, ven- dredi dernier. «Nous essayons de satisfaire le maximum de nécessiteux à travers des actions de solidarité entreprises notamment en ce mois

sacré», nous dira Mokrane Aouiche,

secrétaire général de ladite associa-

tion.

Hafid Azzouzi

PLAN SAHRA

CIRQUE CIRQUE FLORILEGIO AMAR ESPLANADE DU CENTRE COMMERCIAL ARDIS-ALGER DEUX REPRÉSENTATIONS À 22H ET MINUIT ACCÈS : 1000 DA, 1300 DA ET 1600 DA.

FESTIVAL INTERNATIONAL DE TIMGAD DU 2 AU 9 AOÛT 2014 SAMEDI 2 AOÛT 2014 :

CONCERT DE :

* TROUPE RAHABA

* KENZA FARAH

* KAYNA & RIMK 113

* NADIA BAROUD

* MASSINISSA

* ZINOU

* KADER JAPONAIS.

DIMANCHE 3 AOÛT

*

* MASSINISSA * ZINOU * KADER JAPONAIS. DIMANCHE 3 AOÛT * * STATI (MAROC) * LUCENZO

* STATI (MAROC)

* LUCENZO (PORTUGAL)

* MEU BRASIL (BRÉSIL )

* CHEB ANOUAR

* LAZHAR DJELLALI

* KAMEL EL GALMI

* LUNDI 4 AOÛT

* FARAH YOUSSEF (SYRIE)

* INDILA (ALG/FRAN)

* DJALOUL MARGA

* MOHAMED BOUSMAHA

* HAMID BELBECH.

MARDI 5 AOÛT

* THREE LADIES OF BLUES (USA)

* MOHAMED ASSAF (PALESTINE)

* HOURIA BABA

* CHEB DEDINE

* N. HOURA.

* MERCREDI 6 AOÛT

* ZAHRA LAJNEF (TUNIS)

* BOLLYWOOD MASALA ORCHESTRA (INDE)

* YAHIA EL KHANCHLI

* CHEB HASSEN

* RABEH ASMA *JEUDI 7 AOÛT

* TROUPE CARACALLA

* FARAH EL TOURATH

* SOUAD ASLA

* A/ BOUZAHER

VENDREDI 8 AOÛT

* SELAMNESH BADUME’S BAND (ÉTHIOPIE)

* MISTER YOU MAROC)

* KARIM EL GANG

* A/KHALDI

* N. ALLEN

* SALIM CHAOUI.

SAMEDI 9 AOÛT

* CAROLE SAMAHA (LIBAN)

* YOUBA

* HMIDA EL NAYLI

* KHALAS

* ZAHOUANIA.

A/KHALDI * N. ALLEN * SALIM CHAOUI. SAMEDI 9 AOÛT * CAROLE SAMAHA (LIBAN) * YOUBA
Superman C’EST L’ÉTÉ Une rare copie du premier album de bande dessinée de Superman pourrait
Superman
C’EST
L’ÉTÉ
Une rare copie du premier album de bande dessinée de
Superman pourrait être vendue des millions de dollars lors de
sa mise aux enchères sur eBay. Cette copie de Action Comics
n°1, dans laquelle le super-héros avait fait ses débuts en 1938,
sera mise aux enchères sur le site du groupe américain de
distribution en ligne lors d’une vente qui s’ouvrira le 14 août
et durera dix jours.
El Watan - Dimanche 27 juillet 2014 - 16

CASTING

L’effet Terry

Gilliam

The Death of Superman Lives :

What Happened ? reviendra sur la préproduction, puis l’abandon du blockbuster. Lancé au milieu des années 90’, Superman Lives a attiré de nombreuses personnalités, mais n’a finalement jamais été tourné. Ecrit par Kevin Smith, son script est d’abord proposé à Robert Rodriguez, qui refuse car il est rattaché à la mise en scène de The Faculty. La Warner Bros le propose à Tim Burton, qui avait connu un grand succès avec ses deux volets de Batman, en 1989 et 1992. Il pense alors à Nicolas Cage pour le rôle de Clark Kent, et l’acteur fera même des essais de costume pour le film. D’autres comédiens sont envisagés pour les rôles secondaires tels que Courteney Cox, Tim Allen, Kevin Spacey (qui deviendra finalement le Lex Luthor du Superman Returns de Bryan Singer), Chris Rock et Michael Keaton (supposé retrouver le costume de Batman).

SECONDE MORT

DE SUPERMAN

Le projet ne verra finalement jamais le jour, et le documentariste Jon Schnepp tente de comprendre les raisons de son abandon à travers un documentaire intitulé The Death of Superman Lives : What Happened ? Il a fait appel aux personnalités qui avaient travaillé dessus (Burton et Smith, mais aussi le producteur Lorenzo Di Bonaventura, le superviseur des effets-spéciaux Wesley Strick etc) pour répondre à cette question, et a obtenu le droit d’utiliser des photos/ vidéos d’archives ainsi que les concept arts du blockbuster pour illustrer son film. Problème, il manque de financements pour mener ce projet à bien (85 000 dollars exactement). C’est pourquoi il dévoile cette semaine cette bande-annonce, en espérant intriguer des internautes capables d’investir dans le documentaire, via le site de crowdfunding Fanbacked.com.

le documentaire, via le site de crowdfunding Fanbacked.com. NOTRE CHOIX PRIME-TIME 21:10 Emission   20:30 Film
NOTRE CHOIX
NOTRE CHOIX

PRIME-TIME

21:10 Emission   20:30 Film LEMMAT RAMDANE WOMAN ON TOP Une émission de plateau interactive
21:10 Emission   20:30 Film LEMMAT RAMDANE WOMAN ON TOP Une émission de plateau interactive

21:10 Emission

 

20:30 Film

21:10 Emission   20:30 Film LEMMAT RAMDANE WOMAN ON TOP Une émission de plateau interactive quotidienne
21:10 Emission   20:30 Film LEMMAT RAMDANE WOMAN ON TOP Une émission de plateau interactive quotidienne

LEMMAT RAMDANE

WOMAN ON TOP

Une émission de plateau interactive quotidienne avec comme invité un des artistes ayant interprété un rôle dans les programmes diffusés durant ce mois. L’émission relatera également en direct l’ambiance festive des soirées animées à travers les différentes régions du pays et évoquera les rites et traditions propres à cette période.

La superbe Isabella est née avec un don unique: elle sait, avec un

génie incomparable, cuisiner des plats qui titillent le palais et faire fondre le cœur des hommes. Pourtant, quand Isabella rencontre le beau Toninho, elle renonce à son rêve de devenir un grand chef à l’étranger pour rester au Bresil et travailler dans

la

buvette de ce dernier. Mais

 

Isabella souffre de son besoin de

contrôler le moindre mouvement,

compris d’avoir le dessus en amour !

y

mouvement, compris d’avoir le dessus en amour ! y 19:45 Cinéma DEMAIN NE MEURT JAMAIS James

19:45 Cinéma

19:45 Cinéma DEMAIN NE MEURT JAMAIS James Bond est en mission en Afghanistan, où marchands et

DEMAIN NE MEURT JAMAIS

James Bond est en mission en Afghanistan, où marchands et trafiquants d’armes ont un rendez-vous d’affaires.Aux commandes d’un avion de chasse, il se lance à la poursuite du redoutable terroriste Henry Gupta, qui vient de faire ses emplettes…

terroriste Henry Gupta, qui vient de faire ses emplettes… 19:45 Cinéma GOOD BYE LENIN ! A

19:45 Cinéma

19:45 Cinéma GOOD BYE LENIN ! A Berlin-Est en octobre 1989, Christiane Kerner, militante communiste dévouée,

GOOD BYE LENIN !

A Berlin-Est en octobre 1989,

Christiane Kerner, militante communiste dévouée, voit son fils Alex se faire arrêter lors d’une manifestation. Elle fait un infarctus et sombre dans le coma. Elle ne se réveille qu’en été 1990, alors que le Mur de Berlin est tombé.

 
 
  20:55 Caméra cachée 19:55 Cinéma EL ZILZAL 2 LA MÔME Déjà connue du grand public,

20:55 Caméra cachée

19:55 Cinéma

  20:55 Caméra cachée 19:55 Cinéma EL ZILZAL 2 LA MÔME Déjà connue du grand public,
  20:55 Caméra cachée 19:55 Cinéma EL ZILZAL 2 LA MÔME Déjà connue du grand public,

EL ZILZAL 2

LA MÔME

Déjà connue du grand public, la caméra cachée El Zilzal fait son retour pendant ce Ramadan 2014 sur Nessma TV avec des épisodes inédits ! Cette caméra cachée qui vous secouera de rire mettra en scène chaque jour une personnalité qui se fera prendre au piège dans une station de radio à travers une simulation de

En 1918, la petite Edith, âgée de 3 ans, est confiée à sa grand- mère, tenancière d’une maison close en Normandie. Titine, une des pensionnaires, s’attache à la petite fille. Mais un jour, le père d’Edith, Louis, vient la rechercher. Edith le suit sur les routes, dans les roulottes des cirques où il est contorsionniste…

tremblement de terre ! D’une échelle de fous-rire « sismique » assurée, El Zilzal 2 égayera

toutes vos soirées !

» assurée, El Zilzal 2 égayera toutes vos soirées ! 19:55 Série BELLICHER : UNE VIE

19:55 Série

19:55 Série BELLICHER : UNE VIE VOLÉE Bellicher et Richard parviennent à enlever Danny, l’un des

BELLICHER :

UNE VIE VOLÉE

Bellicher et Richard parviennent à enlever Danny, l’un des pirates informatiques, mais celui-ci est en réalité un attardé mental. Les représailles ne tardent pas.

un attardé mental. Les représailles ne tardent pas. 19:50 Divertissement CAPITAL «Prosecco : un été qui

19:50 Divertissement

19:50 Divertissement CAPITAL «Prosecco : un été qui pétille». Ce cépage blanc pétillant venu d’Italie, idéal

CAPITAL

«Prosecco : un été qui pétille». Ce cépage blanc pétillant venu d’Italie, idéal à l’apéritif ou pour réaliser des cocktails, dont le Spritz et Bellini, est de plus en plus apprécié. Comment est-il élaboré ?. « Pistache, l’incroyable histoire d’une petite noix ».

BOX-OFFICE

USA Au Comic Con de San Diego, les fans veulent des super-héros à leur image

San Diego, les fans veulent des super-héros à leur image Multicolores, féminins, trans- genres : au

Multicolores, féminins, trans-

genres : au joyeux carnaval du festival Comic Con à San Diego, en Californie, les fans de BD se réjouissent de l’arrivée de super-héros moins uniformes et un peu plus à leur image. La «Reine des neiges» qui prend la pose à côté de la «Veuve noire», un petit Darth Vader endormi sur les épaules de son papa, un Bart Simpson

qui regarde son plan

abords du Comic Con de San Diego, plus grand festival de BD des Etats-Unis qui s’est ouvert jeudi pour quatre jours, ont des allures de grande

kermesse. Eric Jensen, un «Captain America» blond aux yeux bleus, prend la pose avec

son fils de 7 ans, petit Thor qui bâille et rechigne à brandir son marteau foudroyant. «Je me sens des affinités avec Captain America, j’étais dans la Marine comme lui, je suis patriote comme lui, il est fidèle à ses valeurs dans l’adversité», explique cet agent d’assurance. La semaine dernière, la maison d’édition Marvel, qui publie Captain America et Thor, a annoncé que ces personnages vont s’éloigner de leurs archétypes masculins et blancs. Le dieu Thor, inspiré de la littérature nordique, sera désormais une déesse, et le justicier Captain America va devenir noir. Eric Jensen n’était pas au courant et ouvre de grands yeux. «Je me demande dans quel contexte ce changement se produit», s’étonne-t-il. Marvel a argué que Steve Rogers, alias Captain America, était affaibli et que son fidèle acolyte Sam Wilson allait prendre la relève. «Ah, c’est fantastique ! Ça me plaît», s’exclame Eric Jensen, rassuré. A quelques pas, Daniela Applegate, graphiste de 21 ans, fait sensation avec son costume de guerrière à tête de pyramide, inspiré d’un jeu vidéo. Elle aussi salue les transformations de ces personnages phares de la

«pop culture».

Les

AFP

dr

GHAZA Le roi Abdallah d’Arabie saoudite a ordonné une aide de 100 millions de riyals
GHAZA
Le roi Abdallah d’Arabie saoudite a ordonné une aide de 100
millions de riyals (25,7 millions de dollars) destinés à pallier le
manque de médicaments et de soins aux blessés de la bande
de Ghaza, a annoncé vendredi l’agence officielle saoudienne
SPA.
C’EST
L’ÉTÉ
El Watan - Dimanche 27 juillet 2014 - 17

Clôture du Festival du théâtre amazigh de la Soummam

Hommage à Slimane Azem

U ne douzaine de troupes théâtrales ori-

ginaires des wilayas de Bouira, Tizi

théâtrales ori- ginaires des wilayas de Bouira, Tizi l’urgente édification d’infrastructures culturelles

l’urgente édification d’infrastructures culturelles dignes d’une ville comme Akbou. Les spec- tacles qui se sont déroulés dans l’exiguë maison de jeunes Abderrahmane Farès ont connu, en effet, une affluence nombreuse malgré la chaleur suffocante qui y règne en ces soirées ramadha-

nesques de ce mois de juillet. «Je rends aussi hommage aux jeunes qui nous ont accompagnés ces dix dernières années et sans lesquels nos

activités n’auraient pas eu lieu», ajoutera notre

H. A. D.

interlocuteur.

Ouzou, Oran et de Béjaïa se

sont produites simultanément dans les communes d’Akbou (maison de jeunes A/Rahmane Fares et salle de cinéma du 20 août 56), de Seddouk (Akhenak), d’Ighram (Taslent) et de Chellata (Felden et Fethoune). Il s’agit des troupes théâtrales Igawawen (Larbâ Nath Irathen), Tagharma (Chellata), Ikhoulaf (Ath Aïssa Mimoun), Ithri Adelsan (Ak- bou), Isegaden nTafat (Ath R’zine), Tigawt d wawal (Oran), Itran (Illou- la), Afara (Tichy), Tadukli (Aokas),

le jeune artiste (Ath Laaziz), Tilawt et Aweghlis (Chemini). Elles y ont joué les pièces théâtrales intitulées respectivement Yewhec lfil, arnu-

d gmas, Hommage à S. Azem et

Chikh Nordine, Tagrawla, Tighri

n twenat, Tilleli, Bu tmelghight d

bu tselghight, Tayri tegga tmacint, Lmizan uchengal, Taberwit, Asklu anagaru, Alakhert yedren et Ine- vgi n ccitan. Une conférence-débat ayant pour thème «le théâtre et les jeunes» a été aussi animée par Djamal Benaouf, écrivain et drama- turge, au centre culturel d’Akbou. Après avoir rappelé le rôle joué par le 4 e art dans la sensibilisation du peuple algérien avant et pendant la révolution armée, le membre de la troupe Tigawt d wawal pour

laquelle il a écrit et mis en scène la pièce théâtrale d’expression ama- zighe intitulée Bu tmelghight d bu tselghight fera remarquer, en citant comme réfé- rence le théâtre populaire cher à Kateb Yacine, que «ce genre théâtral constitue une arme avec laquelle nous continuons à militer pour nos idées

L’association Etoile culturelle a clôturé la 10 e édition du festival du théâtre amazigh de la Soummam organisé du 17 au 20 du mois en

cours, en

collaboration avec la Direction de la culture de Béjaïa et l’APC d’Akbou, en hommage aux artistes disparus, Slimane Azem et Cheikh Nordine.

dans le but d’éveil-

ler les consciences. Il constitue aussi un miroir dans lequel nous pou- vons nous regarder.» Mouloud Salhi, président de l’AEC, tient à interpeller, encore une fois, la ministre de la Culture et le wali de Béjaïa quant à

Concert classique de l’OSN

Poème

symphonique

C ’est dans le patio du palais de la Culture Moufdi Zakaria que l’imposant orchestre, accompa-

gné de la chorale d’Alger, s’est produit devant une assistance nombreuse. Etaient également présents à cette soirée la ministre de la Culture, Nadia Cherabi, et la ministre de l’Education, Nouria Ben- ghebrit. Le la de la soirée est donné par le parfait jeu instrumental du oud de Fouad

Ouamane, suivi d’une déclamation poé- tique de Afefe Fennouh. A travers une poésie des plus ciselées et d’une voix des plus prenantes, la poétesse a entraîné plus d’un dans le royaume enchanteur de Sheherazad et de Chahraine. Place ensuite à l’Orchestre symphonique na- tional pour l’exécution d’une touchia sika, arrangée par Hocine Bouifrou. Le musicien Mokdad Zerrouk est ensuite invité à monter sur scène pour présenter

de sa belle voix mielleuse la nouba sika arrangée par Rachid Saouli. La deuxième partie de la soirée est dédiée à la musique symphonique, et ce, à l’état pur. Un vio- lon s’ébranle seul pour ensuite atteindre une certaine altitude dans le tempo. Le son du oud vient s’ajouter pour une fu- sion des plus suaves. Les sons des autres instruments se mêlent dans une parfaite communion. Une suite symphonique de R. Korsakov intitulée Sheherazad est à l’honneur. La narratrice Afefe Fennouh, le musicien Fouad Ouamane au oud et au chant, le jeu de la zorna ont donné une fraîcheur certaine à cette pièce musicale. Après ces moments de pure spiritua- lité, le répertoire se referme en ce vingt- septième jour de Ramadhan par un titre religieux, Talaâ el badro alayna. Ce nouveau concept de l’Orchestre sympho- nique national répond à la nouvelle vision

Photo : D. R.
Photo : D. R.

L’Orchestre symphonique national a offert, ce vendredi soir au palais de la Culture Moufdi Zakaria de Kouba, à Alger, une brillante prestation placée sous le signe d’un nouveau concept.

symphonique et la musique arabo-anda- louse ne sont autres que la base. L’ idée retenue est également cet aspect vertical au-delà de l’aspect horizontal de l’his- toire, entre le passé et le futur, entre nos racines et la modernité et entre la qua-

de la ministre de la Culture, consistant à regrouper des ar- tistes entre eux. Et surtout de créer un

pont entre tous les arts. Le directeur artistique, Amine Kouider, précise que l’idée est de tra- vailler sur le regroupement des arts. C’est aussi l’idée d’intégrer la musique arabo-andalouse dans des concerts sym- phoniques, et ce, sous des formes sym- phoniques. En fin de compte, la musique

lité et le prestige. Nous avons l’histoire dans l’histoire. Cette soirée s’est également carac- térisée par la remise

de prix aux 3 premiers lauréats du concours El Hachemi Guerrouabi, connus le 17 juillet dernier au palais de la Culture Moufdi Zakaria. Ces lauréats ont reçu des mains de la ministre de la Culture une enveloppe de 3 00 000 DA. Nacima Chabani

El Watan - Dimanche 27 juillet 2014 - 20

IDÉES-DÉBATS

GHAZA : ANÉANTIR LA RÉSISTANCE PALESTINIENNE POUR DÉTRUIRE LA CULTURE DE LA RÉSISTANCE

PALESTINIENNE POUR DÉTRUIRE LA CULTURE DE LA RÉSISTANCE Par Mohamed Saïd Président du PLJ et ex-ministre

Par Mohamed Saïd

Président du PLJ et ex-ministre de la Communication

L a nouvelle agression mi- litaire que mène Israël depuis 20 jours à Ghaza prend le caractère d’un génocide contre le peuple palestinien dont la majo-

rité vit depuis 1948, chassée de sa pa- trie et suspendue à l’aumône dégra-

dante de l’organisation internationale des réfugiés(UNRWA), et aux gestes

de bienfaisance des donateurs. Dans

sa folie meurtrière lâchée sur une

bande démunie et surpeuplée de 360

km 2 , l’armée d’occupation n’épargne

cune pudeur par «le droit d’Israël à lutter pour sa survie !» ou en l’accompagnant par une condamna- tion convenue de la «disproportion de la réponse aux tirs de roquettes de Hamas». Quand ils se reposent des dégoûts de la politique, ces mêmes dirigeants avouent être otages du chantage financier et médiatique sioniste aux répercussions immé- diates sur les voies qui les mènent au pouvoir. Deux témoignages de deux grands hommes politiques du XX e siècle nous éclairent : le président américain Harry Truman (1945- 1952) qui, s’adressant à quatre de ses ambassadeurs dans le Monde arabe, leur dit : «Désolé, messieurs, mais

je n’ai pas des centaines de milliers d’Arabes parmi mes électeurs» (cité par W. A. Eddy, FDR meets Ibn

Saoud, page 37, et repris par Victor

çais. Cependant, dans l’une d’elles autorisées dans les rues de Paris, tout est résumé dans cette pancarte bran- die par l’un des manifestants en co-

lère : «Jaurès, ils sont devenus fous». «Sensible» comme son allié, Paris

a débloqué onze millions d’euros

d’aide humanitaire aux Ghazaouis. De grâce ! A quoi cela sert-il de

nourrir une bouche d’une main et de

lui ôter la vie de l’autre main ? C’est

décidément l’arbre qui cache la forêt. Tout ce ballet diplomatique multi- directionnel ne peut dissimuler une convergence politique qui ne trompe personne : permettre à Israël de disposer du temps nécessaire pour détruire la Résistance palestinienne comme prélude à l’enterrement de

la question palestinienne. Raison-

nement absurde : même si tous les moyens armés de la Résistance

pas tant la tendance islamiste de Hamas qui leur fait peur pour com- prendre leur silence devant sa mise à mort. Dans leur for intérieur, ce qui leur fait peur, c’est la voie de la résistance armée que prône ce mou-

vement, l’écho profond que celle-ci trouve au sein des peuples et l’espoir de l’avenir qu’elle soulève dans la génération vivante. Malgré tout

cela, le peuple palestinien résiste héroïquement. Ceux qui dirigent les mouvements Hamas et le Djihad Islamique aujourd’hui étaient des écoliers quand Ghaza fut envahie et annexée en 1967. Ils ont grandi avec cette humiliation, condamnés à l’errance, sans toit et sans passeport. Dans leur cauchemar, ils caressaient

le rêve de laver cet affront et priaient pour ce jour. L’injustice vécue dans leur chair les a radicalisés, emportant au fil des temps les voix de la raison

et de la retenue. Le seul choix offert à ceux qui survivent depuis sept ans encagés à Ghaza concerne unique- ment la manière de mourir : mourir lentement, privé de nourriture et de soins sous l’effet d’un blocus inhu- main, ou mourir violemment par le feu de l’ennemi. Mourir pour mourir, il ont choisi de mourir dignement plutôt que de végéter à l’ombre de l’opprobre. Ainsi motivés et décidés, les Résistants ont acquis la tech- nologie nécessaire pour fabriquer

localement ou assembler des missiles

et des drones, et gérer avec succès la bataille de la communication. Aucun homme objectif ne peut leur repro- cher d’avoir répondu au diable dans la langue du diable. Aujourd’hui, ils se défendent avec des tactiques nouvelles adaptées au terrain, et par-

ni

enfants, ni femmes, ni personnes

Nasr : Le suicide américain, p.129,

seraient neutralisés, que faire alors

âgées, et ne fait guère de différence entre une cible militaire, un hôpi- tal, une école ou une mosquée. Le lourd bilan des pertes humaines le prouve : sur les 850 tués et près de 6000 blessés recensés à ce jour, près de 200 enfants et une centaine de femmes ont été tués. Des familles entières décimées, un millier de mai- sons rasées, des dizaines de milliers

éditions EPA Beyrouth 1972), et le président français Charles de Gaulle qui a qualifié en mai 1967 les juifs de «peuple dominateur» et Israël «d’Etat guerrier et résolu à s’agran- dir». 4)- Les grandes capitales occiden- tales, embarrassées par la colère croissante de l’opinion publique à la vue d’images insoutenables de

l’âme insaisissable de cette Résis-

tance ou de la culture de la résistance transmise par testament de généra- tion en génération ? A l’évidence, dans un monde où tout se tient, les leçons des guerres d’Algérie et du Vietnam semblent mal assimilées sur les deux rives de l’Atlantique car une cause juste ne meurt jamais tant que ses partisans et leurs descendants

de

de

déplacés à la recherche d’un toit

femmes et d’enfants déchiquetés,

respirent.

en

plein mois sacré de Ramadhan, les

tentent de dissimuler leur complicité

Ces puissances ne semblent pas se

infrastructures détruites, l’électricité

active avec l’agresseur en attirant les

soucier des conséquences de leur par-

et

l’eau coupées ou rationnées… Un

regards vers un ballet diplomatique

ti pris. Autant celui-ci est contraire

génocide qui dépasse par sa férocité

«en quête de cessez-le-feu» ou tout

à leurs obligations en matière de

les horreurs et les atrocités commises

par les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale. Cette énième guerre d’agression déclarée par un Etat membre de l’ONU, sans racines ethniques et

géographiques, révèle d’ores et déjà certaines réalités. 1)- Israël pratique la politique de

la terre brûlée au mépris du droit

international. L’Occident, culpabilisé par la shoah, lui assure l’impunité,

et l’état de déliquescence du Monde

arabe l’incite à saisir cette occasion

inespérée pour mieux régner en maître de la région. Bien plus, le voilà même se vantant d’être soutenu dans son entreprise criminelle par des régimes arabes classés autrefois ennemis irréductibles.

2)- Israël, par le timing choisi et le prétexte trouvé du meurtre suspect de trois jeunes colons cherche en réalité à torpiller le processus de réconciliation interpalestinien qui

a permis récemment la formation

d’un gouvernement d’entente natio- nale. Le but étant de maintenir les

Palestiniens divisés pour différer tout accord avec eux sur les questions de fond (statut d’El-qods, réfugiés, frontières et prérogatives du nouvel Etat…) : «Négociez avec lenteur sans aboutir», disait I. Shamir à sa délégation à la conférence de Madrid, car Israël ne peut pas vivre

en paix et le bréviaire des sionistes le confirme : «On atteint les meilleurs résultats en gouvernant les hommes par la violence et la terreur». 3)- Les principaux dirigeants du monde occidental soutiennent cette agression en la justifiant sans au-

au moins d’une «pause humanitaire». Des ministres français, américains italiens, anglais… se succèdent et se croisent en terre d’Orient. Parmi ces «apôtres de la paix», les USA se distinguent par leur rôle historique de paravent aux desseins sionistes, ce qui les disqualifie d’être un média- teur crédible et explique les difficul-

tés de John Kerry à se faire entendre. Et pour cause ! Sans le concours actif et permanent de l’Administration

US, Israël n’aurait pas eu les armes offensives ultra-modernes utilisées pour exterminer le peuple palesti- nien, et le Conseil de sécurité l’aurait traité différemment. D’ailleurs, cette Administration vient de débloquer une aide financière urgente pour consolider le système israélien d’in- terception des missiles «dôme de fer». Toutefois «sensible», elle pro- met en même temps 47 millions de dollars à titre d’aide humanitaire aux civils de Ghaza !