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Ephémérides G.L.

– Semaine du 30 novembre au 6 décembre 2009

RESUME : En RDC, le rapport du groupe d’expert sur l’échec de


l’opération Kimia 2 et sur l’implication de réseaux internationaux dans
l’appui au FDLR, dont on trouvera une copie dans cette livraison, continue
à faire du bruit. Après le Burundi, la Tanzanie dément toute implication
dans ce domaine (RDC_1), tandis que le ministre congolais de l’information
estime le rapport « exagéré » (RDC_2). De son côté, le Conseil de Sécurité,
qui a prorogé l’embargo sur les armes et d’autres sanctions, a chargé le
groupe d’experts de proposer des directives pour permettre la traçabilité
des produits miniers (RDC_3).

Sur le terrain, les FDLR ont mené des attaques et prises d’otage en
territoires de Kabare (RDC_4), Shabunda (RDC_8_2) et Walikale
(RDC_8), bien que, dans ce dernier territoire, une localité, tenue depuis
plusieurs années par eux, a été libérée (RDC_8_1). Par ailleurs, l’insécurité
prévaut toujours sur la route reliant Isasha au Lac Edouard dans le Nord
Kivu (RDC_5). Au Sud Kivu, les humanitaires ont repris en territoire de
Fizi (RDC_7). On signalera aussi que l’hebdomadaire Jeune Afrique a
retrouvé la trace du général Laurent Nkunda, ex-chef du CNDP, détenu
dans le secret sur une colline dans la banlieue de Kigali (RDC_6) : ses
avocats ont déposé une requête à la Cour Suprême de Justice du Rwanda
pour dénoncer l’illégalité de sa détention (RWA_2).

En Equateur, certaines estimations font état de ce que plus de 90.000


personnes ont fui les violences interethniques dans le sud de l’Ubangui
(RDC_9). La situation a Dongo reste confuse : alors que le président
Kabila, de passage à Gemena, a fait une série de promesses dans beaucoup
de domaines (RDC_10), une opération de police et de traque va être
envoyée sur place (RDC_11) (RDC_12). Par ailleurs, la Belgique dément les
assertions du mouvement des « Patriotes et résistants de Dongo » selon
lesquelles Bruxelles dépêcherait des troupes belges pour « soutenir Kabila »
(RDC_27).

Dans le domaine politique, le calendrier des élections locales devrait être


rendu public dans quelques semaines, selon l’abbé Malu Malu qui a
annoncé à cette occasion l’émission d’une carte d’identité payante : la
révision du fichier électoral n’a été réalisée qu’à Kinshasa (RDC_13). Par
ailleurs, l’Assemblée nationale a voté le budget 2010 qui s’élèvera à plus de
6 milliards $, soit 20% de plus qu’en 2009, des recettes additionnelles étant
attendues notamment dans le secteur minier (RDC_18). On relèvera
également la démission du secrétaire exécutif de l’AMP, Katumba Mwanke,
un député très proche du président Kabila : des rumeurs circulent sur sa
nomination comme futur Premier ministre d’un gouvernement qui serait
remanié (RDC_19). En Equateur, le nouveau gouverneur est impliqué dans
la mégestion des fonds rétrocédés à la province (RDC_16). Enfin,
l’administration congolaise demeure fragile en témoigne par exemple le non
paiement depuis 21 mois des agents de l’Etat à Mitwaba, au Katanga
(RDC_14), plusieurs centaines d’agents et cadres du ministère de
l’Intérieur qui attendant leur affectation depuis plusieurs années
(RDC_15), ainsi que plusieurs cas de démissions de hauts fonctionnaires de
la ville-province de Kinshasa qui ne sont pas payés (RDC_17).

Dans le domaine de la justice et des droits humains, quatre détenus sont


morts suite à une évasion de la prison de Lufungula à Kinshasa (RDC_20).
La cour militaire de Kisangani a condamné à mort les deux anciens
militaires norvégiens accusés du meurtre de leur chauffeur et
d’espionnage : l’Etat norvégien a été condamné solidairement à une
amende de 500 millions $ ( !) et d’un peu plus d’un million pour la famille
de la victime (RDC_25). Les deux condamnés ont demandé la grâce
présidentielle (RDC_25_1). Au Katanga, sept tribunaux de paix existent sur
les 22 annoncés : le premier président de la Cour d’appel évoque la
suppression des tribunaux coutumiers au profit des juridictions de paix qui
seraient plus adaptées (RDC_24). L’ONG « Journalistes en danger »
dénonce l’arrestation d’un journaliste du Nord-Kivu par l’antenne de Beni
de l’ANR (RDC_22), tandis que la Voix des Sans Voix mentionne
l’arrestation d’un sujet français par des agents du renseignement militaire
(RDC_23). Enfin, la CPI a décidé en appel le maintien en prison de Jean
Pierre Bemba (RDC_21).

Dans le domaine économique, le président Kabila, lors de son passage à


Mbuji Mayi, a annoncé des mesures de redressement des sociétés minières
du Kasaï Oriental, et en particulier de la MIBA en faillite (RDC_26).

Au Burundi, alors que le FNL est embourbé dans des luttes de pouvoir
(BUR_2), le chef historique du FNL, Agathon Rwasa a été désigné par son
parti comme candidat à l’élection présidentielle (BUR_1). Par ailleurs, sous
la pression internationale, les autorités burundaises ont annoncé la
suspension de la décision d’interdire le forum de la société civile prise la
semaine passée (BUR_3).

En Ouganda, où les bailleurs de fonds sont moins enthousiastes sur les


performances du régime, l’homosexualité a été criminalisée, ce qui selon
des activistes des droits humains est une manière d’occulter l’attention sur
la corruption du régime et la répression de l’opposition (OUG_2). De son
côté l’ONG Human Rights Watch estime que l’impunité risque de créer un
climat de violence à l’approche des échéances électorales (OUG_1).

Au Rwanda, le président Kagame a procédé au troisième remaniement du


gouvernement, remaniement qui touche les Finances et les Affaires
Etrangères (RWA_1). Dans le domaine de la justice, celui qui est regardé
comme le « banquier du génocide » a été condamné à 30 ans de prison par
la Cour d’assises de Bruxelles (RWA_3). Dans le domaine des relations
extérieures, le Rwanda a rétabli ses relations diplomatiques avec la France
dans le même temps où il a été officiellement admis comme membre du
Commonwealth (RWA_4) (RWA_5).

Dans le domaine régional, on signalera une rencontre de délégués du


Burundi, du Rwanda et de la RDC à Goma : i y a été entre autres questions
de la sécurisation des frontières des trois pays (REG_1).

REGION

(REG_1) Radio Okapi – 4/12

Des délégués de trois pays de la CEPGL, la RDC, le Burundi et le Rwanda, prennent part
depuis jeudi, à Goma, à un atelier sur le bassin transfrontalier de sécurité et de développement
de leurs pays.Les travaux se tiennent sous les auspices de la Conférence internationale sur la
paix, la sécurité, la démocratie et le développement.

Le représentant de cette organisation en RDC, Hamuli Kabaruza, parle de plusieurs enjeux de


cette rencontre. Il est question, dit-il, de renforcer les mécanismes de sécurisation des
frontières communes entre les trois pays membres de la CEPGL (Communauté économique
des pays de Grands Lacs). Une approche susceptible d’extirper les soupçons qui pèseraient
dans de différents accords conclus entre ces pays, explique Kabaruza. Un autre enjeu, et non
des moindres, d’après la même source, les participants à cet atelier devront ensuite mettre en
place des stratégies communes pour l’exécution rapide des projets intégrateurs. Ce qui est
déjà acquis à ce stade, c’est que les patrouilles communes seront déployées avant la fin de
l’année pour la surveillance des frontières, selon M.Epimaque Nsanzu, délégué du Rwanda à
ces travaux.

La circulation libre des personnes et de leurs biens à travers ces frontières constitue aussi un
enjeu de la rencontre. Des modalités précises doivent être fixées par les experts de trois pays
pour la matérialisation de ce projet.

BURUNDI

Vie politique…

(BUR_1) AFP – 29/11


L'ex-rébellion burundaise des Forces nationales de libération (FNL) a désigné dimanche son
leader historique Agathon Rwasa comme son candidat à l'élection présidentielle prévue en
2010, à Bujumbura, a constaté un journaliste de l'AFP.

"Le congrès a désigné à l'unanimité son excellence Agathon Rwasa comme candidat du parti
FNL aux élections présidentielles de 2010", a annoncé le secrétaire général de ce parti,
Adolphe Banyikwa, en lisant "les conclusions" d'un congrès extraordinaire qui s'est tenu
samedi et dimanche. Plus de 500 délégués représentants l'ex-rébellion des FNL dans les 17
provinces du Burundi et les sections de Tanzanie, d'Afrique du Sud et d'Europe ont pris part à
ce congrès, selon l'organisation.

"La guerre, c'est un chapitre déjà tourné au Burundi", a estimé de son côté M. Rwasa, ajoutant
que l'objectif de "la lutte politique (...) est de construire un Burundi débarrassé de toute
ségrégation pour que ce pays puisse accéder à une paix et à une stabilité durables".

La candidature de M. Rwasa survient après celle de l'ex-président de transition, Domitien


Ndayizeye, candidat désigné du principal parti d'opposition parlementaire du Burundi, le
Front pour la démocratie au Burundi (Frodebu), en octobre 2008.

MM. Rwasa et Ndayizeye, tous deux issus de l'ethnie hutu, devraient être les principaux
adversaires du président burundais, Pierre Nkurunziza, lui aussi ancien chef rebelle issu de
l'ethnie majoritaire hutu (85 % de la population), "même s'il n'a pas encore déclaré
officiellement sa candidature", a estimé un diplomate en poste à Bujumbura, sous couvert
d'anonymat.

Jeudi, le ministre de l'Intérieur, Edouard Nduwimana, avait interdit ce congrès des FNL en
attendant le règlement du conflit qui l'oppose à des dissidents, soutenus par le pouvoir, mais
cette interdiction a finalement été levée.

(BUR_2) IRIN – 4/12

Plusieurs mois après s’être converti en parti politique, l’ancien mouvement rebelle des Forces
nationales de libération (FNL) du Burundi est embourbé dans une lutte de pouvoir qui, selon
des analystes, menace la paix fragile du pays.

Nommé directeur général de l’Institut national de sécurité sociale lorsque le parti a rejoint le
gouvernement, le chef des FNL, Agathon Rwasa, est aujourd’hui confronté à l’insoumission
d’un groupe dirigé par l’ancien porte-parole du parti, Pasteur Habimana.

Les deux hommes insistent sur le fait qu’ils appartiennent toujours à un seul et même parti,
mais M. Rwasa a nommé un autre porte-parole. Les partisans de M. Habimana affirment
quant à eux qu’ils ne reconnaissent plus M. Rwasa comme leur chef de parti.

Lire l’analyse complète sous :


http://www.irinnews.org/fr/ReportFrench.aspx?ReportId=87322

Justice, Droits de l’homme…

(BUR_3) AFP – 5/12


Le ministre burundais de l'Intérieur a "suspendu" la mesure d'interdiction qui visait l'un des
principaux collectifs de la société civile depuis le 23 novembre, a-t-on appris samedi de
sources concordantes.

"Nous suspendons les effets de l'ordonnance du 23 novembre portant annulation de l'agrément


du Forum pour le renforcement de la société civile (Forsc)", indique une nouvelle ordonnance
du ministre Edouard Nduwimana datant de vendredi. "Nous sommes satisfaits car cette
décision du ministre signifie que les bureaux du Forsc, ses organes et tous ses programmes
vont se remettre à fonctionner normalement à partir d'aujourd'hui", a affirmé à la presse
Onesphonre Nduwayo, président de l'Observatoire de l'action gouvernementale (OAG), au
nom de la société civile burundaise.

La décision a été annoncée après plusieurs jours de négociations entre le ministre de


l'Intérieur et des leaders de la société civile. Le ministre burundais de l'Intérieur avait interdit
le Forsc -- qui regroupe 150 associations -- pour un motif administratif.

"Le gouvernement du Burundi a subi de très fortes pressions de la part de la communauté


internationale, notamment de l'Union européenne (...), il a dû lâcher du lest et laisser le Forsc
reprendre ses activités, en essayant de sauver la face d'où cette idée de suspension de la
sanction", a expliqué à l'AFP un cadre du ministère de l'Intérieur, sous couvert d'anonymat.
Le coordinateur de Forsc, Pacifique Nininahazwe, qui est la tête du combat pour "la vérité sur
l'assassinat de Ernest Manirumva (le vice-président d'une association de lutte contre la
corruption, assassiné en mai 2009)", affirme depuis près d'un mois avoir fait l'objet de
menaces de mort.

OUGANDA

Vie politique…

(OUG_1) Reuters – 4/12

Impunity over past electoral violence and abuses in Uganda may mar the 2011 vote and
increase the chances of instability in east Africa's third largest economy, Human Rights
Watch (HRW) said on Friday. Uganda is gearing up for a presidential election in early 2011,
probably between the same contenders as in previous polls, in a coffee-producing nation that
is emerging onto the world oil scene and attracting more investors.

"The lack of accountability for election-related violations can sow the seeds of civil unrest if
political opposition is quashed," the New York-based group said. "The 2011 elections come at
a time of heightened political tension over longstanding issues of governance and ethnic
identity in Uganda," it said in a 28-page report "Preparing for the Polls".

Since taking power in 1986 after a bush war, President Yoweri Museveni has been widely
praised for macroeconomic reforms, the stable economy and poverty reduction. But critics say
Museveni, one of Africa's longest serving rulers, has increasingly turned to repression to keep
power.

Clashes in September between ethnic Baganda and government forces over land and power
raised fears of more violence as political parties ramp up campaigning before the vote, in
which opposition leader Kizza Besigye is expected to challenge Museveni.

"Electoral turmoil, as the 2007 election violence in Kenya, Uganda's neighbour,


demonstrated, as well as the Ugandan government's violent response to the September 2009
riots, shows the urgent need to address electoral problems," HRW said. Analysts say
Museveni's efforts to build tribal alliances ahead of the vote and weaken rivals through
divide-and-rule risk further alienating a growing class of angry, unemployed youth. A factor
likely to exacerbate tensions is the discovery of multi-billion barrel oil reserves in the west,
expected to lift Uganda into the world's top 50 oil producers.

The rights group called for better enforcement of current laws, reform of a three-month
limitation on prosecuting electoral abuses, clarification of the powers of an electoral
complaints desk and better tracking of actual complaints. It said lack of accountability for
abuses in the 2001 poll and Uganda's first multi-party vote in 2006 would influence the
upcoming election. "Impunity for past electoral violence is a major barrier to a free and fair
election ... those responsible for earlier offences, as well as those contemplating crimes, will
feel unconstrained in future elections."

Justice, Droits de l’homme…

(OUG_2) Reuters – 2/12

Uganda is likely to pass a bill criminalising homosexuality in the east African nation and deal
a blow to rights activists, but the act will have some changes to appease donors who fund
about a third of the budget.

While Uganda has been lauded for its reforms and economic growth since 1986, rights groups
and some donors have criticised President Yoweri Museveni's government for increasingly
cracking down on opposition, media and civil society. Donor influence is seen waning as the
country moves join the league of oil producers, and Western nations -- which have largely
criticised the anti-gay bill -- may be unwilling to fight the act ahead of a 2011 poll.

"Many donors think with oil coming, the window of opportunity to support change is being
closed very quickly," said Daniel Kalinaki, managing editor of the independent Daily Monitor
newspaper. "The bigger picture is Museveni trying to whittle down donor influence."

The draft Anti-Homosexuality Bill is part of a growing campaign against homosexuals in


Uganda, rights groups say. Critics say the aim is to divert attention from corruption and other
political issues ahead of the 2011 national vote.

Read the article under :


http://af.reuters.com/article/ugandaNews/idAFGEE5B10DC20091202?sp=true

RDC

Sécurité, Armée…

(RDC_1) AFP – 29/11


Tanzania has fiercely denied allegations said to come from the United Nations that it has
illegally funnelled arms to Rwandan Hutu rebels in the Democratic Republic of Congo.

"It is simply not true. It is an outright malicious lie being concocted with the evil intention of
tarnishing the good name of Tanzania and our government," Tanzanian Foreign Minister
Bernard Membe said in a statement late Saturday. "Tanzania has never and will not even
contemplate to indulge in such despicable, reckless and worthless causes of trafficking in
arms which foment violent conflicts against friendly neighbors like Rwanda and the DRC."

Membe, attending a Commonwealth summit in Trinidad, also demanded an apology from the
United Nations, saying the allegations were contained in a report for the UN Security Council.
He said the allegations were based on "second hand quotes, hearsay, farfetched assumptions
and stretched extrapolations."

For the complete report of the Group of experts, read under :


http://rabbitsliketrumpets.typepad.com/Group_of_Experts_Report_DRC_november_2009.pdf
%20

(RDC_2) MISNA – 30/11

« Une exagération » : tel est le terme employé, selon l’agence de presse Reuters, par le
ministre congolais de la Communication et porte-parole du gouvernement, Lambert Mende,
commentant certains passages du rapport élaboré par le Groupe d’experts de l’Onu – classé
confidentiel bien que largement synthétisé par les médias internationaux – chargés de faire le
point sur la situation dans l’Est de la RDC.

Prenant la défense des opérations militaires congolaises conduites contre les rebelles des
Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), M Mende a notamment contesté
l’affirmation de l’échec des manœuvres – soutenues par la Monuc (20.000 hommes environ) –
et de la détérioration de la situation sur le terrain, arguant que sans l’intervention des
militaires congolais, le nombre des victimes dans la zone aurait été bien plus élevé.

D’après les chiffres de sources humanitaires et de la société civile, les victimes faites au cours
des derniers mois par les combats entre les différents camps sur le terrain seraient au nombre
d’un millier et s’ajouteraient à 7000 viols recensés et plus d’un million de personnes
déplacées.

Le rapport contesté par M Mende pourrait être débattu au sein du Conseil de Sécurité de
l’Onu dès le début de la semaine prochaine, selon Farhan Haq, porte-parole des Nations
Unies, après une première réunion de l’organisme tenue mercredi à huis clos pour écouter
ledit Comité des sanctions, sans examiner ni débattre du document d’une centaine de pages
consigné par les experts le 9 novembre dernier.

(RDC_3) AFP – 30/11

Le Conseil de sécurité de l'ONU a prorogé d'un an lundi le régime de sanctions qu'il a mis en
place pour protéger les fragiles institutions de la RDC contre les milices armées. Il y a ajouté
des éléments visant à contrer les multiples trafics de minerais extraits illégalement du sol
congolais et qui enrichissent ces milices.
Dans sa résolution 1896, rédigée par la France et adoptée à l'unanimité de ses quinze
membres, le Conseil reconduit jusqu'au 30 novembre 2010 les dispositions du régime de
sanctions: embargo sur les armes, mesures de contrôle du trafic aérien et sanctions
individuelles contre certaines personnes.

Le Conseil se déclare "préoccupé par l'appui qu'apportent des réseaux nationaux et


internationaux aux groupes armés non gouvernementaux opérant dans l'est de la RDC". Il
réagit ainsi à un rapport accablant d'un groupe d'experts de l'ONU sur le réseau de
financement des rebelles hutu des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR),
qui sévissent depuis une décennie dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu, dans l'est de la
RDC.

La résolution 1896 charge le groupe d'experts de proposer "des directives" susceptibles de


permettre la mise en place d'un système de traçabilité des produits minéraux provenant de la
RDC, inspiré du processus de Kimberley existant pour les diamants.

Lire la résolution sous :


http://www.un.org/News/fr-press/docs/2009/CS9798.doc.htm

- Kivu

(RDC_4) Radio Okapi – 30/11

Le chef du village Bulenge à 3 kilomètres au nord de Kavumu-centre, a été tué dans la nuit de
dimanche à ce lundi. Selon le président de la société civile Kabare Nord, les agresseurs
seraient des FDLR venus ramener 3 otages enlevés récemment dans le même village.

Le capitaine Olivier Hamuli, porte-parole de Kimia 2, confirme l’information et ajoute que les
présumés assassins se sont rendus délibérément dans la maison de la victime. Il pourrait s’agir
d’un règlement de compte, selon la source.

Par ailleurs, les combattants hutus rwandais, les Forces démocratiques pour la libération du
Rwanda (FDLR), ont kidnappé, dimanche à 10 heures du matin, trois personnes à Bionga,
dans la localité de Kitutu en territoire de Mwenga. Selon l'administrateur du territoire qui cite
le chef de poste d'encadrement administratif de Kitutu, l’une des personnes kidnappées a été
relâchée alors que dans la nuit, les deux autres ont été portées disparues.

(RDC_5) Radio Okapi – 30/11

L’insécurité persistante perturbe le trafic sur le tronçon routier qui relie Ishasha à la pêcherie
de Nyakakoma, au bord du lac Edouard à plus au moins 140 kilomètres au nord de Goma,
dans le parc national de Virunga, en territoire de Rutshuru. Voyager sur cette route devient de
plus en plus risquant pour les commerçants et autres usagers. Un militaire a été tué au cours
de trois attaques contre les marchands de poisons enregistrées sur cette route dans la
deuxième quinzaine de novembre.

La route reliant Ishasha à Nyakakoma est long de 20 kilomètres. À une distance de 8


kilomètres, les coupeurs de routes y opèrent en toute tranquillité. Dans la semaine du 18 au 23
novembre, ces derniers ont emporté les poissons et autres biens de marchands. Lors de ces
forfaits, les voyageurs sont pris en otage pour transporter les butins jusque loin dans le parc
avant d’être relâchés plus tard.

Par conséquent, les commerçants ont cessé depuis plusieurs mois déjà d’envoyer leurs
camions à Nyakakoma, ont confirmé les autorités locales. Seuls les motards et piétons y
arrivent encore. Pourtant, l’activité principale de la population de Nyakakoma, estimée à plus
de 7 000 habitants, demeure au trafic de poisson sur Ishasha. Cette situation se fait déjà sentir
sur la vie économique de la population. « Vu que Nyakakoma est un milieu enclavé, la voie
nécessaire reste l’axe Ishasha-Nyakakoma. Quand il y a la présence des groupes armés et des
coupeurs de route, la population est en difficulté et insécurisée », a indiqué le président de la
société civile de Nyakakoma, Laurent Mugiraneza.

Pour les responsables militaires de la zone, les auteurs de cette insécurité sont notamment, les
rebelles FDLR qui bénéficient de la complicité de quelques jeunes de la région. Ils affirment
avoir déjà lancé des opérations dans cette partie du parc pour parvenir à une solution durable.

(RDC_6) Belga – 1/12

L'hebdomadaire 'Jeune Afrique' a retrouvé la trace de l'ancien chef rebelle tutsi congolais
Laurent Nkunda, assigné à résidence dans les environs de Kigali, la capitale rwandaise, dans
l'attente d'une hypothétique comparution devant un tribunal.

L'ex-général déchu vit à Kabuga, colline culminant à 800 m d'altitude dans la banlieue est de
Kigali, dans "une grande maison entourée d'arbres, quatre à cinq pièces, ni fauteuils ni
canapés, mais des chaises en bois de fabrication locale". "La résidence est gardée par une
douzaine de militaires, dont deux officiers, tous en civil", précise le magazine dans sa dernière
édition.

Selon 'Jeune Afrique', Nkunda, l'unique prisonnier, n'a le droit de communiquer avec
personne, à l'exception de sa proche famille: sa femme, Elisabeth Maheshe Nkunda, et deux
de ses six enfants.

Kinshasa réclame son extradition - mais sans grande conviction - et son avocat, le Canadien
Stéphane Bourgon, a adressé plusieurs demandes de mise en liberté au président rwandais
Paul Kagame. "L'option « relégué aux oubliettes » serait pour beaucoup la plus simple. D'un
côté comme de l'autre, il est question de raison d'Etat", souligne 'Jeune Afrique' en citant des
responsables rwandais et congolais.

Lire l’article de Jeune Afrique sous :


http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAJA2550p037-039.xml0/-arrestation-Laurent-
Nkunda-rebelle-assignation-a-residence-Enquete-Laurent-Nkunda-et-la-raison-d-Etat.html

(RDC_7) Radio Okapi – 1/12

Les organisations humanitaires nationales et internationales ont repris leurs activités mardi
dans la cité de Baraka, en territoire de Fizi. Elles ont regagné leur zone d'intervention un mois
après l'évacuation de plus de la moitié de leur personnel vers Uvira pour des raisons de
sécurité.

L’annonce de la reprise des activités a été faite par le bureau des Nations unies pour la
coordination des affaires humanitaires, OCHA/Uvira. Les convois des humanitaires circulent
en sécurité sur certains axes routiers, a-t-on appris de la même source. Il s’agit notamment des
zones contrôlées par les éléments des Forces armées de la RDC. Cependant, malgré la reprise,
la vigilance demeure pointue, souligne OCHA.

De leur côté, les autorités civiles locales ont exprimé leur satisfaction sur la relance des
activités humanitaires. Le chef du secteur de Mutambala, Josué Luhanusha Melelwa, estime
qu’avec cette reprise, les personnes les plus vulnérables pourront à nouveau bénéficier de
l’assistance des humanitaires. « Sans les humanitaires, nous assistons ici à de cas de mortalité
dus aux épidémies telles que le choléra et d'autres problèmes humanitaires. Mais grâce à eux,
nous assistons au développement de notre milieu. Nous les invitons vraiment à faire du bon
travail au cours de cette période de fin de l'année », a-t-il déclaré.

Josué Luhanusha Melelwa a affirmé espérer que la construction des abris destinés aux plus
démunis va reprendre dans les meilleurs délais.

(RDC_8) Radio Okapi – 3/12

Les combattants des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) ont encore
frappé. Au cours des attaques simultanées perpétrées dans plusieurs villages de Walikale, ils
ont tué deux personnes et blessé trois autres, selon des sources administratives. Six personnes
ont été prises en otage et des villages ont été pillés.

Les villages ciblés sont ceux de Mutakato, situé à 22 kilomètres au sud-est de Walikale
centre, Musenge, sur la route de Hombo, situé à 70 kilomètres de la cité de Walikale et la
carrière Kalayi Bwing située à quelques heures de marche de Bisiye.Les autorités de Walikale
ont indiqué que l’attaque du village Mutakato a eu lieu mercredi vers 22 heures locales.

Les combattants FDLR ont tiré en désordre avant de se livrer au pillage, ont affirmé les
mêmes sources. Parmi les victimes, on dénombre un policier et un étudiant à l’ISP Walikale,
toujours selon les autorités administratives de Walikale. Les mêmes attaques se sont produites
à Musenge où un homme et une femme ont été pris en otage, ont elles souligné.
La carrière de Kalayi Bwing où l’on exploite artisanalement de la cassitérite fine a été
également la cible de ces combattants. Ces attaques ont jeté des centaines des familles dans la
brousse, selon des sources sur place.

Toutefois, les autorités administratives de Walikale ont déclaré que les effectifs des FARDC
ont été augmentés pour assurer et renforcer la sécurité de ces villages, d’après les mêmes
autorités. Elles ont ajouté que la Monuc a promis d’organiser les patrouilles nocturnes mixtes
avec les FARDC dans cette zone.

(RDC_8_1) Radio Okapi – 5/12

Trois mois après le déploiement du contingent de la Monuc à Otobora, à 150 kilomètres à


l’ouest de Goma, en territoire de Walikale, la population se félicite du retour progressif de la
sécurité sur place. La vie reprend progressivement à Otobora et ses environs, à la suite des
patrouilles effectuées jour et nuit par la Monuc. Cependant, la présence des FDLR dans les
collines aux alentours d’Otobora inquiète toujours les populations locales. C’est ce qu’ont
déclaré les notables de Otobora vendredi à radio Okapi.
Otobora vit à nouveau au rythme d’un village libéré après plusieurs années d’occupation par
les rebelles de Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) et les Maï-Maï
Kifua fua. Les habitants qui avaient fui l’insécurité dans ce village regagnent progressivement
leurs milieux de résidence respectifs. Les marchés se tiennent normalement, les échanges
commerciaux se font de Hombo à Otobora, jusqu’à Walikale Centre ; les enfants ont repris le
chemin de l’école…

« Le contingent de la Monuc représente pour nous un signe de la paix. N’eût été la présence
de la mission onusienne ici, Otabora et même ses environs seraient un désert. », a déclaré un
des notables de cette localité. Toutefois, dans la réunion d’évaluation sécuritaire, à laquelle a
pris part une mission conjointe de protection de la Monuc, ces notables ont relevé que les
commerçants et autres voyageurs ont une dizaine de barrières à franchir sur l’axe Musenge -
Hombo. Ils ont recommandé, à cet effet, aux autorités militaires de déployer les forces
régulières sur l’axe Hombo–Otobora et Walikale centre. Les notables de Otobora souhaitent
également que les Maï-Maï Kifua fua soient envoyés au processus d’intégration dans les
Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).

(RDC_8_2) Radio Okapi – 5/12

Les rebelles des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) ont attaqué,
mercredi, le centre de Kalole, situé à plus de 540 kilomètres à l'ouest de Bukavu, dans le
territoire de Shabunda. Ils ont incendié complètement l'hôpital général de référence de
Kalole.Trois personnes au service de l'ONG Malteser ont été emportées pour être relaxées par
la suite, ont indiqué, samedi, les responsables de cette ONG à radio Okapi.

Les FDLR ont assiégé, pendant deux jours, le centre commercial de Kalole. La première
cible, l'hôpital général de référence que l'ONG Malteser approvisionne en médicaments. Les
assaillants ont mis le feu sur cet unique hôpital de référence que compte la zone de santé de la
région, a précisé le chef de mission de Malteser Bukavu. Médicaments, lits, panneaux
solaires, frigos du Programme élargi de vaccination (Pev) et autres biens de l'hôpital ont été
calcinés.

La même source renseigne que les deux agents de Malteser, plus un collaborateur de l'ONG
locale Amuka Tujenge Kwetu, enlevés le même jour ont été relâchés par la suite. Selon
l'administrateur du territoire, les négociations sont en cours pour obtenir la libération de 7
autres civils enlevés dans les mêmes circonstances. La population de Kalole est toujours
cachée en brousse, a-t-il ajouté. Toujours selon l'administrateur de Shabunda, il n'y a aucun
militaire FARDC à Kalole. C'est plutôt la milice Raiya Mutomboki qui s'est affrontée aux
FDLR durant trois jours.

- Équateur

(RDC_9) AFP – 1/12

Plus de 92.000 personnes ont fui les violences intercommunautaires qui ont débuté fin octobre
dans le nord-ouest de la RDC, a-t-on appris mardi auprès du Haut commissariat aux réfugiés
(HCR). Selon un décompte du ministère de l'Intérieur de la République du Congo, cité par le
HCR, au total 54.000 personnes se sont réfugiées au Congo voisin, auxquelles s'ajoutent
38.000 déplacés internes, selon le HCR.
"Si les réfugiés qui sont au Congo-Brazzaville ont reçu de l'assistance, les déplacés internes
sont toujours sans assistance", a déclaré à l'AFP Francesca Fontanini, porte-parole du HCR à
Kinshasa.

Les agences humanitaires "attendent d'avoir des assurances du gouvernement en matière de


sécurité", mais aussi de trouver des moyens de transport adéquats pour acheminer de l'aide à
ces milliers de déplacés qui vivent dans des villages souvent difficiles d'accès, a-t-elle ajouté.

Ces personnes fuient les violences perpétrées depuis fin octobre par un groupe de plusieurs
centaines de membres de la communauté Lobala (aussi appelés les Enyele), qui s'en est pris à
la communauté des Bamboma, dans l'ouest de la province de l'Equateur (nord-ouest). Les
affrontements ont débuté les 29 et 30 octobre, quand des Lobala ont attaqué la localité de
Dongo, avant de s'en prendre à d'autres villages de cette région, où s'étend la forêt équatoriale
et des marécages.

Ces violences ont fait au moins une centaine de tués, essentiellement à Dongo, à coups de
machettes et par armes à feu, ou bien sont mortes noyées en traversant le fleuve Oubangi, qui
marque la frontière avec le Congo-Brazzaville.

Ces deux communautés sont en conflit depuis de nombreuses années au sujet de la gestion
d'étangs piscicoles, mais il s'agit désormais d'une "insurrection qui dépasse les limites d'un
simple conflit d'étangs", selon le ministre provincial de l'Intérieur, Guy Inenge

(RDC_10) Radio Okapi – 1/12

Le président congolais, Joseph Kabila achève l’après midi de ce mardi, son séjour à Gemena,
dans l’Equateur, selon le gouverneur élu de la province Jean-Claude Baende. Au terme de sa
visite axée principalement sur la situation de trouble à Dongo, Joseph Kabila, aura laissé
derrière lui des promesses panachées allant du sécuritaire au social.

Sur la liste des retombées de sa visite à Gemena, Jean-Claude Baende renseigne que le chef
de l’Etat a décidé notamment l’asphaltage de 15 kilomètres de voirie urbaine, la réhabilitation
de l’hôpital général de référence, la construction d’un marché central, ainsi que la
réhabilitation des réseaux de distribution d’eau et d’électricité dans la cité de Gemena.

Joseph Kabila était arrivé depuis dimanche dernier dans le Sud Ubangi. Selon le gouverneur
élu de l’Equateur, le chef de l’Etat avait un objectif majeur : apporter une réponse appropriée
et rapide à l’agression des Enyele, dans le secteur de Dongo. « Le président a trouvé que ce
conflit a trop duré. Il voudrait que dans les 24 heures qui suivent, que Dongo soit pacifié et
que la population puisse revenir. Cela implique certainement des opérations allant dans le
sens d’appeler à la conscience des uns et des autres pour le rétablissement de la paix, mais
également si ce langage de négociation n’est pas écouté, nous allons demander à ce que les
assaillants puissent déposer les armes mais par la force de la loi. Je ne suis pas là pour
dévoiler les opérations politco-militaires moins encore les opérations policières », justifie le
gouverneur nouvellement élu de l’Equateur. Par ailleurs, une source sûre indique que le chef
de l’Etat a réuni, à Gemena, la haute hiérarchie des FARDC, de la police nationale et le
gouverneur de province.

Le centre de Dongo sera-t-il contrôlé par une force ? Le gouverneur de l'Equateur nie en ces
termes. « Il n’ y a pas une rébellion clairement définie à Dongo. C’est une franche de hors-la
-loi qui ont semé la panique. Je vous rassure qu’il n’y a pas progression (des Enyele vers
d’autres contrées), et je vous dis également que dans les heures qui suivent, il y aura retour de
la paix à Dongo », promet Jean-Claude Baende.

(RDC_11) Radio Okapi – 2/12

La police nationale congolaise, les Forces armées de la RDC (FARDC) et la Monuc ont
commencé mercredi à Gemena, la planification d’une opération armée à Dongo. L’annonce a
été faite par le porte-parole militaire de la Monuc, le colonel Jean-Paul Dietrich, sans donner
plus de détails. De même, il n’a pas confirmé l’information officielle faisant état de la reprise
de Dongo par la police congolaise. Entre-temps, le nombre de réfugiés de Dongo au Congo
Brazzaville est passé de 44 000 à 54 000, selon le HCR.

Un flou persiste sur les forces qui contrôlent la localité de Dongo dans la province de
l’Equateur. Dans une interview accordée à radio Okapi mercredi, le porte-parole militaire de
la Monuc, le colonel Jean-Paul Dietrich a indiqué que les forces de la Monuc ont quitté
Dongo après l’incident du 26 novembre dernier où un hélicoptère de la mission onusienne
avait essuyé des tirs. Cependant, il n’a pas été en mesure de confirmer l’information officielle
qui attribue le contrôle de Dongo à la police congolaise. « Tous les acteurs ont très peu
d’informations sur la situation à Dongo », a déclaré le colonel Jean-Paul Dietrich. Il a indiqué
que l’attaque du 26 novembre dernier avait pour principale cible les éléments de la police
basés à Dongo. Les tirs des assaillants [Ndlr : le porte-parole de la Monuc parle soit des
assaillants, soit des éléments armés, sans préciser leur identité] ont commencé bien avant
l’arrivée de l’hélicoptère de la Monuc parti ravitailler la vingtaine des casques bleus qui se
trouvaient dans la cité de Dongo. Les casques bleus se sont retrouvés entre les feux croisés
des assaillants et de la police. « Avant l’arrivée de l’hélicoptère, il y avait déjà des tirs entre
les assaillants et la police sur place qui a capturé deux éléments de cette rébellion. Lors de
cette attaque, un casque bleu a été touché. Après l’atterrissage de l’hélicoptère, les assaillants
ont tiré sur l’hélicoptère et blessé deux autres casques bleus, le pilote et un agent de la police.
Huit éléments n’ont pas pu être transportés dans l’hélicoptère. Ils ont été récupérés grâce à
une opération de sauvetage », a expliqué le porte-parole militaire de la Monuc.

Pour l’instant, la situation n’est pas claire dans cette localité, a encore affirmé le colonel Jean-
Paul Dietrich. Toutefois, il a indiqué que les différents acteurs impliqués dans cette situation
se consultent régulièrement. Il s’agit des Forces armées de la RDC, de la police et de la
Monuc. À ce sujet, la planification d'une opération à mener conjointement par la police
nationale et les FARDC avec l'appui logistique de la Monuc a débuté ce mercredi à Gemena,
selon lui, sans fournir plus de détails. Quant aux localités de Buburu et Imese, le porte-parole
militaire de la Monuc a indiqué que là aussi, les informations ne sont pas claires, se contentant
des chiffres fournis par le HCR. Des villageois ont rapporté à la Monuc qu’une foule
composée d’hommes armés se dirigeraient vers Mbandaka, a-t-il indiqué. Là non plus, il n’y a
pas beaucoup de précisions.

Une mission de reconnaissance de la Monuc par hélicoptère a été annulée à cause de


problèmes techniques, a fait savoir le colonel Jean-Paul Dietrich. « Je crois que les autorités
(congolaises) n’ont peut-être pas vu la gravité de la situation. Ils ont sous-estimé le potentiel
agressif [des assaillants], ils ont perdu le contrôle. C’est pourquoi les choses se sont dirigées
dans cette direction », a regretté le porte-parole militaire de la Monuc.

(RDC_12) Radio Okapi – 4/12


La police appuyée par l'armée nationale, a lancé une opération de traque contre les éléments
armés à l'origine de violences depuis fin octobre dans cette localité. Information donnée par le
gouverneur de l’Equateur à radio Okapi.

Cependant, le gouverneur n’a pas donné plus de détails sur cette opération. Jean Claude
Baende a tout de même précisé que l’opération avait débuté mercredi.

Les Congolais de la RDC réfugiés et internés à l’hôpital d’Impfondo au Congo Brazzaville


sont bien soignés, mais ils n’arrivent pas à s’approvisionner en vivres. Déclaration faite jeudi
à radio Okapi par une Congolaise malade provenant de Buburu. Jacqueline Motenda a fui
cette localité du Sud Ubangi voici une semaine et demie, à la suite de l’arrivée dans l’hôpital
de Buburu d’un élément de la Force navale congolaise blessé au campement dénommé «
Eperdement». Cela a provoqué la panique à l’hôpital de Buburu et dans la cité, affirme
Jacqueline Motenda. « Ce fut un matin. Nous avons vu un marin qu’on a amené ici à
l’hôpital. Il nous a dit qu’on lui a coupé les bras parce qu’ils (Ndlr : les policiers) font des
troubles. Nous étions en émoi, tous. Moi j’ai été secourue par des amis qui sont ici avec moi,
car je ne peux marcher seule. J’ai un bras gonflé par ces troubles. On m’a donc transportée
jusque dans la baleinière et nous avons traversé le fleuve avec les amis », témoigne-t-elle.

Par ailleurs, la situation sécuritaire de Dongo a été au centre d’un entretien vendredi au
quartier général de la Monuc entre l’inspecteur général de la police, le général John Numbi et
le représentant spécial du secrétaire général de l’Onu en RDC, Alan Doss. À l’issue de ce
face-à-face, le général Numbi a indiqué qu’une mission de la police est en route vers Dongo
pour rétablir l’ordre public

Vie politique…

(RDC_13) Radio Okapi – 29/11

La RDC s’approche de l’organisation des élections urbaines, municipales et locales. Le


calendrier de ce scrutin sera publié d’ici deux semaines, selon le président de la Commission
électorale indépendante (CEI), l’abbé Apollinaire Malu Malu.

Le bureau de la CEI se réunira en plénière dans les prochains jours pour fixer certains détails
relatifs au calendrier de ce scrutin, a fait savoir le président de la CEI, l’abbé Malu Malu.
Les élections urbaines, municipales et locales auront lieu avant les élections générales de
2011, a-t-il assuré. D’après lui, le calendrier est un outil technique et non pas politique. « On
n’annonce pas les dates pour le plaisir de les annoncer. Le calendrier est la somme de toutes
les exigences techniques de l’organisation de l’élection. C’est le travail technique que nous
allons faire à la CEI », a déclaré l’abbé Malu Malu. Il a indiqué que son institution doit
commander 9.000 nouveaux kits d’enregistrement pour la poursuite de l’opération de révision
du fichier électoral. L’abbé Malu Malu a affirmé que la CEI attend de ses partenaires un appui
matériel pour la continuité de ce processus électoral entamé depuis 2006 en RDC.

Jusque-là, la révision du fichier électoral n’a été réalisée qu’à Kinshasa. Cette opération
concerne toutes les personnes majeures non enrôlées en 2006 parce qu’elles étaient encore
mineures et celles qui ont perdu leurs cartes d’électeur.

Le président de la CEI a aussi révélé que son institution va émettre la carte d’identité, sous la
supervision du ministère de l’Intérieur. La carte d’identité sera payante contrairement à la
carte d’électeur distribuée gratuitement. Les fonds récoltés permettront de financer la
poursuite de l’opération de révision du fichier électoral, a-t-il précisé.

(RDC_14) Radio Okapi – 30/11

Les agents de l'Etat du territoire de Mitwaba à plus de 460 kilomètres de Lubumbashi, dans la
province du Katanga, sont impayés depuis 21 mois, soit depuis février 2008. À la base de
cette situation, l'absence de tout recensement des fonctionnaires de l’Etat à Mitwaba.

L'administrateur du territoire, Célestin Ngombe Mwamba, déplore cette situation. Aussi,


demande-t-il au gouvernement d'intervenir pour tirer ces employés de la misère dans laquelle
ils croupissent : « Le recensement général qui a eu lieu en février 2006 n’a pas concerné
Mitwaba. Ceci est dû au fait que les contrôleurs n’ont pas pu atteindre le territoire à la suite
des hostilités de l'époque. Les agents de l’Etats vivent dans des conditions précaires, mourant
de faim et de maladies. Pour l’ensemble du territoire, il n’y a que deux agents qui,
heureusement, lors de ce contrôle, se trouvaient à Lubumbashi où ils se sont recensés. Quant
aux autres, ils restent tous impayés », regrette Célestin Ngombe Mwamba.

Le président de l'intersyndicale de la fonction publique, Eric Nonga, considère que ces agents
sont de ce fait, victimes de la guerre qui a sévi dans ce territoire. Il affirme pourtant que leurs
salaires ont toujours été budgétisés, fait qui alimente le mystère du non-paiement des agents
de l’Etat de Mitwaba. Toutefois, Eric Nonga affirme que le gouvernement a demandé aux
agents concernés d'attendre le recensement biométrique qui démarre dans un futur proche.

(RDC_15) Radio Okapi – 1/12

Plus de 300 agents et cadres en instance d’affectation se disent abandonnés à leur triste sort.
Ces agents, mis à la disposition du ministère de l’Intérieur depuis plusieurs années, passent
leurs journées sous les arbres en attente des affectations. Selon ces territoriaux, ce sont les
nouvelles unités qui occupent, entre-temps, les bureaux et gagnent des avantages statutaires.

Au total, 323 agents non affectés sont condamnés à passer des journées entières sous les
arbres du secrétariat général de l’Intérieur. Ils sont pour la plupart, des anciens cadres
territoriaux écartés de leurs postes et remplacés par des cadres politiques non mécanisés à la
Fonction publique. Pour certains, cette situation dure depuis plus de dix ans. Ils se disent
inquiets de voir les nouvelles unités occupées les postes, alors qu’eux-mêmes tournent les
pouces dehors. Ils déplorent surtout l’omission de leurs noms sur les différents listings
donnant des privilèges aux agents de leur ministère. Fatigués d’assister à ce qu’ils appellent «
humiliation quotidienne », ces agents demandent au gouvernement de régler leur situation.

Pour sa part, le secrétaire général à l’intérieur et sécurité, Xavier Mirindi, a promis de se


battre pour résoudre cette situation dans un bref délai. Car selon lui, il n’est pas normal que
les agents mécanisés restent sans postes alors que l’état les paye chaque mois. Il affirme que
tout est amorcé tant pour leurs primes spécifiques que pour leurs affectations. Et cela pourra
commencer dès le début 2010.

(RDC_16) Radio Okapi – 2/12

Le rapport de la commission sénatoriale sur la gestion des fonds rétrocédés à la province de


l’Equateur, a fait état d’un détournement des deniers publics. Le gouvernorat de l'Equateur y
est impliqué. « Quand nous allons publier (à notre tour), dans les jours à venir, le rapport de
l’inspection générale des finances qui a toutes les preuves et les éléments matériels de ma
gestion, le sénat de la République sera humilié », a déclaré ce mercredi le gouverneur élu
Jean- Claude Baende.

Le numéro un de la province de l’Equateur, Jean-Claude Baende, principal accusé de


détournement des fonds de rétrocession aux ETD (Entités territoriales décentralisées) et de la
paie des fonctionnaires, nie les faits : « Je dis simplement que je clame mon innocence, ma
gestion est parfaite. L’inspecteur général des finances qui m’a contrôlé, n’a pas trouvé des
reproches à me faire », a affirmé M. Baende. Le gouverneur de l’Equateur se dit même étonné
par ce qu’il appelle l’instrumentalisation du Sénat par ses détracteurs politiques. « Je suis au
grand étonnement de voir qu’une institution de la République est utilisée pour des fins
d’intérêt politique des uns et des autres », soutient-il.

M. Baende précise que la chambre haute du Parlement ne demande aucunement sa traduction


en justice. Le Sénat, renchérit-il, a fait juste des observations dans le cadre de sa gestion. «
Mais je dis que ce sont des observations fallacieuses, parce qu’ils n’ont pas eu la possibilité
d’accéder à la comptabilité de la province et ça on doit clairement le retenir », a encore
avancé a le gouverneur de l’Equateur.

(RDC_17) Radio Okapi – 3/12

Le gouvernement de la ville province de Kinshasa enregistre ces derniers jours des cas de
démission. Si certains démissionnaires évoquent des convenances personnelles, des
observateurs attribuent le climat malsain qui prévaut actuellement dans l’administration de la
capitale congolaise au non-versement des salaires de fonctionnaires du gouvernement
provincial qui accusent plusieurs mois d'arriérés.

Parmi les démissionnaires déjà enregistrés, le secrétaire exécutif du gouvernement de


Kinshasa, le directeur de cabinet adjoint du gouverneur et des receveurs des recettes de la
DGRK (Direction générale des recettes de Kinshasa). Officiellement, les démissionnaires ont
évoqué des raisons de convenance personnelle pour justifier leur départ. En réalité, estiment
cependant certains observateurs, c’est le non versement des salaires de fonctionnaires de
l’administration urbaine qui serait à la base du malaise ressenti à l’Hôtel de ville de Kinshasa.
Certains fonctionnaires accusent trois mois d’arriérés de salaire, d’autres cinq, voire six mois.
Pour ces observateurs, cette situation ne s'explique pas au regard des recettes que la ville
réalise avec, notamment, la vignette, les revenus et les impôts locatifs ainsi que plusieurs
autres taxes que perçoit l’administration de la ville province. Selon ces observateurs, rien
qu’avec la vignette, l’Hôtel de ville de Kinshasa peut encaisser, au bas mot, 19 millions de
dollars américains. Et dans ce domaine, la DGRK en est à sa deuxième campagne de
recouvrement.

Mais dans les couloirs de l’Hôtel de ville, l’on évoque des priorités qui poussent ou qui ont
poussé André Kimbuta et son gouvernement provincial à sacrifier leur personnel. D’après ces
sources, l’essentiel des recettes de la ville va dans les travaux de reconstruction, de
l’électrification et de l’aménagement de quelques avenues de la capitale. Pour d’autres
sources par contre, le gouverneur André Kimbuta se serait engagé dans l’achat à crédit des
voitures pour ses ministres et les députés de l’assemblée provinciale de Kinshasa.Et
qu’actuellement, il serait en train de payer les dettes de ces transactions, autant qu’il payerait
les dettes de l’achat, toujours à crédit, des corbillards, des véhicules anti-incendie ainsi que
des voitures Hunday versées dans le transport en commun. Ce qui expliquerait tous les
malheurs qui retombent sur les fonctionnaires de l’Hôtel de ville, avec plusieurs mois
d’arriérés de salaires non perçus.

(RDC_18) Radio Okapi – 3/12

L’Assemblée nationale a adopté au cours de sa plénière de mardi dernier le projet du budget


de la RDC pour l’exercice 2010. Ce budget s’élève à près de 6 milliards de dollars américains,
soit un taux d’accroissement d'environs 20 % par rapport à celui de 2009.

Par rapport au projet initial du gouvernement présenté le 16 octobre dernier, 4,7 milliards de
dollars, l’Assemblée nationale a dégagé des recettes additionnelles évaluées à plus de 1,26
milliard de dollars. Les recettes additionnelles proviendraient essentiellement de deux
secteurs : les mines et les télécommunications. Quant à la répartition, les députés nationaux
consacrent 23 % du budget 2010 à la rémunération, 49 % aux investissements et 9 % au
fonctionnement.

Les prévisions des recettes des provinces ont été maintenues telles qu’elles étaient arrêtées de
commun accord entre le gouvernement central et les gouvernements provinciaux. Pour les
recettes extérieures qui étaient dans le projet initial du gouvernement à 53,4 %, la chambre
basse du Parlement congolais les a réduites à 48,5 %.

Ce budget devrait passer en deuxième lecture au Sénat. Si les sénateurs sont rapides, cette loi
financière sera adoptée avant la fin de la session budgétaire qui se clôture le 15 décembre. C'e
serait une première, depuis 5 ans, qu'un budget congolais soit disponible avant le début de
l'année concernée.

Le budget 2010 prévoit, outre une croissance économique de 5,4 %, un taux d'échange moyen
de 950 francs congolais pour un dollar américain. Ce paramètre constituera un défi important
pour le gouvernement du fait que les prévisions ne sont pas toujours respectées au courant de
l'année. En fin décembre 2008, la monnaie nationale s'échangeait à 639 contre un objectif fixé
à 575 francs congolais pour une unité de devise américaine. Ce paramètre macroéconomique
s'est vu encore troublé au courant de l'année 2009, car projeté jusqu'à 920 contre un objectif
de 750.

(RDC_19) Radio Okapi – 4/12

Le député national Augustin Katumba Mwanke n’exerce plus les fonctions de secrétaire
exécutif au sein de l’Alliance de la majorité présidentielle (AMP). Son adjoint dans ces
fonctions, M. Koyagialo Ngbase te Gerengbo, a confirmé cette information jeudi soir.

« Il y a sept mois que l’honorable Katumba Mwanke avait remis sa démission, il y a une
semaine, il a confirmé et a remis le tablier pour faire autre chose au sein de la famille
politique », a expliqué Koyagialo, insistant sur le fait que Katumba Mwanke reste dans
l’AMP qu’il n’a pas quittée « comme d’aucuns l’ont dit ».

Qui le remplace alors à la tête de l’AMP ? « C’est dans la discrétion de l’autorité morale de
l’AMP, et c’est lui [Ndlr, le président Kabila] qui décide », a répondu l’ancien gouverneur du
Katanga sous le régime Mobutu. Pour le moment, la décision n’est pas encore prise, a-t-il
ajouté. Augustin Katumba Mwanke futur Premier ministre ? « Cela n’a rien à voir avec
toutes les spéculations qui tournent autour du remaniement », a tranché Koyagialo

Lire aussi sous :


http://www.radiookapi.net/index.php?
i=53&l=0&c=0&a=25718&da=&hi=0&of=0&s=&m=2&k=0&r=all&sc=0&id_a=0&ar=0&b
r=qst

Justice, Droits de l’homme…

(RDC_20) Radio Okapi – 30/11

L'inspecteur provincial de la Police nationale congolaise (PNC), le général Jean de Dieu


Oleko a annoncé que 4 détenus sont morts, le week-end, lors d'une tentative d'évasion au
cachot du Camp Lufungula à Kinshasa. Les investigations se poursuivent en vue de
déterminer la cause exacte de ces décès.

La tentative d’évasion au cachot du Camp Lufungula a fait au total 4 morts et 8 autres détenus
blessés. Ces derniers ont été admis dans un hôpital de la place pour des soins appropriés, a
précisé le général Oleko. Cette tentative est survenue pendant une coupure de courant
électrique dans ce camp policier. Le Phare, un journal paraissant Kinshasa, rapportait lundi
que cette prison abritait plus de 100 détenus pour une capacité de 30.

Les cas d’évasions sont fréquents dans les maisons de détention en RDC. La plupart d’entre
eux se soldent malheureusement par un bain de sang. Les mauvaises conditions de détention,
le délabrement et la surpopulation des infrastructures carcérales, la corruption... en sont les
causes principales, selon les organisations de droit de l'homme. Le mois dernier, plus de 100
détenus se sont évadés des prisons dans l'Est de la RDC.

Par exemple, 4 prisonniers abattus le 28 octobre, lors d’une tentative d’évasion à la prison
centrale de Munzenze de Goma. Selon un des responsables de la police, plus de dix autres
évadés ont été rattrapés par la suite par la police dans leur fuite et gardés au cachot du Groupe
mobile d’intervention, GMI. La même source confirme que dans cette confusion, plusieurs
autres détenus sont parvenus à s’échapper et courent dans la nature.

Deux prisonniers morts par balle, plus de 90 évadés et plusieurs dossiers brûlés par les
prisonniers. Tel est le bilan de l’évasion des prisonniers de la prison centrale de Kindu
(Maniema), le 02 novembre en début d'après-midi. Selon la trentaine de prisonniers restés
dans cette maison carcérale, le manque de nourriture et d’eau depuis trois jours serait à la base
du mécontentement qui a entraîné cette évasion.

Vingt-deux détenus militaires et policiers se sont évadés de la prison centrale d'Isiro dans
l'intervalle d'environ quatre mois. Le constat a été fait en septembre par l'auditeur militaire de
garnison d'Isiro. 4 soldats détenus à la prison militaire de Gbadolite (Equateur) se sont fait la
belle le 30 août. L’information a été confirmée par le président du tribunal militaire de cette
ville, Joseph Kadim, qui a justifié ces évasions par l’absence de militaires de garde à cette
maison carcérale.

(RDC_21) AFP – 2/12


L'ex-vice-président de la RDC Jean-Pierre Bemba restera en détention provisoire dans
l'attente de son procès, a ordonné mercredi la Cour pénale internationale (CPI) en appel.

"La chambre d'appel a décidé que la décision de la chambre de première instance doit être
inversée", a déclaré la juge Akua Kuenyehia, lors d'une audience de la chambre d'appel à La
Haye.

Une juge de la CPI avait ordonné le 14 août la libération provisoire de Jean-Pierre Bemba, qui
doit être jugé à partir du 27 avril 2010 à La Haye pour crimes de guerre et crimes contre
l'humanité commis en République centrafricaine en 2002 et 2003. La magistrate avait
néanmoins ordonné son maintien en détention à La Haye tant que la Cour n'aurait pas décidé
quel Etat l'accueillerait.

Le procureur de la CPI Luis Moreno-Ocampo avait immédiatement interjeté appel, arguant


que l'accusé risquait de fuir et d'entraver les poursuites. Il avait obtenu que la libération de M.
Bemba, 47 ans, soit suspendue en attendant la décision de la chambre d'appel.

(RDC_22) Radio Okapi – 2/12

Journaliste en danger, JED, une ONG de défense de la liberté de la presse te des journalistes
a, dans un communiqué publié mardi, demandé à l’Agence nationale des renseignements
(ANR) section Beni de libérer un journaliste d’une radio de la place. Ce journaliste est aux
arrêts depuis dimanche. Il est accusé d’avoir dénigré l’un des cinq chantiers du chef de l’Etat.

L’ONG JED s’insurge ainsi contre ce qu’elle qualifie d’abus de pouvoir commis par les
agents de l’Agence nationale des renseignements à Kasindi et à Beni, au Nord Kivu. Elle
déplore le fait que ces agents détiennent depuis 48 heures Maurice Lutendero, journaliste de
la Radio Ishango-Kasindi.

Ce professionnel de médias a été interpellé, selon l’ONG, pour avoir fait échos, sur les
antennes de l’organe de presse où il exerce son métier, des mécontentements de la population
face à la majoration excessive des factures de consommation de l’électricité. L’énergie,
figurant parmi les cinq priorités de Joseph Kabila, connues aussi sous le concept de « cinq
chantiers du Chef de l’Etat (ou de la République) » du mandat présidentiel. L’ANR a mal
digéré l’approche du journaliste, qui, selon elle, est un dénigrement.

Aucun texte de loi ne donne mandat à l’ANR de prendre en charge les délits de presse, fait
remarquer JED, dans son communiqué de mardi. L’ONG exige, de ce fait, la libération
immédiate du journaliste Maurice Lutendero.

(RDC_23) Radio Okapi – 3/12

Selon un communiqué de l’ONG la Voix de sans voix (VSV) daté du 1er décembre, Henri
Lucy, de nationalité française, a été enlevé le vendredi 28 novembre 2009 vers une destination
inconnue, vers 15 heures, par des agents de l’état-major des Renseignements militaires (ex
Détection militaire des activités anti-patrie, DEMIAP), au monastère des Prémontrés, dans la
commune de Mont Ngafula. Cet enlèvement serait lié à l’entreprise « La Congolaise de
l’Environnement » dont M. Lucy est responsable.

Six (6) agents en tenue civile se sont présentés auprès du personnel d’entretien du monastère
des Prémontrés, sis Kinshasa/Mont-Ngafula, à la recherche sans mandat ni autre document
d’Henri Lucy. À sa sortie de chambre, ce dernier est surpris que les agents de la DEMIAP lui
aient exigé d’exhiber ses pièces d’identité avant de l’entraîner de force dans sa chambre à
coucher où il était en entretien avec un prêtre. Après la fouille de la chambre, la victime est
amenée manu militari vers une destination inconnue ; son ordinateur et ses deux téléphones
portables sont emportés, indique la VSV.

D’après des recherches faites par des proches en vue de localiser la victime, celle-ci serait
détenue à l’ex-DEMIAP où elle serait gardée dans des conditions difficiles susceptibles de
détériorer sa santé fragile suite à une affection, depuis plusieurs années, des mâchoires et des
voies respiratoires.

L’enlèvement de M. Henri Lucy serait lié à l’entreprise « La Congolaise de l’Environnement


», spécialisée dans le traitement et la transformation des déchets ménagers et dont il est
responsable.

De ce qui précède, poursuit le communiqué, la VSV tient pour responsable le gouvernement


de la RDC de l’enlèvement d’Henri Lucy et exige. Cette ONG exige également la mise sur
pied d’une enquête indépendante en vue de faire la lumière sur l’enlèvement de ce
ressortissant français aux fins de sanctionner les coupables, commanditaires et exécutants, et
ce, conformément à la loi. Enfin, la VSV exige la libération d’Henri Lucy ou sa présentation
devant une instance judicaire compétente en cas de griefs sérieux à sa charge.

Interrogé par radio Okapi, le colonel Léon Richard Kasonga, porte-parole des FARDC, s’est
refusé à se prononcer sur une information basée sur un communiqué de la VSV.

(RDC_24) Radio Okapi – 3/12

Une ordonnance présidentielle datée de 1989 avait créé 22 tribunaux de paix pour la province
du Katanga. À ce jour, seuls 7 tribunaux sont opérationnels. Une situation jugée déplorable
par le premier président de la cour d'appel du Katanga, Tsimba Konde. Il a invité, mercredi, le
gouvernement provincial à installer de toute urgence ces juridictions.

Tsimba Konde affirme que les tribunaux coutumiers continuent de fonctionner dans différents
territoires de la province du Katanga. D’après lui, ces tribunaux coutumiers sont appelés à
disparaître. Il a invité les gouvernements central et provincial à installer de toute urgence les
tribunaux de paix qui constituent, d’après lui, des juridictions de proximité.
"Au 21e siècle, nous ne pouvons pas continuer à être administrés par la justice coutumière.
Ces dernières doivent disparaître", a affirmé le premier président de la cour d’appel du
Katanga. Et d'ajouter : « Dans le cadre des élections locales, les tribunaux de paix jouent un
grand rôle. C’est la juridiction naturelle au premier degré en matière de contentieux électoral
pour les élections locales. C’est une préoccupation pressante à laquelle il faut répondre
urgemment. »

(RDC_25) AFP – 3/12

Un tribunal militaire de la RDC a confirmé jeudi en appel la condamnation à mort de deux ex-
militaires norvégiens pour meurtre et espionnage, et fixé le paiement, "solidairement avec la
Norvège", de plus de 500 millions de dollars à titre de dommages.
La cour militaire de la province Orientale "confirme la décision du premier juge (le 8
septembre), c'est-à-dire la peine de mort" à l'encontre de Tjostolv Moland, 28 ans, et Joshua
French, 27 ans, pour le meurtre le 5 mai du chauffeur d'un véhicule loué à Kisangani, a
déclaré son président, le colonel Pascal Molida. MM. Moland et French ont été également
condamnés "à verser solidairement avec l'Etat norvégien, à titre de dommages pour préjudice
subi", la somme de 501,255 millions de dollars américains (332 millions d'euros), dont 500
millions USD (330 M euros) pour l'Etat congolais, partie civile au procès.

Les dommages et intérêts à la veuve et aux autres parties civiles, notamment l'association des
chauffeurs de Kisangani et un autre proche de la victime, ont été fixés à 1,255 million USD (2
M EUR). En première instance, l'amende et les dommages et intérêts avaient été fixés à 60
millions de dollars. La Cour n'a pas expliqué les motifs de leur augmentation en appel.

Le tribunal militaire a justifié la condamnation de la Norvège par le fait que les condamnés
possédaient des cartes militaires valides au moment de leur arrestation, ainsi que des armes.
L'Etat norvégien a toujours rejeté les accusations d'espionnage et affirmé que les deux
hommes étaient d'anciens militaires.

Pour expliquer leur présence dans la région, riche en ressources minières (surtout or et
diamant), et où des groupes armés sont actifs, les accusés ont d'abord déclaré être venus en
repérage pour y faire venir des touristes amateurs de sensations fortes. Ils ont ensuite modifié
leur version, expliquant qu'ils voulaient implanter une société de sécurité.

M. French, qui a aussi la nationalité britannique, a toujours plaidé non coupable, avançant que
le chauffeur avait été tué pendant une attaque de bandits. M. Moland a défendu cette thèse
jusqu'au procès en appel, débuté le 13 octobre. Puis, se disant "rattrapé par sa conscience
chrétienne", il a reconnu une certaine responsabilité dans le meurtre du chauffeur, tout en
niant l'avoir tué.

Ces deux anciens membres d'une unité d'élite de l'armée norvégienne sont restés impassibles à
l'énoncé du verdict et n'ont fait aucun commentaire après, a constaté un journaliste de l'AFP.
Les avocats des condamnés ont dénoncé l'"absence de preuves" contre leur client, "la
mauvaise motivation (du jugement) et une mauvaise appréciation des faits". Me André
Kibambi, avocat de M. Moland, a exprimé son intention de se pouvoir en Cassation. Me Jean
Akondo, pour l'Etat congolais, a quant à lui salué le "triomphe de la justice qui a prouvé
qu'elle est indépendante des pressions des puissances étrangères".

Les deux condamnés étaient également poursuivis pour détention illégale d'arme de guerre,
vol à main armée et association de malfaiteurs.

La peine de mort, si elle peut encore être prononcée, n'est toutefois plus appliquée en RDC où
les tribunaux militaires sont compétents pour les affaires avec usage d'armes à feu. Elle est
commuée en prison à perpétuité. Après le premier verdict, vigoureusement dénoncé à
l'époque par Oslo, le ministre des Affaires étrangère congolais avait évoqué avec son
homologue norvégien la possibilité qu'une partie de la peine finalement retenue soit purgée en
Norvège.

(RDC_25_1) AFP – 5/12

Les deux ex-militaires norvégiens condamnés à mort pour meurtre et espionnage en


République démocratique du Congo (RDC) ont adressé samedi une demande de grâce
présidentielle à Joseph Kabila, selon leur avocat. "La demande a été envoyée samedi matin au
président Kabila", a déclaré Giovanni di Stefano, avocat des deux hommes.

Selon un document adressé par l'avocat et reçu à Londres, le président Kabila est invité à
appliquer son "pouvoir de pardon" et à ordonner "la remise en liberté des deux détenus avec
leur renvoi vers la Norvège".

Cette requête s'appuie sur l'article 78 de la Constitution du pays: "Le président de la


République a le droit de grâce. Il peut remettre, commuer et réduire les peines après en avoir
informé le gouvernement".

Économie, Finances…

(RDC_26) Radio Okapi – 29/11

Le président Joseph Kabila a annoncé des mesures de redressement des sociétés minières de
la province du Kasaï Oriental, samedi à Mbuji-Mayi au cours d’un dîner offert dans sa
résidence. Les 20 millions de dollars américains nécessaires à la relance de la Miba seront
donnés par l’Etat congolais au début de 2010 ou à la fin de cette année, a déclaré Joseph
Kabila.

Joseph Kabila a déclaré que le gouvernement a pris la décision de mettre à la disposition de la


minière des Bakwanga (Miba) les moyens nécessaires pour le redémarrage de ces activités. La
production de cette entreprise est au point mort depuis une année. « Le plan de redressement
de la Miba prévoit la mise à disposition à court terme de la somme de 20 millions de dollars
américains dès le début de l’année prochaine ou avant la fin de cette année si possible. Des
efforts sont déployés pour parvenir à l’ordre des besoins de financement de la Miba », a
affirmé Joseph Kabila. En fait, le financement pour la relance effective de la Miba est estimé
entre 100 et 150 millions de dollars américains. « Cette relance ne peut-être efficace sans un
changement radical dans les méthodes de gestion... Il en sera de même de la société
congolaise d’investissement minier (Sengamines) d’ici le début de l’année prochaine », a
souligné Joseph Kabila. Le président Kabila a invité la population du Kasaï Oriental à
l’optimisme et l’a exhortée à envisager des solutions alternatives au diamant et à diversifier
les sources de richesse dans cette province.

Près de 1200 personnes ont été conviées à ce dîner. Elles sont venues de toutes les couches de
la population du Kasaï Oriental. Peu avant le dîner offert par le chef de l’Etat, le président
administrateur délégué de la Miba, Mme Christine Tusse avait déclaré que le président Joseph
Kabila a mis à la disposition de son entreprise une enveloppe de deux mois de salaires
minimum pour son personnel. En effet, depuis juillet dernier, la Miba paie ses agents la moitié
de leurs salaires à cause des difficultés que rencontre l’entreprise. D’après elle, l’opération de
paie commencera lundi.

Relations extérieures

(RDC_27) Belga – 3/12

La Belgique a démenti jeudi "avec la plus grande fermeté" les affirmations d'un mouvement
congolais, les "Patriotes-résistants de Dongo", indiquant que Bruxelles préparerait l'envoi des
troupes belges en RDC pour venir au secours du président Joseph Kabila.

Un communiqué des Patriotes-Résistants de Dongo, intitulé "Mise en garde au gouvernement


belge: Bruxelles préparerait l'envoi des troupes belges en RDC au secours de Kabila", circule
depuis peu, notamment sur internet. Mais le vice-Premier ministre et ministre des Affaires
étrangères, Steven Vanackere (CD&V), et son collègue de la Défense, Pieter De Crem,
"tiennent à démentir avec la plus grande fermeté toutes les affirmations reprises dans ce
texte", ont-ils indiqué dans un communiqué.

Le texte des "Patriotes-résistants de Dongo" affirme que "l'attaché militaire belge à Kinshasa
aurait été instruit de baliser le terrain pour l'arrivée aux environs de mi-décembre à Kisangani
(le chef-lieu de la province Orientale, dans le nord-est de la RDC), d'un détachement des
paras belges pour mater la rébellion des ex-FAZ (Forces armées zaïroises) et ex-MLC
(Mouvement de Libération du Congo, un parti d'opposition) dans la province de l'Équateur" à
la demande de M. Kabila.

Pour camoufler son intervention devant l'opinion internationale, Bruxelles prévoit de faire
intervenir ses hommes sur le terrain des opérations sous l'uniforme de la MONUC (la Mission
des Nations Unies en RDC), ajoute ce mystérieux mouvement, qui cite "des sources militaires
congolaises et diplomatiques proches de l'ambassade de Belgique à Kinshasa.

Lire le communiqué en question sous :


http://www.lavdc.net/portail/2009/12/rdccommunique-des-patriotes-resistants-de-dongo/

RWANDA

Vie politique…

(RWA_1) Reuters – 3/12

Rwanda's government named a top treasury official, John Rwangombwa, as the east African
nation's new finance minister on Thursday in a cabinet reshuffle.

Rwangombwa, who was the ministry's permanent secretary, replaces James Musoni as
minister for finance and economic planning. Musoni, who now becomes minister for local
government, said he was relishing the prospect. "The president has the prerogative at any time
to set up a new team. It is normal," Musoni told Reuters by telephone. "I am very happy. I
think it is a new challenge."

The reshuffle was President Paul Kagame's third this year. The other high profile move was
the appointment of Information Minister Louise Mushikwabo to replace Rosemary
Museminali at the foreign ministry. No one was immediately named to fill Mushikwabo's
former position. Elsewhere, Vincent Karega was promoted to infrastructure minister from
minister of state for mines and the environment.

Justice, Droits de l’homme…

(RWA_2) AFP – 1/12


Les avocats de l'ex-chef rebelle congolais Laurent Nkunda ont déposé une requête devant la
Cour suprême du Rwanda pour dénoncer "l'illégalité" de sa détention depuis plus de dix mois
au Rwanda, a annoncé mardi sa famille.

"Suite au refus de la Haute cour militaire d'accepter ne serait-ce que le dépôt de la requête de
mise en liberté de Laurent Nkunda, ses avocats ont déposé une nouvelle requête devant la
Cour suprême" du Rwanda, indiquent ses proches. "La Cour suprême (...) devra donc se
prononcer sur l'illégalité" de sa détention à Gisenyi puis Kigali, depuis son arrestation le 22
janvier à Gisenyi, ville rwandaise frontalière avec Goma, alors qu'il était à la tête du Congrès
national pour la Défense du Peuple (CNDP).

Selon son avocat canadien, Stéphane Bourgon, Nkunda "a le droit de savoir pourquoi il a été
arrêté, pourquoi il est détenu et combien de temps durera cet emprisonnement illégal, alors
même qu'il n'y a toujours aucun mandat d'arrêt valide à son égard et qu'aucune accusation n'a
été portée contre lui".

(RWA_3) Belga – 1/12

Après plus de quatre heures de délibération, la cour et le jury d'assises de Bruxelles-Capitale


ont condamné mardi soir Ephrem Nkezabera, 57 ans, en son absence, à 30 ans de réclusion
criminelle. La lecture de l'arrêt a pris plus d'une heure.

Celui qui est surnommé le banquier du génocide rwandais avait été reconnu coupable, lundi,
d'un nombre considérable de meurtres, de tentatives de meurtres et de viols, commis pendant
le génocide au Rwanda, entre avril et juillet 1994. Il n'était pas poursuivi pour le crime de
génocide qui n'est entré dans le code pénal belge qu'en 1999.

Trois circonstances atténuantes ont été reconnues en faveur de l'accusé qui était passible de la
réclusion criminelle à perpétuité: l'absence d'antécédent judiciaire dans son chef, ses aveux et
sa participation active à l'enquête et le fait que d'autres personnes ont des responsabilités plus
importantes que lui dans les exterminations de 1994.

La cour et le jury ont cependant rappelé qu'Ephrem Nkezabera avait joué un rôle actif dans la
planification de ces exterminations et qu'il l'avait reconnu. "J'étais un baroudeur. Quand il a
été question d'entraîner militairement les Interahamwe, j'ai approuvé", avait-il déclaré en
cours d'instruction. De stigmatiser aussi le fait que, dans les heures qui ont suivi l'assassinat
du président de la République, Juvénal Habyarimana, le 6 avril 1994, Nkezabera a participé à
des réunions avec les nouveaux dirigeants politiques du pays pour déterminer la manière avec
laquelle les opérations devaient être menées.

Ensuite, ajoute l'arrêt, l'accusé faisait la tournée des barrières qui encerclaient des quartiers de
Kigali pour voir si le travail, c'est-à-dire les exterminations, se déroulait comme prévu. Il
distribuait de la bière, de l'argent, du carburant et des armes aux exécutants, en les
encourageant. La Radio Télévision Libre des Mille Collines, qu'il finançait, diffusait de la
musique pour stimuler les génocidaires et divulguait des listes de personnes à assassiner.

La cour et le jury ont indiqué aussi que l'intéressé était souvent ovationné aux barrières et qu'il
a admis qu'il considérait les Interahamwe comme ses enfants, disant qu'il était fier d'eux et
qu'ils "avaient bien travaillé". Sans oublier aussi qu'il s'est rendu en Allemagne à la fin avril
1994 pour rassembler 3 millions d'euros qui ont servi à acheter des armes.
Ephrem Nkezabera est condamné à tous les frais de la procédure, soit plus de 12 millions
d'euros. Il a 10 jours pour faire opposition à l'arrêt, en vue d'être rejugé en sa présence. Il a
également 15 jours pour se pourvoir en cassation.

Relations extérieures

(RWA_4) AFP – 29/11

La France et le Rwanda ont décidé de "rétablir leurs relations diplomatiques", a annoncé


dimanche la présidence française dans un communiqué, alors que le Rwanda, pays africain de
tradition francophone, vient d'adhérer au Commonwealth.

Kigali avait rompu ses relations diplomatiques avec Paris fin 2006, après l'émission de
mandats d'arrêt par le juge antiterroriste français Jean-Louis Bruguière qui visaient des
proches du président Paul Kagamé. Ils étaient soupçonnés d'avoir pris part à l'attentat en 1994
contre l'avion du président Juvénal Habyarimana. Cet attentat est considéré comme l'élément
déclencheur du génocide rwandais, qui a fait, selon l'ONU, plus de 800.000 morts
essentiellement dans la minorité tutsi.

Dans un communiqué, l'Elysée souligne que ce dimanche le secrétaire général de la


présidence, Claude Guéant, s'est "rendu à Kigali où il a eu des entretiens avec le président de
la République du Rwanda, Paul Kagamé". "À l’issue de ces entretiens, le président de la
République française (Nicolas Sarkozy) et son homologue rwandais sont convenus de rétablir
les relations diplomatiques entre les deux pays", conclut le communiqué de l'Elysée.

Lire aussi sous :


http://www.rfi.fr/contenu/20091130-raisons-retrouvailles-entre-france-le-rwanda
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5jSUys5NZlsE5kKyN8qXZrnjK4KK
g

(RWA_5) AFP – 29/11

Le gouvernement britannique a salué dimanche l'entrée du Rwanda au Commonwealth, notant


"les progrès" réalisés par ce pays d'Afrique centrale pour se rapprocher des valeurs de cette
organisation qui réunit les Etats issus de l'ancien empire colonial britannique.

"Nous saluons de manière forte l'admission du Rwanda en tant que 54e Etat du
Commonwealth", a déclaré un porte-parole du Foreign Office. "Le Rwanda a fait des progrès
pour se rapprocher des valeurs du Commonwealth dans les domaines de la démocratie, de
l'Etat de droit, de la bonne gouvernance, de la défense des droits de l'homme, de l'égalité des
chances et des politiques économiques destinées à améliorer le bien-être" de ses concitoyens,
a-t-il poursuivi.