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MARINUS

BARTELINIt

nos faiblesses humaines, et d'autre part, la plus grande partie des passages de saint Ambroise concernant la fragilitas humana se rapporte a la peccabilité de l'homme et a son penchant au maL L'éveque de Milan expose sa vísion chrétienne sur la nature hu­ maine et attire l'attention sur la grace que Dieu accorde et sur ·sa clémence. Que la venue du Christ sur la teITe constitue un tour­ nant de I'histoire de l'humanité, c'est ce que saint Ambroise a voulu expliquer clairement au moyen aussi de cette terminologie:

il <lit expressément que par la venue du Christ la fragilis condicio de l'humanité a diminuée 30.

80 L'expression Jragilitas humana ainsi qu'un certain nombre de synony­

mes et de variantes se rencontrent fréquemment dans la littérature chré­ tienne ultérieure et meme jusqu'au moyen !\ge. Concernant l'hagiographie de l'époque mérovingienne, voici la remarque de Maria Conti, Studi BUlla latinitd merovingia in te8ti agiogrofici minaN, Messina-Milano 1939, p. 125:

dai numerosi casi delle nostre Vite

(potrei continuare l'elenco in base ad altri testi dell'epoca), rientra nel nu­ mero di quelle espressioni letterarie che si ripetono cristallizzate di testo in testo rivelando quanto fosse terribilmente chiuso, stagnante, il mondo cultura.le in cuí si muovono questi scrittori &. Pour les tenes lí­ turgiques voir A. Blaise, Le vocabulaire latín de8 principaux tMme8 litur­ giqUe8, Turnhout 1966, p. 538 el alibi; A. Pflieger, Liturgicae orationis

1964,

concordantia verbalia. Prima pars: MiBsale Romanum, Rome etc. p. 251 S.v.

(, 'humana fragilitas " come si vede

ANTOON BASTlAENSEN

Paulin de Milan et le culte des martyrs chez saint Ambroise

Étant donné la place du culte des martyrs dans l'activíté pas­ torale d'Ambroise de Milan, il n'est pas étonnant que son fidele biographe Paulin y ait insisté a plusieurs reprises. Je voudrais ici attirer l'attention sur quelques détails dans le récit de Paulin concernant ce sujet, qui semblent n'avoir pas été remarqués jus­ qu'a présent. ns concernent la forme de son récit, qui semble avoir emprunté aux hymnes qu'Ambroise a écrites en l'honneur des martyrs; ils concernent aussi le fond, qui, dans un passage important sur une translation de reliques, semble s'écarter des données qu'Ambroise lui-meme avait procurées.

L'hymne Orates tibi, le8u, novas, composée par Ambroise pour la translation des reliques des saints Protais et Gervais (Hymn. ll), a serví a. Paulin dans deux passages de sa bíographie. D'abord, et ce n'est que naturel, dans son récit de la translation (chap. 14). Il Y rapporte qu'un aveugle, nommé Severus, obtint la vue « ubi vestem martyrum adtigit)j. La citation est a. peu pres littérale. Apres avoir indiqué le nom de Severus (v. 19), l'hymne décrit ss. guérison en précisant: «ut martyrum vestem adtigit)j (v. 21). Dans la suite du chapitre, Paulin fait mention de possédés quí, guéris, «summa cum gratia domum repetebant ». Il emprunte sans doute ene ore a. l'hymne, ou il est question d'un grand nom­ bre de gens, libérés des démons, «qui domum redit cum gratia»

(v. 28).

L'autre endroit 00. Paulin met a contribution un passage de Orates tibi, lesu, novas a trait aux obseques d'Ambroise (chap. 48). L'intention de l'auteur est claire. Il met l'éveque décédé au rang des martyrs, procédé de canonisation nécessaire en un temps ou l'on ne s'attachait ancore qu'au culte des martyrs. Ce procédé peut etre observé aussi quelques chapitres plus loin, la.

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ou Ambroise défunt est associé aux martyrs du Val de None (chap. 52). Dans son récít des obseques PauJin raconte qu'au cours de

turbae virorum ac muJierum

oraria vel semicinctia sua, ut corpus sanctum aliquatenus ab ipsís contigeretur» (chap. 48). Or, dans la derniere strophe de Orates •tibi, lesu, novas nous lisons, a propos des effets salutaires opérés par les reliques des martyrs: «Vetusta saecla vidimus, I iactata semicínctia, I tactuque et umbra corporum I aegris salutem red­ ditam)} (v. 29 ss.). Par «vetusta saecla t> Ambroise vise le temps des apotres, ou l'ombre de Pierre guérissait les malades (Aot. Ap. 5,15) et ou le contact des vetements de Paul produísaít également la guérison (Aot. Ap. 19,12). Sur ce dernier miracle, les Actes des Apotres disent: « ita ut etiam super languidos deferrentur a cor­ pore eíus sudaría et semicinctía, et recedebant ab eis languores, et spiritus nequam egrediebantur» l. L'idée de 'iactata semi­ cinctia' est done empruntée aux Actes, mais Ambroise a sub­ stitué au defe"e des Actes un verbe de son cru: iaotare. C'est une modification, paree que le verbe employé dans le passage des Actes (en grec cx,to<pépta&tXt) ne signifie pas 'jeter sur', mais 'em­ porter de'; de fait, ailleurs (De o.fficiis In 1,3) Ambroise a defe"e:

« tangebantur vestimenta eorum et sanitas deferebatur ». Dans les

anciens libelIés ou alIusions, on trouve, pour ce passage des Ac­ tes, deferre, auferre, inferre 2, mais nulIe part iadare, qui n'apparait donc que dans l'hymne Orates tibi, Iesu, novas, et icí chez PauJin.

oraria vel semicinctia sua t>, c'est

done qu'il se souvient de la formule des Actes, en la modifiant

la translation du corps «iactabant

Si Paulin écrit: «iactabant

d'apres le libellé de l'hymne d'Ambroise.

L'hymne Aeterna Ohristi munera (Hymn. 14) est une de celles dont l'authenticité ambrosienne est parfois mise en doute. Walpole 3 l'accepte, mais BuJst 4 hésite. Si l'on pouvait constater que Pau­

1 Libellé de la. Vulga.te; pour les libellés VeW8 Latina, voir plus 10m dans notre texte.

I Nous exprimons notre grntitude au Vetus Latina. Institut de Beuron, qui nous a. aima.blement donné oe reuseignement. 3 A. S. Walpole, Early Latín HymWJ, Oambridge 1922 (réimpr. Hildesheim 1966), p. 104. f. W. Bulst, Hymni latVni antiquissimi LXXV. Pealmi 111, Heidelberg 1965, pp. 9 et 52. Pour les sorupules des sa.vants plus anoieus, voir M. Soha.nz, Guchichte der romischen Literatur IV 1, Müuohen 1914', p. 232.

PAULIN DE

MILAN

ET

LE

CULTE

DES

MARTYRS

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Hn a fait des emprunts ou des allusíons a cette hymne, la ques­ tion serait réglée en faveur de l'authenticité. Or, il noos aemble que c'est le cas par deux foís, Pour le démontrer, il faut examiner plus en détail un passage de sa bíographie d'Ambroise, qui, d'ail­ leurs, est intéressant aussi du fait de la dívergence d'interpré­ tation dont íl a été l'objet. Dans les chapitres 32 et 33 Paulin parle de ce qu'Ambroise a fait pour les corps des martyrs Nazaire et Celse. Les restes de Nazaire sont exhumés d'un cimetiere hors de la ville de Milan pour etre transférés a la basílica apostolorum, située dans l'en­ ceinte de la ville pres de la porta romana. Avant que le cortege se mette en marche vers la basílioa, Ambroise découvre dans ce meme cimetiere le líeu de la sépulture du martyr Celse. Puis la translation a lieu, mais, de toute évidence, pour Nazaire seu­ lement: «translato itaque corpore martyris» (chap. 33). Dele­ haye 5 et Dudden 6 croient, au contraire, que les reliques transfé­ rées furent celles des deux martyrs, alora que Mgr. Paredi 7 et Mgr. Pellegrino 8 estiment, a juste titre croyona-nous, qu'il na s'agisaait que des reliquea de Nazaire. Le singuJier martyr'Ís in­ dique formellement qu'il s'agit du seul Nazaire. D'ailleurs, l'é­ glise ou les restes sont transportés, la basílica apostolorum dana le texte, sera appelée plus tard 'église de saint Nazaire " sans que Celse lui soit aasocié. De plus, grace 1\ une petite poésie quí nous a été conservée, nous connaÍSsons une inscription (peut­ etre composée par Ambroise lui-meme) quí, autrefois, se lisait dana cette église; elle célebre la déposition de Nazaire, et de Na­ zaire seuJement: «in capite est templi vitae Nazarius almae I et sublime solum martyris exuviis)} 11. Mnsi l'énoncé de PauJin est confirmé par des données de provenance différente. TI faut conclure que son récit, bien qu'unique, rapporte deux événe-. ments distincts: d'une part, l'exhumation et le transfert des reli­

, H. Delehaye, Le8 origine8 da ouUe des marlyr8, Bruxelles 1912, p. 95.

8 F. Homea Dudden, The Lije and Temu oJ Sto Ambroae, 2 vo!., Oxford

1935, 1, p.

319.

, A. Pa.redi, S. Ambrogio e la aua eta, Milano 19601, p. 513.

8 M. Pellegrino, Paolino di Milano.

Vita di S. Ambrogio. Introduzione,

te8to

critico e note a

cura di -

(Verba Seniorum N.S. 1), Roma. 1961, pp.

97 ss.

• VOlr OorpuaIWJcriptionum Latlnarum v, p. 617, 5.

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ques de Nazaire, d'autre part, la découverte de la sépulture de Celse. Dans ce récit, Paulin a fait, croyons-nous, deux emprunts a Ae­ terna Ghristi munera. Pour le remarquer, il faut songer qu'un élément important du récit est constitué· par la basílica aposto­ lorum, le lieu ou va etre déposé le corps de Nazaire. Elle est men­ tíonnée deux fois, et, la deuxieme fois, avec cette précision que, la veille de la translation du corps de Nazaire ou peu avant 10, on y avait déposé les reliques des saints apótres. Or, si l'hymne Aeterna Ghristi munera célebre les soldats de Dieu qui, par leur martyre, ont triomphé du prince de ce monde, la deuxieme strophe fait bien voir qu'il ne s'agit pas de martyrs quelconques, mais des apotres: (j Ecclesiarum principes, I belli triumphales duces, / caelestis aulae milites I et vera mundi lumina ~ (v. 5 ss.). Élo­ quentes sous ce rapport sont les expressions ecclesiarum principes et vera mundi lumina; la derniere est une allusion a la parole de J ésus, adressée en premier lieu aux apotres: «vos estís lux mundi ~ (Ev. Matth. 5,14). L'hymne d'Ambroise cadre parfaitement avec cet élément impoftant de la narratíon de Paulin que constitue la basílica apostolorum. Nous aboutissons donc a constater la liaison de plusieura éléments. Nazaire et Celse ayant été martyrs et la gloire de la découverte ou du transfert de leurs reliques s'étant manifestée en relation étroite avec la gloire des apotres-martyrs, on ne saurait s'étonner que, dans le passage dédié a Nazaire et Celse, Paulin mette a contribution Aeterna Ghristi munera, et l'on est tenté de supposer que cette hymne en l'honneur des apo­ tres a été composée par Ambroise a l'occasion de la déposition de leurs reliques. Mais alora la question capitale se pose: Paulin a-t-il vraiment em­ prunté a I'hymne1 Y fait-il allusion dans son récit1 Nous incli­ nons a le croire. Le lecteur jugera jusqu'a quel point il peut nous suivre. Apres avoir rapporté la découverte de la sépulture de Celse, Paulin ajoute que les gardiens du cimetiere conservaient un se­ cret de famille qui leur interdisait de quitter ce lieu, parce que de grands trésors (magni thesauri) y étaient cachés. Et il commente

10 Les manuscrits hésitent entre pridie et pridem: voir Pellegrino, Paolino

di Milano, pp. 98 ss.

PAULIN

DE

MILAN

ET

LE

CULTE DES :MARTYRS

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laborieusement: «Et vere magni thesauri, quos non aerugo neque tinea exterminat neque fures effodiunt et furantur, quia custos eorum Christus est, et locus eorum aula caelestis, quibus vivere Christus fuit, et mori lucrum» (chap. 33). Le mot loous a été uti­ lisé probablement a cause du sens funéral qu'il peut comporter 11:

il signifie ici 'lieu de sépulture " en meme temps que ' séjour " ce dernier sens étant postulé par aula caelestis qui fait suite. L'expression aula Gaelestis se retrouve plus d'une fois chez Ambroise pour désigner la demeure du cíel: ainsi Expositio evangelii seGun­ dum Lucam v 108: « ••• eo quod tenera corporis cura luxuque et lasciviarum cupiditate mollitos nequaquam caelestis aula susci­ piat, ad quam durís laboriosae gradibus virtutis ascenditur». Maia étant donné le róle joué dans le récit par la basiliGa aposto­ lorum, on peut croire que, dans ce cas précia, l'emploi de l'expres­ sion a été suggéré a Paulin par la seconde strophe, citée plus haut, de l'hymne Aeterna Ghristi munera, strophe dans laquelle le troi­ sieme vers célebre les apótres comme caelestis aulae milites. Mais voici peut-étre un peu plus convaincant. Apres la translation des reliques de Nazaire Ambroise, d'apres Paulin, prononce un sermon dans la basílica apostoZorum. Un possédé, se trouvant dans l'assistance, s'écrie qu'il (e'est-a-dire le démon en lui) est tour­ menté par Ambroise. L'éveque se tourne vers lui: (j Obmutesce, diabole, quia non te torquet Ambrosius, sed fides sanctorum, et invidia tua, quoniam illue vides ascendere homines, unde tu deiec­ tus es; nam Ambrosius nescit infiari» (chap. 33). L'apostrophe revient a dire: 'Ce n'est pas Ambroise qui te tourmente: il ne s'arroge pas ce pouvoir; c'est la foi des martyrs, ainsi que ta ja­ lousie, qui ne peut supporter que d'autres montent au ciel dont tu as été chassé '. 11 nous semble que Paulin, réunissant un peu au hasard, dans les paroles pretées a Ambroise, les diverses cau­ ses du malheur de Satan, utilise pour l'une d'elles une expression tirée d' A eterna Ghristi munera, ou il est également question de la défaite du Malin: «Devota sanctorum fides, I invicta spes creden­ tium, / perfecta Christi caritas I mundi triumphat principem» (v. 21 ss.). De part et d'autre, c'est la meme expression: fides sanctorum, et sous l'angle d'une meme idée: letriomphe sur Satan.

11

E.

Diebls, lnacription68 Lati'nf.UJ ChriBtia'nf.UJ Vetel'68,

3

vol.,

Berolini

1969; voir Index, In, pp. 545 ss. avec de tres nombreux renvois.

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11 ne semble donc pas déraisonnable de trouver dans les paroles de l'hymne la source de Paulin 12. Ainsi nous constatons, semble-t-il, une certaine oonvergence. Pris en eux-memes, les éléments de notre construotion, a. savoir la place que la basílica apoatolorum oocupe dans le récit et les deux

• allusions, ne sauraient su:ffire a. établir une dépendanoe de Paulin par rapPort a. Aeterna Ohriati munera. Pris ensemble par contre, ils s'étayent mutuellement, et, tout en nous renseignant sur la source de Paulin, ns semblent aooroltre en meme temps, pour Aeterna Ohriatí munera, la probabilité d'une paternité ambro­ sienne.

11 nous reste un dernier probleme. Paulin, au chapitre 29, raconte qu'Ambroise déposa dans une nouvelle église de Florence les re­ liques des saÍnts Vital et Agrícola, exhumées a. Bologne: «in ea­ dem etiam civitate (= Florentinorum) basilicam constituit, in qua deposuit reliquias martyrum Vitalis et Agrícolae, quorum corpora in Bononiensi civitate levaverat}}. Le texte est clair:

deux corps furent exhumés. Mais a. bien lire ce qu' Ambroise avait dit du meme événement (Exhortatío virgínítatís 1, 1 ss.) on constate qu'il avait parlé de l'exhumation a. Bologne et de la dé· position a. Florence des reliques du seul Agríoola. Le début de l'Exhortatio, disoours qu'il pronon9a a. Florence a. l'oocasion de la déposition, pourrait se résumer ainsi: 'On m'avait prié de venir a. Bologne pour assister a. la translation des reliques du martyr:

«ubi sanoti martyris oelebrata translatio est l). J'apporte quelques­ unes de oes reliques oomme présent a. votre église (1,1). Le martyr s'appelle Agríoola: «martyri nomen Agríoola est l). I1 avait un esolave, Vital, qui, chrétien lui aussi, le précéda dans la mOrt (1,2). Agrícola fut oruoifié par les persécuteurs (1,5). Les deux martyrs étaient ensevelis dana le oimetiere des Juifs: la. nous avons cherohé et exhumé les restes du martyr (= Agrícola):

11 Pour la jalousie, que Paulin, da.ns les paroles prétées a Ambroise, dé­ nonce conune la seconde cause du ma.lheur de Satan, la source pourrait etre un autre taxte d'Ambroise, le De :p<J'I'Gdiao 12,54: _ Considerabat enim diabolus quod ipea, qui fuisset superioris naturae, in ha.ec saecularia et mun­ dana deciderat, homo autem inferioris creaturae sperabat aeterna Hoc eet ergo quod invidit, dicens: ' Iste inferior adipiscetur quod ego servare non potui? Ista de terris migrabit ad caelum, cum ego de caelo lapsus in tenas sim? .~.

-

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«illic igitur martyris exuvias requirebamus l) (1,7). Au moment ou noua rassemblions les cloua dont aon corps avait été pereé, on entendait pour ainai fue le martyr crier au peuple juif: mets tes maíns dans mon cóté, et ne sois pas incrédule mais fidele:

«clamare martyrem diceres ad populum Iudaeorum, oum clavos eins colligeremus: mitte manus tuas in latus meum et noli esse inoredulus sed fidelis l) (2,9) '. 11 ne peut y avoir de doute. Am­ broise parle des reliques d'un seul martyr; il mentionne bien la passion et la sépulture des deux; mais, pour l'exhumation et le don qu'il apporte a. Florence, il n'est question que d'Agricola. Le cas est dono analogue a. oelui de Nazaire et Celse, ou Nazaire aussi est seul a. etre transporté et déposé dans l'église. Oomment Paulin a-t-il pu se tromper si Iourdement, entramant

a. sa suite la ohrétienté et les érudits 13 ~ L' Exhortatio est-elle sa

seule source et ne l'a-t-il lue que superficiellement ~ Ayant vu qu'Ambroise parlait de deux martyrs, il aurait concIu un peu hAtivement que toua deux furent exhumés et transférés. Ou bien puisait-il dans un récit de passion et de translatíon qui ren­ chérissait déja. sur la version d'Ambroise~ Parmi les spuria am­ brosiens, iI se trouve en effet une lettre, manifestement calquée sur l'Exhortatio, mais avec cette différence que les deux martyrs sont exhumés 14. Le probleme se complique du fait qu'a. partir du passage sur le séjour d'Ambroise a. Florence, Paulin entre en soone personnellement (chap. 32 ss.). On en a conclu, non sanS quelque vraisemblance, qu'il était Florentin 15. Mais alors on peut tout naturellement présumer qu'il a assisté a. la cérémonie au cours de laquelle Ambroise presenta aux Florentins les reli· ques d'Agricola. Son récit s'écarterait donc tant du texte de l'Exhortatio que de sa propre expérience. Alors, a-t-il adapté ses 80uvenirs a. une certaÍne version des événements qui avait cours en Afrique 16 et qui serait a. mettre en rapport avec la Iettre

18 Voir Delehaye, Lea o~ 316 es.; Paredi, S. Ambrogio •. "

• , p. 94; Dudden, Phe Lije

'. 1, pp.

p. 499; Pellegrino, Paolitno eli Milano,

pp. 92 s. 16 Voir Migne, Patrología LatiM 17, 825-827.

.• , II, p. 7ló; voir auesi Paredi, S. Ambrogio .•• ,

p.499.

16 A partir de 410 au plus tard Paulin résidait en Afrique. C'est la qu'a la demande d'Augustin, il rédigea. se. biographie d'AmbroÍBe: voir Pelle­ grino, Poolino eli Milano, pp. 3 es.

16 .Ainsi Dudden, Phe Lije

.

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pseudo-ambrosienne que nous trouvons dans les 8puria? Ou bien encore, faut-il remettre en question ses origines florentines 1 Sana doute n'y a-t-il pas la. de quoi remettre en cause d'une f8.9on généra1e la véracité de Paulin, que chacun s'accorde a. recon­ naitre, mais peut-etre faudrait-il apporter aur cette question .~ quelques nuances.

MARIA BETTELLI BERGAMASCHI

Brescia e Milano alla fine del IV secolo

Rapporti tra Ambrogio e Gaudenzio

1 rapporti tra il vescovo di Breacia Gaudenzio e Ambrogio sono una manifestazione, nel IV secolo, degli intensi legami che le due chiese vicine intrecciarono nel corso della loro storia 1.

L'anonimo autore di una 1eggenda 2, probabilmente dell'vnI seco10,

fa risalire l'origine contemporanea delle due chiese all'apostolo

Barnaba, che avrebbe ordinato come primo vescovo, per en­ trambe le citta., Anatalone.

La leggenda, che tenta di presentare la chiesa bresciana gia. chía­ ramente configurata come sede vescovile fin dal suo primo na­ scere e non come semplice parte della chiesa milanese, non esita pero a metterne in evidenza lo stretto legame con la diocesi

di Milano.

La storia dei primi secoli di vita cristiana, sia a Milano che a Bre­ scia, ci e abbastanza oscura 3, per cuí non conosciamo quali rap­

porti intercorressero tra i cristiani bresciani e milanesi, dopo che anche Brescia ebbeuna sua sede vescovile. Quando le fonti in­ cominciano a parlare, siamo ormai ne1 IV secolo, al tempo di Ambrogio. Negli anni in cuí il governatore della provincia romana Emilia­ Liguria vive l'intensa preoccupazione di salvaguardare una situa­

1 Dopo il IV 86col0, una atretta relazione fra le due chiese e documentata al tempo di Ramperto di Breacia e di Angilberto TI e nel XliI aecolo (ef.

G. P. Bognetti, BrescW. carolingia, in Storia di BrescW. r, Brescia 1961, pp. 465 ss. e A. Bosiaio, Dal tramonto degli Svem alZa 8pedizione di En­

rico VII, ibi, pp. 692 ss.). 2 cr. Anonimi mediolaneMÍB UbellWJ (RIS l/n, Bologna 1942, pp. 18-19).

3 cr. E. Cattaneo, La chiesa bresciana delle origini, in Storia di Brescia

1, pp. 345-348.

l\fARCELLA FORLIN PATRUCCO - SERGIO RODA

Le lettere di Simmaco ad Ambrogio

Vent'anni di rapporti amichevoli

Il rapporto Ambrogio-Simmaco e stato finora esaminato alla luce di quello - piu ampio e articolato - tra cristianesimo e pa­ ganesimo nello scorcio del IV secolo 1: in tale prospettiva l'atten­ zione degli studiosi si e rivolta con interesse pressoché esclusivo alla disputa sull'altare della Vittoria, attraverso l'analisi dei con­ tenuti storici e politico-religiosi della Relatio m di Simmaco e delle Epp. xvn e xvm di Ambrogio 2. Ma sui rapporti tra Ambrogio e Simmaco - legati forse tra loro anche da vincoli di parentela 3 - possono, a nostro avviso, get­

1 Cí. in generaJe G. Boissier, La fin du paganiame. Etude 8ur lu dermeres lufle8 religieuses en Oooident au quatrieme siecle, París 1907; e i so.ggi rae­ colti ne II ronflitro era paganesimo e criBtianesimo nel IV 1J6C01o, o. curo. di A. Momigliano, trad. it. Tormo 1968.

11 Tra la vasta. letteratura. sull'a.rgomento ci limitiamo a ricorda.re qni, oltre ai vecchi lavori di J. Witzes, Dar Streit '110m der Altar der Vikeoria, Amsterdam 1936, e di L. MaJunowicz, De ara Victoriae in curia Romana quomodo oertatum Bit, Wilno 1937, gli studi piu reoenti di J. J. Sheridan, The Altar oj Viotory. Paganism'lI Last Battle, «L'ant. cl88s. », 35 (1966),

Vittoria era pagani

e cristiani ne1 IV 8eoo1o, in Studi storioi in onore di G. Pepe, Ba.ri 1969, pp. 103-126; H. A. Poh1sa.nder, Vict01'1l: eñe Story oj a StatUlj, «Historio ,

18 (1969), 588-597; F. Canfora, Simmaoo e Ambrogio o di un'antioa ron­ troversia 8ulla tolleranza e 8ull'intolleranza, Bari 1970; R. KleÍn, SymmaohU8:

eine tragiBohe Ge8talt des ausgehenden Heidentums, Darmsto.dt 1971; Id., Der Streit '110m den Victoriaaltar. Die driete Relatio des Symmaohus und die Brieje 17, 18 und 67 des Mailander Bi8chojll AmbrOBius (Einf., Text, Übers. und Erl.), Darmstadt 1972 ¡ una panoro.mica della letteratura vecchia e nuova sull'argomento ora. in F. Zudd88 del Chioca, Ra88egna di studi simmaohiani, «St. Romani t, 20 (1972), 526-540, e partic. 531-534. 8 Su tale questione cí. da. ultimo le considerazioni di S. Roda, Simmaoo nel gioco politioo del BUO tempo, SDill, 39 (1973), 53-114, e partic. 68-69,

n.60.

186-206; F. Canfora, Sulla controversia per l'altare della

LE LETTERE DI SIMM.ACO AD AMBROGIO

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tare nuova luce le otto epistole inviate dall'oratore ad Am­

brogio che compaiono nellibro m dell'epistolario simmachian0 4 :

sono tutte lettere di raccomandazione, generiche e per lo piu

di limitato interesse storico, tuttavia estremamente significa­

tive nella misura in cui testimoniano il perdurare di relazioni amíchevoli tra í due in un arco di tempo ben piu protratto di quello tradizionalmente preso in considerazíone e in alterne vi­

cende politico-religiose.

Le prime due, verosímilmente quasi contemporanee, sollecitano

favori in vantaggio di un Sallustio 5: qualora costui fosse da

identificare, come vorrebbe lo Chastagnol, con l'Aventius pre­ fetto urbano nel 383-384 o nel 387 6, la datazione delle due epistole andrebbe riportata a un'epoca di molto anteriore a tale data, sembrando fuor di dubbio che esse si riferiscano a un personaggio agli inizi della camera. Pressoché impossibile, invece, l'identifi­ cazione dei «viri laudabiles» Dorotheus e Septimius, che Sim­ maco raccomanda nelI'Ep. m,32 7, e quella dell' Eusebius, «adu­ lescentiae prolapsus errore », per il quale viene richiesto ad Am­ brogio di intercedere presso l'imperatore 8.

Di maggior interesse per lo storico El l'Ep. m,34, nella quale

Simmaco chiede ad Ambrogio di usare il suo «religiosum inter­ ventum» in favore dell'ex-governatore della Liguria ed ex-vi­ cario d'Africa Magnillo 9: amico e corrlspondente di Simmaco 10, costui fu trattenuto in Africa al termine del suo mandato vi­

, Simm., Epp. m, 30-37, oo. O. Seeck, MGH,.Aa VI, 2, Berolini MOMLXI,

pp. 80-82.

11 Simm., Ep. m, 30: «So.llustio amico meo multa aponte tribuisti. Nunc adice, quae supersunt, ut ego quoque partero benefioü o.deptus existí­ mer Ep. m, 31: «Itero postulatum pro So.llustio amico meo et, ut ip­ se a.dseveraati, a te quoque in cura.nl dudum recepto •. e Cí. A. Chaatagnol, Les jastes de l a Préjecture de Rome au Bas-Empíre, París 1962, pp. 216-218, ove si fa il punto aulle complesse questioni ine­ renti tale personaggio. 1 Simm., Ep. m, 32: «Fratres mei Dorotheus et Septimius muda.biles viri ll.Ilfl,Ill tUa.nl epistula.nl pertulerunt t. e Simm., Ep. m, 35. 8 Simm., Ep. m, 34: «Nosti optimi viri maturitatem ceterasque artes bonas, qnibus etiam tuum a.:ro.orem, cum Liguria.nl gubernaret, adtraxit, et ideo apud te rOOundantis est opera.e lo.udare oompertulll t. 10 Sirnrn., Epp. v, 17-33.

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286 MARCELLA

FORLIN

P ATRUCCO

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SERGIO

RODA

LE

LETTERE DI SIMMACO AD AMBROGIO

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cariale, quasi sicuramente a causa di una inchiesta istruita sul suo operato ll. Di qui la richiesta di intervento da parte dell'ora­ tore ad Ambrogio, la cui intercessione (unita con ogni probabi­ lita a quella di altri autorevoli personaggi pure interpellati da Simmaco) permise in seguito a Magnillo di andare assolto, an­

data alla quale il Codice Teodosiano testimonia un altro vicario d'Africa 15, rappresenterebbe il documento da ritenersi con un certo grado di sicurezza cronologicamente il piu tardo attestante il perdurare dei rapporti di amicizia tra Ambrogio e Simmaco, non solo dopo e nonostante la questione dell'altare della Vittoria, ma anche indipendentemente dalle situazioni politiche contin­ genti: l'epistola risale infatti, con ogni verosimiglianza, al tempo dell'usurpazione di Eugenio, durante la quale in un modo o nell'altro sia Ambrogio sia Simmaco si tennero per quanto pos­ sibile in disparte, evitando di prendere una decisa posizione in favore o contro l'imperatore legittimo 16. Per Simmaco, in partico· lare, le ragioni della cauta e tiepida adesione all'avventura di Eugenio -limitando l'oratore in quegli anni i propri atti pubblici all'allestimento dei giochi questorii del figlio 17 - vanno proba­

.che se i sospetti circa la sua condotta non vennero - del tutto dissipati 12.

sembra ­

Il

vicariato d'Africa di Magnillo, appena concluso al momento

in

cui Simmaco scrive ad Ambrogio «< frater meus Magnillus

vicaria potestate per Africam functus »), ci e testimoniato da una legge del 19 giugno 391 13, il che riporta evidentemente l'Ep.

m,34 a un periodo successivo a tale data. Il termine post quem, tuttavia, va forse ulteriormente ritardato: Simmaco infatti ri­ volse piu volte a Magnillo richieste di appoggio per l'opera di allestimento dei giochi questorii del figlio Memmio, a cui egli

si dedico negli anni tra il 392 e 393 14, richieste che meglio si giu­ stificano supponendo che Magnillo ricoprisse ancora in tali anni

16 n primo vicario attestato dalle fonti dopo Magnillo e un certo Hierius,

a

cui e indirizzata la legge Cod. Theod. XVI, 2, 29 del 23 marzo 395: cf.

la

carica di vicario. In ogni caso l'Ep. m,34, datandosi in un arco

di

tempo che va all'incirca dal 392 ai primissimi mesi del 395,

11

Sinun., Ep. lIT, 34: ~ Quare inpendio peto

religiosuro pro eius

reditu interventum digneris adhibere, quo tandem patriae restitutus Ion· gae peregrinationis iniuriam desiderata quiete conunutet •. 12 Siamo in possesso di un'epistola anepigrafa (IX, 122) in cui Simmaco,

ringraziando lo sconosciuto destinatario per essere intervenuto in giudizio

a favore di Magnillo (<< Praesmnebam quidem iustitiam tuam fratris mei Magnilli sinceris actibus adfuturam, sed fide cognitionis audita, quam bo· nis omnibus adventantium sermo patefecit, admodum gratulatus sum, quod illi aequum iudicem fortuna praestitit. Ago igitur gratias pro aInici nostri securitate, cuius innocentissimam vitam sententiae testimonio com· probasti ~), aggiunge tuttavia: ~spero contemplatione tua brevi ceteras infortunii eius reliquias submovendas. Itaque ut promptius partes inge. nitae tibi aequitatis adripias, precator accedo, me:rnor semper futurus beneficii tui, si euro, quem constanter purgare dignatus es, tandem se· curitas plena respexit •. 18 Cod. Theod. X, 17. 3. 14 Simm., Epp. v, 20-22. Sull'organizzazione dei giochi per la questura di

Menunio, cf. pure Si:rnm., Epp. 11, 46, 76, 77; v, 59; IX, 117. In generale si vedano G. Ville, Les jeux dea gladiateurs dans l'empíre ohrétien, MAEF (R), 12 (1960), 275-335, partic. 297-302; J.P.V.D. Balsdon, Lije aná Lei· sure in Anoient Rome, London·Sydney.Toronto 1969, pp. 263-264, 298,

306-314; Roda, Simmaoo

, pp. 99-101.

A.H.M. Jones . J. R. Martindale . J. Morris, The Prosopography oj the Later Roman Empíre, 1, Cambridge 1971, S.V. Hierius 6,431, 1080. SuUa carriera di Magnillo cf. PLRE, s.v. Magnillus, 533. 18 Su Eugenio cf. da ultimi J. Straub, Eugenius, in RAC VI, Stuttgart 1966, coll. 860-877; A. Lippold, Theodosius der Grosse und seine Zeit, Stuttgart.Berlin·Koln·Mainz 1968, pp. 38-43; J. Ziegler, Zur religiiiBen

Haltung der Gegenkaiser im 4.Jh.n.Chr., Kallmün.z 1970, pp. 85-104. Sull'atteggiamento di Ambrogio nei confronti dell'usurpatore, cf. l'analisi dei testi condotta da G. Lo Menzo Rapisarda, La personalitd di Ambrogio nell'epistola LVII, «Orpheus~, 19 (1972), 3-47. L'A. si chiede il motivo per cui Ambrogio, mentre sembra esprimere piena. accettazione dell'ascesa. al trono di Eugenio, scrivendogli nell'autunno del 393 (Ambr., Ep. LVII), accomuni in seguito costui e Massimo nella medesima condanna (Ambr., Ep. LXI a Teodosio; cf. Id., De ob. Theoá. 39, dove il vescovo pone Eugenio

insieme a Massimo, «in infemo

rUIn sit arma suis principibus inrogare »); la spiegazione della Lo Menzo Ra· pisarda, che l'atteggiamento di Ambrogio mutasse a causa dell'aperto

appoggio dato da Eugenio al partito pagano e che il vescovo vedesse «in lui delusi e traditi i tradizionali ideali romani di tolleranza ed equi· librio ~ (ib., 13), ci pare assru poco convincente: e un'ingenuita tentare di discernere :rnotivazioni di ordine psicologico laddove esistono soltanto chiarissime ragioni di opportunita politica. Appare infatti assurdo supporre che Ambrogio potesse scrivere in tono diverso a Eugenio nel momento in cui costui controllava tutta l'Italia; d'altra parte, la condanna aperta degli usurpatori viene formulata quando ormai e mutata la temperie po· litica. 17 Circa il restauro del tempio di Flora che sarebbe stato compiuto in

docentes exe:rnplo :rniserabili, quam duo

288 MARCELLA

FORLIN PATRUCCO

-

SERGIO

RODA

bilmente ravvisate nel ricordo ancora recent,e delle conseguenze negative dell'aperto appoggio da lui dato all'usurpatore Magno Massimo, che aveva avuto ripercussioni deleteríe, attírandogli contro la collera imperiale, sul suo precedente prestigio e sulla sua aseesa politica 18. -A un periodo ancora posteriore andrebbe ríportata secondo il Seeck - che si fonda peraltro su argomenti debolissimi 19 - l'Ep. m,36, in cui Simmaco afferma di aver appreso dal prefetto dell'annona Caecilianus che un certo Pirata e il suo proeurator erano ricorsi al tribunale ecclesiastico presieduto da Ambrogio per la risoluzione di una causa patrimoniale in cui tale funzionario era cornvolto, e invita il vescovo ad astenersi da tale giudizio lasciandolo a un tribunale civile 20: il che, se da un lato suona in aperta polemica con la prassi, ormai generalizzata dopo la precisa normativa costantiniana in merito, del ricorso all'« episcopalis audientia l) anche nelle cause civili 21, sembra tuttavia sottendere

quegli anni a spese dei Sim.machi - secondo quanto si riteneva di poter dedurre dal Oarmen contra PagOhltlNJ - ef. par es. H. Bloch, La, rinaseita pagana in Occi<knte alZa fine del aeoolo IV, in. Il oonflitto jra paganeBimo e ~mo ••• , p. 207; le eonelusioni di L. Cracco Ruggini, Il pagane­ Bimo romano tra reUgione e política (384-394 d.O.). Per una reinterJYf'eta­ zione del «Oarmen oontm paganos &, di prossiroa pubblicazione in Ead., Politica. ideología e religione nelZa cultura tardo-imperiale, La Nuova Italia, Firenze 1975, modifieano pero totalmente i termini del problema.

18 Cf. Roda, Simmaco

18 Cf. Seeck, pp. CXXIX e OOVIj egli deriva la datazione dell'Ep. m, 36 da quella dell'Ep. IX, 58, inviata da Sinunaco a Ceciliano quando costui ancora rivestiva la earica di prefetto dell'annona ricordata nella lettera ad Ambrogio: I'Ep. IX, 58 viene datata dal Seeck al 397 esclusivamente sulla base della sua teoría secondo la quaIe le lettere dei librí VIII e IX dell'epi­ stolario simmachiano furono direttamente pubblicate dal figlio Memmio dalle minute conservate negli archivi di Simmaco, e che quindi le lettere, scritte sotto dettatura dagli scrivani su achedulae che contenevano parecehie minute, sono da collocarsi a gruppi nel medesimo periodo di tempo; sull'arbitrarieta. di tale metodo di determinazione cronologiea ef. Roda,

, pp. 83-85 e

110.

Simmaco .•. , 54-55. to Shrun., Ep. m, 36: ~sunt legas, sunt tribunalia, sunt magistratus, quibus litigator utatur salva conscientia tua •. 21 Sull'argomento cf. G. Masi, L'udienza epiacopale nelle cause laiche da Ooatantino ai Franohi, ~Arch. Giur.•, 1939, 86-191: piu in generale, J. Gaudemet, L'EgliBe da/M l'Empire Romain (IV'-V' aiecles), Paris 1958, pp. 230-240; e, da ultimo, W. Selb,« EpiacopaliB audientia» oon der Zeit

LE LETTERE DI SIMMACO AD AMBROGIO

289

all'opposizione ideologica la convinzione, da parte di Simmaco,

di poter piu agevolmente usare della propria influenza sopra i

membri di un tribunale laico 22. Non e in ogni caso possibile proporre per l'epistola una data precisa, al di la den'evidente terminus post q'IUm rappresentato dall'elezione episcopale di Ambrogio nel 374: vi manca infatti qualsiasi elemento di datazione, né puo considerarsi tale la pre­ fettura di Ceciliano, che peraltro i recenti studi prosopografiei

collocano nel 397 proprio sulla base di questa e di altre lettera

di Simmaco attribuite a tale arulO dal Seeck 23.

Problemi di datazione piu ardui presenta l'Ep. m,33 nella quale Simmaco, rinnovando una richiesta gis. oggetto di una lettera pre­ cedente 24, esortaAmbrogio a intercedere in favore di un Marciano,

« vir optimus sed invidia tYTannici temporis involutus »: a eo· stui era stato imposto infatti di risarcire l'ammontare delle an­

'lUYrUJ,e ricevute - durante appunto il «tyrannicum tempus l) - al­ lorché aveva ricoperto un inearico di governo. Le scarse dispo­ nibilits. economiche non permettevano pero a Marciano - a detta

di Simmaco - di pagare gli « annonarum praetia », dal cui risar­

cimento l'imperatore aveva del resto dispensato moltí «iudices eiusdem temporis» 25. L'eventuale intervento di Ambrogio era

quindi destinato a un faeiJe successo, potendo giovarsi degli « exempla aliorum ».

Konatantw bis zur Nov. XXXV Valentiniane 111, ~Zeitschrift der Sa­ vigny-Stiftung für Rechtsgascruchte », Rom. Abt. 84 (1967), 162-217. 82 Cf. le considerazioni svolte in J. A. Me Geachy, Quintus Aurelius Bym­ machus and the Senatorial AriBtocracy oj the West, Chicago 1942, pp. 150-151; piu in generale, sulla eorruzione dei tribunali civili, cf. F. H. Dudden, The Lije and Times oi Bt. Ambr08e, 1, Orlord 1935, pp. 121 sa.; A. H. M. Jones, The Later Roman Empire (284.602), Orlord 1964, pp. 479-484. llII er. A. Chastagnol, La JYf'éjecture urbaine ti Rorne 80U8 le BaB-Empire, Paris 1960, p. 466. lI4 Simm., Ep. m, 33: «Licet arbitrer, superioras litteras meas quibus, ut fratrem meum Marmanum ab iniuriis vindices, postulavi, in manus tuas esae delatas, abstinere tamen etiam secunda petitione non debui ~. 26 Ibídem: «••• ut necessitatem viri optimi sed invidia tyrannici temporis involuti praecatio gominata testetur. quare rursus te ad amiei defensionem exortor, cuius tenuitas orta ex h~tegritate I~on patitur, ut aWlOnarum prae­ tia possit exsolvere, quae iam muItis eiusdem temporis iudieibus imperia. lis clementia relaxavit •.

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PATRUCCO

~ SERGIO

RODA

Marciano - destinatario anche di alcune epistole simmachiane 26 ­ e forse da identificarsi con il vicario di una diocesi occidentale (molto probabilmente la stessa Italia) attestato da una legge del 22 marzo 384 27; a Marciano accenna inoltre l' anonimo Carmen contra paganos, rimproverandogli di ayer abiurato la fede cri~ stiana - su istigazione del personaggio contro cui il Carmen me~ desimo e rivolto - per poter ottenere un proconsolato 28. Secondo l'interpretazione piu comune degli studiosi, che individuano in Nicomaco Flaviano Senior il bersaglio del Carmen contra paga~ nos 29, il proconsolato di Marciano si collocherebbe cronologica~ mente tra il 393 e il 394, al tempo dell'usurpazione di Eugenio,

28 Sirom., Epp. VIII, 9; 23: 54; 58: 73. Si tratta per lo piil di epistole dal contenuto sca.rsa.mente significativo. La prima, datata dal Seeck (pp. CXcI-cxom) al 375 con argomenti per nuUa convincenti, e un invito da parte di Simmaco a Marciano a introociare rapporti di amicizia; la seconda contiene un elemento di datazione, in quanto Simm.aoo in essa allude a se stesso come ex-console: la lettera va collocata quindi in un'epoca poste­ riore al 391. Tutte le a!tre sono semplici biglietti di saluto, con generici accenru a una malattia sofferta da Sirnmaco e dal figlio Mernmio; anche per queste ultime la datazione al 396, proposta da! Seeck (pp. CXCVI, CXCIX,

• , p. 268), e da considerarsi

priva di ogni concreto fondamento. 27 Ood. Theod. IX, 38, 7; la legge e indirizzata Marcianum vic(arium), &enza l'indicazione della diocesi. Propendono per la diocesi italiciana, pur con molta cautela, L. Cantarelli, La diooesi italiciana da DiocZeziano alZa fine deU'impero occidentale, ~Studi e doc. di storÍa e diritto)}, 22 (1901), rist. anast. Roma 1964, p. 101; Seeck, p. OXLII; Chastagnol, Fastea

, p. 288; mentre i compilatori della PLRE, s.v. Marcianus 14, p. 555, pensano genericamente a una diocesi occidentale. Da ultima, con nuove e solide argomentazioni che nascono nell'ambito di una reinterpretazione del Oarmen contra pagl1!nOS cui ancora accenneremo, propende a conside­ rare Marciano « vicarius ltaliae JI- nel 384 la Cracco Ruggini, 11 paganeaimo

romano ••• 28 Oarmen contra paganos, vv. 84-86, oo. G. Manganaro, « Nuovo Didaska­

pía foedera Leges I Leu­

cadium fooit fundos curantem Afrorum I perdere Marcianum sibi procon·

sul ut esset ». 'o Th. Mommsen, Oarmen codicis Pari8ini 8084, «Hermes 1>, 4 (1870), 350-363; H. Bloch, A New Document oJ the Last Pagan Revival in the Weat,« H. Th. Rev. t, 38 (1945), 199-244, e partic. 230-233; J. F. Ma.tthews, The Historical Setting oJ the Oarmen contra Paganos (Ood. Par. 8084),

en) e ripresa dallo Chastagnol (Fastea

leion &, 11

(1961), 23-45: «Solvere qui voluit

(' Historia », 19 (1970), 464-479.

LE

LETTERE DI

SIMMACO AD

AMBROGIO

291

allorché Flaviano reggeva la prefettura del pretorio dell'Illirico

e

dell'Italia 30.

Il

«tyrannicum tempus» cuí Simmaco allude nell'Ep. m,33 sa­

rebbe appunto riferito al regno di Eugenio, e l'imposizione a Mar~

cíano di restituire le annonae ottenute in qualita di proconsole sarebbe coordinata con l'azione repressiva di Teodosio dopo la vittoria del Frigido. Recentemente pero, con nuovi e fondati argomenti, L. Cracco Ruggini ha dimostrato come la violenta polemica del Carmen contra paganos sia indirizzata non contro Virio Nicomaco Flaviano, ma contro Vettio Agorio Pretestato, leader prestigioso della corrente pagana legata ai nuovi culti im­ portati dall'Oriente 31. Cio rende ornamente complesso il pro~ blema dell'identificazione del Marciano del Carmen con l'amico

di Simmaco: Pretestato mod infatti nello scorcio del 384; il pro~

consolato (quasi sicuramente d'Africa), pretesa causa dell'abiura, non puo quindi farsi risalire a una data molto posteriore. D'altra parte la carica di governo ricordata nell'epistola simmachiana era ancora rivestita da Marciano al tempo della caduta di un usurpatore: vale a dire nel 388, se l'usurpatore in questione e Massimo, nel 394, se si tratta invece di Eugenio. In entrambi i casi lo spazio cronologico e eccessivo, né si puo supporre che Mar~ ciano abbia mantenuto il proconsolato senza interruzione dal 385 al 388, dal momento che e attestato come proconsole d'Africa dal settembre del 385 al giugno del 386 un certo Messianus 32.

Ove non si voglia contemplare la possibilita che il Marciano del Carmen e quello dell' Ep. m,33 siano due persone diverse, si e costretti a formulare una serie di ipotesi, tutte tanto ampiamente plausibili quanto difficilmente verificabili. Nell'epistola di Sim~ maco, in primo luogo, non viene indicata specificamente la carica ricoperta da Marciano, salvo l'accenno ai «multi iudices»

90 Cf. PLRE, s.V. ViMUS Nicomoohus Flavianus 15, p. 348. al Su Pretestato cí. T.W.J. Nicolaas, Praete:&tatus, Nijmegen-Utrecht 1940; P. Lambrechts, Op de grens van Heidendom en Ohristendomn h6t graJ­ schriJt van Vettius Ag0riU8 Praetextatus en Fabia Aconia Paulina (Med. Ron. VIaamse Akad. 17), Bruxelles 1955; G. Polara, Le iscrizioni suZ cippo tombale di Vezzio Agono Preteatato, «Vicruana~, 4 (1967), 42-65¡ PLRE, s.v. Vettius AgOMUS PraetextatUB 1, pp. 722-724. 3S Ood. Theod. x, 1, 13; cf. Agostino, O. Litt. Petil. nI, 25, 30: «Manioheos Messianus proconsul audierit post consulatum Bautonis •.

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FORLIN PATRUCCO

SERGIO

RODA

ai quali - come a Marciano - era stato prima imposto di rifon· dere le amwnae e poi condonato il risarcimento grazie alla ele· menza imperiale: il termine iudex, pero, se e usato nella maggior parte dei easi come sinonimo di governatore di provincia (cor­

rector, praeses, consularis o proconsul), non infrequentemente de­

'Signa altre cariche statali cuí competeva un potere giurisdizio­ nale 33. Nulla impedisce quindi di ritenere che Marciano, ottenuto il proconsolato d'Africa poco prima o subito dopo la morte di Pretestato, lo lasciasse prima del settembre 385, per rivestire in seguito, durante l'usurpazione di Massimo, una carica a noi seo· nosciuta alla quale appunto farebbe riferimento Simmaco nella lettera lid Ambrogio. Dovrebbe trattarsi in ogni caso di una carica di prestigio pari o superiore a quella di proconsole, non easendo supponibile un re­ gresso nella carriera: da non escludere, per esempio, la prefettura del pretorio «Italiae, Africae et Galliae », alIa cuí guida le fonti non attestano alcun personaggio tra il maggio 387 e il giugno 388 34 Pia difficile la possibilita di una iterazione del proconso· lato d'Africa, che sarebbe un caso unico nella storia di tutto il

IV secolo; mentre sono attestati alcuni casi di proconsolato d' A­ frica rivestito a pochi anni di distanza dal proconsolato d'Acaia 35.

33 Sinnnaco, oltre a usare spesso taJe terntine par disegnare un governatore

di

provincia (Epp. v, 59: IX, 3 e 136), lo riferisce indifferentemente anche

aJ

prefetto urbano (Ep. VI, 47), al prefetto del pretorio (Epp. VI, 12;

IX, 25), a un altro funzionario forse identificabile cOn il que8tor Bacri pa­ latíi (Ep. VI, 33). Per l'uso del termine cf. in generale F. Bozza, Iude:r:,

in Diz. Ep. IV, pp. 158-168.

M Dopo il 19 maggio 387, data dell'ultirQa. attestazione di Flavius Eusi. gnius come prefetto del pretorio dell'ltalia e dell'Dlirico (God. Theod. XI, 30, 48), Occorre risaJire fino aJ 14 giugno 388 per trovare un prefetto del pretorio per l'ltalia (Trifolius, ricordato in God. Theod. XVI, 5, 15), e al 14 gennaio 389 par trovare un prefetto del pretorio delle Gallie (Con­ stantianus, in God. Theod. xv, 14, 8). Cf. in generale A. H. M. Jones, Golle­

giate PreJeof¡¡¡,re8, JRSt, 54 (1964), 79-89; PLRE, s.v. FlaviUB EitBigniUB,

pp. 309·310; TriJoliUB, p. 923; GOnBtantianu8 2, p. 222.

3Ii Publius Ampelius fu proconsole d'Achaia attorno agli anro 359·360

(l. G. XII, 9,907 S.I.G. 905) e proconsole d'Africa nel 364 (God. Theod.

XIII, 5, 10 dell'8 maggio 364): cf. PLRE, S.v. PubliUB AmpeliUB 3, p. 56. Postumius Rufius Festus Avierous fu anoh'egli prima prooomul Aohaiae

(l. G. m, 635) e poi prooonBul Ajriooe in date che non e possibile definire:

cf. PLRE, S.v. POBtumiUB RufiUB Fe8tuB Bigno AvieniuB, p. 336.

LE LETTERE DI SIMMACO AD AMBROGIO

293

Marciano avrebbe potuto quindi rivestire il proconsolato d'Acaia grazie all'appoggio di Pretestato e quello d'Africa al tempo di Massimo: ipotesi questa che ha il vantaggio di non incontrare ostacoli cronologici, non essendo testimoniato tra il 376 e il 395 alcun proconsole d'Acaia 36. E impossibile invece supporre il con­ trario, cíoo il proconsolato d'Africa prima di quello d'Acaia, dal momento che quest'ultima provincia, benché dipendente dalla «ppO Italiae Illirici et Mricae l), non fu mai nella afera di influenza di Massimo 37. Essendo tanto vasta, come si e visto, la gamma di ipotesi che possono essere avanzate, non e possibile determinare con sicu­ rezza a quale dei due 'tempi tirannici' alluda la lettera in que­ stione. Ma nel periodo immediatamente successivo alla morte di Massimo nel 388 meglio si collocherebbe, a nostro amso, l'intervento di Simmaco presso Ambrogio: l'oratore infatti ve· deva alIora gravemente compromesso il suo prestigio, scosso dalI'aperto appoggío dato all'usurpatore. Ne fanno fede aleune lettere dirette a Nícomaco Flaviano Senior nel 388-389, in cuí Simmaco chiedeva all'amico di intercedere preaso l'imperatore affinché intervenisse in suo favore in una causa relativa alle sue proprieta in Sicilia 38. E Flaviano - cuí peraltro Simmaco mede­ simo aveva raccomandato di non esporsi troppo per perorare la causa di chi, come lui, era in disgrazía 39 - dovette ríspondere consigliandogli di attendere tempí migliori per inoltrare la sua ri­ chiesta, al che l'oratore ribatté con una lettera di tono durissimo, deluso di non aver ottenuto un perdono ímmediato su cuí con­

86 Dopo il proconsolato di Acaia di Pretestato negli anni 362-364 (God.

Theod. IX, 16, 7 del 9 settembre 364; Anuníano Marcellino XXII, 7,6:

Zosimo IV, 3, 3), ancora nal 364 la carica. passo forsa a Un certo OlympiUB, c01I\e se1I\bra. di poter dedurre da a.loune epistole di Libarúo (Epp. 1258; 1264; cf. PLRE, s.v. OlympiUB 9, pp. 645-646). Attorno al 376 - 1I\a. la.

datazione e tutt'aJtro che mcura. - e poi attestato

un Anatolius (cr. PLRE, p. 61); dopo Anatolius il primo proconsole d'Acaia. ricordato dalle fontí El Antiochus nel 395 (cr. PLRE, p. 72).

8'1 Cf. E. Stein, HiBtoire du Baa.Empire, éd. fran". par J. R. Palanque, 1, Paris-Bruges 1959, pp. 202-207. BS Simm., Epp. II, 28, 30, 31. 89 Ep. n, 31: ~scio te amicum iustitiae et IlJT\ltntem mei, et vereor, ne suscipiaB ullum pro absentis existimatione certamen atque in te aJiqua odia detorqueas, peto igitur, ut quiescas ».

come proconsole d'Aoaia.

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FORLIN

P ATRUCCO

-

SERGIO

RODA

tava, non avendo forse valutato appieno la gravita della sua po­ sizione 40: la sua oolissi politica era infatti tale da indurre anche Flaviano, che pure gli era legato da vincoli di solidarieta anche politica e culturale 41, a non rischiare un'opera di intercessione per timore di compromettersi. In tempi cosi difficili era - cí sembra ' políticamente' opportuno per Simmaco rivolgersi proprio a chi, come Ambrogio, aveva

un passato limpido, essendosi Bchierato fin da principio e Benza

pOBsibilita di equivoci Bulla sponda degli oppositori di Massimo 42:

tanto pili opportuno poi, qualora si consideri che la questione su

cui veniva richiesto l'intervento del vescovo coinvolgeva un per­

sonaggiopericolosamente compromesso con il regime dell'usur­ patore e in favore del quale Simmaco non poteva nulla, non es­ sendo diversa né meno grave la sua propria compromissione.

Di datazione sicuramente tarda, intine, e l'ultima delle lettere

di Simmaco ad Ambrogio: qui l'oratore si fa portavoce di una richiesta di raccomandazione presso il vescovo avanzata da} medico Dusarius in favore di un suo parente 43. Il nome di questo personaggio da scrivere, come sembra ormai certo, nella forma greca Dysarius 44 compare, oltre che in un'al­

40 Ep. II, 28: «argue, ut vis, rerum oonsilia post exitum et mihi vitío verte, quod oontemptum suí pra.efeotura. oonquesta esto facHe acousatur deser­ tus auxilio; atque ideo in me recipere malo enoris confessionem, ne aut amicos neglegentíae aut adversatos asperitatis incessam. fuerit forlunae non consoientia.e mea.e, ut viotus víderer, qui neodum coeperam litigare. at etiam soribis, oausis similíbus abstinendum. vides quantum lioeat even­ tui. oblitus es morum meorum. ego vero solita.e vereoun,dia.e ignavum quo­ que íungam timorem et litteris tuis agam gratias, qua.e me deposita iuris et amioorum fiducía ad omnium iniuriarum silentíum oohorlantur~.

41 cr. L. Cracoo Ruggini, Simboli di battaglia fiJeologiea nel tardo ellenÍBmo (Roma, Atene, 008tantinopoli: Numa Empedocle Oristo), in Sfludi 8toM O. Bertolini, Pisa 1972, pp. 177·300, e partio. pp. 242-247. Secondo quanto e possibíle dedurre dalle attestazioní epigrafiohe (of. ad es. C.I.L. VI,

1782 I.L.S. 2947) in cuí non compare aloun aooenno a saoerdozi e culti

orientali, Virio Nioomaoo Flaviano doveva appartenere, oome Simmaco,

all'ala tradizionalista del paganesimo romano. 42 Cf. H. von Campenhausen, AmbroaÍU8 von Mailaru1 ala Kirohenpo­ litiker, Berlín und Leipzig 1929, pp. 162·166, 217·218; .:r.R. Palanque, Saint AmbroÍBe et [,Empire romain, París 1934, pp. 122-129, 168-176.

43

Simm,., }i]p. TIT,

37.

44 Cf. da. ultimo le considerazioru di N. Marinone, Il mediDo DÍBario in Simmaoo e Maorobia, « Maia ~, 25 (1973), 344·345.

LE LETTERE DI SIMMACO AD AMBROGIO

295

tra epístola sirnmachiana 45, anche nei Saturnalia di Macrobio 46:

doveva essere nato intorno al 330, se nel 384, data drammatica dei Saturnalia, aveva certamente gia passato la cinquantina 47. La lettera di Simmaco, nella quale Dysarius, indicato come « cla­ rissimus vir, qui inter professores medendi summatem iure ob­ tinet locum », sembra essere al culmine di una brillante camera,

va quindi collocata negli anni tra il 395 e il 397: parrebbe in ogro

caso da preferire una datazione intorno al 390, dal momento che si trattava di un personaggio ancora nel pieno dell'attivita pro­ fessionale. Le epistole di Simmaco ad Ambrogio si collocano dunque, come si e visto, in un arco di tempo di circa un quarto di secolo: un periodo, quello del IV sooolo exeunte, denso di complessi eventi politici, di roventi controversie religiose e di aspri conflitti so­

ciali. Il persistere dei rapporti di amicizia tra i due (attestato

dallo scambio epistolare) in mezzo e nonostante tali vicende, prova come le dispute político-religiose, che pure li avevano visti schierati quali primi attori su posizioni opposte, non aves­ sera in fondo minimamente scalfito la sostanza dei loro legami. L'apparente contraddizione tra la' dimensione' pubblica e quella privata, tra la disputa ufficiale e i rapporti personali, si risolve qualora si tenga conto che una profonda solidarieta di classe univa questi personaggi dell'alta aristocrazia, e che la coscienza di ap­ partenere alla medesima élite sociale, tanto pili forte in quanto comuni interessi culturali e economici fungevano da elementi

di salda coesione, prevaleva in loro sulla differenza di fede re­

ligiosa, pur espressa di fronte all'opinione pubblica nei toni della violenta e estenuante polemica. Studi recenti hanno dimo­ strato del resto come in questo periodo, anche sul piano ideolo­ gico, cristianesimo e paganesimo, integrati nel medesimo con­ testo sociale, politico e culturale, vivessero in un rapporto so­ stanzialmente aperto e pacifico 48: tolleranza e convivenza di

4. Siln,m., Ep. IX, 44.

48 cr. a.d es. Ma.crobio, Sato VII, 4, 3; 7, 13; 8, 7; lO, 1 eto. In. proposito cr. pure A. Cameron, The Date aru1 Identity al Maorobiua, .TRSt, 56 (1966),

25-38, e partic. 34.

47 Macr., Sato VII, lO, 1. er. Marinone, Il medioo Disario

, p.

344.

48 Cf. Cracoo Ruggini, SimboU ••. , pp. 179·180, 189-195, 288 e la ricea

296 MARCELLA

FORLIN PATRUCCO

-

SERGIO

RODA

cui sono prova sicura da una parte le conversioni individuali all'interno degli stessi nuclei familiari e i frequenti casi di matri­ moni misti 49, dall'altra la fondamentale irrilevanza della con­ fessione religiosa ai fini dell'aoquisizione delle cariche pubbliche 50. Non meno significativi a tale riguardo sono i rapporti che, come t;ra Ambrogio e Simmaco, intercorrevano tra altri personaggi pur divisi da fedi religiose contrastanti: cosi, ad esempio, Agostino dialoga amabilmente su problemi del cristianesimo con il pagano Rufius Antonius Agrypnius Volusianus 51; in Oriente n retore pagano Libanio coltiva l'amicizia di molti cristiani 52; lo stesso Simmaco intrattiene rapporti cordiali con numerosi personaggi

di SÍcurafede cristiana 53; e Paolino attesta un'amichevole con­

suetudine fra Ambrogio e il come8 Arbogaste, ardente pagano 54. Proprio Simmaoo, peraltro, era, con il padre Avianius, i due Ni­

bibliogra.fia. ivi citata; da. ultimo cf. anche Ead., Ambrogio e le oppoai. zioni anticaUoliche lro il 383 e il 390, «August.~, 14 (1974), 409·449, e partic. 442-443. " Cf. i casi ra.ccolti in M. Forlin Pa.trucco, Aspett1- di viea lamiliare nel secolo IV negli seNtti dei Padri Cappadoei, in Etioa sessuale 6 matrimonio nel cri8tianesimo delte origini (SPM 5), Mila.no 1975, pp. 173·177.

60 Ne sono l'esempio piu sintomatico le cauiero di un Vettio Agorio Pre· testato, di un Virio Nicomaco Flaviano, di un Simma.co, di un Ceiomo Rufio Volusiano Lampadio, di un Sesto Petromo Probo (che si converti al crístianesimo soltanto nell'ultimo scorcio della sua vital, di un Nicoma.cb Flaviano Jr. che rivestirono le piu alta eariohe all'intemo dell'amminístra. zione stata.la indipendentemente dalla loro diohiarata fede pagana: i piu reoenti studi prosopografioi dimostrano peraltro come, al tampo par es. del oristiano Teodosio, esistesse un sostanziale equilibrio tra oristiam e pagam nelle file dei ftUlZionari imperiali. 61 Aug., Epp. 135, 136. Cf. M.A. Me Namara, L'amitié chez Saint Augu. atin, Paris 1961, pp. 125·129. P. Brown, Aspoots 01 the Christianization 01 the Roman Aristooracy, JRSt, 51 (1961), 1·11 in Id., Religion and Soeiety in the Age 01 Saint Auguatine, London 1972, pp. 161·182, partio. pp. 174·175.

IV- sWcle apr&J

62 Cf. P. Petit, Libcmiua et la vie munieipale a Antioche au J.·C., París 1955, pp. 214·215.

6lI Cf. in partioolara la olassifioazione dai oorrispondenti di Simma.co in base alla religione ohe profassavano, oompluta da J. A. MoGeaohy, The EditiJng 01 the Letters 01 Symmachua. CPh. 44 (1949), 222·229, partio.

226·227; e inoltre Roda, Simmaco M Cf. Paolino, Viea Ambr. 30-31.

, pp. 86·90.

LE LETTERE DI SIMMACO AD AMBROGIO

297

comaohi 55, e forse con Caecina Albinus 56, tra i rappresentanti piu prestigiosi della corrente conservatrice e tradizionalista del paganesimo romano: quella corrente appunto che, mentre ri­ fiutava con intransigenza ogni innovazione cultuale proveniente dall'esterno, soprattutto dall'Oriente, mostrava di adoperarsi

concretamente

per

ottenere una possibile convivenza con il

cristianesimo 57.

116 v. sopra nota 41.

60 Ma.crobio, Sato 1, 2, 15; of. Blooh. A New Document Ruggini. Simboli . •. , p. 243.

'7 Craooo Ruggini, Simboli

••

pp. 243·244.

, 245; Cra.ooo

! 1(1' J , !,' J , .l-t~ Ambrosius Episcopus Atti del Congresso intemazionale di

! 1(1' J

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Ambrosius Episcopus

Atti del Congresso intemazionale di studi ambrosiani nel XVI centenario della elevazione di sant'Ambrogio alla cattedra episcopale

Milano 2-7 dicembre 1974

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a cura di GIUSEPPE LAZZATI

2-7 dicembre 1974 ~.~~.~~ a cura di G IUSEPPE LAZZA TI volume secondo VITA E PENSIERO

volume secondo

VITA E PENSIERO

Pubblicazioni della Universita Cattolica del Sacro Cuore Milano 1976