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La Décantation

OURIEMIOURIEMIOURIEMIOURIEMI SinaSinaSinaSina

IntroductionIntroductionIntroductionIntroduction

Les eaux naturelles ou usées charrient inévitablement des matières en suspension de diverses tailles. Les prétraitements primaires visent à diminuer la charge des eaux en M.E.S.

A/ Le prétraitement de dégrossissage

Les techniques de dégrossissage visent à éliminer les M.E.S. de tailles relativement grandes avant tout autre procédé de traitement. On cite :

a. le dégrillage

Des grilles métalliques avec des écartements de 4 à 5 cm sont placées au début de la chaîne de

traitement afin d’éliminer les grosses particules.

b. le tamisage

On fait parfois appel à des tamis à l’entrée des pompes afin de protéger ces équipements. Le

tamisage s’effectue au moyen des tamis dont le vide varie de 1 à 1,5 cm.

c. le micro-tamisage

Le micro-tamisage est une opération qui consiste à faire passer un liquide contenant des impuretés

à travers une toile de fils ou de fibre ou à travers une masse poreuse.

Les micro-tamis peuvent retenir les plancton et les particules organiques et minérales assez grosses (taille supérieure à celles des ouvertures). Mais ils n’arrêtent ni les éléments minéraux fins (argile), ni les éléments colloïdaux, ni les substances dissoutes. Le microtamisage n’améliore donc ni la turbidité causée par les fines particules ni la couleur de l’eau.

B/ La décantation

C’est un procédé de séparation solide liquide, utilisé dans la plupart des usines d’épuration et de traitement des eaux, ayant pour but d’éliminer les particules en suspension dont la densité est supérieure à celle de l’eau. On distingue trois principales classes selon la nature de la suspension :

- la décantation discontinue

Dans ce type de décantation (dite discrète ou individuelle) les particules conservent leurs individualités et leurs propriétés physiques ( forme, dimension, densité) exp : cas du sable, des cendres volants et des particules de charbon.

- la décantation floculante

Ce type de décantation est caractérisé par l’agglomération des particules au cours de leur chute.

Les propriétés physiques des particules sont donc modifiées pendant le processus.

- La décantation en zone (cas d’une suspension trop dense > 10 g/l)

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Dans ce type de décantation, les particules sédimentent en masse en formant des couches de particules se reposant les unes sur les autres. D’où l’apparition d’une interface nette entre le solide décanté et le liquide.

I- Décantation de particules discrètes

1- Principe :

Une particule discrète de volume et densité constants en chute libre dans le vide tombe avec une accélération g = 9,81 m/s 2 . Quand cette chute a lieu au sein d’un fluide, il faut tenir compte de la poussée d’Archimède et d’une force de résistance au mouvement de la particule appelée force de traînée qui dépend essentiellement de la viscosité du fluide et de la vitesse de la particule. Lorsqu’une particule chute dans l’eau, sa vitesse augmente jusqu'à ce que les forces d’accélération (poids) équilibrent les forces de frottement. Cette situation correspond au point d’équilibre : la

somme des forces autour de la particule : ∑ = 0 F ext F A
somme des forces autour de la particule :
= 0
F ext
F A
F t
P

Avec : P

: le poids de la particule

P=mp g= p Vp g

Où :

F A : la poussée d’Archimède F

F t : la force de traînée

A

F

t

=

L

= C

t

V g

p

A

L

2

v

p

2

- V p : volume de la particule

- ρ p : masse volumique de la particule

- ρ L : masse volumique du liquide

- A : aire de la section de la particule (surface de sa projection sur un plan orthogonal à l’écoulement)

- C t : coefficient de traînée

- v p : vitesse de chute de la particule

- g : accélération de la pesanteur.

d’où

 

2

g

(

p

L

)

= C

t

A

 

L

 

v

2

p

 

2

=

2

V

g

 

(

p

L

)

 

v

p

p

 

C

t

A

L

V p

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Pour calculer v p il faut connaître V p , A et C t donc la géométrie exacte de la particule et le coefficient de traînée C t .

- Cas d’une particule sphérique de diamètre d

d

3

d

2

4

4

L

)

V p =

v

2

p

=

4

3

6

d

,

g

A =

(

p

C

t

L

v p augmente de tant plus que d augmente : la particule chute alors plus rapidement.

Le coefficient C t est une fonction du nombre du Reynolds (Re) et de la forme de la particule.

Avec

Re =

v

p

L

d

L

Pour les particules sphériques on a réussi à établir certaines équations utiles :

a- équation de Stocks (Re1)

Dans le cas des particules sphériques très fines en chute libre dans un liquide au repos ou en régime laminaire, le physicien Stocks a démontré que pour des nombres de Reynolds inférieurs ou égaux à 1, le coefficient de traînée C t peut être évalué par l’expression suivante :

R

e

1

D’où

C

t

=

24

Re

et par suite,

4 ( ) 2 p L v = g d p 3 24 L L
4
(
)
2
p
L
v
=
g
d
p
3
24
L
L
d
v
p
L
1
(
)
p
L
2
v
=
g
d
p
18
L

Equation de Stocks

L’équation de Stocks est valide pour des particules sphériques ayant un diamètre se situant entre 1 µm et 100 µm.

b- Equation de Newton

Pour des nombres de Reynolds supérieurs à 500, Newton a montré que C t 0,44. Dans ce cas, on obtient :

v

p = 1,74

g d ( ) p L L
g
d
(
)
p
L
L

c- Equation des cas intermédiaires

Equation de Newton

Pour des valeurs de nombre de Reynolds comprises entre 1 et 500, on a établi l’approximation suivante

C

t

=

18,5

Re

0,6

, d’où on obtient

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(

)

0,71

v

 

=

0,153

g

0,71

d

1,14

p

L

p

0,29

 

0,43

L

L

2- Calcul de la vitesse de chute d’une particule de diamètre connu

Il semble impossible de faire le calcul de v p alors qu’il faut connaître cette valeur pour calculer Re et de là faire le choix de l’équation appropriée.

Par manipulation algébrique, on arrive à définir le critère suivant :

1  g (  3 L p L K = d   2
1
g
(
3
L
p
L
K
=
d
2
L
1
C
Equation
v
g
(
3
t
p
L
p
L
K
=
d
2
L
K ≤≤≤≤ 2,6
24
Stocks
1
(
)
p
L
2
v
=
g
d
p
18
Re
L
2,6 ≤≤≤≤ K ≤≤≤≤ 44
18,5
Cas
0,71
(
)
0,71
1,14
p
L
0,153
g
d
0,6
Intermédiaires
0,29
0,43
Re
L
L
45 ≤≤≤≤ K
0,44
Newton
g
d
(
)
p
L
1,74
L

Matériau

Densité relative

Sable de silice

2,65

Graviers à silice

2,65

Matériaux divers

1,03 à 2,65

Argile hydratée

1,03

Bactéries , algues

1,01

Matériaux organiques

1,01 à 1,50

Flocons d’alumine

1,01 à 1,18

Flocons ferriques

1,05 à 1,34

Tableau3-1 : densité relative de certains matériaux

Particule

Diamètre (mm)

Gravier

2 - 10

Sable grossier

0,5 – 2

Sable moyen

0,25 – 0,50

Sable fin

0,10 – 0,25

Sable très fin

0,05 – 0,10

Bactéries

0,001

Argile

0,0001 – 0,005

Tableau 3-2 : taille de certaines particules

Application Calculer la vitesse de chute d’un grain de sable de diamètre 0,1 mm dans l’eau stagnante à 5 °C (µ e = 10 -3 P.s et ρ e = 1000 kg/m 3 ).

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3- Particule moins dense que l’eau : flottation

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Contrairement à la clarification, la flottation est un processus de séparation liquide-liquide ou solide-liquide que l'on applique à des particules dont la densité est inférieure à celle du liquide dans lequel elles sont contenues.

Il y a trois types de flottation : flottation naturelle, aidée et induite.

flottation naturelle

flottation aidée

flottation induite

Applicable si la différence de densité est naturellement suffisante pour la séparation.

On utilise ce terme lorsque des moyens extérieurs sont utilisés pour faciliter la séparation de particules qui flottent naturellement.

Lors d'une flottation induite on diminue artificiellement la densité des particules pour leur permettre de flotter. Cette opération est basée sur la capacité qu'on certains liquides ou solides à se lier avec des bulles de gaz pour former des particules gazeuses ayant une densité inférieure au liquide.

Les équations établies pour les particules plus denses que l’eau restent valables pour la flottation

en ignorant le signe (-) ou en prenant (

L

p

) au lieu de (

p

L

)

.

Application

Décrire le comportement d’un globule de pétrole de diamètre 1mm et densité 0,894 dans

une eau statique à 20 °C (µ e = 10 -3 P.s).

4- Calcul de la taille d’une particule dont la vitesse de chute est connue

On procède à ce calcul, en posant l’hypothèse que l’une des trois équations s’applique. On vérifie,

ensuite, l’hypothèse avec le calcul de K. Si l’hypothèse s’avère fausse, on utilise une autre équation, la plus probable à partir de la valeur de K.

Application

Quelle est la taille d’un floc d’alumine hydraté (densité = 1,18) dont la vitesse de chute est

de 0,004 m/s.

5- Calcul d’un bassin de sédimentation (décanteur) parfait

Le dimensionnement des bassins de sédimentation peut se faire à l’aide de la théorie du décanteur idéal. Les hypothèses suivantes sont préalablement admises :

1)

Les dispositifs d’admission et de la sortie assurent une équirepartition.

2)

Le courant est dépourvu de turbulence (Régime d’écoulement laminaire).

3) Les particules en suspension dans l’eau à l’arrivée sont uniformément reparties et

4)

obellissent aux lois de sédimentation décrites ci-dessus. Une particule est considérée comme étant retenue lorsqu’elle atteint le fond du bassin.

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Le schéma ci dessous, représente un décanteur à écoulement horizontal parfait. Il s’agit d’un bassin rectangulaire à fond horizontal.

Zone d’entrée H v 0 h Zone de sortie Zone de dépôt des boues
Zone d’entrée
H
v
0
h
Zone de sortie
Zone de dépôt des boues
H : la profondeur L L : la longueur
H
: la profondeur
L
L
: la longueur

w : la largeur

Figure 1 : Décanteur rectangulaire à fond horizontal

Le bassin comprend une zone de d’entrée, une zone de sortie et une des boues. La vitesse d’écoulement est constituée de deux vitesses selon les directions x et y ( v H et v p ). La composante horizontale v H : vitesse d’écoulement horizontal (vitesse traversière).

Dans un tel bassin, les paramètres sont les suivants :

S : aire de surface horizontale du décanteur, S = L.w A : aire de la section transversale, A = H.w Q : débit volumique de l’eau à traiter

v H : vitesse d’écoulement horizontale de l’eau,

v p : vitesse de chute d’une particule v 0 : vitesse verticale limite caractéristique du décanteur.

Q

A

v H =

Pour qu’il y ait sédimentation complète de toutes les particules ayant une vitesse de chute v 0 , il faut que les dimensions du bassin soient calculées de façon que les particules parvenant au bassin à une hauteur H, puissent atteindre le lit des boues avant la sortie.

La position de ces particules est définie par

y=H v0 t La condition limite correspond à x = L et y = 0

x v

=

H

t

=

y=H v0 t=0v0=

H

t

Q

A

x =

t

=

L

t

L

A

=

Q

Q

A

t

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d’où

Q

=

Q

v 0 =

S

l L

H

Q

=

H

Q

Q

v 0 =

L

A

L

H

l

L

l

=

Q

S

Q

=

v0 =

v H

Q

=

A L H

: vitesse de décantation limite (charge hydraulique superficielle).

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On constate que la vitesse limite de décantation v0 ne dépend pas de la profondeur du bassin

Lorsque les particules de diverses dimensions sont uniformément introduites sur toute la hauteur du bassin, les particules ayant une vitesse verticale supérieure à vo seront totalement éliminées. Tandis que les particules ayant des vitesses v i <v 0 seule une fraction de celles ci aura le temps d’atteindre le fond du bassin.

La fraction éliminée : f :

h

v i

=

H

v 0

vi =v0

h

H .

.

Lorsque la suspension présente tout une gamme de dimensions, le total éliminé peut être obtenu

par intégration graphique, selon la relation suivante :

Total éliminé :

 

0

F

=

1 c

0

( c)

1

+

0

v

0

v dc

Dans laquelle c 0 est la fraction de particules ayant une vitesse de sédimentation inférieure ou égale à v 0

c 0 Fraction des particules ayant une vitesse de chute inférieure à v
c
0
Fraction des particules ayant une
vitesse de chute inférieure à v

v 0

Vitesse de décantation (v)

Figure 2 : Distribution de la fraction des particules non éliminées en fonction de la vitesse de décantation

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Remarques:

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On a vu que la profondeur H n’intervient pas dans le calcul du bassin idéal. En pratique, on utilise une hauteur raisonnable pour les raisons suivantes :

- Pour ne pas remettre en suspension les particules déjà sédimentées.

- Pour faciliter le retrait mécanique des boues.

Q A ne doit pas excéder une certaine valeur limite

au-delà de la quelle on remet en suspension les particules déjà sédimentées. Cette vitesse limite v e,l

est donnée par l’équation empirique suivante :

la vitesse d’écoulement traversière

ve =

v H l

,

=  

v H l , =   f  

f

 

8

gd s

.(

.

.

1

)

1

2

V H,l :en mm/s est la vitesse limite qui remet les particules de Φ ≤ d.

β : constante égale a 0,04 pour le sable.

f : facteur de friction : 0,03 pour le béton.

g

= 9800 mm/s 2 .

d

: diamètre de la particule en mm.

s

: la densité de la particule.

II- Décantation floculante

En pratique, on a surtout affaire à la décantation des particules floculantes caractérisées par l’agglomération des particules durant leur chute. Les particules qui résultent de cette agglomération sont à la fois plus grosses et moins denses que les particules initiales et leur sédimentation se fait avec une vitesse croissante.

et leur sédimentation se fait avec une vitesse croissante. Figure 3 : vitesse de décantation des

Figure 3 : vitesse de décantation des particules floculantes

1- Essai de décantation en colonne

La modification continue des caractéristiques des particules au cours de leur chute rend la conception d’un modèle mathématique beaucoup plus complexe. On doit donc, dans la plupart des cas procéder à des essais de laboratoire. Grâce à l’essai de décantation en colonne, on peut simuler en laboratoire les conditions de décantation d’une solution diluées des particules floculantes.

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La réalisation de ces essais se fait dans une colonne de décantation de diamètre 15 cm et d’une hauteur égale à la profondeur du décanteur (entre 1,8 et 2,4 m).

Des prises d’échantillons sont effectuées à des distances d 1 , d 2 , d 3 , réguliers (généralement à 0,6 m, 1,2 m et 1,8 m).

la surface, à intervalles

de

15 cm

H
H

Figure 4 : Colonne de décantation

Le prélèvement d’échantillons permet de tracer des courbes de mêmes pourcentages d’élimination des particules. Celles-ci permettent d’évaluer le pourcentage des particules éliminées dans le bassin idéal de décantation en fonction du temps de rétention à des diverses profondeurs.

fonction du temps de rétention à des diverses profondeurs. Figure 5 : Courbes de mêmes pourcentage

Figure 5 : Courbes de mêmes pourcentage d’élimination des particules

A partir de ces résultats, on peut évaluer le pourcentage d’élimination des particules éliminées par un bassin idéal de décantation, en fonction de divers temps de rétention et de divers profondeurs, à l’aide de l’équation suivante :

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H 2

H 2

H 2

R

h

= 1

R h = 1 ◊ ( R R 1 + 2 ) + h 2 ◊

(

R R

1

+

2

R h = 1 ◊ ( R R 1 + 2 ) + h 2 ◊
R h = 1 ◊ ( R R 1 + 2 ) + h 2 ◊
R h = 1 ◊ ( R R 1 + 2 ) + h 2 ◊

)

+

R h = 1 ◊ ( R R 1 + 2 ) + h 2 ◊

h

2

(

R R

2

+

3

R h = 1 ◊ ( R R 1 + 2 ) + h 2 ◊
R h = 1 ◊ ( R R 1 + 2 ) + h 2 ◊
R h = 1 ◊ ( R R 1 + 2 ) + h 2 ◊

)

+

+

h

n

(

R R

n

+

n

R h = 1 ◊ ( R R 1 + 2 ) + h 2 ◊
R h = 1 ◊ ( R R 1 + 2 ) + h 2 ◊
R h = 1 ◊ ( R R 1 + 2 ) + h 2 ◊

+ 1

)

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- R : pourcentage total des particules éliminées dans un bassin idéal (rendement)

- R i : pourcentage de particules éliminées dans un bassin de décantation idéal à une profondeur h i et après un temps t.

- h i : hauteur moyenne entre deux courbes de même pourcentage d’élimination des particules.

- H : la hauteur totale de la colonne.

Des couples de temps de séjours et de charge superficielle sont associés à divers rendements d’élimination des particules. Ceci permet de tracer des graphiques de temps, de charge superficielle en fonction du rendement.

Temps de rétention (min) Charge superficielle
Temps de rétention (min)
Charge superficielle

Rendement (%)

Figure 6 : Variation du temps de rétention et de la charge superficielle en fonction du rendement

2-

Application

Un essai de décantation en colonne est réalisé au laboratoire a donné les résultats présentés dans le

tableau suivant :

Temps (min)

Pourcentage d’élimination (%)

0,60 m

1,20 m

1,80 m

10

31

18

15

20

59

49

40

30

63

60

55

40

69

65

60

70

73

69

68

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Quel est le pourcentage des particules éliminées dans un bassin dont la profondeur utile est 1,8 m et de période de rétention de 25 min ?

Solution

a-

On trace le graphique des courbes d’isorendement

b-

On calcule le rendement en utilisant l’équation donnée dans le paragraphe précédant Soit R = 63 %

Figure 7 : Décanteur longitudinal à pont racleur

Figure 8 : décanteur longitudinal à chaîne