Vous êtes sur la page 1sur 3

Le sermon du deuxième dimanche de l'avant:

(Aujourd'hui le 06/12/2009)

Les 53 sermons du Seigneur - Gottfried Mayerhofer

SERMON N°2

( Deuxième dimanche de l’avant )


« Or Jean, dans la prison, ayant entendu les oeuvres de Jésus… »
– Matthieu XI,2 -

Cette question, voyez-vous : si j’étais vraiment celui que les prophètes
ont annoncé, surgit aussi présentement dans les esprits de beaucoup,
qui ne sont pas encore bien éclairés en eux-mêmes, mais qui
cependant ont un vague pressentiment d’un futur état spirituel, qui
doit détruire en partie les vieilles coutumes traditionnelles religieuses,
et en partie ramener le tout à la juste mesure spirituelle. Ces
hommes, qui se sont mis à la tête du mouvement religieux ou de la
foi, mais ne sont pas encore libérés des préjugés, je leur répond :
Observez mes oeuvres ! Voyez de quelle façon mes fils entendent
l’amour de Dieu et du prochain ; examinez quelle force de volonté
opère dans chacun des prodiges, d’une manière à confondre vos
savants et vos docteurs.
Vous êtes à comparer à des enfants, qui voudraient être mes disciples
et mes enfants, pourvu que l’on n’exigeât de leur part ni sacrifice ni
abnégation, et que l’on puisse accommoder ma Doctrine à leur façon
de concevoir la vie ; mais ni un Jean, ni un Christ ne sont de leur
agrément.
Tandis qu’à tout sérieux combattant pour ma doctrine, il arrivera ce
qui arriva à Jean: il ne sera compris que de peu de ses
contemporains, et aussi peu que je le suis moi-même, qui pourtant
demeure parmi vous depuis pas mal d’années, et me manifeste
directement au moyen de mes secrétaires et de mes serviteurs ou bien
indirectement au moyen de mon monde des esprits.
Celui qui me veux adorer, ou me rendre le plus grand honneur, doit
montrer avec des œuvres conformes à ma doctrine, qu’il m’a reconnu,
comme l’esprit dans la doctrine même, et que pour mon amour il est
5
prêt à n’importe quel moment à renoncer à tout ce qui flatte la chair
et qui s’oppose au divin.
Celui qui, résistant avec énergie et abnégation aux appétits du
monde, et avec une foi inébranlable dans la vérité de ma doctrine,
tend à la possession du royaume des cieux, qui est le vrai bonheur, la
suprême perfection. Je me manifeste aux hommes, là où on est moins
qu’ailleurs disposé à prendre connaissance de moi. Seul le pur amour
me connaît moi, la vraie Sagesse, et inversement ensuite, le véritable
amour peut-être reconnu et pratiqué seulement conformément à
l’esprit de ma doctrine.
Quand je leur crie : « Venez à moi, vous qui êtes affligés et accablés,
afin que je vous réconforte ! »
Ils n’entendent pas mon appel, mais oeuvrent selon leurs critères du
monde, et considèrent, du haut de leur orgueil, ma loi d’amour si
simple et si claire ; et c’est pour cela qu’il est refusé aux orgueilleux
ce qui est révélé aux petits, c’est-à-dire à ceux qui cherchent avec
humilité de cœur, car ces derniers embrassent plus volontiers ma
doctrine, et la bénédiction qu’elle porte en elle s’accomplit en eux.
Comme autrefois Jean fut mon précurseur, ainsi maintenant, mes
révélations sont adressées à des particuliers qui précèdent ma
seconde venue ; mais peu les écoutent et les comprennent. Ce souffle
spirituel réveille votre âme de sa torpeur, la purifie pour la rendre
digne d’une ère nouvelle, dans laquelle le genre humain devra à
nouveau être approché de sa fin spirituelle, et finalement comprendre
ce que signifie : « M’adorer en esprit et en vérité » et ce que veux dire
le mot « religion » au sens littéral.
Tant que les hommes restent attachés aux cérémonies et aux
coutumes, c’est un signe évident qu’ils sont encore très matériels, et
ne désirent et ne comprennent que les choses et les signes de la
matière. Quand les hommes éduqués spirituellement comprendront
que moi, comme esprit, je n’ai besoin d’aucun moyen matériel pour
les comprendre, durant mon séjour sur la terre, j’ai enseigné de quelle
façon cette connaissance du Père et de moi pourrait être donnée aussi
à vous, hommes, qui portez tous aussi sans distinction, une étincelle
de mon moi divin dans votre cœur, laquelle vous stimule toujours à
vous unir à moi.
Ne bouchez pas vos oreilles aux dictées que je vous présente en si
grande abondance, vous avez une autre fin et une autre mission qui
n’est pas la vie terrestre matérielle. La brise spirituelle pénètre chaque
cœur ; vous devez au moins vous, pouvoir comprendre d’où il provient
et quel est son but.
Réveillez-vous, et jetez derrière vous les attraits du monde ; vous êtes
esprits, et habitants d’un autre monde plus grand et infini ! N’oubliez
pas que cette vie terrestre si fugace, fuit devant vous, est une vie
d’épreuve. Laissez le monde, car il peut seulement vous flatter et vous
tromper, mais jamais vous contenter si ce n’est au maximum pour un
instant ; avec l’obtention d’un bien terrestre, cesse déjà le charme
qu’il procure ; mais cela ne se passe pas ainsi pour les choses de
l’esprit. Mon royaume est infini ; les joies de l’esprit n’ont ni frontières
ni limites, et c’est pour cela qu’un progrès éternel et un éternel
développement sont possibles.
Dans le monde spirituel au contraire c’est le moi profond de chacun
qui est la grande mine où se cachent tous les trésors infinis
spirituels. Seulement dans votre esprit intérieur je peux me
manifester à vous comme Fils, c’est-à-dire la Sagesse, et comme Père,
c’est-à-dire l’Amour, et comme Esprit suprême de Volonté ou de
puissance active ; de cette manifestation dépendent votre paix et votre
tranquillité terrestre. En possédant celui-ci, alors toutes les
contrariétés de la vie ne vous apparaîtront plus comme des
châtiments, mais comme des épreuves nécessaires et sagement
imposées, et alors seulement vous comprendrez bien mon appel :
« Venez à moi, vous qui êtes opprimés, puisque ce fut l’éternel et infini
amour de votre Père céleste qui vous plaça un tel fardeau et qui vous
aide à le porter. »
Les souffrances et les calamités de la vie humaine ne seront plus
alors des tourments mais des bénédictions d’un Père, qui ne veut pas
que ses enfants deviennent d’orgueilleux messieurs du monde
terrestre, mais bien d’humbles champions, précurseurs spirituels de
la loi d’amour, tant ici maintenant, qu’un jour dans ce royaume qui
n’a jamais de fin.
Gravez bien ceci dans votre cœur, et le résultat final vous montrera
sûrement que : « Mon joug est doux, et léger Mon fardeau. »

AMEN

Source: http://www.scribd.com/doc/21196332/Les-53-Sermons-Du-
Seigneur-Gottfried-Mayerhofer