Vous êtes sur la page 1sur 20

LA SEMAINE AFRICAINE N°3421 du mardi 26 août 2014 - PAGE 1

BI-HEBDOMADAIRE D'INFORMATION ET D'ACTION SOCIALE PARAISSANT AU CONGO-BRAZZAVILLE
N° 3421 du Mardi 26 Août 2014 - 61
ème
Année - Siège Social: Bd Lyautey - Brazzaville - B.P.: 2080 -
CONGO: 400 F. CFA - FRANCE: 1,75 Euro -Tél.: (242) 06.678.76.94 / 05.528.03.94 / 06.889.98.99 - E-mail: lasemaineafricaine@yahoo.fr
61
ème
année
BP: 2660 - Tel: 06.529.11.74 / 05.513.13.73
E-mail: info@okenpalacehotel.com
Site Web: www.okenpalacehotel.com
Situé au quartier Fouks, derrière la station X-Oil, à Pointe-Noire (Congo)
Séjournez à Pointe-Noire, sans dormir n’importe où.
Choisissez OKEN PALACE HOTEL
Lycée technique agricole de Sibiti
(Département de la Lékoumou)
L’établissement
rénové et doté de
nouveaux bâtiments,
grâce à la S.N.P.C
(P.9)
Assemblée nationale et sénat
La loi de finances
rectificative adoptée avec
d’importants amendements
(P.3)
Débat constitutionnel
Lorsque les
propositions de
la direction du R.c
font des émules
(P.3)
Ministère de l’agriculture et de l’élevage
Près d’un milliard
de francs Cfa pour
réhabiliter la station
piscicole de
Dzoumouna
Jean Fulgence Mouangou. (P.5)
Microfinance (Pointe-Noire)
La Capped a ouvert
une agence à
Mongo-Kamba
La coupure du ruban symbolique. (P. 7)
Coupe de la Confédération
A.C. Léopards:
l’aventure
continue
(P.20)
Un triste fait
de société
dont il faut
absolument
tirer les
leçons
(P.3)
Editorial
Session criminelle de la Cour d’appel de Brazzaville
Le procès de l’ex-colonel Ntsourou
bloqué par les exigences de ses avocats
(P.6)
LA SEMAINE AFRICAINE N°3421 du mardi 26 août 2014 - PAGE 2
ANNONCE
LA SEMAINE AFRICAINE N°3421 du mardi 26 août 2014 - PAGE 3
EVENEMENT
L
e collectif budgétaire
adopté par le parlement
s’inscrit, selon le minis-
tre d’Etat Gilbert Ondongo,
dans la poursuite de la mise en
œuvre du programme du pré-
sident de la République, «Le
chemin d’avenir» dont les axes
prioritaires sont définis et con-
tenus dans le P.n.d (Plan natio-
nal de développement 2012-
2016).
Le gouvernement entend ainsi
maintenir, poursuit-il, «les ef-
forts d’investissement dans le
secteur des infrastructures de
base, pour accompagner la di-
versification de l’économie,
afin de créer la richesse et l’em-
ploi». Les crédits additionnels,
d’un montant total de 620 mil-
liards de francs Cfa, qui ont fait
l’objet de ce collectif budgétai-
re serviront, essentiellement, à
financer les dépenses en ma-
tière d’infrastructures.
Les préoccupations des parle-
mentaires ont porté, essentiel-
lement, sur l’absence des dé-
crets d’avance et arrêtés rela-
tifs aux mouvements budgétai-
res non prévus dans la loi de
finances initiale; les disposi-
tions prises par le gouverne-
ment pour résoudre, définitive-
ment, la question des exonéra-
tions et dérogations fiscales; le
non-respect de la règle de l’an-
crage budgétaire et les risques
budgétaires encourus en cas
de choc pétrolier; l’intérêt
d’avoir reconduit la quasi-tota-
lité des dépenses d’investisse-
ment non prioritairesn, en 2014
et ceux dont les contrats ne
sont pas encore approuvés;
l’engagement budgétaire con-
cernant la réalisation de tous
les travaux de construction des
infrastructures relatives à l’or-
ganisation des Jeux africains;
l’état d’avancement des travaux
de construction des hôpitaux
généraux et les indicateurs de
performance associés à la réa-
lisation desdits travaux; la pla-
nification en termes budgétai-
res de l’équipement et des res-
sources humaines nécessaires
au fonctionnement des hôpi-
taux généraux; la réouverture
du centre hospitalier de Talan-
gaï, le niveau actuel de l’exé-
cution de l’opération «Eau po-
table pour tous» et les critères
de sélection des lieux d’implan-
tation des forages d’eau, etc.
Répondant à toutes ces préoc-
cupations, Gilbert Ondongo a
fait savoir qu’en l’absence des
crédits d’avance, le collectif
budgétaire vient entériner ce
qui a fait l’objet des avances
sur les travaux. «Le collectif est
élaboré dans le but de prévoir
les crédits relatifs aux travaux
d’hôpitaux, des forages et des
Jeux africains», a-t-il précisé.
Faisant le point du niveau ac-
tuel de l’exécution de l’opéra-
tion «Eau potable pour tous»
dont le montant du marché est
de 192 milliards 931 millions
200 cent mille francs Cfa éche-
lonné sur trois années et des
critères de sélection des lieux
d’implantation des forages
d’eau, le ministre des finances
a estimé que le projet se réali-
se normalement. Sur 1200 fo-
rages prévus au titre de l’année
2014, 49 sont réalisés dans la
Bouenza (Kaye, Loudima et
Madingou), 39 dans la Cuvette
(Boundji, Makoua, Owando et
Oyo), 249 dans le Kouilou (Hin-
da, Madingo-Kayes, Mvouti), 57
dans la Lékoumou (Sibiti) et 23
dans le Niari (Louvakou).
Les localités précitées ont été
sélectionnées sur la base des
données démographiques des
villages, provenant du recense-
ment du Ministère du plan de
2009. «Pour un village de 100 à
350 habitants: 1 forage; pour un
village de 360 à 650 habitants:
2 forages et un village de plus
de 660 habitants: 3 forages», a-
t-il expliqué.
Quant à la réouverture de l’hô-
pital de Talangaï, Gilbert On-
dongo a laissé entendre que le
retard constaté est imputable
aux problèmes techniques. «La
réhabilitation de l’hôpital a été,
pour le gouvernement, une oc-
casion pour mettre en place
certains services inexistants
dans cet hôpital, notamment
ceux de mammographie, radio-
logie et le scanner. Les délais
d’importation des équipements
justifient également le retard de
cette non ouverture», a-t-il in-
diqué, en précisant que les ef-
forts sont déployés pour sa
réouverture avant 2015.
Plus étonnant, les parlementai-
res, dans leurs amendements,
ont, purement, supprimé l’af-
fectation de 3.000 millions de
francs Cfa destinés à la cons-
truction du nouveau C.h.u.b, tel
qu’annoncé par le chef de
l’Etat, lors de son discours sur
l’état de la nation, en 2013, ain-
si que les lignes budgétaires de
l’appui sur la gestion financiè-
re des projets de lutte contre le
V.i.h-Sida.
Par contre, d’autres projets ont
vu leurs lignes augmenter ou
diminuer. Il s’agit, par exemple,
du projet de construction du
Stade d’Ornano: 3.500 millions
contre 3000 millions initiale-
ment prévus; la construction
du gymnase de Ouenzé: 1000
millions au lieu de 2.000 mil-
lions initialement prévus; le
fonds national foncière: 2.500
millions contre 2.000 millions
initialement prévus; la cons-
truction, modernisation et équi-
pement des hôpitaux de base
de Makélékélé et de Talangaï:
4.670 millions contre 6.000 mil-
lions initialement prévus.
Cyr Armel YABBAT-NGO
Assemblée nationale et sénat
La loi de finances rectificative adoptée
avec d’importants amendements
Après les députés, qui l’ont fait lors de la 6
ème
session ordinaire
le 11 août dernier, sous les auspices de Justin Koumba, prési-
dent de l’assemblée nationale, les sénateurs ont adopté, lors de
leur 36
ème
session ordinaire, le 19 août dernier, au palais des
congrès, à Brazzaville, sous les auspices d’André Obami-Itou,
président du sénat, le budget de l’Etat exercice 2014 réajusté,
arrêté par le gouvernement, en recettes, à la somme de
3.932.932.000.000 F. Cfa et, en dépenses, à 3.647.897.000.000 F.
Cfa. C’est le ministre d’Etat Gilbert Ondongo, ministre de l’éco-
nomie, des finances, du budget, du portefeuille public et de l’in-
tégration, qui a défendu ce projet de loi qui dégage un excédent
budgétaire prévisionnel de 285 milliards 35 millions de francs
Cfa. Dans les deux chambres, cette loi financière rectificative a
été adoptée avec d’importants amendements.
André Obami-Itou. Justin Koumba.
Un triste fait de société
dont il faut absolument
tirer les leçons
D
ans notre précédente édition, nous avons rendu compte
de l’interpellation, par la police, de deux jeunes présumés
auteurs de l’assassinat, à l’arme blanche, de trois person-
nes au quartier Socoprise de Pointe-Noire. Quatre victimes, dont
trois tuées et une rescapée, mais profondément marquée à vie,
d’une agression incroyablement barbare et sadique. Les ima-
ges de ce meurtre postées sur Internet sont terriblement cho-
quantes. Le comble, c’est de voir qu’un nourrisson de huit mois,
qui n’a rien à voir dans les affaires des adultes, ne pas échapper
à la folie bestiale des agresseurs, qui donnent, par-là, l’impres-
sion d’être privés de raison humaine.
Ce massacre incompréhensible n’est pas l’œuvre de l’Etat islami-
que, de Boko Haram, des anti-balaka, des séléka, des génocidaires
rwandais, de Joseph Koni, etc. Mais, de deux jeunes Congolais
dont le comportement, à entendre des proches, ne présageait rien
d’un tel acte inhumain. On n’en revient pas, tant il est vrai que ces
jeunes, qui ressemblent à beaucoup d’autres jeunes congolais,
vivaient normalement dans la société congolaise et, à ce qu’on
sache, n’étaient pas connus des services de police pour être des
bandits.
Deux jeunes Congolais à l’origine d’une épouvantable horreur.
Deux jeunes qui, d’un instant à l’autre, sont devenus comme des
miliciens de Boko Haram ou des anti-balaka. S’étaient-ils drogués,
avant de passer à l’acte ou l’ont-ils fait en toute conscience? Le
procès le dira.
Mais, cette agression barbare est un signal fort qui montre le ni-
veau de violence qui peut se déchaîner dans la société congo-
laise. Si l’autorité de l’Etat s’ébranle, les quartiers de nos villes et
nos villages peuvent passer sous la coupe de gens capables d’agir
comme des anti-balaka, des seleka ou Boko Haram. Il ne faut pas
penser que cela n’arrive que chez les autres.
Elever le niveau de conscience des citoyens, promouvoir la mo-
rale, le grand gardien qui fait d’un être humain qu’il soit civilisé,
est un travail constant et perpétuel. C’est le devoir de l’Etat, de
veiller à ce que chacun de ses citoyens soit formé et éduqué.
L’Etat doit être soutenu par les institutions comme les organisa-
tions de la société civile et les Eglises dont l’expérience séculaire
dans l’éducation n’est plus à démontrer.
Il est vrai que les présumés auteurs de ce triple crime effroyable
seront jugés et condamnés. Mais, cela ne suffit pas pour mettre la
société à l’abri d’une telle bestialité. Car, si l’horrible monstre s’est
manifesté, c’est, d’abord, parce que la société, et donc l’Etat qui
en est l’émanation institutionnelle, a failli quelque part. Celui-ci
doit s’éveiller, pour former des citoyens respectueux de la vie hu-
maine. Car la vie est sacrée. Le chômage, les échecs scolaires
qui condamnent de nombreux jeunes à abandonner l’école très
tôt, les difficultés du système éducatif à assurer une éducation
de qualité à chaque citoyen, l’insuffisance des écoles de forma-
tion aux métiers, l’esprit mercantiliste qui sous-tend le système
éducatif privé, les faiblesses de l’éducation civique, la non appli-
cation des textes de lois adoptés, les conflits politiques récur-
rents, etc., sont autant de menaces ou risques qui pèsent sur notre
société. La réponse passe par l’éducation, une éducation capa-
ble de former des citoyens conscients et responsables qui, même
en état de colère ou de vengeance, ne peuvent pas se transformer
en bêtes immondes.
Joachim MBANZA
Q
ue dit le bureau exécu-
tif national dans sa ré-
flexion publiée dans
notre édition du mardi 17 juin
2014?
«Récemment, lors du Forum de
Forbes tenu à Brazzaville, deux
anciens chefs d’Etat, les prési-
dents Obasanjo du Nigeria, et
Jerry Rawlings du Ghana, et un
ancien secrétaire général des
Nations unies, Kofi Annan,
étaient venus partager notre
réflexion sur l’objet du forum.
C’est ce jour-là que nous avons
compris l’immensité du gâchis
des acquis de la Conférence
nationale souveraine. Que fai-
sons-nous de nos anciens
chefs d’Etat, à la fin de leurs
mandats?
Jerry Rawlings, Thabo Mbeki,
Abdou Diouf, Pierre Buyoya et
tant d’autres n’ont jamais été
inquiétés, après avoir quitté le
pouvoir à la fin de leurs man-
dats. Les nôtres, nous les tra-
quons comme des criminels et
cherchons même à leur ôter la
vie ainsi qu’aux leurs. C’est là
que nous nous trompons. Ré-
gler ce problème, c’est régler le
débat d’aujourd’hui sur la
Constitution, sur tout le proces-
sus électoral actuellement en
débat. La garantie d’une retrai-
te paisible à celui qui a dirigé
notre pays».
Dans le débat sur la Constitu-
tion, la direction du R.c verse
ce point qu’elle juge important.
Car, si la Constitution est chan-
gée par référendum, ce point
reviendra toujours à la fin du
nouveau mandat présidentiel,
au cas où l’actuel président
trouve la chance de décrocher
un nouveau mandat.
Interviewé par Radio-France
internationale, l’opposant de la
RDC l’explique à sa manière:
«Les principales garanties sont
des garanties d’ordre sécuritai-
re, d’abord. On doit assurer sa
sécurité et il faut lui garantir
cette sécurité. Il faut absolu-
ment qu’il ait une garde rappro-
chée. Quand on assume certai-
nes fonctions d’Etat, on n’a pas
que des amis… Il faut des im-
munités aux chefs d’Etat sor-
tants, pour que cela soit une
garantie sur le plan person-
nel…».
Précisant sa proposition, il a
affirmé: «Nous disons que
nous allons répertorier les im-
munités du chef d’Etat, nous
allons faire un travail sérieux
pour que [celui-ci] soit sécuri-
sé sur les plans des immunités,
mais que cela ne soit pas un
boulevard accordé pour qu’il
puisse s’adonner à n’importe
quelle activité, en se disant
qu’il aura des immunités
après».
La seule différence est qu’au
niveau de la RDC, l’opposant
souhaite que cette proposition
soit transformée en loi qui en-
tre en vigueur dès 2015, année
de l’élection présidentielle,
pour «créer ainsi les conditions
d’une alternance paisible».
La proposition du R.c vise, par
contre, la prochaine Constitu-
tion. Au cas où l’on change de
Constitution, ce parti de la ma-
jorité souhaite que cet aspect
soit pris en compte. Ce qui lais-
se sous-entendre que le R.c
n’est pas opposé au change-
ment de constitution.
En effet, la direction du R.c pen-
se qu’il ne faut pas reproduire
les mêmes erreurs qu’en 2002,
lorsque l’actuelle Constitution
était élaborée. On pensait que
l’horizon 2016 était si éloigné
que c’était inutile de s’en sou-
cier. Voilà qu’il arrive et que les
problèmes se posent dans les
mêmes termes. D’où la néces-
sité de changer la Constitution.
C’est pourquoi il faut l’inscrire
dans la future Constitution, au
cas où le référendum constitu-
tionnel se tient. La direction du
R.c espère que, cette fois, le
bien-fondé de sa proposition
sera compris, et que les préju-
gés nés des incompréhensions
seront balayés.
Joël NSONI
Débat constitutionnel
Lorsque les propositions de la
direction du R.c font des émules
Invité Afrique de Radio-France internationale (R.f.i), le vendredi
22 août dernier, l’opposant congolais (RDC), Clément Kanku
Bukasa, leader du M.s.r (Mouvement social pour le renouveau),
a fait la proposition d’accorder aux chefs d’Etat sortant, un sta-
tut particulier qui puisse garantir leur sécurité. En réalité, cette
idée a déjà été émise sur la rive droite du fleuve Congo, par la
direction du R.c (Rassemblement citoyen), parti membre de la
majorité présidentielle, comme contribution au débat constitu-
tionnel qui bat son plein dans le pays, depuis quelques mois.
Dans la Constitution à venir, le R.c pense qu’il faut introduire cet
aspect, afin de renforcer la démocratie. A l’époque, cette idée,
malgré sa pertinence, était mal interprétée.
Nécrologie
La famille Mampouya a la douleur d’annoncer la
disparition, jeudi 21 août 2014, à Paris (France), de
Mme Marie Victorine MAMPOUYA, née BANZOUZI,
Inspectrice de trésor, Chef de service à la Recette
Municipale de Brazzaville.
Sa dépouille sera évacuée à Brazzaville, selon le
programme ci-après:
- Mardi 26 août, à 10h: levée de corps aux Pompes
funèbres de Pontoise (France);
- Mercredi 27 août, à 17h30: arrivé du corps à l’Aé-
roport International Maya-Maya, par Air France;
- Jeudi 28 août: Dernière veillée mortuaire au do-
micile familial, chez M. Michel Mampouya, Vice-Pré-
sident du Conseil Economique et Social, Président
du PSVR: 991, Rue Biza, à Makélékélé, vers le petit
marché Bourreau;
- Vendredi 29 août:
- 10h: recueillement au domicile familial;
-12h: messe de requiem à la Paroisse Saint-Kizito;
-14h30: départ pour l’inhumation au cimetière du
centre-ville.
Editorial
LA SEMAINE AFRICAINE N°3421 du mardi 26 août 2014 - PAGE 4
ANNONCES
LA SEMAINE AFRICAINE N°3421 du mardi 26 août 2014 - PAGE 5
NATIONAL
L
’atelier organisé sur la
vulgarisation du projet
sur la démarche de per-
formance dans le cadre du bud-
get-programmes a regroupé
plus d’une centaine de partici-
pants venus des points focaux
des 35 ministères du gouverne-
ment et des sept institutions de
la République. Il y a eu aussi
des autorités administratives
indépendantes, des membres
du comité permanent du cadra-
ge macroéconomique et bud-
gétaire, des membres du cadre
budgétaire et comptable de
l’Etat et des membres des dif-
férentes cellules de réformes
du Ministère en charge des fi-
nances.
On a noté, également, la pré-
sence de Nicolas Okandzi, di-
recteur général du budget, Hen-
ri Loundou, directeur général
de la comptabilité publique et
Hilaire Mavoungou, conseiller
au budget. Composée de trois
experts, la délégation d’Afritac-
centre était conduite par Ab-
doulahi Mfombouot, conseiller-
résident en gestion des dépen-
ses publiques.
Il y a eu aussi la participation
des experts de la délégation de
l’Union européenne et de la
Coopération française.
Les budgets-programmes sont
un nouveau mode de gestion
budgétaire et comptable, qui
est la résultante du budget des
moyens à la G.a.r (Gestion axée
sur les résultats).
Pendant les travaux, les parti-
cipants ont procédé à l’examen
et à l’analyse des treize fiches
contenues dans le manuel du
projet. Ces fiches ont été pré-
sentées et commentées par les
experts de la mission d’assis-
tance du F.m.i, sous la modé-
ration du directeur général du
budget, en sa qualité de prési-
dent du comité de pilotage des
budgets-programmes. Les fi-
ches ont porté, entre autres,
sur la structuration du pro-
gramme, c’est-à-dire, la revue
des impacts ou les conséquen-
ces sur la démarche de perfor-
mance en termes budgétaire,
managérial, organisationnel et
statutaire; l’articulation entre la
performance et la budgétisa-
tion, c’est-à-dire l’allocation
des crédits; et sur la définition
du projet annuel de performan-
ce, son élaboration et les élé-
ments qui le constituent.
A la lumière des débats, les par-
ticipants ont formulé cinq re-
commandations, parmi lesquel-
les: l’organisation, au début de
la prochaine mission, d’un ate-
lier technique pour l’adoption
définitive du manuel, en asso-
ciant la Cour des comptes, le
parlement et l’équipe en char-
ge de la G.a.r (Gestion axée sur
les résultats) au secrétariat gé-
néral de la présidence de la Ré-
publique; la mise en place d’un
plan et des modules de forma-
tion sur le budget-programme,
y compris la démarche de per-
formance; et sur une meilleure
coordination des actions des
partenaires techniques et finan-
ciers dans le cadre de la réfor-
me du budget-programme.
Ouvrant les travaux, Jean-Ray-
mond Dirat, a rassuré que
«dans le cadre des réformes
des finances publiques, nous
avons déjà démarré le chantier
relatif à la mise en œuvre des
budgets-programmes. Les con-
férences de consolidation des
budgets-programmes des mi-
nistères et des institutions se
sont tenues à Brazzaville du 9
au 13 juin 2013. Dans la pers-
pective de la mise en œuvre
des budgets-programmes, à
l’échéance 2020, tel que pres-
crite par loi n°20/2012 du 3 sep-
tembre 2012 portant loi organi-
que relative au régime financier
de l’Etat, le Congo a conclu,
avec Afritac-centre, un accord
d’assistance technique de deux
ans, 2014-2016».
Philippe BANZ
Ministère de l’économie, des finances, du plan, du portefeuille public et de l’intégration
Un atelier sur le passage à la gestion budgétaire
par programmes s’est tenu à Brazzaville
Le Ministère de l’économie, des finances, du plan, du portefeuille
public et de l’intégration a organisé un atelier de lancement du
projet sur la démarche de performance dans le cadre du budget-
programme, avec l’appui de l’Afritac-centre, une structure ré-
gionale d’assistance technique du F.m.i (Fonds monétaire inter-
national) auprès des Etats de l’Afrique centrale. Ouverts par Jean
Raymond Dirat, directeur de cabinet, et clôturés par Jean-Noël
Ngoulou, conseiller au trésor et à la comptabilité publique, les
travaux ce cet atelier se sont déroulés du 4 au 8 août 2014, à
l’auditorium du Ministère des affaires étrangères et de la coopé-
ration, à Brazzaville. L’objectif visé par cet atelier était de pré-
senter et discuter des outils de la démarche de performance des
budgets-programmes sur la base du projet de manuel préparé
par Afritac-centre.
S
ituée sur la route natio-
nale n°1, au Sud de Braz-
zaville, la station piscico-
le de Dzoumouna a été cons-
truite dans les années 50, pour
servir de centre régional de re-
cherche piscicole en Afrique
équatoriale française, puis de
structure de production d’ale-
vins, de tilapias et de soutien à
la vulgarisation piscicole dans
le cadre des projets.
Aujourd’hui, elle ne joue plus
son rôle d’antan, perdant ainsi
ses performances de produc-
tion et d’encadrement, faute
d’un système de gestion effica-
ce, en particulier, et d’une stra-
tégie claire de développement
du sous-secteur, en général.
A cet effet, Boniface Mulonda
Kalende, consultant internatio-
nal du F.i.d.a, a été sollicité
pour mener une étude permet-
tant de définir le système de
gestion de cette station.
Restituant le rapport de son
étude, l’expert du F.i.d.a a ré-
vélé que la réhabilitation de ce
centre piscicole est estimée à
près d’un milliard de francs Cfa,
eu égard à l’abandon et la vé-
tusté des bâtiments de ce cen-
tre. L’état actuel de cette sta-
tion, a-t-il dit, dans son expo-
sé, «se caractérise par l’insuf-
fisance du budget de fonction-
nement, du matériel génétique
pour empoissonner les étangs,
des ressources humaines qua-
lifiées; le vol de poissons. A
cela s’ajoute le manque de
moyens pour payer les tra-
vailleurs».
Dans son constat général sur
la gestion des stations de pis-
ciculture en Afrique, Boniface
Mulonda Kalende a déclaré que
la plupart des stations gérées
à 100% par l’Etat ne fonction-
nent pas bien, «à cause de la
mauvaise gouvernance et le
manque de ressources humai-
nes bien formées». De ce fait,
il s’est dit favorable à l’initiati-
ve privée qui «est à encourager
dans la pisciculture, et les res-
sources financières doivent
être affectées là où elles sont
attendues, pour booster ce sec-
teur», a-t-il poursuivi.
Le P.a.d.e.f, faut-il le rappeler,
est un projet qui vise à amélio-
rer, durablement, la sécurité ali-
mentaire, les revenus des pe-
tits producteurs (agriculteurs et
éleveurs, pêcheurs) et à créer
des emplois durables pour les
ruraux. L’intervention du
P.a.d.e.f en matière de pêche et
de pisciculture consacre un
début de mise en œuvre, à titre
pilote, du programme de déve-
loppement de la pêche et de
l’aquaculture (2014-2025), le-
quel est issu des stratégies et
plans de développement de la
pêche et de l’aquaculture en
République du Congo (2011-
2020), adoptés en 2011.
Ouvrant les travaux de cet ate-
lier, le directeur de cabinet du
ministre de l’agriculture et de
l’élevage a demandé aux ani-
mateurs du Pa.d.e.f de tout
mettre en œuvre pour que ce
projet de pisciculture puisse
produire des résultats effi-
cients. «Ce volet pisciculture
est, pour nous, l’aboutissement
d’une requête ancienne auprès
du Fida. Le poisson est impor-
tant, il est l’une de nos grandes
ressources naturelles; il doit
participer à la sécurité alimen-
taire des Congolais», a-t-il con-
clu.
Financé par le Fida (Fonds in-
ternational de développement
agricole), le Padef a pour objec-
tif de contribuer à l’améliora-
tion durable de la sécurité ali-
mentaire au Congo, au soutien
des petits producteurs agrico-
les (éleveurs, pêcheurs, agri-
culteurs, etc.) pour améliorer
leurs revenus et créer des em-
plois stables, en milieux rural
et urbain.
Grévy Joël NDONGO OKEMBA
(Stagiaire)
Ministère de l’agriculture et de l’élevage
Près d’un milliard de francs Cfa pour
réhabiliter la station piscicole de Dzoumouna
Le rapport d’étude sur la définition d’un système de gestion de
la station piscicole de Dzoumouna, au Sud de Brazzaville, a été
validé par les experts, le mardi 29 juillet 2014, au cours d’un
atelier, en présence de Jean Fulgence Mouangou, directeur de
cabinet du ministre de l’agriculture et de l’élevage. Financé par
le F.i.d.a (Fonds international de développement agricole) pour
soutenir le P.a.d.e.f (Programme d’appui au développement des
filières agricoles), la réhabilitation du centre piscicole de
Dzoumouna vise à booster l’aquaculture au Congo, afin de con-
tribuer à l’amélioration de la production halieutique.
Commune de Brazzaville
Les ménages vivant
dans l’ex-usine Sotexco de
Kinsoundi ont libéré les lieux
Les ménages qui avaient élu domicile dans les bâtiments de l’ex-
usine Sotexco, à Kinsoundi, un quartier de Makélékélé, le premier
arrondissement de Brazzaville, ont libéré les lieux, conformément
à l’ultimatum donné le 12 août 2014, par la directeur général de la
police et dont la date butoir était fixée au 15 août dernier. Pour
s’en rendre compte, le général de police de deuxième classe Jean-
François Ndengué s’est rendu sur les lieux, jeudi 21 août, et s’est
dit satisfait de constater que le mot d’ordre lancé par la police a
été respecté et les familles qui vivaient dans l’enceinte de l’ex-
usine textile, sont parties, dans le calme.
Accueilli par le commissaire de police du commissariat de quar-
tier de Kinsoundi, en présence du colonel Benoît Samba, com-
missaire central du commissariat de police du Djoué, et de Bar-
thélemy Mahoukou, directeur de cabinet du député Anicet Wilfrid
Pandou, de la quatrième circonscription de Makélékélé, et d’autres
officiers de police, le général Ndengué a procédé à la visite des
locaux, où il a fait le triste constat que les familles qui s’y trou-
vaient vivaient dans des bâtiments sans éclairage et dans une
insécurité et une insalubrité totale qui pouvait entraîner des ma-
ladies graves, etc.
Une fois de plus, le général Ndengué a justifié cette opération par
la nécessité de rétablir la sécurité dans le quartier. «Nous avons
reçu plusieurs plaintes de la population. Il fallait mettre un terme
à l’activisme des malfrats et je crois qu’aujourd’hui, le délai est
respecté. Il faut féliciter la population qui a été merveilleuse et
nous avons travaillé dans le calme», a-t-il affirmé. Ajoutant qu’il
entend sécuriser ce site pour éviter tout acte de vandalisme.
Pour sa part, le colonel Benoît Samba a exprimé sa satisfaction
quant à la réussite de l’opération qui a consisté à faire partir les
occupants de l’ex-usine. «Nous sommes satisfaits des résultats
de cette opération. Ce site a été transformé, pendant longtemps,
en une cité sans foi ni loi. Et, suite aux rapports que nous avons
faits à la hiérarchie, une première descente a été faite ensemble
avec le directeur général de la police, qui avait donné une date
butoir, que le 15 août, au plus tard, tous les occupants anarchi-
ques et les bandits devaient sortir, pour que le site soit sous le
contrôle de la police. Aujourd’hui, vous constatez, avec nous, que
nous avons mis vraiment de l’emphase après le passage du di-
recteur général. Nous-mêmes, nous sommes passés deux fois,
pour faire répercuter, de vive voix encore, le message du général
et nous sommes satisfaits, aujourd’hui, du résultat. Nous consta-
tons qu’il n’y a plus personne», a-t-il confié.
Barthélemy Mahoukou, directeur de cabinet du député Anicet
Wilfrid Pandou, a soutenu l’action du directeur général de la po-
lice et l’a remercié pour la dextérité avec laquelle l’opération a été
menée. «Pour permettre aux occupants de quitter les lieux, il n’y
a pas eu l’usage de la force. Nous sommes passés par la dissua-
sion, en faisant passer le message aux occupants, et puis, les
conditions ne permettaient plus de vivre dans ces lieux. Nous
pensons que, par rapport à l’opération qui venait d’être effectuée
par le directeur général de la police, ça ne peut qu’être un soula-
gement pour les populations de la circonscription n°4 Makélékélé.
En ce sens que, vu l’insécurité qui a régné dans le site de l’ex-
usine Kinsoundi, les mesures prises ne peuvent qu’être salutai-
res et, surtout, ça a été l’expression de la population, elle-même»,
a-t-il dit. Il a souhaité la poursuite de la collaboration «entre la
police, la gendarmerie et le cabinet parlementaire du député
Pandou», dans le règlement de ce genre de situation.
Alain Patrick MASSAMBA
Jean Raymond Dirat.
Jean Fulgence Mouangou.
Vue de la tribune pendant les travaux.
Triste constat fait par le général Ndengué pendant la visite.
Un espace dont les conditions ne permettaient plus d’y vivre.
LA SEMAINE AFRICAINE N°3421 du mardi 26 août 2014 - PAGE 6
Coup d’oeil en biais Coup d’oeil en biais
Coup d’oeil en biais
L’assemblée nationale n’a pu adopter le
projet de loi rectificatif de la loi électorale
La plénière de l’assemblée nationale consacrée à l’examen et à
l’adoption du projet de loi modifiant la loi électorale n’a pas pu
aboutir à l’adoption de ce projet de loi, lundi 25 août dernier. Dans
son rapport, la commission a demandé à la plénière de se pro-
noncer sur les amendements de Pascal Tsaty-Mabiala qui, selon
elle, sont de nature à modifier substantiellement le projet de loi
soumis par le gouvernement, représenté par le ministre Raymond
Mboulou. Mais, le président Justin Koumba a avancé qu’il ne peut
pas les mettre en débat, car ni le bureau ni les députés ne les
avaient. Le député Tsaty-Mabiala a déclaré les avoir transmis offi-
ciellement au premier secrétaire et une copie à la commission. Le
premier secrétaire n’a pas reconnu les avoir reçus. Le débat, qui
était très animé et même houleux, a tourné à ce niveau. Finale-
ment, sur proposition du député Jean-Claude Ibovi, la plénière a
été suspendue et sera reprise mercredi 27 août, pour examiner
ces amendements qui seront entre-temps distribués aux députés.
Ebola aux portes du Congo:
il s’est déclaré dans le Congo voisin
Confirmé! Ebola sévit en République Démocratique du Congo. Les
autorités de ce pays voisin l’ont affirmé dimanche 24 août dernier:
«Les résultats sont sortis positifs. Le virus Ebola est confirmé en
RDC», a déclaré à l’Agence française de presse, le ministre con-
golais de la santé, Félix Kabange Numbi, à la suite des échan-
tillons prélevés sur des personnes touchées par une fièvre hé-
morragique ayant fait 13 morts, depuis le 11 août dernier, dans la
province de l’Equateur. Le virus Ebola fait déjà des ravages dans
quatre pays d’Afrique de l’Ouest: Guinée-Conakry, Liberia, Sierra-
Leone et Nigeria. Voilà qu’il est maintenant en Afrique centrale,
notamment en RDC. Mais, il n’y aurait pas de lien avec le virus
d’Afrique de l’Ouest. Le Congo-Brazzaville prend-t-il des précau-
tions?
Un jeune commerçant trouve la mort sous
un train-marchandises à Mfilou
Un train-marchandises, en provenance de Pointe-Noire pour Braz-
zaville a écrasé un passager, jeudi 21 août 2014, vers 3h du ma-
tin, au P.K Mfilou. Il s’agit d’un jeune homme de 38 ans, exerçant
le petit commerce, le long du chemin de fer. Il était descendu du
train pour vider sa vessie, mais lorsque le train a démarré, le pau-
vre n’a pu s’agripper au train en marche. Il a culbuté sous une
voiture et le train l’a écrasé. Le drame n’a été signalé que vers 5h
du matin, par un passant ayant découvert le corps de la victime.
C’est vers 8h qu’il a été enveloppé dans un pagne. La police ayant
fait le constat, un corbillard l’a déposé à la morgue municipale.
Au quartier Petit-Chose, à Talangaï, il
s’agit plutôt d’un nouveau-né abandonné
Contrairement à ce que nous avons écrit dans notre «Coup d’œil
en biais» du vendredi 22 août 2014, il ne s’agissait pas d’un corps
de nouveau-né que des passants ont découvert, abandonné, vers
un rond-point, au quartier Petit-Chose, à Talangaï, le sixième ar-
rondissement de Brazzaville, mais plutôt d’un nouveau-né. Il était
sain et sauf, au moment où un passant l’a découvert et des poli-
ciers, alertés par les passants, ont emmené le nouveau-né dans
un centre de santé.
Découverte du corps
d’un adolescent à Djiri
Il y a quelques jours, un enfant de sexe masculin, âgé de 12 ans,
a été trouvé mort à Massengo, un quartier de Djiri, le neuvième
arrondissement de Brazzaville. Son corps a été découvert dans la
parcelle voisine du domicile parental, dans le secteur de l’arrêt
«Eucalyptus». Assassinat ou suicide? On penche pour la deuxième
hypothèse. Son enterrement a eu lieu, jeudi 21 août 2014.
Victime de vol, une femme tombe
évanouie à Bacongo (Brazzaville)
La scène s’est passée, samedi 23 août 2014, à Bacongo, le
deuxième arrondissement de la ville-capitale. Une femme d’envi-
ron 30 ans, vendeuse de foufou, a constaté la disparition de la
somme de 300.000 francs Cfa dans la maison qu’elle partage avec
son amant. A la suite de ce constat, elle a fait une crise d’hypoten-
sion et a perdu connaissance. Elle a été conduite à l’hôpital. Son
copain est introuvable. Il aurait pris la clé des champs. D’où les
soupçons qui pèsent sur lui. La vie dans les ménages peut, par-
fois, prendre des tournures dramatiques.
Un malade mental élit domicile à la Faculté
des lettres et des sciences humaines
Appelée communément Bayardelle, la Faculté des lettres et des
sciences humaines de l’Université Marien Ngouabi, à Brazzaville,
a accueilli, depuis environ une semaine, un hôte pas comme les
autres, en l’occurrence un malade mental, qui a élu domicile dans
l’enceinte même de Bayardelle. Auparavant, il se plaçait contre le
mur de l’ambassade de Chine. Pourtant, il constitue un danger,
car à tout instant, il peut troubler l’ordre public dans cette enceinte.
Un camion-remorque se renverse
sur la route Mindouli-Kinkala
Jeudi 14 août 2014, un accident s’est produit sur la route Mindouli-
Kinkala, dans le département du Pool. Un camion remorque trans-
porteur des conteneurs, en provenance de Pointe-Noire, a abordé
un virage, à quelques kilomètres du village Missafou. Son remor-
queur s’est détaché brusquement, provoquant la chute des conte-
neurs. On ne déplore aucune perte humaine. Heureusement!
NATIONAL
I
nvité comme expert, pour
éclairer la religion de la
cour, sur quelques points
techniques relatifs à la sécuri-
té personnelle des responsa-
bles militaires, l’usage d’un hé-
licoptère lors de l’attaque de la
force publique contre le domi-
cile de fonction de Marcel Nt-
sourou, etc, le général de divi-
sion René Boukaka, chef
d’Etat-major général adjoint
des F.a.c (Forces armées con-
golaises), a fait normalement sa
déposition, à l’audience du
vendredi 22 août.
Se prévalant de l’article 263, en
son alinéa 2 (L’accusé ou son
conseil peut poser des ques-
tions, par l’intermédiaire du
président, aux co-accusés et
aux témoins…), du code de
procédure pénale, l’accusé
Marcel Ntsourou a voulu poser
des questions au général Bou-
kaka, ayant constaté que la dé-
position de ce dernier, en tant
qu’expert, lui était défavorable,
alors que celui-ci était déjà par-
ti, après avoir répondu à certai-
nes questions.
Etant entendu que le chef
d’Etat-major général adjoint
n’était que l’invité de la cour
(donc n’étant ni témoin, ni co-
accusé), le président de la cour,
Christian Oba, s’est appuyé sur
l’article 260 du même code («Le
président de la cour a la police
de l’audience et la direction des
débats. Il rejette tout ce qui ten-
drait à compromettre leur digni-
té ou à les prolonger sans don-
ner lieu d’espérer plus de cer-
titude dans les résultats»), pour
ne pas accepter cette deman-
de et ne pas compromettre la
dignité de l’officier général qui
avait accepté de donner son ex-
pertise, à la demande de la
cour, suivant une invitation
adressée au Ministère en char-
ge de de la défense nationale.
Mais, les avocats de la défense
(Hervé Ambroise Malonga,
Amédée Nganga, Dieudonné
Nkounkou, Jean Bansimba,
Eric-Yvon Ibouanga) ont ap-
puyé leur client, dans sa requê-
te, la posant même comme con-
dition de la suite de l’audien-
ce. A la fois bâtonnier (donc
celui qui veille au respect de la
déontologie par ses collègues)
et avocat de Marcel Ntsourou,
Me Thomas Djolani, embarras-
sé, a proposé à la cour une so-
lution, afin de dénouer le pro-
blème. La cour a accepté et fait
la proposition à l’accusé que
pour les prochains experts, il
aura le loisir de poser des ques-
tions, mais la cour ne pouvait
plus faire revenir le général
Boukaka. Un conciliabule entre
les avocats et leur client n’a rien
donné. Ce dernier a demandé
à ses avocats de se retirer. Le
bâtonnier Djolani est resté dans
la salle, alors que tous ses col-
lègues étaient sortis. Sur insis-
tance de l’ex-officier supérieur,
qui ne voulait plus d’avocat
pour l’assister, il s’est, finale-
ment, retiré, lui aussi.
L’audience s’est poursuivie
avec l’audition d’un capitaine
de la police, appelé comme sa-
chant. A la fin, le président de
la cour a demandé à l’accusé
Ntsourou s’il souhaitait lui po-
ser des questions. Jouant tou-
jours sur la loi, suivant l’article
268 premier alinéa («A l’audien-
ce, la présence d’un défenseur
auprès de l’accusé est obliga-
toire»), il a argué qu’en absen-
ce de ses avocats, il ne pouvait
plus prendre part au procès et
que, de ce fait, il fallait le rame-
ner à la maison d’arrêt. Se sai-
sissant du deuxième alinéa du
même article («Si le défenseur
choisi ou désigné ne se présen-
te pas, le président en commet
un d’office»), le président de la
cour a décidé de lui en commet-
tre un. Refus de l’intéressé,
soutenant que le procès est
déjà avancé et qu’un nouvel
avocat ne pourra pas bien le
défendre. Les autres co-accu-
sés ont aussi demandé de quit-
ter la salle, puisque défendus
par les mêmes avocats, provo-
quant ainsi la suspension de
l’audience.
Depuis, les avocats de Marcel
Ntsourou avancent qu’il faut
négocier avec eux, pour déblo-
quer la situation. Il y a de quoi
se demander, en tant qu’auxi-
liaires de justice, si cette dé-
marche est dans l’intérêt de
leur client. Car, si le procès est
renvoyé à une nouvelle session
criminelle, leur client restera en
prison, pendant tout ce temps.
Joël NSONI
Session criminelle de la Cour d’appel de Brazzaville
Le procès de l’ex-colonel Ntsourou
bloqué par les exigences de ses avocats
Démarré le mercredi 2 juillet, dans le cadre de la session crimi-
nelle de la cour d’appel de Brazzaville ouverte le lundi 30 juin
2014, le procès de l’ex-colonel Marcel Ntsourou, poursuivi pour
«rébellion, atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat, association de
malfaiteurs, détention illégale d’armes de guerre et de munitions»
et qui concerne 113 co-accusés, pour la plupart des militaires, a
connu, lors de l’audience du vendredi 22 août dernier, un inci-
dent qui a entraîné sa suspension. Lors de la reprise, lundi 25
août dernier, la cour, présidée par Christian Oba, a décidé de
procéder à la somation, pour la reprise des audiences, à partir
du mardi 26 août. Des avocats seront commis d’office aux accu-
sés.
«La cour a, de son propre chef,
et cette prérogative est conte-
nue dans les articles 260 et 261,
de faire venir toute personne,
pour la manifestation de la vé-
rité ou de demander la produc-
tion de toute pièce. Donc, usant
de ces prérogatives bien défi-
nies dans les dispositions des
articles 260 et 261, le président,
dans l’intérêt de manifestation
de la vérité, a obtenu du Minis-
tère de la défense, la comparu-
tion de certains sachants. Le
Ministère de la défense a mis à
la disposition de la cour, pour
l’éclairer, le général de division
René Boukaka, chef d’Etat-ma-
jor général adjoint des Forces
armées congolaises. Son audi-
tion devait comporter deux
points essentiels: l’organisa-
tion des gardes auprès des
autorités militaires, puisque la
question était débattue pour
nous ministère public, dès lors
que Marcel Ntsourou depuis
octobre a été relevé de ses
fonctions, il n’avait plus droit à
la garde; deuxième point: l’em-
ploi de l’hélicoptère des Forces
armées congolaises, lors des
affrontements du 16 décembre
2013, et essentiellement il était
question de savoir si cet héli-
coptère avait lâché des charges
sur la résidence de Marcel Nt-
sourou (…)
Le général Boukaka a comparu
et sereinement, avec maîtrise
de son domaine, a donné des
réponses attendues par la cour.
Notamment que Monsieur Nt-
sourou, dès lors qu’il a été dé-
mis de ses fonctions de secré-
taire général adjoint du Conseil
national de sécurité, n’avait
plus droit à la garde. Le minis-
tère public que je représentais
voudrait bien en savoir si cette
cessation de la garde était auto-
matique ou il fallait observer un
moratoire. Le général René
Boukaka était clair: c’était auto-
matique. Sauf dans les usages,
on peut observer trois à quatre
jours, le temps de faire le mé-
nage. Donc, il n’était pas ques-
tion de maintenir ceux qui
avaient été relevés à ses côtés.
S’agissant de l’hélicoptère, le
général Boukaka a été très pré-
cis, pour dire que l’hélicoptère
employé lors des évènements
du 16 décembre, n’a fait que la
reconnaissance. Il n’a lâché
aucune charge, ce qui n’était
pas possible. Puisque si cela
avait été le cas, l’ancienne ré-
sidence de Ntsourou, située
juste à côté de celle du chef
d’Etat-major général des For-
ces armées congolaises, et
vous avez, là, la maison d’arrêt
et les autres habitations,
ç’aurait été insensé de faire
usage d’une roquette ou d’un
obus.
A partir de cet instant, devant
la clarté, la précision donnée
par le général Boukaka, la cour
a procédé, comme l’indique le
code de procédure pénale, à
donner la parole à toutes les
parties au procès: au ministère
public que je représente, aux
parties civiles et à la défense.
La défense a posé ses ques-
tions, notamment par l’intermé-
diaire des avocats. La cour,
édifiée, a demandé au général
Boukaka de se retirer. C’est ce
qu’il a fait. Ce n’est que plus
tard que les avocats de Ntsou-
rou sont revenus à la charge,
pour demander à la cour de
permettre à leur client de poser
des questions. Ils se sont fon-
dés sur l’article 263. Se sentant
laminés, dans leur défense et
devant la vérité implacable qui
éclate, ils ont choisi d’aban-
donner la défense de leur
client, de sortir et de faire chan-
ter la cour, pour obtenir la ré-
audition du général Boukaka, et
la modification de notre code
de procédure pénale. Les avo-
cats ont choisi le boycott, mais
le procès doit e poursuivre».
Propos recueillis par
Pascal-Azad DOKO
Théophile Mbitsi, procureur général près la cour d’appel de Brazzaville
«Les avocats ont choisi le boycott, mais
le procès doit se poursuivre»
Dans un point de presse, donné lundi 25 août 2014, en son cabi-
net, au palais de justice de Brazzaville, Théophile Mbitsi, procu-
reur général près la cour d’appel de Brazzaville, est revenu sur
l’incident qui s’est produit à l’audience du vendredi 22 août, en
fustigeant le comportement des avocats de la défense qui, au
lieu d’assumer leur rôle d’auxiliaire de la justice, font de «l’obs-
truction» et du «chantage». Mais, le procureur pense que le pro-
cès doit se poursuivre. Voici un extrait de son point de presse.
Marcel
Ntsourou.
Théophile Mbitsi.
LA SEMAINE AFRICAINE N°3421 du mardi 26 août 2014 - PAGE 7
NATIONAL
Microfinance (Pointe-Noire)
La Capped a ouvert une
agence à Mongo-Kamba
La Capped (Caisse de participa-
tion à la promotion des entrepri-
ses et à leur développement) a
ouvert une agence à Mongo-
Kamba, un quartier de Loandjili,
le deuxième arrondissement de la
commune de Pointe-Noire. La
cérémonie d’inauguration offi-
cielle de cette agence a eu lieu, le
mercredi 20 août 2014, sous le
patronage de Marie-Fernande
Catherine Dékambi-Mavoungou,
administrateur-maire dudit arron-
dissement, en présence de Paul
Kampakol, président du conseil
d’administration de la Capped,
Honoré Dibamba, directeur ad-
joint de la Capped, Laurent
Ngoma, directeur de la nouvelle agence de Mongo-Kamba, des
membres et d’un public venu nombreux.
Dans son mot de bienvenue, Honoré Dibamba a peint le pano-
rama des agences de la Capped dans le pays, en commençant
par présenter la nouvelle agence érigée à Mongo-Kamba. «Cette
agence tant attendue par nos membres vient augmenter la liste
des agences de la Capped qui, aujourd’hui, compte onze agen-
ces au Congo, dont trois à Pointe-Noire, six à Brazzaville, une à
Ouesso et une autre à Dolisie. La Capped poursuit sa politique
d’expansion et de l’élargissement de sa couverture géographi-
que. Tout cela, pour être plus proche de nos membres et, surtout,
contribuer à l’émergence socioéconomique de ceux-ci et à la créa-
tion d’emplois. Notre vision est d’être une institution de finance-
ment durable des entreprises, avec une envergure nationale et
gérée, de manière participative». Puis, il a rappelé que «la Capped
est un établissement de microfinance de première catégorie, qui
a pour mission de contribuer à la promotion et au financement
des initiatives économiques, quelles qu’elles soient; micro, pe-
tite, moyenne et grandes entreprises. Nous leur offrons les pro-
duits suivants: la collecte et gestion de l’épargne; l’octroi des cré-
dits aux groupes organisés; et le transfert d’argent au niveau na-
tional et international avec Western union et Money trans. Ces
produits sont offerts aux 57.000 membres», a-t-il conclu.
De son côté, le président du conseil d’administration de la Capped,
Paul Kampakol, a présenté au public l’intérêt et la nécessité, pour
la Capped, d’ouvrir une agence à Mongo-Kamba. «Comme vous
pouvez le constater, nous avons, délibérément fait le choix de
nous installer dans ce nouveau quartier déjà bien mouvementé
sur le plan socio-économique. La Capped, dans sa vocation de
rendre la finance solidaire pour tous et partout, n’hésite jamais à
accompagner la dynamique économique, dès qu’elle s’exprime.
Et comme nous le constatons tous, ce quartier est vite devenu un
pôle d’expression de la capacité entrepreneuriale des
Ponténégrins. On y trouve toutes sortes d’initiatives allant de la
micro à la P.m.i (Petite et moyenne entreprise), du petit commerce
à la petite transformation, en passant par le transport», a-t-il dé-
claré.
Il ne restait plus qu’à l’administrateur-maire de Loandjili, Marie
Fernande Catherine Dékambi-Mavoungou, de couper le ruban
symbolique, synonyme de l’ouverture officielle au public de
l’agence Capped de Mongo-Kamba, située dans un bâtiment loué.
Equateur Denis NGUIMBI
A
lexis Ange Ngouama
avait été élu premier se-
crétaire du bureau fédé-
ral du M.s.d-Brazzaville, lors de
l’assemblée générale extraordi-
naire de la fédération, le 5 juin
2014. Il avait pour mission de
mettre en place son équipe.
C’est ainsi que les douze mem-
bres choisis ont été intronisés.
C’est une équipe qui a pour
mission de relever les défis de
renforcer l’assise du parti dans
la capitale, en suscitant de nou-
velles adhésions et en
redynamisant les structures
intermédiaires et de base.
L’occasion était toute indiquée
pour le premier secrétaire de la
fédération M.s.d de Brazzaville
de spécifier, à chaque membre
du secrétariat fédéral, ses mis-
sions. La question du genre a
été respectée. Les femmes sont
bien représentées au sein de ce
bureau. C’est, tout de même,
une avancée significative, lors-
qu’on sait que par le passé, les
femmes ne jouaient que des
seconds rôles. Aujourd’hui,
dans la plupart des partis, de
plus en plus de femmes sont
choisies comme candidates
aux élections. Pour Alexis Ange
Ngouama, le M.s.d doit aussi
refaire surface dans les dépar-
tements. «Nous ferons de telle
sorte que le parti ait des sièges
partout. D’ici peu, le parti va
organiser la convention natio-
nale à Oyo, dans le départe-
ment de la Cuvette. A l’issue de
celle-ci, sortiront de grandes
orientations de la grande poli-
tique de notre parti», a-t-il indi-
qué.
Pascal-Azad DOKO
Secrétariat fédéral
du M.s.d Brazzaville
- Premier secrétaire: Alexis
Ange Ngouama;
- Secrétaire chargé de l’orga-
nisation et de la mobilisation:
Donatien Itoua;
- Secrétaire chargé de la soli-
darité et du développement:
Aide Souvenance Likibi;
- Secrétaire chargé des finan-
ces et du matériel: Odilon
Mantsoulou;
- Secrétaire chargé des activi-
tés productives: François
Mbon Ngampuro;
- Secrétaire chargé de la com-
munication, porte-parole de la
fédération: Elenga Ndzelly;
- Secrétaire chargé des rela-
tions extérieures et du parte-
nariat: Roger Makoyi-Goma;
- Secrétaire chargé des affai-
res juridiques, des questions
électorales et des relations
avec les élus du parti: Jean
Nicodème Ognami;
- Secrétaire chargée de la pro-
motion de la femme et de l’in-
tégration de la femme au dé-
veloppement: Pierrette
M.s.d (Mouvement pour solidarité et le développement)
Vers la tenue prochaine de
la convention nationale à Oyo
Les douze membres choisis pour compléter le secré-
tariat fédéral du M.s.d Brazzaville ont été, officiellement,
intronisés mercredi 20 août 2014, au siège du parti.
C’était au cours d’une cérémonie patronnée par Alexis
Ange Ngouama, premier secrétaire du bureau fédéral
M.s.d de Brazzaville, qui a annoncé la tenue prochaine
de la convention nationale du M.s.d à Oyo, dans le dé-
partement de la Cuvette.
L
a Chine va apporter son
assistance au Congo
dans le volet de la protec-
tion de la faune et de la flore.
La conservation, qui s’avère
également un volet essentiel,
sera prise en compte dans l’as-
sistance de la Chine. Pour
Guan Jian, cette question de
conservation est une façon de
gérer, raisonnablement, les fo-
rêts, en augmentant les capa-
cités de reboisement.
Concernant le volet formation,
le diplomate chinois a fait sa-
voir que des techniciens du
Ministère de l’économie fores-
tière seront formés en Chine,
pour être capables de transfor-
mer le bambou en des objets
utiles pour la population. Ces
objets peuvent avoir plusieurs
usages, surtout dans les zones
rurales. A ce titre, le diplomate
chinois a adressé une invitation
au ministre de l’économie fo-
restière et du développement
durable, pour envoyer des
Ministère de l’économie forestière et du développement durable
La Chine prête à aider le Congo, pour
mieux protéger sa faune et sa flore
Dans une entrevue avec Henri Djombo, ministre de l’économie
forestière et du développement durable, le lundi 11 août 2014,
l’ambassadeur de Chine, Guan Jian, a exprimé l’engagement de
son pays à aider le Congo dans la lutte contre le braconnage, à
mieux protéger la faune et la flore congolaises et à former des
techniciens congolais en Chine pour transformer le bambou en
des objets utiles. En effet, pour le diplmate chinois, la forêt con-
golaise, la plus grande du bassin du Congo, regorge d’un éco-
système varié, qui nécessite une bonne protection. Les deux
personnalités ont reconnu que cet aspect est très important pour
le développement durable.
fonctionnaires participer à des
séminaires de formation en
Chine leur permettant d’acqué-
rir les techniques de fabrication
des objets de bambou. Cette
fois-ci, il y aura un réseau in-
ternational de bambou et de
rotin pour bien former des tech-
niciens en la matière, afin
d’augmenter leurs capacités de
production, a poursuivi l’am-
bassadeur.
Enfin, la Chine est prête à aider
le Congo dans la lutte contre le
braconnage, a confié Guan
Jian.
Il faut rappeler que la diversité
biologique est à la base du
fonctionnement des écosystè-
mes et la disponibilité des ser-
vices écosystémiques est es-
sentielle pour le bien-être hu-
main. Par conséquent, la perte
constante des ressources na-
turelles constitue un danger
perpétuel pour les Etats afri-
cains, avec des conséquences
majeures sur le bien-être actuel
et futur de l’humanité.
Selon l’évaluation des écosys-
tèmes pour le millénaire, les
deux tiers des écosystèmes de
la planète connaissent un sta-
de avancé de dégradation. Les
questions de préservation de
l’environnement, en général, et
des bassins forestiers tropi-
caux du monde, en particulier,
sont, les plus, préoccupantes,
en ce début du 21
ème
siècle. Bon
nombre d’espèces animales et
végétales sont de plus, en plus
victimes d’une pression effré-
née, qui menace, dangereuse-
ment, les équilibres écologi-
ques mondiaux. Parmi les es-
pèces les plus menacées, figu-
rent, au premier plan, le rhino-
Ambassadeur chinois, Guan Jian, et le ministre Henri Djombo, pendant
leur entrevue.
céros et l’éléphant d’Afrique,
espèces emblématiques, en
voie d’extinction. Cette mena-
ce est due au commerce inter-
national des cornes pour la pre-
mière, et de l’ivoire, pour la se-
conde, deux produits dont la
demande est de plus en plus,
croissante, au niveau interna-
tional, notamment dans cer-
tains pays d’Asie. Il en est de
même de certaines espèces de
la flore africaine, menacées
d’extinction ou non, faisant
l’objet d’une exploitation illéga-
le et d’un commerce internatio-
nal illicite.
Philippe BANZ
Pour tous renseignements, contacter les bureaux de
La Semaine Africaine à Brazzaville et à Pointe-Noire.
e-mail: lasemaineafricaine@yahoo.fr
Nouveaux tarifs pour abonnement
Congo
6 mois
Retrait sur place: 15.600
Expédié: 23.400
1 an
Retrait sur place: 31.200
Expédié: 46.800
France, Afrique Francophone
91 Euros
182 Euros
Autres pays d’Afrique
96 Euros
192 Euros
Europe
96 Euros
192 Euros
Amérique-Asie
100 Euros
200 Euros
Balembopassi;
- Secrétaire chargée de la pro-
motion de la jeunesse et de
l’intégration de la jeunesse au
développement: Grâce
Ngouari;
- Secrétaire chargée de l’édu-
cation et de l’emploi: Olga
Gisèle Bykoukous;
- Secrétaire chargé de la cul-
ture, des arts, loisirs et sports:
Elenga Elale;
- Secrétaire chargé des asso-
ciations affiliées et des confes-
sions religieuses: Christian
Milongo.
Paul Kampakol.
La coupure du ruban symbolique.
Une vue de la nouvelle agence.
Les membres du secrétariat fédéral du M.s.d Brazzaville.
LA SEMAINE AFRICAINE N°3421 du mardi 26 août 2014 - PAGE 8
ANNONCES
ASSOCIATION POUR L’APPUI AUX INITIATIVES
DE SANTE COMMUNAUTAIRE
ASSOCIATION POUR LE MARKETING SOCIAL AU CONGO (AAISC/AMSCO)
Siège Social: 172, rue SOWETO quartier Télévision Makélékélé Brazzaville
Tél.: (242) 06 663 42 04/ 06 958 93 85 Email: aaisc@yahoo.fr
B.P.: 1350
République du Congo
Poste: Animatrices Radio 100% Jeune
AAISC/AMSCO a bénéficié d’un financement de la Kfw à
travers le Projet de Prévention du VIH en Afrique Centrale
(PPSAC) de l’Organisation de Coordination pour la lutte
contre les Endémies en Afrique Centrale (OCEAC) pour
mettre en œuvre aux côtés des autres partenaires notam-
ment du SEP/CNLS qui coordonne la lutte contre le sida
au Congo, une riposte au VIH.
Dans le cadre de ce financement, des activités en direc-
tion de jeunes de 15 – 24 ans seront organisées. Il s’agira
de produire le journal 100% Jeune Congo, de mener des
activités avec les clubs de jeunes et de produire d’animer
les émissions radiophoniques. A cet effet, l’AAISC/AMSCO
procède au recrutement de deux (02) Animatrices radio
Productrices de l’émission 100%Jeune qui partageront
le studio avec un animateur vedette à copter.
Les candidats intéressés bénéficieront d’un contrat de
prestation de service d’une durée déterminée de quatre
(04) mois renouvelables après évaluation, avec une pé-
riode d’essai d’un (1) mois. Les services de l’animateur
radio seront offerts à temps partiel.
1) QUALIFICATION ET EXPERIENCE REQUISES:
· Etre titulaire d’un diplôme en journalisme / communica-
tion ou autres sciences sociales de niveau BAC+ 2 au
moins;
· Etre âgé d’au moins 25 à 35 ans au maximum;
· Avoir une expérience d’au moins 6 mois dans les média
en tant qu’animatrice radio ou TV;
· Avoir de capacités de dictions élevées,
· Avoir une bonne maitrise du français (lire et écrire);
· Maitriser l’outil informatique et les logiciels bureautiques
AVIS D’APPEL A CANDIDATURE
courants (Word ou autres);
· Etre ressortissant d’un état membre de la CEMAC;
· Avoir une bonne connaissance des pays de la CEMAC,
· Etre capable de travailler en équipe et en milieu
multiculturel;
· Etre d’une bonne moralité;
· Etre capable de travailler sous pression;
· Etre capable d’effectuer des déplacements dans les dé-
partements.
2) COMPOSITION DU DOSSIER:
· Une demande de prestation manuscrite de services moti-
vée adressée à Monsieur le Directeur Exécutif de l’AAISC/
AMSCO;
· Un curriculum vitae;
· Une copie de la pièce d’identité (Carte Nationale ou pas-
seport);
· Une copie légalisée du dernier diplôme en relation avec le
profil;
· Les Certificat (s) de travail justifiant ((s) l’expérience ac-
quise;
· Toute autre pièce justifiant de cette expérience de six mois
au moins.
Les dossiers de candidatures sous pli fermé (portant obli-
gatoirement la mention «Animatrices Radio»), seront dé-
posés au plus tard le 03 Septembre 2014 à 14 h 30, date de
clôture, à l’adresse suivante:
Secrétariat de Direction de l’AAISC/AMSCO, sis 172, Rue
Soweto quartier télévision (secteur de la DEC) Makélékélé-
Brazzaville Tél: 06 664 65 67.
3) PROCEDURES DE RECRUTEMENT:
· Présélection sur dossier. Après examen des dossiers, seuls
les candidats retenus seront contactés pour l’entretien;
· Test à l’écrit;
· Test pratique dans un studio d’enregistrement;
· Entretien oral devant un jury.
4) TACHES SPECIFIQUES:
Sous la Responsabilité de la Responsable de la Promo/
IEC/CCC et Questions Jeunes, l’animateur radio il est
chargé de la bonne conduite des émissions radio
100%Jeune dans les chaines de radio retenues à Brazza-
ville.
L’animateur radio aura pour missions de:
- Définir et planifier les thèmes des émissions pour colla-
boration avec tous les responsables de l’AAISC/AMSCO;
- S’assurer que les conducteurs et scripts de l’émissions
sont signés par les Chefs de Stations les jours de l’émis-
sion et approuvés par le chargé de programmes et du Mar-
keting la veille des émissions;
- Planifier les émissions et contacter les invités (externes
à AAISC/AMSCO) au moins quinze jours à l’avance;
- Réaliser les reportages/micros-trottoirs et interviews en
milieu scolaires et extra scolaires à Brazzaville au moins
trois jours à l’avance;
- Assurer la bienséance et le bon déroulement des émis-
sions;
- La parfaite animation des émissions radiophoniques
«100% Jeune» à Brazzaville selon le planning de diffu-
sion des émissions établi par le programme;
- Veiller au partage des éléments (interview et images)
avec les membres de l’unité Jeune du journal 100%Jeune;
- Transmettre les copies des CD des émissions à la direc-
tion AAISC/AMSCO;
- Remonter les feedbacks positifs et négatifs liés à la per-
ception des émissions par les auditeurs;
- Participer aux différentes réunions internes concernant
les émissions radio Live 100% Jeune;
- Assurer la bienséance et le bon déroulement des émis-
sions;
- Participer à la planification des thèmes mensuels du pro-
jet 100% Jeune et asseoir la synergie avec les autres vo-
lets du projet 100% Jeune;
- Veiller au respect du retro planning de production des
émissions.
Fait à Brazzaville, le 13 Août 2014
Le Directeur Exécutif
LA SEMAINE AFRICAINE N°3421 du mardi 26 août 2014 - PAGE 9
F
inancés sur fonds pro
pres de la Société Natio
nale des Pétroles du
Congo, à hauteur de trois mil-
liards 405 millions de F. Cfa, les
travaux de réhabilitation et
d’extension du Lycée techni-
que agricole de Sibiti ont été
réalisés en trois mois par une
société coréenne.
Dans la configuration actuelle,
ce lycée comprend un local
administratif, deux dortoirs et
un bâtiment de plusieurs salles
de classe réhabilités. Au nom-
bre des nouvelles réalisations,
il y a: un internat d’une capa-
cité de 170 lits, un réfectoire
ultra-moderne, six villas pour le
personnel administratif et deux
bâtiments de dix salles de
classe chacun, un tracteur, un
atelier de mécanique construit
sur les ruines de l’ancienne
porcherie, une ferme de quatre
bâtiments qui renforcera le ca-
ractère agricole de cet établis-
sement scolaire. Durée des tra-
vaux: trois mois seulement.
Pour ne pas faire les choses à
moitié, la S.N.P.C équipera le
lycée en matériels didactiques
PUBLI-REPORTAGE
Lycée technique agricole de Sibiti (Département de la Lékoumou)
L’établissement rénové et doté de nouveaux
bâtiments, grâce à la S.N.P.C
La ville de Sibiti, dans le département de la Lékoumou,
a abrité, récemment, les festivités du 54
ème
anniversaire
de l’accession du Congo à la souveraineté internatio-
nale, couplées à la municipalisation accélérée de ce
département. La S.N.P.C (Société nationale des pétro-
les du Congo) a saisi cette occasion pour démontrer,
une de plus, qu’elle est une entreprise véritablement
citoyenne. En réhabilitant et dotant de nouveaux bâti-
ments le Lycée technique agricole de Sibiti. L’inaugu-
ration officielle de cet établissement a eu lieu, le 12
août 2014. Au cours d’une cérémonie placée sous le
patronage du ministre des hydrocarbures, André Ra-
phaël Loemba. En présence de ses collègues, Serge
Blaise Zoniaba (Enseignement technique et profession-
nel, chargé de la formation qualifiante), Rigobert
Maboundou (Agriculture et élevage); du président du
conseil départemental, François Bita, du sous-préfet
de Sibiti, Charles-Brice Ngono et du maire de cette lo-
calité, Bernard Makita. Le tout, sous l’animation de
l’orchestre Bana Poto-Poto, de Brazzaville.
s’inscrit dans le cadre de la mu-
nicipalisation accélérée du dé-
partement de la Lékoumou en
ligne avec la politique de res-
ponsabilité sociétale d’entre-
prise mise en place par le
Groupe S.N.P.C. Cette politique
de responsabilité sociétale
d’entreprise, a-t-il souligné,
permet au groupe S.N.P.C de
soutenir et accompagner l’ac-
tion est d’en faire un lycée tech-
nique agricole de référence en
la matière disposant d’équipe-
ments et de matériels techni-
part, a reconnu que le
relookage du Lycée technique
agricole de Sibiti participe de
la refondation du sous-secteur
de l’enseignement technique et
professionnel, conformément
aux orientations stratégiques
édictées par Son Excellence le
Président de la République,
Denis Sassou-Nguesso, qui a
placé l’enseignement techni-
que et professionnel et la for-
mation qualifiante, notamment
au rang des priorités budgétai-
res du gouvernement, au cours
des exercices consécutifs, à
technique et professionnel qui
soient en mesure de créer des
formations répondant aux be-
soins de l’économie réels,
c’est-à-dire aux besoins qu’ex-
primeront les acteurs du
monde des biens et des servi-
ces. Le but est de faire en sorte
que le Congolais devienne le
principal acteur de la diversifi-
cation de l’économie et qu’il
rentabilise ainsi les importants
investissements que notre
pays réalise, sous le leadership
du président Denis Sassou
Nguesso, dans les transports
routiers, aériens et portuaires,
dans la production d’eau et
d’électricité, dans la santé,
dans l’école, dans l’agriculture,
dans la diplomatie et j’en
passe.»
Pour la petite histoire, la
S.N.P.C a vu le jour, le 23 avril
1998. A la faveur de l’évolution
juridique définissant les rela-
tions entre la République du
Congo et les sociétés produc-
trices d’hydrocarbures dans
notre pays. Les missions à lui
confiées par le législateur con-
golais étaient de constituer un
pôle industriel et technologi-
que capable de relever le défi
dans les opérations de recher-
che, de production, de traite-
ment, de transformation de
mise en valeur, de transport et
de commercialisation des hy-
drocarbures liquides ou ga-
zeux, tant sur le territoire natio-
nal qu’à l’étranger.
Cette société a aussi pour rôle
d’être l’interface entre techni-
que entre les majors pétroliè-
res opérant sur notre territoire
et l’Etat congolais.
Tout en poursuivant son déve-
loppement industriel, la S.N.P.C
ne cesse de bâtir une image
d’entreprise citoyenne, en ren-
forçant sa responsabilité
sociétale par l’accompagne-
ment de la municipalisation
accélérée des localités de no-
tre pays.
Par exemple, à Ewo, dans le
département de la Cuvette-
Ouest, en 2011, la S.N.P.C a
doté cette localité d’un internat,
de villas pour le personnel ad-
ministratif, d’une ambulance et
d’un important lot de médica-
ments de première nécessité. A
modernes adaptés à la spécifi-
cité de la formation dispensée
dans cet établissement. Toute
cette infrastructure sera ali-
mentée par deux générateurs
dont les puissances respecti-
ves sont de 165 et 250 Kva.
Directeur Général Président de
la S.N.P.C, Jérôme Koko a ex-
pliqué le bien-fondé de la réha-
bilitation et extension du Lycée
agricole de Sibiti, qui, a-t-il dit,
tion gouvernementale dans sa
volonté de doter le pays d’in-
frastructures modernes.
«De manière générale, l’objec-
tif du projet de réhabilitation et
d’extension du Lycée techni-
que agricole de Sibiti est de
doter ce complexe d’infrastruc-
tures et de matériels nécessai-
res, afin de répondre aux en-
jeux de développement de
l’agriculture au Congo. L’ambi-
ques modernes. Ainsi, le Lycée
technique agricole de Sibiti ré-
habilité sera en mesure de con-
tribuer au projet de société du
président de la République, le
Chemin d’avenir, qui vise le dé-
veloppement à grande échelle
du secteur agricole», a conclu
le Directeur Général Président
de la Société Nationale des Pé-
troles du Congo.
Serge Blaise Zoniaba, pour sa
savoir: 2013 et 2014. «En effet,
a-t-il argumenté, au cours des
deux dernières années, le gou-
vernement a consenti, sur les
ressources propres du Congo,
d’importants efforts de moder-
nisation d’infrastructures sco-
laires, d’équipement des ate-
liers, laboratoires et salles de
travaux pratiques, de révision
de programmes scolaires et de
relèvement du niveau des en-
seignants. La poursuite de ces
efforts permettra à notre pays
de disposer, progressivement,
de structures d’enseignement
Kinkala, dans le Pool, en 2012,
elle a construit un hôpital mère
et enfant et un centre d’ensei-
gnement technique. A
Djambala, dans les Plateaux, en
2013, elle a construit un com-
plexe scolaire avec internat et
salles de classe et cinq villas
pour le personnel administra-
tif.
De g. à dr. Rigobert Maboundou, André Raphael Loemba, Serge Blaise Zoniaba, et Jérôme Koko.
Jérôme Koko pendant son
allocution.
André Raphael Loemba remettant symboliquement la clé à Serge Blaise Zoniaba, sous le regard de
Jérôme Koko.
Le nouveau visage qu'offre le lycée. Photo de famille.
LA SEMAINE AFRICAINE N°3421 du mardi 26 août 2014 - PAGE 10
VIE DE L’EGLISE
O
rdonnés prêtres, le 7
août 1994, en l’égli-
se Saint Charles Lwan-
ga de Makélékélé, par Mgr Bar-
thélemy Batantu, alors archevê-
que de Brazzaville, d’heureuse
mémoire, les abbés Mesmin-
Prosper Massengo et Yvon
Bienvenu Mabandza ont totali-
sé 20 ans de fidélité au Sei-
gneur. L’heureux événement a
été commémoré en l’église
Saint Esprit de Moungali, au
cours de deux messes. La
première célébration eucharis-
tique qui a eu lieu, le jour même
de leur anniversaire, a été pré-
sidée par l’abbé Mesmin-Pros-
per Massengo et concélébrée
par son co-jubilaire, tandis que
celle relative à l’action de grâ-
ces à Dieu a été présidée par
l’abbé Yvon Bienvenu Maban-
dza et concélébrée par son co-
jubilaire. Les abbés Bertin
Foueti, vicaire général de Kin-
kala, Charles Mounkala, prêtre
congolais en mission pastora-
le en Europe, en séjour à Braz-
zaville, les pères Cyriaque
Onuoha et Wilfrid Ossebi, res-
pectivement, prêtre de la con-
Paroisse Saint Esprit de Moungali (archidiocèse de Brazzaville)
Les abbés Mesmin Massengo et Yvon
Mabandza, 20 ans de fidélité au Seigneur
Jeudi 7 août 2014, en l’église Saint-Esprit de Moungali, les ab-
bés Mesmin-Prosper Massengo, secrétaire général de l’Acerac
(Association des conférences épiscopales de la région de l’Afri-
que centrale), vicaire judiciaire de l’archidiocèse de Brazzaville,
vicaire à la paroisse Saint François d’Assise, et Yvon Bienvenu
Mabandza, directeur national des O.p.m (Œuvres pontificales
missionnaires, économe général de l’archidiocèse de Brazza-
ville et curé de la paroisse Saint Esprit de Moungali, ont célébré
leurs 20 ans de vie sacerdotale. Les festivités de cette commé-
moration ont atteint l’apogée, dimanche 10 août 2014, à la messe
d’action de grâces, célébrée en l’église Saint Esprit de Moungali.
grégation du Saint Sacrement
et curé de la paroisse Notre-
Dame des Victoires de Ouenzé,
et plus d’une vingtaine de prê-
tres, venus de différents diocè-
ses du pays, faisaient partie des
concélébrants à la première
messe, animée par la fraternité
féminine paroissiale. Tandis
que Mgr Michel Kouaya Kom-
bo, prélat de sa Sainteté et
doyen du clergé congolais, les
pères Yves Isidore Nzoussi,
supérieur de la congrégation
du Saint Esprit au Congo, Alain
Mayama, conseiller général à la
congrégation du Saint Esprit à
Rome, Jean Marie Bukasa
Malu, curé de la paroisse No-
tre-Dame de Fatima de Mpila,
ont concélébré à la messe do-
minicale, sous une animation
liturgique de la chorale Saint
Esprit Langues de feu.
Les deux jubilaires se sont par-
tagés les tâches de la prédica-
tion, de sorte que l’abbé Yvon
Bienvenu Mabandza a prêché
jeudi 7 août, alors que l’abbé
Mesmin-Prosper Massengo a
eu l’honneur de prononcer l’ho-
mélie à la messe dominicale.
Leurs homélies respectives ont
accroché le peuple de Dieu
venu en nombre considérable
à ces deux messes, pour leur
exprimer sympathie et amitié,
en ces heureuses circonstan-
ces.
Peu avant la fin de la messe du
jeudi 7 août, le père Cyriaque
Onuoha a remis à chacun des
deux jubilaires la bulle de la bé-
nédiction du Pape François, à
l’occasion des 20 ans de leurs
vies sacerdotales, tandis
qu’avant la messe du diman-
che, les deux jubilaires ont reçu
la visite de Mgr Urbain Ngas-
songo, évêque de Gamboma,
venu les saluer et leur témoi-
gner son amitié et soutien en
cette circonstance particulière-
ment heureuse.
La commémoration des 20 ans
de vie sacerdotale des abbés
Mesmin-Prosper Massengo et
Yvon Bienvenu Mabandza ap-
partient, dorénavant, à l’histoi-
re. A présent, les regards sont
tournés vers la célébration de
leur jubilé d’argent qui pourra
intervenir en août 2019.
Gislain Wilfrid BOUMBA
IN MEMORIAM
Voici, exactement, 11
ans que le Seigneur rap-
pelait à Lui sa servante
Ma r i e - Cl é me nt i n e
YENGO.
En ce jour mémorable,
les enfants BADIDILA
prient tous ceux et tou-
tes celles qui l’ont con-
nue et aimée d’avoir une
pensée pieuse pour le
repos de son âme.
(27 août 2003-27 août 2014)
Dans une circulaire donnée à Owando, le 8 août 2014, en la
mémoire de Saint Dominique, Mgr Victor Abagna Mossa, évê-
que d’Owando, annonce aux communautés paroissiales et re-
ligieuses du diocèse, que le dimanche 14 septembre 2014, en
la fête de la Sainte Croix Glorieuse, il a l’intention d’appeler au
diaconat, en vue du sacerdoce, les acolytes suivants: Elorian
Atsima Ngnari, Cyprien Christel Baba, Saturnin Iloki Apounou,
Aymard Gildas Mikonga, Michel Okinga et Dally Brunel
Ontsassi.
Par la même occasion, il a l’intention d’ordonner prêtres, les
diacres suivants: Harnack Dussaud Bokombe, Ewa Embama
Serge Flavien, Alexis Harolimana, Mayol Mvouma Ngagna et
Carl Dassaev Reneld Ondongo.
Pour le bien de l’Eglise de Jésus-Christ qui est à Owando et
au Congo, les fidèles sont tenus par l’obligation de révéler,
avant l’ordination, à l’ordinaire ou au curé, les empêchements
aux ordres sacrés dont ils auraient connaissance (Can 1043
du C.i.c de 1983).
Merci de bien vouloir les porter dans vos prières quotidien-
nes.
Diocèse d’Owando
Publication des bans
Les abbés Yvon Mabandza et Mesmin Massengo.
Son époux et ses enfants
Pour de bonnes analyses,
j’aime lire La Semaine Africaine.
Foyer de charité de Liambou
Programme des retraites de fin d’année
Toute retraite est une «transformation nouvelle de notre intelli-
gence, eu égard aux habitudes du monde, pour discerner la vo-
lonté. Car le salut est offert à tous et à chacun» (Rm 12,2).
Du 14 au 21 septembre 2014
Retraite des religieuses
Prédicateur: Abbé Antonio Mabiala
Du 28 septembre au 4 octobre 2014
Retraite des prêtres
Prédicateur: Père Michel, salésien
Du 13 au 19 octobre 2014
Retraite fondamentale «échelle du salut» Gn 28,11-18, ouverte aux
laïcs et religieuses
Prédicateur: Père Georges Loemba Ndende
Du 1
er
au 6 décembre 2014
Retraite annuelle des évêques du Congo
Mlle Nkouka Louzolo Audrey Nativa, les familles Mbembé et
Kimbanda, les enfants: Boumba Wilfrid Gislain, Kaba Irma
Christelle, Nkouka Bahonda Arlège Glary, Malela Nkouka Gil-
das Arnaud, Kiassakou Nkouka Destinée Virginie en Italie,
Ndembo Nkouka Murielle Verzy, Nkouka Matondo Christ Féli-
cité, Nkouka Kiminou Trésor Chancelvi en Italie, ont le regret
d’annoncer aux parents, amis et connaissances, le décès de
leur mère, fille, et sœur, Mme BIBIMBOU Véronique, survenu à
Brazzaville, le lundi 18 août 2014, à 1h 30, à l’hôpital central des
armées Pierre Mobengo, à Brazzaville.
La veillée mortuaire se tient au n° 27 rue Sibiti, à Moungali, non
loin du rond-point Moungali. L’inhumation est prévue pour le
mardi 26 août 2014, selon le programme ci-après.
· 9h 00: levée de corps à la morgue municipale de Brazzaville
· 10h 00: recueillement au domicile familial, sis au n° 27 rue
Sibiti, à Moungali
· 11h 15: départ pour l’église Saint Jean Marie Vianney de
Mouléké
· 12h 00: messe des funérailles
· 14h 00: départ pour le cimetière privé Bouka.
· 16h 00: fin de la cérémonie.
COMMUNIQUÉ NÉCROLOGIQUE
Qui est l’abbé Guy
Roland Mouyamba?
Ordonné prêtre, le 29 juin 1997,
à Kinkala, par Mgr Anatole Mi-
landou, premier évêque rési-
dentiel de ce diocèse, il est en-
voyé comme curé à la paroisse
Saint Théophile de Kindamba.
Il quitte cette paroisse, en 1998,
contraint par les événements
douloureux qu’a connus le dé-
partement du Pool et, est ac-
cueilli à la paroisse Saint Pier-
re Claver de Bacongo, à Braz-
zaville.
En 2000, l’abbé Guy Roland
Mouyamba est envoyé en Gua-
deloupe en insertion pastorale,
et en 2003, dans le diocèse
d’Evry Corbeil-Essonnes, en
France, pour continuer cette
expérience pastorale. Il s’inscrit
à l’institut de musique liturgi-
que à Paris, pour étudier la
musique sacrée. En 2008, il fait
une expérience communautai-
re en Italie, dans la congréga-
tion de la Regina Dei Gigli al
Servizio della chiesa, dans la
ville de Naples.
De retour au pays, en 2009, l’ab-
bé Guy Roland Mouyamba est
envoyé par son évêque au sé-
minaire propédeutique Charles
Mahonde de Ouesso, comme
directeur spirituel au titre de
l’année académique 2009-2010.
Rappelé dans son diocèse, il
est nommé curé à la paroisse
Diocèse de Kinkala
L’abbé Guy Roland Mouyamba
nommé nouvel exorciste
Mgr Louis Portella Mbuyu, évêque de Kinkala, a nommé, le 29
juillet 2014, au titre de l’année pastorale 2014-2015, l’abbé Guy
Roland Mouyamba, nouvel exorciste du diocèse de Kinkala. Il
remplace à cette charge diocésaine, l’abbé Eric Paul Goma, en-
voyé en mission d’études dans l’archidiocèse de Paris, en
France. L’abbé Guy Roland Mouyamba va cumuler sa nouvelle
charge d’exorciste diocésain et de curé de la paroisse Jeanne
d’Arc de Madzia. Il assurera une permanence sur rendez-vous, à
la Cathédrale Sainte Monique de Kinkala.
Saint Mathieu de Mbanza-
Ndounga.
Musicien et auteur compositeur
de musique religieuse, il traîne,
à son actif, plus de cinq séries
de Cd (disque compact), dont
le plus célèbre est intitulé: «la
louange exotique».
Ascétique, calme et discret,
l’abbé Guy Roland Mouyamba
a une grande expérience dans
le domaine de l’exorcisme et du
ministère de la guérison.
Signalons qu’il est aumônier
diocésain des chorales catho-
liques et de la confrérie cardi-
nale Emile Biayenda.
Abbé Eric Paul GOMA
Email: ericpaulgoma@yahoo.fr
Abbé Guy Roland Mouyamba.
Erratum
Dans notre édition n°3418, du jeudi 14 août 2014, à la page
9, dans l’article intitulée: «35 bougie pour les enfants
Yamboté, et 40 pour l’archiconfrérie du Saint Esprit», une
erreur s’est glissée, au lieu de père Francis Wellot Samba,
initiateur des enfants Yamboté et Bruno Cyriaque
Mouniengué, prêtres de la congrégation du Saint Esprit tous
deux, lire plutôt, père Francis Wellot Samba, initiateur des
enfants Yamboté, de la congrégation des frères dominicains.
Radio Magnificat 93.7FM
Notre Radio, à votre service depuis 5 ans.
La Radio de la Joie, la Joie de ceux qui (s)’aiment!
93.7 FM
Nos Contacts: Tel: 531 12 60 – 543 12 30
952 17 68
E-mail: radio.magnificat@yahoo.fr
Radio Magnificat est située dans l’enceinte du Centre
Interdiocésain des Œuvres (CIO), près du CHU,
derrière l’Ambassade de Chine
LA SEMAINE AFRICAINE N°3421 du mardi 26 août 2014 - PAGE 11
VIE DE L’EGLISE
A
u début, Sr Maria Anne
of Jesus, supérieure de
la congrégation des Pe-
tites Sœurs des Pauvres à
Brazzaville, a prononcé le mot
de bienvenue dans lequel, elle
a remercié l’archevêque de
Brazzaville, pour sa sollicitude
paternelle, les prêtres ainsi que
les participants à la messe pour
s’être rendus disponibles à ve-
nir entourer de leur amitié l’heu-
reuse jubilaire. Puis, Mgr Ana-
tole Milandou a rappelé la ma-
nière, sinon, les circonstances
dans lesquelles chacun est ap-
pelé à recevoir sa vocation.
Partant, il a circonscrit le motif
de ce rassemblement, en signi-
fiant: «il y a 25 ans, Sr Festa
avait reçu l’appel du Seigneur
et y avait répondu favorable-
ment. Voilà pourquoi, nous
commémorons, ce jour, le oui
de Sr Festa au Seigneur, à l’ins-
tar de Marie qui a su discerner
l’appel de Dieu», a affirmé, en
substance, Mgr Anatole Milan-
dou.
Dans son homélie, l’archevê-
que a fait savoir: «En ce jour
où nous sommes rassemblés
pour célébrer le jubilé de la pre-
mière profession religieuse de
la Sr Festa Mary Geneviève
Congrégation des Petites Sœurs des Pauvres
Sr Festa Mary Geneviève a célébré
ses 25 ans de fidélité au Seigneur
Religieuse de nationalité nigériane et membre de la Congréga-
tion des Petites Sœurs des Pauvres, œuvrant dans l’archidio-
cèse de Brazzaville, Sr Festa Mary Geneviève a fêté ses 25 ans
de vie religieuse. C’était, mardi 5 août 2014, au cours d’une messe
célébrée en la chapelle des Petites Sœurs des Pauvres, à côté
de la Cathédrale Sacré-Cœur de Brazzaville. La célébration
eucharistique a été présidée par Mgr Anatole Milandou, arche-
vêque de Brazzaville, accompagné de ses deux secrétaires, les
abbés Rhod Sakani Yizéno et Stein Bilou, du père Cyriaque
Onuoha, prêtre de la congrégation du Saint Sacrement, de na-
tionalité nigériane, venu témoigner sympathie, affection et ré-
confort à sa compatriote. Mgr Joseph Ngui, prélat de sa Sain-
teté, doyen du clergé centrafricain en séjour à Brazzaville, et le
père Jean Missongo, prêtre-moine bénédictin à la retraite, y ont
concélébré, à cette occasion. La chorale A cœur joie de la pa-
roisse Saint Michel de Ngangouoni et celle de la communauté
nigériane ont agrémenté la cérémonie.
dans la famille religieuse des
Petites Sœurs des Pauvres,
comment ne pas rendre grâce
au Seigneur pour toutes ses
merveilles dans la vie de sa
servante et dans celle de cha-
cun de nous ici rassemblés?
Pendant 25 ans, Dieu n’a ces-
sé de l’accompagner sur la rou-
te de la foi, du service et du don
de soi aux autres et Il a été le
seul garant de sa fidélité.»
S’inspirant des textes du jour,
le célébrant a poursuivi:
«L’Evangile nous place résolu-
ment du côté de la bénédiction.
Et si nous n’y arrivons pas, il
faut nous mettre à genoux de-
vant le Christ et lui demander
cette grâce pour nous, pour
notre Eglise, de savoir dire du
bien, la grâce de croire en
l’autre, la grâce d’espérer en
l’autre. Il est vraiment temps
que nous apprenions encore
plus qu’hier à nous dire les uns
aux autres: «Heureux êtes-
vous!».
S’adressant à la jubilaire, l’or-
dinaire de Brazzaville lui a
rappelé qu’à l’instar de l’ensei-
gnement des béatitudes, elle
est invitée, au jour le jour à dé-
couvrir, le visage de Jésus
dans chacune des personnes
âgées qu’elles servent avec dé-
vouement et foi. Ainsi, l’arche-
vêque a rendu hommage au
charisme des Petites Sœurs
des Pauvres qui consiste à
prendre soin des personnes
âgées dont on s’occupe de
moins en moins dans les fa-
milles. Pour ce faire, Mgr Ana-
tole Milandou a évoqué que
c’est le cardinal Emile Biayen-
da, alors archevêque de Braz-
zaville, d’heureuse mémoire,
qui avait invité cette congréga-
tion à venir s’installer en terre
congolaise. A l’époque, les
gens ne réalisaient pas l’impor-
tance de leur présence. Mais
aujourd’hui, avec ce qui se pas-
se dans les familles, leur pré-
sence s’est avérée plus que
nécessaire, a renchéri l’ordinai-
re du lieu. Dans la foulée,
s’adressant à la jubilaire, Mgr
Anatole Milandou lui a fait re-
marquer: «Que la célébration
de ce jubilé d’argent vous don-
ne de laisser le Christ prendre
véritablement toute sa place en
vous, que vous soyez transpa-
rente à sa lumière. Et c’est ain-
si que vous deviendrez vrai-
ment des prophètes de justice
à la suite de Jérémie et même
de Sainte Jeanne Jugan.»
Après l’homélie, l’heureuse ju-
bilaire a renouvelé ses vœux de
pauvreté, de chasteté et
d’obéissance dans la congré-
gation des Petites Sœurs des
Pauvres, afin de servir plus fi-
dèlement Jésus-Christ.
Avant la fin de la messe, Sr Fes-
ta a remercié l’archevêque de
Brazzaville, le clergé, tous les
participants à cette messe, no-
tamment les personnes âgées,
les bienfaiteurs, les Amis de
Jeanne Jugan d’être venus se
joindre à elle, pour célébrer cet
anniversaire de vie religieuse.
Puis, la jubilaire a rappelé qu’el-
le a commencé sa mission ici à
Brazzaville, le 30 août 1989, en
la fête de Sainte Jeanne Jugan,
et c’est la volonté du Seigneur
qu’elle ait fêté son jubilé d’ar-
gent, au lieu du début de sa
mission.
Intervenant en dernier lieu, Mgr
Anatole Milandou a martelé sur
l’éclosion des vocations de
toutes sortes, afin de pérenni-
ser l’œuvre de la mission qui
consiste à annoncer l’évangile
à toute la création.
Gislain Wilfrid BOUMBA
C
élébrée par le Père Chris-
lain Loubelo, prêtre spi-
ritain en fin de mission
en Algérie, cette messe a été
concélébrée par le père Bruno
Nkodia, aumônier des jeunes et
vicaire de la paroisse.
Dans son homélie, prononcée
en français, le célébrant a ex-
horté les fideles et les jeunes à
rester et être toujours des bons
grains dans leurs mouvements
d’apostolat, dans leurs familles
respectives et dans la société
congolaise. «Ne pas devenir de
mauvaises herbes, de peur que
nous soyons écartés de cette
société. Soyez des bons blés
de ce monde et de notre beau
pays, le Congo, car l’avenir de
demain c’est vous les jeunes»,
a-t-il conclu.
Au cours de cette célébration,
les jeunes et enfants de la pa-
roisse ont prié avec les natifs
des mois de juin et juillet. Mais
peu avant le rite de renvoi, une
prière a été dite au bénéfice de
ces natifs, suivi des mots de
remerciements de Guillaume
Paroisse Saint Kisito (archidiocèse de Brazzaville)
La C.p.p.e.j a clôturé l’année
pastorale 2013-2014
Dimanche 20 juillet 2014, XVI
e
dimanche ordinaire A, à 10 heu-
res, la C.p.p.e.j (Commission paroissiale pour la pastorale de
l’enfance et de la jeunesse) a bouclé ses activités pastorales,
par une célébration eucharistique, en présence de Juvet Mpassi,
secrétaire général de la C.d.p.e.j (Commission diocèsaine pour
la pastorale de l’enfance et de la jeunesse). Messe à laquelle les
mouvements d’enfants et jeunes, vêtus de leurs uniformes res-
pectifs, ont pris d’assaut l’église. Le tout sous l’animation litur-
gique de la chorale Saint Kisito de ladite paroisse.
Souza, président de la C.p.p.e.j
et du représentant du Conseil
pastoral paroissial.
Prélude à la célébration de clô-
ture de l’année pastorale, le
bureau de la C.p.p.e.j a organi-
sé, jeudi 17 juillet, une rencon-
tre sportive de football, à la-
quelle les jeunes ont manifes-
té leur joie. La journée du ven-
dredi 18 juillet a été marquée
par la visite aux malades et
autres nécessiteux dans les
quartiers. Enfin, celle du same-
di 19 juillet a été ponctuée par
un concert de chants religieux,
qui a connu la participation des
Trois leaders, groupe de jeunes
déficients visuels.
A la fin de la messe, un repas a
été offert aux jeunes et aux in-
vités venus en signe de frater-
nité.
Dom Arly KANZA
et Héléna VOUMI NGANGA
Membres du bureau de la
C.p.p.e.j
Père Chrislain Loubelo.
Une vue des jeunes pendant la messe.
Mgr Anatole Milandou.
Sr Festa Nonyelium Okonkwo.
Cette semaine, après son voyage en Corée du Sud, le Pape Fran-
çois a renoué avec les audiences générales. Mercredi 20 août,
rencontrant sur la Place Saint-Pierre des milliers de fidèles venus
l’écouter, il a fait le bilan de ce voyage pastoral, soulignant qu’en
cinq jours, il a pu «visiter une Eglise jeune et dynamique fondée
sur les témoignages des martyrs et animée de l’esprit mission-
naire».
Le Pape a commenté deux principaux événements de ce voyage:
la béatification de 124 martyrs coréens et la rencontre avec les
jeunes d’Asie. «Ces deux événements ont été le signe qu’il y a
quelqu’un, Jésus Christ, pour lequel il vaut la peine de donner sa
vie», a dit le Pape. «Le Christ n’abolit pas les cultures, il prend ce
qui est bon et le porte à son accomplissement», a-t-il ajouté.
• Le Pape François s’est, par ailleurs, entretenu au Vatican, jeudi
dernier, en matinée, avec le Cardinal Fernando Filoni, préfet de la
Congrégation pour l’évangélisation des peuples, et son envoyé
personnel auprès des chrétiens d’Irak à peine rentré de mission.
• Le Cardinal Andrès Rodriguez Mariadiaga, président de la Caritas
Cette semaine au Vatican
La chronique d’Albert S. MIANZOUKOUTA*
Internationalis, a, d’ailleurs, adressé un message d’encourage-
ment aux institutions chrétiennes caritatives et à la hiérarchie de
l’Eglise en Irak, pour leur faire part de sa proximité spirituelle et
celle de son institution dans la situation d’épreuves qu’endurent,
aujourd’hui, les chrétiens et minorités irakiens.
• Pendant la semaine écoulée aussi, la présidente de la Républi-
que argentine, Mme Cristina Fernandez de Kirchner, a exprimé
ses condoléances à son illustre compatriote le Pape François, à
la suite de l’accident tragique qui a coûté la vie, en Argentine, à
trois membres de sa proche famille. Un communiqué du Saint-
Siège a indiqué que la présidente argentine a téléphoné au Pape
pour ce geste.
• Le Conseil pontifical Justice et Paix a communiqué, jeudi, le
thème que le Pape François a choisi pour la 48
è
Journée mondiale
de la Paix, le 1
er
janvier prochain. «Non plus esclaves, mais frè-
res». Tel est le titre de ce Message pour la 48
ème
Journée mon-
diale de la Paix, la deuxième du Pape François. L’esclavage porte
un coup mortel à la fraternité universelle et, par conséquent, à la
paix, souligne le Pape, en substance. Pour qu’il y ait la paix, il faut
que l’être humain reconnaisse dans l’autre un frère qui a une égale
dignité.
Le Pape ajoute qu’aujourd’hui, l’esclavage revêt des formes insi-
dieuses et variées, allant du trafic des êtres humains et la traite
des migrants, à la prostitution, le travail forcé, l’exploitation de
l’homme par l’homme et la mentalité esclavagiste vis-à-vis des
femmes et des enfants. «C’est une très grave blessure dans la
chair du Christ!», affirme le message.
• Le Pape François a téléphoné, vendredi dernier, à la famille du
journaliste américain James Foley, décapité en Syrie par les
djihadistes de l’Etat islamique en Irak. Le Pape a présenté ses
condoléances aux parents du journaliste, des catholiques, et les
a assurés de sa proximité dans ce moment d’épreuve. La presse
rappelle que James Foley, journaliste de talent déjà enlevé par
des islamistes en Libye, était un fervent catholique et que lors de
son précédent enlèvement, il avait dit avoir supporté psychologi-
quement sa détention, en priant et en récitant le rosaire.
ASM
(Correspondant au Vatican)
Ancien étudiant d’un prestigieux établissement jésuite, le journa-
liste James Foley est mis à genoux par son bourreau, avant déca-
pitation. Le Pape, ému, a téléphoné aux parents.
Diocèse de Gamboma
Publication des bans
Dans une lettre-circulaire du 5 août 2014, jour commé-
moratif de la dédicace de la basilique Sainte Marie Ma-
jeure à Rome, Mgr Urbain Ngassongo, évêque de
Gamboma, a, dans la joie, annoncé aux ouvriers apos-
toliques et aux communautés chrétiennes de son dio-
cèse, que, s’il plaît à Dieu, le 4 octobre 2014, il ordon-
nera diacres, en la cathédrale Saint Pie X de Gamboma,
les séminaristes Duval Rolet Madzou et Axelrod Gouama
Kaya.
A cet effet, l’évêque exhorte à soutenir les futurs
ordinands par les prières.
Pour toute information, contacter:
Abbé Landri Génie KANGA
Secrétaire-chancelier
Tél.: 05 550 94 29 / 06 913 79 87
Retraites
ignatiennes au
centre Vouela
Du 2 août au 2 septembre
2014
Cette année, le centre jésuite
Vouela propose le mois
ignatien. Trente jours à l’école
de Saint Ignace pour connaî-
tre la volonté de Dieu dans sa
vie.
Du 7 au 15 septembre matin
Huit jours d’initiation à la prière
ignatienne. Inscrire Dieu dans
nos choix à l’aide du discerne-
ment.
LA SEMAINE AFRICAINE N°3421 du mardi 26 août 2014 - PAGE 12
ANNONCES
Dans le cadre de la mise en œuvre du Projet TCP/PRC/3502 intitulé «Appui à la
promotion de la filière manioc en République du Congo à travers l’approche
Champs Ecoles paysans (CEP)», la FAO lance cet avis de vacance de poste en
vue de recruter:
1. Un Consultant National Agronome spécialiste de la production du manioc;
2. Un Consultant National Agroalimentaire spécialiste en technologies agro-
alimentaires du manioc.
Les personnes intéressées sont priés de retirer les termes de référence au bu-
reau de la Représentation de la FAO.
DOSSIER DE CANDIDATURE:
Le dossier de candidature (CV, PHF ou P11 à retirer à la réception de la FAO,
copie du dernier diplôme et lettre de motivation non manuscrite) doit être en-
voyé, sous pli fermé (en précisant sur l’enveloppe la mention «Avis de vacance
de Poste N°005/FRCON/2014» et «l’intitulé du poste»), à
Mr le Représentant de la FAO
14, rue Behagle, Centre-ville
BP. 972
Brazzaville/Congo
Fait à Brazzaville, le 19 août 2014
Jean-Baptiste Banzouzi-Mbika
AFAOR/Administration
REPRESENTATION AU CONGO
14, rue Behagle
B.P. 972 Brazzaville/Congo
Tél:00(242)2815441/2815544/2815786/
6606400
Tél. Satellitaire: 00881631518213
Facsimilé: 00(242)2814513
E-mail: FAO-CG@fao.org
AVIS DE VACANCE DE POSTE Nº005/FRCON/2014
Date de publication: 20 août 2014
Date limite de dépôt des candidatures: 5 septembre 2014
UNION EUROPÉENNE
Délégation en République du Congo
Contrat à durée indéterminé précédé d’une
période d’essai de 3 mois renouvelables.
Poste ouvert aux ressortissants des Etats
ACP ou de l’Union européenne.
Missions principales (sous la supervision du
Conseiller politique)
- Sous la supervision du conseiller politique,
contribuer à concevoir et à réaliser des ac-
tions d’information et de communication
afin de faire mieux connaître l’action de l’UE
en République du Congo
- Sous la supervision du conseiller politique
et des chefs des sections opérationnelles,
établir et entretenir des relations avec les
médias afin de promouvoir l’image de l’UE
au Congo et d’expliquer le rôle et les posi-
tions de l’UE.
- Recueillir de façon régulière et diffuser au
sein de la DUE des informations pertinen-
tes pour le travail de la Délégation à partir
de la télévision, radio et autres organes de
presse
- Rédiger à partir de ces informations des
revues d’actualités et de courtes notes re-
latives à l’actualité - Rédiger, en collabora-
tion avec le coordonnateur de communica-
tion au sein des sections opérationnelles
des communiqués de presse et tout autre
produit de communication de la DUE
- Rédiger, modifier et actualiser le matériel
d’information de la délégation (y compris le
site web) en concertation avec les autres
membres de la délégation.
- Gérer, en collaboration avec le coordon-
nateur de communication au sein des sec-
tions opérationnelles, les relations avec
AVIS DE RECRUTEMENT
Responsable Presse et Communication – POSTE D’AGENT
LOCAL Nº 216339
l’Agence de Communication, y compris dans
l’organisation des évènements de visibilité
et d’autres manifestations publiques
Profil:
- Diplôme universitaire de 2
ème
cycle dans un
domaine en rapport avec le poste et (3) ans
d’expérience professionnelle ou une expé-
rience professionnelle de cinq ans pour les
candidats sans diplôme universitaire de 2
ème
cycle.
La fiche de poste complète et un modèle de
CV standard peuvent être retirés à la délé-
gation ou obtenues par courrier électronique
(adresse ci-dessous).
Les candidatures doivent être composées
de: · 1 lettre de motivation en français,
· 1 curriculum vitae dûment rempli exclusi-
vement selon modèle à retirer à la Déléga-
tion
· les noms et contacts de deux personnes
de référence pouvant être consultées.
Les candidatures, sous pli fermé portant la
mention «Candidature au poste vacant AL –
Confidentiel» doivent être déposées à
l’adresse suivante:
Madame Isabelle EDET
Chargée d’affaires
Délégation de l’Union Européenne en
République du Congo
Impasse Auxence Ickonga, Face Ambassade
d’Italie
B.P.: 2129 - E-mail: delegation-rep-of-
congo@eeas.europa.eu
La date limite de réception des candidatu-
res est fixée au 26 septembre 2014 à 13h30
AVIS DE RECRUTEMENT
Une importante société multinationale de la place re-
cherche un Directeur Juridique et un Responsable
Marketing et Communication.
1- DIRECTEUR JURIDIQUE
Les candidats soumissionnaires doivent avoir: Bac+4/
5 en Droit des Affaires, au moins 8 ans d’expérience
dans la protection et la défense des intérêts juridi-
ques d’une société multinationale, dont 5 ans comme
collaborateur dans un Cabinet d’avocat. La connais-
sance de l’anglais juridique serait un atout.
2- RESPONSABLE MARKETING ET COMMUNICATION
Les candidats soumissionnaires doivent avoir: Bac+3
minimum dans le domaine, une expérience profes-
sionnelle de 5 ans minimum et être parfaitement bi-
lingue (Français et Anglais).
Envoyer CV+lettre de motivation tout en précisant le
poste à pourvoir,  au plus tard le 05 Septembre 2014
à l’adresse suivant:
recrutementmultinational@yahoo.fr
COMMUNIQUE
Le Ministère des Affaires Sociales, de l’Action Humanitaire et
de la Solidarité, en partenariat avec le Ministère de l’Ensei-
gnement Supérieur, annonce l’ouverture prochaine de l’Insti-
tut National du Travail Social (INTS), à Brazzaville. Cet institut
a pour mission d’assurer la formation dans le domaine du
travail social et de développer la recherche-action et la re-
cherche appliquée en travail social. Les métiers suivants sont
proposés: Assistant de Service social, Educateur Spécialisé
et Agent de développement social local. Cette formation qui
dure trois ans sera sanctionnée par une licence profession-
nelle en travail social. L’accès à la formation initiale se fait par
voie de concours pour les bacheliers âgés de 18 ans au moins
et 35 ans au plus. Cette formation se fera en alternance sur
des sites qualifiants ou lieux de stage, dans un objectif de
réussite du parcours professionnel.
Les informations sur le concours seront communiquées à par-
tir du 1
er
septembre 2014.
Pour tous contacts
Tél.: 05.631.26.05; 06.403.13.72
Email: parfts1@gmail.com
LA SEMAINE AFRICAINE N°3421 du mardi 26 août 2014 - PAGE 13
SOCIETE
L
es participants à cette réu-
nion, près d’une vingtaine
au total, sont venus des
différents ministères impliqués
dans le processus du recense-
ment général de l’agriculture.
On pouvait y noter des direc-
teurs généraux et des direc-
teurs des études et de la plani-
fication. Parmi les documents
techniques examinés et analy-
sés par les membres du comité
ont figuré «le questionnaire mo-
dule de base», «le questionnai-
re module communautaire», «le
manuel d’instruction de l’agent
recenseur, du contrôleur et du
superviseur». Tous ces docu-
ments techniques, validés avec
quelques amendements par les
participants, permettront au
projet «Recensement général
de l’agriculture» d’être opéra-
tionnel, à partir du mois d’oc-
tobre 2014. L’application de ces
textes par le projet devant don-
ner des résultats attendus.
Pour Jean Fulgence Mouangou,
«l’ouverture de cette première
session du comité technique a
marqué le point de départ de la
Projet «Recensement général de l’agriculture»
Validation des textes techniques qui vont
servir comme outils de travail sur le terrain
Le Ministère de l’agriculture et de l’élevage, en partenariat avec la
Fao (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agri-
culture), a organisé, mercredi 20 août 2014, la toute première ses-
sion ordinaire du comité technique du projet «Recensement gé-
néral de l’agriculture». Dans la salle de conférence du Ministère
des hydrocarbures, à Brazzaville. Ouverts par Jean Fulgence
Mouangou, directeur de cabinet du ministre de l’agriculture et de
l’élevage, les travaux se sont déroulés en présence de Samuel
Ambampour, président du comité technique du projet et Philippe
Tsémi, coordonnateur du bureau central du recensement général
de l’agriculture au Ministère de l’agriculture et de l’élevage. But
de cette session: valider les documents techniques présentés par
le bureau central du projet recensement général de l’agriculture.
mise en œuvre effective du pro-
jet recensement général de
l’agriculture, après la réunion
inaugurale présidée, en son
temps, par le ministre d’Etat,
ministre des finances, prési-
dent du comité de pilotage du
projet recensement général de
l’agriculture. En effet, le besoin
des données statistiques dans
le domaine agricole est deve-
nu impérieux, puisque le der-
nier recensement général de
l’agriculture que nous avons
eu dans notre pays date de
vingt-neuf ans. Et, on peut ima-
giner que toutes les données
que nous avons, actuellement,
sont devenues, effectivement,
obsolètes. Ce besoin des don-
nées statistiques est impérieux
aussi, parce qu’elles nous per-
mettent la prise des décisions
pertinentes, le suivi-évaluation
des différentes réalisations et
la mesure de l’impact. En agri-
culture, nous en avons besoin.
Le gouvernement, sous la hou-
lette du président de la Répu-
blique, Denis Sassou Nguesso,
a lancé le plan national de dé-
veloppement, qui est un plan
de transformation radicale so-
cio-économique du pays. Ce
plan doit conduire ce pays à sa
modernisation et à son émer-
gence. C’est pourquoi, nous ne
pouvons pas conduire des ac-
tivités efficaces et fiables, si
nous n’avons pas des données
statistiques fiables. D’où l’im-
portance de ce projet recense-
ment général de l’agriculture,
qui, pour sa mise en place,
compte quatre organes. Il s’agit
du comité national de pilotage,
qui a un rôle d’orientation, en
dessous, intervient le comité
technique, un organe de mise
en œuvre. Sous cet organe,
vient, en troisième position, le
bureau central, l’organe opéra-
tionnel du recensement géné-
ral de l’agriculture et, enfin, il y
a les bureaux des départe-
ments ou des comités départe-
mentaux, dont le rôle sera la
coordination, la supervision et
le suivi des activités du projet
recensement général de l’agri-
culture, au niveau des départe-
ments. Vous mesurez, donc,
l’importance de votre classe.
C’est à partir de vous que la
mise en œuvre effective de ce
projet va se produire. Vous de-
vez concevoir les textes tech-
niques qui vont servir, effecti-
vement, comme outils de travail
sur le terrain.»
Signalons que le projet «Recen-
sement général de l’agricultu-
re» sera doté des moyens rou-
lants, au cours du mois de sep-
tembre prochain.
Philippe BANZ
Samuel Ambampour, Jean Fulgence Mouangou et Philippe Tsémi.
Pour tous les travaux d’impression en noir et blanc et en
couleur, une remise est accordée aux clients fidèles.
L’imprimerie Saint Paul est située non loin de la cathédrale
Sacré-Coeur de Brazzaville.
Nos services:
* impression de toutes cartes confondues
* impression des calendriers
* conception des logos
* impression des brochures, revues, magazines,
journaux, rapport d’activités
* reliure pour tous types de documents.
Pour de plus amples renseignements:
Contactez: 06 672 45 27
Attaché de Direction commerciale : Blaise BIKINDOU
Tél: (242) 05 590 39 11 ou 06 666 43 09
Collaboratrice: Elisabeth NTSONI
Tél: 01 087 15 33/06 671 85 67
Imprimerie Saint Paul: 80 ans de savoir-faire à vous plaire.
C
es collégiens et lycéens
primés ont, en effet, ob-
tenus de très bonnes
moyennes. Celles-ci vont de
11,10 à 16,80, pour les premiers,
et de 11,10 à 16,70, pour les se-
conds. De nombreux prix, sau-
cissonnés en catégories, leur
ont été offerts. Il y a eu le pre-
mier prix décerné aux premiers
meilleurs au B.e.p.c. et au bac-
calauréat; le deuxième aux pre-
miers élèves des séries A, D et
C; le troisième aux cinq
meilleurs élèves au B.p.e.c et au
Baccalauréat congolais et fran-
çais; le quatrième aux douze
meilleurs élèves des départe-
ments aux B.e.p.c et au Bacca-
lauréat; le cinquième aux éta-
blissements scolaires ayant
maintenu un taux de 50% de
réussite entre 2012 et 2014 et le
sixième aux collèges et lycées
qui ont connu un taux d’admis-
sion progressif entre 2012 et
2014. Ce, suivant des indica-
teurs fiables permettant d’éva-
luer le progrès des résultats des
lycées et collèges par rapport à
Enseignement secondaire
Hellot Matson Mampouya prime
les meilleurs collégiens et lycéens
Dans le cadre de la promotion de l’excellence, le Ministère
de l’enseignement primaire, secondaire et de l’alphabétisa-
tion, via la D.g.e.s (Direction générale de l’enseignement sco-
laire), a organisé, mercredi 20 août dernier, une émulation
scolaire, dans l’enceinte de l’Inrap (Institut national de re-
cherche et d’actions pédagogiques), à Brazzaville. Au cours
de celle-ci, les meilleurs élèves des collèges et lycées ayant
satisfait, brillamment, à leurs examens de fin de cycle
(B.e.p.c et Baccalauréat) ont été primés. En présence de
Hellot Matson Mampouya, ministre de l’enseignement pri-
maire, secondaire et de l’alphabétisation et de Catherine
Embonza Lipiti, ministre de la promotion de la femme et de
l’intégration de la femme au développement.
ceux des années antérieures.
Selon la catégorie, ces appre-
nants primés ont reçu des ma-
nuels scolaires, des tablettes,
des ordinateurs portables, des
frigos, des paquets de rames,
des postes téléviseurs (écrans
plasma) et des modems.
Quant aux établissements, ils
ont reçu du matériel aratoire,
didactique et administratif, ain-
si que des fauteuils tournants
pour différentes directions.
Pour Clémence Osseye, direc-
trice générale de l’enseigne-
ment primaire et secondaire,
«l’objectif cardinal de l’acte
enseignement-apprentissage
est la réussite des apprenants.
Cette réussite scolaire donne
à l’élève le sentiment d’appar-
tenir à l’école et contribue à
son développement personnel,
professionnel et social. Cette
appartenance à l’école doit être
motivée, pour permettre à ceux
qui ont bien travaillé de four-
nir plus d’efforts et à ceux qui
ont bien moins travaillé de re-
doubler d’efforts, pour amélio-
rer leur performance scolaire.»
«Nous pouvons encore relever
la tête et dire que l’école con-
golaise est en pleine vitalité.
J’ai rencontré, à travers le pays,
les enseignants de qualité qui
exercent leur profession avec
amour. Nous avons encore de
bons élèves qui apprennent
bien, qui s’expriment bien, qui
intériorisent les notions appri-
ses et qui peuvent prouver
qu’ils ont pu réunir un bagage
qui leur permet de se dresser
fièrement face aux autres en-
fants du monde», a déclaré,
satisfait des résultats, le minis-
tre Hellot Matson Mampouya,
avant de poursuivre: «L’envi-
ronnement scolaire s’améliore
avec la construction ou la ré-
fection des salles de classe
aidant ainsi à augmenter la ca-
pacité d’accueil des élèves; l’in-
troduction de l’outil informati-
que qui se traduit par la cons-
truction des salles multimé-
dia… Nous avons, chacun,
l’obligation de fournir plus d’ef-
forts, pour atteindre le standard
que nous pouvons estimer
idéal. Soyez, donc, des cadres
que le Congo attend.»
Viclaire MALONGA
Vie associative
«L’œil du peuple»,
une nouvelle plateforme
de concertation
La société civile s’est enrichie d’une nouvelle plateforme de con-
certation et d’action apolitique dénommée «l’Oeil du peuple».
Celle-ci a tenu sa première réunion, samedi: 23 août 2014, au
siège de l’Unoc (Union nationale des opérateurs économiques
du Congo), à Brazzaville. Elle a été présidée par El Hadj Djibril
Abdoulaye Bopaka, son président. En présence de Dominique
Diandouanina, premier vice-président, et Max Gangala, secré-
taire général. Cette plateforme a plusieurs missions; elle entend
assurer, entre autres, la coordination des interventions, de pro-
tection et de mobilisation de la société civile du Congo. «L’Oeil
du peuple» projette, également, d’assurer le renforcement des
capacités des responsables des Ongs et associations, membres
de cette organisation.
Au cours de cette première réunion, les membres de la plateforme
ont procédé à l’examen de plusieurs points figurant à l’ordre du
jour, en mettant l’accent sur la préparation de la session inaugu-
rale du collège des présidents des Ongs et associations de la
plateforme, dont les assises sont envisagées pour le 13 septem-
bre 2014. Les membres ont analysé, aussi, les documents fonda-
mentaux de la plateforme, notamment le règlement intérieur de la
plateforme et le plan d’action.
S’agissant de la session inaugurale, il est prévu l’adoption des
différents documents de travail, pour mieux canaliser l’action de
la plateforme.
«L’Oeil du peuple» compte 34 membres, dont 29 de la coordina-
tion et cinq du commissariat aux comptes. L’adhésion à cette
plateforme est gratuite pour toute organisation apolitique. La
plateforme sera présente dans tous les départements et au ni-
veau international.
Ouvrant les travaux, El Hadji Abdoulaye Bopaka a insisté sur l’in-
térêt de la présence de cette structure, en ces termes: «La mise
en place de la plateforme «l’Oeil du peuple» est une victoire ines-
timable, non seulement pour nous-mêmes, mais aussi, pour la
population congolaise qui attend de cet outil, l’amélioration du
cadre de vie et la satisfaction de ses nombreuses et légitimes
attentes. Conscient, donc, de cela, nous devons, résolument, nous
mettre au travail, travail sans lequel, nous ne récolterons que la
vague des insuccès et des critiques. Nous devons ainsi, tous en-
semble, définir les mécanismes, voire les stratégies de fonction-
nement de la plateforme, à travers les organes, que nous avons la
responsabilité de diriger.
Autrefois, nous avions indiqué que le chantier, qui se dresse de-
vant nous, est vaste et nécessite un rassemblement plus large et
solidaire, pour mener à bon port les activités liées à ce chantier. A
ce jour, cette condition est réunie. L’échantillon que nous consti-
tuons est favorable à l’accomplissement de cet idéal. C’est pour-
quoi, nous devons nous atteler à finaliser les documents de tra-
vail, et nous préoccuper des actions de sensibilisation sur les
enjeux de la problématique constitution du 20 janvier 2002, en
mettant en exergue notre projet de la nouvelle constitution.»
Philippe BANZ
Point de vente du journal
La Semaine Africaine
Le présidium lors de la réunion.
LA SEMAINE AFRICAINE N°3421 du mardi 26 août 2014 - PAGE 14
ANNONCES
Par acte en la forme authentique, en date à Pointe-Noire, du 05 mai 2014, le
Notaire soussigné a reçu les statuts de la société dénommée: J.B.G.SSERVICES-
SARL, aux caractéristiques:
- Dénomination: J.B.G.S-SERVICES-SARL;
- Forme de la société: Société à Responsabilité Limitée;
- Capital social: 1.000.000 F. CFA;
- Siège social: A Pointe-Noire, 30, avenue E. Kombo, quartier Foucks, près de
l’immeuble CNSS, Téléphone: 04 452 45 21/06 857 78 57;
- Objet social: Prestation de services off/on shore; bâtiment et activités conne-
xes; location de véhicules; import/export (matériel de soudure, pièces
détachées, lubrifiants); commerce, vente d’eau; lavage et gardiennage;
- Durée: 99 années, à compter de l’immatriculation au RCCM;
-Enregistrement: À Pointe-Noire, sous le n°3295 Folio 084/2, en date du huit
mai deux mil quatorze;
- Dépôt: A Pointe-Noire, au Greffe-du Tribunal de commerce, sous le n° 14 DA
715 du 26 juin 2014;
- Immatriculation: A Pointe-Noire, au Greffe du Tribunal de commerce, n° RCCM
CG/ PNR/14 B 374 du 26 juin 2014;
- Gérance: Monsieur GOMAS SIEFFO Armel Bienvenu est nommé gérant de la
société, pour une durée indéterminée.
Pour avis,
Maître Maurice MASSELOT,
Notaire
ETUDE Maître Maurice MASSELOT
Notaire
B.P: 4866, Tél.: (242) 06 667.00.66
104, Avenue LOEMBET Benoît, derrière ALUCONGO,
Face Laboratoire de Total.
E-mail: baronlove20032001@yahoo.fr
INSERTION LEGALE
En étroite relation avec la Direction Générale, la Division Administrative et Financières et les
Chefs d’agence pour un mandat initial de deux (02) ans, il sera responsable de la gestion du
portefeuille, de la mise en place et de la mise en oeuvre de la politique de crédit et des procédu-
res, de la coordination des agences.
Il sera également chargé de fixer les objectifs aux chefs d’agence et de négocier avec la direc-
tion générale les moyens à mettre en œuvre, pour chaque agence suivant, les missions ci-après:
MISSIONS:
- Mise en place et mise oeuvre de la politique de crédit et des procédures;
- Supervision de la gestion de la qualité du portefeuille de crédit au niveau
des agences;
- Gestion du portefeuille à risque;
- Fixation des objectifs aux agences et suivi de leur réalisation;
- Coordination des activités de toutes les agences CMPC;
- Détection et réduction des risques principaux CMPC;
- Suivi des différents comptes des clients;
- Suivi des comptes des domiciliés;
- Suivi des états des retenues à la source auprès des différentes entreprises;
- Evaluation du taux économique de rémunération de l’épargne durant chaque exercice.
PROFIL EXIGE:
- Bac+3 ou plus en Economie/Finances/Gestion;
- 5 années d’expérience dans le secteur bancaire, finance et crédit et micro
finance.
DOSSIER DE CANDIDATURE:
- Il devra contenir, obligatoirement:
• Une lettre de motivation manuscrite (préciser le poste faisant l’objet de votre candidature);
• Un curriculum vitae avec photo format d’identité (adresse complète: B.P, téléphone cellulaire,
e-mail);
• Une carte photo;
• Un certificat de nationalité;
• Un casier judiciaire;
• Un certificat médical;
• Un récépissé de l’ONEMO;
A déposer aux différentes Agences (Zone Industrielle de la Foire diagonale LVA, Tié-Tié) ou à la
Direction Générale de Crédit MUPROCOM, au centre-ville.
Contact: B.P:4702 - Tél.:+242 06 664 58 16/06 658 48 05.
E-mail: creditmuprocom@yahoo.fr
Tout dossier incomplet sera rejeté.
DATE DE CLOTURE: Vendredi 29 août 2014.
SAS Congo, société spécialisée dans les Solutions RH
(secretariat@sascongo.com), recherche, pour son client, Crédit MUPROCOM,
Etablissement de micro-finance de 2
ème
catégorie, ayant son siège
à Pointe-Noire:
DIRECTEUR GENERAL ADJOINT
Aux termes des actes reçus par Maître Jean Marie MOUSSOUNDA, en date
à Brazzaville du 21 juillet 2014, dûment enregistrés à Brazzaville, aux Do-
maines et Timbres de la Plaine, la même date, sous Folio 134/15, n°1084, il
a été constitué une Société dénommée: «HUA GING», dont les caractéris-
tiques sont les suivantes:
Forme: Société A Responsabilité Limitée Unipersonnelle;
Capital: le capital social de la Société est de: 10.000.000 F. CFA;
Siège: Le siège de la Société est fixé à Brazzaville, au numéro 212, rue
Mbokos (Ouenzé);
Objet: La Société a pour objet, en République du Congo:
* Vente des produits pharmaceutiques, matériels Chinois;
* Construction, Bâtiments et Travaux Publics;
Durée: La durée de la société est de 99 années;
RCCM: La Société a été immatriculée au Registre du Commerce et du Cré-
dit Mobilier du Tribunal de Commerce de Brazzaville, sous le n° BZV/14 B
5250 du 30 juillet 2014;
• Gérance: Madame HAN YONGQING, de nationalité Chinoise, est la Gé-
rante-associée unique de la société;
Dépôt de deux expéditions des statuts a été entrepris au Greffe du Tribu-
nal de Commerce de Brazzaville, conformément à la loi.
Pour insertion,
Maître Jean Marie MOUSSOUNDA
ETUDE de Maître Jean Marie MOUSSOUNDA
Notaire au ressort de la Cour d’Appel de Brazzaville
1er étage immeuble City Center, Centre-ville, B.P: 587
Tél.: (00242) 81.18.93; 06.664.83.17; 05.522.06.60
E-mail: moussounda_jeanmarie@yahoo.fr
REPUBLIQUE DU CONGO
HUA GING
Société A Responsabilité Limitée Unipersonnelle
Au Capital de 10.000.000 F. CFA
Siège: n° 212, Rue Mbokos
(Ouenzé)
Brazzaville
INSERTION LEGALE
Aux termes des actes reçus par Maître
Jean Marie MOUSSOUNDA, en date à
Brazzaville du 14 juillet 2014, dûment
enregistrés à Brazzaville, aux Domaines
et Timbres de Talangaï, la même date,
sous Folio 126/10, n°432, il a été consti-
tué une Société Civile Immobilière dé-
nommée: «FOKO», dont les caractéristi-
ques sont les suivantes:
Forme: Société Civile Immobilière;
Capital: le capital social de la Société est
de: 1.000.000 F. CFA;
Siège: Le siège de la Société est fixé à
Brazzaville, Avenue Foch, B.P:130 (Cen-
tre-ville);
Objet: La Société a pour objet, en Répu-
blique du Congo:
* L’acquisition, la propriété, l’administra-
tion, l’entretien et l’exploitation par bail,
location ou autrement, de tous biens im-
meubles, que ce soit à usage de bureau
ou commercial ou d’habitation, l’obten-
tion de toute ouverture de crédit avec ou
sans garantie hypothécaire, en vue de
réaliser l’objet social ou de permettre à
la société d’acquitter toutes les sommes
ETUDE de Maître Jean Marie MOUSSOUNDA
Notaire au ressort de la Cour d’Appel de Brazzaville
1er étage immeuble City Center, Centre-ville, B.P: 587
Tél.: (00242) 81.18.93; 06.664.83.17; 05.522.06.60
E-mail: moussounda_jeanmarie@yahoo.fr
REPUBLIQUE DU CONGO
FOKO
Société Civile Immobilière
Au Capital de 1.000.000 F. CFA
Siège: Avenue Foch, B.P: 130, Centre-ville
Brazzaville
INSERTION LEGALE
dont elles pourraient être délibératrices à
quelques titres et pour cause que ce soit; et,
généralement, la société pourra faire toutes
opérations commerciales, financières, indus-
trielles, mobilières et immobilières pouvant
se rattacher à l’objet ci-dessus, lui être uti-
les ou susceptibles d’en faciliter la réalisa-
tion ou le développement;
Durée: La durée de la société est de 99 an-
nées;
RCCM: La Société a été immatriculée au Re-
gistre du Commerce et du Crédit Mobilier du
Tribunal de Commerce de Brazzaville, sous
le n° BZV/14 D 216 du 17 juillet 2014;
• Gérance: Suivant Procès-verbal de l’As-
semblée générale constitutive en date du 14
juillet 2014,
• Monsieur GUILPAIN Stéphane, de nationa-
lité Congolaise, est le Gérant de la société;
Dépôt de deux expéditions des statuts a été
entrepris au Greffe du Tribunal de Commerce
de Brazzaville, conformément à la loi.
Pour insertion,
Maître Jean Marie MOUSSOUNDA
LA SEMAINE AFRICAINE N°3421 du mardi 26 août 2014 - PAGE 15
POINT DE VUE
Constitution de 2002: offre
statutaire et enjeux
de pouvoir
Le Congo connaît une crise pléniè-
re, depuis que s’installe le débat
sur la modification ou le change-
ment de la Constitution de 2002.
L’histoire politique du pays nous
rappelle que trois actes fondamen-
taux sur cinq ont organisé la légiti-
mité des régimes nés des coups
d’Etat. Des sept Constitutions in-
ventoriées à ce jour, seules trois
découlent des procédures électo-
rales régulières. La dernière étant
celle de 1992 qui a institué la se-
conde République, au terme d’une
laborieuse transition démocratique
conduite par Mgr Ernest Kombo
comme président du Conseil natio-
nal de transition, André Milongo comme premier ministre de tran-
sition et Denis Sassou-Nguesso, chef de l’Etat.
La règle du jeu politique établie à la Conférence nationale souve-
raine (C.n.s) affirme la volonté du peuple de mettre fin au régime
du parti unique. La chute de la République Populaire est consé-
cutive au séisme qui avait tourné la page de la guerre froide et mit
fin à la bipolarité du monde.
L’ordre constitutionnel, tel qu’il structure la vie politique au Con-
go, a vu une Constitution succéder à l’autre suivant deux appro-
ches différentes. La C.n.s avait réuni les forces vives du pays,
pour initier la première, celle de 1992. Le Dialogue nationale de
2001, à la suite du Forum national de 1998, a préparé l’adoption
de l’offre référendaire de 2002. En préférant la «paix des vain-
queurs» à la «paix des braves», les parties à la crise légitimèrent
la prise du pouvoir par les armes.
Les déclarations imputables aux sectateurs du régime dans le silla-
ge d’un soit disant «conseil des sages», ajoutées aux appels sur-
médiatisés des satellites de l’ancien parti unique qui est le Parti
congolais du travail (P.c.t), donnent l’illusion d’un immense sou-
tien populaire, dans la forme des messes marxistes, au nouveau
chantier politique de son président. Ce qui n’arrête pas d’alimen-
ter la controverse sur la Constitution, d’autant plus qu’un texte
taillé sur mesure, pour un homme, ne l’est que très rarement dans
l’intérêt du pays.
La proximité de cette aubaine avec les intérêts particuliers des
dignitaires du régime a de quoi inquiéter. Ne s’agit-il pas d’un
ballon d’essai destiné à jauger l’intelligence d’un pays abimé par
l’instabilité, épuisé par les intrigues et désappointé par les men-
songes d’Etat?
De la révision ou du changement de la Constitution, le débat va
au-delà des travées du pouvoir, pour écarteler une opinion grave-
ment éprouvée par les affres la guerre de 1997. Ces choix ne comp-
tent autrement que pour se détourner de la loi. Ces projets visent
la péremption de la démocratie, pour instrumentaliser la Républi-
que. Le but recherché étant de créer, de constituer et d’éprouver
un pouvoir hors d’atteinte. L’Etat ne serait plus que le socle d’un
pouvoir pris en otage par des personnes soucieuses de leurs pro-
pres intérêts.
La Constitution est la loi fondamentale de l’Etat. C’est aussi le
texte qui définit, de façon significative, le rapport du citoyen au
pouvoir. Il s’impose à tous et également. Sa réforme appelle une
procédure rectificative de l’acte qui établit la conformité de l’Etat
au droit. Ceux qui ont la charge de la défendre, se proposent aus-
si, désormais, d’en revisiter le contenu, sinon de la convertir, pour
lui substituer un autre texte à la démesure des expectatives de
l’actuel chef de l’Etat.
Le titre 17 consacré à la révision constitutionnelle stipule notam-
ment à l’alinéa 2 de son article 185, que la procédure de révision
«ne peut être engagée ou poursuivie, lorsqu’il est porté atteinte à
l’intégrité du territoire, la forme républicaine, le caractère laïc de
l’Etat, le nombre de mandats du président de la République ainsi
que les droits énoncés aux titres 1 (l’Etat et la souveraineté et II
(les droits et libertés fondamentaux) et ils ne peuvent faire l’objet
de révision». Si la révision n’est pas envisageable, le changement
que la Constitution ne prévoit nullement l’est-il pour autant?
Partant du principe que ce qui n’est pas autorisé n’est pas inter-
dit. Il peut tout au plus être toléré, il tient de ce fait que, en fait de
changement, la Constitution devra être abrogée. Ce qui suppose
que les institutions du pays le seront autant. Dans ces conditions,
toutes affaires cessantes, le personnel politique congolais serait
bien inspiré d’aller vers une transition collégiale qui gérera la cri-
se. De ce schéma, une consultation nationale des forces vives
sur la Constitution s’impose avec une acuité sans pareil, pour
rédiger une Constitution qui fonde, enfin, la troisième Républi-
que qui aura toute la légitimité d’impulser un renouveau démo-
cratique et de créer un Etat fort. C’est dans la perspective d’un tel
projet que devrait s’insérer toute l’action de Denis Sassou-Ngues-
so, pour réussir sa sortie et profiter de sa retraite politique.
Le respect de la Constitution est la caution utile à la régularité
des institutions de l’Etat et au perfectionnement des systèmes
politiques. Ceci engage le chef de l’Etat, lorsqu’il jure de la proté-
ger et de la défendre. La focalisation du débat sur la personne
même de Denis Sassou-Nguesso fait de lui le problème au cœur
de cette crise qui menace la cohésion nationale.
La recherche d’une issue honorable au présent accès de fièvre
est donc la négociation sur le statut post-présidentiel de l’actuel
chef de l’Etat et des siens. Se battre pour assurer son maintien au
pouvoir serait un casus belli dont le Congo mettra du temps à se
relever. En cela, personne n’y trouvera son compte.
Dr Mubuma Guma-Kanh’a SHERI.
Enseigne le droit et la science politique à l’Université
Marien Ngouabi et à l’Université internationale de Brazzaville.
Par le Dr Sheri.
P
lus nettement, il sied
d’opter pour le change
ment de ses mentalités,
en mettant en évidence les va-
leurs républicaines, l’amour in-
tégral de son pays ainsi que
son implication effective pour
la construction d’une Républi-
que unitaire et souveraine. Cha-
cun de nous devrait avoir une
conviction individuelle d’appar-
tenir à une entité territoriale qui
attend de lui un engagement
délibéré aux divers plans poli-
tique, social, économique et
culturel. Pour servir une cause,
il faut avoir conscience du rôle
qui est le vôtre dans la société
et de l’importance de l’objectif
que vous voulez atteindre.
L’amour du Congo doit
se dresser au dessus de
toutes nos considérations
personnelles.
A l’origine, au Congo, l’essen-
ce des valeurs républicaines
sont d’ordre traditionnel. Cela
signifie qu’il existe, dans les
valeurs traditionnelles, la pré-
dominance de la morale, de
l’éthique, le respect des aînés,
l’amour de son prochain et de
sa République. Le citoyen doit
être en mesure de répondre à
toutes sortes d’obligations tant
civiques que professionnelles
lui imputant de servir son pays,
de s’engager à le défendre dans
la mesure du possible. L’amour
du Congo doit se dresser au
dessus de toutes nos considé-
rations personnelles. Notre gé-
nération devra laisser à notre
jeunesse, un environnement
fiable et durable en matière de
stabilité sociale.
Dans le même optique, nous
devons nous efforcer de léguer,
également, à celle-ci un hérita-
ge non destructeur des valeurs
républicaines, que nous ne
cessons de promouvoir à l’ins-
tar de la défense de la paix, la
lutte contre la corruption, tout
en préservant notre peuple des
conflits sociaux et fratricides
de toutes sortes.
Comment comprendre que des
Congolais, qui aspirent devenir
des hommes d’Etat fassent la
politique dans l’unique but de
s’enrichir et puissent être
autant déterminés à réaliser
leurs ambitions démesurées,
quelles que fussent les consé-
quences? Comment la classe
politique peut-elle entretenir de
manière récurrente des rela-
tions délétères en faisant fi de
l’expérience désastreuse du
passé? Est-il raisonnable de se
targuer d’être démocrate si,
dans son agir, on réfute toute
éventualité de dialogue et de re-
cherche de consensus?
A notre avis, nonobstant le dé-
bat politique autour de l’unique
personne du président de la
République, il y a lieu d’affir-
mer, de manière globale, que la
vieille classe politique est en
péril. Ne pouvant présager
l’avenir, elle devrait se fixer
autour de leurs préoccupations
communes du moment, plutôt
que d’adopter, de manière
aventureuse, les comporte-
ments du passé qui engendrent
des effets, somme toute, simi-
laires.
Pour l’intérêt de la Nation, les
politiciens se doivent de relati-
viser les questions politiques,
en tenant compte du contexte
et de l’évolution du monde, tout
en étant convaincu qu’il est
toujours possible de trouver
une solution congolaise aux
problèmes qui se posent.
Par-dessus tout, ils doivent
gérer positivement la sensibili-
té publique, pour éviter une
désunion fatale. Pour parvenir
à un résultat quelconque, il faut
des prémices de résolutions.
Un excellent débat doit appor-
ter la contradiction, pour en
retenir la quintessence. Toute
conscience républicaine sans
un esprit d’abnégation est illu-
soire.
La conscience républicaine se
manifeste par une dynamique
resplendissante de patriotisme
et par un esprit d’unité et de fra-
ternité. Pour rendre les jeunes
responsables, notre tâche prin-
cipale doit se résoudre à pro-
mouvoir, de manière instante,
leur éducation et leur forma-
tion. Tout cela met en exergue
la notion de responsabilité du
jeune dans la société congolai-
se, d’autant plus que la jeunes-
se représente présentement
l’effectif majoritaire dans le
pays. Egalement, il y a donc, de
manière implicite pour le jeune,
d’avoir le sens du devoir et, de
surcroit, prendre conscience
de la place qui est la sienne
pour un lendemain meilleur.
Autrement dit, il est de notorié-
té publique que le binôme pré-
férentiel jeunesse/nation puis-
se être considéré à sa juste di-
mension. Dans cette optique,
nous avons donc intérêt à en-
cadrer cette jeunesse, afin
d’éviter qu’elle s’enlise dans
des comportements déviants.
Une jeunesse responsable doit
être éduquée dans l’optique
d’éviter des antivaleurs, c’est-
à-dire des actes répréhensibles
qui ne sont pas compatibles
avec les bonnes mœurs, les us
et coutumes, la morale et le ci-
visme. La jeunesse doit tirer
profit du passé qui est le miroir
du présent. De toute évidence,
cette jeunesse ne peut se cons-
truire qu’à travers le bon exem-
ple des plus âgés. Cela sous-
entend que les jeunes doivent
être indépendants et se prépa-
rer demain à prendre les com-
mandes dans les diverses
sphères de la vie nationale. On
peut décrier une personnalité
de la République, mais l’impor-
tant pour la jeunesse, c’est
l’image qu’il en dégage.
Par conséquent, le jeune qui
est conscient que l’avenir lui
appartient doit s’efforcer d’être
sens de la consolidation de la
paix sans laquelle aucun déve-
loppement n’est possible.
Un jeune responsable doit être
un leader, celui sur qui se fon-
de les espoirs du milieu dans
lequel il se trouve, celui qui doit
montrer la voie aux autres ou,
en d’autres termes, être le mo-
dèle d’inspiration positive pour
sa société. Il faut donc, encore
une fois, qu’il soit un bel exem-
ple pour les autres, parce qu’on
ne confie pas la gestion d’une
jeunesse à n’importe qui. Il doit
être humble. C’est un compor-
tement responsable. Les jeu-
nes ont donc besoin d’un en-
cadrement tourné vers leurs
préoccupations cardinales et
un filet de protection qui intè-
grent l’accès à la vie normale
et active.
La présence des jeunes dans
les conflits armés est exaspé-
rante pour le pays, car cela crée
une crispation dépressive de la
conscience patriotique et une
tendance d’insubordination
vis-à-vis des normes tradition-
nelles. Un jeune responsable
doit pouvoir présumer des con-
séquences d’une exacerbation
permanente des particularis-
mes et des crises nationales.
Une jeunesse
responsable, pour
l’avenir de la nation
Les jeunes doivent soutenir les
bonnes initiatives, en rejetant
tout ce qui a trait aux divergen-
ces ou aux conflits et qui ont
pour impact de retarder le dé-
veloppement du pays. Il est
aussi celui qui évolue dans des
associations et mouvements de
jeunesse, mène des actions
concrètes sur le terrain et re-
cherche ipso facto son accès
dans les sphères de décision.
Il doit pouvoir mesurer ses li-
mites, savoir ce qu’il doit faire
et ce qu’il ne doit pas faire, sa-
voir être pertinent et se con-
trôler dans la vie. Il doit éviter
d’abuser des boissons alcooli-
sées, du tabac et de la drogue.
Il doit avoir un comportement
sexuel responsable, pour se
préserver du V.i.h-sida. La jeu-
ne fille doit éviter d’avoir des
accoutrements sexy.
La notion de responsabilité du
jeune dans sa pratique quoti-
dienne est déterminante non
seulement pour la réussite de
ses propres entreprises mais
aussi pour l’avenir de la Nation
toute entière.
De nos jours, il serait souhaita-
ble que des mesures permissi-
ves soient prises à l’endroit de
cette jeunesse, afin de l’inclu-
re dans la plupart des orienta-
tions stratégiques visant son
accès à des instances de déci-
sion. Elle a besoin d’un enca-
drement adéquat, d’un suivi
favorable de la part d’un envi-
ronnement propre susceptible
d’assurer l’épanouissement in-
tégral de la jeunesse en ques-
tion. En outre, elle a énormé-
ment besoin, pour les raisons
précédemment évoquées,
d’une éducation positive à la ci-
toyenneté.
Aussi, pour que le lendemain
soit effectivement meilleur pour
notre jeunesse, celle-ci doit
s’efforcer à faire un choix déci-
sif et imprescriptible, consis-
tant à tourner, de manière déli-
bérée, le dos aux anti-valeurs
qui entravent la conscience ju-
vénile. Les jeunes doivent donc
éviter de suivre les autres qui
ne sont pas dans le droit che-
min, se consacrer entièrement
à leurs études et aux loisirs
sains. Ils ne doivent pas accré-
diter toute velléité de violence.
D’où le rejet intégral des com-
portements condamnables tels
que le pillage, le viol, le vanda-
lisme dans les établissements
publics, etc.
Par conséquent, la complémen-
tarité suivante est de mise:
d’une part, l’observance de cer-
tains principes de vie, de sorte
que nous puissions avoir une
jeunesse d’un type nouveau, et
d’autre part, la promotion des
valeurs caractéristiques en fa-
veur de ces jeunes par les adul-
tes, qui sont tenus d’être tout
autant responsables à l’effet de
parvenir à l’objectif susvisé.
Dans ce contexte précis, tou-
tes les personnalités de notre
pays s’accordent à dire que la
Nation congolaise est une et
indivisible et que la jeunesse
est, encore une fois, l’avenir de
la Nation. Cela sous-entend tri-
vialement que la jeunesse est,
elle aussi, une et indivisible.
Etre patriote, c’est poser le pro-
blème du pays en termes d’im-
plication et de responsabilité
individuelles. Le développe-
ment individuel dépend, dans
une grande mesure, de la parti-
cipation des autres. Le déve-
loppement collectif étant le pro-
duit de la contribution de cha-
cun.
Le jeune responsable doit pou-
voir respecter les aînés et se
conformer aux contraintes du
modernisme. De ce fait, il doit
pouvoir maîtriser l’outil infor-
matique. Il doit éviter de regar-
der les films pornographiques
et décrier les chansons obscè-
nes. Les jeunes chanteurs doi-
vent éviter des compositions
qui ne sont pas éducatives.
Une jeunesse responsable doit
être apte à respecter les insti-
tutions de la République et évi-
ter de se laisser manœuvrer.
Elle doit œuvrer pour l’intérêt
général, contrairement à l’inté-
rêt personnel.
En définitive, tout cela pourrait
se résumer par la sauvegarde
de la paix, la défense des va-
leurs républicaines, l’amour,
l’unité culturelle de la jeunes-
se, le réajustement de notre
congolité, la réaffirmation de
notre culture et, en toile de
fond, l’excellence dans tous les
domaines.
Michel MAKITA-NGUELOLO
Libre penseur
et analyste politique
Président de l’Association
S.o.s Culture pour le Dévelop-
pement et le Progrès
Conscience républicaine et
jeunesse responsable
Le dictionnaire Le Robert méthodique définit la conscience
comme étant la faculté qu’a l’homme de connaître sa propre
réalité et de la juger. La conscience républicaine est une notion
fondamentale qui doit concerner tous les fils et filles du pays.
De ce fait, il s’agit de posséder en soi une volonté positive en
faveur de l’épanouissement de ses compatriotes et, par exten-
sion, du développement de son pays. La conscience collective
est donc l’ensemble des faits psychiques communs aux mem-
bres d’une même société. En fait, la conscience républicaine
renvoie aux valeurs morales, à l’éthique et surtout au sens du
devoir envers sa République.
un véritable acteur du dévelop-
pement. De ce point de vue, il
doit pouvoir apporter sa con-
tribution dans ce processus.
Un jeune qui est responsable
doit briller par l’exemplarité
positive, faire preuve de solida-
rité agissante et avoir comme
leitmotiv obsessionnel l’éven-
tualité d’un épanouissement de
la jeunesse dans des condi-
tions sereines.
Cela sous-entend qu’une jeu-
nesse responsable doit être
disposée à soutenir les initiati-
ves qui convergent dans le
Par M. Makita-Nguelolo.
Notre message est national.
Nous aspirons à une jeunesse
consciente de ses responsabi-
lités, une jeunesse solidaire
face aux nombreux défis aux-
quels elle sera confrontée dans
le futur, une jeunesse éduquée
et conscientisée dans l’optique
de servir cette nation congolai-
se qui nous est tous très chè-
re, quelles que fussent nos
obédiences respectives.
LA SEMAINE AFRICAINE N°3421 du mardi 26 août 2014 - PAGE 16
ANNONCES
1. Le Gouvernement de la République du Congo a obtenu
auprès de l’Association Internationale de Développement
(IDA) un crédit (Crédit n° 5063-CG) du Projet de Renforce-
ment des Capacités de Transparence et de Gouvernance
(PRCTG), et a l’intention d’utiliser une partie du montant
dudit crédit pour financer les services de consultants ci-
après: Recrutement d’un Ingénieur architecte local en dé-
veloppement JAVA/JEE pour l’appui technique à l’Office
Congolais d’Informatique (OCI) pour le développement du
Système Intégré des Dépenses et des Recettes de l’Etat (
SIDERE).
2. L’objectif de la mission de l’Ingénieur architecte local
en développement JAVA/JEE est de développer l’applica-
tion JAVA/JEE 6 en vue de la mise en œuvre des choix
d’architecture JAVA/JEE y compris la supervision des tra-
vaux.
La durée de la mission de l’Ingénieur architecte local en
développement JAVA/est de six (06) mois renouvelables
après une évaluation jugée satisfaisante.
3. L’Unité d’Exécution du PRCTG invite les candidats inté-
ressés à manifester leur intérêt à fournir les services dé-
crits ci-dessus. Les Consultants intéressés doivent four-
nir des CV incluant les informations pertinentes indiquant
leurs capacités techniques à exécuter lesdits services.
Le dossier de candidature devra comporter les renseigne-
ments suivants:
- les copies des diplômes; - le CV illustrant les compéten-
ces du candidat pour la mission, notamment l’indication
de références techniques vérifiables en matière de mis-
sions similaires (liste des précédents clients pour ce type
de mission: année, coût de la mission, nom et adresse com-
plète du représentant du client et résultats obtenus);
- l’adresse complète du consultant (localisation, personne
à contacter, BP, Téléphone, Fax, Courriel).
Profil du Consultant:
- être titulaire d’un diplôme universitaire minimum (BAC+4)
dans le domaine informatique;
- avoir une expérience professionnelle d’au moins cinq
(5) ans dans les activités de l’architecte solution JEE;
- bonne connaissance des langages XML, HTML et des
MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES, DU PLAN, DU PORTEFEUILLE PUBLIC
ET DE L’INTEGRATION
PROJET DE RENFORCEMENT DES CAPACITES DE TRANSPARENCE ET DE GOUVERNANCE
Crédit n° 5063-CG- Financement IDA
Unité d’Exécution du Projet
B.P: 2116, Brazzaville, République du Congo, Tel: 06 635 50 36 06 921 91 16; 05 551 96 11,
Courriel: prctg@yahoo.fr
AVIS DE SOLLICITATION A MANIFESTATION D’INTERET
N° 19/MEFPPPI-CAB/PRCTG/14
«Recrutement d’un Ingénieur architecte local en développement JAVA/JEE pour l’appui
technique à l’Office Congolais d’Informatique (OCI) pour le développement du Système
Intégré des Dépenses et des Recettes de l’Etat (SIDERE)
feuilles de style CSS;
- bonne connaissance des systèmes de gestion de base
de données Oracle,
- bonne connaissance des systèmes d’exploitation UNIX/
LINUX et Windows,
- bonne connaissance des technologies JAVA/JEE5 et 6
(RMI, EJB, CDI, JPA, JAAS, JMS, JNDI, JMS, JSF);
- Maitrise des technologies ou des solutions suivantes:
Web Service, BRMS, Moteur de Workflow, GED, moteur
de règles Drools, Intégration continue (Maven, Nexus,
Jenkins/Hudson, Subversion, Sonar), outil de test et d’ap-
plication JEE ( JUnit, Selenuim, TestNG), XML, SOAP;
- Compétence avérée en architecture MVC;
- Parfaite maitrise du langage Java, de l’approche objet et
de l’outil de reporting JASPER de préférence.
- Maîtrise du langage UML.
4. Sur cette base, un Consultant individuel sera sélectionné
conformément aux Directives de la Banque «Sélection et
Emploi des Consultants par les Emprunteurs de la Ban-
que Mondiale de janvier 2011». Le Consultant sera sélec-
tionné sur la base de la comparaison des CV.
5. Les intéressés doivent s’adresser à l’Unité d’Exécution
du PRCTG pour obtenir des informations supplémentai-
res (Termes de référence notamment), à l’adresse ci-des-
sous, les jours ouvrables, de 8 h 00 à 16 h 00.
6. Les manifestations d’intérêt doivent être déposées sous
pli fermé ou en version électronique à l’adresse ci-des-
sous, au plus tard, le mardi 09 septembre 2014:
PROJET DE RENFORCEMENT DES CAPACITES
DE TRANSPARENCE ET DE GOUVERNANCE
UNITE D’EXECUTION DU PROJET
SECTION PASSATION DES MARCHES
B.P 2116 Brazzaville, République du Congo
Derrière le Commissariat Central
Courriel: prctg@yahoo.fr
Brazzaville, le 21 Août 2014
Le Coordonnateur
Marie Alphonse ITOUA
L’ONG Serment Universel recrute, pour son
Centre Médico-social (CMS) de Dolisie.
Titre du poste: Médecin
Lieu d’affectation: Dolisie
Durée du contrat: 1 an renouvelable
Description des tâches:
Sous l’autorité du Coordonnateur des pro-
grammes, le médecin du CMS a pour tâ-
ches de:
• Réaliser les consultations curatives en
ambulatoire pour les pathologies couran-
tes;
• Assurer la prise en charge thérapeutique
des enfants et adultes infectés par le VIH;
• Proposer le test de dépistage du VIH con-
formément aux normes OMS/ONUSIDA et
aux directives nationales en vigueur;
• Réaliser les consultations prénatales pour
les femmes VIH+ en grossesse et suivies
au CMS;
• Assurer le suivi staturo-pondéral des en-
fants vivant avec le VIH (EVVIH) de la file
active;
• Dépister et prendre en charge des cas de
malnutrition des EVVIH suivis au CMS;
• Superviser les activités d’éducation nu-
tritionnelle et d’aide à l’observance théra-
peutique au bénéfice des parents/tuteurs
des EVVIH;
• Planifier les actions du CMS au bénéfice
des EVVIH de la file active du CMS;
• Rédiger les rapports d’activités (mensuel,
trimestriel et annuel) du CMS;
• Coordonner le travail du personnel para-
médical du CMS;
• Exécuter toutes autres tâches à la de-
mande du coordonnateur des programmes.
Qualifications du candidat:
• Etre titulaire d’un diplôme d’Etat de Doc-
teur en médecine;
• Avoir une expérience professionnelle de
AVIS DE VACANCE DE POSTE N° 03/ASU/2014
3 ans dans les soins de santé primaire et
dans la prise en charge par les ARV des
personnes vivant avec le VIH et le Sida;
• Etre capable d’utiliser l’outil informatique
(Word, Excel et internet);
• Avoir des capacités de rédaction des rap-
ports et des comptes rendus;
• La maîtrise de la langue kituba est vive-
ment souhaitée;
• L’expérience dans la gestion d’un projet
communautaire de santé constitue un
atout.
Composition du dossier de candidature:
Les dossiers de candidature comprendront
les pièces suivantes:
1. Une lettre de motivation adressée au Pré-
sident du Conseil d’Administration de
l’ONG Serment Universel;
2. Un curriculum vitae;
3. Une copie du diplôme;
4. Les attestations ou certificats de travail.
Dépôt du dossier de candidature:
Les dossiers de candidature doivent être
adressés à Monsieur le Président du Con-
seil d’Administration de l’ONG Serment
Universel, sous pli fermé, avec mention
«avis de vacance de poste N°03/ASU/
2014», à l’une des adresses suivantes:
Pour Brazzaville: 989, avenue des Trois
Martyrs, à Moungali( à côté de l’ex-cinéma
ABC).
Pour Dolisie: 12, Rue Banda, quartier Ca-
pable.
Date limite de dépôt de candidature, le 16
septembre 2014, à 15 heures 00.
Pour plus d’information, téléphonez au 06
699 39 77.
1. Le Gouvernement de la République du Congo a obtenu
auprès de l’Association Internationale de Développement (IDA)
un crédit (Crédit n° 5063-CG) du Projet de Renforcement des
Capacités de Transparence et de Gouvernance (PRCTG), et a
l’intention d’utiliser une partie du montant dudit crédit pour
financer les services de consultants ci-après: Recrutement de
neuf (09) Développeurs JAVA/JEE locaux pour l’appui techni-
que à l’Office Congolais d’Informatique (OCI) pour le dévelop-
pement du Système Intégré des Dépenses et des Recettes de
l’Etat (SIDERE). Il s’agit de:
(i) un Développeur JAVA/JEE local pour l’implémentation des
interfaces logicielles entre SIDERE et le Système de Gestion
des Marchés Publics (SYGMAP); (ii) un Développeur JAVA/JEE
local pour l’implémentation des interfaces logicielles entre SI-
DERE et le Système de télé compensation en Afrique Centrale
(SYSTAC); (iii) un Développeur JAVA/JEE local pour l’implé-
mentation des interfaces logicielles entre SIDERE et le Gui-
chet Maritime (GUIMAR); (iv) un Développeur JAVA/JEE local
pour l’implémentation des interfaces logicielles entre SIDERE
et le Système de Gestion de la Solde; (v) un Développeur JAVA/
JEE local pour l’implémentation des interfaces logicielles en-
tre SIDERE et le Système de Gestion de la Dette (SYGADE; (vi)
un Développeur JAVA/JEE local pour l’implémentation du mo-
dule référentiel de SIDERE; (vii) un Développeur JAVA/JEE lo-
cal pour l’implémentation du module comptable de SIDERE;
(viii) un Développeur JAVA/JEE local pour l’implémentation du
module de la comptabilité analytique de SIDERE; (ix) un
Développeur JAVA/JEE local pour l’implémentation du module
pilotage de SIDERE.
2. L’objectif de ces recrutements est de participer au dévelop-
pement des applications JAVA/JEE pour l’implémentation des
interfaces logicielles de SIDERE. La durée de la mission de
ces développeurs est de six (06) mois renouvelables après
une évaluation jugée satisfaisante.
3. L’Unité d’Exécution du PRCTG invite les candidats intéres-
sés à manifester leur intérêt à fournir les services décrits ci-
dessus. Les Consultants intéressés doivent fournir des CV in-
cluant les informations pertinentes indiquant leurs capacités
techniques à exécuter lesdits services.
Le dossier de candidature devra comporter les renseignements
suivants: - les copies des diplômes; - le CV illustrant les com-
pétences du candidat pour la mission, notamment l’indication
MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES, DU PLAN, DU PORTEFEUILLE PUBLIC
ET DE L’INTEGRATION/PROJET DE RENFORCEMENT DES CAPACITES DE TRANSPARENCE
ET DE GOUVERNANCE
Crédit n° 5063-CG- Financement IDA
Unité d’Exécution du Projet
B.P 2116 Brazzaville, République du Congo, Tel: 06 635 50 36 06 921 91 16; 05 551 96 11,
Courriel: prctg@yahoo.fr
AVIS DE SOLLICITATION A MANIFESTATION D’INTERET
N° 20/MEFPPPI-CAB/PRCTG/14
«Recrutement de neuf (09) Développeurs JAVA/JEE locaux pour l’appui technique à l’Office
Congolais d’Informatique (OCI) pour le développement du Système Intégré des Dépenses et
des Recettes de l’Etat (SIDERE)
de références techniques vérifiables en matière de missions
similaires (liste des précédents clients pour ce type de mis-
sion: année, coût de la mission, nom et adresse complète du
représentant du client et résultats obtenus); - l’adresse com-
plète du consultant (localisation, personne à contacter, BP,
Téléphone, Fax, Courriel).
Profil du Consultant:
· être titulaire d’un diplôme d’enseignement supérieur (BAC
+ 3) au moins dans le domaine informatique; · avoir une ex-
périence professionnelle d’au moins trois (3) ans dans la
spécialité de développement des logiciels; ·bonne connais-
sance des technologies Java/ Java EE (RMI, EJB, CDI, JPA,
JAAS, JMS, JNDI, JMS), de l’architecture MVC, de l’architec-
ture d’un serveur Java EE, des standards du web2, des mé-
thodes Agiles et du Processus Unifié, UML2 et des AGLs
(Enterprise architecte, Visual paradigme), Java et de l’appro-
che objet, HTML et des feuilles de style, des web services et
du langage XML; · bonne connaissance des Framework JSF2
(Prime faces de préférence), SPRING.
4. Sur cette base, un Consultant individuel sera sélectionné
conformément aux Directives de la Banque «Sélection et
Emploi des Consultants par les Emprunteurs de la Banque
Mondiale de janvier 2011». Le Consultant sera sélectionné
sur la base de la comparaison des CV.
5. Les intéressés doivent s’adresser à l’Unité d’Exécution du
PRCTG pour obtenir des informations supplémentaires (Ter-
mes de référence notamment), à l’adresse ci-dessous, les
jours ouvrables, de 8 h 00 à 16 h 00.
6. Les manifestations d’intérêt doivent être déposées sous
pli fermé ou en version électronique à l’adresse ci-dessous,
au plus tard, le mardi 09 septembre 2014:
PROJET DE RENFORCEMENT DES CAPACITES
DE TRANSPARENCE ET DE GOUVERNANCE
UNITE D’EXECUTION DU PROJET
SECTION PASSATION DES MARCHES
B.P 2116 Brazzaville, République du Congo
Derrière le Commissariat Central
Courriel: prctg@yahoo.fr
Brazzaville, le 21 Août 2014
Le Coordonnateur
Marie Alphonse ITOUA
Les hommes louent l’Eternel pour ses biens faits. Je
grandissais comme un bourgeon, papa, tu me plongeais
toujours dans le bassin de tes nobles conseils.
Je te suis reconnaissante, car durant toute ma crois-
sance: tu as éveillé mes pensées; tu m’as orientée; tu
m’as montré le droit chemin. Comment ne pas te re-
mercier?
Toi qui étais à la hauteur de tes devoirs. Aujourd’hui, la
nature en a décidé autrement: tu es parti sans tirer
grand profit de ton champ que tu as semé, mais, pour
toi, tu es toujours là, je te vois à travers l’héritage des
consignes de vie que tu m’as léguées.
23 août 2013, 23 août 2014, cela fait un an que vieux
MADZOU (Ndoukous) avait été rappelé à Dieu.
REMERCIEMENTS
A l’occasion de ce triste anniversaire, deux messes d’action de grâces ont été célé-
brées en l’église Sainte Marie de Ouenzé et Saint Pierre de Gamboma, le dimanche 24
août 2014.
Nous ne t’oublierons jamais!
MADZOU
Ce 26 Août 2008, il avait plu au Sei-
gneur de retirer de ce monde notre
collègue Rollin MATINGOU. Le per-
sonnel du Journal se souvient tou-
jours de ce collègue intrépide et en-
treprenant. Une messe sera dite,
mardi 26 Août 2014 et samedi 30 Août
2014, à 18h00, à la paroisse St Pierre
Claver de Bacongo.
IN MEMORIAM
Rollin Joseph MATINGOU
26 Août 2008- 26 Août 2014
En ce jour mémorable, que ceux qui
l’ont connu et aimé aient une pensée pieuse pour lui.
LA SEMAINE AFRICAINE N°3421 du mardi 26 août 2014 - PAGE 17
CULTURE
Libres propos
C
omposé de 70 pages, ce
code publié par le dé-
partement d’Anatole Col-
linet Makosso se subdivise en
trois chapitres: Les 100 enga-
gements du jeune citoyen con-
golais; Les différentes formes
d’incivisme; et Les droits et de-
voirs du jeune citoyen congo-
lais.
Dans la première partie, consa-
crée aux engagements du ci-
toyen congolais, la direction de
l’éducation civique classe ses
engagements selon différents
milieux; dans la société et dans
la République. L’article 13, par
exemple, des 100 engagements
du citoyen congolais,
stipule: «Le jeune Congolais
est un citoyen qui fait preuve
de créativité et d’esprit entre-
preneurial, pour chasser l’oisi-
veté et toute dépendance indi-
gne et destructive. Il a cons-
cience que l’oisiveté engendre
la misère et est la mère de tous
les vices».
Au plan général, sont considé-
Ministère de la jeunesse et de l’éducation civique
Publication d’un «Code de bonne
conduite» du jeune Congolais
Dans la perspective de quête citoyenne et quotidienne
d’une identité citoyenne propre et d’élévation de la
conscience nationale, le Ministère de la jeunesse et de
l’éducation civique a conçu un «Code de bonne con-
duite» du jeune congolais. Du jeune, d’abord et avant
tout, parce que la population congolaise se caracté-
rise par sa jeunesse. Près de 70% de la population, en
effet, est âgée de moins de 35 ans. Le sens à donner à
ce code est de faire assimiler et faire adopter les con-
naissances de bons usages de la société, c’est-à-dire,
le savoir vivre et le savoir-être.
rés comme actes d’incivisme,
dans le code: l’intolérance, le
tribalisme, le repli identitaire, la
corruption, l’exhibitionnisme,
la destruction des biens pu-
blics et privés, le vol, le viol, la
prostitution, les nuisances so-
nores, le non-respect de sym-
boles, des valeurs, des lois et
règlements de la République et
toute attitude de nature à met-
tre en péril l’unité nationale, la
paix et la sécurité sociale.
Concernant les Droits et de-
voirs, le document s’est référé
à la Charte africaine de la jeu-
nesse. Cette charte reconnaît
que chaque jeune devra jouir
des droits et libertés, sans dis-
tinction aucune de race, de
groupe ethnique, de couleur, de
langue, de religion, etc., et, il a
l’obligation de contribuer à la
promotion du développement
économique de l’Afrique, en
mettant leurs capacités physi-
ques et intellectuelles à son
service.
Ce code éduque les jeunes à
l’éthique, à l’esprit patriotique,
à l’engagement citoyen, à l’es-
prit de solidarité et à la défen-
se des biens publics et privés.
Il se veut un ensemble de com-
portements cibles de promo-
tion des changements les plus
significatifs, capables de cons-
truire une nouvelle jeunesse
congolaise, encline à la com-
préhension mutuelle, active au
développement et imbue du
sens de la responsabilité.
Le document répond à l’exhor-
tation du président de la Répu-
blique, lorsqu’il rappelle: «Le
Congo(…) du troisième millé-
naire sera ce que vous voudrez
qu’il soit; de par votre compor-
tement, votre intelligence et
votre effort, vous engendrerez
ce nouveau Congo, havre de
paix et de prospérité pour tous.
Mais alors, pour qu’il en soit
ainsi, changez donc de menta-
lités. Laissez choir à jamais les
mentalités d’assistés, de profi-
teurs, de personnes en quête
perpétuelle de passe-droits et
autres facilités. Adoptez des
comportements nouveaux et
dignes. Adonnez-vous, désor-
mais, à la rigueur du gain méri-
té et non aux délices trop faci-
les et honteux de la ma-
gouille…, jetez bas la tricherie
et toutes les autres antiva-
leurs».
Esperancia
MBOSSA-OKANDZE
Rufin Hodjar.
A
u cours de son homé-
lie, l’abbé Koko a racon-
té comment Papa Wem-
ba, ancien enfant de chœur
(acolyte), mais aussi choriste à
la paroisse Saint Joseph et Ma-
rie-Rose Luzolo se fréquen-
taient, déjà, dès leur tendre en-
fance, à Matongé: «Vous avez
connu ensemble des moments
de bonheur, mais vous avez
aussi traversé des dures épreu-
ves. Malgré tout ce que l’on di-
sait de vous, vous êtes restés
unis jusqu’aujourd’hui où vous
avez décidé de vous engager
pour le meilleur et pour le pire.
Vous êtes des modèles et vous
méritez ces honneurs», a-t-il
expliqué.
Faisant référence aux versets
bibliques et s’appuyant sur des
scènes de la vie courante, l’ab-
bé Koko a loué la volonté des
mariés, qui après de nombreu-
ses années de vie conjugale,
ont décidé de régulariser leur
union devant Dieu et devant les
hommes. Il a, aussi, à cette oc-
casion, chanté des œuvres de
Papa Wemba, en vue d’illustrer,
comme il faut, la vie de cet ar-
tiste, natif de Matongé. Gagné
par l’émotion et l’ambiance de
la cérémonie, Papa Wemba a
chanté en chœur avec la cho-
rale un chant en latin et en fran-
çais qui n’a pas laissé indiffé-
rente l’assistance qui a réagi
par des applaudissements.
Peu après, la commune de la
Gombé a abrité une soirée dan-
sante en l’honneur des mariés,
à laquelle plusieurs convives
ont pris part, au nombre des-
quels, Alain Akouala Atipault,
ministre à la présidence, char-
gé des zones économiques
spéciales, qui était à la tête
d’une forte délégation en pro-
venance du Congo-Brazzaville
et a fait un témoignage sur la
manière dont Papa Wemba, à
travers l’orchestre Viva La Mu-
sica, a réussi à créer l’axe mu-
sical reliant le Congo-Kinsha-
sa et le Congo-Brazzaville. Ce
qui a fini par devenir un patri-
moine commun. Le tout dans
une ambiance assurée par les
orchestres Viva La Musica,
avec à sa tête, Jadot le Cam-
bodgien, et Zaiko Langa Lan-
ga, conduit par Jossart Nyoka
Longo.
Sur le sens donné à son maria-
ge, Papa Wemba a
déclaré: «C’est une reconnais-
sance. Marie-Rose et moi, som-
mes décidés à nous présenter
à l’église. Les enfants nous ont
également beaucoup encoura-
gés. Nous avons laissé parler
notre cœur. Il y a quelques an-
nées, le Pape Benoît XVI nous
avait bénis et même le cardinal
Mosengwo avait prié pour
nous. C’est une reconnaissan-
ce envers l’Eglise Catholique et
envers Dieu».
Signalons que parmi les per-
sonnalités venues prendre part
au mariage religieux de Papa
Vie des artistes
Papa Wemba et Amazone ont
scellé leur union devant Dieu
Une ambiance festive a régné, samedi 9 août 2014, à la
paroisse Saint Joseph de Matongé, à Kinshasa, le jour
du mariage de Jules Shungu Wembadio, dit Papa
Wemba (Bokul ou encore Ekumany) et Marie-Rose
Luzolo «Amazone-Mukaramé». Cette bénédiction nup-
tiale a été rehaussée de la présence de nombreuses
personnalités du milieu politique, diplomatique, artis-
tique, culturel et universitaire. Elle a eu pour
concélébrants, les abbés Albert Nany, curé de ladite
paroisse, et Koko, l’un des amis d’enfance, au quartier
Matongé, du chanteur Papa Wemba. Afin de permettre
à plusieurs fanatiques, admirateurs, mélomanes et
autres curieux qui n’ont pas pu avoir accès à l’église
de suivre la cérémonie, un écran géant a été placé dans
l’enceinte de la paroisse.
Wemba, il y avait, le premier
ministre de la R.D.C, Augustin
Matata Ponyo, avec des mem-
bres de son gouvernement,
l’ambassadeur de Côte d’Ivoi-
re en R.D.C, le représentant de
Guillaume Sorro, président de
l’assemblée nationale de la
Côte d’Ivoire, des sénateurs et
députés, des diplomates fran-
çais, etc. Etaient aussi pré-
sents, des artistes musiciens
comme Simaro Lutumba, Jos-
sart Nyoka Longo, Reddy Ami-
si, et bien d’autres artistes, tou-
tes générations confondues.
Alain Patrick MASSAMBA
Papa Wemba et Amazone
Anatole Collinet Makosso
Les artistes congolais doivent
s’organiser, pour mieux présen-
ter les spectacles, lors de gran-
des cérémonies, comme celle
relative aux festivités marquant
la fête de l’indépendance natio-
nale. Grande a été ma surprise
de constater que parmi les or-
chestres sélectionnés pour le
banquet offert par le chef de
l’Etat, à Sibiti, aucun n’avait de
danseurs ni de danseuses. En
plus et à bien des égards, cer-
tains artistes étaient mal habillés
et d’autres avaient porté des te-
nues en disharmonie totale.
Lorsqu’un artiste est invité à une
manifestation d’une telle enver-
gure, il doit s’arranger à être élé-
gamment habillé, car «l’habit fait
le moine».
Les artistes congolais
doivent apprendre à
soigner leur tenue de scène
Le Congo est, tout de même, le pays de la Sape (Société des
ambianceurs et des personnes élégantes). Cela compte énormément,
car ce sont des points de gagnés d’avance, pour un artiste qui soi-
gne sa tenue de scène, la prestance étant une affaire sérieuse. Bien
entendu, je ne conteste pas le talent des artistes qui ont joué au ban-
quet présidentiel, mais l’on doit aussi dire que ce ne sont pas les
moyens qui ont manqué, étant donné qu’ à de telles occasions, les
organisateurs ont l’obligation de verser des cachets conséquents aux
artistes sélectionnés, pour leur permettre de bien se préparer et pré-
senter un spectacle sans fausses notes.
Un artiste connu comme tel ne doit pas se présenter à une telle céré-
monie, pour des «broutilles». Si les cachets ne sont pas à la hauteur
de l’événement, l’artiste n’est pas obligé d’accepter. C’est le principe
sacro-saint de l’autonomie de la volonté. Une chose est vraie, c’est
qu’une telle manifestation où le chef de l’Etat a reçu des invités de
marque, des moyens significatifs ont été dégagés, pour la réussite
de l’événement. J’en suis convaincu. Il s’agit, tout de même, de la
République!
On connait l’égoïsme légendaire des musiciens congolais qui ne veu-
lent point toujours faire profiter aux autres membres du groupe, le
cachet d’ensemble. Préférant dissimuler «la manne» reçue, à son avan-
tage personnel, au détriment de l’art, frustrant ainsi les autres musi-
ciens. C’est, entre autres, l’une des raisons de a dislocation des or-
chestres congolais.
Koffi Olomidé est, souvent, critiqué, mais il n’en demeure pas moins
vrai qu’en tant que professionnel et maîtrisant parfaitement les arca-
nes du show-business, il a pris le temps de bien se préparer, en se
présentant sur scène avec une belle tenue, mêmement pour les mu-
siciens qui l’accompagnaient; Cindy le Cœur (Ndlr: la chanteuse de
l’artiste précité), habillée comme une reine, la bonne musique ayant
fait le reste.
Mention spéciale, tout de même, aux organisateurs de cette cérémo-
nie qui ont tant soit peu donné une vitrine aux musiciens congolais
de pouvoir s’exprimer, lors de cette grande cérémonie. Il est vrai que
des efforts restent à fournir, tant du côté des artistes que du côté des
organisateurs de cérémonies étatiques, pour que la musique congo-
laise retrouve ses lettres de noblesse, comme au bon vieux temps de
nos aînés, Franklin Boukaka, José Missamou, Pamelo Mounk’a, Paul
Kamba, pour ne citer que certains de ceux qui nous ont quittés, et
qui ont porté haut l’étendard de notre musique.
Rufin HODJAR
Artiste musicien
LA SEMAINE AFRICAINE N°3421 du mardi 26 août 2014 - PAGE 18
ANNONCES
Afin d’accompagner l’orientation et
la gestion de carrière des jeunes
bacheliers qui se projettent dans
les études universitaires, POTEN-
TIEL RH met à leur disposition des
tests d’orientation de carrière en
ligne.
Ces tests positionnent leurs profils
par rapport à un référentiel de 80
groupes métiers.
Ces outils d’aide aiguilleront le ba-
ACCOMPAGNER L’ORIENTATION ET LA GESTION DE CARRIERE
chelier vers des filières d’études et
des métiers qui lui correspondent.
Pour participer à ce bilan d’orienta-
tion, merci de contacter:
POTENTIEL RH
Email: contact@potentielrh.com
http//www.potentielrh.com
Tél: 242 06 654 33 40 
06 633 32 62
05 553 16 86
Contact: 05 621 59 93
Année de mise en circulation 2004.
Voiture Toyota HIACE Climatisée à louer
Aux termes des actes reçus par Maître
Jean Marie MOUSSOUNDA, en date à
Brazzaville du 18 août 2014, dûment
enregistrés à Brazzaville, aux Domai-
nes et Timbres de Poto-Poto, date sous
Folio 145/13, n°2074, il a été constitué
une Société dénommée: «GROUPE
ENTREPRENEURIAL ET
MANAGERIAL AZUR», dont les carac-
téristiques sont les suivantes:
Forme: Société A Responsabilité Limi-
tée Unipersonnelle;
Capital: le capital social de la Société
est de: 1.000.000 F. CFA;
Siège: Le siège de la Société est fixé à
Brazzaville, à la case P13-171 V
(Sonaco-Moukondo);
Objet: La Société a pour objet, en Ré-
publique du Congo:
- Fourniture de bureaux;
- Dépôt de boisson;
- Transport en commun et marchandi-
ses;
- Construction, Bâtiment et Travaux Pu-
blics;
ETUDE de Maître Jean Marie MOUSSOUNDA
Notaire au ressort de la Cour d’Appel de Brazzaville
1er étage immeuble City Center, Centre-ville, B.P: 587
Tél.: (00242) 81.18.93; 06.664.83.17; 05.522.06.60
E-mail: moussounda_jeanmarie@yahoo.fr
REPUBLIQUE DU CONGO
GROUPE ENTREPRENEURIAL ET MANAGERIAL AZUR
Société A Responsabilité Limitée Unipersonnelle
Au Capital de 1.000.000 F. CFA
Siège: Case P13-171 V
(Sonaco-Moukondo)
Brazzaville
INSERTION LEGALE
- Agropastorale;
- Intérim (confitures, fabrication des
moules des briques);
- Quincaillerie, vente des pièces à re-
change.
Durée: La durée de la société est de 99
années;
RCCM: La Société a été immatriculée
au Registre du Commerce et du Crédit
Mobilier du Tribunal de Commerce de
Brazzaville, sous le n° BZV/14 B 5283
du 19 août 2014.
- Gérance: Monsieur MAKAKALALA-
NKOUKA Fernand, de Nationalité Con-
golaise, est le Gérant de la société, de-
meurant à Brazzaville.
Dépôt de deux expéditions des statuts
a été entrepris au Greffe du Tribunal
de Commerce de Brazzaville, confor-
mément à la loi.
Pour insertion,
Maître Jean Marie
MOUSSOUNDA
Aux termes des actes reçus par Maître
Jean Marie MOUSSOUNDA, en date à
Brazzaville du 14 juillet 2014, dûment en-
registrés à Brazzaville, aux Domaines et
Timbres de Talangaï, la même date, sous
Folio 126/5, n°427, il a été constitué une
Société Civile Immobilière dénommée:
«DU BEACH», dont les caractéristiques
sont les suivantes:
Forme: Société Civile Immobilière;
Capital: le capital social de la Société est
de: 1.000.000 F. CFA;
Siège: Le siège de la Société est fixé à
Brazzaville, Avenue Foch, B.P: 130 (Cen-
tre-ville);
Objet: La Société a pour objet, en Répu-
blique du Congo:
* L’acquisition, la propriété, l’administra-
tion, l’entretien et l’exploitation par bail,
location ou autrement, de tous biens im-
meubles, que ce soit à usage de bureau
ou commercial ou d’habitation, l’obtention
de toute ouverture de crédit avec ou sans
garantie hypothécaire, en vue de réaliser
l’objet social ou de permettre à la société
d’acquitter toutes les sommes dont elles
ETUDE de Maître Jean Marie MOUSSOUNDA
Notaire au ressort de la Cour d’Appel de Brazzaville
1er étage immeuble City Center, Centre-ville, B.P: 587
Tél.: (00242) 81.18.93; 06.664.83.17; 05.522.06.60
E-mail: moussounda_jeanmarie@yahoo.fr
REPUBLIQUE DU CONGO
DU BEACH.S
Société Civile Immobilière
Au Capital de 1.000.000 F. CFA
Siège: Avenue Foch, B.P: 130, Centre-ville
Brazzaville
INSERTION LEGALE
pourraient être délibératrices à quelques
titres et pour cause que ce soit; et, géné-
ralement, la société pourra faire toutes opé-
rations commerciales, financières, indus-
trielles, mobilières et immobilières pouvant
se rattacher à l’objet ci-dessus, lui être uti-
les ou susceptibles d’ne faciliter la réali-
sation ou le développement.
Durée: La durée de la société est de 99 an-
nées;
RCCM: La Société a été immatriculée au
Registre du Commerce et du Crédit Mobi-
lier du Tribunal de Commerce de Brazza-
ville, sous le n° BZV/14 D 220 du 19 août
2014;
• Gérance: Suivant Procès-verbal de l’As-
semblée générale constitutive en date du
14 juillet 2014,
• Monsieur GUILPAIN Stéphane, de natio-
nalité Congolaise, est le Gérant de la so-
ciété;
Dépôt de deux expéditions des statuts a
été entrepris au Greffe du Tribunal de Com-
merce de Brazzaville, conformément à la
loi.
Pour insertion,
Maître Jean Marie MOUSSOUNDA
Monsieur le président de l’Assemblée Nationale, Son Excellence
Justin Koumba, et collaborateurs. Très chers parents, très chers
amis, collègues de service, sœurs de la Divine Providence de
Ribeauvillé et la chorale Ngunga.
Au nom de la famille Kuimba (maman Bonda Anne Bamanadio-
Wassoulou, les enfants Mavangui-Sœur Judith Nzonza et tous
leurs enfants, neveux et nièces, cousins et amis) sont très heu-
reux de vous adresser leurs remerciements pour l’attachement
et l’assistance manifestés, lors des obsèques de leur frère et
oncle, Emerson Thomas MAVANGUI, décédé le 27 juillet 2014, à
Paris, et inhumé, le vendredi 8 août, à Brazzaville.
Que la paix du Christ vous embrase tous!
«Yahvé avait donné, Yahvé a repris: que le Nom de Yahvé soit
béni.» Job 1/21
REMERCIEMENTS
Séminaire de formation
sur le traitement des images
et le design avec Photoshop
Contenu du séminaire:
· Notions de mensuration, de couleur, de cal-
que, de formats d’image,... et de design
· Traitement et montage des images comple-
xes
· Retouche photos
· Conception des affiches publicitaires pro
· Conception des cartes de visite pro et des
logos
· Importation et utilisation des plug-in
Photoshop
Début : 19 Août 2014 Durée: 3 semaines
Coût: 45 000 Frs CFA + 1 marker non perma-
nent
Heures: 17H - 19H30
Lieu: Immeuble en face du hall des légumes
Agricongo
marché total (derrière la fac de droit), à
l’étage. MAG.SYS
Contact: 06 937 60 54 / 05 556 90 64
Séminaire de formation
sur la LOGISTIQUE pour
B/VILLE et POINTE-NOIRE
Contenu du séminaire: (+ livre gratuit)
· Les approvisionnements; · La gestion des stocks;
· Les documents commerciaux; · La distribution;
· La gestion du transport; · Les incoterms (conventions
internationales de vente) MAG.SYS
Immeuble en face du hall des légumes Agricongo-mar-
ché total (Derrière la fac de droit, à l’étage).
Brazzaville.
Contacts: 05 556 90 64/06 937 60 54
Brazzaville: Début: 14 Août 2014
Lieu: siège MAG.SYS
Durée: 2 Semaines
Coût: 35 000F + 1 marker non permanent
Pointe-Noire: Tél: 06 937 60 54 / 05 556 90 64
Début: 28 Août 2014
Durée: 2 Semaines
Lieu: Salle des conférences de la Paroisse Christ Roi
de loandjili
Coût: 40 000F + 1 marker non permanent
Renseignements et Inscriptions: Immeuble BATANGOUNA
(Immeuble à 3 niveaux) après le pont fouks CNCS-Mbota
en face du lavage ETATS - UNIS, en allant vers Mbota.
LA SEMAINE AFRICAINE N°3421 du mardi 26 août 2014 - PAGE 19
F
idèle à sa vocation de so-
ciété citoyenne, MTN
Congo offre, depuis sa-
medi 9 août dernier, jusqu’au
dimanche 14 septembre 2014,
au Stade Gouverneur Félix
Eboué, dans le troisième ar-
rondissement Poto-Poto, la
possibilité aux enfants, aux
adolescents et aux jeunes, ve-
nant entre amis, en famille ou
accompagnés, des opportuni-
tés pour se retrouver et parta-
ger de bons moments permet-
PUBLI-REPORTAGE
MTN Summer Talents: «Un concentré de Talents»
MTN Congo illumine les jeunes Brazzavillois
à travers diverses activités culturelles
Puisque «l’oisiveté est la mère des vices», MTN Congo
propose à la jeunesse de la capitale, des occupations
saines, pendant cette période de vacances scolaires.
L’occasion est donc donnée aux jeunes Brazzavillois
de se divertir et de s’instruire, à travers diverses acti-
vités culturelles organisées par MTN Congo, sous le
label de «MTN Summer Talents», un concentré de ta-
lents.
pose «MTN Summer Talents»,
tous les jours, du lundi au di-
manche, de 22h à minuit.
Au programme: sept ateliers
d’initiation artistique destinés
aux participants âgés de 6 à 18
ans. Il s’agit, notamment, de la
comédie théâtrale, du slam, de
la bande-dessinée, du chant
choral, de la danse hip-hop, de
la musique et de la lecture. Le
tout animé par des profes-
seurs confirmés, assurant la
gestion des groupes de douze
tant de se découvrir et de dé-
couvrir les talents artistiques
qui sommeillent en chacun de
nous.
Cette année, l’accent est mis
sur les activités artistiques et
de créativité. En effet, pour
cette cuvée 2014, c’est une
large palette de loisirs que pro-
participants au maximum. Il
est prévu des sessions d’ini-
tiation d’une heure par jour,
soit quatre jours (du mardi au
vendredi), pour trois tranches
d’âges.
Au cours de ces cinq semai-
nes de «MTN Summer Ta-
lents», 1300 jeunes seront ini-
tiés, à divers niveaux, en fai-
sant éclater leurs talents, à tra-
vers plus de cinquante spec-
tacles musicaux à vous cou-
per le souffle, à savoir: des
concerts en live et shows qui
permettent aux populations
brazzavilloises de vivre des
moments de joie et de gaîté
avec des stars telles que: Dj
Rox, Dj Molema, Dj Tchatcho
Moulouba, Quentin Moyascko
et son orchestre Extra Musica
international, Trésor Mvoula et
son groupe, ainsi que les grou-
pes locaux confirmés, illus-
trant la diversité de la scène
musicale congolaise, à travers
des musiques urbaines, en
passant par le reggae, le zouk,
le coupé-décalé et le typique.
Ces spectacles se déroulent
tous les soirs, du mardi au di-
manche.
C’est une scène ouverte aux
artistes en herbe, pour que
chaque enfant, chaque adoles-
cent et chaque jeune puisse
exprimer son talent en public,
à travers un imposant podium
dresser au Stade Félix Eboué.
Il suffit de se présenter tous les
mercredis, jeudis et vendredis,
pendant une heure, en avant-
spectacle.
Une ambiance de fête au
Stade Félix Eboué
A travers le concentré de ta-
lents mis en spectacle et
comme MTN Congo, qui est au
service des populations, sait le
faire, c’est donc un espace de
jeux-concours qui est ouvert
au public, en vue de gagner de
nombreux prix. Des restos et
boutiques sont ouverts dans
cet espace, pour partager ces
bons moments de vacances et
se faire plaisir.
«MTN Mobile Money» est là
aussi, au service de tous, pour
faciliter les achats ou les tran-
sactions financières, en toute
tranquillité et sécurité, depuis
le mobile du téléphone.
A travers votre carte d’identité,
ouvrez votre compte avec Mo-
bile Money. Et rendez dans vo-
tre point et agence pour effec-
tuer vos paiements.
C’est donc une invite qui est
faite aux parents à inscrire
leurs enfants dans divers ate-
liers sis au Stade Félix Eboué
à Brazzaville, du mardi au ven-
dredi. Car, la fête des petits et
des grands, c’est au «MTN
Summer Talents» qui vous ré-
serve beaucoup de surprises
agréables.
Le choix d’un tel concept par
MTN Congo, une entreprise
qui se veut être proche des
populations, c’est d’aider,
d’encourager et de promou-
voir les talents en herbe, pour
leur épanouissement.
MTN, everywhere you go!
Trésor Mvoula et son groupe sur scène.
L’un des restos installés dans ce village artistique.
Pendant les moments de gaieté avec des spectacles inédits.
Le public, toujours au rendez-vous.
Les boutiques font partie aussi de ce village.
LA SEMAINE AFRICAINE N°3421 du mardi 26 août 2014 - PAGE 20
Eric-Pressing
Situé au coeur économique de: * Brazzaville
rond-point Moungali * Pointe-Noire centre ville,
PRESSING DE LUXE
ERIC-PRESSING
ERIC
* E = Expérience dans le cadre de Nettoyage à Sec
* R = Remplissant toutes les conditions de lavage
* I = Irréprochable pour un travail soigné et bien fait
* C = Compétence qui fait la différence
PRESSING
* P = Professionnel confirmé
* R = Reste fidèle au bon service
* E = Entretien de qualité inégalable
* S = Service non stop
* S = Sollicité par les clients exigeants
* I = Incomparable, toute la ville en parle
* N = Nommé ERIC-PRESSING
*G= Garantit la longévité de nos vêtements
Faites confiance à notre pressing de luxe
SPORTS
Elections à la Fécofoot
Candidats, levez le doigt!
La commission électorale de la Fédération congolaise de football tra-
vaillerait, déjà, pour la réussite des opérations qui déboucheront, le 4
octobre prochain, à Owando, sur le renouvellement du comité exécutif
de l’instance dirigeante du football congolais. Elle en a donné le top,
par le truchement de plusieurs actes. Les candidats sont donc appelés
à se faire enregistrer.
Selon son chronogramme, l’appel à candidatures a été ouvert, depuis
le 13 août 2014. La clôture des candidatures interviendra, le 28 août
2014, à minuit.
Pour les intéressés, le dossier de candidature à l’élection des mem-
bres du comité exécutif de la Fécofoot comprend une liste nominale de
15 membres (Cf: article 33 des statuts de la Fécofoot), une demande
de candidature, un extrait d’acte de naissance, un casier judiciaire, un
certificat de nationalité congolaise, une photocopie d’une pièce d’iden-
tité (Carte nationale d’identité, passeport, permis de conduire), une
attestation justifiant la participation active au football les 4 dernières
années pour le poste de président et trois années, pour les autres
membres, et deux photos d’identité.
Pendant la période du 31 août au 3 septembre 2014, la commission
électorale examinera les dossiers de candidatures reçues. Et le 4 sep-
tembre, elle procédera à la publication des candidatures et du corps
électoral. Les recours seront reçus à partir du même jour. Ils seront
examinés du 8 au 11 septembre. Le 12 septembre, la commission élec-
torale procédera à la publication définitive des candidats. Du 13 au 15
septembre, les candidats retenus pourront s’exprimer en direct dans
les organes de presse. La période du 18 au 28 septembre 2014 est
réservée à la campagne électorale des candidats. Elle sera précédée
d’un point de presse de la commission électorale.
Pendant toute la période allant du 4 août au 4 octobre 2014, la com-
mission électorale interviendra dans les médias, au cours de leurs
émissions sportives et de grande écoute, pour expliquer et éclairer
tout aspect lié à la compréhension du code électoral de la Fécofoot.
Candidats, levez le doigt !
G.M.
L
a vingt-troisième journée du
championnat national d’élite
1 de football, programmée le
week-end dernier, n’a pu se dis-
puter comme prévu. Elle a été
reportée. Et c’est le championnat
qui est à l’arrêt.
Pas d’argent, pas de
championnat
Quelle est la raison du brusque
report de la vingt-troisième jour-
née? Certains patrons des clubs,
notamment ceux de Pointe-Noire,
viennent de décider de la suspen-
sion des activités de leurs équi-
pes. Ils réclament, ni plus ni
moi ns, l e versement de l a
deuxième tranche de la subven-
tion promise par l’Etat: 10.000.000
de francs Cfa, et qui tarde à être
Football congolais
versée. Ces clubs frondeurs l’ont
fait savoir dans une correspon-
dance datée du 18 août 2014,
adressée et au Ministère des
sports et de l’éducation physique
et à la Fécofoot (Fédération con-
golaise de football). La première
tranche, soit 10 millions de francs
Cfa (la subvention totale étant de
50 millions francs Cfa/ an), les
clubs d’élite 1 l’avaient perçue au
mois de mars dernier. Et le gou-
vernement avait promis de leur
verser 10 millions de francs Cfa
par trimestre. Cinq mois se sont
écoulés, ils ne voient rien venir.
D’où leur décision: pas d’argent,
pas de championnat. Il ne restait
plus au secrétaire national de la
commission chargée de l’organi-
sation des compétitions nationa-
les, René Lambert Louzaya, que
de publier un communiqué annon-
çant le report de la 23
ème
journée,
sans autre forme de procès.A
quand la reprise du championnat?
Bien malin qui avancera la date.
En tout cas, il y a de quoi émet-
tre, désormais, des doutes sur la
poursuite et le dénouement nor-
mal dudit championnat. Cette si-
tuation laisse entrevoir une fin de
saison en dents de scie. Déjà, la
coupe du Congo aura été un gros
handicap pour sa poursuite.
Aussi, depuis le début de la phase
retour, le 5 juillet dernier, une
seule journée, la première, a pu
se jouer en totalité. Pour le reste,
il y a eu, chaque fois, plusieurs
matches reportés, qui ne sont pas
encore reprogrammés. Malheu-
reusement!
Signalons que sur 56 matchs de-
vant être disputés, pour les sept
journées de la phase retour déjà
disputées, 38 seulement se sont
déroulés. 18 ont été reportés.
L’A.C Léopards de Dolisie, le lea-
der, compte, à lui seul, 7 matchs
de retard, les Diables-Noirs, leur
dauphin, en comptent 3.Les pou-
voirs publ ics sont vi vement
interpelés, afin de décaisser, ra-
pidement, l’enveloppe budgétaire
au profit des clubs. Dans le cas
contraire, ce sera la mort du
championnat qui avait, pourtant,
bien commencée.
Guy-Saturnin
MAHOUNGOU
C
’est officiel! La réserve dé-
posée par le Congo con-
cernant la double identité
supposée de l’attaquant rwandais
Dady Birori a été jugée recevable
par la Caf (Confédération afri-
caine de football), qui a, finale-
ment, donné raison au Congo.
Les Diables-Rouges, l’équipe na-
tionale du Congo, se qualifient,
donc, sur tapis vert, et le Rwanda,
éliminé, ipso facto.
Tel est le résultat de l’enquête
menée par la Caf, qui a confirmé
que l’intéressé possède bien deux
identités. Ce dernier a, lui-même,
d’ailleurs, reconnu détenir un pas-
seport rwandais et un passeport
congolais qu’il utilise pour évoluer
sous les couleurs de l’A.S Vita
Club de Kinshasa (R.D.Congo),
sous son nom d’origine, Etekiama
Agiti Tady.
Etekiama Agiti Tady, né en 1990,
est Congolais de naissance. La
Fédération rwandaise lui aurait
demandé de changer de nom,
optant pour Dady Birori, né en
1986. Mais, jusqu’en 2013, elle a
continué à le convoquer pour por-
ter le maillot de l’équipe nationale
du Rwanda sous l e nom
d’Etekiama Agiti Tady. Aux yeux
Eliminatoires CAN 2015
de la Caf, la Fédération rwandaise
ne pouvait, donc, qu’être au cou-
rant de la double identité de l’at-
taquant. Ce qui est une violation
flagrante du règlement.
Tel est pris qui croyait prendre.
Les responsables de la Fédéra-
tion rwandaise de football paient
cher leurs arrangements.
Etekiama, aussi. Il est suspendu
en club et en sélection «jusqu’à
nouvel ordre» et pourrait être ci-
blé par des «sanctions addition-
nelles», lors de la prochaine réu-
nion de la Commission d’organi-
sation, le 17 septembre 2014.
Le plus dur commence…
Les Diables Rouges du Congo se
frottent les mains. Ils poussent un
ouf de soulagement. Rachetés, ils
intègrent la phase de poules des
éliminatoires de la CAN 2015 et
en découdront, dans leur groupe,
avec le Nigeria, l’Afrique du Sud
et le Soudan. Quatre pays, pour
une place seulement à conquérir.
Les matchs de groupe, dont le
coup d’envoi sera donné le week-
end des 5, 6 et 7 septembre 2014,
prendront fin, impérativement, au
mois de novembre. C’est un véri-
table marathon, six matchs en
deux mois et demi, pour les 28
nations encore en lice.
Le groupe A, où sont logés les
Diables-Rouges, constitue une
grosse énigme à résoudre, tant
ses composantes ont, il faut le si-
gnaler, une envergure évidente.
Huitièmes de finalistes de la
Coupe du monde 2014, le Nige-
ria fera, bien entendu, office de
favori. Il va, probablement, terro-
risé ce groupe.
L’Afrique du Sud est, également,
un sacré client. Elle a terminé
deuxième du groupe A des élimi-
natoires comptant pour le Mondial
2014.
Bourreau du Congo, lors des éli-
minatoires pour les CAN 2010 et
2012, le Soudan est un adversaire
dont il faut toujours se méfier.
Alors, les Diables-Rouges? Ils
devront batailler dur, pour se
frayer une place au soleil dans ce
groupe, où ils sont considérés
comme les petits poucets. Mais
attention, les ouvriers de la der-
nière heure... Une parabole con-
nue.
Jean ZENGABIO
A
près la phase de poules on
ne peut plus mouvementée,
l’A.C Léopards de Dolisie
abordera, en septembre prochain,
les demi-finales de la Coupe de
la Confédération. Il a validé son
ticket, dimanche 24 août 2014, au
Stade Denis Sassou Nguesso, à
Dolisie, grâce à son succès aux
dépens de l ’ ASEC-Mi mosas
d’Abidjan de Côte d’Ivoire. Qu’il
a, sévèrement, battu par le score
éloquent et sans appel de 4 buts
à 1.
C’est la première victoire, à do-
micile, de l’A.C Léopards de
Dolisie, dans la phase de poules.
Elle lui permet, aussi, de gagner
son duel à distance avec le Real
de Bamako, tenu en échec, dans
son fief, par Coton Sport (1-1).
Totalisant, désormais, 11 points,
à la faveur de cette victoire, l’A.C
Léopards de Dolisie souffle aussi
la première place du groupe A à
Coton Sport de Garoua, grâce à
Coupe de la Confédération
son meilleur goal différence, les
deux équipes ayant le même
nombre de points. Un coup dou-
ble, en somme, car Léopards
évite de croiser, en demi-finales,
Al Ahly du Caire, avec match re-
tour en Egypte.
Cela étant, l’ASEC d’Abidjan a
sombré corps et biens, à Dolisie,
alors qu’il a ouvert le score, à la
40
ème
minute de la partie, par
Youssouf Dao. Vigoureuse et ra-
pide a été la réaction de l’A.C Léo-
pards de Dolisie. Par quatre fois,
dans la poussière de saison sè-
che, les Fauves du Niari ont
dansé. Deux minutes après le but
ivoirien, Kader Bidimbou égalisait,
profitant de la puissante frappe
d’Abouna, pour tromper le gardien
Cissé Adama, de la tête.
Juste avant les citrons, Césaire
Gandzé libérait le public, en ag-
gravant le score, à la 45
ème
minute,
d’un coup de patte astucieux. Il
récidivait, deux minutes après la
reprise, en ajustant le malheureux
Cissé Adama: 2-1 (47
e
).
Kader Bidimbou parachevait le
succès des siens, en inscrivant le
quatrième but, à la 67
ème
minute:
4-1. A l’origine du but, Césaire
Gandzé. Dès lors, les carottes
étaient cuites pour les Abidjanais.
L’A.C Léopards se tourne, main-
tenant, vers les demi-finales. Il
aura affaire à d’autres Ivoiriens,
ceux de Sewé Sport, de San
Pedro. Une équipe presque incon-
nue que ses performances, dans
l’édition de cette année, sortent,
progressivement, de l’anonymat.
Ce sera le 21 septembre, à Abid-
jan ou San Pedro, avant de retrou-
ver le champion de Côte d’Ivoire,
le 28 septembre, à Dolisie.
Tout concourt à un succès net des
Fauves du Niari. D’où l’optimisme
qui envahit le public congolais. Or,
c’est là que réside le danger. Il faut
s’abstenir de dormir sur ses lau-
riers, une rencontre de football
n’étant pas mathématique. Le
bénéfice du terrain ou du public
n’assure pas l’invincibilité.
E.D.NGUIMBI et
G.-S.MAHOUNGOU Le percutant Kader Bidimbou, auteur d'un doublé. (Ph. Football 242)
Le plus dur commence pour les Diables-Rouges. (Ph. d’arch.)